Règlement numéro 145-2012 - Utilisation de l'eau potable
Armagh, Quebec
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RÈGLEMENT 145-2012
« RÈGLEMENT ÉTABLISSANT L'UTILISATION DE L'EAU
POTABLE RELATIF À LA STRATÉGIE QUÉBÉCOISE
D'ÉCONOMIE D'EAU POTABLE. »
1.
OBJECTIFS DU RÈGLEMENT
Le présent règlement a pour objectif de régir l'utilisation de
l'eau potable en vue de préserver la qualité et la quantité de
la ressource.
2.
DÉFINITION DES TERMES
« Arrosage automatique » désigne tout appareil d'arrosage,
relié à l'aqueduc, actionné automatiquement, y compris les
appareils électroniques ou souterrains.
« Arrosage manuel » désigne l'arrosage avec un boyau, relié
à l'aqueduc, équipé d'une fermeture à relâchement tenu à la
main pendant la période d'utilisation.
« Bâtiment » désigne toute construction utilisée ou destinée à
être utilisée pour abriter ou recevoir des personnes, des
animaux ou des choses.
« Compteur » ou « compteur d'eau » désigne un appareil
servant à mesurer la consommation d'eau.
« Habitation » signifie tout bâtiment destiné à loger des êtres
humains,
comprenant,
entre
autres,
les
habitations
unifamiliales et multifamiliales, les édifices à logements et
les habitations intergénérationnelles.
« Immeuble » désigne le terrain, les bâtiments et les
améliorations.
« Logement » désigne une suite servant ou destinée à servir
de résidence à une ou plusieurs personnes, et qui comporte
généralement des installations sanitaires de même que des
installations pour préparer et consommer des repas, ainsi que
pour dormir.
« Lot » signifie un fonds de terre identifié et délimité sur un
plan de cadastre, fait et déposé conformément aux exigences
du Code civil.
« Municipalité » désigne la Municipalité d'Armagh.
« Personne » comprend les personnes physiques et morales,
les sociétés de personnes, les fiducies et les coopératives.
« Propriétaire » désigne en plus du propriétaire en titre,
l'occupant, l'usager, le locataire, l'emphytéote, les personnes
à charge ou tout autre usufruitier, l'un n'excluant pas
nécessairement les autres.
« Robinet d'arrêt » désigne un dispositif installé par la
Municipalité à l'extérieur d'un bâtiment sur le branchement
de service, servant à interrompre l'alimentation d'eau de ce
bâtiment.
« Tuyauterie intérieure » désigne l'installation à l'intérieur
d'un bâtiment, à partir de la vanne d'arrêt intérieure.
« Vanne d'arrêt intérieure » désigne un dispositif installé à
l'intérieur
d'un
bâtiment
et
servant
à
interrompre
l'alimentation en eau de ce bâtiment.
3.
CHAMPS D'APPLICATION
Ce règlement fixe les normes d'utilisation de l'eau potable
provenant du réseau de distribution de l'eau potable de la
municipalité et s'applique à l'ensemble du territoire de la
municipalité.
Le présent règlement n'a pas pour effet de limiter l'usage de
l'eau potable pour des activités de production horticole qui
représentent l'ensemble des activités requises pour la
production de légumes, de fruits, de fleurs, d'arbres ou
d'arbustes ornementaux, à des fins commerciales ou
institutionnelles, comprenant la préparation du sol, les semis,
l'entretien, la récolte, l'entreposage et la mise en marché.
4.
RESPONSABILITÉ D'APPLICATION DES MESURES
L'application du présent règlement est la responsabilité de
« l'inspecteur municipal » ou de « son représentant » qui est
responsable des équipements et de la distribution de l'eau
potable à la municipalité d'Armagh.
5.
POUVOIRS GÉNÉRAUX DE LA MUNICIPALITÉ
5.1
Empêchement à l'exécution des tâches
Quiconque empêche un employé de la Municipalité ou une
autre personne à son service de faire des travaux de
réparation, de lecture ou de vérification, le gêne ou le
dérange dans l'exercice de ses pouvoirs, ou endommage de
quelque façon que ce soit l'aqueduc, ses appareils ou
accessoires, entrave ou empêche le fonctionnement du réseau
de distribution de l'eau potable, des accessoires ou des
appareils en dépendant, est responsable des dommages aux
équipements précédemment mentionnés en raison de ses
actes, contrevient au présent règlement et se rend passible des
peines prévues par le présent règlement.
5.2
Droit d'entrée
Les employés spécifiquement désignés par la Municipalité
ont le droit d'entrer en tout temps raisonnable, en tout lieu
public ou privé, dans ou hors des limites de la municipalité et
d'y rester aussi longtemps qu'il est nécessaire afin d'exécuter
une réparation, d'effectuer une lecture ou de constater si les
dispositions du présent règlement ont été observées. Toute
collaboration requise doit leur être donnée pour leur faciliter
l'accès. De plus, ces employés ont accès, à l'intérieur des
bâtiments, aux vannes d'arrêt intérieures; à cet égard, eux
seuls peuvent enlever ou poser les sceaux.
5.3
Fermeture de l'entrée d'eau
Les employés municipaux autorisés à cet effet ont le droit de
fermer l'entrée d'eau pour effectuer des réparations au réseau
de distribution sans que la Municipalité soit responsable de
tout dommage résultant de ces interruptions; les employés
doivent cependant avertir par tout moyen raisonnable les
consommateurs affectés, sauf en cas d'urgence.
5.4
Pression et débit d'eau
Quel que soit le type de raccordement, la Municipalité ne
garantit pas un service ininterrompu ni une pression ou un
débit déterminé; personne ne peut refuser de payer un compte
partiellement ou totalement à cause d'une insuffisance d'eau,
et ce, quelle qu'en soit la cause.
Si elle le juge opportun, la Municipalité peut exiger du
propriétaire qu'il installe un réducteur de pression avec
manomètre lorsque celle-ci dépasse 525 kPa, lequel doit être
maintenu en bon état de fonctionnement. La Municipalité
n'est pas responsable des dommages causés par une pression
trop forte ou trop faible.
La Municipalité n'est pas responsable des pertes ou des
dommages occasionnés par une interruption ou une
insuffisance d'approvisionnement en eau, si la cause est un
accident, un feu, une grève, une émeute, une guerre ou pour
toutes autres causes qu'elle ne peut maîtriser. De plus, la
Municipalité peut prendre les mesures nécessaires pour
restreindre la consommation si les réserves d'eau deviennent
insuffisantes. Dans de tels cas, la Municipalité peut fournir
l'eau avec préférence accordée aux immeubles qu'elle juge
prioritaires, avant de fournir les propriétaires privés reliés au
réseau de distribution d'eau potable.
5.5
Demande de plans
La Municipalité peut exiger qu'on lui fournisse un ou des
plans de la tuyauterie intérieure d'un bâtiment ou les détails
du fonctionnement d'un appareil utilisant l'eau du réseau de
distribution d'eau potable de la municipalité.
6.
UTILISATION DES INFRASTRUCTURES ET
ÉQUIPEMENTS D'EAU
6.1
Climatisation et réfrigération
À compter de l'entrée en vigueur de ce règlement, il est
interdit d'installer tout système de climatisation ou de
réfrigération utilisant l'eau potable. Tout système de
climatisation ou de réfrigération utilisant l'eau potable
installé avant l'entrée en vigueur de ce règlement doit être
remplacé avant le 1er janvier 2017 par un système n'utilisant
pas l'eau potable.
Malgré le premier paragraphe de cet article, il est permis
d'utiliser une tour d'eau pour autant que celle-ci soit le seul
appareil pouvant, sur le plan technique, effectuer le transfert,
dans l'atmosphère, de chaleur provenant d'un procédé
utilisant de l'eau et que le volume d'eau potable maximal
utilisé n'excède pas 6,4 litres par heure par kilowatt nominal
de réfrigération ou de climatisation.
6.2
Utilisation des bornes d'incendie et des vannes du
réseau municipal
Les bornes d'incendie ne sont utilisées que par les employés
de la Municipalité autorisés à cet effet. Toute autre personne
ne pourra ouvrir, fermer, manipuler ou opérer une borne
d'incendie ou une vanne sur la conduite d'alimentation d'une
borne d'incendie sans l'autorisation de la Municipalité.
L'ouverture et la fermeture des bornes d'incendie doivent se
faire conformément à la procédure prescrite par la
Municipalité. Un dispositif antirefoulement doit être utilisé
afin d'éliminer les possibilités de refoulement ou de
siphonnage.
6.3
Remplacement, déplacement et disjonction d'un
branchement de service
Toute personne doit aviser la personne chargée de
l'application du règlement avant de disjoindre, de remplacer
ou de déplacer tout branchement de service. Elle doit obtenir
de la Municipalité un permis, payer les frais d'excavation et
de réparation de la coupe, ainsi que les autres frais engagés
par cette disjonction, ce remplacement ou ce déplacement.
Il en sera de même pour les branchements de service
alimentant un système de gicleurs automatiques.
6.4
Défectuosité d'un tuyau d'approvisionnement
Tout occupant d'un bâtiment doit aviser la personne chargée
de l'application du règlement aussitôt qu'il entend un bruit
anormal ou constate une irrégularité quelconque sur le
branchement de service. Les employés de la Municipalité
pourront alors localiser la défectuosité et la réparer. Si la
défectuosité se situe sur la tuyauterie privée entre le robinet
d'arrêt et le compteur, ou entre le robinet d'arrêt et la vanne
d'arrêt intérieure du bâtiment, s'il n'y a pas de compteur ou
si le compteur est installé dans une chambre près de la ligne
de rue, la Municipalité avise alors le propriétaire de faire la
réparation dans un délai de 15 jours.
6.5
Tuyauterie et appareils situés à l'intérieur ou à
l'extérieur d'un bâtiment
Une installation de plomberie, dans un bâtiment ou dans un
équipement destiné à l'usage du public, doit être maintenue
en bon état de fonctionnement, de sécurité et de salubrité.
6.6
Raccordements
a)
Il est interdit de raccorder la tuyauterie d'un logement
ou d'un bâtiment approvisionné en eau par le réseau
de distribution d'eau potable municipal à un autre
logement ou bâtiment situé sur un autre lot.
b)
Il est interdit, pour le propriétaire ou l'occupant d'un
logement ou d'un bâtiment approvisionné en eau par
le réseau de distribution d'eau potable municipal, de
fournir cette eau à d'autres logements ou bâtiments ou
de s'en servir autrement que pour l'usage du logement
ou du bâtiment.
7.
UTILISATIONS INTÉRIEURES ET EXTÉRIEURES
7.1
Remplissage de citerne
Toute personne qui désire remplir une citerne d'eau à même
le réseau de distribution d'eau potable de la municipalité doit
le faire avec l'approbation de la personne chargée de
l'application du règlement et à l'endroit que cette dernière
désigne, conformément aux règles édictées par celle-ci, selon
le tarif en vigueur. De plus, un dispositif antirefoulement doit
être utilisé afin d'éliminer les possibilités de refoulement ou
de siphonnage.
7.2
Arrosage de la végétation
L'arrosage manuel, à l'aide d'un tuyau muni d'un dispositif à
fermeture automatique, d'un jardin, d'un potager, d'une boîte
à fleurs, d'une jardinière, d'une plate-bande, d'un arbre et
d'un arbuste est permis en tout temps.
7.2.1 Périodes d'arrosage
L'arrosage des pelouses, haies, arbres, arbustes ou autres
végétaux distribué par des asperseurs amovibles ou par des
tuyaux poreux est permis uniquement de 20 h et 23 h les
jours suivants :
a) un jour où la date est un chiffre pair pour l'occupant
d'une habitation dont l'adresse est un chiffre pair;
b) un jour où la date est un chiffre impair pour l'occupant
d'une habitation dont l'adresse est un chiffre impair.
Quant aux systèmes d'arrosage automatique, il est permis
d'arroser uniquement de 3 h à 6 h le dimanche, le mardi et le
jeudi.
7.2.2 Systèmes d'arrosage automatique
Un système d'arrosage automatique doit être équipé des
dispositifs suivants :
a)
un détecteur d'humidité automatique ou d'un
interrupteur automatique en cas de pluie, empêchant
les cycles d'arrosage lorsque les précipitations
atmosphériques
suffisent
ou
lorsque
le
taux
d'humidité du sol est suffisant;
b)
un dispositif antirefoulement à pression réduite pour
empêcher
toute
contamination
du
réseau
de
distribution d'eau potable;
c)
une vanne électrique destinée à être mise en œuvre
par un dispositif de pilotage électrique et servant à la
commande automatique de l'arrosage ou du cycle
d'arrosage. Celle-ci doit être installée en aval du
dispositif antirefoulement;
d)
une poignée ou un robinet-vanne à fermeture
manuelle servant exclusivement en cas de bris, de
mauvais fonctionnement ou pour tout autre cas jugé
urgent. La poignée ou le robinet-vanne doit être
accessible de l'extérieur.
Toutefois, un système d'arrosage automatique, installé avant
l'entrée en vigueur de ce règlement et incompatible avec les
exigences de cet article, peut être utilisé, mais doit être mis à
niveau,
remplacé
ou
mis
hors
service
avant
le
1er janvier 2015.
7.2.3 Nouvelle pelouse et nouvel aménagement
Malgré l'article 7.2.1, il est permis d'arroser tous les jours
aux heures prévues à l'article 7.2.1, une nouvelle pelouse,
une nouvelle plantation d'arbres ou d'arbustes et un nouvel
aménagement paysager pour une période de 15 jours suivant
le début des travaux d'ensemencement, de plantation ou
d'installation de gazon en plaques.
L'arrosage d'une pelouse implantée à l'aide de gazon en
plaques est permis en tout temps pendant la journée de son
installation.
Les propriétaires qui arrosent une nouvelle pelouse, une
nouvelle plantation d'arbres ou d'arbustes ou un nouvel
aménagement paysager durant cette période doivent produire
les preuves d'achat des végétaux ou des semences concernées
sur demande d'une personne responsable de l'application du
présent règlement.
7.2.4 Ruissellement de l'eau
Il est interdit à toute personne d'utiliser de façon délibérée un
équipement d'arrosage de façon telle que l'eau s'écoule dans
la rue ou sur les propriétés voisines. Toutefois, une certaine
tolérance sera accordée pour tenir compte des effets du vent.
7.3
Piscine et spa
Le remplissage d'une piscine est interdit de 6 h à 20 h.
Toutefois, il est permis d'utiliser l'eau de l'aqueduc à
l'occasion du montage d'une nouvelle piscine pour maintenir
la forme de la structure.
7.4
Véhicules, entrées d'automobiles, trottoirs, rue,
patios ou murs extérieurs d'un bâtiment
Le lavage des véhicules est permis en tout temps à la
condition d'utiliser un seau de lavage ou un boyau d'arrosage
muni d'un dispositif à fermeture automatique.
Le lavage des entrées d'automobiles, des trottoirs, des patios
ou des murs extérieurs d'un bâtiment n'est permis que du 1er
avril au 15 mai de chaque année ou lors de travaux de
peinture, de construction, de rénovation ou d'aménagement
paysager justifiant le nettoyage des entrées d'automobiles,
des trottoirs, des patios ou des murs extérieurs du bâtiment.
Il est strictement interdit en tout temps d'utiliser l'eau potable
pour faire fondre la neige ou la glace des entrées
d'automobiles, des terrains, des patios ou des trottoirs.
7.5
Lave-auto
Tout lave-auto automatique qui utilise l'eau de l'aqueduc doit
être muni d'un système fonctionnel de récupération, de
recyclage et de recirculation de l'eau utilisée pour le lavage
des véhicules.
Le propriétaire ou l'exploitant d'un lave-auto automatique
doit se conformer au premier alinéa avant le 1er janvier 2017.
7.6
Bassins paysagers
Tout ensemble de bassins paysagers, comprenant ou non des
jets d'eau ou une cascade ainsi que des fontaines, dont le
remplissage initial et la mise à niveau sont assurés par
l'aqueduc, doit être muni d'un système fonctionnel assurant
la recirculation de l'eau. L'alimentation continue en eau
potable est interdite.
7.7
Jeu d'eau
Tout jeu d'eau doit être muni d'un système de déclenchement
sur appel. L'alimentation continue en eau potable est
interdite.
7.8
Purges continues
Il est interdit de laisser couler l'eau, sauf si la personne
chargée de l'application du présent règlement l'autorise
explicitement,
et
ce,
dans
certains
cas
particuliers
uniquement.
7.9
Irrigation agricole
Il est strictement interdit d'utiliser l'eau potable pour
l'irrigation agricole, à moins qu'un compteur d'eau ne soit
installé sur la conduite d'approvisionnement et que la
Municipalité l'ait autorisé.
7.10
Source d'énergie
Il est interdit de se servir de la pression ou du débit du réseau
de distribution de l'eau potable comme source d'énergie ou
pour actionner une machine quelconque.
7.11
Interdiction d'arroser
La personne chargée de l'application du règlement peut, pour
cause de sécheresse, de bris majeurs de conduites d'aqueduc
municipales et lorsqu'il est nécessaire de procéder au
remplissage des réservoirs municipaux, par avis public,
interdire dans un secteur donné et pendant une période
déterminée, à toute personne d'arroser des pelouses, des
arbres et des arbustes, de procéder au remplissage des
piscines ainsi que de laver les véhicules ou d'utiliser de l'eau
à l'extérieur, peu importe la raison. Toutefois, cette
interdiction ne touche pas l'arrosage manuel des potagers et
des plantes comestibles, en terre ou en pot, des jardins, des
fleurs et des autres végétaux.
Dans le cas de nouvelles pelouses, de nouvelles plantations
d'arbres ou d'arbustes ou de remplissage de nouvelles
piscines, une autorisation peut être obtenue de l'autorité
compétente si les circonstances climatiques ou les réserves
d'eau le permettent.
8.
COÛTS, INFRACTIONS ET PÉNALITÉS
8.1
Interdictions
Il est interdit de modifier les installations, d'endommager les
scellés et de nuire au fonctionnement de tous les dispositifs et
accessoires fournis ou exigés par la Municipalité, de
contaminer l'eau dans l'aqueduc ou les réservoirs et de
tromper sciemment la Municipalité relativement à la quantité
d'eau fournie par le réseau de distribution, sans quoi les
contrevenants s'exposent aux poursuites pénales appropriées.
8.2
Coût de travaux de réfection
Si le propriétaire exige que son entrée d'eau soit reconstruite
ou remplacée par une de plus grand diamètre, ou qu'elle soit
installée plus profondément dans le sol, le coût de cette
reconstruction ou de cette réfection sera assumé par ledit
propriétaire qui devra, avant que les travaux soient entrepris,
déposer au bureau du trésorier de la Municipalité le montant
estimé du coût de tels travaux. Le coût réel final et les frais
seront rajustés après la fin des travaux.
8.3
Avis
Pour tout avis ou plainte concernant un ou des objets du
présent règlement, le consommateur ou son représentant
autorisé peut aviser verbalement ou par écrit la personne
chargée de l'application du règlement pour tout ce qui
concerne la distribution et la fourniture de l'eau et s'adresser
au bureau du trésorier de la Municipalité en ce qui a trait à la
facturation de l'eau.
8.4
Pénalités
Quiconque contrevient à une disposition du présent
règlement commet une infraction et est passible :
a) s'il s'agit d'une personne physique :
-
d'une amende de 100 $ à 300 $ pour une première
infraction;
-
d'une amende de 300 $ à 500 $ pour une première
récidive;
-
d'une amende de 500 $ à 1 000 $ pour toute récidive
additionnelle.
b) s'il s'agit d'une personne morale :
-
d'une amende de 200 $ à 600 $ pour une première
infraction;
-
d'une amende de 600 $ à 1 000 $ pour une première
récidive;
-
d'une amende de 1 000 $ à 2 000 $ pour toute
récidive additionnelle.
Dans tous les cas, les frais s'ajoutent à l'amende.
Si l'infraction est continue, le délinquant sera présumé
commettre autant d'infractions qu'il y a de jours dans la
durée de cette infraction.
Les dispositions du Code de procédure pénale s'appliquent
lors de toute poursuite intentée en vertu du présent règlement.
8.5
Délivrance d'un constat d'infraction
Le Conseil autorise de façon générale tout agent de la paix
ainsi que la personne chargée de l'application du présent
règlement à délivrer un constat d'infraction relatif à toute
infraction au présent règlement.
8.6
Ordonnance
Dans le cas où un tribunal prononce une sentence quant à une
infraction dont l'objet est contraire aux normes du présent
règlement, il peut, en sus de l'amende et des frais prévus à
l'article 8.4, ordonner que de telles infractions soient, dans le
délai qu'il fixe, éliminées par le contrevenant et que, à défaut
par le contrevenant de s'exécuter dans ledit délai, ladite
infraction soit éliminée par des travaux appropriés exécutés
par la Municipalité aux frais du contrevenant.
9.
REMPLACEMENT DE RÈGLEMET ANTÉRIEUR
Le présent règlement abroge le règlement numéro : 077-99
10.
ENTRÉE EN VIGUEUR
Le présent règlement entrera en vigueur selon la Loi.
______________________ __________________________
Guylain Chamberland, maire Sylvie Vachon,dir.gén./sec.-trés
Avis de motion :
7 février 2012
Adoption :
6 mars 2012
Publication :
7 mars 2012