This is the exact embedded text of the captured official document.
Snapshot 7df91bfc63ed · verified 2026-06-14 ·
original document ·
archived snapshot ·
unofficial consolidation, the official version is held by the municipal clerk.
PLAN
D'URBANISME
VILLE DE DISRAELI
RÈGLEMENT # 638
PLAN D'URBANISME
VILLE DE DISRAELI
RÈ G LE ME NT NU MÉ RO 6 38
A DO PTÉ :
VILLE DE DIS RA E LI
550, avenue Jacques-Cartier
Disraeli (Québec) G0N 1E0
Tél : (418) 449-2771
Fax : (418) 449-4299
[email protected]
www.villededisraeli.ca/
C r é d i t s d e r é a li s a t i o n :
La Boîte d'urbanisme
Isabelle Laterreur, urbaniste
Philippe Cantin, aménagiste
Martin Gagnon, aménagiste
Urbanisme & Ruralité
Geneviève Bessette, aménagiste
Ville de Disraeli
Vicky, Labranche, responsable de l'urbanisme et de la revitalisation
U n m e r c i s p é c i a l a u c o m i t é d e s u i vi f o r m é :
Patrice Bissonnette, Directeur général et secrétaire-trésorier
Alain Brochu, Conseiller district 4
Jean-Marie Gagné, CCU
Jean Yvonnic Girard, CCU
Réal Jacques, CCU
Jacques Lessard, Maire
Diane Pinsonneault, CCU
José Rocque, CCU
Rock Rousseau, Conseiller district 6
R e m e r c i e m e n t à la Société Historique de Disraeli : source des données historiques présentées dans le document.
Attendu qu'en vertu de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme,
la Ville doit avoir un plan d'urbanisme ;
Attendu que les contenus du plan d'urbanisme de Disraeli,
règlement numéro 453 ayant réadopté le règlement numéro
360 a 28 ans d'existence ;
Attendu qu'en vertu de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme,
la révision d'un plan d'urbanisme se fait par règlement ;
Attendu qu'une assemblée publique de consultation a été tenue
le 21 janvier 2019;
Il est proposé par M. Rock Rousseau, Appuyé par M. Alain
Brochu, Et résolu (à l'unanimité) que le Conseil adopte ce qui
suit :
TABLE DES MATIÈRES
1. INTRODUCTION
1
1.1 DISPOSITIONS DÉCLARATOIRES
3
1.2 DISPOSITIONS INTERPRÉTATIVES
3
1.3 QU'EST-CE QU'UN PLAN D'URBANISME ?
4
1.4 HISTORIQUE ET
6
DÉMARCHE DE PLANIFICATION
2. ÉTAT DU MILIEU
7
2.1 MISE EN CONTEXTE HISTORIQUE
9
2.2 COMPOSANTES GÉOGRAPHIQUES
12
2.2.1 Localisation
12
2.2.2 Caractéristiques naturelles
14
2.3 ÉLÉMENTS IDENTITAIRES
18
2.3.1 Composantes de la forme urbaine
18
2.3.2 États des connaissances
24
et actions de mise en valeur
2.4 CADRE DE VIE
25
2.4.1 Utilisation du sol
25
2.4.2 Milieu communautaire
28
2.4.3 Milieu culturel
29
2.5 COMPOSANTES DÉMOGRAPHIQUES
30
2.5.1 Portrait et évolution de la population
30
2.5.2 Structure d'âge
30
2.5.3 Ménages
33
2.5.4 Scolarité
34
2.6 COMPOSANTES ÉCONOMIQUES
35
2.6.1 Secteurs d'activités économiques
35
2.6.2 Revenus
36
2.6.3 Vitalité économique
36
2.6.4 Finances municipales
37
2.7 MOBILITÉ
38
2.7.1 Transport routier
38
2.7.2 Transport collectif et actif
38
2.7.3 Transport motorisé hors route
39
2.8 INFRASTRUCTURES PUBLIQUES
40
2.8.1 Parcs et espaces verts municipaux
40
2.8.2 Grands équipements municipaux
45
2.8.3 Services et infrastructures publics
43
2.9 COMPOSANTES RÉCRÉOTOURISTIQUES
44
2.10 POTENTIELS, DÉFIS ET CONTRAINTES
47
3. PLANIFICATION DU TERRITOIRE
51
3.1 ÉNONCÉ DE VISION
53
3.2 CONCEPT D'ORGANISATION SPATIALE
54
3.3 GRANDES ORIENTATIONS D'AMÉNAGEMENT
59
3.4 GRANDES AFFECTATIONS DU SOL
62
3.5 PLAN D'ACTION
62
4. ÎLOT DE CHALEUR
77
4.1 Le phénomène d'Îlots de chaleur
78
4.2 Stratégies d'intervention
78
4.2.1 Végétation
79
4.2.2 Rue et Stationnement
79
4.2.3 Bâtiment
79
BIBLIOGRAPHIE
81
DISPOSITIONS FINALES
84
ANNEXE A - Plan des affectations du sol
85
NOTES
86
ÉLÉMENTS GRAPHIQUES
FIGURES
Figure 1. Règle de conformité
5
Figure 2. Utilisation du sol
25
Figure 3. Pyramide des âges de Disraeli
31
Figure 4. Pyramide des âges
31
de la MRC des Appalaches
Figure 5. Emplois par secteurs
33
d'activités économiques
PLANS
Plan 1. Localisation de la ville de Disraeli
13
Plan 2. Caractéristiques naturelles
15
Plan 3. Éléments identitaires et vues d'intérêt
20
Plan 4. Mobilité véhiculaire et active
37
Plan 5. Concept d'organisation spatiale
51
Plan 6. Concept d'organisation spatiale :
53
pôle du Carré-Laurier
Plan 7. Affectation du sol
79
TABLEAUX
Tableau 1. Variation de la population
30
Tableau 2. Proportion de l'âge de la population
31
Tableau 3. Variation du nombre de ménages
32
Tableau 4. Taille des ménages
32
Tableau 5. Niveau de scolarité
32
(population de 15 ans et +)
Tableau 6. Revenu médian des ménages
34
privés selon la taille et la fréquence
du faible revenu après impôts
(population de 15 ans et +)
Tableau 7. Portrait socioéconomique
34
Tableau 8. Portrait des finances municipales
35
MOT DU MAIRE
Chers citoyens, chères citoyennes
La ville de Disraeli est située au sud de la MRC des Appalaches. Elle est
la ville centre du Secteur sud de la MRC de par sa localisation, ses attraits,
son histoire, son patrimoine, sa qualité de vie, son développement et par-
dessus tous, ses citoyens et citoyennes qui ont contribué et qui
contribuent encore à l'épanouissement de notre ville. Toutes ces
caractéristiques animent notre collectivité et doivent être maintenues au
cœur de notre communauté.
C'est dans cette optique que nous avons entrepris de revoir notre
planification territoriale par le biais d'une refonte complète de notre plan
d'urbanisme. Un plan d'urbanisme doit refléter nos valeurs collectives et
démontrer notre vision de l'aménagement et du développement du
territoire. Il permet également de soulever et d'identifier nos forces, nos
faiblesses de même que de déterminer notre potentiel et d'orienter les
perspectives et les enjeux pour notre avenir.
Ce document est le plus important de la Ville en matière de planification
et d'aménagement du territoire. Le conseil municipal, actuel et futur,
pourra orienter et guider ses décisions en la matière en s'assurant d'une
cohérence avec les différents enjeux prévus dans le plan d'urbanisme et
ceux qui habitent le monde municipal.
Je tiens à remercier tous les acteurs publics et privés qui contribuent au
développement de notre ville. Un merci spécial aux citoyens et citoyennes
qui ont pris le temps de nous faire part de leur opinion de même que de
leur vision de développement de la ville. Je ne peux passer sous silence
l'implication, le dévouement et les recommandations des membres du
comité consultatif d'urbanisme (CCU) dans le processus d'analyse et de
rédaction du plan.
C'est avec enthousiasme et fierté que le conseil municipal et moi-même
nous vous présentons ce nouveau plan d'urbanisme qui va guider notre
ville au cours des prochaines années.
Jacques Lessard, Maire
[1]
1. INTRODUCTION
[2]
La partie 1
présente
les
dispositions
administratives et des clés de lecture pour bien
comprendre ce qu'est un plan d'urbanisme :
- les dispositions déclaratoires et interprétatives;
- le rôle et les composantes d'un plan d'urbanisme;
- la règle de conformité avec les autres documents de
planification à l'échelle régionale et provinciale;
- l'historique de la planification à Disraeli;
- l'approche et les grandes étapes de la démarche de
révision
du
plan
d'urbanisme
et
de
la
réglementation.
En plus de sa valeur légale en matière de planification,
le plan d'urbanisme est un document de communication
présentant le territoire et porteur d'une vision
collective
de
son
aménagement
et
de
son
développement futur.
[3]
1.1 DISPOSITIONS DÉCLARATOIRES
1.1.1 Titre
Le présent règlement est intitulé « Plan d'urbanisme ».
1.1.2 Territoire assujetti
Le présent règlement s'applique à l'ensemble du territoire sous
juridiction de la ville de Disraeli.
1.1.3 Abrogation
Le présent règlement remplace le règlement numéro 453 et
tous ses amendements.
1.1.4 Validité
Le Conseil décrète l'adoption du présent règlement dans son
ensemble et également chapitre par chapitre, section par
section, partie par partie, article par article, alinéa par alinéa,
paragraphe par paragraphe, sous-paragraphe par sous-
paragraphe, et de manière à ce que, si un chapitre, une section,
une partie, un article, un alinéa, un paragraphe ou un sous-
paragraphe de celui-ci était ou devait être un jour déclaré nul,
les autres dispositions du présent règlement continuent de
s'appliquer.
1.1.5 Élément graphique et annexe
Tout tableau, schéma, plan, symbole ou toute autre forme
d'expression graphique fait partie intégrante du présent
règlement.
L'Annexe A fait partie intégrante du présent règlement.
1.2 DISPOSITIONS INTERPRÉTATIVES
1.2.1 Division du territoire en aires d'affectation
du sol
Le territoire de la ville de Disraeli est divisé en aires
d'affectation du sol, telles que délimitées sur le plan des
affectations du sol (Annexe A).
1.2.2 Interprétation des limites des aires
d'affectation du sol
Les limites des aires d'affectation du sol indiquent un contour
général. Les limites présentées au règlement de zonage peuvent
légèrement différer du tracé d'une aire d'affectation, afin de
tenir compte de particularités locales, du morcellement
cadastral ou d'éléments ponctuels, sans qu'il puisse en résulter,
pour cette seule raison, une cause de non-conformité.
1.2.3 Terminologie
Pour l'interprétation du règlement, à moins que le contexte
n'indique un sens différent, tout mot ou expression a le sens qui
lui est attribué à l'Annexe I du Règlement de zonage en vigueur.
Si un mot ou une expression n'est pas spécifiquement défini à
cette annexe, il faut alors se référer au sens commun défini au
dictionnaire.
1.2.4 Système de mesure
Toutes les dimensions et mesures employées dans le présent
règlement sont exprimées en unités du Système International
(SI) (système métrique).
[4]
1.3 QU'EST-CE QU'UN PLAN D'URBANISME ?
1.3.1 Portée légale
Le plan d'urbanisme est le document officiel le plus important
en matière de planification du territoire à l'échelle d'une
municipalité. Le conseil municipal s'y réfère afin de donner une
direction commune aux multiples décisions sectorielles dont
fait l'objet l'aménagement et le développement d'une ville. Il
s'agit, en ce sens, d'un outil d'aide à la décision permettant de
planifier l'organisation physique d'un territoire sur un horizon
d'environ 15 ans.
Les objectifs d'un plan d'urbanisme sont de :
- définir les intentions de la Ville à l'égard de l'aménagement
et du développement de son territoire;
- promouvoir la protection et la mise en valeur des éléments
identitaires et des secteurs d'intérêt;
- s'assurer d'une répartition adéquate et d'une saine
cohabitation des différentes fonctions;
- contribuer à l'amélioration générale de la qualité du milieu
de vie.
1.3.2 Vision et communication
Le plan d'urbanisme présente la vision d'aménagement et de
développement du territoire. Cette vision se déploie à travers
les grandes orientations d'aménagement, le concept
d'organisation spatiale, les objectifs et les moyens de mise en
œuvre ainsi que les affectations du sol.
Dans le cadre de l'élaboration d'un plan d'urbanisme, il est
essentiel de dresser l'état du milieu afin de connaître et
comprendre les caractéristiques particulières du territoire et
d'identifier les potentiels, les défis et les contraintes à tenir
compte dans la planification.
L'exercice de connaissance du milieu et de planification fait
partie intégrante du plan d'urbanisme qui est non seulement un
outil d'aide à la décision, mais aussi un document de
communication permettant de :
- communiquer
la
vision
d'aménagement
et
de
développement de la Ville aux citoyens ainsi qu'aux
partenaires et investisseurs potentiels;
- partager une compréhension commune de l'état du milieu
et sensibiliser aux enjeux d'aménagement à relever
collectivement;
- coordonner les interventions et les investissements des
différents services municipaux inscrits au programme
triennal des immobilisations et au budget annuel;
- faire connaître les intentions à la base de l'élaboration des
outils de contrôle que sont les règlements d'urbanisme;
- générer un sentiment de fierté en mettant de l'avant les
éléments identitaires et les caractéristiques uniques du
territoire.
[5]
1.3.3 Contenu du plan d'urbanisme
Le présent document est composé de 3 grandes parties :
PARTIE 1. INTRODUCTION
Les dispositions déclaratoires et interprétatives, la définition et
les composantes d'un plan d'urbanisme ainsi que l'historique et
la démarche de planification de la ville de Disraeli.
PARTIE 2. ÉTAT DU MILIEU
Le portrait général de la ville de Disraeli (mise en contexte
historique, composantes géographiques, éléments identitaires,
cadre de vie, composantes démographiques et économiques,
mobilité,
infrastructures
publiques,
composantes
récréotouristiques) ainsi que les potentiels, les défis et les
contraintes d'aménagement.
PARTIE 3. PLANIFICATION DU TERRITOIRE
L'énoncé de vision, le concept d'organisation spatiale, les
grandes orientations d'aménagement, les affectations du sol
ainsi que le plan d'action.
1.3.4. Règle de conformité
Conformément à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le
plan d'urbanisme doit se conformer aux objectifs du schéma
d'aménagement révisé de la MRC des Appalaches ainsi qu'aux
dispositions de son document complémentaire.
Le plan d'urbanisme n'a pas d'effet juridique direct sur la
population. Les intentions d'aménagement qui y sont exprimées
s'appliquent par le biais des dispositions normatives et
qualitatives contenues dans les règlements d'urbanisme.
Mécanisme prévu par la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme,
la règle de conformité permet d'assurer la cohérence entre les
documents gérés par les différents paliers décisionnels que
sont
les
orientations
gouvernementales,
le
schéma
d'aménagement de la MRC ainsi que le plan d'urbanisme et les
règlements d'urbanisme de la Ville.
Figure 1. Règle de conformité
[6]
1.4 HISTORIQUE ET DÉMARCHE DE PLANIFICATION
1.4.1 Historique du plan d'urbanisme de Disraeli
Le premier plan d'urbanisme de la ville de Disraeli date de 1990.
Il a été modifié de manière mineure en 2004 afin d'assurer sa
conformité au schéma d'aménagement révisé. La plupart des
dispositions du plan d'urbanisme avaient donc, au moment de sa
révision, près de 30 ans d'existence. Or, depuis ce temps, le
territoire a connu des changements. Certains enjeux
s'appliquent encore, mais plusieurs ont évolué et des nouveaux
sont apparus. Il était donc essentiel de mettre à jour l'état du
milieu afin d'identifier les potentiels, les défis et les contraintes
à tenir compte dans l'élaboration de la vision et de nouvelles
grandes orientations d'aménagement.
1.4.2 Autres démarches et documents de
planification
Depuis 2010, la ville de Disraeli a entrepris des actions dans le
domaine de la planification et de l'aménagement de son
territoire. Jusqu'en 2014, elle a fait l'objet d'un programme de
revitalisation mené par Rues principales. Il s'est traduit par une
mobilisation citoyenne sous forme de divers comités de suivi et
par une plus grande connaissance du territoire en ce qui
concerne, notamment, l'offre et la demande commerciale ainsi
que les attraits paysagers et architecturaux de la ville. Une des
principales réalisations émanant de la démarche a été la
création d'un programme de rénovation de façades
commerciales. En 2010, la Ville se dotait d'une Politique
familiale et des aînés qui met l'accent sur des interventions
urbanistiques pour améliorer le cadre de vie des personnes
âgées et des plus jeunes. En 2014, la Ville adoptait une Politique
culturelle qui souligne l'importance des arts et de la culture
comme levier de développement. Le nouveau plan d'urbanisme
s'inscrit dans les suites de la démarche Rues principales et tient
compte des intentions présentées dans la Politique familiale et
des aînés ainsi que dans la Politique culturelle.
1.4.3 Révision du plan d'urbanisme et de la
réglementation
La révision du plan d'urbanisme et des règlements (zonage,
lotissement, permis et certificats, construction) a été entamée
en 2016 pour une entrée en vigueur en 2018. La démarche
comprend la formation d'un comité de suivi ayant participé à
toutes les étapes d'élaboration du plan d'urbanisme et de
révision des outils réglementaires. En amont de la rédaction des
versions préliminaires, un atelier de discussion s'est tenu le 17
janvier 2017 où près de 25 personnes ont participé.
Le comité de suivi, l'atelier de discussion, les résultats de la
démarche Rues Principales ainsi que les contenus des politiques
traduisent les préoccupations des Disraeloises et des Disraelois.
Le plan d'urbanisme les intègre afin de s'assurer que le plus
important document de planification de la Ville fasse l'objet
d'une adhésion et d'une appropriation par les citoyens.
L'approche préconisée par La Boîte d'urbanisme, pour
l'élaboration d'un plan d'urbanisme, est d'abord axée sur la
forme et ensuite sur les activités. Aussi, la connaissance du
territoire conduit à l'émergence d'une planification adaptée à la
réalité du milieu. Cette connaissance provient à la fois des
nombreuses visites terrain effectuées, de l'analyse de la
documentation ainsi que des échanges avec le comité de suivi
et la population.
Atelier de Discussion 17 janvier 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
[7]
2. ÉTAT DU MILIEU
[8]
La partie 2 présente un état du milieu qui couvre
plusieurs angles et dimensions permettant de bien
connaître le territoire de Disraeli :
- une mise en contexte historique;
- les grandes composantes géographiques;
- les éléments identitaires qui sont uniques au
territoire de Disraeli;
- le cadre de vie avec l'utilisation du sol et les milieux
communautaires et culturels;
- les principales composantes démographiques et
économiques;
- la mobilité des biens et des personnes;
- les infrastructures publiques que sont les parcs, les
grands équipements et les services d'utilité
publique;
- les composantes récréotouristiques.
L'analyse de ces données a permis d'identifier les
potentiels, les défis et les contraintes d'aménagement
et de développement du territoire à tenir compte dans
la planification.
[9]
2.1 MISE EN CONTEXTE HISTORIQUE1
L'arrivée des premiers occupants remonte à la fin des années
1850, époque où les « Eastern Townships » s'ouvrent aux
Canadiens-français et où les seigneuries de la vallée du Saint-
Laurent déversent leurs surplus de population dans les terres
inoccupées de la région. Les premiers occupants n'ont laissé que
peu de traces. Il faut attendre jusqu'en 1868 avant qu'un
entrepreneur, Octave Champoux de Stratford, trouve le site des
Bulls' Head Falls (aujourd'hui les chutes Champoux) propice à
l'établissement d'un moulin à scie. La municipalité, qui était
connue sous le nom de Black Creek, recevra, en 1877, le nom de
Disraeli en souvenir de Benjamin Disraeli (Lord Beaconsfield
1804-1881), premier ministre de Grande-Bretagne en 1868.
Dès 1904, la campagne se détache du village de Disraeli pour
former une entité administrative distincte.
Disraeli a connu deux grandes étapes de développement. La
première, qualifiée d'installation, va de 1879 (année de la
construction de la gare et de la requête pour l'érection de la
chapelle) jusqu'à 1924 (année de l'incendie de la première
église). Cette période est marquée par l'omniprésence de
l'industrie forestière dans la vie économique de Disraeli. Cette
activité est favorisée par deux moyens de transport essentiels
que sont la rivière Saint-François et le chemin de fer du Quebec
Central Railway (1876-1877). La rivière a permis la drave de
milliers de billes de bois vers les moulins à scie et de papier et
le chemin de fer a rendu possible le transport vers les marchés
nationaux et internationaux de produits transformés tels que
des traverses de voies ferrées, plançons (madriers), boîtes et
seaux de bois (Disraeli Box Compagny). Les premiers barrages
et centrales électriques se développent aussi durant cette
période et accompagnent le développement et l'industrialisation
du territoire en facilitant l'exploitation des ressources
forestières et minières de la région (SHS 2017). En 1897, la
fabrique fait don d'un terrain pour la construction du couvent et
de l'école Sainte-Luce. Le premier collège est construit en 1907.
En 1910, on envisageait l'installation d'un tramway électrique
dans les rues de la ville, projet qui ne verra cependant pas le jour
(SHD 2017). Cette première période sera marquée
particulièrement par une série d'incendies majeurs qui
viendront transformer le visage du village.
La deuxième étape de l'évolution de Disraeli va de 1930 à nos
jours. Elle débute par dix ans de stagnation causée par la Grande
Crise économique (1929-39), suivie d'une reprise dans le cadre
de la Seconde Guerre mondiale. Cette relance amène une
diversification et une modernisation industrielles. Le commerce
du bois et la drave reprennent. La drave prend fin vers 1960 : le
camp des draveurs est démoli et les bateaux disparaissent. Le
chemin de fer est, à cette époque, le principal moyen de
transport. Chaque jour, quatre trains de voyageurs passent par
Disraeli : deux en direction de Sherbrooke et deux en direction
de Québec, sans compter les nombreux trains de marchandises
qui alimentent Disraeli et sa région en produits de toutes sortes.
La généralisation de l'automobile et du camion comme moyens
de transport va causer la mort du chemin de fer dans la région.
En 1969, le chemin de fer du Quebec Central Railway cesse son
[10]
service et la gare, qui avait été depuis ses débuts un important
centre d'intérêt, est démolie. En 1944, la Ville vend sa nouvelle
salle paroissiale, sise à l'angle des rues Saint-Joseph et Saint-
François, à Émile Gosselin qui y établit une manufacture de
meubles. Cette industrie sera, par la suite, tour à tour la
propriété de la famille Beaudoin, de Marius Ouellet, du groupe
Radisson et finalement, de l'entreprise Shermag. L'année 1945
est marquée par un développement industriel sans précédent.
La fin de la guerre et le boom économique qui s'ensuit amènent
une forte demande de métaux métalliques et non métalliques.
Ce soudain besoin favorise l'ouverture de nouvelles mines
d'amiante et de cuivre dans la région. Plusieurs travailleurs de
Disraeli, attirés par les salaires élevés, trouvent un emploi dans
les mines d'amiante de Black Lake et Coleraine. La mine de
cuivre Solbec de Stratford ouvre et donne de l'emploi à plusieurs
ouvriers de Disraeli, en plus d'attirer une quantité appréciable
de gens venant de l'Abitibi. Cette nouvelle prospérité
économique contribue au développement de la ville. Disraeli
s'affirme de plus en plus comme petit centre régional.
Jusque dans les années 1970, la population de Disraeli croît de
façon ininterrompue pour se chiffrer entre 3 000 et 3 500 en
1974. Depuis, il y a une décroissance de la population et une
dévitalisation économique, s'expliquant notamment par un
ralentissement de l'industrie du bois, une délocalisation de la
main-d'œuvre pour la fabrication de meubles vers l'Asie et la
fermeture des mines d'amiante et de cuivre dans toute la région.
Cependant, avec son site naturel exceptionnel, Disraeli
bénéficie de retombées économiques en provenance du secteur
de la villégiature et du tourisme.
La Drave, auteur inconnu, milieu des années 1940
Source : Société Historique de Disraeli
Moulins à scie, auteur inconnu, fin 1930
Source : Société Historique de Disraeli
e, Jllustrated Postcard Co., avant 1906
chives BAnQ
[11]
Carte postale, auteur inconnu, circa 1920
Source : Société Historique de Disraeli
Carte postale, auteur inconnu, circa 1920
Source : Société Historique de Disraeli
[12]
2.2 COMPOSANTES GÉOGRAPHIQUES
2.2.1 Localisation
La ville de Disraeli se trouve dans la région administrative de
Chaudière-Appalaches, dans la MRC des Appalaches. Selon le
Recensement de 2016 de Statistique Canada, Disraeli compte
une population de 2 336 personnes sur un territoire de
6,79 km2, pour une densité de 344 habitants/km2. Disraeli est
située à l'extrémité sud de la MRC, à environ 19 kilomètres au
sud de Thetford Mines et à 12 kilomètres à l'ouest du parc
national de Frontenac (secteur Sainte-Praxède). Suivant la
division du territoire survenue en 1904, elle est entièrement
entourée par la municipalité de la Paroisse de Disraeli.
Disraeli est la principale ville du Secteur sud qui se compose de
sept autres municipalités : Beaulac-Garthby, la Paroisse de
Disraeli,
Saint-Fortunat,
Saint-Jacques-le-Majeur-de-
Wolfestown, Saint-Joseph-de-Coleraine, Sainte-Praxède et
Saint-Julien (Plan 1). Le Secteur sud, comprenant Disraeli,
compte 7 280 habitants (Statistique Canada 2016).
[13]
Plan 1. Localisation de la ville de Disraeli
Sources : MRC des Appalaches et Transport Québec
[14]
2.2.2 Caractéristiques naturelles
Situé au cœur des Appalaches, à 270 mètres d'altitude, Disraeli
s'inscrit dans un paysage vallonné. Le site se distingue par son
emplacement stratégique à la confluence de la rivière Saint-
François et du lac Aylmer.
Faune
Au niveau de la faune, des dindons sauvages et quelques
ravages de chevreuils sont présents, particulièrement le long
des plans d'eau. Plusieurs espèces d'oiseaux de rivage et
aquatiques peuvent également être observés comme des
canards de différentes espèces, le balbuzard pêcheur, le
bécasseau de Baird, la bernache du Canada, le butor
d'Amérique, l'aigle à tête blanche et le grand héron. Avec un
territoire presque entièrement développé, peu de faunes
terrestres sont facilement observables. Cependant, la présence
du lac amène une grande diversité d'oiseaux.
Sols2
La zone habitée est caractérisée par des sols composés de tills
indifférenciés. Le till est un dépôt sous-glaciaire hétérogène
très compact et composé de blocs et de graviers enveloppés
dans une matrice fine de sables, de silts et d'argiles. On retrouve
près du secteur habité quelques zones d'affleurements rocheux.
Ils sont composés d'ardoises, de schistes et de conglomérats et
se trouvent à proximité de la surface du sol. Bien que procurant
une excellente capacité portante, leur présence rend difficile et
coûteux tout projet d'infrastructures ou de constructions dans
ces zones. À l'est de la rivière Saint-François, les sols se
composent de dépôts d'alluvions récentes de granulométrie
variable composés surtout de graviers et de sables. Tout comme
les sédiments fluvio-glaciaires, ils sont propices à l'exploitation
de gravières. En 1990, on comptait quatre gravières sur le
territoire de Disraeli. Aujourd'hui, aucune d'entre elles n'est en
activité. La prise d'eau potable municipale se trouve dans ce
type de dépôts meubles d'alluvions récentes. Étant de nature
poreuse, un contrôle des activités polluantes est nécessaire à
l'intérieur du rayon de protection de la prise afin d'assurer la
qualité de l'eau. Quant à la bordure du lac Aylmer, il y a présence
de différents sables et de silts lacustres
Lac Aylmer - 2011
Source : Rénald Isabel
Grand Héron
Source : Rénald Isabel
[15]
[16]
À l'ouest du lac, les sédiments d'eau profonde composés de silts
et d'argiles varvés ont déjà alimenté une briqueterie aujourd'hui
disparue. En ce qui concerne le territoire utilisé principalement
à des fins agroforestières, il se compose de dépôts meubles
d'alluvions récentes et de roche de fond. Selon les données de
l'Institut
de
recherche
et
de
développement
en
agroenvironnement (IRDA), les sols de Disraeli présentent des
limitations importantes pour l'agriculture. Elles proviennent de
la faible épaisseur des sols, de leur érodibilité, de la pierrosité
et, dans le cas des sols sur gravier fluvio-glaciaire, du drainage
excessif.
Climat
Le climat de Disraeli est marqué par la continentalité et son
humidité. Comme ailleurs au Québec, les écarts de température
sont importants entre les saisons, avec des amplitudes
thermiques pouvant atteindre 50 oC. La température annuelle
moyenne est de 4 oC, alors qu'elle est de 7 oC à Montréal.
Considérant son altitude, les hivers et les étés sont un peu plus
frais que dans les basses-terres du Saint-Laurent. Aussi, les
précipitations y sont plus abondantes avec une moyenne
annuelle de 1 297 millimètres, comparativement à 1 000
millimètres pour la moyenne annuelle du sud du Québec
(MDDELCC 2017). Quant au nombre d'heures d'ensoleillement,
il totalise 1 722 heures par année, avec bien entendu des
périodes plus importantes durant la saison estivale. Ce chiffre
est inférieur à la moyenne de la région de Montréal, qui elle se
situe à 2 028 heures (Climat-Québec 2017).
Végétation
Avec ce climat, la forêt mixte, composée de conifères et de
feuillus, est dominante. Une particularité intéressante est la
présence d'une pinède ancestrale de pins blancs et gris encore
intacte, située dans le parc 4H, le long de la rivière Saint-
François (Horizon Solutions 2000). On dénote une présence
moins marquée d'arbres dans la partie urbanisée du territoire,
située principalement à l'ouest de la rivière Saint-François. Il
faut se déplacer au sud-est, dans la partie agroforestière du
territoire, pour observer des peuplements d'arbres plus
importants. On en retrouve également dans un méandre de la
rivière, entre le parc Saint-François et l'ancien secteur de la
pisciculture. Aussi, l'affleurement rocheux situé du côté ouest
du lac est principalement boisé.
Pinède ancestrale au parc 4H - 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
[17]
Hydrologie
Le lac Aylmer, principale étendue d'eau avec 31,1 km2 de
superficie, regorge d'espèces de poissons dites sportives, qui se
reproduisent dans la rivière Saint-François, comme la truite
brune, la truite arc-en-ciel, le doré jaune et le grand corégone
(Horizon Solutions 2000). Selon une étude réalisée par
Naturive (2014), la qualité de l'eau du lac Aylmer est acceptable
en période régulière sans précipitation. Cependant, lors
d'épisodes de précipitations, la concentration en coliformes
fécaux et en phosphore dépasse les normes acceptables. Le lac
montre d'ailleurs plusieurs signes de vieillissement prématuré.
Aussi, selon la même étude, la qualité de l'eau est altérée par un
apport important de phosphore en provenance de la rivière
Coleraine qui s'y déverse. En conséquence, le secteur de la plage
municipale, qui borde le lac Aylmer, connaît des épisodes
d'algues bleu-vert ayant pour effet de limiter les activités
récréatives.
La rivière Saint-François sillonne le territoire de la ville sur près
de 2,5 kilomètres. Elle alimente le lac Aylmer en eau et en
poissons, avec ses nombreuses frayères. Situé dans le parc
François-Beaudoin, le puits dans lequel la Ville tire son eau
potable est situé dans une zone de recharge aquifère comprise
entre la rivière Saint-François et la rue Lavoie. Dans ce même
secteur, on retrouve trois bassins artificiels ayant servi de
pisciculture. Malgré la présence marquée des plans d'eau, il y a
peu de zones inondables sur le territoire municipal. Selon la cote
de crue centenaire, le parc François-Beaudoin et les Loisirs
Aramis de Disraeli présentent un risque d'inondation de
seulement 1 % annuellement (Horizon Solutions 2000). Tous
deux se situent dans les méandres de la rivière Saint-François.
Lac Aylmer - 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
Rivière Saint-François - 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
[18]
2.3 ÉLÉMENTS IDENTITAIRES
Le site naturel de Disraeli, son histoire et le développement de
la ville ont généré une forme urbaine particulière et unique.
Cette section présente les principales composantes au niveau
du paysage, de la forme urbaine, de la trame de rue, des vues et
de l'architecture. Ayant un caractère identitaire fort, ces
éléments correspondent à des caractéristiques à mettre en
valeur. La Ville a d'ailleurs entrepris des actions en ce sens,
présentées dans la dernière partie de cette section.
2.3.1 Composantes de la forme urbaine
Paysage et organisation spatiale
Située dans un décor appalachien, la ville de Disraeli se localise
à la confluence de la rivière Saint-François et du lac Aylmer.
L'omniprésence de l'eau constitue la composante paysagère la
plus marquante du site de Disraeli. Les eaux calmes du lac
contrastent avec les eaux plus agitées et la sinuosité de la
rivière. Lieu fondateur, les chutes Champoux revêtent un
caractère emblématique.
L'établissement de la gare, en 1879, à proximité du centre-ville,
vient consolider le premier pôle de développement urbain soit le
pôle du Carré-Laurier. C'est à cet endroit que se sont installés
les hôtels, le magasin général, les commerces et les banques de
la ville. Le développement résidentiel s'est réalisé de part et
d'autre et dans l'axe de la rue Champoux ainsi que vers l'est, en
direction de l'embouchure de la rivière avec le lac. Le chemin de
fer (1876-1877) et le premier pont en bois (1879) précèdent
l'érection d'une première chapelle (1885), autour de laquelle on
installe le presbytère, l'école, le couvent, le collège commercial
(école Gérard-Raymond) et le cimetière.
Dès 1884, la première manufacture de portes et châssis de
Parent et frère s'installe entre le lac Aylmer et l'avenue
Champlain, à l'ouest du pont. En 1896, la manufacture est
connectée au chemin de fer par une branche ferroviaire. La
même année, une autre branche ferroviaire est tracée afin de
connecter le moulin des Champoux au chemin de fer situé plus
au sud. Le site du moulin, les terrains près de la rivière, où se
situent aujourd'hui Excavations Gagnon & Frères, Plancher SMK
et Shermag, ainsi que les terrains en bordure du lac, à l'ouest du
pont, sont les plus anciens sites industriels de la ville.
Au tournant du XXe siècle, les principales composantes
morphologiques du village sont en place. Disraeli possède une
configuration en deux pôles séparant les activités de nature plus
commerciales de celles liées au culte et à l'enseignement
(Plan 3.). Quant à la fonction industrielle, elle se concentrent en
bordure de la rivière ou du lac. Les premiers développements se
sont principalement réalisés entre les méandres de la rivière
Saint-François et le lac Aylmer selon une trame urbaine
régulière de forme orthogonale composée d'îlots de formes
carrées. Les deux principaux axes de la structure urbaine sont
la rue Champoux et l'avenue Champlain. Sur le plan Goad de
1906, le nom des rues témoigne de l'importance du Carré-
Laurier à partir duquel les voies sont nommées. La 1ère rue
[19]
correspond aujourd'hui à la rue Laurier et la 1ère avenue, à la rue
Saint-François qui se connectent toutes deux à la rue
Champoux, formant à cet endroit des îlots triangulaires,
caractéristiques du cœur de la ville.
[20]
Plan 3. Éléments identitaires et vues d'intérêt
Sources : Plan de Goad 1906
MRC des Appalaches et Transport Québec
Extrait carte postale, Jllustrated Postcard Co., avant 1906
Source : Centre d'archives BAnQ
Extrait carte postale, L.J. Lavoie, avant 1914
Source : Centre d'archives BAnQ
[21]
Points de vue et de repère
L'église Sainte-Luce surplombe le lac Aylmer et agit comme
point de repère (Vue 1), signalant le village à plus de trois
kilomètres en provenance du sud sur la route 112. La première
église construite ne faisait pas face au lac, mais était implantée
en parallèle, le long de la rue Champlain (Plan 3). L'orientation
actuelle de l'église, avec son cimetière en premier plan, établit
un dialogue avec le lac Aylmer, dialogue renforcé par la
présence de la marina en contrebas du cimetière. La présence
d'arbres matures dans ce secteur participe à ses qualités
paysagères.
Un autre point de vue intéressant sur la ville est offert depuis la
rue Lavoie, non loin du pont de l'avenue Champlain (Vue 2).
Encore une fois, l'église Sainte-Luce agit comme point de
repère, mais avec en premier plan la rivière Saint-François qui
se jette dans le lac Aylmer formant ainsi un cadre champêtre
renforcé par la présence d'une végétation abondante.
Les autres entrées de ville présentent moins de qualité
paysagère. Depuis le nord, sur la route 112, l'approche de la ville
est marquée par la présence de commerces le long de l'avenue
Champlain. En provenance de l'est, via la route 263, on traverse
la rivière Saint-François près des chutes Champoux pour
ensuite la suivre sans la voir. Les terrains qui la bordent, en
entrée de ville, sont principalement occupés par des activités
industrielles. Enfin, en provenance de l'ouest, par la route 263,
qui devient la rue Champagnat, l'activité résidentielle domine et
le lac Aylmer est visible par endroit entre les maisons et les
cours arrière.
D'autres vues ou points de repère sont intéressants à l'intérieur
même de la ville ou depuis la ville vers l'extérieur. C'est le cas
de la vue sur les chutes (Vue 3), à partir du parc John-
Champoux, de la vue sur le lac, à l'embouchure de la rivière
Saint-François sur le pont de l'avenue Champlain ainsi que de la
vue à partir de l'ancien « tracel » (Vue 4). Enfin, les séchoirs à
bois de l'entreprise Shermag ne font pas l'unanimité quant à leur
contribution aux qualités paysagères de la ville, mais ils
constituent tout de même un point de repère et un témoin de la
vie industrielle du site.
Rapport de la ville à la rivière et au lac
Comme toutes les villes industrielles du Québec, la relation que
Disraeli entretenait avec ses plans d'eau au tournant du XXe
siècle était davantage d'ordre fonctionnel que récréatif : la
rivière et le lac servaient de transport du bois avec la drave; les
moulins tiraient profit de la force hydraulique des chutes; la voie
ferrée longeait le lac. Ainsi, on peut dire que la ville tournait le
dos à ce qui deviendra, plus tard, des composantes paysagères
attrayantes, parce que davantage valorisées par une société
axée sur les loisirs.
À Disraeli, le lac et la rivière ont été mis en valeur par différents
projets. Le lac est accessible par le parc de la Gare et l'espace
de la marina. Trois espaces verts ont été aménagés le long de la
rivière : le parc John-Champoux, où se trouve un belvédère
permettant d'admirer les chutes, le parc François-Beaudoin et
le site des Loisirs Aramis de Disraeli.
Cette ouverture sur le lac et la rivière est, dans l'histoire de la
ville, relativement récente. La trame de rue et l'implantation des
bâtiments témoignent encore d'une certaine fermeture de la
ville sur ces éléments, mis à part pour l'espace de l'église, du
cimetière et de la marina qui entretient un dialogue direct avec
le lac Aylmer.
La disparition des manufactures en bordure du lac et la
fermeture de la voie ferrée ont libéré des terrains propices à
créer un lien plus fort avec le lac, à proximité du centre-ville. Le
parc de la Gare a d'ailleurs été aménagé dans cet espace. Les
aménagements ne sont toutefois pas finalisés.
[22]
Vue depuis le pont Vilmaire-Brousseau - 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
Vue depuis le secteur de la rue Lavoie - 2016
Source : La Boîte d'urbanisme
Vue depuis le parc John-Champoux
Source : Ville de Disraeli
Vue depuis l'ancien « tracel » de la voie ferrée - 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
1
2
3
4
[23]
Patrimoine bâti et caractéristiques architecturales
Au niveau du paysage bâti, Disraeli a perdu beaucoup de ses
bâtiments anciens ayant pu avoir une valeur patrimoniale
aujourd'hui parce que témoins de l'histoire de la ville et
présentant des caractéristiques architecturales d'intérêt. C'est
le cas de la boulangerie Jolicoeur, présente pendant plus de 75
ans (Vallière 1993), de la gare, des manufactures, comme la
Disraeli Box Company, du couvent, du collège commercial
(école Gérard-Raymond), de l'Hôtel Disraeli et de l'Hôtel
Rousseau, pour en nommer quelques-uns. Plusieurs bâtiments
disparus aujourd'hui ont été détruits lors d'incendies.
Par ailleurs, des bâtiments d'intérêt sont toujours présents : le
premier magasin général, l'ancien Hôtel Morin, un nombre
important de maisons québécoises d'inspiration néoclassique
(MRC des Appalaches 2015) du tournant du XXe siècle ainsi que
l'Auberge de la Chanterelle, ancienne demeure bourgeoise
construite en 1910. Malheureusement, la majorité du parc
immobilier ancien de Disraeli a subi d'importantes
transformations altérant son authenticité architecturale.
L'inventaire du patrimoine bâti recense seulement 6 % des
bâtiments résidentiels construits avant 1950 ayant un bon état
d'authenticité comparé à 13 % d'authenticité mauvaise et 80 %
d'authenticité passable (MRC des Appalaches 2015).
Une analyse des photographies anciennes de Disraeli, réalisée
par Rues principales, a permis d'identifier certaines
caractéristiques d'origine intéressantes comme :
- une densité de construction formant un village compact ;
- la forte présence d'arbres feuillus ;
- la délimitation des cours avant par de petites clôtures de bois;
- la dominance du bois comme revêtement extérieur des
bâtiments ;
- des fenêtres à battant ou à guillotine, avec petits carreaux pour
l'imposte et grands carreaux pour la fenêtre ;
- la présence de saillies et d'ornementations sur les bâtiments
comme des tours, galeries, vérandas, corniches, dentelle de bois,
etc.
Ancien Hôtel Morin - 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
Maisons du tournant du XXe siècle - 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
Auberge de la Chanterelle - 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
[24]
Aujourd'hui, on constate une trame urbaine parsemée de
terrains vacants et d'espaces de stationnement ainsi qu'une
diminution notable de la végétation (Rues principales 2011a).
Beaucoup de bâtiments ont subi des transformations dans le
temps ou manquent d'entretien. Par ailleurs, il est toujours
possible d'observer des composantes architecturales d'origine
telles que des toits de tôle, des lucarnes, de grandes galeries et
des vérandas fenestrées, caractéristiques de l'architecture
disraséloise (Rues principales 2011a).
2.3.2 État des connaissances et actions de mise
en valeur
Ayant eu cours de 2010 à 2014, la démarche Rues principales
a permis d'identifier les caractéristiques de la ville à mettre en
valeur, les préoccupations des citoyens ainsi que les enjeux
d'aménagement à tenir compte. Elle a conduit à la mise en place
d'un programme de rénovation de façades commerciales
toujours en application en 2018. Ce dernier a permis la
restauration de plusieurs bâtiments, dont L'Intermède du Lac, le
Foyer St-Rosaire, la Maison Funéraire Audet et le Cabaret des
arts. Restauré en 2011 et appartenant à la Ville, le Cabaret des
arts a pignon sur la rue Laurier et participe ainsi à l'animation
du centre-ville.
En 2013, la Ville a revu l'ensemble de son identité visuelle en
passant par son logo, ses panneaux d'interprétation ainsi que
ses enseignes signalétiques et toponymiques. Suite à une
recherche sur ce qui définit la ville d'un point de vue historique,
géographique et géopolitique, les chutes Champoux ont été
retenues comme symbole du développement de la ville.
En 2017, un circuit patrimonial avec baladodiffusion a été
inauguré afin de mettre en valeur l'histoire et le patrimoine de
Disraeli. Il est question des Abénakis, des Champoux, des
barrages, de la foresterie, des boulangeries, du centre-ville, des
hôtels et des banques, de la gare, des industries, des Setlakwe,
de la marina, de l'Harmonie de Disraeli et des ponts. Mises à
part les chutes Champoux, situées en périphérie de la ville, on
observe une concentration de lieux à valeur historique et
patrimoniale autour du pôle du Carré-Laurier, ainsi qu'une autre
plus petite près du pôle de l'église.
Les investissements sur le domaine public des dernières années
concernent des lieux importants dans la ville sur le plan
historique et patrimonial. Il s'agit principalement de
l'aménagement du parc de la Gare (2014), du parc Carré-
Laurier (2015) et de la marina (2017).
La Ville bénéficie d'un inventaire du patrimoine bâti réalisé par
la MRC des Appalaches en 2015. Ce dernier dresse la liste des
bâtiments résidentiels construits avant 1950 dans les 19
municipalités de la MRC. En plus d'indiquer la date de
construction, il présente des informations sur le style
architectural ainsi que sur le niveau d'authenticité des
bâtiments. Disraeli ne comporte aucun bâtiment cité ou classé
monument historique en vertu de la Loi sur le patrimoine
culturel ni de site du patrimoine. Enfin, aucune étude des
paysages n'a été réalisée à ce jour permettant d'identifier et de
connaître les grandes familles paysagères du territoire à
l'échelle régionale et de la ville ainsi que l'état des paysages.
Façades restaurées rue Laurier - 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
[25]
2.4 CADRE DE VIE
Le cadre de vie inclut tout ce qui concerne les activités sur le
territoire. Il s'agit principalement de l'utilisation du sol :
comment la ville est occupée par les différentes activités
résidentielles, commerciales, institutionnelles, industrielles et
d'agroforesterie. Cette section présente aussi les grandes
caractéristiques du milieu communautaire et du milieu culturel
participant à la qualité et au dynamisme du cadre de vie.
2.4.1 Utilisation du sol
La ville de Disraeli possède le plus petit territoire des
municipalités de la MRC des Appalaches. Cependant, avec sa
population de 2 336 personnes (Recensement 2016), elle est la
troisième ville en importance. Profitant d'une situation
géographique privilégiée, elle possède tous les attributs d'un
pôle de services secondaires. Son périmètre d'urbanisation
actuel est limité à la fois par la zone agroforestière, par la limite
municipale ainsi que par le lac Aylmer. La rivière Saint-François
vient concentrer l'urbanisation à l'ouest du territoire municipal.
En termes d'utilisation du sol, 49 % du territoire est voué à des
activités agroforestières et 51 % à des activités urbaines
localisées à l'intérieur du périmètre d'urbanisation et réparties
approximativement de la manière suivante :
Figure 2. Utilisation du sol
Résidentielle
Selon le rôle d'évaluation foncière de 2015, on dénombre 981
immeubles résidentiels pour un total de 1 205 logements sur le
territoire de Disraeli :
- 807 immeubles d'un logement;
- 79 immeubles de deux logements;
- 48 immeubles de trois logements ou plus;
- 20 chalets de villégiature;
- 13 maisons mobiles;
- 14 autres immeubles.
De façon générale, les immeubles composés d'un logement
dominent le portrait résidentiel, avec 807 maisons individuelles,
soit 82 % des immeubles, excluant les chalets et les maisons
mobiles. De par son rôle de pôle de services du Secteur sud, on
retrouve sur le territoire de Disraeli des centres d'hébergement
[26]
pour personnes âgées : 68 chambres divisées en quatre
établissements plus le CHSLD René-Lavoie qui compte 48
chambres. Deux immeubles d'habitations à loyer modique
(HLM) sont également présents sur le territoire. Le taux de
vacances du parc de logement se situe à moins de 3 %, ce qui
témoigne d'un bon équilibre entre les logements occupés et non
occupés.
Selon l'émission des permis, il y a eu un total de 33
constructions neuves entre 2011 et 2016, pour une moyenne de
5,5 par année. La valeur totale de ces permis représente 5 535
918 $. En ce qui a trait aux rénovations sur la même période, un
total de 719 permis a été émis, soit une moyenne de 120 par
année. La valeur totale de l'émission de ces permis se chiffre à
15 722 070 $.
Des terrains sont disponibles pour de la construction
résidentielle dans le périmètre urbain. La présence de roc à
certains endroits rend, toutefois, difficiles la construction et la
desserte en services de certains terrains. Il y a tout de même
plusieurs terrains vacants déjà desservis en infrastructures. On
observe une activité de promotion immobilière faite par
quelques promoteurs privés. La Ville se veut proactive afin
d'encourager la construction sur son territoire par un règlement
sur les ententes avec les promoteurs qui bénéficient d'un
remboursement de 20 % sur les infrastructures.
Commerciale
Rues principales a réalisé, en 2012, une analyse de la structure
commerciale de la ville de Disraeli. À ce moment, on comptait
122 places d'affaires sur l'ensemble du territoire, incluant 41
situées sur l'artère commerciale et au centre-ville. L'artère
commerciale se définit comme étant une portion de l'avenue
Champlain, située entre le pont Vilmaire-Brousseau et l'entrée
est vers Saint-Joseph-de-Coleraine (près du IGA). Le centre-ville
comprend la rue Laurier, une partie des avenues Champlain et
Jacques-Cartier ainsi qu'une portion de la rue Champoux. Cette
partie de la ville est désignée comme étant le pôle du Carré-
Laurier.
Il ressort de cette étude que l'offre commerciale est
relativement diversifiée et constitue une base solide pour
répondre aux besoins des consommateurs de Disraeli et des
localités environnantes. Élément intéressant, une grande
majorité des entreprises sont de propriété indépendante et
plusieurs d'entre elles font affaire à Disraeli depuis un bon
nombre d'années. En effet, selon les répondants au sondage,
près de 50 % des entreprises sont présentes depuis plus de 20
ans (Rues principales 2012a).
Du point de vue des habitudes de consommation, la majorité des
achats de biens courants se font localement. Par rapport à un
mixte commercial idéal, il y a des manques à combler dans les
secteurs de la restauration et du divertissement. Aussi, on
observe des fuites commerciales vers Thetford Mines,
Sherbrooke et Victoriaville en ce qui concerne les achats de type
semi-courant et surtout, de type réfléchi. Pour combler les
besoins, les secteurs de la vente de vêtements et de chaussures
ont notamment été mentionnés. Enfin, en période estivale, les
commerces de Disraeli bénéficient d'un achalandage plus
important avec la présence d'une clientèle touristique et de
villégiature.
Selon les gens d'affaires sondés, le nombre de locaux vacants,
le manque d'uniformité et d'entretien de certains immeubles
sont des facteurs nuisant à projeter une image dynamique de
l'activité commerciale. En plus des locaux vacants, sept terrains
commerciaux sont disponibles, dont cinq sur l'avenue
Champlain et deux sur la rue Saint-Joseph Ouest. Quant à la
disponibilité en stationnement, la perception semble plutôt
positive par rapport au nombre d'espaces disponibles, mais pas
au sujet de la qualité d'aménagement de ces terrains (Rues
principales 2012a).
Institutionnelle
Avec son rôle de centre régional, Disraeli possède tous les
équipements institutionnels, d'enseignement et de santé. Ils
s'adressent à la population locale et du Secteur sud. Disraeli
[27]
possède une école primaire (Sainte-Luce) et une école
secondaire. La polyvalente de Disraeli offre des programmes
étude-hockey, plein-air et étude-cirque. Avec l'Académie de
cirque ADODADO, Disraeli figure parmi les 20 villes
canadiennes offrant ce type de programme scolaire. Il est
d'ailleurs reconnu par la prestigieuse École Nationale de Cirque
de Montréal. Enfin, le centre Marius-Ouellet offre un programme
d'éducation aux adultes. Dans le domaine de la santé et des
services sociaux, on compte le centre de la petite enfance Parc-
en-Ciel, le centre médical Disraeli, le centre de santé et de
services sociaux de la région de Thetford ainsi que la clinique
médicale Champlain. En 2017, la ville de Disraeli et tout le
Secteur sud sont desservis par trois médecins sur place.
Industrielle
La majorité de l'activité industrielle se localise dans le parc
industriel Yvon-Jolicoeur situé en bordure de la route 112, sur la
rive sud du lac. Les six entreprises qui s'y trouvent œuvrent dans
les domaines de la mécanique, de l'entreposage, de l'usinage et
aussi, du marketing. Réparties sur 10 302 m2, elles procurent
environ 180 emplois au total. Il reste quelques terrains
disponibles dans le parc industriel. Afin d'encourager son
développement, la Ville vend les terrains pour une somme
symbolique de 1 $. Malgré tout, il apparaît plus difficile pour
Disraeli dans le contexte économique actuel d'attirer de
nouvelles entreprises que de consolider l'existant.
Un autre secteur industriel, plus ancien, se situe le long de la
rivière Saint-François en plein cœur de la ville. On y retrouve
l'entreprise de meubles Shermag, Excavations Gagnon & Frères
et Plancher SMK. L'entreprise Shermag procure, selon les
périodes, entre une dizaine et une cinquantaine d'emplois. Ce
nombre tend à diminuer depuis quelques années. Occupant un
terrain peu aménagé et sous-utilisé par rapport à sa superficie,
les bâtiments sont principalement utilisés pour de
l'entreposage.
Agroforestière
Les activités agroforestières se concentrent à l'est de la rivière
Saint-François. Le noyau urbanisé, que forme principalement
Disraeli, présente peu d'activités agricoles ou d'exploitation
forestière sur son territoire. On compte seulement quatre
exploitants sur le territoire de Disraeli. Par ailleurs, la ville se
situe au centre d'une vaste région agroforestière qu'elle dessert.
[28]
2.4.2 Milieu communautaire
Le Centre d'entraide de la région de Disraeli (CERD) a été créé
en 1991 suite au regroupement de plusieurs organismes venant
en aide aux personnes vivant des difficultés financières et
organisationnelles. Le centre communautaire J.N. Plante
regroupe, dans une ancienne école située près de la polyvalente,
les organismes et services d'entraide à la communauté. Les
bureaux de la Société Historique de Disraeli ainsi que le journal
Le Cantonnier y ont également domicile.
La présence d'une trentaine d'organismes montre une
participation active des citoyens et citoyennes à la vie
communautaire. Les thèmes couverts sont variés en passant par
des clubs sportifs, des comités de culture ou d'entraide, des
regroupements pour jeunes ou pour gens d'affaires, etc. Dans le
cadre de la démarche Rues principales, la relève bénévole dans
les différents organismes locaux a été soulevée comme étant un
enjeu.
En 2011, la Ville s'est dotée d'une Politique de reconnaissance
et de soutien aux organismes communautaires. En 2015, elle a
déposé sa Politique Familiale et Municipalité Amie des Aînés
(MADA). Son premier axe d'intervention concerne l'urbanisme
avec l'amélioration de l'aménagement des lieux publics pour
mieux répondre aux besoins des aînés et des familles. Enfin, en
2017, la Ville révisait son guide des nouveaux arrivants.
Centre communautaire J.N. Plante - 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
[29]
2.4.3 Milieu culturel
Pour une ville de sa taille, Disraeli est très active dans le
domaine des arts et de la culture. Sur son territoire, on compte
deux salles de spectacles dont la programmation est
principalement assurée par le comité Culturel de Disraeli. Situé
en plein centre-ville et contribuant à son animation, le Cabaret
des arts est un lieu plus intime de prestations qui sert aussi de
lieu de diffusion artistique, d'expositions et de salle pour la
tenue d'événements. Il appartient à la Ville. En plus d'être une
salle de spectacle, l'auditorium Desjardins de la polyvalente sert
aussi de salle de cinéma. Faisant partie de l'association des
cinémas parallèles du Québec (ACPQ), le Cinéma du lac
présente une programmation de films de répertoire. Il y a aussi
la salle J. N. Plante où les arts de la scène sont diffusés.
Avec le comité Multi-arts, la Ville a réalisé un diagnostic, en
2013, et un sondage culturel, en 2015, ayant mené à l'adoption
d'une Politique culturelle et d'un plan d'action pour la période
2015-2017. Cette politique présente la culture comme un levier
de revitalisation de la ville en aidant à la rétention de ses
habitants, en stimulant le développement entrepreneurial et en
bonifiant les attraits de l'offre touristique.
Dans cette foulée, la Ville offre des mesures d'aide aux
initiatives culturelles. Au cours de l'année, plusieurs activités
culturelles s'y déroulent telles que le concours Vitrines sur l'art
et les Journées de la culture. Existant depuis plus de 100 ans,
l'Harmonie de Disraeli contribue grandement à la vie culturelle
en présentant des concerts et en participant à différentes
activités locales ou régionales. Aussi, Disraeli possède une
chorale gospel Haraméa, la troupe de théâtre La Grande Tablée
ainsi qu'une bibliothèque offrant différents services à la
population adulte et un espace jeunesse. On compte aussi,
parmi les organismes culturels importants, la Société
Historique de Disraeli, l'Académie de cirque ADODADO et le
journal communautaire Le Cantonnier. Le milieu et les activités
culturels de Disraeli desservent la population locale et
rayonnent plus largement dans tout le Secteur sud.
Cabaret des Arts - 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
[30]
2.5 COMPOSANTES DÉMOGRAPHIQUES
L'analyse des données démographiques permet d'établir un
portrait de la situation et d'identifier les tendances qui s'opèrent
sur le territoire. Pour y parvenir, il est pertinent de montrer
l'évolution des données dans le temps, à partir de 2006, et de
les comparer avec les données de la MRC des Appalaches, à
titre de référent régional.
2.5.1 Portrait et évolution de la population
En 2016, la population de Disraeli se chiffre à 2 336 habitants,
ce qui représente 5,5 % de la MRC des Appalaches (42 346).
En 2011, la population était de 2 502 habitants et représentait
5,8 % de la MRC des Appalaches (43 120). La population de
Disraeli a donc diminué de 6,6 % depuis cinq ans, pendant que
celle de la MRC baissait de 1,8 %. La décroissance de la
population disraeloise s'est accélérée dans les dernières années
puisqu'elle avait diminué de 2,4 % entre 2006 et 2011 (de
2 564 à 2 502 habitants).
L'observation du solde migratoire3 de Disraeli, entre 2011 et
2016, indique que la baisse de population observée durant cette
période résultait surtout d'une perte de 75 individus âgés de 45
à 49 ans, soit 40,5 % des effectifs formant ce groupe en 2011
(185 à 110).
Selon les projections de 2011-2031 de l'Institut de la statistique
du Québec (ISQ), cette tendance à la baisse risque de se
poursuivre. L'organisme prévoit que la population de Disraeli
aura diminué à 2 170 personnes en 2031 (ISQ 2017). Ces
chiffres témoignent également d'une baisse du poids
démographique de Disraeli à l'échelle de la MRC.
Tableau 1 : Variation de la population
2006
2011
2016
Disraeli
2 564
2 502
2 336
MRC
43 360
43 120
42 346
Source : Recensements 2006, 2011 et 2016 de Statistique Canada
2.5.2 Structure d'âge
L'âge médian4 de Disraeli tend à augmenter, étant passé de
51,1 ans à 53,5 ans entre 2011 et 2016, soit un bond de près de
2,5 ans sur cinq années. À titre comparatif, les chiffres de la
MRC montrent une tendance semblable, avec un vieillissement
de la population de deux années sur cinq ans (de 49,8 ans à
51,9 ans).
Depuis 2011, on observe que le phénomène de vieillissement de
la population est bien amorcé : la proportion des effectifs âgés
[31]
de 45 ans et plus de Disraeli est passée de 59 % à 60 % en
cinq ans et la proportion des effectifs âgés de 19 ans et moins
est passée de 18 % à 16 % sur la même période. Même chose
du côté de la MRC où les effectifs âgés de 45 ans et plus sont
passés de 57 % en 2011 à 58 % en 2016. Quant aux effectifs
âgés de 19 ans et moins, ils ont diminué passant de 19 % à
18 %.
Pyramide d'âge
Le baby-boom qu'a connu le Québec, entre 1946 et 19665, se
traduit aujourd'hui par une pyramide d'âge en forme inversée,
et ce, malgré l'écho du baby-boom (génération du millénaire).
La population de Disraeli s'inscrit encore plus fortement dans
cette tendance avec une pyramide en forme de « T ».
Représentant 60,4 % de la population de 2016, les effectifs
âgés de 45 ans et plus (haut de la pyramide) sont beaucoup plus
nombreux que ceux plus jeunes (bas de la pyramide). Les
effectifs âgés de 19 ans et moins représentent 16,3 % de la
population. Avec le vieillissement de la population, que connaît
et va connaître Disraeli de façon encore plus marquée que la
province, l'inversion de la pyramide devrait s'accentuer durant
la prochaine décennie. Du côté de la MRC, la situation est
similaire. En 2016, les effectifs âgés de 45 ans et plus
représentent 57,7 % de la population et les effectifs âgés de
19 ans et moins représentent 18,2 %. À titre de comparaison,
pour la province de Québec en 2016, la part des 19 ans et moins
représente 21,6 % de la population, contre 47 % pour les
45 ans et plus. L'âge médian de la population de la province est
de 42,5 ans, soit 10 ans plus jeune que Disraeli et la MRC des
Appalaches.
En bref, on observe par le solde migratoire du groupe âgé de 45
à 49 ans pour la période de 2011-2016, que ce sont
majoritairement les femmes qui quittent Disraeli, avec un solde
négatif de 45 personnes, soit -45 %, comparativement à 30
personnes ou -35,3 % pour les hommes. La rétention des
femmes se trouve être un enjeu déterminant pour le maintien
de la population de Disraeli. Ces chiffres, combinés à une
population totale en diminution, indiquent des perspectives de
croissance démographique réduite.
[32]
Figure 3. Pyramide des âges de Disraeli
Figure 4. Pyramide des âges de la MRC des Appalaches
Tableau 2 : Proportion de l'âge de la population
DISRAELI
MRC
Population totale
2 336
42 346
Population de 45 ans et +
1 410 (60,4 %)
24 435 (57,7 %)
Population de 19 ans et -
380 (16,3 %)
7 695 (18,2 %)
Source : Recensement 2016 de Statistique Canada
Source : Recensement 2016 de Statistique Canada
Source : Recensement 2016 de Statistique Canada
[33]
ou +
2.5.3 Ménages
Malgré une diminution de 9 % de sa population entre 2006
(2 564) et 2016 (2 336), Disraeli connaît une augmentation
quant au nombre des ménages privés. En effet, ceux-ci sont
passés de 1 180, en 2006, à 1 200, en 2016, soit une
augmentation de près de 2 % sur dix ans. Dans la MRC, où la
population est demeurée plutôt stable, le nombre de ménages
privés a aussi augmenté, mais de 4 % sur dix ans. Il en résulte
nécessairement une diminution de la taille moyenne des
ménages.
Tableau 3 : Variation du nombre de ménages
2006
2011
2016
Disraeli
1 180
1 190
1 200
MRC
18 965
19 485
19 665
Source : Recensements 2006, 2011 et 2016 de Statistique Canada
À Disraeli en 2016, 43 % des ménages sont composés d'une
personne, 36 % sont composés de deux personnes et seulement
21 % sont composés de trois personnes ou plus. La taille
moyenne des ménages disraelois est plus petite que celle de la
MRC, soit 1,9 personnes par ménage, comparativement à 2,1.
Tableau 4 : Taille des ménages
Disraeli
520 (43 %)
435 (36 %)
245 (21 %)
MRC
7 120 (36 %)
7 840 (40 %)
4 715 (24 %)
Source : Recensement 2016 de Statistique Canada
[34]
2.5.4 Scolarité
Disraeli compte plus de 35 % de la population totale de 15 ans
et plus, comparé à 26% pour la MRC, qui ne possède aucun
diplôme et ce, presqu'autant chez les hommes que chez les
femmes. Comme pour la MRC qui présente un taux de 21%,
23 % de cette même population possède un diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent. En proportion, il y a 70 % plus
d'hommes que de femmes qui possèdent un DEP ou l'équivalent.
Cependant, toujours en proportion, il y a 42 % de plus de
femmes qui possèdent un diplôme collégial ou universitaire
comparativement aux hommes (27 % et 19 %).
Tableau 5 : Niveau de scolarité (population de 15 ans et +)
HOMMES FEMMES
TOTAL
Aucun diplôme
36 %
33 %
35 %
DES ou équivalent
21 %
25 %
23 %
DEP ou équivalent
24 %
14 %
19 %
Diplôme collégial
11 %
15 %
13 %
Diplôme universitaire
8 %
12%
10 %
Source : Recensement 2016 de Statistique Canada
[35]
2.6 COMPOSANTES ÉCONOMIQUES
Tout comme le portrait démographique, les composantes
économiques ont été étudiées à partir des données du
Recensement de la population de 2016 de Statistique Canada.
2.6.1 Secteurs d'activités économiques
Le noyau urbain de Disraeli est le plus populeux du Secteur sud.
Par conséquent, plusieurs institutions publiques, commerces et
services sont présents sur le territoire et desservent, non
seulement la population locale, mais aussi celle des
municipalités environnantes. Disraeli joue donc un rôle de pôle
de services pour le Secteur sud.
On compte 305 disraelois qui travaillent à Disraeli en plus des
70 travailleurs en provenance de Thetford Mines, 65 de la
Paroisse de Disraeli, 45 de Weedon, 30 de Beaulac-Garthby, 25
de Stratford et 20 de Saint-Joseph-de-Coleraine. À l'inverse,
255 disraelois travaillent à Thetford Mines, qui constitue un
pôle d'emplois important dans la région.
Secteur tertiaire
Les emplois occupés par les Disraelois se concentrent d'abord
dans le secteur tertiaire. Selon le Recensement de 2016 de
Statistique Canada, 70 % des travailleurs sont employés dans
ce secteur, qui regroupe notamment les commerces,
l'administration et les services. Les commerces et institutions
présents sur le territoire, soit les commerces d'alimentation, les
écoles primaire et secondaire, les différents centres pour
personnes âgées, dont un centre d'hébergement et de soins de
longue durée (CHSLD), ainsi que de nombreux petits
employeurs, fournissent du travail à plusieurs personnes.
Secteur secondaire
Le deuxième secteur en importance occupé par les Disraelois
est le secteur secondaire, qui regroupe 26 % des travailleurs.
Avec la présence du parc industriel Yvon-Jolicoeur et les
entreprises situées le long de la rue Champoux, on compte plus
de 200 emplois au total. L'industrie de transformation du bois,
qui a historiquement été un moteur du développement de
Disraeli, a ralenti en occupant aujourd'hui une place moins
importante.
Secteur primaire
Étant donné que le territoire de Disraeli est composé en grande
partie par des fonctions urbaines, il y a très peu d'activité dans
le secteur primaire. En effet, selon les données de 2016,
seulement 4 % des emplois sont reliés à ce secteur.
Figure 5. Emplois par secteurs d'activités économiques
[36]
2.6.2 Revenus
À Disraeli, le revenu médian des ménages est inférieur de près
de 6 000 $ comparé au revenu de tous les ménages de la MRC.
Quant au revenu médian des ménages composés de deux
personnes ou plus, l'écart se rétrécie et se trouve seulement de
2 600 $ supérieur du côté de la MRC. Même chose concernant
les ménages composés d'une seule personne, le revenu médian
pour l'ensemble de la MRC est supérieur de 2 700 $.
Finalement, la fréquence du faible revenu après impôts est plus
élevée de 4,5 % par rapport à la MRC.
Tableau 6 : Revenu médian des ménages privés selon la taille
et la fréquence du faible revenu après impôts
(population de 15 ans et +)
DISRAELI
MRC
Tous les ménages privés
38 485 $
44 293 $
Ménages d'une personne
21 547 $
24 280 $
Ménages de deux personnes ou +
55 859 $
58 496 $
Fréquence du faible revenu
après impôts
18,3 %
13,8 %
Source : Recensement 2016 de Statistique Canada
2.6.3 Vitalité économique
En 2016, le taux d'activité de la population totale de 15 ans et
plus de Disraeli est inférieur de 7,4 % à celui de la MRC. Même
chose quant au taux d'emploi : Disraeli est en deçà de 7,4 %
comparé à celui de la MRC des Appalaches. Enfin, le taux de
chômage à Disraeli est légèrement supérieur à celui de la MRC,
soit 5,6 % comparativement à 4,7 %.
Tableau 7 : Portrait socioéconomique
DISRAELI
MRC
Taux d'activité
49 %
56,4 %
Taux d'emploi
46,3 %
53,7 %
Taux de chômage
5,6 %
4,7 %
Source : Recensement 2016 de Statistique Canada
L'analyse de l'évolution des principaux indicateurs de la
performance économique de la ville permet de dresser un
portrait sommaire de l'état de santé actuel de l'économie. Ainsi,
à Disraeli, le taux d'activité a diminué de 5,5 % %, se chiffrant
à 49 %, en 2016, comparativement à 54,5 %, en 2011. Moins
d'une personne sur deux, en âge de travailler (15 ans ou plus),
occupe un emploi ou est prestataire d'assurance-emploi. Quant
au taux d'emploi, celui-ci a également diminué, de l'ordre de
3,5 % passant de 49,8 % à 46,3 %. Cependant, le taux de
chômage a diminué de façon importante, soit de 3,2 %, entre
2011 et 2016, passant de 8,8 % à 5,6 %.
Source : Recensement 2016 de Statistique Canada
[37]
2.6.4 Finances municipales
Dans un contexte de planification de l'aménagement et du
développement de son territoire, la Ville doit faire des choix et
ainsi, tenir compte de sa capacité de payer. Les revenus de
Disraeli proviennent, comme c'est le cas pour toutes les
municipalités du Québec, principalement des taxes foncières.
L'indice de la richesse foncière uniformisée (RFU) permet de
connaître l'évaluation de la valeur des immeubles et de dresser
un portrait des revenus municipaux. En comparant les revenus
et les dépenses de Disraeli aux mêmes chiffres pour l'ensemble
des municipalités de la MRC des Appalaches, il est possible
d'évaluer la capacité de payer de la Ville.
Revenus et dépenses
En 2017, la richesse foncière uniformisée (RFU) de Disraeli
atteignait 157 486 800 $ pour 1 189 unités d'évaluation. Cette
richesse foncière a diminué de 2 % par rapport aux chiffres de
2016. Selon les chiffres de 2017, 82 % d'évaluation imposable
provient du secteur résidentiel, 16 % du secteur industriel et
commercial ainsi que 2 % des autres secteurs.
À l'échelle de la MRC, la RFU par habitant est de 91 010 $ en
2017, avec des charges nettes par unité d'évaluation de 2
661 $6. Quant à la ville de Disraeli, elle possède une RFU par
habitant de 67 302 $ en 2017, avec des charges nettes par
unité d'évaluation de 3 106 $6. Comparé à la MRC, la charge
nette par unité d'évaluation est de 17 % plus élevée à Disraeli
et la RFU par habitant, est de 26 % moins élevée. Les revenus
de la Ville ne sont pas élevés par rapport aux dépenses par
habitant qui elles, sont plus importantes qu'en moyenne dans la
MRC. Les moyens financiers de Disraeli apparaissent donc, en
comparaison au niveau régional, plus limités.
Tableau 8 : Portrait des finances municipales
DISRAELI
MRC
RFU/habitant
67 302 $
91 010 $
Charge nette/unité d'évaluation
3 106 $
2 661 $
Source : MAMOT - Profil financier 2017
Enjeu fiscal intermunicipal
Les services et infrastructures présents sur le territoire de
Disraeli desservent non seulement sa population locale, mais
aussi celle du Secteur sud. Ainsi, plusieurs personnes n'habitant
pas Disraeli en bénéficient sans toutefois en payer le véritable
prix. En effet, l'entretien et les coûts d'exploitation ne sont pas
considérés dans les budgets des municipalités avoisinantes, qui
peuvent conséquemment offrir à leur population des taxes
foncières plus basses. Ceci entraîne un déséquilibre fiscal
important pour Disraeli. En contexte de rationalisation des
ressources et considérant le budget limité de la Ville, la
pérennité des services, des infrastructures et des équipements
non seulement pour les citoyens de Disraeli, mais aussi pour
l'ensemble de la communauté du Secteur sud, constitue un
enjeu de taille.
[38]
2.7 MOBILITÉ
2.7.1 Transport routier
Les Disraelois privilégient l'automobile comme mode de
transport. Sur 890 déplacements domicile-travail, 735 se font
en automobile, ce qui représente 83 % des déplacements
(Statistique Canada 2016). En contrepartie, le pourcentage de
covoiturage est assez élevé en comparaison avec celui de la
MRC des Appalaches. En effet, pour la même part modale de
déplacements en automobile, 18 % sont réalisés en covoiturage
à Disraeli comparé à 10 % pour la MRC des Appalaches.
Unique réseau de transport de personnes et de marchandises,
le réseau routier a une longueur totale de 33 kilomètres. Environ
neuf kilomètres font partie du réseau supérieur géré par le
ministère des Transports du Québec (MTMDET) et 24
kilomètres font partie du réseau municipal géré par la Ville. Une
borne de recharge pour véhicule électrique est disponible sur
l'avenue Champlain (route 112), près du parc de la Gare.
Le réseau supérieur est principalement formé des routes 112 et
263 qui traversent la ville et qui changent de nom au niveau
local. La route 112 devient l'avenue Champlain et la rue Saint-
Joseph Ouest, puis la route 263 devient la rue Champoux et
Champagnat. Ces deux routes assurent les liens avec les
municipalités voisines, en passant par la Paroisse de Disraeli. La
route 112 relie Disraeli à Garthby-Beaulac, au sud et à Saint-
Joseph-de-Coleraine, au nord. Quant à la route 263, elle assure
le lien avec Sainte-Praxède, à l'est ainsi qu'avec Saint-Fortunat
et la route 216, à l'ouest. Mis à part les municipalités
limitrophes, les principaux trajets se font vers Thetford-Mines.
2.7.2 Transport collectif et actif
Aucun transport collectif ne dessert Disraeli à l'intérieur de ses
limites municipales ainsi qu'avec les autres villes de la région.
Pour accéder au réseau interrégional de transport en autobus,
les Disraelois doivent se rendre en automobile à Thetford Mines.
Selon Statistique Canada (2016), à l'échelle de la MRC des
Appalaches, seulement 0,2 % des déplacements domicile-
travail se font en transport en commun. Cependant, la MRC des
Appalaches a adhéré à covoiturage.ca, qui offre un service de
jumelage entre des automobilistes et des passagers potentiels,
pouvant partager un même trajet.
La forme urbaine de Disraeli possède un caractère compact où
il est facile de se déplacer de façon active soit à pied ou en vélo.
[39]
Les commerces et services de base, qui sont aussi des
fournisseurs importants d'emplois, sont concentrés et
accessibles dans un rayon de 700 mètres (Plan 4). Selon les
données de Statistique Canada (2016), 10 % des déplacements
domicile-travail se font de façon active (à pied et à vélo). En
comparaison, c'est moins de 3 % des déplacements domicile-
travail dans la MRC des Appalaches. Une piste cyclable dessert
le territoire de Disraeli, sur une boucle de quatre kilomètres du
côté nord du lac Aylmer. L'ancienne voie ferrée du Quebec
Central traverse Disraeli et présente un potentiel de
reconversion en piste cyclable et/ou sentier piétonnier sur
lequel se penche la Ville. Le « tracel » qui permettait de
traverser le lac a été démoli en 2016 (Plan 4).
2.7.3 Transport motorisé hors route
À l'échelle régionale, le club Quad Amiante s'occupe de
coordonner les activités de VTT et d'entretenir les pistes. Le
réseau se compose de 225 kilomètres de sentiers d'hiver et de
200 kilomètres de sentiers d'été. Disraeli est connecté au
réseau par le sentier quatre saisons qui la traverse, dans l'axe
Beaulac-Garthby et St-Joseph-de-Coleraine, et par un sentier
d'hiver en direction de Stratford.
Pour ce qui est de la motoneige, Disraeli se connecte au sentier
régional 540 par un sentier local d'une longueur d'environ 1,5
kilomètre. En direction sud, vers Beaulac-Garthby, le sentier
540 mène au sentier provincial 65, situé à dix kilomètres de
Disraeli. En direction nord, vers Saint-Joseph-de-Coleraine, le
sentier 540 mène aux circuits touristiques « Le pont couvert »
et « L'entre-deux ». Situés à environ 15 kilomètres de Disraeli,
ils sont respectivement d'une longueur de 218 et de 211
kilomètres.
Plan 4. Mobilité véhiculaire et active
Sources : MRC des Appalaches et Transport Québec
Quad Amiante (sentiers de quads) et Tourisme Chaudière-Appalaches (sentier de motoneiges)
[40]
2.8 INFRASTRUCTURES PUBLIQUES
2.8.1 Parcs et espaces verts municipaux
Disraeli compte huit parcs occupant 10 % de la superficie du
territoire urbanisé, excluant la zone agroforestière. Chacun
offre des activités et une expérience différente de la ville. Une
des particularités de Disraeli réside dans la présence de grands
parcs publics (François-Beaudoin et parc de la Gare) et d'un
espace vert privé (Loisirs Aramis de Disraeli) situés un peu à
l'écart du milieu habité, mais très accessibles et offrant une
expérience plus près de la nature au contact du lac Aylmer et de
la rivière Saint-François.
Parc John-Champoux
Le parc John-Champoux, nommé en l'honneur du premier maire
de Disraeli, offre un belvédère permettant d'observer la rivière
Saint-François et les chutes Champoux. Situé à l'intersection de
la route 263 et du 6e rang, il est aussi accessible par la piste
cyclable et comporte des installations permettant d'y faire une
halte repos.
Parc 4H
Situé à proximité du parc John-Champoux, de l'autre côté de la
route 263, se trouve le parc 4H. Sa localisation en bordure de
la rivière Saint-François et la présence d'une pinède ancestrale
participent de son caractère naturel et paisible. Des tables de
pique-niques sont à la disponibilité des usagers ainsi que des
sentiers pédestres aménagés.
Parc François-Beaudoin
D'une superficie de 154 072 m2, le parc François-Beaudoin est
situé dans un méandre de la rivière Saint-François. On peut s'y
rendre à pied, par le biais d'une passerelle surplombant la rivière
et accessible par la rue Saint-Joseph Est. Il est possible aussi d'y
accéder en auto, par la route 263, dans le secteur des parcs 4H
et John-Champoux. Avec la présence d'un chalet de service, le
parc François-Beaudoin concentre plusieurs plateaux sportifs
comme des terrains de volleyball, de tennis et de baseball ainsi
qu'un parc de planche à roulettes. On y retrouve également une
scène pour des spectacles en plein air, des bancs et tables de
pique-niques situés davantage en bordure de rivière. À partir du
parc François-Beaudoin, des promeneurs ont accès à l'ancien
secteur de pisciculture via un réseau pédestre informel. Le parc
est situé partiellement en zone inondable.
Parc de la Gare
Aménagé en 2014, le parc de la Gare offre un contact privilégié
avec le lac Aylmer, à proximité du centre-ville. On y retrouve un
bâtiment de services avec équipements sanitaires, des jeux
d'eau ainsi qu'une patinoire. Les aménagements de chaque côté
de l'ancienne voie ferrée participent à un effet d'éloignement du
parc et du bord du lac avec le Carré-Laurier, pourtant situé à
quelques pas seulement.
Parc du Carré-Laurier
En 2015, la Ville aménageait le parc du Carré-Laurier à l'angle
des rues Champoux et Laurier dans le cadre de la démarche
[41]
Rues principales et de la revitalisation du centre-ville. Cet
espace de détente présente des panneaux historiques montrant
des photos anciennes des bâtiments qui composaient le cœur
de la ville et pour la plupart aujourd'hui disparus.
Parcs Lions, Dion et Grimard
De desserte locale, le parc Lions est destiné aux familles. Situés
près de l'école Polyvalente de Disraeli, des modules de jeux pour
tous les âges y sont accessibles. Le parc Dion est situé dans un
quartier résidentiel du côté sud du lac Aylmer. Il offre des
modules de jeux pour les enfants de 18 mois à 5 ans et d'autres
pour les enfants de 6 ans à 12 ans. En plus d'un terrain de
basketball et de soccer, on y retrouve des bancs et des tables à
pique-niques à la disposition des utilisateurs. Le parc Grimard
est un petit espace de détente de quartier, situé du côté nord du
lac Aylmer, près de la limite municipale.
Parc François-Beaudoin - 2016
Source : La Boîte d'urbanisme
Jeux d'eau au parc de la Gare
Source : Ville de Disraeli
[42]
2.8.2 Grands équipements municipaux
Les deux plus importants équipements municipaux de Disraeli
sont l'aréna 76 ainsi que la marina. On compte aussi comme
équipements appartenant à la Ville le Cabaret des arts et le
bâtiment des Amis du 3e âge.
Aréna 76
L'aréna dessert la population locale ainsi que celle du Secteur
sud. Elle est le domicile des Gaulois, l'équipe de hockey sport-
étude de la polyvalente de Disraeli et de l'équipe Cité
construction, une équipe de hockey junior AA. Son entretien
représente de plus en plus un défi financier pour la Ville.
Marina
Construite en 1992, la marina municipale de Disraeli offre 88
places à quai pour les locataires et un quai des visiteurs. On y
retrouve notamment des services de restauration, d'essence et
de vidange des eaux usées pour les bateaux. Elle accueille
principalement les gens de Disraeli et des environs.
D'importants travaux de restauration, finalisés en 2017, sont
venus moderniser les équipements et offrir un espace-terrasse
avec vue sur le lac.
Aréna 76 - 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
Marina municipale de Disraeli - 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
[43]
2.8.3 Services et infrastructures publics
Communications
En télécommunication, Disareli possède une couverture
complète pour le réseau de téléphones cellulaires et est munie
également d'un accès internet haute vitesse. Il s'agit d'un
avantage concurrentiel par rapport à d'autres municipalités
rurales.
Écocentre
Grâce à son écocentre, la Ville est en mesure d'offrir un service
de compostage et de récupération ainsi qu'un point de chute
pour la récupération de piles, d'ampoules, de petits
électroménagers et divers équipements électroniques.
Gestion de l'eau et des égouts
La ville se trouve dans un milieu hydrologique sensible, composé
de la rivière Saint-François ainsi que du lac Aylmer. La qualité
de l'eau de la rivière Saint-François est primordiale pour la santé
de la population puisque la Ville y puise son eau potable. De plus,
ces deux plans d'eau contribuent de façon importante à la
qualité du milieu de vie local ainsi qu'à l'activité touristique de
Disraeli et de sa région.
Afin de protéger la santé du lac et de la rivière, la Ville s'est
dotée d'une gestion de l'eau efficace, autant pour son système
d'aqueduc que d'égouts. Tout le territoire de Disraeli est
desservi, à l'exception de quelques rues. Depuis 2016, la Ville
s'occupe de la vidange et de l'inspection des installations
septiques. Pour ce qui est des nouveaux développements
résidentiels
dans
le
périmètre
urbain,
ils
devront
obligatoirement se raccorder au réseau d'infrastructures
municipal.
L'approvisionnement en eau potable se fait à partir d'un système
de puits, relié à une nappe aquifère alimentée par la rivière
Saint-François et situé à même le parc François-Beaudoin. En
2016, la Ville a entrepris la construction au même endroit d'une
usine de filtration utilisant des technologies membranaires, de
nanofiltration, d'ultraviolet et de chloration de l'eau. Avec cette
construction, Disraeli rencontre les normes du ministère du
Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte
contre les changements climatiques (MDDELCC) en ce qui a
trait à la gestion de l'eau.
La station d'épuration des eaux usées est située dans le parc
industriel Yvon-Jolicoeur. Cette station consiste en 4 étangs
d'aération dans lesquels les eaux usées demeurent 27 jours.
Durant ce temps, on procède à une décontamination par
oxygénation et contrôle bactérien ainsi qu'à l'élimination du
phosphore, pour ensuite rediriger l'eau traitée dans le lac. À
cette étape, l'eau est conforme aux normes du MDDELCC et ne
constitue plus un danger pour la santé du lac.
Le réseau est constitué de tuyaux sanitaires (eaux usées),
pluviaux (eaux de surface et ruissellement) et combinés. Les
tuyaux combinés représentent plus de 70 % du réseau et sont
responsables des débordements lors d'épisodes de pluies
abondantes. Ces débordements sont néfastes pour la santé du
lac et de la rivière, car l'eau n'est pas traitée au préalable. À long
terme, la Ville souhaite corriger la situation en remplaçant les
tuyaux combinés par des tuyaux sanitaires et des tuyaux
pluviaux. Aussi, elle a procédé à une mise à niveau des stations
de pompage de la rue Champagnat, en 2014, et de la rue
Guertin, en 2016, afin de contrer les débordements potentiels
du réseau.
[44]
2.9 COMPOSANTES
RÉCRÉOTOURISTIQUES
Les activités récréotouristiques profitent autant à la qualité du
milieu de vie des Disraelois qu'aux visiteurs. Ils permettent
d'apprécier des lieux uniques et d'y vivre une expérience
particulière. Plusieurs de ces équipements s'inscrivent dans un
réseau dépassant les seules limites de la ville. Aussi, des
activités situées à l'extérieure du territoire municipal, mais à
proximité, peuvent agir comme élément d'achalandage. Les
équipements récréotouristiques sont des éléments d'attraction
mettant en valeur les caractéristiques particulières de la région.
Lac Aylmer
Le lac Aylmer permet la pratique de plusieurs activités liées au
sport ou à la plaisance. La pêche d'espèces sportives ainsi que
l'observation d'oiseaux rares attirent les amateurs. Plusieurs
activités sont possibles sur le lac comme le ski nautique, le
bateau de plaisance et la voile. La marina offre tous les services
aux plaisanciers et constitue un attrait récréotouristique
majeur. Le seul autre accès public au lac est le parc de la Gare.
Rivière Saint-François
Il est possible de pratiquer la pêche sportive sur la rivière Saint-
François et d'admirer les chutes Champoux à partir d'un
belvédère aménagé au parc John-Champoux. Chaque année,
depuis 1981, est organisée la journée Trippante qui consiste à
descendre la rivière en tubes. La journée se termine par un
événement au parc François-Beaudoin.
Berges Neuves
Les berges de la rivière Saint-François, en partant du lac Aylmer
jusqu'au barrage Allard, ont fait l'objet d'un plan directeur
d'aménagement réalisé, en 2000, par Horizon Solutions pour le
compte du comité Berges Neuves de la ville de Disraeli.
D'envergure supramunicipale, il implique la participation de la
La journée Trippante
Source : Ville de Disraeli
[45]
Paroisse de Disraeli, de Saint-Joseph-de-Coleraine et de Sainte-
Praxède. Les idées présentées dans le plan directeur soulignent
le très grand potentiel récréotouristique des abords de la rivière
Saint-François. Il est proposé d'aménager un vaste réseau de
sentiers pédestres et polyvalents permettant de rejoindre plus
au nord le parc national de Frontenac. Sur le territoire de
Disraeli, il est proposé de mettre en valeur le caractère
écologique des parcs 4H, John-Champoux et François-Beaudoin,
le site de l'ancienne pisciculture ainsi que les abords de la rivière
et du lac par l'aménagement de sentiers, des accès à la pêche,
des aires de repos et de camping ainsi que des zones
d'observation et d'interprétation. Le comité Berges Neuves et le
projet n'existent plus, mais les idées présentées dans le rapport
guident encore les décisions municipales à ce sujet.
Loisirs Aramis de Disraeli
Le terrain privé des Loisirs Aramis de Disraeli est situé dans un
méandre de la rivière Saint-François, et donc, en zone inondable.
D'une superficie de 56 922 m2, le site a déjà accueilli un terrain
de golf ainsi qu'une plage municipale. On y retrouve un service
de bar et de réception ainsi qu'une rampe de mise à l'eau. Il est
aujourd'hui à la recherche d'une nouvelle vocation.
Circuit de véloroute
La région de Disraeli offre un circuit de véloroute de 42 à
60 kilomètres autour du lac Aylmer. Ce parcours raccorde la
piste cyclable de Disraeli aux municipalités de Beaulac-Garthby,
Weedon, Stratford et la Paroisse de Disraeli. Il est constitué
principalement d'accotements asphaltés, le long des routes 112,
161 et du chemin Stratford. Sur le territoire de Disraeli, le
parcours aboutit à la marina municipale et permet d'accéder
aux différents restaurants, lieux d'hébergement et parcs de la
ville. En conformité au schéma d'aménagement révisé, des
projets sont prévus sur le territoire municipal pour élargir et
consolider le réseau cyclable régional, notamment, en
récupérant l'emprise de l'ancienne voie ferrée du Quebec
Central ainsi qu'en complétant le tour du lac Aylmer et le projet
cyclable du Grand lac Saint-François par l'aménagement
d'accotements asphaltés sur certains tronçons.
Arts et culture
L'offre culturelle de Disraeli s'adresse autant à un public élargi,
avec la programmation de spectacles de musique et d'humour,
qu'à un public de niche avec les expositions visuelles, le cinéma
de répertoire et l'Académie de cirque ADODADO. La Ville est
riche de cette structure déjà bien en place et qui est mise de
l'avant lors des Journées de la culture. Aussi, Disraeli fait partie
du Chemin des artisans qui couvre six secteurs dans les MRC
des Appalaches et de l'Érable. Ce parcours régional offre des
activités gratuites mariant culture, nature et arts. En plus de
participer à générer un sentiment de fierté dans la population
locale, les activités artistiques et culturelles projettent une
image dynamique de la communauté pouvant être attrayante
pour des visiteurs. Aussi, l'art et la culture sont des véhicules de
mise en valeur du territoire.
Pavillon de la Faune à Stratford
Attirant de nombreux visiteurs, le Pavillon de la faune présente
une collection d'animaux naturalisés et sauvages en provenance
de l'Amérique du Nord.
Réserve écologique de la Serpentine-de-Coleraine
Offrant des activités de plein air sur quatre saisons, la réserve
écologique de la Serpentine-de-Coleraine est située à huit
kilomètres de Disraeli et est accessible par la route 112. Les
visiteurs en provenance du sud traversent nécessairement le
territoire de Disraeli pour s'y rendre. Près de la moitié, de la
clientèle provient de la région de Chaudière-Appalaches et le
reste, d'un peu partout au Québec. Pour la période de juillet à
octobre, environ 6 000 entrées sont enregistrées chaque
année. En 2015, la réserve écologique a connu une hausse de
9 % de l'achalandage.
Le parc national de Frontenac
Le parc national de Frontenac se situe à une distance de 12
kilomètres de Disraeli. On accède au secteur Sainte-Praxède et
Lambton du parc national de Frontenac par la route 263. Le
chemin le plus direct pour les visiteurs en provenance de
[46]
Montréal passe par Disraeli. Pour ceux partant de Sherbrooke
ou de Québec, la route 108 est une option équivalente en termes
de distance et de temps. Il semble cependant plus naturel pour
les visiteurs d'emprunter la route 108 plutôt que la route 263
passant par Disraeli. Le parc national de Frontenac offre des
activités de plein air sur quatre saisons. Il attire en moyenne
100 000 jours/visite chaque année.
Hébergement
Dans le domaine de l'hébergement, Disraeli possède un
établissement de type auberge offrant sept chambres. La Ville
offre un service gratuit de vidange d'eaux usées pour véhicules
récréatifs au garage municipal. Elle ne possède toutefois pas de
camping municipal pour tentes, tentes-roulottes ou motorisés.
[47]
2.10 POTENTIELS, DÉFIS ET
CONTRAINTES
L'identification des potentiels, des défis et des contraintes se
fait sur la base d'une connaissance du territoire et de ses enjeux
en matière d'aménagement et de développement dressée par
l'état du milieu. La section qui suit présente les incontournables
à tenir compte dans la planification du territoire qui se traduit
en vision d'aménagement ainsi qu'en orientations, objectifs et
actions présentés à la partie 3 du plan d'urbanisme.
Potentiels
- localisation stratégique dans une région aux attraits
naturels à fort potentiel récréotouristique;
- lac Aylmer et rivière Saint-François : composantes
paysagères uniques, participant à la qualité du milieu de vie
et présentant un fort potentiel récréotouristique;
- points de vue remarquables et repères visuels propres à
Disraeli pouvant agir comme signature médiatique;
- centre-ville en cours de revitalisation;
- marina participant à la structure urbaine et au paysage de
la
ville
qui
agit
comme
élément
d'attraction
récréotouristique;
- offre culturelle dynamique et diversifiée participant à la
qualité du milieu de vie et présentant un fort potentiel
touristique;
- offre en services communautaires bien organisée qui
rayonne au-delà des limites municipales;
- présence au niveau secondaire de programmes scolaires
spécialisés;
- offre commerciale diversifiée et caractérisée par la
présence de nombreux commerces indépendants;
- espaces disponibles pour du développement résidentiel,
industriel et commercial;
- forme urbaine et proximité des services facilitant les
déplacements actifs;
- proximité du centre-ville avec le lac et espaces disponibles
pour des aménagements;
- ancienne voie ferrée, en bordure du lac Aylmer, avec fort
potentiel de mise en réseau régional;
- présence de grands parcs et espaces verts en ville;
- concentration de bâtiments résidentiels représentatifs d'un
village du tournant du XXe siècle aux niveaux des
implantations et des caractéristiques architecturales;
[48]
- anciens secteurs industriels aux abords du lac et de la
rivière pouvant être aménagés pour ouvrir la ville sur ces
éléments d'attraction;
- desserte en téléphonie cellulaire et Internet haute vitesse.
[49]
Défis
- fardeau fiscal pour l'entretien et l'exploitation des services et des équipements desservant
l'ensemble du Secteur sud;
- revenus insuffisants par rapport aux dépenses fragilisant la capacité de payer de la Ville;
- milieu hydrologique fragile dont la santé est primordiale pour la qualité du milieu de vie local et
pour le développement du potentiel récréotouristique;
- entrées de ville commerciale et industrielle présentant peu de qualité paysagère;
- manque d'activités récréotouristiques en saison hivernale afin de favoriser le développement
d'une offre en hébergement et autres services touristiques sur une base annuelle;
- contexte économique et régional (Secteur sud défavorisé) rendant difficile le recrutement de
nouvelles entreprises;
- parc de logement vieillissant et moins attractif pour de jeunes ménages;
- altération de l'authenticité architecturale et patrimoniale du parc immobilier;
- fuites commerciales dans des secteurs de vente pouvant participer à l'animation du centre-ville
et compléter l'offre touristique;
- baisse et vieillissement de la population, départ des jeunes et surtout des femmes;
- absence de programmes spécialisés de niveau professionnel ou collégial en lien avec l'économie
locale;
- population peu scolarisée et à faible revenu;
- qualité des sols présentant des limites importantes pour l'agriculture;
- développement résidentiel contraint par la présence d'affleurements rocheux dans certains
secteurs;
- disparition de plusieurs bâtiments significatifs pour l'histoire de Disraeli ayant pu accueillir de
nouvelles vocations attrayantes pour la population locale et touristique;
[50]
- présence peu marquée d'arbres dans le périmètre urbain.
Contraintes
Disraeli possède aussi quelques sites présentant des contraintes au développement de la ville et qui
doivent être prises en compte dans la planification du territoire.
Les contraintes naturelles sont :
- la zone inondable de la rivière Saint-François et du lac Aylmer;
- les zones de pente avec affleurements rocheux.
Les contraintes anthropiques sont principalement les sites contaminés inscrits au répertoire du
ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements
climatiques du Québec (MDDELCC) :
- le site de l'ancien moulin à scie, rue Champoux;
- l'école Saint-Antoine située au 888, rue Saint-Antoine;
- l'école Sainte-Luce, située au 290, rue Montclam.
[51]
3. PLANIFICATION DU TERRITOIRE
[52]
La partie 3 présente tous les éléments de
planification du territoire :
- la vision collective de l'aménagement et du
développement du territoire;
- le concept d'organisation spatiale;
- les grandes orientations d'aménagement;
- les affectations du sol ainsi que les usages
dominants et complémentaires autorisés dans
chacune;
- le plan d'action présentant à nouveau les grandes
orientations accompagnées d'objectifs et de moyens
de mise en œuvre.
La planification du territoire s'appuie sur une
connaissance du milieu et tient compte des potentiels,
des défis et des contraintes d'aménagement. Le plan
d'urbanisme a une portée territoriale qui se traduit par
un concept d'organisation ancré spatialement.
[53]
3.1 ÉNONCÉ DE VISION
Afin d'assurer la cohérence des actions en matière
d'aménagement et de développement du territoire, le plan
d'urbanisme présente un énoncé de vision collective ayant pour
rôle de guider la prise de décisions au quotidien dans un
continuum long terme. Positive et rassembleuse, cette vision
d'avenir met de l'avant l'identité locale et exprime les valeurs
partagées par la communauté. Véritable contrat social, elle lie
les élus et les citoyens qui travailleront ensemble pour sa
concrétisation.
Fière de ses paysages naturels et de son rôle de pôle
économique local, la ville de Disraeli désire offrir à sa
population et aux visiteurs un milieu de vie dynamique,
complet et accueillant. La culture, l'éducation, les
attraits naturels et l'entrepreneuriat local sont au cœur
d'un projet de communauté visant une augmentation de
la population, une diversification économique et un
positionnement comme destination récréotouristique.
[54]
3.2 CONCEPT D'ORGANISATION SPATIALE
Le concept d'organisation spatiale présente les composantes du
territoire faisant l'objet d'une planification dans le cadre de ce
plan d'urbanisme. Il traduit spatialement la vision d'avenir et
surtout, les éléments des orientations et des objectifs
d'aménagement et de développement pouvant se situer et se
représenter sur le territoire. Le plan schématique qui traduit
visuellement ce concept est un outil permettant de guider la
planification du territoire à travers le temps.
Le territoire de Disraeli se divise en deux parties : une urbanisée
au nord-ouest et une rurale au sud-est de la rivière Saint-
François. Disraeli possède une organisation spatiale fortement
structurée par le lac Aylmer et la rivière Saint-François. Il s'agit
d'éléments identitaires entrant dans la composition du paysage.
Des éléments anthropiques structurent aussi l'organisation
spatiale, notamment certains axes du réseau routier et
l'ancienne voie ferrée du Quebec Central. Enfin, la forme de la
ville est fortement marquée par une organisation en deux pôles,
l'un institutionnel et l'autre commercial. Entre les deux se
déploie une trame urbaine de forme régulière (orthogonale)
concentrant les plus anciens bâtiments de la ville.
Axes et entrées principales
Faisant partie des premiers axes de développement de la ville,
la route 112 est aujourd'hui la plus importante voie de
circulation. Il s'agit donc du principal axe de visibilité de la ville.
Les points d'entrée, situés aux limites municipales, sont aussi
les plus importants. Plus que le simple traitement des entrées
de ville, c'est l'ensemble de l'axe, tel un parcours dans la ville,
qui mérite une attention particulière.
Axes et entrées secondaires
Les axes secondaires que sont la route 263, le 6e rang, la rue
Lavoie et l'avenue Champlain (comprise entre les deux ponts)
sont aussi d'importants axes de visibilité de la ville. Ils ont
chacun un caractère différent à mettre en valeur par le biais
d'aménagements intégrés et de qualité.
Entrées via le lac Aylmer
La marina municipale de Disraeli est un important accès au lac
Aylmer. Cet espace offre aussi la possibilité d'aborder la ville en
provenance du lac. Il s'agit là d'une entrée de ville au caractère
unique. Une autre porte d'entrée lacustre pourrait être
aménagée dans le secteur près du Carré-Laurier. Ce nouvel
accès agirait comme porte d'entrée en lien avec le centre-ville.
Ces deux entrées par le lac donnent sur les pôles structurants
de la ville : celui autour de l'église et celui du Carré-Laurier.
Pôle de l'église
Le pôle institutionnel formé principalement de l'église, du
cimetière et de la marina est déjà bien consolidé. Le défi
demeure dans la préservation de ses qualités paysagères et
l'amélioration de la qualité architecturale des bâtiments le
composant. Avec l'attrait que constitue la marina, le secteur
immédiat pourrait accueillir des activités commerciales en lien
avec le potentiel récréotouristique.
[55]
[56]
Pôle du Carré-Laurier
Une des particularités du pôle du Carré-Laurier réside dans sa
proximité avec le lac Aylmer, d'un côté, et avec la rivière Saint-
François, de l'autre. Les espaces compris entre le pôle et ses
éléments naturels présentent un très grand potentiel de
consolidation par une ouverture de la ville sur les composantes
les plus structurantes de l'organisation spatiale du territoire,
soit le lac Aylmer et la rivière Saint-François. Étant donné la
complexité des aménagements ainsi que le caractère
stratégique du secteur, ces espaces devraient faire l'objet
d'études approfondies conduisant à une planification détaillée.
Le changement d'affectation de l'industriel à mixte, pour les
terrains situés entre le pôle du Carré-Laurier et la rivière Saint-
François, commande une réflexion sur l'intégration et la forme
des nouvelles activités ainsi que sur les liens possibles à créer
avec le centre-ville. D'autant plus que ce secteur est déjà
desservi par un pont piétonnier menant au parc François-
Beaudoin de l'autre côté de la rivière. L'intégration de nouveaux
aménagements au secteur compris entre le lac Aylmer et le
centre-ville nécessite une planification d'ensemble pour créer
un espace de qualité. L'axe de la rue Laurier, en direction du parc
de la Gare et du lac Aylmer est particulièrement important dans
la réflexion à mener.
Plan 6. Concept d'organisation spatiale : pôle du Carré-Laurier
[57]
Sentier polyvalent régional
L'emprise de l'ancienne voie ferrée du Quebec Central longe la
route 112, entre le lac Aylmer et la ville. Son tracé se situe à
proximité du centre-ville et parcourt l'ancien secteur industriel
en bordure du lac. Il franchissait le lac en empruntant un
« tracel » qui était aménagé à quelques mètres au nord-ouest
du pont Vilmaire-Brousseau. À l'automne 2016, il a été démoli
et n'a pas été remplacé. L'aménagement d'un lien interrive est
essentiel à la réalisation d'un sentier polyvalent régional
empruntant l'ancien tracé de la voie ferrée. Il concerne donc
l'ensemble de la MRC. Le sentier polyvalent régional pourrait se
connecter au sentier polyvalent local constitué, notamment, de
la piste cyclable passant sur les deux ponts. Il est également
possible d'utiliser la passerelle donnant accès au parc François-
Beaudoin.
Abords de la rivière
La rivière Saint-François présente un grand potentiel de
développement récréotouristique à l'échelle régionale par
l'aménagement de sentiers rejoignant le barrage Allard situé à
proximité du parc national de Frontenac. Sur le territoire de
Disraeli, la rivière possède un potentiel récréotouristique et un
potentiel de consolidation du milieu de vie. Différents points de
contact sont déjà aménagés avec la ville : parc John-Champoux,
le parc 4H, le parc François-Beaudoin. D'autres sont peu ou pas
aménagés et pourraient devenir des lieux offrant un contact
privilégié avec la rivière : les terrains de l'ancienne pisciculture,
le terrain privé des Loisirs Aramis et le point de contact avec la
ville via le pont pédestre donnant sur le parc François-Beaudoin.
La mise en valeur de la rivière nécessite une réflexion
d'ensemble visant tous les terrains situés dans son rayon
d'influence.
Vues d'intérêt
Des vues donnant sur des éléments d'intérêt, comme le pôle de
l'église, les chutes Champoux et le lac Aylmer, sont déjà mises
en valeur par l'aménagement d'un accès piéton et cyclable sur
le pont Vilmaire-Brousseau, d'un belvédère au parc John-
Champoux, l'aménagement du parc de la Gare et d'une terrasse
à la marina. D'autres vues d'intérêt pourraient aussi faire l'objet
d'aménagements adaptés à leur milieu et permettre aux piétons
ou aux cyclistes d'apprécier le panorama :
- la vue sur la ville à partir de la croix;
- la vue sur le lac près du pont de l'avenue Champlain;
- la vue sur le lac à partir de la zone de conservation près de la rue
Lavoie;
- la vue sur le lac, la marina et l'église, à partir de la route 112 près
du parc industriel Yvon-Jolicoeur à l'entrée de la ville;
- la vue sur la ville, avec en fond de plan les montagnes, à partir de
l'ancien « tracel » de la voie ferrée.
Parc de logements existants
Le développement résidentiel de Disraeli doit s'accompagner
d'une approche de mise en valeur du parc de logements
existants principalement construit au tournant du XXe siècle. Ce
dernier présente des signes de vieillissement et a subi des
transformations altérant son caractère d'origine. Situé au cœur
de la ville, il présente toutefois l'avantage d'être desservi par
tous les services à distance de marche. Ce secteur présente des
qualités paysagères à mettre en valeur afin d'attirer une plus
grande diversité de ménages au cœur de la ville.
Potentiel agroforestier
Près de la moitié du territoire de Disraeli est occupée par la zone
agricole permanente. De par la nature et la qualité des sols, les
terres de cette zone présentent un potentiel plutôt agroforestier
qu'agricole. Ce secteur est sous-utilisé et pourrait faire l'objet
de projets récréotouristiques ou de villégiature en lien avec le
lac Aylmer.
Développement urbain
Des terrains sont disponibles à l'intérieur du périmètre urbain
pour différents types de développement : résidentiel, mixte
(résidentiel et commercial) et industriel. Les terrains
disponibles pour du développement résidentiel sont identifiés
comme étant soit prioritaires ou de réserve au règlement de
zonage. Les terrains destinés à un redéveloppement mixte
émergent d'un changement d'affectation de l'emplacement
industriel occupé par l'entreprise Shermag. Leur localisation
[58]
stratégique, entre la rivière et le pôle du Carré-Laurier,
nécessite une réflexion sur leur devenir et les aménagements
possibles pouvant s'inscrire dans le cadre d'une planification
détaillée. Pour ce qui est de l'activité industrielle, elle sera
concentrée au parc industriel Yvon-Jolicoeur qui présente
encore des terrains disponibles.
[59]
3.3 GRANDES ORIENTATIONS D'AMÉNAGEMENT
La vision d'avenir se traduit en cinq grandes orientations
d'aménagement du territoire. Elles indiquent le rôle que la Ville
entend jouer en matière de planification et expriment son
engagement. Le choix des orientations d'aménagement s'appuie
sur la connaissance du territoire et tient compte des potentiels
et des contraintes d'aménagement. Elles sont conformes à la
volonté régionale et respectent celle de la population locale. Les
grandes orientations d'aménagement sont toutes aussi
importantes les unes que les autres. Elles sont accompagnées
d'objectifs et de moyens de mise en œuvre visant à structurer
l'action future. Les orientations cherchent à répondre à une
problématique comportant différentes dimensions. Ces
éléments de problématique sont présentés et résumés pour
chacune des cinq orientations. Pour connaître les moyens de
mise en œuvre des objectifs, il faut se rapporter au plan d'action
présenté à la section 3.5.
ORIENTATION 1.
MAINTENIR LES ACQUIS DU MILIEU DE VIE ET AMÉLIORER
SON ATTRACTIVITÉ ET SA VITALITÉ
Disraeli offre une variété de commerces, services, équipements
et infrastructures entrant dans la constitution d'un milieu de vie
complet et autonome. Cette offre dessert non seulement la
population locale, mais aussi celle du Secteur sud. Dans un
contexte de décroissance démographique et économique, le
maintien des acquis est un défi de taille qui demeure essentiel
à la qualité et à la vitalité du milieu de vie dont bénéficieraient
non seulement la population locale, mais aussi celle du Secteur
sud. La question du partage des coûts entre municipalités est au
cœur de l'atteinte de cet objectif.
En plus de maintenir la richesse des acquis en place, la Ville
souhaite améliorer son attractivité et sa vitalité en misant
principalement sur la force de l'entrepreneuriat local pour ce qui
est du développement des activités industrielles et
commerciales. Dans un contexte de vieillissement de la
population, la Ville souhaite attirer de nouveaux ménages pour
assurer une augmentation démographique. Elle désire aussi
répondre aux besoins d'une population en place vieillissante.
Dans cette optique, le développement de nouveaux secteurs
résidentiels doit s'arrimer à une valorisation du parc de
logements existants et réussir à attirer, dans les deux cas, une
clientèle de tous âges. La vitalité et l'attractivité du milieu de
vie passent aussi par des déplacements actifs agréables et
confortables ainsi que par un réseau et des infrastructures bien
entretenus.
Objectifs :
- conserver la présence de services et d'équipements de
qualité desservant la population de Disraeli et du Secteur
sud;
- consolider le parc industriel existant et miser sur
l'entreprenariat local;
- maintenir et améliorer l'offre commerciale;
- préserver les acquis en services de santé et
communautaires ainsi qu'en activités culturelles;
- valoriser le parc de logements existants et avoir une offre
en logements résidentiels adaptée à différentes clientèles;
- accroître la part modale des déplacements actifs ainsi que
les activités de socialisation et de plein air dans la ville;
- assurer la qualité et la durabilité du réseau routier et
l'accessibilité en stationnement.
[60]
ORIENTATION 2.
RÉALISER LE PLEIN POTENTIEL RÉCRÉOTOURISTIQUE DU
TERRITOIRE
Le potentiel récréotouristique de Disraeli constitue un axe de
développement économique prometteur. Les conditions de base
sont réunies : une localisation stratégique au cœur d'un
environnement naturel attrayant, des qualités paysagères, une
desserte variée en services et commerces ainsi qu'une offre
culturelle diversifiée. La Ville souhaite se positionner comme
destination récréotouristique régionale. Elle désire mieux faire
connaître les activités existantes et les qualités de son cadre
naturel. Plusieurs activités sont actuellement présentes sur le
territoire, mais peu en saison hivernale. De plus, l'offre en
hébergement est peu développée. La réalisation du plein
potentiel récréotouristique passe par une mise en marché, des
activités attrayantes à l'année ainsi qu'une offre d'hébergement
bonifiée. Elle permettra non seulement de générer des
retombées économiques positives pour la Ville, mais viendra
bonifier la qualité du milieu de vie pour les résidents.
Objectifs :
- miser sur la localisation régionale stratégique de Disraeli
pour attirer des visiteurs;
- mettre de l'avant les qualités paysagères de la ville, les
caractéristiques uniques à Disraeli et son offre culturelle
diversifiée;
- favoriser le dynamisme des activités et le développement
d'infrastructures récréotouristiques sur quatre saisons;
- améliorer la capacité d'accueil et d'hébergement sur le
territoire municipal.
ORIENTATION 3.
VALORISER LES PAYSAGES ET ACCROÎTRE LA QUALITÉ
ARCHITECTURALE ET DES AMÉNAGEMENTS
La qualité des paysages naturels et bâtis participe à
l'attractivité d'un milieu de vie autant pour les résidents que
pour les visiteurs. Disraeli profite d'un cadre naturel offrant des
paysages de grande qualité. Le caractère champêtre apparaît
comme étant une des caractéristiques principales et sa
préservation passe, notamment, par la présence marquée
d'arbres et de végétation. Quant aux bâtiments et aux
aménagements urbains, ils ont subi avec le temps d'importantes
altérations pas toujours en accord avec les caractéristiques
d'origine. Bien que le paysage architectural de Disraeli soit
modeste, il présente la particularité de concentrer un nombre
important de bâtiments construits au tournant du XXe siècle. La
mise en valeur des paysages, du cadre bâti et des
aménagements urbains, en particulier le long des principaux
axes de circulation ainsi qu'au centre-ville, lieu d'animation
urbaine à proximité du lac et à fort potentiel récréotouristique,
vient en appui des deux premières orientations.
Objectifs :
- mieux connaître les caractéristiques paysagères ainsi que
les zones visuellement sensibles pour éventuellement les
préserver, les mettre en valeur ou les améliorer;
- maintenir et augmenter la présence d'un couvert végétal
contribuant au caractère champêtre de la ville;
- améliorer l'entretien et la qualité architecturale des
bâtiments particulièrement au centre-ville.
[61]
ORIENTATION 4.
ASSURER LA PÉRENNITÉ D'UN ENVIRONNEMENT SAIN
La situation géographique et les composantes naturelles du
territoire de Disraeli constituent des atouts de premier plan
participant à la qualité du milieu de vie et à son attractivité. La
Ville désire assurer la pérennité d'un environnement sain par
une gestion responsable des ressources qui tient compte de
l'équilibre fragile des milieux hydriques dominant le paysage de
Disraeli et participant à son identité. Cette orientation, les
objectifs l'accompagnant et les moyens de mise en œuvre,
présentés dans la section du plan d'action, répondent aux
exigences gouvernementales et régionales en matière de
protection de l'environnement.
Objectifs :
- favoriser le développement à l'intérieur des zones urbaines
existantes et desservie par les infrastructures municipales;
- protéger la zone de recharge aquifère dans le secteur du
parc François-Beaudoin;
- préserver la qualité de l'eau et maintenir l'équilibre de la
diversité biologique.
ORIENTATION 5.
PROTÉGER LE TERRITOIRE AGROFORESTIER EN ACCORD
AVEC SON POTENTIEL DE DÉVELOPPEMENT
L'activité agroforestière est peu présente sur le territoire de
Disraeli. En proportion, elle occupe près de la moitié de la
superficie du territoire municipal, mais en comparaison avec
d'autres municipalités rurales, il s'agit d'une petite superficie
pour ce type d'activité. De plus, les sols ne sont pas de grande
qualité et ne permettent pas la production d'une agriculture
rentable et viable. Par ailleurs, les terres ayant l'affectation
Agroforesterie [A] font partie de la zone agricole permanente et
sont assujetties à la Loi sur la protection du territoire et des
activités agricoles du Québec. Leur protection est requise en
vertu de la Loi. Cependant, compte tenu des limites qu'elles
présentent en termes de qualité des sols, le développement de
ces terres exige l'introduction d'une plus grande variété
d'utilisation du territoire en accord avec leur caractère
agroforestier.
Objectifs :
- assurer le développement durable et viable de la ressource
agroforestière;
- permettre une utilisation plus variée du territoire par des
usages
complémentaires
et
compatibles
avec
l'agroforesterie.
[62]
3.4 GRANDES AFFECTATIONS DU SOL
Le territoire de la ville de Disraeli est découpé en grandes
affectations du sol qui indiquent, pour chaque partie du
territoire, la vocation dominante souhaitée. Elles constituent un
outil de planification répondant à la vision, aux orientations et
aux objectifs d'aménagement du plan d'urbanisme.
Pour les définir, les contraintes physiques, les caractéristiques
socio-économiques ainsi que les volontés locales en matière
d'aménagement et de développement du territoire sont prises
en compte. De plus, les affectations du sol respectent celles
prévues au schéma d'aménagement et de développement révisé
de la MRC des Appalaches qui présentent les fonctions
dominantes et complémentaires à l'échelle régionale.
Les limites des aires d'affectation du sol sont présentées au plan
à l'Annexe A - Plan des affectations du sol. Ce plan présente
aussi le périmètre d'urbanisation de la ville de Disraeli qui
correspond à la limite de la zone agricole permanente. La partie
du territoire qui se trouve à l'extérieur du périmètre
d'urbanisation est assujettie à la Loi sur la protection du
territoire et des activités agricoles du Québec.
Les aires d'affectation sont identifiées par une ou deux lettres
indiquant la fonction dominante de la manière suivante :
RÉSIDENTIELLE [R]
MIXTE [RC]
COMMERCIALE [C]
INSTITUTIONNELLE ET SERVICE PUBLIC [IP]
INDUSTRIELLE [I]
PARCS ET ESPACES VERTS [PE]
CONSERVATION [CO]
AGROFORESTIÈRE [A]
Pour chacune des aires d'affectation, les usages dominants,
mais non exclusifs, sont précisés ainsi que les usages
complémentaires qui contribuent à appuyer le développement
ou la pérennité des usages dominants. Les usages dominants et
complémentaires présentés font référence aux libellés du
règlement de zonage.
[63]
RÉSIDENTIELLE [R]
L'aire d'affectation résidentielle comprend principalement les
usages du groupe Habitation présentés dans le règlement de
zonage de la ville de Disraeli. Pour cette affectation, la densité
maximale autorisée est d'un maximum de 20 logements à
l'hectare. Cette densité se calcule à l'échelle de l'affectation
entière.
Usages dominants :
-
habitation unifamiliale isolée;
-
habitation bifamilliale isolée;
-
habitation trifamiliale isolée.
Usages complémentaires :
-
habitation unifamiliale jumelée;
-
habitation unifamiliale en rangée;
-
habitation multifamiliale isolée (4 logements)
-
habitation multifamiliale isolée (5 à 8 logements);
-
habitation multifamiliale isolée
(9 logements et plus);
-
habitation mobile;
-
habitation collective;
-
service d'utilité publique;
-
parcs et espaces verts.
Développement urbain
En conformité avec le schéma d'aménagement et de
développement révisé de la MRC des Appalaches, le plan de
zonage devra identifier les zones d'aménagement prioritaire et
de réserve en respectant les exigences suivantes :
Prioritaire
-
densité d'occupation à définir lors du développement;
-
bâtiments doivent être reliés aux réseaux d'aqueduc et
d'égouts.
De réserve
-
habitation unifamiliale isolée implantée uniquement en
bordure d'une voie publique existante en date d'entrée en
vigueur du schéma d'aménagement et de développement
révisé de la MRC des Appalaches (10 octobre 2002);
-
densité d'occupation à définir lorsque des parties seront
intégrées à des zones habitations.
MIXTE [RC]
Le plan d'urbanisme prévoit une affectation du sol mixte
constituée d'usages dominants résidentiel et commercial. Cette
affectation concerne les secteurs centraux et les principales
artères de la municipalité. Certains usages complémentaires
sont également autorisés dans les aires d'affectation à
prédominance résidentielle afin de répondre aux besoins de la
population et de créer des milieux de vie complets.
Usages dominants :
-
habitation unifamiliale isolée;
-
habitation bifamiliale isolée;
-
habitation trifamiliale isolée;
-
habitation multifamiliale isolée (4 logements)
-
habitation multifamiliale isolée (5 à 8 logements);
-
commerce et service au détail;
-
commerce et services personnel, professionnel et financier.
Usages complémentaires :
-
habitation multifamiliale isolée
(9 logements et plus);
-
habitation collective;
-
commerce d'hébergement;
-
commerce de restauration et débit de boisson;
-
commerce de l'automobile et véhicule léger;
-
industrie légère;
-
équipement ou service communautaire;
-
service d'utilité publique;
-
parcs et espaces verts.
[64]
COMMERCIALE [C]
Deux secteurs de ville ont une affectation du sol exclusivement
commerciale, avec possibilité d'usages complémentaires
industriels. Il s'agit des abords de la route 112 à l'entrée de ville
nord-ouest et à l'entrée de ville située du côté sud du lac Aylmer.
Cette affectation concentre principalement des commerces de
gros et d'envergure intermunicipale.
Usages dominants :
-
commerce et service au détail;
-
commerce et services personnel, professionnel et financier;
-
commerce d'hébergement;
-
commerce de restauration et débit de boisson;
-
commerce de l'automobile et véhicule léger;
-
commerce et service de gros
sans entreposage extérieur.
Usages complémentaires :
-
commerce et service de gros
avec entreposage extérieur;
-
industrie légère;
-
industrie moyenne;
-
service d'utilité publique.
PARCS ET ESPACES VERTS [PE]
L'affectation parcs et espaces verts comprend les parcs
municipaux de grande superficie. Elle comprend aussi de grands
espaces privés principalement non bâtis et comportant des
qualités paysagères.
Usages dominants :
-
parcs et espaces verts.
Usages complémentaires :
-
récréatif extensif;
-
services administratifs, de loisirs et de sports,
éducationnels, religieux, communautaires ou culturels;
-
jardins communautaires;
-
service d'utilité publique.
INSTITUTIONNELLE ET SERVICE PUBLIC [IP]
L'affectation institutionnelle et services publics concerne les
fonctions institutionnelles, administratives, communautaires et
récréatives, qu'elles soient publiques ou privées, d'échelle
municipale ou intermunicipale.
Usages dominants :
-
équipement ou service communautaire;
-
récréatif intensif.
Usages complémentaires :
-
habitation collective;
-
parcs et espaces verts;
-
récréatif extensif;
-
service d'utilité publique.
CONSERVATION [CO]
Les aires de conservation correspondent à des espaces
sensibles aux bords de la rivière Saint-François et du lac Aylmer
ne pouvant accueillir aucune construction ni ouvrage.
Usages dominants :
-
aire de conservation écologique;
-
sentier pédestre.
INDUSTRIELLE [I]
L'affectation industrielle s'applique à un seul secteur de la ville :
le parc industriel Yvon-Jolicoeur situé au sud du lac Aylmer et
accessible via la route 112.
Usages dominants :
-
industrie légère;
-
industrie moyenne;
-
industrie lourde;
-
commerce lié à l'entreposage libre-service;
-
commerce et service de gros
avec ou sans entreposage extérieur;
[65]
-
commerce et service liés au transport,
au transbordement et à l'entreposage extérieur.
Usages complémentaires :
-
industrie relative à la production de cannabis;
-
commerce de l'automobile et véhicule léger;
-
commerce à caractère érotique;
-
services d'utilité publique.
[66]
AGROFORESTIÈRE [A]
Cette affectation est vouée à la foresterie et à l'agriculture. Il y
a également présence d'activités non agricoles comme des
résidences qui ne sont pas liées à une exploitation agricole.
Ainsi, même si le secteur d'affectation agroforestière est en
zone agricole permanente, il permet certains usages et activités
non agricoles tout en tenant compte de conditions qui
permettent la cohabitation harmonieuse entre les activités
agricoles et non agricoles. C'est le cas notamment pour les îlots
déstructurés ayant fait l'objet d'une demande à portée collective
en vertu de l'article 59 de la Loi sur la protection du territoire
et des activités agricoles.
Usages dominants :
-
habitation unifamiliale isolée;
-
agriculture et activités agricoles;
-
commerce agricole;
-
activité agrotouristique.
Usages complémentaires :
-
commerce lié à la garde d'animaux;
-
service d'utilité publique;
-
exploitation des ressources naturelles.
Îlot déstructuré
La zone agricole permanente comprend des îlots déstructurés
avec morcellement. Ils sont définis comme des entités
ponctuelles de superficie restreinte, perturbés par l'addition au
fil du temps d'usages non agricoles et à l'intérieur desquels
subsistent de rares lots vacants enclavés et irrécupérables pour
l'agriculture7. Ces îlots déstructurés n'ont donc, en pratique,
aucune incidence sur la protection du territoire et des activités
agricoles à long terme.
En conformité avec le schéma d'aménagement et de
développement révisé de la MRC des Appalaches, le plan de
zonage devra pour les îlots déstructurés respecter les exigences
suivantes :
-
l'activité résidentielle en milieu rural, sans possibilité de
desserte par l'égout et l'aqueduc, est dominante;
-
les résidences n'ont pas à être reliées à l'agriculture;
-
les usages agricoles, de commerce et de service et
d'industrie reliés à l'agriculture et à la foresterie sont des
usages permis à l'intérieur des îlots déstructurés;
-
le lotissement, l'aliénation et l'utilisation à des fins
résidentielles sont autorisés;
-
aucune construction de nouvelle rue, publique ou privée,
n'est autorisée à l'intérieur de ces îlots.
[67]
3.5 PLAN D'ACTION
Le plan d'action présente, pour chacune des grandes
orientations, les objectifs et les moyens de mise en œuvre
applicables. Dépendamment des objectifs à atteindre et de l'état
des connaissances sur le sujet, les moyens peuvent être très
précis ou laisser place à trouver plus tard, par la production
d'études ou de documents de planification détaillée, les moyens
de mises en œuvre les plus appropriés en cours d'action. Les
objectifs et moyens de mises en œuvre appuient des
orientations faisant référence aux grands thèmes suivants :
MILIEU DE VIE
RÉCRÉOTOURISME
PAYSAGE
ENVIRONNEMENT
AGROFORESTERIE
Atelier de discussion 17 janvier 2017
Source : La Boîte d'urbanisme
[68]
ORIENTATION 1. MILIEU DE VIE
MAINTENIR LES ACQUIS DU MILIEU DE VIE ET AMÉLIORER SON ATTRACTIVITÉ ET SA VITALITÉ
OBJECTIF 1.1.
CONSERVER LA PRÉSENCE DE SERVICES ET D'ÉQUIPEMENTS DE
QUALITÉ DESSERVANT LA POPULATION DE DISRAELI ET DU
SECTEUR SUD
A.
Partager les coûts d'entretien et d'exploitation des équipements et
des services existants par la mise en place d'une Régie des Loisirs,
de la Culture et des Sports pour tout le Secteur sud.
B.
Planifier la fermeture d'équipements existants ou l'ouverture de
nouveaux dans une optique de rationalisation des effectifs et de
vitalisation des communautés.
C.
Évaluer les recommandations du rapport de la Sodem/BC2
concernant une entente de coopération intermunicipale,
l'application d'une tarification incluant des tarifs pour non-
résidents ainsi que la mise en place d'outils comptables.
OBJECTIF 1.2.
CONSOLIDER LE PARC INDUSTRIEL EXISTANT ET MISER SUR
L'ENTREPRENEURIAT LOCAL
A.
Augmenter le nombre de terrains disponibles dans le parc
industriel existant et maintenir le prix bas des terrains.
B.
Élaborer un plan de développement incluant une stratégie de
recrutement des entreprises en concertation avec la SDE ou tout
autre organisme similaire.
C.
Encourager l'entrepreneuriat local :
a)
en soutenant le développement d'une offre de formation
professionnelle en lien avec les secteurs d'emplois à
développer;
b)
en regardant la possibilité de relancer le CFER comme
entreprise d'économie sociale;
c)
en sollicitant les entreprises originaires de Disraeli,
mais qui ont quitté pour une autre ville, de revenir.
OBJECTIF 1.3.
MAINTENIR ET AMÉLIORER L'OFFRE COMMERCIALE
A.
Connaître l'offre et de la demande commerciale et tenir à jour un
registre des locaux vacants permettant de développer une
stratégie de recrutement commerciale ciblée.
B.
Miser sur l'implantation de commerces œuvrant dans des secteurs
pouvant compléter et bonifier l'offre récréotouristique.
C.
Valoriser la présence des commerces locaux indépendants en les
faisant connaître aux visiteurs.
[69]
D.
Favoriser l'implantation de commerces de proximité au centre-ville
et soutenir la tenue d'un marché public l'été.
OBJECTIF 1.4.
PRÉSERVER LES ACQUIS EN SERVICES DE SANTÉ ET
COMMUNAUTAIRES AINSI QU'EN ACTIVITÉS CULTURELLES
A.
Établir un plan d'action, en collaboration avec le comité du Secteur
sud, pour augmenter l'offre en services de santé et s'assurer d'une
présence suffisante de médecins desservant la région immédiate.
B.
Poursuivre l'application de la Politique de reconnaissance et de
soutien aux organismes communautaires.
C.
Maintenir et promouvoir l'offre culturelle riche et diversifiée pour
la qualité de vie des résidents et pour venir bonifier l'offre
récréotouristique.
OBJECTIF 1.5.
VALORISER LE PARC DE LOGEMENTS EXISTANTS ET AVOIR UNE
OFFRE EN LOGEMENTS RÉSIDENTIELS ADAPTÉS À DIFFÉRENTES
CLIENTÈLES
A.
Favoriser le maintien des personnes âgées à domicile par le biais
d'un programme de mise à niveau des logements existants.
B.
Rendre plus attractif le parc de logements existants pour les jeunes
ménages et mettre en place des dispositions réglementaires ou des
incitatifs pour promouvoir son amélioration.
C.
Développer une offre de logements de qualité répondant aux
ménages de différents revenus et poursuivre les ententes avec les
promoteurs pour les nouveaux développements.
OBJECTIF 1.6.
ACCROÎTRE LA PART MODALE DES DÉPLACEMENTS ACTIFS AINSI
QUE LES ACTIVITÉS DE SOCIALISATION ET DE PLEIN AIR DANS LA
VILLE
A.
Poursuivre les investissements visant l'amélioration de l'état des
trottoirs pour des déplacements piétonniers plus confortables et
sécuritaires.
B.
Promouvoir la « marchabilité » de la ville par une campagne
mettant de l'avant la grande diversité de commerces et de services
dans un rayon de marche facilement praticable.
C.
Entretenir et bonifier le mobilier urbain afin d'encourager les
déplacements piétonniers et cyclables à l'intérieur du périmètre
d'urbanisation.
D.
Miser sur la centralité et la visibilité du parc de la Gare pour en
faire un lieu d'activités sociales dans la ville et sur le parc François-
Beaudoin pour y concentrer les activités de plein air ainsi que les
plateaux sportifs.
OBJECTIF 1.7.
ASSURER LA QUALITÉ ET LA DURABILITÉ DU RÉSEAU ROUTIER ET
L'ACCESSIBILITÉ EN STATIONNEMENT
A.
Poursuivre les investissements visant l'amélioration de l'état du
réseau de rues locales.
B.
Aménager des mesures d'atténuation de la vitesse sur l'avenue
Champlain (en collaboration avec le ministère des Transports, de
[70]
la Mobilité durable et de l'Électrification des transports du Québec)
et sur la rue Saint-Joseph.
C.
Évaluer l'offre et la demande en stationnement avant d'aménager
tout nouvel espace afin de favoriser d'abord des solutions de
gestion des espaces existants.
ORIENTATION 2. RÉCRÉOTOURISME
RÉALISER LE PLEIN POTENTIEL RÉCRÉOTOURISTIQUE DU TERRITOIRE
OBJECTIF 2.1.
MISER SUR LA LOCALISATION RÉGIONALE STRATÉGIQUE DE
DISRAELI POUR ATTIRER DES VISITEURS
A.
Développer
une
offre
d'activités
récréotouristiques
et
d'hébergement attractive à l'année.
B.
Aménager un réseau de sentiers pédestres et polyvalents
accessible sur quatre saisons entre le parc 4H et le barrage Allard :
a)
en concertation avec les municipalités concernées (la
Paroisse de Disraeli, Saint-Joseph-de-Coleraine et
Sainte-Praxède);
b)
en impliquant le parc national de Frontenac afin de le
connecter au réseau.
C.
Participer au développement du réseau cyclable régional dont fait
partie :
a)
le réaménagement de l'ancienne voie ferrée du Quebec
Central, incluant la construction d'un pont à l'endroit de
l'ancien « tracel »;
b)
le projet de voie cyclable en chaussée désignée
empruntant la rue Lavoie;
c)
l'aménagement d'un accotement asphalté sur le 6e rang
et une partie de la route 263 dans le cadre du projet
cyclable du Grand lac Saint-François.
D.
Faire la promotion des circuits régionaux de sentiers de motoneige,
de VTT et de vélos afin d'attirer des clientèles variées toute l'année.
E.
Se servir de la visibilité procurée par la Journée de la Culture et le
Chemin des Artisans pour faire connaître les attraits culturels et
naturels ainsi que les talents artistiques de Disraeli.
OBJECTIF 2.1.
METTRE DE L'AVANT LES QUALITÉS PAYSAGÈRES DE LA VILLE, LES
CARACTÉRISTIQUES UNIQUES À DISRAELI ET SON OFFRE
CULTURELLE DIVERSIFIÉE
A.
Se doter d'une planification particulière (programme particulier
d'urbanisme (PPU) ou plan directeur d'aménagement) visant à
assurer des aménagements de qualité mettant en valeur les lieux
stratégiques de Disraeli:
a)
le pôle du Carré-Laurier et ses liens avec le lac Aylmer
et la rivière Saint-François;
[71]
b)
les abords du lac Aylmer, compris entre le centre-ville
et la rivière Saint-François;
c)
les abords de la rivière Saint-François, depuis le parc 4H
jusqu'à l'embouchure de la rivière avec le lac Aylmer.
B.
Mettre de l'avant l'offre culturelle afin de présenter les potentiels
d'activités de plein air et culturelles lors d'un même séjour.
C.
Faire connaître le circuit patrimonial et le rattacher aux activités
récréotouristiques.
D.
Élaborer un plan de communication basé sur les attraits paysagers
en promouvant les activités récréotouristiques et culturelles pour
attirer une clientèle régionale et provinciale.
OBJECTIF 2.3.
FAVORISER LE DYNAMISME DES ACTIVITÉS ET LE DÉVELOPPEMENT
D'INFRASTRUCTURES RÉCRÉOTOURISTIQUES SUR QUATRE
SAISONS
A.
Améliorer la qualité de l'eau du lac Aylmer en concertation avec les
municipalités situées en amont de la rivière Coleraine afin
d'éradiquer la présence d'algues bleues.
B.
Accroître les contacts d'expérience avec la rivière Saint-François :
a)
par des activités de pêches sportives;
b)
par l'aménagement de sentiers pédestres et
d'interprétation permettant de circuler le long de la
rivière.
C.
Développer l'offre en activités de plein air hivernal :
a)
par l'aménagement d'un réseau de ski de fond et d'un
réseau de raquette dans l'emprise des sentiers
pédestres à développer en bordure de la rivière et du lac;
b)
en exploitant le lac pour de la pêche blanche;
c)
en évaluant la possibilité de créer un anneau de glace
pour le patinage sur le lac.
D.
Maintenir et promouvoir les événements et les activités tels que la
Fête de la pêche, La Journée Trippante, Les Jeudis mélodies, la Fête
des voisins et la Fête des neiges.
[72]
ORIENTATION 3. PAYSAGE
VALORISER LES PAYSAGES ET ACCROÎTRE LA QUALITÉ ARCHITECTURALE ET DES AMÉNAGEMENTS
OBJECTIF 3.1.
MIEUX CONNAÎTRE LES CARACTÉRISTIQUES PAYSAGÈRES AINSI
QUE LES ZONES VISUELLEMENT SENSIBLES POUR
ÉVENTUELLEMENT LES PRÉSERVER, LES METTRE EN VALEUR OU
LES AMÉLIORER
A.
Identifier les vues d'intérêt, les paysages de valeur à Disraeli, les
grandes unités de paysage ainsi que leurs caractéristiques
particulières à préserver et à mettre en valeur.
B.
Caractériser les axes et les entrées de ville afin d'élaborer un plan
de mise en valeur adapté à chacun et se traduisant par des
dispositions réglementaires normatives et/ou qualitatives
(affichage commercial, implantation des bâtiments, qualité
architecturale, aménagement des terrains et des stationnements).
OBJECTIF 3.2.
MAINTENIR ET AUGMENTER LA PRÉSENCE D'UN COUVERT
VÉGÉTAL CONTRIBUANT AU CARACTÈRE CHAMPÊTRE DE LA VILLE
A.
Protéger le couvert végétal existant :
a)
contre le déboisement massif dans le cadre de nouveaux
développements résidentiels;
b)
contre l'abattage d'arbres matures dans le périmètre
d'urbanisation;
c)
contre la dénaturalisation des berges.
B.
Se doter d'une Politique de plantation d'arbres sur le domaine
public et augmenter, par des dispositions réglementaires, la
plantation d'arbres sur le domaine privé.
C.
Favoriser l'aménagement d'îlots de végétation dans les espaces de
stationnement publics et privés.
[73]
OBJECTIF 3.3.
AMÉLIORER L'ENTRETIEN ET LA QUALITÉ ARCHITECTURALE DES
BÂTIMENTS AINSI QUE DES AMÉNAGEMENTS PARTICULIÈREMENT
AU CENTRE-VILLE
A.
Poursuivre l'application du programme de rénovation de façades
commerciales.
B.
Mettre en place un programme de rénovation de façades
résidentielles afin de rehausser la qualité et l'attrait du parc de
logements existants.
C.
Réaliser un inventaire du patrimoine bâti à l'échelle de la ville.
D.
Se doter d'un règlement sur les plans d'implantation et
d'intégration architecturale (PIIA) pour encadrer la qualité des
interventions :
a)
sur un bâtiment de valeur patrimoniale;
b)
au centre-ville et les terrains en bordure du lac;
c)
sur l'artère commerciale de l'avenue Champlain;
d)
sur la rue Champoux, de l'avenue Champlain à
l'intersection du 6e rang;
e)
sur la rue Saint-Joseph, de la rue Champoux au parc
Industriel.
E.
Poursuivre l'application du plan de signalisation promouvant la
nouvelle identité visuelle de la Ville.
[74]
ORIENTATION 4. ENVIRONNEMENT
ASSURER LA PÉRENNITÉ D'UN ENVIRONNEMENT SAIN
OBJECTIF 4.1.
FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT À L'INTÉRIEUR DES ZONES
URBAINES EXISTANTES ET DESSERVIES PAR LES INFRASTRUCTURES
MUNICIPALES
A.
Favoriser la construction sur les terrains vacants déjà desservis
par les services d'aqueduc et d'égouts.
B.
Orienter le développement de nouveaux secteurs résidentiels
d'abord dans les zones d'aménagement prioritaire et ensuite,
dans les zones d'aménagement de réserve.
C.
Intégrer, dans les règlements de la Ville, des normes favorisant
des pratiques, des aménagements et des constructions plus
vertes et durables.
OBJECTIF 4.2.
PROTÉGER LA ZONE DE RECHARGE AQUIFÈRE DANS LE SECTEUR DU
PARC FRANÇOIS-BEAUDOIN
A.
Respecter un rayon de zone de protection autour de la prise d'eau
potable.
B.
Favoriser la revégétalisation des berges de la rivière Saint-
François pour une plus grande stabilisation du sol.
C.
Conserver l'intégrité écologique des parties marécageuses.
D.
Réaliser une étude environnementale au préalable de tous
projets sur le site de l'ancienne pisciculture.
OBJECTIF 4.3.
PRÉSERVER LA QUALITÉ DE L'EAU ET MAINTENIR L'ÉQUILIBRE DE LA
DIVERSITÉ BIOLOGIQUE
A.
Maintenir une faible densité d'occupation du sol dans les
secteurs situés à proximité des lacs et des cours d'eau.
B.
Mettre à jour l'étude du centre d'expertise hydrique du Québec
sur les limites de la plaine inondable pour la cote d'inondation de
récurrence 20 ans dans le but de faciliter l'application des
différentes dispositions normatives.
C.
Respecter, dans la forme des terrains situés en bordure d'un plan
d'eau, la limite naturelle de la rive souvent de forme irrégulière.
D.
Laisser dans son état naturel les parties de terrain nécessaires à
la protection des rives, du littoral et des plaines inondables.
E.
Encourager, lorsque des travaux de réfection sont entrepris par
les propriétaires, la remise en état des berges ayant été
dénaturalisées, notamment, par du remblai, la construction de
murs ou des aménagements artificiels.
F.
Favoriser l'application d'une réglementation régionale uniforme
et harmonisée quant à la qualité de l'eau des lacs et des rivières
ainsi que la conduite des bateaux.
G.
Se doter d'un plan d'assainissement des eaux usées pour
contrôler les impacts pouvant être générés dans les secteurs de
villégiature situés en bordure de plans d'eau.
[75]
H. Remplacer progressivement les tuyaux combinés responsables
des débordements lors d'épisodes de pluies abondantes par des
tuyaux sanitaires et des tuyaux pluviaux.
[76]
ORIENTATION 5. AGROFORESTERIE
PROTÉGER LE TERRITOIRE AGROFORESTIER EN ACCORD AVEC SON POTENTIEL DE DÉVELOPPEMENT
OBJECTIF 5.1.
ASSURER LE DÉVELOPPEMENT DURABLE ET VIABLE DE LA
RESSOURCE AGROFORESTIÈRE
A.
Préserver le milieu agroforestier en favorisant l'utilisation
prioritaire du sol à des fins agricoles ou forestières.
B.
Assurer une cohabitation harmonieuse des différentes activités, de
nature agricole ou non, en zone agroforestière ainsi qu'à la
frontière de cette dernière avec le périmètre d'urbanisation par
l'établissement de paramètres pour la détermination de distances
séparatrices relatives :
a)
à la gestion des odeurs;
b)
à l'épandage des engrais de ferme;
c)
aux nouvelles résidences construites dans l'affectation
agroforestière de type 1.
OBJECTIF 5.2.
PERMETTRE UNE UTILISATION PLUS VARIÉE DU TERRITOIRE PAR
DES USAGES COMPLÉMENTAIRES ET COMPATIBLES AVEC
L'AGROFORESTERIE
A.
Autoriser des activités récréotouristiques dans la zone agricole
permanente, comme par exemple, l'aménagement d'un réseau de
ski de fond et de raquette.
B.
Permettre une occupation plus dynamique du territoire
agroforestier par l'implantation de nouvelles résidences non
reliées à l'exploitation agricole et axées sur la villégiature en lien
avec le lac Aylmer :
a)
sur des unités foncières vacantes d'une superficie
minimale de 20 hectares;
b)
dans les secteurs désignés comme étant des îlots
déstructurés, sans possibilité de desserte par de
nouvelles rues, publique ou privée, ainsi que par l'égout
ou l'aqueduc.
C.
Évaluer la possibilité d'agrandir les îlots déstructurés situés le long
de la rue Lavoie afin de créer un corridor de villégiature en bordure
du lac Aylmer.
D.
Produire un bilan annuel des constructions résidentielles en zone
agricole afin d'observer si la tendance est à la hausse, à la baisse
ou stable.
[77]
4 ÎLOTS DE CHALEUR
[78]
4.1 LE PHÉNOMÈNE D'ÎLOT DE
CHALEUR
Conformément aux obligations prévues à la LAU, la
Municipalité a identifié toute partie du territoire qui
est peu végétalisée, très imperméabilisée ou sujette
au phénomène d'îlot de chaleur urbain. Elle doit
également
décrire toute mesure
permettant
d'atténuer les effets nocifs ou indésirables de ces
caractéristiques.
Un îlot de chaleur se définit comme un secteur
urbanisé où les températures sont plus élevées. Il est
le résultat des choix d'aménagement des milieux de
vie, notamment la minéralisation des surfaces et
l'absence de végétation
À Disraeli, les îlots de chaleurs tel qu'identifiés au
schéma en annexe B sont principalement causés par
la largeur et la chaussée des rues, les vastes espaces
de stationnements des établissements publics.
Certains toits d'édifice commerciaux, publics et
industriels.
Leur contribution à l'augmentation de la température
dans les milieux urbains entraîne d'importantes
conséquences négatives tant sur le plan social,
environnemental
et
économique
pour
les
municipalités
4.2 STRATEGIES
D'INTERVENTIONS
Les mesures proposées pour faire diminuer les îlots de
chaleur urbains se regroupent en 3 thèmes :
-
Végétation;
-
Rue et stationnement
-
Bâtiment.
De plus, la stratégie prévoit également l'adoption
d'un plan d'adaptation aux changements climatiques
afin de bonifier et de préciser des sites
d'interventions prioritaires
[79]
4.2.1 VÉGÉTATION
Le verdissement est le moyen le plus important pour contrer les
îlots de chaleur en raison de ces coûts moindres et sa facilité de
mise en place. Les bénéfices environnementaux sont également
très importants. La plantation d'arbres, d'arbustes et de
végétaux est à privilégier dans les sites suivants :
-
À l'intérieur de l'emprise des rues;
-
Sur les terrains municipaux, les parcs et les espaces
publics;
-
À l'intérieur des cours d'école et autour des églises;
-
Dans les aires de stationnement
Pour y arriver, la Ville entend mettre en application ses mesures
à même sa réglementation d'urbanisme.
4.2.2 RUE ET STATIONNEMENT
Les surfaces asphaltées sont la principale cause des îlots de
chaleur à Disraeli. Il est donc nécessaire d'encadrer et de revoir
l'aménagement des rues et des stationnements. Les
interventions sur les rues contribueront par ailleurs à la création
de milieux de vie plus sécuritaires et de plus grande qualité.
L'objectif est donc de diminuer ses surfaces par les mesures
suivantes :
-
Diminuer la largeur des chaussées lors de la réfection;
-
Mettre en place des mesures de gestion durable des eaux
pluviales;
-
Obliger l'implantation d'îlots végétalisés dans les grands
stationnements;
-
Limiter le nombre de stationnements.
Ces mesures seront mises en place graduellement avec la mise
en place de règlements et l'adoption de différentes politiques.
4.2.3 BÂTIMENT
Bien que moins significatifs, les matériaux utilisés pour la
conception des bâtiments et la manière dont ils sont construits
peuvent accentuer l'apport en chaleur. Ce faisant, la Ville
entend prévoir dans sa réglementation d'urbanisme les mesures
suivantes :
-
Autoriser les murs végétaux sur les bâtiments
-
Autoriser les toits aux couleurs pastel ou végétalisés sur
les bâtiments
[80]
De plus, elle entend encourager l'efficacité écoénergétique par
la promotion des divers programmes gouvernementaux en
vigueurs.
[81]
BIBLIOGRAPHIE
Documents
BEAUDOIN, V. (2004) Le centre-ville de Disraeli : une nouvelle image
pour la ville, Projet de fin d'étude APA 4350, Architecture de paysage,
Faculté de l'aménagement, Université de Montréal, 45 p.
COMITÉ DE DIVERSIFICATION ÉCONOMIQUE DU SECTEUR SUD
(2010) MRC des Appalaches - Secteur sud, Élaboration d'un plan
d'action stratégique, Synthèse, 14 p.
RUES PRINCIPALES (2012a) Potentiels de développement
commercial - Ville de Disraeli, 55 p.
RUES PRINCIPALES (2012b) Scénario de revitalisation - Ville de
Disraeli, 62 p.
RUES PRINCIPALES (2011a) Rapport de la SESSION IMAGE, 16 p.
RUES PRINCIPALES (2011b) Rapport de l'Opération-Constats - Ville
de Disraeli, 25 p.
GAUTHIER, J. et A. POULIN (1990), Plan d'urbanisme, Ville de Disraeli,
MRC de l'Amiante, 62 p.
GENIVAR (2010) Élaboration d'un plan d'action stratégique, MRC des
Appalaches - Secteur sud, Rapport final, 69 p.
HORIZON SOLUTIONS (2000) Plan directeur d'aménagement,
présenté au comité des Berges Neuves de Disraeli, 68 p.
IRDA - INSTITUT DE RECHERCHE ET DE DÉVELOPPEMENT EN
AGROENVIRONNEMENT (2007) Catégories de sols agricoles du
Québec méridional, Carte 1 : 2 000 000.
MAMOT - MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES ET DE
L'OCCUPATION DU TERRITOIRE (2017) Profil financier 2017 -
Disraeli, Direction générale des finances municipales, Gouvernement
du Québec, [En ligne] https://www.mamot.gouv.qc.ca/finances-et-
fiscalite/information-financiere/profil-financier-et-autres-
publications/profil-financier/edition-2017/, 4 p.
MRC DES APPALACHES (2015) Fiches d'inventaire du patrimoine bâti
du territoire rural de la MRC des Appalaches - Ville de Disraeli, Centre
d'archives de la région de Thetford, 111 p.
NATURIVE (2014) Qualité de l'eau, rivière Coleraine, 11 p.
ORIGINAL DESIGN INC (2013) Disraeli, Identité visuelle, 14 p.
SADC - SOCIÉTÉ D'AIDE AU DÉVELOPPEMENT DE LA COLLECTIVITÉ
(2011) Profil socio-économique - Disraeli (Ville), 59 p.
SHD - SOCIÉTÉ D'HISTOIRE DE DISRAELI (2017) Disraeli, D'histoire
et de mémoire, 504 p.
SODEM - BC2 (2015) Tarification des activités pour les non-
résidents, Villes de Disraeli et de Saint-Joseph-de-Coleraine, 42 p.
VALLIÈRE, R. (1993) « L'industrialisation de Disraeli 1930-1980 », Le
Bercail, vol.2 no. 5, p. 30-32.
VILLE DE DISRAELI (2017) Circuit patrimonial de la Ville de Disraeli,
brochure, 34 p.
VILLE DE DISRAELI (2015-2017) Politique culturelle - Suivi du plan
d'action culturel 2015-2017, 18 p.
VILLE DE DISRAELI (2015) Municipalité Amie des Aînés et Politique
familiale, 12 p.
VILLE DE DISRAELI (2015) Sommaire du rôle d'évaluation foncière,
PG Solutions, 2 p.
VILLE DE DISRAELI (2013) Diagnostic culturel, Dans le cadre de
l'élaboration de la Politique culturelle de la ville de Disraeli, rédigé par
Julie Deslauriers, agente culturelle, 39 p.
Sites internet
CLIMAT-QUÉBEC (2017) Normales en tableau, Température, Station
Montréal/Pierre-Elliott Trudeau, Gouvernement du Canada, Ouranos,
[82]
[En ligne]. http://www.climat-quebec.qc.ca, page consultée le 2
février 2017.
MÉTÉOMÉDIA (2017) Précipitations - Suncloud - Température,
Station
Thetford
Mines,
Québec,
Canada,
[En
ligne].
https://www.meteomedia.com, page consultée le 2 février 2017.
MDDELCC
-
MINISTÈRE
DÉVELOPPEMENT
DURABLE,
ENVIRONNEMENT ET LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS
CLIMATIQUES (2017) Normales climatiques 1981-2010, Climat du
Québec,
Gouvernement
du
Québec,
[En
ligne].
http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/climat/normales/climat-qc.htm,
page consultée le 2 février 2017.
MDDELCC
-
MINISTÈRE
DÉVELOPPEMENT
DURABLE,
ENVIRONNEMENT ET LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS
CLIMATIQUES (2017) Répertoire des terrains contaminés, [En ligne].
http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/sol/terrains/terrains-
contamines/resultats.asp, page consultée le 20 avril 2017.
QUAD AMIANTE (2017) Carte des sentiers, Région de Thetford, [En
ligne].
http://www.quadamiante.com/fr/cartographie/carte-des-
sentiers/, page consultée le 25 janvier 2017.
ISQ - INSTITUT STATISTIQUE QUÉBEC (2017) Municipalités (500
habitants et plus), 2011-2031 - Population projetés par groupe d'âge,
municipalité du Québec, Scénario A, Document Excel, Gouvernement
du
Québec,
[En
ligne].
http://www.stat.gouv.qc.ca/docs-
hmi/statistiques/population-demographie/perspectives/population/
index.html, page consultée le 28 mars 2017.
STATISTIQUE CANADA (2016) Profil du Recensement - Disraeli,
Gouvernement
du
Canada,
[En
ligne].
http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2016/dp-
pd/prof/details/page.cfm?Lang=F&Geo1=CSD&Code1=2431015&G
eo2=CD&Code2=2431&Data=Count&SearchText=Disraeli&SearchT
ype=Begins&SearchPR=01&B1=All&TABID=1, page consultée le 8
février 2017 et le 15 janvier 2018.
STATISTIQUE CANADA (2016) Navettage à partir de la géographie du
lieu de résidence à la géographie du lieu de travail [En ligne].
http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2016/dp-pd/dt-
td/Rp-
fra.cfm?TABID=2&LANG=F&APATH=3&DETAIL=0&DIM=0&FL=A&F
REE=0&GC=0&GK=0&GRP=1&PID=111332&PRID=10&PTYPE=109
445&S=0&SHOWALL=0&SUB=0&Temporal=2017&THEME=125&V
ID=0&VNAMEE=&VNAMEF=, page consultée le 20 février 2018.
STATISTIQUE CANADA (2011) Profil de l'Enquête nationale auprès des
ménages (ENM) - Disraeli, Gouvernement du Canada, [En ligne].
https://www12.statcan.gc.ca/nhs-enm/2011/, page consultée le 11
janvier 2017.
STATISTIQUE CANADA (2011 et 2006) Profil du Recensement -
Disraeli,
Gouvernement
du
Canada,
[En
ligne].
https://www12.statcan.gc.ca/nhs-enm/2011/
et
2006,
page
consultée le 11 janvier 2017.
STATISTIQUE CANADA (2011 et 2006) Profil du Recensement - MRC
des
Appalaches,
Gouvernement
du
Canada,
[En
ligne].
https://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2011/ et 2006,
page consultée le 11 janvier 2017.
TOURISME CHAUDIÈRE-APPALACHES (2017) Cartes des sentiers
motoneige, Région touristique Chaudière-Appalaches, [En ligne].
https://www.chaudiereappalaches.com/fr/activites-
attraits/motoneige/cartes-des-sentiers-motoneige/, page consultée
le 25 janvier 2017.
VIVRE EN RÉSIDENCE (2017) Résidences à Disraeli, Résidences
personnes âgées, aînés et retraités à Disraeli, [En ligne].
http://www.vivreenresidence.com/residences/chaudiere-
appalaches/disraeli/1, page consultée le 11 janvier 2017.
VILLE DE DISRAELI (2017) Bornes de recharge pour véhicules
électriques, Loisirs & Culture, Parcs et espaces verts, Un peu
d'histoire,
Touristique,
Vie
communautaire,
[En
ligne].
http://villededisraeli.ca, page consultée le 1 février 2017.
[83]
Cartes postales
P547,S1,SS1,SSS1,D106,P05R / Collection Magella Bureau / Rue
Central, d'Israeli / Jllustrated Postcard Co. - avant 1906
P547,S1,SS1,SSS1,D106,P04R / Collection Magella Bureau / Hôtel
d'Israeli / L.J. Lavoie - avant 1914
P547,S1,SS1,SSS1,D106,P06R / Collection Magella Bureau / Rue de
l'Église, d'Israeli / Jllustrated Postcard Co. - avant 1906
Îcones
NOUN PROJECT (2017) Icons for Everything
(page consultée le 23 février 2017) :
- Mise en contexte historique : Créé par Chameleon Design
- Composantes géographiques : Créé par Kevin
- Éléments identitaires : Créé par Nikita Tcherednikov
- Cadre de vie : Créé par Pham Thi Dieu Linh
- Composantes démographiques : Créé par Daniel Aczel
- Composantes économiques : Créé par Pham Thi Dieu Linh
- Mobilité : Créé par Icon 54 & Joe Harrison
- Infrastructures publiques: Créé par Made Somewhere, Dan
Hetteix & Iconic
- Composantes récréotouristiques : Créé par Simone Fernandes
- Potentiels, défis et contraintes : Créé par Made Somewhere
- Tableau 3 (taille des ménages) : Créé par Gan Khoon Lay
[84]
DISPOSITIONS FINALES
ENTRÉE EN VIGUEUR
Le présent règlement entre en vigueur conformément à la Loi.
________________________________________
Signature du directeur général et secrétaire-Trésorier
________________________________________
Signature du maire
Projet de règlement adopté le 17 décembre 2018
Avis de motion donné le 17 décembre 2018
Règlement adopté le 4 février 2019
Règlement entrée en vigueur le 12 avril 2019
Certifié par : _________________________________________________________ en date du _______________________
Amendements
Numéro de règlement
Date d'entrée en vigueur
Texte
Plans
670
23 mars 2020
x
699
6 sept 2022
x
711
30 janv 2024
x
718
22 nov. 2024
X
X
[85]
ANNEXE A
PLAN DES AFFECTATIONS DU SOL (Règl.699 art. 1)(Règl 711 art.3)
(Règl. 711 art.4)
[86]
NOTES
1 À la demande de la Ville, la mise en contexte historique provient
d'extraits intégraux du texte écrit par Jean-Claude Fortier et disponible
sur le site Internet de la Ville.
2 Les données présentées dans cette section proviennent du plan
d'urbanisme de 1990.
3 Le solde migratoire mesure le bilan des départs et des arrivées durant
une période de cinq ans pour la population âgée de 5 à 64 ans.
4 L'âge médian est fixé de telle sorte que la moitié de la population se
retrouve plus âgée et l'autre moitié se retrouve plus jeune.
5 La dernière cohorte des baby-boomers (née en 1966) est âgée de 50
ans lors du Recensement de 2016.
6 Selon les données du rapport et du sommaire du rôle d'évaluation
foncière de 2016, présenté dans le profil financier Édition 2017, de la
Direction générale des finances municipales du ministère des Affaires
municipales et de l'Occupation du territoire du Gouvernement du Québec
(MAMOT).
7 Définition tirée de : Les orientations gouvernementales en matière
d'aménagement, la protection du territoire et des activités agricoles,
document complémentaire révisé, décembre 2001.