Plan de développement de la zone agricole (PDZA) - 2025
Arthabaska, Quebec
This is the exact embedded text of the captured official document.
Snapshot cfdeabd5783f · verified 2026-06-14 ·
original document ·
archived snapshot ·
unofficial consolidation, the official version is held by the municipal clerk.
Agriculture et
foresterie
Ruralité et
patrimoine
Dynamiques
locales et
rayonnement
Milieux
naturels et
environnement
Durabilité
et innovation
territoriale
RÉVISION
2025
PDZA
2
3
MRC d'Arthabaska
Introduction
Introduction
www.youtube.com/watch?v=UasEGZVp8TU
Pour visionner l'animation graphique :
À propos
de ce projet
Ce projet a été réalisé par la MRC d'Arthabaska, financé par
le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation,
dans le cadre du programme Territoires : priorités bioalimentaires
et porté par l'équipe du secteur agricole de Destination Entreprise
Victoriaville et sa région.
© MRC d'Arthabaska, 2025
La reproduction totale ou partielle de ce document est autorisée,
à la condition que la source soit mentionnée.
MRC d'Arthabaska
Introduction
Équipe de
réalisation
RÉDACTION ET COORDINATION
Dominic Poulin
Directeur - Secteur Agroalimentaire, Destination Entreprise Victoriaville et sa région
Sylvie Courchesne
Conseillère en développement agricole, Destination Entreprise Victoriaville et sa région
Pascale Désilets
Directrice - Service de la gestion du territoire, MRC d'Arthabaska
Valérie Gagné
Coordonnatrice de l'aménagement - Service de la gestion du territoire, MRC d'Arthabaska
CARTOGRAPHIE
Odile Provencher
Technicienne en géomatique - Service de la gestion du territoire, MRC d'Arthabaska
RÉVISION
Manon Deneault
Adjointe exécutive à la direction générale, Destination Entreprise Victoriaville et sa région
CONCEPTION GRAPHIQUE
Karine Martel
Conseillère aux communications et graphisme, Destination Entreprise Victoriaville et sa région
Agence Well
Design thinking et innovation sociale
COLLABORATEURS
Andy Schrijvers, Anne Marie Brassard,
Bénédicte Balard, Catherine Lauzon, Daniel
Montembeault, Daniel Moreau, Dominique
Lapointe, Dominique Laquerre, Édouard
Beaurivage, Étienne Croteau, Geneviève
Gagnière, Geneviève Therrien, Isabelle
Courchesne, Josée Lemieux, Jules-Antoine
Bélanger, Karell Charpentier, Karianne Cossette,
Laurie-Anne Lassonde, Léa Lemay-Ducharme,
Mireille Bernier, Myriam Arnold, Philippe
Habel, Pierre-Yves Desrosiers, Sarah Potvin,
Sébastien Lebel, Steeve Gagné, Susie Larrivée,
Tania Hurtubise-Forget, Ugo Forcier, Véronique
Audy, Vincent Roy
7
MRC d'Arthabaska
PDZA
6
Introduction
Introduction
Mot du préfet
M. CHRISTIAN CÔTÉ
Maire de Kingsey Falls
Le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) de la MRC d'Arthabaska est un projet
collectif qui nous concerne tous. Celui-ci vise à optimiser l'utilisation des ressources de notre
territoire et à bâtir un système alimentaire qui soit durable, viable et résilient, ancré dans nos
réalités, nos valeurs et nos aspirations.
Face aux défis actuels, comme les changements climatiques et l'accessibilité aux terres, nous
sommes tous appelés à jouer un rôle dans la transformation de notre agriculture. Que ce soit en
tant que producteur, consommateur ou acteur du territoire, chacun peut contribuer à construire
un avenir alimentaire plus responsable.
Le PDZA est l'occasion de réfléchir ensemble à des questions cruciales :
Cette démarche collabora-
tive, pilotée par Destination
Entreprise, vise à définir
une vision commune et
des actions concrètes pour
notre territoire agricole.
Elle s'appuie sur l'expertise
de tous les acteurs locaux
pour trouver des solutions
innovantes.
Le succès du PDZA repose sur la mobilisation continue de chacun.
C'est en unissant nos forces que nous pourrons faire fructifier notre
agriculture et mettre en valeur les richesses de notre terroir.
Ensemble, cultivons l'avenir gourmand de notre région! La révision du
PDZA a été marquée par un processus remarquable de consultations,
rassemblant une diversité d'acteurs de l'écosystème agricole. Des
producteurs aux consommateurs, en passant par les instances municipales
et les organismes de soutien, tous ont eu l'opportunité de partager
leurs perspectives et de confronter leurs réalités. Cette approche inclusive
a permis à chacun de saisir la complexité des enjeux agricoles et de
comprendre les différentes facettes des problématiques abordées.
La participation à ces consultations s'est révélée exceptionnelle, tant
par son ampleur que par sa qualité. Les échanges, constructifs et
empreints de respect, ont été représentatifs de la diversité de notre
territoire. Ce dialogue ouvert a mis en lumière des valeurs communes,
partagées par l'ensemble des acteurs, malgré leurs différences apparentes.
Il est apparu clairement que les points de convergence entre ces parties
prenantes étaient bien plus nombreux que leurs divergences.
Cette démarche collaborative a non seulement permis d'identifier les
enjeux cruciaux, mais a également jeté les bases pour l'élaboration de
solutions concertées. En croisant leurs expériences et leurs aspirations,
les participants ont pu esquisser une vision commune pour l'avenir de
l'agriculture dans notre région. Ce processus a ainsi renforcé la cohésion
entre les différents acteurs du milieu agricole, ouvrant la voie à une
collaboration plus étroite et à des initiatives partagées pour relever les
défis du secteur.
Comment garantir une qualité
de vie, des terres et du logement
à ceux et celles qui produisent
nos aliments et nos ressources
essentielles?
Comment favoriser une
représentativité du milieu
agricole et une gouvernance
collaborative entre les différents
acteurs pour répondre aux
enjeux du territoire, notamment
ceux concernant les changements
climatiques?
Comment assurer une
valorisation équitable
de toute la chaîne
agroalimentaire ?
Comment évaluer et réduire
l'empreinte environnementale de
notre alimentation, de nos modes
de vie, de nos milieux de vie?
Comment assurer la
préservation et la mise
en valeur de nos milieux
forestiers et de leurs rôles
dans nos écosystèmes?
Un PDZA
en six
chapitres
Au coeur de la révision
Territoire : ses visages et son histoire
Mosaïque de dynamiques, d'activités et
de savoir-faire agricoles
Évolution et perspectives
Bilan terrain
Pour faire fructifier notre milieu agricole :
le plan d'action
1
2
3
4
5
6
9
8
MRC d'Arthabaska
PDZA
Introduction
Introduction
11
MRC d'Arthabaska
Introduction
Introduction
Avant de lire
ce document
INCLUSIVITÉ
Nous célébrons la diversité sous toutes ses formes et
reconnaissons la contribution de chaque personne à
l'évolution des idées, du rapport à la terre et des pra-
tiques agricoles.
Dans un souci de simplicité rédactionnelle, ce docu-
ment emploie le masculin générique. Cette utilisation
est strictement neutre et inclut toutes les personnes,
quels que soient leur genre, leur identité ou leur ex-
pression.
DOCUMENT SYNTHÈSE
Le présent document est une révision du Plan de
développement de la zone agricole (PDZA) de la MRC
d'Arthabaska de 2016. Il se veut une synthèse de l'évolution
et un portrait actualisé du milieu agricole. Il s'agit donc
d'un outil de travail simple et convivial, et non d'un
document exhaustif.
L'AGRICULTURE AU SENS LARGE
Notre définition de l'agriculture s'étend au-delà
des activités traditionnelles de culture et d'élevage.
Elle englobe la gestion forestière, tant pour son rôle
écologique que pour sa contribution économique, les
expériences agrotouristiques, la transformation des
aliments, la valorisation des surplus et des résidus de
ses activités. Afin d'alléger le texte, le terme agriculture
sera ainsi utilisé au sens large pour désigner l'ensemble
des activités liées à ce secteur.
TROIS ZONES GÉOGRAPHIQUES
Un découpage géomorphologique a été défini pour
des fins d'analyse : les Appalaches, le piémont ainsi
que les plaines (nommées également les Basses-Terres
du Saint-Laurent). Ce découpage nous a permis de
déceler certaines dynamiques spécifiques, mais ne
forme aucunement des frontières hermétiques entre
les municipalités qui peuvent très bien présenter plus
d'une dynamique sur leur territoire.
Liste des acronymes
AATGQ : Association de l'Agrotourisme et du
Tourisme Gourmand du Québec
ACFA : Au cœur des familles agricoles
ADN : Arthabaska en Démarche Nourricière
AFBF : Agence forestière des Bois-Francs
AGTCQ : Agence de géomatique du Centre-
du-Québec
CCRHA : Conseil canadien des ressources
humaines en agriculture
CCTT : Centres collégiaux de transfert de
technologies
CDEVR : Corporation de développement
économique de Victoriaville et sa région
(devenue Destination Entreprise depuis
octobre 2024)
CELAT : Centre de recherche Cultures - Arts
- Sociétés (autrefois Centre interuniversitaire
d'études sur les lettres, les arts et les traditions)
CETAB+ : Centre d'expertise et de transfert
en agriculture biologique et de proximité
CISA : Centre d'innovation sociale en agriculture
CLD : Centre local de développement
CNTAA : Consultation nationale sur le territoire
et les activités agricoles
CPE : Centre de la petite enfance
CRAAQ : Centre de référence en agriculture
et agroalimentaire du Québec
CRECQ : Conseil régional de l'environnement
du Centre-du-Québec
EIMT : Étude d'impact sur le marché du travail
FCEI : Fédération canadienne de l'entreprise
indépendante
FRAQ : Fédération de la relève agricole du
Québec
GES : Gaz à effet de serre
GRACQ : Groupes de la relève agricole du
Centre-du-Québec
GTEA : Gestion et technologies d'entreprise
agricole
IA : Intelligence artificielle
INAB : Institut national d'agriculture biologique
IRDA : Institut de recherche et de développe-
ment en agroenvironnement
LPTAA : Loi sur la protection du territoire et
des activités agricoles
MAMH : Ministère des Affaires municipales
et de l'Habitation
MAPAQ : Ministère de l'Agriculture, des
Pêcheries et de l'Alimentation du Québec
MEIE : Ministère de l'Économie, de l'Innovation
et de l'Énergie
MELCCFP : Ministère de l'Environnement, de
la Lutte contre les changements climatiques,
de la Faune et des Parcs
MRCA : MRC d'Arthabaska
MRNF : Ministère des Ressources naturelles
et des Forêts
NIM : Numéro d'identification ministériel
OBV : Organisme de bassins versants
PAF : Plan d'aménagement forestier
PAJ : Place aux jeunes en région
PAU : Plan d'agriculture urbaine de Victoriaville
PIB : Produit intérieur brut
PRMHHN : Plan régional des milieux humides,
hydriques et naturels
SADC : Société d'aide au développement
des collectivités
SHGV : Société d'histoire et de généalogie
de Victoriaville
UPA : Union des producteurs agricoles
VEC : VEC Entreprises et communauté
PDZA
10
Au coeur de
la révision
1.
PDZA
Au coeur de la révision
MRC d'Arthabaska
Au coeur de la révision
« L'agriculture exprime la personnalité d'un
peuple. Par-delà les contraintes qu'imposent
le climat et l'environnement biophysique, la
façon dont on pratique l'agriculture traduit
des choix de société et révèle un peu ce que
nous sommes et ce qui nous distingue. »
Rapport Pronovost, 2008
13
15
MRC d'Arthabaska
PDZA
14
Au coeur de la révision
Au coeur de la révision
Les projets
phares du
PDZA
2016 - 2023
Recherche et développement
Accompagnement et services
Rayonnement
Le PDZA 2016-2023 de la MRC
d'Arthabaska a été le catalyseur de
nombreux projets. Ce bilan présente
les réalisations marquantes qui ont
contribué à renforcer la vitalité du
territoire et à promouvoir une agri-
culture durable, solidaire et diversifiée.
Plan d'agriculture
urbaine de
Victoriaville (PAU)
La Halte
Les Petits
Ambassadeurs
Agri-Intégration
Ferme Progrès
Notre Centre-du-Québec, goûtez-y!
Rendez-vous gourmands
La Nouvelle Agro
Micro-aventures agrotouristiques
Artha-Récolte
Analyse du marché
institutionnel
Potentiel
panoramique du
contrefort appalachien
Arthabaska en
Démarche Nourricière
Portrait-diagnostic du
système alimentaire
du Centre-du-Québec
Le Terreau
Secteur agricole de
Destination Entreprise
L'ARTERRE
Pôle alimentaire
d'économie circulaire :
Plant B
Réflexion sur
une identité agricole
dynamique et innovante
ayant conduit à la
création de la Cité de
l'innovation circulaire
et durable
Mise en place de deux
ressources pour assurer
le soutien et le référen-
cement aux entreprises
du secteur agricole ainsi
que la coordination du
PDZA
Soutien financier au
service de maillages
et accompagnement
entre aspirants agricul-
teurs et propriétaires de
terres, d'entreprises ou
de bâtiments agricoles
Concrétisation d'un
service à valeur ajoutée
répondant aux besoins
en transformation des
producteurs, transfor-
mateurs et organismes
Caractérisation des
terres en friche
Analyse des besoins
en transformation
agroalimentaire
Création d'un outil
géomatique et d'une
démarche terrain
permettant l'analyse du
potentiel des terres en
friche et des opportunités
de remise en culture
Identification et évalua-
tion des besoins et des
opportunités auprès des
producteurs et transfor-
mateurs alimentaires du
territoire
Participation à
l'élaboration du PAU
ainsi qu'à la mise en
œuvre et la coordi-
nation de certaines
actions
Soutien à la consoli-
dation du service de
remplacement agricole
et contribution au
diagnostic opérationnel
de l'organisme et à son
rayonnement
Service d'accom-
pagnement et de
réseautage entre les
CPE et les entreprises
agroalimentaires en
vue d'accroître l'ap-
provisionnement local
dans ces organismes
Projet-pilote d'une
approche clés en main
visant à faciliter l'at-
tractivité des entre-
prises agricoles ainsi
que l'intégration de
leur main-d'oeuvre
Appui à l'initiative de
soutien aux producteurs
dans leurs démarches
agroenvironnementales
et d'approches col-
lectives encourageant
et simplifiant leur
adoption dans les
entreprises
Création d'un identifiant et d'outils régionaux
en vue d'augmenter la consommation de
produits locaux
Mise en place et autonomisation d'un marché
public saisonnier au cœur du centre-ville
de Victoriaville afin de favoriser la proximité
entre les producteurs et les consommateurs
Mise en place d'une rubrique agricole
trimestrielle dans l'hebdomadaire local afin
de diffuser l'information et faire rayonner le
milieu agricole
Développement d'une offre agrotouristique
et gourmande basée sur des expériences
authentiques et uniques du terroir et du
territoire
Mise en place et
autonomisation d'un
service de glanage et
de travaux agricoles en
soutien aux services de
sécurité alimentaire du
territoire
Collaboration et mise
en place de projets de
recherche visant l'iden-
tification des conditions
de réussite et des cibles
en approvisionnement
local dans les institutions
Accompagnement d'une
firme pour l'identification
et la caractérisation de
lieux panoramiques
distinctifs du contrefort
appalachien
Mise en oeuvre d'une
démarche consultative
ayant conduit à une
stratégie territoriale
pour favoriser un
système alimentaire
durable
Participation à une
démarche d'évaluation
et de diagnostic du
système alimentaire
régional
14
PDZA
17
MRC d'Arthabaska
PDZA
16
Au coeur de la révision
Au coeur de la révision
La structure
des comités
de révision
ÉQUIPE DE TRAVAIL ET REPRÉSENTATION SUR L'ENSEMBLE DES COMITÉS
Dominic Poulin
Directeur - Secteur Agroalimentaire, Destination Entreprise Victoriaville et sa région
Sylvie Courchesne
Conseillère en développement agricole, Destination Entreprise Victoriaville et sa région
Pascale Désilets
Directrice - Service de la gestion du territoire, MRC d'Arthabaska
Valérie Gagné
Coordonnatrice de l'aménagement - Service de la gestion du territoire, MRC d'Arthabaska
COMITÉ DIRECTEUR
Benoît Gauthier
Conseiller municipal - Victoriaville
David Vincent
Maire de Sainte-Séraphine et producteur agricole
Donald Roux
Président, syndicat de l'UPA des Bois-Francs
Éric Houle
Président, syndicat de l'UPA de Victoriaville et ses environs
Gervais Laroche
Administrateur au CA de Destination Entreprise, directeur général, Vivaco
Julie Rondeau
Conseillère en développement régional, MAPAQ
Marcel Bélanger
Maire de Saint-Norbert-d'Arthabaska et producteur agricole
Mylène Murray et Sarah Cuillerier-Serre
Conseillères en aménagement du territoire et développement rural, MAPAQ
Yann Bourassa
Chef d'équipe - département du développement régional et d'agroenvironnement,
Fédération de l'UPA Centre-du-Québec
COMITÉ TECHNIQUE
Anthony Lapointe
Conseiller en développement régional,
Fédération de l'UPA Centre-du-Québec
Christine Schmucki
Présidente, Groupes de relève agricole
du Centre-du-Québec
Joël Desrochers
Représentant, syndicat de l'UPA
des Bois-Francs
Jonathan Daigle
Représentant, syndicat de l'UPA
de Victoriaville et ses environs
Julie Rondeau
Conseillère en développement régional,
MAPAQ
Léa Lemay-Ducharme
Aménagiste, MRC d'Arthabaska
Mylène Murray et Sarah Cuillerier-Serre
Conseillères en aménagement du territoire
et développement rural, MAPAQ
Pascal Beaulieu
Conseiller en aménagement du territoire,
MAMH
Pier-Yves Desrosiers
Conseiller en vie syndicale
Fédération de l'UPA Centre-du-Québec
Raphaël Bernier et Ophélie Drevet
Conseillers en environnement, MELCCFP
COMITÉS EXPERTS
Andréanne Blais
CRECQ
Carline Ghazal
Ville de Victoriaville
Catherine Théberge
CISA
Christine Schmucki
GRACQ
Céline Dumas
Ville de Warwick
Emmanuel Laplante
GROBEC
Éric Roy
Coopérative Laforêt
Ghislain Leblond
Syndicat des producteurs
de bois du Centre-du-Québec
Guy Larochelle
Agence forestière des Bois-Francs
Jean-Claude Laroche
COPERNIC
Joël Desrochers
UPA des Bois-Francs et COPERNIC
Luc Traversy
MRC d'Arthabaska
Magalie Foy Guitard
COPERNIC
Maxime Boissonneault
MRC d'Arthabaska
Megan Van Gheluwe
UPA Centre-du-Québec
Mylène Robitaille
ARTERRE Centre-du-Québec
Pascal Grégoire
MRC d'Arthabaska
Serge Nadeau
Groupement forestier
Arthabaska-Drummond
Yann Bourassa
UPA Centre-du-Québec
19
MRC d'Arthabaska
PDZA
18
Au coeur de la révision
Au coeur de la révision
Les consultations :
tracer la route
157 participants au total,
dont 91 producteurs
agricoles et forestiers
Secteurs de production
représentés
DÉMARRAGE DU
PROCESSUS DE
RÉVISION
VALIDATION ET
FINALISATION
CONSULTATIONS
CITOYENNES
PRIORISATION
DES ENJEUX
COLLECTE
D'INFORMATION
CONSULTATION
AGROTOURISME/
TOURISME GOURMAND
PRÉCISION DES ACTIONS
ET RÉDACTION
ET MISE
EN
OEUVRE
DU PDZA
PRINTEMPS
2023
HIVER
2024
ÉTÉ
2023
PRINTEMPS
2024
AUTOMNE
2024
AUTOMNE
2023
ÉTÉ
2024
HIVER
2025
Démarche de révision du PDZA
Ce qui ressort des différentes consultations de ce
chantier de révision, c'est une compréhension des
enjeux globaux qui impactent le milieu agricole,
mais surtout, cette volonté de travailler, en cohérence
et solidairement, les pistes de solution à l'échelle
du territoire, à l'échelle humaine.
Nous avons fait l'audacieux pari d'asseoir ensemble les différentes réalités du territoire,
celles des mangeurs, distributeurs, producteurs agricoles et forestiers, élus et inter-
venants du milieu. Ces échanges ont permis de tisser une compréhension commune
de la complexité de nos enjeux ainsi qu'une position d'empathie entre les différents
acteurs. Ils ont favorisé l'ouverture à cette mosaïque de réalités, révélant de nouveaux
potentiels et de nouvelles façons de vivre ensemble sur le territoire. Ils ont conduit au
constat que, finalement, bien plus de choses nous unissent que nous séparent.
Acéricole/forestier
Maraîcher/fruitier
Laitier
Grandes cultures
Production animale
Producteurs
agricoles,
agroalimentaires
et forestiers
Transformation
Citoyens et
représentants
municipaux
Apicole
Intervenants
La participation à ces consultations s'est révélée
exceptionnelle, tant par son ampleur que par
sa qualité.
Cette démarche collaborative a non seulement
permis d'identifier les enjeux cruciaux, mais a
également jeté les bases pour l'élaboration de
solutions concertées. En croisant leurs expériences
et leurs aspirations, les participants ont pu esquisser
une vision commune pour l'avenir de l'agriculture
dans notre région.
Ce processus a ainsi renforcé
la cohésion entre les différents
acteurs du milieu agricole, ouvrant
la voie à une collaboration plus
étroite et à des initiatives partagées
pour relever les défis du secteur.
Bilan 2016-2023
Analyse des planifications
territoriales existantes
Validation des documents
auprès des comités et des élus
Finalisation du document
Préparation et tenue des ateliers
Analyse des préoccupations et
des aspirations des participants
Préparation et tenue des ateliers
Validation des grandes
orientations
Récolte des données concernant
l'évolution du territoire et des
activités agricoles
Arrimage avec le secteur tourisme
de Destination Entreprise
Préparation et tenue des ateliers
Tables d'experts
Feuille de route projets/actions
Rédaction et montage du
document final
14
22
33
20
11
11
31
35
3
91
L
A
N
C
E
M
E
N
T
Territoire :
ses visages et
son histoire
2.
PDZA
20
Territoire : ses visages et son histoire
21
MRC d'Arthabaska
Territoire : ses visages et son histoire
Les champs grandissent
le long des rangs des cours d'eau
le vent navigue dans les hautes herbes
le souffle des chevaux
Le temps frais nous revient le soir
une lumière dans la cuisine
dans la fournée des étoiles
Tu accroches ton manteau
la brunante à tes pieds
Le dehors envahit la maison
alors que le monde cherche son chemin
Exposition itinérante À travers le temps, la MRC d'Arthabaska, 2018
PDZA
23
Crédit photo : Matt Charland
Territoire : ses visages et son histoire
Territoire : ses visages et son histoire
Une histoire tricotée
au fil de l'eau...
et des réseaux
En 1981, la MRC d'Arthabaska
succède à la Corporation de comté
d'Arthabaska, dont l'origine
remonte au 10 octobre 1855.
Son nom d'origine autochtone
Ayabaskaw, qui signifie « là où
poussent le roseau et les joncs »,
témoigne de la présence de
nombreux milieux humides sur
son territoire (MRC, 2021).
Situées en plein cœur de la province, les 22 municipalités qui composent
aujourd'hui la MRC d'Arthabaska ont rapidement été fondées dès les premières
activités de défrichage. C'est ainsi qu'à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle,
suivant les courbes sinueuses des rivières et des paysages, apparaissent les
premiers bâtiments et les premières collectivités du territoire.
La MRC d'Arthabaska forme, avec les MRC de Drummond, Nicolet-Yamaska,
L'Érable et Bécancour, la région administrative du Centre-du-Québec, dont 34 %
de la population est rurale. Ce ratio est presque deux fois plus élevé que celui
de la moyenne provinciale située à 19 % (MRC, 2021).
Deuxième pôle économique de cette région, la MRC d'Arthabaska rassemble
30 % de la population centricoise (MRC, 2021).
La région prendra un véritable essor avec l'arrivée du chemin de fer, le Grand
Tronc. Celui-ci a grandement contribué au développement de l'industrie
agroalimentaire, du textile et du bois.
22
CHESTERVILLE
NOTRE-DAME-
DE-HAM
SAINT-ROSAIRE
SAINTE-HÉLÈNE-
DE-CHESTER
VICTORIAVILLE
DAVELUYVILLE
SAINT-CHRISTOPHE
D'ARTHABASKA
SAINT-SAMUEL
SAINTE-
SÉRAPHINE
WARWICK
HAM-NORD
SAINT-LOUIS-
DE-BLANDFORD
SAINT-VALÈRE
SAINTS-MARTYRS-
CANADIENS
KINGSEY FALLS
SAINT-NORBERT
D'ARTHABASKA
SAINTE-CLOTILDE-
DE-HORTON
SAINT-ALBERT
MADDINGTON
FALLS
SAINT-RÉMI-
DE-TINGWICK
SAINTE-ÉLIZABETH-
DE-WARWICK
TINGWICK
MRC d'Arthabaska
25
MRC d'Arthabaska
Territoire : ses visages et son histoire
Des paysages
et des
ressources
Près de 85 % des milieux humides et hydriques du
territoire sont en zones agricoles. Seulement 1,5 %
des espaces forestiers se situent en terres publiques
(MRC, 2021).
Ainsi, la majeure partie des ressources naturelles
du territoire se retrouve en tenure privée.
Située à quelques degrés
au nord du 45e parallèle,
la MRC d'Arthabaska peut
se prévaloir d'une certaine
nordicité. Ponctuée de
quatre saisons distinctes,
cette localisation confère
au territoire une zone
de rusticité de 4b. Ces
conditions sont idéales
notamment pour l'érable
à sucre et l'ail des bois
(MRC, 2021).
Le territoire de la MRC
est formé de trois zones
géomorphologiques
distinctes, offrant dif-
férents potentiels : les
Appalaches, le piémont
et les Basses-Terres
du Saint-Laurent (les
plaines).
Deux principaux bassins versants arrosent le territoire :
celui de Bécancour (15 % du territoire) et celui de Nicolet
(81 % du territoire). Ces bassins sont importants pour
l'approvisionnement en eau potable, ainsi que pour
le maintien d'un équilibre hydrique. Ils contribuent
également à la formation des milieux humides abritant
des écosystèmes essentiels pour la biodiversité et la
filtration de l'eau.
Le couvert forestier, à
prédominance feuillue
et mixte, couvre 51 %
du territoire, soit 98 246
ha. Ces milieux forestiers
sont tout autant essentiels
pour la biodiversité, la
qualité de l'air et de l'eau,
que pour la préservation
des sols (MRC, 2021).
24
PDZA
Territoire : ses visages et son histoire
PDZA
26
Territoire : ses visages et son histoire
Un développement
lié à l'agriculture et
la foresterie
La MRC d'Arthabaska couvre aujourd'hui un territoire
dynamique de 1 900 kilomètres carrés, dont 92 %
sont en zone agricole. Victoriaville, le centre urbain
de la MRC qui abrite 64 % de la population, possède
une zone agricole somme toute importante, soit 60 %
de son territoire (MRC, 2021).
Les secteurs primaire et secondaire sont particulièrement développés sur le territoire,
comparativement au reste de la province (MRC, 2021). Près de 20 % de la population
active travaille dans le secteur manufacturier (Stat. Canada, 2021). Le territoire, ses
activités économiques, son urbanisme, ses paysages et son patrimoine bâti, sont
intrinsèquement liés au développement de l'agriculture et de la foresterie.
Les pratiques agricoles et forestières actuelles reflètent à la fois l'héritage des systèmes
de production passés et l'adaptation aux enjeux contemporains, notamment environ-
nementaux. Cette continuité historique, combinée à l'innovation, contribue à façonner
un secteur primaire unique, profondément ancré dans l'identité régionale. La petite
synthèse historique suivante (pages 28-29) témoigne de ce parcours.
S
e
c
t
e
u
r
p
r
i
m
a
i
r
e
S
e
c
t
e
u
r
s
e
c
o
n
d
a
i
r
e
Production laitière
Grandes cultures
Canneberge
Production du bois
Activités
manufacturières
axées notamment sur
la production de :
Aliments
Meubles
Bois
Papier
Le temps le dit le dira
un village se niche
au cœur des Appalaches
Je sais si peu de vous
vous êtes venus hier
pour défricher bâtir
vous viendrez demain
J'ai mémoire de vos lèvres endormies
au soir de la vie
de votre langue qui survit
de vos visages gravés
à même le paysage le pays
MRC d'Arthabaska
Territoire : ses visages et son histoire
Source : Raymond Laroche
Exposition itinérante À travers le temps, la MRC d'Arthabaska, 2018
Défrichement et
agriculture de subsistance
Développement
des marchés
Notre
héritage
agricole et
forestier
Les débuts modestes de la région, marqués par
une agriculture rudimentaire et des activités
forestières de subsistance, ont cédé la place à
une industrie forestière florissante avec l'arrivée
du chemin de fer en 1854.
La création de la Société d'agriculture d'Arthabaska
et la diffusion de conseils pratiques dans le journal
L'Union des Cantons de l'Est ont joué un rôle crucial
dans le développement des connaissances permettant
une plus grande valorisation des ressources forestières
et du potentiel agricole.
La mise en place d'infrastructures a facilité la
commercialisation des produits locaux et le
développement des activités de transformation
alimentaire. La diversification, la coopération et
l'innovation agricole, ainsi que la reconnaissance
des producteurs, marquent un passage réussi vers
une agriculture commerciale.
À travers des expertises agricoles et industrielles
stratégiques, ainsi que des offres de formation
adaptées, la région se construit progressivement
une identité économique forte autour de l'innovation
sectorielle et de la valorisation des savoir-faire locaux.
Les activités agricoles et forestières ont façonné
l'histoire de notre territoire. Cet héritage se
caractérise par une culture de l'innovation, une
transmission précieuse des connaissances et une
adaptation constante vers des pratiques plus durables.
Diffusion et amélioration
des connaissances
Rayonnement des expertises
et savoir-faire locaux
Un héritage enraciné au
coeur de notre histoire
Construction des premiers
moulins à scie, marquant
le début du commerce
du bois
Arrivée du chemin de
fer le « Grand Tronc »,
facilitant le transport local
et l'exportation du bois
Développement rapide
des scieries et des usines
de transformation du bois
le long de la voie ferrée
Augmentation importante
du nombre de moulins,
passant de 9 à 43 en
seulement 10 ans
La région devient célèbre
pour son exploitation
forestière, avec la
production de bois de
sciage, de tan et de
potasse
Le défrichement permet
l'agrandissement des
surfaces cultivables.
Les terres défrichées
permettent la culture de
maïs, navets, haricots et
pommes de terre
Début de l'élevage et de
la production de laine,
lait et viande
1858 : Création de la
Société d'agriculture
d'Arthabaska sous la
présidence d'Adolphus
Stein, premier maire
d'Arthabaskaville. Cette
société joue un rôle crucial
dans le développement
des connaissances
agricoles
L'arrivée des Britanniques
et des Américains dans
les Cantons de l'Est
apporte des pratiques
agricoles plus avant-
gardistes, incluant la
rotation des cultures et
le perfectionnement
des outils. En 1866, des
conseils pratiques sont
diffusés dans le journal
L'Union des Cantons
de l'Est
1869 : Fondation de
Daveluyville, nommée en
l'honneur d'un marchand
de bois influent. Cette
municipalité se distin-
guera plus tard dans
la reproduction de
meubles antiques
1871 : Essor de l'artisanat
du bois; on recense plus
de 55 charpentiers-
menuisiers sur le territoire
1800
1900
1855
1945
1970
1895 : Mise en place de
la salle du marché dans
le sous-sol de l'Hôtel
de Ville de Victoriaville.
Cette initiative a permis
aux agriculteurs locaux
de vendre directement
leurs produits
1913 : La gare de
Victoriaville s'est dotée
d'un équipement pour
la pesée et l'entreposage.
Cette amélioration des
infrastructures a facilité
le transport et la
commercialisation des
produits agricoles
1945 : Création d'Industries
Victoria, entreprise
spécialisée dans la
fabrication de meubles
à partir du bois scié
dans son moulin. Cette
entreprise a évolué sous
différentes appellations
au fil des ans, devenant
Victoriaville & Co en 2018
1947 : Création de
Lactantia, qui deviendra
le plus gros employeur
privé de la région.
Cette période marque
également le début
de la distinction de la
race Holstein dans les
expositions annuelles
et la généralisation de
l'accompagnement
agronomique
1960 : La région devient
la plus importante du
Québec dans le domaine
de l'industrie laitière.
Parallèlement, Victoriaville
est considérée comme
la Capitale du meuble
au Canada
Début des années 80 :
Ouverture du Centre de
recherche industriel du
meuble et du bois ouvré
(CRIMBO), précurseur
d'Inovem. Ce centre,
désormais affilié au
Cégep de Victoriaville,
se concentre sur la
caractérisation des
performances des maté-
riaux et les procédés de
finition écoresponsable
2009 : Création de deux
centres collégiaux de
transfert technologiques
(CCTT) et pratiques in-
novantes en agriculture :
le CETAB+ et le CISA
2013 : Adoption de la
Loi sur l'aménagement
durable du territoire
forestier, marquant la
naissance des plans
d'aménagement fores-
tiers. Cette loi incite les
entreprises forestières à
assurer une régénération
adéquate de la forêt
après leurs interventions
Les troupeaux
augmentent, ainsi
que la production de
fromage, beurre et lait.
Tous les villages ont leur
fromagerie-beurrerie
1922 : Une meunerie à
caractère coopératif,
issue d'une collaboration
entre fromagers et
semenciers, prend
naissance et permet aux
producteurs d'assurer
le développement de
leur industrie. Elle opère
aujourd'hui sous le nom
de Sollio & Vivaco
Agriculture Coopérative
Plusieurs agriculteurs de
la région se distinguent
au concours provincial
de l'Ordre du Mérite
agricole du Québec.
Cette reconnaissance
souligne l'excellence et
le professionnalisme des
producteurs locaux
1964 : Deux événements
majeurs se produisent
cette année-là : la
fondation de l'usine
Cascades, qui deviendra
un géant de l'industrie
de produits d'embal-
lage et de papiers en
Amérique du Nord, et
l'ouverture de l'École du
meuble et du bois ouvré
(EMBO), aujourd'hui
connue sous le nom
d'École nationale du
meuble et de l'ébénisterie
(ENME), répondant
aux besoins du milieu
industriel
1969 : Le Cégep de
Victoriaville ouvre ses
portes. Il introduit des
programmes de gestion
d'entreprise agricole à
l'enseignement régulier
dès 1974 et à la formation
continue à partir de 2004.
En 1987, il devient pionnier
de l'enseignement en
agriculture biologique
en lançant le premier
programme d'études
crédité au pays
2018 : Création de
l'Institut national
d'agriculture biologique
(INAB), regroupant
l'enseignement et les
CCTT agricoles du Cégep
de Victoriaville
2021 : Émergence des
prémisses de la Cité de
l'innovation circulaire et
durable, un projet régional
inauguré en 2023,
favorisant l'innovation et
l'accompagnement des
entreprises dans leur
transition écologique
Un territoire qui brille
encore par son
agriculture : 25 % de ses
entreprises sont dédiées
à l'agroalimentaire et sa
production laitière se
place au 3e rang provincial
Un secteur en mutation :
des terres de plus en plus
chères et une diversi-
fication croissante des
modèles de culture,
d'établissement et de
transfert
Principales sources : SHGV, CELAT, MRC, R. TARDIF, B. DÉRY
Arrivée des premiers
défricheurs avec des
moyens et outillages
rudimentaires
Apparition des premières
sucreries, exigeant
beaucoup de travail et
d'ardeur
Établissement de petites
parcelles agricoles à
faible rendement
Culture principalement
axée sur le blé et l'avoine
pour la fabrication du
pain et élevage très
limité d'animaux
Exploitation des forêts
pour le bois de
construction et de
chauffage, transformation
des surplus en potasse
28
29
31
MRC d'Arthabaska
PDZA
30
Source : Macro-inventaire, CELAT, 1980
Territoire : ses visages et son histoire
Territoire : ses visages et son histoire
Le patrimoine
agricole bâti
Une petite mise en
perspective démographique
Les bâtiments agricoles, par leur dispersion
et leur intégration dans l'environnement
naturel, sont des témoins privilégiés de
l'histoire régionale, reflétant les différentes
phases de son occupation et de ses
transformations (UPA, 2011).
La MRC d'Arthabaska rassemble près de 75 000
habitants, soit 20 550 familles. Près du quart de la
population est âgé de plus de 65 ans, soit 18 480
habitants (Stat. Canada, 2021).
Afin d'offrir un portrait d'ensemble du patrimoine immobilier ancien au
Québec, la modification de la Loi sur le patrimoine culturel de 2021 enjoint
aux MRC de procéder à l'inventaire de l'ensemble de leur patrimoine
bâti avant 1940. En attendant ce recensement, le macro-inventaire de
1980 (CELAT) a mis en lumière six formes architecturales distinctives
sur notre territoire agricole. Outre ces éléments plus caractéristiques,
on retrouve également sur le territoire de nombreuses granges, sucreries,
scieries et anciens ateliers de menuiserie témoignant de notre passé.
MOULIN
À EAU
GRANGE
À TROIS
COMPOSANTES
GRANGE À
TOIT BRISÉ
MURS À BILLES
DE CÈDRE
(STRUCTURE OU
RECOUVREMENT)
MAISON-BLOC
SILO
OCTOGONAL
Le revenu moyen des ménages a augmenté de 11,7 %
entre 2016 et 2021, mais demeure en dessous de la
moyenne provinciale et, pour sa part, l'accès à la propriété
tend à diminuer (Stat. Canada, 2021).
11 des 22 municipalités du territoire de la MRC comptent
moins de 1 000 habitants (Stat. Canada, 2021). Plusieurs
de ces petites municipalités ont connu une décroissance
démographique au tournant du 20e siècle, ayant conduit
à la rupture de certains services de proximité tels que
dépanneur, épicerie, bureau de poste, guichet automatique,
pharmacie, centre de santé, école primaire, service de
garde, activités de loisirs, résidences pour personnes
aînées, etc. (MRC, 2023).
Bien que l'effet de la pandémie et la normalisation du
télétravail se soient fait sentir plus tard que d'autres
régions du Québec, le solde migratoire a explosé ces
trois dernières années. Ce taux migratoire, jusqu'à six
fois plus élevé entre 2023 et 2024, semble toutefois
retourner progressivement à la normale (PAJ, 2024).
Somme toute, on prévoit une croissance démographique
de 9,6 % d'ici 2041 pour l'ensemble de la MRC (MRC,
2021). Considérant les limites des zones résidentielles et
industrielles actuelles, notamment celles de Victoriaville,
Warwick, Daveluyville et Kingsey Falls, nos collectivités
devront user de stratégies innovantes afin d'optimiser
l'occupation du sol tout en protégeant les milieux agricoles
et naturels du territoire.
18 480
habitants âgés de
65 ans et plus
75 000
habitants au total
Les citoyens
Lors des consultations, 20 % des
participants étaient des citoyens
et des élus. Leur présence à ces
rencontres d'échange et de réflexion
témoigne de leur intérêt et de leurs
préoccupations réelles pour le
secteur agricole et ses enjeux.
Les participants aux consultations ont exprimé leur ressenti sur la fragilité de notre
système alimentaire durant la pandémie de COVID-19. Environ 47 % de nos habitudes
alimentaires dépendent des marchés extérieurs (MAPAQ, 2017). Les différences entre
les conditions sociales et les normes environnementales d'un pays à l'autre entraînent
des écarts significatifs dans les coûts de production, rendant souvent les produits locaux
moins accessibles. De plus, la logistique d'accès et de distribution des aliments tend à
privilégier les grandes bannières au détriment des autres acteurs et intermédiaires de
la chaîne agroalimentaire.
En février 2021, la MRC d'Arthabaska a lancé une réflexion et une consultation sur le
système alimentaire local. Cette initiative, nommée Arthabaska en Démarche Nourricière
(ADN), a mis en lumière la complexité et le caractère multi-
sectoriel des enjeux alimentaires, soulignant l'importance
d'une collaboration pour rendre le système plus durable.
Parallèlement, l'intérêt des municipalités pour les
projets agroalimentaires et agrocirculaires croît. Ces
initiatives permettent de valoriser les ressources locales,
de réduire le gaspillage alimentaire et de créer des synergies
entre les acteurs du territoire. En soutenant ces efforts,
les municipalités renforcent leur attractivité pour les
jeunes entrepreneurs agricoles, tout en contribuant à la
résilience alimentaire de leur communauté.
PDZA
Territoire : ses visages et son histoire
PDZA
34
35
MRC d'Arthabaska
Territoire : ses visages et son histoire
Territoire : ses visages et son histoire
Dynamique
entrepreneuriale
Développement durable
Nature et plein air
Des couleurs
distinctives
En 2018, Victoriaville figurait parmi les trois
premières villes canadiennes en matière
d'entrepreneuriat (FCEI, 2018). Ce dynamisme
est soutenu par différents services à l'entre-
preneuriat tels que l'accompagnement, le
référencement, l'incubation, le mentorat, le
transfert technologique, la formation continue
et la formation adaptée aux entreprises.
La région compte également différents
plateaux de travail et projets d'intégration
socioprofessionnelle.
En 2016, avec la première mouture du PDZA,
le secteur agricole est désormais représenté à
Destination Entreprise, l'organe économique
de la MRC.
Depuis 2021, Destination Entreprise déploie
deux ressources pour soutenir et accompagner
le secteur agricole et la coordination du PDZA.
Le Cégep de Victoriaville enseigne l'agriculture
biologique dès 1987 et l'Institut national d'agri-
culture biologique (INAB) est fondé en 2018.
L'INAB rassemble ainsi l'enseignement en
Gestion et technologies d'entreprise agricole
(GTEA) et la recherche en intégrant les deux
CCTT agricoles, le CISA et le CETAB+.
Depuis 2021, Tourisme Victoriaville et sa région
propose des micro-aventures, une découverte
du territoire par des expériences immersives
dans nos entreprises et notre paysage.
Près de la moitié de ces activités sont offertes
par nos producteurs agricoles.
Premières initiatives de recyclage, premier
écoparc industriel, premier bureau du
développement durable municipal, premier
chercheur en chef pour des villes durables de
la province; la région est depuis des décennies
reconnue comme le berceau du développe-
ment durable.
Et les initiatives se poursuivent pour inciter
et accélérer la transition écologique avec
notamment la Cité de l'innovation circulaire
et durable pour accompagner les entreprises
dans la valorisation des matières résiduelles
et l'adaptation de leur processus de production.
Des grands parcs urbains ou en nature, des
kilomètres de sentiers pédestres, cyclables,
navigables, skiables, des sites de pêche,
d'observation des oiseaux et de la nature,
ainsi que des paysages époustouflants à
chaque saison; la MRC d'Arthabaska est une
destination polyvalente et ressourçante en
nature et plein air.
La région du Centre-du-Québec arrive en
troisième position pour la vie active de sa
population (Stat. Canada, 2021).
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
37
MRC d'Arthabaska
Tu traverses les années
comme une jeune forêt
L'hiver a labouré ta peau
tes mains sont d'écorce
le temps a mordu ton âme
comme un vieux loup
La nuit t'enveloppe
sur la piste des vivants
Source : Livre du 100e anniversaire de la municipalité
de Saint-Rémi-de Tingwick
Exposition itinérante À travers le temps, la MRC d'Arthabaska, 2018
PDZA
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Mosaïque de
dynamiques,
d'activités et
de savoir-faire
agricoles
3.
MRC d'Arthabaska
PDZA
38
39
Sources : CNTAA, 2023; MAMH, 2024; MAPAQ, 2023-2024; MRC, 2024
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Notre milieu agricole...
en bref
Quelques
faits saillants
C'est en ce sens que le gouvernement provincial a entamé, à partir de 2023, une vaste
Consultation nationale sur le territoire et les activités agricoles (CNTAA) en vue d'une
réforme de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA) autour
de trois axes qui résonnent de concert avec les préoccupations locales, soit :
Les équilibres sont fragiles, d'autant plus dans un contexte de marché mondial qui
complexifie les enjeux, alors qu'il s'agit de production de ressources essentielles au
quotidien de l'humain (aliments, produits médicinaux, matériaux de construction et
de fabrication, fibres textiles, carburant et énergie, etc.).
La protection du
territoire agricole
La protection des
activités agricoles
L'accès aux terres pour
la relève agricole
L'approvisionnement de l'Europe pendant les guerres,
la modernisation du transport et de l'entreposage des
aliments et les volontés politiques en la matière, sont
autant de facteurs qui ont propulsé et tracé les grandes
lignes de la production agricole sur le territoire de la
MRC d'Arthabaska.
Le système national de production agricole spécialisée,
conçu pour normaliser, stabiliser et protéger la production,
montre aujourd'hui ses limites, celles de nos ressources
et celles du territoire agricole.
Agriculture
de subsistance
Agriculture
exploratoire
Agriculture
de marché
Agriculture de
spécialisation
Agriculture de
transition
Les familles produisent la
nourriture de base pour assu-
rer leur survie
L'arrivée du chemin de
fer favorise l'accès aux
connaissances et l'adoption
de nouvelles techniques
L'approvisionnement de
l'Europe pendant les guerres
stimule l'amélioration du
bétail et les infrastructures
commerciales
En réponse à un marché plus
restreint, la modernisation et
la compétitivité du secteur
sont appuyées par différentes
politiques gouvernementales
Les défis environnementaux,
économiques et sociaux
appellent à une transformation
structurelle de notre agriculture
Jadis...
Tournant
1850
1913 : L'essor
de guerre
Les
après-guerres
De nos jours...
60 %
des occasions de maillage entre
les cédants et la relève sont sous
forme de location.
Entre 2020 et 2023, le prix des
terres a augmenté en moyenne de
18,5 % par année.
24 %
des superficies cultivées sont sous
forme de location.
Sur le territoire de la MRC d'Arthabaska :
Entre 2015 et 2020, on constate un
gain de 350 ha de superficie agricole.
Toutefois, la superficie forestière a
diminué de 480 ha.
Bien que la zone agricole couvre
4,7 % de la superficie totale du Québec,
seuls 2 % du territoire québécois sont
cultivés ou en pâturage.
Les terres agricoles sont une ressource limitée et
non renouvelable.
Plus de 80 %
des propriétaires de terres en
friche (1 830 ha) ne sont pas
producteurs au sens de la loi.
PDZA
40
41
MRC d'Arthabaska
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Le secteur
agricole
En plus de donner ses couleurs
aux paysages, le secteur agricole
participe activement à la santé
économique de la région du
Centre-du-Québec. En effet, il
représente 13 % de son produit
intérieur brut (PIB) et 14 % de ses
emplois (MAPAQ, 2021).
La MRC d'Arthabaska rassemble 27 % des entreprises
agricoles de la région, soit 31 % des entreprises biolo-
giques, 33 % des entreprises en agrotourisme et 42 %
des entreprises en transformation (MAPAQ, 2021).
La MRC compte ainsi 844 exploitations agricoles, dont
près de 90 % d'entre elles opèrent dans un cadre familial
(MAPAQ, 2023). 67 % des revenus de production proviennent
des productions animales et 75 % des revenus agricoles
totaux sont répartis dans le piémont et les plaines, alors
que 43 % des exploitations agricoles sont situées dans
les Appalaches (MAPAQ, 2024).
43
MRC d'Arthabaska
PDZA
42
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Les terres
agricoles
La valeur des terres agricoles dans la MRC d'Arthabaska
a connu une augmentation significative ces dernières
années. Depuis 2016, la hausse annuelle moyenne s'est
établie à 8,4 % pour s'accélérer à 18,5 % depuis 2020
(MAMH, 2024).
Nombre d'hectares et
pourcentage de vocation
agricole selon les catégories
superficiaires, 2024
Cette tendance, qui s'observe à l'échelle de la province, crée un décalage croissant entre la valeur
marchande des terres et leur valeur économique réelle. Depuis 2014, sur le territoire, on observe
parallèlement une tendance à l'agrandissement des exploitations, soit une augmentation de 65 %
des unités d'évaluation à vocation agricole de plus de 100 hectares. Pour leur part, les unités à
vocation agricole, pour les catégories situées entre 5 et 100 hectares, ont diminué de près de
8 % pour la même période. Par ailleurs, bien qu'une hausse significative de 1 530 unités ait été
enregistrée pour les plus petits lots (0 à 4 hectares), seulement 32 unités sont à vocation agricole
pour cette même période (MRC, 2024).
20 - 99 ha
9 397 ha
4 288 ha
3 161 ha
10 - 19 ha
5 - 9 ha
0 - 4 ha
100 ha et +
Superficie
totale :
175 263 hectares
Pourcentage de vocation agricole totale : 66 %
La hausse de la valeur des terres et l'inadéquation entre la taille des lots agricoles et
les besoins de la relève menacent son travail et sa capacité d'établissement. Elles en-
travent non seulement leur capacité à acquérir des terres, mais compliquent également
la transmission intergénérationnelle des entreprises actuelles.
Pour pallier la situation, les modèles locatifs sont de plus en plus présents. Environ 67 %
des superficies agricoles sont exploitées directement par leurs propriétaires, tandis que
25 % sont cultivées sous forme locative (MAPAQ, 2024). Mais ces modèles comportent
également tout un lot d'enjeux, notamment pour l'accès au logement, la construction
de bâtiments agricoles, la mise en place de cultures pérennes, etc.
La MRC d'Arthabaska a mis en place des mesures pour
encadrer le développement résidentiel en zone agricole,
permettant la construction de 233 nouvelles habitations
sur un potentiel de 850 à évaluer (Article 59, MRC, 2024).
Ces dynamiques foncières impactent la vitalité des
petites municipalités et transforment le paysage rural.
Les 1 829 hectares de terres en friche, dont 74 % des
propriétaires ne sont pas producteurs au sens de la loi,
témoignent de ces mutations (Destination Entreprise
(anciennement connue sous le nom de CDEVR), 2022).
67 %
35 %
24 %
9 %
80 %
110 837 ha
47 570 ha
7 000
Unités d'évaluation par catégorie de superficie (2014 vs 2024)
Légende
Nombre d'unités agricoles
6 000
5 000
4 000
3 000
2 000
1 000
100+ ha
20 - 99 ha
10 - 19 ha
Catégories
5 - 9 ha
0 - 4 ha
Unités inactives
(2014)
Unités inactives
(2024)
Unités actives
(2024)
Unités actives
(2014)
2014
2014
2014
2014
2014
2024
2024
2024
2024
2024
0
45
MRC d'Arthabaska
Section
PDZA
44
45
MRC d'Arthabaska
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Trois dynamiques
distinctes
PDZA
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
L'or rouge des plaines
L'or rouge
des plaines
L'ambrée des montagnes
La voie lactée
La voie lactée
L'ambrée des montagnes
Dynamiques basées sur
la géomorphologie du territoire
Faits
saillants
La zone des Basses-Terres du Saint-Laurent présente la
plus grande superficie de milieux humides, marécages
et tourbières du territoire.
Les fonds sableux, difficiles à drainer, rendent moins
opérationnelles les activités de foresterie, mais se sont
révélés parfaits pour accueillir la production d'un petit
fruit indigène : la canneberge. Les autochtones utilisaient
ce petit fruit rouge pour ses différentes propriétés liées
à la santé et à la conservation des aliments.
Développée sur le territoire à partir des années 90, la
culture de la canneberge occupe une place importante
dans l'économie du Centre-du-Québec en générant
près de 1 500 emplois réguliers.
La MRC d'Arthabaska est celle qui détient le plus de
superficies de cette culture, notamment dans la mu-
nicipalité de Saint-Louis-de-Blandford, surnommée la
capitale mondiale de la canneberge.
13 des 18 exploitations de
canneberges sont sous régie
biologique.
La zone détient 24 % des
exploitations en production
végétale de la MRC, mais
génère 54 % des revenus.
La croissance de l'industrie de
la canneberge sur le territoire
de la MRC d'Arthabaska a
entraîné la conversion de
milliers d'hectares de milieux
forestiers et humides depuis le
début des années 1990.
La zone rassemble 50 % des entreprises de la MRC qui pratiquent la
vente directe.
Seule la moitié de la superficie forestière totale de la MRC présente
un potentiel acéricole et elle est essentiellement concentrée dans
les Appalaches.
La zone regroupe le plus grand nombre de terres (52 %) et de superficies
(65 %) en friche dans la MRC, déclin des activités agricoles probablement
lié à la baisse démographique vécue dans certaines de ces municipalités.
70 % des revenus en production
animale de la zone proviennent
du secteur laitier.
La zone subit une augmentation
encore plus significative du
coût des terres (augmentation
de 138 % entre 2016 et 2023,
soit 13,2 % par année).
Située au pied des Appalaches,
la problématique de sédimen-
tation des cours d'eau est plus
présente.
Riche des dépôts en matière de l'ancienne mer de
Champlain, le piémont compte parmi les terres les plus
fertiles de la province. Ainsi, bien que le piémont occupe
seulement 18 % du territoire, il accueille 26 % des milieux
cultivés de la MRC.
En rassemblant les conditions gagnantes pour la production
de grandes cultures associées à la production laitière,
la morphologie et la qualité des sols de la zone ont
grandement contribué à l'essor de la production laitière
et de ses produits transformés, notamment celle de ses
fromages qui ont soutenu l'Europe pendant les guerres.
Intrinsèquement lié au développement de la région,
le dynamisme laitier fait du piémont la zone la plus
urbanisée et peuplée de la MRC.
Elle est, par le fait même, la zone la moins boisée du
territoire. Certaines municipalités ont moins de 20 %
de couvert forestier, ce qui est en dessous du seuil de
viabilité écologique.
Érigées sur des dépôts de tills, dépôts glaciaires riches
en minéraux, les Appalaches présentent la plus grande
et riche couverture forestière de la MRC.
Ces forêts, mieux drainées que dans les plaines, sont
favorables à la prédominance de l'érable à sucre, si cher
à nos papilles et notre histoire. La zone rassemble ainsi
72 % des entreprises acéricoles de la MRC. L'acériculture
représente 40 % des entreprises biologiques et 36 % des
activités de transformation et du territoire. Elle rassemble
également 70 % des exploitations qui produisent du
bois dans la MRC.
Les Appalaches sont le berceau rocheux de nos bassins
versants. Elles témoignent, encore aujourd'hui, de la
façon dont les villages se sont construits autour de la
morphologie du paysage, au creux des vallées riches en
alluvion et sur les abords de nos rivières. Chesterville est
la première municipalité de la MRC à être fondée en 1855.
PDZA
46
47
MRC d'Arthabaska
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
PDZA
Les entreprises
agricoles
L'évolution des entreprises agricoles de
la MRC d'Arthabaska en une décennie
(MAPAQ, 2014 et 2024)
7,5%
d'entreprises
agricoles
Acériculture
Fruits et petits
fruits
Production
animale et oeufs
Foresterie
Production
laitière
Maraîchage
Grandes cultures
Apiculture
261
14
123
246
424
234
35
33
Entreprises sous régie biologique
(MAPAQ, 2024)
Entreprises agricoles du territoire par
type de production (MAPAQ, 2024)
Acériculture
Céréales,
oléagineux,
légumineuses et
autres grains
Fourrages
Bois
Production
animale
Canneberge
Légumes frais
17
15
15
21
52
6
5
Toutes productions confondues, la MRC d'Arthabaska rassemble 844
entreprises agricoles, soit 360 dans le contrefort appalachien, 280 dans
le piémont et 204 dans les plaines (MAPAQ, 2024). Ayant passé de 992
entreprises agricoles à 909 entre 2002 et 2012, la régression du nombre
d'entreprises se poursuit avec une diminution de 7,5 % pour la dernière
décennie. Les revenus produits par le secteur ont pour leur part augmenté
de 36 % pendant cette même période (MAPAQ, 2014 et 2024).
86 de ces 844 entreprises détiennent une certification biologique pour
au moins une culture, et si on compte les producteurs sans NIM, c'est
alors un total de 111 entreprises (MAPAQ, 2024). C'est une augmentation
de 286 % en 10 ans dans pratiquement tous les secteurs de production,
mais de façon encore plus significative en acériculture, en production
de canneberges et de céréales, oléagineux, légumineuses et autres grains.
Bien que plusieurs de ces espèces végétales soient indigènes à notre
territoire, seule une douzaine d'entreprises produisent des cultures
dites « émergentes » : camerise, argousier, sureau, amélanche, noisette,
cassis, aronia, plantes médicinales et champignons (MAPAQ, 2024).
36%
de revenus
agricoles
286%
d'entreprises avec une
production sous
régie biologique
PDZA
48
49
MRC d'Arthabaska
Section
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Les activités de
production animale
La MRC d'Arthabaska est
première au Centre-du-Québec
en production laitière, ovine,
bovine et caprine (MAPAQ, 2020).
Bien que la MRC
d'Arthabaska se
caractérise par un
équilibre entre les
productions animales
et végétales, les
productions animales
génèrent deux fois
plus de revenus, avec
le secteur laitier en
tête de file.
La production du Centre-du-Québec représente 17 %
de l'ensemble de la production laitière québécoise totale
(Rapport annuel des Producteurs de lait du Québec,
2023). Avec une moyenne de 166 têtes par exploitation
(MAPAQ, 2024) et un cheptel record dépassant les 3 100
têtes, le piémont rassemble les plus grandes fermes de
production laitière du territoire.
Étant étroitement liées aux grandes cultures, ces pro-
ductions ont des impacts sur la superficie et la compo-
sition des champs, donc sur l'ensemble des paysages
de la MRC d'Arthabaska.
Source : MAPAQ, 2024
ND = Non disponible
PRODUCTIONS
ANIMALES
2016
2023
2016
2023
NOMBRE
D'EXPLOITATIONS
NOMBRE
DE TÊTES
NOMBRE
D'EXPLOITATIONS
NOMBRE
DE TÊTES
REVENUS
RÉPARTIS
Bovine
126
14 578
104
7 309
12 016 097 $
6 861 174 $
Laitière
288
38 291
246
35 224
136 168 844 $
173 430 843 $
Caprine
14
2 771
20
2 625
1 017 174 $
824 201 $
Oeufs
6
ND
11
ND
2 396 293 $
4 160 101 $
Ovine
30
ND
26
9 548
2 606 241 $
2 591 040 $
Porcine
52
120 173
43
135 923
39 173 457 $
47 701 723 $
Veaux lourds
32
12 860
9
5 917
17 552 680 $
6 852 946 $
Volailles
(poulets et
dindons)
16
843 659
30
1 069 111
12 167 156 $
14 363 958 $
Autres
productions
animales
28
3 457
14
7 585
1 745 438 $
3 622 251 $
Total
550
461
224 843 380 $
260 410 261 $
PDZA
50
51
MRC d'Arthabaska
Section
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Les activités de
production végétale
La MRC d'Arthabaska est
première au Centre-du-Québec
en production de fourrages et
de canneberges (MAPAQ, 2020).
Sur le territoire de la
MRC d'Arthabaska,
les superficies
totales en cultures
ont augmenté de
13 % par rapport à
2016. Les productions
dominantes en
champs sont le
fourrage, pour
approximativement
47 % des superficies
cultivées et 44 %
pour la culture de
céréales et oléa-
gineux (MAPAQ,
2023).
PRODUCTIONS
VÉGÉTALES
2016
2023
2016
2023
NOMBRE
D'EXPLOITATIONS
SUPERFICIE
(ha)
NOMBRE
D'EXPLOITATIONS
SUPERFICIE
(ha)
REVENUS
RÉPARTIS
Acériculture
229
7 987
260
10 022
9 617 334 $
15 339 663 $
Céréales
et oléagineux
243
26 296
288
31 586
16 748 453 $
43 725 744 $
Cultures
abritées
8
2
8
3
776 156 $
648 359 $
Fourrages
128
32 500
139
33 776
3 289 350 $
5 124 055 $
Fruits et
petits fruits
49
2 024
53
2 573
29 336 293 $
60 018 844 $
Horticulture
9
364
9
351
1 266 244 $
1 864 725 $
Légumes frais
14
88
23
80
574 414 $
856 748 $
Bois
ND
ND
124
30 817
ND
1 361 447 $
Total
579
71 225
647
112 508
61 608 244 $
128 969 586 $
Source : MAPAQ, 2024
Près de 40 % des entreprises participent à la filière de
l'érable (MAPAQ, 2024), de la production à la transformation.
Ces entreprises exploitent 1,9 million d'entailles pour
une production annuelle de 8,6 millions de livres. Elles
représentent le tiers des entreprises acéricoles du
Centre-du-Québec (Groupe Ageco, 2024).
On retrouve entre six et neuf producteurs de légumes frais
par zone géographique et 20 % des cultures abritées de
la région, soit huit entreprises sur 40 (MAPAQ, 2020-2023).
ND = Non disponible
53
MRC d'Arthabaska
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Les dynamiques
forestières
Axé sur l'équilibre des milieux
et la qualité de vie, le règlement
sur l'abattage d'arbres de la
MRC d'Arthabaska prescrit un
couvert forestier minimal de 40 %
de la superficie de chacune des
municipalités de son territoire
(MRC, 2021).
Les activités de coupe et de transformation du bois,
de même que les travaux d'aménagement de la forêt,
contribuent largement au développement
économique régional.
Les dix entreprises de production de bois du territoire
génèrent des revenus annuels relativement importants,
soit près du tiers des revenus provenant de cette
production pour le Centre-du-Québec (MRC, 2021).
32 % du volume de bois de l'industrie forestière de la
région provient de la MRC d'Arthabaska (AFBF, 2022).
Avec ses 627 boisés et plantations forestières (MAPAQ, 2024), 5,8 % des emplois de la
MRC d'Arthabaska sont liés au secteur forestier (MELCCFP, 2019). La MRC comprend
une grande proportion des forêts privées productives du Centre-du-Québec, soit 51,2 %
(MRCA, 2020). En forêt privée, les travaux forestiers sont essentiellement des coupes
partielles ou des travaux précommerciaux. Ces activités s'effectuent avec un prélèvement
de moins de 40 % du couvert et un reboisement subséquent (MRC, 2021).
D'une façon générale, la forêt de la MRC d'Arthabaska est jeune, mais diversifiée. On
constate tout de même la présence de 17 % de milieux boisés considérés comme des
écosystèmes forestiers matures. Principalement composés de feuillus, ces écosystèmes
constituent des habitats essentiels pour le maintien de la biodiversité (MRC, 2021).
PDZA
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
52
PDZA
54
55
MRC d'Arthabaska
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Les activités de
transformation et
de valorisation
La MRC d'Arthabaska est première au Centre-du-
Québec en transformation alimentaire (MAPAQ,
2020). Les secteurs de la transformation du papier
et des aliments emploient respectivement 1 462 et
1 121 employés sur le territoire (MRC, 2021).
Près de 10 % des entreprises agricoles de la région font
de la transformation. Parmi celles-ci, 70 % d'entre elles
relèvent de la production acéricole (MAPAQ, 2023), 5 %
en découpe et transformation de viandes, volailles et
poissons (pâté, charcuterie, etc.) et 5 % en fabrication
de boissons alcoolisées.
Une étude menée dans le cadre des actions du PDZA de 2016 (Destination Entreprise,
anciennement connue sous le nom de CDEVR, 2022) a révélé différents besoins des
entrepreneurs pour leurs activités de transformation alimentaire, soit (en ordre de priorité) :
Location d'espace en chambre froide
Location d'espace de cuisine de préparation générale
Service de transport de marchandises
Banque de main-d'œuvre en transformation
Location d'espace de cuisine C1
Accès à des services d'accompagnement technique (chef pour
création de recettes, nutritionniste, expert en emballage, etc.)
En ce même sens, le projet Coop Agri-Énergie Warwick, né en 2019 de la collaboration
entre la Coop Carbone et 12 exploitations agricoles locales, illustre également la force
des modèles coopératifs dans une vision d'agriculture durable. Ce modèle novateur
de coopérative est dédié à la transformation des résidus agricoles et des matières
organiques des entreprises agroalimentaires de la région en biométhane, un gaz
naturel renouvelable.
Les produits bioforestiers, déjà intégrés dans de nombreux produits de notre quotidien
(dentifrice, produits d'hygiène, crème glacée, fromage râpé, vernis à ongles, gomme à
mâcher, etc.), semblent notamment prometteurs pour remplacer une partie du bitume
sur les routes, le carburant pour les moteurs et le graphite des batteries (MRNF, 2023).
La reconnaissance des besoins communs et la synergie
créée entre les entrepreneurs dans le cadre de cette
étude ont grandement contribué à la création du
Plant B - Pôle alimentaire d'économie circulaire en
2023. Le pôle est un modèle unique et innovant qui rallie
la valorisation des résidus alimentaires, le glanage,
l'insertion socioprofessionnelle et la sécurité alimentaire.
PDZA
56
57
MRC d'Arthabaska
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Les produits
locaux dans
nos assiettes
Avec ses 30 % d'entreprises agricoles pratiquant la
vente directe, la MRC d'Arthabaska est la première de
la région en circuits courts (MAPAQ, 2020). La moitié
de ces entreprises sont situées dans le contrefort
appalachien. Les circuits courts reposent ainsi en
grande partie sur la transformation acéricole
(MAPAQ, 2024).
Différentes initiatives locales, territoriales et régionales ont permis aux produits locaux
de faire leur chemin jusqu'à nos assiettes :
- Mise en place de marchés publics saisonniers, dont les Rendez-vous gourmands,
le Petit marché de Ham-Nord et le Marché nomade. Cependant, leur nature par-
fois éphémère et leur dépendance aux bénévoles les rendent difficiles à recenser
de façon précise.
- Augmentation de l'offre des produits locaux dans les épiceries spécialisées comme
Mon Marché, La Manne et avec l'établissement de marchés de village tels le Marché
Gourmand du Coin à Warwick, le Marché Lebert à Saint-Norbert-d'Arthabaska et
le Magasin général à Sainte-Élizabeth-de-Warwick.
- Démarche régionale Notre Centre-du-Québec, goûtez-y! afin de structurer et
faire rayonner l'offre auprès des grandes bannières, des CPE et des distributeurs
alimentaires locaux (Lampron et Alimentation du Lac).
- Stratégie territoriale d'approvisionnement institutionnel, etc.
En plus de ces initiatives, quelques restaurateurs et microbrasseries mettent en avant
les produits locaux dans leurs menus. Cependant, ces efforts restent relativement
modestes. Il y a somme toute très peu d'explorations gastronomiques du terroir. Cela
ouvre un grand potentiel de visibilité et de rayonnement, tant dans les commerces
que dans les événements organisés sur le territoire.
MISE EN
MARCHÉ DE PROXIMITÉ
Le contrefort
appalachien
Le piémont
Les plaines
Total
Arthabaska
Autocueillette exploitation
8
6
4
18
Kiosque à la ferme
49
35
22
106
Kiosque hors ferme
7
12
C
C
Produit vendu marché public
10
13
4
27
Agriculture soutenue par la communauté
(panier de légumes, de viandes, etc.)
5
4
C
C
Site Internet transactionnel
7
8
10
25
Autres ventes directes au consommateur
68
46
34
148
Total
124
80
56
260
Source : MAPAQ, 2024
C = Confidentiel
PDZA
58
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
L'étude menée sur les paysages du contrefort appalachien
fait un lien très fort entre le potentiel panoramique de
la région et les activités agricoles (Destination Entreprise,
anciennement connue sous le nom de CDEVR, 2020) :
« L'agriculture vivante combinée à la variété du
relief constitue ainsi la condition sine qua non de
l'expérience panoramique. Les activités agricoles
façonnent le paysage rural; ce paysage productif
constitué de prairies, de champs et d'érablières
épouse et dévoile les variations topographiques. »
La beauté de
nos milieux
ruraux
PDZA
60
61
MRC d'Arthabaska
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Agrotourisme et
tourisme gourmand
Créée en 2000, l'édition 2024 de la Balade Gourmande
a attiré 36 900 visiteurs, pour des recettes de 2,1 M$,
soit 78 500 $ dépensés à l'heure
(Bilan Balade Gourmande, 2024).
Avec 19 des 57 entreprises qui proposent des activités agrotouristiques (MAPAQ, 2020)
et gourmandes au Centre-du-Québec, la MRC d'Arthabaska est classée première de
la région en agrotourisme (MAPAQ, 2020).
Au Québec, pour 43 % des visiteurs, l'agrotourisme est la motivation principale de leur
destination et près de la moitié de ces visiteurs sont d'origine locale, soit à moins de
40 km des sites visités, et ce, en majorité pendant la saison estivale (AATGQ, 2022).
L'agrotourisme et le tourisme gourmand participent à environ 40 % du chiffre d'affaires
des producteurs agricoles qui pratiquent de ces activités au Québec, mais ils représentent
environ 35 % de leurs dépenses en opération, principalement en salaires.
En plus d'avoir un impact positif sur l'aménagement du territoire et sur la qualité
des paysages, ces activités contribuent grandement à la valorisation du secteur
bioalimentaire et nourrissent le sentiment d'appartenance de la population et
l'identité culinaire des territoires (AATGQ, 2023).
Depuis 2021, le secteur tourisme de Destination Entreprise propose des micro-aventures,
une découverte du territoire par des expériences immersives dans nos entreprises et
notre paysage. Près de la moitié des entreprises qui proposent ces activités sont agricoles.
En effet, la diversité des paysages, les productions de qualité et les savoir-faire du
territoire sont des éléments distinctifs de la MRC d'Arthabaska, tout comme son caractère
authentique, collaboratif, innovant et passionné (Consultations PDZA, février 2024).
PDZA
62
63
MRC d'Arthabaska
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
« Les productrices, les producteurs et la relève sont
les principaux maîtres d'œuvre du plus important
projet de société qui soit, c'est-à-dire nourrir
durablement les Québécoises et les Québécois. Depuis
des générations, ils cultivent la terre et habitent le
territoire, contribuant au dynamisme économique,
social et culturel du Québec. »
Les entrepreneurs agricoles du territoire ont en moyenne
52 ans et 37 % d'entre eux sont âgés de plus de 60 ans
(MAPAQ, 2024). Ainsi, dans 27 % des entreprises agricoles
du territoire, le plus jeune actionnaire est âgé de 60 ans
et plus (MAPAQ, 2020).
Le métier d'agriculteur est particulier. Travailler avec
le vivant, l'imprévisibilité, les aléas météorologiques,
technologiques et mécaniques exige de la polyvalence,
de l'ingéniosité, de la patience, un sens de l'observation
et une passion immense. De plus, la proximité étroite
entre la vie personnelle et la vie professionnelle est un
aspect social qui peut rapidement se transformer en enjeu, notamment quand les exigences légales et administratives,
l'insécurité financière, la stigmatisation du métier de producteur agricole et les récriminations faites à l'égard des
activités agricoles affectent le bien-être des producteurs (Consultations PDZA 2023-2024). Au Centre-du-Québec, le
secteur laitier est particulièrement touché par ces pressions, représentant 53 % des nouvelles demandes de soutien
psychologique (ACFA, 2022).
Pour atténuer ces charges mentales et s'assurer d'une meilleure qualité de vie, les modèles de fermes coopératives
ont augmenté de 75 % en quatre ans dans la province, pour 93 % d'entre elles en production maraîchère (CRAAQ,
2022). L'étude conduite par le CRAAQ constate toutefois un manque d'information à l'intention des aspirants à un
mode collectif d'établissement tel que : stratégies comptables, fiscales et d'accès à la terre, financement, intégration
des nouveaux membres, gouvernance, planification de la retraite, admissibilité aux programmes pour les coopératives
et leurs membres, assurances, etc.
Martin Caron,
président général
de l'UPA, 2024
Les entrepreneurs
En juin 2024, 1 443 membres affiliés aux 844
entreprises de production agricole de la MRC d'Ar-
thabaska étaient enregistrés au MAPAQ, soit 979
hommes et 397 femmes œuvrant quotidiennement
au cœur de la production de nos
ressources (MAPAQ, 2024).
PDZA
64
MRC d'Arthabaska
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
La relève
La main-d'œuvre
13 % des jeunes entrepreneurs agricoles du Québec se trouvent dans
la région du Centre-du-Québec. 79 % de cette relève régionale est issue
d'une famille d'agriculteurs et celle-ci occupe principalement le secteur
laitier (FRAQ, 2021).
L'industrie laitière est le plus important employeur agricole au Québec.
En 2022, les travailleurs étrangers temporaires représentaient 17 % de
l'ensemble de la main-d'œuvre agricole au Canada et 22 % de celle du
Québec (CCRHA, 2024).
Face au prix élevé des terres et aux difficultés de transfert
d'entreprises non apparentées, de nouvelles avenues
sont explorées, telles que les modèles locatifs. Dans
la MRC d'Arthabaska, deux tiers des opportunités de
maillage entre cédants et jeunes agriculteurs se font
sous forme de location (MAPAQ, 2020).
La relève agricole exprime des préoccupations spéci-
fiques en matière d'agroenvironnement, d'accès aux
terres, de financement et de transfert d'entreprises.
Elle s'intéresse également aux questions de mise en
marché, transformation, traçabilité, éducation, emploi
et santé (FRAQ, 2021). Ces enjeux reflètent une volonté
d'adaptation et d'innovation face aux défis contempo-
rains du secteur agricole.
Cette relève est davantage féminine et plus jeune. Elle
est également mieux formée, avec 64 % des jeunes
agriculteurs spécialisés en agriculture. Comparativement
aux autres régions du Canada, ces jeunes consacrent
plus d'heures à leur entreprise agricole et recourent
de plus en plus à un emploi extérieur à la ferme pour
compléter leurs revenus (MAPAQ, 2021).
Lors de leur établissement, 72 % des jeunes agriculteurs
régionaux ont contracté un emprunt auprès d'une
institution financière. Cependant, ils sont propor-
tionnellement moins nombreux à avoir bénéficié
d'une aide financière du MAPAQ, des Centres locaux
de développement (CLD) ou des Sociétés d'aide au
développement des collectivités (SADC) par rapport à
l'ensemble de la province (FRAQ, 2021).
Bien que 796 entreprises reposent principalement sur
leurs ressources familiales, 251 font appel à des travailleurs
québécois externes et 61 à des employés hors région
(MAPAQ, 2023). En 2023, plus de 400 postes ont été assurés
par des travailleurs étrangers temporaires (EIMT, 2023).
À l'échelle provinciale, la situation devient critique. En
2022, le Québec a enregistré plus de 28 200 emplois
agricoles non pourvus durant la haute saison, générant
une perte économique estimée à 3,5 milliards de dollars.
Plus d'un tiers des employeurs agricoles n'ont pu recruter
le personnel nécessaire (CCRHA, 2024).
Les raisons de cette pénurie sont multifactorielles :
conditions de travail physiquement exigeantes,
rémunération peu attractive, saisonnalité des emplois,
isolement géographique et préjugés persistants sur les
métiers agricoles (CCRHA, 2024). Ces éléments rendent
particulièrement difficiles le recrutement et la rétention
de personnel qualifié.
L'Institut national d'agriculture biologique (INAB) et
le Service de la formation continue du Cégep de
Victoriaville ainsi que le Collectif en formation agricole
du Centre-du-Québec offrent en ce sens une variété
de programmes qui contribuent au développement
des compétences et à la professionnalisation du
secteur agricole.
13%
D
E
S
J
E
U
N
E
S
E
N
T
R
E
P
R
E
N
E
U
R
S
D
U
Q
U
É
B
E
C
65
Les intervenants
Des ressources prêtes à collaborer!
Deux facteurs aggravent ces défis (Consultations PDZA,
2023-2024) : la compartimentation des expertises et le
roulement de personnel. La spécialisation des domaines
de compétence crée des silos qui limitent les échanges
interdisciplinaires, tandis que le fort taux de renouvellement
des effectifs dans les organismes accentue les difficultés
liées au transfert de connaissances.
L'agriculture, l'agroalimentaire et la foresterie forment
un écosystème riche et varié, intégrant de nombreux
acteurs et champs d'expertise. Cette diversité, bien qu'elle
soit une source de richesse, pose des défis importants en
matière de communication et d'efficacité opérationnelle.
La nature complexe de l'écosystème ajoute en quelque
sorte des obstacles au développement des projets.
La multiplicité des organisations et des intervenants
rend en effet difficile l'obtention d'informations souvent
essentielles et alourdit ainsi les démarches pour tous
les acteurs impliqués (Consultations PDZA, 2023-2024).
67
PDZA
66
Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles
MRC d'Arthabaska
Écosystème agroéconomique
La passion qui unit les professionnels des secteurs agricole, agroalimentaire et forestier est présente et constitue un
levier important pour le changement (Bilan PDZA, 2016-2023). On observe une mobilisation accrue et un développement
de la concertation à travers les différents acteurs. Les parties prenantes prennent en effet conscience de l'importance
d'une approche collaborative pour surmonter les défis communs (Consultations PDZA, 2023-2024).
69
MRC d'Arthabaska
Évolution et perspectives
OK, le soleil est haut, ça fait du bien. Le vent
vient atténuer ses douces léchées. L'herbe
brille, bien hydratée par la rosée. Malgré les
quelques bruits de voiture qui ponctuent mes
pas, le chant des insectes règne, accompagné
du bruissement des feuilles. La terre est
pleine de mystère, je reste prudente quand
je marche, par peur de brusquer ou d'écraser
une délicate chose que je n'aurais pas vue.
Plus je m'éloigne seule, plus je me sens
apaisée, bercée par une nature qui depuis
la nuit des temps nous porte et nous offre
tout. La terre en friche est inégale, à chaque
fois que j'avance, mon équilibre est troublé
par un trou, une motte d'herbe, de vieilles
brindilles. Parmi les nombreuses plantes de
ce terrain, je viens d'en apercevoir une qui
m'intrigue. Elle est seule, juste une tige et
plusieurs feuilles recroquevillées sur elles-
mêmes, à la façon d'une cage thoracique.
Pourtant quand je la prends dans mes mains,
elle est épaisse et rigide, assez forte pour
résister aux intempéries.
Un papillon vole libre parmi les fleurs jaunes, il contraste de son
brun froid qui recouvre ses ailes. Une petite partie d'ombre me révèle
la nature autrement, l'herbe est davantage mouillée et une toile
d'araignée est installée sur l'herbe à l'instar d'un délicat nuage
terrestre. Je sors de ma tranquillité quelques instants, je croise un
ami, il m'invite à prendre une pomme dans un arbre. Alors comme
une enfant je m'élance, tends le bras et cueille la pomme. Elle est
acide, mais maintenant que je l'ai cueillie, je vais la finir. En regardant
au loin, j'aperçois les petits monts, ils sont couverts d'arbres et de
champs, seule une petite maison blanche se dresse à travers. L'air
est frais et ça sent légèrement les fleurs, mais aussi la terre mouillée.
Désormais, je m'aventure dans un petit boisé traversé par un cours
d'eau, celui-ci nous laisse entendre sa douce danse sur les galets qui
l'habitent. La visite touche à sa fin, je regarde encore cet espace et
j'imagine pouvoir en faire un grand champ de fleurs, ou les abeilles,
les bourdons, les papillons et tous les autres pourront y faire leurs
vies. Quelques hamacs et des tables pour que les gens puissent venir
se reposer et s'inspirer de la nature. Replanter sur cette terre afin de
lui donner une nouvelle vie plus colorée.
Ilona MARINO, travail présenté à M. Daniel MONTEMBEAULT,
Environnement et développement durable et présenté à la table
ronde du Centre d'Art Jacques et Michel Auger dans le cadre de
l'exposition Friches, 2023
PDZA
68
Évolution et perspectives
Évolution et
perspectives
4.
PDZA
70
71
MRC d'Arthabaska
Évolution et perspectives
Évolution et perspectives
Les pratiques agricoles
Selon une étude de l'Institut de recherche et de développement en
agroenvironnement (IRDA) publiée en 2023, la dégradation des
propriétés physiques des sols cultivés et la diminution de la qualité
de leur matière organique sont particulièrement fréquentes dans la
plaine de Montréal et le Centre-du-Québec.
Les cultures annuelles intensives, généralement liées
à l'utilisation de la machinerie lourde et d'intrants de
synthèse, ont effectivement contribué à la compaction
et à la dégradation des sols, au déboisement, à l'érosion
et à la sédimentation, conduisant à l'altération des
cours d'eau et des pertes fauniques.
Aux premières lignes de ces bouleversements, nos
producteurs sont activement engagés dans l'adoption
de pratiques culturales et d'aménagements agroenvi-
ronnementaux novateurs. Grâce à ces efforts, ils contri-
buent à réduire efficacement l'empreinte écologique
des activités agricoles. Parmi ces aménagements, on
trouve notamment les cultures intercalaires, les bandes
riveraines élargies, les haies brise-vent, les prés et îlots
fleuris et les étangs. En plus de contribuer à la qualité
des sols, ces aménagements jouent un rôle crucial dans
le renforcement de la biodiversité et la lutte contre les
ravageurs et l'amélioration de la résilience de nos milieux.
De plus, ils apportent une hétérogénéité paysagère
essentielle au bon fonctionnement des écosystèmes.
Les producteurs font preuve d'une réelle volonté d'agir en faveur de
l'environnement, mais ils se trouvent souvent freinés par des obstacles
financiers et techniques. Pour relever ce défi complexe, il faut mobili-
ser un large éventail d'expertises afin de mettre au point des solutions
à la fois efficaces et pérennes, et assurer un accompagnement adapté
(Consultations PDZA, 2023-2024).
ADAPTATION DES PRATIQUES AGRICOLES DANS LA MRC D'ARTHABASKA
Implantation de cultures de couverture pour conserver, construire et nourrir la
structure et la qualité des sols
8 818 hectares
Aménagement de mileux agroenvironnementaux réduisant l'impact des activités
agricoles et favorisant la biodiversité
8,4 hectares
Adaptation d'équipements ou infrastructures pour une meilleure
gestion des intrants/extrants (eau, pesticides, engrais, résidus végétaux, etc.)
150 initiatives
Source : Prime-Vert, Bilan 2018-2023
PDZA
72
73
MRC d'Arthabaska
Évolution et perspectives
Évolution et perspectives
Les pratiques forestières
Nos forêts abritent une biodiversité remarquable, comprenant plus de
200 espèces d'oiseaux, 60 espèces de mammifères, près de 40 espèces
d'amphibiens et de reptiles, ainsi que 100 espèces de poissons. Elles
sont également le refuge de plusieurs milliers d'espèces d'insectes
(MRC, 2021).
Depuis 1995, les activités forestières dans la province
sont encadrées par les Plans d'aménagement forestier
(PAF), établis grâce au Programme d'aide à la mise en
valeur des forêts privées. Actuellement, les deux agences
forestières locales réfléchissent à l'amélioration de ces
plans pour mieux conserver les éléments sensibles des
propriétés boisées. Cette initiative s'inspire des projets
pilotes lancés en 2021 dans les régions de la Montérégie
et de Lanaudière.
Bien que l'agroforesterie soit
encore émergente au Québec,
elle offre de belles perspectives.
Cette approche innovante pourrait
connaître un essor significatif sur
notre territoire en misant sur la
sensibilisation, l'accompagnement
et le soutien des producteurs et
la mise en valeur des nombreux
bénéfices des arbres en milieu
agricole (CRAAQ, 2017).
Les dernières décennies ont vu une évolution notable
des pratiques sylvicoles, notamment avec l'introduction
des abatteuses multifonctionnelles. Ces machines ont
gagné en fiabilité, précision, agilité et polyvalence dans
la coupe, ainsi qu'en puissance pour l'ébranchage et en
capacité à produire des données via GPS. Depuis 2010,
leur utilisation s'est généralisée sur notre territoire,
réduisant ainsi l'impact des travaux forestiers sur les
sols et les écosystèmes (MRC, 2024).
Source :
MRC, 2021
Grandes
fonctions
écologiques
des milieux
boisés
SÉQUESTRATION
DE CARBONE
CAPTAGE DES
ÉLÉMENTS
NUTRITIFS ET DES
POLLUANTS
RÉTENTION
DES EAUX
SOUTIEN À LA
BIODIVERSITÉ
PDZA
74
75
MRC d'Arthabaska
Évolution et perspectives
Évolution et perspectives
D'ici 2050...
Les conditions météorologiques
jouent un rôle crucial dans l'agri-
culture, influençant directement
les méthodes de culture adoptées
par les producteurs. Par consé-
quent, l'intégralité de la chaîne
agroalimentaire est vulnérable
aux changements climatiques.
Sur la planète, les neuf dernières années (2015-2023)
ont été les plus chaudes, jamais enregistrées, depuis
plus de 150 ans de relevés et d'analyses scientifiques de
la température mondiale. Et 2023 bat tous les records,
dont celui des niveaux de concentration des principaux
gaz à effet de serre atmosphériques (Rapport sur l'état
du climat, National Oceanic and Atmospheric Adminis-
tration, 2023).
Imprévisibles, variables et violents, les impacts des
changements climatiques sur les cultures sont difficiles
à prévoir. Il faut être prêt à tout, trop d'eau, manque
d'eau, canicule, gel tardif, gel hâtif, feux de forêt, etc.
Il faut également être vigilant à l'arrivée de nouvelles
maladies, ravageurs ou espèces envahissantes et à
la diminution de la productivité de certaines cultures
emblématiques de notre région comme celle du sirop
d'érable, dont on estime une diminution de 15 % d'ici
2050 (MRC, 2021).
Les impacts se feront également sentir sur l'ensemble
du système alimentaire affectant les prix, la qualité,
l'accessibilité et la disponibilité des produits ainsi que le
bien-être des travailleurs et des animaux.
Sources : MAPAQ (2024),
Ouranos (2024),
D'ici 2050, au
Centre-du-
Québec, on
prévoit...
Des hivers plus
chauds, plus courts,
avec moins de neige
et plus de pluie
Une augmentation
de la température
annuelle moyenne de
8°c et 26 jours par an
avec des températures
supérieures à 30°c
Des saisons de
croissance plus
longues de 22 jours
au printemps et de 11
jours à l'automne
Plus d'épisodes
de précipitations
intenses, de grêle
et de sécheresse
estivale
Nouvelles maladies et nouveaux ravageurs
Variabilité de la quantité et qualité des cultures
Impacts sur les cultures pérennes et espèces indigènes
Nouvelles opportunités de culture
Gestion de l'eau (trop d'eau/manque d'eau)
Adaptation des bâtiments d'élevage
Diminution des couvertures en assurances récolte
Risque pour la santé des travailleurs
Hausse des coûts de production
Variabilité de la disponibilité et du prix
des aliments
Impacts sur les apports nutritionnels et
les modes de préparation des aliments
Hausse de l'insécurité alimentaire et des ménages
affectés
Risque accru pour la santé et la sécurité des populations
Variabilité dans la disponibilité, la qualité et le coût des matières
premières
Vulnérabilité des infrastructures aux aléas climatiques
Difficulté de maintien de la chaîne de froid
Risque accru de contamination et détérioration
des produits
Difficulté d'accès à l'eau potable
Risque pour la santé des travailleurs
Perturbations de la chaîne
d'approvisionnement et des modes
de transport
Vulnérabilité des infrastructures aux aléas
climatiques
Difficulté de maintien de la chaîne de froid
Risque accru de contamination dans les installations
d'entreposage
Impacts
des changements
climatiques sur
le système
alimentaire
P
r
o
d
u
c
t
i
o
n
T
r
a
n
s
f
o
r
m
a
t
i
o
n
D
i
s
t
r
i
b
u
t
i
o
n
C
o
n
s
o
m
m
a
t
i
o
n
Source :
Agriclimat, 2021
PDZA
76
77
MRC d'Arthabaska
Évolution et perspectives
Évolution et perspectives
Une grande partie des milieux
humides, des zones inondables et
du couvert forestier se trouve en
zone agricole. La protection des
milieux écosystémiques est ain-
si étroitement liée aux activités
agricoles (MRC, 2021).
Cependant, un déboisement excessif des bandes riveraines, notamment lié à l'établissement historique des collectivités le long des cours d'eau, a
entraîné le couvert végétal en dessous du seuil écologique viable de 30 % dans certains secteurs de la MRC (CRECQ, 2020). Pour remédier à ce type
de situation, la réglementation provinciale impose désormais une bande de protection minimale de cinq mètres le long des cours d'eau en milieu
agricole d'ici 2027.
La biodiversité joue un rôle clé dans la résilience de nos écosystèmes face aux changements climatiques. Les inventaires forestiers et les prévisions
hydrométriques soulignent l'importance d'une plus grande diversité pour maintenir un paysage forestier résilient dans un contexte climatique incertain
(AFBF, 2021). L'hétérogénéité des aménagements, tant dans leur composition que dans leur configuration spatiale, favorise une biodiversité efficace.
Ainsi, l'implication des secteurs municipaux, résidentiels, industriels et commerciaux est tout aussi cruciale pour préserver la qualité de nos ressources
naturelles et la continuité des espaces verts assurant la qualité de nos milieux de vie.
Ces milieux naturels, comprenant les milieux humides,
hydriques et forestiers, jouent un rôle crucial dans la
préservation de la qualité de nos écosystèmes et de
notre cadre de vie. En tant qu'infrastructures vertes, ils
fournissent des services écologiques essentiels, parti-
culièrement importants dans le contexte de l'adaptation
aux changements climatiques et aux aléas météorolo-
giques. Ces milieux sont indispensables à la santé des
communautés, assurant un approvisionnement en eau
de qualité et offrant une protection naturelle contre les
inondations et les sécheresses prolongées.
La diversité
écologique
Services
écologiques
essentiels
RECHARGE
DE LA NAPPE
PHRÉATIQUE
FILTRE CONTRE
LA POLLUTION
CAPTAGE
D'ÉLÉMENTS
NUTRITIFS
SUPPORT EN
CONSERVATION
DE LA
BIODIVERSITÉ
ÉCRAN
SOLAIRE ET
BRISE-VENT
NATUREL
SÉQUESTRATION
DE CARBONE
QUALITÉ DES
PAYSAGES
RÉTENTION DES
SÉDIMENTS
RÉGULATION
DES NIVEAUX DE
L'EAU
Source :
MRC, 2021
Source :
CNC, EPR,
Corridors
écologiques
Québec, 2024
PDZA
78
79
MRC d'Arthabaska
Évolution et perspectives
Évolution et perspectives
Prairies, friches, champs, érablières, amas de
pierres, murets, silos et granges façonnent et
rythment nos paysages (MRC, 2021). Nos modes
de production influencent non seulement l'amé-
nagement du territoire, mais aussi notre manière
de l'habiter et notre identité.
Sol et
climat
Histoire
humaine
Productions
agricoles
Pressions
externes
Topographie et
hydrographie
Culture et
gastronomie
Politiques
gouvernementales
La concentration et l'uniformisation des bâtiments agricoles, dictées par des exigences
d'efficacité et de conformité souvent associées à des politiques gouvernementales, ont
entraîné la disparition de certaines structures traditionnelles. Cela a réduit les habitats
pour diverses espèces qui ont évolué à leurs côtés (MRC, 2021) ainsi que le caractère
culturel qui distinguait nos villages et nos paysages.
Les consultations ont démontré qu'il existe une forte volonté parmi les citoyens et les
producteurs de se réapproprier ce patrimoine. Ils souhaitent mettre en avant la qualité
du terroir, les savoir-faire locaux et l'identité rurale de notre territoire (Consultations
PDZA, 2023-2024).
La Loi sur le patrimoine culturel du Québec souligne l'importance de préserver cet
héritage, non seulement pour sauvegarder des structures caractéristiques, mais aussi
pour propulser notre histoire vers l'avenir et enrichir nos communautés rurales.
Cependant, la conservation du patrimoine bâti en milieu rural est un défi en raison
des coûts élevés de réhabilitation, des difficultés à pérenniser les activités ou encore,
de trouver de nouvelles utilisations pour ces bâtiments historiques. Les contraintes
réglementaires en zone agricole s'ajoutent à ces difficultés.
Un héritage
en évolution
Paysages ruraux,
quelques facteurs
déterminants
Inspiré de :
Agriculture et
paysage, 2014
PDZA
81
MRC d'Arthabaska
Section
Évolution et perspectives
Au Québec, la superficie de terres agricoles cultivées
ne représente que 2 % du territoire. Cette ressource,
limitée et non renouvelable, est cruciale pour
l'autonomie et la sécurité alimentaire de nos popu-
lations, particulièrement face aux défis posés par
les changements climatiques (UPA, 2024).
Nos modes de vie actuels exigent une quantité considérable d'énergie pour répondre
à nos besoins quotidiens, que ce soit pour nous chauffer, nous nourrir, nous déplacer
ou produire des biens de consommation. Cette demande en énergie est intimement liée
à nos choix de société, qui reposent sur un modèle de développement et de croissance
économiques énergivores.
Cependant, face aux défis environnementaux, une transition énergétique s'impose,
visant à passer progressivement des énergies fossiles à des sources moins émettrices
de carbone. Cette transition implique non seulement un changement dans nos sources
d'énergie, mais aussi dans nos comportements.
Toutefois, ces sources énergétiques alternatives ciblent particulièrement les milieux
agricoles. Les avis sur l'implantation d'éoliennes sur le territoire de la MRC d'Arthabaska
sont très partagés et ont créé une polarisation au sein de la collectivité. Certains voient
en elles une opportunité de développement plus durable et de retombées économiques
importantes pour notre territoire, tandis que d'autres s'inquiètent des conséquences
sur le paysage et la faune locale (Consultations projet éolien, 2024).
Ainsi, la transition énergétique nous invite à repenser notre relation à l'énergie et au
territoire, en cherchant un équilibre entre notre développement, nos besoins, notre
confort et la préservation de nos ressources.
Les enjeux de
la transition
énergétique
80
MRC d'Arthabaska
PDZA
82
83
Évolution et perspectives
Évolution et perspectives
De nouvelles technologies ont fait leur apparition dans le secteur agricole ces dernières
décennies permettant une plus grande précision du travail, tout en réduisant l'impact
environnemental des activités de production. (MAPAQ, 2023).
L'adoption de technologies avancées, telles que les drones et les systèmes de gestion
automatisée, permet en effet une surveillance plus précise des cultures et des sols.
Ces technologies facilitent la gestion des ressources, réduisent les coûts et augmentent
les rendements (MAPAQ, 2023).
La robotique joue un rôle croissant en agriculture. Tout en répondant à la pénurie de
main-d'œuvre, les robots agricoles peuvent effectuer des tâches répétitives telles que
l'entretien des bâtiments, la plantation, la récolte et le désherbage avec une précision
et une efficacité accrue. L'IA (intelligence artificielle), quant à elle, aide l'analyse et la
collecte des données afin d'optimiser les pratiques agricoles, prédire les rendements
et gérer les risques climatiques.
Ces nouvelles dynamiques en milieu agricole au Québec sont prometteuses, mais
s'accompagnent également de défis importants. L'augmentation de la collecte de
données entraîne en effet des questionnements sur la gestion et l'éthique à l'égard
de ces informations. Les producteurs doivent désormais naviguer dans des questions
complexes concernant la propriété des données, la confidentialité et la sécurité de
leur entreprise. Ils se sentent peu informés par rapport à l'utilisation éthique de ces
données (Consultations PDZA, 2023-2024).
INDUSTRIE
ENTREPRISES
SYSTÈMES CONNECTÉS ET
AGRICULTURE DE PRÉCISION
AUTOMATISATION
ET ROBOTISATION
NOUVEAUX SYSTÈMES
AGRICOLES ET
ENVIRONNEMENT CONTRÔLÉ
ALIMENTS ÉMERGENTS
ÉNERGIES PROPRES
ET AUTRES
BIOPRODUITS ET
BIOTECHNOLOGIES
Source: Zone Agtech, 2022
Source :
Stat Canada, 2021
220
58
11
55
18
28+
50
Les technologies
de pointe :
prouesses et défis
Utilisation des
technologies de
pointe en agriculture
au Québec
L'écosystème de
l'industrie « agtech »
au Québec
1/5
1/3
1/4
des fermes laitières
utilisent entièrement des
trayeuses automatisées
des producteurs de
grains et oléagineux
utilisent un système de
direction par guidage
automatisé
des producteurs
maraîchers utilisent un
système de direction par
guidage automatisé
soit deux
fois plus en
cinq ans
84
85
MRC d'Arthabaska
Section
La MRC d'Arthabaska, comme l'ensemble de la province, connaît une évolution signi-
ficative des pratiques agricoles et forestières. Les producteurs locaux sont activement
engagés dans l'adoption de méthodes culturales novatrices et d'aménagements
agroenvironnementaux. Ces efforts contribuent non seulement à améliorer la san-
té des sols, mais aussi à renforcer la biodiversité et la résilience des écosystèmes de
notre territoire et la qualité de nos ressources et de nos milieux de vie.
Notre territoire détient un réel potentiel qu'il convient de cultiver en renforçant notre
soutien collectif face aux défis climatiques et leurs impacts potentiels sur l'agriculture.
Reconnaître le savoir-faire de nos agriculteurs et leur apporter un appui social sont
des aspects cruciaux. Cette approche doit s'accompagner d'une cohérence territoriale
et d'une évolution de nos habitudes pour trouver un équilibre durable entre déve-
loppement et préservation de notre environnement, un équilibre ancré dans notre
histoire, nos valeurs et nos aspirations.
Notre agriculture a évolué au rythme des collectivités
et a dessiné les contours de nos paysages. Elle est l'un
des secteurs économiques parmi les plus complexes.
Il est celui sur lequel repose quotidiennement la santé
de nos familles et de nos écosystèmes.
L'entreprise agricole doit composer avec des paramètres
naturels, culturels et économiques échappant pour la
plupart au contrôle du producteur. Les changements
climatiques amplifient cette complexité, nécessitant
une expertise variée pour s'y adapter.
Les semences
d'un changement
PDZA
Évolution et perspectives
PDZA
86
87
MRC d'Arthabaska
Section
Section
86
Bilan terrain
PDZA
Elisabeth Cardin et Michel Lambert, L'érable et la perdrix
87
MRC d'Arthabaska
Bilan terrain
Retrouvons l'élan de la cause
commune et la sagesse de
l'inclusion.
Retrouvons les savoirs qui nous
maintiennent en équilibre.
Retrouvons la fierté de notre
identité culinaire.
Devenons les alliés bienveillants
de notre territoire nourricier.
5.
Bilan
terrain
PDZA
88
Bilan terrain
De l'eau potable, des sols vivants, une biodiversité florissante
et des communautés vibrantes; ces éléments sont les piliers
essentiels à la pérennité des entreprises
agricoles et au bien-être de nos producteurs.
L'agriculture de notre territoire doit ainsi
s'enraciner dans une vision durable, où
la santé des écosystèmes et la vitalité des
communautés rurales sont indissociables.
Ce document en témoigne, le secteur agricole de la MRC d'Arthabaska
se distingue par son dynamisme. Avec ses 844 entreprises agroalimen-
taires, l'agriculture est au coeur du développement de notre territoire
et de notre identité.
Malgré ce portrait somme toute positif, les consultations menées
dans le cadre de la révision du PDZA ont mis en lumière plusieurs défis
auxquels le secteur est confronté. Ces enjeux, qui dépassent bien
souvent le cadre strict des activités agricoles, menacent l'équilibre
fragile des entreprises locales et donc, de notre système alimentaire.
Ces problématiques ne sont pas uniques à la MRC d'Arthabaska. Elles
reflètent des tendances observées à l'échelle provinciale, nationale et
même mondiale. Elles mettent en évidence les limites et les inégalités
inhérentes aux modèles économiques actuels, ainsi que les impacts
de nos modes de vie.
En définitive, ces enjeux soulèvent de grandes questions sur un avenir
durable pour l'agriculture et pour la résilience de nos milieux de vie,
appelant à un travail collaboratif qui croise les expertises et favorise des
approches innovantes pour relever ces défis complexes et interconnectés.
Les enjeux
Reconnaissance
et valorisation
du patrimoine
agricole
Viabilité et équilibre
dans les entreprises
Durabilité et
résilience
environnementales
Dynamisme et
attractivité
du territoire
Optimisation,
mutualisation et
innovation
Viabilité et équilibre dans les entreprises
Durabilité et résilience environnementales
Reconnaissance et valorisation du patrimoine
agricole
Optimisation, mutualisation et innovation
Sensibilisation, collaboration et partenariat
Coordination stratégique
Dynamisme et attractivité du territoire
Sensibilisation,
collaboration et
partenariat
C
O
O
R
D
I
N
A
T
I
O
N
S
T
R
A
T
É
G
I
Q
U
E
1
1
4
7
2
5
3
6
5
7
3
6
2
4
Simplification du parcours entrepreneurial par
la collaboration
Viabilité économique
Démarrage de nouvelles entreprises agricoles et la relève
Bien-être et qualité de vie
Renforcement des capacités en promotion des produits
agricoles
Adaptation et soutien aux modèles alternatifs
Accès à la terre et à l'entreprise
Renouvellement et soutien générationnels
Accompagnement et soutien à la transition
agroenvironnementale
Préservation des ressources naturelles, notamment l'eau
Mise en valeur de la biodiversité et des écosystèmes
agricoles
Compréhension de l'évolution des conditions climatiques
et leurs impacts sur les cultures
Développement de cultures et de pratiques résilientes
Accroissement de la compréhension du rôle des milieux
naturels
Sensibilisation à la diversité des services agricoles aux
collectivités
Mise en valeur des savoirs, des savoir-faire et des pro-
duits locaux
Reconnaissance du caractère rural de notre identité
territoriale et de son patrimoine
Préservation des bâtiments agricoles historiques et des
paysages ruraux
Contribution à l'attractivité touristique de la région
Valorisation du métier d'agriculteur auprès du grand
public
Stratégie d'approvisionnement local
Optimisation des ressources
Recherche, transfert et innovation
Mutualisation des équipements et des infrastructures
Développement de synergies intersectorielles pour
réduire les impacts et créer de la valeur ajoutée
Développement de produits à valeur ajoutée
Identification de créneaux porteurs et de marchés de niche
Création de circuits courts de distribution
Optimisation de l'utilisation du territoire agricole
Soutien à l'innovation à travers la mise en commun des
expertises et des ressources
Éducation des élus et décideurs sur les enjeux agricoles
Compétences des acteurs en matière de partenariat et
de collaboration intersectorielle
Promotion d'une responsabilité collective envers
l'agriculture et les milieux naturels
Réseautage et partage d'expérience entre les différents
secteurs
Diffuser efficacement des opportunités territoriales
Accès aux paysages et milieux naturels, tout en respectant
les activités agricoles
Développement solidaire du territoire
Représentativité des enjeux agricoles
Cohérence et concertation
Vision partagée du développement
Veille stratégique et approche multisectorielle
Mécanisme d'évaluation et amélioration continue
Implication des producteurs dans les processus
réglementaires et décisionnels
Mise en place des mécanismes de partage des connaissances sur les problématiques
communes
Communication transparente et régulière des actions du PDZA
Approche multidisciplinaire des enjeux
Formation et rétention de la main-d'œuvre qualifiée
Amélioration des conditions de travail dans le secteur
Dynamisme et attractivité territoriale
Accès à des services, des logements et de la mobilité
Préservation et valorisation des terres agricoles
Diversification et pérennité des activités agricoles
Cohabitation harmonieuse des usagers
Mise en place d'une stratégie de marketing territorial
Étalement urbain et pression foncière sur les terres
agricoles
MRC d'Arthabaska
Bilan terrain
PDZA
90
91
MRC d'Arthabaska
Bilan terrain
Bilan terrain
« Ce n'est pas le genre d'enri-
chissement que les producteurs
souhaitent. Ce qu'ils veulent,
c'est un revenu chaque année. Que
nos terres prennent de la valeur
quand c'est pour céder à nos
enfants, ça nous rapporte rien! »
La flambée persistante de la valeur des terres et l'exigence d'une croissance continue
de la productivité, souvent liée à des investissements considérables, érigent des obstacles
conséquents au renouvellement générationnel du secteur agricole.
Les longues heures de travail, la pression financière et administrative, ainsi que les
aléas climatiques peuvent avoir un impact significatif sur le bien-être de la relève, des
producteurs et de leurs familles. Il est crucial de trouver un équilibre entre la rentabilité
des entreprises et le maintien d'une qualité de vie satisfaisante pour ceux qui nourrissent
la population, et ce, même au moment de la retraite professionnelle.
L'équilibre entre accessibilité des aliments et rémunération équitable des producteurs
est également au cœur de ces enjeux. Cela implique d'éduquer les consommateurs
sur les réalités économiques de la production alimentaire et de repenser la répartition
de la valeur tout au long de la chaîne d'approvisionnement.
En fin de compte, la viabilité, la durabilité et la transférabilité de notre agriculture
dépendront de notre capacité collective à valoriser justement le travail des producteurs,
à repenser les modèles d'affaires, à encourager l'innovation et à mettre en place des
mécanismes de soutien adaptés aux réalités du terrain.
la viabilité, la durabilité
et la transférabilité
de l'agriculture
Au coeur des enjeux :
Jean-Luc Leclair, 2015
(à l'époque président de l'UPA
du Centre-du-Québec).
PDZA
92
Bilan terrain
Bilan terrain
En termes juridiques, la prescription est un mécanisme
qui peut vous faire gagner ou perdre un droit par
simple écoulement du temps. Pour éviter de perdre
un droit, il est donc très important d'agir avant qu'il
ne soit trop tard (Éducaloi, 2024).
Les consultations ont apporté une prescription claire : il ne faut pas attendre que les
problématiques deviennent criantes pour intervenir et se prémunir de leurs impacts.
Face aux différents enjeux identifiés, un consensus émerge : à terme, le statu quo
compromet autant le bien-être des producteurs, l'équilibre financier et la transférabilité
des entreprises, l'attractivité et le dynamisme des territoires, que la résilience des
écosystèmes naturels et la qualité de nos ressources. Ainsi, afin d'assurer le dévelop-
pement durable de notre agriculture, un changement est souhaité. Mais ce changement
doit s'effectuer par et pour la collectivité, et ce, dans une approche cohérente du territoire.
Ainsi, chaque acteur - producteurs, institutions, citoyens - a un rôle crucial à jouer dans
cette transition, en pensant le changement comme une opportunité de développement,
plutôt qu'une contrainte.
Repenser les modèles
économiques et les mécanismes
d'accès au territoire de façon
plus équilibrée, respectueuse
et durable
Atténuer la pression sur les
entreprises et les producteurs
agricoles
Renforcer l'identité rurale et
gourmande de notre territoire
Favoriser l'engagement
collectif de différents acteurs
de l'écosystème agricole
Appuyer le développement
du territoire sur les dynamiques,
les opportunités et les aspira-
tions locales
Favoriser la connaissance et
la reconnaissance du rôle de
l'agriculture dans la collectivité
Trouver des mécanismes pour
simplifier, alléger et adapter
les processus
Se doter d'une gestion
concertée, éclairée et
proactive du territoire
Soutenir et outiller les
producteurs dans la protection
des ressources et l'adaptation/
lutte aux changements
climatiques
l'équilibre, la cohérence
et la concertation
Des aspirations partagées :
Semer le
changement
Par et pour
la collectivité
Dans une
approche cohérente
du territoire
V
i
a
b
i
l
i
t
é
e
t
c
o
h
é
r
e
n
c
e
V
i
v
a
b
i
l
i
t
é
e
t
a
d
a
p
t
a
b
i
l
i
t
é
É
q
u
i
t
é
e
t
t
r
a
n
s
f
é
r
a
b
i
l
i
t
é
R
e
s
p
o
n
s
a
b
i
l
i
t
é
e
n
v
i
r
o
n
n
e
m
e
n
t
a
l
e
R
e
s
p
o
n
s
a
b
i
l
i
t
é
s
o
c
i
a
l
e
R
e
s
p
o
n
s
a
b
i
l
i
t
é
é
c
o
n
o
m
i
q
u
e
Pour un développement
territorial durable
93
MRC d'Arthabaska
95
MRC d'Arthabaska
PDZA
94
Bilan terrain
Bilan terrain
Les métiers de la terre, caractérisés par leur adaptabilité face aux aléas saisonniers et aux imprévus, recèlent des qua-
lités intrinsèques inestimables. Ces compétences, alliées à un réseau dynamique d'acteurs sensibles et mobilisés,
rassemblent les ingrédients essentiels pour surmonter les défis et accueillir les aspirations du territoire (synthèse de
l'information recueillie dans le cadre des consultations du PDZA, 2023-2024).
Les conflits, l'inflation, les habitudes de consommation,
les fluctuations des marchés et des normes sociales et
environnementales internationales peuvent perturber
la chaîne d'approvisionnement alimentaire de notre
territoire et affecter l'ensemble de ses acteurs.
En encourageant l'achat de produits locaux et en sou-
tenant des pratiques agricoles équitables et durables,
nous pouvons créer un territoire où chaque individu a
accès à une alimentation saine et nutritive.
Les produits locaux ne sont pas seulement des ingrédients
dans nos assiettes, mais bien les ambassadeurs de
notre terroir et de notre culture, de notre territoire et
des gens qui l'habitent. En mettant leur qualité et leur
diversité « en avant », nous célébrons la richesse de nos
sols, de nos paysages et de nos savoir-faire agricoles.
Promouvoir le terroir va au-delà des produits eux-mêmes.
Cela implique également de mettre en lumière les lieux où
ils sont cultivés, les marchés locaux où ils sont vendus, ainsi que
les activités qui gravitent autour de cette production. En éduquant
et informant les consommateurs sur la provenance des aliments, les techniques de
production, de transformation et de conservation, nous renforçons leur lien avec le sol
et les saisons qui le portent.
En favorisant une production locale et diversifiée, en adaptant l'offre aux besoins
locaux et en travaillant en complémentarité, nous réduisons notre empreinte, nous
évitons le gaspillage, nous stabilisons notre système et notre autonomie alimentaire,
et ce, tout en favorisant la santé humaine et celle de nos milieux.
Enfin, reconnaître l'importance des produits locaux est un acte de solidarité envers
ceux qui travaillent la terre et nourrissent nos communautés, mais également envers
les générations à venir.
Au-delà de la notion de propriété, les terres
agricoles incarnent la continuité des savoir-
faire, la préservation du patrimoine rural et
des milieux naturels.
Autrefois limitées à de modestes parcelles familiales, l'utilisation,
la taille et la valeur des terres se sont grandement transformées en
quelques décennies, favorisant l'émergence de nouveaux modèles
d'entreprises, de modes d'établissement et de pratiques culturales.
Cette nouvelle dynamique rurale ne se fait pas sans défi : explosion
du prix des terres, spéculation foncière, superficie des lots souvent
inadéquate aux besoins, néoruraux et problématiques de cohabitation,
accès difficile à du transport, des services ou même des logements
de proximité...
Pour s'ajuster à la transition, des mouvements locatifs, fiduciaires,
alternatifs, coopératifs et mutualisés émergent. Ceux-ci reflètent les
nouvelles aspirations liées à la production agricole et à l'utilisation des
sols. Par leur esprit collaboratif, ces mouvements tendent à amenuiser
l'ensemble des défis du secteur agricole en favorisant l'accès à la terre
pour la relève, en encourageant la diversification alimentaire et en
réduisant l'empreinte écologique.
Il s'agit bien souvent de projets novateurs qui ouvrent de nouvelles
perspectives et valorisent de nouveaux espaces. Ces initiatives habitent
ce territoire. Elles le dynamisent, le cultivent et le façonnent. Elles
s'enracinent dans le territoire et ses communautés.
En somme, la transmission des terres et le transfert d'entreprises agricoles
sont un acte de responsabilité envers les générations futures, un lien
entre passé et avenir, ainsi qu'un pilier essentiel pour la vitalité des
communautés rurales et la viabilité de leur système alimentaire.
Dans notre vaste province du Québec, nous
vivons bien souvent le paradoxe des grandeurs.
Tout autour, paraissent immuables nos forêts à
perte de vue, nos milliers de lacs et de rivières,
les terres nourricières qui ponctuent les paysages, une qualité de vie
qui contraste avec la rigueur de nos saisons et leurs défis.
Mais ces équilibres sont pourtant fragiles.
Dans une perspective de durabilité environnementale et dans le but
d'assurer le bien-être des communautés, nous devons mieux appré-
hender les impacts des activités humaines sur nos écosystèmes. Il est
primordial de préserver et de valoriser l'ensemble de nos ressources,
qu'elles soient naturelles, paysagères ou culturelles. Il est nécessaire
également de reconnaître le rôle essentiel de la ressource et du travail
agricole, ainsi que la valeur humaine qui s'y rattache.
Rapprocher les individus des espaces naturels et agricoles en mettant
de l'avant la richesse de nos écosystèmes, la beauté et la diversité de
nos milieux et de nos collectivités, est un premier pas vers le respect et
la protection de notre territoire certes, mais également de son carac-
tère nourricier.
Le reboisement des corridors écologiques, la préservation des bandes
riveraines, l'aménagement de haies brise-vent, ainsi que la gestion
collective de nos grands enjeux sont autant d'efforts qui contribueront
à un avenir plus durable et résilient. Par une approche globale, une gestion
éclairée et proactive des milieux naturels, forestiers, agricoles et hydriques,
nous aurons les outils essentiels à la réalisation de ce mandat.
Avec une vision commune et la souplesse de s'adapter en cours de
route, nous pouvons alléger la pression exercée par le modèle actuel
sur l'environnement, mais également alléger la pression sur ceux qui
en prennent soin.
Enraciner l'agriculture dans
le territoire et la communauté
Travailler le local
pour le local
Habiter le
territoire
Prendre soin
des ressources
PDZA
96
97
MRC d'Arthabaska
À travers les consultations, nous avons appris l'importance d'écouter le secteur forestier,
où les répercussions de chaque geste peuvent prendre plusieurs décennies avant de
se faire ressentir. Il est possible de planter un arbre en une journée, mais la création
d'une forêt et de ses interrelations complexes nécessite une approche empreinte de
patience, de temps et d'espoir. Car finalement, à travers nos choix et nos valeurs, il s'agit
de l'héritage que nous défendons pour les générations futures.
Pour que nos solutions soient réellement durables, elles doivent être élaborées de
manière éclairée, respectueuse et collaborative.
Cultiver le
long terme
Assurer un développement cohérent et durable
des projets et du milieu agricole par une bonne
connaissance, reconnaissance et affirmation de
son territoire, ses ressources et ses potentiels.
Favoriser la proximité, la communication et l'ou-
verture entre les différents acteurs du système
alimentaire territorial par l'accessibilité, l'agilité
et l'innovation sociale.
Se doter de services, de mécanismes et modèles
entrepreneuriaux permettant d'outiller les pro-
ducteurs, les milieux et les collectivités pour une
transition prospère, durable et résiliente.
Comprendre et valoriser
le terroir
Adapter
les cultures
Récolter le
changement
99
MRC d'Arthabaska
PDZA
98
Bilan terrain
Bilan terrain
Les consultations menées et les portraits dressés dans ce document mettent en
lumière la complexité et l'omniprésence des enjeux agricoles dans notre quotidien.
Cette réalité souligne l'importance de développer un « réflexe agricole » collectif, en
impliquant directement les producteurs et en mobilisant les diverses expertises de
notre territoire. En effet, les producteurs, de par leur sens aigu de l'observation, leur
capacité d'adaptation et leur passion immense, sont de véritables alliés pour faire
face aux défis actuels.
Pour assurer la résilience de notre système alimentaire, il est crucial d'adopter une
approche collaborative, empreinte de bienveillance et d'empathie, guidée par une
vision commune.
Il s'agit ainsi de reconnaître à sa juste valeur l'importance
de l'agriculture et de ses savoir-faire, et de célébrer cette
richesse collective. L'innovation conjointe est essentielle
pour minimiser notre impact environnemental et garantir
des milieux de vie de qualité. Il convient de considérer
la valeur globale des projets agricoles, qu'elle soit
économique, environnementale, culturelle ou sociale.
L'ÉCOSYSTÈME AGRICOLE DURABLE ET DYNAMIQUE
Cet écosystème dynamique repose sur l'engagement
collectif des producteurs, transformateurs, distributeurs
et citoyens, dans des pratiques responsables adaptées
aux spécificités régionales. Il conjugue la préservation et
la valorisation des ressources naturelles et de la biodiversité.
Il assure la viabilité et l'accessibilité aux activités agricoles,
créant ainsi une chaîne de valeur durable et équitable.
LES FONDEMENTS DE LA COLLABORATION
Une synergie inclusive : Cette idée englobe l'ouverture,
la construction collective et la complémentarité entre
tous les acteurs de l'écosystème agricole. Elle souligne
l'importance de l'interaction harmonieuse entre diffé-
rents secteurs, générations et compétences, créant un
environnement propice à l'innovation et à la résolution
collective des défis.
Un engagement collectif : Ce concept met en lumière
la participation active et la responsabilité partagée de
l'ensemble de la communauté. Il implique un fort enga-
gement des producteurs, consommateurs, institutions
locales et autres parties prenantes dans la cocréation et
la gestion durable de l'écosystème agricole, renforçant
ainsi le tissu social et économique du territoire.
Un héritage évolutif : Cette notion combine l'idée de
transmission et de partage avec celle d'innovation continue.
Elle souligne l'importance de préserver et de transmettre
le patrimoine agricole, tout en l'adaptant aux défis contem-
porains, créant ainsi un pont entre tradition et innovation
pour un développement agricole durable et résilient.
LES BÉNÉFICES COMMUNS SONT LES SUIVANTS :
Un essor économique local et durable : Cette stratégie
favorise une croissance économique inclusive et innovante,
ancrée dans le territoire et bénéficiant directement à ses
habitants. Elle encourage ainsi des initiatives entrepreneu-
riales inspirantes favorisant l'optimisation des ressources
et stimulant la création de valeur locale, des valeurs à la
fois économiques, sociales, culturelles et environnementales.
L'amélioration de la qualité de vie : Cette approche
contribue à optimiser l'accessibilité et la qualité nutri-
tionnelle de l'alimentation locale, assurer la qualité et
l'attractivité de nos milieux, favoriser la santé et le bien-
être général des résidents.
Le renforcement de la résilience climatique : En adoptant
cette démarche, la communauté se dote de réflexes
collaboratifs, d'outils et de ressources pour mieux faire face
aux enjeux environnementaux actuels et futurs, assurant
ainsi sa pérennité et son adaptation aux changements
climatiques.
L'INNOVATION SOUS TROIS ANGLES
Dans cet écosystème, l'innovation se manifeste à la
fois au niveau :
Technique : Intégration, adaptation et développement
de technologies adaptées.
Sociale : Structures collaboratives et de gouvernance
participative.
Entrepreneuriale : Outils et leviers pour favoriser l'adaptation
des modèles d'affaires et des modes d'établissement agricole.
LE PATRIMOINE AGRICOLE
Le patrimoine agricole englobe l'ensemble des éléments
culturels, naturels et historiques liés à l'agriculture, incluant :
Savoirs et savoir-faire : L'ensemble des techniques et
des traditions transmises et adaptées de génération en
génération.
Paysages : Les espaces façonnés par les pratiques agricoles.
Ressources naturelles : Les milieux naturels, la biodiversité
et les écosystèmes cultivés.
Produits du terroir : Les spécialités gastronomiques et
les spécificités locales.
Patrimoine bâti ou tangible : Les structures, les bâtiments,
les équipements et les outils agricoles.
Identité rurale : L'histoire du développement du territoire,
les valeurs et les modes de vie de nos communautés.
Une vision pour
notre milieu agricole
La vision
Cultiver un écosystème agricole durable
et dynamique, où l'innovation, la colla-
boration et la valorisation du patrimoine
agricole génèrent des synergies et des
opportunités bénéfiques pour l'ensemble
de la communauté.
Un écosystème fécond
où chaque graine semée
porte la promesse d'un
territoire épanouissant
et prospère.
1
4
5
2
3
101
MRC d'Arthabaska
PDZA
100
Bilan terrain
Bilan terrain
Ouvrir le chemin :
cinq grandes orientations
et leurs objectifs
Une gouvernance
flexible et proactive
O
B
J
E
C
T
I
F
S
Ces orientations serviront de fondement aux actions à
mettre en œuvre sur notre territoire, répondant ainsi à
différents objectifs aptes à répondre aux défis actuels
et à créer un environnement propice à la réalisation des
aspirations du milieu agricole.
1
2
3
4
5
Une
gouvernance
flexible et
proactive
Une
communauté
innovante et
résiliente
Une identité
rurale et
gourmande
Une
dynamique
agrocirculaire
et solidaire
Un parcours
entrepreneurial
soutenu
1
1.1
1.5
1.3
1.7
1.2
1.6
1.4
1.8
Maintenir les ressources pour la coordination du PDZA et le soutien aux
entreprises agricoles.
Sensibiliser les élus et représentants municipaux aux réalités agricoles et
aux outils de planification disponibles.
Maintenir une structure permanente pour orienter et prioriser les actions,
tout en impliquant les acteurs agricoles.
Promouvoir la sensibilisation au bien commun et à la responsabilité
collective pour alléger la pression sur les entreprises.
Établir des mécanismes de gouvernance et de communication clairs pour
assurer l'efficacité des interventions agricoles.
Mettre en place une équipe multidisciplinaire pour aborder les enjeux
environnementaux et transmettre les savoirs.
Créer un outil de suivi des actions du PDZA pour une communication
efficace sur le secteur agricole.
Accompagner et outiller les municipalités dans leurs projets de
développement agricole.
PDZA
102
103
MRC d'Arthabaska
Bilan terrain
Bilan terrain
Une identité rurale
et gourmande
Une communauté
innovante et résiliente
O
B
J
E
C
T
I
F
S
O
B
J
E
C
T
I
F
S
3
2
3.1
2.1
3.5
2.5
3.3
2.3
3.7
2.7
3.2
2.2
3.6
2.6
3.4
2.4
3.8
2.8
Mettre en œuvre des initiatives collectives qui valorisent le caractère rural
et gastronomique de notre territoire.
Encourager des pratiques agricoles et forestières qui renforcent la qualité
et la résilience des milieux naturels par une approche intégrée.
Soutenir et fournir des outils pour la mise en marché des produits du
terroir, en alimentant les dynamiques territoriales.
Caractériser le territoire et les ressources pour optimiser leur utilisation et
prioriser les interventions.
Promouvoir et sensibiliser les collectivités à la diversité des services offerts
par l'agriculture.
Soutenir l'établissement et l'entretien d'aménagements agroenvironne-
mentaux pour assurer leur efficacité.
Établir des mécanismes d'accessibilité et de sensibilisation pour mettre
en valeur les paysages et les milieux naturels.
Évaluer les stratégies de compensation et de gestion du carbone pour
une gestion bénéfique aux producteurs.
Établir des outils et mécanismes pour favoriser une cohabitation
harmonieuse et dynamiser nos milieux de vie.
Mettre en place un accompagnement pour l'aménagement de bandes
riveraines adaptées aux besoins locaux dans les zones agricoles.
Caractériser le patrimoine agricole bâti et définir des stratégies
de protection et de valorisation selon les priorités identifiées.
Améliorer la compréhension des rôles des milieux humides, hydriques et
forestiers sur la qualité environnementale.
Renforcer les compétences des entreprises et municipalités dans
la promotion des produits et savoir-faire agricoles.
Analyser des mécanismes de rétribution pour les services écologiques
afin de promouvoir des pratiques environnementales positives.
Faciliter la reconnaissance et l'accessibilité des produits locaux, ainsi que
des savoir-faire du terroir.
Adopter une approche collective proactive avec une veille stratégique
pour faire face aux défis climatiques.
PDZA
104
105
MRC d'Arthabaska
Bilan terrain
Bilan terrain
Un parcours
entrepreneurial soutenu
Une dynamique
agrocirculaire et solidaire
O
B
J
E
C
T
I
F
S
O
B
J
E
C
T
I
F
S
5
4
5.1
4.1
5.5
4.5
5.3
4.3
5.7
4.7
5.2
4.2
5.6
4.6
5.4
4.4
5.8
4.8
Renforcer les collaborations entre acteurs économiques pour optimiser le
référencement et simplifier le parcours entrepreneurial.
Outiller les modèles collectifs d'accès à la terre, aux ressources et aux
activités agricoles.
Caractériser, analyser et optimiser les opportunités liées au logement et
au transport en milieu rural.
Encourager la mutualisation d'espaces, de services et de ressources pour
répondre efficacement aux besoins du milieu.
Documenter et expérimenter des modèles d'établissement et de transfert
agricole en fonction des besoins des milieux.
Établir un parcours d'accompagnement mobilisant les ressources locales
pour favoriser et réduire les risques liés à l'innovation.
Mettre en œuvre des dispositifs permettant une écoute proactive et
régulière afin d'identifier et de traiter les enjeux du secteur agricole.
Développer un outil collaboratif pour cartographier les ressources et
favoriser les synergies territoriales.
Créer et diffuser des opportunités sur le territoire pour dynamiser
l'établissement, le transfert et le développement des entreprises.
Mettre en place des mécanismes de financement adaptés afin de soutenir
l'innovation dans le secteur agricole.
Promouvoir et soutenir la santé et le bien-être des entrepreneurs, ainsi
que de la main-d'œuvre en milieu agricole.
Organiser des activités favorisant les partenariats et la collaboration
entre entreprises et organismes du territoire.
Consolider le soutien aux entreprises et initiatives agricoles pour favoriser
leur croissance et leur pérennité.
Structurer l'offre agroalimentaire pour ouvrir de nouveaux marchés aux
entreprises locales, en améliorant leur compétitivité.
Rendre l'information et la réglementation relatives aux activités agricoles
accessibles et conviviales pour les acteurs concernés.
Collaborer avec le secteur agricole pour minimiser les impacts
environnementaux de ses activités, tout en générant de la valeur ajoutée.
106
107
MRC d'Arthabaska
Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action
C'est une invitation à prendre conscience des
impacts de nos choix. Parce que l'alimentation
est cette chose riche et nécessaire. Parce qu'elle
est le lien fondamental qui unit tout et tout
le monde. Parce qu'elle nous permet de définir
nos rapports aux
autres et notre
appartenance au
territoire.
Elisabeth Cardin, Le temps des récoltes
6.
Pour faire
fructifier notre
milieu agricole :
le plan d'action
PDZA
Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action
PDZA
108
109
Le Plan de développement de la zone agricole (PDZA)
s'articule autour de trois piliers fondamentaux, formant
une approche holistique pour une agriculture durable
et résiliente.
Premièrement, CONNAÎTRE LE TERRITOIRE est essentiel
pour en assurer la préservation et la mise en valeur
optimale, permettant une utilisation judicieuse des
ressources. Deuxièmement, ANIMER L'ÉCOSYSTÈME
AGRICOLE vise à créer un dialogue continu avec les acteurs
du secteur afin de mieux cerner leurs besoins et de leur
fournir les outils nécessaires à leur épanouissement.
Troisièmement, ADAPTER LES MODÈLES D'AFFAIRES est
crucial pour alléger la pression, tant sur les entreprises
que sur l'environnement, favorisant ainsi une agriculture
plus équilibrée et pérenne.
Ces trois axes s'articulent autour d'un élément central
et indispensable : la santé et le bien-être des producteurs.
En effet, il ne peut y avoir d'agriculture véritablement
durable sans des agriculteurs en bonne santé physique
et mentale. Cette approche intégrée vise donc à créer
un écosystème agricole robuste, adapté aux défis
contemporains, tout en plaçant l'humain au cœur de
ses préoccupations.
Réduire la pression
sur les entreprises et
les milieux
Échanger,
communiquer
et s'outiller
Connaître,
reconnaître et célébrer
nos ressources
Au cœur
de l'action
La santé et le bien-être au coeur de l'action
« Ce qui me tient le plus à cœur dans notre profession,
c'est la santé. La santé des sols, la santé des animaux,
mais surtout, la santé de tous les gens qui vivent de
la terre. Si on fait attention à nous, producteurs,
productrices, ça
nous aide à avoir
une agriculture
qui va traverser
les années. »
Jonathan Giguère,
Ferme Desbuttes Holstein,
Ham-Nord,
5e génération
MRC d'Arthabaska
Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action
Adaptation
des modèles
d'affaires
Préservation et
mise en valeur
du terroir et du
territoire
Animation de
l'écosystème
alimentaire
Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action
PDZA
110
111
Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action
Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action
Un plan de développement
de la zone agricole :
Neuf grandes actions
Pour lire le
plan d'action
L'espace de dialogue agricole
Le parcours intégré : innovation et entrepreneuriat
Le Conseil de développement agricole territorial
La pépinière d'initiatives agrocirculaires
Le PACTE : Le Programme d'Action Concertée pour
la Transition Écologique
L'espace de recherche appliquée
Nos racines rurales et gourmandes
Terres à portée : Étude et prototypage d'approches
novatrices pour l'établissement agricole
La campagne! De sensibilisation...
01
05
02
06
03
07
04
08
09
LÉGENDE
Budget
$ : Moins de 5 000 $
Court terme : 1-2 ans
$$ : 5 000 $ à 20 000 $
Moyen terme : 3-4 ans
$$$ : Plus de 20 000 $
Long terme : 5 ans et plus
S.O. : Sans objet
En continu
Terme
A
C
T
I
O
N
PAGE 1
PAGE 2
Titre de
l'action
Énoncé de
l'action
Résumé de
l'action
Principaux
objectifs
ciblés
Étapes de réalisation,
terme et budget
Principaux
livrables
Coordonnateur
principal de
l'action
MRC d'Arthabaska
113
PDZA
112
ACTION 1 :
ACTION 1
L'espace de
dialogue agricole
Afin d'assurer un suivi efficace du PDZA et faciliter la communication entre
tous les acteurs du secteur, un espace de dialogue permanent sera créé.
Celui-ci inclura une structure pour orienter et prioriser les actions, ainsi
qu'un outil de suivi pour rendre les informations agricoles transparentes et
accessibles.
Des mécanismes d'échanges seront également mis en place pour mieux
comprendre les enjeux du secteur et veiller à ce que l'information réglementaire
soit conviviale et facilement accessible à tous.
Maintenir les ressources pour la coordination
du PDZA et le soutien aux entreprises agricoles.
Maintenir une structure permanente pour
orienter et prioriser les actions, tout en
impliquant les acteurs agricoles.
Créer un outil de suivi des actions du PDZA
pour une communication efficace sur
le secteur agricole.
Mettre en œuvre des dispositifs permettant
une écoute proactive et régulière afin d'identifier
et de traiter les enjeux du secteur agricole.
Rendre l'information et la réglementation
relatives aux activités agricoles accessibles et
conviviales pour les acteurs concernés.
Créer un espace de dialogue perma-
nent pour assurer le suivi continu
du Plan de développement de la zone
agricole (PDZA), prioriser les actions
et faciliter la communication entre
les acteurs du milieu.
Principaux
objectifs ciblés
1.1
1.3
1.4
5.7
5.8
ÉTAPES DE RÉALISATION
PRINCIPAUX LIVRABLES
COORDONNATEUR PRINCIPAL
Mise en place d'un outil de veille des enjeux du
milieu agricole du territoire
Plateforme virtuelle d'échanges
Forum participatif de priorisation et bilan annuel
Ateliers de travail tournants dans les municipalités
Outil de suivi des actions du PDZA
Création d'un forum et bilan annuel participatif
Ajustements, ainsi que l'implication en continu des
acteurs locaux
Conception d'un tableau de bord en ligne pour per-
mettre le suivi en continu des actions du PDZA
Organisation de sessions de travail tournantes dans
les différentes municipalités
Définition et mise en place d'un canal de communi-
cation des nouvelles (leviers financiers, réglementa-
tions, opportunités, etc.) du secteur agricole
Structuration en continu du processus d'identifi-
cation collective des priorités émergentes
01
01.
02.
03.
04.
05
07
03
02
04
06
PARTENAIRES
Producteurs, Destination Entreprise,
MRC
Destination Entreprise, MRC, partenaires
Producteurs, ensemble des partenaires
Destination Entreprise, MRC,
firme informatique
Destination Entreprise, MRC, ADN
Producteurs, ensemble des partenaires
Producteurs, MRC
TERME
Court terme
Court terme
En continu
Court terme
Moyen terme
À définir
Court terme
BUDGET
$
$
S.O.
$$
$
À définir
S.O.
115
PDZA
114
ACTION 2 :
Le Conseil de
développement
agricole territorial
Pour renforcer une gouvernance et une coordination stratégique territoriale,
une structure multisectorielle sera mise en place intégrant activement les
producteurs agricoles. Cette structure encouragera un dialogue constructif
et une synergie d'actions, tout en permettant une veille stratégique sur les
enjeux du territoire. Grâce à un outil de suivi, la transparence des informations
et l'écoute en continu des défis du secteur seront assurées. Ensemble, nous
construirons une vision concertée et cohérente pour un développement
harmonieux et durable de l'agriculture et du territoire, aligné sur les aspirations
et les réalités locales.
Intégrer les perspectives du milieu
agricole dans le développement local
en instaurant une gouvernance
claire et inclusive et en pérennisant
l'engagement du territoire envers
celui-ci par la création d'un Conseil de
développement agricole territorial.
Établir des mécanismes de gouvernance et de
communication clairs pour assurer l'efficacité
des interventions agricoles.
Sensibiliser les élus et représentants
municipaux aux réalités agricoles et aux
outils de planification disponibles.
Accompagner et outiller les municipalités dans
leurs projets de développement agricole.
Caractériser le territoire et les ressources
pour optimiser leur utilisation et prioriser
les interventions.
Caractériser, analyser et optimiser
les opportunités liées au logement et
au transport en milieu rural.
Principaux
objectifs ciblés
1.2
1.5
1.8
2.5
5.5
ÉTAPES DE RÉALISATION
Accompagnement d'un organisme expert pour
identifier les enjeux de gouvernance, d'agilité et
de représentativité à adresser
Identification des processus à mettre en place en
vue de favoriser la meilleure utilisation du territoire
et ses ressources, et maintenir une veille stratégique
sur les enjeux du milieu
Établissement d'une stratégie, d'outils et
des canaux de communication (interne/externe)
Définition et développement d'un accompagnement
adapté auprès des municipalités
Définition de la structure, du mandat et
de la composition du Conseil
Caractérisation du territoire et ses ressources, et
établissement d'un état des lieux en fonction des
projets et des priorités locales
Définition des indicateurs d'avancement et
des mécanismes d'ajustement pour améliorer
l'efficacité du Conseil
Évaluation des critères d'attribution du fonds
agricole et ajustements continus en fonction des
priorités et des besoins du milieu
01
05
03
07
02
04
06
08
PARTENAIRES
Producteurs, MRC, ensemble
des partenaires
Conseil de développement agricole ter-
ritorial
Conseil de développement agricole
territorial
Conseil de développement agricole
territorial
Producteurs, MRC, ensemble
des partenaires
Conseil de développement agricole
territorial
Conseil de développement agricole
territorial
Conseil de développement agricole
territorial
TERME
Court terme
En continu
Court terme
Moyen terme
Court terme
En continu
En continu
En continu
BUDGET
$
À définir
À définir
À définir
À définir
À définir
S.O.
S.O.
PRINCIPAUX
LIVRABLES
COORDONNATEUR
PRINCIPAL
01. Bilan des enjeux de gouvernance
et de représentativité
03. Inventaires des ressources du
territoire et des milieux prioritaires
02. Structure et comité de coordina-
tion et de veille stratégique
04. Stratégies d'accompagnement
adaptées aux municipalités
ACTION 2 :
117
PDZA
116
ACTION 3 :
Le PACTE :
Le Programme d'Action
Concertée pour la Transition
Écologique
Ayant pour objectif d'outiller et d'accompagner les producteurs agricoles, Le
PACTE sera mis en fonction pour répondre aux défis environnementaux du
territoire. Ce programme proposera une structure multidisciplinaire pour
orienter et compenser les actions environnementales, ainsi que pour favoriser
le partage des connaissances. Il encouragera notamment l'aménagement
de bandes riveraines, d'espaces de biodiversité et de corridors écologiques
et aussi la mise en place d'outils de gestion des espèces envahissantes ou
nuisibles. Il assurera également le maintien d'initiatives agroenvironnementales,
en mettant en place des mécanismes d'entretien et de suivi de ces initiatives.
Enfin, Le PACTE visera à unir les efforts de l'ensemble du territoire pour
réduire la pression sur le milieu agricole et générer une valeur ajoutée durable.
Mettre en place une équipe multidisciplinaire
pour aborder les enjeux environnementaux et
transmettre les savoirs.
Encourager des pratiques agricoles et forestières
qui renforcent la qualité et la résilience des
milieux naturels par une approche intégrée.
Mettre en place un accompagnement pour
l'aménagement de bandes riveraines adaptées
aux besoins locaux dans les zones agricoles.
Soutenir l'établissement et l'entretien
d'aménagements agroenvironnementaux
pour assurer leur efficacité.
Adopter une approche collective proactive
avec une veille stratégique pour faire face aux
défis climatiques.
Élaborer un dispositif intégré
d'accompagnement vers des pratiques
agricoles résilientes et de compensation
pour les services écologiques, en plaçant
les producteurs au coeur du processus.
Principaux
objectifs ciblés
1.6
2.1
2.2
2.3
2.8
ÉTAPES DE RÉALISATION
Création d'un comité de pilotage multidisciplinaire
impliquant les producteurs
Établissement d'un diagnostic territorial et
environnemental (services prioritaires et pratiques
à encourager)
Conception du mécanisme de compensation
Développement d'outils de sensibilisation à la
responsabilité collective et de rayonnement des
initiatives
Analyse des ressources, pratiques actuelles et
opportunités d'amélioration
Développement d'indicateurs, de méthodes
d'évaluation et de reconnaissance
Mise en place d'un accompagnement technique
adapté
Déploiement et ajustements progressifs basés sur
les retours d'expérience
* À adapter en cours de réalisation en fonction des besoins
01
03
05
07
02
04
06
08
PARTENAIRES
Producteurs, MRC, Destination Entreprise,
UPA, OBV, CRECQ, Ferme Progrès, etc.
Comité* et partenaires
Comité* et partenaires
Comité* et partenaires
Comité*
Comité*
Comité* et partenaires
Comité*
TERME
Court terme
Moyen terme
Moyen terme
Moyen terme
En continu
En continu
En continu
En continu
BUDGET
S.O.
À définir
À définir
À définir
À définir
S.O.
À définir
S.O.
PRINCIPAUX
LIVRABLES
COORDONNATEUR
PRINCIPAL
01. Inventaires des ressources,
catalogues des pratiques et oppor-
tunités
03. Mécanismes de compensations
adaptés selon les besoins
02. Diagnostic territorial et
priorisation des actions
04. Processus d'accompagnement
et outils adaptés
ACTION 3 :
119
PDZA
118
ACTION 4 :
Nos racines rurales
et gourmandes
L'objectif de cette initiative est de renforcer notre identité territoriale en
mettant en valeur notre patrimoine agricole, nos compétences et l'activité
économique de nos entreprises afin de promouvoir une région dynamique
et attrayante. Pour y parvenir, des actions collectives seront mises en oeuvre,
mettant en avant le caractère rural et gastronomique de notre territoire. Ces
initiatives soutiendront les producteurs agricoles et les transformateurs dans
leur visibilité. Elles serviront également de levier pour la commercialisation
des produits locaux, tout en stimulant les dynamiques locales. Enfin, elles
viseront à accroître la reconnaissance et l'accessibilité des produits du terroir
et des savoir-faire associés, consolidant ainsi notre ancrage territorial.
Par des initiatives et la mise en
place d'outils, ancrer notre identité
territoriale dans la reconnaissance
de notre patrimoine agricole, de nos
savoir-faire et de la vitalité écono-
mique de nos entreprises, pour une
région attractive et dynamique.
Mettre en œuvre des initiatives collectives qui
valorisent le caractère rural et gastronomique
de notre territoire.
Promouvoir et sensibiliser les collectivités à la
diversité des services offerts par l'agriculture.
Soutenir et fournir des outils pour la mise en
marché des produits du terroir, en alimentant
les dynamiques territoriales.
Caractériser le patrimoine agricole bâti et
définir des stratégies de protection et de
valorisation selon les priorités identifiées.
Faciliter la reconnaissance et l'accessibilité
des produits locaux, ainsi que des savoir-faire
du terroir.
Principaux
objectifs ciblés
3.1
3.3
3.5
3.6
3.8
ÉTAPES DE RÉALISATION
PRINCIPAUX LIVRABLES
COORDONNATEUR PRINCIPAL
Mise en place d'un comité de pilotage du projet
Création d'une cartographie des lieux spécifiques,
des acteurs clés et des ressources disponibles
Accompagnement de firmes spécialisées pour
la mise en valeur et l'élaboration d'une stratégie
identitaire
Inventaire des principaux lieux emblématiques,
des acteurs et des ressources
Stratégies identitaires territoriales
Activités et outils de commercialisation
Mise en place d'ateliers participatifs de définition
collective des valeurs de cohabitation, de l'histoire
et des spécificités du territoire
Mise en place de projets de reconnaissance de
l'agriculture et de l'identité territoriale spécifique
Structuration d'événements fédérateurs et mise
en oeuvre d'outils promotionnels autour du terroir
et des spécificités du territoire
01
03
05
01.
02.
03.
02
04
06
PARTENAIRES
MRC, ADN, Destination Entreprise,
partenaires
Comité de pilotage
Comité de pilotage
Comitéde pilotage et partenaires
Comité de pilotage
Comité de pilotage et partenaires
TERME
Court terme
Court terme
Court-moyen
terme
Court terme
Court-moyen
terme
En continu
BUDGET
S.O.
S.O.
$$$
$$
À définir
À définir
ACTION 4 :
121
PDZA
120
ACTION 5 :
Le parcours
intégré :
innovation et entrepreneuriat
L'objectif de cette action est de créer un parcours intégré qui coordonnera
divers services adaptés pour soutenir l'innovation et l'entrepreneuriat dans
le secteur agricole. Cela inclura la mise en place de financements spécifiques
pour encourager les initiatives innovantes, ainsi que la définition d'un
accompagnement mobilisant les ressources locales afin de favoriser et
réduire les risques liés à l'innovation.
En nourrissant les collaborations entre acteurs du territoire, le processus
intégré visera l'amélioration du référencement et la simplification du
parcours entrepreneurial, tout en consolidant le soutien aux entreprises
et aux initiatives agricoles.
Renforcer les compétences des entreprises et
municipalités dans la promotion des produits
et savoir-faire agricoles.
Mettre en place des mécanismes de
financement adaptés afin de soutenir
l'innovation dans le secteur agricole.
Établir un parcours d'accompagnement
mobilisant les ressources locales pour favoriser
et réduire les risques liés à l'innovation.
Renforcer les collaborations entre acteurs
économiques pour optimiser le référencement
et simplifier le parcours entrepreneurial.
Consolider le soutien aux entreprises et
initiatives agricoles pour favoriser leur
croissance et leur pérennité.
Mettre en place un parcours intégré
qui regroupe et coordonne différents
services adaptés afin de soutenir
l'innovation et l'entrepreneuriat en
milieu agricole.
Principaux
objectifs ciblés
3.4
4.2
4.3
5.1
5.4
ÉTAPES DE RÉALISATION
Identification des expertises agricoles et analyse
des opportunités disponibles
Mise en place d'ateliers de cocréation avec les
parties prenantes pour structurer le parcours
Mise en place d'un prototype adapté et arrimage
aux ressources existantes
Lancement du programme et ajustement en continu
Cartographie de l'écosystème élargi
Parcours simplifié pour la mise en oeuvre
d'initiatives agroalimentaires
Outils entrepreneuriaux et leviers financiers adaptés
Analyse des besoins des producteurs et
des entrepreneurs en termes d'accès à
l'information et de soutien
Priorisation des actions et leviers financiers à
mettre en oeuvre selon leur impact potentiel sur
l'entrepreneuriat et l'innovation
Développement d'indicateurs et méthodes
d'évaluation du programme
01
03
05
07
01.
02.
03.
02
04
06
PARTENAIRES
Destination Entreprise et partenaires
Destination Entreprise, MAPAQ, FADQ,
UPA, L'ARTERRE, Réseau Agriconseils,
CCTT, Cité de l'innovation circulaire et
durable, etc.
Destination Entreprise et partenaires
identifié
Destination Entreprise et partenaires
identifiés
Destination Entreprise
Destination Entreprise et partenaires
identifiés
Destination Entreprise et partenaires
identifiés
TERME
Court terme
Court-moyen
terme
Court-moyen
terme
En continu
Court terme
Court-moyen
terme
Court-moyen
terme
BUDGET
S.O.
$
À définir
S.O.
$
À définir
S.O.
PRINCIPAUX
LIVRABLES
COORDONNATEUR
PRINCIPAL
ACTION 5 :
123
PDZA
122
ACTION 6 :
La pépinière
d'initiatives
agrocirculaires
Cet espace agrocirculaire rassemblera les producteurs et divers intervenants
pour stimuler la collaboration, renforcer les compétences des entreprises et
adapter les modèles d'affaires en soutien au milieu agricole. Il favorisera ainsi
le maillage et les partenariats, la mutualisation des ressources, l'accès aux
opportunités et les approches collectives de solutions locales adaptées. En
intégrant les principes de circularité, ces initiatives agricoles contribueront à
réduire la pression sur les entreprises et l'impact environnemental, tout en
optimisant l'efficacité des projets et en facilitant l'accès à de nouveaux débouchés.
Animer et outiller le milieu agricole
par la mise en place d'un espace
d'expertises multidisciplinaires et
de réseautage dédié aux initiatives
agrocirculaires, favorisant ainsi des
synergies locales propices à l'innovation.
Structurer l'offre agroalimentaire pour ouvrir
de nouveaux marchés aux entreprises locales,
en améliorant leur compétitivité.
Encourager la mutualisation d'espaces, de
services et de ressources pour répondre
efficacement aux besoins du milieu.
Organiser des activités favorisant
les partenariats et la collaboration entre
entreprises et organismes du territoire.
Développer un outil collaboratif pour
cartographier les ressources et favoriser l
es synergies territoriales.
Collaborer avec le secteur agricole pour
minimiser les impacts environnementaux de ses
activités, tout en générant de la valeur ajoutée.
Principaux
objectifs ciblés
4.4
4.5
4.6
4.7
4.8
ÉTAPES DE RÉALISATION
Création d'un comité de pilotage multidisciplinaire
(producteurs, chercheurs, intervenants)
Définition et création de l'espace agrocirculaire
Développement des outils et du calendrier
de formation
Mise en réseau et animation de l'espace collaboratif
et ajustements continus
Identification des parties prenantes
Identification et priorisation des compétences
à développer
Mise en place d'activités collaboratives
Détermination d'une méthode de diffusion des
opportunités en fonction des besoins
01
03
05
07
02
04
06
08
PARTENAIRES
Destination Entreprise, MRC, Cité de
l'innovation circulaire et durable, CCTT
Comité* et parties prenantes
Comité* et partenaires spécifiques
Comité*
Comité*
Comité* et parties prenantes
Comité*
Comité* et parties prenantes
TERME
Court terme
Court-moyen
terme
Court-moyen
terme
Court-moyen
terme
Court terme
Court-moyen
terme
Court-moyen
terme
Court-moyen
terme
BUDGET
S.O.
$$
$$
À définir
S.O.
$
À définir
À définir
PRINCIPAUX LIVRABLES
COORDONNATEUR PRINCIPAL
Plateforme agrocirculaire collaborative
Banques d'opportunités
Activités d'animation et de formation
Boîtes à outils
01.
02.
03.
04.
* À adapter en cours de réalisation en fonction des besoins
ACTION 6 :
125
PDZA
124
ACTION 7 :
L'espace de
recherche
appliquée
L'espace de recherche appliquée vise à cultiver l'innovation et la collaboration
pour une agriculture viable et accessible. En réunissant les producteurs,
chercheurs et décideurs locaux, il créera un cadre propice à la valorisation des
expertises régionales, notamment celles des producteurs. Cette synergie entre
recherche et action permettra de transformer les défis agricoles en opportunités
concrètes, adaptées aux besoins spécifiques du territoire.
L'objectif sera principalement d'alléger les pressions financières, sociales
et environnementales pesant sur le secteur agricole, tout en favorisant une
approche structurée et harmonieuse qui soutiendra la viabilité économique,
sociale et environnementale à long terme.
Accompagner et outiller les municipalités
dans leurs projets de développement agricole.
Analyser des mécanismes de rétribution pour
les services écologiques afin de promouvoir
des pratiques environnementales positives.
Évaluer les stratégies de compensation et
de gestion du carbone pour une gestion
bénéfique aux producteurs.
Établir des mécanismes d'accessibilité et
de sensibilisation pour mettre en valeur
les paysages et les milieux naturels.
Caractériser, analyser et optimiser
les opportunités liées au logement et
au transport en milieu rural.
Unir les expertises du territoire afin
de stimuler des approches agricoles
innovantes assurant la viabilité, la
durabilité et la capacité d'adaptation
du monde agricole face aux défis actuels
et à venir.
Principaux
objectifs ciblés
1.8
2.4
2.7
3.7
5.5
ÉTAPES DE RÉALISATION
Diagnostic des besoins prioritaires et des
ressources disponibles
Conception du cadre collaboratif et de ses outils
Validation, mise en route et pérennisation
de l'espace de recherche
Mobilisation des parties prenantes
Expérimentation et ajustement du cadre à partir
d'un projet spécifique prioritaire
Partage et diffusion des résultats des recherches
01
03
05
02
04
06
PARTENAIRES
Destination Entreprise, MRC, UPA, CCTT
Destination Entreprise et ensemble des
partenaires
Destination Entreprise et ensemble des
partenaires
Destination Entreprise, MRC, UPA, CCTT
Destination Entreprise et ensemble des
partenaires
Destination Entreprise et ensemble des
partenaires
TERME
En continu
Moyen terme
Long terme
Moyen terme
Long terme
En continu
BUDGET
S.O.
$
À définir
S.O.
$$
$
PRINCIPAUX LIVRABLES
COORDONNATEUR PRINCIPAL
Cadre collaboratif de recherche appliquée
Listes des parties prenantes intéressées
Plateforme d'échanges et d'exploration
Publication des résultats en continu
01.
02.
03.
04.
ACTION 7 :
127
PDZA
126
ACTION 8 :
Terres à portée :
Étude et prototypage
d'approches novatrices pour
l'établissement agricole
TERRES A PORTÉE est une initiative qui qui permettra d'explorer des solutions
innovantes pour l'établissement agricole, en se concentrant sur l'accès à la terre
et aux entreprises agricoles adaptées aux spécificités locales. Son objectif
principal sera de documenter et de promouvoir des modèles alternatifs d'accès
à la terre, tout en créant des opportunités économiques pour dynamiser le
développement local. Cette action inclura également l'expérimentation de
nouveaux modèles d'accès, répondant ainsi aux besoins spécifiques des
territoires et favorisant la durabilité des entreprises agricoles.
Accompagner et outiller les municipalités dans
leurs projets de développement agricole.
Outiller les modèles collectifs d'accès à la
terre, aux ressources et aux activités agricoles.
Développer un outil collaboratif pour
cartographier les ressources et favoriser
les synergies territoriales.
Créer et diffuser des opportunités sur
le territoire pour dynamiser l'établissement, le
transfert et le développement des entreprises.
Documenter et expérimenter des modèles
d'établissement et de transfert agricole en
fonction des besoins des milieux.
Analyser et façonner des modèles
innovants d'accès à la terre et à
l'entreprise agricole en tenant compte
des particularités territoriales.
Principaux
objectifs ciblés
1.8
4.1
4.7
5.2
5.3
ÉTAPES DE RÉALISATION
Documentation et analyse de modèles innovants
d'accès à la terre et à l'entreprise agricole au
Québec et à l'international
Entretien dans chacune des municipalités pour
comprendre leur réalité et leurs enjeux
Prototypage d'approches adaptées (3-5 projets
répondant à des réalités différentes)
Création de boîtes à outils pour les municipalités
pour favoriser l'accès à la terre
Arrimage aux services locaux et régionaux pour
diffusion et expansion
Inventaire des terres agricoles disponibles et sous-
utilisées dans chaque municipalité du territoire (à partir
des bases existantes)
Évaluation de la pertinence et de l'applicabilité
des différents modèles identifiés en fonction
des caractéristiques spécifiques du territoire
Ateliers participatifs dans chaque municipalité pour
bonifier les prototypes
Mise en oeuvre, évaluation et ajustement des pilotes
01
03
05
07
09
02
04
06
08
PARTENAIRES
Destination Entreprise, MRC, UPA,
L'ARTERRE, CCTT, FRAQ
Destination Entreprise, MRC, ADN
Destination Entreprise, partenaires,
CCTT, UPA, FRAQ
Destination Entreprise
Destination Entreprise
Destination Entreprise, MRC
Destination Entreprise, partenaires
Destination Entreprise, partenaires,
FRAQ
Destination Entreprise et partenaires
TERME
Court terme
Court-moyen
terme
Moyen-long
terme
Moyen-long
terme
En continu
Court terme
Court-moyen
terme
Moyen-long
terme
Moyen-long
terme / En continu
BUDGET
$
$
À définir
$
S.O.
À définir
$
$
À définir
PRINCIPAUX
LIVRABLES
COORDONNATEUR
PRINCIPAL
01. Inventaire des terres disponibles
pour projet
03. Projets pilotes et mécanismes
d'accès à la terre
02. Portrait des besoins municipaux
04. Boîtes à outils pour les munici-
palités
ACTION 8 :
129
PDZA
128
ACTION 9 :
La campagne! De
sensibilisation...
La campagne visera à sensibiliser l'ensemble du territoire aux services éco-
systémiques offerts par l'agriculture, à son importance et à celle des milieux
humides, hydriques et forestiers. Elle aura pour objectifs de promouvoir une
responsabilité collective face à la préservation de ces environnements, tout
en assurant une meilleure compréhension de leur rôle dans la qualité de nos
milieux de vie. Des outils seront développés pour favoriser une cohabitation
harmonieuse entre les activités humaines et la nature, tout en mettant en
avant la diversité des services que l'agriculture peut apporter aux collectivités.
Cette initiative s'inscrira dans une démarche globale visant à réduire la pression
sur les entreprises et à protéger notre patrimoine naturel.
Promouvoir la sensibilisation au bien commun
et à la responsabilité collective pour alléger la
pression sur les entreprises.
Améliorer la compréhension des rôles des
milieux humides, hydriques et forestiers sur
la qualité environnementale.
Établir des outils et mécanismes pour favoriser
une cohabitation harmonieuse et dynamiser
nos milieux de vie.
Promouvoir et sensibiliser les collectivités à la
diversité des services offerts par l'agriculture.
Rendre l'information et la réglementation
relatives aux activités agricoles accessibles et
conviviales pour les acteurs concernés.
Concevoir et mettre en oeuvre une
campagne de sensibilisation destinée à
la population locale, mettant en lumière
l'importance cruciale de l'agriculture
pour notre territoire, de ses services éco-
systémiques, ainsi que ceux des milieux
humides, hydriques et forestiers, de même
qu'aux bonnes pratiques qui préservent
ces environnements.
Principaux
objectifs ciblés
1.7
2.6
3.2
3.3
5.8
ÉTAPES DE RÉALISATION
Rassembler l'information permettant de soutenir
la campagne
Cibler les stratégies et les canaux de
communication innovants pouvant porter
efficacement les différents messages
Évaluer l'impact de la campagne et renforcer
la sensibilisation de façon ciblée
Définir les objectifs spécifiques, les publics
cibles et les principaux messages à adresser à
la communauté
Développer la campagne et planifier les activités
du lancement
01
03
03
02
04
PARTENAIRES
Destination Entreprise, MRC, UPA et
partenaires selon les thématiques
Destination Entreprise, MRC, firme
spécialisée
Destination Entreprise et MRC
Destination Entreprise, MRC et
partenaires selon les thématiques
Destination Entreprise, MRC, firme
spécialisée
TERME
Court-moyen
terme
Moyen terme
En continu
Moyen terme
Moyen terme
BUDGET
S.O.
$
$
S.O.
$$$
PRINCIPAUX LIVRABLES
COORDONNATEUR PRINCIPAL
Banque d'information sur les enjeux
Campagne de sensibilisation
Stratégies et outils de communication
01.
02.
03.
ACTION 9 :
131
MRC d'Arthabaska
Section
PDZA
130
Chères productrices, chers producteurs de la MRC d'Arthabaska,
Nous tenons à exprimer notre profonde reconnaissance pour votre travail et votre dévouement.
Votre passion et votre expertise se reflètent dans la qualité exceptionnelle des produits qui
nourrissent notre communauté et au-delà.
Face aux défis complexes du secteur agricole, notre comité s'engage résolument à vous soutenir
par la mise en place de leviers efficaces et de solutions innovantes. Nous nous engageons à
travailler avec vous et avec l'ensemble des acteurs du territoire pour créer un environnement
propice à l'innovation collective, favorisant l'émergence de solutions viables et durables pour
l'avenir de l'agriculture dans notre région.
Votre ingéniosité face aux défis quotidiens, votre rôle de gardiens de notre patrimoine agricole
et votre contribution vitale à notre communauté méritent d'être célébrés et soutenus. Notre
mission est de valoriser ce travail essentiel, non seulement aujourd'hui, mais aussi auprès des
générations futures, en mettant l'accent sur les initiatives qui promeuvent les produits locaux et
renforcent l'équilibre de vos entreprises.
Ensemble, nous œuvrerons à bâtir un avenir agricole résilient et prospère, guidés par votre passion
et votre dévouement exemplaires. Vous êtes la fierté de notre région, et nous nous engageons à
être à vos côtés pour relever les défis d'aujourd'hui et saisir les opportunités de demain.
Avec toute notre gratitude et notre admiration,
Le Comité de coordination du PDZA
Accès Bioterre, Agence forestière des Bois-Francs, Boralex, Cégep de Victoriaville, CELAT, Centre d'Art Jacques et Michel
Auger, Coop Carbone, Destination Entreprise, Expose Image, France Paradis, Guy Samson, Jacinthe Lefebvre, Le Jardin
des Buttes, Le Plant B - Pôle alimentaire d'économie circulaire, Le Pré Gourmand, Les Allées Champs, Les Maximes, Ma-
rylou Photo Graphiste, Matt Charland, MRC d'Arthabaska, Société d'agriculture des Bois-Francs, Société d'histoire et de
généalogie de Victoriaville, Stéphanie Boisvert, Sylvie Courchesne, Ville de Victoriaville, Virtuo
Crédits photos
M
E
R
C
I
!
Pour faire fructifier
notre milieu agricole
Pour plus d'informations sur le PDZA,
suivre l'avancement de ses actions, contacter l'équipe
de coordination ou partager vos idées, rendez-vous ici :
www.pdzamrca.ca/