Règlement général modifiant G-2000 — refonte du chapitre VIII (gestion des eaux pluviales, réseaux d'égout et d'eau potable) (G-2000-11-23)
Châteauguay, Quebec
· adopted 2023-11-01
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RÈGLEMENT GÉNÉRAL G-2000-11-23
MODIFIANT LE RÈGLEMENT PÉNAL GÉNÉRAL G-2000
VISANT UNE REFONTE DU CHAPITRE VIII SUR LES SYSTÈMES DE GESTION DES
EAUX PLUVIALES, RÉSEAU D'ÉGOUT ET RÉSEAU DE DISTRIBUTION D'EAU
POTABLE SUR LE TERRITOIRE DE LA VILLE DE CHÂTEAUGUAY
ATTENDU QU'il est opportun de procéder à une refonte du chapitre VIII du règlement
G-2000, afin que ce dernier concerne les systèmes de gestion des eaux pluviales, réseau
d'égout et réseau de distribution d'eau potable sur le territoire de la Ville de Châteauguay;
ATTENDU QU'un avis de motion 2023-10-577 du présent règlement a été dûment donné
par monsieur le conseiller Éric Corbeil lors de la séance ordinaire du conseil tenue le
16 octobre 2023 et que le projet de règlement a été déposé à cette même séance;
POUR CES MOTIFS, LE CONSEIL DÉCRÈTE CE QUI SUIT :
PRÉAMBULE
Article 1
Le préambule fait partie intégrante du présent règlement.
OBJET
Article 2
Le règlement G-2000 est modifié par la refonte complète de son chapitre VIII intitulé :
« Contrôle des eaux pluviales sur la propriété privée située sur le territoire de la ville de
Châteauguay ». Le nouveau chapitre VIII se lit comme suit :
Règlement G-2000-11-23
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CHAPITRE VIII
SYSTÈMES DE GESTION DES EAUX PLUVIALES, RÉSEAU D'ÉGOUT
ET RÉSEAU DE DISTRIBUTION D'EAU POTABLE SUR LE
TERRITOIRE DE LA VILLE DE CHÂTEAUGUAY
PRÉAMBULE
Le développement d'un territoire implique l'ajout de réseaux d'égouts et de distribution de
l'eau potable, et ce, qu'ils soient d'ordre privé ou municipal. L'objectif de ce chapitre est un
encadrement des besoins de la Ville lors de la réalisation des modifications, ajouts ou
prolongement des différents réseaux, afin d'atténuer les impacts négatifs et d'assurer une
intégration harmonieuse de ses infrastructures à celles de la Ville. Pour ce faire, ce
règlement contient l'ensemble des exigences à respecter pour tout redéveloppement et/ou
développement futur du territoire, avec certaines exceptions bien particulières et
prédéfinies. Pour y arriver, la Ville priorise l'utilisation de techniques innovatrices et
optimales visant l'aménagement d'ouvrages de contrôle de la rétention des eaux pluviales
et de son traitement sur la propriété privée, la séparation des eaux pluviales et
domestiques, ainsi que l'intégration de bonne pratique en design des réseaux de
distribution de l'eau potable. Accompagnés des ouvrages de rétention que la Ville
entreprend, les efforts des citoyens privés et corporatifs dans ce domaine permettront de
réduire les coûts d'infrastructures et d'éliminer les problèmes d'inondations, d'érosion, de
sédimentation et de pollution, dans l'intérêt public.
Les développements du territoire se traduisent généralement par la conversion de surfaces
perméables (sol naturel) en surfaces imperméables (toit de bâtiment, pavage, etc.),
augmente le volume des eaux de ruissellement suite à la tombée d'une pluie et accrois
fortement les débits de pointe. Ceci cause ordinairement de sérieux problèmes que l'on
peut regrouper en quatre catégories, soit les inondations, l'érosion du sol, la sédimentation
et la pollution du sol naturel et des eaux réceptrices.
La méthode de conception du drainage urbain traditionnellement utilisée depuis près d'un
siècle consiste à collecter et à évacuer le plus rapidement possible les eaux de
ruissellement, et ce à des coûts d'infrastructures très élevés sans résoudre les problèmes
environnementaux mentionnés plus haut, surtout lors de pluies de fortes intensités.
Différentes techniques innovatrices en matière de gestion, contrôle et traitement des eaux
pluviales existent et sont implantés avec succès depuis plus d'une décennie dans plusieurs
villes canadiennes et américaines. Ces techniques ont pour but de recréer, par divers
systèmes de rétention, l'infiltration naturelle du sol et l'emmagasinement dans les
dépressions, afin de retrouver les débits de pré-développement, c'est-à-dire, les débits
avant la création de surfaces imperméables. À titre de référence, le ministère de
l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
(MELCCFP) a émis des lignes directrices de planification intégrées des eaux pluviales,
incluant notamment l'intégration d'aménagement responsable, favorisant la rétention,
l'infiltration et l'évapotranspiration.
Règlement G-2000-11-23
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8.1 Définitions
« Eaux pluviales » ou « eaux de
ruissellement » :
Eaux qui s'écoulent en surface, issues d'une
précipitation liquide ou de la fonte de neige ou de
glace. Les eaux provenant des rejets des piscines
privées, des drains de fondation, ainsi que des jeux
d'eau de la Ville sont considérés comme étant des
eaux pluviales dans le présent règlement.
« Fossé » :
Un fossé de voie publique ou privée, un fossé
mitoyen ou un fossé de drainage tel que défini aux
paragraphes 2 à 4 du premier alinéa de l'article 103
de la Loi sur les compétences municipales (chapitre
C-47.1).
« Habitation » :
Toute construction destinée à loger des personnes
et reliée à des systèmes, individuel ou collectif,
d'alimentation en eau potable et de traitement des
eaux usées.
« Système de gestion des eaux
pluviales » :
Tout ouvrage d'origine anthropique utilisé pour la
collecte, l'entreposage, le transport ou le traitement
des eaux pluviales, y compris un fossé, à
l'exception :
1. d'un système d'égout;
2. d'une canalisation desservant un seul
bâtiment, raccordé à un système de gestion
des eaux pluviales, situé à l'intérieur de la
limite de propriété de ce bâtiment;
3. d'un équipement ou d'un dispositif destiné à
traiter des eaux autres que pluviales.
« Voie publique » :
Un chemin public au sens de l'article 4 du Code de
la sécurité routière (chapitre C-24.2).
« Professionnel » :
Personne compétente pour remplir les tâches et
exigences du présent règlement, conformément au
sens de l'article 1 du Code des professions et des
activités réservées selon les différents ordres
professionnels
(ex. :
ingénieur,
architecte,
technologue, etc. Selon les cas).
« Projet de construction » :
Tout
projet
impliquant
de(s)
nouvelle(s)
construction(s),
de(s)
reconstruction(s),
de
rénovation,
de
terrassement,
d'aménagement
extérieurs, de modification aux matériaux, etc.
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« Point de rejet » ou « émissaire » :
Endroit où se rejettent des eaux usées ou des eaux
pluviales dans des milieux humides et hydriques
(Cours d'eau, rivière, fleuve, lac, étang, etc.). Le
point de raccordement au réseau de la Ville (égout,
fossé, etc.) n'est pas considéré comme le point de
rejet ou l'émissaire en vertu du présent règlement.
« Système / réseau d'égout » :
Tout ouvrage utilisé pour la collecte, l'entreposage,
le transport ou le traitement des eaux usées, en tout
ou en partie d'origine domestique ou de procédé
industriel, avant leur rejet dans l'environnement.
« Système d'aqueduc / réseau
de distribution d'eau potable » :
Une canalisation, un ensemble de canalisations ou
toute installation ou tout équipement servant à
traiter, à stocker ou à distribuer de l'eau destinée à
la consommation humaine.
« Ville » :
Ville de Châteauguay.
8.2 Systèmes de gestion des eaux pluviales
8.2.1
Critère de conception
La Ville de Châteauguay désire protéger ses actifs, ainsi que ceux de ces
citoyens, commerces et industries contre les risques d'inondation
relativement à la gestion des eaux pluviales. À cette fin, la Ville prévoit, via
le présent règlement, des critères de conception à considérer lors de tout
projet de développement domiciliaire, reconstruction de réseau d'égout
pluvial ou de système de gestion des eaux pluviales ou autre projet
nécessitant la construction et/ou la reconstruction de réseaux d'égout ou
de gestion des eaux pluviales.
Ces critères représentent un choix technique de la Ville, permettant de limiter
le risque, tout en optimisant les coûts de construction et d'entretien de ses
réseaux. Ainsi, les critères de conception à respecter sont les suivants :
-
Capacité réseau mineure (des conduites d'égout pluvial) : Le réseau
mineur doit être conçu, afin d'avoir une ligne piézométrique à la
hauteur de la couronne de la conduite, et ce, pour la récurrence
1:10 ans. Les calculs de la capacité pour la récurrence
1:10 ans doivent être effectuée en considérant le débit maximum de
conception. Lors des épisodes de pluie plus rare, soit une pluie de
récurrence 1: 50 ans, le réseau mineur doit être conçu, afin d'obtenir
une ligne piézométrique située à une hauteur maximale de 1 mètre
sous le niveau de la surface (le point le plus bas d'une surface ou d'un
bassin de drainage doit être considéré). Pour ce type d'épisode de
pluie, le réseau mineur doit être calculé en tenant compte des
restrictions hydrauliques aux différents points de captage (puisard,
entrée de ponceau, trop-plein, etc.).
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-
Capacité du réseau majeur (écoulement en surface, caniveau, etc.):
Pour les épisodes plus rares, soit une pluie de récurrence 1: 50 ans,
le réseau majeur doit être conçu, afin d'avoir un filet d'eau d'une
largeur maximale de 3.0 mètres, avec une hauteur maximale de
0.1 mètre. Le cas échéant, des dispositions doivent être prises pour
éviter le ruissellement du filet d'eau vers les entrées privées
descendantes.
8.2.2
Application du règlement pour les ouvrages de drainage et de rétention
Tout projet de construction ou d'agrandissement d'un édifice industriel,
commercial, institutionnel, résidentiel ou autre sur un terrain se situant
dans le territoire de la Ville de Châteauguay doit être réalisé en conformité
au présent règlement avec des ouvrages de rétention des eaux pluviales
afin de contrôler les débits maximums qu'il est permis d'évacuer au réseau
de drainage de la Ville. Les mêmes exigences s'appliquent au projet
d'aménagement engendrant une modification aux surfaces imperméables,
et ce, qu'il y ait une augmentation, une diminution et/ou la conservation de
la surface prévalant avant la réalisation des travaux.
8.2.3
Projet de 2 000m² ou moins
Pour chaque projet mentionné à l'article 8.2.2 du présent chapitre, lorsque
la superficie du terrain est égale ou inférieure à 2 000 m², la rétention des
eaux
pluviales
n'est
pas
obligatoire.
Cependant,
les
surfaces
imperméables doivent être limitées aux spécifications du Tableau 1
ci-dessous.
Tableau 1
Surface imperméable maximale permise pour les terrains inférieurs ou égales à 2 000m2
Classe d'usage***
Code
d'usages
Surface impermeable (%)
Directement
drainée*
Indirectement
drainée**
Total
Habitation unifamiliale
H1
40
10
50
Habitation bi et trifamiliale
H2
50
10
60
Habitation multifamiliale
H3
60
10
70
Commerce
C1 à C4
80
10
90
Industrie
I1, I2
70
10
80
Communautaire, Utilité
publique, Agriculture
P1, P2, P3,
U1, A1
55
10
65
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Note
*
La surface imperméable directement drainée est celle qui évacue directement les
eaux de ruissellement au réseau d'égouts de la Ville.
**
La surface imperméable indirectement drainée est celle qui évacue les eaux de
ruissellement vers des surfaces perméables avant d'atteindre le réseau d'égouts de
la Ville.
***
Voir la description de classe d'usages à l'article 3.3 au règlement de zonage Z-3001.
8.2.4
Taux de rejet permis
Pour chaque projet mentionné à l'article 8.2.2 Application du règlement
pour les ouvrages de drainage et de rétention du présent chapitre, lorsque
la superficie du terrain dépasse 2 000 m², la rétention devient obligatoire
et est fonction des trois facteurs suivants :
8.2.4.1 Le secteur où se trouve le projet;
8.2.4.2 Le type de zonage;
8.2.4.3 La Superficie du terrain relié au projet.
Le territoire de la Ville de Châteauguay se divise secteurs de contrôle de couleur. Chaque
secteur (couleur) s'associe à un débit maximum permis, conformément au Tableau .
Tableau 2
Taux de relâche
Secteur
Débit maximum permis (m3/s/ha)
*voir note
Rouge
0,015
Orange
0,020
Violet
0,025
Les limites des secteurs sont montrées au plan URPL-23023-11-R00 de l'Annexe « A » du
présent chapitre.
Note
Si l'émissaire pluvial du projet rejette les eaux dans un cours d'eau relevant de la
compétence de la MRC du Roussillon, le débit maximum permis doit être la valeur la plus
faible entre la valeur indiquée au Tableau 2 « Taux de relâche » et celle indiquée par la
réglementation de la MRC. En complément, le présent règlement n'a pas préséance sur
toutes autres réglementations et/ou Loi en vigueur. Le cas échéant, l'application du critère
le plus sévère doit être prévue pour le projet. Advenant que des taux de rejets pour des
périodes de récurrence différentes soient applicables, le projet doit prévoir respecter
l'ensemble des critères en respect du présent règlement, ainsi qu'en respect des autres
règlement et/ou Loi en vigueur.
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8.2.5
Établissement du taux d'imperméabilité
Le taux d'imperméabilité à utiliser doit être établi selon la valeur la plus
contraignante entre celle présentée au Tableau 1 ci-dessous et la valeur
d'imperméabilité établie en fonction du guide de gestion des eaux pluviales
préparé par le Ministère du Développement durable, de l'Environnement,
de la Faune et des Parcs (MDDEFP).
Tableau 1
Taux d'imperméabilité selon le type d'usage
Classe d'usage *
Code d'usages *
Surface imperméable (%)
Habitation unifamiliale
H1
40
Habitation bi et trifamiliale
H2
50
Habitation multifamiliale
H3
60
Commerce
C1 à C4
90
Industrie
I1, I2
80
Communautaire, Utilité
publique, Agriculture
P1, P2, P3, U1, A1
55
Note
*
Voir la description des classes d'usages au règlement de zonage Z-3001. Dans le
cas où la classe d'usages n'est pas traitée au Tableau 1 du présent article, une
demande doit être formulée à la Division inspection et permis de la Ville pour obtenir
le taux d'imperméabilité minimal à utiliser.
8.2.6
Superficie du terrain relié au projet
La superficie est celle du terrain complet sur lequel se réalise un projet tel
que ceux mentionnés à l'article 8.2.2 du présent chapitre. Cette superficie
comprend l'ensemble du ou des lots affectés par le projet, et ce, y compris
les lots en cours de modifications pour séparation, ainsi que ceux qui
seront cédés à la Ville dans le cadre d'une entente en cours ou futur.
Nonobstant ce qui précède, pour chaque projet tenu sur un lot privé
spécifique à la classe d'usage « Habitation unifamiliale (H1) », d'une
superficie supérieure à 2 000m² et qui engendre une augmentation de
surface imperméable au terrain existant, aucun ouvrage de rétention des
eaux n'est exigé, mais peut être proposé par le propriétaire sur une base
volontaire.
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- Le projet est situé sur un lot privé adjacent à une rue publique qui ne
comporte aucun réseau de drainage de la Ville;
- Le projet n'est pas situé sur un lot subdivisé depuis le 1er octobre 2021
à un même lot existant;
- Le projet engendre une augmentation de surface imperméable
inférieure ou égale à une proportion de 15% de la superficie du terrain
« avant- développement ».
8.2.7
Subdivision, phasage ou morcèlement
Il est interdit de morceler un projet, de créer un nouveau lot à même le lot
initial ou en créant des phases de développement plus petit de manière à
se soustraire à la réglementation en vigueur. Les projets de construction
ou stationnements ou des voies de circulation communes et par la
modification de lotissement, sont considérés de façon cumulative comme
étant un tout et la réglementation s'applique à l'ensemble du lot qui aurait
été normalement considéré.
8.2.8
Volume de rétention requis
8.2.8.1 Établissement du volume de rétention
Le volume requis pour la rétention des eaux pluviales pour le projet d'une
superficie inférieure à 5 hectares mentionné à l'article 8.2.6 du présent
chapitre doit être calculé selon l'une des 3 méthodes suivantes :
Méthode 1 : en fonction des valeurs établies au Tableau 2, suivant les
caractéristiques mentionnées à l'article 8.2.4 du présent chapitre, et en la
multipliant par la superficie (en hectares) du terrain relié au projet.
Méthode 2, selon la méthode rationnelle en fournissant le détail complet
de calcul préparé et signé par un professionnel qualifié.
Méthode 3, selon un modèle hydrologique numérique préparé avec le
logiciel PCSWMM, en fournissant le modèle hydraulique complet, ainsi
qu'un rapport démontrant les profils hydrauliques du réseau, le tout
préparé et signé par un professionnel.
Pour les méthodes 2 et 3, les paramètres suivants doivent être
minimalement utilisés :
-
Période de récurrence : 1 fois dans 50 ans.
-
Intensité,
durée
et
fréquence
des
averses
:
données
météorologiques enregistrées à la station de Dorval avec un facteur
de majorations de 18%
-
Temps de concentration : Calculé selon le guide de gestion des eaux
pluviales émis par le MDDEP.
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-
Durée minimale de la pluie : 6h
-
Paramètres physiques : Établis en fonction des articles 8.2.4, 8.2.5
et 8.2.6 du présent règlement.
-
Facteur
de
majoration
du
volume
(pour
méthode
2 uniquement) :10%, conformément au guide de gestion des eaux
pluviales.
8.2.8.2 Projet de 5 hectares et plus
Lorsque la superficie reliée au projet tel que ceux mentionnés à l'article
8.2.6 du présent chapitre dépasse cinq (5) hectares, le volume requis
pour la rétention des eaux pluviales peut se calculer par des modèles
hydrologiques au choix du concepteur du projet. Cependant, les
paramètres principaux suivants doivent être utilisés :
Période de récurrence : 1 fois dans 50 ans.
- Intensité, durée et fréquence des averses : données météorologiques
enregistrées à la station de Dorval avec un facteur de majorations de
18%;
- Temps de concentration : Calculé selon le guide de gestion des eaux
pluviales émis par le MDDEFP;
- Durée minimale de la pluie : 6h;
Tableau 2
Volume de rétention requis par hectare (M3/HA)
Méthode 1
Surface imperméable (%)
Débit maximum permis (m3/s/ha)
0,015
0,025
0,035
35
232
200
173
40
245
214
183
45
258
226
197
50
271
238
208
55
287
257
226
60
301
269
241
65
315
282
253
70
325
295
265
75
340
305
277
80
350
318
290
85
361
332
298
90
375
341
311
95
386
355
320
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- Paramètres physiques : Établis en fonction des articles 8.2.4,
8.2.5 et 8.2.6 du présent règlement;
- Facteur de majoration du volume: 10%, conformément au
guide de gestion des eaux pluviales.
Dans tous les cas, advenant que le calcul de rétention prévoie un volume
d'infiltration dans le sol, les calculs présentés devront être accompagnés
des études hydrogéologiques démontrant le potentiel d'infiltration du
milieu et justifiant les critères utilisés pour la réalisation des travaux.
Également, le fond de l'ouvrage utilisé pour l'infiltration est situé à une
distance minimale de 1 m du niveau du roc ou du niveau maximal
saisonnier des eaux souterraines établi à partir des méthodes
mentionnées ici-bas :
1.
sur la moyenne des niveaux maximums enregistrés entre le 1er
mai et le 30 novembre durant au moins 2 années à l'aide d'un
piézomètre installé sur le site du système de rétention sec;
2.
à partir de l'observation du niveau d'oxydoréduction sur le site
du système de rétention sec;
3.
en ajoutant 1,5 m à une mesure ponctuelle du niveau des eaux
souterraines obtenue sur le site du système de rétention sec. Si
ce calcul mène à un niveau des eaux souterraines au-dessus de
la surface, le niveau maximal moyen saisonnier des eaux
souterraines est un niveau affleurant la surface.
8.2.9
Ouvrages de drainages
8.2.9.1 Dimensionnement du réseau de drainage
Les réseaux de drainage doivent avoir les dimensions minimales
suivantes :
- Conduites principales : Diamètre minimal de 375mm;
- Conduite d'entrée de service (un lot et un bâtiment) : Conformément
au devis technique générale de la Ville;
- Alignement du réseau : Les conduites de drainage doivent être en
profil de type « couronne/couronne », avec des chutes minimales de
25mm entre les radiers de couronne lors des changements de
diamètre;
- Structures souterraines, profondeur, etc. : Conformément au devis
technique générale de la Ville;
- La capacité des conduites d'égout pluvial s'évalue à l'aide de la formule
de Manning, avec le coefficient de rugosité n=0,013.
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- La vitesse d'écoulement à l'intérieur des conduites gravitaires d'égout
pluvial ne doit jamais être inférieure à 0,6 m/s et supérieure à 3 m/s
lorsque la conduite coule à sa pleine capacité.
8.2.9.2 Matériaux
Les matériaux utilisés doivent être conformes aux exigences du devis
technique générales de la Ville.
8.2.10
Ouvrages de rétention, de traitement qualitatif et dispositifs de
contrôle
8.2.10.1 Ouvrages de rétentions permis
Parmi les techniques qui peuvent être utilisées pour retenir
temporairement les eaux pluviales, on retrouve, par ordre de priorisation
des techniques autorisée par la Ville :
1.
Rétention sur les toits plats
2.
Rétention dans les stationnements
3.
Bassin de rétention à aire ouverte (sec ou humide)
4.
Noues engazonnées/jardins de pluies
5.
Lac de retenue des eaux pluviales
6.
Réservoir souterrain, rétention en conduite, etc.
Les fossés, les tranchées de drainage ou les galeries de retenue ne sont
pas permis. Dans tous les cas, l'utilisation d'une technologie de rétention
doit être justifiée selon les contraintes techniques du projet, et ce, tout
particulièrement dans le cas où aucune des techniques 1 à 5 ne soit
intégrée au projet. À titre informatif, les raisons pécuniaires ne sont pas
considérées comme étant des justificatifs techniques dans le cadre de
l'analyse.
8.2.10.2 Ouvrages de traitement qualitatifs des eaux
Lorsqu'un projet est assujetti à une demande d'autorisation et/ou à une
déclaration de conformité en vertu du REAFIE et/ou que le projet est situé
en lotissement de type commercial et/ou industriel, le projet doit prévoir
des ouvrages de traitement qualitatifs permettant un enlèvement des
matières en suspension (MES) à un minimum de 80%. Parmi les
techniques qui peuvent être utilisées pour effectuer le traitement
qualitatif, on retrouve, par ordre de priorisation des techniques autorisées
par la Ville :
1.
Aménagement de noues engazonnées / jardins de pluies;
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2.
Aménagement d'un bassin de rétention à aire ouverte avec
cellule de prétraitement;
3.
Aménagement de surfaces perméables;
4.
Séparateur hydrodynamique de type "vortex";
5.
Technologie commerciale de traitement des eaux pluviales
approuvé par le MELCCFP (ex. filtres à cartouche).
Dans tous les cas, l'utilisation d'une technologie de traitement qualitatif
doit être justifiée selon les contraintes techniques du projet, et ce, tout
particulièrement dans le cas où aucune des technologies 1 à 3 ne soit
intégrée au projet. À titre informatif, les raisons pécuniaires ne sont pas
considérées comme étant des justificatifs techniques dans le cadre de
l'analyse. Également, la combinaison de deux ou plusieurs méthodes est
acceptable pour atteindre le taux de 80% d'enlèvement des MES prescrit.
8.2.11
Dispositifs de contrôle du débit
Les dispositifs de contrôle suivants sont autorisés :
-
Régulateur de débit à vortex;
-
Plaque orifice;
-
Drains de toit à débit contrôlé;
-
Poste de pompage assistée d'une génératrice en cas de
pannes;
-
Sous-dimensionnent de conduite avec système de trop
plein.
8.2.11.1 Régulateur de débit
Le régulateur de débit à vortex doit être installé dans un regard
d'égout d'un virgule deux mètres (1,2 m) minimum de diamètre
avec une réserve de 500mm. En aucun cas l'installation d'un
régulateur de débit à vortex dans un puisard n'est autorisée.
Le régulateur doit être solidement installé et fixé à l'intérieur du
regard en utilisant des cornières, boulons, câbles, etc. en acier
inoxydable ou des supports résistant aux divers agents de
corrosion.
8.2.11.2 Plaque-orifice
La plaque-orifice ne doit avoir aucune pièce amovible.
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8.2.11.3 Rétention en conduite
Toute conduite d'égout pluvial doit être installé à une profondeur
telle qu'une couverture minimale d'un virgule huit mètre (1,8 m) à
la hauteur du mi-diamètre de la conduite soit maintenue tout le
long de la conduite.
Si cette couverture ne peut pas être maintenue, un isolant rigide
doit être installé en conformité aux devis généraux de la Ville de
Châteauguay.
8.2.11.4 Rétention sur surface pavée
Le volume de rétention des eaux de ruissellement des surfaces
pavées (stationnement et rues) ne doit pas dépasser cinquante
pour cent (50 %) du volume total de rétention. Les eaux de
ruissellement retenues ne doivent pas atteindre une élévation
supérieure à cent cinquante millimètres (150 mm) au- dessus du
couvercle des puisards pour les stationnements des automobiles
et dans les rues, et à trois cents millimètres (300 mm) pour les
zones de déchargement des camions.
8.2.11.5 Bassin de rétention à aire ouverte
Les bassins de rétention à aire ouverte doivent être aménagés en
considérant l'aspect esthétique et l'aspect sécurité.
Ils doivent être construits seulement à l'extérieur d'une ligne de
rue, à une distance minimale d'un mètre (1 m) du pavage. Pour
les bassins privés, ils doivent être construits à une distance
minimale de 1m de la ligne d'emprise municipale, ainsi que toute
autre ligne de propriété.
Les bassins dont les eaux de ruissellement retenues atteignent
une élévation de plus de cinq cents millimètres (500 mm) au-
dessus du fond du bassin doivent être ceinturés d'une clôture
d'une hauteur de 1.8m comportant au moins un accès de 5 mètres
de largeur (portes doubles).
L'accès au bassin doit être sécurisé en tout temps (cadenas,
serrure ou autre).
Des arbres et/ou des arbustes peuvent être plantés dans le fond,
sur les talus ou aux abords des bassins. Le gravier naturel d'une
granulométrie de cent (100) à cent cinquante millimètres (150
mm), les cailloux (grosseur minimum de trois cents millimètres
(300 mm) ou de l'engazonnement par plaques doivent être placés
dans le fond du bassin.
De l'engazonnement ou un ensemencement approprié aux talus
doit être utilisée sur tous les talus des bassins.
Règlement G-2000-11-23
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Lorsque requis dans l'aménagement du bassin, les murs
périphériques des bassins doivent être construits. Les matériaux
utilisés pour la construction de ces murs doivent être uniquement
l'une des options suivantes :
-
Bloc-talus préfabriqué en béton
-
Dormant traité sous pression
-
Cailloux de grosseur minimale de quatre cent cinquante
millimètres (450 mm)
-
Béton armé coulé sur place.
En aucun cas, des murs de soutènement érigé à l'aide de butée
de béton ne seront acceptés. Tout autre matériau non spécifié au
présent règlement doit obtenir l'autorisation du service
d'Urbanisme et du service du Génie. Dans tous les cas, les murs
de soutènement doivent respecter les différents règlements
d'urbanisme de la Ville de Châteauguay.
Les bassins décrits dans cet article doivent être aménagés à
l'arrière ou sur le côté d'un lot lorsqu'un bâtiment n'est pas encore
construit.
Dans le cas où un bâtiment est déjà construit sur le lot et qu'il est
impossible d'aménager le bassin à l'arrière ou sur le côté du lot,
il est permis d'aménager un bassin en cours avant à la condition
qu'un plan d'aménagement paysager soit présenté par le
demandeur à la Ville et qu'il soit approuvé par cette dernière.
Dans tous les cas, les dégagements entre les ouvrages doivent
respecter les différents règlements d'urbanisme en vigueur.
8.2.11.6 Bassin de rétention souterrain
Les réservoirs souterrains peuvent être construits avec du tuyau
en béton armé, en béton armé et en fibre de verre ou en plastique
de type approuvé par l'ACNOR, le BNQ et les ULC.
Pour les bassins de rétention souterraine utilisant une pierre nette
pour la rétention, un coefficient maximal de vide de 0.2 doit être
utilisé pour les calculs, et ce, afin de tenir compte des capacités
en fin de cycle de vie pour ce type de matériel.
Les ouvrages de rétention souterraine doivent être conçus de
manière à éviter tout soulèvement et/ou enfoncement ce ceux-ci
qui modifierait leur capacité de rétention et qui pourrait causer une
instabilité en surface. Également, un calcul démontrant la
résistance à la poussée d'Archimède doit être fourni pour tout
bassin de rétention souterrain.
Règlement G-2000-11-23
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Les ouvrages de rétention souterrains doivent être équipés
d'accès à chacune des différentes rangées de chambres,
conduites ou autres, le cas échéant. Ces accès doivent permettre
l'entretien des bassins (nettoyage, récurage), ainsi que la
réalisation des inspections télévisées.
8.2.11.7 Rétention en toit plat
La rétention en toit plat doit être conforme aux exigences
législatives en vigueur du Code national du bâtiment et du Code
de construction du Québec.
8.2.12 Maintiens des ouvrages de gestions des eaux pluviales
Tous les ouvrages de gestion des eaux pluviales (ouvrages de
rétention et de contrôle, réseau de drainage, etc.) doivent toujours
être maintenus en bon état de fonctionnement par le propriétaire.
La Ville peut exiger du propriétaire que les travaux d'entretien ou
les correctifs nécessaires soient exécutés. Le propriétaire doit
exécuter ces travaux dans les trente (30) jours suivant la
réception de l'avis écrit de la Ville.
Lorsque les ouvrages de gestion des eaux pluviales sont remis à
la Ville et que celle-ci en devient propriétaire, les manuels
d'entretien, le programme d'entretien, ainsi que les formations
requises doivent être fournis à la Ville.
8.2.13 Entretien
Un programme d'entretien complet, incluant, sans s'y limiter, les
informations suivantes :
1.
la fonction du premier responsable des entretiens;
2.
les critères ou les indicateurs qui, lorsqu'ils sont
observés au terrain, signalent la nécessité de
procéder à une activité d'entretien;
3.
les activités d'entretien routinières devant être
exécutées et leur justification;
4.
un
inventaire
exhaustif
des
situations
problématiques pouvant être rencontrées et leur
solution;
5.
un calendrier et la fréquence des activités
d'entretien à effectuer;
6.
une estimation des coûts pour réaliser les
activités d'entretien et des coûts pour la
disposition des débris, des déchets et des
sédiments;
Règlement G-2000-11-23
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7.
les équipements, les outils et le matériel requis
pour les activités d'entretien ou de réparation et,
si de l'outillage spécifique doit être utilisé, une liste
de fournisseurs de ces outillages;
8.
les instructions pour l'entretien et le changement
de pièces des séparateurs hydrodynamiques et
des technologies commerciales de traitement des
eaux pluviales;
9.
l'identification des formations ou des certifications
requises pour le personnel chargé d'effectuer les
activités d'entretien;
10.
les procédures et les équipements requis pour
assurer la sécurité du personnel effectuant les
activités d'entretien;
11.
une copie des garanties offertes, le cas échéant,
par
les
fabricants
des
séparateurs
hydrodynamiques
et
des
technologies
commerciales de traitement des eaux pluviales;
12.
une copie des plans de construction des ouvrages
de gestion des eaux pluviales.
8.3 Égout sanitaire
8.3.1
Critère de conception
La Ville de Châteauguay désire protéger ses actifs, ainsi que ceux de ces
citoyens, commerces et industries contre les risques de refoulement
relativement à l'ajout ou au prolongement des réseaux d'égout. À cette fin,
la Ville prévoit, via le présent règlement, des critères de conception à
considérer
lors
de
tout
projet
de
développement
domiciliaire,
reconstruction de réseau d'égout ou autre projet nécessitant la
construction et/ou la reconstruction de réseaux d'égout.
Ces critères représentent un choix technique de la Ville, permettant de
limiter le risque, tout en optimisant les coûts de construction et d'entretien
de ses réseaux. Ainsi, les critères de conception à respecter sont les
suivants :
-
Capacité réseau: Le réseau doit être conçu, afin d'avoir
une ligne piézométrique à la hauteur maximale de 80%
de la conduite. Les calculs de la capacité doivent être
effectués en considérant le débit maximum de
conception;
-
Débits domestiques : Le débit domestique doit être
calculé avec un taux de 320 L/pers-jour, tel que
recommandé dans la Directive 004;
Règlement G-2000-11-23
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-
Débits issus des secteurs commerciaux : Le débit doit
être calculé avec un taux de 7.5 L/m²-jour, comme
recommandé dans la Directive 004;
-
Débits issus des secteurs institutionnels : Le débit doit
être calculé avec un taux de 25 m³/ha-jour, comme
recommandé dans la Directive 004;
-
Débits issus des secteurs industriels : Le débit doit être
calculé selon l'utilisation en eau de procédé rejeté à
l'égout, en adition à l'utilisation des équipements
sanitaires en fonction du nombre d'employés moyen. Si
les données ne sont pas disponibles, les débits suivants
doivent, comme recommandé dans la Directive 004,
être utilisés :
- Industrie légère, sans utilisation d'eau pour le
procédé : 10 m³/ha-jour;
- Industrie moyenne avec procédé utilisant des
quantités raisonnables d'eau : 25 m³/ha-jour;
- Industrie utilisant beaucoup d'eau de procédé :
Aucun taux moyen n'est autorisé. La valeur d'eau
de procédé rejeté doit obligatoirement être définie.
-
Débit parasitaire de captage :
- Construction neuve : 25 L/pers-jour;
- Réseau existant : 50:/pers-jour.
-
Facteur de pointe :
- Si le débit est inférieur ou égal à 4 litres par
seconde : Fmax = 4.0; Fmin = 0,25;
- Si le débit (Q) est supérieur à 4 litres par seconde,
mais inférieur à 400 litres par seconde : Fmax =
1.74/Q0.1506; Fmin = Q0.1506/1.74;
- Si le débit est supérieur ou égal à 400 litres par
seconde : Fmax = 2; Fmin = 0.5.
-
Densité de population : La densité de population à
utiliser pour fins de calculs est :
- Secteur résidentiel faible à moyenne densité (0 à
200 personnes / km²) : 3.5 personnes par
habitation;
- Secteur résidentiel haut à très haute densité (plus
de 200 personnes / km²) : 2.5 personnes par
habitation.
Règlement G-2000-11-23
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8.3.2
Application du règlement pour les réseaux d'égout
Tout projet prolongement, d'agrandissement ou de construction d'un
réseau d'égout sur un terrain se situant dans le territoire de la Ville de
Châteauguay doit être conforme au présent règlement.
8.3.3
Dimensionnement du réseau
Les réseaux d'égout doivent avoir les dimensions minimales suivantes :
-
Conduites principales : Diamètre minimal de 250mm;
-
Conduite d'entrée de service (un lot et un bâtiment) :
Conformément au devis technique générale de la Ville;
-
Alignement du réseau : Les conduites d'égout sanitaire doivent
être en profil de type « couronne/couronne », avec des chutes
minimales de 25mm entre les radiers de couronne lors des
changements de diamètre;
-
Structures souterraines, profondeur, etc. : Conformément au devis
technique générale de la Ville.
8.3.4
Matériaux
Les matériaux utilisés doivent être conformes aux exigences du devis
technique générales de la Ville.
8.4 Réseaux de distribution d'eau potable
8.4.1
Critère de conception
La Ville de Châteauguay désire protéger ses actifs, ainsi que ceux de ces
citoyens, commerces et industries contre les risques de bris, de fuite et
pression faible relativement à l'ajout ou au prolongement des réseaux de
distribution d'eau potable. À cette fin, la Ville prévoit, via le présent
règlement, des critères de conception à considérer lors de tout projet de
développement domiciliaire, reconstruction de réseau de distribution d'eau
potable ou autre projet nécessitant la construction et/ou la reconstruction
de réseau de distribution d'eau potable.
Ces critères représentent un choix technique de la Ville, permettant de
limiter le risque, tout en optimisant les coûts de construction et d'entretien
de ses réseaux. Ainsi, les critères de conception à respecter sont les
suivants :
-
Débits de consommation : Le débit de consommation doit être
calculé avec un taux de 324 L/pers-jour;
-
Facteur de pointe :
- Pointe journalière maximale : 1.5;
Règlement G-2000-11-23
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- Pointe horaire maximale : 2.
-
Densité de population : La densité de population à utiliser pour
fins de calculs est :
- Secteur résidentiel faible à moyenne densité (0 à
200 personnes / km²) : 3.5 personnes par
habitation;
- Secteur résidentiel haut à très haute densité (plus
de 200 personnes / km²) : 2.5 personnes par
habitation.
-
Borne-fontaine : Position et nombre en fonction du niveau de
protection incendie requis. Espacement maximal de 180 mètres
dans les secteurs résidentiels et 90 mètres dans les secteurs
commerciaux, institutionnels et industriels.
Également, le prolongement ou l'ajout d'un réseau de distribution d'eau
potable doit obligatoirement être bouclé. Le cas échéant, les servitudes
requises pour assurer le bouclage du réseau doivent être obtenues, afin
de respecter le présent règlement.
8.4.2
Application du règlement pour les réseaux de distribution d'eau
potable
Tout projet prolongement, d'agrandissement ou de construction d'un
réseau de distribution d'eau potable sur un terrain se situant dans le
territoire de la Ville de Châteauguay doit être conforme au présent
règlement.
8.4.3
Dimensionnement du réseau
Les réseaux de distribution d'eau potable doivent avoir les dimensions
minimales suivantes :
-
Conduites principales : Diamètre minimal de 200mm;
-
Conduite d'entrée de service (un lot et un bâtiment) :
Conformément au devis technique générale de la Ville;
-
Structures souterraines, alignement, profondeur, etc. :
Conformément au devis technique générale de la Ville.
8.4.4
Matériaux
Les matériaux utilisés doivent être conformes aux exigences du devis
technique générales de la Ville.
Règlement G-2000-11-23
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8.5 Documents requis pour les demandes de permis en vertu du présent règlement
La conception des systèmes de gestion des eaux pluviales, des réseaux d'égout et des
réseaux de distribution d'eau potable doit être effectuée par un ou des professionnels
compétents, en fonction des différents documents à fournir en respect du présent
règlement. Les plans, les rapports techniques, ainsi que les calculs doivent être préparés
en conséquence et doivent porter la signature et le sceau du ou des professionnels
compétents, le cas échéant :
-
La demande doit être accompagnée d'un rapport technique préparé par un ou
des professionnels compétents, présentant les différentes étapes des calculs et
de conception des ouvrages de drainage et de rétention. Ce rapport technique
doit obligatoirement être signé par un ou des professionnels compétents et
contenir, sans s'y limiter les informations suivantes :
-
Méthode retenue pour l'établissement du volume de rétention;
-
Méthode de calcul du dimensionnement des ouvrages de drainage, le cas
échéant;
-
Détails des calculs;
-
Modèle hydraulique complet, le cas échéant;
-
Hypothèses de conception;
-
Notes de calculs complètes.
Les plans originaux doivent être confectionnés sur du papier à dessin approprié, de
préférence à une échelle de 1:250. Les copies soumises pour approbation sont des
reproductions en traits bleus ou noirs sur fond blanc. Les plans doivent indiquer, sans s'y
limiter, les détails et renseignements suivants :
Les bâtiments proposés et existants, y compris les surfaces pavées et les surfaces
gazonnées;
-
Fond de plan :
-
Matrice cadastrale (lignes de lotissement et numéros de lots);
-
Numéro civique des lots;
-
Flèche de Nord;
-
Légende complète;
-
Note au plan.
-
Services existants :
-
Égouts (diamètre, sens et radier) en plan minimalement;
-
Regards;
-
Puisards;
-
Aqueduc (diamètre et matériaux);
-
Vannes;
Règlement G-2000-11-23
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-
Borne-fontaine;
-
Fossés;
-
Services publics (gaz, hydro, bell, autres);
-
Luminaire;
-
Poteaux;
-
Aménagements de surfaces existants divers;
-
Ouvrages existants à démolir, abandonner et conserver.
-
Systèmes de gestion des eaux pluviales :
-
Conduites (Diamètre et radier) en plan et profil;
-
Numéro des regards/puisards;
-
Sens d'écoulements;
-
Longueurs des conduites;
-
Radiers;
-
Pentes;
-
Type de regards / puisards;
-
Utilisation d'isolant rigide, lorsque requis;
-
Ouvrages de rétention en plan et en détail, lorsque requis, incluant :
- Pentes des parois;
- Détails des murs de soutènement;
- Matériaux des bassins souterrains;
- Limite des hauts de talus et bas de talus;
- Clôture;
- Etc.
-
Tableau des détails de calcul de rétention (volume total, élévation du fond
de l'ouvrage de rétention, débit des drains de toits (si applicable), période
de récurrence, valeur de vide de la pierre nette (si applicable), volume de
rétention par conduite (si applicable), volume de rétention par bassin à aire
ouverte (si applicable), volume de rétention des regards (si applicable),
volume de rétention des bassins souterrains (si applicable), volume de
rétention sur surface pavée (si applicable), volume de rétention sur toit (si
applicable), pluie(s) applicable(s), récurrence(s) applicable(s), Taux de rejet
applicable(s), Hauteur piézométrique de la rétention à 10 et 50 ans (et toute
autre récurrence applicable), Le temps totale pour évacuer l'eau du système
de rétention, le taux de rejet maximal et tout autre taux applicable,etc.);
-
La localisation et le détail des caniveaux ou rigoles projetés;
Règlement G-2000-11-23
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-
La localisation et le détail des exutoires pour les eaux de surface;
-
Les servitudes pour les puisards arrière-cour et la conduite de raccordement
de ces derniers à l'égout pluvial;
-
Tous les travaux de drainage existants et proposés, système majeur,
fossés, caniveaux et puisards;
-
Réseaux d'égouts :
-
Conduites (Diamètre et radier) en plan et profil;
-
Numéro des regards/puisards;
-
Sens d'écoulements;
-
Longueurs des conduites;
-
Radiers;
-
Pentes;
-
Type de regards;
-
Utilisation d'isolant rigide, lorsque requis;
-
Réseaux de distribution d'eau potable :
-
Conduites (Diamètre) en plan et profil;
-
Coudes, tés et bouchons;
-
Borne-fontaine;
-
Vannes;
-
Chambres de vanne, lorsque requis;
-
Pentes;
-
Type de regards;
-
Utilisation d'isolant rigide, lorsque requis;
-
Topographie et chaussée :
-
Limite des travaux;
-
Rayons et tableau des courbes;
-
Nom de rue existante;
-
Bordures;
-
Trottoirs;
-
Surface à engazonner/aménagé;
-
Niveaux du terrain naturel;
-
Niveaux et pentes du terrain projeté, incluant les bordures, trottoirs,
aménagements, limites de lots, etc.;
Règlement G-2000-11-23
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-
Niveaux du rez-de-chaussée et du sous-sol des bâtiments proposés;
-
Profil du centre de ligne de la chaussée;
-
Les élévations existantes pour les propriétés concernées ainsi que les
propriétés riveraines;
-
Le cadastre proposé et existant en périphérie;
-
Les rues existantes et proposées avec les noms approuvés et les numéros
civiques des propriétés;
-
L'élévation existante et projetée de chacun des coins de lots;
-
L'élévation existante et projetée du centre de chaque rue, minimalement à
tous les 30 m, à toutes les intersections et changement de pente;
-
L'élévation projetée du niveau du sol autour du bâtiment;
-
L'élévation projetée du niveau du sol aux points critiques, tels les puisards
ou points de captage hors de l'emprise des rues;
-
Les flèches indiquant le sens d'écoulement des eaux de surface ainsi que
le pourcentage des pentes pour les propriétés concernées;
-
Les flèches indiquant le sens d'écoulement des eaux de surface des
propriétés riveraines;
Toute demande doit également être accompagnée d'un plan clé du projet avec localisation
dans la Ville de Châteauguay (échelle 1 : 10 000 max).
Toutes les élévations indiquées aux plans doivent se référer au niveau moyen des mers
(élévations géodésiques) selon le système de coordonnées NAD83.
Dans le cas où des ouvrages particuliers seraient construits (poste de pompage,
déversoirs, ouvrages de dérivations, etc.), l'ensemble des plans, détails, fiches techniques
des matériaux et autres seront également requis, en plus des éléments précédemment
énumérés.
Quatre (4) copies des plans de détails, des devis et des programmes d'entretien des
ouvrages de rétention et de traitement qualitatifs doivent être soumises pour vérification et
approbation au Service des permis de la Ville. Ces plans doivent être soumis au plus tard
au moment du dépôt en vue de l'obtention d'un permis de construction.
Les documents transmis pour la demande de permis doivent être à un niveau
d'avancement minimal de 90%. Advenant qu'une demande soit effectuée avec des
documents incomplets et/ou n'ayant pas le niveau d'avancement requis au présent
règlement, celle-ci sera refusée, les documents ne seront pas analysés par les différents
intervenants de la Ville de Châteauguay, et ce, jusqu'à ce que l'ensemble des documents
soit transmis au niveau d'avancement requis. Le cas échéant, l'ensemble des délais sont
à la responsabilité du requérant et la Ville de Châteauguay se dégage de toutes
conséquences pouvant découler de ces délais.
Règlement G-2000-11-23
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En complément, toute(s) autre(s) autorisation(s) obtenues (provinciale, fédérale, autre),
ainsi que tous les documents faisant partie de cette(ces) autorisation(s) doivent également
être fournis avec la demande de permis.
Nonobstant ce qui précède, dans le cas de refus ou de changements à apporter aux
documents soumis, la Ville retourne une copie non approuvée de ceux-ci avec les
commentaires pertinents. Des documents révisés doivent alors être soumis.
8.6 Vérifications et inspections
Tous les travaux de drainage et les ouvrages de rétention et de contrôle réalisés sont sujets
à l'approbation du Directeur de la division du Génie et Bureau de projet de la Ville de
Châteauguay, ou à son représentant autorisé à cette fin. Tout travail non conforme doit
être repris à son entière satisfaction, au frais et dépens du requérant.
Les employés de la Ville peuvent accéder du lundi au samedi inclusivement entre 7 h et
17 h à tout bâtiment ou toute propriété privée, ou à toute place d'affaires, pour leur
permettre d'en faire une inspection minutieuse, et toute l'aide requise doit leur être
accordée.
Dans les soixante (60) jours qui suivent l'approbation des travaux, deux (2) copies des
plans de relevés des ouvrages (conforme aux exigences du devis technique de la Ville),
ainsi que deux (2) copies des plans finaux, signés et scellés par le(s) professionnel(s)
compétent(s) doivent être remises au Directeur de la division du Génie et Bureau de projet
de la Ville de Châteauguay, ou à son représentant autorisé à cette fin.
Si ces plans ne sont pas fournis dans le délai mentionné, la Ville exécute les travaux
d'arpentage nécessaires et confectionne les relevés des ouvrages et ordonne la
préparation des plans finaux, aux frais et dépens du requérant.
8.7 Application réglementaire du présent chapitre
Le présent chapitre s'applique à l'encontre de toute disposition inconciliable d'un règlement
municipal ou d'un autre chapitre du présent règlement.
Règlement G-2000-11-23
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Avis de motion :
16 octobre 2023
Dépôt du projet de règlement :
16 octobre 2023
Adoption du règlement :
20 novembre 2023
Entrée en vigueur :
28 novembre 2023
ENTRÉE EN VIGUEUR
Article 3
Le maire, ou en son absence le maire suppléant, et le greffier, ou en son absence le
greffier adjoint, sont autorisés à signer, pour et au nom de la Ville de Châteauguay, tous
les documents nécessaires aux fins de l'exécution des dispositions du présent règlement.
Article 4
Le présent règlement entre en vigueur conformément à la loi.
Signé à Châteauguay, ce 28 novembre 2023.
Le maire,
________________________________
Éric Allard
Le greffier,
___________________________________
George Dolhan, LL.B., LL.M. D.ES.S. A.A
Annexe A -Règlement G-2000-11-23
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