Plan de développement de la zone agricole (PDZA) - 2025

Arthabaska, Quebec

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Agriculture et foresterie Ruralité et patrimoine Dynamiques locales et rayonnement Milieux naturels et environnement Durabilité et innovation territoriale RÉVISION 2025 PDZA 2 3 MRC d'Arthabaska Introduction Introduction www.youtube.com/watch?v=UasEGZVp8TU Pour visionner l'animation graphique : À propos de ce projet Ce projet a été réalisé par la MRC d'Arthabaska, financé par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, dans le cadre du programme Territoires : priorités bioalimentaires et porté par l'équipe du secteur agricole de Destination Entreprise Victoriaville et sa région. © MRC d'Arthabaska, 2025 La reproduction totale ou partielle de ce document est autorisée, à la condition que la source soit mentionnée. MRC d'Arthabaska Introduction Équipe de réalisation RÉDACTION ET COORDINATION Dominic Poulin Directeur - Secteur Agroalimentaire, Destination Entreprise Victoriaville et sa région Sylvie Courchesne Conseillère en développement agricole, Destination Entreprise Victoriaville et sa région Pascale Désilets Directrice - Service de la gestion du territoire, MRC d'Arthabaska Valérie Gagné Coordonnatrice de l'aménagement - Service de la gestion du territoire, MRC d'Arthabaska CARTOGRAPHIE Odile Provencher Technicienne en géomatique - Service de la gestion du territoire, MRC d'Arthabaska RÉVISION Manon Deneault Adjointe exécutive à la direction générale, Destination Entreprise Victoriaville et sa région CONCEPTION GRAPHIQUE Karine Martel Conseillère aux communications et graphisme, Destination Entreprise Victoriaville et sa région Agence Well Design thinking et innovation sociale COLLABORATEURS Andy Schrijvers, Anne Marie Brassard, Bénédicte Balard, Catherine Lauzon, Daniel Montembeault, Daniel Moreau, Dominique Lapointe, Dominique Laquerre, Édouard Beaurivage, Étienne Croteau, Geneviève Gagnière, Geneviève Therrien, Isabelle Courchesne, Josée Lemieux, Jules-Antoine Bélanger, Karell Charpentier, Karianne Cossette, Laurie-Anne Lassonde, Léa Lemay-Ducharme, Mireille Bernier, Myriam Arnold, Philippe Habel, Pierre-Yves Desrosiers, Sarah Potvin, Sébastien Lebel, Steeve Gagné, Susie Larrivée, Tania Hurtubise-Forget, Ugo Forcier, Véronique Audy, Vincent Roy 7 MRC d'Arthabaska PDZA 6 Introduction Introduction Mot du préfet M. CHRISTIAN CÔTÉ Maire de Kingsey Falls Le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) de la MRC d'Arthabaska est un projet collectif qui nous concerne tous. Celui-ci vise à optimiser l'utilisation des ressources de notre territoire et à bâtir un système alimentaire qui soit durable, viable et résilient, ancré dans nos réalités, nos valeurs et nos aspirations. Face aux défis actuels, comme les changements climatiques et l'accessibilité aux terres, nous sommes tous appelés à jouer un rôle dans la transformation de notre agriculture. Que ce soit en tant que producteur, consommateur ou acteur du territoire, chacun peut contribuer à construire un avenir alimentaire plus responsable. Le PDZA est l'occasion de réfléchir ensemble à des questions cruciales : Cette démarche collabora- tive, pilotée par Destination Entreprise, vise à définir une vision commune et des actions concrètes pour notre territoire agricole. Elle s'appuie sur l'expertise de tous les acteurs locaux pour trouver des solutions innovantes. Le succès du PDZA repose sur la mobilisation continue de chacun. C'est en unissant nos forces que nous pourrons faire fructifier notre agriculture et mettre en valeur les richesses de notre terroir. Ensemble, cultivons l'avenir gourmand de notre région! La révision du PDZA a été marquée par un processus remarquable de consultations, rassemblant une diversité d'acteurs de l'écosystème agricole. Des producteurs aux consommateurs, en passant par les instances municipales et les organismes de soutien, tous ont eu l'opportunité de partager leurs perspectives et de confronter leurs réalités. Cette approche inclusive a permis à chacun de saisir la complexité des enjeux agricoles et de comprendre les différentes facettes des problématiques abordées. La participation à ces consultations s'est révélée exceptionnelle, tant par son ampleur que par sa qualité. Les échanges, constructifs et empreints de respect, ont été représentatifs de la diversité de notre territoire. Ce dialogue ouvert a mis en lumière des valeurs communes, partagées par l'ensemble des acteurs, malgré leurs différences apparentes. Il est apparu clairement que les points de convergence entre ces parties prenantes étaient bien plus nombreux que leurs divergences. Cette démarche collaborative a non seulement permis d'identifier les enjeux cruciaux, mais a également jeté les bases pour l'élaboration de solutions concertées. En croisant leurs expériences et leurs aspirations, les participants ont pu esquisser une vision commune pour l'avenir de l'agriculture dans notre région. Ce processus a ainsi renforcé la cohésion entre les différents acteurs du milieu agricole, ouvrant la voie à une collaboration plus étroite et à des initiatives partagées pour relever les défis du secteur. Comment garantir une qualité de vie, des terres et du logement à ceux et celles qui produisent nos aliments et nos ressources essentielles? Comment favoriser une représentativité du milieu agricole et une gouvernance collaborative entre les différents acteurs pour répondre aux enjeux du territoire, notamment ceux concernant les changements climatiques? Comment assurer une valorisation équitable de toute la chaîne agroalimentaire ? Comment évaluer et réduire l'empreinte environnementale de notre alimentation, de nos modes de vie, de nos milieux de vie? Comment assurer la préservation et la mise en valeur de nos milieux forestiers et de leurs rôles dans nos écosystèmes? Un PDZA en six chapitres Au coeur de la révision Territoire : ses visages et son histoire Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Évolution et perspectives Bilan terrain Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action 1 2 3 4 5 6 9 8 MRC d'Arthabaska PDZA Introduction Introduction 11 MRC d'Arthabaska Introduction Introduction Avant de lire ce document INCLUSIVITÉ Nous célébrons la diversité sous toutes ses formes et reconnaissons la contribution de chaque personne à l'évolution des idées, du rapport à la terre et des pra- tiques agricoles. Dans un souci de simplicité rédactionnelle, ce docu- ment emploie le masculin générique. Cette utilisation est strictement neutre et inclut toutes les personnes, quels que soient leur genre, leur identité ou leur ex- pression. DOCUMENT SYNTHÈSE Le présent document est une révision du Plan de développement de la zone agricole (PDZA) de la MRC d'Arthabaska de 2016. Il se veut une synthèse de l'évolution et un portrait actualisé du milieu agricole. Il s'agit donc d'un outil de travail simple et convivial, et non d'un document exhaustif. L'AGRICULTURE AU SENS LARGE Notre définition de l'agriculture s'étend au-delà des activités traditionnelles de culture et d'élevage. Elle englobe la gestion forestière, tant pour son rôle écologique que pour sa contribution économique, les expériences agrotouristiques, la transformation des aliments, la valorisation des surplus et des résidus de ses activités. Afin d'alléger le texte, le terme agriculture sera ainsi utilisé au sens large pour désigner l'ensemble des activités liées à ce secteur. TROIS ZONES GÉOGRAPHIQUES Un découpage géomorphologique a été défini pour des fins d'analyse : les Appalaches, le piémont ainsi que les plaines (nommées également les Basses-Terres du Saint-Laurent). Ce découpage nous a permis de déceler certaines dynamiques spécifiques, mais ne forme aucunement des frontières hermétiques entre les municipalités qui peuvent très bien présenter plus d'une dynamique sur leur territoire. Liste des acronymes AATGQ : Association de l'Agrotourisme et du Tourisme Gourmand du Québec ACFA : Au cœur des familles agricoles ADN : Arthabaska en Démarche Nourricière AFBF : Agence forestière des Bois-Francs AGTCQ : Agence de géomatique du Centre- du-Québec CCRHA : Conseil canadien des ressources humaines en agriculture CCTT : Centres collégiaux de transfert de technologies CDEVR : Corporation de développement économique de Victoriaville et sa région (devenue Destination Entreprise depuis octobre 2024) CELAT : Centre de recherche Cultures - Arts - Sociétés (autrefois Centre interuniversitaire d'études sur les lettres, les arts et les traditions) CETAB+ : Centre d'expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité CISA : Centre d'innovation sociale en agriculture CLD : Centre local de développement CNTAA : Consultation nationale sur le territoire et les activités agricoles CPE : Centre de la petite enfance CRAAQ : Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec CRECQ : Conseil régional de l'environnement du Centre-du-Québec EIMT : Étude d'impact sur le marché du travail FCEI : Fédération canadienne de l'entreprise indépendante FRAQ : Fédération de la relève agricole du Québec GES : Gaz à effet de serre GRACQ : Groupes de la relève agricole du Centre-du-Québec GTEA : Gestion et technologies d'entreprise agricole IA : Intelligence artificielle INAB : Institut national d'agriculture biologique IRDA : Institut de recherche et de développe- ment en agroenvironnement LPTAA : Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles MAMH : Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation MAPAQ : Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec MEIE : Ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie MELCCFP : Ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs MRCA : MRC d'Arthabaska MRNF : Ministère des Ressources naturelles et des Forêts NIM : Numéro d'identification ministériel OBV : Organisme de bassins versants PAF : Plan d'aménagement forestier PAJ : Place aux jeunes en région PAU : Plan d'agriculture urbaine de Victoriaville PIB : Produit intérieur brut PRMHHN : Plan régional des milieux humides, hydriques et naturels SADC : Société d'aide au développement des collectivités SHGV : Société d'histoire et de généalogie de Victoriaville UPA : Union des producteurs agricoles VEC : VEC Entreprises et communauté PDZA 10 Au coeur de la révision 1. PDZA Au coeur de la révision MRC d'Arthabaska Au coeur de la révision « L'agriculture exprime la personnalité d'un peuple. Par-delà les contraintes qu'imposent le climat et l'environnement biophysique, la façon dont on pratique l'agriculture traduit des choix de société et révèle un peu ce que nous sommes et ce qui nous distingue. » Rapport Pronovost, 2008 13 15 MRC d'Arthabaska PDZA 14 Au coeur de la révision Au coeur de la révision Les projets phares du PDZA 2016 - 2023 Recherche et développement Accompagnement et services Rayonnement Le PDZA 2016-2023 de la MRC d'Arthabaska a été le catalyseur de nombreux projets. Ce bilan présente les réalisations marquantes qui ont contribué à renforcer la vitalité du territoire et à promouvoir une agri- culture durable, solidaire et diversifiée. Plan d'agriculture urbaine de Victoriaville (PAU) La Halte Les Petits Ambassadeurs Agri-Intégration Ferme Progrès Notre Centre-du-Québec, goûtez-y! Rendez-vous gourmands La Nouvelle Agro Micro-aventures agrotouristiques Artha-Récolte Analyse du marché institutionnel Potentiel panoramique du contrefort appalachien Arthabaska en Démarche Nourricière Portrait-diagnostic du système alimentaire du Centre-du-Québec Le Terreau Secteur agricole de Destination Entreprise L'ARTERRE Pôle alimentaire d'économie circulaire : Plant B Réflexion sur une identité agricole dynamique et innovante ayant conduit à la création de la Cité de l'innovation circulaire et durable Mise en place de deux ressources pour assurer le soutien et le référen- cement aux entreprises du secteur agricole ainsi que la coordination du PDZA Soutien financier au service de maillages et accompagnement entre aspirants agricul- teurs et propriétaires de terres, d'entreprises ou de bâtiments agricoles Concrétisation d'un service à valeur ajoutée répondant aux besoins en transformation des producteurs, transfor- mateurs et organismes Caractérisation des terres en friche Analyse des besoins en transformation agroalimentaire Création d'un outil géomatique et d'une démarche terrain permettant l'analyse du potentiel des terres en friche et des opportunités de remise en culture Identification et évalua- tion des besoins et des opportunités auprès des producteurs et transfor- mateurs alimentaires du territoire Participation à l'élaboration du PAU ainsi qu'à la mise en œuvre et la coordi- nation de certaines actions Soutien à la consoli- dation du service de remplacement agricole et contribution au diagnostic opérationnel de l'organisme et à son rayonnement Service d'accom- pagnement et de réseautage entre les CPE et les entreprises agroalimentaires en vue d'accroître l'ap- provisionnement local dans ces organismes Projet-pilote d'une approche clés en main visant à faciliter l'at- tractivité des entre- prises agricoles ainsi que l'intégration de leur main-d'oeuvre Appui à l'initiative de soutien aux producteurs dans leurs démarches agroenvironnementales et d'approches col- lectives encourageant et simplifiant leur adoption dans les entreprises Création d'un identifiant et d'outils régionaux en vue d'augmenter la consommation de produits locaux Mise en place et autonomisation d'un marché public saisonnier au cœur du centre-ville de Victoriaville afin de favoriser la proximité entre les producteurs et les consommateurs Mise en place d'une rubrique agricole trimestrielle dans l'hebdomadaire local afin de diffuser l'information et faire rayonner le milieu agricole Développement d'une offre agrotouristique et gourmande basée sur des expériences authentiques et uniques du terroir et du territoire Mise en place et autonomisation d'un service de glanage et de travaux agricoles en soutien aux services de sécurité alimentaire du territoire Collaboration et mise en place de projets de recherche visant l'iden- tification des conditions de réussite et des cibles en approvisionnement local dans les institutions Accompagnement d'une firme pour l'identification et la caractérisation de lieux panoramiques distinctifs du contrefort appalachien Mise en oeuvre d'une démarche consultative ayant conduit à une stratégie territoriale pour favoriser un système alimentaire durable Participation à une démarche d'évaluation et de diagnostic du système alimentaire régional 14 PDZA 17 MRC d'Arthabaska PDZA 16 Au coeur de la révision Au coeur de la révision La structure des comités de révision ÉQUIPE DE TRAVAIL ET REPRÉSENTATION SUR L'ENSEMBLE DES COMITÉS Dominic Poulin Directeur - Secteur Agroalimentaire, Destination Entreprise Victoriaville et sa région Sylvie Courchesne Conseillère en développement agricole, Destination Entreprise Victoriaville et sa région Pascale Désilets Directrice - Service de la gestion du territoire, MRC d'Arthabaska Valérie Gagné Coordonnatrice de l'aménagement - Service de la gestion du territoire, MRC d'Arthabaska COMITÉ DIRECTEUR Benoît Gauthier Conseiller municipal - Victoriaville David Vincent Maire de Sainte-Séraphine et producteur agricole Donald Roux Président, syndicat de l'UPA des Bois-Francs Éric Houle Président, syndicat de l'UPA de Victoriaville et ses environs Gervais Laroche Administrateur au CA de Destination Entreprise, directeur général, Vivaco Julie Rondeau Conseillère en développement régional, MAPAQ Marcel Bélanger Maire de Saint-Norbert-d'Arthabaska et producteur agricole Mylène Murray et Sarah Cuillerier-Serre Conseillères en aménagement du territoire et développement rural, MAPAQ Yann Bourassa Chef d'équipe - département du développement régional et d'agroenvironnement, Fédération de l'UPA Centre-du-Québec COMITÉ TECHNIQUE Anthony Lapointe Conseiller en développement régional, Fédération de l'UPA Centre-du-Québec Christine Schmucki Présidente, Groupes de relève agricole du Centre-du-Québec Joël Desrochers Représentant, syndicat de l'UPA des Bois-Francs Jonathan Daigle Représentant, syndicat de l'UPA de Victoriaville et ses environs Julie Rondeau Conseillère en développement régional, MAPAQ Léa Lemay-Ducharme Aménagiste, MRC d'Arthabaska Mylène Murray et Sarah Cuillerier-Serre Conseillères en aménagement du territoire et développement rural, MAPAQ Pascal Beaulieu Conseiller en aménagement du territoire, MAMH Pier-Yves Desrosiers Conseiller en vie syndicale Fédération de l'UPA Centre-du-Québec Raphaël Bernier et Ophélie Drevet Conseillers en environnement, MELCCFP COMITÉS EXPERTS Andréanne Blais CRECQ Carline Ghazal Ville de Victoriaville Catherine Théberge CISA Christine Schmucki GRACQ Céline Dumas Ville de Warwick Emmanuel Laplante GROBEC Éric Roy Coopérative Laforêt Ghislain Leblond Syndicat des producteurs de bois du Centre-du-Québec Guy Larochelle Agence forestière des Bois-Francs Jean-Claude Laroche COPERNIC Joël Desrochers UPA des Bois-Francs et COPERNIC Luc Traversy MRC d'Arthabaska Magalie Foy Guitard COPERNIC Maxime Boissonneault MRC d'Arthabaska Megan Van Gheluwe UPA Centre-du-Québec Mylène Robitaille ARTERRE Centre-du-Québec Pascal Grégoire MRC d'Arthabaska Serge Nadeau Groupement forestier Arthabaska-Drummond Yann Bourassa UPA Centre-du-Québec 19 MRC d'Arthabaska PDZA 18 Au coeur de la révision Au coeur de la révision Les consultations : tracer la route 157 participants au total, dont 91 producteurs agricoles et forestiers Secteurs de production représentés DÉMARRAGE DU PROCESSUS DE RÉVISION VALIDATION ET FINALISATION CONSULTATIONS CITOYENNES PRIORISATION DES ENJEUX COLLECTE D'INFORMATION CONSULTATION AGROTOURISME/ TOURISME GOURMAND PRÉCISION DES ACTIONS ET RÉDACTION ET MISE EN OEUVRE DU PDZA PRINTEMPS 2023 HIVER 2024 ÉTÉ 2023 PRINTEMPS 2024 AUTOMNE 2024 AUTOMNE 2023 ÉTÉ 2024 HIVER 2025 Démarche de révision du PDZA Ce qui ressort des différentes consultations de ce chantier de révision, c'est une compréhension des enjeux globaux qui impactent le milieu agricole, mais surtout, cette volonté de travailler, en cohérence et solidairement, les pistes de solution à l'échelle du territoire, à l'échelle humaine. Nous avons fait l'audacieux pari d'asseoir ensemble les différentes réalités du territoire, celles des mangeurs, distributeurs, producteurs agricoles et forestiers, élus et inter- venants du milieu. Ces échanges ont permis de tisser une compréhension commune de la complexité de nos enjeux ainsi qu'une position d'empathie entre les différents acteurs. Ils ont favorisé l'ouverture à cette mosaïque de réalités, révélant de nouveaux potentiels et de nouvelles façons de vivre ensemble sur le territoire. Ils ont conduit au constat que, finalement, bien plus de choses nous unissent que nous séparent. Acéricole/forestier Maraîcher/fruitier Laitier Grandes cultures Production animale Producteurs agricoles, agroalimentaires et forestiers Transformation Citoyens et représentants municipaux Apicole Intervenants La participation à ces consultations s'est révélée exceptionnelle, tant par son ampleur que par sa qualité. Cette démarche collaborative a non seulement permis d'identifier les enjeux cruciaux, mais a également jeté les bases pour l'élaboration de solutions concertées. En croisant leurs expériences et leurs aspirations, les participants ont pu esquisser une vision commune pour l'avenir de l'agriculture dans notre région. Ce processus a ainsi renforcé la cohésion entre les différents acteurs du milieu agricole, ouvrant la voie à une collaboration plus étroite et à des initiatives partagées pour relever les défis du secteur. Bilan 2016-2023 Analyse des planifications territoriales existantes Validation des documents auprès des comités et des élus Finalisation du document Préparation et tenue des ateliers Analyse des préoccupations et des aspirations des participants Préparation et tenue des ateliers Validation des grandes orientations Récolte des données concernant l'évolution du territoire et des activités agricoles Arrimage avec le secteur tourisme de Destination Entreprise Préparation et tenue des ateliers Tables d'experts Feuille de route projets/actions Rédaction et montage du document final 14 22 33 20 11 11 31 35 3 91 L A N C E M E N T Territoire : ses visages et son histoire 2. PDZA 20 Territoire : ses visages et son histoire 21 MRC d'Arthabaska Territoire : ses visages et son histoire Les champs grandissent le long des rangs des cours d'eau le vent navigue dans les hautes herbes le souffle des chevaux Le temps frais nous revient le soir une lumière dans la cuisine dans la fournée des étoiles Tu accroches ton manteau la brunante à tes pieds Le dehors envahit la maison alors que le monde cherche son chemin Exposition itinérante À travers le temps, la MRC d'Arthabaska, 2018 PDZA 23 Crédit photo : Matt Charland Territoire : ses visages et son histoire Territoire : ses visages et son histoire Une histoire tricotée au fil de l'eau... et des réseaux En 1981, la MRC d'Arthabaska succède à la Corporation de comté d'Arthabaska, dont l'origine remonte au 10 octobre 1855. Son nom d'origine autochtone Ayabaskaw, qui signifie « là où poussent le roseau et les joncs », témoigne de la présence de nombreux milieux humides sur son territoire (MRC, 2021). Situées en plein cœur de la province, les 22 municipalités qui composent aujourd'hui la MRC d'Arthabaska ont rapidement été fondées dès les premières activités de défrichage. C'est ainsi qu'à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, suivant les courbes sinueuses des rivières et des paysages, apparaissent les premiers bâtiments et les premières collectivités du territoire. La MRC d'Arthabaska forme, avec les MRC de Drummond, Nicolet-Yamaska, L'Érable et Bécancour, la région administrative du Centre-du-Québec, dont 34 % de la population est rurale. Ce ratio est presque deux fois plus élevé que celui de la moyenne provinciale située à 19 % (MRC, 2021). Deuxième pôle économique de cette région, la MRC d'Arthabaska rassemble 30 % de la population centricoise (MRC, 2021). La région prendra un véritable essor avec l'arrivée du chemin de fer, le Grand Tronc. Celui-ci a grandement contribué au développement de l'industrie agroalimentaire, du textile et du bois. 22 CHESTERVILLE NOTRE-DAME- DE-HAM SAINT-ROSAIRE SAINTE-HÉLÈNE- DE-CHESTER VICTORIAVILLE DAVELUYVILLE SAINT-CHRISTOPHE D'ARTHABASKA SAINT-SAMUEL SAINTE- SÉRAPHINE WARWICK HAM-NORD SAINT-LOUIS- DE-BLANDFORD SAINT-VALÈRE SAINTS-MARTYRS- CANADIENS KINGSEY FALLS SAINT-NORBERT D'ARTHABASKA SAINTE-CLOTILDE- DE-HORTON SAINT-ALBERT MADDINGTON FALLS SAINT-RÉMI- DE-TINGWICK SAINTE-ÉLIZABETH- DE-WARWICK TINGWICK MRC d'Arthabaska 25 MRC d'Arthabaska Territoire : ses visages et son histoire Des paysages et des ressources Près de 85 % des milieux humides et hydriques du territoire sont en zones agricoles. Seulement 1,5 % des espaces forestiers se situent en terres publiques (MRC, 2021). Ainsi, la majeure partie des ressources naturelles du territoire se retrouve en tenure privée. Située à quelques degrés au nord du 45e parallèle, la MRC d'Arthabaska peut se prévaloir d'une certaine nordicité. Ponctuée de quatre saisons distinctes, cette localisation confère au territoire une zone de rusticité de 4b. Ces conditions sont idéales notamment pour l'érable à sucre et l'ail des bois (MRC, 2021). Le territoire de la MRC est formé de trois zones géomorphologiques distinctes, offrant dif- férents potentiels : les Appalaches, le piémont et les Basses-Terres du Saint-Laurent (les plaines). Deux principaux bassins versants arrosent le territoire : celui de Bécancour (15 % du territoire) et celui de Nicolet (81 % du territoire). Ces bassins sont importants pour l'approvisionnement en eau potable, ainsi que pour le maintien d'un équilibre hydrique. Ils contribuent également à la formation des milieux humides abritant des écosystèmes essentiels pour la biodiversité et la filtration de l'eau. Le couvert forestier, à prédominance feuillue et mixte, couvre 51 % du territoire, soit 98 246 ha. Ces milieux forestiers sont tout autant essentiels pour la biodiversité, la qualité de l'air et de l'eau, que pour la préservation des sols (MRC, 2021). 24 PDZA Territoire : ses visages et son histoire PDZA 26 Territoire : ses visages et son histoire Un développement lié à l'agriculture et la foresterie La MRC d'Arthabaska couvre aujourd'hui un territoire dynamique de 1 900 kilomètres carrés, dont 92 % sont en zone agricole. Victoriaville, le centre urbain de la MRC qui abrite 64 % de la population, possède une zone agricole somme toute importante, soit 60 % de son territoire (MRC, 2021). Les secteurs primaire et secondaire sont particulièrement développés sur le territoire, comparativement au reste de la province (MRC, 2021). Près de 20 % de la population active travaille dans le secteur manufacturier (Stat. Canada, 2021). Le territoire, ses activités économiques, son urbanisme, ses paysages et son patrimoine bâti, sont intrinsèquement liés au développement de l'agriculture et de la foresterie. Les pratiques agricoles et forestières actuelles reflètent à la fois l'héritage des systèmes de production passés et l'adaptation aux enjeux contemporains, notamment environ- nementaux. Cette continuité historique, combinée à l'innovation, contribue à façonner un secteur primaire unique, profondément ancré dans l'identité régionale. La petite synthèse historique suivante (pages 28-29) témoigne de ce parcours. S e c t e u r p r i m a i r e S e c t e u r s e c o n d a i r e Production laitière Grandes cultures Canneberge Production du bois Activités manufacturières axées notamment sur la production de : Aliments Meubles Bois Papier Le temps le dit le dira un village se niche au cœur des Appalaches Je sais si peu de vous vous êtes venus hier pour défricher bâtir vous viendrez demain J'ai mémoire de vos lèvres endormies au soir de la vie de votre langue qui survit de vos visages gravés à même le paysage le pays MRC d'Arthabaska Territoire : ses visages et son histoire Source : Raymond Laroche Exposition itinérante À travers le temps, la MRC d'Arthabaska, 2018 Défrichement et agriculture de subsistance Développement des marchés Notre héritage agricole et forestier Les débuts modestes de la région, marqués par une agriculture rudimentaire et des activités forestières de subsistance, ont cédé la place à une industrie forestière florissante avec l'arrivée du chemin de fer en 1854. La création de la Société d'agriculture d'Arthabaska et la diffusion de conseils pratiques dans le journal L'Union des Cantons de l'Est ont joué un rôle crucial dans le développement des connaissances permettant une plus grande valorisation des ressources forestières et du potentiel agricole. La mise en place d'infrastructures a facilité la commercialisation des produits locaux et le développement des activités de transformation alimentaire. La diversification, la coopération et l'innovation agricole, ainsi que la reconnaissance des producteurs, marquent un passage réussi vers une agriculture commerciale. À travers des expertises agricoles et industrielles stratégiques, ainsi que des offres de formation adaptées, la région se construit progressivement une identité économique forte autour de l'innovation sectorielle et de la valorisation des savoir-faire locaux. Les activités agricoles et forestières ont façonné l'histoire de notre territoire. Cet héritage se caractérise par une culture de l'innovation, une transmission précieuse des connaissances et une adaptation constante vers des pratiques plus durables. Diffusion et amélioration des connaissances Rayonnement des expertises et savoir-faire locaux Un héritage enraciné au coeur de notre histoire Construction des premiers moulins à scie, marquant le début du commerce du bois Arrivée du chemin de fer le « Grand Tronc », facilitant le transport local et l'exportation du bois Développement rapide des scieries et des usines de transformation du bois le long de la voie ferrée Augmentation importante du nombre de moulins, passant de 9 à 43 en seulement 10 ans La région devient célèbre pour son exploitation forestière, avec la production de bois de sciage, de tan et de potasse Le défrichement permet l'agrandissement des surfaces cultivables. Les terres défrichées permettent la culture de maïs, navets, haricots et pommes de terre Début de l'élevage et de la production de laine, lait et viande 1858 : Création de la Société d'agriculture d'Arthabaska sous la présidence d'Adolphus Stein, premier maire d'Arthabaskaville. Cette société joue un rôle crucial dans le développement des connaissances agricoles L'arrivée des Britanniques et des Américains dans les Cantons de l'Est apporte des pratiques agricoles plus avant- gardistes, incluant la rotation des cultures et le perfectionnement des outils. En 1866, des conseils pratiques sont diffusés dans le journal L'Union des Cantons de l'Est 1869 : Fondation de Daveluyville, nommée en l'honneur d'un marchand de bois influent. Cette municipalité se distin- guera plus tard dans la reproduction de meubles antiques 1871 : Essor de l'artisanat du bois; on recense plus de 55 charpentiers- menuisiers sur le territoire 1800 1900 1855 1945 1970 1895 : Mise en place de la salle du marché dans le sous-sol de l'Hôtel de Ville de Victoriaville. Cette initiative a permis aux agriculteurs locaux de vendre directement leurs produits 1913 : La gare de Victoriaville s'est dotée d'un équipement pour la pesée et l'entreposage. Cette amélioration des infrastructures a facilité le transport et la commercialisation des produits agricoles 1945 : Création d'Industries Victoria, entreprise spécialisée dans la fabrication de meubles à partir du bois scié dans son moulin. Cette entreprise a évolué sous différentes appellations au fil des ans, devenant Victoriaville & Co en 2018 1947 : Création de Lactantia, qui deviendra le plus gros employeur privé de la région. Cette période marque également le début de la distinction de la race Holstein dans les expositions annuelles et la généralisation de l'accompagnement agronomique 1960 : La région devient la plus importante du Québec dans le domaine de l'industrie laitière. Parallèlement, Victoriaville est considérée comme la Capitale du meuble au Canada Début des années 80 : Ouverture du Centre de recherche industriel du meuble et du bois ouvré (CRIMBO), précurseur d'Inovem. Ce centre, désormais affilié au Cégep de Victoriaville, se concentre sur la caractérisation des performances des maté- riaux et les procédés de finition écoresponsable 2009 : Création de deux centres collégiaux de transfert technologiques (CCTT) et pratiques in- novantes en agriculture : le CETAB+ et le CISA 2013 : Adoption de la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier, marquant la naissance des plans d'aménagement fores- tiers. Cette loi incite les entreprises forestières à assurer une régénération adéquate de la forêt après leurs interventions Les troupeaux augmentent, ainsi que la production de fromage, beurre et lait. Tous les villages ont leur fromagerie-beurrerie 1922 : Une meunerie à caractère coopératif, issue d'une collaboration entre fromagers et semenciers, prend naissance et permet aux producteurs d'assurer le développement de leur industrie. Elle opère aujourd'hui sous le nom de Sollio & Vivaco Agriculture Coopérative Plusieurs agriculteurs de la région se distinguent au concours provincial de l'Ordre du Mérite agricole du Québec. Cette reconnaissance souligne l'excellence et le professionnalisme des producteurs locaux 1964 : Deux événements majeurs se produisent cette année-là : la fondation de l'usine Cascades, qui deviendra un géant de l'industrie de produits d'embal- lage et de papiers en Amérique du Nord, et l'ouverture de l'École du meuble et du bois ouvré (EMBO), aujourd'hui connue sous le nom d'École nationale du meuble et de l'ébénisterie (ENME), répondant aux besoins du milieu industriel 1969 : Le Cégep de Victoriaville ouvre ses portes. Il introduit des programmes de gestion d'entreprise agricole à l'enseignement régulier dès 1974 et à la formation continue à partir de 2004. En 1987, il devient pionnier de l'enseignement en agriculture biologique en lançant le premier programme d'études crédité au pays 2018 : Création de l'Institut national d'agriculture biologique (INAB), regroupant l'enseignement et les CCTT agricoles du Cégep de Victoriaville 2021 : Émergence des prémisses de la Cité de l'innovation circulaire et durable, un projet régional inauguré en 2023, favorisant l'innovation et l'accompagnement des entreprises dans leur transition écologique Un territoire qui brille encore par son agriculture : 25 % de ses entreprises sont dédiées à l'agroalimentaire et sa production laitière se place au 3e rang provincial Un secteur en mutation : des terres de plus en plus chères et une diversi- fication croissante des modèles de culture, d'établissement et de transfert Principales sources : SHGV, CELAT, MRC, R. TARDIF, B. DÉRY Arrivée des premiers défricheurs avec des moyens et outillages rudimentaires Apparition des premières sucreries, exigeant beaucoup de travail et d'ardeur Établissement de petites parcelles agricoles à faible rendement Culture principalement axée sur le blé et l'avoine pour la fabrication du pain et élevage très limité d'animaux Exploitation des forêts pour le bois de construction et de chauffage, transformation des surplus en potasse 28 29 31 MRC d'Arthabaska PDZA 30 Source : Macro-inventaire, CELAT, 1980 Territoire : ses visages et son histoire Territoire : ses visages et son histoire Le patrimoine agricole bâti Une petite mise en perspective démographique Les bâtiments agricoles, par leur dispersion et leur intégration dans l'environnement naturel, sont des témoins privilégiés de l'histoire régionale, reflétant les différentes phases de son occupation et de ses transformations (UPA, 2011). La MRC d'Arthabaska rassemble près de 75 000 habitants, soit 20 550 familles. Près du quart de la population est âgé de plus de 65 ans, soit 18 480 habitants (Stat. Canada, 2021). Afin d'offrir un portrait d'ensemble du patrimoine immobilier ancien au Québec, la modification de la Loi sur le patrimoine culturel de 2021 enjoint aux MRC de procéder à l'inventaire de l'ensemble de leur patrimoine bâti avant 1940. En attendant ce recensement, le macro-inventaire de 1980 (CELAT) a mis en lumière six formes architecturales distinctives sur notre territoire agricole. Outre ces éléments plus caractéristiques, on retrouve également sur le territoire de nombreuses granges, sucreries, scieries et anciens ateliers de menuiserie témoignant de notre passé. MOULIN À EAU GRANGE À TROIS COMPOSANTES GRANGE À TOIT BRISÉ MURS À BILLES DE CÈDRE (STRUCTURE OU RECOUVREMENT) MAISON-BLOC SILO OCTOGONAL Le revenu moyen des ménages a augmenté de 11,7 % entre 2016 et 2021, mais demeure en dessous de la moyenne provinciale et, pour sa part, l'accès à la propriété tend à diminuer (Stat. Canada, 2021). 11 des 22 municipalités du territoire de la MRC comptent moins de 1 000 habitants (Stat. Canada, 2021). Plusieurs de ces petites municipalités ont connu une décroissance démographique au tournant du 20e siècle, ayant conduit à la rupture de certains services de proximité tels que dépanneur, épicerie, bureau de poste, guichet automatique, pharmacie, centre de santé, école primaire, service de garde, activités de loisirs, résidences pour personnes aînées, etc. (MRC, 2023). Bien que l'effet de la pandémie et la normalisation du télétravail se soient fait sentir plus tard que d'autres régions du Québec, le solde migratoire a explosé ces trois dernières années. Ce taux migratoire, jusqu'à six fois plus élevé entre 2023 et 2024, semble toutefois retourner progressivement à la normale (PAJ, 2024). Somme toute, on prévoit une croissance démographique de 9,6 % d'ici 2041 pour l'ensemble de la MRC (MRC, 2021). Considérant les limites des zones résidentielles et industrielles actuelles, notamment celles de Victoriaville, Warwick, Daveluyville et Kingsey Falls, nos collectivités devront user de stratégies innovantes afin d'optimiser l'occupation du sol tout en protégeant les milieux agricoles et naturels du territoire. 18 480 habitants âgés de 65 ans et plus 75 000 habitants au total Les citoyens Lors des consultations, 20 % des participants étaient des citoyens et des élus. Leur présence à ces rencontres d'échange et de réflexion témoigne de leur intérêt et de leurs préoccupations réelles pour le secteur agricole et ses enjeux. Les participants aux consultations ont exprimé leur ressenti sur la fragilité de notre système alimentaire durant la pandémie de COVID-19. Environ 47 % de nos habitudes alimentaires dépendent des marchés extérieurs (MAPAQ, 2017). Les différences entre les conditions sociales et les normes environnementales d'un pays à l'autre entraînent des écarts significatifs dans les coûts de production, rendant souvent les produits locaux moins accessibles. De plus, la logistique d'accès et de distribution des aliments tend à privilégier les grandes bannières au détriment des autres acteurs et intermédiaires de la chaîne agroalimentaire. En février 2021, la MRC d'Arthabaska a lancé une réflexion et une consultation sur le système alimentaire local. Cette initiative, nommée Arthabaska en Démarche Nourricière (ADN), a mis en lumière la complexité et le caractère multi- sectoriel des enjeux alimentaires, soulignant l'importance d'une collaboration pour rendre le système plus durable. Parallèlement, l'intérêt des municipalités pour les projets agroalimentaires et agrocirculaires croît. Ces initiatives permettent de valoriser les ressources locales, de réduire le gaspillage alimentaire et de créer des synergies entre les acteurs du territoire. En soutenant ces efforts, les municipalités renforcent leur attractivité pour les jeunes entrepreneurs agricoles, tout en contribuant à la résilience alimentaire de leur communauté. PDZA Territoire : ses visages et son histoire PDZA 34 35 MRC d'Arthabaska Territoire : ses visages et son histoire Territoire : ses visages et son histoire Dynamique entrepreneuriale Développement durable Nature et plein air Des couleurs distinctives En 2018, Victoriaville figurait parmi les trois premières villes canadiennes en matière d'entrepreneuriat (FCEI, 2018). Ce dynamisme est soutenu par différents services à l'entre- preneuriat tels que l'accompagnement, le référencement, l'incubation, le mentorat, le transfert technologique, la formation continue et la formation adaptée aux entreprises. La région compte également différents plateaux de travail et projets d'intégration socioprofessionnelle. En 2016, avec la première mouture du PDZA, le secteur agricole est désormais représenté à Destination Entreprise, l'organe économique de la MRC. Depuis 2021, Destination Entreprise déploie deux ressources pour soutenir et accompagner le secteur agricole et la coordination du PDZA. Le Cégep de Victoriaville enseigne l'agriculture biologique dès 1987 et l'Institut national d'agri- culture biologique (INAB) est fondé en 2018. L'INAB rassemble ainsi l'enseignement en Gestion et technologies d'entreprise agricole (GTEA) et la recherche en intégrant les deux CCTT agricoles, le CISA et le CETAB+. Depuis 2021, Tourisme Victoriaville et sa région propose des micro-aventures, une découverte du territoire par des expériences immersives dans nos entreprises et notre paysage. Près de la moitié de ces activités sont offertes par nos producteurs agricoles. Premières initiatives de recyclage, premier écoparc industriel, premier bureau du développement durable municipal, premier chercheur en chef pour des villes durables de la province; la région est depuis des décennies reconnue comme le berceau du développe- ment durable. Et les initiatives se poursuivent pour inciter et accélérer la transition écologique avec notamment la Cité de l'innovation circulaire et durable pour accompagner les entreprises dans la valorisation des matières résiduelles et l'adaptation de leur processus de production. Des grands parcs urbains ou en nature, des kilomètres de sentiers pédestres, cyclables, navigables, skiables, des sites de pêche, d'observation des oiseaux et de la nature, ainsi que des paysages époustouflants à chaque saison; la MRC d'Arthabaska est une destination polyvalente et ressourçante en nature et plein air. La région du Centre-du-Québec arrive en troisième position pour la vie active de sa population (Stat. Canada, 2021). Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles 37 MRC d'Arthabaska Tu traverses les années comme une jeune forêt L'hiver a labouré ta peau tes mains sont d'écorce le temps a mordu ton âme comme un vieux loup La nuit t'enveloppe sur la piste des vivants Source : Livre du 100e anniversaire de la municipalité de Saint-Rémi-de Tingwick Exposition itinérante À travers le temps, la MRC d'Arthabaska, 2018 PDZA Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles 3. MRC d'Arthabaska PDZA 38 39 Sources : CNTAA, 2023; MAMH, 2024; MAPAQ, 2023-2024; MRC, 2024 Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Notre milieu agricole... en bref Quelques faits saillants C'est en ce sens que le gouvernement provincial a entamé, à partir de 2023, une vaste Consultation nationale sur le territoire et les activités agricoles (CNTAA) en vue d'une réforme de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA) autour de trois axes qui résonnent de concert avec les préoccupations locales, soit : Les équilibres sont fragiles, d'autant plus dans un contexte de marché mondial qui complexifie les enjeux, alors qu'il s'agit de production de ressources essentielles au quotidien de l'humain (aliments, produits médicinaux, matériaux de construction et de fabrication, fibres textiles, carburant et énergie, etc.). La protection du territoire agricole La protection des activités agricoles L'accès aux terres pour la relève agricole L'approvisionnement de l'Europe pendant les guerres, la modernisation du transport et de l'entreposage des aliments et les volontés politiques en la matière, sont autant de facteurs qui ont propulsé et tracé les grandes lignes de la production agricole sur le territoire de la MRC d'Arthabaska. Le système national de production agricole spécialisée, conçu pour normaliser, stabiliser et protéger la production, montre aujourd'hui ses limites, celles de nos ressources et celles du territoire agricole. Agriculture de subsistance Agriculture exploratoire Agriculture de marché Agriculture de spécialisation Agriculture de transition Les familles produisent la nourriture de base pour assu- rer leur survie L'arrivée du chemin de fer favorise l'accès aux connaissances et l'adoption de nouvelles techniques L'approvisionnement de l'Europe pendant les guerres stimule l'amélioration du bétail et les infrastructures commerciales En réponse à un marché plus restreint, la modernisation et la compétitivité du secteur sont appuyées par différentes politiques gouvernementales Les défis environnementaux, économiques et sociaux appellent à une transformation structurelle de notre agriculture Jadis... Tournant 1850 1913 : L'essor de guerre Les après-guerres De nos jours... 60 % des occasions de maillage entre les cédants et la relève sont sous forme de location. Entre 2020 et 2023, le prix des terres a augmenté en moyenne de 18,5 % par année. 24 % des superficies cultivées sont sous forme de location. Sur le territoire de la MRC d'Arthabaska : Entre 2015 et 2020, on constate un gain de 350 ha de superficie agricole. Toutefois, la superficie forestière a diminué de 480 ha. Bien que la zone agricole couvre 4,7 % de la superficie totale du Québec, seuls 2 % du territoire québécois sont cultivés ou en pâturage. Les terres agricoles sont une ressource limitée et non renouvelable. Plus de 80 % des propriétaires de terres en friche (1 830 ha) ne sont pas producteurs au sens de la loi. PDZA 40 41 MRC d'Arthabaska Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Le secteur agricole En plus de donner ses couleurs aux paysages, le secteur agricole participe activement à la santé économique de la région du Centre-du-Québec. En effet, il représente 13 % de son produit intérieur brut (PIB) et 14 % de ses emplois (MAPAQ, 2021). La MRC d'Arthabaska rassemble 27 % des entreprises agricoles de la région, soit 31 % des entreprises biolo- giques, 33 % des entreprises en agrotourisme et 42 % des entreprises en transformation (MAPAQ, 2021). La MRC compte ainsi 844 exploitations agricoles, dont près de 90 % d'entre elles opèrent dans un cadre familial (MAPAQ, 2023). 67 % des revenus de production proviennent des productions animales et 75 % des revenus agricoles totaux sont répartis dans le piémont et les plaines, alors que 43 % des exploitations agricoles sont situées dans les Appalaches (MAPAQ, 2024). 43 MRC d'Arthabaska PDZA 42 Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Les terres agricoles La valeur des terres agricoles dans la MRC d'Arthabaska a connu une augmentation significative ces dernières années. Depuis 2016, la hausse annuelle moyenne s'est établie à 8,4 % pour s'accélérer à 18,5 % depuis 2020 (MAMH, 2024). Nombre d'hectares et pourcentage de vocation agricole selon les catégories superficiaires, 2024 Cette tendance, qui s'observe à l'échelle de la province, crée un décalage croissant entre la valeur marchande des terres et leur valeur économique réelle. Depuis 2014, sur le territoire, on observe parallèlement une tendance à l'agrandissement des exploitations, soit une augmentation de 65 % des unités d'évaluation à vocation agricole de plus de 100 hectares. Pour leur part, les unités à vocation agricole, pour les catégories situées entre 5 et 100 hectares, ont diminué de près de 8 % pour la même période. Par ailleurs, bien qu'une hausse significative de 1 530 unités ait été enregistrée pour les plus petits lots (0 à 4 hectares), seulement 32 unités sont à vocation agricole pour cette même période (MRC, 2024). 20 - 99 ha 9 397 ha 4 288 ha 3 161 ha 10 - 19 ha 5 - 9 ha 0 - 4 ha 100 ha et + Superficie totale : 175 263 hectares Pourcentage de vocation agricole totale : 66 % La hausse de la valeur des terres et l'inadéquation entre la taille des lots agricoles et les besoins de la relève menacent son travail et sa capacité d'établissement. Elles en- travent non seulement leur capacité à acquérir des terres, mais compliquent également la transmission intergénérationnelle des entreprises actuelles. Pour pallier la situation, les modèles locatifs sont de plus en plus présents. Environ 67 % des superficies agricoles sont exploitées directement par leurs propriétaires, tandis que 25 % sont cultivées sous forme locative (MAPAQ, 2024). Mais ces modèles comportent également tout un lot d'enjeux, notamment pour l'accès au logement, la construction de bâtiments agricoles, la mise en place de cultures pérennes, etc. La MRC d'Arthabaska a mis en place des mesures pour encadrer le développement résidentiel en zone agricole, permettant la construction de 233 nouvelles habitations sur un potentiel de 850 à évaluer (Article 59, MRC, 2024). Ces dynamiques foncières impactent la vitalité des petites municipalités et transforment le paysage rural. Les 1 829 hectares de terres en friche, dont 74 % des propriétaires ne sont pas producteurs au sens de la loi, témoignent de ces mutations (Destination Entreprise (anciennement connue sous le nom de CDEVR), 2022). 67 % 35 % 24 % 9 % 80 % 110 837 ha 47 570 ha 7 000 Unités d'évaluation par catégorie de superficie (2014 vs 2024) Légende Nombre d'unités agricoles 6 000 5 000 4 000 3 000 2 000 1 000 100+ ha 20 - 99 ha 10 - 19 ha Catégories 5 - 9 ha 0 - 4 ha Unités inactives (2014) Unités inactives (2024) Unités actives (2024) Unités actives (2014) 2014 2014 2014 2014 2014 2024 2024 2024 2024 2024 0 45 MRC d'Arthabaska Section PDZA 44 45 MRC d'Arthabaska Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Trois dynamiques distinctes PDZA Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles L'or rouge des plaines L'or rouge des plaines L'ambrée des montagnes La voie lactée La voie lactée L'ambrée des montagnes Dynamiques basées sur la géomorphologie du territoire Faits saillants La zone des Basses-Terres du Saint-Laurent présente la plus grande superficie de milieux humides, marécages et tourbières du territoire. Les fonds sableux, difficiles à drainer, rendent moins opérationnelles les activités de foresterie, mais se sont révélés parfaits pour accueillir la production d'un petit fruit indigène : la canneberge. Les autochtones utilisaient ce petit fruit rouge pour ses différentes propriétés liées à la santé et à la conservation des aliments. Développée sur le territoire à partir des années 90, la culture de la canneberge occupe une place importante dans l'économie du Centre-du-Québec en générant près de 1 500 emplois réguliers. La MRC d'Arthabaska est celle qui détient le plus de superficies de cette culture, notamment dans la mu- nicipalité de Saint-Louis-de-Blandford, surnommée la capitale mondiale de la canneberge. 13 des 18 exploitations de canneberges sont sous régie biologique. La zone détient 24 % des exploitations en production végétale de la MRC, mais génère 54 % des revenus. La croissance de l'industrie de la canneberge sur le territoire de la MRC d'Arthabaska a entraîné la conversion de milliers d'hectares de milieux forestiers et humides depuis le début des années 1990. La zone rassemble 50 % des entreprises de la MRC qui pratiquent la vente directe. Seule la moitié de la superficie forestière totale de la MRC présente un potentiel acéricole et elle est essentiellement concentrée dans les Appalaches. La zone regroupe le plus grand nombre de terres (52 %) et de superficies (65 %) en friche dans la MRC, déclin des activités agricoles probablement lié à la baisse démographique vécue dans certaines de ces municipalités. 70 % des revenus en production animale de la zone proviennent du secteur laitier. La zone subit une augmentation encore plus significative du coût des terres (augmentation de 138 % entre 2016 et 2023, soit 13,2 % par année). Située au pied des Appalaches, la problématique de sédimen- tation des cours d'eau est plus présente. Riche des dépôts en matière de l'ancienne mer de Champlain, le piémont compte parmi les terres les plus fertiles de la province. Ainsi, bien que le piémont occupe seulement 18 % du territoire, il accueille 26 % des milieux cultivés de la MRC. En rassemblant les conditions gagnantes pour la production de grandes cultures associées à la production laitière, la morphologie et la qualité des sols de la zone ont grandement contribué à l'essor de la production laitière et de ses produits transformés, notamment celle de ses fromages qui ont soutenu l'Europe pendant les guerres. Intrinsèquement lié au développement de la région, le dynamisme laitier fait du piémont la zone la plus urbanisée et peuplée de la MRC. Elle est, par le fait même, la zone la moins boisée du territoire. Certaines municipalités ont moins de 20 % de couvert forestier, ce qui est en dessous du seuil de viabilité écologique. Érigées sur des dépôts de tills, dépôts glaciaires riches en minéraux, les Appalaches présentent la plus grande et riche couverture forestière de la MRC. Ces forêts, mieux drainées que dans les plaines, sont favorables à la prédominance de l'érable à sucre, si cher à nos papilles et notre histoire. La zone rassemble ainsi 72 % des entreprises acéricoles de la MRC. L'acériculture représente 40 % des entreprises biologiques et 36 % des activités de transformation et du territoire. Elle rassemble également 70 % des exploitations qui produisent du bois dans la MRC. Les Appalaches sont le berceau rocheux de nos bassins versants. Elles témoignent, encore aujourd'hui, de la façon dont les villages se sont construits autour de la morphologie du paysage, au creux des vallées riches en alluvion et sur les abords de nos rivières. Chesterville est la première municipalité de la MRC à être fondée en 1855. PDZA 46 47 MRC d'Arthabaska Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles PDZA Les entreprises agricoles L'évolution des entreprises agricoles de la MRC d'Arthabaska en une décennie (MAPAQ, 2014 et 2024) 7,5% d'entreprises agricoles Acériculture Fruits et petits fruits Production animale et oeufs Foresterie Production laitière Maraîchage Grandes cultures Apiculture 261 14 123 246 424 234 35 33 Entreprises sous régie biologique (MAPAQ, 2024) Entreprises agricoles du territoire par type de production (MAPAQ, 2024) Acériculture Céréales, oléagineux, légumineuses et autres grains Fourrages Bois Production animale Canneberge Légumes frais 17 15 15 21 52 6 5 Toutes productions confondues, la MRC d'Arthabaska rassemble 844 entreprises agricoles, soit 360 dans le contrefort appalachien, 280 dans le piémont et 204 dans les plaines (MAPAQ, 2024). Ayant passé de 992 entreprises agricoles à 909 entre 2002 et 2012, la régression du nombre d'entreprises se poursuit avec une diminution de 7,5 % pour la dernière décennie. Les revenus produits par le secteur ont pour leur part augmenté de 36 % pendant cette même période (MAPAQ, 2014 et 2024). 86 de ces 844 entreprises détiennent une certification biologique pour au moins une culture, et si on compte les producteurs sans NIM, c'est alors un total de 111 entreprises (MAPAQ, 2024). C'est une augmentation de 286 % en 10 ans dans pratiquement tous les secteurs de production, mais de façon encore plus significative en acériculture, en production de canneberges et de céréales, oléagineux, légumineuses et autres grains. Bien que plusieurs de ces espèces végétales soient indigènes à notre territoire, seule une douzaine d'entreprises produisent des cultures dites « émergentes » : camerise, argousier, sureau, amélanche, noisette, cassis, aronia, plantes médicinales et champignons (MAPAQ, 2024). 36% de revenus agricoles 286% d'entreprises avec une production sous régie biologique PDZA 48 49 MRC d'Arthabaska Section Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Les activités de production animale La MRC d'Arthabaska est première au Centre-du-Québec en production laitière, ovine, bovine et caprine (MAPAQ, 2020). Bien que la MRC d'Arthabaska se caractérise par un équilibre entre les productions animales et végétales, les productions animales génèrent deux fois plus de revenus, avec le secteur laitier en tête de file. La production du Centre-du-Québec représente 17 % de l'ensemble de la production laitière québécoise totale (Rapport annuel des Producteurs de lait du Québec, 2023). Avec une moyenne de 166 têtes par exploitation (MAPAQ, 2024) et un cheptel record dépassant les 3 100 têtes, le piémont rassemble les plus grandes fermes de production laitière du territoire. Étant étroitement liées aux grandes cultures, ces pro- ductions ont des impacts sur la superficie et la compo- sition des champs, donc sur l'ensemble des paysages de la MRC d'Arthabaska. Source : MAPAQ, 2024 ND = Non disponible PRODUCTIONS ANIMALES 2016 2023 2016 2023 NOMBRE D'EXPLOITATIONS NOMBRE DE TÊTES NOMBRE D'EXPLOITATIONS NOMBRE DE TÊTES REVENUS RÉPARTIS Bovine 126 14 578 104 7 309 12 016 097 $ 6 861 174 $ Laitière 288 38 291 246 35 224 136 168 844 $ 173 430 843 $ Caprine 14 2 771 20 2 625 1 017 174 $ 824 201 $ Oeufs 6 ND 11 ND 2 396 293 $ 4 160 101 $ Ovine 30 ND 26 9 548 2 606 241 $ 2 591 040 $ Porcine 52 120 173 43 135 923 39 173 457 $ 47 701 723 $ Veaux lourds 32 12 860 9 5 917 17 552 680 $ 6 852 946 $ Volailles (poulets et dindons) 16 843 659 30 1 069 111 12 167 156 $ 14 363 958 $ Autres productions animales 28 3 457 14 7 585 1 745 438 $ 3 622 251 $ Total 550 461 224 843 380 $ 260 410 261 $ PDZA 50 51 MRC d'Arthabaska Section Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Les activités de production végétale La MRC d'Arthabaska est première au Centre-du-Québec en production de fourrages et de canneberges (MAPAQ, 2020). Sur le territoire de la MRC d'Arthabaska, les superficies totales en cultures ont augmenté de 13 % par rapport à 2016. Les productions dominantes en champs sont le fourrage, pour approximativement 47 % des superficies cultivées et 44 % pour la culture de céréales et oléa- gineux (MAPAQ, 2023). PRODUCTIONS VÉGÉTALES 2016 2023 2016 2023 NOMBRE D'EXPLOITATIONS SUPERFICIE (ha) NOMBRE D'EXPLOITATIONS SUPERFICIE (ha) REVENUS RÉPARTIS Acériculture 229 7 987 260 10 022 9 617 334 $ 15 339 663 $ Céréales et oléagineux 243 26 296 288 31 586 16 748 453 $ 43 725 744 $ Cultures abritées 8 2 8 3 776 156 $ 648 359 $ Fourrages 128 32 500 139 33 776 3 289 350 $ 5 124 055 $ Fruits et petits fruits 49 2 024 53 2 573 29 336 293 $ 60 018 844 $ Horticulture 9 364 9 351 1 266 244 $ 1 864 725 $ Légumes frais 14 88 23 80 574 414 $ 856 748 $ Bois ND ND 124 30 817 ND 1 361 447 $ Total 579 71 225 647 112 508 61 608 244 $ 128 969 586 $ Source : MAPAQ, 2024 Près de 40 % des entreprises participent à la filière de l'érable (MAPAQ, 2024), de la production à la transformation. Ces entreprises exploitent 1,9 million d'entailles pour une production annuelle de 8,6 millions de livres. Elles représentent le tiers des entreprises acéricoles du Centre-du-Québec (Groupe Ageco, 2024). On retrouve entre six et neuf producteurs de légumes frais par zone géographique et 20 % des cultures abritées de la région, soit huit entreprises sur 40 (MAPAQ, 2020-2023). ND = Non disponible 53 MRC d'Arthabaska Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Les dynamiques forestières Axé sur l'équilibre des milieux et la qualité de vie, le règlement sur l'abattage d'arbres de la MRC d'Arthabaska prescrit un couvert forestier minimal de 40 % de la superficie de chacune des municipalités de son territoire (MRC, 2021). Les activités de coupe et de transformation du bois, de même que les travaux d'aménagement de la forêt, contribuent largement au développement économique régional. Les dix entreprises de production de bois du territoire génèrent des revenus annuels relativement importants, soit près du tiers des revenus provenant de cette production pour le Centre-du-Québec (MRC, 2021). 32 % du volume de bois de l'industrie forestière de la région provient de la MRC d'Arthabaska (AFBF, 2022). Avec ses 627 boisés et plantations forestières (MAPAQ, 2024), 5,8 % des emplois de la MRC d'Arthabaska sont liés au secteur forestier (MELCCFP, 2019). La MRC comprend une grande proportion des forêts privées productives du Centre-du-Québec, soit 51,2 % (MRCA, 2020). En forêt privée, les travaux forestiers sont essentiellement des coupes partielles ou des travaux précommerciaux. Ces activités s'effectuent avec un prélèvement de moins de 40 % du couvert et un reboisement subséquent (MRC, 2021). D'une façon générale, la forêt de la MRC d'Arthabaska est jeune, mais diversifiée. On constate tout de même la présence de 17 % de milieux boisés considérés comme des écosystèmes forestiers matures. Principalement composés de feuillus, ces écosystèmes constituent des habitats essentiels pour le maintien de la biodiversité (MRC, 2021). PDZA Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles 52 PDZA 54 55 MRC d'Arthabaska Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Les activités de transformation et de valorisation La MRC d'Arthabaska est première au Centre-du- Québec en transformation alimentaire (MAPAQ, 2020). Les secteurs de la transformation du papier et des aliments emploient respectivement 1 462 et 1 121 employés sur le territoire (MRC, 2021). Près de 10 % des entreprises agricoles de la région font de la transformation. Parmi celles-ci, 70 % d'entre elles relèvent de la production acéricole (MAPAQ, 2023), 5 % en découpe et transformation de viandes, volailles et poissons (pâté, charcuterie, etc.) et 5 % en fabrication de boissons alcoolisées. Une étude menée dans le cadre des actions du PDZA de 2016 (Destination Entreprise, anciennement connue sous le nom de CDEVR, 2022) a révélé différents besoins des entrepreneurs pour leurs activités de transformation alimentaire, soit (en ordre de priorité) : Location d'espace en chambre froide Location d'espace de cuisine de préparation générale Service de transport de marchandises Banque de main-d'œuvre en transformation Location d'espace de cuisine C1 Accès à des services d'accompagnement technique (chef pour création de recettes, nutritionniste, expert en emballage, etc.) En ce même sens, le projet Coop Agri-Énergie Warwick, né en 2019 de la collaboration entre la Coop Carbone et 12 exploitations agricoles locales, illustre également la force des modèles coopératifs dans une vision d'agriculture durable. Ce modèle novateur de coopérative est dédié à la transformation des résidus agricoles et des matières organiques des entreprises agroalimentaires de la région en biométhane, un gaz naturel renouvelable. Les produits bioforestiers, déjà intégrés dans de nombreux produits de notre quotidien (dentifrice, produits d'hygiène, crème glacée, fromage râpé, vernis à ongles, gomme à mâcher, etc.), semblent notamment prometteurs pour remplacer une partie du bitume sur les routes, le carburant pour les moteurs et le graphite des batteries (MRNF, 2023). La reconnaissance des besoins communs et la synergie créée entre les entrepreneurs dans le cadre de cette étude ont grandement contribué à la création du Plant B - Pôle alimentaire d'économie circulaire en 2023. Le pôle est un modèle unique et innovant qui rallie la valorisation des résidus alimentaires, le glanage, l'insertion socioprofessionnelle et la sécurité alimentaire. PDZA 56 57 MRC d'Arthabaska Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Les produits locaux dans nos assiettes Avec ses 30 % d'entreprises agricoles pratiquant la vente directe, la MRC d'Arthabaska est la première de la région en circuits courts (MAPAQ, 2020). La moitié de ces entreprises sont situées dans le contrefort appalachien. Les circuits courts reposent ainsi en grande partie sur la transformation acéricole (MAPAQ, 2024). Différentes initiatives locales, territoriales et régionales ont permis aux produits locaux de faire leur chemin jusqu'à nos assiettes : - Mise en place de marchés publics saisonniers, dont les Rendez-vous gourmands, le Petit marché de Ham-Nord et le Marché nomade. Cependant, leur nature par- fois éphémère et leur dépendance aux bénévoles les rendent difficiles à recenser de façon précise. - Augmentation de l'offre des produits locaux dans les épiceries spécialisées comme Mon Marché, La Manne et avec l'établissement de marchés de village tels le Marché Gourmand du Coin à Warwick, le Marché Lebert à Saint-Norbert-d'Arthabaska et le Magasin général à Sainte-Élizabeth-de-Warwick. - Démarche régionale Notre Centre-du-Québec, goûtez-y! afin de structurer et faire rayonner l'offre auprès des grandes bannières, des CPE et des distributeurs alimentaires locaux (Lampron et Alimentation du Lac). - Stratégie territoriale d'approvisionnement institutionnel, etc. En plus de ces initiatives, quelques restaurateurs et microbrasseries mettent en avant les produits locaux dans leurs menus. Cependant, ces efforts restent relativement modestes. Il y a somme toute très peu d'explorations gastronomiques du terroir. Cela ouvre un grand potentiel de visibilité et de rayonnement, tant dans les commerces que dans les événements organisés sur le territoire. MISE EN MARCHÉ DE PROXIMITÉ Le contrefort appalachien Le piémont Les plaines Total Arthabaska Autocueillette exploitation 8 6 4 18 Kiosque à la ferme 49 35 22 106 Kiosque hors ferme 7 12 C C Produit vendu marché public 10 13 4 27 Agriculture soutenue par la communauté (panier de légumes, de viandes, etc.) 5 4 C C Site Internet transactionnel 7 8 10 25 Autres ventes directes au consommateur 68 46 34 148 Total 124 80 56 260 Source : MAPAQ, 2024 C = Confidentiel PDZA 58 Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles L'étude menée sur les paysages du contrefort appalachien fait un lien très fort entre le potentiel panoramique de la région et les activités agricoles (Destination Entreprise, anciennement connue sous le nom de CDEVR, 2020) : « L'agriculture vivante combinée à la variété du relief constitue ainsi la condition sine qua non de l'expérience panoramique. Les activités agricoles façonnent le paysage rural; ce paysage productif constitué de prairies, de champs et d'érablières épouse et dévoile les variations topographiques. » La beauté de nos milieux ruraux PDZA 60 61 MRC d'Arthabaska Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Agrotourisme et tourisme gourmand Créée en 2000, l'édition 2024 de la Balade Gourmande a attiré 36 900 visiteurs, pour des recettes de 2,1 M$, soit 78 500 $ dépensés à l'heure (Bilan Balade Gourmande, 2024). Avec 19 des 57 entreprises qui proposent des activités agrotouristiques (MAPAQ, 2020) et gourmandes au Centre-du-Québec, la MRC d'Arthabaska est classée première de la région en agrotourisme (MAPAQ, 2020). Au Québec, pour 43 % des visiteurs, l'agrotourisme est la motivation principale de leur destination et près de la moitié de ces visiteurs sont d'origine locale, soit à moins de 40 km des sites visités, et ce, en majorité pendant la saison estivale (AATGQ, 2022). L'agrotourisme et le tourisme gourmand participent à environ 40 % du chiffre d'affaires des producteurs agricoles qui pratiquent de ces activités au Québec, mais ils représentent environ 35 % de leurs dépenses en opération, principalement en salaires. En plus d'avoir un impact positif sur l'aménagement du territoire et sur la qualité des paysages, ces activités contribuent grandement à la valorisation du secteur bioalimentaire et nourrissent le sentiment d'appartenance de la population et l'identité culinaire des territoires (AATGQ, 2023). Depuis 2021, le secteur tourisme de Destination Entreprise propose des micro-aventures, une découverte du territoire par des expériences immersives dans nos entreprises et notre paysage. Près de la moitié des entreprises qui proposent ces activités sont agricoles. En effet, la diversité des paysages, les productions de qualité et les savoir-faire du territoire sont des éléments distinctifs de la MRC d'Arthabaska, tout comme son caractère authentique, collaboratif, innovant et passionné (Consultations PDZA, février 2024). PDZA 62 63 MRC d'Arthabaska Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles « Les productrices, les producteurs et la relève sont les principaux maîtres d'œuvre du plus important projet de société qui soit, c'est-à-dire nourrir durablement les Québécoises et les Québécois. Depuis des générations, ils cultivent la terre et habitent le territoire, contribuant au dynamisme économique, social et culturel du Québec. » Les entrepreneurs agricoles du territoire ont en moyenne 52 ans et 37 % d'entre eux sont âgés de plus de 60 ans (MAPAQ, 2024). Ainsi, dans 27 % des entreprises agricoles du territoire, le plus jeune actionnaire est âgé de 60 ans et plus (MAPAQ, 2020). Le métier d'agriculteur est particulier. Travailler avec le vivant, l'imprévisibilité, les aléas météorologiques, technologiques et mécaniques exige de la polyvalence, de l'ingéniosité, de la patience, un sens de l'observation et une passion immense. De plus, la proximité étroite entre la vie personnelle et la vie professionnelle est un aspect social qui peut rapidement se transformer en enjeu, notamment quand les exigences légales et administratives, l'insécurité financière, la stigmatisation du métier de producteur agricole et les récriminations faites à l'égard des activités agricoles affectent le bien-être des producteurs (Consultations PDZA 2023-2024). Au Centre-du-Québec, le secteur laitier est particulièrement touché par ces pressions, représentant 53 % des nouvelles demandes de soutien psychologique (ACFA, 2022). Pour atténuer ces charges mentales et s'assurer d'une meilleure qualité de vie, les modèles de fermes coopératives ont augmenté de 75 % en quatre ans dans la province, pour 93 % d'entre elles en production maraîchère (CRAAQ, 2022). L'étude conduite par le CRAAQ constate toutefois un manque d'information à l'intention des aspirants à un mode collectif d'établissement tel que : stratégies comptables, fiscales et d'accès à la terre, financement, intégration des nouveaux membres, gouvernance, planification de la retraite, admissibilité aux programmes pour les coopératives et leurs membres, assurances, etc. Martin Caron, président général de l'UPA, 2024 Les entrepreneurs En juin 2024, 1 443 membres affiliés aux 844 entreprises de production agricole de la MRC d'Ar- thabaska étaient enregistrés au MAPAQ, soit 979 hommes et 397 femmes œuvrant quotidiennement au cœur de la production de nos ressources (MAPAQ, 2024). PDZA 64 MRC d'Arthabaska Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles La relève La main-d'œuvre 13 % des jeunes entrepreneurs agricoles du Québec se trouvent dans la région du Centre-du-Québec. 79 % de cette relève régionale est issue d'une famille d'agriculteurs et celle-ci occupe principalement le secteur laitier (FRAQ, 2021). L'industrie laitière est le plus important employeur agricole au Québec. En 2022, les travailleurs étrangers temporaires représentaient 17 % de l'ensemble de la main-d'œuvre agricole au Canada et 22 % de celle du Québec (CCRHA, 2024). Face au prix élevé des terres et aux difficultés de transfert d'entreprises non apparentées, de nouvelles avenues sont explorées, telles que les modèles locatifs. Dans la MRC d'Arthabaska, deux tiers des opportunités de maillage entre cédants et jeunes agriculteurs se font sous forme de location (MAPAQ, 2020). La relève agricole exprime des préoccupations spéci- fiques en matière d'agroenvironnement, d'accès aux terres, de financement et de transfert d'entreprises. Elle s'intéresse également aux questions de mise en marché, transformation, traçabilité, éducation, emploi et santé (FRAQ, 2021). Ces enjeux reflètent une volonté d'adaptation et d'innovation face aux défis contempo- rains du secteur agricole. Cette relève est davantage féminine et plus jeune. Elle est également mieux formée, avec 64 % des jeunes agriculteurs spécialisés en agriculture. Comparativement aux autres régions du Canada, ces jeunes consacrent plus d'heures à leur entreprise agricole et recourent de plus en plus à un emploi extérieur à la ferme pour compléter leurs revenus (MAPAQ, 2021). Lors de leur établissement, 72 % des jeunes agriculteurs régionaux ont contracté un emprunt auprès d'une institution financière. Cependant, ils sont propor- tionnellement moins nombreux à avoir bénéficié d'une aide financière du MAPAQ, des Centres locaux de développement (CLD) ou des Sociétés d'aide au développement des collectivités (SADC) par rapport à l'ensemble de la province (FRAQ, 2021). Bien que 796 entreprises reposent principalement sur leurs ressources familiales, 251 font appel à des travailleurs québécois externes et 61 à des employés hors région (MAPAQ, 2023). En 2023, plus de 400 postes ont été assurés par des travailleurs étrangers temporaires (EIMT, 2023). À l'échelle provinciale, la situation devient critique. En 2022, le Québec a enregistré plus de 28 200 emplois agricoles non pourvus durant la haute saison, générant une perte économique estimée à 3,5 milliards de dollars. Plus d'un tiers des employeurs agricoles n'ont pu recruter le personnel nécessaire (CCRHA, 2024). Les raisons de cette pénurie sont multifactorielles : conditions de travail physiquement exigeantes, rémunération peu attractive, saisonnalité des emplois, isolement géographique et préjugés persistants sur les métiers agricoles (CCRHA, 2024). Ces éléments rendent particulièrement difficiles le recrutement et la rétention de personnel qualifié. L'Institut national d'agriculture biologique (INAB) et le Service de la formation continue du Cégep de Victoriaville ainsi que le Collectif en formation agricole du Centre-du-Québec offrent en ce sens une variété de programmes qui contribuent au développement des compétences et à la professionnalisation du secteur agricole. 13% D E S J E U N E S E N T R E P R E N E U R S D U Q U É B E C 65 Les intervenants Des ressources prêtes à collaborer! Deux facteurs aggravent ces défis (Consultations PDZA, 2023-2024) : la compartimentation des expertises et le roulement de personnel. La spécialisation des domaines de compétence crée des silos qui limitent les échanges interdisciplinaires, tandis que le fort taux de renouvellement des effectifs dans les organismes accentue les difficultés liées au transfert de connaissances. L'agriculture, l'agroalimentaire et la foresterie forment un écosystème riche et varié, intégrant de nombreux acteurs et champs d'expertise. Cette diversité, bien qu'elle soit une source de richesse, pose des défis importants en matière de communication et d'efficacité opérationnelle. La nature complexe de l'écosystème ajoute en quelque sorte des obstacles au développement des projets. La multiplicité des organisations et des intervenants rend en effet difficile l'obtention d'informations souvent essentielles et alourdit ainsi les démarches pour tous les acteurs impliqués (Consultations PDZA, 2023-2024). 67 PDZA 66 Mosaïque de dynamiques, d'activités et de savoir-faire agricoles MRC d'Arthabaska Écosystème agroéconomique La passion qui unit les professionnels des secteurs agricole, agroalimentaire et forestier est présente et constitue un levier important pour le changement (Bilan PDZA, 2016-2023). On observe une mobilisation accrue et un développement de la concertation à travers les différents acteurs. Les parties prenantes prennent en effet conscience de l'importance d'une approche collaborative pour surmonter les défis communs (Consultations PDZA, 2023-2024). 69 MRC d'Arthabaska Évolution et perspectives OK, le soleil est haut, ça fait du bien. Le vent vient atténuer ses douces léchées. L'herbe brille, bien hydratée par la rosée. Malgré les quelques bruits de voiture qui ponctuent mes pas, le chant des insectes règne, accompagné du bruissement des feuilles. La terre est pleine de mystère, je reste prudente quand je marche, par peur de brusquer ou d'écraser une délicate chose que je n'aurais pas vue. Plus je m'éloigne seule, plus je me sens apaisée, bercée par une nature qui depuis la nuit des temps nous porte et nous offre tout. La terre en friche est inégale, à chaque fois que j'avance, mon équilibre est troublé par un trou, une motte d'herbe, de vieilles brindilles. Parmi les nombreuses plantes de ce terrain, je viens d'en apercevoir une qui m'intrigue. Elle est seule, juste une tige et plusieurs feuilles recroquevillées sur elles- mêmes, à la façon d'une cage thoracique. Pourtant quand je la prends dans mes mains, elle est épaisse et rigide, assez forte pour résister aux intempéries. Un papillon vole libre parmi les fleurs jaunes, il contraste de son brun froid qui recouvre ses ailes. Une petite partie d'ombre me révèle la nature autrement, l'herbe est davantage mouillée et une toile d'araignée est installée sur l'herbe à l'instar d'un délicat nuage terrestre. Je sors de ma tranquillité quelques instants, je croise un ami, il m'invite à prendre une pomme dans un arbre. Alors comme une enfant je m'élance, tends le bras et cueille la pomme. Elle est acide, mais maintenant que je l'ai cueillie, je vais la finir. En regardant au loin, j'aperçois les petits monts, ils sont couverts d'arbres et de champs, seule une petite maison blanche se dresse à travers. L'air est frais et ça sent légèrement les fleurs, mais aussi la terre mouillée. Désormais, je m'aventure dans un petit boisé traversé par un cours d'eau, celui-ci nous laisse entendre sa douce danse sur les galets qui l'habitent. La visite touche à sa fin, je regarde encore cet espace et j'imagine pouvoir en faire un grand champ de fleurs, ou les abeilles, les bourdons, les papillons et tous les autres pourront y faire leurs vies. Quelques hamacs et des tables pour que les gens puissent venir se reposer et s'inspirer de la nature. Replanter sur cette terre afin de lui donner une nouvelle vie plus colorée. Ilona MARINO, travail présenté à M. Daniel MONTEMBEAULT, Environnement et développement durable et présenté à la table ronde du Centre d'Art Jacques et Michel Auger dans le cadre de l'exposition Friches, 2023 PDZA 68 Évolution et perspectives Évolution et perspectives 4. PDZA 70 71 MRC d'Arthabaska Évolution et perspectives Évolution et perspectives Les pratiques agricoles Selon une étude de l'Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) publiée en 2023, la dégradation des propriétés physiques des sols cultivés et la diminution de la qualité de leur matière organique sont particulièrement fréquentes dans la plaine de Montréal et le Centre-du-Québec. Les cultures annuelles intensives, généralement liées à l'utilisation de la machinerie lourde et d'intrants de synthèse, ont effectivement contribué à la compaction et à la dégradation des sols, au déboisement, à l'érosion et à la sédimentation, conduisant à l'altération des cours d'eau et des pertes fauniques. Aux premières lignes de ces bouleversements, nos producteurs sont activement engagés dans l'adoption de pratiques culturales et d'aménagements agroenvi- ronnementaux novateurs. Grâce à ces efforts, ils contri- buent à réduire efficacement l'empreinte écologique des activités agricoles. Parmi ces aménagements, on trouve notamment les cultures intercalaires, les bandes riveraines élargies, les haies brise-vent, les prés et îlots fleuris et les étangs. En plus de contribuer à la qualité des sols, ces aménagements jouent un rôle crucial dans le renforcement de la biodiversité et la lutte contre les ravageurs et l'amélioration de la résilience de nos milieux. De plus, ils apportent une hétérogénéité paysagère essentielle au bon fonctionnement des écosystèmes. Les producteurs font preuve d'une réelle volonté d'agir en faveur de l'environnement, mais ils se trouvent souvent freinés par des obstacles financiers et techniques. Pour relever ce défi complexe, il faut mobili- ser un large éventail d'expertises afin de mettre au point des solutions à la fois efficaces et pérennes, et assurer un accompagnement adapté (Consultations PDZA, 2023-2024). ADAPTATION DES PRATIQUES AGRICOLES DANS LA MRC D'ARTHABASKA Implantation de cultures de couverture pour conserver, construire et nourrir la structure et la qualité des sols 8 818 hectares Aménagement de mileux agroenvironnementaux réduisant l'impact des activités agricoles et favorisant la biodiversité 8,4 hectares Adaptation d'équipements ou infrastructures pour une meilleure gestion des intrants/extrants (eau, pesticides, engrais, résidus végétaux, etc.) 150 initiatives Source : Prime-Vert, Bilan 2018-2023 PDZA 72 73 MRC d'Arthabaska Évolution et perspectives Évolution et perspectives Les pratiques forestières Nos forêts abritent une biodiversité remarquable, comprenant plus de 200 espèces d'oiseaux, 60 espèces de mammifères, près de 40 espèces d'amphibiens et de reptiles, ainsi que 100 espèces de poissons. Elles sont également le refuge de plusieurs milliers d'espèces d'insectes (MRC, 2021). Depuis 1995, les activités forestières dans la province sont encadrées par les Plans d'aménagement forestier (PAF), établis grâce au Programme d'aide à la mise en valeur des forêts privées. Actuellement, les deux agences forestières locales réfléchissent à l'amélioration de ces plans pour mieux conserver les éléments sensibles des propriétés boisées. Cette initiative s'inspire des projets pilotes lancés en 2021 dans les régions de la Montérégie et de Lanaudière. Bien que l'agroforesterie soit encore émergente au Québec, elle offre de belles perspectives. Cette approche innovante pourrait connaître un essor significatif sur notre territoire en misant sur la sensibilisation, l'accompagnement et le soutien des producteurs et la mise en valeur des nombreux bénéfices des arbres en milieu agricole (CRAAQ, 2017). Les dernières décennies ont vu une évolution notable des pratiques sylvicoles, notamment avec l'introduction des abatteuses multifonctionnelles. Ces machines ont gagné en fiabilité, précision, agilité et polyvalence dans la coupe, ainsi qu'en puissance pour l'ébranchage et en capacité à produire des données via GPS. Depuis 2010, leur utilisation s'est généralisée sur notre territoire, réduisant ainsi l'impact des travaux forestiers sur les sols et les écosystèmes (MRC, 2024). Source : MRC, 2021 Grandes fonctions écologiques des milieux boisés SÉQUESTRATION DE CARBONE CAPTAGE DES ÉLÉMENTS NUTRITIFS ET DES POLLUANTS RÉTENTION DES EAUX SOUTIEN À LA BIODIVERSITÉ PDZA 74 75 MRC d'Arthabaska Évolution et perspectives Évolution et perspectives D'ici 2050... Les conditions météorologiques jouent un rôle crucial dans l'agri- culture, influençant directement les méthodes de culture adoptées par les producteurs. Par consé- quent, l'intégralité de la chaîne agroalimentaire est vulnérable aux changements climatiques. Sur la planète, les neuf dernières années (2015-2023) ont été les plus chaudes, jamais enregistrées, depuis plus de 150 ans de relevés et d'analyses scientifiques de la température mondiale. Et 2023 bat tous les records, dont celui des niveaux de concentration des principaux gaz à effet de serre atmosphériques (Rapport sur l'état du climat, National Oceanic and Atmospheric Adminis- tration, 2023). Imprévisibles, variables et violents, les impacts des changements climatiques sur les cultures sont difficiles à prévoir. Il faut être prêt à tout, trop d'eau, manque d'eau, canicule, gel tardif, gel hâtif, feux de forêt, etc. Il faut également être vigilant à l'arrivée de nouvelles maladies, ravageurs ou espèces envahissantes et à la diminution de la productivité de certaines cultures emblématiques de notre région comme celle du sirop d'érable, dont on estime une diminution de 15 % d'ici 2050 (MRC, 2021). Les impacts se feront également sentir sur l'ensemble du système alimentaire affectant les prix, la qualité, l'accessibilité et la disponibilité des produits ainsi que le bien-être des travailleurs et des animaux. Sources : MAPAQ (2024), Ouranos (2024), D'ici 2050, au Centre-du- Québec, on prévoit... Des hivers plus chauds, plus courts, avec moins de neige et plus de pluie Une augmentation de la température annuelle moyenne de 8°c et 26 jours par an avec des températures supérieures à 30°c Des saisons de croissance plus longues de 22 jours au printemps et de 11 jours à l'automne Plus d'épisodes de précipitations intenses, de grêle et de sécheresse estivale Nouvelles maladies et nouveaux ravageurs Variabilité de la quantité et qualité des cultures Impacts sur les cultures pérennes et espèces indigènes Nouvelles opportunités de culture Gestion de l'eau (trop d'eau/manque d'eau) Adaptation des bâtiments d'élevage Diminution des couvertures en assurances récolte Risque pour la santé des travailleurs Hausse des coûts de production Variabilité de la disponibilité et du prix des aliments Impacts sur les apports nutritionnels et les modes de préparation des aliments Hausse de l'insécurité alimentaire et des ménages affectés Risque accru pour la santé et la sécurité des populations Variabilité dans la disponibilité, la qualité et le coût des matières premières Vulnérabilité des infrastructures aux aléas climatiques Difficulté de maintien de la chaîne de froid Risque accru de contamination et détérioration des produits Difficulté d'accès à l'eau potable Risque pour la santé des travailleurs Perturbations de la chaîne d'approvisionnement et des modes de transport Vulnérabilité des infrastructures aux aléas climatiques Difficulté de maintien de la chaîne de froid Risque accru de contamination dans les installations d'entreposage Impacts des changements climatiques sur le système alimentaire P r o d u c t i o n T r a n s f o r m a t i o n D i s t r i b u t i o n C o n s o m m a t i o n Source : Agriclimat, 2021 PDZA 76 77 MRC d'Arthabaska Évolution et perspectives Évolution et perspectives Une grande partie des milieux humides, des zones inondables et du couvert forestier se trouve en zone agricole. La protection des milieux écosystémiques est ain- si étroitement liée aux activités agricoles (MRC, 2021). Cependant, un déboisement excessif des bandes riveraines, notamment lié à l'établissement historique des collectivités le long des cours d'eau, a entraîné le couvert végétal en dessous du seuil écologique viable de 30 % dans certains secteurs de la MRC (CRECQ, 2020). Pour remédier à ce type de situation, la réglementation provinciale impose désormais une bande de protection minimale de cinq mètres le long des cours d'eau en milieu agricole d'ici 2027. La biodiversité joue un rôle clé dans la résilience de nos écosystèmes face aux changements climatiques. Les inventaires forestiers et les prévisions hydrométriques soulignent l'importance d'une plus grande diversité pour maintenir un paysage forestier résilient dans un contexte climatique incertain (AFBF, 2021). L'hétérogénéité des aménagements, tant dans leur composition que dans leur configuration spatiale, favorise une biodiversité efficace. Ainsi, l'implication des secteurs municipaux, résidentiels, industriels et commerciaux est tout aussi cruciale pour préserver la qualité de nos ressources naturelles et la continuité des espaces verts assurant la qualité de nos milieux de vie. Ces milieux naturels, comprenant les milieux humides, hydriques et forestiers, jouent un rôle crucial dans la préservation de la qualité de nos écosystèmes et de notre cadre de vie. En tant qu'infrastructures vertes, ils fournissent des services écologiques essentiels, parti- culièrement importants dans le contexte de l'adaptation aux changements climatiques et aux aléas météorolo- giques. Ces milieux sont indispensables à la santé des communautés, assurant un approvisionnement en eau de qualité et offrant une protection naturelle contre les inondations et les sécheresses prolongées. La diversité écologique Services écologiques essentiels RECHARGE DE LA NAPPE PHRÉATIQUE FILTRE CONTRE LA POLLUTION CAPTAGE D'ÉLÉMENTS NUTRITIFS SUPPORT EN CONSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ ÉCRAN SOLAIRE ET BRISE-VENT NATUREL SÉQUESTRATION DE CARBONE QUALITÉ DES PAYSAGES RÉTENTION DES SÉDIMENTS RÉGULATION DES NIVEAUX DE L'EAU Source : MRC, 2021 Source : CNC, EPR, Corridors écologiques Québec, 2024 PDZA 78 79 MRC d'Arthabaska Évolution et perspectives Évolution et perspectives Prairies, friches, champs, érablières, amas de pierres, murets, silos et granges façonnent et rythment nos paysages (MRC, 2021). Nos modes de production influencent non seulement l'amé- nagement du territoire, mais aussi notre manière de l'habiter et notre identité. Sol et climat Histoire humaine Productions agricoles Pressions externes Topographie et hydrographie Culture et gastronomie Politiques gouvernementales La concentration et l'uniformisation des bâtiments agricoles, dictées par des exigences d'efficacité et de conformité souvent associées à des politiques gouvernementales, ont entraîné la disparition de certaines structures traditionnelles. Cela a réduit les habitats pour diverses espèces qui ont évolué à leurs côtés (MRC, 2021) ainsi que le caractère culturel qui distinguait nos villages et nos paysages. Les consultations ont démontré qu'il existe une forte volonté parmi les citoyens et les producteurs de se réapproprier ce patrimoine. Ils souhaitent mettre en avant la qualité du terroir, les savoir-faire locaux et l'identité rurale de notre territoire (Consultations PDZA, 2023-2024). La Loi sur le patrimoine culturel du Québec souligne l'importance de préserver cet héritage, non seulement pour sauvegarder des structures caractéristiques, mais aussi pour propulser notre histoire vers l'avenir et enrichir nos communautés rurales. Cependant, la conservation du patrimoine bâti en milieu rural est un défi en raison des coûts élevés de réhabilitation, des difficultés à pérenniser les activités ou encore, de trouver de nouvelles utilisations pour ces bâtiments historiques. Les contraintes réglementaires en zone agricole s'ajoutent à ces difficultés. Un héritage en évolution Paysages ruraux, quelques facteurs déterminants Inspiré de : Agriculture et paysage, 2014 PDZA 81 MRC d'Arthabaska Section Évolution et perspectives Au Québec, la superficie de terres agricoles cultivées ne représente que 2 % du territoire. Cette ressource, limitée et non renouvelable, est cruciale pour l'autonomie et la sécurité alimentaire de nos popu- lations, particulièrement face aux défis posés par les changements climatiques (UPA, 2024). Nos modes de vie actuels exigent une quantité considérable d'énergie pour répondre à nos besoins quotidiens, que ce soit pour nous chauffer, nous nourrir, nous déplacer ou produire des biens de consommation. Cette demande en énergie est intimement liée à nos choix de société, qui reposent sur un modèle de développement et de croissance économiques énergivores. Cependant, face aux défis environnementaux, une transition énergétique s'impose, visant à passer progressivement des énergies fossiles à des sources moins émettrices de carbone. Cette transition implique non seulement un changement dans nos sources d'énergie, mais aussi dans nos comportements. Toutefois, ces sources énergétiques alternatives ciblent particulièrement les milieux agricoles. Les avis sur l'implantation d'éoliennes sur le territoire de la MRC d'Arthabaska sont très partagés et ont créé une polarisation au sein de la collectivité. Certains voient en elles une opportunité de développement plus durable et de retombées économiques importantes pour notre territoire, tandis que d'autres s'inquiètent des conséquences sur le paysage et la faune locale (Consultations projet éolien, 2024). Ainsi, la transition énergétique nous invite à repenser notre relation à l'énergie et au territoire, en cherchant un équilibre entre notre développement, nos besoins, notre confort et la préservation de nos ressources. Les enjeux de la transition énergétique 80 MRC d'Arthabaska PDZA 82 83 Évolution et perspectives Évolution et perspectives De nouvelles technologies ont fait leur apparition dans le secteur agricole ces dernières décennies permettant une plus grande précision du travail, tout en réduisant l'impact environnemental des activités de production. (MAPAQ, 2023). L'adoption de technologies avancées, telles que les drones et les systèmes de gestion automatisée, permet en effet une surveillance plus précise des cultures et des sols. Ces technologies facilitent la gestion des ressources, réduisent les coûts et augmentent les rendements (MAPAQ, 2023). La robotique joue un rôle croissant en agriculture. Tout en répondant à la pénurie de main-d'œuvre, les robots agricoles peuvent effectuer des tâches répétitives telles que l'entretien des bâtiments, la plantation, la récolte et le désherbage avec une précision et une efficacité accrue. L'IA (intelligence artificielle), quant à elle, aide l'analyse et la collecte des données afin d'optimiser les pratiques agricoles, prédire les rendements et gérer les risques climatiques. Ces nouvelles dynamiques en milieu agricole au Québec sont prometteuses, mais s'accompagnent également de défis importants. L'augmentation de la collecte de données entraîne en effet des questionnements sur la gestion et l'éthique à l'égard de ces informations. Les producteurs doivent désormais naviguer dans des questions complexes concernant la propriété des données, la confidentialité et la sécurité de leur entreprise. Ils se sentent peu informés par rapport à l'utilisation éthique de ces données (Consultations PDZA, 2023-2024). INDUSTRIE ENTREPRISES SYSTÈMES CONNECTÉS ET AGRICULTURE DE PRÉCISION AUTOMATISATION ET ROBOTISATION NOUVEAUX SYSTÈMES AGRICOLES ET ENVIRONNEMENT CONTRÔLÉ ALIMENTS ÉMERGENTS ÉNERGIES PROPRES ET AUTRES BIOPRODUITS ET BIOTECHNOLOGIES Source: Zone Agtech, 2022 Source : Stat Canada, 2021 220 58 11 55 18 28+ 50 Les technologies de pointe : prouesses et défis Utilisation des technologies de pointe en agriculture au Québec L'écosystème de l'industrie « agtech » au Québec 1/5 1/3 1/4 des fermes laitières utilisent entièrement des trayeuses automatisées des producteurs de grains et oléagineux utilisent un système de direction par guidage automatisé des producteurs maraîchers utilisent un système de direction par guidage automatisé soit deux fois plus en cinq ans 84 85 MRC d'Arthabaska Section La MRC d'Arthabaska, comme l'ensemble de la province, connaît une évolution signi- ficative des pratiques agricoles et forestières. Les producteurs locaux sont activement engagés dans l'adoption de méthodes culturales novatrices et d'aménagements agroenvironnementaux. Ces efforts contribuent non seulement à améliorer la san- té des sols, mais aussi à renforcer la biodiversité et la résilience des écosystèmes de notre territoire et la qualité de nos ressources et de nos milieux de vie. Notre territoire détient un réel potentiel qu'il convient de cultiver en renforçant notre soutien collectif face aux défis climatiques et leurs impacts potentiels sur l'agriculture. Reconnaître le savoir-faire de nos agriculteurs et leur apporter un appui social sont des aspects cruciaux. Cette approche doit s'accompagner d'une cohérence territoriale et d'une évolution de nos habitudes pour trouver un équilibre durable entre déve- loppement et préservation de notre environnement, un équilibre ancré dans notre histoire, nos valeurs et nos aspirations. Notre agriculture a évolué au rythme des collectivités et a dessiné les contours de nos paysages. Elle est l'un des secteurs économiques parmi les plus complexes. Il est celui sur lequel repose quotidiennement la santé de nos familles et de nos écosystèmes. L'entreprise agricole doit composer avec des paramètres naturels, culturels et économiques échappant pour la plupart au contrôle du producteur. Les changements climatiques amplifient cette complexité, nécessitant une expertise variée pour s'y adapter. Les semences d'un changement PDZA Évolution et perspectives PDZA 86 87 MRC d'Arthabaska Section Section 86 Bilan terrain PDZA Elisabeth Cardin et Michel Lambert, L'érable et la perdrix 87 MRC d'Arthabaska Bilan terrain Retrouvons l'élan de la cause commune et la sagesse de l'inclusion. Retrouvons les savoirs qui nous maintiennent en équilibre. Retrouvons la fierté de notre identité culinaire. Devenons les alliés bienveillants de notre territoire nourricier. 5. Bilan terrain PDZA 88 Bilan terrain De l'eau potable, des sols vivants, une biodiversité florissante et des communautés vibrantes; ces éléments sont les piliers essentiels à la pérennité des entreprises agricoles et au bien-être de nos producteurs. L'agriculture de notre territoire doit ainsi s'enraciner dans une vision durable, où la santé des écosystèmes et la vitalité des communautés rurales sont indissociables. Ce document en témoigne, le secteur agricole de la MRC d'Arthabaska se distingue par son dynamisme. Avec ses 844 entreprises agroalimen- taires, l'agriculture est au coeur du développement de notre territoire et de notre identité. Malgré ce portrait somme toute positif, les consultations menées dans le cadre de la révision du PDZA ont mis en lumière plusieurs défis auxquels le secteur est confronté. Ces enjeux, qui dépassent bien souvent le cadre strict des activités agricoles, menacent l'équilibre fragile des entreprises locales et donc, de notre système alimentaire. Ces problématiques ne sont pas uniques à la MRC d'Arthabaska. Elles reflètent des tendances observées à l'échelle provinciale, nationale et même mondiale. Elles mettent en évidence les limites et les inégalités inhérentes aux modèles économiques actuels, ainsi que les impacts de nos modes de vie. En définitive, ces enjeux soulèvent de grandes questions sur un avenir durable pour l'agriculture et pour la résilience de nos milieux de vie, appelant à un travail collaboratif qui croise les expertises et favorise des approches innovantes pour relever ces défis complexes et interconnectés. Les enjeux Reconnaissance et valorisation du patrimoine agricole Viabilité et équilibre dans les entreprises Durabilité et résilience environnementales Dynamisme et attractivité du territoire Optimisation, mutualisation et innovation Viabilité et équilibre dans les entreprises Durabilité et résilience environnementales Reconnaissance et valorisation du patrimoine agricole Optimisation, mutualisation et innovation Sensibilisation, collaboration et partenariat Coordination stratégique Dynamisme et attractivité du territoire Sensibilisation, collaboration et partenariat C O O R D I N A T I O N S T R A T É G I Q U E 1 1 4 7 2 5 3 6 5 7 3 6 2 4 Simplification du parcours entrepreneurial par la collaboration Viabilité économique Démarrage de nouvelles entreprises agricoles et la relève Bien-être et qualité de vie Renforcement des capacités en promotion des produits agricoles Adaptation et soutien aux modèles alternatifs Accès à la terre et à l'entreprise Renouvellement et soutien générationnels Accompagnement et soutien à la transition agroenvironnementale Préservation des ressources naturelles, notamment l'eau Mise en valeur de la biodiversité et des écosystèmes agricoles Compréhension de l'évolution des conditions climatiques et leurs impacts sur les cultures Développement de cultures et de pratiques résilientes Accroissement de la compréhension du rôle des milieux naturels Sensibilisation à la diversité des services agricoles aux collectivités Mise en valeur des savoirs, des savoir-faire et des pro- duits locaux Reconnaissance du caractère rural de notre identité territoriale et de son patrimoine Préservation des bâtiments agricoles historiques et des paysages ruraux Contribution à l'attractivité touristique de la région Valorisation du métier d'agriculteur auprès du grand public Stratégie d'approvisionnement local Optimisation des ressources Recherche, transfert et innovation Mutualisation des équipements et des infrastructures Développement de synergies intersectorielles pour réduire les impacts et créer de la valeur ajoutée Développement de produits à valeur ajoutée Identification de créneaux porteurs et de marchés de niche Création de circuits courts de distribution Optimisation de l'utilisation du territoire agricole Soutien à l'innovation à travers la mise en commun des expertises et des ressources Éducation des élus et décideurs sur les enjeux agricoles Compétences des acteurs en matière de partenariat et de collaboration intersectorielle Promotion d'une responsabilité collective envers l'agriculture et les milieux naturels Réseautage et partage d'expérience entre les différents secteurs Diffuser efficacement des opportunités territoriales Accès aux paysages et milieux naturels, tout en respectant les activités agricoles Développement solidaire du territoire Représentativité des enjeux agricoles Cohérence et concertation Vision partagée du développement Veille stratégique et approche multisectorielle Mécanisme d'évaluation et amélioration continue Implication des producteurs dans les processus réglementaires et décisionnels Mise en place des mécanismes de partage des connaissances sur les problématiques communes Communication transparente et régulière des actions du PDZA Approche multidisciplinaire des enjeux Formation et rétention de la main-d'œuvre qualifiée Amélioration des conditions de travail dans le secteur Dynamisme et attractivité territoriale Accès à des services, des logements et de la mobilité Préservation et valorisation des terres agricoles Diversification et pérennité des activités agricoles Cohabitation harmonieuse des usagers Mise en place d'une stratégie de marketing territorial Étalement urbain et pression foncière sur les terres agricoles MRC d'Arthabaska Bilan terrain PDZA 90 91 MRC d'Arthabaska Bilan terrain Bilan terrain « Ce n'est pas le genre d'enri- chissement que les producteurs souhaitent. Ce qu'ils veulent, c'est un revenu chaque année. Que nos terres prennent de la valeur quand c'est pour céder à nos enfants, ça nous rapporte rien! » La flambée persistante de la valeur des terres et l'exigence d'une croissance continue de la productivité, souvent liée à des investissements considérables, érigent des obstacles conséquents au renouvellement générationnel du secteur agricole. Les longues heures de travail, la pression financière et administrative, ainsi que les aléas climatiques peuvent avoir un impact significatif sur le bien-être de la relève, des producteurs et de leurs familles. Il est crucial de trouver un équilibre entre la rentabilité des entreprises et le maintien d'une qualité de vie satisfaisante pour ceux qui nourrissent la population, et ce, même au moment de la retraite professionnelle. L'équilibre entre accessibilité des aliments et rémunération équitable des producteurs est également au cœur de ces enjeux. Cela implique d'éduquer les consommateurs sur les réalités économiques de la production alimentaire et de repenser la répartition de la valeur tout au long de la chaîne d'approvisionnement. En fin de compte, la viabilité, la durabilité et la transférabilité de notre agriculture dépendront de notre capacité collective à valoriser justement le travail des producteurs, à repenser les modèles d'affaires, à encourager l'innovation et à mettre en place des mécanismes de soutien adaptés aux réalités du terrain. la viabilité, la durabilité et la transférabilité de l'agriculture Au coeur des enjeux : Jean-Luc Leclair, 2015 (à l'époque président de l'UPA du Centre-du-Québec). PDZA 92 Bilan terrain Bilan terrain En termes juridiques, la prescription est un mécanisme qui peut vous faire gagner ou perdre un droit par simple écoulement du temps. Pour éviter de perdre un droit, il est donc très important d'agir avant qu'il ne soit trop tard (Éducaloi, 2024). Les consultations ont apporté une prescription claire : il ne faut pas attendre que les problématiques deviennent criantes pour intervenir et se prémunir de leurs impacts. Face aux différents enjeux identifiés, un consensus émerge : à terme, le statu quo compromet autant le bien-être des producteurs, l'équilibre financier et la transférabilité des entreprises, l'attractivité et le dynamisme des territoires, que la résilience des écosystèmes naturels et la qualité de nos ressources. Ainsi, afin d'assurer le dévelop- pement durable de notre agriculture, un changement est souhaité. Mais ce changement doit s'effectuer par et pour la collectivité, et ce, dans une approche cohérente du territoire. Ainsi, chaque acteur - producteurs, institutions, citoyens - a un rôle crucial à jouer dans cette transition, en pensant le changement comme une opportunité de développement, plutôt qu'une contrainte. Repenser les modèles économiques et les mécanismes d'accès au territoire de façon plus équilibrée, respectueuse et durable Atténuer la pression sur les entreprises et les producteurs agricoles Renforcer l'identité rurale et gourmande de notre territoire Favoriser l'engagement collectif de différents acteurs de l'écosystème agricole Appuyer le développement du territoire sur les dynamiques, les opportunités et les aspira- tions locales Favoriser la connaissance et la reconnaissance du rôle de l'agriculture dans la collectivité Trouver des mécanismes pour simplifier, alléger et adapter les processus Se doter d'une gestion concertée, éclairée et proactive du territoire Soutenir et outiller les producteurs dans la protection des ressources et l'adaptation/ lutte aux changements climatiques l'équilibre, la cohérence et la concertation Des aspirations partagées : Semer le changement Par et pour la collectivité Dans une approche cohérente du territoire V i a b i l i t é e t c o h é r e n c e V i v a b i l i t é e t a d a p t a b i l i t é É q u i t é e t t r a n s f é r a b i l i t é R e s p o n s a b i l i t é e n v i r o n n e m e n t a l e R e s p o n s a b i l i t é s o c i a l e R e s p o n s a b i l i t é é c o n o m i q u e Pour un développement territorial durable 93 MRC d'Arthabaska 95 MRC d'Arthabaska PDZA 94 Bilan terrain Bilan terrain Les métiers de la terre, caractérisés par leur adaptabilité face aux aléas saisonniers et aux imprévus, recèlent des qua- lités intrinsèques inestimables. Ces compétences, alliées à un réseau dynamique d'acteurs sensibles et mobilisés, rassemblent les ingrédients essentiels pour surmonter les défis et accueillir les aspirations du territoire (synthèse de l'information recueillie dans le cadre des consultations du PDZA, 2023-2024). Les conflits, l'inflation, les habitudes de consommation, les fluctuations des marchés et des normes sociales et environnementales internationales peuvent perturber la chaîne d'approvisionnement alimentaire de notre territoire et affecter l'ensemble de ses acteurs. En encourageant l'achat de produits locaux et en sou- tenant des pratiques agricoles équitables et durables, nous pouvons créer un territoire où chaque individu a accès à une alimentation saine et nutritive. Les produits locaux ne sont pas seulement des ingrédients dans nos assiettes, mais bien les ambassadeurs de notre terroir et de notre culture, de notre territoire et des gens qui l'habitent. En mettant leur qualité et leur diversité « en avant », nous célébrons la richesse de nos sols, de nos paysages et de nos savoir-faire agricoles. Promouvoir le terroir va au-delà des produits eux-mêmes. Cela implique également de mettre en lumière les lieux où ils sont cultivés, les marchés locaux où ils sont vendus, ainsi que les activités qui gravitent autour de cette production. En éduquant et informant les consommateurs sur la provenance des aliments, les techniques de production, de transformation et de conservation, nous renforçons leur lien avec le sol et les saisons qui le portent. En favorisant une production locale et diversifiée, en adaptant l'offre aux besoins locaux et en travaillant en complémentarité, nous réduisons notre empreinte, nous évitons le gaspillage, nous stabilisons notre système et notre autonomie alimentaire, et ce, tout en favorisant la santé humaine et celle de nos milieux. Enfin, reconnaître l'importance des produits locaux est un acte de solidarité envers ceux qui travaillent la terre et nourrissent nos communautés, mais également envers les générations à venir. Au-delà de la notion de propriété, les terres agricoles incarnent la continuité des savoir- faire, la préservation du patrimoine rural et des milieux naturels. Autrefois limitées à de modestes parcelles familiales, l'utilisation, la taille et la valeur des terres se sont grandement transformées en quelques décennies, favorisant l'émergence de nouveaux modèles d'entreprises, de modes d'établissement et de pratiques culturales. Cette nouvelle dynamique rurale ne se fait pas sans défi : explosion du prix des terres, spéculation foncière, superficie des lots souvent inadéquate aux besoins, néoruraux et problématiques de cohabitation, accès difficile à du transport, des services ou même des logements de proximité... Pour s'ajuster à la transition, des mouvements locatifs, fiduciaires, alternatifs, coopératifs et mutualisés émergent. Ceux-ci reflètent les nouvelles aspirations liées à la production agricole et à l'utilisation des sols. Par leur esprit collaboratif, ces mouvements tendent à amenuiser l'ensemble des défis du secteur agricole en favorisant l'accès à la terre pour la relève, en encourageant la diversification alimentaire et en réduisant l'empreinte écologique. Il s'agit bien souvent de projets novateurs qui ouvrent de nouvelles perspectives et valorisent de nouveaux espaces. Ces initiatives habitent ce territoire. Elles le dynamisent, le cultivent et le façonnent. Elles s'enracinent dans le territoire et ses communautés. En somme, la transmission des terres et le transfert d'entreprises agricoles sont un acte de responsabilité envers les générations futures, un lien entre passé et avenir, ainsi qu'un pilier essentiel pour la vitalité des communautés rurales et la viabilité de leur système alimentaire. Dans notre vaste province du Québec, nous vivons bien souvent le paradoxe des grandeurs. Tout autour, paraissent immuables nos forêts à perte de vue, nos milliers de lacs et de rivières, les terres nourricières qui ponctuent les paysages, une qualité de vie qui contraste avec la rigueur de nos saisons et leurs défis. Mais ces équilibres sont pourtant fragiles. Dans une perspective de durabilité environnementale et dans le but d'assurer le bien-être des communautés, nous devons mieux appré- hender les impacts des activités humaines sur nos écosystèmes. Il est primordial de préserver et de valoriser l'ensemble de nos ressources, qu'elles soient naturelles, paysagères ou culturelles. Il est nécessaire également de reconnaître le rôle essentiel de la ressource et du travail agricole, ainsi que la valeur humaine qui s'y rattache. Rapprocher les individus des espaces naturels et agricoles en mettant de l'avant la richesse de nos écosystèmes, la beauté et la diversité de nos milieux et de nos collectivités, est un premier pas vers le respect et la protection de notre territoire certes, mais également de son carac- tère nourricier. Le reboisement des corridors écologiques, la préservation des bandes riveraines, l'aménagement de haies brise-vent, ainsi que la gestion collective de nos grands enjeux sont autant d'efforts qui contribueront à un avenir plus durable et résilient. Par une approche globale, une gestion éclairée et proactive des milieux naturels, forestiers, agricoles et hydriques, nous aurons les outils essentiels à la réalisation de ce mandat. Avec une vision commune et la souplesse de s'adapter en cours de route, nous pouvons alléger la pression exercée par le modèle actuel sur l'environnement, mais également alléger la pression sur ceux qui en prennent soin. Enraciner l'agriculture dans le territoire et la communauté Travailler le local pour le local Habiter le territoire Prendre soin des ressources PDZA 96 97 MRC d'Arthabaska À travers les consultations, nous avons appris l'importance d'écouter le secteur forestier, où les répercussions de chaque geste peuvent prendre plusieurs décennies avant de se faire ressentir. Il est possible de planter un arbre en une journée, mais la création d'une forêt et de ses interrelations complexes nécessite une approche empreinte de patience, de temps et d'espoir. Car finalement, à travers nos choix et nos valeurs, il s'agit de l'héritage que nous défendons pour les générations futures. Pour que nos solutions soient réellement durables, elles doivent être élaborées de manière éclairée, respectueuse et collaborative. Cultiver le long terme Assurer un développement cohérent et durable des projets et du milieu agricole par une bonne connaissance, reconnaissance et affirmation de son territoire, ses ressources et ses potentiels. Favoriser la proximité, la communication et l'ou- verture entre les différents acteurs du système alimentaire territorial par l'accessibilité, l'agilité et l'innovation sociale. Se doter de services, de mécanismes et modèles entrepreneuriaux permettant d'outiller les pro- ducteurs, les milieux et les collectivités pour une transition prospère, durable et résiliente. Comprendre et valoriser le terroir Adapter les cultures Récolter le changement 99 MRC d'Arthabaska PDZA 98 Bilan terrain Bilan terrain Les consultations menées et les portraits dressés dans ce document mettent en lumière la complexité et l'omniprésence des enjeux agricoles dans notre quotidien. Cette réalité souligne l'importance de développer un « réflexe agricole » collectif, en impliquant directement les producteurs et en mobilisant les diverses expertises de notre territoire. En effet, les producteurs, de par leur sens aigu de l'observation, leur capacité d'adaptation et leur passion immense, sont de véritables alliés pour faire face aux défis actuels. Pour assurer la résilience de notre système alimentaire, il est crucial d'adopter une approche collaborative, empreinte de bienveillance et d'empathie, guidée par une vision commune. Il s'agit ainsi de reconnaître à sa juste valeur l'importance de l'agriculture et de ses savoir-faire, et de célébrer cette richesse collective. L'innovation conjointe est essentielle pour minimiser notre impact environnemental et garantir des milieux de vie de qualité. Il convient de considérer la valeur globale des projets agricoles, qu'elle soit économique, environnementale, culturelle ou sociale. L'ÉCOSYSTÈME AGRICOLE DURABLE ET DYNAMIQUE Cet écosystème dynamique repose sur l'engagement collectif des producteurs, transformateurs, distributeurs et citoyens, dans des pratiques responsables adaptées aux spécificités régionales. Il conjugue la préservation et la valorisation des ressources naturelles et de la biodiversité. Il assure la viabilité et l'accessibilité aux activités agricoles, créant ainsi une chaîne de valeur durable et équitable. LES FONDEMENTS DE LA COLLABORATION Une synergie inclusive : Cette idée englobe l'ouverture, la construction collective et la complémentarité entre tous les acteurs de l'écosystème agricole. Elle souligne l'importance de l'interaction harmonieuse entre diffé- rents secteurs, générations et compétences, créant un environnement propice à l'innovation et à la résolution collective des défis. Un engagement collectif : Ce concept met en lumière la participation active et la responsabilité partagée de l'ensemble de la communauté. Il implique un fort enga- gement des producteurs, consommateurs, institutions locales et autres parties prenantes dans la cocréation et la gestion durable de l'écosystème agricole, renforçant ainsi le tissu social et économique du territoire. Un héritage évolutif : Cette notion combine l'idée de transmission et de partage avec celle d'innovation continue. Elle souligne l'importance de préserver et de transmettre le patrimoine agricole, tout en l'adaptant aux défis contem- porains, créant ainsi un pont entre tradition et innovation pour un développement agricole durable et résilient. LES BÉNÉFICES COMMUNS SONT LES SUIVANTS : Un essor économique local et durable : Cette stratégie favorise une croissance économique inclusive et innovante, ancrée dans le territoire et bénéficiant directement à ses habitants. Elle encourage ainsi des initiatives entrepreneu- riales inspirantes favorisant l'optimisation des ressources et stimulant la création de valeur locale, des valeurs à la fois économiques, sociales, culturelles et environnementales. L'amélioration de la qualité de vie : Cette approche contribue à optimiser l'accessibilité et la qualité nutri- tionnelle de l'alimentation locale, assurer la qualité et l'attractivité de nos milieux, favoriser la santé et le bien- être général des résidents. Le renforcement de la résilience climatique : En adoptant cette démarche, la communauté se dote de réflexes collaboratifs, d'outils et de ressources pour mieux faire face aux enjeux environnementaux actuels et futurs, assurant ainsi sa pérennité et son adaptation aux changements climatiques. L'INNOVATION SOUS TROIS ANGLES Dans cet écosystème, l'innovation se manifeste à la fois au niveau : Technique : Intégration, adaptation et développement de technologies adaptées. Sociale : Structures collaboratives et de gouvernance participative. Entrepreneuriale : Outils et leviers pour favoriser l'adaptation des modèles d'affaires et des modes d'établissement agricole. LE PATRIMOINE AGRICOLE Le patrimoine agricole englobe l'ensemble des éléments culturels, naturels et historiques liés à l'agriculture, incluant : Savoirs et savoir-faire : L'ensemble des techniques et des traditions transmises et adaptées de génération en génération. Paysages : Les espaces façonnés par les pratiques agricoles. Ressources naturelles : Les milieux naturels, la biodiversité et les écosystèmes cultivés. Produits du terroir : Les spécialités gastronomiques et les spécificités locales. Patrimoine bâti ou tangible : Les structures, les bâtiments, les équipements et les outils agricoles. Identité rurale : L'histoire du développement du territoire, les valeurs et les modes de vie de nos communautés. Une vision pour notre milieu agricole La vision Cultiver un écosystème agricole durable et dynamique, où l'innovation, la colla- boration et la valorisation du patrimoine agricole génèrent des synergies et des opportunités bénéfiques pour l'ensemble de la communauté. Un écosystème fécond où chaque graine semée porte la promesse d'un territoire épanouissant et prospère. 1 4 5 2 3 101 MRC d'Arthabaska PDZA 100 Bilan terrain Bilan terrain Ouvrir le chemin : cinq grandes orientations et leurs objectifs Une gouvernance flexible et proactive O B J E C T I F S Ces orientations serviront de fondement aux actions à mettre en œuvre sur notre territoire, répondant ainsi à différents objectifs aptes à répondre aux défis actuels et à créer un environnement propice à la réalisation des aspirations du milieu agricole. 1 2 3 4 5 Une gouvernance flexible et proactive Une communauté innovante et résiliente Une identité rurale et gourmande Une dynamique agrocirculaire et solidaire Un parcours entrepreneurial soutenu 1 1.1 1.5 1.3 1.7 1.2 1.6 1.4 1.8 Maintenir les ressources pour la coordination du PDZA et le soutien aux entreprises agricoles. Sensibiliser les élus et représentants municipaux aux réalités agricoles et aux outils de planification disponibles. Maintenir une structure permanente pour orienter et prioriser les actions, tout en impliquant les acteurs agricoles. Promouvoir la sensibilisation au bien commun et à la responsabilité collective pour alléger la pression sur les entreprises. Établir des mécanismes de gouvernance et de communication clairs pour assurer l'efficacité des interventions agricoles. Mettre en place une équipe multidisciplinaire pour aborder les enjeux environnementaux et transmettre les savoirs. Créer un outil de suivi des actions du PDZA pour une communication efficace sur le secteur agricole. Accompagner et outiller les municipalités dans leurs projets de développement agricole. PDZA 102 103 MRC d'Arthabaska Bilan terrain Bilan terrain Une identité rurale et gourmande Une communauté innovante et résiliente O B J E C T I F S O B J E C T I F S 3 2 3.1 2.1 3.5 2.5 3.3 2.3 3.7 2.7 3.2 2.2 3.6 2.6 3.4 2.4 3.8 2.8 Mettre en œuvre des initiatives collectives qui valorisent le caractère rural et gastronomique de notre territoire. Encourager des pratiques agricoles et forestières qui renforcent la qualité et la résilience des milieux naturels par une approche intégrée. Soutenir et fournir des outils pour la mise en marché des produits du terroir, en alimentant les dynamiques territoriales. Caractériser le territoire et les ressources pour optimiser leur utilisation et prioriser les interventions. Promouvoir et sensibiliser les collectivités à la diversité des services offerts par l'agriculture. Soutenir l'établissement et l'entretien d'aménagements agroenvironne- mentaux pour assurer leur efficacité. Établir des mécanismes d'accessibilité et de sensibilisation pour mettre en valeur les paysages et les milieux naturels. Évaluer les stratégies de compensation et de gestion du carbone pour une gestion bénéfique aux producteurs. Établir des outils et mécanismes pour favoriser une cohabitation harmonieuse et dynamiser nos milieux de vie. Mettre en place un accompagnement pour l'aménagement de bandes riveraines adaptées aux besoins locaux dans les zones agricoles. Caractériser le patrimoine agricole bâti et définir des stratégies de protection et de valorisation selon les priorités identifiées. Améliorer la compréhension des rôles des milieux humides, hydriques et forestiers sur la qualité environnementale. Renforcer les compétences des entreprises et municipalités dans la promotion des produits et savoir-faire agricoles. Analyser des mécanismes de rétribution pour les services écologiques afin de promouvoir des pratiques environnementales positives. Faciliter la reconnaissance et l'accessibilité des produits locaux, ainsi que des savoir-faire du terroir. Adopter une approche collective proactive avec une veille stratégique pour faire face aux défis climatiques. PDZA 104 105 MRC d'Arthabaska Bilan terrain Bilan terrain Un parcours entrepreneurial soutenu Une dynamique agrocirculaire et solidaire O B J E C T I F S O B J E C T I F S 5 4 5.1 4.1 5.5 4.5 5.3 4.3 5.7 4.7 5.2 4.2 5.6 4.6 5.4 4.4 5.8 4.8 Renforcer les collaborations entre acteurs économiques pour optimiser le référencement et simplifier le parcours entrepreneurial. Outiller les modèles collectifs d'accès à la terre, aux ressources et aux activités agricoles. Caractériser, analyser et optimiser les opportunités liées au logement et au transport en milieu rural. Encourager la mutualisation d'espaces, de services et de ressources pour répondre efficacement aux besoins du milieu. Documenter et expérimenter des modèles d'établissement et de transfert agricole en fonction des besoins des milieux. Établir un parcours d'accompagnement mobilisant les ressources locales pour favoriser et réduire les risques liés à l'innovation. Mettre en œuvre des dispositifs permettant une écoute proactive et régulière afin d'identifier et de traiter les enjeux du secteur agricole. Développer un outil collaboratif pour cartographier les ressources et favoriser les synergies territoriales. Créer et diffuser des opportunités sur le territoire pour dynamiser l'établissement, le transfert et le développement des entreprises. Mettre en place des mécanismes de financement adaptés afin de soutenir l'innovation dans le secteur agricole. Promouvoir et soutenir la santé et le bien-être des entrepreneurs, ainsi que de la main-d'œuvre en milieu agricole. Organiser des activités favorisant les partenariats et la collaboration entre entreprises et organismes du territoire. Consolider le soutien aux entreprises et initiatives agricoles pour favoriser leur croissance et leur pérennité. Structurer l'offre agroalimentaire pour ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises locales, en améliorant leur compétitivité. Rendre l'information et la réglementation relatives aux activités agricoles accessibles et conviviales pour les acteurs concernés. Collaborer avec le secteur agricole pour minimiser les impacts environnementaux de ses activités, tout en générant de la valeur ajoutée. 106 107 MRC d'Arthabaska Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action C'est une invitation à prendre conscience des impacts de nos choix. Parce que l'alimentation est cette chose riche et nécessaire. Parce qu'elle est le lien fondamental qui unit tout et tout le monde. Parce qu'elle nous permet de définir nos rapports aux autres et notre appartenance au territoire. Elisabeth Cardin, Le temps des récoltes 6. Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action PDZA Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action PDZA 108 109 Le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) s'articule autour de trois piliers fondamentaux, formant une approche holistique pour une agriculture durable et résiliente. Premièrement, CONNAÎTRE LE TERRITOIRE est essentiel pour en assurer la préservation et la mise en valeur optimale, permettant une utilisation judicieuse des ressources. Deuxièmement, ANIMER L'ÉCOSYSTÈME AGRICOLE vise à créer un dialogue continu avec les acteurs du secteur afin de mieux cerner leurs besoins et de leur fournir les outils nécessaires à leur épanouissement. Troisièmement, ADAPTER LES MODÈLES D'AFFAIRES est crucial pour alléger la pression, tant sur les entreprises que sur l'environnement, favorisant ainsi une agriculture plus équilibrée et pérenne. Ces trois axes s'articulent autour d'un élément central et indispensable : la santé et le bien-être des producteurs. En effet, il ne peut y avoir d'agriculture véritablement durable sans des agriculteurs en bonne santé physique et mentale. Cette approche intégrée vise donc à créer un écosystème agricole robuste, adapté aux défis contemporains, tout en plaçant l'humain au cœur de ses préoccupations. Réduire la pression sur les entreprises et les milieux Échanger, communiquer et s'outiller Connaître, reconnaître et célébrer nos ressources Au cœur de l'action La santé et le bien-être au coeur de l'action « Ce qui me tient le plus à cœur dans notre profession, c'est la santé. La santé des sols, la santé des animaux, mais surtout, la santé de tous les gens qui vivent de la terre. Si on fait attention à nous, producteurs, productrices, ça nous aide à avoir une agriculture qui va traverser les années. » Jonathan Giguère, Ferme Desbuttes Holstein, Ham-Nord, 5e génération MRC d'Arthabaska Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action Adaptation des modèles d'affaires Préservation et mise en valeur du terroir et du territoire Animation de l'écosystème alimentaire Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action PDZA 110 111 Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action Pour faire fructifier notre milieu agricole : le plan d'action Un plan de développement de la zone agricole : Neuf grandes actions Pour lire le plan d'action L'espace de dialogue agricole Le parcours intégré : innovation et entrepreneuriat Le Conseil de développement agricole territorial La pépinière d'initiatives agrocirculaires Le PACTE : Le Programme d'Action Concertée pour la Transition Écologique L'espace de recherche appliquée Nos racines rurales et gourmandes Terres à portée : Étude et prototypage d'approches novatrices pour l'établissement agricole La campagne! De sensibilisation... 01 05 02 06 03 07 04 08 09 LÉGENDE Budget $ : Moins de 5 000 $ Court terme : 1-2 ans $$ : 5 000 $ à 20 000 $ Moyen terme : 3-4 ans $$$ : Plus de 20 000 $ Long terme : 5 ans et plus S.O. : Sans objet En continu Terme A C T I O N PAGE 1 PAGE 2 Titre de l'action Énoncé de l'action Résumé de l'action Principaux objectifs ciblés Étapes de réalisation, terme et budget Principaux livrables Coordonnateur principal de l'action MRC d'Arthabaska 113 PDZA 112 ACTION 1 : ACTION 1 L'espace de dialogue agricole Afin d'assurer un suivi efficace du PDZA et faciliter la communication entre tous les acteurs du secteur, un espace de dialogue permanent sera créé. Celui-ci inclura une structure pour orienter et prioriser les actions, ainsi qu'un outil de suivi pour rendre les informations agricoles transparentes et accessibles. Des mécanismes d'échanges seront également mis en place pour mieux comprendre les enjeux du secteur et veiller à ce que l'information réglementaire soit conviviale et facilement accessible à tous. Maintenir les ressources pour la coordination du PDZA et le soutien aux entreprises agricoles. Maintenir une structure permanente pour orienter et prioriser les actions, tout en impliquant les acteurs agricoles. Créer un outil de suivi des actions du PDZA pour une communication efficace sur le secteur agricole. Mettre en œuvre des dispositifs permettant une écoute proactive et régulière afin d'identifier et de traiter les enjeux du secteur agricole. Rendre l'information et la réglementation relatives aux activités agricoles accessibles et conviviales pour les acteurs concernés. Créer un espace de dialogue perma- nent pour assurer le suivi continu du Plan de développement de la zone agricole (PDZA), prioriser les actions et faciliter la communication entre les acteurs du milieu. Principaux objectifs ciblés 1.1 1.3 1.4 5.7 5.8 ÉTAPES DE RÉALISATION PRINCIPAUX LIVRABLES COORDONNATEUR PRINCIPAL Mise en place d'un outil de veille des enjeux du milieu agricole du territoire Plateforme virtuelle d'échanges Forum participatif de priorisation et bilan annuel Ateliers de travail tournants dans les municipalités Outil de suivi des actions du PDZA Création d'un forum et bilan annuel participatif Ajustements, ainsi que l'implication en continu des acteurs locaux Conception d'un tableau de bord en ligne pour per- mettre le suivi en continu des actions du PDZA Organisation de sessions de travail tournantes dans les différentes municipalités Définition et mise en place d'un canal de communi- cation des nouvelles (leviers financiers, réglementa- tions, opportunités, etc.) du secteur agricole Structuration en continu du processus d'identifi- cation collective des priorités émergentes 01 01. 02. 03. 04. 05 07 03 02 04 06 PARTENAIRES Producteurs, Destination Entreprise, MRC Destination Entreprise, MRC, partenaires Producteurs, ensemble des partenaires Destination Entreprise, MRC, firme informatique Destination Entreprise, MRC, ADN Producteurs, ensemble des partenaires Producteurs, MRC TERME Court terme Court terme En continu Court terme Moyen terme À définir Court terme BUDGET $ $ S.O. $$ $ À définir S.O. 115 PDZA 114 ACTION 2 : Le Conseil de développement agricole territorial Pour renforcer une gouvernance et une coordination stratégique territoriale, une structure multisectorielle sera mise en place intégrant activement les producteurs agricoles. Cette structure encouragera un dialogue constructif et une synergie d'actions, tout en permettant une veille stratégique sur les enjeux du territoire. Grâce à un outil de suivi, la transparence des informations et l'écoute en continu des défis du secteur seront assurées. Ensemble, nous construirons une vision concertée et cohérente pour un développement harmonieux et durable de l'agriculture et du territoire, aligné sur les aspirations et les réalités locales. Intégrer les perspectives du milieu agricole dans le développement local en instaurant une gouvernance claire et inclusive et en pérennisant l'engagement du territoire envers celui-ci par la création d'un Conseil de développement agricole territorial. Établir des mécanismes de gouvernance et de communication clairs pour assurer l'efficacité des interventions agricoles. Sensibiliser les élus et représentants municipaux aux réalités agricoles et aux outils de planification disponibles. Accompagner et outiller les municipalités dans leurs projets de développement agricole. Caractériser le territoire et les ressources pour optimiser leur utilisation et prioriser les interventions. Caractériser, analyser et optimiser les opportunités liées au logement et au transport en milieu rural. Principaux objectifs ciblés 1.2 1.5 1.8 2.5 5.5 ÉTAPES DE RÉALISATION Accompagnement d'un organisme expert pour identifier les enjeux de gouvernance, d'agilité et de représentativité à adresser Identification des processus à mettre en place en vue de favoriser la meilleure utilisation du territoire et ses ressources, et maintenir une veille stratégique sur les enjeux du milieu Établissement d'une stratégie, d'outils et des canaux de communication (interne/externe) Définition et développement d'un accompagnement adapté auprès des municipalités Définition de la structure, du mandat et de la composition du Conseil Caractérisation du territoire et ses ressources, et établissement d'un état des lieux en fonction des projets et des priorités locales Définition des indicateurs d'avancement et des mécanismes d'ajustement pour améliorer l'efficacité du Conseil Évaluation des critères d'attribution du fonds agricole et ajustements continus en fonction des priorités et des besoins du milieu 01 05 03 07 02 04 06 08 PARTENAIRES Producteurs, MRC, ensemble des partenaires Conseil de développement agricole ter- ritorial Conseil de développement agricole territorial Conseil de développement agricole territorial Producteurs, MRC, ensemble des partenaires Conseil de développement agricole territorial Conseil de développement agricole territorial Conseil de développement agricole territorial TERME Court terme En continu Court terme Moyen terme Court terme En continu En continu En continu BUDGET $ À définir À définir À définir À définir À définir S.O. S.O. PRINCIPAUX LIVRABLES COORDONNATEUR PRINCIPAL 01. Bilan des enjeux de gouvernance et de représentativité 03. Inventaires des ressources du territoire et des milieux prioritaires 02. Structure et comité de coordina- tion et de veille stratégique 04. Stratégies d'accompagnement adaptées aux municipalités ACTION 2 : 117 PDZA 116 ACTION 3 : Le PACTE : Le Programme d'Action Concertée pour la Transition Écologique Ayant pour objectif d'outiller et d'accompagner les producteurs agricoles, Le PACTE sera mis en fonction pour répondre aux défis environnementaux du territoire. Ce programme proposera une structure multidisciplinaire pour orienter et compenser les actions environnementales, ainsi que pour favoriser le partage des connaissances. Il encouragera notamment l'aménagement de bandes riveraines, d'espaces de biodiversité et de corridors écologiques et aussi la mise en place d'outils de gestion des espèces envahissantes ou nuisibles. Il assurera également le maintien d'initiatives agroenvironnementales, en mettant en place des mécanismes d'entretien et de suivi de ces initiatives. Enfin, Le PACTE visera à unir les efforts de l'ensemble du territoire pour réduire la pression sur le milieu agricole et générer une valeur ajoutée durable. Mettre en place une équipe multidisciplinaire pour aborder les enjeux environnementaux et transmettre les savoirs. Encourager des pratiques agricoles et forestières qui renforcent la qualité et la résilience des milieux naturels par une approche intégrée. Mettre en place un accompagnement pour l'aménagement de bandes riveraines adaptées aux besoins locaux dans les zones agricoles. Soutenir l'établissement et l'entretien d'aménagements agroenvironnementaux pour assurer leur efficacité. Adopter une approche collective proactive avec une veille stratégique pour faire face aux défis climatiques. Élaborer un dispositif intégré d'accompagnement vers des pratiques agricoles résilientes et de compensation pour les services écologiques, en plaçant les producteurs au coeur du processus. Principaux objectifs ciblés 1.6 2.1 2.2 2.3 2.8 ÉTAPES DE RÉALISATION Création d'un comité de pilotage multidisciplinaire impliquant les producteurs Établissement d'un diagnostic territorial et environnemental (services prioritaires et pratiques à encourager) Conception du mécanisme de compensation Développement d'outils de sensibilisation à la responsabilité collective et de rayonnement des initiatives Analyse des ressources, pratiques actuelles et opportunités d'amélioration Développement d'indicateurs, de méthodes d'évaluation et de reconnaissance Mise en place d'un accompagnement technique adapté Déploiement et ajustements progressifs basés sur les retours d'expérience * À adapter en cours de réalisation en fonction des besoins 01 03 05 07 02 04 06 08 PARTENAIRES Producteurs, MRC, Destination Entreprise, UPA, OBV, CRECQ, Ferme Progrès, etc. Comité* et partenaires Comité* et partenaires Comité* et partenaires Comité* Comité* Comité* et partenaires Comité* TERME Court terme Moyen terme Moyen terme Moyen terme En continu En continu En continu En continu BUDGET S.O. À définir À définir À définir À définir S.O. À définir S.O. PRINCIPAUX LIVRABLES COORDONNATEUR PRINCIPAL 01. Inventaires des ressources, catalogues des pratiques et oppor- tunités 03. Mécanismes de compensations adaptés selon les besoins 02. Diagnostic territorial et priorisation des actions 04. Processus d'accompagnement et outils adaptés ACTION 3 : 119 PDZA 118 ACTION 4 : Nos racines rurales et gourmandes L'objectif de cette initiative est de renforcer notre identité territoriale en mettant en valeur notre patrimoine agricole, nos compétences et l'activité économique de nos entreprises afin de promouvoir une région dynamique et attrayante. Pour y parvenir, des actions collectives seront mises en oeuvre, mettant en avant le caractère rural et gastronomique de notre territoire. Ces initiatives soutiendront les producteurs agricoles et les transformateurs dans leur visibilité. Elles serviront également de levier pour la commercialisation des produits locaux, tout en stimulant les dynamiques locales. Enfin, elles viseront à accroître la reconnaissance et l'accessibilité des produits du terroir et des savoir-faire associés, consolidant ainsi notre ancrage territorial. Par des initiatives et la mise en place d'outils, ancrer notre identité territoriale dans la reconnaissance de notre patrimoine agricole, de nos savoir-faire et de la vitalité écono- mique de nos entreprises, pour une région attractive et dynamique. Mettre en œuvre des initiatives collectives qui valorisent le caractère rural et gastronomique de notre territoire. Promouvoir et sensibiliser les collectivités à la diversité des services offerts par l'agriculture. Soutenir et fournir des outils pour la mise en marché des produits du terroir, en alimentant les dynamiques territoriales. Caractériser le patrimoine agricole bâti et définir des stratégies de protection et de valorisation selon les priorités identifiées. Faciliter la reconnaissance et l'accessibilité des produits locaux, ainsi que des savoir-faire du terroir. Principaux objectifs ciblés 3.1 3.3 3.5 3.6 3.8 ÉTAPES DE RÉALISATION PRINCIPAUX LIVRABLES COORDONNATEUR PRINCIPAL Mise en place d'un comité de pilotage du projet Création d'une cartographie des lieux spécifiques, des acteurs clés et des ressources disponibles Accompagnement de firmes spécialisées pour la mise en valeur et l'élaboration d'une stratégie identitaire Inventaire des principaux lieux emblématiques, des acteurs et des ressources Stratégies identitaires territoriales Activités et outils de commercialisation Mise en place d'ateliers participatifs de définition collective des valeurs de cohabitation, de l'histoire et des spécificités du territoire Mise en place de projets de reconnaissance de l'agriculture et de l'identité territoriale spécifique Structuration d'événements fédérateurs et mise en oeuvre d'outils promotionnels autour du terroir et des spécificités du territoire 01 03 05 01. 02. 03. 02 04 06 PARTENAIRES MRC, ADN, Destination Entreprise, partenaires Comité de pilotage Comité de pilotage Comitéde pilotage et partenaires Comité de pilotage Comité de pilotage et partenaires TERME Court terme Court terme Court-moyen terme Court terme Court-moyen terme En continu BUDGET S.O. S.O. $$$ $$ À définir À définir ACTION 4 : 121 PDZA 120 ACTION 5 : Le parcours intégré : innovation et entrepreneuriat L'objectif de cette action est de créer un parcours intégré qui coordonnera divers services adaptés pour soutenir l'innovation et l'entrepreneuriat dans le secteur agricole. Cela inclura la mise en place de financements spécifiques pour encourager les initiatives innovantes, ainsi que la définition d'un accompagnement mobilisant les ressources locales afin de favoriser et réduire les risques liés à l'innovation. En nourrissant les collaborations entre acteurs du territoire, le processus intégré visera l'amélioration du référencement et la simplification du parcours entrepreneurial, tout en consolidant le soutien aux entreprises et aux initiatives agricoles. Renforcer les compétences des entreprises et municipalités dans la promotion des produits et savoir-faire agricoles. Mettre en place des mécanismes de financement adaptés afin de soutenir l'innovation dans le secteur agricole. Établir un parcours d'accompagnement mobilisant les ressources locales pour favoriser et réduire les risques liés à l'innovation. Renforcer les collaborations entre acteurs économiques pour optimiser le référencement et simplifier le parcours entrepreneurial. Consolider le soutien aux entreprises et initiatives agricoles pour favoriser leur croissance et leur pérennité. Mettre en place un parcours intégré qui regroupe et coordonne différents services adaptés afin de soutenir l'innovation et l'entrepreneuriat en milieu agricole. Principaux objectifs ciblés 3.4 4.2 4.3 5.1 5.4 ÉTAPES DE RÉALISATION Identification des expertises agricoles et analyse des opportunités disponibles Mise en place d'ateliers de cocréation avec les parties prenantes pour structurer le parcours Mise en place d'un prototype adapté et arrimage aux ressources existantes Lancement du programme et ajustement en continu Cartographie de l'écosystème élargi Parcours simplifié pour la mise en oeuvre d'initiatives agroalimentaires Outils entrepreneuriaux et leviers financiers adaptés Analyse des besoins des producteurs et des entrepreneurs en termes d'accès à l'information et de soutien Priorisation des actions et leviers financiers à mettre en oeuvre selon leur impact potentiel sur l'entrepreneuriat et l'innovation Développement d'indicateurs et méthodes d'évaluation du programme 01 03 05 07 01. 02. 03. 02 04 06 PARTENAIRES Destination Entreprise et partenaires Destination Entreprise, MAPAQ, FADQ, UPA, L'ARTERRE, Réseau Agriconseils, CCTT, Cité de l'innovation circulaire et durable, etc. Destination Entreprise et partenaires identifié Destination Entreprise et partenaires identifiés Destination Entreprise Destination Entreprise et partenaires identifiés Destination Entreprise et partenaires identifiés TERME Court terme Court-moyen terme Court-moyen terme En continu Court terme Court-moyen terme Court-moyen terme BUDGET S.O. $ À définir S.O. $ À définir S.O. PRINCIPAUX LIVRABLES COORDONNATEUR PRINCIPAL ACTION 5 : 123 PDZA 122 ACTION 6 : La pépinière d'initiatives agrocirculaires Cet espace agrocirculaire rassemblera les producteurs et divers intervenants pour stimuler la collaboration, renforcer les compétences des entreprises et adapter les modèles d'affaires en soutien au milieu agricole. Il favorisera ainsi le maillage et les partenariats, la mutualisation des ressources, l'accès aux opportunités et les approches collectives de solutions locales adaptées. En intégrant les principes de circularité, ces initiatives agricoles contribueront à réduire la pression sur les entreprises et l'impact environnemental, tout en optimisant l'efficacité des projets et en facilitant l'accès à de nouveaux débouchés. Animer et outiller le milieu agricole par la mise en place d'un espace d'expertises multidisciplinaires et de réseautage dédié aux initiatives agrocirculaires, favorisant ainsi des synergies locales propices à l'innovation. Structurer l'offre agroalimentaire pour ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises locales, en améliorant leur compétitivité. Encourager la mutualisation d'espaces, de services et de ressources pour répondre efficacement aux besoins du milieu. Organiser des activités favorisant les partenariats et la collaboration entre entreprises et organismes du territoire. Développer un outil collaboratif pour cartographier les ressources et favoriser l es synergies territoriales. Collaborer avec le secteur agricole pour minimiser les impacts environnementaux de ses activités, tout en générant de la valeur ajoutée. Principaux objectifs ciblés 4.4 4.5 4.6 4.7 4.8 ÉTAPES DE RÉALISATION Création d'un comité de pilotage multidisciplinaire (producteurs, chercheurs, intervenants) Définition et création de l'espace agrocirculaire Développement des outils et du calendrier de formation Mise en réseau et animation de l'espace collaboratif et ajustements continus Identification des parties prenantes Identification et priorisation des compétences à développer Mise en place d'activités collaboratives Détermination d'une méthode de diffusion des opportunités en fonction des besoins 01 03 05 07 02 04 06 08 PARTENAIRES Destination Entreprise, MRC, Cité de l'innovation circulaire et durable, CCTT Comité* et parties prenantes Comité* et partenaires spécifiques Comité* Comité* Comité* et parties prenantes Comité* Comité* et parties prenantes TERME Court terme Court-moyen terme Court-moyen terme Court-moyen terme Court terme Court-moyen terme Court-moyen terme Court-moyen terme BUDGET S.O. $$ $$ À définir S.O. $ À définir À définir PRINCIPAUX LIVRABLES COORDONNATEUR PRINCIPAL Plateforme agrocirculaire collaborative Banques d'opportunités Activités d'animation et de formation Boîtes à outils 01. 02. 03. 04. * À adapter en cours de réalisation en fonction des besoins ACTION 6 : 125 PDZA 124 ACTION 7 : L'espace de recherche appliquée L'espace de recherche appliquée vise à cultiver l'innovation et la collaboration pour une agriculture viable et accessible. En réunissant les producteurs, chercheurs et décideurs locaux, il créera un cadre propice à la valorisation des expertises régionales, notamment celles des producteurs. Cette synergie entre recherche et action permettra de transformer les défis agricoles en opportunités concrètes, adaptées aux besoins spécifiques du territoire. L'objectif sera principalement d'alléger les pressions financières, sociales et environnementales pesant sur le secteur agricole, tout en favorisant une approche structurée et harmonieuse qui soutiendra la viabilité économique, sociale et environnementale à long terme. Accompagner et outiller les municipalités dans leurs projets de développement agricole. Analyser des mécanismes de rétribution pour les services écologiques afin de promouvoir des pratiques environnementales positives. Évaluer les stratégies de compensation et de gestion du carbone pour une gestion bénéfique aux producteurs. Établir des mécanismes d'accessibilité et de sensibilisation pour mettre en valeur les paysages et les milieux naturels. Caractériser, analyser et optimiser les opportunités liées au logement et au transport en milieu rural. Unir les expertises du territoire afin de stimuler des approches agricoles innovantes assurant la viabilité, la durabilité et la capacité d'adaptation du monde agricole face aux défis actuels et à venir. Principaux objectifs ciblés 1.8 2.4 2.7 3.7 5.5 ÉTAPES DE RÉALISATION Diagnostic des besoins prioritaires et des ressources disponibles Conception du cadre collaboratif et de ses outils Validation, mise en route et pérennisation de l'espace de recherche Mobilisation des parties prenantes Expérimentation et ajustement du cadre à partir d'un projet spécifique prioritaire Partage et diffusion des résultats des recherches 01 03 05 02 04 06 PARTENAIRES Destination Entreprise, MRC, UPA, CCTT Destination Entreprise et ensemble des partenaires Destination Entreprise et ensemble des partenaires Destination Entreprise, MRC, UPA, CCTT Destination Entreprise et ensemble des partenaires Destination Entreprise et ensemble des partenaires TERME En continu Moyen terme Long terme Moyen terme Long terme En continu BUDGET S.O. $ À définir S.O. $$ $ PRINCIPAUX LIVRABLES COORDONNATEUR PRINCIPAL Cadre collaboratif de recherche appliquée Listes des parties prenantes intéressées Plateforme d'échanges et d'exploration Publication des résultats en continu 01. 02. 03. 04. ACTION 7 : 127 PDZA 126 ACTION 8 : Terres à portée : Étude et prototypage d'approches novatrices pour l'établissement agricole TERRES A PORTÉE est une initiative qui qui permettra d'explorer des solutions innovantes pour l'établissement agricole, en se concentrant sur l'accès à la terre et aux entreprises agricoles adaptées aux spécificités locales. Son objectif principal sera de documenter et de promouvoir des modèles alternatifs d'accès à la terre, tout en créant des opportunités économiques pour dynamiser le développement local. Cette action inclura également l'expérimentation de nouveaux modèles d'accès, répondant ainsi aux besoins spécifiques des territoires et favorisant la durabilité des entreprises agricoles. Accompagner et outiller les municipalités dans leurs projets de développement agricole. Outiller les modèles collectifs d'accès à la terre, aux ressources et aux activités agricoles. Développer un outil collaboratif pour cartographier les ressources et favoriser les synergies territoriales. Créer et diffuser des opportunités sur le territoire pour dynamiser l'établissement, le transfert et le développement des entreprises. Documenter et expérimenter des modèles d'établissement et de transfert agricole en fonction des besoins des milieux. Analyser et façonner des modèles innovants d'accès à la terre et à l'entreprise agricole en tenant compte des particularités territoriales. Principaux objectifs ciblés 1.8 4.1 4.7 5.2 5.3 ÉTAPES DE RÉALISATION Documentation et analyse de modèles innovants d'accès à la terre et à l'entreprise agricole au Québec et à l'international Entretien dans chacune des municipalités pour comprendre leur réalité et leurs enjeux Prototypage d'approches adaptées (3-5 projets répondant à des réalités différentes) Création de boîtes à outils pour les municipalités pour favoriser l'accès à la terre Arrimage aux services locaux et régionaux pour diffusion et expansion Inventaire des terres agricoles disponibles et sous- utilisées dans chaque municipalité du territoire (à partir des bases existantes) Évaluation de la pertinence et de l'applicabilité des différents modèles identifiés en fonction des caractéristiques spécifiques du territoire Ateliers participatifs dans chaque municipalité pour bonifier les prototypes Mise en oeuvre, évaluation et ajustement des pilotes 01 03 05 07 09 02 04 06 08 PARTENAIRES Destination Entreprise, MRC, UPA, L'ARTERRE, CCTT, FRAQ Destination Entreprise, MRC, ADN Destination Entreprise, partenaires, CCTT, UPA, FRAQ Destination Entreprise Destination Entreprise Destination Entreprise, MRC Destination Entreprise, partenaires Destination Entreprise, partenaires, FRAQ Destination Entreprise et partenaires TERME Court terme Court-moyen terme Moyen-long terme Moyen-long terme En continu Court terme Court-moyen terme Moyen-long terme Moyen-long terme / En continu BUDGET $ $ À définir $ S.O. À définir $ $ À définir PRINCIPAUX LIVRABLES COORDONNATEUR PRINCIPAL 01. Inventaire des terres disponibles pour projet 03. Projets pilotes et mécanismes d'accès à la terre 02. Portrait des besoins municipaux 04. Boîtes à outils pour les munici- palités ACTION 8 : 129 PDZA 128 ACTION 9 : La campagne! De sensibilisation... La campagne visera à sensibiliser l'ensemble du territoire aux services éco- systémiques offerts par l'agriculture, à son importance et à celle des milieux humides, hydriques et forestiers. Elle aura pour objectifs de promouvoir une responsabilité collective face à la préservation de ces environnements, tout en assurant une meilleure compréhension de leur rôle dans la qualité de nos milieux de vie. Des outils seront développés pour favoriser une cohabitation harmonieuse entre les activités humaines et la nature, tout en mettant en avant la diversité des services que l'agriculture peut apporter aux collectivités. Cette initiative s'inscrira dans une démarche globale visant à réduire la pression sur les entreprises et à protéger notre patrimoine naturel. Promouvoir la sensibilisation au bien commun et à la responsabilité collective pour alléger la pression sur les entreprises. Améliorer la compréhension des rôles des milieux humides, hydriques et forestiers sur la qualité environnementale. Établir des outils et mécanismes pour favoriser une cohabitation harmonieuse et dynamiser nos milieux de vie. Promouvoir et sensibiliser les collectivités à la diversité des services offerts par l'agriculture. Rendre l'information et la réglementation relatives aux activités agricoles accessibles et conviviales pour les acteurs concernés. Concevoir et mettre en oeuvre une campagne de sensibilisation destinée à la population locale, mettant en lumière l'importance cruciale de l'agriculture pour notre territoire, de ses services éco- systémiques, ainsi que ceux des milieux humides, hydriques et forestiers, de même qu'aux bonnes pratiques qui préservent ces environnements. Principaux objectifs ciblés 1.7 2.6 3.2 3.3 5.8 ÉTAPES DE RÉALISATION Rassembler l'information permettant de soutenir la campagne Cibler les stratégies et les canaux de communication innovants pouvant porter efficacement les différents messages Évaluer l'impact de la campagne et renforcer la sensibilisation de façon ciblée Définir les objectifs spécifiques, les publics cibles et les principaux messages à adresser à la communauté Développer la campagne et planifier les activités du lancement 01 03 03 02 04 PARTENAIRES Destination Entreprise, MRC, UPA et partenaires selon les thématiques Destination Entreprise, MRC, firme spécialisée Destination Entreprise et MRC Destination Entreprise, MRC et partenaires selon les thématiques Destination Entreprise, MRC, firme spécialisée TERME Court-moyen terme Moyen terme En continu Moyen terme Moyen terme BUDGET S.O. $ $ S.O. $$$ PRINCIPAUX LIVRABLES COORDONNATEUR PRINCIPAL Banque d'information sur les enjeux Campagne de sensibilisation Stratégies et outils de communication 01. 02. 03. ACTION 9 : 131 MRC d'Arthabaska Section PDZA 130 Chères productrices, chers producteurs de la MRC d'Arthabaska, Nous tenons à exprimer notre profonde reconnaissance pour votre travail et votre dévouement. Votre passion et votre expertise se reflètent dans la qualité exceptionnelle des produits qui nourrissent notre communauté et au-delà. Face aux défis complexes du secteur agricole, notre comité s'engage résolument à vous soutenir par la mise en place de leviers efficaces et de solutions innovantes. Nous nous engageons à travailler avec vous et avec l'ensemble des acteurs du territoire pour créer un environnement propice à l'innovation collective, favorisant l'émergence de solutions viables et durables pour l'avenir de l'agriculture dans notre région. Votre ingéniosité face aux défis quotidiens, votre rôle de gardiens de notre patrimoine agricole et votre contribution vitale à notre communauté méritent d'être célébrés et soutenus. Notre mission est de valoriser ce travail essentiel, non seulement aujourd'hui, mais aussi auprès des générations futures, en mettant l'accent sur les initiatives qui promeuvent les produits locaux et renforcent l'équilibre de vos entreprises. Ensemble, nous œuvrerons à bâtir un avenir agricole résilient et prospère, guidés par votre passion et votre dévouement exemplaires. Vous êtes la fierté de notre région, et nous nous engageons à être à vos côtés pour relever les défis d'aujourd'hui et saisir les opportunités de demain. Avec toute notre gratitude et notre admiration, Le Comité de coordination du PDZA Accès Bioterre, Agence forestière des Bois-Francs, Boralex, Cégep de Victoriaville, CELAT, Centre d'Art Jacques et Michel Auger, Coop Carbone, Destination Entreprise, Expose Image, France Paradis, Guy Samson, Jacinthe Lefebvre, Le Jardin des Buttes, Le Plant B - Pôle alimentaire d'économie circulaire, Le Pré Gourmand, Les Allées Champs, Les Maximes, Ma- rylou Photo Graphiste, Matt Charland, MRC d'Arthabaska, Société d'agriculture des Bois-Francs, Société d'histoire et de généalogie de Victoriaville, Stéphanie Boisvert, Sylvie Courchesne, Ville de Victoriaville, Virtuo Crédits photos M E R C I ! Pour faire fructifier notre milieu agricole Pour plus d'informations sur le PDZA, suivre l'avancement de ses actions, contacter l'équipe de coordination ou partager vos idées, rendez-vous ici : www.pdzamrca.ca/