Politique de prise de decisions

La Côte-de-Beaupré, Quebec

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Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré Adoptée le 4 mars 2026 __________ Version 1 (résolution #2026-03-39) Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré ii TABLE DES MATIÈRES LISTE DES ABRÉVIATIONS ................................................................................................................................ III 1. OBJECTIFS .................................................................................................................................................... 4 2. CHAMP D'APPLICATION .............................................................................................................................. 4 3. TRANSMISSION DES DOCUMENTS ET DES DEMANDES .......................................................................... 5 4. DÉFINITIONS ................................................................................................................................................. 5 5. POUVOIRS DE DÉSAVEU .............................................................................................................................. 6 5.1. DÉMOLITION D'UN IMMEUBLE PATRIMONIAL.................................................................................................... 6 5.2. DÉROGATIONS MINEURES EN ZONES DE CONTRAINTES NATURELLES OU ANTHROPIQUES ................................... 9 5.3. FRAIS APPLICABLES ..................................................................................................................................... 11 6. DEMANDES D'EXCLUSION À LA ZONE AGRICOLE................................................................................... 11 6.1. OBJECTIFS SPÉCIFIQUES .............................................................................................................................. 12 6.2. CHEMINEMENT D'UNE DEMANDE .................................................................................................................. 12 6.3. ÉTAPE 1 : ANALYSE DE FAISABILITÉ ............................................................................................................. 14 6.4. ÉTAPE 2 : PRÉ-VALIDATION ET GRILLE MULTICRITÈRE ................................................................................... 14 6.5. ÉTAPE 3 : PRODUCTION DE LA DEMANDE ...................................................................................................... 17 6.6. ÉTAPE 4 : DÉPÔT DE LA DEMANDE ................................................................................................................ 17 6.7. TRAITEMENT DE LA DEMANDE PAR LA CPTAQ ............................................................................................. 18 6.8. FRAIS APPLICABLES ..................................................................................................................................... 19 7. DEMANDES DE MODIFICATION DU SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE (SADD) ......................................................................................................................................................... 19 7.1. CHEMINEMENT D'UNE DEMANDE .................................................................................................................. 19 7.2. DOCUMENTATION REQUISE ........................................................................................................................... 21 7.3. CRITÈRES D'ANALYSE ................................................................................................................................... 21 7.4. RESPONSABILITÉS DE LA MRC ..................................................................................................................... 21 7.5. FRAIS APPLICABLES ..................................................................................................................................... 21 8. ANALYSES DE CONFORMITÉ .................................................................................................................... 22 8.1. CHEMINEMENT D'UNE DEMANDE .................................................................................................................. 22 8.2. DOCUMENTATION REQUISE ........................................................................................................................... 23 8.3. CRITÈRES D'ANALYSE ................................................................................................................................... 23 Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré iii Liste des abréviations CCAT : Comité consultatif en aménagement du territoire CMQuébec : Communauté métropolitaine de Québec CPTAQ : Commission de protection du territoire agricole du Québec CRP : Conseil régional du patrimoine LAU : Loi sur l'aménagement et l'urbanisme LPC : Loi sur le patrimoine culturel LPTAA : Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles MAMH : Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation MCC : Ministère de la Culture et des Communications OGAT : Orientation(s) gouvernementale(s) en aménagement du territoire PDZA : Plan de développement de la zone agricole PMAD : Plan métropolitain d'aménagement et de développement PPCMOI : Projet particulier de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble SADD : Schéma d'aménagement et de développement durable TNO : Territoire non organisé UPA : Union des producteurs agricoles Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 4 1. OBJECTIFS Plusieurs modifications législatives provinciales touchant les processus de prise de décision en aménagement du territoire sont entrées en vigueur dans les dernières années. Ces modifications ont établi de nouveaux pouvoirs et responsabilités pour les MRC, notamment en ce qui a trait aux demandes d'exclusions de la zone agricole, au désaveu sur une démolition d'un immeuble patrimonial et au désaveu sur les dérogations mineures à l'intérieur d'un secteur soumis à des contraintes naturelles ou anthropiques. La présente politique constitue un outil d'aide à la décision en aménagement du territoire pour le territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré. Ses objectifs sont de : - Guider les élus et les professionnels de la MRC en proposant une marche à suivre et des critères préalablement établis sur lesquels baser leurs décisions ; - Faciliter le traitement et le suivi des dossiers pour les professionnels des municipalités locales ; - Assurer une cohérence et une continuité dans la prise de décision en aménagement du territoire, notamment sur des questions de gestion du territoire, de protection des activités agricoles, de conservation du patrimoine bâti et des milieux naturels, ainsi que de développement socioéconomique régional ; - Proposer un processus de prise de décision en aménagement du territoire transparent pouvant être consulté par la population de la MRC de La Côte-de-Beaupré. - Encourager le travail collaboratif en amont de la prise de décision. 2. CHAMP D'APPLICATION La présente politique s'applique à l'ensemble du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré (ci- après « la MRC »), incluant les territoires non organisés (TNO) Lac Jacques-Cartier et Sault-au- Cochon sous réserve que certaines interventions sur ces territoires soient régies en tout ou en partie par des lois particulières et leur réglementation. La présente politique s'applique aux cinq champs d'application suivants : 1. La démolition d'un immeuble patrimonial 2. Les dérogations mineures en zones de contraintes naturelles ou anthropiques 3. Les demandes d'exclusion à la zone agricole 4. Les demandes de modification du schéma d'aménagement et de développement durable (SADD) de la MRC 5. Les analyses de conformité Dans certains champs d'application et dans certains cas, la portée de la demande (locale ou régionale, voir les définitions de la section suivante) devra être définie afin de respecter le processus administratif établi. Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 5 Le comité consultatif en aménagement du territoire (CCAT) de la MRC de La Côte-de-Beaupré, constitué par le Règlement #214 de la MRC, pourrait être invité à formuler des recommandations sur certaines demandes comprises dans les champs d'application susmentionnés. 3. TRANSMISSION DES DOCUMENTS ET DES DEMANDES Sauf si spécifié autrement, les documents et les demandes à envoyer à la MRC dans le cadre des activités comprises dans le champ d'application de la présente politique doivent être acheminés à l'adresse courriel suivante : [email protected]. 4. DÉFINITIONS Aux fins de l'application de la présente politique, on entend par : 4.1. CONTRAINTE NATURELLE Une contrainte naturelle peut correspondre à la topographie du terrain (ex. fortes pentes), à la présence de milieux humides et hydriques ou de leur bande de protection, à des dangers d'inondation, d'éboulis, de glissement de terrain ou d'autres cataclysmes, ou à tout autre facteur propre à la nature des lieux qui peut être pris en considération pour des raisons de sécurité publique ou de protection de l'environnement.1 Pour l'application de la présente politique, les limites d'un bassin versant d'une prise d'eau potable ne sont pas assimilées à une contrainte naturelle. En revanche, des zones de contraintes naturelles ou anthropiques peuvent se situer à l'intérieur de ces limites. 4.2. CONTRAINTE ANTHROPIQUE Une contrainte anthropique correspond à un lieu où la présence ou l'exercice, actuel ou projeté, d'un immeuble ou d'une activité fait en sorte que l'occupation du sol est soumise à des contraintes majeures pour des raisons de sécurité publique, de santé publique ou de bien-être général.2 4.3. IMMEUBLE PATRIMONIAL Immeuble cité conformément à la Loi sur le patrimoine culturel (LPC), situé dans un site patrimonial cité conformément à la LPC ou inscrit dans un inventaire adopté par la MRC en conformité au premier alinéa de l'article 120 de la LPC. 1 Définition adaptée à partir de celle présentée au paragraphe 16 du deuxième alinéa de l'article 113 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme. 2 Définition tirée du paragraphe 16.1 du deuxième alinéa de l'article 113 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme. Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 6 4.4. PORTÉE LOCALE Caractérise un projet exerçant une influence qui se limite au territoire d'une seule municipalité ou d'une seule personne morale ou physique. L'étendue et le rayonnement du projet sont limités au territoire d'une seule municipalité. Un projet à portée locale est proposé à la MRC par une municipalité. 4.5. PORTÉE RÉGIONALE Caractérise un projet exerçant une influence importante à une échelle plus grande que les limites administratives d'une seule municipalité. La portée régionale n'est pas déterminée par un nombre spécifique de municipalités touchées, mais plutôt par les caractéristiques de l'impact et de l'étendue du projet à une échelle régionale. Cela inclut notamment les projets portés par la MRC ou des partenaires régionaux (ex. véloroute Marie-Hélène Prémont). 4.6. VALEUR PATRIMONIALE D'UN IMMEUBLE La valeur patrimoniale d'un immeuble peut être une valeur archéologique, architecturale, artistique, emblématique, ethnologique, historique, paysagère, scientifique, sociale, technologique ou urbanistique, ou toute combinaison de ces valeurs. La valeur patrimoniale d'un immeuble peut aussi être liée à un statut juridique de protection dont la gestion relève d'une municipalité (immeuble cité ou situé dans un site patrimonial cité) ou de la MRC (immeuble faisant partie de l'inventaire du patrimoine bâti). Une telle valeur patrimoniale est rattachée à une échelle spatiale (ex. immeuble à caractéristiques rares ou uniques à l'échelle régionale) et peut être reliée à un sentiment d'appartenance lié à une identité territoriale développée par la collectivité locale ou régionale envers l'immeuble. 5. POUVOIRS DE DÉSAVEU Les modifications législatives des dernières années ont doté les MRC de pouvoirs de désaveu sur deux sujets différents, soit 1) la démolition d'immeubles patrimoniaux et 2) les dérogations mineures en zones de contrainte naturelle ou anthropique. 5.1. DÉMOLITION D'UN IMMEUBLE PATRIMONIAL Plusieurs modifications de la Loi sur le patrimoine culturel (LPC) ont eu lieu en 2021. Depuis ces ajustements, la LPC prévoit qu'une MRC doit adopter d'ici avril 2026 un inventaire des immeubles sur son territoire qui ont été construits avant 1940 et qui présentent une valeur patrimoniale et peut également y inclure des immeubles dont la construction est plus récente. La Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (LAU) prévoit également l'adoption obligatoire par les Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 7 municipalités locales d'un règlement de démolition s'appliquant minimalement aux immeubles patrimoniaux. Le contenu d'un tel règlement est dicté par la LAU. Une fois un tel inventaire et règlement de démolition adoptés, une MRC dispose également d'un pouvoir de désaveu sur une décision de démolition d'un immeuble patrimonial adoptée par une municipalité locale de son territoire ou par son comité de démolition (LAU, art. 148.0.20.1). Compte tenu de ce nouveau pouvoir, il convient de baliser le cheminement d'une demande de démolition d'immeuble patrimonial ainsi que les critères d'analyse entourant l'utilisation ou non du pouvoir de désaveu par la MRC. 5.1.1. CHEMINEMENT D'UNE DEMANDE DE DÉMOLITION Le cheminement d'une demande de démolition d'un immeuble patrimonial est représenté à la figure suivante. L'examen de la demande se fera entre autres par une consultation du conseil régional du patrimoine (CRP) constitué par le Règlement #217 de la MRC de La Côte-de-Beaupré. 5.1.2. DOCUMENTATION REQUISE Tout avis de démolition d'un immeuble patrimonial localisé sur le territoire de la MRC doit être dûment envoyé à la MRC de La Côte-de-Beaupré selon les règles établies dans la présente politique. Les municipalités locales doivent ainsi fournir : ➢ Une résolution d'intention de la municipalité d'autoriser la démolition de l'immeuble ou la décision du comité de démolition de la municipalité ; ➢ L'identification de l'immeuble visé et la fiche du rôle d'évaluation foncière associée ; ➢ Un plan à l'échelle montrant la situation actuelle du terrain et de l'immeuble à démolir ; ➢ Les informations et documents prescrits par les paragraphes 3 et 4 de l'article 148.0.2 de la LAU ; ➢ Une description de l'occupation actuelle de l'immeuble ou la date depuis laquelle il est vacant ; Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 8 ➢ Une description des motifs justifiant la nécessité de démolir l'immeuble, incluant : o La décision motivée du comité de démolition local ; o L'avis du conseil local du patrimoine ou du comité consultatif d'urbanisme, le cas échéant ; o Les oppositions reçues par écrit et les commentaires formulés lors de la séance publique, le cas échéant. ➢ Des photographies de l'intérieur et de l'extérieur de l'immeuble. La MRC se réserve le droit de demander à la municipalité tout document ou information supplémentaire nécessaire à son analyse. 5.1.3. CRITÈRES D'ANALYSE Les avis de démolition seront évalués en fonction des critères ci-dessous. Ces critères ont été établis en conformité avec les critères définis par la LAU dans le cadre des dispositions concernant le règlement de démolition (art. 148.0.2) : ➢ L'état de l'immeuble visé par la demande ; ➢ La valeur patrimoniale de l'immeuble ; ➢ L'histoire de l'immeuble et sa contribution à l'histoire régionale ou locale ; ➢ Le degré d'authenticité et d'intégrité de l'immeuble ; ➢ La représentativité d'un courant architectural particulier ; ➢ La contribution de l'immeuble à un ensemble à préserver ; ➢ La détérioration de la qualité de vie du voisinage ; ➢ Le coût de la restauration de l'immeuble. D'autres éléments pourront aussi être considérés dans l'analyse par la MRC et son CRP, dont notamment : ➢ Le contenu des recommandations et analyses des comités municipaux consultés ; ➢ Les demandes d'opposition déposées à la municipalité à la suite de l'avis public et les commentaires formulés lors de la séance publique, le cas échéant ; ➢ Le cas échéant, tout avis du ministère de la Culture et des Communications (MCC) concernant l'immeuble ; ➢ L'impact potentiel de la démolition sur la ressource archéologique. 5.1.4. RESPONSABILITÉS DE LA MRC La responsabilité principale de la MRC est d'analyser l'intention de démolition qui lui est envoyée par une municipalité et de recourir ou non à son pouvoir de désaveu. La MRC se réserve également le droit de produire, au besoin, une contre-étude ou un avis technique supplémentaire réalisés par un professionnel compétent en la matière. Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 9 5.2. DÉROGATIONS MINEURES EN ZONES DE CONTRAINTES NATURELLES OU ANTHROPIQUES Lorsque le conseil d'une municipalité locale accorde une dérogation mineure dans une zone de contrainte naturelle ou anthropique (voir l'encadré concernant les limites de cette pratique), elle doit transmettre la résolution adoptée à la MRC. La MRC dispose alors de 90 jours pour analyser cette dérogation mineure en regard des risques qu'elle porte sur la sécurité publique, la santé publique, le bien-être général et/ou la protection de l'environnement (LAU, art. 145.7). La MRC peut alors, par résolution, le cas échéant, soit 1) imposer des conditions à la dérogation mineure, 2) la désavouer ou 3) indiquer à la municipalité qu'elle n'imposera ni condition ni désaveu. Attention L'article 145.2 de la LAU prévoit que, à l'intérieur d'une zone de contrainte naturelle ou anthropique, aucune dérogation mineure ne peut être accordée à l'égard de dispositions du règlement de zonage et de lotissement adoptées à des fins de protection de l'environnement, de sécurité publique, de santé publique ou de bien-être général. Une dérogation mineure peut toutefois être accordée dans ces zones si elle concerne d'autres dispositions que celles précédemment mentionnées. L'arbre de décision ci-dessous illustre les différents cas de figure et le processus qui leur est associé. * RAPPEL (voir définitions) : Pour l'application de la présente politique, les limites d'un bassin versant d'une prise d'eau potable ne sont pas assimilées à une contrainte naturelle. En revanche, des zones de contraintes naturelles ou anthropiques peuvent se situer à l'intérieur de ces limites. Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 10 La MRC ne réévalue pas l'opportunité de la dérogation mineure. Son analyse se base uniquement sur les risques associés aux contraintes naturelles et anthropiques présents dans le secteur visé par la celle-ci. 5.2.1. CHEMINEMENT D'UNE DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE EN ZONE DE CONTRAINTE Le cheminement d'une demande de dérogation mineure en zone de contrainte naturelle ou anthropique est représenté à la figure suivante. 5.2.2. DOCUMENTATION REQUISE Toute résolution autorisant une dérogation mineure en zone de contrainte naturelle ou anthropique adoptée par une municipalité locale doit être dûment envoyée à la MRC de La Côte- de-Beaupré selon les règles établies dans la présente politique. Les municipalités locales souhaitant autoriser une dérogation mineure dans de telles zones doivent ainsi fournir : ➢ Une résolution d'intention de la municipalité locale autorisant la dérogation mineure ; ➢ Une mise en contexte de la demande et l'analyse réalisée par la municipalité locale ; ➢ Les informations générales sur la propriété (adresse, numéro de lot, zone, etc.) ; ➢ Un plan localisant l'emplacement qui fait l'objet de la dérogation mineure et identifiant la contrainte naturelle ou anthropique concernée. La MRC peut demander à la municipalité locale tout autre document nécessaire à son analyse. 5.2.3. CRITÈRES D'ANALYSE Les résolutions municipales autorisant des dérogations mineures en zone de contrainte naturelle ou anthropique seront évaluées en fonction des critères suivants : Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 11 ➢ La dérogation ne doit pas avoir pour effet d'aggraver les risques en matière de sécurité publique, de santé publique, de protection de l'environnement ou de bien-être général, notamment : o En augmentant l'exposition d'un bâtiment ou de ses occupants, d'un ouvrage, d'une activité ou d'une infrastructure à un risque naturel ou anthropique ; o En diminuant l'accessibilité d'un bâtiment, d'un ouvrage, ou d'une infrastructure aux mesures d'urgence. 5.2.4. RESPONSABILITÉS DE LA MRC La MRC est responsable d'évaluer les dérogations mineures transmises et de s'adjoindre d'une expertise au besoin pour leur analyse. Si le conseil de la MRC estime que la décision autorisant la dérogation a pour effet d'aggraver les risques en matière de sécurité publique ou de santé publique ou de porter atteinte à la qualité de l'environnement ou au bien-être général, et lorsque l'atténuation du risque par l'imposition de conditions n'est pas possible, la MRC doit désavouer la décision de la municipalité locale autorisant la dérogation mineure. 5.3. FRAIS APPLICABLES Les analyses de la MRC concernant la démolition d'immeubles patrimoniaux ou une dérogation mineure en zone de contrainte sont des obligations légales. Aucuns frais ne sont donc facturés pour ces procédures. 6. DEMANDES D'EXCLUSION À LA ZONE AGRICOLE La Loi modifiant diverses dispositions législatives principalement aux fins d'allègement du fardeau administratif a été sanctionnée en 2021. Cette loi vient entre autres modifier la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA) et, plus précisément, le mécanisme de demande d'exclusion dans la zone agricole dans le but : - D'assurer la planification de l'ensemble du développement à plus grande échelle et donc de prioriser l'utilisation des espaces disponibles à l'extérieur de la zone agricole ; - De diminuer le nombre de demandes d'exclusion déposées auprès de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) et d'éviter la production de demandes successives concernant un même projet. Cette responsabilité est partagée par les communautés métropolitaines et les MRC. Une demande d'exclusion déposée à la CPTAQ par tout autre demandeur est désormais irrecevable. Il appartient donc au conseil de la MRC de décider, par résolution, s'il accepte ou non de déposer une demande d'exclusion à la CPTAQ au nom de la personne ou de l'organisation requérante. Cette section de la politique traite notamment des grands objectifs poursuivis par la MRC à l'égard de sa zone agricole et qui doivent orienter l'analyse des demandes d'exclusion, ainsi que Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 12 du cheminement souhaité d'un dossier, des critères d'analyse des projets et des documents à fournir par la personne ou l'organisation requérante. 6.1. OBJECTIFS SPÉCIFIQUES La MRC s'est dotée de trois objectifs d'aménagement au regard des milieux agricoles à l'intérieur de son schéma d'aménagement et de développement durable (SADD). La MRC veut s'assurer que les demandes d'exclusion de la zone agricole s'effectuent dans le cadre de contextes bien précis et notamment dans l'atteinte de ces trois objectifs, soit : - Maintenir et renforcer l'identité agricole du territoire, notamment par la protection de la zone agricole ; - Contribuer à la diversification des activités et des exploitations agricoles par une reconnaissance des potentiels et des savoir-faire agricoles ; - Créer un cadre propice à la cohabitation harmonieuse et durable des activités agricoles et urbaines. La présente politique donne un cadre d'analyse clair à la MRC et s'assure d'offrir un traitement équitable des demandes d'exclusions qui lui sont présentées. Elle devient donc un outil de référence pour les citoyens et les municipalités constituantes. 6.2. CHEMINEMENT D'UNE DEMANDE Tout projet de demande d'exclusion de la zone agricole doit être dûment envoyé à la MRC de La Côte-de-Beaupré selon les règles établies dans la présente politique. La municipalité qui reçoit ou instaure une demande d'exclusion de la zone agricole est encouragée à communiquer à la MRC tôt dans le processus de préparation du dossier. Le cheminement d'une demande peut se résumer en quatre grandes étapes telles qu'illustrées à la figure suivante. Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 13 Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 14 6.3. ÉTAPE 1 : ANALYSE DE FAISABILITÉ Une première analyse de faisabilité est réalisée lors de la rencontre de travail entre la municipalité et la MRC. Une brève étude du projet est réalisée en regard des critères identifiés dans les sous- sections suivantes. 6.3.1. CRITÈRES OBLIGATOIRES Les premiers critères obligatoires devant être remplis par une demande d'exclusion sont les suivants : ➢ La demande propose un projet concret se définissant comme étant une utilisation d'un lot ou d'une partie de lot à des fins autres qu'agricoles ; ➢ Aucun espace approprié n'est disponible dans la MRC à l'extérieur de la zone agricole aux fins visées par la demande ; ➢ Le site visé ne contient pas de contraintes mettant en péril la sécurité des usagers. Un demandeur dont le projet ne respecterait pas un ou plusieurs de ces critères peut déposer auprès de la MRC un document argumentaire démontrant la pertinence de faire cheminer son dossier. Le demandeur doit également s'assurer du respect des critères prévus à l'article 62 de la LPTAA. 6.3.2. DÉFINITION DE LA PORTÉE DU PROJET Le demandeur indique à la MRC la portée de son projet en la justifiant. La MRC évalue ensuite si le projet et la justification proposée correspondent à un projet à portée régionale ou à portée locale3. La portée du projet détermine le niveau d'implication de la MRC dans la préparation du dossier : la MRC s'impliquera davantage dans un dossier à portée régionale que dans un dossier à portée locale. 6.4. ÉTAPE 2 : PRÉVALIDATION ET GRILLE MULTICRITÈRE Suivant l'analyse de faisabilité faite en collaboration avec la municipalité locale, le service d'aménagement du territoire de la MRC analyse le dossier plus en profondeur. Cette analyse se conclut par une validation ou une non-validation du projet d'exclusion par les professionnels de la MRC. En cas de non-validation, la demande est reportée ou close. En cas de validation, la municipalité locale est invitée à adopter une résolution d'appui au projet en considérant l'ensemble des éléments demandés par la CPTAQ (voir la section 5.6 pour plus d'information sur les documents demandés). 3 Voir définitions à la section 3. Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 15 L'analyse se base entre autres sur une grille multicritère. Il s'agit d'un outil d'aide à la décision qui apporte des arguments supplémentaires lors de l'appréciation de la demande par la MRC. Le projet est analysé sommairement via la grille. Un ou plusieurs critères peuvent ne pas être applicables dans le contexte de certaines demandes. Dans tous les cas, la décision du conseil de la MRC de déposer ou non le dossier à la CPTAQ ne se base pas uniquement sur l'analyse réalisée dans le cadre de cet exercice, mais sur un ensemble de facteurs. Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 16 Grille d'analyse multicritère d'un projet de demande d'exclusion Niveau d'importance du critère Évaluation Planification locale et régionale SADD Le projet est conforme au contenu du SADD, notamment aux orientations et aux objectifs. Impératif PDZA Le projet est cohérent avec le contenu du PDZA. Élevé Urbanisation et répartition Densification Le projet contribue à une densification responsable. Élevé Continuité Les espaces visés par la demande s'inscrivent en continuité de la trame urbaine existante et des infrastructures d'aqueduc et d'égout existantes. Élevé Équité territoriale La demande d'exclusion contribue à une équité et à une répartition des demandes entre les municipalités du territoire. Faible Retombées du projet Fins du projet Le projet possède majoritairement des fins publiques, communautaires ou sociales. Faible Vitalité du milieu Le projet propose des mesures de revitalisation ou de dynamisation du secteur et/ou permet d'optimiser des investissements en termes de services et d'infrastructures publics. Élevé Retombées économiques Le projet contribue de manière structurante aux orientations stratégiques de développement et à la diversification de l'économie locale. Élevé Retombées sociales Le projet contribue à faire rayonner la région et/ou la communauté et engendre des retombées positives pour le milieu. Élevé Viabilité Le demandeur a démontré que le projet est viable économiquement. Moyen Environnement et patrimoine Impact sur le site Le projet permet une conservation optimale de la canopée existante, de la topographie, des milieux naturels, du paysage et/ou du patrimoine bâti. Moyen Potentiel agricole du site Le projet est situé sur un sol peu propice aux activités de culture (plus le potentiel du sol ARDA du sol est élevé, moins il est propice aux activités de culture). Moyen Adaptation aux changements climatiques Le projet intègre des éléments d'adaptation aux changements climatiques. Faible Concepts innovants Le projet démontre une innovation environnementale (ex. gestion de l'eau, mise en valeur des milieux naturels, matériaux durables, projet d'économie circulaire, etc.). Faible Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 17 6.5. ÉTAPE 3 : PRODUCTION DE LA DEMANDE La portée du projet (locale ou régionale) détermine l'implication de la MRC dans la production de la demande. Pour une demande d'exclusion concernant un projet à portée locale, la municipalité locale produit la majorité de la documentation nécessaire par ses propres moyens4. La MRC collabore et contribue en produisant les pièces à déposer qui la concernent directement, soit la démonstration de l'espace disponible à l'échelle de la MRC et la résolution à adopter par le conseil de la MRC. La MRC peut demander l'appui de la municipalité locale dans la production de ces documents. Pour une demande d'exclusion concernant un projet à portée régionale, la MRC produit le dossier en partenariat avec la municipalité locale. La MRC peut donc contribuer à la production de chacune des pièces nécessaires selon les besoins de la municipalité locale. Dans tous les cas, la MRC présente le dossier à la Communauté métropolitaine de Québec (CMQuébec) et à l'Union des producteurs agricoles (UPA) en amont du dépôt officiel de la demande. La participation de la municipalité locale et/ou du demandeur peut être demandée par la MRC selon la nature de la demande. 6.6. ÉTAPE 4 : DÉPÔT DE LA DEMANDE Le conseil de la MRC adopte sa résolution d'appui au projet selon le contenu demandé par la CPTAQ. Elle regroupe également les différents documents produits et se charge d'officialiser le dépôt de la demande. 6.6.1. PRÉPARATION DE LA RÉSOLUTION DE LA MRC La résolution adoptée par la MRC à la fin du processus tiendra compte de ce qui suit : - Critères prévus à l'article 62 de la LPTAA ; - Objectifs du SADD ; - Dispositions du document complémentaire au SADD ; - Mesures de contrôle intérimaire, le cas échéant. 6.6.2 DOCUMENTS À FOURNIR La liste suivante se base sur le Guide d'élaboration d'une demande d'exclusion de la CPTAQ disponible en ligne. Il est fortement recommandé de s'y référer via cette page web. Le contenu de la version officielle de ce guide prévaut sur le contenu de la présente section. Voici une liste non exhaustive des documents à fournir : 4 La municipalité peut requérir l'assistance du demandeur dans la production de la documentation nécessaire. Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 18 ➢ Rapport de démonstration comprenant : o Identification de la MRC, du mandataire (le cas échéant) et du représentant municipal o Description du projet faisant l'objet de la demande, y compris la superficie totale visée o Emplacements visés et propriétaires actuels o Localisation de l'emplacement ou des emplacements o Utilisation actuelle de l'emplacement ou des emplacements o Description du milieu environnant o Conformité avec la réglementation (avis du fonctionnaire autorisé) o Démonstration de la disponibilité d'espaces appropriés hors de la zone agricole à l'échelle de la MRC5 o Démonstration du besoin et de l'objectif de développement de la municipalité ou de la MRC ➢ Résolution de la municipalité locale motivée en tenant compte des critères visés à l'article 62 de la LPTAA et indiquant les espaces appropriés disponibles hors de la zone agricole sur son territoire ➢ Résolution de la MRC motivée en tenant compte des critères visés à l'article 62 de la LPTAA, des objectifs du SADD, des dispositions du document complémentaire et, le cas échéant, des mesures de contrôle intérimaire ➢ Plan de localisation ➢ Avis du fonctionnaire de la MRC relatif à la conformité de la demande avec les objectifs du SADD ➢ Frais de la CPTAQ liés à la production d'une demande (voir le site web de la CPTAQ pour les tarifs) La MRC se réserve le droit de demander à la municipalité tout document ou information supplémentaire nécessaire à son analyse. 6.7. TRAITEMENT DE LA DEMANDE PAR LA CPTAQ Les grandes étapes du processus de la CPTAQ faisant suite au dépôt d'un dossier complet de demande d'exclusion de la zone agricole par la MRC sont les suivantes : 1. La CPTAQ sollicite des recommandations auprès de la Communauté métropolitaine de Québec et de l'UPA. Les recommandations sont transmises dans les 60 jours de la requête (LPTAA, art. 58.4). 2. La CPTAQ transmet à la MRC son compte rendu de la demande indiquant son orientation préliminaire. La municipalité en reçoit une copie (LPTAA, art. 60.1). 3. Dans les 30 jours suivant la réception de l'orientation préliminaire, la MRC et toute personne intéressée intervenue dans la demande peuvent présenter leurs observations à la CPTAQ ou requérir une rencontre publique (LPTAA, art. 60.1). 5 Un espace approprié disponible est une superficie vacante où le type d'utilisation recherchée est permis par le règlement de zonage de la municipalité et, le cas échéant, par les mesures de contrôle intérimaire. Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 19 4. La CPTAQ planifie et tient une rencontre publique, le cas échéant (LPTAA, art. 61). 5. À la suite du partage des observations et de la rencontre publique, le cas échéant, la CPTAQ peut modifier son orientation préliminaire. 6. La CPTAQ rend sa décision finale. 6.8. FRAIS APPLICABLES Pour les demandes à portée locale, les frais applicables pour l'analyse d'une demande d'autorisation auprès de la CPTAQ sont assumés par la municipalité locale ou par le demandeur. Ce paiement doit être fait à l'ordre du ministre des Finances une fois le dépôt des documents effectués par la MRC. Les frais associés à toute expertise externe à la MRC sont également assumés par la municipalité locale ou par le demandeur. Pour les demandes à portée régionale, la MRC assume les frais applicables à une demande d'exclusion. 7. DEMANDES DE MODIFICATION DU SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE (SADD) L'article 47 de la LAU prévoit que le conseil d'une MRC peut modifier son schéma d'aménagement et de développement durable. Le SADD de la MRC de La Côte-de-Beaupré est d'ailleurs modifié ponctuellement afin de s'adapter à de nouveaux enjeux ou à de nouvelles demandes gouvernementales. Un besoin de modification du SADD peut être démontré par la MRC, par une municipalité locale, ou encore par un partenaire du territoire. Le processus de modification du SADD requiert beaucoup de temps et de ressources de la MRC. Il est ainsi nécessaire d'encadrer le processus de demandes de modifications de cet outil. Cet encadrement permet aussi d'assurer la cohérence du contenu du SADD et de son document complémentaire. 7.1. CHEMINEMENT D'UNE DEMANDE Le processus de modification d'un schéma d'aménagement et de développement est encadré par la LAU. Il s'agit d'un processus relativement long qui exige différentes approbations auprès du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH) et de la CMQuébec. Le SADD doit en effet être conforme aux orientations gouvernementales en aménagement du territoire (OGAT) et au plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD). Le cheminement d'une demande de modification du SADD est illustré à la figure ci-dessous. Mis à part la MRC, seule une municipalité locale peut officiellement déposer une demande de modification du SADD. Tout citoyen ou organisme qui souhaite demander une modification du SADD doit donc au préalable obtenir un appui de sa municipalité locale. Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 20 Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 21 7.2. DOCUMENTATION REQUISE Toute demande de modification du SADD doit être dûment déposée à la MRC de La Côte-de- Beaupré selon les règles établies dans la présente politique. Les municipalités locales souhaitant déposer une demande doivent fournir la documentation suivante : ➢ Une résolution d'intention de la municipalité locale appuyant et spécifiant la modification souhaitée ; ➢ Un document justificatif comprenant les motifs de la demande et les impacts attendus de cette modification ; ➢ Tout autre document pertinent requis pour l'analyse de la demande. La MRC se réserve le droit de demander à la municipalité tout document ou information supplémentaire nécessaire à son analyse. 7.3. CRITÈRES D'ANALYSE Les demandes seront évaluées en fonction des critères généraux suivants : ➢ L'adéquation entre la demande, les grandes orientations de la MRC, les objectifs d'aménagement du SADD, les OGAT ainsi que les planifications sectorielles ; ➢ La portée de la demande (locale ou régionale) ; ➢ L'amélioration de la qualité de vie et l'impact sur la santé et le bien-être des habitants ; ➢ La contribution de la demande à la saine gestion de l'urbanisation ; ➢ La contribution de la demande à la mise en valeur des ressources, des paysages, ou des potentiels agricoles et économiques de la MRC de La Côte-de-Beaupré ; ➢ La contribution de la demande à la conservation des milieux naturels ; ➢ La contribution de la demande à la lutte contre les changements climatiques et à l'adaptation aux changements climatiques. 7.4. RESPONSABILITÉS DE LA MRC La MRC est responsable du processus de modification du SADD comme prévu par la LAU. Elle assure entre autres les communications avec la CMQuébec et le MAMH. La MRC a le rôle d'évaluer les impacts potentiels d'une modification et approuve ou non la demande. Elle veille également à ce que la modification au SADD soit conforme aux OGAT et au PMAD de la CMQuébec. 7.5. FRAIS APPLICABLES Les frais applicables pour une demande de modification du SADD sont assumés par la MRC. La MRC se réserve toutefois le droit de demander à une municipalité demanderesse, à ses frais ou aux frais du partenaire sollicitant la modification, la production de données, de documentation ou d'analyses nécessaires à la modification souhaitée. Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 22 8. ANALYSES DE CONFORMITÉ La LAU prévoit que la MRC doit analyser la conformité de différents documents d'urbanisme en fonction des objectifs du SADD et des dispositions du document complémentaire. Ce processus d'approbation ou de désapprobation s'applique notamment aux plans d'urbanisme, aux règlements d'urbanisme et aux résolutions de projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (PPCMOI). La MRC dispose de 120 jours (sauf exception) suivant la transmission du règlement adopté et de la résolution par laquelle il est adopté. La sanction de la Loi modifiant la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme et d'autres dispositions en 2023 a introduit un nouveau mécanisme lié à la concordance du plan et des règlements d'urbanisme au SADD. Sauf exceptions, le conseil de la MRC doit refuser de se prononcer sur la conformité lorsque la municipalité est en défaut d'apporter une modification de concordance à son plan d'urbanisme ou à l'un ou l'autre de ses règlements d'urbanisme. 8.1. CHEMINEMENT D'UNE DEMANDE Le processus d'approbation ou de désapprobation des plans et règlements d'urbanisme est encadré par la LAU. Afin d'assurer un traitement efficace de ces analyses de conformité, la MRC demande également aux municipalités de contacter le service d'aménagement du territoire en amont de l'adoption du projet de règlement. Un tel partage permet, au besoin, d'apporter les correctifs nécessaires au contenu avant même l'adoption du projet de règlement et ainsi de faciliter la suite du processus. Le cheminement d'une analyse de conformité est illustré ci-dessous. En temps normal, l'approbation ou la désapprobation du règlement par le Conseil de la MRC arrive au moins 30 jours après la réception du règlement adopté et de la résolution qui l'accompagne. Les municipalités sont invitées à communiquer avec le service d'aménagement du Politique sur la prise de décision en aménagement du territoire de la MRC de La Côte-de-Beaupré 23 territoire de la MRC advenant le cas où elles possèdent un échéancier particulier d'approbation de leur règlement. 8.2. DOCUMENTATION REQUISE Les municipalités soumettant un projet de règlement pour analyse de conformité doivent fournir la documentation suivante : ➢ Le projet de règlement ou, le cas échéant, le premier projet et le deuxième projet de règlement ; ➢ Le calendrier du processus, incluant les dates de consultations et les dates prévues d'adoption des deuxièmes projets de règlement (le cas échéant) et d'adoption des règlements ; ➢ Le règlement adopté ; ➢ La résolution par laquelle les projets de règlement sont adoptés ainsi que la résolution par laquelle le règlement final est adopté. 8.3. CRITÈRES D'ANALYSE Comme prévu dans la LAU, la MRC base son analyse de conformité sur les objectifs du SADD et sur les dispositions du document complémentaire.