Schéma d'aménagement révisé - MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est, Quebec
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Municipalité régionale de comté de Lac-Saint-Jean-Est
Schéma d9aménagement de remplacement
Règlement numéro 84-2001
Copie certifiée conforme
________________________________
Guy Gagnon, directeur général
et secrétaire-trésorier
LE CONSEIL DE LA MRC DE LAC-SAINT-JEAN-EST
M. Lawrence Potvin, préfet
maire de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
Alma
M. Jean-Maurice Harvey, maire
M. Maurice Maltais, conseiller
M. Michel Néron, conseiller
M. Claude Garneau, conseiller
M. Gérald Scullion, conseiller
L9Ascension
M. Claude Renaud, maire
Desbiens
M. Claude Turcotte, maire
Hébertville
M. Léonard Côté, maire
Hébertville-Station
M. Yves Tremblay, maire
Labrecque
M. Daniel Perron, maire
Lamarche
M. Germain Morel, maire
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix M. Lawrence Potvin, maire
M. Richard Lapointe, conseiller
Saint-Bruno
M. Réjean Bouchard, maire
Saint-Gédéon
M. Michel Simard, maire
Saint-Henri-de-Taillon
M. André Paradis, maire
Saint-Ludger-de-Milot
M. Louise Lamoureux-Jean, maire
Saint-Nazaire
M. Michel Martel, maire
Sainte-Monique
M. Georges Bouchard, maire
M. Guy Gagnon, directeur-général et secrétaire-trésorier
Mme Nathalie Audet, coordonnateure à l9aménagement
Réalisation
Le schéma d9aménagement révisé de la MRC a été réalisé par le service d9aménagement du
territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est.
Le Préfet
M. Lawrence Potvin, maire de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
Le comité d9aménagement
M. Lawrence Potvin, président
maire de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
M. Jean-Maurice Harvey
maire d9Alma
M. Gérald Scullion
conseiller d9Alma
M. André Paradis
maire de Saint-Henri-de-Taillon
M. Léonard Côté
maire d9Hébertville
M. Claude Renaud
maire de L9Ascension
M. Claude Turcotte
maire de Desbiens
Le service d9aménagement du territoire
Mme Nathalie Audet
coordonnateure à l9aménagement, rédaction et
coordination
M. Christian Dallaire
urbaniste et aménagiste, rédaction
Mme Lyne Fleury
cartographe
Mme Sandra Hudon
secrétariat
Avec la participation de M. Guy Gagnon, secrétaire-trésorier de la MRC
Les collaborateurs
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est tient à remercier les secrétaires-trésoriers(ères) et les inspecteurs
en bâtiment des municipalités locales qui ont toujours répondu avec promptitude aux
demandes d9information et aux interrogations qui leur étaient adressées et qui ont fourni leur
expertise sur plusieurs questions. Il en est de même des membres des conseils municipaux, des
comités consultatifs d9urbanisme et des citoyens et organismes qui ont bonifié par leurs
commentaires, lors de soirées d9information, le contenu du SAR. Le comité des inspecteurs
municipaux de la MRC, formé en cours d9année 1999, a également grandement contribué à la
réalisation du SAR.
Il en est de même du personnel permanent du Centre local de développement de Lac-Saint-
Jean-Est (CLD) et de la Société d9aide au développement des collectivités (SADC) avec lesquels
un échange continuel d9informations a été mis sur pied afin d9instaurer un climat de
collaboration.
La MRC tient également à remercier les membres du comité consultatif agricole, formé depuis
l9automne 1995, pour leur disponibilité, le sérieux de leurs interventions et l9expertise apportée
avec intérêt dans un domaine d9intervention spécialisé et en perpétuel changement,
particulièrement en raison du travail accomplit entre la première et la seconde version du PSAR
et entre la seconde version et le schéma d9aménagement révisé.
Il est également important de souligner le travail de collaboration de M. Roger Martel,
coordonnateur à l9aménagement au ministère des Affaires municipales et de la Métropole, qui a
toujours su rendre disponibles ses connaissances et son expertise auprès du personnel du
service d9aménagement de la MRC.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Table des matières
CHAPITRE 1 Présentation de la MRC _____________________________________ 1-1
1.1 Les municipalités ______________________________________________________ 1-1
1.2 Les caractéristiques biophysiques de la MRC ______________________________ 1-1
1.2.1
La géomorphologie ________________________________________________________1-1
1.2.2
L'hydrographie ___________________________________________________________1-4
1.2.3
Le climat ________________________________________________________________1-4
1.3 L'utilisation du sol_____________________________________________________ 1-5
1.3.1
Le milieu forestier_________________________________________________________1-5
1.3.2
Le milieu agricole _________________________________________________________1-6
1.3.3
Les zones marécageuses et les tourbières _______________________________________1-6
1.3.4
Le milieu urbain __________________________________________________________1-7
1.4 Le concept d9organisation spatiale _______________________________________ 1-9
1.5 La cartographie du schéma d'aménagement ______________________________ 1-12
CHAPITRE 2 Situation démographique et socio-économique __________________ 2-1
2.1 Situation démographique _______________________________________________ 2-1
2.1.1
Mise en situation __________________________________________________________2-1
2.1.2
Évolution démographique dans la MRC de Lac-Saint-Jean-Est______________________2-1
2.1.3
Projections démographiques pour la MRC de Lac-Saint-Jean-Est____________________2-3
2.1.4
Les ménages _____________________________________________________________2-7
2.2 Les grands indicateurs de l9activité économique ____________________________ 2-8
CHAPITRE 3 La problématique __________________________________________ 3-1
La problématique générale __________________________________________________ 3-1
3.1 L9agriculture _________________________________________________________ 3-3
3.1.1
La situation de l9agriculture _________________________________________________3-3
3.1.2
L9évolution des principales productions agricoles ________________________________3-4
3.1.2.1 La production laitière ___________________________________________________3-4
3.1.2.2 La production bovine ___________________________________________________3-5
3.1.2.3 La production porcine ___________________________________________________3-5
3.1.2.4 La production ovine ____________________________________________________3-6
3.1.2.5 La production avicole ___________________________________________________3-6
3.1.2.6 La production céréalière et celle des fruits et légumes __________________________3-7
3.1.2.7 La production de bleuets _________________________________________________3-7
3.1.3
Les données biophysiques___________________________________________________3-8
3.1.4
Les données socio-économiques______________________________________________3-9
3.1.5
Les demandes adressées à la Commission de protection du territoire agricole _________3-11
3.1.6
La problématique : une agriculture performante mais parfois déstructurante __________3-14
3.2 La forêt _____________________________________________________________ 3-16
3.2.1
Les fonctions de la forêt ___________________________________________________3-16
3.2.2
La forêt publique_________________________________________________________3-17
3.2.2.1 La situation de la forêt publique avec droits forestiers (sous CAAF)______________3-17
3.2.2.1 La situation de la forêt publique libre de droits forestiers (sans CAAF) ____________3-22
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3.2.2.2 La problématique: vers une foresterie durable _______________________________3-23
3.2.3
La forêt privée ___________________________________________________________3-25
3.2.3.1 La situation __________________________________________________________3-25
3.2.3.2 La problématique de la forêt privée; vers une mise en valeur optimale_____________3-26
3.2.4
La transformation et la mise en marché _______________________________________3-27
3.3 L9industrie___________________________________________________________3-30
3.3.1
La situation _____________________________________________________________3-30
3.3.2
La problématique : favoriser un développement endogène_________________________3-33
3.4 Le milieu urbain ______________________________________________________3-35
3.4.1
La situation _____________________________________________________________3-35
3.4.1.1 La transformation des zones de résidences estivales en zones de résidences
permanentes___________________________________________________________3-36
3.4.1.2 Le développement périurbain ____________________________________________3-37
3.4.1.3 La polarisation exercée par la ville-centre___________________________________3-37
3.4.2
La problématique_________________________________________________________3-39
3.5 Tourisme et récréation_________________________________________________3-42
3.5.1
La situation sur le territoire _________________________________________________3-42
3.5.2
La problématique : offrir un produit touristique intégré __________________________3-43
3.6 La villégiature estivale _________________________________________________3-45
3.6.1
La situation sur le territoire municipalisé ______________________________________3-45
3.6.2
La problématique : des secteurs à réaménager __________________________________3-47
3.7 La villégiature forestière _______________________________________________3-49
3.7.1
La situation sur le territoire non organisé (TNO) ________________________________3-49
3.7.2
La problématique : l9implication de la MRC dans la planification et l9aménagement ____3-49
3.8 L9environnement _____________________________________________________3-50
3.8.1
La situation sur le territoire _________________________________________________3-50
3.8.1.1 La gestion des matières résiduelles ________________________________________3-50
3.8.1.2 Les matériaux secs et les cimetières d'automobiles ____________________________3-52
3.8.1.3 Le traitement des eaux usées _____________________________________________3-52
3.8.1.4 Les zones à contraintes et les prises d'eau de consommation ____________________3-53
3.8.1.5 Les eaux souterraines ___________________________________________________3-53
3.8.1.6 Les gravières et sablières________________________________________________3-54
3.8.2
La problématique_________________________________________________________3-56
3.8.2.1 La gestion intégrée des matières résiduelles _________________________________3-56
3.8.2.2 La conservation de la ressource eau _______________________________________3-56
3.8.2.3 Les cimetières automobiles ______________________________________________3-57
CHAPITRE 4 Les grandes orientations ____________________________________ 4-1
Mise en situation ___________________________________________________________4-1
La révision et le développement régional _______________________________________4-2
Les grands enjeux de la révision ______________________________________________4-2
4.1 L9agriculture__________________________________________________________4-4
4.1.1
L9orientation de développement et d9aménagement en rapport avec l9agriculture________4-4
4.2 L9agroforesterie _______________________________________________________4-7
4.2.1
Les orientations de développement et d9aménagement en rapport avec l9agroforesterie. __4-7
4.3 La forêt _____________________________________________________________4-11
4.3.1
Les orientations de développement et d9aménagement en rapport avec le milieu
forestier ________________________________________________________________4-11
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4.4 Le milieu urbain _____________________________________________________ 4-16
4.4.1
Les orientations de développement et d9aménagement en rapport avec le milieu
urbain _________________________________________________________________4-16
4.5 Le tourisme _________________________________________________________ 4-23
4.5.1
Les orientations générales d9aménagement et de développement en rapport avec
le tourisme______________________________________________________________4-23
4.6 La villégiature estivale ________________________________________________ 4-33
4.6.1
L9orientation générale d9aménagement et de développement ______________________4-33
4.7 L9environnement _____________________________________________________ 4-35
4.7.1
Les orientations d9aménagement et de développement liées à l9environnement ________4-35
4.8 L9industrie ___________________________________________________________ 4-44
4.8.1
Les orientations d9aménagement et de développement en rapport avec l9industrie ______4-44
4.8.2
Orientation d'aménagement et de développement concernant l'industrie extractive _____4-46
Les objectifs poursuivis sont les suivants: __________________________________________4-46
CHAPITRE 5 Les grandes affectations_____________________________________ 5-1
Mise en situation___________________________________________________________ 5-1
5.1 L9affectation agricole __________________________________________________ 5-2
5.1.1 Les caractéristiques __________________________________________________________5-2
5.1.2 La vocation _________________________________________________________________5-2
5.1.3 Les usages compatibles _______________________________________________________5-2
5.1.4 La délimitation ______________________________________________________________5-3
5.2 L'affectation agroforestière _____________________________________________ 5-4
5.2.1
Les caractéristiques________________________________________________________5-4
5.2.2
La vocation ______________________________________________________________5-4
5.2.3
Les usages compatibles_____________________________________________________5-4
5.2.4
La délimitation ___________________________________________________________5-6
5.3 L'affectation forestière _________________________________________________ 5-7
5.3.1
Les caractéristiques________________________________________________________5-7
5.3.2
La vocation ______________________________________________________________5-7
5.3.3
Les usages compatibles_____________________________________________________5-7
5.3.4
La délimitation ___________________________________________________________5-8
5.4 L9affectation industrielle _______________________________________________ 5-9
5.4.1
Les caractéristiques________________________________________________________5-9
5.4.2
La vocation _____________________________________________________________5-10
5.4.3
Les usages compatibles____________________________________________________5-10
5.4.4
La délimitation __________________________________________________________5-10
5.5 L9affectation urbaine _________________________________________________ 5-12
5.5.1
Les caractéristiques_______________________________________________________5-12
5.5.2
La vocation _____________________________________________________________5-12
5.5.3
Les usages compatibles____________________________________________________5-12
5.5.4
La délimitation __________________________________________________________5-12
5.6 L9affectation récréotouristique _________________________________________ 5-13
5.6.1
Les caractéristiques_______________________________________________________5-13
5.6.2
La vocation _____________________________________________________________5-13
5.6.3
Les usages compatibles____________________________________________________5-13
5.6.4
La délimitation __________________________________________________________5-14
5.7 L9affectation de récréation extensive_____________________________________ 5-15
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5.7.1
Les caractéristiques _______________________________________________________5-15
5.7.2
La vocation _____________________________________________________________5-15
5.7.3
Les usages compatibles ____________________________________________________5-15
5.7.4
La délimitation___________________________________________________________5-15
5.8 L9affectation de villégiature estivale______________________________________5-17
5.8.1
Les caractéristiques _______________________________________________________5-17
5.8.2
La vocation _____________________________________________________________5-17
5.8.3
Les usages compatibles ____________________________________________________5-17
5.8.4
La délimitation___________________________________________________________5-18
5.9 L9affectation de villégiature forestière ____________________________________5-19
5.9.1
Les caractéristiques _______________________________________________________5-19
5.9.2
La vocation _____________________________________________________________5-19
5.9.3
Les usages compatibles ____________________________________________________5-19
5.9.4
La délimitation___________________________________________________________5-19
CHAPITRE 6 Les périmètres urbains _____________________________________ 6-1
Mise en situation ___________________________________________________________6-1
6.1 Bref rappel de l9évolution démographique _________________________________6-2
6.2 Les orientations________________________________________________________6-3
6.3 La délimitation des périmètres urbains ____________________________________6-4
6.4 Mesures de mitigation __________________________________________________6-8
Ville d'Alma ______________________________________________________________6-10
Delisle ___________________________________________________________________6-19
Desbiens _________________________________________________________________6-27
Hébertville _______________________________________________________________6-33
Hébertville-Station ________________________________________________________6-39
Labrecque _______________________________________________________________6-45
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix (secteur Lac-à-la-Croix) _________________________6-51
Lamarche ________________________________________________________________6-57
L9Ascension ______________________________________________________________6-61
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix (secteur Métabetchouan) ________________________6-67
Saint-Bruno ______________________________________________________________6-73
Saint-Gédéon _____________________________________________________________6-79
Saint-Henri-de-Taillon _____________________________________________________6-85
Saint-ludger-de-milot ______________________________________________________6-91
Sainte-Monique ___________________________________________________________6-97
Saint-Nazaire ____________________________________________________________6-103
CHAPITRE 7 Les zones de contraintes_____________________________________ 7-1
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Mise en situation___________________________________________________________ 7-1
7.1 Les zones d9inondation _________________________________________________ 7-1
7.1.1
Situation ________________________________________________________________7-1
7.1.2
Problématique ____________________________________________________________7-2
7.1.3
Orientation et principe d9intervention__________________________________________7-2
7.2 Les zones à risques de mouvement de sol __________________________________ 7-6
7.2.1
Situation ________________________________________________________________7-6
7.2.2
Problématique ____________________________________________________________7-6
7.2.3
Orientation et principe d9intervention__________________________________________7-7
7.3 Les zones d9érosion éolienne_____________________________________________ 7-7
7.3.1
Situation ________________________________________________________________7-7
7.3.2
Problématique ____________________________________________________________7-7
7.3.3
Orientation et principe d9intervention__________________________________________7-8
7.4 Les zones d9érosion des berges du lac Saint-Jean __________________________ 7-18
7.4.1
Situation _______________________________________________________________7-18
7.4.2
Problématique ___________________________________________________________7-18
7.4.3
Orientation et principe d9intervention_________________________________________7-19
7.5 Dispositions applicables aux anciennes aires de flottage du bois ______________ 7-20
7.5.1
Dispositions applicables aux travaux de restauration de la rivière Péribonka,
de la rivière Petite Décharge et du lac Saint-Jean lors de l9arrêt du flottage ___________7-20
7.6 Les zones de contraintes anthropiques ___________________________________ 7-21
7.6.1
Les immeubles ou les activités sources de contraintes ____________________________7-21
7.6.1.1 Situation ____________________________________________________________7-21
7.6.1.2 Problématique ________________________________________________________7-22
7.6.1.3 Orientation et principe d9intervention______________________________________7-22
7.6.2
Les lieux d9élimination des déchets __________________________________________7-24
7.6.2.1 Situation ____________________________________________________________7-24
7.6.2.2 Problématique ________________________________________________________7-24
7.6.2.3 Orientation et principe d9intervention______________________________________7-24
CHAPITRE 8 Les territoires et les sites d9intérêts historique, culturel,
esthétique et écologique _____________________________________ 8-1
Mise en situation___________________________________________________________ 8-1
8.1 Les territoires et les sites d9intérêts historique et patrimonial _________________ 8-1
8.1.1
Situation et identification ___________________________________________________8-1
8.1.1.1 La poudrière de Desbiens ________________________________________________8-2
8.1.1.2 La gare d9Hébertville-Station _____________________________________________8-2
8.1.1.3 Le moulin Vézina et la chapelle ___________________________________________8-3
8.1.1.4 Les sites archéologiques _________________________________________________8-3
8.1.2
Problématique ____________________________________________________________8-3
8.1.3
Orientation et principe d9intervention__________________________________________8-3
8.2 Les territoires et les sites d'intérêt culturel_________________________________ 8-4
8.2.1
Situation et identification ___________________________________________________8-4
8.2.1.1 Les églises, presbytères et places de l9église__________________________________8-5
8.2.1.2 Le Centre d9histoire et d9archéologie de la Métabetchouane _____________________8-5
8.2.1.3 Le Centre d'Interprétation de l'agriculture et de la ruralité _______________________8-5
8.2.1.4 Le Camp musical du Lac-Saint-Jean________________________________________8-6
8.2.1.5 Le cSur institutionnel de la ville d9Alma ____________________________________8-6
8.2.2
Problématique ____________________________________________________________8-7
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8.2.3
Orientation et principes d'intervention _________________________________________8-7
8.3 Les territoires et les sites d9intérêt esthétique _______________________________8-7
8.3.1
Situation et identification ___________________________________________________8-7
8.3.1.1 Les quartiers Riverbend et Isle-Maligne à Alma_______________________________8-8
8.3.1.2 Le centre-ville de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix _____________________________8-8
8.3.1.3 Les perspectives visuelles ________________________________________________8-9
8.3.1.4 Les corridors boisés et les corridors visuels _________________________________8-10
8.3.2
Problématique ___________________________________________________________8-11
8.3.3
Orientations et principes d9intervention _______________________________________8-11
8.4 Les territoires et les sites d9intérêt écologique______________________________8-13
8.4.1
Situation et identification __________________________________________________8-13
8.4.1.1 Les boisés d9intérêt_____________________________________________________8-13
8.4.1.2 Les marais littoraux ____________________________________________________8-14
8.4.1.3 Autres sites d9intérêt au plan écologique ____________________________________8-14
8.4.1.4 Le milieu insulaire _____________________________________________________8-17
8.4.2
Problématique ___________________________________________________________8-17
8.4.3
Orientations et principes d9intervention _______________________________________8-18
CHAPITRE 9 Les infrastructures et équipements importants sur le territoire _____ 9-1
Mise en situation ___________________________________________________________9-1
9.1 Les équipements et infrastructures importants______________________________9-1
9.1.1
Les équipements et infrastructures d9éducation __________________________________9-1
9.1.1.1 Problématique _________________________________________________________9-1
9.1.1.2 Orientation et principes d9intervention ______________________________________9-2
9.1.1.3 Identification __________________________________________________________9-3
9.1.2
Les équipements et infrastructures culturels _____________________________________9-3
9.1.2.1 Problématique__________________________________________________________9-3
9.1.2.2 Orientation et principes d9intervention ______________________________________9-4
9.1.2.3 Identification __________________________________________________________9-5
9.1.3
Les équipements et infrastructures récréotouristiques et de loisirs____________________9-6
9.1.3.1 Problématique__________________________________________________________9-6
9.1.3.2 Orientation et principes d9intervention ______________________________________9-6
9.1.3.3 Identification __________________________________________________________9-7
9.1.4
Les équipements et infrastructures d9utilité municipale ____________________________9-8
9.1.4.1 Problématique _________________________________________________________9-8
9.1.4.2 Orientation et principes d9intervention ______________________________________9-8
9.1.4.3 Identification __________________________________________________________9-9
9.1.5
Les équipements et infrastructures de services publics_____________________________9-9
9.1.5.1 Problématique _________________________________________________________9-9
9.1.5.2 Orientation et principes d9intervention ______________________________________9-9
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9.1.5.3 Identification _________________________________________________________9-10
9.1.6
Les équipements et infrastructures de santé ____________________________________9-11
9.1.6.1 Problématique ________________________________________________________9-11
9.1.6.2 Orientation et principes d9intervention _____________________________________9-11
9.1.6.3 Identification _________________________________________________________9-12
9.1.7
Les équipements et infrastructures commerciaux________________________________9-12
9.1.7.1 Problématique ________________________________________________________9-12
9.1.7.2 Orientation et principes d9intervention _____________________________________9-13
9.1.7.3 Identification _________________________________________________________9-13
9.1.8
Les équipements et infrastructures ferroviaires et aériens _________________________9-13
9.1.8.1 Problématique ________________________________________________________9-13
9.1.8.2 Orientation et principes d9intervention _____________________________________9-14
9.1.8.3 Identification _________________________________________________________9-14
9.1.9
Les prises d9eau de consommation ___________________________________________9-14
9.1.9.1 Problématique_________________________________________________________9-14
9.1.9.2 Orientation et principe d9intervention______________________________________9-15
9.1.9.3 Identification _________________________________________________________9-16
9.2 Les équipements et infrastructures à être mis en place par le gouvernement
et ses mandataires ____________________________________________________ 9-17
CHAPITRE 10 Les réseaux majeurs _____________________________________ 10-1
Mise en situation__________________________________________________________ 10-1
10.1
Le réseau d9électricité_______________________________________________ 10-1
10.1.1
La situation_____________________________________________________________10-1
10.1.2
La problématique ________________________________________________________10-2
10.1.3
Orientations et principes d9intervention_______________________________________10-2
10.2
Le réseau de gaz ___________________________________________________ 10-3
10.2.1
La situation_____________________________________________________________10-3
10.2.2
La problématique ________________________________________________________10-4
10.2.3
Orientation et principes d9intervention _______________________________________10-4
10.3
Les réseaux de télécommunication et de câblodistribution_________________ 10-4
10.3.1
La situation_____________________________________________________________10-4
10.3.2
La problématique ________________________________________________________10-5
10.3.3
Orientations et principes d9intervention_______________________________________10-5
CHAPITRE 11 L'organisation du transport sur le territoire de la MRC _________ 11-1
Mise en situation__________________________________________________________ 11-1
11.1
L9organisation du transport sur le territoire de la MRC __________________ 11-1
11.1.1
Les caractéristiques des infrastructures _______________________________________11-2
11.1.1.1
Le réseau routier ____________________________________________________11-2
11.1.1.2
La traversée des agglomérations ________________________________________11-5
11.1.1.3
Le réseau de camionnage______________________________________________11-6
11.1.1.4
Le réseau ferroviaire ________________________________________________11-10
11.1.1.5
Le réseau cyclable régional ___________________________________________11-11
11.1.1.6
Le réseau de sentiers de motoneiges ____________________________________11-12
11.1.1.7
Le réseau de transport en commun et de transport adapté____________________11-15
11.1.1.8
Le transport scolaire ________________________________________________11-17
11.1.1.9
Le réseau de transport dans les territoires non organisés (TNO) ______________11-19
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11.1.1.10
Le réseau de transport aérien __________________________________________11-19
11.1.2
Les projets d9amélioration ou de développement d9infrastructures et d9équipements
de transport ____________________________________________________________11-20
11.1.2.1
Le parachèvement de l'autoroute Alma- La Baie___________________________11-21
11.1.2.2
L9amélioration des collecteurs routiers __________________________________11-21
11.1.2.3
L9amélioration de la route 169 dans la réserve faunique des Laurentides________11-22
11.1.2.4
L9aménagement de la route de la Grande-Ligne ___________________________11-23
11.1.2.5
Le parachèvement du circuit cyclable « Tour du lac Saint-Jean » _____________11-23
11.1.2.6
Les travaux majeurs d9amélioration dans la ville-centre de la MRC____________11-25
11.1.2.7
Les autres travaux d9amélioration sur le territoire__________________________11-26
11.1.2.8
L9amélioration du transport en commun, du transport scolaire et du
transport adapté ____________________________________________________11-27
11.1.2.9
La correction des sites à risque élevé d9accidents routiers ___________________11-28
11.1.2.10
Le développement du transport intermodal _______________________________11-33
11.1.2.11
Le développement d9une zone aéroportuaire à Alma _______________________11-33
11.1.3
La gestion des corridors routiers ____________________________________________11-34
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Liste des tableaux
Tableau no 1
Évolution démographique sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est entre 1961
et 1996________________________________________________________________2-2
Tableau no 2
Évolution des cohortes d'âge de la MRC Lac-Saint-Jean-Est entre 1971 et 1996 ____2-3
Tableau no 3
Taux migratoires sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est entre 1971
et 1996________________________________________________________________2-4
Tableau no 4
Projections démographiques pour le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est ___2-5
Tableau no 5
Projection des ménages pour la MRC de Lac-Saint-Jean-Est ___________________2-7
Tableau no 6
Taux de chômage, taux d9activité et rapport emploi/population__________________2-8
Tableau no 7
Répartition de l9emploi par secteurs d9activité économique _____________________2-9
Tableau no 8
Population adulte selon le niveau de scolarité en 1996________________________2-10
Tableau no 9
Répartition de la population selon le revenu des ménages en 1996 ______________2-11
Tableau no 10
Superficies productives et nombre d9exploitations agricoles s9y consacrant entre
1987 et 1997 sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est. _________________3-9
Tableau no 11
Évolution du nombre de fermes sur le territoire de la MRC de
Lac-Saint-Jean-Est entre 1985 et 1995. _____________________________________3-9
Tableau no 12
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type
d'utilisation. __________________________________________________________3-13
Tableau no 12B
Tenure et superficie de la forêt sur le territoire de la MRC __________________3-17
Tableau no 13
Comparaisons de différents procédés de récolte. ____________________________3-19
Tableau no 14
Nom des bénéficiaires de CAAF qui s9approvisionnent dans les forêts publiques
des aires communes situées sur le territoire de la MRC. _______________________3-20
Tableau no 15
Nom des bénéficiaires de CAAF dont l9usine est située sur le territoire
de la MRC. ___________________________________________________________3-29
Tableau no 16
Portrait des usines dépendantes de la matière ligneuse présentes sur le territoire
de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est. ________________________________________3-30
Tableau no 17
Modification des périmètres urbains de la MRC ______________________________6-7
Tableau no 18
Les zones d9érosion éolienne _____________________________________________7-8
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Tableau no 19
Les sources de contraintes anthropiques sur le territoire de la MRC de
Lac-Saint-Jean-Est_____________________________________________________7-23
Tableau no 20
Classification des dépotoirs ______________________________________________7-25
Tableau no 21
Les territoires et les sites d'intérêt culturel ___________________________________8-6
Tableau no 22
Les sites d9intérêt esthétique ______________________________________________8-9
Tableau no 23
Les corridors routiers retenus comme corridors boisés ________________________8-10
Tableau no 23 A
Les corridors routiers retenus comme corridors visuels _____________________8-11
Tableau no 24
Les sites d9intérêt écologique_____________________________________________8-15
Tableau no 25
Les équipements et infrastructures d9éducation_______________________________9-3
Tableau no 26
Les équipements et infrastructures culturels _________________________________9-5
Tableau no 27
Les équipements et infrastructures récréotouristiques et de loisirs________________9-7
Tableau no 28
Les équipements et infrastructures d'utilité municipale ________________________9-9
Tableau no 29
Les équipements et infrastructures de services publics ________________________9-10
Tableau no 30
Les équipements et infrastructures de santé_________________________________9-12
Tableau no 31
Les équipements et infrastructures commerciaux ____________________________9-13
Tableau no 32
Les équipements et infrastructures ferroviaires et aériens _____________________9-14
Tableau no 33
Les prises d9eau de consommation ________________________________________9-16
Tableau no 34
Infrastructures routières majeures présentes sur le territoire de la MRC _________11-2
Tableau no 35
Répartition directionnelle des types de chargements des camions _______________11-9
Tableau no36
Les itinéraires en opération sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est ___11-16
Tableau no 37 La clientèle du transport adapté __________________________________________11-17
Tableau no 38 Situation financière de la Commission scolaire Lac-Saint-Jean ________________11-18
Tableau no 39 Interventions sur les collecteurs routiers ___________________________________11-22
Tableau no 40
Sites potentiellement dangereux sur le territoire de la MRC de
Lac-Saint-Jean-Est (1991-1993) _________________________________________11-29
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
LISTE DES CARTES
Carte no 1
Situation géographique
1-2
Carte no 2
Utilisation du sol
1-7
Carte no 3
Infrastructures et équipements de transport
11-3
Carte no 4
Débit journalier de circulation et de camions
11-7
Carte no 5
Sentiers provinciaux et régionaux de motoneiges
11-13
Périmètres d'urbanisation (chapitre 6)
6-1
Ville d'Alma
6-2A
Delisle - village
6-2B
Delisle - quartier
6-3
Desbiens
6-4
Hébertville
6-5
Hébertville-Station
6-6
Labrecque
6-7
Lac-à-la-Croix
6-8
Lamarche
6-9
L9Ascension
6-10
Métabetchouan
6-11
Saint-Bruno
6-12
Saint-Gédéon
6-13
Saint-Henri-de-Taillon
6-14
Saint-Ludger-de-Milot
6-15
Sainte-Monique
6-16
Saint-Nazaire
Les zones de contraintes (chapitre 7)
Zones d'inondation
7-1
Belle-Rivière
7-2
Rivière des Aulnaies
Zones à risques de mouvement de sol et d'érosion éolienne
7-3
Rivière à Marc et le lac Saint-Jean
7-4
Rivière Couchepaganiche
7-5
Belle-Rivière
7-6
Rivière Bédard
7-7
Ruisseau Gervais
7-8
Rivière Mistouk
7-9
Ruisseaux aux Chicots et aux Harts
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
7-10
Lac Vert
7-11
Rivière Péribonka
Territoires d9intérêt écologique - habitats fauniques (chapitre 8)
8-1
Grande Décharge, Delisle
8-2
Lac Vert, Hébertville
8-3
Lac Labrecque, Labrecque
8-4
Delisle
8-5
Grand Marais, Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
8-6
Marais le Rigolet, Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
8-7
Pointe-Taillon, Sainte-Monique
8-8
Petit Marais, Saint-Gédéon
8-9
Rivière Métabetchouan, TNO
8-10
Lac-à-la-Carpe, TNO
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
ANNEXES
Annexe 1
Système d'information à référence spatiale
Annexe 2
Demandes à la Commission de protection du territoire agricole par
municipalité
Annexe 3
Sites archéologiques
Annexe 4
Guide des bonnes pratiques agricoles
Planche 1A
Schéma d'aménagement, grandes affectations du sol, périmètres
d'urbanisation. Territoire municipalisé, 1 : 70 000
Planche 1B
Schéma d'aménagement, grandes affectations du sol. Territoire non
organisé, 1 : 50 000
Planche 1C
Schéma d'aménagement, grandes affectations du sol, bordure du lac
Saint-Jean. Territoire municipalisé, 1 : 20 000
Planche 1D
Schéma d'aménagement, Périmètres urbains - Distance d9application de
la dérogation, 1 : 70 000
Planche 2A
Schéma d'aménagement, équipements et infrastructures, zones à
contraintes, 1 : 70 000
Planche 2B
Schéma d'aménagement, les territoires d'intérêts culturel, historique,
esthétique et écologique, 1 : 70 000
Schéma d9aménagement révisé
1-1
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
1.1
Les municipalités
La municipalité régionale de comté (MRC) de Lac-Saint-Jean-Est a succédé à la
corporation de comté de Lac-Saint-Jean-Est le 1er janvier 1982. Quinze municipalités la
composent, totalisant 52 401 habitants en 19961:
" Alma, 26 127 habitants
" L9Ascension, 1 867 habitants
" Delisle, 4 256 habitants
" Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
4 487 habitants
" Desbiens, 1 202 habitants
" Saint-Bruno, 2 422 habitants
" Hébertville, 2 438 habitants
" Sainte-Monique, 954 habitants
" Hébertville-Station, 1 393 habitants
" Saint-Gédéon, 1 877 habitants
" Labrecque, 1 224 habitants
" Saint-Henri-de-Taillon, 743 habitants
" Lamarche, 564 habitants
" Saint-Ludger-de-Milot, 752 habitants
" Saint-Nazaire, 2 095 habitants
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est (carte no 1) occupe une superficie de 2 709 kilomètres
carrés, dont près de 1 000 kilomètres carrés de territoires non organisés (TNO). La MRC est
située au sud sud-est du lac Saint-Jean et occupe près de 50% des berges de celui-ci. Elle
est située au cSur de la région du Saguenay 3 Lac-Saint-Jean.
1.2
Les caractéristiques biophysiques de la MRC
1.2.1 La géomorphologie
Comme l'indique son nom, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est
occupe la partie est du lac Saint-Jean sise entre les rivières
Métabetchouane et Péribonka. L'ensemble de son territoire
peut être divisé en deux entités : les hautes terres et les
basses terres.
Les hautes terres sont constituées du massif Laurentien
formant la frontière sud du territoire et des contreforts qui
bordent le nord et le sud de la MRC. Le massif Laurentien, ou
plateau Laurentien, est caractérisé par sa surface inégale
dont l9altitude peut varier de façon importante. On y
retrouve des collines arrondies dont les pentes sont
recouvertes de débris morainiques et d9une végétation
constituée principalement de conifères. Les affleurements
rocheux sont nombreux mais le plus souvent recouverts de
minces tills.
1 Statistique Canada, recensement de 1996.
CHAPITRE 1
PRÉSENTATION DE LA MRC
Till
Dépôt d9origine glaciaire,
non stratifié et
généralement composé de
sable et gravier.
Moraine (morainique)
Forme géomorphologique
formée à la périphérie d9un
glacier mobile et
généralement composée de
tills et de matières diverses.
0
5
10
Kilomètre
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Service de l'aménagement
SAR
!
CARTE N° 1
Situation géographique
St-Ludger-de-Milot
Lamarche
Labrecque
St-Nazaire
St-Henri-de-Taillon
Delisle
L'Ascension
Ste-Monique
Hébertville
Hébertville-Station
St-Bruno
Alma
Métabetchouan -
Lac-à-la-Croix
Desbiens
St-Gédéon
Lac Saint-Jean
Décharge
Grande
Schéma d9aménagement révisé
1-3
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Les basses terres sont, quant à elles, constituées de la plaine
argileuse et du majestueux lac Saint-Jean. L9altitude y est inférieure
à 197 mètres et le lac lui-même se situe à quelque 103 mètres au-
dessus du niveau de la mer.
La régularité de la plaine est interrompue par les vallées des
rivières et par quelques massifs rocheux et collines sablonneuses.
Depuis la formation des terrasses, découlant du retrait de la mer
de Laflamme, les cours d9eau ont modelé de façon très nette le
paysage. Il n9est pas rare de rencontrer dans les dépôts
alluvionnaires des ravins de 30 et même 60 mètres.
1.2.2 L'hydrographie
Le réseau hydrographique de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est comprend plusieurs cours
d'eau et lacs d'importance: le lac Saint-Jean; le lac Vert; le lac Tchitogama; le lac
Labrecque; la rivière Péribonka; la Belle-Rivière; la rivière Métabetchouane; la Petite
Décharge et la Grande Décharge. Ceux-ci, en plus de façonner les paysages, ont été à
l'origine de l'occupation du sol sur notre territoire (route des fourrures) et de sa mise en
valeur récréative et industrielle (potentiel hydroélectrique, drave sur les rivières Péribonka
et Petite Décharge).
Le fait que plusieurs petits cours d'eau serpentent une plaine argileuse fait en sorte que
plusieurs secteurs sont aux prises avec des problèmes d'érosion sévère et même de
glissements de sols.
Ces nombreux lacs et rivières ont également entraîné une utilisation récréative intense de
tous ces secteurs. On y retrouve une multitude d'activités récréatives et d'équipements
liés au récréotourisme. Ceux-ci ont amené une transformation significative de ces
secteurs, à cause de l'arrivée de touristes de passage et de villégiateurs qui s'y installent
de plus en plus sur une base permanente.
De plus, les berges du lac Saint-Jean renferment plusieurs habitats humides dont les plus
populaires sont sans contredit le Petit-Marais de Saint-Gédéon, le Grand-Marais de
Métabetchouan, le marais le Rigolet, les marais Saint-George ainsi que ceux situés à
même le parc de conservation de la Pointe-Taillon. Ce potentiel à la fois faunique et
récréatif a fait l'objet, au cours des dernières années, d'une protection et d'une mise en
valeur à des fins récréatives et éducatives.
1.2.3 Le climat
L9ensemble de la MRC, tout comme le reste de la région, est sous l'influence du climat
continental. Une des caractéristiques de ce climat est, certes, ses brusques changements
Dépôts
alluvionnaires
Dépôts (sable,
gravier, argile, etc)
laissés sur place par
le passage d9un
cours d9eau. Dans le
cas présent, par la
mer de Laflamme.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
1-4
de température et l9important écart enregistré entre les moyennes saisonnières. La
température annuelle moyenne est de 2,3 degrés Celcius.
La saison de végétation est plus courte que le reste de la province avec des gelées
automnales arrivant dès la mi-septembre et des gelées printanières se poursuivant
jusqu9à la mi-mai. La période sans gel varie de 100 à 125 jours, alors qu9elle se situe entre
125 et 150 jours dans la région de Montréal.
Le climat du lac Saint-Jean, incluant la MRC, se distingue de celui du Saguenay, puisque
la présence d'une telle masse d'eau a des incidences climatiques évidentes. Il en résulte,
entre autres, des températures légèrement plus fraîches au printemps et légèrement plus
douces à l'automne.
1.3
L'utilisation du sol
Cette partie du premier chapitre vise à présenter sommairement les grandes utilisations
actuelles du sol sur le territoire de la MRC. D'ailleurs, grâce à son système à référence
spatiale, cette information est disponible sur support informatique (voir annexe 1).
La carte no 2 illustre l'occupation de trois grands espaces: le milieu forestier; le milieu
agricole ainsi que le milieu urbain.
1.3.1 Le milieu forestier
Le couvert forestier occupe environ 55% du territoire municipalisé de la MRC. Il est
constitué majoritairement de forêts privées (656 km2 sur un total de 1 204 km2 de terrains
de tenure privée) dont les peuplements forestiers sont relativement jeunes (47% des
peuplements font partie de la classe d9âge de 50 ans et 22% se retrouvent dans la classe
d9âge de 30 ans). Les forêts privées sont surtout constituées de peuplements forestiers
mélangés (47%) tandis que ceux feuillus et résineux occupent respectivement 25% et
18,5% du territoire. Les autres forêts privées sont composées de brûlis, de coupes totales,
de friches et de plantations.
Pour ce qui est de la forêt publique située en territoire municipal, deux éléments la
composent :
1. le territoire public intermunicipal libre de droits forestiers représente environ 285
km2 de terres presque exclusivement boisées. Son état est semblable à celui de la
forêt privée pour ce qui est de l9âge et de la composition. Cependant, il est
beaucoup moins morcelé et hétérogène;
2. 195 km2 de territoire forestier public intermunicipal avec droits forestiers (CAAF)
complètent cette forêt publique située en territoire municipalisé.
Quant au territoire non organisé situé à l9extérieur des limites municipales (TNO), il
représente environ 1 025 km2 de forêt publique faisant l9objet de contrats
Schéma d9aménagement révisé
1-5
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
d9aménagement et d9approvisionnement forestier entre le gouvernement du Québec et
les compagnies forestières. Contrairement aux forêts intramunicipales qui sont très jeunes
et hétérogènes, la forêt publique hors limites municipales est majoritairement composée
de peuplements matures et surannés principalement formés d'épinettes noires.
À l9intérieur des forêts privées et publiques situées sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-
Jean-Est, nous retrouvons des peuplements de grande valeur dont certains sont protégés
par le biais du schéma d9aménagement. Il s9agit d9érablières et d9ormaies dans
lesquelles on retrouve des feuillus nobles comme les chênes rouges.
1.3.2 Le milieu agricole
Dans la MRC, 40% du territoire municipalisé est occupé par l'agriculture. Il s'agit, certes,
de l'un des milieux agricoles les plus actifs de la région. Cette remarque vaut toutefois
pour le secteur sud de la MRC où une topographie relativement plane et la qualité des
sols de cette plaine argileuse ont permis de voir se développer et se consolider une
agriculture prospère.
À elle seule, la plaine d'Hébertville, regroupant les municipalités de Saint-Bruno,
d'Hébertville, d'Hébertville-Station, de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et de Saint-
Gédéon, constitue un des meilleurs territoires agricoles de la région. D'ailleurs, l'intensité,
la mise en valeur et la productivité de ce secteur ont permis le développement d'une
agriculture hautement productive concentrée majoritairement sur la production laitière:
80% des fermes laitières étant localisées dans le secteur sud de la MRC.
Exception faite de la municipalité de Delisle, où l'agriculture se compare à celle
pratiquée dans le secteur sud, la culture de la terre a pris des formes moins traditionnelles
d'exploitation dans le secteur situé au nord de la Grande Décharge. Ce phénomène
découle d'une qualité des sols nettement inférieure à celle de la plaine argileuse du
secteur sud. Ainsi, la production bovine se concentre pour l'essentiel (70%) dans le secteur
nord, combinée à l'exploitation et la mise en valeur du bleuet à Saint-Ludger-de-Milot,
L9Ascension, Lamarche et Labrecque. De même, certains types d'élevage non
traditionnels sont observables, ici et là, sur cette partie du territoire (cerf rouge, sanglier,
wapiti, bison et culture d'arbres de Noël, etc.).
1.3.3 Les zones marécageuses et les tourbières
Sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, d9importantes superficies de territoire
sont constituées de zones marécageuses et de tourbières. La majorité de ces zones sont
localisées à l9intérieur des municipalités de la couronne nord de la MRC: Saint-Ludger-de-
Milot, L9Ascension et Labrecque. En tout, ce sont quelque 117 km2 de terre qui sont
constitués de sols tourbeux ou marécageux.
L9épaisseur de la tourbe est suffisamment importante par endroit pour permettre une
exploitation industrielle prospère. La qualité de la tourbe permet de générer des revenus
importants et de créer plusieurs emplois. L9usine de la Johnson et Johnson à Desbiens en
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
1-6
est un bel exemple, bien que celle-ci soit menacée de fermeture pour des raisons
économiques de concurrence inter-entreprise.
1.3.4 Le milieu urbain
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est compte quinze périmètres urbains où sont regroupés la
majorité des résidences, des commerces et des industries. L'espace résidentiel occupe la
majorité de ces espaces construits. Saint-Bruno et la Ville d'Alma consacrent une partie
notable de leur périmètre urbain à la fonction industrielle.
Les zones de villégiature occupent une importante portion des berges du lac Saint-Jean
et des grands lacs situés sur le territoire. On dénombre quelque 3 500 résidences de
villégiature sur le territoire de la MRC qui, dans le cas des municipalités de Saint-Henri-de-
Taillon et Labrecque, constituent des concentrations résidentielles plus importantes que
celles comprises dans les périmètres urbains. Pour ce qui est de la municipalité de Saint-
Gédéon, la population riveraine est équivalente à la population vivant à l'intérieur du
périmètre urbain, et ce, en saison hivernale. La municipalité voit facilement sa population
doubler pendant la période estivale.
Il existe également un phénomène d'urbanisation des rangs. Celui-ci est surtout présent
dans les municipalités de Delisle (rang Saint-Michel), de Saint-Nazaire (rang 3), de Saint-
Gédéon (rang des Îles) et dans la ville d'Alma (rangs Scott et Mélançon).
Il faut ajouter que la MRC est centrée sur un pôle urbain: Alma, qui regroupe la majorité
des institutions et équipements régionaux. Elle constitue le pôle commercial et industriel
desservant l'ensemble du territoire de la MRC, auquel s'ajoutent les deux pôles de
services secondaires de la MRC: Ville de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et Delisle. Ces
municipalités accueillent des services complémentaires et constituent des points de
service importants pour les populations locales situées dans leur périphérie immédiate. De
même, plusieurs municipalités locales ont un rayonnement régional ou local,
dépendamment de leur importance et des équipements éducatifs, culturels ou récréatifs
qu9on retrouvent sur leur territoire respectif.
7
6
8
3
4
5
7
1
0
5
10
Kilomètre
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
CARTE N° 2
Utilisation du sol
Bleuetière
Agricole
Forestière
Tourbière
Lac Saint-Jean
Rivière
Péribonka
Territoire non organisé
Récréation
Milieu urbain
Territoire municipalisé
Saint-Ludger-de-Milot
Lamarche
Labrecque
L'Ascension
Sainte-Monique
Saint-Henri-de-Taillon
Delisle
Saint-Nazaire
Alma
Saint-Gédéon
Saint-Bruno
Hébertville-Station
Hébertville
Métabetchouan -
Lac-à-la-Croix
Desbiens
Grande Décharge
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
1-8
1.4
Le concept d9organisation spatiale
Le concept d9organisation spatiale représente la vision régionale quant à la manière de
structurer l9aménagement du territoire au niveau de la MRC. Prenant appui sur les
équipements et infrastructures déjà en place ainsi que sur la vocation des différentes
parties du territoire, ce concept d9organisation spatiale favorisera une répartition
adéquate et efficace des axes de développement sur l9ensemble du territoire de la MRC
de Lac-Saint-Jean-Est.
Afin de permettre une meilleure compréhension du schéma d9aménagement et, par
conséquent, favoriser la concertation de la population et celle de l9ensemble des
acteurs concernés, la MRC a convenu d9inclure à son PSAR II un tel concept.
Celui-ci permet une visualisation des pôles d9activités (principal, secondaire et autres), de
leurs rôles respectifs dans le développement local et régional, et des liens qui existent
entre eux (routes, voies ferrées, pistes cyclables, parcs régionaux ou provinciaux, etc.).
On y découvre aussi les principales vocations du territoire ainsi que les pôles d9activités
de la MRC. Ce concept permet de comprendre les grandes tendances du
développement de la MRC de façon à ce que le lecteur puisse saisir les liens entre ce
concept et les orientations d9aménagement et de développement préconisées par la
MRC et l9ensemble des municipalités locales. Ceci afin de permettre une intégration et
une complémentarité des perspectives de développement de la MRC.
Les vocations attribuées à chacune des municipalité renvoient à des territoires où l9on
observe une pratique intensive et prédominante d9activités reliées à la catégorie
mentionnée. On y observe soit une concentration d9entreprises ou de sites naturels ou
encore, le milieu naturel présente des conditions propices à ces activités, comme par
exemple en agriculture.
Les vocations agricole, forestière, touristique et de services sont dans la majorité des cas,
assez
facilement
délimitable
par
secteur
géographique.
Toutefois
les
limites
administratives des municipalités ne correspondent pas, dans tous les cas, aux vocations
observables. C9est pourquoi la MRC a utilisé des pictogrammes pour bien faire saisir qu9il
s9agit de vocations dominante et secondaire.
L9ensemble de ces vocations et leurs interrelations avec les infrastructures routières et
récréatives ont permis de définir un concept d9organisation spatiale pour le territoire de
la MRC. La carte de la page suivante présente celui-ci.
De grands éléments s9en dégagent: d9abord Ville d9Alma représente le cSur de la MRC
avec l9ensemble de ses activités commerciale, industrielle et culturelle; Ville de
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et Delisle représentent les deux pôles secondaires de la
MRC et leur rayonnement intermunicipal a une influence sur les deux secteurs de la MRC;
le secteur nord et le secteur sud.
La vocation récréative du lac Saint-Jean est manifeste avec la panoplie de campings,
auberges, marinas, rampes de mise à l9eau, îles publiques et résidences de villégiature
qu9on y trouve. Ceux-ci devront s9articuler autour d9une mise en valeur éclatée de
Schéma d9aménagement révisé
1-9
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
l9ensemble de ces éléments. Le corridor de la rivière Péribonka, pour sa part, est en
pleine effervescence avec l9arrêt du flottage du bois, et une planification est en cours
afin de rattacher ce corridor à la notion de parc récréatif éclaté ayant pour point de
départ le lac Saint-Jean. Évidemment ces corridors sont accompagnés de circuits
maritimes d9importance pour la navigation de plaisance, d9un circuit cyclable
d9envergure en cours de finalisation et d9un réseau routier qui longe les équipements et
infrastructures d9importance. Les artères de ce réseau routier constitue d9ailleurs les
principales portes d9entrées de la MRC et la Réserve faunique des Laurentides constitue
le principal accès pour les touristes et autres utilisateurs.
Au niveau industriel, la répartition aléatoire des entreprises sur le territoire de la MRC
empêche de nommément leur attribuer une vocation spécifiquement industrielle.
D9autant que l9implantation des industries de moyenne et de grande importance, est
souvent liée aux ressources présentes dans ces municipalités. Prenons le cas de l9Alcan à
Alma et celles des compagnies forestières à l9Ascension, Saint-Ludger-de-Milot, Sainte-
Monique, Alma et Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.
Le PSAR II est articulé de façon à maintenir et exploiter un équilibre entre les différentes
vocations qu9on observe sur le territoire, et il devra tenter de limiter les conflits d9usage.
L9organisation, l9aménagement et le développement du territoire trouvent ici leur sens et
devront permettre une mise en valeur et une exploitation des ressources du milieu
maximale, intégrée et complémentaire afin d9en assurer un développement durable et
harmonieux.
Lac Saint-Jean
!
!
!
!
!
!
!
"
"
!
!
!
!
!
!
!
!
"
!
!
!
!
!
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"
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!
"
"
!
Hébertville
Hébertville-Station
Desbiens
Métabetchouan -
Lac-à-la-Croix
Saint-Gédéon
Saint-Bruno
Alma
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Nazaire
Delisle
Sainte-Monique
L'Ascension
Labrecque
Lamarche
Saint-Ludger-
de-Milot
Échelle: 1: 250 000
M R C d e
M R C d e
L a c - S a i n t - J e a n - E s t
L a c - S a i n t - J e a n - E s t
!
Principale
Secondaire
Vocation:
services
agricole
forêt
récréation
Pôle de services principal
à rayonnement régional
Pôle de services secondaire
à rayonnement intermunicipal
Pôle de services local à
rayonnement intermunicipal
Pôle de services local
à rayonnement local
Voie majeure de transit
Collecteur régional
Circuit cyclable
"Tour du Lac St-Jean"
Circuit cyclable projeté
( lien avec le Saguenay )
Circuit maritime
Corridor récréotouristique
Pôle industriel
Pôle récréatif à
rayonnement intermunicipal
Pôle récréatif majeur
à rayonnement régional
"
!
Concept d'organisation spatiale
Légende
Réalisation:
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
!
!
Porte d'entrée
Rivière Saguenay
Décharge
Grande
Décharge
Petite
Rivière
Péribonka
Circuit cyclable projeté
( lien inter-municipal
avec le secteur Nord )
!
Schéma d9aménagement révisé
1-11
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
1.5
La cartographie du schéma d'aménagement
Trois séries de planches illustrent les composantes du schéma d'aménagement.
La première illustre les principaux éléments de ce schéma d'aménagement (grandes
affectations, périmètres d'urbanisation, réseau routier, etc.) aux échelles 1:70 000 pour le
territoire municipalisé (1 feuillet) et 1:50 000 pour le territoire non organisé.
La deuxième représente un éclatement à plus grande échelle (1:20 000) d'aires situées en
périphérie immédiate du lac Saint-Jean et de la Grande Décharge et permet d'illustrer
de façon plus détaillée la planification de ce secteur.
Une troisième série, à l9échelle 1 : 70 000, exprime l'ensemble des éléments de la
planification plus sectoriels comme les éléments de contraintes à l'aménagement (zones
d'inondation, de mouvement et de glissement de sol, d'érosion fluviale, d'érosion
éolienne, etc.), les équipements et les infrastructures, les territoires d'intérêts culturel,
historique, écologique et esthétique, de même que les aires pour lesquelles des
dispositions spécifiques sont prévues au document complémentaire (corridors boisés,
stabilisation des berges, cours d'eau sous protection, etc.).
Insérées à même le document principal du schéma d'aménagement, une série de cartes
à plus grande échelle (périmètres urbains, zones à contraintes) permettent une meilleure
précision. En cas d'incohérence entre celles-ci et celles à plus petite échelle, elles auront
préséance.
Il en va ainsi des cartes d'affectation, au 1:70 000 et au 1:20 000, en regard des planches
couleurs intégrées à ce document.
Enfin, en cas d'incohérence entre le texte et les véhicules cartographiques du schéma
d'aménagement, le texte prévaut qu'il s'agisse à cet égard du document principal ou du
document complémentaire.
Schéma d9aménagement révisé
2-1
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
2.1
Situation démographique
2.1.1 Mise en situation
Depuis une quinzaine d'années, la population de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est a connu
une baisse de ses effectifs, ce qui a amené un nombre sans cesse croissant de décideurs
et d'intervenants du milieu régional à se questionner face au problème de l9exode des
jeunes. Les données présentées dans ce portrait illustrent bien la situation de la MRC au
niveau démographique. On retrouve donc une première partie portant sur l9évolution
passée de la démographie de la MRC et une seconde partie constituée de projections
démographiques et de projections du nombre de ménages pour les années 2001, 2006 et
2011.
La première partie permet notamment de démontrer, de façon non équivoque, que la
tendance à la baisse enregistrée entre 1991 et 1996 a des origines profondes. La seconde
partie montre, quant à elle, que si la situation enregistrée entre 1991 et 1996 se poursuit, la
population de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est connaîtra des baisses de population dans les
prochaines années. Enfin, une troisième partie portera sur les conséquences de l'évolution
démographique sur le nombre de ménages dans la MRC de Lac-Saint-Jean-Est.
2.1.2 Évolution démographique dans la MRC de Lac-Saint-Jean-Est
La MRC connaît depuis au moins les six derniers recensements (1971, 1976, 1981, 1986,
1991 et 1996) un bilan migratoire négatif, c'est-à-dire que les pertes de population sont
plus importantes que les entrées de population externe. Bien que la MRC soit confrontée
depuis plusieurs années à un bilan migratoire négatif, la population a néanmoins
augmenté entre 1961 et 1981. C'est en 1981 que la population atteignait son maximum
avec 52 495 habitants. L'augmentation de population observée entre 1961 et 1981 est
explicable par le fait que, durant ces années, les pertes de population enregistrées ont
été compensées par des naissances plus nombreuses et une mortalité moins élevée.
Toutefois, avec une population vieillissante et un nombre moyen de 1,6 enfant par
couple, il est normal que la population accuse maintenant des pertes (dans une
population où les taux migratoires sont nuls, le taux de remplacement d'une population
est de 2,1 individus par femme).
Comme l'indique le tableau no 1 en page suivante, ce sont les municipalités d'Alma, de
Delisle et de Saint-Bruno qui ont le plus contribué à la croissance démographique de la
MRC entre 1961 et 1981. Certaines municipalités rurales contiguës à la ville d'Alma ont
également participé à ce mouvement à la hausse. Quant aux municipalités formant la
CHAPITRE 2
SITUATION DÉMOGRAPHIQUE ET
SOCIO-ÉCONOMIQUE
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
2-2
couronne de la MRC, elles subissent, durant cette période, une baisse de leurs effectifs :
Saint-Ludger-de-Milot ; Lamarche ; Sainte-Monique ; Labrecque ; Desbiens ; Lac-à-la-
Croix et Hébertville en sont les meilleurs exemples.
La période 1961-1981 peut être divisée en deux sous-périodes. Dans la première (1961-
1971), on observe une diminution de la population des municipalités périphériques au
profit de la ville d'Alma. Ce phénomène ville-campagne s'étend bien au-delà de la MRC
et est attribuable en bonne partie à la mécanisation de l'agriculture. La seconde sous-
période (1971-1981) est caractérisée par l'arrivée du phénomène de la banlieue. Ainsi, ce
n'est plus uniquement la ville-centre qui croît mais également les municipalités limitrophes.
Tableau no 1
Évolution démographique sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est
entre 1961 et 1996
Municipalité
Population
Pourcentage de variation
1961
1971
1981
1986
1991
1996
91-96
86-96
81-96
71-96
61-96
Alma
22 111
24 956
26 322
25 923
25 910
26 127
0,84
0,79
-0,74
4,69
18,16
Delisle
3 021
2 971
4 011
4 054
4 281
4 256
-0,58
4,98
6,11
43,25
40,88
Desbiens
1 970
1 813
1 541
1 417
1 265
1 202
-4,98
-15,17
-22,00
-33,70
-38,98
Hébertville
3 249
2 915
2 515
2 452
2 400
2 438
1,58
-0,57
-3,06
-16,36
-24,96
Hébertville-Station
1 257
1 163
1 442
1 416
1 376
1 393
1,24
-1,62
-3,40
19,78
10,82
Labrecque
1 291
1 014
1 152
1 219
1 179
1 224
3,82
0,41
6,25
20,71
-5,19
Lac-à-la-Croix
1 349
1 227
1 017
1 049
971
1 013
4,33
-3,43
-0,39
-17,44
-24,91
Lamarche
586
587
591
564
562
564
0,36
0,00
-4,57
-3,92
-3,75
L9Ascension
1 742
1 474
1 701
1 845
1 823
1 867
2,41
1,19
9,76
26,66
7,18
Métabetchouan
3 121
3 002
3 406
3 285
3 379
3 474
2,81
5,75
2,00
15,72
11,31
Saint-Bruno2
2 226
2 246
2 580
2 590
2 628
2 422
-7,84
-6,49
-6,12
7,84
8,81
Saint-Gédéon
1 654
1 672
1 690
1 785
1 803
1 877
4,10
5,15
11,07
12,26
13,48
Saint-Henri-de-Taillon
907
740
738
747
714
743
4,06
-0,54
0,68
0,41
-18,08
Saint-Ludger-de-Milot
982
772
783
750
721
752
4,30
0,27
-3,96
-2,59
-23,42
Saint-Nazaire
1 916
1 878
2 079
2 025
2 024
2 095
3,51
3,46
0,77
11,55
9,34
Sainte-Monique
1 299
1 040
927
928
910
954
4,84
2,80
2,91
-8,27
-26,56
MRC de Lac-Saint-Jean-
E t
48 681
49 470
52 495
52 049
51 946
52 401
0,88
0,68
-0,18
5,92
7,64
Saguenay-Lac-St-Jean
253 665
257 917
283 733
283 529
286 159
286 649
0,17
1,10
1,03
11,14
13,00
Total Québec
5 129 648
5 955 642
6 338 065
6 500 429
6 862 148
7 138 795
4,03
9,82
12,63
19,87
39,17
Source: Vachon, Bernard. L'atlas de l'évolution démographique des municipalités locales et des municipalités
régionales de comté du Québec, Union des municipalités régionales de comté et des municipalités
locales du Québec, 244 pages.
Statistique Canada. Recensements de 1991 et de 1996.
En raison de l'exode et de la dénatalité, le mouvement de croissance de la population
s'estompe autour de 1981 alors que le recensement de 1986 marque une baisse qui se
poursuit depuis. Alma assume les 3/4 de la diminution observée ayant subi une perte de
421 habitants entre 1981 et 1991. Tandis que les populations de l9Ascension et de
Métabetchouan fluctuent durant cette même période, la croissance se poursuit, bien
que plus lentement, à Saint-Gédéon, Saint-Bruno et Delisle, trois municipalités situées à la
périphérie d'Alma. On assiste donc à un phénomène de consolidation des banlieues. Les
autres municipalités de la MRC ont vu, quant à elles, leur population diminuer entre 1981
et 1991, la variation atteignant jusqu'à 17% dans le cas de Desbiens (fermeture de la
2 Des erreurs ont été relevées pour la municipalité de Saint-Bruno en 1996. Par conséquent, en 1996, la
population de cette municipalité a pu être sous estimée.
Schéma d9aménagement révisé
2-3
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Saint-Raymond Papers en 1981) et 8% dans celui de Saint-Ludger-de-Milot. En 1991, les
municipalités de Sainte-Monique, Saint-Ludger-de-Milot, Lamarche, Lac-à-la-Croix,
Labrecque, Desbiens et Saint-Henri-de-Taillon voyaient chacune leur population atteindre
un niveau inférieur à celui de 1961. Au total, quatre municipalités de la MRC se
retrouvaient avec une population de moins de 1 000 habitants3 en 1991. Par contre, le
recensement de 1996 fait état d9une amélioration de la situation. Les taux migratoires
ayant été beaucoup plus faibles que part les recensements passés.
Toutefois, les plus grandes pertes de population sont encore et toujours enregistrées dans
les groupes d'âge 20-24 ans et 25-30 ans (voir tableau no 2), ce qui est d'autant plus grave
quand on sait que ces deux groupes sont principalement responsables du
renouvellement de notre population. De plus, il n'est pas surprenant de constater que le
poids relatif de la population jeune (0-19 ans), par rapport à l'ensemble de la population
de la MRC, est passé de 49,5 % en 1971 à 30,2 % en 1996 (voir tableau no 2); les jeunes qui
représentaient la moitié de la population en 1971, ne représentent même plus le tiers de
celle-ci en 1996. À l'inverse, la catégorie des 65 ans et plus a vu son poids
démographique plus que doubler en 25 ans (10,4 % en 1996 contre 4,3 % en 1971).
Tableau no 2
Évolution des cohortes d'âge de la MRC Lac-Saint-Jean-Est entre 1971 et
1996
Années
Groupes d9âge
0 à 4
5 à 9
10 à 14
15 à 19
20 à 24
25 à 29
30 à 34
35 à 39
1971
3 970
5 675
7 995
6 805
4 375
3 345
2 950
2 910
1976
3 985
4 025
6 140
7 200
5 430
3 880
3 245
2 800
1981
5 000
4 155
4 130
6 155
6 050
5 020
3 950
3 305
1986
4 400
4 830
4 035
3 950
4 735
5 170
4 665
3 735
1991
3 555
4 320
4 745
3 880
3 000
4 135
5 035
4 595
1996
3 140
3 650
4 355
4 695
3 240
2 715
4 145
4 965
40 à 44
45 à 49
50 à 54
55 à 59
60 à 64
65 et +
Total
1971
2 685
2 145
1 805
1 315
1 265
2 120
49 360
1976
2 795
2 625
2 155
1 700
1 270
2 530
49 780
1981
2 825
2 720
2 610
2 060
1 550
2 975
52 505
1986
3 195
2 690
2 575
2 465
1 920
3 565
51 930
1991
3 650
3 085
2 640
2 495
2 300
4 510
51 945
1996
4 495
3 580
3 015
2 525
2 415
5 455
52 390
Source: Statistique Canada, 1971, 1976, 1981, 1991, 1996.
2.1.3 Projections démographiques pour la MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Tel que démontré précédemment, la MRC enregistre depuis nombre d9années des taux
migratoires fortement négatifs, et ce, principalement chez les jeunes. Ces taux
3Saint-Ludger-de-Milot, Lamarche, Saint-Henri-de-Taillon et Sainte-Monique.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
2-4
migratoires étant relativement stables depuis plusieurs années, il nous est possible
d9établir des projections démographiques réalistes. Les projections présentées ici ont été
réalisées à partir des données de 1991 et de 1996.
L9hypothèse de projection a donc été établie en utilisant les taux migratoires enregistrés
entre 1991 et 1996. Ces taux demeurent constants pour toute la période de projection.
Pour ce qui est des taux de fécondité servant à prédire le nombre de naissances, ils ont
été calculés en faisant la moyenne des taux enregistrés entre 1991 et 1996 et demeurent
constants pour toute la période de projection.
Tableau no 3
Taux migratoires sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est entre
1971 et 1996
Groupes d'âge
71-76
76-81
81-86
86-91
91-96
5 à 9 ans
2,44%
5,14%
-2,39%
-0,74%
3,66 %
10 à 14 ans
7,71%
2,69%
-2,82%
-1,64%
0,95 %
15 à 19 ans
-10,88%
0,39%
-4,40%
-3,84%
-0,91 %
20 à 24 ans
-25,01%
-18,71%
-29,66%
-31,34%
-19,45 %
25 à 29 ans
-12,19%
-7,63%
-16,44%
-13,94%
-9,94 %
30 à 34 ans
-2,22%
2,60%
-6,71%
-1,82%
1,08 %
35 à 39 ans
-5,04%
2,11%
-5,44%
-1,22%
-1,11 %
40 à 44 ans
-3,03%
1,92%
-2,37%
-1,26%
-1,16 %
45 à 49 ans
-1,26%
-1,73%
-3,97%
-2,53%
-0,94 %
50 à 54 ans
2,33%
1,31%
-3,66%
0,01%
-0,41 %
55 à 59 ans
-2,68%
-1,17%
-2,40%
0,19%
-1,32 %
60 à 64 ans
1,28%
-4,57%
-2,29%
-2,18%
0,99 %
65 ans et plus
-11,99%
-6,24%
-5,72%
-1,42%
-4,94 %
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est d9après les recensements de Statistique Canada.
Ainsi, comme la MRC de Lac-Saint-Jean-Est est marquée par de forts taux migratoires
chez les jeunes (20-24 ans et les 25-29 ans), qui ont entraîné des pertes variant entre 15 et
32% depuis 1981, les projections de la MRC ne peuvent conclure qu'à une diminution
importante dans ces mêmes groupes d'âge. À l'opposé, le vieillissement de la population
permet de constater une augmentation constante des effectifs de population dans les
groupes d'âge supérieurs à 50 ans.
De façon globale, si les taux migratoires ne diminuent pas et que la natalité n9augmente
pas de façon appréciable, la population de la MRC devrait connaître une diminution à
long terme; la tendance étant déjà observable depuis 1981.
Toutefois, le recensement de 1996 fait état d9une légère augmentation de la population.
La population de la MRC ayant passé de 51 945 individus en 1991 à 52 390 en 1996. Cette
légère augmentation est attribuable à la diminution des taux migratoires négatifs,
particulièrement chez les jeunes. Les projections démographiques du Bureau de la
statistique du Québec, publiées à l9été 2000, font d9ailleurs valoir que la MRC de Lac-
Schéma d9aménagement révisé
2-5
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Saint-Jean-Est connaîtra des diminutions de population moins importantes que les autres
MRC de la région. Selon le BSQ, ces diminutions devraient débuter vers 2011. La
construction de la nouvelle aluminerie Alcan à Alma, avec ses quelque 250 nouveaux
emplois, aura également des impacts positifs sur la population bien qu9il soit difficile de
les quantifier.
Tableau no 4
Projections démographiques pour le territoire de la MRC de Lac-Saint-
Jean-Est
Années
Groupes d9âge
0 à 4
5 à 9
10 à 14
15 à 19
20 à 24
25 à 29
30 à 34
35 à 39
1996
3 140
3 650
4 355
4 695
3 240
2 715
4 145
4 965
2001
2 621
3 220
3 679
4 309
3 772
2 903
2 721
4 087
2006
2 504
2 687
3 245
3 640
3 462
3 380
2 910
2 683
2011
2 578
2 567
2 709
3 211
2 925
3 102
3 388
2 869
40 à 44
45 à 49
50 à 54
55 à 59
60 à 64
65 et +
Total
1996
4 495
3 580
3 015
2 525
2 415
5 455
52 390
2001
4 856
4 408
3 499
2 883
2 444
6 259
51 661
2006
3 997
4 763
4 308
3 346
2 790
6 894
50 610
2011
2 624
3 920
4 655
4 120
3 238
7 680
49 586
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est d9après les recensements de Statistique Canada.
Les groupes d9âge inférieurs (0 à 4 ans, 5 à 9 ans et 10 à 14 ans) qui regroupaient
11 145 jeunes en 1996, n9en compteront plus que 7 854 en 2011, ce qui risque d'amener
une réorganisation au niveau des écoles. Déjà les prévisions réalisées par la Commission
scolaire du Lac-Saint-Jean font état de se phénomène; le nombre de jeunes fréquentant
les écoles secondaires de la MRC devrait connaître une diminution importante dans les
prochaines années. En 1998, la Commission scolaire comptait 3 947 jeunes inscrits au
secondaire et ce nombre devrait passer à 3 227 en 2002, soit une diminution de près de
20 % en seulement cinq ans (environ 145 élèves par année). Le primaire fait face au
même phénomène, la CSLSJ évaluant à 16 % les pertes d9ici 2002 (environ 120 élèves par
année).
En raison du vieillissement de la population, les effectifs des groupes d9âge supérieur (50 à
54 ans, 55 à 59 ans, 60 à 64 ans et 65 ans et plus) connaîtront une croissance sensible au
cours des prochaines années. Ce phénomène n9est pas unique à la MRC et s9étend à
l9ensemble de la province et même, jusqu9à un certain point, à l9ensemble des peuples
occidentaux.
Les conséquences du vieillissement de la population se feront sentir principalement dans
les services de santé qui risquent d9être de plus en plus sollicités, de même que dans
l9habitation où il faudra des logements adaptés à des personnes souvent en perte
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
2-6
d9autonomie et à mobilité réduite. Cette mobilité réduite devrait amener une demande
accrue pour les transports en commun.
Schéma d9aménagement révisé
2-7
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
2.1.4 Les ménages
Si la population de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est risque de diminuer, ou au mieux de se
stabiliser au cours des prochaines années, le nombre de ménages devrait, quant à lui,
continuer à augmenter. Toutefois, un changement important dans la structure de ceux-ci
est à prévoir. Il devrait y avoir encore plus de ménages composés de personne seule, de
familles monoparentales et de personnes âgées.
En 1996, le groupe des 25-44 ans comptait 8 144 ménages, alors qu'en 2011 il devrait en
compter environ 2 164 de moins, soit 5 980. Pour ce qui est du groupe des 65 ans et plus, il
comptait 3 188 ménages en 1996 et il devrait en totaliser 4 489 en 2011, soit une
augmentation prévisible de 1 301 ménages.
Pour ce qui est de la taille moyenne des ménages, elle devrait, selon les projections
réalisées à partir des recensements de 1991 et de 1996, successivement passer de 2,81 en
1996 à 2,68 en 2001, à 2,54 en 2006 et à 2,46 en 2011.
Cette diminution de la taille moyenne des ménages est le plus important facteur de
croissance du parc immobilier. Sans cette diminution de la taille moyenne des ménages,
il n'y aurait pratiquement plus de construction domiciliaire sur le territoire de la MRC étant
donné que la population stagne ou diminue.
Tableau no 5
Projection des ménages pour la MRC de Lac-Saint-Jean-Est
1996
2001
Groupes d'âge
Population*
Ménages
Population*
Ménages
15-24
7 935
649
8 081
661
25-44
16 320
8 144
14 568
7 269
45-64
11 535
6 679
13 234
7 663
65 et +
5 455
3 188
6 259
3 658
Total
41 245
18 660
42 142
19 251
2006
2011
Groupes d'âge
Population*
Ménages
Population*
Ménages
15-24
7 102
581
6 136
502
25-44
12 970
6 472
11 983
5 980
45-64
15 207
8 805
15 933
9 225
65 et +
6 894
4 029
7 680
4 489
Total
42 173
19 888
41 732
20 196
* Population en âge de former un ménage.
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
2-8
2.2
Les grands indicateurs de l9activité économique
Cette section vise à présenter, à partir des grands indicateurs de l9activité économique,
le portrait socio-économique de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Nous retiendrons comme
indicateur de la situation économique les taux de chômage et d9activité, le rapport
emploi/population, la répartition de l9emploi par secteur d9activité ainsi que le niveau de
scolarité.
Le taux de chômage a fluctué passablement depuis 1981, passant de 18,1 % en 1981 à
22,5 % en 1986 pour diminuer à 15,5 % en 1991 et connaître une nouvelle hausse en 1996,
année où ce taux s9établissait à 17,2 %. Durant la même période, la région et la province
ont également connu des fluctuations, bien que moins notables (voir tableau 6). Ces
fluctuations importantes sont une des caractéristiques d9un marché du travail peu
diversifié. Ainsi, lorsqu9un secteur industriel majeur traverse une crise, une grande partie
de la population s9en trouve affectée. L'industrie de l'aluminium et celle de la
transformation du bois en sont de bons exemples.
Si le taux de chômage nous renseigne sur le nombre de personnes de la population
active qui sont à la recherche d9un emploi, le taux d9activité nous renseigne sur le
pourcentage de la population de 15 ans et plus, hors institution, qui ont un emploi ou qui
sont au chômage. De 1981 à 1991, le taux d9activité a connu une nette progression
passant de 55,8 % à 60,7 %, ce qui est supérieur à la moyenne régionale mais inférieur à la
moyenne provinciale de 1991. Par contre, ce même taux a connu une diminution entre
1991 et 1996, année où il s9établissait à 57,8 %.
Tableau no 6 Taux de chômage, taux d9activité et rapport emploi/population
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
1981
1986
1991
1996
Taux de chômage (%)
18,1
22,5
15,5
17,2
Taux d9activité (%)
55,8
57,6
60,7
57,8
Rapport emploi/population (%)
45,6
45,2
50,9
47,9
Saguenay 3 Lac-Saint-Jean
1981
1986
1991
1996
Taux de chômage (%)
17
19,5
15,5
15,3
Taux d9activité (%)
55,8
58,6
60,7
57,5
Rapport emploi/population (%)
46,3
47,2
51,3
48,7
Québec
1981
1986
1991
1996
Taux de chômage (%)
11,2
13
12,1
11,8
Taux d9activité (%)
61,7
62,8
65,1
62,3
Rapport emploi/population (%)
54,7
54,7
57,3
55
Source : Statistique Canada. Recensements de 1981, 1986, 1991 et 1996.
Schéma d9aménagement révisé
2-9
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Encore plus révélateur que le taux d9activité, le rapport emploi/population indique la
proportion de personnes ayant un emploi parmi l9ensemble de la population de 15 ans et
plus. Le tableau no 6 montre clairement que le rapport emploi/population a crû de façon
importante entre 1981 et 1991. Alors que la moyenne provinciale passait de 54,7 % à 57,3
%, le rapport emploi/population passait de 45,6 % à 50,9 % dans la MRC. Toutefois, ce
rapport demeurait, en 1991, inférieur à la moyenne régionale et inférieur à la moyenne
québécoise. En 1996, le rapport emplois/population a connu une baisse pour s9établir à
47,9 %.
Le tableau no 7 présente la répartition de l9emploi par grand secteur d9activité. Il permet
de constater une tertiairisation de l9économie de la MRC. Toutefois, ce niveau de
tertiairisation demeure en deçà de celui de la région et de la province. En 1996, le
secteur tertiaire regroupait 68,8% des emplois de la MRC contre 72,5% pour la région 02 et
74,3% pour la province de Québec.
Les secteurs primaires et secondaires occupent une place importante dans notre
économie. Le secteur primaire de la MRC regroupe proportionnellement deux fois plus de
travailleurs que le reste de la province. Une agriculture prospère et une exploitation
intensive de la forêt expliquent cette situation.
Tableau no 7
Répartition de l9emploi par secteurs d9activité économique
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
1981
1986
1991
1996
Secteur primaire
2 135
(10,3%)
1 830
(8,9%)
1 880
(8,4%)
1 740
(7,8%)
Secteur secondaire
5 860
(28,3%)
5 410
(26,2%)
5 665
(25,2%)
5 200
(23,4%)
Secteur tertiaire
12 710
(61,4%)
13 380
(64,9%)
14 965
(66,4%)
15 295
(68,8%)
TOTAL
20 705
20 620
22 510
22 235
Saguenay 3 Lac-Saint-Jean
1981
1986
1991
1996
Secteur primaire
8 815
(7,9%)
8 365
(7,2%)
8 285
(6,6%)
7 520
(6,1%)
Secteur secondaire
31 475
(28,3%)
28 815
(24,8%)
30 555
(24,2%)
26 330
(21,4%)
Secteur tertiaire
71 120
(63,8%)
78 835
(70%)
87 500
(69,2%)
89 015
(72,5%)
TOTAL
111 410
116 015
126 340
122 865
Québec
1981
1986
1991
1996
Secteur primaire
137 645
(4,6%)
135 025
(4,4%)
137 840
(4%)
125 200
(3,7%)
Secteur secondaire
818 400
(27,6%)
779 845
(25,3%)
818 010
(23,8%)
744 395
(22%)
Secteur tertiaire
2 007 270
(67,8%)
2 168 390
(70,3%)
2 484 965
(72,2%)
2 508 435
(74,3%)
TOTAL
2 963 315
3 083 260
3 440 815
3 378 030
Source : Statistique Canada. Recensements de 1981, 1986, 1991 et 1996.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
2-10
L'examen du niveau de scolarité de la population indique que la population de la MRC
est constituée d'une plus forte proportion de travailleurs spécialisés que la province. Dans
la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, les détenteurs d9un certificat ou d9un diplôme d9école de
métiers représentent 8,2 % de la population en âge de travailler alors qu9au niveau
provincial, ils représentent 4,5 %. À l9opposé, les personnes détenant un grade
universitaire représentent 6,9 % de la population contre 12,2 % au niveau provincial. Cette
différence est en partie attribuable à la base économique de la MRC, orientée vers
l9exploitation et la transformation des ressources et à la présence de la grande industrie
(aluminium, pâtes et papiers) qui emploie des travailleurs spécialisés.
Tableau no 8
Population adulte selon le niveau de scolarité en 1996
MRC
Région 02
Québec
N9ayant pas atteint la 9e année
7 445
(18,3%)
38 785
(17,2%)
1 025 545
(18,1%)
9
à
13
années
sans
diplôme
secondaire
8 115
(20%)
42 425
(18,9%)
988 265
(17,4%)
9
à
13
années
avec
diplôme
secondaire
7 910
(19,5%)
41 980
(18,7%)
993 645
(17,5%)
Certificat ou diplôme d9école de
métiers
3 335
(8,2%)
17 575
(7,8%)
254 340
(4,5%)
Autres études non universitaires
sans certificat
2 540
(6,3%)
15 340
(6,8%)
407 850
(7,2%)
Autres études non universitaires
avec certificat
6 525
(16,1%)
36 865
(16,4%)
858 320
(15,1%)
Études universitaires sans grade
1 910
(4,7%)
13 565
(6%)
453 115
(8%)
Études universitaires avec grade
2 815
(6,9%)
18 355
(8,2%)
692 390
(12,2%)
TOTAL
40 595
(100%)
224 890
(100%)
5 673 470
(100%)
Source: Statistique Canada. Recensement de 1996.
Le tableau no 9 permet de constater que les ménages dont le revenu se situe entre
40 000$ et 69 999$ sont proportionnellement plus nombreux dans la MRC (30,3%) que
dans le reste de la province (27,7%), alors que les ménages dont le revenu est de moins
de 20 000$ sont légèrement moins nombreux dans la MRC (28,3%) que dans le reste de la
province (28,9%). Cette situation est encore attribuable, en partie, à la présence de la
grande industrie (Abitibi-Consolidated, Alcan) qui offre des emplois bien rémunérés. En
ce qui concerne les tranches supérieures, moins de ménages se situent dans celles-ci. Par
exemple, les ménages de la MRC dont le revenu était de 70 000$ et plus en 1996
représentaient 12,8 %, alors qu9au niveau provincial ce pourcentage était de 16,1.
Schéma d9aménagement révisé
2-11
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Tableau no 9
Répartition de la population selon le revenu des ménages en 1996
Revenus des ménages
MRC Lac-Saint-
Jean-Est
Saguenay-Lac-Saint-
Jean
Québec
Moins de 10 000$
2 070 (11,1%)
11 880 (11,4%)
308 740 (10,9%)
10 000$ à 19 999$
3 205 (17,2%)
17 900 (17,2%)
508 775 (18%)
20 000$ à 29 999$
2 850 (15,3%)
14 265 (13,7%)
403 995 (14,3%)
30 000$ à 39 999$
2 475 (13,3%)
13 805 (13,2%)
366 385 (13%)
40 000$ à 49 999$
2 385 (12,8%)
12 770 (12,2%)
319 015 (11,3%)
50 000$ à 59 999$
1 925 (10,3%)
11 395 (10,9%)
266 000 (9,4%)
60 000$ à 69 999$
1 350 (7,2%)
7 945 (7,6%)
196 745 (7%)
70 000$ à 79 999$
845 (4,5%)
5 205 (5%)
141 130 (5%)
80 000$ à 89 999$
550 (2,9%)
3 385 (3,2%)
97 995 (3,5%)
90 000$ à 99 999$
355 (1,9%)
2 215 (2,1%)
64 250 (2,3%)
Plus de 100 000$
650 (3,5%)
3 485 (3,3%)
148 990 (5,3%)
TOTAL
18 660 (100%)
104 250 (100%)
2 822 020 (100%)
Revenu moyen
39 827 $
39 795 $ 4
42 229 $
Source: Statistique Canada
4 Moyenne des quatre MRC et non moyenne régionale.
Schéma d9aménagement révisé
3-1
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Afin de rendre compte de la réalité socio-économique de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est,
et avant de présenter les grandes orientations qui guideront le choix des affectations de
sol retenues dans le second projet de schéma d9aménagement révisé, voici la
problématique sociale et économique du territoire de la MRC.
Pour des raisons d9ordre pratique et afin de simplifier la démarche, la MRC a convenu de
présenter une problématique générale de son territoire suivie de plusieurs problématiques
sectorielles, à savoir:
" l9agriculture;
" la forêt;
" l9industrie;
" le milieu urbain;
" le tourisme;
" la villégiature estivale;
" la villégiature forestière;
" l9environnement.
Bien que la MRC entendait simplifier celle-ci dans le schéma d9aménagement révisé, les
commentaires reçus suite au dépôt du premier projet de schéma d9aménagement
démontre la pertinence de maintenir une problématique étoffée afin que le lecteur
puisse saisir le plus adéquatement possible la réalité sociale et économique du territoire,
celle-ci ayant guidé la MRC dans l9élaboration de ses grandes orientations.
La problématique générale
La plupart des municipalités rurales de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est ont connu un déclin
de leur population jusqu9en 1991. Et bien que les données de 1996 indiquent que la
menace de décroissance démographique s9étiole, le poids démographique de la MRC
continuera de fléchir, et la structure d9âge de la population s9en trouvera passablement
modifiée. C9est ainsi que, prise dans son ensemble, la population de la MRC, à l9image
de celle de la région, vieillit plus rapidement que celle du Québec, conséquence
inévitable de l9exode de nos jeunes. Le phénomène s9applique autant en milieu rural
qu9en milieu urbain, entraînant une dévitalisation sociale et économique de la
collectivité.
Tous conviendront que les pertes de population dues à l9exode des jeunes, associées au
vieillissement de la population et à la dispersion de celle-ci sur le territoire, sont des
phénomènes
extrêmement
préoccupants
dont
les
conséquences
sociales
et
économiques imposent des exigences et des contraintes aux agents de développement
ainsi qu9à l9ensemble de la population. Cette déstructuration du milieu rural est
insidieuse : elle impose de nouvelles conditions de développement en plus de poser la
CHAPITRE 3
LA PROBLÉMATIQUE
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-2
question du maintien des services sociosanitaires et éducatifs. Toute la question de
l9accessibilité à ces services est dorénavant soulevée, et la répartition éventuelle des
équipements et des infrastructures risque d9accroître les disparités entre le monde rural et
le monde urbain.
Outre les pertes de population, enregistrées jusqu9en 1991, nous assistons à un
déplacement de la population sur l9ensemble du territoire. Les espaces naturels et les
secteurs de villégiature deviennent des zones de résidences permanentes entraînant ainsi
un changement dans la valeur foncière des propriétés. Autre phénomène directement
lié à celui-ci : le dépeuplement des cSurs de village. Certaines municipalités subissent
d9importantes pressions de la part de leurs citoyens pour développer de nouveaux
quartiers résidentiels à l9extérieur de leur périmètre urbain, lorsque ceux-ci sont attenants
à un plan d9eau. D9ailleurs, l9analyse des périmètres urbains au chapitre six, permet de
saisir l9ampleur de ce phénomène et son impact géographique.
Autre élément de problématique, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, à l9image de la région
ressource 02, est confrontée au phénomène de mondialisation des marchés et des
économies. Elle doit démontrer sa capacité de s9adapter aux nouvelles règles de la
croissance macro-économique. L9exploitation des ressources naturelles, qui a autrefois
créé des emplois et fait vivre la population, ne se fait plus de la même façon.
L9agriculture et la forêt en sont de bons exemples. Les impacts sur la population sont
d9ores et déjà quantifiables et mesurables: pertes d9emplois; emplois précaires;
augmentation des transferts gouvernementaux (assurance-emploi et sécurité du revenu);
difficulté de garder nos jeunes; etc.
Si certains milieux ruraux se caractérisent par une situation de dévitalisation, ce n9est pas
parce que l9économie des ressources forestières et agricoles de ces territoires n9est pas
assez dynamique et performante. C9est plutôt le constat inverse qui s9impose,
notamment dans le secteur sud de la MRC, à savoir que cette dévitalisation serait en
partie explicable justement par l9augmentation de la productivité, la mécanisation des
opérations et la rationalisation des modes de gestion dans le domaine de l9exploitation
des ressources naturelles: la création d9emplois étant un facteur central du maintien des
populations dans notre MRC. Le milieu n9offrant plus autant d9opportunités d9emploi, les
jeunes cherchent ailleurs en région et ensuite en province.
Le phénomène s9observe en agriculture où la productivité équivalait, en 1990, à deux fois
celle de 1971 et à presque cinq fois celle de 1951. Même observation au niveau du
nombre de fermes qui est passé de 572 à 389 entre 1985 et 1998. Au dire de plusieurs
spécialistes, l9agriculture est devenue si spécialisée et si performante, si concentrée dans
les mains de quelques exploitants, qu9elle a contribué à dépeupler les campagnes.
Une productivité à la hausse, une main-d9Suvre à la baisse, le manque de relève et la
problématique du financement sont des éléments sur lesquels la MRC entend se pencher
dans le présent exercice de planification. Même chose pour les terres en friche dans le
secteur nord de la MRC.
En forêt, le même phénomène s9observe. La mécanisation des opérations forestières est
responsable de nombreuses pertes d9emplois dans ce secteur. Des procédés de récolte
manuelle versus des procédés avec ébrancheuses, tronçonneuses et abatteuses
multifonctionnelles nécessitent maintenant entre cinq et huit fois moins de travailleurs.
Schéma d9aménagement révisé
3-3
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Dans les boisés privés, malgré le nombre élevé de
producteurs, on recense peu de travaux sylvicoles par
rapport au potentiel du secteur. Quant aux terres
publiques, elles étaient jusqu9à tout récemment sous
moratoire, ce qui a contribué à freiner l9exploitation des
ressources sur ces mêmes territoires. Enfin, d9importantes
superficies de terres publiques situées dans les limites
municipales font partie des contrats d9approvisionnement
et d9aménagement forestiers (CAAF) alloués à des
compagnies
forestières,
ce
qui
ne
favorise
guère
l9implication du monde municipal dans la gestion de ces
territoires.
Certains éléments de problématique générale de la MRC sont, à l'inverse, fort positifs:
citons la récupération des lots intramunicipaux où le monde rural pourra dorénavant se
réapproprier les ressources du milieu forestier. Avec la gestion et la mise en valeur de
ceux-ci, des expériences de «forêt habitée » pourront voir le jour. Le même vent positif
souffle sur l9agriculture qui occupe de nouveaux territoires puisque certains secteurs qui
étaient en friche il y a encore 2 à 3 ans sont maintenant remis en culture. De même,
citons les initiatives de partenariat et d9agriculture durable développées par les
producteurs de la MRC ( le CUMAF, le CRDA).
Le potentiel de développement économique du territoire est
encore important : qu9on pense aux activités agricoles, aux
activités forestières, minières et touristiques. La capacité de ces
domaines à créer des emplois reste importante lorsque l'on
envisage la transformation ou la production à forte valeur ajoutée.
Toutefois, la MRC est consciente que la collectivité devra modifier
les modes d9exploitation de ses ressources pour en développer
d9autres plus créateurs d9emplois.
Les défis sont importants pour le monde rural : mettre en commun
les services, les infrastructures et les équipements ; protéger
l9environnement et les paysages afin de garder leur pouvoir
attractif ; freiner la dévitalisation et l9exode de la population ; changer les mentalités en
rapport à la protection du milieu ; choisir des méthodes plus génératrices d9emplois dans
les domaines de la forêt, de l'agriculture et du tourisme et viser la seconde
transformation; intégrer dans les entreprises les nouvelles technologies de communication
considérées aujourd9hui comme un élément essentiel de développement et pouvant
favoriser la revitalisation des communautés locales.
3.1
L9agriculture
3.1.1 La situation de l9agriculture
L'agriculture dans la MRC de Lac-Saint-Jean-Est se porte-t-elle bien? Voilà la question que
les intervenants du milieu ont souvent posée aux élus de la MRC, et ce, particulièrement
depuis que la révision du schéma d'aménagement est amorcée.
Les CAAF
Il s9agit de contrat signé
entre le gouvernement et les
compagnies forestières pour
une période de 25 ans où
celles-ci s9engagent à
aménager la forêt de façon
efficace en respectant le
principe de rendement
soutenu.
Forêt habitée
Nouveau mode de
gestion visant à
favoriser la
participation des
populations dans la
gestion et la mise en
valeur des ressources
du milieu forestier en
zone habitée.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-4
Même si la situation a considérablement évolué depuis 1987, date d'entrée en vigueur du
premier schéma d'aménagement, l9agriculture, par le nombre et les superficies qu'elle
occupe et les retombées économiques qu'elle génère, constitue une vocation bien
présente dans le développement économique de la MRC. La MRC arrive au premier
rang régional dans plusieurs productions, soit le lait, la volaille, les Sufs et le porc. Son
importance et son dynamisme varient cependant, que l'on soit dans le secteur nord ou
dans le secteur sud de la MRC.
3.1.2 L9évolution des principales productions agricoles
3.1.2.1
La production laitière
La production laitière, concentrée à 80% dans le secteur sud, représente la pierre
angulaire du développement de l'agriculture dans la MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Cette
situation est similaire à celle du Saguenay 3 Lac-Saint-Jean. De plus, la part de la
production laitière s'est maintenue dans les quinze dernières années selon le MAPAQ,
assurant à cette production le titre de moteur de notre agriculture régionale. Toutefois, le
territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est est de loin le plus dynamique de la région,
avec une augmentation de production de 38% depuis 1971.
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est regroupe à elle seule 40% des
fermes laitières du Saguenay-Lac-Saint-Jean et contribue pour
44% de toute la production régionale. Cette production fait
toutefois les frais d'une diminution du nombre d'exploitants
puisque le nombre d9exploitations est passé de 356 en 1987, à
241 en 1997 et à 216 en 2000. Bien que la MRC ait perdu 17,4% de
son
cheptel
de
vaches
laitières
entre
1987
et
1997,
l'augmentation de la production de lait démontre un gain de
productivité en quota. Ainsi, le nombre d9hectolitres produits est
passé de 659 110 en 1987, à 777 900 en 2000, soit une
augmentation de 15.2%. Situation avantageuse lorsqu9on la
compare à celle de la région, où la production a stagné durant
la même période. De même entre 1997 et 2000, on note que la
production laitière se déplace vers la MRC de Lac-Saint-Jean-Est puisque la MRC connaît
une croissance remarquable du nombre d9hectolitres produits de 9.5% comparativement
à une croissance de 3.3% pour la région.
Selon le MAPAQ, plusieurs facteurs peuvent expliquer le fléchissement de la production
laitière observable dans la région: les coûts de production élevés de certaines
entreprises; le niveau élevé d'endettement de plusieurs entreprises; le prix élevé des
quotas; l'attrait des céréales pour plusieurs producteurs; la tendance vers la grande
ferme (problème de gérance et de transfert des entreprises agricoles); etc. Par ailleurs, le
MAPAQ estime que, dans les dix prochaines années, la production laitière augmentera
légèrement dans la région, pour s9établir entre 1,7 et 1,8 million d9hectolitres. La MRC de
Lac-Saint-Jean-Est devrait continuer d9accroître son importance. Le rendement laitier
dans la région devrait dépasser 7 000 kilogrammes par vache et le cheptel laitier devrait
être constitué d9un peu moins de 25 000 vaches en 2010. Toutefois, la concentration des
entreprises devrait également se poursuivre.
Les quotas laitiers
Mode de gestion de la
production laitière
établie par le
gouvernement et où les
producteurs laitiers
doivent produire une
quantité de lait
correspondant aux
quotas qu9ils
possèdent.
Schéma d9aménagement révisé
3-5
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Le Syndicat des producteurs de lait fait toutefois mention que, depuis le printemps 2000,
des ventes de quota ont été réalisées à l9extérieur de la région. Entre avril 2000 et le 8 juin
2000, le quota régional est passé de 16 641 kg de matière grasse/jour à 16 226. Les MRC
du Fjord-du-Saguenay et de Lac-Saint-Jean-Est auraient connu une hausse alors que les
MRC du Domaine-du-Roy et de Maria-Chapdelaine auraient connu une baisse du quota.
3.1.2.2
La production bovine
La production bovine, deuxième production en importance sur le territoire de la MRC, se
concentre majoritairement dans le secteur nord (63%), malgré une diminution globale de
35% de cette activité agricole sur le territoire entre 1985 et 1995. La municipalité de Saint-
Nazaire est celle qui compte le nombre le plus élevé de producteurs (12), suivie de celle
de Delisle (9). La municipalité de Saint-Henri-de-Taillon a connu la plus importante
diminution de la production bovine entre 1985 (9) et 1995 (1).
En 1997, la production bovine de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est comptait pour 29% de la
production régionale, une augmentation de 8% depuis 1985. Selon les informations du
MAPAQ l9élevage du veau lourd de grain s9est particulièrement développé dans la MRC
Lac-Saint-Jean-Est entre 1985 et 1997.
Dans la région, la production bovine a généré des ventes de 14.7 millions de dollars en
1997. La MRC a dominé les ventes avec 5 millions de dollars de vente pour la même
période.
3.1.2.3
La production porcine
La production porcine sur le territoire de la MRC représente la première concentration en
importance au Saguenay 3 Lac-Saint-Jean: en fait, les producteurs possédaient en 1997,
75 % de la production régionale. Selon le MAPAQ, la région ne compte plus que onze
entreprises spécialisées dans la production porcine. Une de ces entreprises opère
d'ailleurs plusieurs porcheries. Avec un peu plus de 900 truies et 16 000 porcs finis, la
production est à son plus bas niveau depuis le début des années 80. Globalement, la
production porcine a chuté de 27,4 % sur le territoire de la MRC entre 1987 et 1997 (48 %
dans l'ensemble de la région).
Selon le MAPAQ, plusieurs raisons sont à l'origine de ce recul dans la production porcine
régionale: difficultés financières de quelques entreprises; investissements importants reliés
aux nouvelles technologies; mondialisation des marchés et frais de transport assumés par
les propriétaires pour l'abattage (depuis la fermeture de l'abattoir Lac-Saint-Jean, celui-ci
doit être fait à l'extérieur de la région). À ces contraintes, ajoutons celle provoquée par le
syndrome « pas dans ma cour » qui freine le développement et l9expansion de cette
industrie au Québec tout comme le contexte de mondialisation de cette industrie.
Certaines craintes face à la production porcine paraissent cependant légitimes:
détérioration de la qualité de vie; pollution de l9eau, du sol et de l9air; sentiment
d9envahissement; manque d9information; etc.
Pour les prochaines années, le MAPAQ estime que la production porcine devrait
augmenter légèrement, pour atteidre 1 100 truies et près de 20 000 porcs finis. Soulignons
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-6
qu9en 1998, il y a eu construction de deux nouvelles porcheries d9engraissement dans la
MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Le MAPAQ estime également que la production pourrait
augmenter de façon plus importante si le projet déposé par Nutrinor voyait le jour.
Ce projet vise la production de 50 000 porcs annuellement, ce qui porterait la production
régionale à environ 68 000 porcs. Dans la MRC, ce projet consiste dans la mise en place
d9une maternité (Hébertville), d9une pouponnière (Hébertville-Station) et dans la mise en
place de deux fermes d9engraissement (Delisle et Saint-Bruno).
Dans le but d9assurer une cohabitation durable et une acceptation sociale des
établissements porcins, la MRC a adopté des mesures particulières pour ce type de
production. Ces mesures sont constituées d9un guide des bonnes pratiques agricoles,
dont les prémisses sont reproduites à l9annexe 4, d9un modèle de plan d9implantation et
d9intégration architecturale (PIIA) dont les grandes lignes sont inscrites au document
complémentaire et d9un plan régional de développement de l9agriculture. Ce dernier
sera réalisé par le CRCD en collaboration avec l9ensemble des intervenants impliqués
dans ce secteur, dont les MRC du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
3.1.2.4
La production ovine
La production ovine (mouton) a connu une baisse sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-
Jean-Est quant aux nombres de producteurs. En 1997 on retrouvait 12 producteurs (1 526
brebis) alors qu9en 1987 on en retrouvait 16 (1 843 brebis). Ailleurs en région la situation est
demeurée stable.
La performance régionale mitigée dans ce domaine est attribuable, selon le MAPAQ , au
manque de promoteurs et aux coûts plus élevés pour la mise en marché (éloignement
des abattoirs et des encans spécialisés). De plus, la concurrence de la production en
provenance de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie est féroce (50% du marché
québécois). Il semblerait également que l'attrait exercé par la culture céréalière soit
responsable en partie de la baisse enregistrée dans cet élevage au niveau régional.
Au cours des prochaines années, la production ovine devrait connaître une croissance
importante, particulièrement avec le démarrage du projet du groupe Épillet. D9ici 5 ans,
on pourrait trouver entre 8 000 et 10 000 brebis dans la région par rapport à 2 500 brebis
en 1997. Sur le seul territoire de la MRC, ce sont 3 projets, liés au programme Épillet, qui
ont vu le jour en 1999. Ces projets ont été réalisés sur le territoire de la municipalité de
Saint-Nazaire.
3.1.2.5
La production avicole
En 1987, seize établissements se consacraient à la production avicole sur le territoire de la
MRC sur 104 en région. Le nombre de poules pondeuses était alors de 121 890. En 1997, le
nombre de producteurs a chuté, passant à six pour la MRC contre 25 pour la région.
Malgré la diminution du nombre de producteurs, la production a connu une
augmentation entre 1987 et 1997. Ainsi, le nombre de poules pondeuses est passé de 121
890 en 1987 à 147 245 en 1997 sur le territoire de la MRC.
Schéma d9aménagement révisé
3-7
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Depuis 1987, l9augmentation de cette production a été concentrée exclusivement sur le
territoire de la MRC Lac-Saint-Jean-Est. Il faut noter que la MRC de Lac-Saint-Jean-Est
possède 99 % de la production régionale. Ailleurs en région, la production est très
marginale comme en fait foi la valeur des ventes qui est de 4,76 millions dans la MRC sur
un total de 4,8 millions pour l9ensemble de la région. Le MAPAQ prévoit peu de
changement dans ce type de production pour les prochaines années compte tenu du
prix très élevé des quotas ( plus de 60 $ par poule).
Pour ce qui est de la production de poulets de consommation, elle est principalement
présente dans la MRC de Lac-Saint-Jean-Est et la MRC du Domaine-du-Roy. En 1997, la
MRC de Lac-Saint-Jean-Est produisant 41,7 % de la production régionale et la MRC du
Domaine-du-Roy 57 %.
Pour les prochaines années, la production régionale devrait se maintenir à son niveau
actuel (le prix du quota s9élève à plus de 200$ du mètre carré). Le MAPAQ souligne que
la production de dindon est quasi inexistante en région, se limitant à l9engraissement de
quelques têtes pour consommation personnelle.
3.1.2.6
La production céréalière et celle des fruits et légumes
Le nombre de producteurs se consacrant à la production céréalière, à la production des
légumes (surtout la gourgane) et à celle des fruits et petits fruits (particulièrement le
bleuet) a connu une augmentation dans la MRC et dans la région en général. Plusieurs
emplois sont reliés au développement de l9horticulture de plein champ dont, entre
autres, la gourgane pour fin de congélation.
L'augmentation des superficies en céréales a été de 46,7 % au niveau régional et de 24%
sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est entre 1987 et 1997. Plusieurs producteurs
délaissent les élevages mais conservent des superficies en culture (principalement en
céréales). De même une nouvelle production végétale, le canola, s9est également
développée au cours des dernières années, et ce, particulièrement sur le territoire de la
MRC. Apparu il y a quelques années à titre expérimental, la production de cette céréale
atteingnait 2 071 hectares au niveau régional. Selon les données du MAPAQ, cette
culture aurait atteint 3 500 hectares en 1998. La MRC de Lac-Saint-Jean-Est représente,
quant à elle, la plus importante production régionale. Toutefois, la chute des prix sur le
marché international risque de modérer l9engouement des producteurs pour cette
nouvelle production céréalière.
3.1.2.7
La production de bleuets
Le portrait des productions agricoles sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est serait
incomplet s'il n'était fait mention de l'exploitation des bleuetières qui totalisent, dans toute
la région, 90% de la production québécoise. La croissance de cette production s'est
maintenue depuis le début des années 80, la récolte régionale passant d'une moyenne
de 0,53 million de kilogrammes de 1979 à 1981, à 6,3 millions de kilogrammes entre 1996
et en 1997. Au cours de la même période, les rendements à l9hectare passaient de 88 kg
à 607 kilogrammes à l'hectare.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-8
Concentrées essentiellement dans le nord de la MRC, puisque les possibilités des sols
sablonneux y sont avantageuses, cinq grandes bleuetières se partagent 2 800 hectares
de territoire loué de la MRC, dont 86% sont aménagés. Ces bleuetières sont constituées
tant en compagnie qu'en coopérative. Ce portrait est complété par quatre petits
producteurs privés cultivant environ 160 hectares.
Pour ce qui est de la récolte, elle est écoulée à 95% sous forme congelée. Une des trois
usines de congélation de la région est située à Saint-Bruno. La majorité de la production y
est d'ailleurs congelée (entre 7 et 9 millions de kilos par année). Des efforts sont consentis
par les propriétaires afin de développer le marché du bleuet frais et celui de la
transformation (bleuet séché, jus concentré, etc.). Actuellement, les transformateurs
doivent se tourner vers les marchés extérieurs pour combler une partie de leur
approvisionnement (entre 1 et 3 millions de kilos par année). L9usine prépare et congèle
en plus des bleuets, des gourganes et des canneberges.
En considérant les terrains à potentiel de bleuets situés sur le territoire de la MRC encore
non aménagés (lots privés, lots intramunicipaux sous la gestion de la MRC), il est pensable
de doubler la superficie en culture sur le territoire de la MRC. Toutefois, des efforts devront
être consentis pour augmenter le rendement moyen à l'hectare, pour développer de
nouveaux marchés et pour pallier aux problèmes d'érosion des sols dans les grandes
bleuetières.
3.1.3 Les données biophysiques
Avec 41 280 hectares de superficies cultivées en 1997, les fermes occupent 41,9 % du
territoire réservé à des fins agricoles dans la MRC. Ce territoire agricole doit
s9accommoder de deux paramètres biophysiques importants: le climat et les sols.
D'ailleurs, la zone climatique la plus favorable correspond à la plaine du lac Saint-Jean
où l'on retrouve l'ensemble des municipalités du secteur sud, l'un des secteurs agricoles
les plus productifs de la région.
Pour ce qui est de l'utilisation du sol agricole, elle se concentre dans la production des
herbages, ce qui est intimement lié aux conditions biophysiques (sols + climat) décrites
précédemment.
En effet, en 1997, la majorité des terres améliorées de la MRC sont consacrées à la
production céréalière, aux fourrages et aux pâturages, soit 38 096 hectares. Le tableau no
10 montre que ces superficies ont diminué entre 1987 et 1997: celles en fourrage et
pâturage sont passées de 32 228 hectares à 28 631 hectares (diminution de 3 597
hectares).
Les superficies en céréale et protéagineux, qui occupent la majeure partie du reste des
terres améliorées, ont connu une progression de 1 686 hectares, passant de 7 779
hectares cultivés en 1987 à 9 465 hectares en 1997. Ce phénomène trouve son
explication dans le fait que les producteurs agricoles délaissent ou abandonnent leurs
productions animales mais conservent des superficies en culture.
Enfin, la culture des fruits et légumes (principalement le bleuet), bien qu'elle occupe
seulement 7, 2% des superficies cultivées de la MRC, a connu une augmentation de 1362
hectares en dix ans, passant de 1 675 hectares cultivés en 1987 à 3 037 hectares en 1997.
Cet accroissement de près du double s'explique principalement par l'augmentation des
Schéma d9aménagement révisé
3-9
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
superficies en bleuetières aménagées (privées et publiques) dans la dernière décennie.
Ce qui est en lien direct avec la qualité et le potentiel des sols sablonneux dans les
municipalités de L9Ascension, Saint-Ludger-de-Milot, Lamarche et Labrecque.
Au total, les superficies en culture sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est ont
connu un léger recul entre 1987 et 1997, passant de 41 905 hectares à 41 280 hectares,
soit une diminution de 1,5 % (625 hectares). Cette information, combinée au nombre
d'exploitations agricoles qui est passé de 534 à 404 entre 1987 et 1997 (perte de 183
établissements), permet d'affirmer que certaines exploitations ont fusionné avec d'autres,
car la diminution des superficies en culture n9est pas assez importante pour justifier la
disparition de 130 établissements agricoles. D'ailleurs, la même tendance s9observe aux
niveaux régional et provincial.
Tableau no 10 Superficies productives et nombre d9exploitations agricoles s9y consacrant
entre 1987 et 1997 sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est.
Types de culture
Superficie en
hectares
% de
variation
Nombre
d9exploitations s9y
consacrant
% de
variation
1987
1997
1987-97
1987
1997
1987-95
Céréales et
protéagineux
7 779
9 465
21,67
419
319
-24
Fruits et légumes*
1 675
3 037
81,3
_
32
_
Fourrage
21 361
19 386
-9,25
476
350
-26,4
Pâturage
10 867
9 245
-14,9
396
320
-19,2
Source: MAPAQ. Fiches d9enregistrement des exploitations agricoles 1985-1995.
*Principalement le bleuet.
3.1.4 Les données socio-économiques
Les données socio-économiques touchent principalement trois points: l9évolution du
nombre d9entreprises agricoles; la valeur du capital agricole et le secteur de la
transformation.
Concernant l9évolution du nombre d9entreprises agricoles, le tableau no 11 résume assez
bien la situation. Ainsi, le nombre de fermes aurait commencé à diminuer dans la MRC
dès 1981, passant de 572 exploitations agricoles en 1985 à 389 en 1998, soit une
diminution de 32 % en treize ans; une situation comparable à celle de la région.
La tendance régionale s'avère toutefois plus accentuée que celle de la province
puisque la diminution enregistrée pendant les dix dernières années est de 20%.
Cette baisse, amorcée depuis 1981, s'explique par la disparition des petites exploitations,
en particulier les exploitations non commerciales qui fournissaient peu au marché et qui
se concentraient principalement dans les municipalités et/ou les secteurs à faible
potentiel agricole, par le remembrement des exploitations et le manque de relève.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-10
Tableau no 11 Évolution du nombre de fermes sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-
Jean-Est entre 1985 et 1995.
Municipalités
Années
Variation en %
1985
1991
1995
85-91
91-95
85-95
Alma
49
41
39
-11 %
-5 %
-20 %
Delisle
58
49
43
-16 %
-12 %
-26 %
Desbiens
2
3
2
50 %
-33 %
0 %
Hébertville
85
71
66
-16 %
-7 %
-22 %
Hébertville-Station
12
11
11
-8 %
0 %
-8 %
Labrecque
19
14
9
-26 %
-36 %
-53 %
Lac-à-la-Croix
56
50
42
-11 %
-16 %
-25 %
Lamarche
2
1
1
-50 %
0 %
-50 %
L9Ascension
24
22
18
-8 %
-18 %
-25 %
Métabetchouan
64
55
50
-14 %
-9 %
-22 %
Saint-Bruno
73
68
59
-7 %
-13 %
-19 %
Saint-Gédéon
55
47
41
-15 %
-13 %
-25 %
Saint-Henri-de-Taillon
23
15
12
-35 %
-20 %
-48 %
Saint-Ludger-de-Milot
5
1
1
-80 %
0 %
-80 %
Sainte-Monique
13
11
8
-15 %
-27 %
-38 %
Saint-Nazaire
32
23
21
-28 %
-9 %
-34 %
Total MRC
572
482
423 en 1995
et 389 en
1998
-16 %
-12 %
-26 %
Total région 02
2 021
n/d
1 465
n/d
n/d
-28 %
Source: MAPAQ. Fiches d9enregistrements 1985-1991-1995.
En se tournant vers le statut juridique des propriétés, on peut mieux expliquer ce
phénomène. Ainsi, les exploitants uniques ont chuté de 57,3 % entre 1987 et 1997 au profit
des compagnies et des sociétés. Ainsi, en 1987, il y avait 405 exploitants uniques sur le
territoire de la MRC, représentant 75 % des types de propriété. En 1997, cette proportion
n'est plus que de 42 %, avec 173 exploitants uniques. Pendant ce temps, les compagnies
ont augmenté de 165 %.
La diminution du nombre de fermes (de 534 en 1987 à 389 en 1998) semble également
liée au contexte économique des années 1990 exigeant des agriculteurs régionaux une
mise en commun des équipements afin de faire face aux nombreux défis qui se
présentent à eux. Cette tendance s'observe d9ailleurs dans toute la région.
Pour ce qui est de la valeur du capital agricole, il était, en 1991, de quelque 161 millions,
représentant 36% de celui de la région toute entière. De 1976 à 1991, la capitalisation
moyenne par ferme sur le territoire de la MRC est passée de 89 945$ à 323 425$.
L'analyse de la structure du capital agricole des fermes de la MRC indique également
que la valeur des terres et des bâtiments (211 585 $) représentait, en 1991, 60 % des actifs
totaux, alors que la valeur de la machinerie (76 803$) et du bétail (61 902 $) comptait
pour 22 % et 18% de ceux-ci.
Schéma d9aménagement révisé
3-11
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
En ce qui concerne le nombre d9emplois, il se chiffre à 745 dans la MRC, soit un nombre
équivalent à celui associé à la nouvelle usine de la compagnie Alcan et de son centre
de coulée. Si on additionne les emplois liés à la distribution et à la transformation
agroalimentaire, décrits plus bas, on atteint 1 259 emplois directs dans la MRC.
Autre indicateur intéressant, près de la moitié (48,4 %) des exploitations agricoles de la
MRC de Lac-Saint-Jean-Est avaient, en 1997, une valeur totale de production agricole se
situant entre 100 000$ et 250 000$, une proportion supérieure à celle régionale. La plage 5
000$ à 99 999$ regroupe, quant à elle, 36,7 % des exploitations agricoles. Les tranches 250
000$ à 500 000$ représentent respectivement 12,4 % et 2,5 %.
Finalement, le secteur de la transformation représente un apport économique important
pour la MRC. On retrouve sur le territoire 31 entreprises actives dans le domaine de la
transformation bioalimentaire. Après la MRC du Fjord-du-Saguenay, celle de Lac-Saint-
Jean-Est est la seconde en importance dans la région.
Dans le domaine de la transformation bioalimentaire, 55% des entreprises se concentrent
sur la fabrication. Les municipalités d'Alma et de Saint-Bruno possèdent le plus
d'entreprises dans ce secteur. L'industrie de fabrication repose pour l'essentiel sur les
industries reliées à l'abattage et la transformation de la viande, sur la fabrication
d'aliments pour animaux, sur les boulangeries et les fruits et légumes congelés en plus du
lait de consommation.
Quant au marché de la distribution, qui occupe 42% des entreprises bioalimentaires de la
MRC, la ville d'Alma en est la plaque tournante avec 77% de celles-ci. Dans ce secteur
de transformation, on retrouve le commerce de gros pour les fruits et légumes frais et
congelés (incluant le bleuet), les produits de la volaille, des Sufs et de la viande, les
boissons alcooliques et non alcooliques, en plus des poissons et fruits de mer.
En tout, ce secteur regroupait, en 1995, 514 employés pour des chiffres d'affaires variant
entre 100 000$ et 50 millions de dollars par année. L'usine de congélation de Saint-Bruno,
Nutrinor (Alma et Saint-Bruno), de même que Distribution BTL (Alma) sont les plus
importants employeurs du secteur de la transformation bioalimentaire sur le territoire de la
MRC. Il est à noter que depuis 1995, ce secteur a continué son ascension. Par exemple, la
compagnie Nutrinor avait en 1999 un chiffre d9affaire approchant les 200 millions de
dollars.
3.1.5 Les demandes adressées à la Commission de protection du territoire
agricole (CPTAQ)
Entre 1988 et 1998, les citoyens, les organismes, les commerçants, les industriels et les
municipalités locales de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est ont présenté devant la
Commission de protection du territoire agricole 765 demandes. Celles-ci ont été
accueillies favorablement dans 73,6 % des cas. Ce nombre inclut toutefois des
demandes ayant pour objet de rendre la pratique de l'agriculture plus rentable, comme
par exemple certaines demandes d'enlèvement de sol arable et d'aliénation et/ou de
remembrement. À titre informatif, les autorisations visant à consolider des exploitations
agricoles sont au nombre de 144 et représentent à elles seules quelque 5 669,48 hectares.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-12
En considérant uniquement les demandes pour une utilisation autre qu'agricole, on
obtient 573 demandes dont 401 (69,5%) qui ont été accueillies favorablement par la
CPTAQ. Il faut préciser que ces requêtes impliquent le plus souvent une demande
d'aliénation et/ou de lotissement.
En terme de superficie, les demandes d'utilisation à des fins autres qu'agricoles qui ont été
accueillies favorablement par la CPTAQ représentent 3 798,95 hectares pour les années
1988 à 1998. Une mise en garde s'impose toutefois car ce chiffre comprend une
demande qui représente à elle seule 2 088,6 hectares concernant l'exploitation de
tourbières dans la municipalité de Labrecque. Si on ajoute les autres demandes ayant
reçu l'approbation de la CPTAQ (aliénation, lotissement et enlèvement de sol arable), le
nombre d'hectares touchés pour ces onze années se chiffre à 9 942,18 au total.
Comme le tableau no 12 permet de le constater, les autorisations pour des fins de
villégiature sont substantielles en terme de superficies touchées avec 234,59 hectares
(l9annexe 1 reprend cette information par municipalité). Afin de mieux visualiser
l'importance de cette superficie, elle représente 586 terrains de villégiature de 4 000
mètres carrés. Les 47 autorisations recensées visent souvent à créer plusieurs
emplacements de villégiature, ce qui explique l'importance des superficies touchées par
rapport aux 100 autorisations pour des résidences permanentes qui elles, touchent 67,35
hectares (équivalant à 168 terrains résidentiels de 4 000 mètres carrés situés à l'extérieur
des périmètres urbains).
Au niveau industriel, les superficies touchées sont de 2 265,69 hectares. Toutefois, si on
exclut l'autorisation de 2 088,6 hectares pour l'exploitation de tourbières dans la
municipalité de Labrecque, on obtient alors 177,09 hectares, chiffre beaucoup plus
réaliste, mais correspondant tout de même à environ 328 terrains industriels de 5 400
mètres carrés.
Pour ce qui est des demandes touchant de plus grandes superficies, elles concernent le
plus souvent l'exploitation d'une ressource autre qu'agricole qui s'est retrouvée à l'intérieur
de la zone agricole permanente en raison du découpage très large réalisé par la CPTAQ.
Par exemple, pour l'ensemble de la MRC, douze demandes ont été acceptées qui
visaient à exploiter des sites de granite (carrières) représentant 603,08 hectares. Ces
demandes ne venaient généralement pas affecter la pratique de l'agriculture et
contribuaient à l'émancipation d'une industrie régionale importante. (l9annexe 2 reprend
le détail du tableau no 12 pour chacune des municipalités de la MRC).
Depuis l9entrée en vigueur de la Loi 23 , le 30 juin 1997, la MRC comme la CPTAQ, a vu le
nombre de demandes diminuer de façon appréciable. Ainsi, en 1998, le nombre de
demandes à des fins résidentielles a été seulement de douze. Toutefois, la proportion de
demandes à des fins résidentielles qui ont été acceptées est demeurée la même, soit
environ 50 %. Les prochaines années nous renseigneront mieux sur les effets des récentes
modifications législatives.
Schéma d9aménagement révisé
3-13
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Tableau no 12
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon
le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
210
217,64
100
(47,6 %)
67,35
Résidence de villégiature
67
382,98
47
(70,2 %)
234,59
Agrandissement
résidentiel
72
16,13
66
(91,7 %)
12,14
Agrandissement pour
villégiature
7
1,93
7
(100 %)
1,93
Commerce
29
67,17
19
(65,5 %)
28,09
Industrie
18
2 320,771
10
(55,6 %)
2 265,691
Carrière
14
655,32
12
(85,7%)
603,08
Gravière et sablière
39
398,68
36
(92,3 %)
365,11
Autres
117
567,78
104
(88,9 %)
220,97
TOTAL
573
4 628,40
401
(70 %)
3 798,95
1 Comprend une autorisation pour l'exploitation de tourbières représentant 2 088,6
hectares.
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Base de données des demandes adressées à la CPTAQ.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-14
3.1.6 La problématique : une agriculture performante mais parfois
déstructurante
L'industrie agricole est certes performante mais, face aux différents problèmes auxquels
est déjà confronté le milieu rural, la baisse du nombre d'agriculteurs contribue
inévitablement à la diminution et au vieillissement de la population rurale ainsi qu9à la
perte du dynamisme du milieu local comme générateur d'emplois.
À ces difficultés, ajoutons celles souvent citées par les agriculteurs eux-mêmes: le
problème de la relève; celui qui fait que les fermes sont devenues des entreprises et
qu9en raison des coûts élevés d9exploitation, la rentabilité est devenue précaire ; celui de
la main-d9Suvre spécialisée en agriculture; de la difficulté d'implanter certains
équipements nécessaires au maintien de celle-ci (abattoir et usine de transformation) sur
certains territoires; de même que le conflit qui se dessine souvent entre les populations
locales, les élus municipaux et les producteurs agricoles en terme de compatibilité
d9usages.
De plus, depuis les cinq dernières années, les difficultés occasionnées par des conditions
climatiques particulièrement difficiles ont eu comme résultats des pertes de sols agricoles
et un manque à gagner relié à la production de fourrage, forçant les producteurs à se
tourner vers l'extérieur de la région pour s'approvisionner en foin. Cette situation cause
des difficultés financières à plusieurs agriculteurs. Encore aujourd9hui, les marges de crédit
sont bien souvent utilisées au maximum et les réserves de foin, à toutes fins utiles
inexistantes.
Parler de l'agriculture sur le territoire de la MRC nécessite de comparer deux secteurs : le
sud et le nord. La Grande Décharge étant la frontière délimitant ces deux secteurs. Si
l9agriculture dans le secteur sud se caractérise par une occupation du sol intense, peu
de terres en friche, une forte valeur des fermes et une importante valeur de produits
vendus, le secteur nord de la MRC est quant à lui soumis à d9importantes pressions pour
faire modifier l'utilisation du sol sur de grandes superficies. Bien que la performance du
secteur nord soit discutable et que plusieurs terres en friche y soient recensées,
conséquence de sols agricoles de moindre qualité, la culture du bleuet bénéficie dans
ces secteurs des meilleures conditions pour son développement.
Ainsi, s'il apparaît pertinent de confirmer la vocation forestière des municipalités de Saint-
Ludger-de-Milot et de Lamarche, il en va autrement des municipalités de Sainte-
Monique, de Saint-Henri-de-Taillon, de L9Ascension, de Labrecque et de Saint-Nazaire qui
ont une vocation agroforestière. Bien que l'agriculture offre moins de potentiel au
développement de certaines cultures, des expériences de mise en valeur agricole sont à
s'implanter sur ces territoires.
À titre d'exemple, citons le pâturage communautaire de Sainte-Monique qui a permis
d'utiliser des territoires agricoles qui auraient autrement perdu leur vocation n'eût été de
ce projet. En tout, ce sont 88 hectares de sols agricoles qui ont ainsi été récupérés pour la
seule année 1996. Le manque de relève à toutefois eu raison de ce projet. Le MAPAQ, en
association avec les intervenants du milieu, est à mettre sur pied un projet similaire à
Labrecque à la demande des producteurs.
Cette nouvelle façon d9utiliser le territoire agricole disponible constitue une alternative
intéressante de développement local applicable particulièrement dans certaines
collectivités menacées de dévitalisation. Elle permet de maintenir en production des
Schéma d9aménagement révisé
3-15
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
superficies agricoles de bonne qualité et souvent sous-utilisées. Rappelons que dans le
seul secteur de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, ce sont quelque 1 030 hectares de sols
agricoles en friche depuis moins de cinq ans comparativement à 2 328 hectares en friche
en 1988. Sur les 1 030 hectares, 742 ont un intérêt agricole (72 %) et pourraient être
disponibles pour le pacage ou à des fins de culture communautaire.
L9UPA, en collaboration avec ses partenaires, annonçait en 1996 la création d9un premier
regroupement d9exploitants agricoles pour le printemps 1997. Le projet, nommé «Epillet»,
visait à rendre accessibles aux personnes et aux familles, la propriété et l9exploitation
d9unités agricoles rentables. Ce projet cadre avec les préoccupations de la MRC quant
à l9occupation du territoire rural et à l9arrêt de l9exode rural. De plus, la MRC est
préoccupée par le fait de remettre en production les terres qui étaient vacantes. La
municipalité de Saint-Nazaire est fortement intéressée par ce projet concret de
revitalisation du milieu agricole.
D9autres initiatives sont également à souligner, telle la création, en 1996, d9une CUMA
(coopérative d9utilisation de matériel agricole) dans le secteur nord de la MRC. Le
principal objectif est d9offrir aux producteurs membres un cadre légal grâce auquel ils
peuvent obtenir des services de location de matériel agricole ou d9autres services à
moindre coûts, permettant de réduire leurs besoins en capitalisation pour leur propre
entreprise. De cinq membres à sa fondation, la CUMA en compte actuellement trente-
huit. Onze machines agricoles sont disponibles pour un actif de plus de 100 000$.
Le partage des ressources matérielles et humaines peut s9avérer un excellent moyen pour
réduire les coûts d9exploitation et de production et ainsi favoriser la relève agricole en
améliorant la santé financière des entreprises agricoles et agroforestières. Ce partage
favorisera les échanges entre les divers collaborateurs et permettra de créer des liens
solides de coopération vers des objectifs communs.
Ces différentes mises en commun apparaissent pour la MRC, le fondement d9une
structure novatrice qui assimile et adapte les nouvelles technologies pour une agriculture
durable en plus d9amener une meilleure organisation du travail, une collaboration et de
l9entraide entre les adhérents.
Dans l9industrie du bleuet, selon des données obtenues du Syndicat des producteurs de
bleuets, tout en tenant compte des rendements moyens actuels, on estime qu9une
bleuetière devrait couvrir environ 125 hectares pour être rentable. Selon les superficies à
potentiel pour cette culture, il serait possible de développer environ 100 nouvelles unités
de production au Saguenay3Lac-Saint-Jean sur les seuls lots intramunicipaux identifiés par
le MAPAQ. Toutefois, le Syndicat considère que d9importantes superficies pourraient être
propices à cette production dans les CAAF situés en territoire municipalisé et dans les
territoires non organisés (TNO). On parle de quelque 500 emplois directs. Ajoutons à cela
la transformation, la commercialisation et la mise en marché et on parle d9un potentiel
de 1 300 emplois pour la région. La MRC pourrait, quant à elle, doubler ses superficies
exploitées pour la culture du bleuet en combinant les superficies à potentiel dans les TPI
(terres publiques intramunicipales) avec les superficies à potentiel situées en terres
privées.
Dans un objectif de concertation, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est créait, en novembre
1995, son propre comité consultatif agricole à l'intérieur duquel les agriculteurs ont une
représentation paritaire avec les élus municipaux. Le but de ce comité: arriver à des
solutions permettant un développement harmonieux et cohérent des activités et
pratiques agricoles, des fonctions urbaines et rurales ainsi que de l'environnement, tout
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-16
en favorisant le maintien de la population en place et la création d'emplois. L9objectif
étant de contrer la déstructuration du milieu rural.
3.2
La forêt
3.2.1 Les fonctions de la forêt
Nous pouvons attribuer trois fonctions principales aux forêts publiques et privées présentes
sur le territoire de la MRC. Il s9agit des fonctions économique, environnementale et
sociale.
La forêt contribue à l9économie de la région par l9activité qu9elle crée puisqu9elle touche
la production, l9échange et la distribution des divers biens et services. La forêt participe,
en fournissant la matière ligneuse, le bois de chauffage, les arbres de Noël et un territoire
de support aux activités de récréation, de chasse et de pêche, etc., au développement
économique de la région. Les produits de consommation fabriqués à partir de la matière
ligneuse alimentent plusieurs secteurs de l9économie régionale, de sorte que l9effet
multiplicateur est considérable au plan économique. Enfin, la forêt remplit une fonction
économique en procurant à l9État des recettes sous la forme d9impôts sur les salaires et
gages, de parafiscalité, de taxes de vente, de taxes spécifiques et d9impôt corporatif.
Avec les préoccupations grandissantes de la population face à la protection de
l9environnement, la forêt a un rôle important à jouer en raison de sa nature et de son
étendue. Par le biais du développement durable de l9ensemble des ressources du milieu
forestier, concept selon lequel on parvient à satisfaire les besoins actuels sans causer de
préjudice à la productivité future des forêts, à leur diversité écologique ou à leur
capacité de régénération, la forêt contribue, entre autres, à fournir un habitat à la faune,
à filtrer l9eau et à régulariser le débit des cours d9eau en plus de transformer le gaz
carbonique contenu dans l9air en oxygène. De plus, par son omniprésence, la forêt fait
partie du paysage et elle permet sa diversité.
Le rôle social de la forêt prend tout son sens dans le contexte actuel du mouvement de
solidarité rurale où l9on parle des concepts de forêt habitée, de fermes forestières et
d9autres formules visant à utiliser les ressources de la forêt comme source de revenus pour
les communautés rurales qui vivent de graves problèmes sociaux et économiques. Pour
certaines municipalités du secteur nord, qui ne comptent aucune industrie majeure, la
forêt est l9une des seules alternatives pour améliorer le bien-être général et le cadre de
vie de leur population. La forêt a toujours été une source de revenus et de récréation et
la MRC entend aménager cette dernière afin qu9elle joue pleinement son rôle.
Afin de dresser un portrait de la situation des plus précis, la forêt sera abordée selon ses
trois grands tenants :
þ la forêt publique avec droits forestiers (CAAF)
þ la forêt publique libre de droits forestiers (lots intramunicipaux)
þ la forêt privée
Le tableau no 12B présente la tenure et les superficies concernées sur le territoire de la
MRC.
Schéma d9aménagement révisé
3-17
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Tableau no 12B
Tenure et superficie de la forêt sur le territoire de la MRC
Territoire
non
organisé
Territoire
municipa-
lisé
Territoire
municipalisé
Territoire public
intramunicipal
Territoire public
intramunicipal
libre de droits
forestiers
privé
public
CAAF
blocs et
lots
épars
blocs
(superficie
supérieure
400 ha)
lots
épars
Superficie
(km2)
1 025
1 684
1 189
495
195
300
215
85
Pourcentage
38%
62%
70,6%
29,4%
39,4%
60,1%
71,6%
28,4%
Total MRC
2 709 km2
1 684 km2
495 km2
300 km2
Source : MRN secteur forêt, MRN secteur terre. Avril 1997.
3.2.2 La forêt publique
3.2.2.1
La situation de la forêt publique avec droits forestiers (sous CAAF)
La forêt publique avec droits forestiers couvre environ 1 025 km2 de territoire non organisé
et 195 km2 de territoire municipalisé. Les municipalités de Saint-Ludger-de-Milot,
d9Hébertville et de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix possèdent des territoires publics sous
CAAF à l9intérieur de leurs limites municipales.
Un des principaux avantages de cette forêt est son accessibilité. En effet, la forêt située
dans la réserve faunique des Laurentides (où est localisée la majeure partie du territoire
public) est rapidement accessible via la route 169 qui traverse la réserve du nord vers le
sud. Le point d9entrée de ce territoire par la route 169 se trouve à quinze minutes de la
ville d9Alma. De plus, les nombreux kilomètres de chemins forestiers construits par les
bénéficiaires de CAAF permettent d9accéder à une grande partie du secteur.
L9exploitation de la matière ligneuse se fait principalement dans
trois grands groupes d9essences: les sapins, épinettes, pins gris et
mélèzes (SEPM), les peupliers de toutes sortes et les feuillus durs
(tous les feuillus sauf les peupliers). Cette exploitation se fait par
allocation, de la part du ministère des Ressources naturelles, de
CAAF à des entreprises. Ces CAAF sont situés à l9intérieur d9aires
communes, lesquelles contiennent plusieurs contrats. Sur le
territoire de la MRC, quatre aires communes sont identifiées: l9aire
21-01 (50% de sa superficie totale), la 21-02 (40% de sa superficie
totale), la 23-21 (15% de sa superficie totale) et la 24-01 (moins de
1% de sa superficie totale).
Les bénéficiaires de CAAF paient des droits de coupe sur les volumes qu9ils récoltent sur
les terres publiques. Ces taux varient en fonction de plusieurs paramètres et selon les
marchés. Les redevances sont envoyées dans les coffres de l9État dont une partie est
Aire commune
Subdivision du
territoire forestier
public pour laquelle
une possibilité
forestière est établie
et sur laquelle
s9exercent un ou
plusieurs CAAF.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-18
investie dans l9aménagement des forêts de la région par le biais du Plan de mise en
valeur des ressources du milieu forestier (Volets I et II).
Considérant qu9en moyenne la récolte annuelle dans les forêts publiques de la MRC se
fait selon les proportions des aires communes présentes et en attribuant les taux des
redevances selon les essences récoltées, il est possible d9estimer les redevances
moyennes payées par les bénéficiaires au gouvernement. En effet, en émettant ces
hypothèses, les redevances payées suite à la récolte de matière ligneuse sur le territoire
de la MRC s9élèvent en moyenne à 1,7 million $ annuellement.
Compte tenu de la structure équienne et de la maturité des
peuplements (domaine de la pessière) en forêt publique, la matière
ligneuse est presque essentiellement récoltée par coupes avec
protection de la régénération et des sols. Ce mode de récolte,
combiné à la machinerie utilisée, n9emploie qu9un minimum de
personnes. De plus, cette façon de récolter les arbres est très rapide
car elle consiste à couper tous les arbres, et ce, bien qu9elle
comporte une série de mesures visant à protéger la régénération
préétablie et les sols. Certes la plus économique pour les
compagnies forestières, cette méthode ne favorise guère la création
d9emplois (tableau no 13). De plus, les compagnies délaissent peu à peu l9exploitation
pour se concentrer sur la transformation de la ressource; les contractants ne sont plus
payés selon un taux horaire mais bien selon leur productivité.
Le tableau no 13 nous démontre que le
rendement du procédé de récolte est
inversement
proportionnel
au
nombre
d9emplois. En effet, plus le procédé est
productif,
moins
les
compagnies
emploient d9effectifs.
Structure
équienne
Se dit d9un
peuplement
forestier où les
arbres ont tous le
même âge.
Pessière
Peuplement forestier composé principalement
d9épinettes.
Sapinière
Peuplement forestier composé principalement
de sapins.
Schéma d9aménagement révisé
3-19
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Tableau no 13
Comparaisons de différents procédés de récolte.
Procédé de récolte
% d'utilisation
au Québec*
Productivité
m3/jour-
personne
Effectifs requis
pour 2000
m3/semaine
1) Abattage et ébranchage manuels,
débusqueuse à câbles et tronçonnage
manuel à la jetée.
8 %
8 m3
50 travailleurs
2) Abattage manuel, débusqueuse à câbles,
ébrancheuse et tronçonneuse.
14 %
16 m3
25 travailleurs
3) Abatteuse-empileuse, débardeuse à
grappins, ébrancheuse et tronçonneuse.
66 %
40 m3
10 travailleurs
4) Abatteuse multifonctionnelle et
porteur forestier.
4 % **
50 m3 ***
8 travailleurs
*
Données estimées pour l'année 1992-1993.
**
Données ne reflétant pas l'accroissement rapide des deux dernières années.
***
Procédé en "rodage" n'ayant pas atteint son plein rendement par rapport aux procédés
précédents.
Source: Girard, Éric. L'exploitation forestière, 1995. Communication présentée à un congrès des
relations industrielles de l'Université Laval portant sur la réorganisation du travail.
Les terres publiques faisant l9objet de contrats d9approvisionnement et d9aménagement
forestier sur le territoire de la MRC approvisionnent dix-huit usines de transformation dont
huit sont situées à l9intérieur des limites de la MRC (tableau no 14). Le tableau ne
mentionne toutefois pas les volumes alloués aux bénéficiaires dans les aires communes
situées à l9extérieur du territoire de la MRC.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-20
Tableau no 14 Nom des bénéficiaires de CAAF qui s9approvisionnent dans les forêts
publiques des aires communes situées sur le territoire de la MRC.
Nom du bénéficiaire
Localisation
Aire
Essence
Volume
de CAAF
de l'usine
commune
récoltée
Annuel (m3)
Abitibi-Consolidated
Papeterie la Baie
21-01
SEPM
10 000
E. Tremblay et Fils ltée
Saint-Bruno
21-01
SEPM
21 800
La Scierie Martel ltée
Alma
21-01
SEPM
16 600
Les Industries du bois R.T. inc.
Saint-David-de-
Falardeau
21-01
Feuillus durs
5 000
Cie Commonwealth Plywood inc.
(déroulage)
Shawinigan
21-01
Bop, Boj
200
Louisiana Pacific. ( division sciage)
Chambord
21-01
Peupliers
2 900
Louisiana Pacific (division
panneaux)
Chambord
21-01
F. durs, peupliers
22 100
Scierie Lachance ltée
Saint-Bruno
21-01
SEPM
22 100
Abitibi-Consolidated
Port-Alfred
21-02
SEPM
17 000
Les Scieries du Lac-Saint-Jean inc.
Métabetchouan-
Lac-à-la-Croix
21-02
SEPM
70 500
Cie Commonwealth Plywood inc.
(déroulage)
Shawinigan
21-02
Bop, Boj
150
Louisiana Pacific ( division sciage)
Chambord
21-02
Peupliers
4 000
Louisiana Pacific (division
panneaux)
Chambord
21-02
F. durs, peupliers
22 500
Scierie Thomas-Louis Tremblay inc.
Sainte-Monique
21-02
Feuillus durs
6 600
Industries manufacturières
Mégantic
Lac Mégantic
21-02
Peupliers
500
Abitibi- Consolidated
Kénogami
23-21
SEPM
141 000
Abitibi- Consolidated
Saint-Fulgence
23-21
SEPM
49 000
Coop. forestière Laterrière
Laterrière
23-21
Peupliers, SEPM
106 500
Coop. forestière Laterrière
Saint-Fulgence
23-21
SEPM
160 000
Les Industries du bois R.T. inc.
Falardeau
23-21
Feuillus durs
23 000
Scierie Girard inc.
Shipshaw
23-21
SEPM
33 000
Multi-Forêts inc.
Chicoutimi
23-21
Feuillus durs
4 000
Cie Commonwealth Plywood inc
(déroulage)
Shawinigan
23-21
Bop, Boj
450
Louisiana Pacific ( division sciage)
Chambord
23-21
Peupliers
4 000
Louisiana Pacific (division
panneaux)
Chambord
23-21
F. durs, peupliers
33 750
Industries manufacturières
Mégantic
Lac Mégantic
23-21
Peupliers
500
Abitibi-Consolidated
Port-Alfred
24-01
SEPM
120 000
Abitibi-Consolidated
Roberval
24-01
SEPM
165 300
Les entreprises L. Lessard et Fils
Lamarche
24-01
Feuillus durs
500
Les Industries du bois R.T. inc.
Saint-David-de-
Falardeau
24-01
Feuillus durs
8 000
Cie Commonwealth Plywood inc
(déroulage)
Shawinigan
24-01
Bop, Boj
150
Louisiana Pacific ( division sciage)
Chambord
24-01
Peupliers
6 500
Louisiana Pacific (div. panneaux)
Chambord
24-01
F. durs, peupliers
27 350
Scierie JM Girard
Ste-Monique
24-01
Feuillus durs
2 000
Produits for. Petit-Paris inc.
Saint-Ludger-de-
Milot
24-01
SEPM
360 500
Scierie Thomas-Louis Tremblay inc.
Sainte-Monique
24-01
Feuillus durs
22 000
Schéma d9aménagement révisé
3-21
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Source: MRN, version de décembre 1999. Répertoire des bénéficiaires de CAAF.
Note: la trame de fond indique les usines situées à l9intérieur des limites de la MRC.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-22
L9exploitation faunique est pratiquée et contrôlée en plus de l9exploitation forestière sur
les forêts publiques sous CAAF. En effet, les permis de chasse et de pêche sont délivrés
par le ministère de l9Environnement et de la Faune selon l9abondance des ressources. La
pêche et la chasse à l9orignal sont les activités les plus populaires. Les gens pratiquent
également la villégiature et la récréation sous toutes ses formes. En effet, à l9intérieur des
secteurs sous CAAF, la MRC recense près d9une vingtaine de secteurs de villégiature.
Les bénéficiaires de contrats sont dans l9obligation de consulter le public et la MRC en ce
qui a trait à la confection de leurs plans d9aménagement forestiers qu9ils soient général,
quinquennal ou annuel. La MRC doit s9assurer que ces plans n9entrent pas en conflit
avec les objectifs inscrits au schéma d9aménagement.
3.2.2.1
La situation de la forêt publique libre de droits forestiers (sans CAAF)
Le transfert de responsabilités afin de gérer et de mettre en valeur le territoire public
intramunicipal libre de droits forestiers, du gouvernement du Québec aux MRC, est
maintenant complété. La convention de gestion territoriale est signée depuis le 1er avril
1997. Ce territoire public intramunicipal représente un enjeu économique de taille pour la
MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Selon l9inventaire effectué à l9aide du rôle d9évaluation de la
MRC et des données fournies par le ministère des Ressources naturelles, les terres
publiques intramunicipales qui ne font l9objet d9aucun contrat couvrent quelque 30 000
ha (300 km2), dont 71,6% sont constituées de blocs de lots de plus de 400 hectares et
28,4% de lots épars d9une superficie inférieure à 400 hectares.
Les municipalités du secteur nord, à l9exception de Saint-Henri-de-Taillon et de Delisle,
sont celles qui possèdent le plus de terres publiques intramunicipales. Ce territoire recèle
une multitude de potentiels (matière ligneuse, bleuet, agroforesterie, récréation, faune,
etc.). La MRC entend s9assurer que ces potentiels soient exploités dans l9intérêt public
afin d9aider au développement des collectivités locales et régionales dans le respect de
la gestion intégrée des ressources (utilisation polyvalente).
Certains lots supportent déjà différents types d9utilisation qui sont autorisés par le biais de
baux émis par le gouvernement. En effet, environ 40% des terres publiques
intramunicipales libres de droits forestiers possèdent un bail qui permet diverses utilisations
telles que l9exploitation de carrières, de tourbières et de bleuetières, en plus de certains
secteurs de villégiature estivale (lacs Clair, Miquet et Milot) et de récréation (base de
plein air de Saint-Nazaire, club de ski de fond Dorval, etc). De plus, certains lots sont à
vocation industrielle et commerciale, comme le cas du parc industriel de Saint-Ludger-
de-Milot.
L9état de la forêt publique intramunicipale ressemble beaucoup à celui de la forêt
privée. Elle est constituée de jeunes peuplements mélangés (30-50 ans), composés
principalement de feuillus intolérants et colonisateurs (bouleaux blancs et peupliers), de
sapins et d9épinettes. L9apparition de ces essences est le résultat de coupes abusives et
du pillage des lots. Par le passé, ces lots avaient surtout été utilisés pour
l9approvisionnement en bois de chauffage.
Trois grands éléments caractérise la forêt publique intramunicipale : on y observe une
distribution inégale des classes d9âge (77 % de la forêt se situe dans la classe d9âge 40-60
ans) ; on y remarque une régénération naturelle difficile puisque le pin gris et l9épinette
noire, dont la régénération passe par le feu, occupent 94 % du couvert forestier résineux
Schéma d9aménagement révisé
3-23
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
et 17 % du couvert forestier mélangé; et enfin on y remarque une répartition inégale des
types de couvert forestier sur le territoire.
3.2.2.2
La problématique: vers une foresterie durable
Bien plus que la forêt privée, la forêt publique est sollicitée de toutes parts par un grand
nombre d9utilisateurs ayant des attentes particulières, que l9on pense notamment aux
chasseurs, aux pêcheurs, aux villégiateurs, pour qui la qualité du paysage est importante,
ou encore aux industriels, pour qui l9accessibilité et la qualité de la ressource sont
primordiales.
La
conjoncture
actuelle,
notamment
en
ce
qui
a
trait
à
la
certification
environnementale des produits forestiers, risque de modifier en profondeur les modes
d9exploitation en forêt et d9avoir un impact significatif quant à la participation des
populations locales dans l9exploitation de leur forêt. En effet, la pratique d9une foresterie
durable nécessitera de tenir compte du milieu local, de la gestion de son patrimoine
avec, comme résultat souhaité, des retombées économiques plus importantes. Ces
nouvelles exigences constituent sans contredit des occasions de développement du
milieu rural. Pensons en termes de diversité et de complémentarité des tâches, de
stabilité des emplois, de développement de l9entrepreneurship et de valeur ajoutée à
nos produits.
D9ailleurs, la récente modification à la Loi sur les Forêts traduit clairement l9orientation du
gouvernement du Québec en faveur du développement d9une foresterie durable. Cette
loi décrit celle-ci, entre autres, par rapport au maintien des avantages socio-
économiques multiples que les forêts procurent à la société et à la prise en compte, dans
les choix de développement, des valeurs et des besoins exprimés par les populations
concernées.
Concernant la mise en valeur intégrée des ressources, la prise en charge par le milieu de
ses ressources ou encore la sensibilisation de la population à la protection et à la mise en
valeur du milieu forestier, l9ensemble des intervenants du territoire devront s9assurer d9un
développement durable de la forêt publique. Le but est de revitaliser le milieu rural et
d9impliquer les citoyens et les différents groupes dans la mise en valeur et la protection du
milieu forestier, puisque celui-ci sert de support à une vaste partie de la population de la
MRC.
La forêt constitue une ressource récréative très importante pour le milieu. Le défi du
schéma d9aménagement révisé est donc d9établir des principes d9intervention qui
permettront le développement harmonieux de ces deux potentiels: production forestière
et tourisme. Le concept de forêt habitée prend ici tout son sens. La MRC de Lac-Saint-
Jean-Est croit que la mise en place de ce concept passe par une mise en valeur du
potentiel de l9ensemble des ressources d9un territoire par le milieu en vue d9assurer, de
façon durable, son développement économique et social dans une optique de
revitalisation des économies régionales.
Avec le régime forestier en vigueur, l9État a choisi de confier l9aménagement des forêts
publiques à l9industrie forestière dont les sièges sociaux sont souvent situés à l9extérieur de
la région et même du pays. Cette absence de diversité dans l9attribution des contrats ne
favorise guère la participation des communautés locales à l9aménagement de la forêt.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-24
Certes, les usines emploient plusieurs centaines de personnes mais cet argent ne
représente qu9un infime pourcentage des profits qui sont générés par les entreprises.
Bien que l9on ait observé une importante augmentation de la possibilité forestière sur les
terres publiques, le régime n9a pas su rassembler l9industrie forestière, les entreprises
demeurant isolées et peu communicatives entre elles. L9industrie indépendante est
également perdante : 80 % du volume appartient à la grande entreprise. Le petit
entrepreneur n9a presque pas sa place, bien qu9il crée 50 % des emplois sur le territoire
de la MRC.
Le régime forestier a favorisé la mécanisation et la technologie, augmentant ainsi le
facteur de récupération de la ressource, conséquence probable de la politique
d9augmentation des droits de coupe. Mais peu d9efforts ont été remarqués en aval du
processus primaire de fabrication où la matière est exportée majoritairement avec peu
de valeur ajoutée. Ce phénomène, ajouté à l9augmentation de la technologie,
contribue, dans une large mesure, à la dévitalisation de notre territoire. Un objectif qui
n9était sûrement pas préconisé lors de la mise en force du régime.
Les superficies sous CAAF en territoire municipalisé couvrent près de 19 500 ha (195 km2)
tandis que celles situées en territoire non organisé sont de l9ordre de 102 500 ha
(1 025 km2). Les terres publiques intramunicipales libres de droits comptent, pour leur part,
quelque 30 000 ha (300 km2). Le but de la MRC n9est pas de s9approprier tout ce territoire
public mais plutôt de s9assurer de sa mise en valeur optimale afin de stimuler l9activité
économique qui passe par la création et la consolidation d9emplois. De plus en plus, il est
essentiel et légitime que les ressources du milieu forestier en territoire municipalisé soient
gérées par les gens du milieu afin d9assurer leur mise en valeur optimale et ainsi retirer les
bénéfices de l9exploitation des ressources. La capacité de mettre en valeur ces
ressources dépend tout d9abord du potentiel des terres, ensuite du dynamisme des
milieux concernés, puis des opportunités de développement existantes et enfin des
conditions de mise en marché.
Afin
de
bonifier
le
mode
d9attribution
des
contrats
d9aménagement
et
d9approvisionnement forestier, la MRC envisage de développer un modèle de gestion
sur tout le territoire dont les modalités seraient à définir collectivement. Les forêts
touchées seraient la grande forêt publique, la forêt publique de banlieue, les lots et les
blocs de lots intramunicipaux ainsi que la forêt privée. En conséquence, l9émergence et
la viabilité de certains projets de forêt habitée dépendront du degré de collaboration
obtenu de la part des propriétaires et des détenteurs de certains droits. La MRC entend
donc assurer sa présence afin que les municipalités locales puissent être parties
prenantes à une gestion commune des territoires de forêt habitée.
Pour ce qui est du territoire public intramunicipal libre de droits, la MRC a complété la
planification des TPI suite aux consultations publiques tenues en juin 1998 (planification
disponible à la MRC). Cette planification s9est faite avec l9aide du comité multiressource
sur lequel siègent divers groupes intéressés à mettre le territoire en valeur. Des vocations
(forestière, faunique, bleuetière, etc.) ont été attribuées à chaque lot et bloc de lots. La
MRC est allée en appel d9offres et des promoteurs ont été choisis et ce, afin de mettre
en valeur ces territoires. Les terres seront louées et les recettes découlant des activités
seront placées dans le fonds d9aide à la mise en valeur des TPI, puis réinvesties dans
l9aménagement et la mise en valeur de cette forêt intramunicipale.
La MRC viens ainsi confirmer son engagement et ses préoccupations à créer un contexte
favorable au développement et à l9épanouissement des collectivités locales qui la
Schéma d9aménagement révisé
3-25
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
composent et au maintien d9une stabilité sociale face à l9une de nos plus importantes
richesses.
3.2.3 La forêt privée
3.2.3.1
La situation
À l9échelle de la MRC, le territoire privé occupe une superficie totale d9environ 1 189 km2
dont 45% est constitué de terrains non forestiers (agricoles, hydrographie, etc.). On y
retrouve les sols les plus fertiles, un climat plus doux, un plus grand nombre de jours sans
gel, un réseau routier bien développé et une main-d9Suvre abondante. Le territoire
forestier privé présente également l9avantage d9être situé en plein cSur de la forêt
habitée et à proximité des usines de transformation.
La forêt privée est principalement composée de peuplements mélangés (47%), de
peuplements feuillus (25%) et de peuplements résineux (17%). Le reste se compose de
friches (6%) ainsi que de coupes totales, de plantations et de brûlis qui représentent 5%
du territoire. Les peuplements sont répartis dans la classe d9âge de 50 ans (47%) et de 30
ans (22%).
La diversité dans la composition des peuplements en forêt privée est principalement due
à la faible superficie d9aménagement que possèdent les propriétaires. La moyenne
d9une propriété foncière étant de 41 ha. Les propriétaires ayant le statut de producteur
forestier et de membre du Syndicat des producteurs de bois sont au nombre de 868 sur le
territoire de la MRC. Il y aurait 175 producteurs forestiers non-membres.
Sur le territoire, les essences nobles comme les érables, les chênes et les tilleuls ont fait
place à des espèces colonisatrices plus agressives et de moindre valeur économique,
comme les peupliers et les bouleaux blancs, contribuant ainsi à affaiblir la qualité des
peuplements forestiers et la diversité de cette forêt.
La forêt privée est aussi caractérisée par le grand nombre d9intervenants qui ont
juridiction sur elle. On y retrouve l9Agence régionale de mise en valeur des forêts privées
du Lac-Saint-Jean responsable du programme d9aide à la mise en valeur des forêts
privées. Le MAPAQ intervient également en terres privées par sa juridiction sur la
Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ), sur la Régie des marchés
agricoles et alimentaires du Québec et sur la Société du crédit agricole. Également, le
ministère de l9Environnement est présent en forêt privée par ses politiques et ses
règlements. Les MRC et les municipalités locales, par leur pouvoir réglementaire, sont
impliquées dans le pouvoir décisionnel concernant les terres privées. Parmi les groupes
présents en forêt privée, on note le Syndicat des producteurs de bois du Saguenay 3 Lac-
Saint-Jean et les sociétés sylvicoles de Chambord et de Mistassini qui livrent le
programme d9aide de l9Agence régionale de mise en valeur des forêts privées du Lac-
Saint-Jean.
Pour l9année financière 1995-1996, les montants investis en forêt privée, sur le territoire de
la MRC, ont atteint 339 500$ (299 traitements) en ce qui concerne l9aide regroupée, sur
un total de 3 178 661$ (2 873 traitements) pour l9ensemble de la région. La plantation a
été le traitement le plus populaire. Pour ce qui est de l9aide individuelle (non regroupée),
les montants représentent 163 500$ (232 traitements) sur les 986 570$ (1 150 traitements)
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-26
octroyés en région. Les travaux non commerciaux (dégagement de la régénération et
éclaircie précommerciale) ont été les plus pratiqués. Par ordre d9importance, les
municipalités de Labrecque, de Saint-Nazaire, de Saint-Ludger-de-Milot, de L9Ascension
et de Sainte-Monique sont celles où les propriétaires exécutent le plus de travaux,
recevant 65% du total des subsides disponibles pour l9aménagement des forêts privées
de la MRC. Les investissements pour la dernière année financière complétée sont
représentatifs des tendances observées depuis cinq ans.
Le territoire de la MRC possède un potentiel en volume marchand brut qui s9élève à
quelque 3,6 millions de m3 solides. Le volume sur pied se compose surtout de feuillus
intolérants (50%) et de sapins-épinettes (27%). Une grande partie des volumes se retrouve
dans les peuplements mélangés (57%) . Le groupe d9essences sapins-épinettes-pins gris
est certes le plus convoité même s9il ne représente que 16% du volume total.
La Loi sur les Forêts accorde une priorité à la forêt privée et aux autres sources
d9approvisionnement disponibles (autres que la forêt publique) pour l9approvisionnement
des usines de transformation. Ce qui signifie que les quotas de mise en marché négociés
par le Syndicat assurent la vente du bois tiré de la forêt privée.
Les volumes mis en marché par les municipalités de la MRC en 1998, s9élevaient, selon le
Syndicat des producteurs de bois, à 21 855 m3 solides de résineux et à 3 615 m3 solides de
feuillus pour le secteur nord. Les producteurs des municipalités de l9Ascension et de
Labrecque sont ceux qui ont mis le plus de bois en marché. Dans le secteur sud, 11 823
m3 solides de résineux et 8 478 m3 solides de feuillus ont été mis en vente. Les producteurs
des municipalités d9Alma et d9Hébertville étant ceux qui ont mis le plus de bois en
marché.
Le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est a contribué pour environ 17 % du volume
acheminé en 1998 par le Syndicat des Producteurs de bois vers les différentes usines de
transformation. C9est donc dire que près de 45 771 mètres cubes de matière première
provenant de nos producteurs privés ont été acheminés aux différentes usines situées sur
le territoire de la MRC, pour une valeur approximative de 1,4 million $.
3.2.3.2
La problématique de la forêt privée; vers une mise en valeur
optimale
La liberté de choix des propriétaires s9avère très importante car ces derniers jouissent de
leurs droits de propriété. Selon un sondage mené par le Syndicat des producteurs de
bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean et effectué à l9échelle de la région en 1996, la majorité
des propriétaires se retrouvent dans la classe d9âge 45 à 54 ans (33%) et la plupart des
propriétaires tirent leur revenu principal d9une occupation autre que celle de
l9exploitation de leur boisé. Selon ce même sondage, les propriétaires possèdent leur
boisé pour:
" la récolte de bois
53%
" le plaisir de posséder une terre
92%
" un placement
33%
À la lumière de ces résultats, il appert que le divertissement et la récréation soient des
objectifs importants pour les propriétaires. Peu importe l9occupation principale des
producteurs, ces derniers ont souvent deux objectifs en ce qui concerne leurs lots boisés;
la production forestière et la récréation.
Schéma d9aménagement révisé
3-27
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Autre constat, il faut absolument encadrer les propriétaires privés car sans aide
(financière et technique), ils ont plus de difficultés à aménager convenablement leur
forêt. Dans ce cas, cette dernière est plutôt perçue comme une forêt de «fin de
semaine» et de récréation, réservée en vue de la retraite ou pour arrondir les fins de mois,
se retrouvant par le fait même sous-exploitée.
Si certains exploitent la forêt pour en tirer un revenu d9appoint, d9autres y voient un
compte d9épargne pour leurs vieux jours. Les amateurs de plein air sont également
grandement tributaires de cette ressource puisqu9elle leur offre un environnement
diversifié de qualité à proximité des centres urbains. Les chasseurs, de même que certains
pêcheurs, y pratiquent régulièrement leur loisir préféré. La balade en voiture et le séjour
dans les chalets bénéficient de l9encadrement paysager créé par la forêt privée.
La nouvelle Loi sur les Forêts définit les grands principes et les mesures à prendre pour
assurer la protection et la mise en valeur de la forêt privée québécoise. La région, suite
au Sommet sur la forêt privée, a créé deux agences de protection et de mise en valeur
des forêts privées: l9une pour le Saguenay et l9autre pour le Lac-Saint-Jean. Le Plan de
protection et de mise en valeur de la forêt privée (PPMV) devra respecter les orientations
du schéma d9aménagement de la MRC. De plus, l9Agence aura un rôle déterminant à
jouer face aux nombreux défis auxquels le territoire est confronté.
À l9échelle de la MRC, les propriétaires privés sont membres du syndicat dans une
proportion de 83 %. Il semble que 62 % de ceux-ci soient favorables à l9adoption d9une
réglementation par les municipalités et les MRC afin de limiter la coupe des arbres sur de
très grandes superficies. La MRC de Lac-Saint-Jean-Est, avec ses municipalités
constituantes, a assuré un leadership en cette matière. En fait, il s9agit d9assurer une
harmonisation de la réglementation régissant l9abattage d9arbres en forêt privée. La
MRC considère que les déboisements abusifs peuvent avoir des conséquences
dramatiques
pour
plusieurs
communautés
locales
sur
les
plans
économique,
environnemental et fiscal.
Le défi majeur de la mise en valeur de la forêt, tant privée que publique, est de concilier
le droit des propriétaires privés de mettre en valeur leur boisé à des fins forestières avec
les objectifs que poursuivent les autres, soit les communautés locales, à l9égard de ces
mêmes boisés. La forêt doit jouer pleinement son rôle de création d9emplois et, pour ce
faire, le MRC entend augmenter la productivité liée aux potentiels de la forêt et lui
donner une plus-value. En créant le maximum d9emplois, la forêt redynamise les
collectivités et met un frein à la dévitalisation. Afin d9atteindre ces objectifs, les actions à
entreprendre devront être ordonnées et réfléchies. Le plan de protection et de mise en
valeur de la forêt privée déposé par l9Agence régionale de mise en valeur des forêts
privées du Lac-Saint-Jean traite de cette optimisation.
3.2.4 La transformation et la mise en marché
La transformation de la matière ligneuse représente un secteur très important pour la
MRC. Outre un important volume provenant de la forêt publique, la forêt privée alimente
également les industries de transformation du bois de la MRC (tableau no 15). Il faut
rappeler d9ailleurs que la Loi sur les Forêts accorde une priorité à la forêt privée pour
l'approvisionnement des usines.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-28
Schéma d9aménagement révisé
3-29
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Tableau no 15
Nom des bénéficiaires de CAAF dont l9usine est située sur le
territoire de la MRC.
Nom du bénéficiaire
Localisation
Aire
Essence
Volume
de contrat d9aménagement et
d9approvisionnement forestier
de l'usine
commune
Annuel
(m3)
Abitibi-Consolidated
Alma
_
SEPM
Copeaux
seulement
Scierie Mailloux
Delisle
24-02, 24-03
SEPM
75 000
Uniforêt (Sc. Péribonka)
L9Ascension
24-03
SEPM
760 000
Scierie Thomas-Louis Tremblay
inc.
Sainte-Monique
21-02, 22-01,
22-02, 24-01,
24-02, 25-03,
27-01, 27-02
Feuillus durs
144 500
Produits forestiers Petit-Paris
inc.
Saint-Ludger-de-Milot
24-01
SEPM
360 500
Scierie du Lac-Saint-Jean inc.
Métabetchouan
21-02
SEPM
70 500
La Scierie Martel inc.
Alma
21-01, 24-03
SEPM
29 300
Scierie Lachance inc.
Saint-Bruno
21-01, 24-03
SEPM
29 300
Scierie JM Girard inc.
Sainte-Monique
24-01
Feuillus durs
2 000
Les entreprises L. Lessard et
Fils inc.
Lamarche
24-01, 24-02
Feuillus durs
SEPM
1 500
6 000
E. Tremblay et Fils ltée
Saint-Bruno
21-01, 24-03
SEPM
29 300
Source: MRN, version du 31 décembre 1999. Répertoire des bénéficiaires de CAAF.
À partir du répertoire du Centre local de développement de Lac-Saint-Jean-Est (2000),
nous pouvons regrouper les entreprises qui dépendent de la matière ligneuse selon cinq
catégories: celles relatives aux exploitations forestières; les entreprises de services
forestiers; les industries du bois (scieries et autres); les autres industries indirectes comme
les fabricants de portes, de fenêtres et de meubles; finalement les pâtes et papiers
(tableau no 16).
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-30
Tableau no 16
Portrait des usines dépendantes de la matière ligneuse présentes
sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est.
Catégorie
nombre
emplois
d'entreprise
totaux
Exploitation forestière
38
625
Services forestiers
4
57
Industries du bois
12
600
(scieries et autres)
Industries indirectes
25
235
(portes, fenêtres, meubles)
Pâtes et papiers
1
626
Total
80
2188
Source: Répertoire du Centre local de développement de Lac-Saint-Jean-Est, 2000.
Malgré certains constats, comme le fait que les emplois en milieu forestier évoluent
constamment et qu9il est difficile de consulter un répertoire d9entreprises à jour, les chiffres
présentés dressent un portrait relativement fidèle de la contribution du secteur forestier à
l9économie de la MRC. Il est important de noter cependant que les emplois dits
permanents ne veulent pas nécessairement dire à temps plein et qu9il est impossible de
mettre à jour des données sur les emplois permanents et sur ceux partiels.
3.3
L9industrie
3.3.1 La situation
La structure industrielle de la MRC, à l'image de celle de la région, a longtemps reposé
sur
quelques
grandes
entreprises
de
transformation
des
ressources
fortement
exportatrices: le secteur des pâtes et papiers; ceux de la forêt et de l'aluminium.
Toutefois, au début des années 1990, le générateur d'emplois qu'était la grande
entreprise s'est essoufflé. Ces rationalisations et diminutions d9emplois sont maintenant
finies et elles ont fait place à une restructuration devenue inévitable avec la
mondialisation des marchés. Citons en exemple, l'industrie de l'aluminium, qui en se
modernisant, s'est rationalisée, entraînant du même coup des diminutions d'emplois.
Toutefois, tous les employés qui avaient été mis à pied ont été réambauché. De plus
Alcan a embauché du nouveau personnel en 1997 et 1998. La réalisation du projet
d9une aluminerie à Alma d9une capacité de production annuelle de 400 000 tonnes
permettra la création de 275 nouveaux emplois au cours des prochains mois. De plus, il
est important de ne pas oublier que ce projet de 2,4 milliards vient consolider ce secteur
pour plusieurs dizaines d9années et ouvre la porte à la transformation de l9aluminium sur
notre territoire.
Cette structure industrielle a fait en sorte que la région a perdu le contrôle de ses
ressources et de ses principaux leviers de développement économique au profit d'un
Schéma d9aménagement révisé
3-31
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
entreprenariat externe à la région. Les conséquences de cette monoindustrialisation sont
sans conteste réelles et ses effets s'observent encore aujourd'hui bien qu9elles tendent à
s9amoindrir : main-d'Suvre spécialisée; moyenne de salaire très élevé; syndicalisation
généralisée; main-d'Suvre active en déclin et une attitude d'attentisme envers la
grande industrie. Ce phénomène historique, très caractéristique des régions ressources
est responsable du manque de tradition entrepreneuriale et explique en partie que l'on
soit une des régions ayant le plus faible taux de création de moyennes entreprises.
En effet, peu d'industries intermédiaires sont présentes sur le territoire de la MRC. Les
moyennes entreprises orientées vers la transformation représentent seulement 14 % des
entreprises de la MRC. De plus, la grande entreprise a laissé la place à la PME comme
principal pourvoyeur d'emplois. Enfin, les entrepreneurs de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est
ont eu de la difficulté à s'acclimater aux nouvelles tendances et accusaient un retard
important au niveau de la qualification de leur main-d9Suvre et du développement de
leur entrepreneurship.
De plus, les PME de la MRC demeurent tributaires de la grande industrie. Elles produisent
peu de produits à valeur ajoutée et exportent peu. Selon le Centre local de
développementde Lac-Saint-Jean-Est, (ancien Conseil économique de Lac-Saint-Jean-
Est), certaines sont sous-capitalisées, éprouvent un problème de relève, se confinent aux
secteurs traditionnels et sont souvent dépendant d9un client unique. Toutefois, le
financement des nouveaux projets est de moins en moins problématique. Plusieurs fonds
à capital de risque sont présents sur le territoire de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Malgré ces constats, les entreprises de la MRC se dirigent néanmoins vers une
diversification de leurs activités économiques et on assiste lentement à l'émergence de
PME dynamiques et innovatrices. La consolidation et le développement des grappes
industrielles dans les créneaux de «transformation des métaux et minéraux», des «produits
de la forêt» et de «l'industrie agroalimentaire» constituent des champs d'intervention
privilégiés par le milieu socio-économique. Celles-ci maitrisent également, de mieux en
mieux, les nouvelles technologies d9information et de communication.
Malgré les rationalisations du début des années 1990 (1990 à 1993), alors que les
investissements et la croissance de l'emploi avaient chuté (notamment dans les industries
moteurs de l'économie), la reprise économique qui se fait sentir depuis 1994 est
demeurée timide jusqu'à l9annonce de la construction de la nouvelle aluminerie Alcan
en novembre 1997. Celle-ci se révèle un catalyseur important pour une reprise
économique plus dynamique depuis déjà 3 ans. En effet des investissements de l9ordre
de 2,4 milliards de $ canadiens seront requis pour la réalisation du projet. Plusieurs raisons
ont motivés Alcan à envisager la venue d9une nouvelle aluminerie à Alma.
D9abord le contexte du marché mondial de l9aluminium primaire, actuellement en
croissance, y était favorable. Ensuite l9entreprise, qui a amorcé un programme de
modernisation et d9expansion au milieu des années 80 avec le projet Laterrière, avait
déjà identifié Alma comme site d9une prochaine usine de remplacement, laquelle lui
permettrait d9optimiser l9utilisation de ses infrastructures actuelles ( réseau électrique,
unités d9exploitation) dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Enfin, l9entente
conclue avec Hydro-Québec en 1996, assure à Alcan un bloc d9énergie supplémentaires
de 350 MW pour une période de 22 ans, lui permettant d9envisager une augmentation
de production immédiate et future.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-32
Les années à venir, permettent d'envisager des perspectives
intéressantes car la grande entreprise a complété sa rationalisation
et elle est maintenant mieux placée pour affronter les marchés
internationaux. Certains projets en cours devraient, quant à eux,
permettre la création de nouvelles PME exportatrices axées sur la
valeur ajoutée. Pensons ici au potentiel des retombées régionales
de dépenses de construction du projet Alcan estimé à 53,7 % du
coût total du projet, soit 690 à 860 millions de dollars pour l9ensemble
de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, à la construction de
l'usine de raffinage de wollastonite dont les possibilités de
transformation en région pourraient se traduire par de nouveaux
emplois et un essor de nouvelles technologies. Même chose pour les
projets de transformation de l9aluminium dans le milieu.
Sur le territoire de la MRC, des aires industrielles destinées à la petite, à la moyenne et à la
grande industrie servent de support à leur développement. Voici un bref résumé des
affectations de sol observables sur le territoire.
Certaines municipalités accueillent sur leur territoire des aires industrielles consacrées à la
moyenne industrie. Il s'agit pour l'essentiel des scieries présentes sur les territoires de
L9Ascension, Saint-Ludger-de-Milot, Sainte-Monique, Saint-Bruno, Alma, Métabetchouan-
Lac-à-la-Croix, Delisle et Lamarche. Ces scieries occupent l'ensemble des territoires
identifiés et se situent majoritairement à l'extérieur des périmètres urbains.
Un des plus importants parcs industriels de moyenne industrie se situe à Saint-Ludger-de-
Milot. Celui-ci n'est actuellement pas desservi par les infrastructures d'aqueduc et
d'égout. Il est situé sur des terres publiques intramunicipales. Présentement, la
municipalité est à planifier son développement (installation d'infrastructures, trame de
rue, zone pour la petite et la moyenne entreprise). À sa vocation forestière, la
municipalité tente d'ajouter une vocation relative à la transformation des produits miniers.
Quant aux municipalités de l9Ascension, de Lamarche et de Labrecque elles sont à
mettre en place un parc industriel destiné aux moyennes et aux grandes entreprises de
leur territoire.
Le secteur sud, quant à lui, est à développer le parc industriel de moyenne et de grande
industries planifié entre les municipalités d'Hébertville et d'Hébertville-Station. L9initiative
de ces deux municipalités est appuyée par leurs consSurs de Saint-Bruno, de
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et de Saint-Gédéon.
De son côté, la ville d'Alma accueille deux espaces industriels servant à la petite et
moyenne industries. Le développement d'une seconde aire au sud du périmètre urbain a
été rendu nécessaire en raison du taux d'occupation (100%) du parc industriel situé sur les
rues Bombardier et Claire-Fontaine.
L'ensemble des autres municipalités de la MRC ont également, à l'intérieur de leur
périmètre urbain, une telle aire industrielle identifiée. Toutefois, Labrecque, Saint-Gédéon
et Saint-Henri-de-Taillon n'ont pas encore aménagé de tels espaces bien qu'ils soient
prévus à leur plan d'urbanisme. Le fait que les secteurs visés soient situés en zone agricole
n'a pas facilité la tâche aux élus municipaux.
Enfin, deux aires dédiées à la grande industrie sont identifiables sur le territoire de Ville
d9Alma. Il s'agit des terrains accueillant les entreprises Alcan et Abitibi-Consolidated au
nord-ouest de l'agglomération d'Alma. La superficie identifiée au schéma de même
Wollastonite
Minerai industriel
cristallin et blanc
utilisé dans les
alliages de
plastique, de
céramique, les
peintures, le
ciment, les freins,
etc.
Schéma d9aménagement révisé
3-33
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
qu'aux règlements d'urbanisme de la Ville d'Alma est considérée complète puisque les
espaces qui restaient sont dédiés à la nouvelle aluminerie Alcan. Une seconde aire de
grande industrie est située à Desbiens. Elle correspond aux installations de l'usine Produits
Desbiens. Cette dernière a toutefois annoncé qu9elle fermait ses portes en août 2000,
laissant plus de 50 employés sans emploi. La MRC a d9ailleurs réagit immédiatement en
annonçant qu9elle entendait trouver une alternative à cette situation en collaboration
avec la municipalité de Desbiens et le comité socio-politique pour la relance de l9usine
de Desbiens.
La transformation du granite est concentrée à Saint-Gédéon et à Alma avec les
installations de Granicor (Granite National, Gextrait et Colombia Granite) et de
Granimax. Environ 2 500 m3 de minéraux y sont traités annuellement. La matière première
provient de différents endroits en région. Sur le territoire de la MRC, des carrières sont en
exploitation
à
Sainte-Monique,
à
Saint-Nazaire,
à
Saint-Ludger-de-Milot,
à
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix ainsi que dans les territoires non organisés (TNO). Près de
155 emplois sont liés à ce secteur de transformation.
Enfin, bien que l'on observe d'importants dépôts tourbeux dans les municipalités de Saint-
Ludger-de-Milot, Labrecque, L9Ascension et Saint-Nazaire, seuls ceux de Saint-Ludger-de-
Milot et de L9Ascension sont exploités commercialement. Les compagnies Tourbières
Lambert, Fafard et Frères de même que Johnson et Johnson s9en partagent l'exploitation.
On parle d9un volume annuel d'environ 295 000 m3 exporté à 90 % vers les États-Unis. Le
secteur de la transformation, jumelé à celui de l9extraction, représentent quelque 150
emplois sur le territoire de la MRC. L9annonce de la fermeture de l9usine Produits Desbiens
à susciter des inquiétudes chez certaines de ces compagnies puisqu9une partie de leur
production était acheminée à cette usine.
3.3.2 La problématique : favoriser un développement endogène
L'expérience passée montre qu'il est parfois difficile de répondre
rapidement et adéquatement à la demande d'un promoteur tout
en respectant intégralement l'esprit du schéma en regard des
catégories de parcs industriels identifiées au premier schéma. La
MRC entend s'assurer de rendre disponibles des espaces
appropriés en nombre suffisant. Pour ce faire, elle identifiera des
usages compatibles de façon à minimiser les impacts négatifs sur
le milieu environnant et sur des paysages d'intérêt.
En matière de développement industriel, la MRC entend faire
siennes les orientations du Centre local de développement du
Lac-Saint-Jean-Est (CLD) de façon à travailler en partenariat avec
le monde des affaires. D9ailleurs, depuis la création du CLD, le
Conseil de la MRC est appelé à jouer un rôle important au niveau
du développement économique sur son territoire avec les autres
partenaires du milieu économique et social de la MRC. Parler de développement
endogène signifie que les entreprises de la MRC doivent conserver leurs acquis, entre
autres, par l9amélioration du réseau de sous-traitance avec la grande entreprise. La Ville
d'Alma en est un exemple avec le mandat qu9elle a confié à son comité de planification
socio-économique pour maximiser les retombées économiques de l9aluminerie Alcan.
Dans tous les projets à venir, il faudra structurer l9information, garantir l9accueil des
Développement
endogène
Se dit d9un mode de
développement
venant du milieu et
de la population. Par
opposition au
développement
exogène qui, lui, se
fait par l9arrivée de
capitaux et
d9investisseurs
étrangers.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-34
entreprises et augmenter la qualification technologique de la main-d9Suvre afin de
profiter des opportunités d9affaires à venir.
Autres enjeux d9importance: développer des créneaux d9excellence et favoriser l9aide
aux jeunes entrepreneurs. En terme d9actions, il s9agira de soutenir et d9accélérer la
réalisation de projets majeurs, comme l9Alcan, consolider et relancer l9industrie existante
par le renforcement des grappes industrielles suivantes: produits de la forêt;
transformation des métaux et minéraux; transformation agroalimentaire.
La MRC, en collaboration avec le Centre local de développement de Lac-Saint-Jean-Est,
entend
soutenir
les
initiatives
entrepreneuriales
offrant
des
perspectives
de
développement dans plusieurs secteurs tels la tourbe, le granite, la wollastonite, la
transformation de l9aluminium, le développement de produits à valeur ajoutée dans le
bois et la transformation des produits agricoles (abattoir, transformation des bleuets,
charcuterie, etc.).
Enfin, la MRC avec l9aide de la société d9aide au développement des collectivités,
entend maintenir la mise en place de mécanismes de partenariat visant à assurer que la
collectivité de la MRC s9adapte aux nouvelles règles de la croissance macro-
économique
en
maitrisant
les
nouvelles
technologies
d9information
et
de
communication.
Pour permettre la réalisation de ces objectifs, la MRC doit pouvoir offrir aux entrepreneurs
des secteurs propices au développement de leur industrie, qu9elle soit de petite,
moyenne ou de grande taille.
Actuellement sur le territoire de la MRC, la moyenne et la grande industries se
caractérisent par leur dispersion: que ce soit l9industrie forestière ou minière (granite,
tourbe, gravier), les entreprises sont localisées en marge des services urbains dans la
plupart des aires reconnues au premier schéma d9aménagement. Seule exception,
l'aluminerie Alcan en construction sera située à 2,5 Km de l9Usine Isle-Maligne actuelle,
en
prolongement
de
la
zone
industrielle
actuelle,
près
de
ses
installations
hydroélectriques, à proximité du centre-ville d'Alma (4 Km).
La MRC entend identifier une seconde aire de grande industrie sur le territoire de la ville
d9Alma considérant que la grande industrie s9y concentre déjà. De plus, l9annonce de la
construction de l9aluminerie a sensiblement modifié la demande de terrains pour la
moyenne industrie, particulièrement celle liée à la transformation. D9ailleurs, les élus de la
MRC en collaboration avec le Centre local de développement de Lac-Saint-Jean-Est
suivent de près la réflexion de la compagnie Alcan quant à l9utilisation future de l9ancien
site industriel.
Considérant le nombre d9impacts engendrés par celle-ci au niveau de l9environnement
(incompatibilités d9usages, pression sur le réseau routier local, traitement des effluents
industriels, les bruits, les odeurs, l'entreposage extérieur), la MRC s9assurera que la
moyenne et la grande industries se concentrent dans les espaces identifiés à cette fin,
soit le parc industriel du secteur sud, situé entre Hébertville et Hébertville-Station, celui de
Saint-Ludger-de-Milot, celui du secteur nord à l9Ascension ou encore celui d9Alma situé
au sud du périmètre urbain.
Quant à la petite industrie, celle de niveau local, la consolidation des aires existantes ou
planifiées dans la cadre de la redélimitation des périmètres urbains constitue un objectif
à atteindre puisque certaines municipalités sont aux prises avec un manque d9espace
Schéma d9aménagement révisé
3-35
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
destiné à cet usage ou doivent demander une autorisation auprès de la Commission de
protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).
3.4
Le milieu urbain
3.4.1 La situation
Depuis plusieurs années, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est est affectée, à l'instar de la région,
par l'exode d'une partie de sa population vers les grands centres. Si l'on s'en tient
uniquement à la population totale de la MRC, cet exode a jusqu'à maintenant engendré
peu de bouleversements car l'accroissement naturel de la population a généralement
été supérieur aux migrations. Par contre, l'exode de la population, particulièrement chez
les jeunes de 20 à 30 ans, amènera une stagnation de la population de la MRC au cours
des prochaines années. Le recensement de 1996 est éloquent; la MRC a connu une
faible augmentation de 0.8% entre 1991 et 1996.
Cette affirmation est facilement explicable: en perdant les jeunes en âge d'assurer le
renouvellement de la population, l'accroissement naturel, qui était demeuré plus élevé
que l'exode dans le passé, ne pourra plus combler les pertes de population. De même, le
vieillissement
de
la
population
amènera
des
changements
dans
les
besoins
sociosanitaires: soins adaptés en santé; en logements; en loisirs; etc.
L'érosion de la clientèle scolaire est inévitablement liée au phénomène d'exode observé.
Sur le territoire de la MRC, trois écoles primaires comptent actuellement moins de 100
élèves. Selon la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, les effectifs devraient passer
au niveau primaire de 4 976 jeunes en 1998 à 4 377 en 2002, tandis qu9au secondaire on
passera de 3 947 en 1998 à 3 227 en 2002, soit une diminution totale de quelque 20 % en
cinq ans (environ 145 élèves par année). Au niveau primaire, la diminution à prévoir est
de 16 % d9ici 2002 allant même jusqu9à 20% dans le secteur nord (environ 120 élèves par
année).
Comment la commission scolaire va-t-elle réagir à ce phénomène? Comment va-t-elle
assurer la gestion de la transition vers la décroissance, comment va-t-elle réussir à
maintenir des spécialistes en région, comment va-t-elle maintenir et entretenir les
équipements existants? Que feront les municipalités et la commission scolaire avec les
équipements devenus désuets? Comment sera géré le transport scolaire? Les effectifs du
corps professoral devront-ils être diminués de 25 %? Considérant que le financement des
commissions scolaires est basé sur le nombre d9élèves, sera-t-on en mesure de gérer ces
équipements et pourra-t-on offrir le même niveau de services aux étudiants? Voilà un
exemple de questions auxquelles il faudra répondre, et ce, pour un seul secteur alors que
les impacts de cette diminution de population touchent l'ensemble du milieu de vie des
citoyens de la MRC.
Faut-il envisager la fusion de divers services entre municipalités et la mise en commun de
certains autres au niveau de la MRC? L9exemple de Métabetchouan et de Lac-à-la-Croix
va même jusqu9à une fusion complète des deux municipalités afin que le citoyen en soit
gagnant. Faut-il revoir le rôle de l'école (la formation professionnelle, collégiale et
universitaire dans les domaines de l'agriculture et des forêts, des programmes alternance
travail-études, les moyens de transport pour améliorer l9accès à l'école, etc.)? Faut-il
bonifier la mission des pôles urbains identifiés au premier schéma (Alma, Métabetchouan
et Delisle) ou plutôt laisser plus de latitude aux petites municipalités (seuil minimal de
services)? Faut-il revendiquer, auprès du gouvernement du Québec, de nouveaux
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-36
pouvoirs en matière de développement régional, la récupération des redevances
payées par les utilisateurs de nos ressources et une plus grande autonomie en ce qui a
trait aux décisions touchant les collectivités locales, et ce, au niveau des municipalités et
de la MRC? La MRC considère que l9état ne peux plus fermer les yeux sur le phénomène
de dévitalisation des collectivités locales dans des régions ressources comme celle du
Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Bien que la situation actuelle ait de lourdes conséquences pour le monde rural, le milieu
urbain de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est en subit, lui aussi, les effets néfastes: emplois
occasionnels; équipements municipaux et scolaires sous-utilisés; une perte de la force
d9attraction et du pouvoir de rétention des centres-villes face à leur périphérie
immédiate; la création de poches de pauvreté; la détérioration du paysage urbain
(particulièrement le long des axes commerciaux); l9étalement urbain le long des
collecteurs routiers; un rôle d'évaluation à la baisse et un fardeau fiscal plus élevé pour la
population restante puisqu'il faudra tout de même entretenir les infrastructures existantes.
De plus, la disparition des commerces locaux est déjà commencée dans certaines
municipalités qui se retrouvent sans épicerie ou sans poste d'essence, ce qui diminue
considérablement la capacité de rétention de ces villages.
La MRC, avec ses municipalités locales, veut miser sur les forces du milieu urbain afin
d9influer sur les tendances observables. Des interventions simples sont nécessaires et
réalisables pour rendre plus attrayantes les artères principales et les bâtiments qui y sont
localisés. Ville d9Alma en est un exemple avec son plan de revitalisation du centre-ville.
Ces interventions devraient toucher, entre autres, la signalisation, l'affichage et le
stationnement. En améliorant l'esthétique des municipalités, on s'assure que les touristes
de passage se souviennent de notre MRC comme un lieu pittoresque et charmant où la
population est fière de son environnement.
Sur le territoire de la MRC, trois éléments particuliers façonnent et agissent sur le milieu
urbain du territoire: la transformation des zones de résidences estivales en zones de
résidences permanentes; le développement périurbain et la polarisation exercée par la
ville d9Alma.
3.4.1.1
La transformation des zones de résidences estivales en zones de
résidences permanentes
Depuis l9entrée en vigueur du premier schéma, les zones de résidences estivales
identifiées, particulièrement celles bordant le lac Saint-Jean mais également celles
entourant les grands plans d'eau du territoire municipalisé de la MRC, se sont
transformées en secteurs de convoitise pour les citoyens désireux de résider en périphérie
des zones urbaines. Ainsi, ces résidences secondaires deviennent lentement mais
sûrement, des résidences permanentes. La qualité de vie et la proximité de la nature sont
autant d'avantages cités par les citoyens.
Ce phénomène, observable à l'échelle régionale, a créé une demande exceptionnelle
pour les terrains de villégiature: le prix des terrains avec chalets a facilement doublé
depuis dix ans. Cette situation est en partie responsable du phénomène de construction
et de rénovation majeur observé en dehors des limites des périmètres urbains. Dans
plusieurs municipalités ces résidences sont devenues un vecteur de croissance primordial.
Dans le contexte ou il y a augmentation de la transformation des résidences saisonnières
Schéma d9aménagement révisé
3-37
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
en résidences permanentes, l9augmentation de la valeur desdits bâtiments constitue ainsi
une source importante de revenus sans augmenter significativement la charge des
services à dispenser.
3.4.1.2
Le développement périurbain
Bien que le phénomène décrit ci-dessus en soit un de développement périurbain, il n'est
pas pour autant le seul observable sur le territoire de la MRC. En effet, le développement
le long de certains rangs en est un autre. Les rangs Mélançon et Scott à Alma, le rang
Saint-Alphonse à Saint-Bruno et le rang III à Saint-Nazaire démontrent l'existence d'un
phénomène de construction périurbain.
Ce phénomène de construction domiciliaire hors périmètre urbain est, dans certaines
municipalités, plus important que celui observé en périmètre urbain. Par conséquent, la
collectivité devra entreprendre une importante réflexion à ce sujet puisque les
conséquences du développement linéaire et du déplacement conséquent de la
population ne sont pas sans porter préjudice à la dynamique agricole dans certains de
ces secteurs.
Au même titre, il faudra évaluer le rôle de la CPTAQ face au développement résidentiel
hors périmètre. Les élus de la MRC ne laisseront pas à la Commission toute la
responsabilité de décider de l'orientation du développement résidentiel. Ils entendent
être conscients et respectueux des choix collectifs qui sont identifiés dans le schéma
d'aménagement révisé.
La MRC s9attend à ce que les municipalités identifient les îlots déstructurés correspondant
à des entités ponctuelles de faible superficie sur leur territoire respectif. Les affectations
agricole et agroforestière comprennent des dispositions quant aux usages compatibles
dans ces secteurs.
3.4.1.3
La polarisation exercée par la ville-centre
Même si nous ne pouvons prétendre à une étude exhaustive, l'attrait exercé par la ville
d'Alma sur les municipalités de la MRC est sans conteste réel. La panoplie des services
offerts, qu'ils soient scolaires, récréatifs, sociocommunautaires ou encore de niveau
industriel, amène un déplacement de la population rurale vers le centre urbain de la
MRC. Ce phénomène est en lien direct avec les services offerts, dont ceux aux sans-
emploi qui trouvent en ville certains avantages (emplois occasionnels, services d'entraide
pour les vêtements, la nourriture, le logement, etc.).
Par ailleurs, le pôle urbain Chicoutimi-Jonquière fait lui aussi sentir son influence dans la
MRC de Lac-Saint-Jean-Est. La présence de nombreux commerces, de services et de
l'Université du Québec y est pour beaucoup. Au niveau commercial, les résidants de la
MRC sont généralement fidèles aux commerces locaux mais la réalisation de l9autoroute
Alma-LaBaie pourrait changer cette situation, d'où l'importance, pour la MRC, de
développer une image de marque à Alma et de consolider et protéger son rôle de pôle
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-38
commercial (amélioration des artères commerciales, développement de commerces
différents, etc.).
Schéma d9aménagement révisé
3-39
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3.4.1.4
Les fusions municipales et la mise en commun de services
Dans un contexte où les municipalités locales se voient de plus en plus devenues des
administrateurs des coupures et restrictions de l9État, les obligeant à facturer et à
augmenter les taux de taxation, certaines municipalités de la MRC se sont engagées
dans la planification et dans certains cas, dans une gestion commune des équipements,
des infrastructures et des services. D9autres municipalités, comme Métabetchouan et
Lac-à-la-Croix suite à une étude de regroupement, en sont venues à proposer aux
citoyens une fusion de ces deux municipalités. D9ailleurs, la nouvelle municipalité n9est
créée que depuis le 6 janvier 1999.
Sans conteste, le rapport Bédard sur la fiscalité municipale et le Livre blanc de la ministre
Harel sur les orientations gouvernementales en matière de réorganisation municipale
joueront un rôle important sur la forme que prendront les fusions de services et les
potentiels de fusion municipale.
La MRC entend accompagner les municipalités locales dans leurs réflexions et apporter
un support technique afin de positionner le dossier de façon impartiale.
Dans la MRC, la ville d9Alma a été identifiée comme une agglomération de
recensement. Cette agglomération regroupe Delisle.
3.4.2 La problématique
3.4.2.1
L9importance de maintenir des noyaux urbains dynamiques
La problématique du milieu urbain ne peut occulter les difficultés qu9éprouvent les
collectivités locales pour maintenir chez elles leur population alors que l'on semble assister
à un endiguement de la décroissance démographique. La MRC se donne comme
objectif de favoriser, via une redélimitation des périmètres urbains, la croissance urbaine
à l'intérieur d'une zone prédéterminée de façon à ce que les municipalités locales
puissent offrir à leurs citoyens un choix intéressant quant à leur localisation.
De plus, comme une bonne partie du déclin de la population est attribuable à l9exode
des jeunes, certaines des collectivités locales de la MRC vieillissent plus rapidement que
d9autres, présageant une croissance des problèmes de santé et une augmentation de la
demande en soins et services de santé de tous genres. L9accessibilité et la répartition des
services de santé sur le territoire risquent d9entraîner un déplacement des clientèles, donc
des populations concernées. La même situation se répète au plan des effectifs scolaires.
L9accessibilité et la répartition des équipements et infrastructures sur le territoire
entraîneront, elles aussi, des disparités entre les collectivités.
Le vieillissement de la population, la stagnation du nombre de ménages, la diminution du
nombre de personnes à l'intérieur des ménages de même que la gestion d'une
population stagnante, tout ça conduira inévitablement à revoir, dans un futur qui ne
semble pas très lointain, l'économie des municipalités, les services d'éducation, de
transport scolaire et adapté, de santé et de sécurité sociale. D9ailleurs, le Livre blanc sur
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-40
la réorganisation municipale nécessite que la MRC identifie les équipements, les activités
et les services à portée supralocale qui nécessiteront un partage des coûts.
Les tendances sociodémographiques obligent dores et déjà à concevoir des logements
nouveaux et mieux adaptés aux besoins d'une clientèle de moins en moins autonome
composée de ménages de plus petite taille.
Des municipalités locales risquent ainsi de se trouver aux prises avec des problèmes
financiers importants alors qu9elles devront maintenir des infrastructures publiques
inadaptées à cette réalité nouvelle. L9exemple de la municipalité de Saint-Henri-de-
Taillon est éloquent : selon une entente conclue avec la Commission scolaire pour
l9année 1996-1997, la municipalité a déboursé l9équivalent de 15 000 $ pour défrayer les
frais d9électricité et certains coûts d9entretien mineur afin de garder l9ensemble de ses
élèves à l9école primaire de la municipalité. Pour l9année scolaire 1998-99, les élèves de
Saint-Henri-de-Taillon et de Sainte-Monique forment un seul noyau d9élèves répartis dans
les deux écoles, selon leur niveau scolaire.
Dans un tel contexte, il faut se questionner sur le rôle et les actions que chaque
intervenant peut entreprendre pour arrêter ou, du moins, ralentir cette décroissance.
Certaines décisions sont faciles à prendrent alors que d'autres demandent plus de
réflexion et d'implication.
Nombreux sont donc les défis auxquels est confronté le milieu urbain: renforcement du
pouvoir de rétention de la ville-centre et des centres urbains des municipalités rurales;
mise en valeur des paysages naturels, agricoles et urbains; amélioration de la qualité de
vie en milieu urbain et création d'emplois locaux.
3.4.2.2
L'étalement urbain
Face à la dévitalisation de notre milieu rural, un phénomène lié à une plus grande
mécanisation de l'agriculture, à une spécialisation des techniques d'exploitation
forestière et à une surexploitation de nos ressources naturelles; face à la stagnation de
notre population, la problématique entourant la confection du deuxième schéma
d'aménagement est passablement différente de celle ayant été identifiée lors de sa
réalisation initiale en 1987.
En même temps que la population ralentit son rythme de décroissance et semble avoir
endigué cette menace, et que se manifestent une multitude d'effets pervers allant de la
déstructuration de nos milieux locaux à une sous-utilisation de nos équipements collectifs
(sociosanitaires, éducatifs et culturels, etc.), la MRC assiste à un déplacement de la
population sur le territoire.
Que ce soit par le développement périurbain, par la concentration de résidences
secondaires autour des principaux lacs et cours d'eau du territoire, ou encore par la
transformation des zones de villégiature en zones de résidences permanentes,
l'étalement urbain coûte cher aux citoyens.
Les conséquences de la multiplication des résidences permanentes en zones de
villégiature estivale ne sont pas à négliger: densification des secteurs concernés;
problématique du transport scolaire; problématique de collecte des déchets; capacité
des infrastructures en place (desserte d'aqueduc, etc.) et pression exercée sur celles-ci;
Schéma d9aménagement révisé
3-41
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
etc. D9un autre côté, ces résidences permanentes ont permis à plusieurs municipalités
locales de stabiliser leurs effectifs de population tout en stimulant l'économie locale par
un apport de clientèle, non plus saisonnier mais annuel.
Le développement observable hors périmètre a permis à la MRC de développer une
vision à long terme et une approche plus intégrée, car si ce type de développement
résidentiel a des répercussions avantageuses à court terme sur l9économie des
municipalités, il a également des désavantages tout aussi marqués sur la capacité
financière de celles-ci (entretien du réseau routier, coût du transport scolaire, demandes
en services municipaux de toutes sortes [aqueduc, égout, ordures, éclairage], etc.). Il est
donc nécessaire et pertinent d'évaluer les coûts engendrés par ces développements hors
périmètre et leurs répercussions sur la masse fiscale de l'ensemble des citoyens d'une
même municipalité avant de permettre une libéralisation systématique des usages à
l'intérieur des rangs.
Bien que les coûts de l'étalement urbain soient difficilement quantifiables, il suffit
d'additionner les coûts des nouvelles infrastructures nécessaires à un développement
(ouverture de nouvelles rues, extension des réseaux d'aqueduc, d'égouts sanitaires et
pluviaux) et de demander au promoteur de les assumer pour qu'il abandonne le projet
ou, du moins, le remette en question. Advenant la réalisation du projet, les coûts
d'aménagement sont assumés par le promoteur (qui les refile à ses clients), mais il en est
autrement des coûts d'entretien.
Dès lors, certains intervenants du territoire sont portés à adopter le discours de
l'augmentation de l'assiette fiscale, faisant fi des effets liés aux coûts d'opération et
d'entretien des nouvelles infrastructures aménagées. De plus, de tels développements
comportent
des
coûts
sociaux
(éloignement
des
services,
sous-utilisation
des
équipements à l'intérieur des périmètres urbains, conflits et incompatibilités d'usages, etc.)
qui ne sont presque jamais comptabilisés dans l'évaluation de la rentabilité globale d'un
projet.
L'ensemble des coûts inhérents à l'étalement urbain ont été «oubliés » par les collectivités
locales bien souvent parce que ceux-ci étaient défrayés en grande partie, jusqu'à
présent, par les niveaux supérieurs de gouvernement (subventions au transport scolaire,
construction de voies de contournement pour décongestionner les axes principaux et
pallier à des problèmes de sécurité, entretien des ponts, etc.).
Dans le contexte actuel, une analyse des conséquences de l'étalement urbain doit
nécessairement tenir compte de la volonté du gouvernement de décentraliser et de
transférer certaines de ses responsabilités au monde municipal.
Les municipalités risquent ainsi d'être appelées à défrayer, à court terme, les coûts
indirects de l'étalement urbain. On comprend donc l9importance de tenir compte de ces
coûts dans la planification en cours, même s9ils sont difficiles à établir et que leur ampleur
soit difficile à juger pour l9ensemble de la collectivité.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-42
3.5
Tourisme et récréation
3.5.1 La situation sur le territoire
Le tourisme et la récréation forment certes, après les secteurs traditionnels, une force
économique importante sur le territoire de la MRC, dont les retombées économiques sont
indéniables. Bien structurée sur le plan régional, l9industrie récréotouristique connaît une
progression constante depuis plusieurs années. Déjà, en 1987, ce secteur constituait
l9orientation dominante du premier schéma d9aménagement.
Bien que les municipalités situées sur le pourtour du lac Saint-Jean présentent une offre
touristique diversifiée en termes d'équipements, d'hébergement et de restauration, les
municipalités périphériques de la MRC offrent également des équipements reliés aux
activités de plein air, et ce, en toute saison (baignade, camping, croisière, voile, pêche,
chasse, plongée sous-marine, canot-camping, motoneige, pêche blanche, randonnée
pédestre et ski).
La MRC possède des infrastructures récréatives majeures, telles que le parc provincial de
la Pointe-Taillon, le complexe touristique de la Dam-en-Terre, le complexe du Mont-Lac-
Vert, les terrains de golf et le futur parc régional du lac Kénogami. Il existe aussi des
équipements et des institutions permettant de retracer les faits marquants de notre
histoire régionale, comme le Centre d9histoire et d9archéologie de la Métabetchouane,
le Centre d9interprétation de l9agriculture et de la ruralité de Métabetchouan-Lac-à-la-
Croix et le musée d'Alma.
Des circuits récréatifs d'envergure se retrouvent sur le territoire. Citons les circuits
patrimoniaux d'Alma, de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et de Saint-Gédéon de même
que le circuit cyclable «Tour du lac Saint-Jean». Les activités éducatives ne manquent
pas non plus avec, entre autres, les visites industrielles et les visites de bleuetières.
Le tourisme culturel est aussi très présent dans la MRC. Concentré à Alma pour la plupart,
des événements comme la Biennale du dessin, de l9estampe et du papier-matière joue
un rôle de premier plan dans la diffusion des arts visuels dans la région. Dans le même
secteur, la Galerie Language Plus, diffuseur en arts visuels, l9Atelier d9estampe Sagamie et
le Camp Musical du Lac-Saint-Jean ont une réputation qui dépasse les frontières
régionales. De plus, la salle de spectacles de l9auditorium d9Alma fait office de salle de
spectacles majeure pour la population de la MRC.
La MRC propose également une multitude de sites naturels valant le déplacement : les
marais de Saint-Gédéon et de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix ; le lac Saint-Jean et ses
îles ; les différents lacs présents sur le territoire ; de même que les grandes rivières comme
la Péribonka, la Métabetchouane, la Belle-Rivière, la Grande Décharge et la Petite
Décharge.
Quant à la clientèle, elle demeure encore largement québécoise (89% au Saguenay-
Lac-Saint-Jean contre 74% au Québec) et le mode d'hébergement le plus largement
répandu auprès de cette clientèle est le séjour chez les parents et amis de la région (53%
au Saguenay-Lac-Saint-Jean contre 45% au Québec) expliquant la popularité du séjour
chez des citoyens de la région. Résultat: des dépenses moyennes par séjour bien en
Schéma d9aménagement révisé
3-43
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
deçà de la moyenne provinciale (127$ au Saguenay-Lac-Saint-Jean par rapport à 186$
au Québec).
L'Association touristique régionale a d'ailleurs fait préparer, en 1997, un plan stratégique
de marketing triennal lui permettant d'identifier les marchés cibles de la région ainsi que
les stratégies et les tactiques pour améliorer la performance touristique de la région
jusqu'en 2000.
Elle a d'ailleurs soumis à la région une proposition de réorganisation qui a été accueillie
très favorablement par les intervenants du milieu : il s'agissait de transformer l'ATR en une
fédération régionale qui serait entourée de six conseils de zones. Celle-ci donnerait des
services aux six conseils de zones qui eux, donneraient les services à leurs membres. On
distinguerait ainsi plus facilement les interventions du palier « local » et du palier
« régional ». Pour le secteur Lac-Saint-Jean-Est, le conseil de zone épouse le territoire de
la MRC. Cette réorganisation est effective depuis 1998 sur le territoire de la MRC. Dans la
MRC, seule la ville d'Alma avait une organisation de développement touristique.
3.5.2 La problématique : offrir un produit touristique intégré
Si l'offre touristique présente sur le territoire de la MRC est bien structurée en terme
qualitatif, que notre territoire se prête bien aux circuits, tant routiers que thématiques, et
que nos produits hivernaux jouissent d'un caractère unique, certaines faiblesses
apparaissent: le peu d'accessibilité aux rives du lac Saint-Jean; la signalisation touristique
déficiente pour l'ensemble de la région; le manque de forfaits reliés aux différents circuits;
le développement de l'agrotourisme et l'harmonisation des interventions sur le territoire
(compétitivité versus complémentarité)ainsi que le court séjour des visiteurs.
Le développement du tourisme d'aventure nous place dans une position de choix et il
devient impératif de ne plus se contenter de faire valoir nos paysages et grands espaces
pour les seules activités estivales. Il y a maintenant place pour les activités hivernales, et
ce, particulièrement pour une clientèle provenant de l'extérieur de la province, comme
le démontre bien la progression du sport de la motoneige auprès des Français et des
Américains.
Au même titre, le développement d9un tourisme culturel associant les diffuseurs d9arts
visuels, de spectacles, et le réseau muséal permettra sans conteste de faciliter l9accès et
la participation des citoyens à la vie culturelle et artistique de la MRC. Le renforcement
de l9offre culturelle doit être vu comme une orientation à développer.
S'il faut maintenant développer davantage le tourisme hivernal, d'aventure et celui
culturel, il ne faut pas négliger le tourisme estival et traditionnel qui passe par une
consolidation et une mise en valeur optimale des équipements récréotouristiques
présents sur le territoire.
Parmi les éléments à prendre en considération, on peut mentionner l'importance de
maintenir les efforts en vue de protéger et de réhabiliter la ouananiche et son habitat,
étant donné son impact sur l'activité touristique estivale de la MRC. Des efforts particuliers
sont consentis pour permettre la restauration de cette ressource qui a été sans contredit
un des attraits majeurs du lac Saint-Jean depuis un siècle. D'ailleurs, la MRC de Lac-Saint-
Jean-Est est fortement impliquée dans la restauration de cette ressource. Les conclusions
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-44
de la quatrième saison d9opération (1999) sont exceptionnelles en ce qui a trait à
l9abondance de ouananiches dans les tributaires du lac Saint-Jean. En effet, depuis le
milieu des années 1970, le ministère procède au suivi de ces montaisons et jamais une
telle abondance n9a été constatée. En plus, 40 % des droits d9accès à la pêche ont été
achetés par des individus résidant à l9extérieur de notre région, démontrant l9impact
économique lié à la restauration de cette ressource.
La promotion et la mise en valeur du parc provincial de la Pointe3Taillon (produit d'appel
à développer avec son réseau cyclable comme en fait foi une augmentation de 25 % de
son achalandage en 1998 avec 45 000 visiteurs) et de sa zone périphérique, la création
du parc régional du lac Kénogami, l9aménagement de la Petite Décharge et de la
Grande Décharge, des îles d'Alma et de Saint-Gédéon, de même que celui de la rivière
Péribonka et des grands lacs présents sur le territoire devront aussi être considérés.
L9ensemble de ces éléments touristiques suggèrent la création d9un parc récréatif éclaté
dans lequel tous les éléments récréatifs, éducatifs et culturels de la MRC trouveront leur
intégration. En même temps, la complémentarité des infrastructures solidifiera l9offre
récréative de la zone d9appartenance touristique de la MRC en plus de susciter de
nouvelles initiatives créatrices d9emplois. Un tel parc nécessitera le partage de ce
concept avec les MRC voisines puisqu9il s9agit ici de vendre un territoire vaste et sauvage
où les grandes rivières du territoire se voient associées au développement du tourisme
traditionnel, concentré pour l9essentiel autour du lac Saint-Jean.
Pour répondre adéquatement à une clientèle venant de l'extérieur de la région, il
apparaît nécessaire de structurer un réseau d'hébergement sur l'ensemble du territoire
qui assurerait le lien entre les différents aménagements récréotouristiques afin
d9augmenter la durée de leur séjour. Dans certains milieux à vocation agricole, ce réseau
pourrait être jumelé à l'agriculture. Mentionnons les forfaits offerts depuis quelques années
dans les municipalités d9Alma, de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, d9Hébertville et de
Desbiens qui permettent aux touristes de loger dans des familles d9accueil des mois de
mai à octobre. Ce sont quelque 37 000 nuitées représentant autant de touristes
européens (90% de français) visitant chaque année la MRC avec cette formule. Un
forfaitage de plusieurs nuitées permettra d9augmenter la rétention de la clientèle en lui
offrant d9intégrer dans un même séjour des produits touristiques complémentaires forts,
supportés d9infrastructures de services de qualité.
L'importance d'un tel réseau apparaît clairement lorsqu'on aborde le circuit cyclable
«Tour du Lac Saint3Jean» qui attire déjà un nombre important de touristes de l'extérieur
de la région. Déjà avec l9ouverture officielle de la «Véloroute des bleuets», en juin 2000,
des boucles thématiques sont en voie d9être développées: entre autres, le lien entre le
lac Saint-Jean et le Saguenay se fera dans l9axe des municipalités de Métabetchouan-
Lac-à-la-Croix, d9Hébertville et du parc régional du lac Kénogami.
Une reconnaissance des marinas, des bases nautiques et des rampes de mise à l'eau
municipales, comme pourvoyeurs d'accessibilité publique aux berges du lac Saint3Jean
et de ses tributaires dans un concept de parc récréatif éclaté, s'avère aussi nécessaire
afin de garder à ces équipements leur nature collective au profit d9une quelconque
privatisation qui limiterait d9autant l9accessibilité à ces plans d9eau.
L'importance de protéger, d'identifier et de consolider les sites existants, les équipements
et les infrastructures de même que les attraits naturels est également reconnue de façon
unanime. Ceux-ci se doivent d9être arrimés pour permettre une offre de produits
intégrée. De même, l9accessibilité au lac Saint3Jean doit non seulement être maintenue
Schéma d9aménagement révisé
3-45
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
mais renforcée lorsque possible. La MRC croit que les touristes en visite dans la région
doivent pouvoir bénéficier de ce plan d'eau unique tout comme les citoyens qui n'ont
pas de résidences de villégiature.
La MRC entend également faire les efforts requis dans le but de permettre une protection
adéquate des sites, des attraits et des paysages naturels et humanisés présents sur le
territoire. Dans la région comme ailleurs au Québec, on a porté peu d9attention aux
paysages naturels (plaine agricole, massif Laurentien, etc.) ou humanisés (paysages
agricoles, urbains ou résidentiels) et cela malgré que l9on perçoive le lien entre le
tourisme et les paysages.
Des initiatives comme « villages fleuris »; des festivals comme celui des épouvantails à
Lac-à-la-Croix ; la restauration du centre-ville d9Alma avec son ouverture sur la Petite
Décharge ou encore la place du moulin à Hébertville sont à la fois peu nombreuses et
limitées dans leurs actions. Les interventions des municipalités dans l9amélioration des
paysages sont mitigées. La MRC salue ces initiatives et encourage les municipalités et les
organismes du territoire à partager une vision commune. Si la MRC veut attirer des
touristes, qu9ils soient d9ici ou d9ailleurs, elle doit prendre grand soin de ses paysages,
puisqu9ils deviennent des agents d9attraction touristique.
Rappelons que certains milieux misent sur le développement du tourisme afin de
contrebalancer et d'inverser le processus de dévitalisation de leur milieu rural. Dans bien
des cas, l9industrie touristique se combine aux activités économiques présentes sur le
territoire (ex: l'agrotourisme, le tourisme hivernal, etc.).
L9ensemble de ces éléments de problématique sont intégrés aux préoccupations de la
nouvelle zone d9appartenance touristique de Lac-Saint-Jean-Est qui s9est formée en
cours d9année 1998 et à qui les élus de la MRC ont donné un appui unanime puisque sa
mise sur pied répond à un questionnement de la MRC soulevé en mai 1995 lors du dépôt
de son document sur les objets de la révision (DOR). La structure organisationnelle
respecte les trois secteurs de la MRC (nord-sud-centre) et celle du secteur de
provenance (privé-OSBL-municipal). Les objectifs poursuivis par la ZAT permettront
l9intégration des orientations du schéma d9aménagement.
3.6
La villégiature estivale
3.6.1 La situation sur le territoire municipalisé
Les zones de villégiature estivale identifiées au premier schéma d'aménagement,
particulièrement celles bordant le lac Saint-Jean, mais également celles entourant les
grands plans d'eau du territoire municipalisé de la MRC, se sont vues transformées en
secteurs de convoitise par les citoyens désireux de résider en périphérie des zones
urbaines.
Ainsi, les résidences secondaires se transforment progressivement mais sûrement, en
résidences permanentes. La qualité de vie et la proximité de la nature sont autant
d'avantages cités par les citoyens. Cette situation est en partie responsable du
phénomène de construction et\ou de rénovation majeure observé en dehors des limites
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-46
des périmètres urbains, qui, rappelons-le, avaient comme fonction première d'encadrer
le développement urbain.
Schéma d9aménagement révisé
3-47
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Le phénomène, observable à l'échelle régionale, a créé une demande exceptionnelle
pour les terrains de villégiature; le prix des terrains avec chalets ayant facilement doublé
depuis dix ans. Selon certaines sources, on parle même de 400 % d'augmentation entre
1983 et 1996.
Les conséquences de cette multiplication des résidences permanentes en zones de
villégiature estivale ne sont pas à négliger: densification des secteurs concernés;
problématique du transport scolaire; problématique de collecte des déchets; capacité
des infrastructures en place (desserte d'aqueduc, etc.) et pression exercée sur celles-ci,
etc.
D9un autre côté, la multiplication des résidences permanentes sur les sites de villégiature
a permis à plusieurs municipalités locales de stabiliser leurs effectifs de population tout en
stimulant l'économie locale par un apport de clientèle, non plus saisonnier mais annuel.
Actuellement, sur le territoire de la MRC, 80 secteurs de villégiature sont répertoriés
regroupant plus de 3 400 résidences de villégiature; le lac Saint-Jean étant évidemment
le plus sollicité. Les municipalités de Saint-Gédéon, de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, de
Saint-Henri-de-Taillon, de Labrecque, d9Hébertville, de même que la ville d9Alma,
enregistrent les plus importantes concentrations de chalets. En fait, peu de terrains
riverains sont actuellement disponibles dans certaines municipalités, ce qui provoque une
surenchère à l9égard de ceux existants. Toutefois, bien que le secteur nord de la MRC
possède encore quelques secteurs où du développement de villégiature serait possible,
plusieurs de ces secteurs sont situés sur des terres publiques intramunicipales, ce qui
nécessitera une entente avec la MRC pour le développement de celles-ci. Toutefois, les
municipalités d9Alma, de Saint-Nazaire et d9Hébertville ont encore des territoires
intéressants à développer.
En ce qui concerne le développement de la villégiature aux abords de la rivière
Péribonka, la compagnie Alcan a fait part à la MRC que certains points problématiques,
liés au bail de la Péribonka, devaient être éclaircis avant que des résidences de
villégiature soient implantées sur cette rivière. L9aspect sécurité a aussi été mentionné en
raison de la présence de barrages hydroélectriques sur ce cours d9eau.
La valeur moyenne des chalets par secteur varie de 40 500$ dans le secteur de Saint-
Gédéon et Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, à 29 000$ pour Alma et 39 000$ pour Saint-
Henri-de-Taillon. Les secteurs périphériques au lac Saint-Jean, où l9on observe une
importante concentration de chalets, ont sensiblement les mêmes valeurs; 20 000$ à
Labrecque, 19 500$ à L9Ascension et 21 000$ à Hébertville. Évidemment, ne sont pas
prises en compte pour établir ces comparaisons, les résidences estivales habitées à
l9année. Leur valeur étant de beaucoup supérieure à celle des chalets.
3.6.2 La problématique : des secteurs à réaménager
L9implantation de ces résidences de villégiature a permis à plusieurs municipalités locales
de stabiliser leurs effectifs de population tout en stimulant l'économie locale par un
apport de clientèle, non plus saisonnier mais annuel. Les villégiateurs accroissent en effet
la consommation de biens et services dans les établissements locaux procurant des
revenus permanents et améliorant la qualité de vie des milieux hôtes. Les nouvelles
résidences permettent également aux municipalités locales d'augmenter leur assiette
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-48
foncière, augmentant d9autant les entrées fiscales annuelles accroissant ainsi la capacité
d'emprunt de la municipalité.
Bien que s9effectuant sur une base saisonnière, la présence des villégiateurs occasionne
néanmoins certains inconvénients. Cette transformation graduelle et hors contrôle des
résidences secondaires en résidences permanentes dans les zones de villégiature estivale
a des conséquences notables: densification des secteurs concernés; problématique du
transport scolaire; problématique de collecte des déchets; capacité des infrastructures
en place (desserte d'aqueduc, etc.) et pression exercée sur celles-ci, etc.
Une cohabitation parfois difficile entre les résidants locaux et les villégiateurs, des
exigences parfois différentes lorsque l'on parle de qualité des services municipaux, une
grande sensibilité aux odeurs, aux bruits, à la poussière, créant des conflits avec les autres
utilisateurs du territoire comme les agriculteurs et les propriétaires forestiers, voilà autant
d9inconvénients à cette migration citadine.
La villégiature estivale sur le territoire de la MRC constitue un mode d'occupation
résidentielle et non une activité économique. Toutefois, si celle-ci est bien gérée, planifiée
et contrôlée, la MRC croit qu9elle peut permettre aux populations locales de bénéficier
de
retombées
économiques
appréciables
et
récurrentes.
Dans
un
contexte
d9augmentation des charges municipales du au transfert gouvernemental, l9assiette de
taxation devient une source de revenus importante pour les municipalités. Dans le
contexte ou il y a augmentation de la transformation des résidences saisonnières en
résidences permanentes, l9augmentation de la valeur desdits bâtiments constitue ainsi
une source importante de revenus sans augmenter significativement la charge des
services à dispenser.
Autre élément de problématique: l9implantation des véhicules de camping sur les terrains
de chalet. Bien que l'installation de ces véhicules de camping n'ait pas été autorisée au
premier schéma, la MRC rectifiait sa position à l'automne 1995 et déposait au ministre des
Affaires municipales un premier règlement de modification à cet effet afin de permettre
de solutionner le problème puisque l'on observe, sur plusieurs terrains de villégiature,
jusqu'à trois véhicules de camping (roulottes). La solution proposée au ministre autoriserait
leur présence à titre d'usage temporaire (à raison d9un seul véhicule de camping par
terrain séjournant du 15 juin au 15 septembre) à la condition que ledit véhicule de
camping dispose de ses eaux usées selon des procédés autorisés et certifiés conformes
par le ministère de l'Environnement et de la Faune. Les municipalités de la MRC qui sont
aux prises avec cette problématique, sont convaincues qu9avec cette approche, elles
vont diminuer l9implantation illégale des véhicules de camping et mieux gérer
l9aménagement de leur territoire. La municipalité de Saint-Gédéon est une des pionnière
dans ce dossier, et elle a procédé à l9application de son règlement à l9été 1998 avec des
conclusions positives.
La MRC est toutefois consciente que cet amendement crée une concurrence aux
terrains de camping qui eux, offrent un tarif saisonnier pour l9implantation des véhicules
de camping.
Certaines zones de villégiature auraient avantage à être réaménagées. La MRC entend
laisser le soin aux municipalités d'identifier dans leur planification locale les secteurs
qu'elles considèrent comme étant des zones prioritaires de réaménagement. La MRC est
d'avis qu'il s'agit d'améliorer un potentiel en lui donnant une plus-value. Les municipalités
sont invitées à identifier les secteurs de réaménagement prioritaire, les problèmes à
solutionner, les moyens d9action à prendre et proposer des critères d9aménagement
Schéma d9aménagement révisé
3-49
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
applicables à ces territoires. Plus les secteurs de villégiature seront attrayants, meilleurs
seront les investissements dans ces secteurs et plus les résidences de villégiature
contribueront à augmenter la valeur foncière globale des municipalités. Déjà l9exemple
de la municipalité de Saint-Gédéon avec le travail effectué concernant les véhicules de
camping, est un point de départ fort intéressant.
3.7
La villégiature forestière
3.7.1 La situation sur le territoire non organisé (TNO)
La villégiature sur les terres du domaine public existe en région depuis de nombreuses
années. Les territoires non organisés de la MRC, qui représentent près de 1 000 km 2,
étaient occupés en 1991 (date d9entrée en vigueur du moratoire sur l9implantation de
nouvelles résidences de villégiature) par 256 chalets repartis sur une dizaine de lacs, dont
les plus importants sont le Grand Lac des Cèdres, le Grand Lac à la Carpe ainsi que les
abords de la rivière Métabetchouane. Ceux-ci ont une valeur moyenne de 13 000$.
Dès sa mise en Suvre, en 1993, le plan régional de développement de la villégiature
(PRDV), s9est inscrit comme une importante action du ministère des Ressources naturelles
en terme de planification. Au terme de cette entente, la villégiature s9est développée
conformément aux consensus intervenus, mais également dans le respect du principe de
responsabilité partagée entre le MRN et les MRC, en matière d9aménagement.
Dès 1993, le MRN et la MRC ont procédé à la mise en disponibilité de terrains de
villégiature sur le territoire de Lac-Saint-Jean-Est ; c9est ainsi qu9entre 1994 et 1998, 47
terrains ont été offerts autour du Petit Lac à la Carpe, du lac Huard, des lacs Dartois et
Starr, à raison de dix à quinze emplacements par année, ce qui satisfait à la demande.
Celle-ci a été tempérée par le contexte économique incertain et par le fait que l9on
permette maintenant seulement de la villégiature regroupée.
3.7.2 La problématique : l9implication de la MRC dans la planification et
l9aménagement
Le potentiel de développement pour la villégiature sur le territoire de la MRC est limité par
le nombre de lacs de plus de 20 hectares disponibles pour le développement de celle-ci.
La MRC prévoit rendre disponible, pendant les cinq prochaines années, entre cinq et
sept nouveaux emplacements annuellement, ce qui devrait suffire à combler la
demande.
La MRC a également souligné son intérêt à une seconde délégation de gestion, celle de
la gestion des droits fonciers (baux de villégiature). Jusqu9à maintenant, le plan régional
de développement de la villégiature (PRDV) était établi par les bureaux régionaux du
MRN. Ce plan serait modifié de façon à permettre une plus grande implication des MRC.
Il n9y sera plus simplement question de villégiature mais également de l9ensemble des
droits fonciers ; la MRC entend être un partenaire privilégié du MRN et collaborer à
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-50
l9élaboration de ce nouveau plan qui définira les principes et les orientations à suivre sur
les terres publiques et elle entend procéder à l9opérationalisation de ce plan dans le
respect des politiques gouvernementales.
La MRC rappelle que l9intérêt de la population en général pour ce territoire et ses
ressources est majeur et concerne des activités s9échelonnant sur les quatre saisons: la
récréation; la chasse; la pêche et la pratique de la motoneige. Les limitations imposées
par le plan régional de développement de la villégiature posent un défi majeur à
l9ensemble des utilisateurs quant à l9implication de la clientèle en matière de gestion de
la faune, en terme de surveillance et de contrôle du territoire.
En ce qui concerne les travaux forestiers qui ont cours dans ces secteurs, ils devront tenir
compte de la planification de la MRC eu égard au développement de la villégiature. Il
en est de même quant à la planification des infrastructures routières dans les TNO, qui
devront s9ajuster à cette même planification.
Enfin, la MRC maintient, dans le cas des territoires non organisés, le même objectif
d9accessibilité publique que pour l'ensemble du territoire municipalisé de façon à créer
un partage équitable des espaces récréatifs disponibles entre les différents utilisateurs.
3.8
L9environnement
3.8.1 La situation sur le territoire
3.8.1.1
La gestion des matières résiduelles
À l'aube de l'an 2000, les élus de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est sont conscients de
l'importance de maintenir sur le territoire un environnement naturel de qualité pour les
générations à venir. Dans cette perspective, la MRC trace un bilan fort positif du dossier
de la gestion des matières résiduelles sur son territoire depuis qu'elle en exerce la
responsabilité.
En 1980, dans une étude hydrogéologique, réalisée pour le compte du ministère de
l'Environnement et de la Faune du Québec, on incitait fortement les intervenants
concernés dans la MRC à fermer les dépotoirs locaux pour se tourner vers l'exploitation
d'un lieu d'enfouissement sanitaire (LES) situé près de la rivière Péribonka, au nord de la
municipalité de L9Ascension. Dans les années qui ont suivi son ouverture, ce site a
successivement reçu des certificats d'autorisation pour le traitement des boues de fosses
septiques, pour la disposition de boues d'eaux usées et pour recevoir des sols contaminés
aux hydrocarbures. Mais en 1992, le LES de L9Ascension était évalué dans le cadre du
programme d9action pour l9évaluation et la restauration des lieux d9enfouissement
sanitaire (PAERLES) et le MENVIQ diagnostiquait alors que les vitesses d'écoulement de la
nappe phréatique et les temps de parcours n'étaient pas conformes à la réglementation
en vigueur sur les déchets solides, contrairement aux avis contenus dans l'étude
effectuée douze ans plus tôt par le même ministère.
Schéma d9aménagement révisé
3-51
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
En 1995, répondant à une situation d'urgence, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est acceptait
de recevoir à L9Ascension les déchets en provenance de la MRC du Fjord-du-Saguenay.
Suite à cette entente, des solutions durables ont dû être identifiées et sont en phase de
réalisation afin de rendre le LES de L9Ascension conforme aux normes du ministère de
l'Environnement et de la Faune relatives aux déchets solides.
Puisque à toute chose malheur est bon, les différents épisodes précédemment
mentionnés ont occasionné de riches débats dans l'ensemble de la MRC, débats qui ont,
à leur tour, suscité une prise de conscience de la population et des décideurs politiques
face aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux de la gestion des matières
résiduelles. Progressivement, le dossier a été perçu et abordé par les différents
intervenants concernés de manière beaucoup plus globale, ce qui a amené, dès le
début de 1995, les dirigeants de la MRC à prévoir la confection d'une politique de
gestion intégrée des matières résiduelles sur leur territoire.
En 1998, la MRC a finalisé les travaux visant à rendre le site de L9Ascension parfaitement
réglementaire, nécessitant ainsi des investissements de plus de neuf (9) millions de dollars.
L'entente avec la MRC du Fjord-du-Saguenay pour la réception de ses déchets à été
opérante jusqu'à la fin de 1997. Par cet accord novateur, la MRC octroyait une
compensation financière substantielle à la Fondation régionale de développement
durable (un organisme né de la Conférence socio-économique régionale de 1991) ainsi
qu'à la municipalité de L9Ascension.
Le site, propriété de la MRC, est exploité par celle-ci. Ouvert depuis 1982, il a un volume
autorisé de 2 500 000 m3 et reçoit annuellement 113 000 m3 de déchets. Le volume
actuellement enfoui totalise 34 % de sa capacité totale et le site pourra donc demeurer
ouvert jusqu9en 2035 puisque tous les travaux de réhabilitation ont été effectués.
Annuellement, le volume de déchets reçu au LES se compose de 16 000 tonnes métriques
(tm) de déchets domestiques, 12 000 tm de déchets commerciaux et 2 900 tm de boues
de fosses septiques. Ces dernières sont déposées dans une lagune de décantation et
d9infiltration située sur le site, avant d9être éliminées par enfouissement.
Dans la foulée de la révision de son schéma d'aménagement, la MRC de Lac-Saint-Jean-
Est a édicté, en 1994, un règlement de contrôle intérimaire interdisant l'aménagement de
tout nouveau site d'enfouissement sanitaire et/ou de dépôts de matériaux secs sur son
territoire, ce incluant les territoires non organisés, jusqu'à l'élaboration d'une politique
claire en la matière.
Diverses mesures s'inscrivant dans l'optique des 3RV (réduction à la source, réemploi,
recyclage et valorisation) sont appliquées: collecte sélective de porte à porte; ententes
avec des partenaires privés pour la collecte permanente de fibres, de contenants, de
papiers fins et de résidus domestiques dangereux; collecte et valorisation de certains
résidus verts (arbres de Noël); traitement des boues de fosses septiques; projet de
valorisation de résidus à des fins énergétiques; campagnes d'information et de
sensibilisation en collaboration avec différents partenaires. Treize des quinze municipalités
de la MRC sont parties prenantes à ces projets.
Plusieurs de ces mesures sont d9ailleurs gérées par le centre de tri de la MRC. La quasi
totalité du territoire de la MRC est desservie par la collecte sélective des déchets (treize
municipalités sur quinze). Les matières provenant du bac bleu sont acheminées au centre
de tri, situé à Alma, où les Entreprises de récupération du Saguenay-Lac-Saint-Jean en
effectuent le tri et le recyclage. Celui-ci récupère les papiers fins dans les industries, les
commerces et les institutions des quatre MRC de la région.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-52
Le bâtiment et les équipements du Centre de tri sont la propriété de la MRC, mais la
gestion est effectuée par les Entreprises de récupération du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Le Centre de tri crée une douzaine d9emplois en plus d9intégrer huit personnes au
marché du travail via une corporation intermédiaire de travail. En 1995, près de 4 000
tonnes métriques de matières recyclables furent traitées. Toutefois, les fructuations du prix
de rachat des matières recyclables rendent souvent difficile la rentabilisation de telles
activités.
Le portrait de la gestion des déchets sur le territoire de la MRC serait incomplet s'il n'était
fait mention du site de matériaux secs situé à Alma. De propriété privée, ce site occupe
une superficie d'environ 20 hectares et a été en opération entre 1983 et 1997. En octobre
1997 le site a été fermé car des problèmes de contamination de la nappe phréatique
avaient été observés. Au cours de ses dernières années d9opération, le site recevait
annuellement 10 000 tonnes métriques de matériaux. La MRC a mis en place à l9entrée
du site, des conteneurs qui, une fois remplis, sont acheminés au site d9enfouissement de
l9Ascension. Toutefois, avec la construction de la ressourcerie à Delisle, cette pratique
sera arrêtée et les matériaux secs acheminés à la ressourcerie pour y être traité et
recyclé.
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est est très fière de son bilan 1987-1999 en matière de gestion
des déchets, considérant les diverses difficultés rencontrées durant la dernière décennie.
D9ailleurs, le portrait de la situation des matières résiduelles au Saguenay 3 Lac-Saint-Jean
rédigé par les fonctionnaires du MEF corrobore ce bilan positif: «Du côté de la MRC de
Lac-Saint-Jean-Est, qui a vu naître les toutes premières expériences de récupération dans
la région, les nombreuses initiatives municipales, communautaires, institutionnelles et
industrielles témoignent d'un engagement profond en faveur des 3RVE et du
développement durable.» (page 6 du document de consultation sur la gestion des
matières résiduelles, 1996).
3.8.1.2
Les matériaux secs et les cimetières d'automobiles
La MRC accueille également sur son territoire quelques cimetières d'automobiles (Saint-
Bruno et Saint-Henri-de-Taillon). Pour l'essentiel, ces sites utilisent de grandes superficies de
terrain et ont un impact certain sur leur environnement immédiat (qualité visuelle des
lieux, contamination des sols, de la nappe phréatique et des cours d9eau).
3.8.1.3
Le traitement des eaux usées
Depuis l'adoption du schéma d'aménagement, en 1987, plusieurs municipalités (Alma,
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, Saint-Bruno, Hébertville-Station, Hébertville, Delisle, Saint-
Henri-de-Taillon, Saint-Gédéon et Desbiens) ont réalisé des travaux d'assainissement de
leurs eaux usées. Pour l'ensemble des autres municipalités, elles sont conscientes de
l'impact des eaux usées sur la qualité de leur environnement, et ce n9est pas faute de
n9avoir pas fait plusieurs démarches qu9elles n9ont toujours pas de systèmes
d9assainissement de leurs eaux usées. Les prix exorbitants pour desservir une population
donnée font toujours partie des débats de fond quand il est question d9assainissement
Schéma d9aménagement révisé
3-53
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
des eaux. La MRC demeure convaincu que des solutions beaucoup moins dispendieuses
pourraient être appliquées au Québec .
Par
ailleurs,
quelques
municipalités
(Métabetchouan-Lac-à-la-Croix,
Labrecque,
Lamarche et Alma) ont adopté des règlements pour contrôler le traitement et
l9évacuation des eaux usées des résidences isolées sur leur territoire. Elles ont d9ailleurs fixé
un délai maximal auquel les citoyens de ces secteurs doivent se conformer afin de faire
respecter leur réglementation.
Rappelons également que la pollution de certains cours d'eau de la MRC (ex: rivières
Bédard, Mistouk, aux Harts et Chicot) origine de l'exploitation des terres agricoles sur leurs
abords et du déversement des eaux usées de certaines municipalités dans ces mêmes
cours d9eau. Comme cette situation amène la perte d9habitats aquatiques, cette
problématique ne peut être négligée dans le présent exercice de révision du schéma
d9aménagement. D9ailleurs, la ZIP (zone d9intervention prioritaire) Alma-Jonquière
retenait le cas de la rivière Bédard parmi ses priorités au colloque de février 1996 puisqu9il
a un impact certain sur la pollution de la Petite Décharge et de la rivière Saguenay. Les
travaux prévus ont consistés en l9assainissement des rejets de la fromagerie Saint-Laurent
et de l9usine de congélation de bleuets de Saint-Bruno, dans l9implantation d9une
agriculture durable et dans le traitement des eaux usées des municipalités de Saint-Bruno
et d'Hébertville-Station.
Quant aux rivières Mistook, aux Harts et Chicot, la ZIP à mis sur pied un tel comité pour
établir une caractérisation et un plan d9aménagement concerté pour leur restauration.
3.8.1.4
Les zones à contraintes et les prises d'eau de consommation
Les zones à contraintes présentes sur le territoire de la MRC (inondation, mouvement de
terrain, érosion fluviale, érosion éolienne) inscrites au premier schéma d'aménagement
ont été identifiées par le ministère de l'Environnement de l'époque. L'impact de ces zones
sur la sécurité publique avait été reconnu, mais la révision du schéma d'aménagement
devra être l'occasion d9en revoir la délimitation et d'identifier de nouveaux sites. Les
événements de juillet 1996 nous rappellent l9importance des contraintes associées
auxdites zones à risques.
Finalement, il ne faudrait pas oublier les prises d'eau de consommation (ressource
aquifère) qui alimentent en eau potable les municipalités de la MRC. Elles devront être
adéquatement protégées de façon à assurer la qualité de l'eau. Il en va de la santé et
de la sécurité du public. Il s'agit majoritairement de prises d'eau de surface (lac ou cours
d'eau). Dans la MRC, les municipalités de Saint-Henri-de-Taillon, de Desbiens et
d9Hébertville ont été identifies par le ministère de l9Environnement comme étant des
municipalités qui devront modifier leurs infrastructures d9aqueduc puisque des problèmes
chroniques de qualité de l9eau potable ont été recensés. Les municipalités visées doivent
présenter une solution permanente aux problèmes chroniques affectant la qualité de
leurs eaux de consommation pour l9automne 2000.
3.8.1.5
Les eaux souterraines
Les eaux souterraines se retrouvent au-dessous de la surface du sol au sein d9une
multitude de pores, fractures et autres interstices des formations géologiques. L9eau qui
remplit ces cavités se situe habituellement dans les 100 premiers mètres sous la surface du
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-54
sol. Ce sont les dépôts de sable et graviers d9origines diverses qui constituent les nappes
aquifères les plus importantes de la MRC. Par exemple, un important dépôt de sable
(delta de la rivière Péribonka) recouvre tout le secteur localisé au nord de l9Ascension
jusqu9à la rivière Péribonka. Plusieurs formations aquifères de faible superficie formées de
graviers d9origine fluvio-glaciaire se trouvent sous la couche d9argile. Ces formations sont
présentes, entre autres, dans les secteurs de Labrecque, de Saint-Nazaire et de Saint-
Henri-de-Taillon.
Le relief peu accentué dans un rayon de 25 kilomètres environ autour du Lac Saint-Jean
favorise l9infiltration et rend vulnérables les unités rocheuses de ce secteur, là où elles sont
protégées par une couche d9argile. Dès que l9on atteint les contreforts, le relief est plus
accentué et ces secteurs sont moins sensibles aux contaminations. Les dépôts de graviers
sous-jacents aux argiles sont également mieux protégés. Toutefois, là où ces dépôts
affleurent, la vulnérabilité aux contaminations est qualifiée par le MEF de très élevée.
C9est également le cas des aquifères sablonneux de surface comme les sables du delta
de la rivière Péribonka.
Les eaux souterraines constituent une ressource renouvelable en raison des précipitations
qui l9alimentent. En faisant résurgence dans les eaux de surface, elles alimentant les
cours d9eau et contribuent à leur équilibre. L9attrait principal des eaux souterraines est
leur bonne qualité, laquelle permet une exploitation individuelle ou collective à des coûts
relativement faibles. Les municipalités de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et de Saint-
Gédéon ont d9ailleurs eu recours récemment à des aquifères pour alimenter en eau
potable une partie de leur population. Quant aux municipalités de l9Ascension, de
Labrecque, de Lamarche et de Saint-Ludger-de-Milot elles utilisent depuis plusieurs
années des puits alimentés en eaux souterraines.
Bien que la proportion de citoyens s9alimentant par eau souterraine soit inférieure à celle
s9alimentant par eau de surface, elle n9en constitue pas moins la source privilégiée
d9alimentation en eau potable pour près de 12 % de la population de la MRC (7.3% pour
des réseaux privés et 3.9% pour des puits individuels). De plus, la MRC compte un puits de
captage à des fins commerciales pour l9embouteillage d9eau de source à Hébertville.
Bien qu9un ouvrage de captage d9eau souterraine occupe une superficie relativement
restreinte, son aire d9alimentation peut couvrir plusieurs kilomètres carrés. Incidemment,
les activités humaines se déroulant sur ce territoire risquent d9avoir une incidence non
négligeable sur la qualité et la quantité de la ressource, allant même jusqu9en
compromettre son exploitation. A cet effet, afin de diminuer le risque d9altération de la
qualité de l9eau souterraine puisée, les municipalités de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
et de Saint-Gédéon, ont réglementé les usages dans l9aire d9exploitation.
Bien que la MRC ne dispose toutefois pas d9une information hydrogéologique complète
et encore moins d9une expertise technique lui permettant d9apprécier convenablement
la vulnérabilité de la ressource, elle juge pertinent d9en traiter dans le cadre de la
préparation du schéma de deuxième génération, allant même jusqu9à établir avec les
municipalités concernées, un contrôle des usages du territoire susceptibles de porter
atteinte à la ressource.
3.8.1.6
Les gravières et sablières
Sur le territoire de la MRC, on compte quelque 175 gravières et sablières connues qui se
répartissent selon trois catégories : 60 ont des droits acquis limitant les interventions que le
Schéma d9aménagement révisé
3-55
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
monde municipal peut entreprendre avec leur propriétaire ; 88 n9ont pas de droits acquis
de reconnus et devront réhabiliter leur site à la fin de leur activité ; 27 n9ont pas de titre
clair. Celles-ci sont localisées sur la planche 2A.
L'exploitation des gravières et sablières se concentre à plusieurs endroits sur le territoire.
Les aires reconnues au premier schéma d'aménagement étaient de portée régionale
(Lamarche, Sainte-Monique, Hébertville et Saint-Nazaire), et ce, bien que certains autres
sites soient présents un peu partout sur le territoire. Les municipalités de Saint-Henri-de-
Taillon, de Labrecque, de L9Ascension, de Saint-Nazaire et d9Hébertville sont celles où les
plus importantes concentrations ont été recensées. La MRC avait tenté lors du premier
schéma d9aménagement de concentrer l'exploitation dans des secteurs déjà
déstructurés (qualité visuelle). Toutefois, divers travaux de construction sur le territoire de
la MRC ont nécessité des quantités de sable et de gravier importantes, ce qui s9est
traduit par l9ouverture de nombreuses sablières-gravières sur le territoire de la MRC. Cette
situation est cependant forte de conséquences, puisque certains paysages d9intérêt ou
secteurs d9intérêt ont été perturbés.
La MRC identifiait dans le premier schéma des sites à réhabiliter. Il s'agissait des sites de
gravières entourant le Camp musical du Lac-Saint-Jean et ceux situés le long du lac Vert,
à Hébertville, en raison de leur impact négatif sur la qualité visuelle de ces deux secteurs
à vocation touristique et culturelle. Toutefois, aucune action n'a été entamée en vue de
réhabiliter ces sites inscrits au schéma depuis 1987. La situation n'a fait que se détériorer
davantage.
3.8.1.7
Des exemples concrets de protection de l9environnement
La MRC accueille aussi sur son territoire des initiatives révélatrices du souci
environnemental de la population; le programme d9efficacité énergétique à base
communautaire NÉGAWATTS sur le territoire de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, s9inscrit
en parfait accord avec le concept d9efficacité énergétique. Des organismes de
recherche québécois et canadien s9intéressent à ce projet depuis ses débuts en 1997.
Cette corporation sans but lucratif à pour mission de promouvoir et réaliser des
programmes en efficacité énergétique à base communautaire sur le territoire du
Saguenay-Lac-Saint-Jean: elle entend favoriser la mise en place de programme
d9efficacité énergétique et concevoir des méthodes, moyens et équipements en
efficacité énergétique.
La réalisation d9une première phase de développement à Métabetchouan-Lac-à-la-
Croix permettra de vérifier la réponse de la population face à de telles initiatives et de
voir la possibilité de déploiement à l9échelle régionale.
La MRC est convaincu qu9avec de telles initiatives, les municipalités peuvent jouer un rôle
majeur dans la recherche de l9efficacité énergétique, que ce soit dans leurs activités de
planification, de contrôle ou en tant que consommatrices.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3-56
3.8.2 La problématique
3.8.2.1
La gestion intégrée des matières résiduelles
Suite à la planification stratégique régionale, la MRC s'est engagée, à titre de maître
d9Suvre, à réaliser une stratégie d'action qui prévoit la réalisation d'un plan de gestion
des matières résiduelles pour les trois MRC du Lac-Saint-Jean. Cette stratégie commande
également l'harmonisation et l'intégration de ces plans sur une base régionale, en 2001-
2002.
En comptant sur la prise de conscience de sa population, en misant sur le partenariat
tissé au sein du milieu et en réalisant un plan de gestion des matières résiduelles axé sur la
réduction à la source, la récupération, le recyclage, le réemploi, la réutilisation, la
valorisation et l9élimination des déchets, la MRC croit encore pouvoir améliorer son bilan
dans un futur rapproché. Elle contribuerait ainsi, à sa juste mesure, à l'atteinte des
objectifs de réduction des matières résiduelles fixés dans le plan d9action québécois sur la
gestion des matières résiduelles 1998-2008. De plus, avec l9implantation de la ressourcerie,
pour faire le tri et le recyclage des matériaux secs, ce bilan ne pourra que s9améliorer.
Évidemment, deux municipalités utilisent toujours des sites de dépôts en tranchées afin de
disposer de leurs déchets: il s9agit des municipalités de Desbiens et de Saint-Ludger-de-
Milot. Au total, environ 1 000 tm sont acheminées annuellement dans ces sites, par
rapport à environ 31 000 tm au LES de L9Ascension. En vertu du projet de règlement sur
la gestion des matières résiduelles, seules les municipalités situées à plus de 100 km d9un
lieu d9enfouissement sanitaire pourraient avoir recours à ce type de dépôt pour leurs
déchets. Si telle est l9orientation retenue par le gouvernement, les municipalités de
Desbiens et de Saint-Ludger-de-Milot devront examiner leur situation.
3.8.2.2
La conservation de la ressource eau
L9identification,
au
premier
schéma
d9aménagement,
des
prises
d9eau
de
consommation a permis d9assurer leur protection. Ainsi, chacune des municipalités de la
MRC a inclus à ses règlements d9urbanisme des dispositions visant la protection des prises
d9eau, ainsi que certaines normes régissant l9entretien des infrastructures et la coupe
forestière dans l9environnement immédiat de la prise d9eau par souci pour la santé et la
sécurité des citoyens.
La MRC entend réitérer les dispositions qu9elle avait avancées lors de l9adoption du
premier schéma d9aménagement. Elle prévoit protéger, par le biais du schéma
d9aménagement révisé, la ressource eau dans son sens le plus global.
Que ce soit à des fins agricoles, forestières, de villégiature ou urbaines, toutes les raisons
ont semblé bonnes pour dégarnir des dizaines de kilomètres de rives, privant par le fait
même les cours d9eau d9une partie de leur système épurateur. Pour les élus de la MRC, la
protection des berges, des rives et du littoral des cours d9eau est jugée essentielle à
l9amélioration de la qualité de ceux-ci. Les événements de juillet 1996 et ceux d9août
2000 ont démontré l9importance de maintenir et de protéger un couvert forestier aux
abords des cours d9eau et des lacs de façon à garantir leur stabilité en situation de
contraintes.
Schéma d9aménagement révisé
3-57
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Puisque plusieurs prises d9eau de consommation sont alimenté à même l9eau souterraine,
celle-ci devient une importante source d9alimentation ; elle s9avère des plus importantes
entre autres pour les résidants des municipalités locales et pour les producteurs agricoles.
L9eau souterraine est également une composante importante du cycle hydrologique. En
faisant résurgence dans les eaux de surface, les eaux souterraines permettent, très
souvent, le maintien du régime hydrique des cours d9eau. Ainsi, si elles sont contaminées,
les eaux souterraines sont susceptibles d9altérer la qualité des eaux de surface dans
lesquelles elles aboutissent. Bien qu9il soit possible de contrôler l9extension de la
contamination, la décontamination demeure très hypothétique. En effet, dès qu9un
aquifère est contaminé, il peut être inutilisable pendant des décennies puisque le temps
de séjour de l9eau, c9est-à-dire la durée pendant laquelle l9eau demeure dans la portion
souterraine du cycle hydrologique, peut s9échelonner de quelques semaines jusqu9à
plusieurs milliers d9années.
Ces raisons portent ainsi la MRC à prévenir l9apparition des cas de contamination
ponctuelle. La vulnérabilité, l9utilisation et le potentiel d9utilisation de l9eau souterraine
doivent donc être pris en compte lors de la mise en place ou du déroulement d9une
activité. La MRC intégrera à ses orientations des considérations particulières en rapport
avec la protection des eaux souterraines et le document complémentaire servira de
point d9appui pour la réglementation municipale sur cette question.
Puisqu9il ne fait aucun doute que la prévention est la meilleure façon d9empêcher la
détérioration de la qualité des eaux souterraines et d9éviter la contamination des
ouvrages de captage, la MRC demandera aux municipalités qui se servent de telles
nappes souterraines, de déterminer la nature des contaminants et leur temps de
migration. Ainsi, en fonction des conditions géologiques et hydrogéologiques observées,
des périmètres de protection pourront être établis et les usages du sol devront être
restreints notamment aux endroits où la nappe captée est la plus vulnérable.
3.8.2.3
Les cimetières automobiles
Considérant les impacts visuels néfastes des cimetières automobiles sur la clientèle
touristique, la MRC entend reconnaître les deux secteurs où se concentre actuellement
cet usage, et prohiber de nouvelles implantations sur le territoire de la MRC.
Ainsi, pour le secteur nord, le site du rang IV à Saint-Henri-de-Taillon est identifié tandis
que pour le secteur sud, il s9agit du rang VI où l'on observe une concentration de
commerces de pièces d'autos usagées. On retrouve également à Métabetchouan-Lac-
à-la-Croix un commerce de récupération de carcasses automobiles mais celui-ci ne fait
pas d9entreposage et de vente de pièces. La MRC s9attend à ce que la municipalité de
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix traite de ce commerce à l9intérieur de sa réglementation
municipale.
Schéma d9aménagement révisé
4-1
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Mise en situation
Les grandes orientations d9aménagement sont une composante majeure du schéma
d9aménagement (article 5, alinéa 1, LAU), une ligne directrice de l9aménagement
traduisant une vision d9ensemble du territoire.
Ces orientations traduisent le cadre politique que la MRC priorise, identifiant les
préoccupations et les enjeux de la collectivité de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est en vue
d9assurer son développement social et économique.
Les grandes orientations ont une signification précise pour les élus du Conseil de la MRC :
assurer une gestion intégrée de nos ressources naturelles afin de freiner la désintégration
de leur milieu de vie et d9améliorer la qualité de vie de leur collectivité.
Dorénavant, les interventions régionales sur le territoire de la MRC, qu9elles soient
réalisées par la MRC elle-même, par les organismes du territoire ou par les mandataires
du gouvernement, seront liées à ces orientations permettant une prise de décision
éclairée et justifiée.
La lecture du SAR permet de voir que ces orientations ont évolué dans le temps, et
permet de se rendre compte de l9environnement immédiat dans lequel la MRC évolue
depuis les cinq dernières années, qu9on pense ici à l9implication de la MRC dans le
développement économique du territoire et la mise en valeur de celui-ci. La MRC a
défini les grandes orientations selon sept grands thèmes :
-
l9agriculture
-
la forêt
-
le tourisme
-
la villégiature
-
l9industrie
-
le milieu urbain
-
l9environnement
De façon à faciliter la compréhension de celles-ci de même que leur portée, ces
orientations sont accompagnées d9objectifs justifiant leurs choix.
CHAPITRE 4
LES GRANDES ORIENTATIONS
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-2
La révision et le développement régional
La démarche de révision du schéma d'aménagement de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est
entreprise en juin 1994 s'appuie sur quatre grands objectifs généraux qui serviront de
guide tant aux élus en terme d'intentions politiques qu'aux intervenants qui graviteront
autour du processus.
1. L'objectif central de la révision du schéma d'aménagement est donc d'intégrer à
l'aménagement du territoire les perspectives relatives au développement socio-
économique et le tout, dans un respect de l'environnement.
2. Une volonté claire de doter le territoire de Lac-Saint-Jean-Est d'un outil stratégique
pour son développement.
3. Une volonté claire d'associer et de mettre à contribution les ressources et
l'expertise disponibles dans le milieu, tout en structurant une dynamique de
participation favorisant l'adhésion des collectivités aux objectifs poursuivis.
4. Une volonté claire de mettre en Suvre le schéma révisé par le biais d9un «plan
d'action» précisant les actions à entreprendre, les intervenants impliqués ainsi que
les échéances anticipées.
Ces objectifs ont permis d'orienter le processus de révision du schéma d'aménagement,
de provoquer des discussions de fond sur les problématiques de développement et de
rechercher un contenu et un suivi du schéma d'aménagement qui répondent bien aux
préoccupations et aux attentes du milieu.
Les grands enjeux de la révision
Les difficultés économiques rencontrées au cours des dernières années ont fait prendre
conscience à la population des problèmes profonds qui affectent l'économie de la
région. Au cours des dernières années, le Conseil régional de concertation et de
développement du Saguenay3Lac-Saint-Jean (CRCD-02) a élaboré, en collaboration
avec l'ensemble des partenaires régionaux, la planification stratégique régionale (PSR).
Cet exercice a permis d'identifier trois grands enjeux de développement soit:
1. La prise en main de leviers décisionnels sur l'utilisation des ressources naturelles et
l'usage prioritaire de nos richesses collectives.
2. L'utilisation plus efficace des ressources naturelles, humaines, financières,
environnementales, artistiques et culturelles.
3. Le positionnement de la région dans les grands courants économiques,
communicationnels, sociaux, culturels et environnementaux mondiaux.
Schéma d9aménagement révisé
4-3
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
C'est dans cet esprit que la MRC de Lac-Saint-Jean-Est a identifié ses propres enjeux.
Ceux-ci se rapprochent donc sensiblement de ceux identifiés par le CRCD et visent à
contrer le processus de dévitalisation en cours et à permettre la création d'emplois
durables. Ces enjeux sont:
1. Le contrôle sur les ressources naturelles présentes sur le territoire de la MRC ;
2. La revitalisation des communautés locales ;
3. La prise en charge de certaines activités sur le territoire ;
4. Le freinage de l'exode de la population, particulièrement chez les jeunes ;
Le contenu des tableaux qui suivent est donc inspiré de ces grands enjeux. Les moyens
d'action proposés visent à créer les conditions nécessaires à la revitalisation économique
de la communauté de Lac-Saint-Jean-Est.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-4
4.1
L9agriculture
4.1.1 L9orientation de développement et d9aménagement en rapport
avec l9agriculture
Un certain nombre d9objectifs d9aménagement et de développement viennent préciser
cette grande orientation:
En termes d'utilisation et de mise en valeur:
" Exploiter les territoires agricoles en vue de développer de nouveaux emplois de qualité
et créer des entreprises agricoles innovatrices et des entreprises de transformation.
" Développer de nouvelles cultures et de nouveaux élevages (canola, sunola,
gourgane, etc.).
" Accroître la production laitière sur le territoire.
" Occuper le territoire rural par des activités agricoles ou par d9autres activités ne
compromettant pas le maintien et le développement des activités agricoles de façon
à créer un environnement favorisant le développement global de ce milieu.
" Désindividualiser la mécanisation dans les entreprises agricoles (mise en commun).
" Revaloriser la profession de producteur agricole.
" Créer des conditions propices à la relance et au maintien de l9agriculture en mettant
en place des initiatives favorisant le partenariat, le maillage et la relève des entreprises
agricoles.
" Favoriser la reprise des activités agricoles.
" Créer des pâturages communautaires.
" Maintenir les caractéristiques actuelles du territoire à des fins de protection des
paysages d'intérêt touristique.
" Développer le potentiel touristique lié à l'agriculture.
-
Accroître l'utilisation, la protection et la mise en valeur du milieu rural et des terres
agricoles dans une perspective de développement durable.
Schéma d9aménagement révisé
4-5
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
En terme de protection:
"
Garantir la vocation agricole à long terme des milieux agricoles dynamiques.
"
Favoriser l9application du guide des bonnes pratiques agricoles pour les élevages à
forte charge d9odeur.
"
Dans le cas des élevages à forte charge d9odeur (porc, vison, renard, veau de lait),
favoriser une gestion des déjections sur litière ou une gestion sur lisier avec traitement
mécanique de ceux-ci , faisant en sorte qu9on obtienne l9équivalent d9une
production sur litière (fumier solide).
"
Limiter l'utilisation non agricole afin de maintenir l'homogénéité du milieu agricole
dynamique et bien structuré.
"
Maintenir l'intégrité du territoire rural en protégeant ses composantes (bâtis,
paysages, végétation, terres en culture).
Moyens d9action en terme d9utilisation et de mise en valeur
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Identifier les secteurs en friche en vue de créer une banque de
lots pour des projets de développement à des fins agricoles, et
rendre l'information disponible aux intervenants du territoire.
X
Créer un renouvellement des rapports sociaux entre les
producteurs agricoles, en favorisant leur rapprochement pour
qu9ils puissent se retrouver et échanger dans la recherche de
nouveaux rapports d9entraide et de solidarité.
X
Restreindre le reboisement aux zones à contraintes ainsi qu'aux
zones de pierrosité pour favoriser la remise en culture des
bonnes terres.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-6
Moyens d9action en terme de protection
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Réaliser un plan de développement et de soutien de
l9agriculture et de l9agro-alimentaire.
X
Assurer un suivi, un bilan et une évaluation des règlements sur
les PIIA pour les établissements à forte charge d9odeurs, en
collaboration avec le CCA.
X
Restreindre les activités et usages autres qu'agricoles en zone
agricole;
"
définir les usages compatibles et les critères d'implantation
(gîtes du passant, activités artisanales, travail autonome,
recherche et transformation liés à l'agriculture, etc.).
X
X
Délimiter les périmètres urbains afin d9assurer une protection
de la zone agricole.
X
X
Effectuer une caractérisation de la zone agricole afin d9assurer
un développement cohérent et la pérennité de l9agriculture
sur le territoire de la MRC.
X
Les usages et activités autres qu'agricoles qui ne peuvent
s'exercer qu'en territoire agricole devraient faire l'objet de
mesures d'intégration (distance, impact, etc.).
X
Limiter le développement de gravières et sablières par
l'inscription de normes d'implantation.
X
Les îlots déstructurés devront être délimités et correspondent à
des critères permettant de garantir une protection du territoire
et des activités agricoles.
X
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
4-7
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4.2
L9agroforesterie
4.2.1 Les orientations de développement et d9aménagement en rapport
avec l9agroforesterie.
Un certain nombre d9objectifs d9aménagement et de développement viennent préciser
cette première grande orientation:
" Maintenir le caractère agricole des territoires ayant un potentiel agricole viable.
" Protéger le développement agricole et forestier en limitant le développement
résidentiel dans ces secteurs.
" Créer des conditions propices à la relance de l'agriculture par de nouvelles
productions animales, végétales ou horticoles créatrices d'emplois.
" Créer des conditions propices à la relance et au maintien de l9agriculture en mettant
en place des initiatives favorisant le partenariat, le maillage et la relève des entreprises
agricoles.
" Assurer le développement et l'exploitation du potentiel forestier (privé et public) situé
en territoire municipalisé.
" Protéger la biodiversité du milieu forestier (espèces menacées ou vulnérables).
1-
Assurer et accroître la mise en valeur polyvalente et intégrée des territoires
agroforestiers dans le but de redynamiser le milieu rural.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-8
Moyens d9action en lien avec la première orientation
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Prioriser les activités agricoles et forestières comme moyen de
redynamisation.
X
Identifier les terres en friche en lien avec leur meilleur potentiel
(agricole ou forestier) et réutiliser les terres abandonnées en
permettant une série d'activités compatibles.
X
X
Prohiber les usages résidentiels et commerciaux non liés à ces
activités.
X
Reboiser les terres improductives, inaccessibles et présentant
des contraintes physiques majeures dans le but de les remettre
en production et/ou afin de contrer les effets d'érosion de sol.
X
X
Définir des normes d'implantation pour les nouvelles gravières
et sablières.
X
Les îlots déstructurés devront être délimités et correspondent à
des critères permettant de garantir une protection du territoire
et des activités agricoles.
X
X
Réglementer les coupes abusives par l'adoption de normes.
X
Créer des sociétés de gestion, de fermes forestières, de
métairies permettant une utilisation optimale des ressources
agricoles et forestières.
X
X
Collaborer à la mise en Suvre du Plan de Protection et de
Mise en Valeur (PPMV) de l'Agence régionale de mise en
valeur des forêts privées du Lac-Saint-Jean.
X
X
Définir les usages compatibles et les critères d'implantation
dans les zones agro-forestières.
X
X
Respecter les sites recensés par le gouvernement (espèces
menacées et vulnérables) et par tout autre organisme et voir
à mettre en place un cadre normatif pour assurer leur
protection.
X
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
4-9
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Un certain nombre d9objectifs d9aménagement et de développement viennent préciser
cette deuxième grande orientation:
" Créer des emplois de qualité.
" Consolider l'usine de congélation située à Saint-Bruno et pallier à la nécessité
d'importer une partie de la matière première.
" Exploiter le potentiel de bleuets sur les terres publiques déjà sous bail.
" Rendre accessibles de nouveaux territoires en forêt publique et en forêt privée.
" Augmenter le nombre d'unités de production (bleuetières).
2-
Développer et rendre accessibles les terres à potentiel de bleuets sur les lots
intramunicipaux.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-10
Moyen d9action en lien avec la seconde orientation
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Identifier les bleuetières et les terres à potentiel de bleuets en
vue de leur développement en forêt privée, en forêt publique
et dans les territoires sous contrat d'approvisionnement et
d'aménagement forestier (CAAF).
X
X
Priorité à la culture du bleuet avant toute autre forme
d'exploitation lorsque les terres ont été identifiées comme
étant à potentiel élevé pour cette culture (compléter
l'inventaire, cartographier les terres à potentiel et voir le mode
d'attribution lorsque celles-ci sont sur des terres publiques).
X
X
Définir une stratégie d'attribution des lots en forêt publique et
définir une politique d'allocation des baux en collaboration
avec le comité multiressource.
X
Prendre entente avec les bénéficiaires de CAAF dans le cas
où des terres à potentiel de bleuets seront identifiées dans ces
secteurs.
X
Interdire le reboisement dans les secteurs identifiés sauf si ce
reboisement vise l'amélioration et la protection de la
bleuetière.
X
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
4-11
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4.3
La forêt
4.3.1 Les orientations de développement et d9aménagement en rapport
avec le milieu forestier
Un certain nombre d9objectifs d9aménagement et de développement viennent préciser
cette première grande orientation:
" Développer dans le milieu une véritable gestion intégrée et concertée des ressources
(forestières, fauniques, récréatives, etc.). Approche territoriale versus approche
sectorielle.
" Créer des emplois stables et de qualité.
" Développer une gestion commune des territoires de forêt habitée.
" Favoriser l'émergence de projets de forêt habitée sur l'ensemble du territoire de la MRC.
" Favoriser les méthodes d'exploitation les plus génératrices d'emplois en visant le
rendement accru des forêts de la MRC.
" Mettre en valeur l'ensemble des potentiels et des ressources du territoire de la MRC afin
d'accroître la productivité de ces ressources.
" Assurer une pérennité de la matière ligneuse par le biais de la mise en valeur, de la
protection, de la régénération et de l'aménagement des milieux forestiers.
" Maintenir des ensembles forestiers viables.
" Favoriser la seconde transformation des ressources sur le territoire de la MRC afin
d'ajouter une plus-value aux ressources.
" Accroître la productivité des boisés privés par une mise en valeur optimale de ces
territoires.
" Favoriser l'implication du milieu municipal dans la gestion des CAAF situés à l'intérieur
des limites municipales. Dans un esprit de partenariat avec l9entreprise forestière, aller
même jusqu8à gérer certains territoires forestiers municipaux sous CAAF.
" Développer une gestion regroupée des lots privés.
" Redistribuer aux communautés locales la richesse issue de l'utilisation des ressources du
milieu forestier sur la base des droits de coupe (principe des redevances).
1-
Développer un nouveau mode d'exploitation et de gestion de la forêt publique et
de la forêt privée.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-12
Moyens d9action en lien avec la première orientation
Forêt privée
En matière de mise en valeur et de gestion
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Sensibiliser les propriétaires de boisés privés à la mise en valeur
de leurs boisés via le Plan de protection et de mise en valeur
(PPMV).
X
X
Analyser la faisabilité de projets de forêt habitée.
X
X
Autoriser la construction d'un abri forestier par propriétaire
pour que l'exploitant puisse assurer le développement de ses
lots.
Autoriser un chalet de villégiature (voir critère d9implantation).
X
X
X
X
Augmenter le nombre de propriétaires membres d'organismes
de gestion en commun (OGC).
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Moyens d9action en lien avec la première orientation
Forêt privée
En matière de protection
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Identification des corridors boisés le long du réseau routier et
inscription de normes d'intervention (usages autorisés, distance
de protection, types de travaux sylvicoles permis, etc.).
X
X
Identification
des
rivières
(Péribonka,
Petite-Décharge,
Grande-Décharge, Métabetchouane, Belle-Rivière) et du lac
Tchitogama qui sont assujettis à un corridor de protection et à
des normes d9intervention (bande de protection de 50 mètres
le long des cours d'eau d'intérêt). Identifier dans cette bande
les aménagements autorisés et les types de travaux sylvicoles
permis.
X
X
Réglementer les coupes abusives par l9adoption de normes
d9aménagement incluses dans un règlement de contrôle
intérimaire.
X
X
Délimiter les enclaves à potentiel de villégiature afin de
circonscrire leur extension.
X
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
4-13
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Moyens d9action en lien avec la première orientation
Forêt publique
En matière de mise en valeur et de gestion
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Créer, pour les aires communes à l'intérieur de la MRC, des
tables de concertation où les conseils municipaux et les
organismes du milieu seront présents, augmentant leur emprise
sur les décisions concernant leur territoire municipal:
"
intégrer les attentes des communautés et les besoins
des différents usagers du territoire lors de la réalisation
des différentes activités de mise en valeur;
"
négocier afin que soient gérés en commun certains
territoires publics municipalisés avec droits (CAAF).
X
X
Poursuivre le travail entrepris en ce qui a trait à la redistribution
des redevances provenant de l'industrie forestière et déposer
ces redevances dans un fonds destiné à la mise en valeur et
au développement de la forêt sur le territoire de la MRC.
X
X
Développer et mettre en place, en collaboration avec le
monde municipal, des expériences pilotes en gestion intégrée
des ressources : fermes forestières; métairies; sociétés de
gestion.
X
X
Identifier des secteurs industriels polyvalents pour le
développement industriel lié à l'exploitation forestière.
X
X
Donner des avis sur les PGAF, PQAF et PAAF afin de planifier,
entre autres, les chemins forestiers et les secteurs de villégiature
et s'assurer du respect du schéma d'aménagement de même
que de ses grandes orientations.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-14
Moyens d9action en lien avec la première orientation
Forêt publique
En matière de protection
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Identification des corridors boisés le long du réseau routier et
inscription de normes d'intervention (usages autorisés, distance
de protection, types de travaux sylvicoles permis, etc.).
X
X
Identification des rivières (Péribonka, Petite-Décharge,
Grande-Décharge, Métabetchouane, Belle-Rivière) et du lac
Tchitogama qui sont assujettis à une bande de protection et
inscription de normes (bande de protection de 50 mètres le
long des cours d'eau d'intérêt). Identifier dans cette bande les
aménagements autorisés et les types de travaux sylvicoles
permis.
X
X
Délimiter les enclaves à potentiel de villégiature afin de
circonscrire leur extension.
X
X
Réglementer les coupes abusives par l'adoption de normes.
X
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
4-15
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Un certain nombre d9objectifs d9aménagement et de développement viennent préciser
cette deuxième grande orientation:
" Favoriser des méthodes d'aménagement protégeant les habitats fauniques et pouvant
aider à la reproduction des espèces vedettes (orignal, perdrix, lièvre, ouananiche, etc.).
" Assurer la diversité des peuplements forestiers lors de travaux visant l9aménagement de
la forêt, considérant que celle-ci permet de maintenir une faune diversifiée.
" Assurer une protection et une conservation de l'environnement par des interventions
adaptées au milieu.
" Protéger les rivières à ouananiches.
Moyens d9action en lien avec la seconde orientation
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Identifier une bande de protection de 60 mètres le long des
rivières à ouananiches.
X
Identifier et protéger les frayères à ouananiches, à dorés et à
brochets.
X
X
Lors de la rédaction du PGAF et du PQAF sur les TPI, s9assurer
de traiter de la biodiversité et d9y insérer des éléments
susceptibles de solutionner cette problématique.
X
Identifier les sites recensés par le gouvernement (espèces
menacées et vulnérables) et par tout autre organisme, et voir
à insérer un cadre normatif.
X
X
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
2-
Protéger la biodiversité du milieu forestier (espèces menacées ou vulnérables)
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-16
4.4
Le milieu urbain
4.4.1 Les orientations de développement et d9aménagement en rapport
avec le milieu urbain
Les objectifs liés à une cette première orientation sont les suivants :
" Rentabiliser les infrastructures et utilités publiques particulièrement celles d'aqueduc et
d'égout de même que les équipements communautaires.
" Favoriser le développement résidentiel à l'intérieur des périmètres urbains.
" S'assurer que chaque noyau urbain puisse répondre à ses besoins d'extension jusqu'en
2010 (résidentiel, commercial, industriel) afin de maintenir des centres locaux de
services dynamiques.
" Freiner l'étalement urbain le long des routes et aux carrefours de certains rangs avec
les routes collectrices.
" Assurer la protection des lieux et des édifices historiques, patrimoniaux, religieux,
culturels et écologiques situés dans les périmètres urbains.
" Assurer la protection des sols agricoles dynamiques et bien structurés.
1-
Concentrer le développement urbain (résidentiel, commercial, industriel léger) à
l'intérieur des périmètres urbains.
Schéma d9aménagement révisé
4-17
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Moyens d9action pour le milieu urbain (1e orientation)
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Délimiter adéquatement les périmètres urbains en s9assurant
de la concordance avec la zone agricole permanente.
X
X
Laisser aux municipalités le soin de définir les usages
compatibles en milieu urbain.
X
Établir une procédure permettant à la MRC d'évaluer la
pertinence d'agrandir un périmètre urbain si une municipalité
ne peut plus assurer son développement à l'intérieur de celui
identifié au schéma d'aménagement.
X
Établir une procédure permettant à la MRC d'évaluer la
pertinence d9identifier des îlots déstructurés sur un territoire
municipal de même que leur localisation.
X
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-18
2-
Maintenir le rôle de la ville d'Alma comme centre régional de commerces,
d9institutions, de services et de culture.
Les objectifs liés à cette deuxième orientation sont les suivants:
" Consolider le pôle majeur que constitue la ville d'Alma et y reconnaître les vocations et
fonctions spécifiques (éducation, santé, justice, culture, etc.) de façon à s'assurer, lors
d'une nouvelle implantation de services, que la complémentarité soit visée.
" Reconnaître la vocation du pôle majeur eu égard aux services et équipements publics
et favoriser leur complémentarité afin de raffermir le rôle de la MRC de Lac-Saint-Jean-
Est comme centre d'activités de la région.
" Renforcer le rôle et la vocation d9Alma comme centre régional de services.
" Reconnaître les centres majeurs d'activité commerciale existants et exclure le
développement de nouvelles concentration d'importance.
" Éviter les fuites commerciales au Saguenay et contrer la concurrence en favorisant
l'achat local grâce à de nouvelles stratégies.
" Rentabiliser les équipements et les services déjà présents sur le territoire de la MRC.
Moyens d9action pour la structure urbaine (2e orientation)
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Identifier la ville d'Alma comme le pôle majeur de la MRC.
X
X
Favoriser la venue de services publics de nature régionale.
X
Réalisation par la Ville d9Alma de son Programme de
revitalisation du centre-ville.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
4-19
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Les objectifs liés à cette troisième orientation sont les suivants :
" Renforcer le rôle et la vocation des quinze noyaux de village comme centres locaux de
services.
" Maintenir et améliorer les équipements et services collectifs en maximisant leurs
retombées sur le milieu urbanisé.
" Développer une image distinctive au niveau commercial, culturel et de services.
" Reconnaître l'importance des activités commerciales et de services présentes dans les
noyaux de village comme étant essentielles au maintien de collectivités rurales
dynamiques.
" Reconnaître la capacité des municipalités rurales à accueillir certains équipements
et/ou services publics pour lesquels elles offrent une vocation spécifique et des
ressources spécialisées.
" Développer un réseautage des équipements culturels et scolaires comme les
bibliothèques, les musées et les salles de spectacles.
" Faciliter l9accès et la participation des citoyens à la vie artistique et culturelle de leur
région.
" Faciliter la protection, la réhabilitation et la mise en valeur des bâtiments historiques et
patrimoniaux, des espaces publics et des paysages, puisqu9ils sont des témoins de
l9identité et de la spécificité de chacun des noyaux de village.
3-
Renforcer le rôle des quinze noyaux de village comme centres locaux de
commerces, de services, d9institutions et de culture.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-20
Moyens d9action pour la structure urbaine (3e orientation)
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Fournir de l'information sur les programmes et méthodes de
revitalisation urbaine ainsi qu'un soutien technique.
X
S'assurer de la disponibilité d'espaces commerciaux ,
résidentiels et industriels dans les périmètres urbains.
X
Rendre
les
centres-villes
et
les
secteurs
centraux
des
municipalités plus attrayants en intervenant notamment sur
l'affichage.
X
Établir une politique culturelle pour l9ensemble de la MRC.
X
Consolider et compléter le réseau de bibliothèques publiques
sur le territoire de la MRC.
X
Assurer un maillage entre les institutions que sont les musées et
centres d9interprétation avec les forces vives du tourisme.
X
Participer à la réalisation de l9inventaire des paysages
régionaux d9intérêt de même qu9à la mise en place du Service
d9Aide à la Rénovation patrimoniale (SARP) sur l9ensemble du
territoire de la MRC
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
4-21
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Les objectifs liés à cette quatrième orientation sont les suivants :
"
Augmenter l9attraction commercial d9Alma et fidéliser la clientèle.
"
Améliorer l9apparence extérieur des terrains et bâtiments commerciaux.
Moyens d9action pour la structure urbaine (4e orientation)
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Fournir de l'information sur les programmes et méthodes de
revitalisation urbaine ainsi qu'un soutien technique.
X
S'assurer de la disponibilité d'espaces commerciaux dans le
périmètre urbain.
X
Rendre le centre-ville et le secteur central de la municipalité
plus attrayant en intervenant notamment au moyen de
mesures réglementaires portant sur l9affichage, le revêtement
extérieur, l9architecture et les aménagements paysagers.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
4-
Favoriser la revitalisation du centre-ville d'Alma et de ses artères commerciales
afin de les rendre plus attrayantes.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-22
Les objectifs liés à cette cinquième orientation sont les suivants :
"
Augmenter l9attractivité de ces secteurs.
"
Améliorer l9apparence extérieur, l9architecture, l9affichage et le stationnement dans
ces secteurs.
"
Rendre plus compétitifs ces secteurs.
Moyens d9action pour la structure urbaine (5e orientation)
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Fournir de l'information sur les programmes et méthodes de
revitalisation urbaine ainsi qu'un soutien technique.
X
S'assurer de la disponibilité d'espaces commerciaux dans le
périmètre urbain.
X
Rendre le centre-ville et le secteur central de la municipalité
plus attrayant en intervenant notamment au moyen de
mesures réglementaires portant sur l9affichage, le revêtement
extérieur, l9architecture et les aménagements paysagers.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
5-
Rendre les axes commerciaux des municipalités locales plus attirants
Schéma d9aménagement révisé
4-23
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4.5
Le tourisme
4.5.1 Les orientations générales d9aménagement et de développement
en rapport avec le tourisme
Un certain nombre d9objectifs d9aménagement et de développement viennent préciser
cette première grande orientation :
" Augmenter l'accessibilité publique au lac Saint-Jean de même qu'aux principaux lacs
du territoire et aux grands tributaires du lac Saint-Jean par le développement d9un
nouveau produit d9appel « nature ».
" Offrir aux touristes un produit touristique intégré favorisant leur accès au lac Saint-Jean
ainsi qu'à ses principaux tributaires, permettant la pratique de leurs activités
récréatives.
" Rendre accessible le lac Saint-Jean à la pratique d'activités récréatives et touristiques
en développant un ensemble de forfaits étalé sur quatre saisons.
" Reconnaître les éléments d9intérêt historique, culturel, écologique et esthétique
identifiés au schéma comme étant autant d9éléments intégrateurs au « parc récréatif
éclaté ».
" Mettre en valeur, dans une perspective de développement, le potentiel économique
et touristique des ressources fauniques.
1-
Créer un <parc récréatif éclaté= liant le bassin hydrographique du lac Saint-Jean
au réseau de rivières de la MRC.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-24
Moyens d9action en lien avec la première orientation touchant le tourisme
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Établir un zonage particulier pour le parc récréatif éclaté
(récréotouristique, récréation extensive, etc.).
X
X
X
Signifier aux deux autres MRC du Lac-Saint-Jean l9orientation
de la MRC en vue d9établir un consensus de développement
et d9aménagement autour du lac Saint-Jean.
X
X
X
Identifier les sites non développés en bordure du lac Saint-Jean
et des grands tributaires et conserver leur vocation publique.
X
X
X
Identifier , protéger et mettre en valeur les différentes
ressources fauniques du territoire (rivières à ouananiches,
marais,
habitats
fauniques,
refuges
fauniques,
réserve
écologique Couchepaganiche, héronnières, etc.)
X
X
X
Identifier les municipalités locales et la ZAT comme les grands
partenaires de cette création de «Parc récréatif éclaté» .
X
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
4-25
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Un certain nombre d9objectifs d9aménagement et de développement viennent préciser
cette deuxième grande orientation :
" Augmenter l'accessibilité publique aux berges du lac Saint-Jean de même qu'aux
principaux lacs du territoire et sur les grands tributaires du lac Saint-Jean par un
zonage récréotouristique ou de récréation extensive selon la fragilité du milieu.
" Offrir aux touristes un meilleur accès au lac Saint-Jean ainsi qu'à ses principaux
tributaires en vue de la pratique de leurs activités récréatives.
" Rendre accessible le lac Saint-Jean pour la pratique d'activités récréatives et
touristiques.
" Reconnaître les marinas et les rampes de mise à l'eau comme pourvoyeurs
d'accessibilité publique aux berges du lac Saint-Jean et de ses tributaires ainsi qu9aux
berges des principaux plans d'eau situés sur le territoire de la MRC.
Moyens d9action en lien avec la seconde orientation touchant le tourisme
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Limiter la villégiature privée dans ces secteurs.
X
X
Signer une entente avec la compagnie Abitibi-Consolidated
pour s'assurer que les lots leur appartenant demeurent de
nature publique suite à l'arrêt du flottage du bois. Bail avec les
municipalités locales qui devront garder à ces territoires leur
vocation publique.
X
X
Identifier les sites non développés en bordure du lac Saint-Jean
et conserver leur vocation publique.
X
X
X
Identifier les rampes de mise à l'eau et marinas comme
«équipement régional» .
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
5 Par espace non privatisé, la MRC entend les espaces permettant une accessibilité publique, et
ce, que les terrains soient de propriété publique ou privée.
2-
Réserver les derniers espaces non privatisés5 sur le pourtour du lac Saint-Jean à
des fins publiques.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-26
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Les
objectifs
dérivés
de
cette
troisième
orientation
d'aménagement
et
de
développement sont les suivants :
" Relier entre eux les différents équipements récréatifs dans une offre de produits
intégrée.
" Rentabiliser les équipements existants.
" Favoriser la mise en place d'équipements d'accueil touristique tels que complexe
récréatif, centre d9interprétation, équipement d'hébergement et de restauration, et
les relier entre eux.
" Promouvoir le circuit cyclable «Tour du lac Saint-Jean » afin de créer un lien entre les
différents équipements et sites touristiques, récréatifs et culturels de la MRC.
" Établir un lien cyclable entre le Lac-Saint-Jean et le Saguenay via les municipalités
d9Hébertville et de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.
" Favoriser l9intégration des aménagements cyclables locaux au circuit cyclable « Tour
du lac Saint-Jean ».
" Promouvoir l9utilisation du transport ferroviaire, en lien avec le circuit cyclable, de
façon à intégrer les perspectives touristiques, récréatives et culturelles du territoire.
" Poursuivre la mise en valeur du Parc de conservation de la Pointe-Taillon et intégrer
celui-ci au concept de la station touristique de la rivière Péribonka.
" Poursuivre la mise en valeur du complexe du Mont Lac Vert.
" Intégrer le réseau national et régional de sentiers de motoneige à la trame
récréotouristique.
" Renforcer l9offre culturelle sur le territoire.
" Développer une image de marque sur le territoire en offrant un produit diversifié,
intégré et de qualité aux touristes.
" Prolonger la durée de séjour des visiteurs.
" Accroître le lien de complémentarité et de concertation entre les équipements
récréotouristiques existants.
3-
Compléter la mise en place d'équipements récréotouristiques complémentaires
avec le réseau d'équipements existants tout en renforçant ceux déjà en place.
Schéma d9aménagement révisé
4-27
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Moyens d9action en lien avec la troisième orientation touchant le tourisme
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Finaliser la réalisation du circuit cyclable «Tour du lac Saint-
Jean» et planifier un lien cyclable avec le Saguenay dans l'axe
du lac Kénogami-Hébertville et Métabetchouan-Lac-à-la-
Croix.
X
Réaliser le plan directeur du lac Kénogami et celui de la zone
périphérique du parc de la Pointe-Taillon.
X
Identifier le réseau de sentiers de motoneige régional comme
faisant partie des infrastructures et équipements.
X
Améliorer la signalisation reliée aux sites touristiques et aux
accès publics (signalisation distincte, consulter les deux autres
MRC du lac) de même que l'affichage commercial touristique.
X
Mieux informer le public et les touristes des attraits de la MRC
par une plus grande diffusion de la carte récréotouristique.
X
Identifier les usages compatibles au tourisme.
X
Établir une politique d'affichage le long du réseau cyclable
« Tour du lac Saint-Jean ».
X
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-28
Les
objectifs
dérivés
de
cette
quatrième
orientation
d'aménagement
et
de
développement sont les suivants :
" Viser leur intégration au Parc récréatif éclaté pour qu9elles en deviennent des
extensions.
" Favoriser la mise en valeur du potentiel nautique du lac Saint-Jean et de ses tributaires.
" Développer le potentiel touristique lié à une utilisation récréative de ces rivières.
" Développer et améliorer le potentiel de pêche présent.
" Sauvegarder la qualité des paysages aux abords de ces rivières.
" Préserver le couvert végétal en bordure de ces rivières afin d9atténuer les effets de
l9érosion riveraine.
4-
Mettre en valeur à des fins récréatives, les rivières Petite et Grande Décharge, la
rivière Péribonka, la rivière Saguenay et la rivière Métabetchouane.
Schéma d9aménagement révisé
4-29
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Moyens d9action en lien avec la quatrième orientation touchant le tourisme
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Réglementer l'utilisation des motos marines.
X
Assurer un débit minimal dans la Petite-Décharge afin de
permettre la pratique d9activités récréatives et touristiques.
X
Prohiber l'implantation des bases d'hydravions sur ces plans
d'eau (rivières Petite-Décharge et Grande-Décharge, la rivière
Péribonka et la rivière Métabetchouane).
X
Identifier la rivière Péribonka comme rivière d'intérêt régional.
X
Réaliser le sentier des Jésuites entre les municipalités de
Desbiens et de Saint-André.
X
Offrir des sites de pêche à la ouananiche sur la rivière
Métabetchouane dès que la restauration de la ressource le
permettra.
X
Réalisation du Plan de mise en valeur de la Petite-Décharge
X
Identification des rivières (Péribonka, Petite-Décharge,
Grande-Décharge, Saguenay, Métabetchouane, Belle-Rivière)
et du lac Tchitogama qui sont assujettis à une bande de
protection et inscription de la bande de protection de 50
mètres le long des cours d'eau d'intérêt, identifier dans cette
bande les aménagements autorisés et les types de travaux
sylvicoles permis, etc.
X
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-30
Les
objectifs
dérivés
de
cette
cinquième
orientation
d'aménagement
et
de
développement sont les suivants :
" Offrir aux touristes un territoire d'intérêt à des fins touristiques et récréatives.
" Préserver, maintenir et mettre en valeur le cachet naturel de cette rivière.
" Créer la station touristique de la rivière Péribonka afin de mettre en valeur le potentiel
éducatif, récréatif et culturel de cette rivière.
" Mettre en valeur ce paysage esthétique et ce territoire d9intérêt régional
historiquement peu exploité en raison du flottage du bois.
" Préserver le caractère naturel des berges de cette rivière afin d9atténuer les effets de
l9érosion riveraine.
" Augmenter la durée de séjour des touristes dans le secteur nord de la MRC.
" Mieux articuler et commercialiser l9offre touristique du secteur nord de la MRC afin de
positionner celle-ci dans le circuit touristique du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
5-
Développer à des fins récréatives et touristiques le corridor de la rivière
Péribonka.
Schéma d9aménagement révisé
4-31
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Moyens d9action en lien avec la cinquième orientation touchant le tourisme
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Finaliser les travaux de nettoyage de la rivière Péribonka suite
à l9arrêt du flottage du bois et assurer la mise sur pied d9un
comité de suivi.
X
Identifier la rivière Péribonka comme zone prioritaire
d'aménagement axée sur la récréation.
X
X
Impliquer les municipalités de l'Ascension, Lamarche , Sainte-
Monique et Saint-Ludger-de-Milot dans la mise en valeur de ce
territoire, de même que les MRC Maria-Chapdelaine et Fjord-
du-Saguenay.
X
X
Identifier la rivière Péribonka comme étant un cours d9eau
d9intérêt et viser son intégration au parc récréatif éclaté.
X
X
X
Délimiter un corridor de protection de 50 mètres le long de
celui-ci. Identifier dans cette bande les aménagements
autorisés et les types de travaux sylvicoles permis.
X
X
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-32
Les objectifs dérivés de cette sixième orientation d'aménagement et de développement
sont les suivants :
" Reconnaître l'importance des composantes du patrimoine historique, religieux et
culturel au plan touristique.
" Reconnaître la qualité des paysages ruraux dans l'appréciation touristique.
" Protéger les caractéristiques actuelles du territoire agricole.
" Offrir aux touristes et aux citoyens de la MRC un environnement attrayant et de
qualité.
" Protéger les territoires d'intérêt esthétique.
Moyens d9action en lien avec la sixième orientation touchant le tourisme
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Assurer la protection visuelle des paysages d'intérêt de la MRC
en intervenant au niveau de l'affichage, de l9abattage et de
la plantation d9arbres de même qu9au niveau des
constructions.
X
Identifier et cartographier les territoires d'intérêt.
X
Réglementer les usages compatibles dans les territoires
d'intérêt.
X
X
Protéger les îles situées sur le lac Saint-Jean par une
réglementation adéquate (usages autorisés, interdiction de
coupe de bois, etc.). Les îles publiques sont affectées à la
récréation extensive et celles de nature privée sont affectées
à la villégiature estivale. Viser l9intégration des îles publiques au
parc récréatif éclaté.
X
X
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
6-
Assurer la protection de la qualité des paysages le long des routes nationales,
régionales et des collectrices de même que le long des cours d'eau d'intérêt.
Schéma d9aménagement révisé
4-33
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4.6
La villégiature estivale
4.6.1 L9orientation générale d9aménagement et de développement
L9orientation générale d9aménagement et de développement est la suivante pour la
villégiature estivale sur le territoire:
Les objectifs liés à une telle orientation sont les suivants:
" Éviter une densification des berges qui pourrait amener un dépassement de la
capacité de support du milieu par un développement anarchique et de mauvais
goût.
" Protéger la qualité visuelle des paysages d'intérêt observable le long des lacs et
rivières.
" Améliorer la qualité de vie des citoyens de ces secteurs en évitant une densification
de ceux-ci. La MRC réfère ici à l9amélioration du cadre bâti et au réaménagement
des secteurs déstructurés.
" Assurer une protection de l'environnement.
" Assurer aux touristes des accès publics au lac Saint-Jean de même qu'aux principaux
tributaires de celui-ci.
6 Rationaliser dans le sens de conforme au bon sens, organiser avec méthode.
1.
Rationaliser6 la villégiature estivale sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-
Est afin de garder les derniers espaces publics en bordure des principaux lacs et
cours d9eau.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-34
Moyens d9action en lien avec la villégiature
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Interdire le développement de la villégiature sous forme privée
dans les zones récréotouristiques s9il n9y a pas présentation
d9un PAE conforme aux dispositions du document
complémentaire.
X
X
Limiter le développement de nouvelles zones de villégiature
estivale le long des tributaires et effluents du lac Saint-Jean
(rivières Péribonka, Saguenay, Petite-Décharge) afin de
conserver des accès publics.
X
X
Réglementer l'implantation temporaire des véhicules de
camping dans les zones de villégiature.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
4-35
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4.7
L9environnement
4.7.1 Les orientations d9aménagement et de développement liées à
l9environnement
Les
objectifs
dérivés
de
cette
première
orientation
d'aménagement
et
de
développement sont les suivants:
1-
Réaliser et mettre en Suvre une politique de gestion intégrée des matières
résiduelles sur l9ensemble du territoire.
" Disposer des matières résiduelles de façon rentable et favoriser la réduction à la
source, le recyclage, la réutilisation , la valorisation et la restauration de tous les
produits possibles.
" Diminuer de façon notoire la quantité de déchets à éliminer au lieu d9enfouissement
sanitaire (LES) de l9Ascension.
" Améliorer la qualité de vie des citoyens du territoire.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-36
Moyens d9action en lien avec la première orientation touchant l9environnement
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Réaliser un plan de gestion des matières résiduelles avec les
MRC Domaine-du-Roy et Maria-Chapdelaine sur le territoire
des 3 MRC pour 2002.
X
Trouver avec les autres MRC de la région, une solution
collective à l'élimination des déchets.
X
Poursuivre le plan de restauration du LES.
X
Identifier le LES comme étant un équipement régional et
prohiber l'installation de LES ailleurs sur le territoire de la MRC.
X
Construire une ressourcerie pour la réception et le traitement
des matériaux secs.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
4-37
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Les
objectifs
dérivés
de
cette
deuxième
orientation
d'aménagement
et
de
développement sont les suivants:
2-
Protéger et mettre en valeur la ressource « eau » sur l9ensemble du territoire de la
MRC.
" Assurer l9approvisionnement en eau de consommation de qualité sur l9ensemble du
territoire.
" Protéger les prises d'eau potable sur le territoire à l'aide de mesures appropriées.
" Assurer la pérennité de la ressource eau sur le territoire.
" Mettre en valeur la ressource eau sur le territoire à des fins récréatives.
" Assurer un traitement des eaux usées municipales sur l'ensemble du territoire
municipalisé.
" Diminuer la pollution d'origines agricole et urbaine, particulièrement dans les rivières
Taillon, Mistook, aux Harts, Chicot, Bédard, Belle-Rivière et Couchepaganiche.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-38
Moyens d9action en lien avec la seconde orientation touchant l9environnement
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Identifier les prises d'eau potable sur le territoire et délimiter un
périmètre de protection autour de celles-ci.
X
Réglementer les usages et constructions autorisés dans ces
périmètres.
X
Voir à la réalisation des usines de traitement des eaux usées
pour les municipalités qui ne possèdent pas encore de tels
équipements.
X
Poursuivre les efforts entrepris par plusieurs intervenants , dont
la ZIP Alma-Jonquière, en vue de dépolluer les rivières Bédard,
Mistook, aux Harts et Chicot.
X
Poursuivre les efforts de la corporation LACtivité pêche pour
assurer la protection du site de reproduction du doré jaune sur
la Belle-Rivière.
X
Poursuivre les travaux de nettoyage de la rivière Péribonka, du
lac Saint-Jean et de la rivière Petite-Décharge suite à l'arrêt
du flottage du bois, et instaurer un suivi environnemental de
ceux-ci.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
4-39
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Les
objectifs
dérivés
de
cette
troisième
orientation
d'aménagement
et
de
développement sont les suivants:
Moyens d9action en lien avec la troisième orientation touchant l9environnement
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Inscrire au document complémentaire certaines normes visant
à identifier un périmètre de protection aux aquifères
souterrains en y contrôlant notamment les usages et les
activités.
X
X
Procéder, avec la collaboration de différents partenaires, à
l9identification des aquifères souterrains en vue de leur assurer
une protection adéquate.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
3-
Assurer une protection des aquifères souterrains sur le territoire de la MRC.
"
Identifier et délimiter les aquifères souterrains sur le territoire de la MRC.
"
Connaître leur volume, leur vulnérabilité et leur distribution.
"
Assurer une protection de ces aquifères par une réglementation adéquate.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-40
Les
objectifs
dérivés
de
cette
quatrième
orientation
d'aménagement
et
de
développement sont les suivants:
Moyens d9action en lien avec la quatrième orientation touchant l9environnement
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Mettre à profit l9expertise de Négawatt pour l9ensemble de la
MRC.
X
Inciter les municipalités à développer un tracé de rue à l9abris
des vents dominants et favorisant l9ensoleillement optimal des
habitations.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
4-
Utiliser de façon efficace et rentable toutes les ressources énergétiques sur
l9ensemble du territoire de la MRC.
" Viser une maximisation des retombées économiques en région.
" Viser une efficacité énergétique sur le territoire de la MRC par le biais du principe des
économies d9énergie.
" Diminuer à moyen et long terme les besoins de la population en énergie non
seulement électrique, mais sous toutes ses formes.
Schéma d9aménagement révisé
4-41
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Les
objectifs
dérivés
de
cette
cinquième
orientation
d'aménagement
et
de
développement sont les suivants:
Moyens d9action en lien avec la cinquième orientation touchant l9environnement
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Intégrer au schéma d9aménagement le RCI 63-98 portant sur
les zones à risques de mouvement de sol.
X
Réglementer les usages et constructions autorisés dans ces
zones.
X
Collaborer à la réalisation par le MEF des études sur les zones
inondables.
X
Voir à bonifier la cartographie et le contenu du règlement 63-
98 avec les informations transmises par le MTQ.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
5-
Délimiter et régir les usages permis dans les zones à risques de mouvement de sol
et d9inondation afin d9assurer la sécurité publique.
" Assurer la protection du public par une délimitation adéquate des zones à risques.
" Diminuer les risques de dommages matériels associés à ces phénomènes.
" Protéger l'environnement (berges des lacs et cours d'eau).
" Protéger le milieu et la faune aquatiques.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-42
Les objectifs dérivés de cette sixième orientation d'aménagement et de développement
sont les suivants:
Moyens d9action en lien avec la sixième orientation touchant l9environnement
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Identifier les marais (Rigolet, Bolduc, Grand Marais, Petit Marais
de Saint-Gédéon, Saint-Georges, Étang des îles, ceux de la
Pointe-Taillon et de la rivière Saguenay) comme territoires
d9intérêt en vue d9assurer leur protection et leur mise en
valeur.
X
Mettre en place un cadre réglementaire.
X
X
Mettre en place des mesures visant leur mise en valeur.
X
Création d9un refuge faunique au Petit-Marais de Saint-
Gédéon.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
6-
Protéger et mettre en valeur les marais littoraux du lac Saint-Jean et des grandes
rivières.
" Protéger les écosystèmes productifs en maintenant et en améliorant leur productivité
faunique.
" Reconnaître leurs propriétés de filtre naturel (dépollution des eaux).
" Protéger la biodiversité de ces écosystèmes et instaurer des mesures visant à
augmenter leur rôle éducatif.
" Augmenter l9acquisition et la diffusion de connaissances scientifiques sur ces milieux.
" Mettre en valeur ces milieux dans une perspective de récréation et d9animation.
Schéma d9aménagement révisé
4-43
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Les
objectifs
dérivés
de
cette
septième
orientation
d'aménagement
et
de
développement sont les suivants:
Moyens d9action en lien avec la septième orientation touchant l9environnement
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Reconnaître les cimetières automobiles de Saint-Bruno et Saint-
Henri-de-Taillon et prohiber l'implantation de nouveaux sites sur
le territoire de la MRC.
X
X
Collaboration avec le Syndicat des producteurs de bois pour
l9opération de nettoyage des lots privés.
X
Création d9un comité de travail afin d9identifier les moyens de
réduire les impacts visuels et environnementaux des cimetières
automobiles.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
7-
Limiter les impacts visuels associés aux cimetières d9automobiles.
" Assurer une bonne qualité de paysages pour les touristes et les résidants.
" Éviter la prolifération de sites de rebuts d9automobiles.
" Nettoyer les terres privées de la MRC.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-44
4.8 L9industrie
4.8.1 Les orientations d9aménagement et de développement en rapport
avec l9industrie
Un certain nombre d9objectifs d9aménagement et de développement viennent préciser
ces grandes orientations :
" Répondre favorablement au développement de l'activité industrielle.
" Favoriser le développement de zones à croissance industrielle (grappes industrielles)
en vue d'accroître la position stratégique de la MRC.
" Offrir des espaces mieux pourvus en terme de dessertes d'infrastructures routières,
gazéifères, ferroviaires et hydroélectriques.
" Favoriser la consolidation des aires industrielles existantes et planifiées à l'intérieur des
périmètres urbains.
" Faire en sorte que chacune des municipalités de la MRC puissent assurer son
développement au plan industriel.
" Éviter les conflits d'usage entre l'industrie et le développement urbain.
" Viser une meilleure intégration environnementale des sites industriels à leur
environnement immédiat (qualité visuelle, bruit, entreposage, etc.).
" Favoriser la mise en valeur de la tourbe, du granite et des autres ressources minérales
telle la wollastonite.
" Encourager la deuxième transformation de même que la mise en Suvre des produits
à valeur ajoutée dans les secteurs de l'aluminium, du bois, des minéraux et de
l'agroalimentaire.
" Faciliter le maillage entre l'industrie et les institutions d'enseignement.
1-
Consolider les aires industrielles en place sur le territoire de la MRC.
2-
Identifier un nouveau site industriel destiné à la grande industrie au sein de la
ville-centre.
3-
Développer et favoriser les secteurs industriels reliés à la transformation des
ressources naturelles dans le secteur nord et le secteur sud de la MRC.
Schéma d9aménagement révisé
4-45
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Moyens d9action touchant l9industrie
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Identifier dans chaque périmètre urbain une zone industrielle
axée sur l'industrie locale.
X
Développer le parc industriel du secteur sud (Hébertville,
Hébertville-Station, Saint-Bruno, Métabetchouan-Lac-à-la-
Croix, Saint-Gédéon) et celui du secteur nord (L9Ascension,
Lamarche et Labrecque)et s'assurer que l'on permette leur
expansion à long terme en respectant les besoins du milieu et
les ressources des municipalités.
X
X
X
Identifier une nouvelle aire destinée à la grande industrie sur le
territoire et s'assurer que l'on permette l'expansion de ce
secteur à long terme.
X
X
Assurer des périmètres de protection suffisants pour les
utilisations industrielles (zones tampons).
X
Promouvoir les sites industriels de la MRC. Le CLD de la MRC
sera responsable de ce dossier.
X
Inscrire au document complémentaire des mesures de
réciprocité relativement à l'industrie:
"
par exemple, si on interdit la construction d'une usine à
500 mètres d'une zone résidentielle, on doit également
interdire la création d'une nouvelle zone résidentielle à
moins de 500 mètres d'une usine semblable existante.
X
Identifier le secteur du séchoir à bois à Hébertville comme
étant une zone prioritaire de réaménagement (écran visuel,
clôture, entreposage, etc.).
X
Identifier le secteur de l9usine Péribonka-Uniforêt comme étant
une zone prioritaire de réaménagement (nettoyage des
berges et restauration de la rive, écran visuel, clôture,
entreposage, etc.).
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4-46
4.8.2 Orientation d'aménagement et de développement concernant
l'industrie extractive
Une orientation distincte d'aménagement et de développement concernant l'industrie
extractive apparaît essentiel afin de contrôler ce phénomène sur le territoire de la MRC.
Par industrie extractive, la MRC entend les sites de gravières, sablières et carrières.
Les objectifs poursuivis sont les suivants:
Moyens d9action touchant l9industrie extractive
GA PU
ZC
TI
DC PA PTPI
Établir des normes pour l'aménagement ou le réaménagement
de bandes de protection à proximité des sites extractifs ayant
des droits acquis.
X
X
Établir des normes pour l9implantation de toute nouvelle
sablière- gravière.
X
X
Répertorier l9ensemble des sites extractifs dans une base de
données.
X
Identifier les secteurs propices à l'exploitation de nouvelles
gravières et sablières et susceptibles de créer le moins
d'impacts environnementaux.
X
GA : Grandes affectations
PU : Périmètres urbains
ZC : Zones de contraintes
TI : Territoires d9intérêt
DC : Document complémentaire
PA : Plan d9action
PTPI : Planification des terres publiques intramunicipales
-
Limiter l'implantation et le développement de nouvelles gravières, sablières et
carrières.
" Rationaliser, contrôler et encadrer l'industrie extractive sur le territoire.
" Limiter les inconvénients de cette industrie sur l'intégrité du paysage et la préservation
de celui-ci de même que sur les autres utilisations du sol (récréatif, conservation, etc.).
" Protéger les sols agricoles de bon potentiel.
Schéma d9aménagement révisé
5-1
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Mise en situation
Les grandes affectations sont également une composante obligatoire du schéma
d9aménagement (article 5, alinéa 2, LAU). Il s9agit d9un choix qui reflète la vocation
actuelle d9un territoire ou de celle vers laquelle doit tendre son développement. Dans
tous les cas, elles traduisent les grandes orientations et les objectifs d9aménagement du
territoire retenus par la MRC.
La détermination de ces affectations a exigé deux opérations : premièrement, elles sont
définies précisément afin que les utilisateurs du schéma saisissent les intentions de la MRC
et, deuxièmement, elles sont traduites spatialement sur des plans (planches nos 1A, 1B et
1C).
Ces grandes affectations, au nombre de neuf, reflètent une préoccupation d9envergure
régionale. Il s9agit des affectations suivantes:
-
affectation agricole ;
-
affectation agroforestière ;
-
affectation forestière ;
-
affectation industrielle ;
-
affectation urbaine ;
-
affectation récréotouristique ;
-
affectation de récréation extensive ;
-
affectation de villégiature estivale ;
-
affectation de villégiature forestière.
Les municipalités devront les préciser à l9intérieur de leur plan et règlements d9urbanisme
en tenant compte de cet intérêt régional et des particularités locales observables dans
chacune de leur municipalité.
CHAPITRE 5
LES GRANDES AFFECTATIONS
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5-2
5.1
L9affectation agricole
5.1.1 Les caractéristiques
" Il s'agit des terres actuellement exploitées à des fins agricoles et démontrant une forte
intensité d'exploitation et une forte productivité (affectation agricole dynamique).
" Il s'agit d'espaces où le milieu forestier représente moins de 25% de l'utilisation du sol. Le
milieu forestier ceinture cet espace.
" La production laitière y domine largement couvrant la quasi-totalité du secteur sud.
" L'apport économique de ce secteur est excessivement important dans l'économie de
la MRC.
" Correspond à la zone agricole du gouvernement (décret 1988).
" Il s'agit de la plaine agricole du Lac-Saint-Jean; relief plat avec plusieurs secteurs de
ravinement le long des principaux cours d'eau (argile). Réseau hydrographique très
développé. Excellent pourcentage (80 %) de terres drainées (le plus important de la
région).
" Peu de terres en friche sont recensées sur ce territoire.
" Peu de morcellement au niveau des propriétés agricoles.
5.1.2 La vocation
" Ce territoire est consacré à la pratique intensive de l'agriculture, soit la culture du sol et
des végétaux, l'élevage et les activités connexes. Il s9agit d9un territoire immuable où
les usages agricoles doivent primer. On y limitera, entre autres, l'implantation de tout
autre usage.
5.1.3 Les usages compatibles
Les usages autorisés à l9intérieur de la grande affectation agricole sont :
" l'ensemble des activités agricoles, incluant la culture du bleuet;
" la sylviculture et la conservation (boisés d'intérêt). Toutefois, dans le cas du
reboisement, il s9agit de le limiter aux secteurs présentant des contraintes de pente, de
pierrosité ou de qualité des sols;
" les usages résidentiels liés à la mise en valeur agricole, c'est-à-dire les habitations
rattachées à une entreprise agricole (article 40 de la loi sur la Protection du territoire et
Schéma d9aménagement révisé
5-3
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
des activités agricoles). Note: les autres résidences y sont interdites de même que les
maisons mobiles.
Toutefois, les municipalités locales devront identifier à l9intérieur de leur plan et
règlements d9urbanisme les îlots déstructurés situés en territoire agricole.
Par îlots déstructurés, la MRC entend des entités ponctuelles, de faible superficie,
irrécupérables par l9agriculture en raison de la concentration d9usages non agricoles
qu9on y observent. Un hameau à la croisée des chemins, un secteur affecté par de
nombreuses sablières et gravières, un secteur accolé à un développement urbain
mais situé dans une autre municipalité, un développement commercial situé en
périphérie ou non d9un périmètre urbain et bénéficiant de droits acquis en sont des
exemples.
Dans ces cas, la MRC poursuit comme objectif principal d9éviter toute extension de
ces îlots et toutes contraintes au maintien et au développement des activités et
entreprises agricoles situées dans leur périphérie immédiate.
De manière à combler les terrains actuellement non construits, la MRC y autorisera des
usages non agricoles à la seule condition que les usages soient compatibles avec les
activités et les potentiels agricoles qui leur sont contiguës ainsi qu9avec les usages
dominants à l9intérieur de ces îlots. Le document complémentaire établit des mesures
qui encadreront la délimitation de tels îlots.
" les activités liées à la formation, à la recherche, à la transformation primaire et à la
promotion agricole y sont admises;
" les gîtes du passant7;
" les activités artisanales liées à la pratique de l'agriculture8.
" l'industrie extractive (les nouvelles gravières et sablières seront soumises à des normes
d'implantation dans le document complémentaire).
5.1.4 La délimitation
L9affectation agricole correspond principalement au secteur sud de la MRC, soit la
majeure partie du territoire des municipalités de Saint-Bruno, Saint-Gédéon, Hébertville-
Station, Hébertville et Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. Dans les municipalités d9Hébertville
et de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, l9affectation agricole s9étend jusqu9au contrefort
des Laurentides. Cette affectation comprend également la majeure partie du territoire
de la municipalité de Delisle dans le secteur nord et une partie de l9île d9Alma et de la
route du Lac et du rang Scott.
7 Par gîte du passant, la MRC entend les habitations résidentielles. Sont donc exclus les auberges,
motels et autres établissements de même nature. Ces gîtes sont considérés au sens du schéma
d9aménagement comme un usage secondaire à un usage résidentiel et par conséquent, ils ne
sont pas considérés comme un immeuble protégé au sens de la loi 23.
8 Ces activités devront avoir un lien direct avec les pratiques agricoles telles que le définit la Loi sur
la protection du territoire et des activités agricoles (article 1).
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5-4
5.2
L'affectation agroforestière
5.2.1 Les caractéristiques
" Il s'agit de secteurs situés en zone agricole (LPTTA) où l'on retrouve une mise en valeur
agricole d'intensité variable jumelée à un couvert forestier occupant généralement
entre 25 et 50% de l'espace.
" Il s'agit d'un territoire où il y a des vocations éclatées.
" L'économie des municipalités où l'on retrouve cette affectation est souvent liée à la
forêt.
" On constate, dans ces secteurs, la présence de plus ou moins grandes étendues de
terres abandonnées ou en friche. Il y a également plusieurs lots qui ont été reboisés.
" Il s9agit de secteurs où l9on tente des expériences visant à redynamiser l9agriculture.
" Il s'agit de secteurs où le couvert forestier est peu exploité et de régime généralement
privé. On y dénombre quelque 400 producteurs forestiers. Plusieurs secteurs sont situés
en zone agricole provinciale.
" On y trouve une multitude de gravières et de sablières.
5.2.2 La vocation
" Il s'agit d'un territoire à double vocation: agricole et forestière. Une utilisation plus
polyvalente du sol peut être pratiquée, tels les fermes forestières, les métairies9, la mise
en commun des pâturages et le développement de projets communautaires.
5.2.3 Les usages compatibles
Les usages autorisés à l9intérieur de l9affectation agroforestière sont:
" l'activité agricole, incluant le développement des bleuetières;
" l'activité forestière;
" les établissements liés à la formation, à la recherche en agriculture et en forêt ;
9 Terres sous location où le locataire s9engage à partager les sommes récoltées avec le locateur.
Schéma d9aménagement révisé
5-5
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
" l9industrie de première transformation liée à la forêt, à la condition de ne
compromettre le maintien et le développement des activités agricoles ;
" les abris forestiers10 isolés pour travailler les lots boisés à raison d9un abri par unité
d9évaluation foncière11 ;
" les gîtes du passant12;
" les activités artisanales liées à la pratique de l'agriculture13.
" une seule résidence de villégiature forestière (chalet) à la condition que cette
résidence de villégiature forestière unifamiliale soit construite sur un ou plusieurs lots
contigus formant un ensemble d9une superficie minimale de 40 hectares. Dans le cas
où le cadastre originaire contient des lots de moins de 40 hectares, les municipalités
pourront autoriser la construction d9une telle résidence de villégiature forestière sur
ceux-ci, à la condition de circonscrire au règlement de zonage les zones où cette
dérogation s9applique. Toutefois, sans que cette superficie minimale exigée soit
moindre que 20 hectares.
" résidence liée à la mise en valeur agricole ou forestière et rattachée à une entreprise
agricole (article 40 de la loi sur la Protection du territoire et des activités agricoles) ou
forestière (très faible densité, non desservie par les infrastructures combinées
d'aqueduc et d'égout, linéaire le long des rangs). Note : les autres résidences y sont
interdites de même que les maisons mobiles.
Toutefois, les municipalités locales devront identifier à l9intérieur de leur plan et
règlements d9urbanisme les îlots déstructurés situés en territoire agricole.
Par îlots déstructurés, la MRC entend des entités ponctuelles, de faible superficie,
irrécupérables par l9agriculture en raison de la concentration d9usages non agricoles
qu9on y observe. Un hameau à la croisée des chemins, un secteur affecté par de
nombreuses gravières et sablières, un secteur accolé à un développement urbain
mais situé dans une autre municipalité, un développement commercial situé en
périphérie ou non d9un périmètre urbain et bénéficiant de droits acquis en sont des
exemples.
Dans ces cas, la MRC poursuit comme objectif principal d9éviter toutes extensions de
ces îlots et toutes contraintes au maintien et au développement des activités et
entreprises agricoles situés dans leur périphérie immédiate.
10 Bâtiment ou ouvrage servant de gîte, dépourvu d9électricité et d9eau courante, sans fondation permanente,
d9un seul étage et dont la superficie n9excède pas 20 m2. Servant aussi à l9entreposage du matériel.
11 Pour la situation présente, désigne un lot ou ensemble de lots appartenant au même propriétaire ou à un
groupe de propriétaires par indivis et sont contigus ou qui seraient contigus s9ils n9étaient pas séparés par un
cours d9eau, une voie de communication ou un réseau d9utilité publique (source : Loi sur la fiscalité municipale).
12 Par gîte du passant, la MRC entend les habitations résidentielles. Sont donc exclus les auberges, motels et
autres établissements de même nature. Ces gîtes sont considérés au sens du schéma d9aménagement comme
un usage secondaire à un usage résidentiel et par conséquent, ils ne sont pas considérés comme un immeuble
protégé au sens de la loi 23.
13 Ces activités devront avoir un lien direct avec les pratiques agricoles telles que le définit la Loi sur la
protection du territoire et des activités agricoles (article 1).
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5-6
De manière à combler les terrains actuellement non construits, la MRC y autorisera des
usages non agricoles à la seule condition que les usages soient compatibles avec les
activités et les potentiels agricoles qui leur sont contiguës ainsi qu9avec les usages
dominants à l9intérieur de ces îlots. Le document complémentaire établit des mesures
qui encadreront la délimitation de tels îlots.
" la récréation extensive en forêt (pourvoirie de chasse ou de pêche ou montrant un
semblable caractère, sentiers de randonnée pédestre, vélo et motoneige) ;
" l'industrie extractive (les nouvelles gravières et sablières seront soumises à des normes
d'implantation dans le document complémentaire).
5.2.4 La délimitation
L9affectation agroforestière couvre une grande partie du territoire de la MRC. Dans le
secteur nord, les municipalités de Saint-Nazaire, Labrecque, Lamarche, L9Ascension, et
Sainte-Monique ont une grande partie de leur territoire sous cette affectation alors que
la municipalité de Saint-Henri-de-Taillon est presque entièrement agroforestière.
Dans le secteur sud, environ les deux tiers de la ville de Desbiens sont sous cette
affectation. Ailleurs, l9affectation agroforestière touche une grande partie de l9île d9Alma,
une partie du rang 10 à Saint-Gédéon et une partie des rangs 6, 7, 8 et 9 à Saint-Bruno en
allant vers Larouche.
Schéma d9aménagement révisé
5-7
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5.3
L'affectation forestière
5.3.1 Les caractéristiques
" Secteurs où l'utilisation du sol est à dominance forestière et où moins de 25% de la
superficie est défrichée.
" Correspond à des territoires situés à l'extérieur de la zone agricole.
" Paysage plus vallonné avec présence de crans rocheux.
" Correspond à la forêt intramunicipale de même qu9à celle située sur les contreforts
des Laurentides dans les territoires non organisés. Cette affectation englobe des
superficies sous contrat d9approvisionnement et d9aménagement forestier (CAAF).
" Englobe les surfaces en tourbière.
" Englobe plusieurs sites extractifs (carrières, gravières, sablières).
5.3.2 La vocation
" Territoires voués à la mise en valeur des ressources forestières où un aménagement
intégré et une utilisation polyvalente des ressources sont visés dans le but de
développer de nouveaux modes d'exploitation de celles-ci.
5.3.3 Les usages compatibles
Les usages autorisés à l9intérieur de l9affectation forestière sont:
Les usages dominants sont reliés à l'exploitation de la forêt, incluant les activités de
transformation primaire (scierie), la sylviculture et les camps forestiers :
" Abri forestier14 isolé pour travailler les lots boisés à raison d9un abri par unité
d9évaluation foncière15 ;
" une seule résidence de villégiature forestière (chalet) à la condition que cette
résidence de villégiature forestière unifamiliale soit construite sur un ou plusieurs lots
contigus formant un ensemble d9une superficie minimale de 40 hectares. Dans le cas
où le cadastre originaire contient des lots de moins de 40 hectares, les municipalités
pourront autoriser la construction d9une telle résidence de villégiature forestière sur
14 Bâtiment ou ouvrage servant de gîte, dépourvu d9électricité et d9eau courante, sans fondation permanente,
d9un seul étage et dont la superficie n9excède pas 20 m2. Servant aussi à l9entreposage du matériel.
15 Pour la situation présente, désigne un lot ou ensemble de lots appartenant au même propriétaire ou à un
groupe de propriétaires par indivis et sont contigus ou qui seraient contigus s9ils n9étaient pas séparés par un
cours d9eau, une voie de communication ou un réseau d9utilité publique (source : Loi sur la fiscalité municipale).
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5-8
ceux-ci, à la condition de circonscrire au règlement de zonage les zones où cette
dérogation s9applique. Toutefois, sans que cette superficie minimale exigée soit
moindre que 20 hectares.
" Récréation extensive en forêt (sentiers de randonnée pédestre et de randonnée à
vélo ou en motoneige, etc.) ;
" Les établissements liés à la formation, à la recherche, à la transformation primaire et
aux activités minières (extraction + recherche et développement) ;
" Les activités agricoles.
5.3.4 La délimitation
L9affectation forestière couvre une grande partie du secteur nord de la MRC ainsi que du
secteur sud à partir du contrefort des Laurentides. Dans le secteur nord, les municipalités
de Saint-Nazaire, Labrecque, Lamarche, L9Ascension, Saint-Ludger-de-Milot et Sainte-
Monique ont une grande partie de leur territoire sous affectation forestière.
Dans le secteur sud, ce sont principalement les municipalités d9Hébertville et de
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix qui ont une partie de leur territoire sous affectation
forestière. Il s9agit des territoires municipaux situés dans les contreforts des Laurentides en
se dirigeant vers le sud.
Schéma d9aménagement révisé
5-9
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5.4
L9affectation industrielle
5.4.1 Les caractéristiques
" Regroupe les terrains actuellement occupés et exploités à des fins industrielles
fortement axés sur l'industrie forestière et l'industrie de l'aluminium incluant la
production hydroélectrique (moyenne et grande entreprises par opposition aux
petites industries localisées dans les périmètres urbains).
On distingue deux types d9industries identifiées sous affectation industrielle :
1. La grande industrie se distingue par une importante consommation de sol, par
un fort impact régional en matière d'emploi direct et indirect, de circulation et
de retombées économiques et en regard d'un marché principalement extra-
régional et international. Les contraintes sur les zones avoisinantes y sont fortes.
Par exemple, des vibrations, des émanations de gaz ou de senteur, des éclats
de lumière, de la poussière et de la fumée peuvent être présents à l9extérieur
du terrain où une telle industrie est localisée, d9où l9importance de prévoir des
zones tampons de plus grande superficie pour la sécurité et la quiétude des
zones avoisinantes. De plus, elles sont en opération sur plusieurs quarts de
travail.
2. La moyenne industrie se caractérise par une consommation de sol moyenne à
importante, par un fort impact municipal et intermunicipal et par un marché
principalement régional ou national. Les contraintes sur les zones avoisinantes y
sont modérées. Par exemple, des vibrations, des émanations de gaz ou de
senteur, des éclats de lumière, de la poussière et de la fumée peuvent être
présents sur le terrain même où sont exercées ces activités industrielles et dans
certains cas à l9extérieur de celui-ci. De plus, ces entreprises sont souvent en
opération sur plusieurs quarts de travail. Des zones tampons doivent être
planifiées pour assurer la sécurité et la quiétude des résidants.
" Regroupe aussi des terrains destinés à un usage industriel (moyenne industrie, industrie
de transformation liée aux mines et à la forêt).
" Correspond majoritairement à des terrains exclus de la zone agricole.
Note : L'industrie locale est pour sa part planifiée à l'intérieur des périmètres
d'urbanisation. Elle utilise de faibles espaces, son impact municipal est élevé et
son marché est pour l'essentiel local et régional. Elle opère selon les heures
normales d9affaire. Les contraintes sur les zones avoisinantes sont faibles. À
l9extérieur des limites du terrain où est localisée une telle entreprise, les vibrations,
émanations de gaz ou de senteurs, la poussière et la fumée ne sont
généralement pas présents à l9extérieur des limites du terrain où est exercé
l9activité. Il en va de même du niveau de bruit, qui n9est généralement pas plus
fort que l9intensité moyenne de bruit normal de la rue à la limite du terrain où est
exercée l9activité industrielle. Les zones tampons sont légères ou se résument
souvent à une zone de transition (ex. zone commerciale). Toutefois, lorsque des
sources de contraintes anthropiques sont identifiées par la municipalité locale,
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5-10
celle-ci est tenu de planifier à ses règlements d9urbanisme une zone tampon afin
d9assurer la sécurité des résidents dans les zones avoisinantes.
5.4.2 La vocation
" Territoire voué au développement de la moyenne et de la grande industrie sur le
territoire de la MRC en y favorisant le développement de grappes industrielles (forêt,
mine, extraction, agriculture, aluminium).
" Création de secteurs où l'expansion industrielle sera possible en évitant les usages
incompatibles et les conflits d9usage.
5.4.3 Les usages compatibles
Les usages autorisés à l9intérieur de l9affectation industrielle sont:
" l9industrie forestière;
" l9industrie minière et extractive;
" les équipements de télécommunication;
" les postes de relais appartenant à un réseau de transport d'énergie (postes de
transformation, etc.);
" le commerce de gros;
" les autres types d9industries.
5.4.4 La délimitation
Sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, plusieurs aires à vocation industrielle sont
identifiées comme faisant partie de l9affectation industrielle. Il s9agit du parc industriel du
secteur sud, situé entre Hébertville et Hébertville-Station, et actuellement en phase
d9aménagement, du parc industriel de Saint-Ludger-de-Milot situé sur les rangs 1 et 2 du
canton de Milot et du parc industriel pour le secteur nord, situé à l9Ascension à proximité
des terrains d9Uniforêt, le long du rang de la Boulonnière.
Toutefois, il existe plusieurs autres sites industriels importants sur le territoire mais ceux-ci
sont localisés à l9intérieur des périmètres urbains. À Alma par exemple, le site de
l9ancienne aluminerie Isle-Maligne, les installations hydroélectriques d9Isle-Maligne et celui
de la nouvelle aluminerie d9Alcan (Usine Alma) sont identifiés, de même que celui
d9Abitibi-Consolidated. Pour la moyenne industrie, Ville d9Alma accueil deux parcs, soit
les parcs situés au sud et au nord de l9agglomération urbaine. Celui du nord étant par
ailleurs rempli à pleine capacité. À Desbiens, le site de Produits Desbiens (Johnson et
Johnson) est également identifié comme étant de moyenne industrie, bien que la
compagnie ait fermé celui-ci en août 2000. Par ailleurs, la MRC identifie également
comme moyenne industrie les différentes scieries présentes sur le territoire.
Finalement, il existe, dans les périmètres urbains des municipalités, des zones industrielles
locales destinées à la petite industrie. Ces zones ne sont pas identifiées spécifiquement
Schéma d9aménagement révisé
5-11
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
au schéma d9aménagement mais la MRC s9est assurée, lors de la délimitation des
périmètres urbains, que les municipalités disposent de suffisamment d9espaces pour
planifier une telle zone.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5-12
5.5
L9affectation urbaine
5.5.1 Les caractéristiques
" Espace où sont concentrées les fonctions résidentielle, commerciale et industrielle.
" Présence de services de base (caisse, banque, église, école, équipements de loisirs,
etc.).
" Territoire généralement soustrait de la zone agricole.
5.5.2 La vocation
"
Territoire apte à recevoir les résidences, les commerces et les petites entreprises
industrielles. Ces territoires sont voués à l'expansion des fonctions résidentielle,
commerciale et industrielle (petite industrie locale) pour les dix prochaines années.
"
Dans le cas de la ville d9Alma, cette affectation comprend aussi des aires industrielles
de moyenne et grande industries. Par exemple, les installations de la compagnie
Alcan et celles d9Abitibi-Consolidated sont situées à l9intérieur du périmètre urbain.
5.5.3 Les usages compatibles
Dans la plupart des cas, il appartient aux municipalités de déterminer ce qui doit ou ne
doit pas être autorisé à l'intérieur de ces territoires sauf si la MRC a identifié à l9intérieur
d9un périmètre urbain, un territoire d9intérêt ou un équipement régional.
5.5.4 La délimitation
La MRC entend faire correspondre la délimitation des périmètres urbains avec
l9affectation urbaine (voir chapitre six).
Les municipalités devront inclure à leur planification d9urbanisme la délimitation desdits
périmètres urbains.
Schéma d9aménagement révisé
5-13
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5.6
L9affectation récréotouristique
5.6.1 Les caractéristiques
" Territoires actuellement utilisés à des fins récréatives pour la détente, l'accueil et la
récréation de masse (clientèles locale, régionale et extrarégionale).
" Territoires situés en bordure du lac Saint-Jean et aux abords des principaux plans d'eau
et cours d9eau de la MRC.
" Présence de nombreuses infrastructures d'accueil, d9hébergement, de restauration et
de récréation.
" On y trouve quelques résidences de villégiature.
" La propriété des terrains peut être tant publique que privée et l9exploitation des lieux
peut également être assumée par le secteur privé.
5.6.2 La vocation
" Territoires voués à une accessibilité publique au lac Saint-Jean, aux principaux plans
d'eau du territoire et aux activités de plein air. Destinés au développement
d'infrastructures d'accueil, d'hébergement et de restauration. Les activités susceptibles
de transformer ces secteurs en zone de villégiature collective devront être
complémentaires et non dominantes. Dans tous les cas où une municipalité voudrait
inclure de la villégiature dans ces zones, un plan d9aménagement d9ensemble (PAE)
devra être produit et celui-ci devra être conforme aux dispositions du document
complémentaire.
5.6.3 Les usages compatibles
Les usages autorisés à l9intérieur de l9affectation récréotouristique sont :
" les établissements d'hébergement et de restauration;
" les établissements ou aménagements de divertissement et de loisirs liés aux activités
de plein air;
" les équipements culturels;
" les équipements nautiques et campings;
" les ensembles de villégiature collective (ex. : chalets en rangée), où la densité est de
dix à quinze logements à l9hectare et lorsqu9il y a déjà présence d9un équipement
récréotouristique;
" les gîtes du passant, dans le cas où les résidences utilisées pour ces gîtes sont déjà
existantes.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5-14
En raison de la présence du circuit cyclable « Tour du lac Saint-Jean » sur certains lots
privés, le règlement de zonage de la municipalité de Saint-Gédéon devra inclure,
nonobstant les usages autorisés dans l9affectation récréotouristique, les dispositions
suivantes pour les lots 38-A-P, 38-B-P et 39-P du rang A, canton Signay :
"
60 % environ du territoire devra être occupé par un usage résidentiel unifamilial
de villégiature estivale de densité faible, soit vingt (20) appartements ou moins à
l9hectare.
"
30 % environ du territoire devra être occupé par un usage de récréation extensive
et un usage récréotouristique.
"
20 % environ du territoire devra être occupé par des espaces voués à la voirie
(chemins piétons, pistes cyclables, etc.).
Note :
Les plans d9aménagement d9ensemble (PAE) qui auront été acceptés par les
municipalités locales avant l9entrée en vigueur du schéma d9aménagement
révisé seront considérés conformes aux objectifs du schéma d9aménagement.
5.6.4 La délimitation
L9affectation récréotouristique comprend plusieurs sites localisés majoritairement aux
abords des plans d9eau. Sur le pourtour du lac Saint-Jean, on retrouve cette affectation
de la pointe de Desbiens, à l9embouchure de la Péribonka, en passant par le banc de
sable à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, le rang des Îles à Saint-Gédéon, la pointe de l9île
d9Alma et finalement les rangs A et 1 à Saint-Henri-de-Taillon. Les équipements récréatifs
rencontrés sont nombreux et forts bien structurés.
On trouve également cette affectation récréotouristique en périphérie du lac Saint-Jean,
sur les plans d9eau d9importance de même que sur les grands tributaires du Lac.
Voici les principaux sites où l9on observe cette affectation récréotouristique :
"
Le secteur du Centre d9histoire et d9archéologie de la Métabetchouane;
"
La plage le Rigolet de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix ;
"
Le banc de sable de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix avec ses nombreux
campings privés et publics;
"
Le secteur des plages publiques et des campings de Saint-Gédéon;
"
Le rang des Îles à Saint-Gédéon;
"
La Pointe de l9Île d9Alma;
"
L9ancien domaine des scouts et le secteur du club amicaux à Saint-Henri-de-
Taillon;
"
Les lots 21 et 22 du rang 2 à Saint-Henri-de-Taillon
"
Le centre récréotouristique du Mont Lac Vert;
"
Le complexe de la Dam-en-Terre d9Alma;
"
Le centre communautaire du lac Labrecque;
"
Le centre plein air du lac Tchitogama;
"
Le secteur de la marina de Delisle;
"
Le secteur Jos Bonka ;
"
Le secteur du centre récréotouristique de Sainte-Monique et du quai municipal.
Schéma d9aménagement révisé
5-15
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5.7
L9affectation de récréation extensive
5.7.1 Les caractéristiques
" Ces zones s'inscrivent dans le prolongement des aires récréotouristiques.
" Elles se veulent un appui aux composantes récréotouristiques.
" Elles sont planifiées en fonction de la préservation d'éléments du patrimoine naturel.
" Il s9agit de milieu relativement fragile ne pouvant supporter d9équipements lourds.
5.7.2 La vocation
" Territoires voués à la préservation, la conservation et la protection des aires visées.
L9observation, l9interprétation et la récréation légère y sont visées dans un esprit
d'éducation, de recherche et d'interprétation du patrimoine naturel.
5.7.3 Les usages compatibles
Les usages autorisés à l9intérieur de l9affectation de récréation extensive sont:
" les aménagements et les équipements favorisant la mise en valeur du patrimoine
naturel, la promotion de la conservation, de l9éducation et de la recherche, en plus
de l9interprétation du patrimoine naturel (bancs, aires de repos, panneaux
d9interprétation, poubelles, accès piétonniers, sentiers d9interprétation, sentiers
pédestres, circuits de vélo);
" rampes de mise à l'eau;
" bâtiments de service;
" une conservation intégrale;
" les aménagements destinés à la préservation et à l9augmentation du couvert
végétal en vue d9une stabilisation du cordon littoral (espèces stabilisatrices, voile
d9ombrage, etc.);
" l'agriculture dans le cas où le site est situé en zone agricole.
5.7.4 La délimitation
Plusieurs des aires de récréation extensive sont situées près des marais et cours d9eau. À
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix on retrouve le marais le Rigolet, le marais Bolduc, le
Grand-Marais et l9embouchure de la Belle-Rivière (dunes de sable) ; à Saint-Gédéon le
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5-16
Petit-Marais et l9étang des Îles ; à Alma il s9agit de la Pointe Maltais située à l9embouchure
de la Petite Décharge, des marais Saint-Georges et de la Pointe des Américains située à
la confluence de la Petite et de la Grande Décharge. À Saint-Nazaire, le secteur du
ruisseau Fraser et des marais le long du Saguenay y sont identifiés. À Delisle une aire est
identifiée sur la Grande Décharge près de la limite avec la ville d9Alma considérant le
potentiel récréatif de ce secteur. Plusieurs de ces marais sont intégrés à la Véloroute des
Bleuets, en phase de réalisation.
Les îles publiques, de même que celles appartenant à Abitibi-Consolidated, situées sur le
lac Saint-Jean et la Grande Décharge sont aussi sous affectation de récréation extensive
en vue d9assurer leur protection et leur intégration au parc récréatif éclaté. Il en va de
même pour les terrains de la municipalité d9Hébertville situés en bordure du lac
Kénogami (secteur de la digue Ouiqui) et du parc provincial de conservation de Pointe-
Taillon à Sainte-Monique.
5.8
L9affectation de villégiature estivale
5.8.1 Les caractéristiques
" Il s'agit de zones où l'on remarque une concentration de chalets ou encore une zone
présentant un potentiel pour la villégiature.
" Correspond à des zones riveraines du lac Saint-Jean ou des grands plans d'eau du
territoire de la MRC.
" Il s'agit de secteurs situés en territoires municipalisés (privés ou intramunicipaux) et en
territoires non organisés (villégiature forestière).
" Milieu homogène mais souvent déstructuré.
5.8.2 La vocation
" Il s'agit de secteurs affectés à la mise en place de résidences de villégiature (chalets)
destinées ou non à une utilisation annuelle (utilisation estivale dominante).
Schéma d9aménagement révisé
5-17
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5.8.3 Les usages compatibles
Les usages autorisés à l9intérieur de l9affectation de villégiature estivale sont:
" les résidences destinées à une utilisation aux fins de villégiature (chalets) incluant les
ensembles de villégiature collective de dix logements à l9hectare et moins;
" les véhicules de camping comme usage temporaire. Toutefois, les véhicules de
camping ne sont pas autorisés dans les zones de villégiature sur les terres publiques
intramunicipales.
" l'agriculture (lorsqu'une zone de villégiature est située en zone agricole);
" travaux sylvicoles inscrits au document complémentaire;
" les quais, les rampes de mise à l'eau.
Les municipalités devront également inclure à leur règlement de zonage des dispositions
particulières visant à ce que, dans les nouvelles zones de villégiature, environ vingt
pourcent (20 %) soit réservé à des fins d9accès public aux lacs et aux cours d9eau.
Afin de protéger certains paysages et favoriser l9intégration de cette activité en milieu
naturel, les nouveaux développements de villégiature devront faire l9objet de plan
d9aménagement d9ensemble (PAE) lorsque un aménagement de plus de 5 terrains est
envisagé.
5.8.4 La délimitation
L9affectation de villégiature regroupe plus de 100 secteurs différents. Ces secteurs sont
tous localisés en bordure de plans d9eau. On en retrouve tant dans le secteur nord que
dans le secteur sud de la MRC. Sur le pourtour du lac Saint-Jean, des zones sont présentes
dans les municipalités de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, de Saint-Gédéon, d9Alma, de
Delisle et de Saint-Henri-de-Taillon.
Outre le pourtour du lac Saint-Jean, des zones de villégiature sont présentes sur les lacs
Tchitogama, des Habitants, Labrecque, Miquet, Vert et Bouchette. Sur le territoire d9Alma,
la rivière Grande Décharge est aussi une zone de villégiature importante et les résidences
de ce secteur sont presque toutes habitées à l9année.
Des lacs de plus petite superficie accueillent également des zones de villégiature. Ici,
pensons aux Petits Lacs Bleus à l9Ascension, au Lac-à-la-Loutre de Sainte-Monique et aux
nombreux lacs de la municipalité de Saint-Ludger-de-Milot.
La rivière Péribonka n9échappe pas à ce phénomène bien que la planification des
principaux secteurs qui pourront être développés passera par le plan de mise en valeur
des terres publiques intramunicipales.
Aucun nouveau secteur de villégiature n9a été créé puisque la capacité d9accueil des
différents lacs de la MRC est atteinte depuis plusieurs années.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5-18
5.9
L9affectation de villégiature forestière
5.9.1 Les caractéristiques
" Il s'agit de zones où l'on remarque une concentration de chalets ou encore de zones
faisant l9objet d9une planification dans le cadre du plan régional de développement
de la villégiature.
" Correspond à des zones riveraines aux lacs du territoire non organisé (TNO) de la MRC
et d9un secteur le long de la rivière Métabetchouane.
" Il s'agit de secteurs situés en territoires non organisés.
" Milieu homogène.
5.9.2 La vocation
" Il s'agit de secteurs affectés à la mise en place de résidences de villégiature
(chalets) destinées à une utilisation estivale (peut comprendre une utilisation sur
quatre saisons).
5.9.3 Les usages compatibles
Les usages autorisés à l9intérieur de l9affectation de villégiature forestière sont:
" les résidences destinées à une utilisation aux fins de villégiature (chalets). Toutefois,
dans les zones de villégiature forestière en territoire non organisé, les véhicules de
camping ne sont pas autorisés, de même que dans les zones de villégiature sur les
terres publiques intramunicipales ;
" les travaux sylvicoles inscrits au document complémentaire;
" les quais, les rampes de mise à l'eau.
5.9.4 La délimitation
L9affectation de villégiature forestière regroupe plus de vingt secteurs différents dans les
territoires non organisés. On retrouve les plus importantes concentrations de chalets dans
le secteur du Lac-à-la-Carpe et du Grand Lac des Cèdres.
Schéma d9aménagement révisé
6-1
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Mise en situation
À l9intérieur de la Loi sur l9aménagement et l9urbanisme, les MRC ont l'obligation de
délimiter les périmètres urbains (article 5, paragraphe 3). Leur identification est l9un des
moyens identifiés dans la loi pour permettre de rationaliser et de planifier l9espace et la
gestion des équipements, services et infrastructures communautaires présents et à venir.
Comme la MRC considère que la gestion de l9urbanisation et la protection du territoire et
des activités agricoles ont un impact majeur sur la planification et l9aménagement du
territoire, un effort soutenu a été fait avec chacune des municipalités de la MRC afin
d9en arriver à une analyse rationnelle et structurée.
L'exercice en cours devra permettre d'assurer que la limite retenue pour les périmètres
urbains suffit à la demande résidentielle, commerciale et industrielle des dix prochaines
années. La MRC considère que l9étalement résidentiel, comme celui commercial et
industriel, peut entraîner des nuisances pour certains usages tels que l'agriculture, ou
encore une incompatibilité avec d9autres usages tels que l'exploitation de gravières et
sablières et ainsi occasionner des coûts sociaux importants. Le développement linéaire
ayant des conséquences néfastes, il peut même dans certains cas, précipiter la
déstructuration de certains noyaux de village. La MRC s9est assurée avec les
municipalités locales concernées, que cet élément soit clairement exprimé et qu9il soit
traité lors de la planification des secteurs additionnels.
La délimitation des périmètres urbains souscrit à l9objectif de planification de la
croissance urbaine en regard des besoins anticipés pour répondre à la demande de la
prochaine décennie en ce qui concerne les infrastructures et les équipements en place
ainsi que les coûts rattachés au développement desdits milieux. Ces périmètres
d'urbanisation recoupent trois niveaux d9intervention ayant fait l9objet de cartographie
particulière:
"
les noyaux villageois déjà développés. Il s9agit en fait des périmètres urbains inscrits au
premier schéma.
"
les espaces qui avaient été jugés conforme au premier schéma d9aménagement.
Dans la majorité des cas, ceux-ci sont intégrés depuis plus de 10 ans au périmètre
urbain bien qu9ils n9aient pas fait l9objet d9une concordance avec la zone agricole.
Ces espaces bien que toujours situés en zone agricole, sont presqu9entièrement
construits.
"
les nouvelles modifications rendues nécessaires pour l9aménagement de zones
commerciales, industrielles et résidentielles dans certaines municipalités. Dans tous les
cas, il s'agit de secteurs contigus au périmètre urbain existant. Cette forme planifiée
de développement évitera l'éparpillement des fonctions commerciales, industrielles
et résidentielles sur le territoire et assurera le maintien d'une masse critique de
population indispensable à la pérennité des services déjà présents.
CHAPITRE 6
LES PÉRIMÈTRES URBAINS
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-2
Considérant que la rue principale des noyaux villageois constitue l'artère commerciale et
qu'il serait mal venu de permettre l'implantation de commerces dans les rues
résidentielles, la MRC a accordé une attention particulière à cet élément lors de la
redélimitation des périmètres urbains ; certaines modifications sont justifiées par cette
réalité. Cette même préoccupation s'applique pour l'aire d9industrie locale. Le rôle du
périmètre urbain est d9établir la limite au-delà de laquelle le territoire rural est soustrait de
l9urbanisation. Seuls les étirements qui correspondaient aux limites des réseaux combinés
d9aqueduc et d9égout ont été retenus dans cette planification.
Dans un contexte où la MRC a comme devoir la reconnaissance des besoins spatiaux de
l9agriculture, et qu9elle doit faire des choix d9aménagement qui répondent aux
exigences du développement durable, elle a aussi comme responsabilité de trouver des
solutions qui soient acceptables pour les populations locale et régionale afin d9être en
mesure d9assurer une résolution des situations conflictuelles existantes et potentielles.
Dans ce contexte, et afin de trouver une solution répondant aux attentes de chacun, la
MRC et le CCA en sont arrivés à la conclusion qu9il devait y avoir établissement d9un
principe de dérogation afin de permettre aux nombreux agriculteurs dont les
établissements de production animale sont situés à proximité des périmètres urbains de
s9agrandir, assurant à la fois le développement de ces exploitations et la possibilité pour
les municipalités d9agrandir leur périmètre urbain. Un périmètre urbain insuffisant amène
sans conteste une pression pour implanter des usages non agricoles en zone verte. Ce
principe est reproduit au document complémentaire, et les municipalités auront
l9obligation de l9intégrer à leur planification locale.
6.1
Bref rappel de l9évolution démographique
Les quelques données présentées dans le chapitre 2 font bien ressortir l'état de veille dans
lequel la région tout entière se retrouve. L'observation des données démographiques
demeure importante pour la planification future des besoins en services et en
équipements de même que pour la délimitation des périmètres d'urbanisation.
Toutefois, bien que l'on devrait connaître une stagnation de la
population dans les années à venir, le nombre de ménages, pour
sa part, continuera d9augmenter. Cette situation fait en sorte
qu9il y aura encore une croissance du parc résidentiel. Selon le
service d'aménagement, et après comparaison avec les
prévisions du BSQ, le nombre de ménages sur le territoire de la
MRC passerait de 18 660 en 1996 à 19 251 en 2001, à 19 888 en
2006 et à 20 196 en 2011. Plus précisément, en comptant les 17
570 ménages sur le territoire de la MRC en 1996, il aurait fallu
construire 591 logements supplémentaires pour couvrir la
demande prévue jusqu'en 2001, puis il faudrait construire 637
logements pour couvrir la période 2001-2006 et tout juste 308
entre 2006 et 2011.
Ainsi, le taux annuel d'accroissement des besoins en logements suivra une tangente
différente de celle de la croissance démographique. Le taux annuel d'accroissement des
ménages n'est toutefois pas très significatif et explique le ralentissement observé dans la
construction domiciliaire. Toutefois, les prévisions faites par la MRC l9ont été selon une
Ménage
Personne ou groupe de
personnes, autres que
des résidants
étrangers, occupant un
logement privé et
n9ayant pas de
domicile ailleurs au
Canada. (Source :
Statistique Canada)
Schéma d9aménagement révisé
6-3
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
hypothèse élaborée en fonction de l'accroissement passé dans les ménages (Statistique
Canada) et si l9on s9en tenait uniquement à l9évolution des permis de construction, les
prévisions de la MRC pourraient être dépassées.
Graphique no 1 Nouveaux logements sur le territoire de la
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est.
6.2
Les orientations
Considérant l'impact de l'étalement urbain sur la protection du territoire agricole, puisque
la quasi-totalité des périmètres urbains des municipalités de la MRC sont bordés par la
zone agricole, les orientations de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est concernant les périmètres
urbains touchent deux éléments distincts :
"
la rentabilisation des infrastructures en place (exemple : aqueduc et égout)
"
la réduction des conflits entre les fonctions urbaines et rurales. En fait, 11 des 15
municipalités ont plus de 60 % de leur territoire municipal en zone verte.
En ce qui concerne la rentabilisation des infrastructures, il est exclu, d9une part,
d9agrandir un périmètre urbain lorsque des espaces vacants y sont présents en nombre
suffisant. D9autre part, afin de réduire les conflits entre les fonctions urbaines et rurales, la
MRC désire éviter la libéralisation des usages non traditionnels et de la fonction
résidentielle à l9extérieur des périmètres urbains. Les espaces délimités concentrent les
espaces déjà urbanisés et les secteurs que les municipalités désirent consacrer au
développement résidentiel, commercial et industriel sur leur territoire. Dans tous les cas,
les secteurs retenus ont fait l9objet d9une analyse approfondie et d9une approbation par
le comité consultatif agricole.
Nombre de logements
0
50
100
150
200
250
300
350
1988
1989 1990
1991
1992 1993
1994 1995
1996
1997 1998
1999
année
nombre
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-4
Par delà le strict niveau des besoins en terme de superficie, dans certaines municipalités,
un élément stratégique s9est ajouté, à savoir la nécessité que la propriété foncière des
terrains aménageables à l9intérieur du périmètre urbain ne soit pas monopolisée par un
ou deux promoteurs. Cette situation ayant entraîné, par les années passées, un impact
sur les prix et les conditions d9acquisition, et bloqué le développement dans certaines
municipalités .
À l9intérieur de leur périmètre urbain, les municipalités auront la latitude voulue pour
établir un zonage adapté aux particularités locales et répondant à leurs aspirations, ou
encore pour délimiter des zones prioritaires d9aménagement. Dans certains cas, lorsqu9il
apparaissait justifié de le faire, la MRC a demandé aux municipalités locales de prévoir
cet exercice de phasage et la réflexion effectuée a été intégrée au SAR. De plus, la MRC
encourage les municipalités à adopter dans leur plan d9urbanisme des orientations visant
à ce que les nouveaux développements résidentiels soient réalisés en ayant à l9esprit
l9économie d9énergie. Pour ce faire, les municipalités devraient porter une attention
particulière au tracé des rues pour que celles-ci soient orientées de façon à maximiser
l9ensoleillement et réduire l9exposition aux vents dominants. Afin de réduire la
consommation électrique, la MRC encourage également les municipalités a mettre à
profit l9expertise de Négawatt.
6.3
La délimitation des périmètres urbains
Cette section présente le périmètre urbain retenu pour chacune des municipalités de la
MRC de Lac-Saint-Jean-Est. L9ensemble d'entre eux devraient subir des modifications.
Dans le secteur nord, il s'agit des périmètres urbains des municipalités de Delisle,
L9Ascension, Labrecque, Saint-Henri-de-Taillon, Saint-Ludger-de-Milot, Saint-Nazaire et
Sainte-Monique. Dans le secteur sud, des modifications s9imposent aux périmètres urbains
de
Saint-Bruno,
Saint-Gédéon,
Alma,
Desbiens,
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix,
Hébertville et Hébertville-Station. Les cartes nos 6-1 à 6-16 présentent chaque noyau
urbain de la MRC avec le périmètre d9urbanisation inscrit au premier schéma
d9aménagement ainsi que l9agrandissement nécessaire pour son développement futur.
On y trouve également la superficie qui avait été jugée conforme au schéma
d'aménagement de 1987 bien qu'étant toujours située en zone verte.
Les modifications identifiées aux périmètres urbains sont rendues nécessaires en raison du
manque d9espace et de l9impossibilité d9aménager certains espaces initialement prévus
à l9intérieur des périmètres urbains inscrits au premier schéma d9aménagement. Plusieurs
critères permettent de justifier les modifications apportées à la localisation, à la forme et
aux limites des périmètres urbains inscrits sur les cartes annexées à ce chapitre. Celles-ci
tiennent compte notamment :
" de la problématique d9urbanisation des 10 prochaines années sur le territoire de la
MRC ;
" des projections sur le nombre de ménages d9ici 10 ans pour la MRC et pour chaque
municipalité locale ;
" des axes de développement privilégiés par les municipalités ;
" de la capacité résiduelle de chaque périmètre d9urbanisation à accueillir des
résidences, des commerces et des industries ;
" de la présence et de la localisation des infrastructures combinées d9aqueduc et
d9égout ;
Schéma d9aménagement révisé
6-5
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
" des contraintes liées à la topographie et à la nature des sols à l9intérieur des
périmètres urbains;
" de la limite de la zone agricole ;
" de la localisation des secteurs déjà occupés et ceux à construire de même que le
nombre de terrains restants ;
" des affectations autour des périmètres urbains ;
" des équipements importants , dont les parcs industriels considérant leur effet
structurant en matière de gestion de l9urbanisation;
" de la répartition de la croissance à l9intérieur et à l9extérieur des périmètres urbains
depuis 10 ans et caractérisation des secteurs développés à l9extérieur des
périmètres urbains ;
" du concept d9organisation spatiale.
Ces éléments sont tous présentés au chapitre 6 et ce pour chacune des municipalités.
Bien qu9à priori les élus aient trouvé lourd ce traitement de l9information, ils ont tous
convenus que la MRC ne pouvait agir différemment afin que tous les partenaires de la
MRC soient à même de constater l9importance de ce dossier pour les collectivités
locales.
La réflexion ayant amené la délimitation des périmètres urbains a également été
alimentée par les comités de développement locaux, par le biais de la réalisation de leur
plan d9actions stratégiques et par les secrétaires-trésoriers et les inspecteurs municipaux
qui ont une connaissance élargie de leur territoire municipal respectif. La Société d'aide
au développement des collectivités (SADC) et le Centre local de développement de
Lac-Saint-Jean-Est (CLD) ont permis d'animer la réflexion des collectivités par leur support
technique. De plus, chacune des municipalités a eu l9occasion de commenter de façon
approfondit le chapitre sur les périmètres urbains des PSAR I et 2 et de faire valoir ses
préoccupations. Le comité consultatif agricole de la MRC a également examiné chacun
des périmètres urbains en profondeur, et des commentaires et des avenues de solutions
ont été déposés au conseil de la MRC pour alimenter la production du SAR. La MRC est
particulièrement fière de la démarche entreprise il y a de ça plus de 3 ans.
Dans les prochaines pages, chacun des périmètres urbains de la MRC sera à tour de rôle
présenté selon le mode suivant :
"
Présentation avec graphiques et cartes à l9appui, des informations touchant les
perspectives de croissance et l9évolution des ménages afin de saisir la dynamique
de l9urbanisation sur le territoire de la municipalité (profil démographique,
projections démographiques, cartographie des proportions d9utilisation du sol
pour chaque fonction, identification des zones non construisables, importance
des nouvelles constructions au cours des 10 dernières années et pourcentage de
construction à l9intérieur du périmètre urbain, etc.) ;
"
Présentation de la problématique résidentielle, commerciale et industrielle afin de
saisir les caractéristiques spécifiques de chacun de ces espaces à l9intérieur du
périmètre urbain actuel (forme de développement, répartition des fonctions,
zones de contraintes, les services qu9on y trouve, les espaces commerciaux et
industriels desservis et non desservis, les vocations particulières, les besoins futurs,
etc.) ;
"
Présentation avec graphiques et cartes du potentiel agricole entourant les
périmètres urbains ;
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-6
"
Présentation des modifications que la MRC entend apporter à la délimitation des
périmètres urbains ;
"
Présentation cartographique de la limite actuelle du périmètre urbain, la limite de
la zone agricole, la limite du périmètre urbain inscrit au premier schéma
d9aménagement, les secteurs à soustraire ou à inclure au périmètre urbain
projeté.
La compilation réalisée des données statistiques s9est effectuée sur la base des territoires
municipaux respectifs. La fusion des municipalités de Métabetchouan et de Lac-à-la-
Croix n9a pas influencé l9analyse des périmètres urbains. La MRC ayant préféré poursuivre
son analyse de chacun de ces noyaux de villages puisqu9ils ont une problématique
distincte.
Par conséquent, les superficies qui sont inscrites au tableau no 17 sont jugées essentielles
au maintien de collectivités dynamiques et structurantes pour leur milieu. La MRC s9est
donné comme objectif d'assurer, dans chacune des municipalités de son territoire, un
seuil minimal de services indispensables à la pérennité des services déjà existants et au
maintien des populations dans les municipalités rurales. Le rôle du périmètre urbain est
essentiellement d9établir la limite au-delà de laquelle le territoire est soustrait de
l9urbanisation. Voici un bref rappel des objectifs poursuivis par la MRC en regard du milieu
urbain :
" Rentabiliser les infrastructures et utilités publiques particulièrement celles d'aqueduc et
d'égout de même que les équipements communautaires.
" Favoriser le développement résidentiel à l'intérieur des périmètres urbains.
" S'assurer que chaque noyau urbain puisse répondre à ses besoins d'extension jusqu'en
2010 (résidentiel, commercial, industriel) afin de maintenir des centres locaux de
services dynamiques.
" Freiner l'étalement urbain le long des routes et aux carrefours de certains rangs avec
les routes collectrices.
" Assurer la protection des lieux et des édifices historiques, patrimoniaux, religieux,
culturels et écologiques situés dans les périmètres urbains.
" Assurer la protection des sols agricoles dynamiques et bien structurés.
La révision anticipée, bien qu'elle puisse paraître importante parce qu'elle touche à la
zone agricole, est inévitable de la part du Conseil de la MRC afin de répondre à un
besoin réel d'espaces additionnels à des fins résidentielles, commerciales et industrielles à
l9intérieur des limites identifiées On y retrouve les espaces déjà urbanisés, de même que
ceux que les municipalités souhaitent consacrer au développement futur des activités
urbaines. La MRC a fait un exercice exhaustif afin qu9au-delà de ces espaces consacrés
au développement urbain, les orientations, les objectifs et les moyens normatifs viennent
accroître prioritairement l'utilisation du sol à des fins agricoles, la protection et la mise en
Schéma d9aménagement révisé
6-7
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
valeur du milieu rural et des terres agricoles dans une perspective de développement
durable.
Tableau no 17
Modification des périmètres urbains de la MRC
Municipalité
Périmètre
urbain au 1e
schéma
(ha)
Périmètre
urbain avec
concordan-
ce au 1e
schéma
(ha)
Ajustement
(en hectare)
Agrandissement
(en hectare)
Exclusion du
périmètre
urbain (ha)
Périmètre
urbain
projeté
(ha)
en zone
agricole
en zone
blanche
en zone
agricole
en zone
blanche
Alma
4 571,37
4 585,63
229,16
4 800,53
Delisle
348,71
357,08
8.369
3.24
33.177
327,24
Desbiens
223,55
231,86
8.31
231,86
Hébertville
113,09
128,04
14.95
3.14
131,18
Hébertville-Station
73,48
73,48
16.86
90,34
Labrecque
50,07
50,07
28.53
78,60
Lac-à-la-Croix
42,74
44,60
1.859
4.117
48,71
Lamarche
63,05
63,05
63,05
L9Ascension
152,82
152,82
3.27
156,09
Métabetchouan
220,99
220,99
2.87
223,86
Saint-Bruno
202,99
208,52
5.53
208,52
Saint-Gédéon
57,25
102,56
43.45
1.854
5.884
108,44
Saint-Henri-de-Taillon
16,75
37,32
20.57
37,32
Saint-Ludger-de-Milot
92,71
92,71
2.54
4.13
99,38
Sainte-Monique
53,35
125,35
57.47
20.29
131,12
Saint-Nazaire
143,64
155,55
3.852
8.055
155,55
MRC de Lac-Saint-
Jean-Est
6 426,56
6 632,92
317.74
75.689
41.921
24.42
33.177
6 891,79
Superficie à exclure de la zone agricole venant d9ajustement avec le premier schéma d9aménagement : 317.74 ha
Superficie à exclure de la zone agricole venant d9agrandissement au SAR : 41.921 ha
Superficie à exclure des périmètres urbains : 33.177 ha
En tout, les modifications proposées pour l9agrandissement de certains périmètres urbains
nécessiteront l9exclusion de quelque 365 ha de sols agricoles. Parmi ces 365 hectares,
plus de 80 % de celles-ci ont déjà reçu une autorisation pour faire autre chose que de
l9agriculture. C'est notamment le cas pour la Ville d'Alma et les municipalités de Saint-
Gédéon et de Saint-Henri-de-Taillon. Les superficies qui se verront exclues de la zone
agricole auront donc beaucoup moins d9impacts que ne le laissent croire les premiers
chiffres. Par exemple, à Alma, les terres appartenant à Alcan, nécessaires à la
construction de la nouvelle aluminerie, ont déjà reçu l9autorisation de la CPTAQ et
constituent plus de 214 des 365 hectares demandés. Même chose pour les municipalités
de Saint-Henri-de-Taillon et de Saint-Gédéon qui ont déjà reçu de la CPTAQ des
autorisations pour quelque 60 hectares. Quant à la partie qui concerne l'éventuel parc
industriel pour la grande industrie sur le territoire de la MRC. La MRC et la Ville d'Alma
n'entendent pas demander à court terme cette modification de la zone agricole, ces
espaces étant voués à du développement à long terme puisqu'une partie adjacente à
ce secteur est déjà située en zone blanche, dans le périmètre urbain de la ville.
Au total, on parle donc de quelque 80 hectares supplémentaires qui n'ont pas encore
reçu d'autorisation de la CPTAQ et qui vont devoir faire l'objet d'une négociation avec
celle-ci. Cette superficie, rappelons-le, comprend la modification des treize périmètres
urbains sur le territoire de la MRC.
La MRC, en collaboration avec les municipalités locales, devra entreprendre une
démarche auprès de la CPTAQ. Depuis l9adoption du premier schéma, une seule
négociation a eu lieu avec la Commission, en 1988. Elle couvrait l9ensemble du territoire
municipalisé. La MRC n9a pas assurer de concordance entre la limite des périmètres
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-8
urbains inscrite au premier schéma et la conformité accordée aux règlements
municipaux des municipalités locales en 1989 et 1990.
La MRC travaillera de concert avec le comité consultatif agricole et les municipalités
locales concernées afin que des mesures d9atténuation aux contraintes observées en
zone agricole soient mises de l9avant. Il faut voir à ce que l9agrandissement des
périmètres urbains en zone agricole soit le moins contraignant possible pour les
agriculteurs.
Plusieurs de ces mesures apparaissent à la MRC comme étant garantes de succès auprès
des intervenants concernés par la question des périmètres urbains.
6.4
Mesures de mitigation
Afin de facilité la cohabitation entre l9agriculture et le développement urbain, certaines
mesures de mitigation devront être appliquées par les municipalités et par la MRC.
Certaines de ces mesures devront se retrouver à l9intérieur de la planification locale des
municipalités et seront inscrites comme étant un élément de conformité, alors que
d9autres seront appliquées par la MRC dans l9éventualité où un agrandissement de
périmètre urbain serait nécessaire.
Les mesures que les municipalités locales devront inclure à leur planification locale
sont les suivantes :
"
Les espaces voués au développement résidentiel des municipalités à l9intérieur
des périmètres urbains et reconnus au SAR devront faire l9objet d9un phasage afin
de favoriser la poursuite des activités agricoles;
" lorsque les terres sont utilisés à des fins agricoles dans un périmètre urbain, s'assurer
d'y maintenir cette utilisation tant et aussi longtemps que ces terrains ne seront
pas aménagés à des fins urbaines ;
" lorsque ces terrains sont appelés à être aménagés à des fins urbaines, voire à ce
que le sol arable puisse être utilisé par les agriculteurs du secteur ;
" planifier à l9intérieur des développements résidentiels des zones de moyenne
densité afin de réduire la pression sur la zone agricole ;
D9autre part, la MRC s'assurera, lors d9un éventuel agrandissement de périmètre urbain,
que cet agrandissement correspond aux besoins réels de développement de la
municipalité et que seul les agrandissements répondant à ce questionnement puissent
être recevables. Les critères suivants devront être respectés par les municipalités pour
que leur demande soit recevable auprès de la MRC :
" besoins réels justifiés par des perspectives de croissance réalistes ;
Schéma d9aménagement révisé
6-9
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
" démonstration que les espaces vacants disponibles et validés auprès de la
municipalité lors de l'entrée en vigueur du schéma d'aménagement ne sont plus
adéquats ;
" continuité de tissu urbain en vue de rentabiliser les infrastructures et les
équipements de la municipalité ;
" localisation du secteur pour l'extension de façon à faciliter l'accès et l'utilisation
des
équipements
collectifs
en
place,
notamment
en
privilégiant
le
développement des secteurs les plus près du noyau de services ;
" extension proposée ayant le moins d'impact au niveau agricole ;
" analyse de la compatibilité avec les usages agricoles avoisinants et l'impact de
l'extension sur la possibilité d'agrandissement des unités agricoles avoisinantes ;
" Priorisation des secteurs déstructurés ou dont une certaine urbanisation est déjà
en place ou dans un secteur sans perspective de reprise, plutôt que d'orienter le
développement vers des secteurs occupés par une activité spécifique (ex :
l'agriculture).
Outre les critères mentionnés, une demande d9agrandissement d9un périmètre urbain
devra impérativement être examinée par le CCA qui formulera des recommandations sur
celle-ci. Après le dépôt des recommandations du CCA, la MRC pourra donner son aval à
une modification de la réglementation municipale sur cette question si toutes les
conditions ici mentionnées sont satisfaites.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-10
VILLE D'ALMA
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE
Pôle régional incontesté de la
MRC, Ville d'Alma regroupe
sur son territoire la moitié de la
population de la MRC de Lac-
Saint-Jean-Est.
De
24
956
habitants qu'elle était en 1971
la population d'Alma a atteint
un sommet de 26 322 âmes en
1981 pour ensuite connaître
une diminution passant ainsi à
25 910 habitants en 1991. Le
recensement
de
1996
fait
toutefois état d9une hausse de
population, les effectifs étant
maintenant
de
26
120
habitants. Pour les années à
venir, si la situation enregistrée
entre 1991 et 1996 se poursuit,
la
population
devrait
connaître une diminution et
dénombrer environ 25 267 habitants en 2006.
Cette situation s9explique par le fait que la
natalité est faible (1,6 enfant par femme) et que
les taux migratoires chez les jeunes sont fortement
négatifs (ex :-17,23 % chez les 20-24 ans).
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
24 956
-
-
-
1976
25 660
2,82
6 610
-
1981
26 322
2,58
7 920
19,82
1986
25 923
-1,52
8 535
7,77
1991
25 910
-0,05
9 320
9,20
1996
26 120
0,81
9 875
5,95
2001
25 803
-1,21
10 107
2,35
2006
25 267
-2,08
10 339
2,3
Toutefois, il est peu probable
que
cette
tendance
se
poursuive en raison de la
construction de la nouvelle
aluminerie
Alcan
débutée
depuis
l9automne
1998.
Avec
ses
2,5
milliards
d9investissement,
la
compagnie Alcan amènera
une nouvelle dynamique dans
la
ville
d9Alma
et
dans
l9ensemble de la MRC. La
création de nouvelles PME
devrait être importante durant
la
construction
de
l9usine.
Une fois terminée, la nouvelle usine emploiera 250 travailleurs de plus que l9usine
actuelle, pour un total de 700 travailleurs. Les emplois indirects et induits amenés par ces
quelques 700 emplois seront eux aussi non négligeables. Toute cette effervescence aura
des effets positifs sur l9habitation et le nombre de mises en chantier devrait continuer
d9augmenter au cours des prochaines années.
Nouveaux logements
0
50
100
150
200
1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
Schéma d9aménagement révisé
6-11
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
En ce qui concerne les ménages, ils devraient continuer à augmenter atteignant le
nombre de 10 339 en 2006, soit une augmentation d9environ 500 ménages entre ces 2
périodes (1996-2006). Le nombre de permis résidentiels émis indique toutefois que ce
nombre pourrait être plus élevé que ne l9indique les projections. En 1999, ce nombre
s9élevait à 99 et la moyenne des neuf dernières années est de 120 nouveaux logements
par année. Les nouveaux logements réalisés à l9intérieur du périmètre urbain se sont
chiffrés à 900 entre 1992 et 1999 (94%) et ceux réalisés à l9extérieur du périmètre urbain se
sont chiffrés à seulement 60 (6%). Il faut voir que le périmètre urbain de Ville d9Alma est
très grand et englobe de vastes superficies en zone blanche.
Selon le service d'urbanisme, la ville possède un potentiel élevé pour le développement
résidentiel et pourrait développer jusqu9à 2000 terrains si la demande l'exigeait.
Annuellement, la ville viabilise environ 150 terrains à l'intérieur de son périmètre urbain.
Tous les terrains développés à l9intérieur du périmètre urbain de ville d9Alma font l9objet
d9une planification et d9un contrôle inscrit depuis près de 40 ans dans les plans et
règlements d9urbanisme de la ville. Ces divers règlements, dont la plus récente mise à
jour date de 1998, établissent à la fois le quota des terrains vacants, définissent les lots à
être
développés
et
fixent
les
conditions
financières
et
techniques
desdits
développements. La ville assure un suivi annuel de ce règlement et ce, lotissement par
lotissement.
Au surplus, la ville priorise les seuls développements situés dans les secteurs définis
comme prioritaires. Cette priorité a été établie en fonction des différents bassins de
drainage situés dans le périmètre urbain. La ville les ayant classifiés de façon à ne
développer en priorité que ceux qui ne comportent que des investissements mineurs en
matière d9infrastructures. En date de 1997, la ville a établi ses possibilités de
développement, selon trois niveaux :
"
Des développements situés au sein de bassins de drainage nécessitant des
investissements mineurs en matière d9infrastructures municipales. La ville parle ici
d9environ 1 000 terrains;
"
Des développements situés au sein de bassins de drainage nécessitant des
investissements moyens en matière d9infrastructures municipales. Environ 835 terrains
se situent dans cette catégorie;
"
Des développements situés au sein de bassins de drainage nécessitant des
investissements majeurs en matière d9infrastructures municipales. Il s9agit des
développements à long terme.
La ville évalue que dans un peu moins que 10 ans, elle aura comblé les
développements nécessitant des investissements mineurs et qu9elle devra par la suite
attaquer ceux de moyen investissement. Déjà dans certains développements, la ville
impose aux promoteurs des frais de participation en prévision d9infrastructures
municipales qui seront nécessaires à moyen terme.
Bien que le développement résidentiel se soit majoritairement concentré à l'intérieur du
périmètre urbain, les secteurs de villégiature (Dam-en-Terre, pointe de l'île d'Alma) de
même que certains rangs (Scott, Mélançon, route du Lac) accueillent également un
nombre important de résidences permanentes. Toutefois, depuis l9avènement de la zone
agricole, ville d9Alma prohibe en quasi totalité la construction résidentielle en zone
agricole.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-12
En ce qui concerne le type de construction résidentielle, le recensement de 1996 de
Statistique Canada indique que le parc résidentiel est composé pour 49,5 % de
résidences unifamiliales, pour 4,2 % de résidences jumelées, pour 1,8 % de maisons en
rangée, pour 17,1 % de duplex, pour 0,1% d9immeubles résidentiels de plus de 5 étages,
pour 27,1 % d9immeubles résidentiels de moins de 5 étages et enfin pour 0,2 % de
maisons mobiles.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre
Pourcentage
Unifamiliale
4885
49,5
Jumelée
415
4,2
Maison en rangée
175
1,8
Duplex
1690
17,1
Immeuble de + de 5 étages
10
0,1
Immeuble de - de 5 étages
2680
27,1
Maison mobile
20
0,2
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
PROBLÉMATIQUE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE
Au niveau commercial, la ville d9Alma était reconnue au premier schéma
d9aménagement comme pôle principal de commerces et de services de la MRC, et le
SAR reconduit cette réalité. Alma a mis en place un plan de revitalisation du centre-ville
visant à redonner vie à ce secteur et à maintenir une activité commerciale diversifiée et
attrayante. La ville aura investi 2,7 millions sur 3 ans pour dynamiser ce secteur, améliorer
les espaces publics, encourager la rénovation des bâtiments et favoriser l9occupation
des locaux.
Quant au secteur industriel, Ville d'Alma possède deux parcs industriels dont l'un vient à
peine d'être inauguré, soit le parc localisé au sud du périmètre urbain. Ce dernier est
d'ailleurs celui qui devrait accueillir la majorité des petites et moyennes entreprises dans
les prochaines années. Ouvert en 1997 et d9une superficie de 30 hectares, déjà 75% de
celui-ci est occupé par des industries.
En ce qui concerne la grande industrie, le secteur identifié au schéma d'aménagement
pour celle-ci est complet à 100 % puisqu9il appartient à la compagnie Alcan qui y
construit actuellement sa nouvelle aluminerie en remplacement de celle d'Isle-Maligne.
La ville d'Alma a annoncé son intention de délimiter une nouvelle aire de grande
industrie sur son territoire, en concertation avec les intervenants du milieu et les
municipalités de la MRC. Cette nouvelle aire correspond au lot 34 du rang 6 et à la demi
du lot 34 du rang 7, canton LaBarre. Les services d9aqueduc et d9égout, la ligne de
transport d9énergie et un accès facile au réseau routier régional faciliteront
l9aménagement de ce secteur. Cette nouvelle aire industrielle projetée pour du
développement à moyen terme est attenante à une zone industrielle existante sur le lots
35 à 37 des rangs VI et VII du canton labarre, qui elle est déjà intégrée à la planification
d9urbanisme de la ville.
Schéma d9aménagement révisé
6-13
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN:
Le périmètre urbain actuel de la ville d'Alma avait été tracé à l'origine de façon assez
large et il devrait suffire à répondre aux besoins résidentiels et commerciaux de la ville au
cours de la prochaine décennie. D9ailleurs, la ville assure une gestion serrée du
développement résidentiel depuis plus de 20 ans, par le biais d9une planification des
séquences de développement en plus d9un contrôle rigoureux et annuel de ceux-ci.
Toutefois, trois éléments justifient un agrandissement du périmètre urbain à court terme,
soit l9inclusion des terrains de la nouvelle aluminerie de la compagnie Alcan au
périmètre urbain (bloc 1), l9inclusion d9une bande de terrains de part et d9autre
de l9avenue du Pont Sud visant à régulariser la situation des commerces existants de ce
secteur (bloc 2) et l9inclusion d9une bande de terrains du côté sud du rang scott (bloc 4)
puisque les résidences qui s9y trouvent sont situées à la limite du périmètre urbain, mais
toujours en zone agricole. La délimitation d'une nouvelle aire industrielle consacrée à la
grande entreprise sur le lot 34 du rang 6 et la demi du 34 du rang 7 (bloc 3), apparaît
nécessaire dans un horizon de moyen terme. La MRC appuiera la ville lors d9une
négociation ultérieure à la CPTAQ.
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 214,9 ha
Bloc 2 : 12,483ha
Bloc 3 : 60,418 ha voir note
Bloc 4 : 1,78 ha
SUPERFICIE TOTALE : 229,16 hectares
Située en zone verte: 229,16 ha
Située en zone blanche : 0 ha
Venant d9ajustement* : 229,16 ha
Venant d9agrandissement : 0 ha
"
Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
"
Note concernant le bloc 3 : cette superficie sera négocié ultérieurement avec la CPTAQ
Périmètre urbain d'Alma
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
Agrandissement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Gervais
Cours d'eau Gagnon
Ruisseau Frazer
Rivi re
Dorval
Bédard
Rivière
Raquette
Rivière
Raquette
La Petite Décharge
CHEMIN CARREAU-GERVAIS
E RANG
CHEMIN LABRECQUE
SIXI ME RANG
RANG
172
CINQUI ME
TROISI ME RANG
ROUTE
DU
TROISIÈME-RANG
DU
SEPTIÈME RANG
TROISI ME-RANG
GRANDE-D CHARGE
ROUTE
ROUTE DU LAC
AUGER)
(BOULEVARD
(AVENUE DU PONT)
(BOULEVARD SAINT-JUDE)
(BOULEVARD AUGER)
CINQUI ME RANG
SAINT-ALPHONSE
ROUTE
169
(RANG SIGNAY)
PONT
RANG SAINT-MICHEL
AVENUE
DU
169
DE
LA
CHEMIN
(RUE MELANÇON)
ROUTE DU RANG
CHEMIN DE LA DAM-EN-TERRE
TE DU LAC
ROUTE SIGNAY
RANG MÉLANÇON
RANG SCOTT
G (MISTOUK)
CHEMIN DE LA TRAVERSE
CHEMIN DE LA TRAVERSE
RANG SCOTT
SAINT-NAZAIRE
LE PETIT-SIX
SAINT-PIERRE
ALMA
CHÂTEAU-D'EAU
L'ISLE-MALIGNE
NAUDVILLE
QUARTIER-DE QUEN
RIVERBEND
DAM-EN-TERRE
QUARTIER-SAINT-GEORGES
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Saguenay
Saguenay
Saguenay
Saguenay
Saguenay
Saguenay
Saguenay
Saguenay
Saguenay
La Grande D charge
La Grande D charge
La Grande D charge
La Grande D charge
La Grande D charge
La Grande D charge
La Grande D charge
La Grande D charge
La Grande D charge
Baie Laurenzo-Jean
Baie Trépanier
Centrale
Pont de la
Pont de
l'Île-Maligne
Carcajou
Pont
Plle du
Centenaire
Pont
Saint-Joseph
Pont
Tranquille
Saint-Georges
Pont
Saint-Georges
Pont
Serres
Serres
Serres
Serres
30
Rang 6
20
Rang Ouest
20
30
Rang 5
30
Rang 4
40
Rang 5
40
30
30
30
40
40
40
10
33
34
35
35
Rang 9
32
33
34
32
37
28
29
31
36
31
19
16
17
18
23
21
22
23
1
2
22
19
21
23
24
25
22
23
24
25
26
27
27
26
29
28
31
28
29
32
31
32
33
33
Rang Saguenay
25
26
27
7
8
9
33
34
35
36
37
Rang 8
31
32
24
23
28
29
Rang 7
28
29
37
36
18
19
21
22
3
4
5
24
25
26
27
24
25
6
27B
26
27A
28
29
24
25
26
24
25
29
27
26
28
32
31
32
31
27
28
29
33
34
35
36
Rang 2
Rang 1
31
32
Rang 3
33
37
34
35
36
37
34
35
36
42
38
38
39
41
42
41
39
43
33
34
35
31
32
33
32
31A
29
31B
16
17
34
35
36
14
15A
37B
15B
28
27A
27B
37A
12
13A
13B
11B
35A
35B
36A
36B
29C
39
37
38
29A
25
26A
26B
27A
27B
28
34B
35C
29B
31
32
33A
33B
34A
8B
9A
11A
9B
38
37
39
41
41
42
38
39
43
44
PT-6
45
43
44
46
1
3
4
2
7
6B
6A
5
8B
8A
9B
9A
174
34
35
36
37
33
34
35
36
37
41
38
39
6B
7A
7B
7C
8A
8B
1
2
9A
9B
5
6A
1B
1A
1
2
1B
1
3A
3B
4
2
3A
PT-3B
PT-4
2
3B
3A
13G
13H
13E
13I
13B
14K
14E
13F
8A
7B
36
31
32
33
34
35
37
29B
25
26
27
28
29A
Rang 4
7A
4A
4B
5
6
35
36A
36B
37
12
43
42
44
45
1
CADASTRE DU CANTON DE L'ILE
45
46
46
3
4
5
6
3
2
4
5
7
8
9
PT-5
173
3B
3A
2A
2B
14D
15C
14A
15D
15E
14H
1
1A
13A
14C
13C
14B
15A
15B
14A
17B
32
33
34
12A
23
24
28B
27
28A
29
31
24B
22B
23A
23B
24A
25
12B
12
13
14
14B
13
14A
15A
16
22A
14B
14A
13B
13A
15A
15B
16
17A
16A
18A
17B
17A
16B
17B
18
17C
19
19D
18B
19E
19B
19C
19A
19F
PT-7
PT-8
BLOC A
PT-4
PT-5
PT9A
PT9B
9
11
13
14A
12A
12B
31
30
20
27
28
29
27A
25
26
28
27B
24
25
26A
26B
24
23A
25
30
30
30
30
Rang 6
30
Rang 5
30
20
20D
20
15
26
Rang 6
CADASTRE DU CANTON DE LABARRE
Rang 4
CADASTRE DU CANTON DE SIGNAY
30
Rang 7
20A
20B
20C
23B
21
22A
22B
32
30
29
22A
22B
23
20A
20B
10
11
12
Rang 1
CADASTRE DU CANTON DE TACHÉ
Rang A
11
12
13
10
10
10
10B
10A
15B
14
15A
16
14B
15A
17
18
15B
16A
16
17A
17B
18A
20
21B
19
18B
21A
19
21
22
23A
23B
24
20
30B
Rang 2
20
21
22
22
g 3
13A
16A
15
Rang 5
13B
14A
14B
16B
17A
17B
18
19
Rang 5
21
18A
16
17A
18B
17
15B
18
Rang 8
19A
19B
13A
12
13B
14A
14B
11
11
12
13A
14B
14A
20
19
21
22A
21
22
23
20A
20B
20C
15A
15B
16
17
18
19
Rang 9
1
2
3
22B
23A
23B
23B
21
21
22
24
24
25
26A
26C
26B
22
23
24
21
22
25B
23A
24
25A
27
28A
28B
29B
29A
30A
Rang 7
25
28A
26A
26B
27A
27B
27C
29
ang 8
23
24
25
25
27A
6
26
26
31
28B
27B
27A
7B
Bloc 1
Bloc 2
Bloc 3
Bloc 2
Bloc 1
Bloc 4
Kilomètres
0
1
2
Échelle: 1: 75 000
septembre 2000
Ajustement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Limite de la zone agricole
Schéma d9aménagement révisé
6-19
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
DELISLE
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE
Delisle
est
une
des
municipalités de la MRC où
la population a connu une
augmentation
constante
entre 1971 et 1991. Entre 1991
et 1996, la population a
toutefois
légèrement
diminué. Pour les prochaines
années, la population qui
était de 4 245 habitants en
1996, devrait passer à 4 114
en 2001 et à 4 004 en 2006.
Ici,
ce
sont
les
taux
migratoires
négatifs
dans
plusieurs
groupes
d9âge
(-25% chez les 20-24 ans) qui
sont
responsables
de
la
prévisible
diminution
de
population. À l9inverse, le nombre de ménages
devrait, quant à lui, connaître une augmentation,
passant de 1 345 en 1996 à 1 468 en 2006,
conséquence du fractionnement des ménages.
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
2 971
-
-
-
1976
3 325
11,92
755
-
1981
4 011
20,63
1 055
39,74
1986
4 054
1,07
1 145
8,53
1991
4 295
5,94
1 270
10,92
1996
4 245
-1,18
1 345
5,9
2001
4 114
-3,08
1 408
4,68
2006
4 004
-2,76
1 468
4,26
Selon les estimations réalisées par la MRC et validées auprès des fonctionnaires
municipaux, l'espace résidentiel aménageable dans les 2 quartiers (Saint-Coeur-de-Marie
et Delisle) serait suffisant pour répondre à la demande jusqu'en 2006. Environ 100 terrains
pourraient être aménagés dans le quartier Saint-Coeur-de-Marie. Dans le quartier Delisle,
il y a actuellement plus de 300 terrains viabilisables. Il faut toutefois noter que l'ensemble
des terrains sont de propriété privée, la municipalité ne possédant aucun terrain pour le
développement résidentiel. Ce qui présente une contrainte au développement de
certains secteurs.
Par ailleurs, au cours des neuf
dernières années, les constructions
résidentielles ont été réalisées à
l'intérieur des périmètres urbains
dans une proportion de 75,6 % et à
l'extérieur de ceux-ci dans une
proportion de 24,4 %. Le territoire
municipal présente, en effet, peu
d9espaces
aménageables
en
bordure
de
la
rivière
Grande
Décharge.
Toutefois, dans le quartier Saint-Coeur-de-Marie, une forte demande existe pour la
construction résidentielle en bordure de la Grande-Décharge. L'attrait exercé par celle-
ci et la tendance observée à l'intérieur des secteurs de villégiature de la MRC ne sont
Nouveaux logements
0
2
4
6
8
10
12
14
16
18
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-20
pas étrangers à ce phénomène. Afin de pouvoir donner suite à cette préoccupation
constante des citoyens et des élus municipaux, la municipalité a réalisé, à la demande
de la MRC, un exercice exhaustif de phasage de son développement résidentiel et ce,
à l9intérieur des deux périmètres urbains de son territoire (secteur Delisle et secteur Saint-
CSur-de-Marie). Celui-ci est décrit plus en détail ci-dessous.
De plus, la municipalité a également convenu de rétrécir les périmètres urbains des
deux quartiers de façon à justifier les développements proposés. Au total, les deux
périmètres urbains retenus au schéma d9aménagement ne présentent non plus près de
400 terrains viabilisables, mais plutôt 243 terrains répartis en 4 phases de
développement. Le périmètre urbain du quartier Delisle est ainsi passé du potentiel de
plus de 300 terrains, à un développement limité à 134 terrains résidentiels répartis en 4
phases de développement. Même chose pour le quartier Saint-Coeur-de-Marie où 109
nouveaux terrains pourront être développés à court, moyen et long terme. Ce quartier
ayant aussi fait l9objet d9un phasage.
En plus de cet exercice exhaustif de planification, la municipalité a également convenu
d9exclure de ses périmètres urbains, plus de 33 hectares, qui sont actuellement cultivés.
La redélimitation des périmètres urbains a été faite avec le milieu dont le syndicat de
base de l9UPA et le comité consultatif agricole de la MRC.
En ce qui concerne le type de construction résidentielle, le recensement de 1996 de
Statistique Canada indique que le parc résidentiel est composé pour 67,51 % de
résidences unifamiliales, pour 4,05 % de résidences jumelées, pour 10,7 % de duplex,
pour 13,31 % d9immeubles résidentiels de moins de 5 étages et enfin pour 4,43 % de
maisons mobiles. Cette diversification des types de résidences est semblable à celle
observable dans une municipalité plus populeuse.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre
Pourcentage
Unifamiliale
915
67,51
Jumelée
55
4,05
Duplex
145
10,7
Immeuble de - de 5 étages
180
13,31
Maison mobile
60
4,43
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
PROBLÉMATIQUE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE:
Au niveau commercial, la municipalité ne rencontre pas de problèmes particuliers de
disponibilité en espace. On fait plutôt valoir que la proximité de la ville d'Alma ne favorise
pas le commerce dans la municipalité, sinon le long de la route 169, en périphérie
immédiate d'Alma. D9ailleurs, la route régionale traverse le périmètre urbain et est zonée
mixte (commercial et résidentiel), de telle sorte qu9il est possible d9exploiter un commerce
au rez-de-chaussée d9une résidence.
Quant au secteur industriel, la municipalité est désireuse que le secteur industriel du
quartier Saint-Coeur-de-Marie soit intégré au périmètre urbain. Dans le cadre de sa
réflexion sur le développement à court, moyen et long terme du développement
Schéma d9aménagement révisé
6-21
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
résidentiel, la municipalité à pris position quant au développement à long terme de son
secteur industriel. La municipalité retient ainsi un seul nouvel espace pour le
développement à moyen et long terme des industries sur son territoire. Il s9agit de l'aire
industrielle du quartier Saint-Coeur-de-Marie. Une modification du périmètre urbain de
même qu'une exclusion de la zone agricole s'avèrent nécessaires en vue de rendre
disponible cet espace industriel. Celui-ci apparaissait d9ailleurs depuis 1981 au plan
d9urbanisme de la municipalité. La concentration des entreprises dans ce secteur et la
demande élevée sont deux autres éléments qui ont servis de balises aux réflexions des
élus.
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN:
La planification des développements résidentiels et leur phasage nécessitent des
réajustements aux limites des périmètres urbains de Delisle et de Saint-CSur-de-Marie. La
municipalité retiens à des fins résidentielles, les terrains situés près de la rivière Grande
Décharge (bloc 1) et les incluent au périmètre urbain. Bien que le secteur visé soit situé
dans une zone à risques de mouvement de sol identifiée au premier schéma
d'aménagement, une étude de sol a démontré que ces terrains peuvent être construits
moyennant l9application de certaines normes. Les étangs d9épuration des eaux usées de
la municipalité ont été implantées en 1987, enclavant ce secteur et concentrant
l9agriculture à l9est de cette infrastructure. En 1988, une demande à la CPTAQ a été
acceptée sur le lot 24-p alors que la même commission refusait une demande similaire sur
le lot 23 en 1992. À cette époque, ce secteur était toujours en culture. Ce secteur fait
l9objet de deux phases de développement dans le périmètre urbain de Saint-CSur-de-
Marie. La première phase comprend 26 terrains (lot 24) et la seconde 28 terrains (lot 23).
C9est cette deuxième phase qui fait l9objet du bloc 1.
Le bloc 2 correspond à un agrandissement du parc industriel du quartier Saint-Coeur-de-
Marie. La municipalité a obtenu une autorisation, en 1997, pour prolonger le parc sur une
profondeur de 30 mètres mais ces espaces ont tous déjà trouvé preneur. Une seconde
autorisation pour l9agrandissement du parc industriel a été accordée en 1999 par la
CPTAQ.
En effet en juin 1999, la CPTAQ a ordonné l9exclusion de la zone agricole d9un terrain de
2,3 hectares, faisant partie du bloc 2, pour la relocalisation d9une entreprise incendiée.
L9ensemble de ces 2,3 hectares sont maintenant occupés par l9entreprise en question. Il
reste ainsi 6.316 hectares qui sera nécessaire pour permettre le développement industriel
de la municipalité à court et moyen terme.
Enfin à l9ouest du périmètre urbain de Saint-CSur-de-Marie, en bordure de la route 169
(bloc 5), il y a lieu d9agrandir le périmètre urbain. Les terrains visés sont desservis par le
réseau combiné d9aqueduc et d9égout. Ils sont déjà construits et la MRC a déjà délivré
un certificat de conformité pour le plan de zonage de la municipalité et celui-ci incluait
ce bloc. La municipalité et la MRC se sont entendues à l9effet qu9il ne pouvait y avoir de
nouveau étirement le long de l9axe routier régional que constitue la route 169. Ici aussi il a
été convenu que la reconnaissance de ce secteur entièrement construit ayant reçu une
autorisation de la CPTAQ vient fermer toute nouvelle possibilité d9extension en zone
agricole le long du réseau routier régional.
Comme il est possible de le constater, les superficies demandées pour l9ajustement du
périmètre urbain de Saint-CSur-de-Marie (blocs 1, 2 et 5) formant 11.61 hectares sont
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-22
compensées par l9exclusion des blocs 3 et 4 ( 8.49 hectares)du périmètre urbain de Saint-
CSur-de-Marie et du bloc 6 du quartier Delisle ( 24.68 hectares).
Superficie demandée pour le périmètre urbain de Saint-CSur-de-Marie
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 3.24 ha
Bloc 2 : 6.316 ha
Bloc 5 : 2.053 ha
SUPERFICIE TOTALE : 11.619 hectares
Située en zone verte : 11.619 ha
Située en zone blanche : 0 ha
Venant d9ajustement* : 8.369 ha (blocs 2 et 5)
Venant d9agrandissement : 3.24 ha
* Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Superficie à exclure du périmètre urbain de Saint-CSur-de-Marie
Superficie des blocs
Superficie totale à exclure
Bloc 3 : 5.909 ha
Bloc 4 : 2.588 ha
SUPERFICIE TOTALE : 8.497 hectares
Superficie à exclure du périmètre urbain de Delisle
Superficie des blocs
Superficie totale à exclure
Bloc 6 : 24.68 ha
SUPERFICIE TOTALE : 24,68 hectares
Périmètre urbain de Delisle - Quartier Delisle
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Ruisseau
Taché
d'eau
Cours
Larouche
Rang
Cours
Desbiens
d'eau
Bouchard
Cours
d'eau
du
Premier
Cours
d'eau
ROUTE 169
PONT
RANG SAINT-MICHEL
AVENUE
DU
169
ROUTE DU RANG-SAINT-MICHEL
L'ISLE-MALIGNE
DAM-EN-TERRE
Rang 5
Rang 3
40
0
14B
42
43
39
41
42
43
44
44
45
46
1
45
43
44
46
4
5
1
3
4
2
3
2
6
7
7
6B
6A
5
8B
8
9
8A
9B
9A
1
2
44
45
1
CADASTRE DU CANTON DE L'ILE
45
46
46
3
4
5
6
3
2
4
5
7
8
9
P
9B
9
11
11
13
12A
Rang 2
10
11
12
Rang 1
CADASTRE DU CANTON DE TACHÉ
Rang A
10
Bloc 6
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:26 000
septembre 2000
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Secteur à exclure du périmètre urbain
et situé en zone blanche
Limite de la zone agricole
Périmètre urbain de Delisle - Quartier Saint-Coeur-de-Marie
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Rivière
Cours
d'eau
Eugène-Larouche
u
Cours
L
ar
o
i
n
d'eau
F
e
c
h
-
o
r
t
d'ea
Cours
ROUTE 169
ROUTE 169
DELISLE
La Grande Décharge
Pont de la
Gu
Gu
Rivière-Mistouk
Rang 3
20A
20B
20B
20
20
30A
30B
30A
30B
30D
30C
30
18B
18A
14B
15A
Rang 2
30A
13
16
14A
17A
17B
15B
18A
19
18B
22
21
24
27A
26A
25
23
28A
29
28B
27B
15B
15
15A
14B
17
16
16
17B
17A
18
17
18
19B
19A
19
21
19A
20A
21
21A
25
24
23
22B
22A
21B
25
24
23
26B
26A
22
22
26A
25
24
23
26B
26C
29
28
27
26
27A
27A
26C
27C
27B
28
29A
29B
27B
28B
28A
31A
29
31A
31B
32B
32A
Bloc 1
Bloc 2
Bloc 3
Bloc 4
Bloc 5
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:25 000
septembre 2000
Distance d'application de la dérogation de 550 m
La Grande Décharge
Agrandissement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Zone blanche à exclure du périmètre urbain
Ajustement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Limite de la zone agricole
Schéma d9aménagement révisé
6-27
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
DESBIENS
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE
La ville de Desbiens connaît,
depuis plusieurs années, une
diminution importante de sa
population. Ce phénomène
est
en
majeure
partie
attribuable à la fermeture de
la Saint-Raymond Paper en
décembre
1981,
qui
à
l'époque
employait
un
nombre
important
de
travailleurs. La réouverture de
cette usine en 1990 par
Johnson et Johnson est venu
ralentir l'exode massif qu'a
connu
cette
municipalité.
Toutefois, il n'en demeure pas
moins que Desbiens est l'une
des municipalités de la MRC
où les pertes de population
devraient
être
les
plus
importantes au cours des
prochaines
années,
d9autant
plus
que
la
compagnie Johnson et Johnson a annoncé son
intention de fermer l9usine en fin d9année 2000. La
population, qui était de 1 205 habitants en 1996,
devrait passer à 1 018 habitants en 2006 alors que
les ménages devraient passer de 450 en 1991, à
427 en 2001 pour atteindre en 2006, 398 ménages.
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
1 813
-
-
-
1976
1 680
-7,34
405
-
1981
1 541
-8,27
430
6,17
1986
1 417
-8,05
430
0
1991
1 285
-9,32
435
1,16
1996
1 205
-6,23
450
3,44
2001
1 110
-7,88
427
-5,11
2006
1 018
-8,29
398
-6,79
Selon les estimations réalisées
par la MRC et validées
auprès
de
l'inspecteur
municipal, l'espace résidentiel
aménageable
est
suffisant
pour répondre à la demande
jusqu'en 2010. Au total, une
cinquantaine
de
terrains
pourraient
recevoir
une
résidence, et sur ce nombre,
environ 8 sont déjà viabilisés. Il
s'agit des terrains situés dans
le développement de la 17e
Avenue.
Dans l'analyse effectuée, le service d'aménagement de la MRC n'a pas tenu compte des
espaces disponibles situés entre la voie ferrée et le lac Saint-Jean puisque cette zone est
en partie située dans un secteur d'érosion sévère et de glissement de sol reconnu au
premier schéma d9aménagement et reconduit dans le SAR. Il faut aussi noter que la
municipalité possède les terrains des zones 14R et 35R.
Par ailleurs, au cours des douze dernières années, les constructions résidentielles ont été
réalisées entièrement à l'intérieur du périmètre urbain puisque la municipalité possède
une seule zone de villégiature sur son territoire et que celle-ci est essentiellement de
Nouveaux logements
0
1
2
3
4
5
6
7
8
1988 1989
1990 1991 1992 1993
1994 1995 1996 1997
1998 1999
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-28
vocation saisonnière. De même, la superficie restreinte du territoire municipal, 10,35 km2,
vient limiter les implantations hors périmètre urbain.
En ce qui concerne le type de construction résidentielle, le recensement de 1996 de
Statistique Canada indique que le parc résidentiel est composé pour 64,37 % de
résidences unifamiliales, pour 5,75 % de résidences jumelées, pour 13,79 % de duplex et
enfin pour 16,09 % d9immeubles résidentiels de moins de 5 étages.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre
Pourcentage
Unifamiliale
280
64,37
Jumelée
25
5,75
Duplex
60
13,79
Immeuble de - de 5 étages
70
16,09
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
PROBLÉMATIQUE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE
Au niveau commercial, il n'y a plus de terrains disponibles sur la rue principale mais
l'ensemble de cette rue est zonée commerciale ; ce qui permet d9utiliser des résidences
à des fins commerciales. Pour ce qui est du secteur industriel, la municipalité n'a pas pu
développer le parc industriel qu'elle avait identifié à son plan d'urbanisme. Celui-ci était
situé en zone agricole.
Toutefois, l'aménagement d9une zone industrielle apparaît comme essentiel au
développement de la municipalité et devrait être mis en place dans les plus brefs délais.
Déjà, de petites entreprises industrielles ou commerciales ont dû s9implanter en pleine
zone résidentielle, créant ainsi une incompatibilité des usages.
Sans l'aménagement d9une zone industrielle, la municipalité risque de perdre un nombre
non négligeable d'entreprises ou de se retrouver avec des demandes incompatibles
avec les autres usages présents dans son périmètre urbain.
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN
L'espace vacant compris à l'intérieur des limites de l'actuel périmètre urbain semble
suffisant à un développement harmonieux des espaces résidentiels et commerciaux pour
la prochaine décennie. Pour ce qui est du secteur industriel, la zone planifiée au plan
d9urbanisme de la municipalité est difficilement aménageable car située en zone
agricole de haut potentiel. Le comité consultatif agricole a également fait valoir qu9une
ferme est située à proximité et qu9un tel agrandissement pourrait diminuer les superficies
en culture. Le CCA a plutôt proposé à la municipalité d9utiliser les terrains vacants situés
près du poste de distribution d9Hydro-Québec et situés à l9intérieur du périmètre urbain.
Ainsi, la seule modification au périmètre urbain proposée concerne le secteur du Centre
d9histoire et d9archéologie de la Métabetchouane situé en bordure de la rivière
Métabetchouane et du lac Saint-Jean (bloc 1). Ce secteur est situé en zone blanche.
Schéma d9aménagement révisé
6-29
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Comme il s9agit d9un site d9intérêt identifié au schéma d9aménagement, la ville ne
pourra toutefois pas changer la vocation de ce secteur, et ce, même si les municipalités
ont généralement une grande latitude à l9intérieur du périmètre urbain.
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 8,31 ha
SUPERFICIE TOTALE : 8,31 hectares
Située en zone verte : 0 ha
Située en zone blanche : 8,31 ha
Venant d9ajustement* : 8,31 ha
Venant d9agrandissement : 0 ha
* Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Périmètre urbain de Desbiens
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Cours
d'eau
à
Léonce-
Bolduc
Rivière
étabetchouane
RANG DU POSTE
16
ROUTE
DU
TROU-DE-LA-FÉE
DESBIENS
VILLA-DES-
ÉRABLES
Métabetchouane
Havre de
Métabetchouane
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Serre
Rang
Rang 1
14
13B
13A
15D
16D
15B
15A
A
18A
17B
17A
16A
15B
16B
15A
14B
14A
13
12
16A
15C
16C 16B
16C
16D
19B 19A 18C
18B
18E
17D
18F
18D
17C
19D
19C
21B
21A
21E
21C
C
B
Bloc A
21F
21D
D
G
9
20C
10
20D
10
10
Rang Est
20
21
5 6
7
8
Rang P
K
J
Bloc E
Bloc F
4
1
2 3
A-1
5
M
H
N
I
9
8
8
9
Bloc
1 2 3
2
1
O
7
C
7
4
4
1
2
3
4
5
5
3 2
1
4 3 2
4
B
1
3 2
A
1
6
8 7
7
6
5
4
7
8
6
5
6
9
18
19
22
23
24
1 2 3
3
2
1
1 2 3
1
1
2
2
1
4 3
4
4 3 2
1
1
3
Rang 1 Sud
2
3
4
3
4
5
8
7 6 5
4
6 5
3 2
6
7
8
6 5
7
ang 3 Sud
ud
ud
d
g 5 Nord
5
6
2
Rang A
20B
20A
0
10
Bloc 1
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:25 000
septembre 2000
Ajustement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Lac Saint-Jean
Limite de la zone agricole
Schéma d9aménagement révisé
6-33
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
HÉBERTVILLE
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE:
Entre 1971 et 1996 la population
d'Hébertville a connu une baisse
appréciable. De 2 915 habitants
qu'elle
était
en
1971,
la
population est passée à 2 435
habitants en 1996. Toutefois la
majeure partie des pertes a été
enregistrée entre 1971 et 1976.
Pour les prochaines années, la
population devrait légèrement
diminuer ou se stabiliser. En 1996,
la municipalité comptait 2 435
habitants et la MRC prévoit
qu9elle en comptera 2 383 en
2006. Les ménages devraient,
quant à eux, poursuivre leur
augmentation. Ainsi, de 840 qu'ils
étaient en 1996 les ménages
devraient passer à 871 en 2006.
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
2 915
-
-
-
1976
2 545
-12,69
580
-
1981
2 515
-1,18
665
14,66
1986
2 450
-2,5
690
3,76
1991
2 385
-2,73
785
13,77
1996
2 435
2,14
840
7
2001
2 424
-0,45
857
2,05
2006
2 383
-1,68
871
1,65
En se basant sur l'augmentation prévue du nombre de ménages, sur l9évolution du
nombre de permis émis et sur l'évaluation du nombre de terrains faite à partir de photos
aériennes et de la carte de zonage, on peut présumer que le nombre de terrains
résidentiels est suffisant pour les dix prochaines années. En effet, après vérification auprès
des fonctionnaires municipaux, le nombre de terrains résidentiels pouvant être aménagés
à l'intérieur des zones résidentielles actuelles et projetées est estimé à environ 100. Sur ce
nombre, 35 terrains appartenant à la municipalité sont viabilisés et disponibles dans la
zone Rb17, soit sur les rues Girard, Turgeon, Dumais et Potvin Sud. Cette zone constitue
actuellement le plus important secteur résidentiel et la municipalité priorise le
développement dans ce secteur avant d9en aménager d9autres. La municipalité
aimerait également planifier une nouvelle zone pour les maisons mobiles puisque celle de
la rue Ballantyne est complète. La municipalité doit faire face à quelques demandes par
année.
Par ailleurs, entre 1990 et 2000 la construction résidentielle s'est effectuée à l'intérieur du
périmètre urbain dans une proportion de 57,9 %, contre 42,1 % à l'extérieur de celui-ci. Au
cours des prochaines années, la proportion de résidences construites hors périmètre
urbain devrait diminuer en raison des orientations prise au SAR. De plus, la présence de
nombreuses zones à risques de mouvement de sol dans les secteurs de villégiature risque
de rendre certains secteurs plus difficilement aménageables.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-34
Nouveaux logements
0
2
4
6
8
10
12
14
16
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
Années
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
Le développement résidentiel observé
depuis le milieu des années 80
dans le secteur du Mont Lac
Vert et aux abords du lac Vert,
de même que la transformation
des résidences saisonnières en
résidences permanentes n'est
pas étranger à ce qui se passe
dans
les
municipalités
limitrophes au lac Saint-Jean.
Dans le secteur du Mont Lac
Vert, la superficie qui avait été
exclue de la zone agricole
semble
suffisante
à
son
développement
à
moyen
terme.
En ce qui concerne le type de construction résidentielle, le recensement de 1996 de
Statistique Canada indique que le parc résidentiel est composé pour 49,5 % de
résidences unifamiliales, pour 4,2 % de résidences jumelées, pour 1,8 % de maisons en
rangée, pour 17,1 % de duplex, pour 0,1% d9immeubles résidentiels de plus de 5 étages,
pour 27,1 % d9immeubles résidentiels de moins de 5 étages et enfin pour 0,2 % de maisons
mobiles.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre
Pourcentage
Unifamiliale
615
73,2
Jumelée
50
6
Maison en rangée
10
1,2
Duplex
90
10,7
Immeuble de - de 5 étages
65
7,7
Maison mobile
10
1,2
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
PROBLÉMATIQUE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE :
Actuellement, la municipalité dispose de peu d'espaces commerciaux à l'intérieur de son
périmètre urbain. Un seul terrain est disponible sur la rue Commerciale. Toutefois, dans le
secteur où la MRC a accordé une modification pour l9agrandissement du périmètre
urbain en 1994, près du séchoir à bois, il reste 5 terrains commerciaux. Ce secteur
accueille actuellement un seul commerce, le < truck stop =. Les terrains disponibles sont
adjacents à ce dernier.
Quant au secteur industriel, la municipalité possède une seule zone d'industries
locales soit celle de la rue Turgeon Sud (séchoir à bois) où 2 à 3 terrains sont encore
disponibles. La municipalité est aussi partie prenante pour le développement du parc
industriel du secteur sud avec les autres municipalités locales concernées. Elles ont
Schéma d9aménagement révisé
6-35
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
débuté l9aménagement physique de ce parc qui peut accueillir des entreprises depuis
1999.
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN:
La délimitation actuelle du périmètre urbain de la municipalité d'Hébertville, qui a été
modifiée une première fois à l'automne 1994 afin d'inclure une parcelle de terrain destiné
à devenir un parc d'industries locales, semble suffisante pour répondre aux besoins des
dix prochaines années si l'on maintien le niveau de croissance actuel. La construction des
Séchoirs des bois du lac Vert et la stabilisation de la situation financière de la station
touristique du Mont Lac Vert ont amené un regain dans la construction résidentielle au
cours des 4 dernières années. La réalisation du parc industriel du secteur sud devrait avoir
un effet similaire sur la construction résidentielle.
Même si le périmètre urbain actuel est suffisant pour répondre à la demande des
prochaines années, il y lieu d9inclure à celui-ci trois blocs. Tout d9abord, la municipalité
désire inclure une bande de terrain de 30 mètres de profond du côté nord de la rue
LaBarre (bloc 1). Le réseau combiné d9aqueduc et d9égout est présent depuis la
réalisation des installations d9assainissement des eaux. Auparavant, il n9était pas possible
d9aménager de fosses septiques dans ce secteur en raison de la hauteur de la nappe
phréatique.
Deuxièmement, une bande de terrain de 30 mètres de profond du côté nord du rang
Saint-Isidore (bloc 2) devra être elle aussi incluse au périmètre urbain. Le réseau
d9aqueduc est déjà présent de même que le réseau d9égout depuis la réalisation des
installations d9assainissement des eaux. De plus, ce secteur est déjà presque entièrement
construit.
Finalement, le troisième bloc englobe les terrains des Séchoirs des bois du lac Vert qui ont
reçus une autorisation pour faire autre chose que de l9agriculture en 1994 (séchoir à bois)
et ont été inclus au périmètre urbain la même année. S9ajoute à ces terrains, un second
terrain de moindre superficie qui est irrécupérable en agriculture (pointe de terre au sud
de la rue Turgeon, près de la route 169).
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 1,04 ha
Bloc 2 : 2,10 ha
Bloc 3 : 14,95 ha
SUPERFICIE TOTALE : 18,09 hectares
Située en zone verte : 18.09 ha
Située en zone blanche : 0 ha
Venant d9ajustement* : 14.95 ha
Venant d9agrandissement : 3.14 ha
* Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Périmètre urbain d'Hébertville
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Tremblay
Tremblay
Tremblay
Tremblay
Tremblay
Tremblay
Tremblay
Tremblay
Tremblay
ccccccc
Lacs
Lacs
Lacs
Lacs
Lacs
Lacs
Lacs
Lacs
Lacs
Marius
Marius
Marius
Marius
Marius
Marius
Marius
Marius
Marius
Lac Rond
Lac Rond
Lac Rond
Lac Rond
Lac Rond
Lac Rond
Lac Rond
Lac Rond
Lac Rond
a
y
e
v i n - Tr
m b
o
u
ea
B
i
R u
i
s s
Rivi re des Aulnaies
X
X
l
Cours
d'eau
Deschênes
SAINT-ISIDORE
RANG SAINT-CHAR
RANG
ROUTE TURGEON
169
DEUXIÈME
RANG
TROISIÈME
RANG
HÉBERTVILLE
1
2A
3
1B
2
1
10B
11B
2G
10A
11A
11B
10B
2A
10
4
3
2G
2A
1A
9
CE
1C
1
5A
2
3
4
BA
Rang 2 Ouest
12
11
5
6A
6B
7B
7A
8
9
4
3
3
1
2A
2B
4
1
2A
2B
3A
3B
5
6
7
8
12
13
1
4
3B
3A
2
BB
5A
BA
AA
4B
5B
BE
BF
BC
BD
BB
AA
AB
6
9
8
7
13E
12B
13C
13D
CA
CB
12A
12C
16C
16F
16E
16D
16A
15A
15B
15
15D
13A
13B
14
15C
6B
18C
16B
9C
19
17
18A
CADASTRE DU CANTON DE LABARRE
D'HEBERTVILLE
CADASTRE
DU VILLAGE
Rang Ouest du Chemin
11A
10
13E
14
11B
Rang A
10A
11A
CD
13
14
15A
CADASTRE DU CANTON DE MESY
Rang 2
Rang 1 Ouest
Bloc 1
Bloc 2
Bloc 3
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:25 000
septembre 2000
Ajustement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Agrandissement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Limite de la zone agricole
Schéma d9aménagement révisé
6-39
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Nouveaux logements
0
2
4
6
8
10
12
1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
HÉBERTVILLE-STATION
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE:
Hébertville-Station a connu une évolution démographique positive entre 1971 et 1981
pour ensuite subir une diminution de population les années subséquentes. De 1 163
habitants qu'elle était en 1971, la population a atteint un sommet de 1 442 habitants en
1981. En 1991, la population passait à 1 375 habitants et en 1996 à 1 400. Les taux
migratoires passablement élevés devraient amener des pertes de population pour les
prochaines années. Pour ce qui est des ménages, ils devraient croître encore au cours
des prochaines années. L'arrivée probable de nouvelles entreprises dans le parc industriel
du secteur sud pourrait améliorer la situation passablement.
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
1 163
-
-
-
1976
1 335
14,79
330
-
1981
1 442
8,01
410
24,24
1986
1 416
-1,8
430
4,88
1991
1 375
-1,2
470
9,30
1996
1400
1,8
485
3,2
2001
1 387
-0,94
496
2,25
2006
1 359
-2
507
2,22
Comme il est possible que la
municipalité
connaisse
un
accroissement plus important
de son parc résidentiel que
ne l9indique les projections,
les terrains aménageables,
soit environ 20 (rue Asselin),
risquent
d9être
insuffisants
pour répondre à la demande
des dix prochaines années.
Pour
ce
qui
est
de
la
propriété
des
terrains,
seulement
4
sont
de
propriété
municipale.
Le
reste des terrains appartient
à des particuliers, ce qui
complique souvent la mise
en service de ceux-ci.
Au cours des cinq prochaines
années,
la
municipalité
développera les terrains de
la rue Asselin. Sur un horizon
de dix ans, la municipalité
devra ouvrir une nouvelle rue
pour combler la demande
résidentielle.
Cette
rue
devrait
être
aménagée
parallèlement
à
la
rue
Asselin. Un agrandissement
du périmètre urbain est donc
nécessaire pour réaliser cette
future rue et correspond au
bloc 5.
Par ailleurs, au cours des douze dernières années, les constructions résidentielles ont été
réalisées à l'intérieur du périmètre urbain dans une proportion de 97,4 % et à l'extérieur de
celui-ci dans une proportion de seulement 2,6 %; phénomène explicable par la présence
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-40
de très bonnes terres agricoles et l'absence de lacs de villégiature sur le territoire
municipal.
En ce qui concerne le type de construction résidentielle, le recensement de 1996 de
Statistique Canada indique que le parc résidentiel est composé pour 67 % de résidences
unifamiliales, pour 2,1 % de résidences jumelées, pour 18,6 % de duplex et enfin pour 12,3
% d9immeubles résidentiels de moins de 5 étages. La présence de plusieurs immeubles de
moins de 5 étages est en bonne partie attribuable au développement industriel et
commercial du début du siècle, où Hébertville-Station était un pôle de développement
important en raison de la présence de la première gare du comté et du réseau
ferroviaire.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre
Pourcentage
Unifamiliale
325
67
Jumelée
10
2,1
Duplex
90
18,6
Immeuble de - de 5 étages
60
12,3
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
PROBLÉMATIQUE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE:
Actuellement, les zones commerciales (rue Saint-Wilbrod) sont saturées et il n'est plus
possible de construire de nouveaux commerces. Pour cette raison, la municipalité
aimerait que le périmètre urbain soit prolongé au nord (bloc1) et au sud (bloc 2) de la
rue principale permettant ainsi de créer une nouvelle zone commerciale le long de cet
axe routier. Les services combinés d9aqueduc et d9égout sont présents sur les tronçons
proposés. La MRC n9a retenu que les secteurs où il y avait déjà présence combinée du
réseau d9aqueduc et d9égout. La MRC ayant déjà signifié aux municipalités locales les
impacts négatifs liés au développement linéaire.
Au niveau industriel, la municipalité dispose d'une aire industrielle locale importante à l'est
du périmètre urbain. Toutefois, il y a lieu d9inclure à cette aire une bande de terrain située
du côté nord de la zone industrielle (bloc 3) car celle-ci est presque entièrement
occupée. La municipalité disposant de seulement 125 000 pieds carrés de terrain
actuellement et la propriété de ceux-ci est privée. Ces terrains sont localisés sur les lots 3,
4-1, 4b, 5a et 5b du rang 2 est. De plus, ces terrains comportent des contraintes de
constructions importantes. Il s9agit de sols tourbeux où il est difficile d9amener le service
d9égout. La municipalité est aussi partie prenante pour le développement du parc
industriel du secteur sud avec les autres municipalités locales concernées. Elles ont
débuté l9aménagement physique de ce parc qui peut accueillir des entreprises depuis
1999.
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN:
Schéma d9aménagement révisé
6-41
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Compte tenu du peu d'espaces commerciaux disponibles à l'intérieur du périmètre
urbain, il y aurait lieu de permettre certains types de commerces à l9intérieur du parc
industriel local en plus des deux secteurs situés aux extrémités nord et sud du périmètre
urbain (bloc 1 et 2). De plus, les commerces permettraient une transition plus douce entre
les zones résidentielles et les industries du parc industriel local.
En rapport avec les blocs 1 et 2 situés aux extrémités nord et sud du périmètre urbain, la
MRC a convenu avec la municipalité que la reconnaissance de ces secteurs visait la
rentabilisation des infrastructures combiné d9aqueduc et d9égout. Cette reconnaissance
vient fermer toute possibilité d9extension en zone agricole le long du corridor routier que
constitue la rue principale.
Avec l9arrivée de Goyette Transport, une très grande partie (plus de 300 000 pieds carrés)
du parc industriel local, situé près de la voie ferrée, est déjà occupée. Un agrandissement
est donc nécessaire. Celui-ci correspond à une bande de terrain située sur le lot 1A au
nord de la zone industrielle existante (bloc 3). Avec ces superficies additionnelles, les
besoins pour la petite industrie seraient assurés pour la prochaine décennie. Il y a
également lieu d9inclure au périmètre urbain un terrain industriel bénéficiant de droits
acquis. Celui-ci est situé au sud de la voie ferrée et en partie en zone blanche (bloc 4).
Au niveau résidentiel, la municipalité se retrouvera sans conteste avec un manque de
terrains au cours des prochaines années. Ainsi, il est prévu d9inclure au périmètre urbain
une partie du lot 8a situé au nord de la voie ferrée (bloc 5), et ce, bien que la
municipalité ait demandé le double de cette superficie. Le CCA a fait valoir que ce
secteur est très productif au niveau agricole. De plus, ce secteur est moins propice au
développement résidentiel car les services (écoles, équipements de loisir, etc.) sont
localisés vers le nord de l9autre côté de la voie ferrée ; ce qui représente une contrainte
au développement urbain et va à l9encontre d9un développement visant à rentabiliser
les infrastructures et les équipements existants. Les espaces situés au nord de la voie
ferrée seront suffisants pour combler la demande des 15 prochaines années. Le
développement des espaces industriels de la zone locale et de ceux du parc industriel
du secteur sud aura sans conteste un impact au niveau de la construction résidentielle,
d9où la nécessité de nouveaux espaces. La municipalité a déjà prévu un phasage de ce
nouveau développement de façon à maintenir le plus longtemps possible la pratique de
l9agriculture dans le secteur convoité.
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 1,22 ha
Bloc 2 : 2,23 ha
Bloc 3 : 4,80 ha
Bloc 4 : 1,16 ha
Bloc 5 : 7,45 ha
SUPERFICIE TOTALE : 16,86 hectares
Située en zone verte : 16,86 ha
Située en zone blanche : 0 ha
Venant d9ajustement* : 0 ha
Venant d9agrandissement : 16,86 ha
* Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Périmètre urbain d'Hébertville-Station
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Petite rivière Bédard
E
I
P
S
A
I
N
T
-
R
R
E
RANG
SIXIÈME RANG
RANG SAINT-PIERRE
ROUTE SAINT-ALPHONSE
QUATRIÈME
RANG
PETIT
ROUTE 169
HÉBERTVILLE-STATION
5
4
3
2A
1
2
2
1A
1B
3
4A
4B
5
6
1A
4A
1B
2
3
7B
4B
5A
5B
6A
7A
8A
8B
12A
11
9A
9B
12B
8
7A
7B
Rang 5
1B
3
1A
1B
2
4
5
1A
2B
7
8
9
11A
B
Rang 1 Ouest
10
CADASTRE DU CANTON DE LABARRE
Rang 4
Rang 2 Ouest
10A
10B
5
6A
6B
13A
14
Bloc 1
Bloc 4
Bloc 3
Bloc 2
Bloc 5
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1: 25 000
septembre 2000
Agrandissement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Limite de la zone agricole
Schéma d9aménagement révisé
6-51
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
MÉTABETCHOUAN-LAC-À-LA-CROIX (SECTEUR LAC-À-LA-CROIX)
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE:
Le secteur Lac-à-la-Croix de la nouvelle municipalité de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
a connu entre 1971 et 1991 une décroissance importante de sa population. De 1 227
âmes qu'elle était en 1971, la population est passée à 955 âmes en 1991. Le recensement
de 1996 a par ailleurs marqué un redressement de la situation et la population a
augmenté à 1 005 habitants. Il s9agit d9une tendance également observable au niveau
de la MRC. Le bilan migratoire de celle-ci s9étant beaucoup amélioré entre 1991 et 1996,
il est probable qu9un renversement de la situation soit en cours et que la population se
stabilise dans les prochaines années.
Concernant
les
ménages,
ce
redressement
se
fait
également
sentir et leur nombre, qui était de
320 en 1991, a passé à 345 en 1996.
Le nombre de ménages devraient
continuer à augmenter au cours
des prochaines années. Ici, il faut
préciser qu'entre 1986 et 1991, les
taux
migratoires
ont
été
catastrophiques chez les jeunes (par
exemple -50% chez les 20-24 ans)
alors que pour la période 1991-1996
les taux ont été positifs (près de 8 %
d9augmentation chez les 20-24 ans).
Ce
redressement
explique
les
augmentations
prévisibles
de
la
population
et
du
nombre
de
ménages.
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
1 227
-
-
-
1976
1 045
-14,83
245
-
1981
1 017
-2,68
280
14,29
1986
1 049
3,15
320
14,29
1991
955
-8,96
320
0
1996
1 005
5,25
345
7,85
2001
1 026
2,1
360
4,4
2006
1 046
1,95
385
6,95
Considérant qu9il s9agit d9une fusion récente, la MRC a scindé en deux secteurs la
municipalité de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix dans le cadre de la réalisation du SAR.
Conséquemment, l'espace résidentiel aménageable ne peut être suffisant pour répondre
à la demande de la prochaine décennie. À l'intérieur du périmètre urbain de Lac-à-la-
Croix, la municipalité ne dispose actuellement que de 3 terrains viabilisés et de 9 autres
aménageables. Il apparaît évident que le périmètre urbain de la municipalité doit être
agrandit pour répondre à la demande résidentielle des prochaines années. Bien qu9à
l9origine de la planification du SAR, la municipalité de Lac-à-la-Croix demandait
d9intégrer la Pointe Croft au périmètre urbain permettant d9offrir 20 terrains
supplémentaires pour le développement résidentiel, la municipalité est maintenant
fusionnée avec celle de Métabetchouan et lors de l9exercice de refonte du plan et des
règlements d9urbanisme, la municipalité en est venue à une orientation beaucoup plus
conservatrice de ce milieu naturel exceptionnel. Ainsi, cette pointe n9est plus intégrée au
périmètre urbain mais deviendra un parc municipal intégrant diverses fonctions
récréatives.
Toutefois, comme la ville aura besoin de terrains résidentiels avant 10 ans, elle a planifié
un nouveau secteur résidentiel et ce, par le biais d9une analyse exhaustive de sa
situation.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-52
Nouveaux logements
0
1
2
3
4
5
6
7
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
Par ailleurs, au cours des sept dernières
années, les constructions résidentielles
ont
été
réalisées
à
l'intérieur
du
périmètre urbain dans une proportion de
44,7 % et à l'extérieur de celui-ci dans
une proportion de 55,3 %, allant même
jusqu'à 100 % en 1995. La construction
de résidences de villégiature habitables
à l'année en bordure du Lac-à-la-Croix
explique
cette
tendance
qui
est
d'ailleurs un phénomène observable sur
l'ensemble du territoire de la MRC.
En ce qui concerne le type de construction résidentielle, le recensement de 1996 de
Statistique Canada indique que le parc résidentiel est composé pour 71,9 % de
résidences unifamiliales, pour 4,2 % de résidences jumelées, pour 15,5 % de duplex, pour
2,8 % de maisons en rangée, pour 2,8 % d9immeubles résidentiels de moins de 5 étages et
enfin pour 2,8 % de maisons mobiles.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre de
Logements
Pourcentage
Unifamiliale
255
71,9
Jumelée
15
4,2
Duplex
55
15,5
Maison en rangée
10
2,8
Immeuble de - de 5 étages
10
2,8
Maison mobile
10
2,8
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
PROBLÉMATIQUE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE:
Au niveau commercial, les zones actuelles sont toutes occupées mis à part la zone
industrielle et commerciale inscrite à la planification municipale mais située en partie en
zone agricole. Les terrains sont de propriété privée (1 propriétaire) et représentent 3,6
hectares. Ils ne sont pas subdivisés mais l9aqueduc et l9égout sont présents. Ils pourraient
accueillir tout au plus quelques industries légères et les nouveaux commerces. Pour les
industries de plus grande envergure, la municipalité fait partie de la régie intermunicipale
du parc industriel du secteur sud, et elle entend orienter les industriels vers ce secteur. La
municipalité étant partie prenante à l9aménagement du parc industriel du secteur sud,
et le fait qu9il y ait plusieurs terrains industriels du côté du périmètre urbain de
Métabetchouan a fait en sorte que la ville considère les espaces existants suffisants pour
le secteur Lac-à-la-Croix.
Schéma d9aménagement révisé
6-53
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN:
Pour le secteur résidentiel, la municipalité désire que certaines parties du périmètre
urbain inscrit au règlement de zonage et au premier schéma d9aménagement soient
exclues du périmètre urbain et que d9autres secteurs soient inclus au périmètre urbain
pour permettre le développement de la municipalité à moyen terme.
En raison des difficultés liées à l9aménagement des terrains situés sur les lots 19B et 20A
(coût des infrastructures, potentiel agricole élevé, continuité avec des secteurs agricoles
dynamiques et sans contrainte), ces terrains, identifiés comme étant à vocation
résidentielle à l9ancien plan de zonage de la municipalité, ne font plus partie du nouveau
périmètre urbain, depuis l9entrée en vigueur du plan d9urbanisme en août 2000. Les coûts
excessifs pour mettre en services ceux-ci ont fait en sorte que la ville s9est orientée
différemment dans sa planification.
Enfin, pour permettre le développement résidentiel à moyen terme, la municipalité a
refait un exercice exhaustif lors de la refonte de ces règlements d9urbanisme et elle en
vient à la conclusion que le secteur le moins pénalisant pour le développement agricole
de la municipalité est situé du côté ouest du périmètre urbain (bloc 1). Ce
développement de 4.791 hectares est contigu aux développements existants et il se situe
dans un secteur où la qualité des sols est moins favorable à l9agriculture (sols sablonneux,
pentes importantes à proximité). Cet agrandissement permettra, du même coup, de
régulariser la situation des résidences existantes à l9ouest de la rue Laprise puisque
plusieurs terrains se retrouvent en partie en zone agricole.
La municipalité entend compléter les terrains résidentiels actuellement disponibles avant
d9ouvrir ce nouveau secteur. Ce phasage permettra à la municipalité de rentabiliser les
infrastructures municipales existantes tout en permettant aux agriculteurs du secteur de
pouvoir continuer leurs activités agricoles jusqu9à ce que ce nouveau développement
soit réalisé.
De plus, afin de régulariser la situation des résidences en place près des rues Saint-Isidore
et Saint-Jérome (bloc 2), un agrandissement est nécessaire. Les terrains de ces résidences
se retrouvent ici, en partie en zone agricole et en partie en zone blanche, ce qui causent
évidemment plusieurs problèmes aux propriétaires. En fait, cet agrandissement vient
border les terrains existants et occupés. Il s9agit ici de régulariser une situation qui perdure
depuis plusieurs années.
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 4.791 ha
Bloc 2 : 1.185 ha
SUPERFICIE TOTALE : 5.976 hectares
Située en zone verte : 5.976 ha
Située en zone blanche : 0 ha
Venant d9ajustement* : 1.859 ha (petite partie du
bloc 1 (0.674 ha) et totalité du bloc 2)
Venant d9agrandissement : 4.117 ha
"
Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-54
Schéma d9aménagement révisé
6-55
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Schéma d9aménagement révisé
6-57
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Nouveaux logements
0
1
2
3
4
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
LAMARCHE
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE:
La population de la municipalité de
Lamarche s'est maintenue entre 540
et 590 habitants au cours des 20
dernières années. De 587 habitants
qu'elle était en 1971, la population
est passée à 591 en 1981, à 545 en
1991 et s9est maintenue à ce niveau
en
1996.
Pour
les
prochaines
années,
la
population
devrait
connaître une baisse, conséquence
des forts taux migratoires chez les
jeunes
et
d'un
faible
taux
de
natalité. Les ménages, qui étaient
de 175 en 1996 devrait passer à 172
en 2001 et à 179 en 2006.
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
587
-
-
-
1976
555
-5,45
-
-
1981
591
6,48
150
-
1986
564
-4,56
160
6,66
1991
545
-3,36
170
6,25
1996
545
0
175
2,94
2001
520
-4,58
172
-1,71
2006
495
-4,80
179
4,06
Comme le nombre de ménages
ne
devrait
pas
connaître
d'augmentation
significative
dans les prochaines années et
que le périmètre urbain actuel
possède un nombre important
d'espaces aménageables (plus
d'une centaine) il n'y aura pas
pénurie
d'espaces
disponibles
pour la prochaine décennie.
Étant donné la faible demande,
la municipalité n9a pas établi de
phasage
de
son
développement.
Il
faut
aussi
noter qu'au cours des dernières
années,
la
construction
résidentielle s'est faite en bonne
partie à l'extérieur du périmètre
urbain, soit dans les zones de
villégiature
(secteurs
du
lac
Miquet et en bordure du lac
Tchitogama).
En
terme
de
pourcentage,
47
%
des
résidences ont été construites
hors périmètre urbain entre 1988
et 1999, allant même jusqu9à
100% en 1994, 1995 et 1996.
En ce qui concerne le type de construction résidentielle, le recensement de 1996 de
Statistique Canada indique que le parc résidentiel est composé pour 77,14 % de
résidences unifamiliales, pour 14,29 % de résidences jumelées et pour 8,57 % de duplex.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-58
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre
Pourcentage
Unifamiliale
135
77,14 %
Jumelée
25
14,29 %
Duplex
15
8,57 %
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
PROBLÉMATIQUE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE:
Au niveau commercial, la municipalité de Lamarche a réalisé dans le passé plusieurs
amendements à son règlement de zonage, faisant en sorte que la municipalité autorise
maintenant la très grande majorité des usages commerciaux à l'intérieur du périmètre
urbain, à même les secteurs résidentiels. Pour l'ouverture de nouveaux commerces, les
éventuels promoteurs devront, dans la plupart des cas, utiliser des bâtiments existants, car
les terrains vacants sont peu nombreux. Toutefois, la demande est elle aussi peu
importante.
Les zones industrielles ont, pour leur part, fait récemment l'objet d'amendements et
devraient mieux répondre aux besoins des entrepreneurs de la municipalité pour les
prochaines années. Le seul projet d'expansion de la scierie Lionel Lessard qui devait
permettre de lui assurer un nouveau dynamisme, ne pourra être réalisé à même le
périmètre urbain sur un terrain contigu à ceux actuels, puisque des contraintes
environnementales y sont importantes. Les propriétaires de la scierie sont en pourparlers
avec la MRC afin de pouvoir s9installer sur les terres publiques intramunicipales. Ainsi,
aucune modification n9est prévue pour le périmètre urbain de Lamarche.
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN
Aucun
agrandissement
du
périmètre
urbain
n9est
envisagé
par
le
comité
d'aménagement pour la municipalité de Lamarche. Étant donné que les espaces
vacants compris à l'intérieur des limites de l'actuel périmètre urbain sont suffisants à un
développement harmonieux des espaces résidentiels, commerciaux et industriels, aucun
agrandissement n'est envisagé.
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
aucune
aucune
* Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Périmètre urbain de Lamarche
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Savane
Savane
Savane
Savane
Savane
Savane
Savane
Savane
Savane
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Godin
Godin
Godin
Godin
Godin
Godin
Godin
Godin
Godin
Lac des
Lac des
Lac des
Lac des
Lac des
Lac des
Lac des
Lac des
Lac des
Habitants
Habitants
Habitants
Habitants
Habitants
Habitants
Habitants
Habitants
Habitants
RANG
DU
QUAI
10E
RANG
LAC-DES-HABITANTS
CARON
CHEMIN
DU
RANG
MONTAGNE
CHEMINDE
LA
DES ÎLES
RUE
PRINCIPALE
RUE
LAMARCHE
Morneau
Morneau
Morneau
Morneau
Morneau
Morneau
Morneau
Morneau
Morneau
Baie
Baie
Baie
Baie
Baie
Baie
Baie
Baie
Baie
Rang C
20
10
10
CADASTRE DU CANTON DE ROULEAU
Rang 10
Rang Est du Lac des Habitants
4
2A
3
17B
18B
12
12B
13
11
12A
9
4
1
2
3
3
2
1
8B
Rang D
16
14
13A
15A
15B
5
6A
6B
7
8A
13B
11
9A
5B
5C
6C
1J
1D
1C
2C
9B
7B
7C
5A
6A
7A
8
Rang Ouest du Lac des Habitants
3
1
2B
4
1A2
2A
1A1
16
15
14
1L
2K
1B
19
18
17
1B
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:25 000
septembre 2000
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Schéma d9aménagement révisé
6-61
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Nouvelles résidences
0
2
4
6
8
10
12
1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
L9ASCENSION
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE:
La population de la municipalité de
L'Ascension a connu une croissance
importante de 1971 à 1986 pour
ensuite diminuer de 0,81 % entre 1986
et 1991. Toutefois, entre 1991 et 1996
la population a connue une nouvelle
période de croissance passant de
1 830 à 1 860 habitants. Entre 1971 et
1996, l9augmentation totale a été de
26,2 %. Pour les années à venir on
prévoit une légère diminution de
population, celle-ci passant de 1 860
habitants en 1996 à 1 776 en 2006,
conséquence des taux migratoires
élevés chez les jeunes et du faible
taux de natalité observé dans la municipalité.
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
1 474
-
-
-
1976
1 505
2,1 %
335
-
1981
1 701
13,02 %
430
28,4 %
1986
1 845
8,46 %
495
15 %
1991
1 830
0,8 %
530
7 %
1996
1 860
1,61 %
590
11,3 %
2001
1 824
-1,94 %
618
4,75 %
2006
1 776
-2,63 %
641
3,73 %
Si la population risque de diminuer légèrement, il en va autrement des ménages dont le
nombre devrait continuer à augmenter. Le nombre de ménages, qui était de 590 en 1996,
devrait passer à 618 en 2001 et à 641 en 2006. Il s9agit d9une augmentation moyenne de
8,8 logements par année. Le nombre de permis émis pour du développement résidentiel
confirme cette tendance.
Selon les estimations réalisées par la MRC et validées auprès de l'inspecteur municipal,
l'espace résidentiel aménageable est suffisant pour répondre à la demande bien au delà
de 2006. Plus de 200 terrains pourraient recevoir une résidence. Il faut noter que les terrains
sont de propriété privée (4 propriétaires) à l'exception de ceux de la zone résidentielle Rx3
(à l'est de la route de l'église) qui eux, appartiennent à la municipalité. Pour les deux
prochaines années, la municipalité développera les terrains situés dans les zones Rb16 et
Rd4 situées sur le lot 24 du rang 7. Sur un horizon de cinq ans, le secteur Rb16 sera
complété et la municipalité développera la zone Rx3 sur les lots 23 et 24 du rang 7. Dans
les dix prochaines années, la municipalité développera les terrains des zones Rd3 (lot 26
rang 7) et Rb27 (lot 26, rang 6). La municipalité assure ainsi un phasage de son
développement résidentiel. Cette pratique est acquise depuis déjà plusieurs années dans
la municipalité.
Par ailleurs, au cours des douze
dernières années, les constructions
résidentielles ont été réalisées à
l'intérieur du périmètre urbain dans
une proportion de 63,3 % et à
l'extérieur
de
celui-ci
dans
une
proportion de 36,7 %. La majorité des
constructions réalisées à l'extérieur
du périmètre urbain l'on été dans les
secteurs de villégiature. Le secteur
des Petits Lacs Bleus a été le plus
favorisé par cette tendance.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-62
En ce qui concerne le type de construction résidentielle, le recensement de 1996 de
Statistique Canada indique que le parc résidentiel est composé pour 72,9 % de
résidences unifamiliales, pour 6,8% de résidences jumelées, pour 1,7 % de maisons en
rangée, pour 11 % de duplex, pour 4,2 % d9immeubles résidentiels de moins de 5 étages
et enfin pour 4,2 % de maisons mobiles.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre
Pourcentage
Unifamiliale
430
72,9 %
Jumelée
40
6,8 %
Maison en rangée
10
1,7 %
Duplex
65
11 %
Immeuble de - de 5 étages
25
4,2 %
Maison mobile
25
4,2 %
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
PROBLÉMATIQUE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE:
Au niveau commercial, la municipalité a amendé son règlement de zonage afin de
créer une nouvelle zone au nord du périmètre urbain. Cette nouvelle zone commerciale
devrait être suffisante pour combler les besoins en espaces commerciaux pour la
prochaine décennie. Le développement commercial sera concentré le long de la rue
principale en allant vers le nord. La municipalité possède d9ailleurs une bande de terrain
du côté ouest de la rue où elle entend développer environ 25 espaces commerciaux. Le
côté est pourra accueillir un nombre comparable de commerces. Les terrains du côté est
sont toutefois de propriété privée mais aucun obstacle n9empêche leur développement.
Au niveau industriel, la municipalité dispose de plusieurs terrains vacants, puisqu9elle
possède 30% du lot 25 à la limite nord-ouest du périmètre urbain, afin d'assurer une
disponibilité d'espaces industriels pour d'éventuels promoteurs. Ces terrains de propriété
municipale sont desservis par l9aqueduc et des installations septiques. En tout, 20 terrains
permettront l9accueil de petites et moyennes industries. Sur ce nombre, trois sont déjà
viabilisés. Cette initiative est révélatrice du dynamisme de la population locale. Cette
zone industrielle est toutefois en majeure partie sous couvert forestier, mais elle est située
en zone blanche puisque la municipalité de l'Ascension est une des seules de la MRC qui
a une importante portion de son périmètre urbain actuellement non utilisé et exclu de la
zone agricole permanente. La municipalité développe ce secteur selon un phasage
correspondant à l9implantation des infrastructures municipales.
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN:
Tant au niveau des besoins estimés en zones résidentielles, commerciales et industrielles,
qu'en terme de superficie disponible à ces fins, la MRC considère que le périmètre urbain
inscrit au premier schéma d'aménagement convient au développement de l'espace
urbain pour la prochaine décennie. Toutefois, par souci de rentabiliser les équipements et
infrastructures déjà en place (aqueduc/égout), il y aurait lieu d'ajuster les limites sud (bloc
1) et sud-est (bloc 2) du périmètre urbain afin d'inclure à celui-ci certaines constructions
Schéma d9aménagement révisé
6-63
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
érigées en zone agricole permanente bénéficiant de droits acquis. Il s9agit ici
d9ajustements mineurs. Pour le reste, la municipalité assure un phasage des
développements résidentiels, commerciaux et industriels.
La municipalité et la MRC se sont entendues à l9effet que la reconnaissance de ces
secteurs entièrement construits vient fermer toute nouvelle possibilité d9extension en zone
agricole.
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 1,5 ha
Bloc 2 : 1,77 ha
SUPERFICIE TOTALE : 3,27 hectares
Située en zone verte : 3,27 ha
Située en zone blanche : 0 ha
Venant d9ajustement* : 0 ha
Venant d9agrandissement : 3,27 ha
* Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Périmètre urbain de l'Ascension
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Le
Petit
Mistouk
Cou
Cours d'eau Gagnon
X
X
(SEPTIÈME RANG EST)
GLISE
L'ASCENSION
CADASTRE DU CANTON DE DE L'ÎLE
23
30
24
19
30
20
Rang 6
30
20
Rang 7
32
28
31
29
27
17
16
21
18
22
26-1
Rang 6
CADASTRE DU CANTON DE GARNIER
25-2
25-1
27
26
25
21-1
22-1
23-1
24-1
28
19
29
31
32
18
17
5
16
28
25
26
27
29
33
31
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Richard
Richard
Richard
Richard
Richard
Richard
Richard
Richard
Richard
Bloc 1
Bloc 2
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:25 000
septembre 2000
Agrandissement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Limite de la zone agricole
Schéma d9aménagement révisé
6-67
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
MÉTABETCHOUAN-LAC-À-LA-CROIX (SECTEUR MÉTABETCHOUAN)
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE:
Par le passé, la municipalité de
Métabetchouan
a
connu
des
augmentations
constantes
de
population. En 1996 la population
était de 3 485 âmes. Si la situation
enregistrée entre 1991 et 1996 se
poursuit,
la
population
devrait
dépasser les 3 500 habitants dans les
prochaines années. Il s'agit donc
d'une situation enviable, car plusieurs
municipalités de la MRC connaîtront
des baisses de population dans la
prochaine
décennie.
Quant
aux
ménages,
la
municipalité
devrait
connaître
une
augmentation
de
ceux-ci entre 1996 et 2006. Les
ménages qui étaient de 1 160 en 1996
devraient passer à 1 287 en 2006.
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
3 002
-
-
-
1976
2 985
-0.57
685
-
1981
3 406
14.1
900
31.39
1986
3 285
-3.55
955
6.11
1991
3 365
2.44
1 080
13.09
1996
3 485
3.59
1 160
7.41
2001
3 530
1.3
1 221
5.26
2006
3 544
0.4
1 287
5.41
Malgré la fusion des municipalités de Métabetchouan et de Lac-à-la-Croix, la MRC a
traité distinctement leur périmètre urbain et leur problématique dans la production du
SAR puisque celle-ci est trop récente pour permettre d9associer leur planification urbaine
et de voir les tendances au niveau résidentiel.
D'après les estimations réalisées par la MRC et validées auprès des fonctionnaires
municipaux, le nombre de terrains aménageables à l'intérieur du périmètre urbain est
d'environ 150. Sur ce nombre, 35 terrains possèdent déjà l'aqueduc et l'égout et sont
donc prêt à recevoir une habitation. La municipalité est d'ailleurs propriétaire d'une
partie des 35 terrains déjà viabilisés sur les rues des Pivoines et des Pensées. Une dizaine
d9autres terrains sont aussi disponibles à l9intérieur des zones résidentielles déjà construites.
Il faut aussi noter que 36 nouveaux logements pour personnes âgées ont été aménagés
dans ce secteur en 1995 afin de combler la demande locale. Ainsi, l'espace
aménageable à des fins résidentielles devrait suffire pour les dix prochaines années. La
ville de Métabetchouan effectuait, déjà avant la fusion, le phasage de son
développement résidentiel en fonction du coût des infrastructures municipales et de la
rentabilisation de celles-ci dans les meilleurs délais. Le développement résidentiel s9est
donc fait de façon séquentielle depuis plus de 20 ans. Les orientations du nouveau plan
et des nouveaux règlements d9urbanisme en vigueur depuis août 2000, traduisent
d9ailleurs cette vision.
Par ailleurs, au cours des douze dernières années, les constructions résidentielles ont été
réalisées à l'intérieur du périmètre urbain dans une proportion de 75,5 % et à l'extérieur de
celui-ci dans une proportion de 24,5%.
Toutefois, les secteurs de villégiature, situés principalement sur le bord du lac Saint-Jean,
de même qu'en bordure du Grand Marais, n'échappent pas au phénomène de
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-68
Nouveaux logements
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
transformation des résidences saisonnières en résidences permanentes. Toutefois, ceux-ci
ne permettront plus d9importants développements puisqu9ils sont tous quasi complets.
En ce qui concerne le type
de construction résidentielle,
le recensement de 1996 de
Statistique Canada indique
que le parc résidentiel est
composé pour 60,7 % de
résidences unifamiliales, pour
7,3 % de résidences jumelées,
pour 2,1 % de maisons en
rangée,
pour
9,8
%
de
duplex,
pour
18
%
d9immeubles résidentiels de
moins de 5 étages et enfin
pour
2,1
%
de
maisons
mobiles. La diversification du parc résidentiel ressemble à celle des municipalités de
même importance et traduit le rôle central qu9occupe la ville de Métabetchouan dans
le secteur sud de la MRC.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre de
logements
Pourcentage
Unifamiliale
710
60,7
Jumelée
85
7,3
Maison en rangée
25
2,1
Duplex
115
9,8
Immeuble de - de 5 étages
210
18
Maison mobile
25
2,1
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
PROBLÉMATIQUE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE :
Au niveau commercial, la municipalité est au prise avec le même phénomène que
plusieurs autres municipalités, soit un manque relatif de terrains commerciaux. Bien que
les usages commerciaux soient autorisés à l'intérieur de plusieurs zones, il ne reste que 2
ou 3 terrains vacants à l'intérieur du périmètre urbain pour la construction de nouveaux
bâtiments commerciaux.
Pour ce qui est des zones industrielles, leur occupation est variable. La zone industrielle à
l'entrée nord-est de la ville est de propriété privée et est occupée en majeure partie. La
superficie résiduelle dans ce secteur est de 12,9 hectares et 3 propriétaires se partagent
les terrains. Comme cette partie du parc industriel n9est pas subdivisée, les entreprises
pourraient facilement se raccorder aux services d9aqueduc et égout.
La réglementation municipale a été amender récemment afin de créer une seconde
zone industrielle consacrée à la petite industrie à l'entrée sud de la municipalité (à
proximité des bassins d'épuration). Au total, 8 des 30 terrains industriels d9environ 40 X 45
mètres sont encore disponibles dans cette zone et devraient permettre de combler la
Schéma d9aménagement révisé
6-69
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
demande pour les dix prochaines années. La municipalité développe ce secteur selon un
phasage qui tient compte des infrastructures municipales réalisées. Le règlement de
zonage prévoit des usages industriels et commerciaux pour ce secteur.
Enfin, il s9avère important de mentionner que la ville est partie prenante du parc industriel
du secteur sud avec les municipalités d9Hébertville, d9Hébertville-Station, de Saint-Bruno
et de Saint-Gédéon. Ce parc est réservé aux moyennes et aux grandes industries. Elles
ont débuté l9aménagement physique de ce parc qui peut accueillir des entreprises
depuis 1999.
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN:
Étant donné la situation démographique favorable, une augmentation constante des
ménages est à prévoir. Les espaces disponibles à la construction résidentielle,
commerciale et industrielle ne nécessiteront pas de réajustements majeurs au périmètre
urbain identifié au premier schéma d'aménagement. Toutefois, deux ajustements mineurs
devront être réalisés afin de modifier le périmètre urbain.
Il s9agit d9abord d9inclure une bande de 60 mètres de profond au sud du lot 45 (bloc 1)
de façon à ce que la limite du périmètre urbain soit la même des deux côtés de la rue,
permettant ainsi de régulariser la situation des propriétaires installés sur ce lot. La MRC et
la municipalité se sont entendues à l9effet qu9il ne pouvait y avoir de nouveau étirement
le long du rang 2. La reconnaissance de ce secteur entièrement construit ayant reçu des
autorisations de la CPTAQ vient fermer toute possibilité d9extension en zone agricole le
long de ce rang.
Le second ajustement concerne la limite est du périmètre urbain. Cette modification vise
à fermer ce secteur aux installations et constructions existantes et exclut de ce fait toute
possibilité d9extension de ce secteur.
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 1,91 ha
Bloc 2 : 0.96 ha
SUPERFICIE TOTALE : 2.87 hectares
Située en zone verte : 2.87 ha
Située en zone blanche : 0 ha
Venant d9ajustement* : 0 ha
Venant d9agrandissement : 2.87 ha
* Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Périmètre urbain de Ville de Métabetchouan - Lac-à-la-Croix
Secteur Métabetchouan
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
lac Vert
lac Vert
lac Vert
lac Vert
lac Vert
lac Vert
lac Vert
lac Vert
lac Vert
Cours d'eau
Villeneuve
Cours
d'eau
Boudreault
la
Savane
de
Saint-Jérôme
Savane
Fossé
de
la
Cours d'eau
Duchesne
RANG
CARON
RUE SAINT-ANDRÉ
ROUTE 170
MÉTABETCHOUAN
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Rivière
Couchepaganiche
Couchepaganiche
Couchepaganiche
Couchepaganiche
Couchepaganiche
Couchepaganiche
Couchepaganiche
Couchepaganiche
Couchepaganiche
Pont de la
Rivière-Couchepaganiche
Serres
36
79
78
77
37A
37G
38D
38F
37E
38E
38C
38B
37D
40
83
82B
37A
39A
38
37B
39B
99
91A
95
97
98
84
85
41A
86
93
96
92
43
42
41B
44A
91B
94
46B
46A
45A
44B
45B
45
C
22
46B
2A
D
B
2H
2G
3A
46A
2E
3C
3B
2F
1E
1G
1F
1D
1C
3D
Rang 2
6A
5
4B
4A
1B
8A
7
6B
102
81B
81A
80B
80A
82A
100
101
Rang 1
Bloc 1
Bloc 2
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:27 000
septembre 2000
Agrandissement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Limite de la zone agricole
Périmètre urbain de Ville de Métabetchouan - Lac-à-la-Croix
Secteur Lac-à-la-Croix
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
Agrandissement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
la-Croix
la-Croix
la-Croix
la-Croix
la-Croix
la-Croix
la-Croix
la-Croix
la-Croix
Lac-à-
la-Croix
Lac Richard
Lac Richard
Lac Richard
Lac Richard
Lac Richard
Lac Richard
Lac Richard
Lac Richard
Lac Richard
Lac de la
Tête de Mort
Lac Vouzier
Lac Vouzier
Lac Vouzier
Lac Vouzier
Lac Vouzier
Lac Vouzier
Lac Vouzier
Lac Vouzier
Lac Vouzier
u
Vouzier
Le
Fond
de
Terre
Noire
d'eau
Frenière
Ruisseau
Rouge
Cours
Boudreault
RANG CARON
ROUTE DE SAINT-ISIDORE
ROUTE PELLETIER
RANG
ROUTE DU RANG-CARON
ANG
DEUXIÈME
LAC-À-LA-CROIX
50
10B
40
20B
20C
20A
22B
Rang 2
20B
20A
Rang 1
21A
45
44
43
42
41
48B
46
49B
38
43
42
41
39
13
14
12
11
15A
14C
44
48A
47
46
45
15B
16
16B
15D
15C
49A
16C
18A
17
18B
17B
18C
19B
19A
18B
19B
21B
21A
21D
21E
21C
58B
57
56
54
55B
58A
55C
23
22A
22B
23F
21B
23B
25B
24D
24B
25D
23D
23E
26B
26A
24A
25B
24B
25A
26B
A
27
53
52
51
55A
64
63
62
61
59
1
13B
14B
15B
18A
17A
16D
1
21A
19D
19C
19A
23G
24C
22A
24A
23C
23A
25C
25A
40
60
Rang Sud
Bloc 2
Bloc 1
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:25 000
septembre 2000
Limite de la zone agricole
Ajustement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Schéma d9aménagement révisé
6-73
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
SAINT-BRUNO
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE:
Bien que les données du
recensement de 1996 soient
disponibles,
Statistique
Canada a admis que des
irrégularités se sont glissées
lors de celui-ci. Le nombre
de nouvelles constructions,
établi avec les rapports sur
les permis, permet d9affirmer
que le nombre de ménages
a augmenté, et ce, bien que
Statistique
Canada
fasse
état
d9un
nombre
de
ménages inférieur à celui de
1991. De plus, le taux de
vacance
d9appartement
résidentiel
dans
la
municipalité de Saint-Bruno
est très faible et n9a pas
augmenté depuis 1991. Pour ces raisons, les
projections démographiques ont été établies en
prenant les années de référence 1986 et 1991.
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
2 246
-
-
-
1976
2 265
0,85
505
-
1981
2 580
13,91
705
39,60
1986
2 590
0,39
770
9,22
1991
2 635
1,74
845
9,74
1996
2 634
-0,04
951
11,15
2001
2 572
-2,35
980
2,96
2006
2 484
-4,59
1 015
3,56
La municipalité de Saint-Bruno est une des municipalités de la MRC où les pertes de
population ont été les plus faibles au cours des dernières années. Selon nos projections, la
municipalité aurait atteint un niveau maximum de ces effectifs en 1991 avec 2 635
habitants. Elle devait se maintenir jusqu9en 1996 à ce niveau pour ensuite accusé une
légère diminution. Conséquemment, le nombre de ménages devraient continuer à
augmenter, passant de 845 en 1991 à 980 en 2001 soit près de 140 nouveaux ménages
sur une période de dix ans.
Selon les estimations réalisées par
la MRC et validées auprès des
fonctionnaires
municipaux,
l'espace
résidentiel
aménageable est suffisant pour
répondre à la demande de la
prochaine décennie. Au total,
145
terrains
pourraient
être
aménagés dont 20 sont déjà
viabilisés. Il faut aussi noter que
l'ensemble de ces terrains sont
de
propriété
privée
(3
propriétaires),
la
municipalité
n9en possédant aucun.
Par ailleurs, au cours des douze dernières années, les constructions résidentielles ont été
réalisées à l'intérieur du périmètre urbain dans une proportion de 61,2 % et à l'extérieur de
Nouvelles résidences
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-74
celui-ci dans une proportion de 38,8 %. Le développement périurbain s'est effectué en
majeure partie le long du rang Saint-Alphonse et du rang 6, tous deux situés aux limites de
la ville d'Alma. D'ailleurs, les décisions favorables rendues par la CPTAQ pour la même
période témoignent de ce phénomène. Les amendements à la Loi sur la protection du
territoire agricole devraient renverser cette tendance. Il est donc fort probable qu9il y ait
plus de constructions résidentielles à l9intérieur du périmètre urbain dans les prochaines
années.
En ce qui concerne le type de construction résidentielle, le recensement de 1996 de
Statistique Canada indique que le parc résidentiel est composé pour 61,21 % de
résidences unifamiliales, pour 3,64 % de résidences jumelées, pour 16,36 % de duplex,
pour 15,75 % d9immeubles résidentiels de moins de 5 étages et enfin pour 3,03 % de
maisons mobiles.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre
Pourcentage
Unifamiliale
505
61.21 %
Jumelée
30
3.64 %
Duplex
135
16.36 %
Immeuble de - de 5 étages
130
15.75 %
Maison mobile
25
3.03 %
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
SECTEURS COMMERCIAL ET INDUSTRIEL:
Au niveau commercial, les propriétaires des terrains qui pourraient être développés ne
veulent pas vendre ; ce qui peut causer problème pour l'ouverture de nouveaux
commerces.
Au niveau industriel, la municipalité dispose d9une zone industrielle au sud du périmètre
urbain sur le lot 9A du rang 5. Cette zone, de propriété municipale, est d9une superficie
de 183 000 m2. Environ 30 terrains pourraient y être aménagés. La construction de
l9autoroute 70 entre Saint-Bruno et LaBaie devrait favoriser le développement de cette
zone industrielle. Par conséquent, la municipalité pourra éventuellement agrandir cette
zone en suivant la procédure prévue au schéma d9aménagement.
La municipalité dispose aussi d9un espace de 28 000 m2 à proximité du garage municipal.
Il s9agit de terrains privés. Ces terrains sont toutefois accidentés et difficiles d9accès. Un
troisième secteur d9environ 25 000 m2 pourrait recevoir quelques entreprises. Ce secteur
est situé aux abords des bassins d9épuration des eaux de la municipalité. Il s9agit de
terrains privés.
La municipalité, de concert avec son comité de développement local, a signifié son
intérêt à développer le parc industriel du secteur sud (entre Hébertville et Hébertville-
Station) afin de combler la demande pour la moyenne industrie dans un optique de
partenariat et d'investissement avec les municipalités d'Hébertville, d'Hébertville-Station,
de Saint-Gédéon et de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-76
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN:
Au niveau résidentiel, la municipalité ne pourra aménager certaines zones car la
topographie passablement accidenté du terrain engendrerait des coûts très élevés pour
le passage des infrastructures d'aqueduc et d'égout. Toutefois, les espaces restants sont
relativement plats dans le périmètre urbain et permettront de combler les besoins
résidentiels pour les dix prochaines années.
Au total, deux modifications s'imposent quant à la délimitation du périmètre urbain, et
ce, par souci de rentabiliser les équipements et les infrastructures déjà existants
(aqueduc/égout). Il s'agit, premièrement, du secteur existant de maisons mobiles situé à
l'ouest du rang Saint-Alphonse où l'on propose d'englober une partie des lots 13B et 14
des rangs 4 et 5 (bloc 1). Ce secteur est situé en zone agricole permanente. Toutefois, le
propriétaire des terrains détenait un droit acquis quant à l9occupation de ce territoire
puisque les terrains étaient adjacents à une chemin public desservi par l9aqueduc et
l9égout avant l9entrée en vigueur de la Loi sur la protection du territoire agricole. Ce bloc
comprend le parc de maisons mobiles de la municipalité. La MRC et la municipalité se
sont entendu à l9effet que ce secteur sous droits acquis reconnu conforme au schéma
d9aménagement en 1987, vient fermer toute possibilité d9extension en zone agricole le
long du rang Saint-Alphonse.
Une bande de terrain est également demandée au nord de la limite du périmètre urbain
sur le lot 13 du rang 5 (bloc 2). Cet agrandissement permettrait de rentabiliser le
développement d9une rue résidentielle qui autrement ne pourrait être aménagée que
d9un seul côté.
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 4,96 ha
Bloc 2 : 0,57 ha
SUPERFICIE TOTALE : 5,53 hectares
Située en zone verte : 5,53 ha
Située en zone blanche : 0 ha
Venant d9ajustement* : 5,53 ha
Venant d9agrandissement : 0 ha
* Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Périmètre urbain de Saint-Bruno
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
de
l'Abattoir
Ruisseau
des
Ruisseau
glises
SIXIÈME RANG
ROUTE
SAINT-ALPH
ROUTE 169
SIXIÈME RANG
ROUTE SAINT-ALPHONSE
SAINT-BRUNO
11
12
15A
16A
17A
17D
16B
7
8
9
5B
6
14
11A
12
13
18A
19A
19B
4A
4B
5
6
9A
8A
7A
7B
8B 8C
18B
19A
17
18A
18B
17C
17B
11G
11F
11B
15B
11E
11C
11C
11F
11D
15B
14
15A
16
11D
11E
11B
11A
Rang 6
10
20A
10B
10A
Rang 4
12A
12B
13A
13B
Rang 5
Rang 5
8
9B
10A
10B
9
10D
10C
10E
11G
10G
10B
7
3
2
4
5
6
Rang 4
13
Bloc 1
Bloc 1
Bloc 2
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:25 000
septembre 2000
Ajustement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Limite de la zone agricole
Schéma d9aménagement révisé
6-79
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
SAINT-GÉDÉON
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE:
La population de Saint-Gédéon
a connu une augmentation
quasi constante depuis les vingt
dernières années. Elle fait partie
des municipalités satellites de la
ville d'Alma au même titre que
Delisle et St-Bruno. Ainsi, de
1 672 habitants qu'elle était en
1971 la population est passée à
1 890 habitants en 1996. Au
cours des prochaines années la
population devrait connaître de
légères augmentations. Ici, les
taux migratoires négatifs chez
les jeunes sont moins élevés
qu9ailleurs, alors que pour les
groupes d9âge supérieurs ils sont
positifs (apport de population).
Ainsi,
la
population
devrait
passer
à
1 908 habitants en 2001 et à 1 933 habitants en
2006 ; soit une augmentation de 2,3 %. Les
ménages devraient eux aussi continuer à
augmenter passant de 640 en 1996 à 708 en
2006, conséquence du fractionnement de ceux-
ci.
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
1 672
-
-
-
1976
1 655
-1
380
-
1981
1 690
2,1
470
23,7
1986
1 785
5,6
525
11,7
1991
1 805
1,1
595
13,3
1996
1 890
4,7
640
7,5
2001
1 908
1
667
4,3
2006
1 933
1,3
708
6,1
Comme un ménage occupe nécessairement un logement et qu'il y aura augmentation
de ceux-ci dans les prochaines années, il est essentiel de les analyser en lien avec le
nombre de terrains disponibles à l'intérieur du périmètre urbain. Il faut préciser que, dans
le cas du périmètre urbain de Saint-Gédéon comme pour certaines autres municipalités,
le
périmètre
urbain
accepté
comme
étant
conforme
au
premier
schéma
d'aménagement (lors de l'entrée en vigueur du plan et des règlements d'urbanisme) est
en partie situé en zone agricole. Il n9y a donc pas eu de concordance avec la zone
agricole permanente comme la loi l9exige. Considérant les délais additionnels
occasionnés par le retard de l9adoption du SAR, la municipalité est allée devant la
CPTAQ afin de revoir l9ensemble de sa zone agricole. La demande de la municipalité a
donc été analysée dans son ensemble par la commission. Plusieurs secteurs ont reçu une
autorisation et, dans certains cas, une exclusion de la zone agricole.
À l'intérieur des zones résidentielles actuelles, il est possible d'aménager environ 150
terrains ; ce qui est suffisant pour combler les besoins des dix prochaines années. Ce
nombre inclut l9ensemble des terrains aménageables de la municipalité, y compris ceux
étant situés dans les zones n9ayant pas encore obtenues de concordance avec la zone
agricole. Par ailleurs, la municipalité est propriétaire de 34 terrains aménageables à
l9arrière de l9édifice municipal. Ces terrains sont cadastrés et les plans pour le
raccordement aux réseaux d9aqueduc et d9égout sont réalisés. La municipalité est en
attente d9une subvention pour l9amélioration de son réseau d9aqueduc et dès que celle-
ci sera versée, elle pourra entreprendre les travaux pour l9ouverture de ces terrains.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-80
Nouveaux logements
0
2
4
6
8
10
12
14
16
1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
Par ailleurs, au cours des douze
dernières
années,
les
constructions résidentielles ont
été réalisées à l'intérieur du
périmètre urbain inscrit au plan
d'urbanisme
dans
une
proportion
de
41,2%
et
à
l'extérieur de celui-ci dans une
proportion de 58,8%. Le secteur
du
rang
des
Îles
étant
le
principal
secteur
où
la
demande
est
concentrée.
L9accès au lac Saint-Jean étant
sans contredit un attrait majeur
pour
les
résidants
de
ces
secteurs.
En ce qui concerne le type de construction résidentielle, le recensement de 1996 de
Statistique Canada indique que le parc résidentiel est composé pour 76,6 % de résidences
unifamiliales, pour 4,7% de résidences jumelées, pour 2,3 % de maisons en rangée, pour 9,4
% de duplex et enfin pour 7 % d9immeubles résidentiels de moins de 5 étages.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre
Pourcentage
Unifamiliale
490
76,6
Jumelée
30
4,7
Maison en rangée
15
2,3
Duplex
60
9,4
Immeuble de - de 5 étages
45
7
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
SECTEUR COMMERCIAL ET INDUSTRIEL :
Le secteur commercial de Saint-Gédéon est concentré sur la rue Dequen jusqu'à son
intersection avec la route régionale. Depuis quelques années, la municipalité a amendé
son règlement de zonage pour étendre les usages commerciaux à la quasi totalité de
cette rue. Il y est dorénavant permis, en plus des usages résidentiels, certains usages
commerciaux.
Pour le secteur industriel, Saint-Gédéon avait identifié une zone d'industries locales à ses
règlements d'urbanisme mais celle-ci est située en partie à l'intérieur de la zone agricole
permanente. Ce secteur est identifié à la planification locale depuis maintenant 25 ans
mais n9a toujours pas pu être développé puisque malgré deux demandes à la CPTAQ, ce
secteur est toujours en zone agricole.
Schéma d9aménagement révisé
6-81
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
La municipalité a signifié son intérêt à développer le parc industriel du secteur sud (entre
Hébertville et Hébertville-Station) afin de combler la demande pour la moyenne industrie
dans un optique de partenariat et d'investissement avec les municipalités d'Hébertville,
d'Hébertville-Station, de Saint-Bruno et de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN:
Dans le cas de la municipalité de Saint-Gédéon, le périmètre urbain inscrit au premier
schéma d'aménagement était plus limité que celui qui est inscrit au plan et aux
règlements d'urbanisme de la municipalité et ayant reçu une conformité de la MRC. Dans
un premier temps, il apparaît évident, pour la MRC, d'inclure ces modifications au
périmètre urbain.
Le premier bloc à exclure de la zone agricole et à intégrer au périmètre urbain
correspond à la rue Dequen. La CPTAQ a déjà accordé des autorisations pour faire autre
chose que de l9agriculture, et des exclusions sur la partie située à l9ouest de la rue Dequen
ont été accordées. À l9opposé, le secteur à l9est de cette rue n9a toujours pas reçu
d9autorisation. Cette zone était déjà inscrite à la planification locale de 1989 et celle-ci a
été reconnue conforme au schéma d9aménagement de la MRC. Ce secteur est déjà
construit et les réseaux d9aqueduc et d9égout sont présents. Pour ces raisons, la MRC a
inclus ce secteur au périmètre urbain de la municipalité.
Le second bloc correspond à une bande de 60 mètres de profondeur sur les lots 7A et 7B
du rang Signay. Ce bloc devra être inclus au périmètre urbain car il est déjà construit en
grande partie et les réseaux d9aqueduc et d9égout sont présents. Cette zone était déjà
inscrite à la planification locale de 1989 et celle-ci a été reconnue conforme au schéma
d9aménagement de la MRC.
Le troisième bloc est situé au nord du périmètre urbain sur les lots 13A et 13B du rang 10. Il
s9agit d9un secteur déjà construit où l9aqueduc et l9égout sont présents. La CPTAQ a déjà
accordé une autorisation pour faire autre chose que de l9agriculture. Il y a donc lieu, ici
aussi, d9inclure cette superficie au périmètre urbain.
Le quatrième bloc qui devra être inclus au périmètre urbain est situé près de la Belle-
Rivière sur les lots 4a, 5b, 5c-1 et 5c. La CPTAQ dans un avis datant du 23 février 1999
autorise l9exclusion de ce secteur de la zone agricole. La superficie recommandée est
donc de 5,8 hectares. Ce secteur est occupé par un terrain de camping. Les réseaux
d9aqueduc et d9égout sont présents à proximité (rue Dequen). Il s9agit ici de confirmer
des usages déjà présents.
Le cinquième bloc à inclure au périmètre urbain correspond à un secteur situé en zone
blanche du côté sud de la route 169. La marina de Saint-Gédéon y est localisée. Les
réseaux d9aqueduc et d9égout sont présents. Cette superficie est incluse au plan et aux
règlements d9urbanisme de la municipalité depuis plusieurs années.
Finalement, le sixième bloc à inclure au périmètre urbain correspond à la zone industrielle
de la municipalité. Comme mentionné auparavant, cette zone était déjà inscrite à la
planification locale depuis 25 ans et celle-ci a été reconnue conforme au schéma
d9aménagement de la MRC en 1989. Les réseaux d9aqueduc et d9égout sont présents et
une entreprise industrielle est déjà en place, soit une meunerie. La municipalité projette
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-82
l9aménagement de 8 terrains afin de répondre à une demande insistante des
entrepreneurs locaux qui n9ont actuellement d9autres alternatives que de s9installer dans
les municipalités avoisinantes pour développer une entreprise industrielle. La MRC est
d9avis que ce bloc devra être intégré au périmètre urbain car la municipalité après une
analyse exhaustive de son territoire ne dispose d9aucun autre espace industriel pour
accueillir de la petite industrie et elle est partenaire du parc industriel de secteur pour
l9implantation des moyennes et grandes industries. Le bloc 6 est destiné à la petite
industrie locale.
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 26,47 ha
Bloc 2 : 4,028 ha
Bloc 3 : 5,884 ha
Bloc 4 : 6.812 ha
Bloc 5 : 1,854 ha
Bloc 6 : 6.14 ha
SUPERFICIE TOTALE : 51.188 hectares
Située en zone verte : 49.334 ha
Située en zone blanche : 1,854 ha
Venant d9ajustement : 45.304 ha (blocs 1,2,4,5
et 6)
Venant d9agrandissement : 5.884 ha
* Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Périmètre urbain de Saint-Gédéon
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
Agrandissement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Ruisseau
Ruisseau des Boivin
Cours d'eau
Mathieu-Larouche
Cours
d'eau
Larouche
Cours d'eau Potvin
Cours d'eau Amable
Cours d'eau
Coulombe
Cours d'eau C t
d'eau
Cours
Morissette
CHEMIN
QUATRIÈME RANG
ROUTE 170
CHEMIN DEQUEN
RELAIS-DES-BERNACHES
POINTE-DU-LAC
LA BELLE-RIVIÈRE
SAINT-GÉDÉON
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Marais
Marais
Marais
Marais
Marais
Marais
Marais
Marais
Marais
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Petit
Marais
Marais
Marais
Marais
Marais
Marais
Marais
Marais
Marais
15B
16
15A
G
K
J
I
H
35B 35A
34B
R. 4
R 5
13A
13B
14A
14B
15
8B
7A
7B
8A
9A
9B
12A
11A
11B
12F
12C
12B
7D
8E
8D
8C
7C
11C
7E
6D
3D
5B
3C
Rang 3
5D
4A
4B 4C 5A5C
6A
3A
2A
2B
3B
3
F
E
D
C
19A
18B
14A
13A
13B
14B
17A
17B
10A
10B
Rang 10
10I
10D
10C
Rang B
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
zone blanche
zone verte
Bloc 3
Bloc 1
Bloc 2
Bloc 6
Bloc 1
Bloc 5
Bloc 4
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:25 000
septembre 2000
Lac Saint-Jean
Bâtiment agricole désaffecté
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
Ajustement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Limite de la zone agricole
Schéma d9aménagement révisé
6-85
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
SAINT-HENRI-DE-TAILLON
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE:
Par rapport à sa population, la
municipalité de Saint-Henri-de-Taillon
a
connu
des
fluctuations
relativement importantes au cours
des vingt dernières années. Par
exemple, il y a eu diminution de 7,43
%
entre
1971
et
1976
et
augmentation de 7,74 % entre 1976
et 1981. Entre 1986 et 1991, la
population a de nouveau enregistré
une baisse de 6,96 % alors qu9entre
1991
et
1996
la
population
connaissait une augmentation de
5,76 %.
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
740
-
-
-
1976
685
-7,43
-
-
1981
738
7,74
190
-
1986
747
1,22
220
15,79
1991
695
-6,96
235
6,82
1996
735
5,76
260
10,64
2001
742
0,95
280
7,69
2006
765
3,09
311
11,07
Si le redressement de la situation enregistrée entre 1991 et 1996 se perpétue dans les
prochaines années, une légère augmentation de la population est à prévoir. Il est
important de noter que les projections réalisées pour la période 1986-1991 faisaient état
de diminutions prévisibles. Étant donné que les effectifs de population de la municipalité
sont peu nombreux, celle-ci peut varier brusquement d9un recensement à l9autre, comme
le démontre les statistiques énumérées ci-dessus.
Pour ce qui est des ménages, ils devraient s9en créer 51 au cours des 10 prochaines
années. Comme les terrains aménageables peuvent être estimés à plus de 75, dont
environ 10 sont déjà viabilisés sur les rues Ouellet et Fortin, il n'y a pas de manque
d'espace au niveau résidentiel pour la prochaine décennie. Cette estimation tient
compte de l9autorisation de la CPTAQ de 1992, laquelle autorisait un usage à des fins
autres que l9agriculture, soit à des fins de développement urbain sur une partie des lots 12,
13 et 14 du rang 1. Il faut également préciser que la municipalité ne possède aucun
terrain non construit à l'intérieur du périmètre urbain, ceux-ci étant tous de propriété
privée.
De plus, le graphique ci-contre
indique que la municipalité voit
seulement 20 % des constructions
résidentielles réalisées à l'intérieur
du périmètre urbain alors que 80
% sont réalisées à l'extérieur de
celui-ci, allant même jusqu9à
100% entre 1992 et 1997. Le fait
que la municipalité longe le lac
Saint-Jean dans sa limite sud
n9est
pas
étranger
à
ce
phénomène.
La
municipalité
accueille
d9ailleurs
un
grand
nombre
de
résidences
de
villégiature.
Nouveaux logements
0
1
2
3
4
5
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-86
En ce qui concerne le type de construction résidentielle observable dans la municipalité,
le recensement de 1996 de Statistique Canada indique que le parc résidentiel est
composé pour 96,15 % de résidences unifamiliales et pour 3,85 % d9autres maisons
individuelles attenantes.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre
Pourcentage
Unifamiliale
250
96,15
Autre maison individuelle attenante
10
3,85
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
SECTEUR COMMERCIAL ET INDUSTRIEL:
Au niveau commercial, Saint-Henri-de-Taillon n'éprouve pas réellement de problème de
manque d'espace. Les zones actuelles permettent aux commerçants de s'établir à
l'intérieur des constructions résidentielles en place. Au niveau industriel, la municipalité n9a
pas beaucoup de demande. Ainsi, la petite zone industrielle existante semble suffisante.
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN:
En 1992, une autorisation de la CPTAQ a été accordée à la municipalité pour faire du
développement urbain. Toutefois, la majorité de l9espace autorisé est occupé par les
bassins d9épuration (lots 13a et 13b du rang I). Comme l9agriculture est pratiquée dans ce
secteur et qu9inclure ces terres au périmètre urbain amènerait des contraintes pour
l9épandage, il n9y a pas lieu d9inclure au périmètre urbain l9ensemble de la superficie
autorisée par la CPTAQ en 1992. Seul l9agrandissement du périmètre urbain accordé en
1989 par la MRC lors de l9entrée en vigueur des règlements d9urbanisme (lots 13a-p, 13b-
p, 14a-p, 14b-p du rang 1) devra être exclu de la zone agricole (bloc 1).
La municipalité désire également que les terrains situés au nord du périmètre urbain, sur le
lot 15a, soient inclus à celui-ci. Ces terrains, déjà construits en grande partie, sont desservis
par l9aqueduc et l9égout et la CPTAQ a également accordé une autorisation pour faire
autre chose que de l9agriculture en 1992. De plus, ces terrains étaient inscrits à la
planification locale pour laquelle la MRC avait émis un certificat de conformité au
schéma d9aménagement en 1989. D9ailleurs la municipalité avait entrepris l9ajustement
de son périmètre urbain dès l9adoption du plan et des règlements d9urbanisme en 1989 et
elle recevait en 1992 les autorisations mentionnées ci-dessus. Cette planification ordonnée
et séquentielle du développement assurait la protection du milieu agricole du côté est de
la route régionale. La municipalité n9ayant jamais voulu développer de nouveaux usages
résidentiels, commerciaux ou industriels le long de cet axe routier régional.
Schéma d9aménagement révisé
6-87
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 16,36 ha
Bloc 2 : 4,21 ha
SUPERFICIE TOTALE : 20,57 hectares
Située en zone verte : 20,57 ha
Située en zone blanche : 0 ha
Venant d9ajustement* : 20,57 ha
Venant d9agrandissement : 0 ha
* Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Périmètre urbain de Saint-Henri-de-Taillon
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Lac Saint-Jean
Rivière
la
Pipe
Embranchement
Vézina
Embranchement
Tremblay-C
Embranchement
Bergeron
udreault
hement
Ouellet
Cours
d'eau
TROISIÈME RANG
PREMIER RANG
Baie Belley
Baie de la Pipe
Baie de la Pipe
Baie de la Pipe
Baie de la Pipe
Baie de la Pipe
Baie de la Pipe
Baie de la Pipe
Baie de la Pipe
Baie de la Pipe
QUAI-DE-LA-PIPE
LA CHAUFFERIE
SAINT-HENRI-DE-TAILLON
3B
3A
4
4
6
7
5
10
5
6
7
10B
10A
10
Rang 2
20
19
18
18
Rang 1
17C
17A
16B
16A
20
7
11
9
8
7
8
9
8B
8A
6A
6B
12B
12A
9
11A
11C 11B
11A
12A
11B
11C
12B
14C
13C
13C
13B
14B
13A
12B
15B
14A
15A
15C
16C
17B
12A
13A
13B
14D
14A
15E
15A
16B
16A
15B
14B
15D
17B
17A
16C
21
19
21
Bloc 1
Bloc 2
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:25 000
septembre 2000
Lac Saint-Jean
Ajustement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Limite de la zone agricole
Schéma d9aménagement révisé
6-91
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Nouvelles résidences
0
1
2
3
4
5
6
7
1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
SAINT-LUDGER-DE-MILOT
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE:
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
772
-
-
-
1976
825
6,87 %
-
-
1981
783
-5,09 %
205
-
1986
750
-4,21 %
245
19,51 %
1991
705
-6 %
235
-4,08 %
1996
740
4,96 %
275
17,02 %
2001
773
4,46 %
303
10,18 %
2006
797
3,1 %
335
10,56 %
De 772 habitants en 1971, la
population
de
Saint-Ludger-de-
Milot a atteint un sommet en 1976
avec 825 habitants, pour ensuite
diminuer constamment. En 1996, la
population était de 740 âmes,
comparativement à 705 en 1991,
et si la situation enregistrée entre
1991 et 1996 se poursuit, il devrait y
avoir
augmentation
de
la
population dans les prochaines
années.
Étant donné qu9il s9agit d9une municipalité peu populeuse, les projections demeurent
quelque peu aléatoires. À titre d9exemple, les projections réalisées pour la période 1986-
1991 faisaient état de diminution de population alors que l9on a assisté à la situation
inverse pour la période 1991-1996. L'exploitation d'un gisement de wollastonite au nord de
la municipalité et la transformation sur place du minerai pourraient toutefois accentuer
l9augmentation de la population enregistrée entre 1991 et 1996.
Les ménages devraient connaître une sensible augmentation pour la raison citée plus
haut. Donc, l9augmentation de population et du nombre de ménages enregistrés entre
1991 et 1996 pourrait s9observer pour les 10 prochaines années et il nous apparaît
important de tenir compte de cet élément d9analyse et de ne pas nous baser
uniquement sur les projections pour redéfinir le périmètre urbain.
Le
graphique
des
nouvelles
constructions montre, par ailleurs,
que
depuis
douze
ans
les
nouvelles
résidences
sont
localisées dans 54,7 % des cas à
l'extérieur du périmètre urbain et
pour seulement 45,3 % à l'intérieur
de ce dernier. La construction
résidentielle
à
l'extérieur
du
périmètre urbain se concentre
dans les secteurs de villégiature
des lacs Serein, Clair, Citron et
Harry-Jean, de même qu'au sud
de la limite du périmètre urbain
actuel
le
long
de
la
route
principale. Comme ces secteurs
de villégiature sont très près du
périmètre
urbain,
ils
sont
d9autant plus attrayants.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-92
D'après les estimations réalisées par la MRC et validées auprès de l'inspecteur municipal,
le nombre de terrains aménageables serait d'environ 120 ; ce qui est amplement
suffisant pour répondre à la demande des vingt prochaines années. Sur ce nombre, 45
terrains appartiennent à la municipalité et les 75 autres appartiennent à 3 propriétaires
terriens. Toutefois, plusieurs terrains ne pourront être aménagés avant plusieurs années
car il s9agit de secteurs boisés (plantation) ou mal drainés. Les coûts pour y amener les
services d9aqueduc et d9égout sont très élevés.
La municipalité phase son développement résidentiel en accordant une priorité aux
terrains qu9elle possède et à ceux pouvant être raccordés à moindre coût aux réseaux
d9aqueduc et d9égout. Actuellement, la municipalité procède au développement du
carré Fortin situé en périphérie immédiate du lac Ferdinand. Un terrain est viabilisé dans
le secteur du carré Fortin mais 13 autres terrains seront viabilisés suivant la demande. Les
rues Duchesne et Ouellet représentent respectivement des secteurs de développement
à moyens (dans les 5 ans) et long terme (dans les 10 ans). La rue Duchesne pourrait être
développée à court terme pour l9établissement de maisons mobiles.
En ce qui concerne le type de construction résidentielle observable dans la municipalité,
le recensement de 1996 de Statistique Canada indique que le parc résidentiel est
composé pour 69,1 % de résidences unifamiliales, pour 9,1% de duplex, pour 18,2 %
d9immeubles résidentiels de moins de 5 étages et enfin pour 3,6 % d9autres maisons
individuelles attenantes.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre
Pourcentage
Unifamiliale
190
69,1 %
Duplex
25
9,1 %
Immeuble de - de 5 étages
50
18,2 %
Autre maison individuelle
attenante
10
3,6 %
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
PROBLÉMATIQUE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE:
La municipalité dispose de 3 terrains commerciaux actuellement desservis à l'intérieur du
périmètre urbain et il serait possible d9en desservir environ dix autres. Quelques zones
mixtes permettent également un usage commercial au rez-de-chaussée d'une
résidence. Toutefois, il est fort probable qu'avec l'exploitation de la wollastonite, la
demande pour des équipements commerciaux plus importants tels que motel et maisons
de chambres, se manifeste, et que la municipalité se trouve devant un manque de
terrains.
Pour ce qui est du secteur industriel, la municipalité possède un parc industriel consacré
à la moyenne industrie. Toutefois, celui-ci est situé hors périmètre urbain. Il accueille,
entre autres, les installations de Produits Forestiers Petit Paris, en plus de recevoir quelques
industries locales liées majoritairement à l'exploitation forestière. Ce parc s'étend sur les
lots 25 à 37 du rang I et il est situé en zone blanche. Il offre des emplacements pour
Schéma d9aménagement révisé
6-93
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
accueillir des petites et moyennes entreprises pour la prochaine décennie. D9ailleurs, ces
terrains sont situés, en grande partie, sur les terres publiques intramunicipales dont la MRC
a obtenu la gestion en avril 1997.
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN:
Au niveau commercial, il est nécessaire d'agrandir le périmètre urbain sur 700 pieds, le
long de l'avenue Lévesque (bloc 1) pour permettre la création de quelques terrains
commerciaux. Bien que ce secteur soit situé en zone agricole, il s9agit du secteur le plus
opportun puisqu9il est localisé en bordure de l9artère la plus achalandée qui mène au
parc industriel et à la route des Passes Dangereuses, donnant ainsi accès à un vaste
territoire forestier et récréatif. Le parc industriel est pour sa part localisé sur les terres
publiques intramunicipales. Ici, la MRC a déjà conclu, avec la municipalité, une entente
de gestion pour les lots constituant le parc.
Pour ce qui du secteur résidentiel, considérant l'espace disponible, il n'y a pas lieu
d'étendre indûment le périmètre urbain. De plus, la tendance au développement hors
périmètre qui s'observe depuis 1989 sur le territoire municipal est significative des
tendances pour la prochaine décennie, soit la construction de résidences permanentes
dans les zones initialement prévues pour la villégiature. De plus la municipalité a prévu un
phasage de son développement résidentiel, accordant la priorité aux secteurs déjà
desservis et à ceux qu9elle possède.
Toutefois, une redélimitation du périmètre urbain vers le lac Ferdinand (bloc 2) est
nécessaire puisque le réseau d'aqueduc et d'égout est présent à proximité et que les
investissements pour prolonger celui-ci sont minimes comparativement aux autres
secteurs. De plus, ce secteur est localisé en continuité avec un secteur déjà développé
et n'engendrerait pas d'étalement urbain. Cette superficie est située en zone blanche.
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 2,54 ha
Bloc 2 : 4,13 ha
SUPERFICIE TOTALE : 6,67 hectares
Située en zone verte : 2.54 ha
Située en zone blanche : 4.13 ha
Venant d9ajustement* : 0 ha
Venant d9agrandissement : 6,67 ha
* Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Périmètre urbain de Saint-Ludger-de-Milot
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
Agrandissement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Lac au
Lac au
Lac au
Lac au
Lac au
Lac au
Lac au
Lac au
Lac au
Serein
Serein
Serein
Serein
Serein
Serein
Serein
Serein
Serein
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Père-Ti-Louis
Père-Ti-Louis
Père-Ti-Louis
Père-Ti-Louis
Père-Ti-Louis
Père-Ti-Louis
Père-Ti-Louis
Père-Ti-Louis
Père-Ti-Louis
étang
étang
étang
étang
étang
étang
étang
étang
étang
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Ferdinand
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Saint-Ludger
Saint-Ludger
Saint-Ludger
Saint-Ludger
Saint-Ludger
Saint-Ludger
Saint-Ludger
Saint-Ludger
Saint-Ludger
Pednault
Pednault
Pednault
Pednault
Pednault
Pednault
Pednault
Pednault
Pednault
étang
étang
étang
étang
étang
étang
étang
étang
étang
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac Citron
Lac Citron
Lac Citron
Lac Citron
Lac Citron
Lac Citron
Lac Citron
Lac Citron
Lac Citron
Harry-Jean
Harry-Jean
Harry-Jean
Harry-Jean
Harry-Jean
Harry-Jean
Harry-Jean
Harry-Jean
Harry-Jean
Rivière
Cours
d'eau
Racine
i re
X
X
Saint-Ludger
X
X
C. d'eau
Bouchard
X
174
X
X
X
X
X
174
174
174
X
X
X
X
174
X
X
X
X
X
174
174
174
174
174
X
X
X
X
X
X
X
174
174
18
1
18
X
181
181
X
X
182
X
X
Village
C. d'eau
du
LA
RIVIÈRE-ALEX
DE
RANG
4E
ROUTE
RANG
ROUTE
5E
5E-RANG
DE
MILOT
ROUTE
DU
SAINT-LUDGER-DE-MILOT
30
20
20B
30B
20
30A
20A
15A
15B
16A
16B
3A
13B
12B
C
14A
A
32
28
29A
31
27
23
24
25
26
22A
18A
19
21A
29
29B
25A
26A
27
28
21A
22A
23A
24A
19D
19B
18A
18B
19C
19A
26A
26B
27
28
24B
22C
25B
25C
19F
17A
16A
21B
22B
23B
25D 26B
25
24
22
21
24C
24D
23
16
14B
15B
16B
17B
18B
19
18
19E
17
17
15A
Bloc 2
Bloc 1
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:25 000
septembre 2000
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Ajustement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Limite de la zone agricole
Schéma d9aménagement révisé
6-97
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
SAINTE-MONIQUE
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE:
La
municipalité
de
Sainte-
Monique a connu, au cours des
25
dernières
années,
une
diminution
de
sa
population.
Celle-ci est passée de 1 040
habitants en 1971 à 845 en 1976.
Entre 1976 et 1981, la population
a
connu
une
augmentation
passant de 845 habitants à 927.
Jusqu9en 1991, la population s'est
stabilisée autour de 920 habitants
alors qu9elle augmentait de 4,35
% en 1996. En 2006, la population
devrait passer à 937 habitants
alors que les ménages devraient
passer de 305 en 1996 à 338 en
2006.
Les
légères
pertes
de
population
anticipées
sont
attribuables à la diminution des effectifs de
population dans les groupes d9âge inférieurs,
principalement chez les 20-24 ans où les pertes
ont été de 45 % entre 1991 et 1996.
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
1 040
-
-
-
1976
845
-18,75
-
-
1981
927
9,7
250
-
1986
928
0,11
270
8
1991
920
-0,86
290
7,41
1996
960
4,35
305
5,17
2001
957
-0,31
325
6,56
2006
937
-2,09
338
4
Selon les estimations réalisées par la MRC, l'espace résidentiel aménageable est suffisant
pour répondre à la demande pour la prochaine décennie à la condition que le périmètre
urbain existant soit agrandit, car l'espace aménageable à l'intérieur de celui-ci est quasi
inexistant lorsque l9on prend en compte les nombreuses contraintes de pentes et
d9affleurement rocheux. En agrandissant le périmètre urbain vers l'est il serait possible
d'aménager environ 70 terrains. Sur ce nombre, environ 8 sont déjà viabilisés. Il faut aussi
noter que la municipalité a réalisé une entente avec les propriétaires terriens pour le
développement de ces terrains. Ce secteur était déjà planifié dans le plan d9urbanisme
de la municipalité datant de 1990.
Par ailleurs, au cours des douze
dernières années les constructions
résidentielles ont été réalisées à
l'intérieur
du
périmètre
urbain
dans une proportion de 72,5 % et
à l'extérieur de celui-ci dans une
proportion de 27,5 %. Le fait que
très peu de lacs soient présents
sur le territoire municipal et que la
bande riveraine de la rivière
Péribonka
soit
majoritairement
située en terres publiques a limité
les
implantations
résidentielles
hors
périmètre
urbain.
Les
constructions observées en 1997
et 1998 sont le fait de résidences
permanentes en bordure de la
rivière
Péribonka
en
aval
du
barrage Chute Savane.
Nouvelles résidences
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-99
En ce qui concerne le type de constructions résidentielles recensées sur le territoire
municipal, le recensement de 1996 de Statistique Canada indique que le parc résidentiel
est composé pour 75,8 % de résidences unifamiliales, pour 3,23 % de résidences jumelées,
pour 17,74 % de duplex et enfin pour 3,23 % de maisons en rangée.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre
Pourcentage
Unifamiliale
235
75,8
Jumelée
10
3,23
Duplex
55
17,74
Maison en rangée
10
3,23
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
PROBLÉMATIQUE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE:
Au niveau commercial, la municipalité n'a plus de terrain et il en va de même pour les
locaux qui sont tous occupés. Actuellement, les nouveaux commerces s'installent le long
de la route 169, au sud de l'actuel périmètre urbain. Au niveau industriel, la municipalité
dispose d'une zone d'industries locales, également située à l'extérieur du périmètre urbain
vers le sud, où est installé une entreprise industrielle. La municipalité a dernièrement
procédé à l'agrandissement de cette zone pour permettre à d'autres promoteurs de s'y
implanter. Cette zone était déjà planifiée au plan d9urbanisme de 1990.
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN:
Dans la municipalité de Sainte-Monique, quatre secteurs sont à inclure au périmètre
urbain. L9ensemble de ces secteurs étaient déjà présents à la planification locale pour
laquelle la MRC a émis un certificat de conformité au schéma d9aménagement en 1990.
Aucune concordance n9est nécessaire puisque l9ensemble de ces secteurs est situé en
zone blanche.
Le premier bloc est situé au nord du périmètre urbain actuel et n9est pas en zone
agricole. La municipalité désire l9intégrer au périmètre urbain car les terrains font partie
d9une zone industrielle en partie incluse au périmètre urbain actuel. Les services
d9aqueduc et d9égout sont présents à proximité. Ce bloc correspond à une
redélimitation du périmètre urbain afin que des terrains appartenant à la scierie Thomas-
Louis Tremblay, le plus important employeur de la municipalité, puissent tous se retrouver
dans le périmètre urbain. Actuellement, seulement la moitié de leurs installations est dans
l9affectation urbaine. La MRC entend régulariser cette situation.
Pour le secteur résidentiel, la MRC préconise l'intégration au périmètre urbain de la zone
résidentielle qui est actuellement développée à l'est de la rue Saint-Jean (bloc 2).
Comme il a été mentionné plus haut, cette zone possède un potentiel d'environ 70
Schéma d9aménagement révisé
6-100
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
terrains ; ce qui permettra de combler les besoins pour les vingt prochaines années. Cette
zone n9est pas située en zone agricole. La municipalité a d9ailleurs établi sa priorité de
développement dans ce secteur.
Le troisième bloc accueille une rue résidentielle et un terrain de balle depuis plusieurs
années. Des contraintes de pentes empêchent toutefois l9aménagement de nouvelles
rues. Le secteur est en zone blanche et l9aqueduc et l9égout sont présents. Ce secteur
était déjà planifié à la réglementation municipale, laquelle a été jugée conforme au
schéma d9aménagement en 1990.
De même, il est recommandé de réajuster la limite sud du périmètre urbain (bloc 4) dans
un souci de rentabiliser des équipements et infrastructures déjà existants (aqueduc et
égout). Ainsi, il est proposé de fixer la limite sud du périmètre urbain à la jonction de la
route 169 avec le rang 6 et d9y inclure l'aire d'industries locales située sur la route du quai,
tel que le prévoyait le plan d9urbanisme en 1990. Avec cette modification, la
problématique commerciale et industrielle de la municipalité trouve sa solution. Il est
important ici de préciser que ces modifications n'entre pas en conflit avec la zone
agricole comme c'est le cas pour les autres municipalités de la MRC, puisque ces terrains
sont situés à l9extérieur de celle-ci. La reconnaissance de ce secteur identifié depuis 1990
à la planification locale vient fermer toute possibilité d9extension du périmètre urbain le
long du réseau routier régional.
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 16.962 ha
Bloc 2 : 17,61 ha
Bloc 3 : 22.90 ha
Bloc 4 : 20,29 ha
SUPERFICIE TOTALE : 77.762 hectares
Située en zone verte : 0 ha
Située en zone blanche : 77.762 ha
Venant d9ajustement * : 57.47 ha (blocs 1,2, et 3)
Venant d9agrandissement : 20.29 ha (bloc 4)
* Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Périmètre urbain de Sainte-Monique
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
Agrandissement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
X
Ruisseau
Bolduc
Larouche
Cours
d'eau
X
C. d'eau
Larouche
Joseph-Prescott
Embranchement
CHEMIN
SEPTIÈME RANG
DES EAUX-MORTES
SIXIÈME
RANG
CHEMIN
DE
L' LE-
DU-REPOS
RANG DES CRÊPES
SAINTE-MONIQUE
Rang 7
30
100
70
Rang 3
Rang 6
30A
Rang 5
20
30B
24
68
29
134
135
99
98
97
28
69
24
23
22
BLOC "A
136
26
24
21
22
23
25
27
29
28
27
26A
25A
29
31
32A
33
28
29A
Ran
34B
96
68
29B
32B
67
66
93
94
33B
97
26B
25B
34A
67
133
34
35
33
4
61
65
Bloc 1
Bloc 2
Bloc 4
Bloc 3
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:25 000
septembre 2000
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Rivière Péribonka
Ajustement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Schéma d9aménagement révisé
6-103
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
SAINT-NAZAIRE
PROBLÉMATIQUE RÉSIDENTIELLE:
De 1 878 habitants qu'elle
était en 1971, la population
de Saint-Nazaire est passée à
1 825 en 1976. Entre 1976 et
1981 elle a enregistré sa plus
importante
hausse
des
20
dernières années atteignant 2
079 habitants en 1981. Entre
1991 et 1996 la population a
connu une hausse de 4,47%.
Pour les années à venir, les
projections
de
population
tendent vers une stabilisation
des effectifs. La population
passerait
ainsi
à
2
122
habitants en 2001 et à 2 113
en
2006.
Les
ménages
devraient connaître une augmentation passant
de 665 en 1996 à 708 en 2001 et à 761 en 2006.
Sur dix ans (1996-2006) il s9agit de 96 nouveaux
logements.
Année
Population
% de
variation
Ménages
% de
variation
1971
1 878
-
-
-
1976
1 825
-2,82 %
380
-
1981
2 079
13,92 %
520
36,84 %
1986
2 025
-2,60 %
555
6,73 %
1991
2 015
-0,49 %
620
11,71 %
1996
2 105
4,47 %
665
7,26 %
2001
2 122
0,81 %
708
6,47 %
2006
2 113
-0,42 %
761
7,49 %
Les estimations réalisées par la MRC d'après la carte de zonage et les photographies
aériennes ont été validées auprès des fonctionnaires municipaux et permettent de
conclure que le nombre de terrains aménageables est environ de 200 ; ce qui est
amplement suffisant pour combler les besoins de la municipalité pour les dix prochaines
années. Sur ce nombre, 25 terrains sont déjà viabilisés dans les différents secteurs en
développement. La municipalité accorde une priorité pour le développement de ces
secteurs. Il faut également noter que ces terrains appartiennent tous à des particuliers, la
municipalité n9en détenant aucun.
Nouvelles résidences
0
1
2
3
4
5
6
7
8
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
Année
Nombre
Périmètre urbain
Secteur rural
D'autre
part,
au
cours
des
douze
dernières
années,
la
construction résidentielle s'est
faite à l'intérieur du périmètre
urbain dans une proportion de
43,8 % et à l'extérieur de celui-ci
dans une proportion de 56,2 %.
À
l9extérieur
du
périmètre
urbain, les secteurs les plus en
demande sont ceux situés en
bordure
de
la
Grande-
Décharge. Cette tendance est
toutefois à la baisse depuis
1993.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
6-105
En ce qui concerne le type de construction résidentielle, le recensement de 1996 de
Statistique Canada indique que le parc résidentiel est composé pour 69,2 % de
résidences unifamiliales, pour 6,8% de résidences jumelées, pour 15 % de duplex, pour 8,3
% d9immeubles résidentiels de moins de 5 étages et enfin pour 1,5 % d9autres maisons
individuelles attenantes.
Composition du parc résidentiel
Type de résidence
Nombre
Pourcentage
Unifamiliale
460
69,2 %
Jumelée
45
6,8 %
Duplex
100
15 %
Immeuble de - de 5 étages
55
8,3 %
Autre maison individuelle
attenante
10
1,5 %
Source : Statistique Canada. Recensement de 1996.
PROBLÉMATIQUE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE:
Au niveau commercial et industriel, la municipalité de Saint-Nazaire dispose d9une aire
commerciale à l9entrée ouest de son périmètre urbain. Cette aire est consacrée au
commerce.
Depuis de nombreuses années, l9intersection des routes 169 et 172 est problématique
pour la municipalité de Saint-Nazaire. Ce secteur est limitrophe au périmètre urbain de la
ville d9Alma (quartier Delisle). Ainsi, les propriétés situées sur le territoire d9Alma sont situées
à l9intérieur d9un périmètre urbain alors que celles situées directement en face sont
situées en zone agricole sur le territoire de Saint-Nazaire.
Afin de tenir compte de cette réalité et de la réalisation prochaine de la voie de
contournement du quartier Isle-Maligne d9Alma, une grande affectation urbaine, dite
secondaire, est inscrite à la planche 1-A des grandes affectations de sol. Cette grande
affectation urbaine secondaire est consacrée au commerce de proximité. Des
résidences sont également présentes le long de la route 169.
La municipalité de Saint-Nazaire devra identifier ce secteur comme zone commerciale
soumisse au dépôt d9un plan d9aménagement d9ensemble. Les usages autorisés dans ce
secteur devraient être limités à des commerces de transit (commerces de détail et de
proximité) associé à un achalandage routier régional et desservant le secteur nord de la
MRC. Un phasage du développement commercial devra également être fait par la
municipalité. La superficie devra de ce secteur commercial devra être ramenée à 16,9
hectares par la municipalité.
Ce secteur de la municipalité de Saint-Nazaire étant un point de raccordement de deux
routes nationales, un stationnement communautaire devra être aménagé afin de
favoriser le co-voiturage.
Schéma d9aménagement révisé
6-106
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
PROBLÉMATIQUE GLOBALE D'AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN:
Dans le cas de la municipalité de Saint-Nazaire, deux modifications s9imposent. L9une
d9elle se fera en zone agricole. Il s9agit d9un agrandissement de part et d9autre de la
route 172 en direction d9Alma. Il s9agit d9un secteur où les réseaux d9aqueduc et d9égout
sont déjà présents et construit en totalité. La MRC a également donné une conformité à
cet agrandissement en 1991. La municipalité et la MRC se sont entendues à l9effet qu9il
ne pouvait y avoir de nouveau étirement le long de l9axe routier régional que constitue la
route 172. La reconnaissance de ce secteur entièrement construit ayant reçu une
autorisation de la CPTAQ vient fermer toute possibilité d9extension en zone agricole le
long du réseau routier régional.
Outre cet agrandissement, les espaces vacants - même en soustrayant les superficies qui
présentent de sévères contraintes à l'aménagement - sont jugés suffisants pour répondre
à la demande résidentielle, à la demande commerciale et à celle industrielle de la
municipalité pour la prochaine décennie.
Le second bloc correspond à un espace additionnel pour du développement industriel
dans le prolongement du site initial sur le lot 26-p du rang 4. La MRC a d9ailleurs émis un
certificat de conformité en 1991 pour une modification au zonage touchant cet
agrandissement. Ce secteur est situé en zone blanche.
Pour ce qui est du secteur bordant la route 169, la municipalité devra l9identifier comme
étant un îlot déstructuré dans son plan d9urbanisme. Cette identification permettra de
solutionner les problèmes rencontrés au cours des dernières années à cet endroit.
Superficie demandée
Superficie des blocs
Superficie totale demandée
Bloc 1 : 3,852 ha
Bloc 2 : 8,055 ha
SUPERFICIE TOTALE : 11,907 hectares
Située en zone verte : 3,852 ha
Située en zone blanche : 8,055 ha
Venant d9ajustement * : 11,907 ha
Venant d9agrandissement : 0 ha
* Signifie que la planification locale intégrait déjà ces superficies.
Périmètre urbain de Saint-Nazaire
Production laitière
Production bovine
Autres productions
Production avicole
Production ovine
Productions diverses
Production porcine
Périmètre urbain inscrit au premier schéma
d'aménagement et exclu de la zone agricole
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service d'aménagement
SAR
!
Production de volailles
Cours d'eau Gagnon
Ruiss
Dallaire
Cours
d'eau
Embranchement Pilote
CHEMIN CARREAU-GERVAIS
CHEMIN LABRECQUE
NG
NG
172
TROISIÈME-RANG
DU
ME-RANG
ROUTE
SAINT-NAZAIRE
20
20
20
30
Rang 5
30
Rang 4
15
19
16
17
18
23
21
22
1
2
19
19
23
21
22
24
25
21
22
23
24
25
26
27
27
26
29
28
31
28
29
32
33
24
25
26
27
28
29
32
31
34
35
Bloc 1
Bloc 2
Kilomètres
0
0.25
0.5
Échelle: 1:25 000
septembre 2000
Ajustement proposé par la
municipalité et recommandé par le CCA
Distance d'application de la dérogation de 550 m
Limite de la zone agricole
Schéma d9aménagement révisé
7-1
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
CHAPITRE 7
LES ZONES DE CONTRAINTES
Mise en situation
La Loi sur l'aménagement et l'urbanisme oblige les MRC à identifier les différentes zones
de contraintes présentes sur leur territoire. Cette obligation vise à protéger la population
contre des risques latents qui peuvent surgir sans préavis.
LAU, article 5, premier alinéa, paragraphe 4:
« déterminer toute zone où l'occupation du sol est soumise à des
contraintes particulières pour des raisons de sécurité publique, telle une
zone d'inondation, d'érosion, de glissement de terrain ou d'autre
cataclysme, ou pour des raisons de protection environnementale des
rives, du littoral et des plaines inondables; »
Déjà, à l'intérieur du premier schéma d'aménagement, la MRC avait identifié des zones
de contraintes et le document complémentaire contenait un train de mesures législatives
dont les règlements d'urbanisme des municipalités locales devaient tenir compte. Les
événements de juillet 1996 et ceux d9août 2000 dans certaines municipalités ont
nécessité de revoir certaines dispositions contenues au document complémentaire. C9est
ainsi que la MRC inclut au document complémentaire de nouvelles dispositions visant à
assurer la sécurité publique à l9intérieur des zones à risques de mouvement de sol.
Considérant le nombre et l9importance des contraintes, la MRC a convenu de distinguer
les zones d9inondation, les zones à risques de mouvement de sol, les zones d9érosion
éolienne et les zones d9érosion des berges du lac Saint-Jean. Enfin, les zones de
contraintes anthropiques et celles relatives aux anciennes aires de flottage du bois
seront également abordées dans ce chapitre.
7.1
Les zones d9inondation
7.1.1 Situation
La MRC a identifié de façon prioritaire quatre zones inondables sur son territoire. Ces
zones sont situées dans les limites de la municipalité d9Hébertville. Il s9agit de secteurs
susceptibles d9être inondés lors du débordement de cours d9eau de leur lit habituel, et
ce, pour plusieurs raisons. À l9exemple de juillet 1996, il peut s9agir de pluies torrentielles ou
encore d9inondations dues à des embâcles ou encore, liées à la fonte des neiges.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
7-2
Une de ces zones est une zone d9inondation à risque d9embâcle. Elle est située près du
pont du rang 3 sur la Belle-Rivière. Le deuxième secteur est situé sur la rivière des Aulnaies
entre celle-ci et la route 169, de la sortie du rang Caron à l9entrée du village. Il s9agit
d9une plaine de débordement située en contrebas de la route nationale, du côté ouest
de celle-ci. La troisième zone inondable identifiée correspond à un secteur identifié en
2004 par le ministère du Développement durable, de l9Environnement et des Parcs
(MDDEP). Ce secteur est situé à l9intersection des lacs Vert et Kénogamichiche à
Hébertville. Finalement, la quatrième zone est située sur la Belle-Rivière dans le secteur du
Chemin des Sables. Ce secteur a été identifié en 2005 par le MDDEP. Des cotes de
récurrence de crue et un profil en long ont été produits par le MDDEP.
Une cinquième zone est également problématique à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
mais n9a pas encore été expertisée. La MRC s9attend à ce que le gouvernement
investisse dans des études visant à déterminer le bien fondé d9identifier ce secteur
comme zone inondable. En 20 ans, 3 inondations ont affecté ce secteur, dont la dernière
en août 2000. Celle-ci a d9ailleurs causé des dommages supérieurs aux inondations de
juillet 1996. Ce secteur est situé sur les lots 44a, 44b et 45 du rang 4, 44, 45 et 46 du rang 5
et 45, 46 et 47 du rang 6, canton de Caron.
Ces zones d9inondation sont identifiées sur la planche no 2A et font l9objet de mesures
particulières au document complémentaire. Dans le cas de la zone inondable du rang 3
d'Hébertville, la cartographie du premier schéma a été modifiée en fonction de
l'information reçue du MDDEP suite aux pluies diluviennes de juillet 1996. Afin de faciliter
leur interprétation, les pages suivantes présentent ces quatres zones cartographiées à
une plus grande échelle.
7.1.2 Problématique
Les zones inondables identifiées au schéma ont toutes été affectées lors des inondations
de juillet 1996 et, dans le cas de la Belle-Rivière, des habitations ont été emportées. Cette
situation sans précédent dans la région montre bien l9importance d9une bonne
identification de ces zones à risque. L9identification des zones inondables est importante
puisque la sécurité de la population est concernée et les mesures particulières identifiées
dans le schéma d9aménagement visent à assurer cette sécurité.
7.1.3 Orientation et principe d9intervention
Lors des inondations de juillet 1996, les dommages les plus importants se sont produits
dans les zones inondables d9Hébertville. D9ailleurs, la zone à risque d'embâcle sise près
du pont du rang 3 sur la Belle-Rivière a été la plus touchée. Le pont a été complètement
emporté de même que plusieurs résidences. Le lit de la rivière a également été modifié
suite à ces événements. D9ailleurs, les fortes pluies d9août 2000 ont touchées à nouveau
ce secteur tout comme le secteur des rangs 4, 5 et 6, canton Caron à Métabetchouan-
Lac-à-la-Croix. La MRC s9attend d9ailleurs à ce que le gouvernement investisse dans des
études visant à déterminer des cotes de crue pour ce secteur.
Pour ce qui est des zones inondables reconnues comme tel par le MDDEP, le document
complémentaire précises le cadre normatif applicable.
Carte 7-1
Zone inondable
Belle-Rivière
Échelle: 1: 15 000
Grand lac Sec
Grand lac Sec
Grand lac Sec
Grand lac Sec
Grand lac Sec
Grand lac Sec
Grand lac Sec
Grand lac Sec
Grand lac Sec
Lac du Dégelis
Lac du Dégelis
Lac du Dégelis
Lac du Dégelis
Lac du Dégelis
Lac du Dégelis
Lac du Dégelis
Lac du Dégelis
Lac du Dégelis
MMMMMMMMM
Lac du Milieu
Lac du Milieu
Lac du Milieu
Lac du Milieu
Lac du Milieu
Lac du Milieu
Lac du Milieu
Lac du Milieu
Lac du Milieu
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Richard
Richard
Richard
Richard
Richard
Richard
Richard
Richard
Richard
E
Rang 3
Rang 1 O
Rang 2
19A
18A
21A
21D
18B
21E
21B
20A
19B
21C
20B
15B
16A
16B
17
20A
18
20B
19
21B
21A
13
14
15A
15B
16
18
19B
20D
20C
19C
20E
21B
21A
19A
19D
20A
1
2A
2B
4C
1A
1C
3B
3C
4A
1B
2B
3A
1D
3E
4B
2A
2D
3D
2E
3F
5A
7A
8B
11A
5B
6A
7B
10A
5C
8A
10B
6B
9A
11B
9B
12A
12B
15A
13A
16A
14A
16D
1B
1C
5
6
7A
7B
8
9A
9B
10A
1A
3A
2A
3B
4
2B
10B
11A
11B
12B
12A
12C
13A
13B
DEUXIÈME RANG
TROISIÈME RANG
LÉGENDE
Zone à risques de
mouvement de sol
Glissement recensé
par le ministère des
Transports du Québec
suite au déluge de
juillet 1996
Schéma d'aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Service de l'aménagement
septembre 2000
Courbe de niveau
Réseau routier
!
Source: MRC Lac-Saint-Jean-Est et le Ministère des Richesses Naturelles
0
0.5
1
Limite de la
zone inondable
E
Zone d'érosion éolienne
Hébertville
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
kilomètre
Photographie aérienne 30 juillet 1996
Plan de la zone inondable arpentée
(disponible à l'échelle 1: 2 000)
Source:
ancien lit
ancien lit
ancien lit
ancien lit
ancien lit
ancien lit
ancien lit
ancien lit
ancien lit
Carte 7-2
Zone inondable
Rivière des Aulnaies
Échelle: 1: 20 000
Rang 1 Ouest
Rang Ouest du Chemin Kénogami
Rang 1 Ouest
Rang Ouest du Chemin Kénogami
9
10
11A
11B
12
13
14
15
16A
16B
17A
17B
18A
18C
19C 19B
20A
20D
20B
19A
18A
17
16A
16B
16D
16E
16F
19A
18A
21A
19C
21D
18B
20C
21E
21B
20A
19B
18C
20B
17
16A16B
15A
14
13A
13E
13D
13B
12B
12A
CB
CA
22
23
24
25
26A
26B
27
28
29
30
1
2A
2B
3
4A
4B
3C
2B
3E
2D
3F
21
21
22
24
23
20C
LÉGENDE
Zone à risques de
mouvement de sol
Glissement recensé
par le ministère des
Transports du Québec
suite au déluge de
juillet 1996
Schéma d'aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Service de l'aménagement
septembre 2000
Courbe de niveau
Réseau routier
!
Source: MRC Lac-Saint-Jean-Est et le Ministère des Richesses Naturelles
0
0.5
1
Zone d'inondation
Route régionale
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
kilomètre
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
DEUXIÈME RANG
DEUXIÈME RANG
DEUXIÈME RANG
DEUXIÈME RANG
DEUXIÈME RANG
DEUXIÈME RANG
DEUXIÈME RANG
DEUXIÈME RANG
DEUXIÈME RANG
P:\Usagers\Carto\Travail\Schema\SAR_II Modif4\Zone_contraintes\Carte 7-3.WOR
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Service de l'aménagement
Avril 2007
Plaine inondable
Lacs Vert et Kénogamichiche
Carte 7-3
Secteur visé
Source: centre d'expertise hydrique du Québec
Échelle: 1 : 7 500
ú
Schéma d9aménagement révisé
7-7
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
7.2
Les zones à risques de mouvement de sol
7.2.1 Situation
Sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, on retrouve plusieurs zones à risques de
mouvement de sol. Il s9agit de secteurs où les argiles sont dominantes dans la
composition des sols. Ces argiles sont spécifiquement sensibles aux effets de l9eau sur leur
structure. Les zones qui présentent des risques coïncident avec les traces relevées de
nombreuses aires de glissements de terrains (anciennes coulées argileuses). Il s9agit de
secteurs où des décrochements ont lieu quasi annuellement et où la dynamique des
talus de même que l9inclinaison des pentes permettent de constater qu9ils ne sont pas
stabilisés.
La grande majorité de ces zones sont situées dans le secteur sud de la MRC, le long des
versants des rivières Couchepaganiche et Belle-Rivière. Quelques-uns seulement ayant
été recensés dans le secteur nord le long des rivières aux Chicots, aux Harts et Mistook à
Delisle. Il s9agit de secteurs enclavés dans des zones d9érosion fluviale sévère. Quelques-
unes de ces zones se trouvent même à l9intérieur du périmètre urbain de la Ville de
Desbiens et à proximité du périmètre urbain de Delisle, secteur Saint-CSur-de-Marie. Il
s9agit des secteurs qui sont de loin les plus contraignants pour un quelconque
développement résidentiel. Ces zones étant particulièrement en demande puisqu'elles
bordent des plans d'eau d9intérêt.
Ces zones à risques de mouvement de sol sont identifiées et localisées sur la planche no
2A. Toutefois, afin de faciliter leur localisation, une série de petites cartes à grande
échelle sont présentées aux pages suivantes. Pour ce qui est des secteurs expertisés par
le MTQ, les cartes produites par ce ministère doivent être utilisées.
Pour évaluer le degré d9intensité d9une zone, plusieurs critères ont été pris en
considération (par exemple le degré d'inclinaison du talus, le drainage et la nature du
sol). Cet exercice avait été effectué au premier schéma d'aménagement et la MRC n9a
pas fait d9étude supplémentaire. Toutefois, suite aux événements de juillet 1996, le service
de la Géologie et de la Géotechnique du ministère des Transports du Québec a
expertisé l9ensemble des zones à risques de mouvement de sol situées sur le territoire des
municipalités d9Hébertville, de Desbiens, de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et de Saint-
Gédéon. Pour ce qui est des autres zones à risques de mouvement de sol, notamment
celles situées à l9intérieur du territoire de l9ancienne municipalité de Delisle, elles n9ont pas
été expertisées malgré les demandes répétées de la MRC auprès du ministère des
Affaires municipales.
7.2.2 Problématique
Les zones à risques de mouvement de sol sont problématiques à bien des égards.
D9abord, lorsque des zones habitées y sont localisées à proximité, la sécurité des citoyens
est affectée. De même, la perte de sols agricoles et forestiers due aux glissements et
décrochements de terrain est aussi préoccupante bien qu9elle n9affecte pas
directement la sécurité des citoyens.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
7-8
La municipalité de Delisle (quartier Saint-CSur-de-Marie) présente une concentration
importante de constructions dans ces zones puisque le périmètre urbain est entièrement
situé à l9intérieur d9une zone à risque de mouvement de sol. Toutefois, les pentes sont
principalement localisées aux abords des cours d9eau. Ailleurs dans le périmètre urbain,
les pentes sont faibles ou inexistantes, et les dispositions du document complémentaire
permettent de construire sans expertise géotechnique.
Quant aux zones à risques de mouvement de sol situées sur le territoire des municipalités
d9Hébertville, de Desbiens, de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et de Saint-Gédéon, le
travail majeur de caractérisation et de cartographie réalisé par le MTQ permet
d9appliquer un cadre normatif différents et généralement plus souple d9application.
7.2.3 Orientation et principe d9intervention
L9orientation de la MRC face aux zones à risques de mouvement de sol vise à garantir la
sécurité du public vivant près de celles-ci en y limitant les possibilités de construction. Ici,
la MRC ne veut pas mettre un frein au développement des collectivités mais bien
s9assurer que les constructions, particulièrement les résidences, soient implantées sur des
sites sécuritaires. À l9intérieur des zones identifiées, les municipalités concernées devront
régir la construction suivant les dispositions du document complémentaire.
La MRC a tenté d9uniformiser le plus possible les normes applicables à ces zones.
Toutefois, étant donné que les zones à risques de mouvement de sol situées dans les
municipalités d9Hébertville, de Desbiens, de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et de Saint-
Gédéon ont fait l9objet d9une caractérisation et d9une cartographie beaucoup plus
précises, il n9est pas possible d9appliquer un cadre normatif identique pour l9ensemble
des zones. Le document complémentaire comprend donc des dispositions différentes
pour les zones expertisées par le MTQ et celles qui ne l9ont pas été.
7.3
Les zones d9érosion éolienne
7.3.1 Situation
Sur le territoire de la MRC, quatre zones d9érosion éolienne ont été identifiées. Deux de
ces zones sont localisées dans la municipalité d9Hébertville, une dans la municipalité de
Desbiens et une sur les berges de la rivière Péribonka. Le phénomène observé le long des
berges de la rivière Péribonka est quelque peu différent. Le sable fin et l9inclinaison des
pentes sont responsables de cette situation. À un certain endroit, l9érosion menace
même l9emprise routière.
Les bleuetières sont également aux prises avec un problème d9érosion éolienne. Comme
les bleuetières commerciales occupent de grandes superficies, elles sont affectées par
une certaine forme de désertification. Le sol des bleuetières étant sablonneux, il retient
peu l9eau et il est emporté lors de forts vents. L9intensité du phénomène est suffisamment
préoccupant pour que les propriétaires investissent dans différentes techniques de
réaménagement de ces territoires.
Schéma d9aménagement révisé
7-9
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
7.3.2 Problématique
Bien que les zones d9érosion éolienne soient peu nombreuses, il n9en demeure pas moins
qu9elles ont des impacts négatifs importants sur leur environnement immédiat et qu9un
laisser-aller pourrait éventuellement amener un accroissement de ces impacts. De plus,
ces aires constituent souvent des éléments de rupture dans le paysage au même titre
que les gravières et sablières.
L9érosion qui affecte les bleuetières s9est, quant à elle, créée suite à l9enlèvement d9un
trop grand couvert végétal. La perte de sol affecte évidemment la rentabilité des
bleuetières et les propriétaires sont à aménager des brise-vent pour réduire cette érosion.
7.3.3 Orientation et principe d9intervention
La MRC préconise que les aires d9érosion éolienne soient reboisées en vue de leur
stabilisation et de leur réhabilitation. À cet égard, le tableau no 18 contient les mesures
préconisées pour l9atteinte de cet objectif et complète les directives contenues au
document complémentaire. D'ailleurs, ces aires sont localisées sur des cartes à grande
échelle aux pages suivantes, et ce, dans le but d'en faciliter leur localisation.
L9information est jointe aux cartes sur les zones à risques de mouvement de sol.
En ce qui concerne le site du rang 2, canton Caron, aussi connu sous le nom de « Petit
désert de Lac-à-la-Croix », il est identifié en vue de sa stabilisation et de sa préservation. Il
s9agit ici d9un site particulier composé de dunes de sable abritant une végétation
particulière des milieux secs. On note également la présence de souches d9arbres de
forte dimension, témoins de feux anciens.
Tableau no 18
Les zones d9érosion éolienne
Municipalité
Localisation
Degré d9intensité
Plan d9intervention
Desbiens
rang Est et rang 1, canton
de Métabetchouan
Élevé
Reboisement
Hébertville
rang 2, canton de Caron
Moyen
Stabilisation et
préservation
Hébertville
rang 2 Est, canton de Mésy
(Lac-Vert)
Élevé
Reboisement
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Juin 2000.
La MRC entend également s9assurer que les municipalités locales concernées
accorderont une attention particulière au secteur de la rivière Péribonka, lors de leur
planification locale, pour qu9elles identifient lesdites zones à contraintes.
Pour les bleuetières, la MRC s9assurera, lors de l9allocation des terres publiques
intramunicipales, que des dispositions visant à contrôler l9érosion éolienne soient incluses
dans les baux, notamment en exigeant des brise-vent dans les bleuetières.
Carte 7-6
Zone à risques de mouvement de sol
Secteur ruisseau Gervais
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
à la
à la
à la
à la
à la
à la
à la
à la
à la
Mine
Mine
Mine
Mine
Mine
Mine
Mine
Mine
Mine
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Lac
Cimon
Cimon
Cimon
Cimon
Cimon
Cimon
Cimon
Cimon
Cimon
Ouest
Rang 4
g Est
29
28
27
25
26
24
23
22
21
20
19
18
17
16
14
15
12
10
13
11
9
8
7
30
29
28
27
26
25
24
23
22
21
20
19
18
17
16
15
14
13
12
11
10
9
8
7
6
5
1
2
3
4
5
1A
1B
2
3
28
27B
27A
26
25
24
LÉGENDE
Zone à risques de
mouvement de sol
Schéma d'aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Service de l'aménagement
Avril 2007
Échelle: 1:20 000
Courbe de niveau
Route régionale
Réseau routier
÷
Source: MRC Lac-Saint-Jean-Est et le Ministère des Richesses Naturelles
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
ROUTE 172
ROUTE 172
ROUTE 172
ROUTE 172
ROUTE 172
ROUTE 172
ROUTE 172
ROUTE 172
ROUTE 172
CHEMIN CARREAU-GERVAIS
CHEMIN CARREAU-GERVAIS
CHEMIN CARREAU-GERVAIS
CHEMIN CARREAU-GERVAIS
CHEMIN CARREAU-GERVAIS
CHEMIN CARREAU-GERVAIS
CHEMIN CARREAU-GERVAIS
CHEMIN CARREAU-GERVAIS
CHEMIN CARREAU-GERVAIS
ROUTE DU RANG TROIS
ROUTE DU RANG TROIS
ROUTE DU RANG TROIS
ROUTE DU RANG TROIS
ROUTE DU RANG TROIS
ROUTE DU RANG TROIS
ROUTE DU RANG TROIS
ROUTE DU RANG TROIS
ROUTE DU RANG TROIS
P:\Usagers\Carto\Travail\Schema\SAR_II Modif4\Zone_contraintes\Carte 7-6.WOR
0
0.5
1
kilomètre
Carte 7-7
Zone à risques de mouvement de sol
Secteur rivière Mistouk
Schéma d'aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Service de l'aménagement
Avril 2007
ang 6
Rang 5
Rang 3
Rang 4
Rang 2
46
46
45
44
E
C
D
B
A
46-1
45-1
44-1
43-1
42-1
41-1
46
45
44
43
42
41
40
18A
17B
16
15B
14B
14A
13
12
11
10
9B 9A
8B
8A
7
18B
19
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19A
20
21
22
23
32B
30A
24
25
26A
26C
27A
27B
28
29A
30B
31A
31B
32A
33A
33B
34
35A
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19A
19B
20
21A
21B
22A
22B
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34A
34B
35
36
7
20A
20B
21
22
23
24
25
26A
27A
27B
28B
30A
30B
31B
29
32A
32B
33A
33B
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34
35
36
37
38
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
LÉGENDE
Zone à risques de
mouvement de sol
Ligne de transport
d'énergie électrique
Courbe de niveau
Route régionale
Réseau routier
÷
Quartier
Quartier
Quartier
Quartier
Quartier
Quartier
Quartier
Quartier
Quartier
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
(Alma)
(Alma)
(Alma)
(Alma)
(Alma)
(Alma)
(Alma)
(Alma)
(Alma)
Source: MRC Lac-Saint-Jean-Est et le Ministère des Ressources Naturelles
Rivière Grande-Décharge
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
RANG ST-LOUIS
RANG ST-LOUIS
RANG ST-LOUIS
RANG ST-LOUIS
RANG ST-LOUIS
RANG ST-LOUIS
RANG ST-LOUIS
RANG ST-LOUIS
RANG ST-LOUIS
ROUTE DE L'ÉGLISE
ROUTE DE L'ÉGLISE
ROUTE DE L'ÉGLISE
ROUTE DE L'ÉGLISE
ROUTE DE L'ÉGLISE
ROUTE DE L'ÉGLISE
ROUTE DE L'ÉGLISE
ROUTE DE L'ÉGLISE
ROUTE DE L'ÉGLISE
RANG ST-DOMINIQUE
RANG ST-DOMINIQUE
RANG ST-DOMINIQUE
RANG ST-DOMINIQUE
RANG ST-DOMINIQUE
RANG ST-DOMINIQUE
RANG ST-DOMINIQUE
RANG ST-DOMINIQUE
RANG ST-DOMINIQUE
P:\Usagers\Carto\Travail\Schema\SAR_II Modif4\Zone_contraintes\Carte 7-7.WOR
0
0.5
1
kilomètre
Carte 7-8
Zone à risques de mouvement de sol
Secteur ruisseaux aux Chicots et des Harts
Schéma d'aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Service de l'aménagement
Service de l'aménagement
Service de l'aménagement
Service de l'aménagement
Service de l'aménagement
Service de l'aménagement
Service de l'aménagement
Service de l'aménagement
Service de l'aménagement
Avril 2007
Avril 2007
Avril 2007
Avril 2007
Avril 2007
Avril 2007
Avril 2007
Avril 2007
Avril 2007
LÉGENDE
Zone à risques de
mouvement de sol
Ligne de transport
d'énergie électrique
Courbe de niveau
Route régionale
Réseau routier
1
38
32B
30A
24
25
26A
26C
27A
27B
28
29A
30B
31A
31B
32A
33A
33B
34
35A
35B
36
37
39
40
41
42
43A
44A
44B
45
46
47
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34A
34B
35
36
37
38
40
41
42
43
44
45
46
47
48
49
2
23
24
25
26A
27A
27B
28B
30A
30B
31B
29
32A
32B
33A
33B
34B
35
36
38
37
45
44
43
42
41
40
39B 39A
38A
39
40
37
41
42
43
4
27
28
29
30
31
32
33
34
35
36
37
38
39
40
41
42
43
44
45
46
47
48
49
29
30
31
32
33
34
35
36
37
38
39
40
41
43
44
45
46
47
48
49
42
32
31
33
36
40
41
45
46
47
49
34
39
43
48
35
42
37
44
38
14-1
1
1
2
3
1
2
3
4
5
39
÷
Source: MRC Lac-Saint-Jean-Est et le Ministère des Richesses Naturelles
La Grande Décharge
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
ROUTE 169
Quartier
Quartier
Quartier
Quartier
Quartier
Quartier
Quartier
Quartier
Quartier
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
Saint-Coeur-de-Marie
(Alma)
(Alma)
(Alma)
(Alma)
(Alma)
(Alma)
(Alma)
(Alma)
(Alma)
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Rang 3
Rang 3
Rang 3
Rang 3
Rang 3
Rang 3
Rang 3
Rang 3
Rang 3
Rang 2
Rang 2
Rang 2
Rang 2
Rang 2
Rang 2
Rang 2
Rang 2
Rang 2
Rang 4
Rang 4
Rang 4
Rang 4
Rang 4
Rang 4
Rang 4
Rang 4
Rang 4
Rang 5
Rang 5
Rang 5
Rang 5
Rang 5
Rang 5
Rang 5
Rang 5
Rang 5
Rang 6
Rang 6
Rang 6
Rang 6
Rang 6
Rang 6
Rang 6
Rang 6
Rang 6
Rang 7
Rang 7
Rang 7
Rang 7
Rang 7
Rang 7
Rang 7
Rang 7
Rang 7
SEPTIÈME RANG
SEPTIÈME RANG
SEPTIÈME RANG
SEPTIÈME RANG
SEPTIÈME RANG
SEPTIÈME RANG
SEPTIÈME RANG
SEPTIÈME RANG
SEPTIÈME RANG
P:\Usagers\Carto\Travail\Schema\SAR_II Modif4\Zone_contraintes\Carte 7-8.WOR
Carte 7-9
Zone d'érosion des berges
Secteur rivière Péribonka
Rivière Péribonka
Rivière Péribonka
Rivière Péribonka
Rivière Péribonka
Rivière Péribonka
Rivière Péribonka
Rivière Péribonka
Rivière Péribonka
Rivière Péribonka
Rang 4
16
17
18
19
22-1
25
20-1
23-2
21-1
24
3-2
13-9
15-1
17-2
20-1
15-2
19-1
14-1
17-1
21-1
18-1
16-1
22-1
25-1
27-1
29-1
31-1
34-1
23-1
26-1
28-1
30-1
32-1
35
24-1
33-1
36
37
32
34-7
33
36
35
LÉGENDE
Zone d'érosion
Ligne de transport
d'énergie électrique
Schéma d'aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Service de l'aménagement
Avril 2007
Échelle: 1: 20 000
Courbe de niveau
Réseau routier
Source: MRC Lac-Saint-Jean-Est
÷
Chemin de la Boulonnière
Rang 4
Rang 5
P:\Usagers\Carto\Travail\Schema\SAR_II Modif4\Zone_contraintes\Carte 7-9.WOR
0
0.5
1
kilomètre
Lac
Rouge
Lac Poisson
Lac
Ti-Louis-Thibeault
Schéma d9aménagement révisé
7-15
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
7.4
Les zones d9érosion des berges du lac Saint-Jean
7.4.1 Situation
Lors de l9élaboration du premier schéma d9aménagement, le décret gouvernemental sur
la stabilisation des berges du lac Saint-Jean venait tout juste d9être adopté et la MRC
avait alors inscrit, à l9intérieur de son schéma d9aménagement, les différents travaux
pouvant être réalisés sur les berges du lac Saint-Jean.
Le 20 décembre 1995, le Gouvernement reconduisait le décret pour une période de dix
ans (1996-2006) moyennant quatre conditions dont, entre autres, la réalisation d'un bilan
synthèse des dix premières années du programme afin de vérifier l'atteinte de ses
objectifs et apporter des correctifs, s'il y avait lieu, en association avec les trois MRC du
Lac-Saint-Jean et le ministère de l9Environnement et de la Faune. Si le premier décret
visait la réalisation de travaux de stabilisation, le nouveau décret vise, d9une part, à
entretenir les ouvrages de protection qui ont été implantés entre 1986 et 1996 et d9autre
part, de compléter, au besoin, les interventions prévues dans l9étude d9impact lié au
décret de 1986.
Alcan entend investir une somme de 18 millions pour compléter cette seconde phase du
programme de stabilisation des berges (1996-2006). Rappelons ici qu9environ 52 millions
ont été consentis entre 1986 et 1996 pour les divers travaux de stabilisation des berges sur
le pourtour du lac Saint-Jean ainsi que sur les tributaires et l9exutoire de celui-ci. Entre juin
1996 et décembre 1999, Alcan a investi 8,1 millions de dollars. Dans la seule MRC de Lac-
Saint-Jean-Est, ce sont 33,3 km de perrés, 7,98 km d9épis (29) ou de brise-lames et 8 km de
rechargement de sable et gravillon qui ont été réalisés.
7.4.2 Problématique
Malgré l9abondance des travaux de stabilisation réalisés par Alcan au cours des dix
dernières années, certains problèmes demeurent. Le plus important touche l9érosion des
berges à la Pointe-Taillon.
Concernant la Pointe-Taillon, les sols sablonneux la rendent très sensible à l9érosion,
particulièrement lors des tempêtes. De plus, les fortes pentes ne font qu9amplifier la
fragilité des sols à l9érosion. La perte de sols dans le parc de la Pointe-Taillon menace
dans certains cas des marais, de même que certains équipements de loisir, comme ce
fut le cas avec un tronçon de la piste cyclable.
Les marais, pour leur part, ont fort malheureusement subit les conséquences de
l9installation d9épis à proximité. Dans certains cas, ces derniers sont venus modifier la ligne
de rivage et déporter l9érosion en aval entraînant une modification de la dynamique
d9ouverture et de fermeture des émissaires conduisant auxdits marais. L9érosion menace
souvent des cordons de sable en arrière desquels se trouvent ces milieux sensibles. Alcan
a donc du installer des structures de protection lourde pour s9assurer que les marais ne
disparaissent pas à long terme. Ces structures, qui n9ont rien de naturel, se marient
souvent mal avec le milieu.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
7-16
Outre les problèmes mentionnés plus haut, d9autres travaux réalisés avec des
infrastructures lourdes dans le cadre du programme de stabilisation des berges ont
évidemment eu des impacts sur la qualité visuelle des secteurs protégés. Si les résidants
du Lac-Saint-Jean ont appris à vivre avec ces aménagements, il en va autrement des
touristes. Ceux-ci recherchent des paysages non altérés et le plus naturels possible. Il
faudra dans l9avenir tenir compte, lors de la planification des travaux de stabilisation et
d9entretien, du fait que le lac Saint-Jean recèle trois grands potentiels ; soit la beauté du
site et des paysages, le potentiel récréatif et le potentiel faunique et ce, même si le
potentiel énergétique a contribué au développement économique du lac Saint-Jean
depuis 1926.
7.4.3 Orientation et principe d9intervention
Pour la prochaine décennie, la MRC préconise une approche axée sur la concertation et
l9échange avec les différents utilisateurs et gestionnaires du plan d9eau concerné. Seuls
cette concertation et ces échanges pourront amener les résultats répondant aux
attentes de chacun et protéger les potentiels récréatifs et fauniques du lac Saint-Jean.
D'ailleurs, une des conditions inscrites au décret concerne la collaboration de la
compagnie Alcan aux travaux du comité de suivi que les trois MRC ont mis sur pied afin
de maintenir le caractère public des usages collectifs du lac Saint-Jean et assurer une
coordination entre les principaux partenaires du milieu.
Plusieurs intervenants rencontrés par la MRC ont mentionné que certains types de travaux
acceptés dans le cadre du décret de 1986 devraient être évolutifs et\ou modifiés, et ce,
en fonction de l'état des connaissances du promoteur relativement aux travaux réalisés
depuis dix ans et en fonction de l'expertise développée à ce jour.
À cet égard, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est a inscrit, dans le schéma d9aménagement
révisé, des dispositions particulières permettant de corriger certaines situations
préoccupantes pour le milieu de Lac-Saint-Jean-Est. Ces dispositions s9intégreront dans
un plan de gestion des rives, du littoral et des plaines inondables16. La majorité de ces
dispositions devraient s9inspirer des techniques de génie végétal. Le but recherché est
d9arriver à contrôler l9érosion en respectant le milieu naturel et en ayant une meilleure
intégration des aménagements avec l9environnement.
La nomenclature adoptée dans le premier schéma d'aménagement pour identifier les
aires devant faire l'objet de travaux de stabilisation (B-1 à B-18), est la même dans ce
nouveau schéma. La MRC a identifié, dans le document complémentaire, les travaux qui
pourront être réalisés dans la prochaine décennie.
16 Rendues applicables par les modifications apportées à la Politique de protection des rives, du
littoral et des plaines inondables.
Schéma d9aménagement révisé
7-17
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
7.5.1 Dispositions applicables aux travaux de restauration de la rivière
Péribonka, de la rivière Petite Décharge et du lac Saint-Jean lors de
l9arrêt du flottage
Tous les travaux de restauration qui seront effectués tant sur la rivière Péribonka que sur le
lac Saint-Jean et sur la rivière Petite Décharge, devront avoir reçu l9aval du comité de
gestion formé en 1996, avant de débuter. Ce comité est formé de représentants des trois
MRC concernées, des deux compagnies qui utilisent la rivière et le lac, de même que par
différents ministères directement impliqués.
Un comité de suivi a été mis en place en 2000 afin d9assurer jusqu9en 2003 un suivi de la
remise à l9état naturel de la rivière Péribonka, du lac Saint-Jean et de la rivière Petite-
Décharge. Des représentants de la MRC siègent à ce comité.
Malgré l9ampleur du travail réalisé et en considérant les limitations imposées par les
conditions de récupération, il eût été impossible de croire à la récupération complète
des billes de bois accumulées dans certains secteurs de la rivière Péribonka, du lac Saint-
Jean et de la rivière Petite-Décharge. Les effets du marnage, du vent et des crues
risquent donc de provoquer à nouveau le mouvement de ces bois.
Le comité de suivi, qui opérera jusqu9en 2003 dans une première phase, aura comme
objectif d9établir une surveillance sur le mouvement des bois et d9intervenir au besoin afin
de conserver les acquis résultant de l9opération de récupération des années 1996, 1997,
1998 et 1999.
Les travaux d9intervention seront régis par les mêmes critères d9acceptabilité qui ont
prévalu aux cours de l9opération de récupération de 1996 à 1999.
Ainsi, dès la fin de la crue printanière, Abitibi-Consolidated déposera au comité de suivi
un rapport de surveillance du mouvement des bois et un plan d9intervention s9il y a lieu.
Le contenu de ce plan de surveillance a fait l9objet d9une acceptation officielle par le
comité de suivi qui se réunira, si nécessaire, à la demande de l9un de ses membres.
En cas d9événement extraordinaire majeur, tel une pluie diluvienne, un assèchement
prolongé qu9il soit naturel ou provoqué, ou autre cataclysme, le comité se réunira afin
d9évaluer la situation vis-à-vis la conservation des acquis ou les nouvelles opportunités de
récupération. Cette même démarche aura cours dans le cas d9un abaissement
volontaire et prolongé du niveau des barrages pour un cas de réfection, par exemple.
7.5
Dispositions applicables aux anciennes aires de flottage
du bois
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
7-18
7.6
Les zones de contraintes anthropiques
Les modifications apportées à la Loi sur l9aménagement et l9urbanisme, en 1993, ont
amené de nouvelles dispositions concernant les contraintes d9origine humaine
(anthropique) permettant ainsi aux MRC de régir certaines de celles-ci. Ces nouvelles
dispositions réglementaires se trouvent inscrites aux articles 5 et 6 de la Loi sur
l9aménagement et l9urbanisme et s9énoncent comme suit:
Article 5, premier alinéa, paragraphe 5
« Un schéma d9aménagement doit, à l9égard du territoire de la
municipalité régionale de comté:
déterminer, lorsqu9elles existent ou que leur mise en place est projetée, les
voies de circulation dont la présence, actuelle ou projetée, dans un lieu
fait en sorte que l'occupation du sol à proximité de ce lieu est soumise à
des contraintes majeures pour des raisons de sécurité publique, de santé
publique ou de bien-être général. »
Article 6, premier alinéa, paragraphe 4
« Un schéma d9aménagement peut, à l9égard du territoire de la
municipalité régionale de comté:
déterminer les immeubles, autres que les voies de circulation déterminées
conformément au paragraphe 5 du premier alinéa de l9article 5, et les
activités dont la présence ou l'exercice, actuel ou projeté, dans un lieu
fait en sorte que l9occupation du sol à proximité de ce lieu est soumise à
des contraintes majeures pour des raisons de sécurité publique, de santé
publique ou de bien-être général. »
La MRC a convenu de traiter des contraintes associées aux voies de circulation à
l9intérieur du chapitre 11 traitant de l9organisation du transport sur le territoire de la MRC.
Par conséquent, seuls les immeubles et les activités sources de contraintes seront traités à
même ce chapitre.
7.6.1 Les immeubles ou les activités sources de contraintes
7.6.1.1
Situation
L'économie de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est est historiquement basée sur l'exploitation
des ressources forestières de qualité qui étaient disponibles en grande quantité, de
même que sur la ressource hydraulique qui a favorisé l'avènement de l'industrie de
l'aluminium. Pensons ici aux usines, barrages et postes de transformation hydroélectrique.
Schéma d9aménagement révisé
7-19
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Bien qu'il faille reconnaître que l'activité générée par ces grandes entreprises industrielles
a permis le développement de notre milieu, elle a toutefois nécessité l'implantation
d'équipements et d'infrastructures sources de contraintes.
Évidemment, chacune de ces contraintes possède son niveau de risque particulier. Il est
toutefois possible de distinguer deux types de contraintes : la contrainte source de risque
et la contrainte de type nuisance. La première désigne un danger éventuel plus ou moins
prévisible. La notion de risque inclut à la fois la probabilité que se produise un tel
événement et qu'il soit catastrophique. Pour sa part, la nuisance se définit comme
l9ensemble des facteurs d9origine technique ou sociale qui rendent la vie malsaine ou
pénible, soit par la nature même d9un immeuble ou d9une activité, soit par l9usage abusif
que l'on en fait.
Au tableau no 19, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est a identifié diverses sources de
contraintes. Pour ce qui est des barrages hydroélectriques, la compagnie Alcan a
récemment fait produire une étude pour connaître le niveau de risque associé à des
ruptures de barrages. Cette problématique sera intégrée au plan d9action du schéma
d9aménagement révisé (SAR).
On peut toutefois mentionner que la compagnie Alcan s9est dotée d9une politique de
sécurité des barrages en 1988 et que celle-ci a conduit à la mise en place d9un
programme de sécurité pour l9ensemble des installations de la compagnie. Un
programme de réfection des ouvrages de retenu d9eau a été mis sur pied en 1990 et est
maintenant complété. En 1985, Alcan produisait une première étude relative à la rupture
des barrages, laquelle, ayant été mise à jour en 1998, permet, entre autres, de connaître
les effets de la crue maximale probable.
7.6.1.2
Problématique
La présence de sources de contraintes anthropiques est problématique à bien des
égards. En ce qui concerne les sources de type « nuisance », elles ont des impacts
négatifs sur la santé des gens. Ces impacts peuvent être psychologiques ou physiques et
il est primordial que les décisions d9aménagement cherchent à éviter la création de telles
sources de contraintes. Bien que concentrées dans la Ville d9Alma, les sources de
contraintes de type « risque » demeurent peu nombreuses et leur degré d9intensité est
relativement faible. Toutefois, celles identifiés sont souvent localisées près des zones
habitées ; ce qui justifie leur identification au schéma d9aménagement. La combinaison
de différentes sources de contraintes peut également créer un niveau de risque plus
élevé que ne le serait chacune des contraintes prises individuellement. C9est le cas avec
l9usine de congélation de bleuet (2 réservoirs d9ammoniac de 6 000 litres chacun), la
meunerie (poussières inflammables) et M&M propane (réservoirs de 80 000 litres) à Saint-
Bruno.
7.6.1.3
Orientation et principe d9intervention
En ce qui concerne les contraintes anthropiques, la MRC poursuit comme orientation la
diminution des nuisances et autant que possible la non-prolifération des sources de
risques. Les principes d9intervention sont basés sur le principe de la réciprocité. À titre
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
7-20
d9exemple, ce principe veut que s9il est interdit d9implanter un usage industriel
quelconque à 300 mètres d9un usage résidentiel existant, il est aussi interdit d9implanter
un nouvel usage résidentiel situé à la même distance d9un usage industriel existant. Pour
chaque type de contraintes identifiées au tableau suivant, le schéma énonce des
interventions pouvant être réalisées. Les municipalités concernées devront intégrer ces
interventions à leur planification municipale et les bonifier au besoin et voir à inclure
celles-ci dans leur plan d9urgence.
Pour ce qui est des postes de transport et de transformation électrique, la MRC a intégré
au document complémentaire des normes pour l9établissement de nouveaux usages à
proximité de ceux-ci. Ces normes sont basées sur le bruit généré par les équipements
électriques. Aucun nouveau quartier ne pourra se localiser à proximité d9un tel
équipement si les normes inscrites au document complémentaire ne sont pas respectées
par la municipalité locale. De plus, il est demandé aux municipalités de prévoir, dans leur
règlement de zonage, des dispositions visant la création de zones tampons entre les
usages industriels et résidentiels.
Tableau no 19
Les sources de contraintes anthropiques sur le territoire de la MRC
de Lac-Saint-Jean-Est
Municipalité
Localisation
Immeuble ou
activité
Type de
contraintes
Intervention
possible
Alma
Rue Mélançon
Bassin d9épuration des
boues de la compagnie
Abitibi-Consolidated
Nuisance : odeurs,
embruns, visibilité
routière réduite
Création de zones
tampons au règlement
de zonage
Alma
Rue Mélançon
Réservoir d'ammoniac
chez Abitibi-
Consolidated
Risque : gaz
irritant
Inscription au plan
d9urgence de la
municipalité et à celui
de la compagnie
Alma
Avenue du
Pont Sud
Réservoirs d9essence
désaffectés de la
compagnie Irving
Risque et
nuisance :
contamination des
sols
Inscription au plan
d9urgence de la
municipalité et à celui
de la compagnie
Hébertville
Rang Lac Vert
Digue OuiQui
Risque : inondation
Inscription au plan
d9urgence de la
municipalité
Saint-Bruno
Rang 6 et rue
Mélançon
Meunerie Nutrinor
Risque : poussières
hautement
inflammables
Inscription au plan
d9urgence de la
municipalité et à celui
de la compagnie
Saint-Bruno
Rang 6 et rue
Mélançon
M&M propane
Risque : incendie et
explosion
(80 000 litres de
propanes)
Inscription au plan
d9urgence de la
municipalité et à celui
de la compagnie
Saint-Bruno
Rue Mélançon
Réservoir d9ammoniac
de l9usine de
congélation de bleuets
Risque : gaz
irritant
Inscription au plan
d9urgence de la
municipalité et à celui
de la compagnie
MRC de Lac-
Saint-Jean-Est
Ensemble de la
MRC
Les différents postes
du réseau de transport
électrique
Nuisance
Inscription de normes
au document
complémentaire
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est et ministère de la Sécurité publique. Février 2001.
Schéma d9aménagement révisé
7-21
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
7.6.2 Les lieux d9élimination des déchets
7.6.2.1
Situation
La MRC a procédé à l9identification de ces sites car ils sont bien connus des
municipalités. Ils consistent en un lieu d9enfouissement sanitaire, des dépotoirs municipaux
(dépôt en tranchées), des anciens dépotoirs et des cimetières automobiles.
Avant l9aménagement du lieu d9enfouissement sanitaire de l9Ascension, les municipalités
disposaient de leurs déchets dans des dépotoirs municipaux. À l9exception des
municipalités de Saint-Ludger-de-Milot et de Desbiens, aucun de ces sites n9est encore
en utilisation.
Outre les anciens dépotoirs municipaux, il existe des dépotoirs de déchets toxiques ou
autres. Ils ont été identifiés sur la planche no 2A et au tableau no 20. Leur classification a
donné lieu à des dispositions spécifiques au document complémentaire.
7.6.2.2
Problématique
Les dépotoirs municipaux, identifiés sur la carte des infrastructures et équipements,
demeurent encore aujourd9hui une source de contraintes et la MRC les identifie ici afin
de s9assurer que les municipalités intègrent cette préoccupation dans leur planification
locale. La sécurité du public (contamination de l9eau souterraine, odeurs, etc.) est ici
invoquée pour justifier ces mesures.
7.6.2.3
Orientation et principe d9intervention
L9orientation du schéma d'aménagement quant aux sites identifiés au tableau no 20 vise
à assurer la protection du public. À cet égard, les municipalités devront inclure les normes
contenues au document complémentaire. Plus particulièrement, ce sont les usages
autorisés à l'intérieur de ces aires et à l9intérieur des périmètres de protection qu'il importe
de réglementer.
Les usages autorisés dans ces aires et dans les aires de protection qui leur sont assujetties
devront faire en sorte de respecter les contraintes relatives à leur fonction et, surtout, faire
en sorte de préserver la salubrité, la sécurité et l'hygiène publiques. Bref, assurer la
protection de la population.
En outre, dans le cas des aires de types D3, D4, D5 et D6, aucune construction ne pourra
être effectuée sur le site après cessation de son exploitation, sauf si le ministre de
l9Environnement émet une autorisation écrite en ce sens. Les usages et constructions
éventuellement autorisés devront néanmoins respecter les dispositions des plans et
règlements d'urbanisme en vigueur.
Les sites de matières dangereuses résiduelles de types D1, ainsi que les lieux d9élimination
des résidus ligneux de types D2 sont, pour leur part, soumis aux lois et règlements
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
7-22
émanant du ministère de l9Environnement et ils devront respecter les dispositions des
règlements d9urbanisme des municipalités de même que les dispositions du document
complémentaire.
Enfin, l'extension des aires occupées par les cimetières d'automobiles (D7) existants ou la
création de nouvel usage de ce type doivent être vues comme contrevenant aux
objectifs du schéma d'aménagement. De plus, ces sites devront respecter les dispositions
du document complémentaire relatives à cet usage.
Tableau no 20 Classification des lieux d9élimination des déchets
Type
Description
D1
(Usine Alcan)
Sites de matières dangereuses résiduelles reconnus comme tel
par le ministère de l9Environnement et où il ne s9effectue plus de
dépôt de matières dangereuses.
D2
(Scieries, usines de
pâte et papier)
Lieux d9élimination des résidus ligneux reconnus comme tel par le
ministère de l9Environnement.
D3
Lieu d9enfouissement sanitaire
D4
Sites où l9on effectue le dépôt de déchets domestiques sous
forme de dépôt en tranchées.
D5
Anciens sites où l9on effectuait le dépôt de matériaux secs.
D6
Sites d9anciens dépotoirs de déchets domestiques.
D7
Sites de cimetières automobiles.
D8
Éco-centre
D9
Lieu d9enfouissement technique
Source : MDDEP et MRC de Lac-Saint-Jean-Est.
Schéma d9aménagement révisé
8-1
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Mise en situation
La Loi sur l'aménagement et l'urbanisme oblige les MRC à déterminer les différents
territoires d'intérêt présents sur leur territoire.
LAU, article 5, premier alinéa, paragraphe 6
« déterminer toute partie du territoire présentant pour la municipalité
régionale de comté un intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou
écologique; »
La MRC est consciente du potentiel et de la richesse que recèle son territoire et de
l9impact touristique que les territoires et les sites d'intérêts historique, culturel, esthétique et
archéologique suscitent. Fort de cette certitude, la MRC entend protéger et mettre en
valeur ceux-ci sur son territoire. Les quatre composantes de ce chapitre seront donc
traitées individuellement et des orientations et principes d'intervention seront précisés en
vue d'accroître leur protection et leur mise en valeur.
8.1
Les territoires et les sites d9intérêts historique et patrimonial
8.1.1 Situation et identification
Le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est a été la porte d9entrée de la colonisation du
lac Saint-Jean au milieu du XIX siècle (1849). L9arrivée du curé Hébert au village qui porte
maintenant son nom a en effet été l9élément déclencheur de la colonisation de la
région du Piékouagami. Cette colonisation a été précédée par la fondation du poste de
traite de la Métabetchouane en 1676. Ce poste fut un lieu d9échange reconnu jusqu9à
sa fermeture au début du XVIII siècle.
Toutefois, bien avant l9arrivée des blancs, la présence amérindienne était bien réelle
comme en font foi les nombreuses découvertes archéologiques faites sur le territoire de
la MRC. Grâce à l9analyse de ces témoins archéologiques retrouvés principalement à
l9embouchure de la rivière Métabetchouane, on peut estimer que l9occupation
CHAPITRE 8
LES
TERRITOIRES
ET
LES
SITES
D9INTÉRÊTS HISTORIQUE, CULTUREL,
ESTHÉTIQUE ET ÉCOLOGIQUE
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8-2
amérindienne date de plusieurs millénaires. La rivière Métabetchouane était d9ailleurs un
lieu de rassemblement des Amérindiens il y a près de 6000 ans1.
Si les Amérindiens ont laissé des traces tangibles de leur occupation du territoire, il en est
de même des colons, ayant à leur tête le curé Nicolas de Tolentin Hébert, venus des
comtés de l9Islet et de Kamouraska. Ces derniers, leurs descendants et plusieurs autres
colons et bâtisseurs, en raison de leur nature sédentaire, ont marqué l9histoire régionale.
De façon plus spécifique, la MRC a identifié et localisé l9ensemble des sites et territoires à
forte valeur historique et patrimoniale sur la planche 2B.
8.1.1.1
La poudrière de Desbiens
La poudrière de Desbiens est le seul bien
classé par le ministère de la Culture et des
Communications sur le territoire de la MRC.
Cette reconnaissance est attribuable à sa
localisation et au fait qu9elle constitue le seul
élément, encore en place, témoignant de la
présence
du
poste
de
traite
de
la
Métabetchouane. Ce dernier fonctionna par
intermittence pendant deux siècles à partir de
1676. La poudrière fut construite en 1770 et
c'est en 1880 que l'on déménagea l9ensemble
des bâtiments, hormis la poudrière, au poste
de Pointe-Bleue. Elle est maintenant intégrée
au Centre d9histoire et d9archéologie de la
Métabetchouane.
8.1.1.2
La gare d9Hébertville-Station
Récemment
reconnue
« gare
patrimoniale »
par
le
gouvernement
canadien,
la
vieille gare d9Hébertville-Station
est
reconnue
au
schéma
d9aménagement en raison de sa
valeur patrimoniale et en tant
que témoin de l'industrialisation
du lac Saint-Jean. Elle fut la
première gare implantée au Lac-
Saint-Jean.
1 Selon des découvertes archéologiques effectuées par Robert Simard et Joseph-Henri Fortin dans
les années soixante et soixante-dix ainsi que par d9autres, plus récentes, faites par des
archéologues de l9Université du Québec à Chicoutimi.
Schéma d9aménagement révisé
8-3
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8.1.1.3
Le moulin Vézina et la chapelle
Situé dans la municipalité d9Hébertville et installé
sur les abords de la rivière des Aulnaies, le moulin
Vézina est un des premiers ouvrages à caractère
industriel de la région du Lac-Saint-Jean. Ce fait
unique
lui
vaut
ici
cette
reconnaissance
particulière malgré que le revêtement extérieur
du bâtiment ait perdu son cachet d9antan. On
retrouve également sur le site du moulin une
petite chapelle.
8.1.1.4
Les sites archéologiques
Les sites archéologiques dont le potentiel a été investigué, comme le site du poste de
traite de la Métabetchouane, ont jusqu9à maintenant révélé un fort intérêt au plan
régional, voire national. En effet, ces sites constituent des témoins importants des réseaux
de circulation liés à la préhistoire et au commerce des fourrures ; les connaissances qu9ils
portent justifient qu9ils soient identifiés et protégés adéquatement dans le cadre du
schéma d9aménagement.
8.1.2 Problématique
Plusieurs actions menées individuellement ont permis de reconnaître la valeur et
l9importance du patrimoine et de son intérêt historique. Il apparaît important pour la MRC
de protéger ces sites et leurs éléments caractéristiques de l9histoire régionale.
Les défis que nous pose leur identification sont les suivants : mieux les faire connaître ;
accroître leur accessibilité et leur visibilité ; assurer la pérennité de ces éléments du
patrimoine collectif et les mettre en valeur en les liant au développement
récréotouristique du territoire afin de développer une image de marque dans la MRC.
8.1.3 Orientation et principe d9intervention
En regard des sites et des territoires historiques et patrimoniaux identifiés ci-dessus, la MRC
a comme orientation la protection, la mise en valeur et, lorsque nécessaire et possible, la
restauration de ces sites et territoires.
À ce propos, l9ensemble des sites identifiés ci-dessus de même qu'à la planche 2B sont
soumis à des dispositions particulières au document complémentaire qui visent à
préserver leurs attributs historiques et patrimoniaux. Ainsi, chaque municipalité concernée
devra, à l9intérieur de son plan d9urbanisme et de sa réglementation municipale,
identifier les sites présents au schéma d9aménagement et y inclure les dispositions du
document complémentaire s9y rattachant.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8-4
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est encourage également les municipalités à identifier tout
autre site d9intérêt qui n9aurait pas été ciblé par la MRC à l9exemple de la municipalité
d9Hébertville (circuit patrimonial). La Loi sur les biens culturels permet aux municipalités de
citer des biens, immeubles et sites à forte valeur historique et patrimoniale, et la MRC
encourage cette pratique. Le ministère de la Culture et des Communications du Québec
(MCCQ) de même que le Service d9aménagement de la MRC peuvent ici apporter une
aide aux municipalités désirant se prévaloir de cette réglementation.
En ce qui concerne les sites archéologiques identifiés sur la planche 2B, l9orientation du
schéma d9aménagement vise leur protection, considérant qu'ils puissent être porteurs de
connaissances majeures. La MRC inclut, à même le document complémentaire,
certaines normes visant à protéger les sites identifiés. Ces sites proviennent du répertoire
ISAQ du MCCQ et leurs coordonnées géographiques sont identifiées à l9annexe 2.
L'identification des sites au schéma d'aménagement a été réalisée grâce à la
collaboration du ministère de la Culture et des Communications et du département
d'archéologie de l'Université du Québec à Chicoutimi. De même, les travaux de la
compagnie Alcan, dans le cadre du programme de stabilisation des berges, ont permis
de découvrir plusieurs sites intéressants.
8.2
Les territoires et les sites d'intérêt culturel
8.2.1 Situation et identification
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est recèle plusieurs territoires et sites d9intérêt culturel. Ici, on
peut penser au Camp musical du Lac-Saint-Jean à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et au
centre-ville d'Alma. Il s9agit de territoires témoins d9activités actuelles ou passées d9ordres
artistique, religieux, scientifique, artisanal et culturel.
Les sites et territoires d9intérêt culturel retenus sont ceux qui, de l9avis de la MRC,
constituent des éléments importants de notre culture puisqu9ils nous permettent de
l9apprécier. Mentionnons aussi qu9il n9est pas exclu que les municipalités locales puissent,
de leur propre initiative, identifier des sites ou des territoires d9intérêt culturel à protéger et
à mettre en valeur dans leurs plans et règlements municipaux.
La majorité des sites identifiés sont situés sur le territoire d9Alma, confirmant le caractère
culturel et le rôle central de cette ville pour la MRC. La vocation culturelle d'Alma s'étend
même au-delà de la MRC et attire une clientèle régionale. D9ailleurs, la Ville a adopté sa
première politique culturelle au printemps 1997.
Schéma d9aménagement révisé
8-5
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8.2.1.1
Les églises, presbytères et places de l9église
L9ensemble des églises et des places de l9église
sont reconnues au schéma d9aménagement
pour leur rôle et leur caractère central dans la
dynamique des communautés. Elles sont au
cSur de leur développement et ont été à
l9origine de la configuration géographique des
villages. C9est dans cet esprit qu9ils sont
considérés comme des territoires d9intérêt
particulier au niveau culturel. Dans plusieurs
municipalités, ces espaces sont aménagés et
servent de lieux de rencontre et de détente
pour la population.
8.2.1.2
Le Centre d9histoire et d9archéologie de la Métabetchouane
Le Centre d'histoire et d9archéologie
de
la
Métabetchouane,
situé
à
Desbiens, a été inauguré en 1996.
Confiné dans des locaux exigus et peu
fonctionnels depuis 1983, le Centre
dispose maintenant d'un bâtiment
moderne
où
des
expositions
thématiques
et
permanentes
sont
présentées. Celles-ci relatent, entre
autres, l'histoire du poste de traite de
la Métabetchouane et l'occupation
amérindienne qui date de plus de
5 000 ans. On y retrouve une imposante collection de témoins archéologiques
provenant de partout en région.
8.2.1.3
Le Centre d'Interprétation de l'agriculture et de la ruralité
À Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, le
Centre d'Interprétation de l'agriculture
et de la ruralité (ancien musée de
l9agriculture),
inauguré
en
1997,
présente des expositions axées sur les
modes
de
vie
agricole
particulièrement ceux pratiqués au
début
de
la
colonisation.
On
y
retrouve,
entre
autres,
plusieurs
équipements ayant servi à la pratique
de l'agriculture au cours des derniers
siècles.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8-6
8.2.1.4
Le Camp musical du Lac-Saint-Jean
Le Camp musical du Lac-Saint-
Jean, situé à Métabetchouan-Lac-
à-la-Croix, est un établissement
d'enseignement
reconnu
dans
l'ensemble
de
la
province
de
Québec. Au cours de la période
estivale, les jeunes viennent de
partout en province pour y parfaire
l'apprentissage de leur instrument.
L'importance
économique
du
Camp musical, en période estivale,
est
appréciable
pour
la
municipalité. Il constitue également
un ambassadeur de choix
pour la région au niveau provincial.
8.2.1.5
Le cSur institutionnel de la ville d9Alma
À Alma, le quadrilatère compris entre l9église Saint-
Joseph, l9Hôtel de ville et l9ancien palais de justice
(Édifice J-Léo Duguay) forme un milieu culturel et
patrimonial
intéressant.
Cet
espace
abrite
également le Musée d9histoire du Lac-Saint-Jean.
La Ville d9Alma, dans le cadre de la revitalisation
de son centre-ville, entend rendre ce secteur plus
attrayant en plus de lui donner une perspective
vers la Petite Décharge dans le but d9augmenter
la fréquentation dans ce secteur.
Tableau no 21
Les territoires et les sites d'intérêt culturel
Municipalité
Sites
Notes
Alma
Musée d9histoire du Lac-Saint-Jean
Édifice J-Léo Duguay
L9Hôtel de ville
L9église Saint-Joseph et l9ancien
presbytère
Bâti institutionnel offrant un attrait
particulier
Desbiens
Centre d'histoire et d8archéologie de
la Métabetchouane
Lié au site du poste de traite de la
Métabetchouane
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Centre d9interprétation de
l9agriculture et de la ruralité
Axé sur l'histoire de l'agriculture
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Camp musical du Lac-Saint-Jean
Centre de perfectionnement musical
reconnu au-delà de la région
Les 15 municipalités
de la MRC
Les églises, presbytères et places de
l9église
Souvent à l9origine de la
configuration géographique du
noyau de village. Espace verts pour
les citoyens
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est. juin 2000.
Schéma d9aménagement révisé
8-7
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8.2.2 Problématique
Aucune étude exhaustive n9a été faite concernant le potentiel culturel de la MRC.
Plusieurs actions menées par des organismes sectoriels ont été réalisées mais aucune
coordination n9a vu le jour quant à la sauvegarde de ces éléments.
À ce jour, l9exercice le plus complet a été réalisé en 1995 par le Conseil régional de la
culture; il s9agit du Portrait de l9intervention culturelle des municipalités du Saguenay-Lac-
Saint-Jean.
8.2.3 Orientation et principes d'intervention
À l'égard des sites et territoires identifiés comme étant d'intérêt culturel, la MRC poursuit
comme orientation la mise en valeur optimale de ceux-ci en vue d9assurer leur pérennité
et leur intégration à la trame récréotouristique du territoire.
Pour ce qui est des principes d'intervention associés à cette orientation, ils se limitent à
inscrire au document complémentaire des dispositions spécifiques quant aux matériaux
utilisables comme revêtement extérieur. Toutefois, la MRC s9assurera que les municipalités
locales concernées accordent une protection adéquate à ces sites à l9intérieur de leur
plan d9urbanisme et leur réglementation afférente de façon à assurer l9intégrité de ces
sites et de préserver leur intérêt. La MRC pense ici au déboisement à proximité de ces
sites, à l9intégration des nouvelles constructions à leurs abords, à la présence de gravières
ou de sablières à proximité, etc.
8.3
Les territoires et les sites d9intérêt esthétique
8.3.1 Situation et identification
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est étant majoritairement constituée de paysages agricoles et
forestiers, une grande partie des territoires et des sites d9intérêt esthétique est le fait de
sites naturels. Certains autres sites identifiés ont une forte valeur architecturale ou
urbanistique.
Nous retrouvons également au document complémentaire des mesures se rapportant à
la gestion des corridors boisés. Ici, les principes d9intervention sont inspirés des travaux de
Josée Paquet, Marie-Anick Liboiron et Louis Bélanger de la Faculté de foresterie de
l9Université Laval2.
2 Josée Paquet et al. Inventaire de la sensibilité des paysages. Avril 1994.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8-8
Le tableau no 22 présente l9ensemble des sites et territoires d9intérêt esthétique autres
que les corridors boisés (ceux-ci étant spécifiquement traités au tableau no 23). Plusieurs
sites font référence au cadre bâti de la MRC, alors que d9autres visent à protéger des
percées visuelles de grande qualité.
8.3.1.1
Les quartiers Riverbend et Isle-Maligne à Alma
En rapport avec le cadre bâti, les quartiers Isle-Maligne et Riverbend sont identifiés en
raison de leurs caractéristiques architecturales et urbanistiques uniques. En effet, ces
deux quartiers sont des villes de compagnie érigées pour loger les cadres des
compagnies Alcan et Abitibi-Price.
Les quartiers Riverbend et Isle-Maligne ont
été
aménagés
selon
des
principes
d9urbanisme dérivés des courants garden
city et city beautiful. Ces deux courants
de pensée ont comme point commun
d9offrir aux résidants un environnement
offrant la qualité de vie de la campagne.
Le tracé des rues évite la monotonie de la
trame linéaire en proposant des rues en
courbe plus étroite où l9alignement des
résidences sur l9emprise de rue offre un
cachet
particulier,
absent
des
développements résidentiels plus récents.
8.3.1.2
Le centre-ville de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
La plus ancienne partie du périmètre
urbain
de
la
municipalité
de
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
se
caractérise par la présence de résidences
cossues, dont certaines de style victorien.
Certaines d9entre elles ont été identifiées
pour
leur
forte
valeur
architecturale.
D9autres
résidences
intéressantes
d'un
point de vue architectural et esthétique
pourraient également être identifiées par
la municipalité à l9intérieur de son plan
d9urbanisme.
Schéma d9aménagement révisé
8-9
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8.3.1.3
Les perspectives visuelles
En
ce
qui
concerne
la
protection
des
paysages,
certaines perpectives visuelles
que la MRC entend protéger
sont identifiées. Deux de celles-
ci sont situées à Alma. La
première touche la Pointe des
Américains
depuis
le
boulevard
Auger
et,
la
seconde, la Grande Décharge depuis le pont d9Isle-Maligne. La halte routière de
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, la digue Ouiqui et la côte à Raoul à Hébertville sont
également identifiées de même qu9un site donnant sur la Grande Décharge à la limite
ouest du rang Saint-Michel et un autre à l9arrière de l9église de Saint-Henri-de-Taillon avec
vue sur le lac Saint-Jean (planche no 2B). Enfin, les secteurs du lac Vouzier et du quai
municipal à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix (secteur Lac-à-la-Croix) de même que le
quai fédéral de Saint-Gédéon et le sommet du Mont-Lac-Vert, avec sa tour
d9observation, sont également identifiés. Le panorama visuel qu9offrent ces sites
nécessite qu9ils soient retenus comme territoires d9intérêt particulier au niveau esthétique.
Tableau no 22
Les sites d9intérêt esthétique
Municipalité
Site
Notes
Alma
Quartiers Riverbend et Isle-Maligne
Ville de compagnie et urbanisme
dirigé
Alma
Pointe des Américains depuis le
boulevard Auger
Perspective visuelle
Alma
Grande Décharge depuis le pont Isle
Maligne
Perspective visuelle
Delisle
Point de vue sur la Grande Décharge
du rang Saint-Michel
Perspective visuelle
Hébertville
Digue Ouiqui
Perspective visuelle sur le lac
Kénogami
Hébertville
Mont-Lac-Vert
Perspective visuelle sur la plaine du
lac Saint-Jean
Hébertville
Côte à Raoul (route 175)
Perspective visuelle sur la plaine
d9Hébertville
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Point de vue du quai municipal de
Lac-à-la-Croix
Perspective visuelle sur le Lac-à-la-
Croix
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Point de vue rue Saint-Isidore
Perspective visuelle sur le lac Vouzier
et le Lac-à-la-Croix
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Halte routière (route 169)
Perspective visuelle sur le lac Saint-
Jean
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Centre-ville de Métabetchouan
Présence de résidences à très forte
valeur architecturale datant des
années 20
Saint-Gédéon
Point de vue sur le lac Saint-Jean
depuis le quai fédéral du rang des Îles
Perspective visuelle sur le lac Saint-
Jean
Saint-Henri-de-Taillon
Point de vue sur le lac Saint-Jean
depuis l9église
Perspective visuelle sur le lac Saint-
Jean
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est, juin 2000.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8-10
8.3.1.4
Les corridors boisés et les corridors visuels
Les corridors boisés et les corridors visuels que veulent promouvoir les orientations et les
objectifs du schéma d9aménagement sont considérés comme des sites de nature
esthétique, étant donné la qualité visuelle exceptionnelle qui se dégage de ces tronçons
routiers et de l9impact touristique qu9ils procurent. Dans le cas des corridors boisés, la
MRC considère également leur protection comme étant un élément de sécurité pour les
résidants car l9absence de couvert boisé le long desdits corridors engendre un risque
pour la sécurité routière hivernale en plus d9occasionner des frais d9entretien
supplémentaires pour les municipalités.
Corridors boisés situés entre l9Ascension et Lamarche
Tableau no 23
Les corridors routiers retenus comme corridors boisés
Tronçon routier
Localisation
Notes
Corridor
boisé
entre
les
municipalités de l9Ascension et de
Lamarche.
Rangs 1 à 5, canton Garnier et
rangs 8 et 9, canton Labrecque.
Peuplements de pins gris de 50
ans, homogènes et équiennes
Corridor
boisé
entre
les
municipalités de Labrecque et
Lamarche.
Rangs 4 à 9, canton Labrecque.
Peupleraies hétérogènes de 30
ans et peuplements de pins gris
de
50
ans,
homogènes
et
équiennes
Corridor
boisé
entre
les
municipalités de Saint-Nazaire et
Labrecque.
Rangs 7, 8 et 9, canton Taché.
Dénudés humides avec présence
d9épinettes noires et de pins gris
de
70
ans,
homogènes
et
équiennes
Corridor
boisé
entre
les
municipalités de Sainte-Monique
et l9Ascension.
Rangs 3 et 4, canton Garnier et
rangs 8, 9 et 10, canton Taillon.
Peupleraies hétérogènes de 30
ans et peuplements de pins gris
de
50
ans,
homogènes
et
équiennes
Corridor
boisé
entre
les
municipalités de Saint-Ludger-
de-Milot et Saint-Augustin.
Rangs 3 et 4, canton Milot.
Peuplements de pins gris de 30
ans, homogènes et équiennes
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Juin 2000.
Schéma d9aménagement révisé
8-11
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Tableau no 23 A
Les corridors routiers retenus comme corridors visuels
Tronçon routier
Notes
Corridor visuel du rang 3 entre
Hébertville et Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Présents d9éléments géomorphologiques uniques (ex : chute sur
roche calcaire avec petit canyon) ; collines particulières.
Corridor visuel du rang 2 entre
Hébertville et Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Présence de nombreux kettles ; perspectives visuelles sur la
Belle-Rivière ; futur lien cyclable entre le Saguenay et la
Véloroute des Bleuets.
Corridor
visuel
du
rang
Belle-
Rivière
entre
Saint-Gédéon
et
Hébertville
Perspectives visuelles sur la Belle-Rivière et sa vallée, le Grand
Marais et le lac Saint-Jean. Boucle du circuit cyclable « Tour du
lac Saint-Jean » entre Hébertville et Métabetchouan-Lac-à-la-
Croix.
Corridor visuel du rang Saint-
Isidore à Hébertville
Perspectives visuelles sur la rivière des Aulnaies, les lacs Vert
et Kénogamichiche ; futur lien cyclable entre le Saguenay et la
Véloroute des Bleuets ; pont de « Fer » autrefois situé au centre-
ville d9Alma et transporté sur place en 1939.
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Juin 2000.
8.3.2 Problématique
Les sites identifiés comme étant d9intérêt esthétique sont importants parce qu9ils sont liés
à l9histoire de l9industrialisation de la région et que leur identification est nouvelle au
schéma d9aménagement.
Les perspectives visuelles, dans l9ensemble, sont les mêmes que celles inscrites au premier
schéma auquel on a ajouté les corridors boisés et les corridors visuels. L9importance de
leur identification est liée au panorama qu9ils offrent, à la préservation et à la pérennité
de ces sites. Ils ont également un lien avec la vocation récréative qu9on accole à la
région tout entière.
8.3.3 Orientations et principes d9intervention
Les orientations du schéma d9aménagement concernant les territoires et sites d9intérêt
esthétique visent à préserver la qualité visuelle de ceux-ci et à les mettre en valeur en
assurant la pérennité du milieu environnemental avoisinant.
Les sites identifiés précédemment étant de diverse nature, les principes d9intervention le
sont également.
En ce qui concerne la municipalité de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, il est rare de
retrouver de telles demeures en région et, pour cette raison, la MRC préconise qu9aucun
ajout ou rénovation qui risqueraient de dénaturer ces demeures ne soient autorisés. Le
document complémentaire prévoit des dispositions réglementaires à cet effet. La MRC
encourage également la Ville de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, et tout autre
municipalité, à identifier et à protéger les bâtiments à forte valeur architecturale situés sur
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8-12
leur territoire et à préserver l9homogénéité et les particularités architecturales de ces
secteurs.
Ville d9Alma a pour sa part intégré à sa réglementation municipale un plan
d9implantation et d9intégration architecturale (PIIA) pour les quartiers Isle-Maligne et
Riverbend. Ce PIIA devrait permettre de mieux gérer le patrimoine que constituent ces
deux quartiers et la MRC reconnaît d9emblée la démarche de la Ville d'Alma comme
étant un exemple probant d9une bonne mise en valeur et d9un souci de protection.
Les municipalités qui présentent des ensembles architecturaux spécifiques, en plus de les
identifier, devront, à l9exemple de la Ville d9Alma, adopter des règles d9urbanisme
particulières pour conserver et mettre en valeur l9architecture, la symétrie, les dimensions,
le volume, la hauteur, l9apparence extérieure et les matériaux de revêtement des
bâtiments existants ou à être implantés ainsi que l9affichage dans ces secteurs.
La MRC encourage également des initiatives comme celle de la Société d9histoire du
Lac-Saint-Jean qui est à mettre sur pied un programme destiné à la mise en valeur du
patrimoine bâti et d9aide à la rénovation. Ce service d9aide à la rénovation patrimoniale
(SARP), lancé officiellement en avril 1999, fait actuellement un effet boomerang sur
l9ensemble de la région. La MRC souhaite que l9ensemble des municipalités de la MRC
devienne des organismes accrédités « info patrimoine ». Ce service aura sans conteste
un effet structurant et mobilisateur sur le territoire, en plus de restaurer les paysages
urbains et ruraux de la MRC qui subissent depuis quelques années une détérioration
significative.
D9ailleurs, cette problématique trouve des éléments de solutions au document
complémentaire. Des dispositions relatives aux formes de bâtiments et aux revêtements
extérieurs prohibés sur le territoire de la MRC y sont incluses.
Pour ce qui est des paysages, des perspectives panoramiques et des corridors boisés, le
document complémentaire comporte des dispositions visant à éviter que des coupes
d9arbres, des aménagements et des constructions ne viennent altérer la qualité visuelle
de ceux-ci.
Pour ce qui est des corridors visuels, aucune mesure particulière n9est prévue au
document complémentaire puisque les éléments d9intérêt situés à l9intérieur de ces
corridors (ex : kettles, lien cyclable, etc.) sont déjà inscrits au document complémentaire
et que des mesures particulières y sont identifiées. De plus, ces corridors sont situés en
zone agricole et la MRC est particulièrement restrictive quant à la construction
résidentielle dans ces secteurs. L9ensemble des éléments inscrits au schéma
d9aménagement permettra une protection appréciable de ces corridors. Toutefois, les
municipalités concernées pourront inclure des mesures de protection supplémentaires à
leur planification locale.
Schéma d9aménagement révisé
8-13
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8.4
Les territoires et les sites d9intérêt écologique
8.4.1 Situation et identification
Le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est recèle plusieurs sites écologiques d9intérêt
que ce soit au niveau faunique ou floristique. Pensons ici aux nombreux marais ainsi qu'à
la réserve écologique Couchepaganiche. Ces territoires sont reconnus au schéma
d9aménagement soit pour leur fragilité, leur représentativité d'un milieu naturel particulier
ou pour leur unicité.
8.4.1.1
Les boisés d9intérêt
Plusieurs boisés d9intérêt sont présents sur le territoire
de la MRC. Ces derniers correspondent aux
érablières et aux ormaies qui se situent ici à la limite
septentrionale de leur aire de distribution et qui
constituent dans certains cas des peuplements
reliques. Un de ces boisés, l9érablière à chêne rouge
de la réserve Couchepaganiche, est reconnu
comme réserve écologique alors que le second est
encore en instance de reconnaissance par le
ministère de l9Environnement et de la Faune : il s9agit
du
projet
de
réserve
écologique
Belle-Rivière
caractérisée par son ormaie et située sur le territoire
des municipalités de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
et d9Hébertville. La MRC reconnaît à nouveau celle-
ci puisque le gouvernement étudie toujours la
possibilité de créer cette réserve et que le milieu
s9est montré intéressé à sa création. La planche no 2B
permet de situer ces sites d9intérêt.
8.4.1.2
Les marais littoraux
Milieu de vie et de reproduction de
nombreuses espèces animales, les
marais littoraux du lac Saint-Jean,
de même que ceux de la Petite
Décharge
et
de
la
rivière
Saguenay,
sont
identifiés
formellement
au
schéma
d9aménagement en vue de leur
protection et de leur mise en
valeur.
Il
s9agit
d9écosystèmes
complexes
qui
ont
été
jadis
malmenés d9où une eutrophisation
de certains d9entre eux. Ils jouent
un rôle non négligeable pour le
maintien et le développement des
populations d9oiseaux aquatiques
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8-14
de même que pour la faune ailée et semi-aquatique.
8.4.1.3
Autres sites d9intérêt au plan écologique
Outre ceux identifiés précédemment, d9autres milieux sont également reconnus en vue
de les faire valoir comme territoires d9intérêt ou comme aires de protection écologique
et sont inscrits au tableau no 24. Parmi ceux-ci, on peut mentionner les héronnières situées
près du Lac-à-la-Carpe et dans la municipalité de Delisle (bihoreau à couronne noire),
l9habitat du rat musqué présent près du lac Labrecque, les aires de fréquentation ou de
reproduction de la sauvagine, la rivière Métabetchouane qui, incidemment, est une des
six rivières à ouananiche faisant partie du programme de restauration de cette ressource
au lac Saint-Jean et les kettles situés dans les municipalités de Métabetchouan-Lac-à-la-
Croix, Hébertville et Desbiens. Trois types différents de kettles se trouvent dans les environs
immédiats du secteur de Lac-à-la-Croix : la terrine à fond sec dans le village (rue
Laprise) ; le lac Vouzier (altitude de 149 mètres) et le Lac-à-la-Croix (altitude 154 mètres).
Photo : Joelle Mercier
Kettles de la plaine d9Hébertville
Rivière Métabetchouane
Schéma d9aménagement révisé
8-15
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Tableau no 24
Les sites d9intérêt écologique
Municipalité
Site
Notes
Alma
Marais Saint-Georges et
pointe Maltais sur la rivière
Petite Décharge
Milieu de reproduction dès l'arrêt du
flottage du bois
Zone de protection et de reproduction
pour la faune ailée et la flore
Alma
Pointe des Américains à la
confluence de la Petite et de
la Grande Décharge
Aire de protection écologique pour la
faune ailée et la flore
Delisle
Héronnières
Aire de protection identifiée par le
MEF
Delisle
Rive nord et sud de la
Grande Décharge
Aire de concentration d9oiseaux
aquatique
Delisle
Halte migratoire près de la
pointe de la marina
Aire de fréquentation et de
reproduction de la sauvagine
Desbiens et TNO
Rivière Métabetchouane
Une des six rivières à ouananiche
identifiées dans le plan de
restauration et de mise en valeur de la
ouananiche
Hébertville
Zone littoral du lac
Kénogamichiche
Habitat du rat musqué
Labrecque
Lac Labrecque partie sud
Habitat du rat musqué
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
Lac Vouzier
Phénomène géomorphologique unique
en région. Kettle. Rayon de protection
de 20 mètres
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix,
Hébertville, Desbiens
Les kettles
Phénomène géomorphologique rare.
Rayon de protection de 20 mètres
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
Réserve écologique
Couchepaganiche
Érablière à chêne rouge. Protection
Intégrale
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
Grand Marais de
Métabetchouan
Milieu de reproduction important de
la faune aquatique et ailée
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
Marais le Rigolet
Milieu de reproduction important de
la faune aquatique et ailée. Habitat du
rat musqué. Sentiers d9interprétation
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
Marais Bolduc
Milieu de reproduction important de
la faune aquatique et ailée
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8-16
Tableau no 24
Les sites d9intérêt écologique (suite)
Municipalité
Site
Notes
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix,
Hébertville
Réserve écologique Belle-
Rivière (projet)
Toujours en instance de création pour
son ormaie. Corridor de protection de
50 mètres le long des berges.
Protection intégrale
Saint-Gédéon, Alma, Delisle
Les îles publiques situées
sur le lac Saint-Jean et la
Grande Décharge et celles
appartenant à Abitibi-
Consolidated (île Connely et
îles Vertes)
Milieu de protection et de
reproduction pour la faune ailée et la
flore. Espèces sensibles : pois de mer,
cerisier des sables
Saint-Gédéon
Le Petit-Marais et l9Étang
des Îles
Milieu de reproduction important de
la faune aquatique et ailée. Une mise
en valeur du Petit-Marais à débuter
avec interprétation et activités
éducatives. Habitat du rat musqué
(Petite Marais)
Saint-Henri-de-Taillon
Rive nord et sud du parc de
la Pointe Taillon
Aire de concentration d9oiseaux
aquatique
Saint-Henri-de-Taillon
Marais des lots 5 et 6, rang
A, canton de Taillon
Milieu humide de qualité menacé
parce que non aménagé
Sainte-Monique
Les marais du parc de la
Pointe-Taillon
Bien qu9ils soient inclus dans les
limites du parc, il s9agit de milieux de
reproduction importants pour la faune
aquatique et ailée en plus de la flore
Saint-Nazaire
Marais donnant sur la
rivière Saguenay (marais du
delta du ruisseau Fraser et
du delta du ruisseau
Gervais)
Milieu de reproduction important pour
la faune aquatique et ailée
Territoires non organisés
Rivière Métabetchouane
Habitat du rat musqué
Territoires non organisés
Héronnières du Lac-à-la-
Carpe
Aire de protection identifiée par le
MEF
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Mai 2003.
Schéma d9aménagement révisé
8-17
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8.4.1.4
Le milieu insulaire
Le lac Saint-Jean et ses principaux tributaires
renferment plus de 250 îles. La concentration la
plus importante est située à l9est du lac Saint-Jean,
dans les secteurs de la Grande et de la Petite
Décharge.
Malgré leur accessibilité (proximité des berges), la
plupart ont été préservées des perturbations
humaines et ont conservé leur caractère naturel
et vierge favorisant la détente et l9isolement.
L9ensemble de ces éléments de la trame
récréative de la MRC suggère la création d9un parc récréatif éclaté dans lequel tous les
éléments récréatifs de la MRC trouveront leur intégration. La complémentarité des
infrastructures solidifiera l9offre récréative de la zone d9appartenance touristique de la
MRC en plus de susciter de nouvelles initiatives créatives d9emplois. Un tel parc
nécessitera le partage de ce concept avec les MRC voisines puisqu9il s9agit ici de vendre
un territoire vaste et sauvage où les grandes rivières du territoire se voient associées au
développement du tourisme traditionnel, concentré pour l9essentiel autour du lac Saint-
Jean.
8.4.2 Problématique
Certains marais présents sur le territoire de la MRC ont été historiquement aux prises avec
une dynamique hydrologique ayant été modifiée à la suite des travaux de stabilisation
des berges ou encore lors du flottage du bois sur le lac Saint-Jean et la rivière Péribonka.
Il s9agit ici des marais le Rigolet à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, du Petit-Marais à Saint-
Gédéon et de plusieurs des marais de la Pointe-Taillon. D9habitats semi-ouverts (stabilité
relative de leur niveau d9eau), ceux-ci sont devenus des habitats ouverts sur le lac Saint-
Jean subissant par conséquent l9influence négative du marnage du lac Saint-Jean ou
encore des habitats quasi fermés puisque l9accumulation des billes dans ceux-ci
réduisaient considérablement leur superficie productive .
Les impacts reliés à cette situation se sont fait sentir sur la sauvagine et le rat musqué
présents soit dans le Petit-Marais de Saint-Gédéon où dans ceux du parc de la Pointe-
Taillon. Dans le cas du Parc de la Pointe-Taillon, les effets se sont même fait sentir sur
l9orignal. Pour rétablir une situation normale, des travaux majeurs à l9embouchure de
certains marais ont été réalisés par la compagnie Alcan. C9est le cas du marais le Rigolet
à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et du Petit-Marais de Saint-Gédéon. Dans les deux cas
des structures de retenue d9eau permanentes ont été aménagées afin de corriger
l9affaissement des seuils de ceux-ci. On a jumelé à ces travaux un monte-poisson afin de
favoriser l9échange entre les marais et le lac Saint-Jean.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8-18
L9érosion des habitats ouverts sur le lac Saint-Jean, les variations du
niveau de l9eau dans ces secteurs et les activités anthropiques ont par
le passé hypothéqué le potentiel de ces habitats prioritaires et
essentiels au potentiel écologique du lac Saint-Jean et à la
productivité de plusieurs espèces. Un suivi rigoureux des mesures de
protection prises au cours des dernières années est essentiel à la
conservation d9une certaine diversité naturelle et au maintien de la
faune avienne aquatique à son niveau actuel.
Il est important de noter que les municipalités de Saint-Gédéon et de Métabetchouan-
Lac-à-la-Croix ont toutes deux établi des programmes de mise en valeur et
d9interprétation, et que des aménagements mal planifiés ou l9absence de mesures de
protection risque de compromettre ces initiatives locales. Par exemple, le marais des lots
5 et 6 du rang A, à Saint-Henri-de-Taillon, pourrait être mis en valeur de la même façon
tout comme les autres marais et milieux humides présents sur le territoire de la MRC. Déjà
ceux du parc de la Pointe-Taillon profitent des bienfaits de leur cure de nettoyage.
Quant au marais Saint-Georges, l'arrêt du flottage du bois était conditionnel à sa mise en
valeur. En effet, la présence de zones d'accumulation de billes à ses abords a entraîné la
perte d'habitats utiles à certaines espèces de poissons de même que l'utilisation de ce
territoire par une variété de canards et de mammifères semi-aquatiques. La ville d9Alma
a d9ailleurs inscrit des mesures de protection de celui-ci à son règlement de zonage et la
Corporation de mise en valeur de la Petite-Décharge est impliquée dans ce dossier.
Plusieurs autres sites ou éléments d9intérêt écologique sont soit méconnus de la
population en général ou inadéquatement protégés. Le défi consiste à les faire
connaître en plus d9indiquer le rôle essentiel qu9ils jouent dans la reproduction de
certaines espèces fauniques et floristiques et d9assurer leur protection en évitant la
disparition d9espèces floristiques rares (pois de mer, cerisier des sables sur les îles du lac
Saint-Jean et de la Grande Décharge).
8.4.3 Orientations et principes d9intervention
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est poursuit comme orientation, pour les différents sites et
territoires identifiés au point précédent, la mise en valeur, la protection et l9amélioration
de la qualité de ces sites et territoires. Les mesures particulières décrites ici et au
document complémentaire visent l9atteinte de cette orientation.
Dans le cas des marais littoraux, les mesures et la cartographie incluses au document
complémentaire visent à permettre l9émancipation des initiatives locales, comme celles
de Saint-Gédéon et de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, en plus de protéger les
caractéristiques uniques desdits marais et milieux humides.
Pour la Pointe des Américains, la Pointe Maltais, la halte migratoire située près de la
marina de Delisle et les héronnières du Lac-à-la-Carpe et de Delisle, une aire de
protection est identifiée en vue de préserver le potentiel faunique de ces milieux. Le
document complémentaire comporte des normes régissant ces territoires.
Faune avienne
L9ensemble des
oiseaux formant
la faune ailée
d9une région
donnée.
Schéma d9aménagement révisé
8-19
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
En ce qui concerne les kettles, principalement localisés dans la municipalité de Lac-à-la-
Croix mais également à Desbiens et à Hébertville, la MRC les reconnaît comme étant des
éléments géomorphologiques d9intérêt. Le Conseil poursuit comme objectif la
conservation et la protection de leurs caractéristiques géomorphologiques distinctes en
vue d'une intégration à la trame récréotouristique de ce secteur, et le document
complémentaire prévoit des dispositions spécifiques à cet effet.
En ce qui concerne la réserve écologique Couchepaganiche, elle est ici reconnue
comme un élément biophysique majeur auquel une protection spécifique est rattachée.
La future réserve Belle-Rivière est elle aussi soumise à ces mesures de protection
particulières qu9on retrouve au document complémentaire. Ces deux réserves devront
être identifiées comme étant des zones de préservation aux règlements municipaux.
Finalement, les îles publiques du lac Saint-Jean et de la Grande-Décharge sont
identifiées comme territoires d9intérêt et le document complémentaire édicte des
normes visant à assurer leur protection. Les îles de nature publique et celles de la
compagnie Abitibi-Consolidated se verront attribuer une affectation de récréation
extensive afin de protéger ces milieux sensibles.
Les marais se voient attribuer cette même vocation et le document complémentaire
édicte des normes visant la protection de ces écosystèmes sensibles. La protection de
ces habitats est requise afin d9assurer la présence d9une faune ailée abondante et
diversifiée. La MRC entend protéger optimalement ces milieux et maintenir leur potentiel
existant. La mise en place d9infrastructures complémentaires vouées à l9observation de la
faune ailée et semi-aquatique est aussi un objectif poursuivi par la MRC. Dans le cas des
marais, ils devront faire l9objet d9un découpage au plan de zonage de manière à définir
des zones de préservation (conservation intégrale et récréation extensive), des zones
d9ambiance
(récréatif
extensif,
activités
de
prélèvement,
aménagement
d9infrastructures d9appoint) et des zones de services (accueil des visiteurs, bâtiments
administratifs, centre d9interprétation).
Lac des Harvey
1
14B
1
16
15B
16
15
15A
12A
14B
14A
13
12B
15B
15A
16
Rang 3
17
17B
17A
18
18B
19A
21
20
20B
20A
19
22
23
22
21
Rang 3
24
23
22
26A
25
26B
24
25
25
24
23
26C
26C
27B
27A
27C
26A
28B
28A
27B
27A
28
29A
27B
28B
28A
27A
30D
31A
30B
30C
29
18A
19
18B
17B
17A
18A
21
20B
20A
Rang 2
32
30A
32A
31B
29
30A
30B
31A
32A
31B
33A
32B
34A
33B
33A
32B
33B
34B
34B
35
36
37
36
35
36
37
Rang 1
35
34A
36
37
33
38
39A
Rang 1
39
38B
38A
39B
38A
39
38B
35
34
Eugène-Larouche
Cours
d'eau
Décharge
du Lac
des
Harvey
ROUTE 169
ROUTE 169
SE
Pont de la
Rivière-Mistouk
Pont de la
Rivi re-aux-Harts
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
La Grande Décharge
Île
Île
Île
Île
Île
Île
Île
Île
Île
Lebel
Lebel
Lebel
Lebel
Lebel
Lebel
Lebel
Lebel
Lebel
Île
Fortin
Île
Noël
Île
à
l'Abbé-Maurice
Marina
Marina
Marina
Marina
Marina
Marina
Marina
Marina
Marina
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Île
Île
Île
Île
Île
Île
Île
Île
Île
des
des
des
des
des
des
des
des
des
Jean
Jean
Jean
Jean
Jean
Jean
Jean
Jean
Jean
Baie des Jean
Baie des Jean
Baie des Jean
Baie des Jean
Baie des Jean
Baie des Jean
Baie des Jean
Baie des Jean
Baie des Jean
Dam-en-Terre
Dam-en-Terre
Dam-en-Terre
Dam-en-Terre
Dam-en-Terre
Dam-en-Terre
Dam-en-Terre
Dam-en-Terre
Dam-en-Terre
Baie à
Baie à
Baie à
Baie à
Baie à
Baie à
Baie à
Baie à
Baie à
Lorenzo-Jean
Lorenzo-Jean
Lorenzo-Jean
Lorenzo-Jean
Lorenzo-Jean
Lorenzo-Jean
Lorenzo-Jean
Lorenzo-Jean
Lorenzo-Jean
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Échelle: 1: 20 000 !
MRC de
MRC de
MRC de
MRC de
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
SCHÉMA
D`AMÉNAGEMENT RÉVISÉ
Réalisation :
Cartographie :
Vérification :
Date :
Approbation :
Service de l'aménagement,
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Lyne Fleury
Nathalie Audet
septembre 2000
Lawrence Potvin, préfet
Guy Gagnon, sec.trés.
Aire de concentration
d'oiseaux aquatiques
Territoires d'intérêt écologique - les habitats fauniques
Carte 8-1
Types d'habitats
Rivière Mistouk
Grande Décharge, Delisle
41
32
27
37
33
34
20
16
17
18
Rang 1 Est
19
21
12
11A
11B
13
14
15
10A
10B
Ra
42
43
44
CADASTRE DU CANTON DE LABARRE
38
Rang 1 Est
13B
15A
14B
15B
12A
16
14A
13A
11B
12B
35
36
38
39
40
7A
7B
8A
CANTON DE MESY
10B
8B
9
10A
24
25
Rang Est du Chemin Kénogami
11A
6
28
29
30
31
26
22
23
5A
5B
CADASTRE DU
Rang 2 Est
14
13
8
4
3B
5
6
7
9
9A
3
LABARRE
2A
2B
3A
3
4
B
6
7A
7B
8
4
10A
9B
10
11
12
Lac Goulet
Lac Vert
Lac
Kénogamichiche
RANG SAINT-ISIDORE
d'eau
Cours
Champigny
RANG DU
LAC-VERT
RANG SAINT-ANDRÉ
SAINT-ISIDORE
ANG
Pont de Fer
Échelle: 1: 20 000
!
MRC de
MRC de
MRC de
MRC de
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
SCHÉMA D`AMÉNAGEMENT RÉVISÉ
Réalisation :
Cartographie :
Vérification :
Date :
Approbation :
Service de l'aménagement,
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Lyne Fleury
Nathalie Audet
septembre 2000
Lawrence Potvin, préfet Guy Gagnon, sec.trés.
Habitat du rat musqué
Territoires d'intérêt écologique - les habitats fauniques
Carte 8-2
Types d'habitats
Limite extérieure de l'habitat
Limite intérieure de l'habitat
Lac Vert, Hébertville
Lac
Labrecque
T O
DU
CHEMIN
LABRECQUE
TOUR-DU-LAC
DU
CHEMIN
CHEMIN DU TOUR-DU-LAC-LABRECQUE
18
18
25
24
23
26A
30
25
26
27
29
28
27A
29
25A
26B
27B
31
32
33
31
30
17
16
Rang 2
17A
18
19
20
21
17B
22
23
21
22
23
20
21
22
23
24
19
5
28
Rivière aux Sables
Décharge
du
Lac
Ruisseau
Damas
TS
ROUTE
DU
LAC-DES-HABITA
B
T
AN
H
A
S
-
I
A
L
RUE PRINCIPALE
C-
DE
ROUTE
DU
X
X
Domaine Lemieux
Domaine Lemieux
Domaine Lemieux
Domaine Lemieux
Domaine Lemieux
Domaine Lemieux
Domaine Lemieux
Domaine Lemieux
Domaine Lemieux
Échelle: 1: 20 000
!
MRC de
MRC de
MRC de
MRC de
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
SCHÉMA D`AMÉNAGEMENT RÉVISÉ
Réalisation :
Cartographie :
Vérification :
Date :
Approbation :
Service de l'aménagement,
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Lyne Fleury
Nathalie Audet
septembre 2000
Lawrence Potvin, préfet Guy Gagnon, sec.trés.
Habitat du rat musqué
Territoires d'intérêt écologique - les habitats fauniques
Carte 8-3
Types d'habitats
Lac Labrecque, Labrecque
42
43
45
41
41
Rang
42
42
43
44
Rang 5
45
43
44
45
Rang 3
46
1
46
2
3
4
3
1
2
4
8
7
8A
9
5
6
7
6B
6A
5
9
10
8
8B
Rang 2
9B
9A
10
10
11
12
3
11
DE L'ILE
DE TACHÉ
Rang 1
Ruisseau
Taché
ROUTE 169
PONT
AVENUE
DU
RANG SAINT-MICHEL
HEL
Échelle: 1: 20 000
!
MRC de
MRC de
MRC de
MRC de
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
SCHÉMA D`AMÉNAGEMENT RÉVISÉ
Réalisation :
Cartographie :
Vérification :
Date :
Approbation :
Service de l'aménagement,
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Lyne Fleury
Nathalie Audet
septembre 2000
Lawrence Potvin, préfet Guy Gagnon, sec.trés.
500 m.
200 m.
Héronnière
Territoires d'intérêt écologique - les habitats fauniques
Types d'habitats
Carte 8-4
Delisle
7C
G
K
J
I
H
3D
5B
3C
F
E
Rang B
8
6
7B
7A
5
4
9
A
D
C
B
Rang B
X
ROUTE 170
CHEMIN
RANG DE LA BELLE-RIVIÈR
RANG SAINTE-ANNE
X
X
X
Le Banc
de Sable
Grand Marais
Grand Marais
Grand Marais
Grand Marais
Grand Marais
Grand Marais
Grand Marais
Grand Marais
Grand Marais
Échelle: 1: 20 000
!
MRC de
MRC de
MRC de
MRC de
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
SCHÉMA D`AMÉNAGEMENT RÉVISÉ
Réalisation :
Cartographie :
Vérification :
Date :
Approbation :
Service de l'aménagement,
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Lyne Fleury
Nathalie Audet
septembre 2000
Lawrence Potvin, préfet Guy Gagnon, sec.trés.
Habitat du rat musqué
Aire de concentration d'oiseaux aquatiques
Territoires d'intérêt écologique - les habitats fauniques
Carte 8-5
Types d'habitats
Marais
Bolduc
Grand Marais, Métabetchouan - Lac-à-la-Croix
d'eau
d'eau
Villeneuve
Cours
Cours
Boudreault
e
de
Petit
lac Vert
77
78
80B
80A
38D
36
83
82B
81A
82A
39B
40
100
101
37A
41B
39A
38
37B
86
85
81B
95
97
102
98
99
Rang 1
42
94
91A
79
93
96
92
91B
46B
44A
41A
44B
43
46B
46A
45A
45B
1D
1E
1C
2H
2G
2E
3C
3B
2F
B
C
4A
22
3D
2A
D
6B
3A
1G
1F
6A
5
4B
7
RANG
CARON
RUE SAINT-ANDRÉ
ROUTE 170
Pont de la
Rivière-Couchepaganiche
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
L a c S a i n t - J e a n
Métabetchouan -
Lac-à-la-Croix
Échelle: 1: 20 000
!
MRC de
MRC de
MRC de
MRC de
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
SCHÉMA D`AMÉNAGEMENT RÉVISÉ
Réalisation :
Cartographie :
Vérification :
Date :
Approbation :
Service de l'aménagement,
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Lyne Fleury
Nathalie Audet
septembre 2000
Lawrence Potvin, préfet Guy Gagnon, sec.trés.
Habitat du rat musqué
Territoires d'intérêt écologique - les habitats fauniques
Carte 8-6
Types d'habitats
Marais le Rigolet, Métabetchouan - Lac-à-la-Croix
Lac la Tortue
CHEMIN DE LA POINTE-TAILLON
DE
LA
POINTE-TAILLON
CHEMIN
CHEMIN DE LA POINTE-TAILLON
Canal B b
169
169
X
47
48
49
46
47
45
46
45
49
50
51
52
53
49
51
52
51A
51B
50
49
51
50
55B
53
58B
47
48
48
54
57B
56A
55A
57A
56B
52
53
56
55
54
58A
58
54
55
56
57
52
53
50
Rang 1
57
58
57
56
58
59
60
62
61
60
54
55
59
60
61
62
61
59
Rang 1
67
65
63
64
65
64
63
61
60
59
66
62
63
65
64
64
65
63
62
66
69
Rang
2
66
66
67
72
68
68
67
68
69
70
Pointe Taillon
73
74
72
71
70
69
70
Rang 4
78
79
77
65
73
75
76
79
71
74
75
76
77
85
79
78
80
83
84
85
86
80
81
82
DE TAILLON
86
CADASTRE DU CANTON DE TAILLON
Rang 1
85
84
83
80
81
82
81A
81B
82
Rang 4
84
85
83
87
86
89
88
87
86
87
91
89
90
DE DALMAS
CADASTRE DU CANTON
CADASTRE DU CANTON
88
92
93
94
92
91
93
91
90
90
92
89
88
97
95
96
94
94
93
Île
Bouliane
98
95
96
98
Pointe
97
Péribonca
Échelle: 1: 45 000
!
MRC de
MRC de
MRC de
MRC de
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
SCHÉMA D`AMÉNAGEMENT RÉVISÉ
Réalisation :
Cartographie :
Vérification :
Date :
Approbation :
Service de l'aménagement,
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Lyne Fleury
Nathalie Audet
septembre 2000
Lawrence Potvin, préfet Guy Gagnon, sec.trés.
Aire de concentration d'oiseaux aquatiques
Territoires d'intérêt écologique - les habitats fauniques
Carte 8-7
Types d'habitats
Parc de
Pointe Taillon
Rivière Péribonka
Île
Bouliane
Lac Saint-Jean
Pointe-Taillon, Sainte-Monique
16
17B
18A
18B
17A
00B
19C
19A
20A
8B
B
8A
9A
9B
35B
18C
19B
12C
13B
35A
R. 4
34B 34A
12B
12F
10I
11C
10D
7D
10C
8E
8D
8C
13A
7C
K
7E
6D
R.5
15B
13A
13B
14A
14B
15A
35
15A
15B
12A
10A
10B
11A
11B
Rang 10
14B
14A
Ruisseau
Grandmont
Ruisseau des Boivin
S QUATORZE-ARPENTS
CHEMIN DEQUEN
QUATRIÈME RANG
CHEMIN DEQUEN
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Le
Marécage
Le
Le
Le
Le
Le
Le
Le
Le
Le
Marécage
Marécage
Marécage
Marécage
Marécage
Marécage
Marécage
Marécage
Marécage
Saint-Gédéon
Relais-des-Bernaches
Relais-des-Bernaches
Relais-des-Bernaches
Relais-des-Bernaches
Relais-des-Bernaches
Relais-des-Bernaches
Relais-des-Bernaches
Relais-des-Bernaches
Relais-des-Bernaches
Pointe-du-Lac
Pointe-du-Lac
Pointe-du-Lac
Pointe-du-Lac
Pointe-du-Lac
Pointe-du-Lac
Pointe-du-Lac
Pointe-du-Lac
Pointe-du-Lac
Échelle: 1: 20 000
!
MRC de
MRC de
MRC de
MRC de
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
SCHÉMA D`AMÉNAGEMENT RÉVISÉ
Réalisation :
Cartographie :
Vérification :
Date :
Approbation :
Service de l'aménagement,
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Lyne Fleury
Nathalie Audet
septembre 2000
Lawrence Potvin, préfet Guy Gagnon, sec.trés.
Habitat du rat musqué
Aire de concentration d'oiseaux aquatiques
Territoires d'intérêt écologique - les habitats fauniques
Types d'habitats
Carte 8-8
Petit Marais, Saint-Gédéon
!
MRC de
MRC de
MRC de
MRC de
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
SCHÉMA D`AMÉNAGEMENT RÉVISÉ
Réalisation :
Cartographie :
Vérification :
Date :
Approbation :
Service de l'aménagement,
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Lyne Fleury
Nathalie Audet
septembre 2000
Lawrence Potvin, préfet Guy Gagnon, sec.trés.
Habitat du rat musqué
Territoires d'intérêt écologique - les habitats fauniques
Types d'habitats
Carte 8-9
Rivière Métabetchouane, TNO
!
MRC de
MRC de
MRC de
MRC de
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
Lac-Saint-Jean-Est
SCHÉMA D`AMÉNAGEMENT RÉVISÉ
Réalisation :
Cartographie :
Vérification :
Date :
Approbation :
Service de l'aménagement,
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Lyne Fleury
Nathalie Audet
septembre 2000
Lawrence Potvin, préfet Guy Gagnon, sec.trés.
500 m.
200 m.
Héronnière
Territoires d'intérêt écologique - les habitats fauniques
Types d'habitats
Carte 8-10
Lac-à-la-Carpe, TNO
Schéma d9aménagement révisé
9-1
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Mise en situation
La Loi sur l9aménagement et l9urbanisme prévoit, à l9article 5, alinéa 1, paragraphe 8,
que les MRC identifient, à l9intérieur de leur schéma d9aménagement, les infrastructures
et équipements importants existants et projetés. Cette même loi oblige également les
MRC à déterminer les coûts associés à la mise en place de ces infrastructures et
équipements (LAU. article 7, paragraphe 1). La MRC de Lac-Saint-Jean-Est présente dans
ce chapitre les infrastructures et équipements qu9elle juge importants, c9est-à-dire ceux
ayant un caractère intermunicipal et ceux devant être mis en place par le
gouvernement et ses mandataires.
Par conséquent, on retrouve à l9intérieur de ce chapitre deux parties. La première traite
des équipements et infrastructures importants (loisirs, éducation, santé, etc.) et la
seconde, de ceux devant être mis en place par le gouvernement et ses mandataires.
On entend par équipement, les immeubles et les installations nécessaires à la vie de la
collectivité (loisirs, éducation, santé, etc.). Quant aux infrastructures, elles désignent les
ouvrages et les réseaux grâce auxquels transitent des personnes et des biens. Les routes
et les réseaux d9aqueduc et d9égout sont des exemples d'infrastructures.
9.1
Les équipements et infrastructures importants
Les équipements et infrastructures présentés ici sont regroupés en huit catégories. Nous
retrouvons les équipements et infrastructures se rattachant à la santé, à l 8éducation, à la
récréation et à la culture, au transport, aux communications et aux télécommunications
et, finalement, les équipements et infrastructures voués à la salubrité et à la sécurité
publique. Ces équipements et infrastructures sont généralement de propriété municipale
mais peuvent également être la propriété de la MRC ou encore de propriété privée. Ils
sont identifiés en autant que l9équipement ou l9infrastructure ait une forte incidence
intermunicipale.
9.1.1 Les équipements et infrastructures d9éducation
9.1.1.1
Problématique
La faible natalité des dernières années a des conséquences non négligeables sur les
clientèles scolaires. Tel que mentionné précédemment, la Commission scolaire Lac-Saint-
CHAPITRE 9
LES INFRASTRUCTURES ET
ÉQUIPEMENTS IMPORTANTS
SUR LE TERRITOIRE
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9-2
Jean verra sa clientèle diminuer de 20% d9ici 2006. Cette importante diminution risque de
se traduire par des fermetures d9écoles car certaines sont sous-utilisées, n9ayant qu9une
fraction de leurs locaux occupés. Depuis 1996, la municipalité de Saint-Henri-de-Taillon a
dû débourser des sommes considérables pour maintenir ouverte son école primaire.
Concernant les niveaux secondaire et collégial, le territoire de la MRC est bien desservi et
les polyvalentes sont distribuées adéquatement sur celui-ci : le centre ; le secteur nord et
le secteur sud sont desservis de façon comparable. Quant au CÉGEP d9Alma, il se taille
une place de choix avec une spécialisation en agriculture à laquelle on a joint un centre
de recherche en agriculture et une spécialisation en transformation de l9aluminium.
Toutefois, la problématique de la sous scolarisation dans la MRC amène à réfléchir sur la
desserte en équipements d9éducation. Se satisfaire des équipements actuels
équivaudrait à se satisfaire d9une sous scolarisation. Ainsi, il est logique de penser qu9avec
l9arrivée de nouveaux programmes liés à la transformation de l9aluminium et à la
formation en agriculture, il sera nécessaire d9aménager de nouveaux locaux pour
accueillir cette nouvelle clientèle.
9.1.1.2
Orientation et principes d9intervention
En regard des équipements et infrastructures d9éducation, la MRC poursuit comme
orientation de maintenir une école primaire dans chaque municipalité. L9école étant un
équipement suffisamment important pour maintenir une population en place, il serait
catastrophique pour certaines municipalités de voir fermer leur école. Il s9ensuivrait un
déclin quasi assuré de la population.
Ici, la MRC laisse le soin à la Commission scolaire Lac-Saint-Jean de réaménager la
répartition des effectifs scolaires mais demeure soucieuse et préoccupée par la viabilité
de chacune des municipalités. Les décisions de la Commission scolaire devront donc être
prises après consultation auprès de la population et des différents intervenants. La
Commission Scolaire a d9ailleurs adopté une politique de maintien de la dernière école
de village mais la menace d9une éventuelle fermeture est encore présente dans la
municipalité de Saint-Henri-de-Taillon. Par conséquent, la MRC demande à la
Commission Scolaire Lac-Saint-Jean de respecter sa propre politique pour le maintien de
l9école Ste-Hélène, dans la municipalité de Saint-Henri-de-Taillon. Cette préoccupation
de la MRC concerne toutes les écoles de village qui pourraient dans un proche avenir se
retrouver dans la même situation.
En ce qui concerne la formation scolaire, la MRC est d9avis qu9il faudra de la main-
d9Suvre dans des créneaux qui correspondent aux besoins des entreprises régionales
afin de s9assurer de garder ici un maximum de nouveaux diplômés, et ce, à quelques
niveaux que ce soit.
Par ailleurs, certains équipements d9éducation actuels et à venir devraient être mis à la
disposition des citoyens de la MRC. La Commission Scolaire et le CEGEP se disent prêt à
regarder cette possibilité avec les municipalités locales. D9ailleurs, les locaux des écoles
primaires sont souvent utilisés par la population pour des activités culturelles et sportives.
Schéma d9aménagement révisé
9-3
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9.1.1.3
Identification
Tableau no 25
Les équipements et infrastructures d9éducation
Municipalité
Équipement
Exis-
tant
Pro-
jeté
Coût
Échéancier
Alma
"
CÉGEP d9Alma :
Pavillon Saint-Judes
Pavillon Champagnat
Pavillon de l9agriculture et des
arts
Ferme institutionnelle et centre de
recherche en agriculture
"
Commission scolaire du
Lac-Saint-Jean :
" École secondaire Camille-Lavoie
" École Saint-Joseph d9Alma
" Pavillon Wilbrod-Dufour
"Centres d9enseignement et de
formation professionnelle du Lac-
Saint-Jean (CEFPA) :
- Pavillon Bégin
- Pavillon Auger
" Centres d9éducation des adultes :
- Pavillon Goyer
- Pavillon Damas Boulanger
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
_
X
_
_
X
X
_
_
X
_
_
_
644 000$
_
_
20,000$
800 000$
_
_
800 000$
_
_
_
2000
_
_
2000
2001
_
_
2000
_
_
Delisle
École secondaire Jean-Gauthier
X
_
_
_
Hébertville
École secondaire Curé-Hébert
X
_
_
_
Métabetchouan
Séminaire Marie-Reine du Clergé
X
_
_
_
MRC
Réseau des écoles primaires
X
_
_
Selon le
budget de la
Commission
Scolaire
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est, juin 2000.
9.1.2 Les équipements et infrastructures culturels
9.1.2.1
Problématique
La communauté culturelle régionale est aux prises avec un problème de financement
auquel les gestionnaires de sites doivent faire face. Cette situation rend difficile la mise en
place de nouveaux équipements et pose problème à ceux existants. Depuis l9entrée en
vigueur de son premier schéma d9aménagement en 1987, la MRC a vu plusieurs
équipements culturels s9implanter par la volonté et l9esprit de partenariat des gens du
milieu désireux d9offrir aux citoyens des infrastructures culturelles de qualité.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9-4
Sur le territoire de la MRC, une seule salle de spectacles peut desservir l9ensemble de la
population. Il s9agit de l9auditorium d9Alma. Celui-ci avait été reconnu comme salle de
spectacles majeure pour la collectivité de Lac-Saint-Jean-Est dans l9étude sur la diffusion
professionnelle de spectacles dans la région. Le scénario retenu dans cette étude
prévoyait trois éléments concernant la MRC de Lac-Saint-Jean-Est : consolidation de
l9auditorium d9Alma (salle majeure) par des rénovations et améliorations techniques tout
en maintenant sa jauge actuelle ; consolidation des petites salles « la Tourelle » d9Alma et
du Camp musical de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.
D9autres équipements comme le Camp Musical du Lac-Saint-Jean, la Biennale du dessin,
de l9estampe et du papier-matière, la Galerie Language Plus et l9Atelier d9estampe
Sagamie sont des lieux et des événements qui joue un rôle de premier plan dans la
diffusion des arts et de la culture. Ils ont une réputation qui dépasse les frontières
régionales et leur rôle peut encore être accru de même que leurs retombées
économiques.
La MRC identifie également le Centre Régional de Service aux Bibliothèques Publiques du
Saguenay-Lac-Saint-Jean (CRSBP) comme étant un équipement culturel d9importance.
Par l9entremise des différentes bibliothèques municipales, celui-ci permet de diffuser un
nombre presque illimité de connaissances aux citoyens des différentes municipalités de la
MRC. Il en va de même pour le réseau muséal régional dont font partie les musées de la
MRC.
Pour sa part, la ville d9Alma a adopté sa première politique culturelle au printemps 1997.
L9ensemble des équipements culturels identifiés dans le tableau no26 sont intégrés à
celle-ci.
9.1.2.2
Orientation et principes d9intervention
L9orientation de la MRC face aux équipements culturels vise à offrir des équipements
fonctionnels permettant de desservir efficacement la population et de maintenir et
améliorer l9offre de services et d9événements culturels. La MRC juge que ces
équipements sont nécessaires à l9épanouissement de la population.
La salle de spectacles d9Alma est ainsi reconnue comme la salle de spectacles majeure
de la MRC et les améliorations devant lui être apportées permettront à celle-ci de
déborder le cadre territoriale de la MRC.
Quant aux autres équipements comme le Camp musical du Lac-Saint-Jean, l9Atelier
d9estampe Sagamie, la Galerie Language Plus et la Biennale, leur performance et la
diversité de leur production font en sorte qu9ils contribuent à améliorer l9accès et la
participation des citoyens de la MRC à la vie artistique et culturelle de la région. La MRC
considère que ce rôle doit être maintenu et accru puisque des retombées économiques
importantes peuvent y être attribuées. Dans cette esprit, la MRC encourage toute
initiative visant à établir une politique culturelle pour l9ensemble du territoire de la MRC ;
celle de Ville d9Alma pourrait servir de catalyseur à cette démarche.
Schéma d9aménagement révisé
9-5
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9.1.2.3
Identification
Tableau no 26
Les équipements et infrastructures culturels
Municipalité
Équipement
Exis-
tant
Pro-
jeté
Coût ($)
Échéan-
cier
Alma
Société d9histoire du Lac-Saint-Jean
Auditorium d9Alma
Salle La Tourelle
Centre la Mennaie
Bibliothèque municipale
Centre de diffusion en art
et galerie Langage Plus
Théatre La Cabotière
Centre d9interprétation du
patrimoine
Centre régional de service aux
bibliothèques publiques du
Saguenay-Lac-Saint-Jean
Atelier d9estampe Sagamie
Biennale du dessin, de l9estampe et
du papier-matière
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
_
_
X
X
X
_
4,1 millions
2 à 3 millions
_
_
_
2 millions
150 000 $
2 millions
_
_
_
2002
2001
_
_
_
2001
2001
2000-2001
_
_
_
Desbiens
Centre d'histoire et d9archéologie de
la Métabetchouane
X
_
_
_
Métabetchouan-
Lac-à-la-Croix
Centre d9interprétation de
l9agriculture et de la ruralité
X
_
_
_
Métabetchouan-
Lac-à-la-Croix
Camp musical du Lac-Saint-Jean
X
X
1 million$
2002
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est, Juin 2000.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9-6
9.1.3 Les équipements et infrastructures récréotouristiques et de loisirs
9.1.3.1
Problématique
L9ensemble des municipalités de la MRC possèdent des équipements et des
infrastructures de base reliés aux loisirs (parc, terrain de jeux, patinoire, plage publique,
etc.) nécessaires aux collectivités locales. Certaines municipalités ont conclu des
ententes avec les organismes du milieu pour la gestion de ces équipements et
infrastructures.
Certains organismes ont une vocation régionale alors que d9autres attirent une clientèle
provenant de l9extérieur de la MRC. Pensons ici aux marinas, rampes de mise à l9eau et
plages publiques. Celles-ci sont toutefois menacées par la privatisation des berges en
bordure du lac Saint-Jean et des principaux lacs et cours d9eau. Cette situation
préoccupante rend encore plus importante l9identification de ces équipements comme
étant de nature collective.
Le circuit cyclable est pour sa part vu comme l9élément intégrateur de plusieurs
équipements récréotouristiques. Il permet de relier entre eux les équipements existants et,
dans certains cas, d9améliorer leur rentabilité.
9.1.3.2
Orientation et principes d9intervention
L9orientation de la MRC face aux équipements récréotouristiques et de loisirs vise à
préserver leur caractère public. Il est exclu de transformer les zones où sont localisés ces
équipements en zones de villégiature, de résidences permanentes ou de tout autre type
d9aménagement pouvant amener la disparition de ces équipements publics.
La MRC considère également que des équipements comme les centres sportifs (aréna)
sont déjà en nombre suffisant sur le territoire et que leur entretien pose souvent des
problèmes
de
financement.
Les
nouveaux
équipements
récréatifs
de
portée
supramunicipale devront viser la complémentarité avec ceux existants et non le
dédoublement des fonctions.
Enfin, tous ces équipements doivent être mis en valeur afin de contribuer à
l9établissement d9un réseau structuré pour la clientèle municipale et celle extrarégionale
liée au tourisme de visite.
Schéma d9aménagement révisé
9-7
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9.1.3.3
Identification
Tableau no 27
Les équipements et infrastructures récréotouristiques et de loisirs
Municipalité
Équipement
Exis-
tant
Pro-
jeté
Coût
Échéan-
cier
Alma
Complexe touristique de la
Dam-en-Terre
Centre Mario Tremblay
(incluant la place Festivalma)
Club de ski de fond Dorval
X
X
X
X
_
_
230 000$
_
_
2002
_
_
Alma, Delisle,
Desbiens,
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix, Saint-Gédéon,
Saint-Henri-de-Taillon
et Sainte-Monique
Circuit cyclable tour du lac
Saint-Jean
X
3,360,000$
(8,832,000$
pour les 3
MRC)
1996-2000
Delisle
Centre sportif (aréna)
X
_
_
_
Desbiens
Site du Trou de la fée
Sentier des Jésuites
X
_
X
_
150 000$
_
1999-2000
Hébertville
Complexe récréotouristique du
Mont Lac-Vert
Centre plein air du 3 ieme âge
du Saguenay-Lac-Saint-Jean
X
X
_
_
_
_
_
Labrecque
Club de ski de fond Labrecque
X
_
_
_
L9Ascension
Centre sportif (aréna)
X
_
_
_
Lamarche
Base plein air du lac
Tchitogama
X
_
_
_
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Marina municipale
Centre sportif (aréna)
X
X
_
_
_
_
_
_
Saint-Bruno
Centre sportif (aréna)
Club de golf le Ricochet (9
trous)
X
X
_
_
_
_
_
_
Sainte-Monique
Centre touristique de Sainte-
Monique
Parc de conservation de la
Pointe-Taillon
X
X
X
X
_
_
_
_
Saint-Gédéon
Marina Belle-Rivière
Club de golf Lac-Saint-Jean (18
trous)
X
X
_
_
_
_
_
_
Saint-Henri-de-Taillon
Marina Saint-Henri-de-Taillon
X
_
_
_
Saint-Nazaire
Base plein-air de Saint-Nazaire
X
_
_
_
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est, juin 2000.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9-8
9.1.4 Les équipements et infrastructures d9utilité intermunicipale
9.1.4.1
Problématique
La MRC a identifié sur le territoire quatre équipements d9utilité municipale importants
considérant leur portée intermunicipale : le Lieu d9enfouissement sanitaire de
L9Ascension ; la Ressourcerie de Delisle (en construction); le Parc industriel du secteur sud
et celui du secteur nord. Chacun de ces équipements a une problématique différente.
La Ressourcerie fait place à l9ancien site de dépôts secs d9Alma et au Centre de tri de la
MRC. Le LES de L9Ascension a maintenant une durée de vie d9environ 25 ans et ce,
depuis que l9ensemble des travaux visant sa restauration sont complétés. Ces travaux
visaient à le rendre conforme aux normes du MEF car il était aux prises avec un problème
d9écoulement du lixiviat dans la rivière Péribonka. Pour ce qui est du parc industriel du
secteur sud, il implique les municipalités de Saint-Bruno, Hébertville, Hébertville-Station,
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et Saint-Gédéon. Sa réalisation est débutée et son attrait
auprès des entreprises devrait être important. Quant à celui du secteur nord, plusieurs
municipalités sont à travailler activement ce dossier afin d9offrir aux entreprises du secteur
une alternative intéressante notamment pour les entreprises forestières et minières.
9.1.4.2
Orientation et principes d9intervention
Suite à la fermeture du site de dépôts secs de la MRC situé dans la ville d9Alma pour
cause de contamination de la nappe phréatique, la MRC a convenu de créer une
Ressourcerie pour l9ensemble du territoire. La totalité des matériaux secs de la MRC sera
traitée et recyclée à Delisle. En ce qui concerne le LES, la MRC a complété les travaux de
décontamination au printemps 1998. Le conflit qui opposait la MRC et le MEF quant à la
responsabilité de la contamination de la rivière par le lixiviat n9a pas permis de trouver un
coupable.
Quant au parc industriel du secteur sud, l9établissement d9entreprises est une priorité pour
la MRC car cet équipement intermunicipal sera un moteur pour l9économie de la MRC.
Sur le territoire de la MRC, hormis le parc industriel sud de la ville d9Alma et le parc du
secteur sud (Hébertville-Station), les parcs industriels de Saint-Ludger-de-Milot et celui de
L9Ascension sont consacrés aux industries moyennes liées à l9industrie forestière et minière.
Schéma d9aménagement révisé
9-9
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9.1.4.3
Identification
Tableau no 28
Les équipements et infrastructures d'utilité intermunicipale
Municipalité
Équipement
Exis-
tant
Pro-
jeté
Coût
Échéancier
MRC (sauf Saint-Ludger-
de-Milot et Desbiens)
MRC
Lieu d'enfouissement
sanitaire de L9Ascension
Ressourcerie et Centre de tri
X
X
1,136$
million
2000-2001
Saint-Bruno/Hébertville/
Hébertville-
Station/Métabetchouan-
Lac-à-la-Croix/Saint-
Gédéon
L9Ascension, Lamarche,
Labrecque
Parc industriel secteur sud
Parc industriel secteur nord
X
X
6,9$
millions
À
déterminer
2000
phase 1
2 $ millions
2000-2001
phase 1
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est, juin 2000.
9.1.5 Les équipements et infrastructures de services publics
9.1.5.1
Problématique
La MRC a identifié les différents bureaux des ministères et des organismes
gouvernementaux ainsi que le siège social de la Fédération des Caisses Populaires
Desjardins du Saguenay-Lac-Saint-Jean à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix comme étant
des équipements de services publics structurants. Leur localisation dans la MRC est en
bonne partie due à la localisation stratégique de la ville d9Alma par rapport aux deux
sous-régions que sont le Lac-Saint-Jean et le Saguenay.
Toutefois, ces équipements sont souvent l9objet de rumeurs de déménagement vers le
Saguenay. Par le passé, certains équipements de ce type ont d9ailleurs été déménagés
vers le Saguenay ou simplement fermés en raison d9un quelconque réaménagement.
9.1.5.2
Orientation et principes d9intervention
L9orientation de la MRC face aux équipements et infrastructures de services publics vise à
préserver le rôle de la MRC, particulièrement la ville d9Alma, comme centre régional de
services. À cet égard, la MRC entend être vigilante face au gouvernement et aux autres
responsables de ces équipements quand il sera question de relocaliser ceux-ci ailleurs en
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9-10
région ou à Québec et Montréal. Dans tous les cas, ce sont les populations locales qui
souffrent d9une diminution de services et de pertes d9emplois. Les communautés
régionales sont déjà dans un état précaire et il ne faudrait pas que le gouvernement
provincial vienne envenimer la situation avec des fermetures de bureaux locaux.
9.1.5.3
Identification
Tableau no 29
Les équipements et infrastructures de services publics
Municipalité
Équipement
Exis-
tant
Pro-
jeté
Coût
Échéancier
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Siège social de la Fédération des
caisses populaires Desjardins du
Saguenay-Lac-Saint-Jean
X
_
_
_
Alma
"Centre administratif et technique
Hydro-Québec
"Palais de justice d9Alma
"Complexe Jacques Gagnon
"Centre administratif de la MRC
Lac-Saint-Jean-Est
"Ministère des Ressources
naturelles-secteur terre (bureau
local)
"Ministère des Ressources
naturelles-secteur forêt (bureau
local)
"Ministère de l9Agriculture, des
Pêcheries et de l9Alimentation
(bureau régional)
"Ministère des Transports (bureau
local)
"Sûreté du Québec (bureau local)
"Ministère de l9Environnement et
de la Faune (bureau de
conservation de la faune)
"Transport adapté
"Société de l9assurance automobile
du Québec
"Régie des assurances agricoles
"Société de financement agricole
"Bureau de la publicité des droits
"Bureau des véhicules
automobiles
"Centre travail-Québec
"Transport Canada
"Centre d9emploi et d9immigration
Canada
"Agriculture et agroalimentaire
Canada
"Société du crédit agricole Canada
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est, juin 2000.
Schéma d9aménagement révisé
9-11
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9.1.6 Les équipements et infrastructures de santé
9.1.6.1
Problématique
Au même titre que les équipements d9éducation, les équipements de santé ont un effet
structurant sur les populations locales. Sans eux, il devient difficile de maintenir une
population stable, d9autant plus que celle-ci est vieillissante. Les critères de sélection
d9une population âgée incluent la proximité de services de santé de qualité et
adéquats ; il est impératif que la Régie régionale de la santé et des services sociaux
(RRSSS) en tienne compte de façon à ne pas affecter la viabilité des petites
communautés locales.
9.1.6.2
Orientation et principes d9intervention
L9orientation de la MRC face aux équipements et infrastructures de santé vise la
préservation des équipements existants et leur consolidation dans l9actuel contexte de
vieillissement de la population.
Entre autres, l9amélioration des services offerts dans les points de chute du CLSC et la
construction de deux points de services (un dans le secteur nord et un dans le secteur
sud) est une priorité compte tenu que les CLSC se voient confier un rôle accru par le
gouvernement. Pour ce qui est du Centre le Jeannois, la MRC reconnaît son rôle majeur
pour la communauté de Lac-Saint-Jean-Est et considère que la fusion du Centre
hospitalier d9Alma, du Centre hospitalier de soin de longue durée de Métabetchouan-
Lac-à-la-Croix et des centres pour personnes âgées de Delisle, d9Hébertville et d9Alma est
un exemple de restructuration réussie. Dans le contexte actuel des finances publiques, ce
type de fusion doit être encouragé et publicisé. Par conséquent, la MRC désire que
soient préservés l9ensemble des services actuels puisqu9ils sont nécessaires à un soutien
adéquat aux citoyens.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9-12
9.1.6.3
Identification
Tableau no 30
Les équipements et infrastructures de santé
Municipalité
Équipement
Exis-
tant
Pro-
jeté
Coût
Échéancier
Alma
"Centre le Jeannois :
Pavillon Hôtel-Dieu
Pavillon le Normandie
"CLSC Le Norois (bureau
central)
"La Villa des Lys
"Centre Quatre-Temps
X
X
X
X
X
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
Hébertville
"Point de chute du CLSC Le
Norois
"Centre le Jeannois :
Pavillon le Pionnier
X
X
_
_
_
_
_
_
L9Ascension
"Point de chute du CLSC Le
Norois
X
_
_
_
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
"Centre le Jeannois :
Pavillon Métabetchouan
"Point de chute du CLSC Le
Norois
X
X
_
_
_
_
_
_
Delisle
"Centre le Jeannois :
Pavillon le Bel Âge
X
_
_
_
Secteur nord
(L9Ascension)
"Point de services du CLSC Le
Norois
X
_
_
_
Secteur sud
(Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix)
"Point de services du CLSC Le
Norois
X
_
_
_
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est, juin 2000.
9.1.7 Les équipements et infrastructures commerciaux
9.1.7.1
Problématique
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est accueille quatre centres commerciaux majeurs, tous
localisés à Alma. Il s9agit des Galeries Lac-Saint-Jean, du Carrefour Alma, de la Place St-
Luc et de la Plaza 1, 2 et 3. Au cours des dernières années, le secteur du centre-ville,
avec la Plaza 1, 2 et 3, a connu une baisse d9occupation au profit des centres
commerciaux Galerie Lac-Saint-Jean et Carrefour Alma et de l9avenue du Pont. Ville
d9Alma a mis sur pied un plan de revitalisation du centre-ville qui devrait permettre
d9améliorer la situation de celui-ci.
Schéma d9aménagement révisé
9-13
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9.1.7.2
Orientation et principes d9intervention
L9orientation de la MRC face aux équipements et infrastructures commerciaux vise à
favoriser la pleine utilisation des locaux vacants. Par conséquent, il est exclu de créer de
nouveaux centres commerciaux majeurs qui pourraient mettre en péril les quatre centres
existants. Toutefois, cette orientation ne veut aucunement restreindre le commerce dans
les municipalités locales. On parle ici strictement de centres commerciaux majeurs et non
de petits centres de service.
9.1.7.3
Identification
Tableau no 31
Les équipements et infrastructures commerciaux
Municipalité
Équipement
Exis-
tant
Pro-
jeté
Coût
Échéan-
cier
Alma
Plaza 1, 2 et 3
Carrefour Alma
Galeries Lac-Saint-Jean
Place Saint-Luc
X
X
X
X
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
_
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est, juin 2000.
9.1.8 Les équipements et infrastructures ferroviaires et aériens
9.1.8.1
Problématique
La MRC possède un réseau ferroviaire bien structuré appartenant au Canadien National
(CN) et à la compagnie Alcan (Roberval-Saguenay). Le réseau d9Alcan dessert l9usine
Isle Maligne, celle d9Abitibi-Consolidated et il sera prolongé pour desservir la nouvelle
aluminerie (usine Alma). Il a fait l9objet d9une importante réfection visant l9augmentation
de la capacité portante du réseau. Le réseau du Canadien National est utilisé par cette
même compagnie ainsi que par ViaRail qui relie la MRC à Montréal. Toutefois, la voie
ferrée sert surtout pour le transport des marchandises. Les trains de voyageurs étant
beaucoup moins nombreux qu9il y a quelques années. Bien que le réseau soit en bon
état, il demeure sous-utilisé.
Depuis le 2 avril 1997, ville d9Alma a la gestion de l9aéroport sise sur son territoire et ce,
suite à une rétrocession par le gouvernement fédéral. Depuis que l9aéroport est sous la
responsabilité de ville d9Alma, plusieurs investissements majeurs ont été réalisés pour
rendre celui-ci plus attrayant et compétitif. Actuellement, la ville étudie la possibilité
d9allonger la piste d9atterrissage, ce qui permettrait d9accueillir des avions de plus
grande envergure.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9-14
9.1.8.2
Orientation et principes d9intervention
L9orientation de la MRC face aux équipements et infrastructures ferroviaires vise à les
conserver en bon état et à augmenter leur fréquentation, notamment pour le transport
intermodal.
En ce qui concerne les infrastructures aériennes, la MRC apportera une protection
spécifique au cône d9approche de l9aéroport d9Alma. Celui-ci étant essentiel à
l9opération de l9aéroport. Le document complémentaire indique quels sont les moyens
retenus par la MRC pour assurer une protection de celui-ci.
De façon générale, toute initiative visant à bonifier l9utilisation de ces moyens de
transport sera encouragée par la MRC à la condition qu9elle respecte les autres
orientations du schéma d9aménagement.
9.1.8.3
Identification
Tableau no 32
Les équipements et infrastructures ferroviaires et aériens
Municipalité
Équipement
Exis-
tant
Pro-
jeté
Coût
Échéan-
cier
Alma
Aéroport d9Alma
Chemin de fer du CN et de
Roberval Saguenay
X
X
_
_
_
_
_
_
Desbiens
Chemin de fer du CN
X
_
_
_
Hébertville-Station
Gare d9Hébertville-Station
Chemin de fer du CN
X
X
_
_
_
_
_
_
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Chemin de fer du CN
X
_
_
_
Saint-Bruno
Chemin de fer du CN
X
_
_
_
Saint-Gédéon
Chemin de fer du CN
X
_
_
_
Source : MRC de Lac-Saint-Jean-Est, juin 2000.
9.1.9 Les prises d9eau de consommation
9.1.9.1
Problématique
Les municipalités de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est possèdent toutes au moins une prise
d9eau de consommation. On retrouve une concentration de prises d'eau à la base du
contrefort au sud de la MRC et en territoire forestier. Ailleurs, elles se dispersent sur le
territoire. La planche no 2A des infrastructures et équipements permet de localiser ces
prises d9eau et de voir leur répartition géographique.
Ces prises d9eau sont identifiées dans le but d9assurer leur protection compte tenu de
l9importance qu9elles ont pour les populations locales. Comme elles peuvent être
Schéma d9aménagement révisé
9-15
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
facilement affectées par les activités humaines, leur identification au schéma
d9aménagement et dans les plans d9urbanisme prend tout son sens.
Puisque plusieurs prises d9eau de consommation sont alimenté à même l9eau souterraine,
celle-ci devient une importante source d9alimentation en eau; elle s9avère des plus
importantes entre autres pour les résidants des municipalités locales et pour les
producteurs agricoles. L9eau souterraine est également une composante importante du
cycle hydrologique. En faisant résurgence dans les eaux de surface, les eaux souterraines
permettent, très souvent, le maintien du régime hydrique des cours d9eau. Ainsi, si elles
sont contaminées, les eaux souterraines sont susceptibles d9altérer la qualité des eaux de
surface dans lesquelles elles aboutissent.
En août 2000, le ministère de l9Environnement faisait parvenir à trois municipalités de la
MRC, en l9occurrence Desbiens, Hébertville et Saint-Henri-de-Taillon, un avis leur indiquant
que des travaux devaient être réalisés pour améliorer la qualité de leur eau. Ces
municipalités devraient entreprendrent des travaux d9ici la fin de l9année 2000 afin de
remédier à ces situations.
9.1.9.2
Orientation et principe d9intervention
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est poursuit comme orientation au niveau des prises d9eau de
consommation d9assurer leur protection dans le but d9offrir une eau potable de qualité
aux citoyens, considérant que toute perturbation à l9environnement de ces prises d9eau
menace la santé et la sécurité du public.
Bien qu9aucune norme ne soit actuellement en vigueur, la MRC entend être proactive
dans ce dossier et elle établit des principes d9intervention dans le schéma
d9aménagement révisé.
À l'intérieur des aires de protection identifiées autour des prises d'eau, les règlements
d'urbanisme des municipalités concernées devront respecter l9aire de protection
intégrale identifiée au tableau no 33.
Dans le cas où une municipalité accueille la prise d9eau d9une municipalité voisine sur
son propre territoire, elle devra formellement identifier celle-ci à sa réglementation
municipale et l9assujettir aux dispositions du document complémentaire visant sa
protection.
Les municipalités devront aussi faire en sorte que toute circulation d'embarcations
aquatiques motorisées soit prohibée à l'intérieur des aires de protection, si ce n'est des
rivières Grande Décharge, Péribonka et de la partie de la rivière Couchepaganiche en
aval de la prise d'eau qui s'y trouve. De même, toute circulation motorisée à caractère
hivernal devra être interdite sur les lacs Garnier et à la Mine, de même que sur la rivière
Couchepaganiche (jusqu'à 1 kilomètre en amont de la prise d'eau susmentionnée).
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9-16
9.1.9.3
Identification
Tableau no 33
Les prises d9eau de consommation
Municipalité
Localisation
Type
Périmètres de protection
à identifier17
Alma
Lot 9, rang 3, Île d9Alma De surface
Immédiat
Delisle
Lot 29, rang 2, canton
Delisle
De surface
Immédiat
Desbiens
Lot 17, rang 2, canton
de Métabetchouan
De surface
Immédiat
Hébertville
Lot 2, rang 3 ouest,
canton de Mésy
De surface
Immédiat
Héberville-Station
(territoire de Saint-
Bruno)
Lot 3, rang 9, canton de
Labarre
De surface
Immédiat
L9Ascension
Lot 29, rang 7, canton
Delisle
Puits
Immédiat, rapproché, éloigné
L9Ascension
Lot 28, rang 6, canton
Delisle
Puits
Immédiat, rapproché, éloigné
Labrecque
Lot 27a, rang 2, canton
Labrecque
Puits
Immédiat, rapproché, éloigné
Lamarche
Lot 11, rang Est du lac
des Habitants, canton
de Rouleau
De surface
Immédiat
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Lot 41, rang 4, canton
Caron
Puits
Immédiat, rapproché, éloigné
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Lot 12, rang 1, canton
Métabetchouan
De surface
Immédiat
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Lot 21b, rang 4, Lots
20b rang 4 et 5, canton
Caron
De surface
Immédiat
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Lots 6b, 7a, 8a, 8b, 9a,
rang 2, canton
Métabetchouan
De surface
Immédiat
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Lots 33, 34, rang 9,
canton Caron
De surface
Immédiat
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Lots 28 et 29, rang 5,
canton Caron
De surface
Immédiat
Métabetchouan-Lac-à-
la-Croix
Lots 15 et 16, rang 6,
canton Métabetchouan
De surface
Immédiat
Saint-Bruno
Lots 18, 19, rang 9,
canton de La Barre
De surface
Immédiat
Saint-Bruno
Lot 8, rang 9, canton de
La Barre
De surface
Immédiat
Saint-Bruno
Lot 4, rang 9, canton de
La Barre
De surface
Immédiat
17 L9identification des périmètres de protection est soumise aux normes du point 2.14 du document
complémentaire.
Schéma d9aménagement révisé
9-17
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Tableau no 33
Les prises d9eau de consommation (suite)
Municipalité
Localisation
Type
Périmètres de protection
à identifier18
Saint-Gédéon (territoire
de Métabetchouan- Lac-
à-la-Croix)
Lot 29, rang 4, canton
de Caron
De surface avec
barrage
Immédiat
Saint-Gédéon (territoire
de Métabetchouan 3Lac-
à-la-Croix)
Lots 30a, 30b, rang 4,
canton de Caron
Puits
Immédiat, rapproché, éloigné
Saint-Gédéon (territoire
de Métabetchouan 3Lac-
à-la-Croix)
Lots 26 et 27, rang 7,
canton de Caron
De surface
Immédiat
Saint-Henri-de-Taillon
(territoire de
L9Ascension)
Lot 10-2, rang 6, canton
Garnier
De surface
Immédiat
Saint-Ludger-de-Milot
Lot 23, rang 4, canton
Milot
Puits
Immédiat, rapproché, éloigné
Saint-Nazaire
Lot 14, rang 5, canton
Taché
De surface
Immédiat
Sainte-Monique
Lot 29, rang 7, canton
Taillon
De surface
Immédiat
Source : Municipalités locales. Juin 2000.
9.2
Les équipements et infrastructures à être mis en place par
le gouvernement et ses mandataires
À l9heure de la rationalisation, la mise en place de nouveaux équipements et de
nouvelles infrastructures par le gouvernement est peu fréquente et la MRC préconise une
approche axée sur la réutilisation d9immeubles ou d9infrastructures non utilisés. Ici, on n9a
qu9à penser au Centre administratif et technique d9Hydro-Québec construit au coût de
plusieurs millions qui a été abandonné après seulement quelques années de services au
profit d9une quelconque réorganisation de l9entreprise. L9acquisition de ce bâtiment par
la Commission scolaire Lac-Saint-Jean, pour en faire un centre de formation
professionnel, a toutefois permit de redonner une seconde vie à cet équipement.
À l9intérieur des commentaires sur le PSAR I reçus du gouvernement, celui-ci mentionne
qu9en décembre 1995, le Conseil des ministres entérinait une politique d9attrition et
d9attribution
d9espaces.
Celle-ci
vise
l9utilisation
optimale
du
parc
immobilier
gouvernemental et permettra à la Société immobilière du Québec, qui gère ce parc
immobilier, de procéder à la diminution du taux de vacance de ses immeubles en
rapatriant, dans les édifices en propriété et en location à long terme, les ministères ou les
organismes logés dans des édifices en location à court terme. Le cas échéant, la Société
immobilière du Québec collaborera avec la MRC et les municipalités pour l9implantation
des équipements gouvernementaux ayant un effet structurant sur le territoire.
18 L9identification des périmètres de protection est soumise aux normes du point 2.14 du document
complémentaire.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9-18
Pour ce qui est des équipements de santé et de services sociaux, le gouvernement
entend favoriser l9utilisation maximale des infrastructures déjà en place. Il rappelle
toutefois que ce sont les régies régionales qui sont responsables du choix des priorités
régionales de santé et de bien-être et de l9organisation des services.
En ce qui concerne les infrastructures routières, la MRC a identifié au chapitre 11 la
réalisation de certains travaux jugés importants pour le développement de la collectivité
de Lac-Saint-Jean-Est. Plusieurs ont d9ailleurs été identifiés par le MTQ dans sa
planification.
Schéma d9aménagement révisé
10-1
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Mise en situation
Les grands réseaux présentés ici font en réalité partie des équipements et infrastructures.
Mais étant donné leur organisation et leur ampleur, ils font l'objet d'un chapitre distinct,
et ce, même si la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme ne prévoit pas cette distinction. Il
faut donc voir ce chapitre comme étant la suite logique du précédent.
10.1 Le réseau d9électricité
10.1.1
La situation
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est accueille sur son territoire neuf lignes de transport
d9énergie électrique à haute tension. Celles-ci sont détenues par des compagnies
privées, Alcan et Abitibi-Consolidated, ainsi que par Hydro-Québec. L9ensemble de ces
lignes sont localisées sur la planche no 2A.
Alcan détient cinq de ces lignes, soit celle de 161 kv traversant d9est en ouest le territoire
de la municipalité de Saint-Nazaire ; celle de 161 kv traversant le secteur nord pour se
rendre jusqu'à la centrale de Chute à la Savane (Sainte-Monique) ; la ligne de 161 kv qui
traverse le secteur nord pour se rendre jusqu'à la centrale de Chute-du-Diable
(L9Ascension) ; la ligne de 345 kv traversant également le secteur nord jusqu'à la centrale
de Chute-des-Passes et celle de 161 kv entre Delisle et la nouvelle usine (Usine Alma) en
passant par la centrale Isle-Maligne.
Pour sa part, Hydro-Québec possède quatre lignes de transport sur le territoire de la MRC.
Une première ligne de 735 kv traverse le territoire des municipalités de Métabetchouan-
Lac-à-la-Croix et d9Hébertville alors qu'une ligne de 161 kv longe le pourtour du lac Saint-
Jean, d'Alma jusqu'à Desbiens. Hydro-Québec possède deux autres corridors, utilisant la
même emprise, traversent le secteur sud de la MRC du nord au sud. Ces deux corridors
ont des capacités de 230 et 345 kv.
Quant à la compagnie Abitibi-Consolidated, elle possède deux lignes sur le territoire : une
première de 161 kv et une seconde de 69 kv. Ces deux lignes traversent le territoire des
municipalités de Saint-Nazaire et d9Alma.
En vue de la construction de la nouvelle aluminerie, Hydro-Québec et Alcan ont conclu
une entente en 1996 qui assure à Alcan un bloc d9énergie supplémentaire de 350 MW
pour une période de 22 ans. L9aluminerie sera alimentée en énergie à partir des postes
Delisle et Isle-Maligne. Entre le poste Isle-Maligne et l9usine Alma, deux nouvelles lignes de
CHAPITRE 10
LES RÉSEAUX MAJEURS
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
10-2
transport situées côte-à-côte ont été construites en remplacement de l9ancienne ligne
de transmission électrique.
La ville d9Alma est pour sa part propriétaire d9un réseau de distribution électrique qui
dessert une grande partie de la ville. Ce réseau couvre les quartiers Riverbend et l9Île
Sainte-Anne ainsi que tout le territoire au sud de la Petite Décharge à l9exception des
quartiers Château d9eau et des Fleurs. Le reste du territoire municipal est desservi par
Hydro-Québec de même que la grande majorité des secteurs ruraux de la ville.
Qui dit production d9électricité, dit centrales hydroélectriques : la compagnie Alcan
opère un réseau de six centrales, dont trois sur le territoire de la MRC Lac-Saint-Jean-Est.
La centrale Isle-Maligne, située à Alma sur la Grande-Décharge a une capacité de
production installée de 402 mégawatts. Sur la rivière Péribonka, la centrale Chute du
Diable a une capacité installée de 205 mégawatts tandis que la centrale de Chute à la
Savane a une capacité installée de 210 mégawatts. Six évacuateurs de crue sont
associés au complexe hydroélectrique Isle-Maligne. Quatre de ces ouvrages sont
localisés sur la rivière Grande-Décharge et deux sur la rivière Petite-Décharge. Depuis
1990, des travaux majeurs de réfection totalisant 75 millions ont été réalisés sur les
installations du complexe hydroélectrique d'Isle-Maligne et d9autres sont à venir pour les
centrales de Chute à la Savane et de Chute du Diable.
Finalement, les postes de répartition présents sur le territoire sont au nombre de huit. Six
de ces postes, propriété d9Alcan, sont situés près des installations du barrage d9Isle-
Maligne. Seulement trois postes sont la propriété d9Hydro-Québec : le poste Alma, situé
aux abords du rang 6 et du boulevard Auger-Est; le poste Delisle, situé dans le quartier
Delisle; le poste Desbiens, situé à l9entrée est de la ville de Desbiens.
10.1.2
La problématique
Sur le territoire de la MRC, certains aménagements identifiés au point 10.1.1 ont soulevé
et soulèvent encore des préoccupations de la part de la population. À titre d'exemple, la
ligne à 161 kv longeant le lac Saint-Jean est toujours considérée comme un irritant visuel
ayant des impacts négatifs sur la qualité de vie des citoyens et sur la mise en valeur du
potentiel touristique de ce secteur. Autre exemple, la construction de résidences près des
postes de distribution d'énergie. Sur le territoire, quelques résidences sont localisées à
proximité de telles sources de contraintes, ce qui a obligé Hydro-Québec à mettre en
place des aménagements visant à en limiter les effets. Comme ces aménagements
demeurent imparfaits, les contraintes observées n'ont pas été complètement éliminées et
les citoyens qui résident à proximité subissent toujours certains inconvénients.
10.1.3
Orientations et principes d9intervention
En regard du réseau électrique présent sur son territoire, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est
poursuit comme orientation de limiter les impacts visuels associés aux centrales, aux
postes de transport et aux corridors de transport d9énergie. Lorsque associée aux
Schéma d9aménagement révisé
10-3
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
contraintes anthropiques, la compatibilité des usages en bordure des installations
électriques et hydroélectriques constitue aussi une priorité.
Les principes d9intervention retenus par la MRC touchent le pairage d9emprise et la
localisation optimale des projets futurs. Le pairage d9emprise constitue un moyen de
mitigation souvent efficace contre les impacts visuels car il permet de limiter le nombre
de corridors de transport. En ce qui concerne la localisation optimale, la MRC encourage
Hydro-Québec et les compagnies possédant des équipements électriques à localiser
leurs équipements le plus loin possible des zones habitées. Les municipalités devront en
faire autant, en évitant de développer des zones résidentielles à proximité des
équipements électriques. Certaines directives vis-à-vis les contraintes anthropiques font
d9ailleurs référence à une localisation optimale et, par conséquent, respectueuse de la
population.
Par ailleurs, la MRC considère important que les municipalités intègrent à leur
planification des dispositions visant à s9assurer que les aménagements hydroélectriques
ou électriques soient réalisés en respectant une intégration visuelle adéquate, et ce,
particulièrement dans les territoires d9intérêt identifiés au chapitre 8 du schéma
d9aménagement. La MRC suggère l9utilisation de pylônes AVA (apparence visuelle
améliorée).
Enfin, dans le contexte où les affectations liées au tourisme dominent en bordure du lac
Saint-Jean, les contraintes qu9impose un corridor de transport d9énergie électrique -
notamment à proximité des marais le Rigolet, du Petit-Marais et le long de quelques
tronçons du circuit cyclable « Tour du lac Saint-Jean » obligent la MRC à recommander le
déplacement de cette ligne de 161 kv à court ou moyen terme.
10.2 Le réseau de gaz
10.2.1
La situation
Le réseau gazier de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est est constitué exclusivement du réseau
de Gaz Métropolitain. Le réseau a comme point de départ la municipalité de
Chambord. Les municipalités desservies par ce réseau sont Desbiens, Saint-Bruno,
Hébertville et Alma. Pour ce qui est des municipalités de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
et Hébertville-Station, elles ne sont pas raccordées au réseau bien que celui-ci traverse
leur territoire (voir planche no 2A). Pour Hébertville-Station, la conduite principale passe à
l'intérieur du périmètre urbain, ce qui permettrait de raccorder assez facilement les
industries du parc industriel. Les autres municipalités de la MRC n'ont, quant à elles,
aucune infrastructure reliée au gaz naturel sur leur territoire.
Gaz Métropolitain est présentement à évaluer la possibilité de desservir une partie du
secteur nord de la MRC (Delisle et L9Ascension). Le principal client serait la scierie Uniforêt
à L9Ascension. Si le volume généré par ce client est suffisant pour rentabiliser les
infrastructures, le parc industriel de Delisle (quartier Saint-CSur-de-Marie) pourrait aussi
être raccordé au réseau de même que celui de la municipalité de L9Ascension.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
10-4
10.2.2
La problématique
Le secteur nord de la MRC n'est pas desservi par le gaz naturel et, pourtant, on y trouve
plusieurs entreprises industrielles d'importance comme les scieries Uniforêt à L9Ascension
et Produits Forestiers Petit Paris à Saint-Ludger-de-Milot. Cette situation peut dans certains
cas nuire à la croissance d'entreprises créatrices d'emplois et limiter le développement
des parcs industriels locaux.
10.2.3
Orientation et principes d9intervention
L9orientation de la MRC concernant le réseau de gaz naturel vise la desserte adéquate
des sites à vocation industrielle. À cet effet, la MRC encourage la compagnie Gaz
Métropolitain à prolonger son réseau là où la présence d9équipements industriels est
importante. Dans le même esprit, la MRC considère comme importante la desserte du
futur parc industriel du secteur sud à Hébertville-Station.
10.3 Les réseaux de télécommunication et de câblodistribution
10.3.1
La situation
La
MRC
de
Lac-Saint-Jean-Est
est
desservie
par
un
réseau
complet
de
télécommunication. En ce qui concerne la téléphonie cellulaire, les compagnies Bell
Mobilité et Cantel desservent l'ensemble du territoire municipalisé. Leurs équipements
(tours de télécommunication) sont identifiés sur la planche no 2A intitulée «Infrastructures
et équipements et zones de contraintes». Il en va de même pour les tours de
télécommunication d9Hydro-Québec.
Pour ce qui est de la téléphonie traditionnelle, l'ensemble des municipalités sont
évidemment raccordées et la plupart sont desservies par un réseau numérique, ce qui
permet d'offrir des services comme le 911. Toutefois il existe encore des frais d'interurbain
entre certaines municipalités de la MRC, soit entre Saint-Ludger-de-Milot et l9ensemble
des municipalités à l9exception d9Alma. Pour ce qui est de la liaison téléphonique avec
l9agglomération de Chicoutimi-Jonquière, elle est sans frais avec l9ensemble des
municipalités de la MRC à l9exception de Desbiens et Saint-Ludger-de-Milot.
Depuis septembre 1995, les citoyens et organismes de la MRC peuvent avoir accès au
réseau Internet, sans frais d'interurbain, grâce à l'entreprise Digicom d9Alma. Cette
entreprise offre aussi des liens haute vitesse par micro-onde pour les entreprises. Cogeco
Câble offre également le service Internet par modem téléphonique et modem-câble
depuis juillet 1998.
Depuis mai 1998, la SADC a débuté l9implantation de centres d9accès communautaire
où plusieurs postes de travail avec accès à Internet sont installés. Les citoyens peuvent
avoir accès à Internet en payant des frais minimes. Ces centres sont généralement gérés
Schéma d9aménagement révisé
10-5
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
par des bénévoles. Les centres d9accès communautaire sont implantés dans l9ensemble
des municipalités de la MRC.
Pour ce qui est de la câblodistribution, les municipalités de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est
sont toutes desservies. La majorité des municipalités, soit Alma, Delisle, Desbiens,
Hébertville,
Hébertville-Station,
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix,
Saint-Bruno,
Saint-
Gédéon, Saint-Nazaire et L9Ascension, le sont par Cogeco Câble dont les bureaux sont
situés à Alma. Pour ce qui est des autres municipalités, elles sont desservies par des
entreprises locales ou régionales. Ici, il s'agit de petites entreprises privées ou de
coopératives comme c9est le cas dans la municipalité de Labrecque.
10.3.2
La problématique
Les équipements de télécommunication ont un impact non négligeable en terme
d'aspects visuels. Les tours des stations radiophoniques et celles de téléphonie cellulaire
sont généralement implantées sur des montagnes ou talus, ce qui les rend d'autant plus
visibles.
D'autre
part,
les
enjeux
toujours
croissants
liés
aux
communications
et
aux
télécommunications apparaissent des plus importants pour le positionnement futur de la
MRC. L'arrivée de nouvelles technologies, comme Internet, risque de favoriser encore
davantage le travail autonome et le télétravail ; il est important que la MRC et les
municipalités tiennent compte de cette réalité dans leur planification (affectation du
territoire et zonage).
Ces nouvelles technologies ont également tendance à réduire les distances, ce qui aura
également des répercussions sur les rapports de force existant entre les grandes et petites
agglomérations. Ici, la maîtrise de ces technologies et l'esprit créatif sont plus importants
que la taille et la localisation des agglomérations; la MRC peut donc profiter des mêmes
avantages que les grands centres.
Il est toutefois inconcevable que des résidants d9un même territoire d9appartenance
payent des frais d9interurbains. Les impacts sont mesurables : difficulté pour les appels
d9urgence 911, réseau Internet, etc.
10.3.3
Orientations et principes d9intervention
La première orientation du Conseil de la MRC consiste à rendre accessible un service
téléphonique sans frais entre chacun des foyers de la MRC. Il s9agit d9une situation
anormale en l9an 2000. La proposition faite par Bell Québec au CRTC en juillet 1997,
permet d9assurer des communications sans frais pour la majorité des municipalités de la
MRC avec l9agglomération de Chicoutimi-Jonquière. Les municipalités de Desbiens et de
Saint-Ludger-de-Milot en sont les deux exceptions et la MRC juge cette situation
difficilement acceptable, d9autant plus que les résidants de la municipalité de Saint-
Ludger-de-Milot ne peuvent communiquer sans frais avec leurs concitoyens de la MRC si
ce n9est avec les résidants d9Alma.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
10-6
La seconde orientation de la MRC concernant les réseaux de télécommunication et de
câblodistribution est reliée au paysage. Elle vise à limiter les impacts visuels des
équipements de communication et de télécommunication sur le territoire. La MRC
préconise une approche similaire à celle adoptée pour les équipements hydro-
électriques et électriques. La MRC considère important que les municipalités intègrent à
leur planification des dispositions visant à s9assurer que les équipements de
communication et de télécommunication soient installés en respectant une intégration
visuelle adéquate, et ce, particulièrement dans les territoires d9intérêt identifiés au
chapitre 8 du schéma d9aménagement.
La troisième orientation de la MRC consiste à rendre accessibles les nouvelles
technologies de l'information et de la communication, telles les inforoutes, à l'ensemble
des municipalités et à leurs citoyens. La création des centres d9accès communautaire est
un grand pas en avant et la MRC est soucieuse de voir se perpétuer dans le futur de
telles initiatives.
Schéma d9aménagement révisé
11-1
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Mise en situation
Les changements législatifs apportés en 1994 à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
sont venus bonifier, de façon substantielle, l'importance que les MRC doivent accorder
au transport. Ainsi, les MRC ont désormais la responsabilité de décrire et de planifier
l'organisation du transport terrestre sur leur territoire. Pour cette raison, ce chapitre sur le
transport est plus détaillé. On y retrouve une partie sur le transport terrestre, de loin la plus
importante, et une seconde sur le transport aérien.
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, article 5, 1er alinéa, paragraphe 7:
« décrire et planifier l'organisation du transport terrestre et, à cette fin:
a) indiquer la nature des infrastructures et des équipements de transport
terrestre importants qui existent, ainsi que l'endroit où ils sont situés;
b) compte tenu du caractère adéquat ou non des infrastructures et des
équipements visés au sous-paragraphe a), de la demande prévisible
en matière de transport et de la part anticipée du transport devant
être assurée par les divers modes, indiquer les principales améliorations
devant être apportées aux infrastructures et aux équipements visés au
sous-paragraphe a) et indiquer la nature des nouvelles infrastructures
ou des nouveaux équipements de transport terrestre importants dont la
mise en place est projetée, ainsi que l'endroit approximatif où ils seront
situés; »
11.1 L9organisation du transport sur le territoire de la MRC
Les schémas d9aménagement révisés doivent maintenant décrire les infrastructures et les
équipements existants et projetés de transport terrestre, évaluer les besoins futurs et
proposer, s'il y a lieu, des modifications à l'organisation du transport terrestre sur le
territoire de la MRC. De plus, afin d'assurer la conformité entre les règlements d'urbanisme
et le schéma d9aménagement, il est dorénavant obligatoire d9inscrire dans le plan et les
règlements d'urbanisme le tracé projeté et le type des principales voies de circulation et
des réseaux de transport.
La MRC propose ici une réflexion globale sur son réseau de transport, incluant les
transports terrestre et aérien. Elle comporte trois grandes parties : la première décrit les
caractéristiques des infrastructures sur le territoire de la MRC, la seconde fait état des
CHAPITRE 11
L'ORGANISATION DU TRANSPORT
SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-2
projets d9amélioration ou de développement d9infrastructures et d9équipements de
transport prévus sur le territoire et enfin une troisième partie viens établir des balises en
regard de la gestion des corridors routiers.
11.1.1
Les caractéristiques des infrastructures
11.1.1.1
Le réseau routier
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est possède une infrastructure de transport terrestre diversifiée
couvrant l'ensemble du territoire (voir tableau no 34 et carte no 3). Les routes nationales
169 et 170, régionale 172, ainsi que l'ensemble des collecteurs routiers (liant les
municipalités rurales au réseau régional) sont les principales artères sur lesquelles repose
le transport routier dans la MRC.
Le réseau routier à la charge du ministère des Transports du Québec couvre 271,5 km de
route. La route 169 constitue 70 % de ce total tandis que les collecteurs routiers en
représentent 26 %. À peine 2 % du réseau de voirie donnant accès à la ressource
forestière est à la charge du ministère des Transports du Québec. Les municipalités
locales, quant à elles, s9occupent de l'entretien de 64 % du réseau routier tertiaire situé à
l'intérieur de leurs limites territoriales. Il s'agit des routes de niveau local 1, 2 et 3.
Tableau no 34
Infrastructures routières majeures présentes sur le territoire de la
MRC
Types
Municipalité
Route nationale 169
Alma, Delisle, Desbiens, Hébertville, Hébertville-
Station,
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix,
Saint-
Bruno, Saint-Henri-de-Taillon, Sainte-Monique
Route nationale 170
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix,
Saint-Bruno,
Saint-Gédéon
Route régionale 172
Saint-Nazaire
Axe routier touristique du rang des Îles
Saint-Gédéon
Axe routier touristique (collectrice) du rang 3 ouest
(Parc de la Pointe-Taillon)
Saint-Henri-de-Taillon
Axe routier touristique (collectrice) du rang Lac
Vert
Hébertville
Route de la Grande Ligne et de la Boulonnière
Saint-Nazaire, Delisle, L9Ascension, Labrecque,
Sainte-Monique.
Collecteurs routiers
Alma, Delisle, Métabetchouan-Lac-à-la-Croix,
Labrecque, Lamarche, L9Ascension, Héberville-
Station, Saint-Bruno, Saint-Gédéon, Saint-Ludger-
de-Milot, Saint-Nazaire.
Lac Saint-Jean
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Grande Décharge
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
MRC DE
MRC DE
MRC DE
MRC DE
LAC-SAINT-JEAN-EST
LAC-SAINT-JEAN-EST
LAC-SAINT-JEAN-EST
LAC-SAINT-JEAN-EST
Carte no.3
INFRASTRUCTURES
ET
ÉQUIPEMENTS DE
TRANSPORT
!
Échelle: 1: 220 000
LÉGENDE
Réseau routier supérieur
Limite MRC
Périmètre d`urbanisation
Parc industriel
Pôle touristique
Usine de transformation
du bois
Route régionale
Route collectrice
Route d`accès aux ressources
Circuit cyclable "Tour du Lac Saint-Jean"
Voie ferrée
Aéroport
Base d'hydravions
Lieu d'enfouissement
sanitaire
Route d'accès aux ressources projetée
Axe routier touristique
Lac Vert
Lac Kénogami
Rivière
Saguenay
Lac
Tchitogama
Péribonka
Rivière
existante
non existante
Circuit cyclable
Circuit cyclable
Circuit cyclable
Axe routier touristique
Axe routier touristique
Axe routier touristique
Circuit cyclable
Circuit cyclable projeté, lien avec " La Route Verte "
Circuit cyclable projeté
169
172
170
170
169
169
169
Point
Point
Point
Point
Point
Point
Point
Point
Point
d'interchange
d'interchange
d'interchange
d'interchange
d'interchange
d'interchange
d'interchange
d'interchange
d'interchange
Canadien National
Canadien National
Canadien National
Canadien National
Canadien National
Canadien National
Canadien National
Canadien National
Canadien National
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Roberval-Saguenay
Roberval-Saguenay
Roberval-Saguenay
Roberval-Saguenay
Roberval-Saguenay
Roberval-Saguenay
Roberval-Saguenay
Roberval-Saguenay
Roberval-Saguenay
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Liaison Régionale
Circuit cyclable projeté
Circuit cyclable projeté
Circuit cyclable projeté
Circuit cyclable projeté, lien inter-municipal avec le secteur Nord
Schéma d9aménagement révisé
11-5
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Les routes nationales (169, 170) et régionale (172) ont fait l'objet de réfections au cours
des dernières années mais des situations conflictuelles demeurent et nécessiteront des
améliorations à court terme.
En ce qui concerne le tronçon de la 169 traversant la
réserve faunique des Laurentides, il a subi plusieurs
améliorations au cours des dernières années et certains
travaux seront réalisés dans les prochaines années. Le
débit journalier moyen annuel (DJMA) de ce tronçon de
la réserve faunique était de 1 540 véhicules en 1996 et le
débit journalier moyen estival (DJME) de 2 110 véhicules.
Une nouvelle évaluation du débit de circulation basée
sur les données de 1999 sera produite au cours des
prochaines années par le ministère des Transports. On estime actuellement que le taux
de croissance des DJMA sera de 2,5% par année sur la base de l9évolution des débits de
1986 à 199619.
En général, le réseau routier supérieur de la MRC est en bon état et plusieurs travaux
identifiés dans le premier schéma d'aménagement ont été réalisés. L'état général des
collecteurs routiers est toutefois différent. Ceux-ci sont également à la charge du
ministère des Transports du Québec mais les conditions routières sont rendues difficiles en
raison de la présence d'ornières d'usure de la chaussée et par l'impact du camionnage.
À titre d9exemple, citons le cas du collecteur routier liant la municipalité de l9Ascension à
celle de Delisle, où des travaux de resurfaçage ont été réalisés en 1995 pour résoudre ce
problème. Sur ce collecteur, en plus du trafic local, s9ajoutent le transport des déchets au
lieu d9enfouissement sanitaire et le transport de la matière ligneuse. Tout ce trafic lourd
risque de ramener le même problème à moyen terme.
Différentes problématiques, telles que les implantations résidentielles, commerciales, et
industrielles en bordure du réseau routier, soulèvent également des problèmes de
sécurité (ex: route 169 à Métabetchouan) pour les utilisateurs et des occupants riverains,
occasionnant une perte de fonctionnalité du réseau en ce qui a trait à la fluidité de la
circulation de transit et la circulation locale. La MRC a pris les moyens de contrôler dans
l9avenir ces éléments de problématique. De plus, la MRC a analysé la problématique des
zones sensibles au bruit le long du réseau routier du MTQ et aucune problématique
particulière ne nécessite une intervention de la MRC, tant à l9intérieur qu9à l9extérieur des
périmètres urbains. La MRC gère cet élément en limitant les usages permis en zone
agricole et en contrôlant l9extension linéaire des périmètres urbains le long du réseau
routier.
11.1.1.2
La traversée des agglomérations
Sur le territoire de la MRC, les agglomérations traversées par les routes 169, 170 et 172
contiennent des corridors routiers problématiques. La traversée des agglomérations de
Sainte-Monique, Delisle, Saint-Nazaire, Alma, Saint-Bruno et Desbiens ont été déterminées
problématiques puisqu9elles enregistrent toutes un ou des taux d9accident supérieur(s) au
taux critique du MTQ, calculé pour des tronçons routiers semblables.
Les corridors extérieurs aux agglomérations de Saint-Gédéon (intersection route 169 et
Dequen) et de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix sont également problématiques. La
19 Consortium BUC. Construction d9une route à chaussées séparées dans la réserve faunique des
Laurentides. Avril 1999.
DJMA et DJME
Représentent le nombre de
véhicules moyen qui passe sur une
route au cours d9une journée durant
une année (DJMA) et de l9été
(DJME).
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-6
prolifération des accès est particulièrement sévère sur la 169. Sur les 49,4 kilomètres de
longueur totale de ce corridor, 20,9 km comprennent plus de 15 accès pondérés au
kilomètre et dans 5,2 km ont compte plus de 50 accès pondérés au kilomètre. La
fonctionnalité du réseau est ici fortement atteinte, de même que la sécurité des usagers.
La structure urbaine de ces municipalités fait en sorte que celles-ci se voient traverser par
une route régionale et que leur structure urbaine, de même que les formes urbaines
qu9on y trouve, sont représentatives d9un grand nombre d9agglomérations urbaines
québécoises. Souvent, la route régionale est à la fois la rue principale à laquelle se greffe
perpendiculairement, de part et d9autres, une série de rues municipales. De plus, les
fonctions traditionnelles (institutions, commerces, résidences, industries) se répartissent du
centre vers la périphérie de l9agglomération.
La distribution spatiale de toutes ces fonctions implique un nombre important de
déplacements longitudinaux et transversaux. Ces derniers sont souvent une source
d9insécurité importante pour les piétons et les cyclistes.
Quand aucune courbe ne viens ralentir l9entrée de l9automobiliste dans l9environnement
urbain de l9agglomération, ou que la délimitation de cette frontière est floue, des vitesses
excessives sont observées. De telles vitesses sont porteuses d9insécurité et nécessiteront
des correctifs appropriés. D9ailleurs, chacune des traversées d9agglomération, sur le
réseau régionale, est traitée en détail par le MTQ dans le cadre de la réalisation du plan
de transport du Saguenay-Lac-Saint-Jean. La MRC partage les constats dégagés de
cette étude. Le conducteur doit reconnaître suffisamment les limites du milieu urbain qui
se présente à lui si l9on désire que les vitesses pratiquées ne soient pas excessives. Le
regroupement de bâti et son rapprochement de la route, ainsi que la présence de signes
urbains, tels que des trottoirs de chaque côté de la chaussée, semblent contribuer à
cette reconnaissance.
11.1.1.3
Le réseau de camionnage
Au cours des prochaines années, le transport par camion sur le territoire de la MRC
devrait connaître une croissance relativement importante. Le transport du bois d9Suvre
et des copeaux, nouvelle matière première nécessaire à la fabrication du papier,
augmentera passablement suite à l9arrêt du flottage du bois sur la rivière Péribonka et le
lac Saint-Jean. Le ministère des Transports du Québec prévoyait qu9il y aurait 327
camions/jour qui circuleraient sur la route de L9Ascension en 1998. Ceci représente 136
camions/jour supplémentaires par rapport à 1991. À l9intersection des routes 169 et 172
(jonction Saint-Nazaire et Delisle), le trafic devait passer à 1 040 camions/jour en 1998 soit
une augmentation de quelque 389 camions/jour par rapport au relevé de 1991.
L9augmentation du nombre de camions de transit sur les routes (voir carte no 4) a amené
certaines municipalités à établir un réseau de camionnage et à interdire l9accès de
certaines routes aux camions lourds, et ce, en surplus du réseau de camionnage identifié
par le ministère des Transports du Québec pour le transit des véhicules lourds. La MRC
établira en collaboration avec les municipalités, pour la version finale du schéma
d9aménagement révisé, un réseau régional de camionnage. Certaines municipalités
avaient d9ailleurs l9intention de modifier leur réseau local pour le rendre plus fonctionnel.
Pour sa part, le réseau provincial en vigueur vise à faciliter le transport des marchandises
et à diminuer son incidence sur le réseau local et régional en minimisant, entre autres, la
Schéma d9aménagement révisé
11-7
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
détérioration des infrastructures. Le réseau ne concerne que les véhicules lourds, en ce
sens qu9un camion peut toujours effectuer la cueillette ou la livraison sur l9ensemble du
territoire.
Lac Saint-Jean
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Grande Décharge
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
MRC DE
MRC DE
MRC DE
MRC DE
LAC-SAINT-JEAN-EST
LAC-SAINT-JEAN-EST
LAC-SAINT-JEAN-EST
LAC-SAINT-JEAN-EST
Carte no.4
DÉBIT JOURNALIER
DE CIRCULATION
ET DE CAMIONS
1996-1999
!
Échelle: 1: 220 000
LÉGENDE
Réseau routier supérieur
Limite MRC
Périmètre
d`urbanisation
Parc industriel
Pôle touristique
Usine de transformation
du bois
Route nationale
Route collectrice
Route d`accès aux ressources
Circuit cyclable "Tour du Lac Saint-Jean"
Voie ferrée
Aéroport
Base d'hydravions
Lieu
d'enfouissement
sanitaire
Route d'accès aux ressources projetée
DJMA
DJME
% de camions
Source: Ministère des Transports. Débits de circulation, D.T. Saguenay-Lac-Saint-Jean-Chibougamau, 1999
Axe routier touristique
510
650
N/D
2 200
3 000
25%
6 400
7 600
12%
5 000
6 000
13%
1 910
2 060
23%
Lac Vert
Lac Kénogami
6 300
8 700
11%
9 680
11 590
9%
8 500
9 200
N/D
7 300
8 700
15%
10 600
12 600
14%
17 600
16 460
17 790
11%
5 100
6 000
10%
Rivière
4 200
5 600
19 000
7%
Saguenay
N/D
3 700
4 500
13%
2 900
3 400
11%
2 000
2 700
N/D
7 330
8 780
9%
3 800
4 500
6%
2 190
2 220
13%
Lac
Tchitogama
580
690
N/D
Péribonka
Rivière
1 040
1 240
23%
existante
non existante
Circuit cyclable
Circuit cyclable
Circuit cyclable
Axe routier touristique
Axe routier touristique
Axe routier touristique
Circuit cyclable
Circuit cyclable projeté, lien avec " La Route Verte "
Circuit cyclable projeté
Circuit cyclable projeté, lien inter-municipal avec le secteur Nord
Route régionale
Schéma d9aménagement révisé
11-9
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Dans une perspective de complémentarité avec le réseau de camionnage des routes
de niveau supérieur et considérant que le volume de camionnage a déjà augmenté, la
MRC invite les municipalités locales à régir la circulation des camions sur leur propre
territoire afin de protéger leurs infrastructures routières et assurer la sécurité des usagers.
Pour ce qui est de la réserve faunique des Laurentides (tronçon de la 169 ; vers
Hébertville), le débit journalier moyen annuel (DJMA) y était de 2 110 véhicules en 1996.
Comme le camionnage représente 27 %20 de tout le volume de circulation, on peut
estimer que 570 camions traversent quotidiennement la réserve faunique en direction de
la MRC. Le tableau no 35 permet de visualiser les types de chargement des camions
utilisant la réserve faunique des Laurentides alors que le graphique no 2 représente le
débit de circulation pour un dimanche d9août 1999. Comme il est mentionné dans
l9étude du consortium BUC, la faible proportion de camions est attribuable au fait que les
relevés ont été réalisés durant une journée de fin de semaine de la période touristique et
au fait que le camionnage se fait surtout la semaine.
Tableau no 35 : Répartition directionnelle des types de chargements des camions
Type de chargement
Direction
Nord
Sud
Total (deux
directions)
Denrées alimentaires
6,1 %
9,9 %
8,3 %
Matières dangereuses
3,6 %
0,5 %
1,8 %
Produits chimiques
3,3 %
0,4 %
1,6 %
Produits pétroliers
13,3 %
8,1 %
10,3 %
Produits agricoles
2,3 %
2,5 %
2,4 %
Produits forestiers
24,6 %
25 %
24,8 %
Produits manufacturés
11,6 %
14,5 %
13,3 %
Divers
35,1 %
39,1 %
37,4 %
Total
100 %
100 %
100 %
Graphique no 2 :
Distribution du débit journalier pour le dimanche 9 août 1998
METTRE GRAPHIQUE PAGE 55 ÉTUDE BUC ICI
20 Ce pourcentage a été enregistré par le MTQ en 1993 lors de comptages.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-10
11.1.1.4
Le réseau ferroviaire
Le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est est traversé par deux réseaux ferroviaires :
celui du CN et celui de la filiale d9Alcan, soit le Chemin de fer Roberval-Saguenay (voir
planche no 2A). Ce dernier est utilisé principalement par Alcan pour le transport des
matières premières et pour celui des lingots d9aluminium. D9autres compagnies utilisent
également ce réseau, dont les compagnies forestières. Le réseau d9Alcan a été prolongé
de quelque deux kilomètres afin de desservir la nouvelle aluminerie. La compagnie Alcan
a entrepris la réfection de ce réseau en 1999 pour le terminer à l9été 2000. Les travaux
consistaient notamment, au remplacement des dormants et la mise en place de rails plus
robustes.
La MRC est au prise avec la même problématique que bien des régions du Québec
concernant le transport par chemin de fer car, dans la province, et même dans
l9ensemble du Canada, le réseau ferroviaire est en pleine restructuration. Cette
restructuration passe par la vente des lignes secondaires des grandes compagnies de
chemin de fer à des entreprises indépendantes. La Loi sur les Transports au Canada, mise
en vigueur en juillet 1996, a prévu une procédure de transfert (vente) et de cessation
(abandon) de l9exploitation des lignes ferroviaires. Les lignes qui sont inscrites au plan de
rationalisation des compagnies ferroviaires sont donc mises en vente ou abandonnées.
L9abandon de certaines lignes peut maintenant se faire sans justification économique ou
sans égard à l9intérêt public.
Les lignes qui desservent la MRC de Lac-Saint-Jean-Est ne font pas partie pour l9instant du
plan de rationalisation du CN compte tenu de l9entente d9une durée de cinq ans (1995-
2000) entre le CN et les syndicats, laquelle a permis de créer le Chemin de fer d9intérêt
local du Nord du Québec (CFILINQ). Depuis le 15 mai 1995, le CN dessert donc le Nord du
Québec avec sa division semi-autonome, le CFILINQ. Il n9est toutefois pas exclu, après
cette période, que certains tronçons soient inscrits au plan de rationalisation du CN pour
être vendus à d9autres exploitants, et ce, même s9il semble que le CFILINQ soit plus
rentable, ayant permis de réduire de 30 % les frais d9exploitation, et de ramener de 88% à
près de 80% le rapport coûts-recettes.
Toutefois, avec ces 93 000 wagonées par année et en tenant compte que de la règle
générale qui veut qu9un CFIL ait besoin de 37 wagons par km de voie ferrée pour assurer
sa rentabilité, le démantèlement du réseau ne devrait pas être envisageable. Le CFILINQ
d9une longueur de 1 700 km aurait besoin théoriquement de 63 000 wagons pour assurer
sa rentabilité. Il n9y a donc présentement pas de problème de rentabilité avec un volume
de 93 000 wagons auxquels s9ajouterait un potentiel de 1 000 wagons/année du centre
industriel de Larouche et environ 2 500 wagons supplémentaires de la nouvelle usine
d9Alcan.
En ce qui concerne le transport de passagers, un des mandats donné par Transports
Canada à la société Via Rail est de desservir les régions éloignées, dont le lien
Jonquière/Montréal qui s9arrête également à Hébertville-Station. Ce lien d9une distance
de 496 km dessert la population régionale avec un fréquence de 3 fois par semaine. La
clientèle, au nombre de 20 000 voyageurs par année, se répartit ainsi selon une étude de
Transports Canada : localité isolée 18%, localité accessible par chemin forestier 8% et
localité générale 74%.
La nouvelle approche de la société Via Rail axée sur l9écotourisme pourrait faire
augmenter la clientèle. Toutefois, le nouveau mécanisme d9abandon des chemins de fer
Schéma d9aménagement révisé
11-11
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
par le CN pourrait avoir de fâcheuses conséquences pour le transport de passagers. En
effet, l9abandon et le démantèlement de tronçons ferroviaires peuvent entraîner la
disparition éventuelle du service dans les régions actuellement desservies.
Depuis quelques années, un important volume de transport ferroviaire a été perdu au
profit du transport routier en raison du phénomène de la livraison « juste à temps » qui
répond à la nécessité de réduire les inventaires pour diminuer les coûts. Les grandes
compagnies comme le Canadien National et le Canadien Pacifique, orientées sur les
gros volumes, n'arrivent plus à être compétitives face à un transport routier plus flexible.
Le CN a d9ailleurs fait part de ses inquiétudes au MTQ en regard de la menace que
constitue
l9augmentation
des
charges
permises
sur
les
routes
du
Québec,
particulièrement la mesure visant à autoriser les trains routiers de type B de 62,5 tonnes.
Des compagnies comme Alcan et Abitibi-Consolidated, qui utilisent le chemin de fer, ont
elles aussi de la difficulté à concurrencer le camionnage dans leurs propres marchés. Le
problème vient en bonne partie du fait que l'industrie ferroviaire entretient elle-même ses
infrastructures alors que l'industrie du camionnage n'a pas à payer directement pour
l'entretien du réseau routier qu9elle emprunte.
Pour réduire ses coûts et ses tarifs, le train doit miser sur une augmentation des volumes,
ce qui ne pourra être fait sans une flexibilité accrue et un temps de transit moindre. Ici, le
transport intermodal (camion et chemin de fer) représente une bonne initiative, mais des
efforts substantiels devront être investis pour améliorer son efficacité. Toutefois, la
déréglementation à prévoir dans le domaine du transport milite en faveur de l'intégration
des modes de transport et le chemin de fer pourrait en tirer avantage.
11.1.1.5
Le réseau cyclable régional
Équipement récréotouristique majeur, le circuit cyclable « Tour du lac Saint-Jean » avait
été identifié comme équipement projeté au premier schéma d'aménagement pour son
attrait touristique unique. L9aménagement de cet équipement unique en Amérique du
Nord a débuté à l9automne 1996 et est complété depuis le printemps 2000.
Les municipalités de Labrecque et l9Ascension regardent actuellement la possibilité de
relier la « Véloroute des bleuets » avec certains municipalités du secteur nord du
Saguenay. Ce lien passe par les municipalités de Delisle et de Sainte-Monique. Il s9agit
d9un lien inter-municipal. D9autres parts, la municipalité d9Hébertville-Station envisage de
créer un lien cyclable inter-municipal vers Hébertville, alors que Saint-Bruno envisage de
le faire vers Saint-Gédéon en passant par le rang 5. Quant au lien entre la Véloroute et la
Route Verte, il sera dans l9axe des municipalités de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et
d9Hébertville.
Enfin, à l9instar de ville d9Alma et de l9Ascension, certaines municipalités sont à mettre sur
pied un réseau local d9aménagements cyclables reliés au circuit cyclable régional.
Les retombés économiques du circuit cyclable « Tour du lac Saint-Jean » sont estimées
autour de dix (10) millions de dollars annuellement. De plus, ce circuit cyclable constitue
un équipement communautaire majeur pour les populations locales.
La « Véloroute des bleuets » traverse dix-neuf municipalités autour du lac. Le tracé
comprend 38 tronçons totalisant 256,4 km sur le territoire des MRC Lac-Saint-Jean-Est,
Domaine du Roy et Maria-Chapdelaine (voir carte no 3 : Infrastructures et équipements
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-12
de transport). Des 256,4 km d9aménagements cyclables constituant la Véloroute des
bleuets, 91,2 km sont situés sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Les
municipalités traversées par le circuit cyclable sont Sainte-Monique, Saint-Henri-de-Taillon,
Delisle, Alma, Saint-Gédéon, Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et Desbiens.
Des critères d9intérêt, de sécurité et de faisabilité sont à la base du choix du parcours et
du type d9aménagement. En raison de la longueur du tracé et pour minimiser les coûts
de réalisation tout en priorisant la sécurité, trois types de voies cyclables ont été retenus :
la piste cyclable (54,05 km) ; la chaussée désignée (69,7 km) et la bande cyclable (132,7
km). La circulation sur l9ensemble du tracé sera à double sens afin de permettre aux
cyclistes de rouler de façon sécuritaire dans une direction comme dans l9autre.
Le circuit cyclable sera accessible à toutes les catégories de cyclistes telles les
cyclosportifs, les récréatifs, les cyclotouristes et les familles. Le relief autour du lac Saint-
Jean étant plat, ceci permettra à toute la population d9emprunter le circuit auquel la
MRC reconnaît une vocation tant utilitaire que récréative et touristique.
11.1.1.6
Le réseau de sentiers de motoneiges
La pratique de la motoneige a pris, sans contredit, un essor considérable dans la région
depuis quelques années. À la clientèle locale et régionale s9est ajoutée la clientèle
nationale et touristique, notamment les Français et les Américains friands de ce sport qui
viennent de plus en plus nombreux en région. La quantité et la qualité des sentiers y est
pour beaucoup.
Dans la MRC, le réseau est composé de 100 km de sentiers provinciaux, de 210 km de
sentiers régionaux et 206 km de sentiers locaux. D9abord le sentier régional « 365 » relie le
Lac-Saint-Jean à l9Étape dans le parc des Laurentides. Il s9agit de la porte d9entrée en
région. Quant aux sentiers provinciaux, ils sont présents tant dans le secteur nord (sentier
93) que dans le secteur sud (sentier 83) et permettent de relier la région à la Côte-Nord et
à l9Abitibi.
Plusieurs sentiers locaux balisés relient entre elles les municipalités du secteur nord et
celles du secteur sud. L9ensemble des municipalités de la MRC ont accès à un réseau
local de motoneige. La carte no 5 montre bien l9importance de cette desserte et la
complémentarité entre les réseaux provincial, régional et locaux.
Lac Saint-Jean
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Desbiens
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Métabetchouan -
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Lac-à-la-Croix
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Saint-Ludger-de-Milot
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Sainte-Monique
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Saint-Gédéon
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Alma
Grande Décharge
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Delisle
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Hébertville
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Saint-Bruno
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
Hébertville-Station
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
L'Ascension
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Lamarche
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Labrecque
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
MRC DE
MRC DE
MRC DE
MRC DE
LAC-SAINT-JEAN-EST
LAC-SAINT-JEAN-EST
LAC-SAINT-JEAN-EST
LAC-SAINT-JEAN-EST
Carte no.5
SENTIERS
DE
MOTONEIGE
!
Échelle: 1: 220 000
LÉGENDE
Réseau routier supérieur
Limite MRC
Périmètre
d`urbanisation
Route nationale
Route collectrice
Route d`accès aux ressources
Route d'accès aux ressources projetée
Axe routier touristique
Lac Vert
Lac Kénogami
Rivière
Saguenay
Lac
Tchitogama
Péribonka
Rivière
existante
existante
existante
existante
existante
existante
existante
existante
existante
non existante
non existante
non existante
non existante
non existante
non existante
non existante
non existante
non existante
Axe routier touristique
Axe routier touristique
Axe routier touristique
169
172
170
170
169
169
169
83
83
365
365
383
383
383
365
365
93
93
93
328
Sentier de motoneige Trans-Québec
Sentier de motoneige régional
Sentier de motoneige local
Route régionale
Schéma d9aménagement révisé
11-15
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Considérant que la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean est celle qui est la plus visitée lors
de voyages de motoneige (19 %) ; que lors d9un voyage le motoneigiste dépense en
moyenne 122,50 $ par jour pour l9essence, l9hébergement et la nourriture ; que ce même
motoneigiste consacre en moyenne 25 journées de motoneige dans une saison, il est
important d9améliorer les réseaux et sentiers dans la MRC puisque l9on parle ici de
retombées de quelque 107 millions de dollars par année21. D9ailleurs, plusieurs
équipements récréotouristiques dans la MRC augmentent leur rentabilité grâce à cette
clientèle hivernale.
11.1.1.7
Le réseau de transport en commun et de transport adapté
On peut diviser le réseau de transport en commun en deux catégories : le réseau
régional et le réseau national. Le réseau régional dessert l'ensemble du Saguenay-Lac-
Saint-Jean, incluant des départs quotidiens vers les agglomérations du Saguenay, alors
que le réseau national dessert la vaste majorité des grandes villes du Québec.
De façon générale, au Québec, le transport interurbain par autocar connaît une
diminution importante de sa clientèle depuis une quinzaine d9années. Cette diminution
touche plus particulièrement les réseaux régionaux internes liant les villages aux plus
grandes agglomérations. La MRC de Lac-Saint-Jean-Est ne fait pas exception à cette
problématique.
Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la clientèle du transport en commun est constituée, dans
une forte proportion, d9étudiants. Certains trajets n9existent d9ailleurs qu9en fonction de la
clientèle des CÉGEP. C9est notamment le cas pour le trajet reliant Alma à Dolbeau via
Mistassini.
Peu de clients utilisent l9autocar pour les voyages d9affaire. Entre la MRC et Montréal, la
durée du trajet oblige nécessairement un coucher, rendant ainsi l9avion compétitive
(aller-retour dans la même journée). Pour ce qui est du trajet reliant la MRC à Québec, le
temps de battement entre l9aller et le retour est de moins de six heures ce qui accorde
peu de temps pour les activités de la journée.
Comme la clientèle utilisant l9autocar est fortement composée de jeunes et que ceux-ci
sont en constante diminution dans la région et dans la MRC, on peut malheureusement
s9attendre à des diminutions de services, et même à l9abandon de certains trajets à
l9intérieur du réseau régional de transport en commun. D9ailleurs, le niveau de service est
déjà variable sur le territoire de la MRC. Le secteur sud bénéficie d9une liaison
quotidienne (Alma-Saint-Félicien-Dolbeau) alors que pour le secteur nord, seulement un
autobus par semaine est disponible (vendredi soir). Cette situation n'est pas sans affecter
les clientèles scolaire et touristique dans ce secteur. Il est à noter qu'il y a déjà eu par le
passé un service quotidien entre Alma et Dolbeau qui empruntait le secteur nord de la
MRC. La MRC Maria-Chapdelaine est également préoccupée par cette situation.
21 Motoneige Québec. Février 1997.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-16
Tableau no 36 : Les itinéraires en opération sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-
Est
Itinéraire
Routes
Distance
Types
Départ
Arrivée
départ/arrivée
Alma
Dolbeau (via Mistassini*)
169/169
84 km
Hebdomadaire
Alma
Dolbeau (via Roberval)
169/169
139 km
Quotidien
Alma
Chicoutimi
169/170
57 km
Quotidien
Alma
Québec
169/175
237 km
Quotidien
* Uniquement le vendredi soir.
Une douzaines de compagnies détiennent des permis leur permettant d9offrir le service
d9autocar nolisé dans la région. Ces permis spécifient le genre de véhicules que le
transporteur peut utiliser, et les déplacements ne peuvent avoir comme point de départ
que les endroits précisés au permis. La plupart des détenteurs de permis de transport
nolisé basés dans la région ne comptent que des municipalités de la région dans leur
territoire protégé.
Il faut toutefois faire la distinction entre autocar nolisé et autocar touristique. À la
différence des autocars nolisés, les autocars touristiques sont nolisés par des agences de
voyages à des compagnies extérieures de la région. Les transporteurs régionaux n9en
retirent donc aucun bénéfice. La clientèle de ces autocars inclut des touristes de
l9extérieur de la province, des personnes âgées et des groupes scolaires.
Contrairement au réseau de transport régional, la clientèle du transport nolisé est en
croissance car elle est majoritairement composée de personnes retraitées et de touristes.
Ce type de transport sert surtout à des fins de loisir et tourisme et ne comble pas les
besoins de transport utilitaire ou individuel.
En ce qui concerne le transport adapté, il est présent dans la MRC depuis une douzaine
d'années. C9est la corporation de transport adapté qui gère ce service sur l'ensemble du
territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est. Ville d9Alma en est le mandataire. Au total,
quatorze municipalités de la MRC participent à cette corporation. Les municipalités de
Lamarche, de Sainte-Monique et de Saint-Henri-de-Taillon se sont jointes à celle-ci en
1997. Quant à la municipalité de Saint-Ludger-de-Milot, elle participe au soutien financier
d9un organisme similaire situé dans la MRC de Maria-Chapdelaine.
La Corporation de transport adapté de Lac-Saint-Jean-Est dispose d'un budget de
246 795$ (1997) dont 75% provient du ministère des Transports du Québec, 20% des
municipalités participantes (au prorata de leur population) et 5% des usagers.
Les deux minibus utilisés pour desservir la clientèle sont en fonction du lundi au vendredi
et peuvent être utilisés, entre autres, pour le travail, les loisirs, les services de santé et
d'éducation. Depuis deux à trois ans, le nombre d'usagers se situe autour de 180 mais la
désinstitutionnalisation, le maintien à domicile et le vieillissement de la population risquent
fort de faire augmenter la demande. Le tableau no 36 permet de visualiser la
composition de la clientèle utilisant le transport adapté.
Schéma d9aménagement révisé
11-17
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Tableau no 37 : La clientèle du transport adapté *
Offre et demande de transport adapté en 1996
Pourcentage
Clientèle par types de déficience :
Motrice ou organique fauteuil roulant
39,6
Motrice ou organique ambulatoire
13,7
Intellectuelle
43,7
Visuelle
3
Déplacements par types de clientèle :
En fauteuil roulant
23
Ambulatoire
77
Pourcentage de clientèle de 65 ans et plus
7,1
* Source : Ministère des transports, 1998.
Le taux d9admission au transport adapté est plus faible dans la MRC qu9ailleurs en région.
Cette situation s9explique principalement par deux raisons. La première a trait au fait que
la MRC possède une zone fortement urbanisée, soit la ville d9Alma, et que dans une telle
zone, la proportion de jeunes personnes n9utilisant pas un tel mode de transport est plus
forte. La seconde raison a trait à la faible proportion de personnes âgées admissibles à
l9utilisation d9un tel service. Sur le territoire de la MRC, il n9est pas possible pour les
personnes âgées résidant dans les établissements du réseau de la santé d9utiliser le
transport adapté, car ces établissements de santé offrent déjà un service de transport
répondant aux besoins de leur clientèle. Il est à noter que dans la région, cette règle est
appliquée uniquement par la corporation de transport adapté de Lac-Saint-Jean-Est.
11.1.1.8
Le transport scolaire
Au Québec, le transport scolaire est en place depuis 1905. Il s9agit du seul service de
transport couvrant l9ensemble du territoire québécois. Plusieurs partenaires sont impliqués
dans la gestion de ce mode de transport, soient le ministère de l9Éducation (MEQ), le
ministère des Transports, la Société de l9Assurance Automobile du Québec (SAAQ), les
commissions scolaires et les transporteurs.
Depuis 1998, la responsabilité du financement du transport scolaire est passée du MTQ au
MEQ. Le MTQ, par l9intermédiaire de la SAAQ, conserve la responsabilité de la sécurité
ainsi que les statistiques. Pour leur part, les commissions scolaires voient à l9organisation et
à la gestion de ce mode de transport.
Pour ce qui est des municipalités, leur rôle demeure limité. Toutefois, en 1997, une
proposition gouvernementale a été amenée et visait à déléguer la responsabilité du
financement du transport scolaire aux municipalités. Cette proposition n9a finalement pas
été mise en application mais il demeure possible que tôt ou tard, les communautés
locales soient mises à contribution.
Dans un contexte de dénatalité où la fermeture d9école est souvent inévitable, on assiste
à un agrandissement du territoire couvert par le transport scolaire. Combiné avec le
phénomène d9étalement urbain et de développement des zones de villégiature, ces
fermetures d9école engendrent donc une augmentation du nombre de kilomètres à
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-18
parcourir et du nombre d9élèves transportés. Le transfert du financement du transport
scolaire aux municipalités pourrait donc avoir des conséquences importantes sur les
finances de celles-ci.
Sur le territoire de la MRC, le nombre d9élèves du primaire inscrits a connu une diminution
de 15,85 % entre les années scolaires 1986-1987 et 1995-1996. De 5 654, le nombre
d9élèves inscrits est ainsi passé à 4 758. Au secondaire, le nombre d9élèves inscrits a
connu une augmentation de 13,14 % au cours de la même période, passant de 3 744
étudiants en 1986-1987 à 4 236 en 1995-1996. Toutefois, pour les prochaines années, des
diminutions sont également à prévoir au niveau secondaire.
Si des diminutions du nombre d9élèves inscrits ont été enregistrées au primaire au cours
des dernières années, il en va autrement de la proportion d9élèves transportés, qui elle, a
augmenté en raison de l9étalement urbain et de la transformation des zones de
villégiature en zones de résidences permanentes. Au niveau du secondaire, la proportion
d9élèves transportés a aussi connue une augmentation, et ce pour les mêmes raisons.
Bien que la situation décrite plus haut aurait pu placer la Commission scolaire Lac-Saint-
Jean dans une position financière délicate, il en est tout autrement. La commission
scolaire a réussi à absorber les baisses de financement gouvernemental comme en fait
foi le tableau no 38. Entre autres, la Commission scolaire Lac-Saint-Jean a réussi à
augmenter son solde normalisé. Ce solde est calculé par le ministère en ne tenant
compte que des revenus et des dépenses liés strictement aux activités de transport
scolaire qui font l9objet de l9obligation légale de financement gouvernemental.
Tableau no 38 : Situation financière de la Commission scolaire Lac-Saint-Jean
1986-1987
1995-1996
Pourcentage de
variation en
dollars constants
Revenus
Allocation du MTQ
3 561 179 $
4 452 096 $
-3,1
Autres revenus
361 226 $
166 760 $
-64,2
Total
3 922 405 $
4 618 856 $
-8,7
Dépenses
Transport matin-soir et maternel
3 449 380 $
4 154 969 $
-6,6
Autres
319 175 $
627 839 $
52,5
Total
3 768 555 $
4 782 808 $
-1,6
Solde normalisé
92 051 $
298 496 $
151,4
Ratios
Coût annuel par véhicule
44 246 $
52 600 $
-7,8
Coût moyen par élève transporté
483 $
578 $
-7,2
Coût moyen par km
2,21 $
2,71 $
-4,9
Source : MTQ, 1998.
Schéma d9aménagement révisé
11-19
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11.1.1.9
Le réseau de transport dans les territoires non organisés (TNO)
L'activité forestière présente dans les territoires non organisés permet à quelques
bénéficiaires de CAAF de s'approvisionner sur les trois (3) aires communes situées dans les
TNO (aires communes 21-01, 23-21 et 21-02). Le réseau de voirie forestière ainsi
développé permet un accès facile aux différents plans d'eau ouverts à la villégiature et
profite ainsi aux villégiateurs de même qu'aux amants de la nature (pêche, chasse).
L'accessibilité vers le sud des TNO a été bonifiée en 1997 par la construction d'un chemin
forestier sur l'aire commune 21-01.
Selon des plans généraux d'aménagement forestier (prévision sur 25 ans) déposés par les
exploitants forestiers, la matière ligneuse sortira des TNO, d'une part, par la route 169 dans
le parc des Laurentides et, d'autre part, par la route liant Saint-André à Métabetchouan.
Pour le secteur de Métabetchouan, cette décision des compagnies forestières
concernées a apporté un surplus de camions lourds sur le réseau de voirie en plus de
poser un problème de sécurité à la jonction des routes 169 et du chemin Saint-André.
La MRC est par ailleurs préoccupée par la question de l9entretien des chemins forestiers
dans les TNO. Les villégiateurs de ce secteur demandent, depuis quelques années, un
retour sur leurs taxes afin d9entretenir lesdits chemins. La MRC est à analyser les
implications de cette demande. Elle tente, par ailleurs, de donner à ces chemins une
double vocation.
11.1.1.10
Le réseau de transport aérien
Le réseau de transport aérien dans la MRC se limite à un seul équipement de portée
régionale. Il s9agit de l9aéroport d9Alma situé à proximité de la route régionale 169, à
l9entrée sud de la ville d9Alma. Depuis le printemps 1997, et suite à des négociations avec
le gouvernement fédéral concernant la cession du site aéroportuaire, l9aéroport d9Alma
appartient à la ville d9Alma. Selon les termes de la nouvelle politique nationale, seuls les
aéroports qui font partie de la catégorie des aéroports régionaux (ex. Bagotville) et
locaux, comme Alma, sont admissibles au programme d9aide aux immobilisations
aéroportuaires (PAIA) pour les dépenses d9investissement reliées à la sécurité des activités
d9aviation.
Les services offerts à l9aéroport d9Alma sont : le service de passagers et de fret (régulier et
nolisé) ; l9évacuation médicale ; le parachutisme ; l9entreposage et l9entretien
d9aéronefs ; la distribution de carburant. Le principal utilisateur de l'aéroport est la
compagnie Air Alma. Celle-ci est d'ailleurs la seule compagnie aérienne de transport de
passagers entièrement régionale. Air Alma existe depuis 1959; ce qui en fait une des plus
vieilles compagnies aériennes au Québec.
Air Alma possède des comptoirs à Alma, Bagotville et Dorval. La compagnie offre des
vols vers Montréal tous les jours de la semaine, pour un total de dix sept vols sans escale
par semaine. La durée du vol est de 1 heure 10 minutes et le taux d'occupation est en
moyenne de 55%. Depuis le début des travaux de la nouvelle aluminerie, Air Alma est
également transporteur officiel d9Alcan, et ce, jusqu9en 2003. Ce contrat avec Alcan a
permis d9ajouter un vol quotidien de plus vers Montréal. Air Alma offre également des vols
vers Chute-des-Passes à raison de 5 fois par semaine.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-20
À l'échelle régionale, environ 55 000 passagers transitent dans les aéroports de Bagotville,
Alma et Roberval. Sur ce nombre, et si on fait abstraction du contrat avec Alcan,
seulement 10 000 utilisent la ligne Alma-Montréal offerte par Air Alma. Cette situation
s9explique par le fait qu'Air Alma se retrouve dans un plus petit marché. Il est aussi à noter
que la clientèle a diminué au cours des dernières années. En 1981, plus de 140 000
passagers avaient utilisé les services offerts par les transporteurs.
Air Alma offre également le service des vols nolisé qui ont pour objectif d9offrir à la
clientèle un complément aux vols réguliers. Parce que les utilisateurs partagent
généralement un but commun en affrétant un appareil, le principal avantage de ces
services demeure sa flexibilité. Que ce soit par affaire, pour la chasse, la pêche ou le
tourisme, ce type de transport est très présent au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Puisque les principales activités des transporteurs consistent en des déplacements
d9affaire, le niveau de trafic d9Air Alma est étroitement lié à l9évolution de la structure
industrielle de la région. Le marché des voyages d9affaire se modifie en fonction des
nouveaux besoins. Parce qu9il est parfois plus avantageux économiquement de noliser un
avion que d9acheter plusieurs places sur un vol régulier, il est de plus en plus fréquent de
voir de tels vols en région.
En ce qui concerne les hydro-aérodromes, le territoire de la MRC en compte deux. La
première est située sur la Petite Décharge à Alma. L9exploitant est la compagnie Air
Saguenay. Environ 100 vols sont effectués en été et 25 pendant la saison hivernale. Le
principal client d9Air Saguenay est la compagnie Alcan. La base d9hydravion d9Alma est
enregistrée dans le « Supplément de Vol du Canada » de Transport Canada.
L9enregistrement à Transport Canada ne concède pas de statut légal contrairement à la
certification. C'est une procédure facultative qui offre comme avantage, pour la base
d9hydravion, d'être publiée dans le « Supplément de Vol du Canada » ainsi que sur les
cartes de navigation aérienne. L'objectif est d'assurer aux usagers un niveau minimal de
sécurité, rencontrant les exigences de la réglementation ainsi que la diffusion et la
reconnaissance des informations publiées aux usagers reliées aux caractéristiques de
l'aérodrome. La seconde base est située sur le lac Labrecque dans la municipalité du
même nom. Cette dernière est exploitée par la compagnie Air Aventure.
Bien que de façon générale ces installations soient le point de départ pour les excursions
de chasse et de pêche, on constate que les exploitants ont développé leur propre
secteur d9activité, comme par exemple l9écotourisme.
La demande se faisant de plus en plus présente, certaines municipalités ont été
approchées pour accueillir ce type d9équipement. Toutefois, l9installation de ces
équipements à proximité de zones résidentielles ou de villégiature pose des problèmes
importants de bruit aux résidants de ces secteurs puisqu9aucune zone tampon ou règle
de réciprocité n9a été exigée lors de leur installation.
11.1.2
Les
projets
d9amélioration
ou
de
développement
d9infrastructures et d9équipements de transport
Depuis l'entrée en vigueur du premier schéma d'aménagement, en 1987, plusieurs
travaux qui étaient prévus ont été réalisés alors que certains autres sont toujours en
Schéma d9aménagement révisé
11-21
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
suspens. Certains des travaux identifiés au premier schéma et non réalisés sont une
nouvelle fois identifiés alors que quelques autres ont été ajoutés.
Outre l9autoroute Alma-LaBaie, dont le tronçon Saint-Bruno/Larouche devrait être finalisé
d9ici l9an 2000, le ministère des Transports du Québec n'a pas encore officialisé les travaux
qui seront effectués au cours des prochaines années. Le plan de transport, actuellement
en cours de réalisation, devrait corriger cette situation.
Pour chacun des projets d9amélioration ou de développement de nouvelles
infrastructures ou équipements de transport, la MRC identifie quelles orientations elle
privilégie de même que certains principes d9intervention qui devront être mis de l9avant
par les intervenants concernés.
11.1.2.1
Le parachèvement de l'autoroute Alma- La Baie
Bien que la réalisation de l'autoroute Alma-LaBaie soit déjà identifiée par le MTQ comme
faisant partie de sa programmation, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est la considère comme
essentielle au développement économique du territoire, d9autant plus que plusieurs
entreprises industrielles du Lac-Saint-Jean transitent quotidiennement vers le Saguenay.
Cette autoroute permettra, entre autres, de joindre plus efficacement les installations
portuaires de La Baie.
La réalisation du tronçon rang 6/rang 8 risque toutefois d9accentuer le problème de
vitesse excessive à l9entrée est du village. Afin de limiter l9ampleur de cette contrainte, la
MRC, après consultation de la municipalité de Saint-Bruno, désire que le MTQ regarde la
possibilité de réduire la vitesse à 70 km/h dès la fin du lien routier à 4 voies et à 50 km/h
immédiatement après l9intersection du rang 6 avec la route 170, et ce, bien que la
vitesse ait déjà été réduite suite à l9étude du MTQ de 1998. Des travaux de
réaménagement du secteur situé entre la route du rang 6 et la rue Saint-Alphonse sont
également prévus. Un feu de circulation sera installé à la hauteur de la rue Saint-
Alphonse et un réaménagement des entrées/sorties sera effectué en 2000. Pour
l9intersection du rang 6 et de la route 170, des travaux de réaménagement incluant un
terre-plein et 2 voies de refuge sont planifiés pour 2001. Le MTQ regarde également la
possibilité d9installer un feu de circulation à cette intersection.
Même si les réductions de vitesse et les travaux d9amélioration peuvent aider à diminuer
le nombre d9accidents routiers dans la municipalité de Saint-Bruno, elles demeurent
néanmoins un palliatif qui ne peux résoudre tous les problèmes de sécurité associés à la
traversée de cette agglomération. Par conséquent, la MRC est d9avis que tôt ou tard, il
faudra envisager la possibilité de poursuivre le tracé du lien routier à 4 voies divisées
jusqu9aux limites de la ville d9Alma. Toutefois, dès que le MTQ aura fait connaître ses
propositions, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est prendra une décision finale quant à ce
dossier. Par la suite, cette décision sera intégrée au schéma d9aménagement révisé.
11.1.2.2
L9amélioration des collecteurs routiers
Comme mentionné précédemment, plusieurs collecteurs routiers, sous la responsabilité
du ministère des Transports du Québec, sont dans un piètre état. Les principaux
collecteurs en cause sont ceux de Saint-Ludger-de-Milot, L9Ascension, Labrecque,
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-22
Lamarche, Héberville-Station et Lac-à-la-Croix. Les améliorations demandées ont trait à la
qualité du revêtement et à quelques modifications de tracés.
À l'égard des collecteurs routiers, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est demande au ministère
des Transports du Québec de voir à leur remise en état dans des délais raisonnables et
selon une programmation connue. Certains de ces collecteurs routiers constituent l'accès
principal à diverses agglomérations et il est impératif que leur population puisse
bénéficier d'un réseau routier fonctionnel et sécuritaire.
Depuis le dépôt du PSAR I, le MTQ a exprimé sa position face aux demandes de la MRC.
Les commentaires du MTQ sont résumés au tableau no 39.
Tableau no 39 : Interventions sur les collecteurs routiers
Interventions demandées
Position du MTQ
Position de la MRC
Amélioration du collecteur de
Saint-Ludger-de-Milot
Le MTQ est à analyser la
problématique de 2 courbes sur
cette
route.
Il
n9y
a
pas
d9intervention prévue à court
terme.
La MRC demande au ministère
de préciser sa position.
Amélioration du collecteur de
l9Ascension.
Des travaux de renforcement et
de pavage ont été réalisés en
1995.
La MRC demande au ministère
de préciser sa position
Amélioration du collecteur de
Labrecque.
Le MTQ prévoit faire, à moyen
terme, à certains endroits, des
travaux de réfection de la surface
de roulement.
La MRC demande au MTQ de
préciser sa position.
Amélioration du collecteur de
Lamarche.
Le MTQ prévoit faire, à moyen
terme, à certains endroits, des
travaux de réfection de la surface
de roulement.
La MRC demande au MTQ de
préciser sa position.
Amélioration du collecteur de
Lac-à-la-Croix.
Le
MTQ
ne
prévoit
pas
d9intervention à moyen terme.
La MRC demande au MTQ de
revoir
sa
planification
et
d9intégrer ces travaux dans un
horizon de 5 ans.
Amélioration
du
collecteur
d9Hébertville-Station.
Le
MTQ
ne
prévoit
pas
d9intervention à moyen terme.
La MRC demande au MTQ de
revoir
sa
planification
et
d9intégrer ces travaux dans un
horizon de 5 ans.
Amélioration du rang Lac Vert à
Hébertville.
Le
MTQ
ne
prévoit
pas
d9intervention à moyen terme.
La MRC demande au MTQ de
revoir
sa
planification
et
d9intégrer ces travaux dans un
horizon de 5 ans.
11.1.2.3
L9amélioration de la route 169 dans la réserve faunique des
Laurentides
Bien qu9elle ait fait l9objet de plusieurs réfections au cours des dernières années, la route
169 traversant la réserve faunique des Laurentides devra recevoir encore plusieurs
Schéma d9aménagement révisé
11-23
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
corrections pour être sécuritaire et fonctionnelle. Le nombre de voies de dépassement
est insuffisant, particulièrement dans les côtes. Étant donné qu9entre 18 h 00 et 6 h 00, les
camions constituent la majorité des véhicules sur la route et que le jour, le pourcentage
descend rarement sous les 20%, les voies de dépassement et d9évitement prennent tout
leur sens.
Concernant la réserve faunique des Laurentides, la MRC est désireuse que les travaux de
réfection des courbes et des côtes soient poursuivis et que des voies de dépassement
soient aménagées sur ce tronçon. Le MTQ a d9ailleurs informé la MRC que les
investissements pour l9amélioration de cette route se poursuivront au cours des
prochaines années.
11.1.2.4
L9aménagement de la route de la Grande-Ligne
Identifiée au premier schéma d'aménagement comme étant une priorité pour le
transport lourd, la route de la Grande-Ligne est reconduite au présent schéma en vue de
sa réalisation à court terme. En effet, avec l'arrêt complet du flottage du bois en 1997, le
trafic lourd s'est accentué et il est impératif de pallier aux problèmes engendrés par cette
augmentation.
Cette route correspond à un axe liant les principales scieries du nord de la MRC (de Saint-
Ludger-de-Milot en passant par L9Ascension) à la route 169 et à la ville d'Alma. Le tracé
retenu pour cette route est identifié sur la planche no 2A des infrastructures et
équipements, de même que sur la carte no 3. Les municipalités de Delisle, Labrecque,
L9Ascension et Saint-Nazaire ont récemment tenté de former une régie intermunicipale
en vue de la réalisation du plus important tronçon de cette route. Ce tronçon est le plus
problématique car il n9emprunte aucune route existante et qu9il devra contourner
certaines zones marécageuses.
En regard de cet aménagement, la MRC est désireuse d9impliquer dans sa réalisation les
différents utilisateurs, notamment les compagnies forestières qui en seront les premières
bénéficiaires. Les municipalités concernées et le ministère des Transports du Québec ne
peuvent assumer seuls les coûts de réalisation de cette infrastructure essentielle au
développement de la collectivité.
11.1.2.5
Le parachèvement du circuit cyclable « Tour du lac Saint-Jean » et
des circuits secondaires et locaux
La réalisation du circuit cyclable « Tour du lac Saint-Jean », débutée à l9automne 1996,
s9est poursuivie jusqu9en 2000. La MRC désire que cet aménagement unique bénéficie
des ressources nécessaires pour sa promotion. La MRC interviendra donc de façon
importante dans la promotion du circuit avec les deux autres MRC du Lac-Saint-Jean,
l9ensemble des municipalités locales concernées et la Corporation du circuit cyclable.
Afin de contrer une prolifération de panneaux commerciaux ainsi que celle d9autres
formes d9affichage le long de l9emprise du circuit cyclable, et dans l9attente d9une
réglementation municipale uniformisée à ce propos, la MRC met de l9avant certaines
dispositions normatives inhérentes à la gestion de ce corridor cyclable. Ces normes se
retrouvent au document complémentaire et les municipalités concernées auront
l9obligation d9inclure à leur réglementation ces dispositions.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-24
Puisque la MRC de Lac-Saint-Jean-Est est accolée à celle du Fjord-du-Saguenay et qu9un
parc régional (le parc du lac Kénogami) est en voie de création, la MRC juge important
qu9un lien cyclable soit créé entre le circuit cyclable du lac Saint-Jean et le Parc régional
du lac Kénogami. Ce lien passe par les territoires des municipalités d9Hébertville et de
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. Cette boucle permettra de créer le lien entre le Lac-
Saint-Jean et le Saguenay pour la Route Verte. Le plan directeur du Parc Kénogami
retient également un tel lien. La MRC identifie celui-ci en tant qu9infrastructure de
transport à développer à moyen terme. Ce tracé est inscrit sur la carte jointe à la page
suivante. Il s9agit ici d9un circuit de classe primaire au même titre que la Véloroute autour
du lac Saint-Jean.
De plus, la MRC appuiera la réalisation des circuits de classe secondaire, c9est-à-dire les
circuits inter-municipaux qui auront fait l9objet de consensus dans le milieu. La MRC
pense ici au circuit inter-municipal du secteur nord liant les municipalités de Delisle,
L9Ascension, Labrecque et de Sainte-Monique.
Enfin, la MRC encourage également les municipalités a planifier des circuits cyclables
locaux qui eux se grefferont aux circuits primaires ou secondaires. Il s9agit dans ces cas
de réseau cyclable tertiaire.
Carte circuit cyclable hébertville-métabet
Ruisseau
l'Abb
Rivi re
La
Belle
SEPTIÈME RANG
ROUTE DU LAC
(BOULEVARD
AUGER)
SIXIÈME RANG
ROUTE
SAINT-ALPHONSE
CHEMIN CA
Y
I
P
A
M
G
N
E
C
H
C
H
M
I
N
ROUTE
DU
PARC
170
Abandonn e
HUITI ME
RANG
HUITI ME RANG
SEPTI ME RANG
RANG SAINT-ANDRÉ
RANG DU
LAC-VERT
169
SAINT-ISIDORE
(AVENUE DU PONT)
(BOULEVARD SAINT-JUDE)
(BOULEVARD AUGER)
ROUTE 169
CINQUI ME RANG
PETIT
E
I
P
S
A
I
N
T
-
R
R
E
RANG
SIXIÈME RANG
SAINT-ALPHONSE
RANG SAINT-CHARLES
RANG SAINT-PIERRE
ROUTE SAINT-ALPHONSE
ROUTE
169
RANG
QUATRIÈME
ROUTE TURGEON
RANG SAINT-L ANDRE
RANG
(RANG SIGNAY)
ROUTE 169
ROUTE DU LAC
ROUTE SIGNAY
DIXI ME RANG
CINQUI ME
RANG
RANG CARON
RANG CARON
ROUTE
DES
DE
LA
ROUTE DES QUATORZE-ARPENTS
RANG
DES
LES
QUATRIÈME
RANG
CHEMIN DEQUEN
RANG
SAVARD
RANG
169
DEUXIÈME
RANG
TROISIÈME
RANG
ROUTE DE LA BELLE-RIVIÈRE
TROISIÈME
170
QUATRIÈME RANG
ROUTE DE SAINT-ISIDORE
ROUTE PELLETIER
RANG
TROISIÈME RANG
RANG DE LA BELLE-RIVIÈRE
RANG SAINTE-ANNE
ROUTE 170
CHEMIN DEQUEN
RANG CARON
169
ROUTE DU RANG-CARON
169
RANG DU POSTE
169
BELLE-RIVIÈRE
ROUTE DU TROISIÈME-AU-QUATRIÈME-RANG
TROISIÈME RANG
ROUTE DU TROISIÈME-AU-QUATRIÈME-RANG
RANG
RANG
CARON
DEUXIÈME
RUE SAINT-ANDRÉ
ROUTE 170
CHEMIN DU LAC-SKEIN
RANG SAINT-ANDR
RANG TROMPE-SOURIS
QUATRIÈME RANG
ROUTE DU TROU-DE-LA-F E
ROUTE
DU
TROU-DE-LA-FÉE
DEUXIÈME
TROISIÈME RANG
LE PETIT RANG
Lac Saint-Jean
Desbiens
Métabetchouan -
Lac-à-la-Croix
Hébertville
Hébertville-Station
Saint-Bruno
Saint-Gédéon
Alma
169
169
169
170
170
169
169
170
169
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
Lac-à-
la-Croix
la-Croix
la-Croix
la-Croix
la-Croix
la-Croix
la-Croix
la-Croix
la-Croix
Lac
Vert
route régionale
route secondaire
boucle du circuit cyclable
lien avec la Route Verte
Jonquière - Métabetchouan
Échelle: 1: 155 000
MRC Lac-Saint-Jean-Est
Service de l'aménagement
septembre 2000
Légende
circuit cyclable
"Véloroute des Bleuets"
Rang St-Isidore
Deuxième Rang
Deuxième Rang
Rte du rang Caron
Rte des Savard
Rang de la Belle-Rivière
Schéma
d'aménagement révisé
boucle du circuit cyclable
lien inter-municipal
Saint-Gédéon - Lac-à-la-Croix
!
Schéma d9aménagement révisé
11-25
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11.1.2.6
Les travaux majeurs d9amélioration dans la ville-centre de la MRC
À Alma, les citoyens revendiquent, depuis déjà plusieurs années, la construction d9un
nouveau pont enjambant la Grande Décharge et celle de la voie de contournement du
quartier Isle-Maligne. L9augmentation importante de la circulation, particulièrement de la
circulation lourde engendrée par l9arrêt du flottage du bois et la construction de la
nouvelle aluminerie (le nombre de camions devrait passer de 1 700 en 1998 à 2 120 en
200822), risque d9entraîner la congestion du pont dès 2008.
En raison de la congestion probable du Pont Jean F. Grenon dès 2008 et du fait que ce
pont constitue le seul lien entre le secteur Nord de la MRC et la ville d9Alma, le MTQ
annonçait, en juin 1999, la construction d9un nouveau pont dès 2002 au coût de 10
millions de dollars, même si le pont actuel devrait être en mesure de permettre une
circulation fluide jusqu9en 2008. Le nouveau pont sera construit parallèlement au pont
Jean F. Grenon. Les deux ponts seront à sens uniques, ce qui rendra ces infrastructures
plus sécuritaires. Le nouveau pont comportera un passage pour les cyclistes et les
motoneigistes, ce qui répond à un problème soulevé par la MRC et qui devenait de plus
en plus criant avec la réalisation de la véloroute.
Lors de l9annonce du nouveau pont, le MTQ a également mentionné que les études pour
la réalisation de la voie de contournement du quartier Isle-Maligne allaient débuter dès le
début de la construction du pont, soit en 2002. La MRC est d9avis que cette voie de
contournement doit être réalisée dès que le nouveau pont sera terminé. D9ailleurs, lors de
la conférence de presse tenue le 22 juin 1999, et reconfirmée par le ministre Jacques
Brassard le 10 janvier 2000, le gouvernement annonçait la construction de la voie de
contournement dès la fin des travaux du nouveau pont. Cette voie de contournement
est identifiée sur la carte des équipements et infrastructures.
Comme la voie de contournement du quartier Isle-Maligne est depuis longtemps une
revendication des citoyens, que les résidents du quartier Isle-Maligne subissent des
problèmes de sécurité reliés au trafic élevé, qu9il y a des inconvénients majeurs liés aux
bruits et aux vibrations, la MRC reconduit ce projet au schéma d9aménagement révisé
comme elle l9avait déjà fait dans son premier schéma. Les municipalités de Delisle, Saint-
Nazaire et Alma devront donc s9entendre avec le MTQ sur le tracé définitif de cette voie
de contournement et prendre les moyens nécessaires pour que les terrains touchés par le
tracé soient réservés à cet effet. Lors de l9examen de la conformité, la MRC s9assurera
que la planification locale de ces municipalités intègre cette préoccupation.
Le MTQ réalisera également des travaux de réfection importants sur la route 169 entre le
pont Jean F. Grenon et l9intersection des routes 169 et 172. Ces travaux sont les suivants :
"
Remplacement de la dalle du pont Jean F. Grenon (Échéancier à
déterminer. Coût : 1,5 million $) ;
"
Réparation de la fondation et pose d9enrobé bitumineux sur une distance
de 1,9 km du pont jusqu9à la limite de Delisle (Échéancier : 2000. Coût :
500 000$) ;
"
Réparation des fondations, pose d9enrobé bitumineux et contrôle des
accès, sur une longueur de 2,1 km de la limite d9Alma à l9intersection de
la route 172 (Échéancier à déterminer. Coût : 320 000$).
22 Leblond, Tremblay, Bouchard et CEGERTEC. Entrée Nord d9Alma : étude d9opportunité, Mars
1999, page 55.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-26
Pour ce qui est du pont Carcajou, la MRC préconise son élargissement à quatre voies à
moyen terme. Actuellement, l9avenue du Pont est à 4 voies aux entrées Sud et Nord du
pont, ce qui causent de la confusion et une source de risques pour les usagers. De plus, le
transport du métal en fusion, produit à la nouvelle aluminerie Alcan, vers Jonquière qui
débutera bientôt, à raison d9un camion à l9heure, 24 heures par jour et 7 jours par
semaine, vient justifier cette requête et appuyer la construction d9une voie de
contournement Ouest de ville d9Alma. La MRC l9identifie comme étant une artère
importante pour la bonne circulation à l9intérieur de la ville. Le tracé définitif de cette
voie de contournement n9est toutefois pas arrêté et des négociations sont à prévoir avec
les différents intervenants et personnes touchées par ce projet (résidants, agriculteurs,
UPA, etc.). Le tracé préliminaire est identifié à la carte des équipements et infrastructures.
11.1.2.7
Les autres travaux d9amélioration sur le territoire
Outre les travaux identifiés précédemment, la MRC est désireuse de voir s9améliorer
certaines situations. Les principaux points problématiques touchent les municipalités de
Desbiens, Métabetchouan, Saint-Gédéon, Delisle, l9Ascension et Saint-Ludger-de-Milot.
Pour la municipalité de Desbiens, le stationnement en bordure de la route régionale n'est
pas sans causer de soucis. Cette pratique ralentit considérablement la circulation de
transit et est non sécuritaire. L'idéal serait une voie de contournement mais la
topographie des lieux, de même que le contexte des finances publiques, ne laissent
guère place à un tel aménagement. Il serait également difficile d'élargir la voie existante
en raison de la présence de nombreux commerces et résidences à ses abords. Une
signalisation indiquant l'emplacement de stationnements sécuritaires (rues transversales à
la route régionale, église, hôtel de ville, etc.) semble être la solution la plus simple
actuellement. Le MTQ analyse d9ailleurs cette problématique en collaboration avec la
municipalité.
À Métabetchouan, le problème de la zone commerciale et industrielle en bordure de la
route 169 a été en bonne partie réglé suite à l'élargissement de la chaussée à quatre
voies et au réaménagement des entrées charretières. Toutefois, la vitesse de circulation
demeure élevée, ce qui est source de risque particulièrement là où la route redevient à
deux voies. Un accident mortel est d'ailleurs survenu récemment, peu après
l9aménagement du tronçon à quatre voies (hauteur du Relais du fromage). La
municipalité a demandé au MTQ de diminuer la vitesse permise. Celui-ci analyse cette
demande dans le cadre de la réalisation de son plan de transport.
En ce qui concerne la municipalité de Saint-Gédéon, la MRC identifie une seconde voie
de communication avec la municipalité d9Alma. Il s9agit d9une voie qui relierait le rang 10
d9Alma au rang des Îles de Saint-Gédéon. Ce lien serait de juridiction municipale et
pourrait même, à la limite, être un chemin privé. Un tel lien aurait des effets bénéfiques
pour le tourisme.
Pour ce qui est de la municipalité de Delisle, elle vit les mêmes problèmes que la Ville de
Desbiens dans son périmètre urbain. Les implantations résidentielles et commerciales le
long de la route 169 à Saint-Coeur-de-Marie amènent les gens à se stationner sur la route,
causant des problèmes de fluidité et de sécurité. Ce problème risque d9en amener un
second car le circuit cyclable emprunte en partie la route 169 dans ce village. Ainsi, il
Schéma d9aménagement révisé
11-27
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
faudra voir à ce que la portion de la route 169 utilisée par les cyclistes soit sécuritaire.
Encore une fois, le MTQ analyse la problématique en collaboration avec la municipalité
et des recommandations seront incluses au plan de transport du Saguenay-Lac-Saint-
Jean.
À l9Ascension et à Saint-Ludger-de-Milot, certains tronçons routiers sont abondamment
utilisés pour le transport lourd et pour l9accès aux différentes ressources du territoire. Par
conséquent, la MRC aimerait que ces tronçons de route soient classés comme route
d9accès aux ressources. Il s9agit de la route de l9Église entre le village de l9Ascension et le
rang de la Boulonnière à l9Ascension et de l9avenue Lévesque Est à Saint-Ludger-de-Milot
ainsi que la route collectrice de cette même municipalité.
Ces problèmes de circulation, de même que ceux rencontrés dans les autres
municipalités, ne peuvent être réglés sans une concertation entre les municipalités et le
ministère des Transports du Québec. La MRC encourage donc les municipalités aux prises
avec des problèmes importants de circulation à établir leurs priorités et à consulter le
ministère des Transports du Québec avant d9intervenir.
11.1.2.8
L9amélioration du transport en commun, du transport scolaire et du
transport adapté
En regard du transport en commun et dans le but d'améliorer sa situation dans le secteur
nord, l'orientation de la MRC vise à desservir ce secteur de la MRC par une navette
journalière entre Alma et Dolbeau. Pour y arriver, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est favorise la
mise sur pied d'un projet pilote avec le transporteur régional. Un tel projet permettrait
d'évaluer la rentabilité d'un lien Alma-Dolbeau passant par le secteur Nord de la MRC et
inciterait la clientèle locale, et aussi touristique, à utiliser un tel service.
Un réseau de transport en commun peu développé contribue à une sous-scolarisation de
la population car au niveau collégiale et universitaire il n9y a évidemment pas de
transport scolaire organisé. Dans les communautés les plus éloignées, les citoyens ne
disposant pas d9un véhicule automobile ne peuvent avoir la même facilité d9accès aux
institutions d9enseignement que les résidants des villes où est dispensé l9enseignement
supérieur. L9impossibilité de se rendre au lieu d9enseignement constitue donc un facteur
de découragement pour les résidents de certaines municipalités rurales.
Pour ce qui est du transport scolaire, la MRC est désireuse de voir maintenu le réseau sur
l9ensemble du territoire municipalisé. Par contre, la MRC est consciente que la diminution
de la clientèle scolaire et son éparpillement sur le territoire rendent de plus en plus difficile
la rentabilisation de ce service. Ici, l9augmentation du nombre de personnes âgées ayant
besoin d9un tel service de transport pourrait pallier au manque à gagner engendré par la
diminution de la clientèle scolaire.
Quant au transport adapté, il demeure que même si la société a accepté d9en défrayer
les coûts collectivement, certaines pratiques ont des répercussions importantes sur le coût
des services. La MRC est donc d9avis que tôt ou tard, il faudra regarder sérieusement la
possibilité d9intégrer le transport adapté et le transport scolaire. Le vieillissement de la
population et la diminution de la clientèle scolaire pourraient accélérer une telle
intégration des modes de transport en commun. La MRC est soucieuse de voir les
différents intervenants concernés se pencher sur cette problématique. Chacun y
gagnerait en termes de coûts et de service.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-28
Il existe d9autres situations amenant un dédoublement et une sous-utilisation des
véhicules. Le refus de la corporation de transport adapté d9accepter les personnes
âgées institutionnalisées en est un exemple. La MRC est d9avis qu9un dialogue devrait
être enclenché pour en arriver à une meilleure utilisation des ressources.
11.1.2.9
La correction des sites à risque élevé d9accidents routiers
Selon la Société de l'Assurance Automobile du Québec, dans la région du Saguenay-
Lac-Saint-Jean, 60 personnes décèdent chaque année et 340 autres doivent être
hospitalisées suite à un accident routier. Ce sont près de 8 000 accidents, dont 1 400
avec dommages corporels, que la SAAQ doit traiter à chaque année dans notre région.
De plus, une étude de R. Choinière23, produite en 1993, révèle que le taux de mortalité
enregistré au Saguenay-Lac-Saint-Jean entre 1989 et 1991 est de 60 % supérieur à la
moyenne provinciale. Quant au taux d9hospitalisation, il est de 36 % plus élevé.
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est est une des MRC du Lac-Saint-Jean qui a eu la chance de
faire l9objet d9une étude sur les risques d9accidents routiers. Il s9agit du projet MOZART,
pour Modèle Organisé de Zonage des Accidents de la Route et Traumatismes. Cette
étude, co-produite par la RRSSS-02 et le Laboratoire de Géomatique de l9Université du
Québec à Chicoutimi, porte sur les années 1989, 1990 et 1991 et permet d9identifier les
tronçons routiers les plus susceptibles de causer des accidents routiers.
Le tableau no 40 présente l9ensemble des sites potentiellement dangereux sur le territoire
de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est identifiés dans cette étude. La majorité des sites sont
situés dans la ville d9Alma. La route 169 à la hauteur de la ville de Métabetchouan est
également l9une des plus dangereuses.
23 Choinière, R. et coll. Profil des traumatismes au Québec: disparités régionales et tendances de la
mortalité (1976 à 1990 et des hospitalisations (1981 à 1991), MSSS, 1993, 493 p.
Schéma d9aménagement révisé
11-29
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Tableau no 40
Sites potentiellement dangereux sur le territoire de la MRC de Lac-
Saint-Jean-Est (1991-1993)
Municipalité et
Description du site
Nombre d9accidents
type d9intersec-
tion
Morte
l
Grave
Léger
Maté-
riel
Total
Indice
DME
24
Alma intersection
70 km/h et plus
DuPont S. & Route du Lac
1
3
5
18
27
73.5
Alma intersection
50 km/h
Auger & Bégin
DuPont S. & Saint-Luc
0
0
2
0
17
10
36
70
55
80
114.5
105.0
DuPont N. & Claire-Fontaine
0
1
9
41
51
82
DuPont S. & Collard
0
0
9
40
49
71.5
DuPont S. & Notre-Dame
0
2
5
31
38
67.5
Dequen & De la Gare
0
0
6
31
37
52.0
Bégin & Scott O.
0
3
2
11
16
46.5
Dupont S. & Sacré-CSur
1
0
5
17
23
44.0
Dequen & Mélançon
0
2
2
16
20
42.0
Dequen & Bourgeois
0
2
3
9
14
38.5
Des Cascades & Labarre
0
2
2
7
11
33.0
Mélançon & Desmeules
0
0
5
8
13
25.5
Alma section 50
km/h
1040 DuPont S.
102, Dequen
0
0
0
1
4
3
51
9
55
13
65.0
29.0
21 des Pins
0
0
4
11
15
25.0
Métabetchouan
Intersection
70 km/h et plus
169 & Rg. Saint-André
169 & de l9Hospital
169 & 170
0
1
0
2
3
1
7
2
7
14
2
8
23
8
16
57.5
47.0
42.0
Héb.-Station
Intersection
50
km/h
Saint-Wilbrod & Saint-Louis
1
1
1
5
8
27.5
Saint-Bruno
Intersection
70 km/h et plus
170 & 169
1
1
3
15
20
44.5
Saint-Bruno
section 70 km/h
289 Saint-Alphonse
1
2
2
2
7
37.5
Saint-Nazaire
section 70 km/h
1043 route du Rang 3
0
3
3
3
9
42.0
Source: RRSSS-02. Rapport final du projet MOZART, Chicoutimi, 1995, 47 pages.
D'autre part, une étude réalisée par le Coopératif de recherche en sécurité routière de
l'Université de Sherbrooke25 (CORPUS) identifie deux sites où la dangerosité varie de
moyenne à élevée. Il s'agit de la courbe située tout juste avant le pont enjambant la
Belle-Rivière à Métabetchouan (vitesse trop élevée dans la courbe engendrant des
24 L9indice DME (dommage matériel équivalent) fait la somme de tous les accidents survenus sur un
site donné en pondérant chaque accident en fonction de la gravité des blessures subies. La
pondération tient compte des coûts directs associés à chaque type d9accident. La formule pour le
calcul de l9indice utilise les facteurs de pondération suggérés par le Federal Highway Administration
américain.
Indice DME= (9.5 * (A+B)) + (3.5 *C) +D où
A=
nombre
d9accidents
mortels,
B=
nombre
d9accidents graves, C=nombre d9accidents légers, D= nombre d9accidents avec dommages
matériels seulement.
25 Vandermissen, M-H et al. (1996) Normes d'accidents et procédure de localisation dans les
municipalités de taille moyenne au Québec. Sherbrooke, Tome 2, volet 1, CORPUS, 135 p. +
annexes.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-30
dérapages) et de l'intersection de la route 170 avec la rue Dequen à Saint-Gédéon
(manque de visibilité à l'arrêt aux approches nord et sud).
Finalement, en ce qui concerne les sites à risque élevé d9accidents routiers, la MRC
identifie différents principes d9intervention. Pour chacun des sites identifiés dans le projet
MOZART (tableau no 40), la MRC encourage la mise sur pied de mesures de mitigation par
les municipalités locales et par le ministère des Transports du Québec lorsque les sites
touchés sont sous leur juridiction ; une concertation entre les deux partenaires étant
garante de succès. Évidemment, plus la gravité des accidents est importante (indice
DME élevé entre autres), plus les mesures devraient être sévères. Ici, la MRC ne cherche
pas à imposer des règles particulières car chaque cas demeure différent à bien des
égards.
Considérant que les tronçons et intersections identifiés sont soit sous la juridiction du
ministère des Transports du Québec ou sous juridiction municipale, il reviendra donc aux
municipalités et au ministère des Transports du Québec d9établir des mesures de
mitigation adaptées à chaque site identifié.
Pour ce qui est des sites identifiés par le CORPUS, la MRC recommande diverses options
pour chacun de ceux-ci. Pour ce qui est de la courbe près de la Belle-Rivière, la MRC
préconise une signalisation indiquant que celle-ci doit être prise à une vitesse inférieure,
d9autant plus que le circuit cyclable emprunte le pont de la Belle-Rivière et qu9il longe sur
quelques mètres ladite courbe. Pour l'intersection de la route 170 et de la rue Dequen à
Saint-Gédéon, la MRC recommande de diminuer la vitesse, qui est actuellement de 90
km/h, à 70 km/h aux abords de cette intersection, puisque là encore le circuit cyclable
longe le réseau routier sur quelques mètres.
Par ailleurs, le Ministère des Transports, dans une étude consacrée aux traversées
d9agglomération, a déterminé que les municipalités de Delisle, Alma, Saint-Bruno, Saint-
Gédéon,
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix,
Desbiens
et
Saint-Nazaire
étaient
potentiellement problématiques. Ces traversées enregistrent toutes un ou des taux
d9accident supérieur(s) au taux critique calculé pour des tronçons routiers semblables. La
MRC s9attend donc que le MTQ apporte les correctifs nécessaires pour palier au manque
de sécurité des tronçons qu9il a lui même identifié comme problématique. Ces tronçons
sont ici décrits.
Dans la municipalité de Delisle, des problèmes existent tant dans le quartier Saint-Coeur-
de-Marie que dans le quartier Delisle. Dans le quartier Saint-Coeur-de-Marie, entre 1993 et
1995, un total de 45 accidents dont 24 à des carrefours et 5 impliquant des piétons ont
été enregistrés. Des ratios ta/tc26 de 1,84 à l9est et de 2,22 à l9ouest de la rue Renaud ont
été observés, ce qui en fait une des traversées d9agglomération potentiellement
problématiques.
Avec un nombre d9accidents de 108 enregistré au cours des trois années de référence et
des ratios ta/tc de 1,31, 2,2 et 2,06, la traversée du quartier Delisle est jugée
accidentogène. Le principal facteur de risque identifié par le ministère sur ce tronçon a
trait aux nombreuses entrées/sorties donnant directement sur la route régionale. Il en
résulte de nombreux conflits entre la circulation locale et la circulation de transit.
26 Ce ratio permet de vérifier le niveau d9insécurité d9un tronçon routier en comparant le taux
d9accident enregistré avec le taux critique calculé pour des catégories de route semblables. Avec
un ratio égal ou supérieur à 1, un tronçon peut être jugé problématique à priori.
Schéma d9aménagement révisé
11-31
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
À Alma, si la traversée du quartier Isle-Maligne, avec ses faibles ratios ta/tc, ne représente
pas de problèmes de sécurité particuliers pour les automobilistes, il en est autrement pour
les tronçons de la route régionale 169 situés au sud du pont Jean F. Grenon.
Ainsi, de l9intersection du chemin du Barrage jusqu9à l9intersection de la rue Claire-
Fontaine, 93 accidents sont survenus et le ratio ta/tc est de 2,62. De cette dernière
intersection jusqu9aux environs de l9intersection du chemin du Pont-Taché, 76 accidents
ont été enregistrés et le ratio ta/tc grimpe à 5,26. Ensuite, jusqu9à l9intersection de la rue
Sainte-Anne, 135 accidents et un ratio ta/tc de 3,23 ont été calculés. De cette
intersection jusqu9à l9intersection de la rue des Cascades, soit le secteur du pont
Carcajou, 20 accidents ont été relevés pour un ratio ta/tc 0,76. Enfin, de ce point jusqu9à
la fin de la zone de 50 km/h, un nombre de 193 accidents et un ratio ta/tc de 3,89 ont
été enregistrés durant la période de référence de trois ans. Au total, ce parcours a
occasionné 517 accidents, dont 378 à des carrefours (73,1 %) et 67 avec implication d9un
camion (13%). De plus, 154 sont le résultat de collisions arrières (29,8 %) et 89 de collisions
à angle droit (17,2%).
Après avoir franchi cette zone de 50 km/h, les automobilistes circulent sur une section de
1,6 km qui est elle aussi accidentogène. On y dénombre 137 accidents donnant un ratio
ta/tc de 3,12. Pour les dernier 600 mètres de ce tronçon, la plus faible densité
commerciale semble avoir joué un rôle sur l9accidentologie, car seulement 15 accidents
y sont arrivés. Toutefois, la construction d9un commerce d9importance (Rona) à
l9intersection de la route du Lac risque de compliquer la situation.
En conclusion, avec un total de 693 accidents enregistrés entre 193 et 1995 sur une
distance de 6,4 km, la traversée de ville d9Alma peut être considérée comme
problématique. Sur ces 693 accidents, 21 impliquaient des cyclistes et des piétons, 3
décès ont été enregistrés ainsi que 12 blessés graves et 102 blessés légers.
Pour la municipalité de Saint-Bruno, le MTQ mentionne que la majorité des accès
commerciaux sont non contrôlés et que l9affichage commercial est surdimentionné. Ces
deux irritants n9aident pas à la sécurité de cette traversée d9agglomération jugée
problématique.
Entre 1993 et 1995, 31 accidents ont été relevés, dont un blessé grave et 5 blessés légers.
Le ratio ta/tc est de 1,76. Cependant, l9analyse de ces accidents fait ressortir que la
majorité d9entre eux ont eu lieu au carrefour de la route régionale avec la rue Saint-
Alphonse (23 sur 31). De plus, le bilan négatif s9est poursuivi entre 1996 et 1997. En effet, 30
accidents, dont 15 au même carrefour, ont été relevés durant ces deux années. À
première vue, il semble que ce carrefour et le danger qu9il représente soient mal perçus
par le conducteur en transit qui circule à des vitesses excessives.
À Saint-Gédéon, sur une distance de 500 mètres de part et d9autre de l9intersection de la
route 170 avec la rue Dequen, un total de 11 accidents, dont 4 au carrefour Dequen, ont
été rapportés lors de la période 1993-1995 de même qu9un ratio ta/tc de 1,11. Ce secteur
peut donc être considéré comme accidentogène. Le MTQ reconnaît d9ailleurs que la
configuration du secteur et la vitesse maximale autorisée amène le conducteur à
poursuivre le même type de conduite que dans les sections précédentes.
À Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, deux sections peuvent être jugées problématiques. Il
s9agit du secteur de la 169 aménagé à quatre voies et de celui situé à l9intersection de la
rue Saint-André avec la route régionale.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-32
En ce qui concerne le tronçon à quatre voies, entre 8 200 et 9 200 véhicules y circulent
chaque jour. Le ratio ta/tc est faible (0,57 et 0,58) mais l9indice de gravité des accidents
est élevé (4,07 dans le secteur de l9hôpital et de 1,71 dans le secteur de LAR Machinerie).
Quarante accidents y ont été rapportés entre 1993 et 1995, dont deux ayant provoqué la
mort de personnes, deux des blessés graves et 11 des blessés légers.
Entre la section à quatre voies et la rue Saint-André, le ratio ta/tc est de 1,27 et le nombre
d9accidents enregistrés est de 17. Sur ce nombre, 12 ont eu lieu au carrefour de la rue
Saint-André. L9insécurité à ce carrefour est renforcée par le fait que l9accès sud de la rue
Saint-André est une voie de transit pour le transport du bois par les compagnies
forestières.
Dans la ville de Desbiens, la traversée couvre une distance de 1,8 km. Le conducteur doit
manSuvrer sur une chaussée à 2 voies où la largeur des accotements est restreinte (1 à
1,5 mètre) et où l9absence de trottoirs ainsi que la présence d9accès commerciaux
ouverts et en gravier de part et d9autre de la route ne lui offrent pas de signaux urbains
aptes à ajuster adéquatement sa conduite.
Dans cette agglomération, l9accidentologie est présentée en deux parties, soit à l9est et
à l9ouest de la route du Trou-de-la-Fée. À l9est de cette route, le ratio ta/tc est de 1,69 et
un total de 37 accidents ont été recensés. De ce total, un seul accident a été rapporté à
un carrefour. Dix sont le résultat de collision arrière et un a impliqué un piéton et un autre
un cycliste. À l9ouest de la même route, c9est un total de 12 accidents qui a été relevé,
dont 3 à des carrefours et aucun avec implication de piétons et de cyclistes.
De plus, le MTQ fait valoir que dans cette agglomération, l9absence de stationnements
aménagés en face des établissements commerciaux est un facteur d9insécurité routière.
Ceci est d9autant plus vrai que les trottoirs recouverts en asphalte et facilement
franchissables sont souvent utilisés comme stationnement.
Pour ce qui est de la municipalité de Saint-Nazaire, le MTQ identifie comme principal
problème, le manque de cohérence entre la route et l9environnement urbain. Ainsi, en
entrant à Saint-Nazaire, de l9autre côté du panneau de 50 km/h, sur une certaine
distance, les accotements en gravier et les fossés ouverts occupent toujours le champs
visuel du conducteur et ne l9aide pas à adopter une conduite appropriée, d9où les
vitesses excessives (73,5 km/h). De même, dans le village, on retrouve de grands mâts
pour assurer l9éclairage public, des accotements très larges et non délimités, des accès
commerciaux mal aménagés et un carrefour (route Labrecque) surdimensionné pour
faciliter le virage des camions. Enfin, à l9entrée ouest, c9est surtout la largeur excessive
des accotements (3,5 à 4,5 m) qui contredit la limitation des vitesses à 50 km/h. Des
vitesses de 73,9 km/h ayant été enregistrées.
En ce qui concerne l9accidentologie, la trame urbaine de Saint-Nazaire montre que la
majeure partie de l9agglomération s9est développée à l9ouest de la route Labrecque.
Cette distribution spatiale se reflète au niveau de l9accidentologie. Ainsi, 21 accidents
(ratio ta/tc de 1,55) sont survenus dans la partie à l9ouest de la route Labrecque et
seulement 3 accidents (ratio ta/tc de 0,24) ont été rapportés dans la partie est.
À Labrecque, la municipalité est au prise avec certains problèmes non documentés dans
le plan de transport puisque n 8étant pas situé sur le réseau du MTQ. Premièrement, la
zone de 50km/h dans la portion urbaine devrait être modifiée afin d'assurer une plus
grande sécurité à l'entrée sud de la municipalité. La même chose devrait être fait à
Schéma d9aménagement révisé
11-33
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
l'entrée nord. Deuxièmement, en raison de la présence de nombreuses sorties de
chemins desservant les chalets en zone de villégiature du côté nord du lac Labrecque, il
y aurait lieu de réduire la vitesse autorisée. De plus, nous retrouvons dans ce secteur, trois
courbes prononcées.
11.1.2.10
Le développement du transport intermodal
En regard du réseau ferroviaire, le schéma d'aménagement de la MRC a comme
orientation de favoriser une utilisation plus importante du chemin de fer, notamment par
le transport intermodal. Le système de transport bimodal train/route de type « tanktainer »
offre l9avantage d9une livraison directe tout en réduisant le trafic sur la route 169 (réserve
faunique
des
Laurentides),
minimisant
ainsi
les
coûts
de
transbordement
et
d9entreposage et également les risques d9accident.
Pour supporter cette orientation, la conclusion d'ententes de partenariat entre les
transporteurs routiers et le chemin de fer sera favorisée et accueillie favorablement par la
MRC.
La MRC considère aussi comme essentiel le maintien et, lorsque requis, la rénovation de
la voie ferrée régionale. Comme mentionné dans la planification stratégique régionale
réalisée par le CRCD, l9acquisition de cette infrastructure par des intérêts locaux serait
également un plus pour la MRC et la région.
Ces principes d'intervention font d'ailleurs partie de la réflexion faite par les différents
intervenants du milieu lors de la planification stratégique régionale menée par le Conseil
régional de concertation et de développement (CRCD).
Le CRCD propose aussi comme orientation de doter les parcs industriels de modes de
transports multimodaux intégrés, efficaces et efficients. À Hébertville-Station, dans le parc
industriel local, le transport intermodal est déjà une réalité avec le centre de
transbordement de Goyette Transport. À Saint-Bruno, il serait également possible
d9aménager de tels postes de transbordement. Des espaces sont également réservés
pour la création d9un poste de transbordement dans le parc industriel du secteur sud,
destiné à la moyenne industrie, situé sur le territoire des municipalités d9Hébertville-Station
et d9Hébertville.
11.1.2.11
Le développement d9une zone aéroportuaire à Alma
En regard du transport aérien, le schéma d'aménagement de la MRC de Lac-Saint-Jean-
Est a comme orientation de favoriser le développement et l'utilisation de l'aéroport
d'Alma. D9autant plus que Ville d9Alma démontre clairement son dynamisme, et qu9elle
entend continuer de jouer son rôle de soutien aux entreprises de la région du lac Saint-
Jean en maintenant des infrastructures fiables et efficaces.
Ville d9Alma entend consolider la vocation régionale de ce site et développer l9aéroport
d9Alma afin d9accroître son rayonnement et sa rentabilité. La MRC appuie et fait sienne
cette orientation. Ville d9Alma a d9ailleurs investi, avec l9aide du gouvernement fédéral,
près de 2 millions pour d9importants travaux sur la piste, la construction d9une nouvelle
aérogare et l9achat d9équipements de déneigement. Elle entend également doter le site
aéroportuaire d9équipements adéquats (un bâtiment d9entretien, des locaux pour
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11-34
l9école de parachutisme, etc.). La ville entreprendra les démarches afin que soit
implantés sur le site une école d9aviation, des services de location d9automobiles, de
courrier et de restauration. La construction de la nouvelle aluminerie à Alma entraîne
indéniablement une progression de l9achalandage.
Afin que le développement d'activités connexes, tel l'entretien d'appareils, soit favorisé,
le schéma d'aménagement retient une délimitation de la zone aéroportuaire plus vaste
que dans le premier schéma. En ce qui concerne le cône d'approche, la MRC préconise
la préservation de celui-ci, et la municipalité de Saint-Bruno devra arrimer les dispositions
de sa réglementation à celles de Ville d9Alma.
Concernant les hydro-aérodromes, le schéma d'aménagement vise à reconnaître les
bases existantes et à les prohiber ailleurs, compte tenu des problèmes de bruit engendrés
lors des décollages.
11.1.3 La gestion des corridors routiers
La MRC de Lac-Saint-Jean-Est est consciente que le réseau de transport sous l9autorité du
Ministère a comme principal objectif la circulation des personnes et des marchandises.
Le maintien de cette fonction première relève du ministère des Transports du Québec et
ce dernier a pu constater qu9il était responsable de certains problèmes existants dans la
MRC, notamment sur la route 169 à la hauteur de Métabetchouan, puisqu9il avait omis
de contrôler la prolifération des accès à son réseau. Résultat : il a fallu construire un
tronçon à quatre voies et réaménager les entrées/sorties des commerces, résidences et
industries situés sur celui-ci au coût de 870 000 $.
La MRC est désireuse de s9associer aux efforts que désire entreprendre le ministère des
Transports du Québec par l9adoption d9une politique sur la gestion des corridors routiers.
Le Ministère considère d9ailleurs comme essentielle la participation des instances
régionales et municipales en matière de contrôle de l9utilisation et de l9occupation du sol
en bordure des routes.
Comme plusieurs municipalités de la MRC sont localisées aux abords du lac Saint-Jean et
en bordure des routes 169, 170 et 172, qu'elles se sont historiquement développées le long
de ces axes routiers, il est souvent difficile d'éviter cette réalité. La MRC a établi, comme
principe d'intervention, que le développement urbain le long des axes routiers devra être
restreint aux parties de territoire desservies par le réseau combiné d'aqueduc et d9égout.
Ce principe a d'ailleurs été expressément repris pour la redélimitation des périmètres
urbains présentée au chapitre 6, et ce, qu'il s'agisse d'une municipalité riveraine au
réseau supérieur ou non. Cet exercice a également pour objectif la limitation de
l9étalement du milieu construit le long desdites routes.
Selon le ministère des Transports du Québec, une saine gestion des accès routiers
permettrait de réduire de 50 à 60 % le taux d'accident et d'augmenter de 50 % la
capacité du réseau routier supérieur. L'affichage commercial et l'aménagement des
entrées privées ont eux aussi un impact très important sur les accidents routiers, et il est
primordial, pour le ministère des Transports du Québec, qu'une politique sur l'affichage
soit mise sur pied.
Schéma d9aménagement révisé
11-35
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Dans l9ensemble, on remarque que les accès aux commerces sont souvent non contrôlés
et que les enseignes publicitaires sont omniprésentes et peu harmonisées. Sur cette
dernière observation, certaines études démontrent que l9état de l9affichage commercial
dans les entrées et les traversées d9agglomération a son importance non seulement par
rapport à l9image de la ville transmise au voyageur touristique, mais aussi par rapport à la
qualité de la lisibilité de la route pour le conducteur. C9est que l9encombrement de son
champ visuel par de nombreux panneaux publicitaires sans lien avec la conduite,
disposés plus ou moins près de la chaussée, aux formes et dimensions hétéroclites et aux
couleurs vives attire son attention et le gêne dans ses perceptions de la route et de ses
dangers, selon certaines études27.
Afin de ne pas encombrer davantage les routes et d'éviter de faire payer à l'ensemble
de la population les modifications au réseau routier engendrées par des actions
individuelles, le ministère des Transports du Québec envisage de joindre à la politique de
gestion des corridors routiers un volet prévoyant que celui qui engendre un problème de
circulation doit payer pour rétablir la situation. À titre d'exemple, si l'ouverture d'un centre
commercial doit être précédée d'une analyse d'impact sur la circulation, et
éventuellement de l'installation d'un feu de signalisation, les coût en découlant devront
être assumés par le promoteur et non par l'ensemble des citoyens. La MRC reconnaît
cette « responsabilité partagée » (principe de l9utilisateur payeur) mais désire attendre
l9adoption définitive de la Politique sur la gestion des corridors routiers avant d9édicter
des normes précises à cet effet.
Enfin, mentionnons que la MRC de Lac-Saint-Jean-Est est une MRC en bonne partie rurale
et les municipalités sont aux prises avec un nombre important de demandes d9accès le
long des routes rurales. Afin de contrer cette prolifération des accès, la MRC met donc
de l9avant certaines dispositions normatives (permis d9accès du MTQ pour l9obtention
d9un permis de construction et de lotissement) inhérentes à la gestion des corridors
routiers sur les routes 169, 170 et 172. Ces normes se retrouvent au document
complémentaire et les municipalités concernées auront l9obligation d9inclure ces
dispositions à leur réglementation.
De plus, la MRC s9attend à ce que les municipalités locales ajoutent à leur planification
d9urbanisme des normes visant à ce que les futurs lotissements soient réalisés en ayant
comme préoccupation de minimiser le nombre d9accès directs sur les routes principales.
Des normes de largeur des entrées privées conformes avec celles du MTQ devraient être
adoptées dans les règlements d9urbanisme. Les municipalités devraient également exiger
des marges de recul en fonction de la largeur nominale de l9emprise de la route lorsque
des résidences seront construites en bordure du réseau routier supérieur.
27 Galléty, 1991. Milhomme, 1992.
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Table des matières
CHAPITRE 1 Présentation de la MRC _____________________________________ 1-1
1.1 Les municipalités ______________________________________________________ 1-1
1.2 Les caractéristiques biophysiques de la MRC ______________________________ 1-1
1.2.1
La géomorphologie ________________________________________________________ 1-1
1.2.2
L'hydrographie ___________________________________________________________ 1-3
1.2.3
Le climat ________________________________________________________________ 1-3
1.3 L'utilisation du sol _____________________________________________________ 1-4
1.3.1
Le milieu forestier _________________________________________________________ 1-4
1.3.2
Le milieu agricole _________________________________________________________ 1-5
1.3.3
Les zones marécageuses et les tourbières _______________________________________ 1-5
1.3.4
Le milieu urbain __________________________________________________________ 1-6
1.4 Le concept d9organisation spatiale _______________________________________ 1-8
1.5 La cartographie du schéma d'aménagement ______________________________ 1-11
CHAPITRE 2 Situation démographique et socio-économique __________________ 2-1
2.1 Situation démographique _______________________________________________ 2-1
2.1.1
Mise en situation __________________________________________________________ 2-1
2.1.2
Évolution démographique dans la MRC de Lac-Saint-Jean-Est ______________________ 2-1
2.1.3
Projections démographiques pour la MRC de Lac-Saint-Jean-Est ____________________ 2-3
2.1.4
Les ménages _____________________________________________________________ 2-7
2.2 Les grands indicateurs de l9activité économique ____________________________ 2-8
CHAPITRE 3 La problématique __________________________________________ 3-1
La problématique générale __________________________________________________ 3-1
3.1 L9agriculture _________________________________________________________ 3-3
3.1.1
La situation de l9agriculture _________________________________________________ 3-3
3.1.2
L9évolution des principales productions agricoles ________________________________ 3-4
3.1.2.1 La production laitière ___________________________________________________ 3-4
3.1.2.2 La production bovine ___________________________________________________ 3-5
3.1.2.3 La production porcine ___________________________________________________ 3-5
3.1.2.4 La production ovine ____________________________________________________ 3-6
3.1.2.5 La production avicole ___________________________________________________ 3-6
3.1.2.6 La production céréalière et celle des fruits et légumes __________________________ 3-7
3.1.2.7 La production de bleuets _________________________________________________ 3-7
3.1.3
Les données biophysiques ___________________________________________________ 3-8
3.1.4
Les données socio-économiques ______________________________________________ 3-9
3.1.5
Les demandes adressées à la Commission de protection du territoire agricole _________ 3-11
3.1.6
La problématique : une agriculture performante mais parfois déstructurante __________ 3-14
3.2 La forêt _____________________________________________________________ 3-16
3.2.1
Les fonctions de la forêt ___________________________________________________ 3-16
3.2.2
La forêt publique _________________________________________________________ 3-17
3.2.2.1 La situation de la forêt publique avec droits forestiers (sous CAAF) ______________ 3-17
3.2.2.1 La situation de la forêt publique libre de droits forestiers (sans CAAF) ____________ 3-22
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
3.2.2.2 La problématique: vers une foresterie durable _______________________________ 3-23
3.2.3
La forêt privée ___________________________________________________________ 3-25
3.2.3.1 La situation __________________________________________________________ 3-25
3.2.3.2 La problématique de la forêt privée; vers une mise en valeur optimale _____________ 3-26
3.2.4
La transformation et la mise en marché _______________________________________ 3-27
3.3 L9industrie ___________________________________________________________ 3-30
3.3.1
La situation _____________________________________________________________ 3-30
3.3.2
La problématique : favoriser un développement endogène _________________________ 3-33
3.4 Le milieu urbain ______________________________________________________ 3-35
3.4.1
La situation _____________________________________________________________ 3-35
3.4.1.1 La transformation des zones de résidences estivales en zones de résidences
permanentes ___________________________________________________________ 3-36
3.4.1.2 Le développement périurbain ____________________________________________ 3-37
3.4.1.3 La polarisation exercée par la ville-centre ___________________________________ 3-37
3.4.2
La problématique _________________________________________________________ 3-39
3.5 Tourisme et récréation _________________________________________________ 3-42
3.5.1
La situation sur le territoire _________________________________________________ 3-42
3.5.2
La problématique : offrir un produit touristique intégré __________________________ 3-43
3.6 La villégiature estivale _________________________________________________ 3-45
3.6.1
La situation sur le territoire municipalisé ______________________________________ 3-45
3.6.2
La problématique : des secteurs à réaménager __________________________________ 3-47
3.7 La villégiature forestière _______________________________________________ 3-49
3.7.1
La situation sur le territoire non organisé (TNO) ________________________________ 3-49
3.7.2
La problématique : l9implication de la MRC dans la planification et l9aménagement ____ 3-49
3.8 L9environnement _____________________________________________________ 3-50
3.8.1
La situation sur le territoire _________________________________________________ 3-50
3.8.1.1 La gestion des matières résiduelles ________________________________________ 3-50
3.8.1.2 Les matériaux secs et les cimetières d'automobiles ____________________________ 3-52
3.8.1.3 Le traitement des eaux usées _____________________________________________ 3-52
3.8.1.4 Les zones à contraintes et les prises d'eau de consommation ____________________ 3-53
3.8.1.5 Les eaux souterraines ___________________________________________________ 3-53
3.8.1.6 Les gravières et sablières ________________________________________________ 3-54
3.8.2
La problématique _________________________________________________________ 3-56
3.8.2.1 La gestion intégrée des matières résiduelles _________________________________ 3-56
3.8.2.2 La conservation de la ressource eau _______________________________________ 3-56
3.8.2.3 Les cimetières automobiles ______________________________________________ 3-57
CHAPITRE 4 Les grandes orientations ____________________________________ 4-1
Mise en situation ___________________________________________________________ 4-1
La révision et le développement régional _______________________________________ 4-2
Les grands enjeux de la révision ______________________________________________ 4-2
4.1 L9agriculture __________________________________________________________ 4-4
4.1.1
L9orientation de développement et d9aménagement en rapport avec l9agriculture ________ 4-4
4.2 L9agroforesterie _______________________________________________________ 4-7
4.2.1
Les orientations de développement et d9aménagement en rapport avec l9agroforesterie. __ 4-7
4.3 La forêt _____________________________________________________________ 4-11
4.3.1
Les orientations de développement et d9aménagement en rapport avec le milieu
forestier ________________________________________________________________ 4-11
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
4.4 Le milieu urbain _____________________________________________________ 4-16
4.4.1
Les orientations de développement et d9aménagement en rapport avec le milieu
urbain _________________________________________________________________ 4-16
4.5 Le tourisme _________________________________________________________ 4-23
4.5.1
Les orientations générales d9aménagement et de développement en rapport avec
le tourisme ______________________________________________________________ 4-23
4.6 La villégiature estivale ________________________________________________ 4-33
4.6.1
L9orientation générale d9aménagement et de développement ______________________ 4-33
4.7 L9environnement _____________________________________________________ 4-35
4.7.1
Les orientations d9aménagement et de développement liées à l9environnement ________ 4-35
4.8 L9industrie ___________________________________________________________ 4-44
4.8.1
Les orientations d9aménagement et de développement en rapport avec l9industrie ______ 4-44
4.8.2
Orientation d'aménagement et de développement concernant l'industrie extractive _____ 4-46
Les objectifs poursuivis sont les suivants: __________________________________________ 4-46
CHAPITRE 5 Les grandes affectations _____________________________________ 5-1
Mise en situation ___________________________________________________________ 5-1
5.1 L9affectation agricole __________________________________________________ 5-2
5.1.1 Les caractéristiques __________________________________________________________ 5-2
5.1.2 La vocation _________________________________________________________________ 5-2
5.1.3 Les usages compatibles _______________________________________________________ 5-2
5.1.4 La délimitation ______________________________________________________________ 5-3
5.2 L'affectation agroforestière _____________________________________________ 5-4
5.2.1
Les caractéristiques ________________________________________________________ 5-4
5.2.2
La vocation ______________________________________________________________ 5-4
5.2.3
Les usages compatibles _____________________________________________________ 5-4
5.2.4
La délimitation ___________________________________________________________ 5-6
5.3 L'affectation forestière _________________________________________________ 5-7
5.3.1
Les caractéristiques ________________________________________________________ 5-7
5.3.2
La vocation ______________________________________________________________ 5-7
5.3.3
Les usages compatibles _____________________________________________________ 5-7
5.3.4
La délimitation ___________________________________________________________ 5-8
5.4 L9affectation industrielle _______________________________________________ 5-9
5.4.1
Les caractéristiques ________________________________________________________ 5-9
5.4.2
La vocation _____________________________________________________________ 5-10
5.4.3
Les usages compatibles ____________________________________________________ 5-10
5.4.4
La délimitation __________________________________________________________ 5-10
5.5 L9affectation urbaine _________________________________________________ 5-12
5.5.1
Les caractéristiques _______________________________________________________ 5-12
5.5.2
La vocation _____________________________________________________________ 5-12
5.5.3
Les usages compatibles ____________________________________________________ 5-12
5.5.4
La délimitation __________________________________________________________ 5-12
5.6 L9affectation récréotouristique _________________________________________ 5-13
5.6.1
Les caractéristiques _______________________________________________________ 5-13
5.6.2
La vocation _____________________________________________________________ 5-13
5.6.3
Les usages compatibles ____________________________________________________ 5-13
5.6.4
La délimitation __________________________________________________________ 5-14
5.7 L9affectation de récréation extensive _____________________________________ 5-15
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
5.7.1
Les caractéristiques _______________________________________________________ 5-15
5.7.2
La vocation _____________________________________________________________ 5-15
5.7.3
Les usages compatibles ____________________________________________________ 5-15
5.7.4
La délimitation ___________________________________________________________ 5-15
5.8 L9affectation de villégiature estivale ______________________________________ 5-16
5.8.1
Les caractéristiques _______________________________________________________ 5-16
5.8.2
La vocation _____________________________________________________________ 5-16
5.8.3
Les usages compatibles ____________________________________________________ 5-17
5.8.4
La délimitation ___________________________________________________________ 5-17
5.9 L9affectation de villégiature forestière ____________________________________ 5-18
5.9.1
Les caractéristiques _______________________________________________________ 5-18
5.9.2
La vocation _____________________________________________________________ 5-18
5.9.3
Les usages compatibles ____________________________________________________ 5-18
5.9.4
La délimitation ___________________________________________________________ 5-18
CHAPITRE 6 Les périmètres urbains _____________________________________ 6-1
Mise en situation ________________________________________ Erreur ! Signet non défini.
6.1 Bref rappel de l9évolution démographique ______________ Erreur ! Signet non défini.
6.2 Les orientations _____________________________________ Erreur ! Signet non défini.
6.3 La délimitation des périmètres urbains _________________ Erreur ! Signet non défini.
6.4 Mesures de mitigation _______________________________ Erreur ! Signet non défini.
Ville d'Alma ______________________________________________________________ 6-10
Delisle ___________________________________________________________________ 6-19
Desbiens _________________________________________________________________ 6-27
Hébertville _______________________________________________________________ 6-33
Hébertville-Station ________________________________________________________ 6-39
Labrecque _______________________________________________________________ 6-45
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix (secteur Lac-à-la-Croix) _________________________ 6-51
Lamarche ________________________________________________________________ 6-57
L9Ascension ______________________________________________________________ 6-61
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix (secteur Métabetchouan) ________________________ 6-67
Saint-Bruno ______________________________________________________________ 6-73
Saint-Gédéon _____________________________________________________________ 6-79
Saint-Henri-de-Taillon _____________________________________________________ 6-85
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Saint-ludger-de-milot ______________________________________________________ 6-91
Sainte-Monique __________________________________________________________ 6-97
Saint-Nazaire ___________________________________________________________ 6-103
CHAPITRE 7 Les zones de contraintes _____________________________________ 7-1
Mise en situation ___________________________________________________________ 7-1
7.1 Les zones d9inondation _________________________________________________ 7-1
7.1.1
Situation ________________________________________________________________ 7-1
7.1.2
Problématique ____________________________________________________________ 7-2
7.1.3
Orientation et principe d9intervention __________________________________________ 7-2
7.2 Les zones à risques de mouvement de sol __________________________________ 7-7
7.2.1
Situation ________________________________________________________________ 7-7
7.2.2
Problématique ____________________________________________________________ 7-7
7.2.3
Orientation et principe d9intervention __________________________________________ 7-8
7.3 Les zones d9érosion éolienne _____________________________________________ 7-8
7.3.1
Situation ________________________________________________________________ 7-8
7.3.2
Problématique ____________________________________________________________ 7-9
7.3.3
Orientation et principe d9intervention __________________________________________ 7-9
7.4 Les zones d9érosion des berges du lac Saint-Jean __________________________ 7-15
7.4.1
Situation _______________________________________________________________ 7-15
7.4.2
Problématique ___________________________________________________________ 7-15
7.4.3
Orientation et principe d9intervention _________________________________________ 7-16
7.5 Dispositions applicables aux anciennes aires de flottage du bois ______________ 7-17
7.5.1
Dispositions applicables aux travaux de restauration de la rivière Péribonka,
de la rivière Petite Décharge et du lac Saint-Jean lors de l9arrêt du flottage ___________ 7-17
7.6 Les zones de contraintes anthropiques ___________________________________ 7-18
7.6.1
Les immeubles ou les activités sources de contraintes ____________________________ 7-18
7.6.1.1 Situation ____________________________________________________________ 7-18
7.6.1.2 Problématique ________________________________________________________ 7-19
7.6.1.3 Orientation et principe d9intervention ______________________________________ 7-19
7.6.2
Les lieux d9élimination des déchets __________________________________________ 7-21
7.6.2.1 Situation ____________________________________________________________ 7-21
7.6.2.2 Problématique ________________________________________________________ 7-21
7.6.2.3 Orientation et principe d9intervention ______________________________________ 7-21
CHAPITRE 8 Les territoires et les sites d9intérêts historique, culturel,
esthétique et écologique ____________________________________ 7-22
Mise en situation ___________________________________________________________ 8-1
8.1 Les territoires et les sites d9intérêts historique et patrimonial _________________ 8-1
8.1.1
Situation et identification ___________________________________________________ 8-1
8.1.1.1 La poudrière de Desbiens ________________________________________________ 8-2
8.1.1.2 La gare d9Hébertville-Station _____________________________________________ 8-2
8.1.1.3 Le moulin Vézina et la chapelle ___________________________________________ 8-3
8.1.1.4 Les sites archéologiques _________________________________________________ 8-3
8.1.2
Problématique ____________________________________________________________ 8-3
8.1.3
Orientation et principe d9intervention __________________________________________ 8-3
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
8.2 Les territoires et les sites d'intérêt culturel _________________________________ 8-4
8.2.1
Situation et identification ___________________________________________________ 8-4
8.2.1.1 Les églises, presbytères et places de l9église __________________________________ 8-5
8.2.1.2 Le Centre d9histoire et d9archéologie de la Métabetchouane _____________________ 8-5
8.2.1.3 Le Centre d'Interprétation de l'agriculture et de la ruralité _______________________ 8-5
8.2.1.4 Le Camp musical du Lac-Saint-Jean ________________________________________ 8-6
8.2.1.5 Le cSur institutionnel de la ville d9Alma ____________________________________ 8-6
8.2.2
Problématique ____________________________________________________________ 8-7
8.2.3
Orientation et principes d'intervention _________________________________________ 8-7
8.3 Les territoires et les sites d9intérêt esthétique _______________________________ 8-7
8.3.1
Situation et identification ___________________________________________________ 8-7
8.3.1.1 Les quartiers Riverbend et Isle-Maligne à Alma _______________________________ 8-8
8.3.1.2 Le centre-ville de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix _____________________________ 8-8
8.3.1.3 Les perspectives visuelles ________________________________________________ 8-9
8.3.1.4 Les corridors boisés et les corridors visuels _________________________________ 8-10
8.3.2
Problématique ___________________________________________________________ 8-11
8.3.3
Orientations et principes d9intervention _______________________________________ 8-11
8.4 Les territoires et les sites d9intérêt écologique ______________________________ 8-13
8.4.1
Situation et identification __________________________________________________ 8-13
8.4.1.1 Les boisés d9intérêt ____________________________________________________ 8-13
8.4.1.2 Les corridors de protection en bordure de certains lacs et cours d9eau _____________ 8-13
8.4.1.3 Les marais littoraux ____________________________________________________ 8-14
8.4.1.4 Autres sites d9intérêt au plan écologique ____________________________________ 8-14
8.4.1.5 Le milieu insulaire _____________________________________________________ 8-17
8.4.2
Problématique ___________________________________________________________ 8-17
8.4.3
Orientations et principes d9intervention _______________________________________ 8-18
CHAPITRE 9 Les infrastructures et équipements importants sur le territoire _____ 9-1
Mise en situation ___________________________________________________________ 9-1
9.1 Les équipements et infrastructures importants ______________________________ 9-1
9.1.1
Les équipements et infrastructures d9éducation __________________________________ 9-1
9.1.1.1 Problématique _________________________________________________________ 9-1
9.1.1.2 Orientation et principes d9intervention ______________________________________ 9-2
9.1.1.3 Identification __________________________________________________________ 9-3
9.1.2
Les équipements et infrastructures culturels _____________________________________ 9-3
9.1.2.1 Problématique __________________________________________________________ 9-3
9.1.2.2 Orientation et principes d9intervention ______________________________________ 9-4
9.1.2.3 Identification __________________________________________________________ 9-5
9.1.3
Les équipements et infrastructures récréotouristiques et de loisirs ____________________ 9-6
9.1.3.1 Problématique __________________________________________________________ 9-6
9.1.3.2 Orientation et principes d9intervention ______________________________________ 9-6
9.1.3.3 Identification __________________________________________________________ 9-7
9.1.4
Les équipements et infrastructures d9utilité municipale ____________________________ 9-8
9.1.4.1 Problématique _________________________________________________________ 9-8
9.1.4.2 Orientation et principes d9intervention ______________________________________ 9-8
9.1.4.3 Identification __________________________________________________________ 9-9
9.1.5
Les équipements et infrastructures de services publics _____________________________ 9-9
9.1.5.1 Problématique _________________________________________________________ 9-9
9.1.5.2 Orientation et principes d9intervention ______________________________________ 9-9
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
9.1.5.3 Identification _________________________________________________________ 9-10
9.1.6
Les équipements et infrastructures de santé ____________________________________ 9-11
9.1.6.1 Problématique ________________________________________________________ 9-11
9.1.6.2 Orientation et principes d9intervention _____________________________________ 9-11
9.1.6.3 Identification _________________________________________________________ 9-12
9.1.7
Les équipements et infrastructures commerciaux ________________________________ 9-12
9.1.7.1 Problématique ________________________________________________________ 9-12
9.1.7.2 Orientation et principes d9intervention _____________________________________ 9-13
9.1.7.3 Identification _________________________________________________________ 9-13
9.1.8
Les équipements et infrastructures ferroviaires et aériens _________________________ 9-13
9.1.8.1 Problématique ________________________________________________________ 9-13
9.1.8.2 Orientation et principes d9intervention _____________________________________ 9-14
9.1.8.3 Identification _________________________________________________________ 9-14
9.1.9
Les prises d9eau de consommation ___________________________________________ 9-14
9.1.9.1 Problématique _________________________________________________________ 9-14
9.1.9.2 Orientation et principe d9intervention ______________________________________ 9-15
9.1.9.3 Identification _________________________________________________________ 9-16
9.2 Les équipements et infrastructures à être mis en place par le gouvernement
et ses mandataires ____________________________________________________ 9-17
CHAPITRE 10 Les réseaux majeurs _____________________________________ 10-1
Mise en situation __________________________________________________________ 10-1
10.1
Le réseau d9électricité _______________________________________________ 10-1
10.1.1
La situation _____________________________________________________________ 10-1
10.1.2
La problématique ________________________________________________________ 10-2
10.1.3
Orientations et principes d9intervention _______________________________________ 10-2
10.2
Le réseau de gaz ___________________________________________________ 10-3
10.2.1
La situation _____________________________________________________________ 10-3
10.2.2
La problématique ________________________________________________________ 10-4
10.2.3
Orientation et principes d9intervention _______________________________________ 10-4
10.3
Les réseaux de télécommunication et de câblodistribution _________________ 10-4
10.3.1
La situation _____________________________________________________________ 10-4
10.3.2
La problématique ________________________________________________________ 10-5
10.3.3
Orientations et principes d9intervention _______________________________________ 10-5
CHAPITRE 11 L'organisation du transport sur le territoire de la MRC _________ 11-1
Mise en situation __________________________________________________________ 11-1
11.1
L9organisation du transport sur le territoire de la MRC __________________ 11-1
11.1.1
Les caractéristiques des infrastructures _______________________________________ 11-2
11.1.1.1
Le réseau routier ____________________________________________________ 11-2
11.1.1.2
La traversée des agglomérations ________________________________________ 11-5
11.1.1.3
Le réseau de camionnage ______________________________________________ 11-6
11.1.1.4
Le réseau ferroviaire ________________________________________________ 11-10
11.1.1.5
Le réseau cyclable régional ___________________________________________ 11-11
11.1.1.6
Le réseau de sentiers de motoneiges ____________________________________ 11-12
11.1.1.7
Le réseau de transport en commun et de transport adapté ____________________ 11-15
11.1.1.8
Le transport scolaire ________________________________________________ 11-17
11.1.1.9
Le réseau de transport dans les territoires non organisés (TNO) ______________ 11-19
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
11.1.1.10
Le réseau de transport aérien __________________________________________ 11-19
11.1.2
Les projets d9amélioration ou de développement d9infrastructures et d9équipements
de transport ____________________________________________________________ 11-20
11.1.2.1
Le parachèvement de l'autoroute Alma- La Baie ___________________________ 11-21
11.1.2.2
L9amélioration des collecteurs routiers __________________________________ 11-21
11.1.2.3
L9amélioration de la route 169 dans la réserve faunique des Laurentides ________ 11-22
11.1.2.4
L9aménagement de la route de la Grande-Ligne ___________________________ 11-23
11.1.2.5
Le parachèvement du circuit cyclable « Tour du lac Saint-Jean » _____________ 11-23
11.1.2.6
Les travaux majeurs d9amélioration dans la ville-centre de la MRC ____________ 11-25
11.1.2.7
Les autres travaux d9amélioration sur le territoire __________________________ 11-26
11.1.2.8
L9amélioration du transport en commun, du transport scolaire et du
transport adapté ____________________________________________________ 11-27
11.1.2.9
La correction des sites à risque élevé d9accidents routiers ___________________ 11-28
11.1.2.10
Le développement du transport intermodal _______________________________ 11-33
11.1.2.11
Le développement d9une zone aéroportuaire à Alma _______________________ 11-33
11.1.3
La gestion des corridors routiers ____________________________________________ 11-34
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Liste des tableaux
Tableau no 1
Évolution démographique sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est entre 1961
et 1996 ________________________________________________________________ 2-2
Tableau no 2
Évolution des cohortes d'âge de la MRC Lac-Saint-Jean-Est entre 1971 et 1996 ____ 2-3
Tableau no 3
Taux migratoires sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est entre 1971
et 1996 ________________________________________________________________ 2-4
Tableau no 4
Projections démographiques pour le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est ___ 2-5
Tableau no 5
Projection des ménages pour la MRC de Lac-Saint-Jean-Est ___________________ 2-7
Tableau no 6
Taux de chômage, taux d9activité et rapport emploi/population __________________ 2-8
Tableau no 7
Répartition de l9emploi par secteurs d9activité économique _____________________ 2-9
Tableau no 8
Population adulte selon le niveau de scolarité en 1996 ________________________ 2-10
Tableau no 9
Répartition de la population selon le revenu des ménages en 1996 ______________ 2-11
Tableau no 10
Superficies productives et nombre d9exploitations agricoles s9y consacrant entre
1987 et 1997 sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est. _________________ 3-9
Tableau no 11
Évolution du nombre de fermes sur le territoire de la MRC de
Lac-Saint-Jean-Est entre 1985 et 1995. ____________________________________ 3-10
Tableau no 12
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type
d'utilisation. __________________________________________________________ 3-13
Tableau no 12B
Tenure et superficie de la forêt sur le territoire de la MRC __________________ 3-17
Tableau no 13
Comparaisons de différents procédés de récolte. ____________________________ 3-19
Tableau no 14
Nom des bénéficiaires de CAAF qui s9approvisionnent dans les forêts publiques
des aires communes situées sur le territoire de la MRC. _______________________ 3-20
Tableau no 15
Nom des bénéficiaires de CAAF dont l9usine est située sur le territoire
de la MRC. ___________________________________________________________ 3-29
Tableau no 16
Portrait des usines dépendantes de la matière ligneuse présentes sur le territoire
de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est. ________________________________________ 3-30
Tableau no 17
Modification des périmètres urbains de la MRC ___________ Erreur ! Signet non défini.
Tableau no 18
Les zones d9érosion éolienne _____________________________________________ 7-9
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
Tableau no 19
Les sources de contraintes anthropiques sur le territoire de la MRC de
Lac-Saint-Jean-Est _____________________________________________________ 7-20
Tableau no 20
Classification des dépotoirs ______________________________________________ 7-22
Tableau no 21
Les territoires et les sites d'intérêt culturel ________________ Erreur ! Signet non défini.
Tableau no 22
Les sites d9intérêt esthétique ___________________________ Erreur ! Signet non défini.
Tableau no 23
Les corridors routiers retenus comme corridors boisés ______ Erreur ! Signet non défini.
Tableau no 23 A
Les corridors routiers retenus comme corridors visuels ___ Erreur ! Signet non défini.
Tableau no 24
Les sites d9intérêt écologique ___________________________ Erreur ! Signet non défini.
Tableau no 25
Les équipements et infrastructures d9éducation _______________________________ 9-3
Tableau no 26
Les équipements et infrastructures culturels _________________________________ 9-5
Tableau no 27
Les équipements et infrastructures récréotouristiques et de loisirs ________________ 9-7
Tableau no 28
Les équipements et infrastructures d'utilité municipale ________________________ 9-9
Tableau no 29
Les équipements et infrastructures de services publics ________________________ 9-10
Tableau no 30
Les équipements et infrastructures de santé _________________________________ 9-12
Tableau no 31
Les équipements et infrastructures commerciaux ____________________________ 9-13
Tableau no 32
Les équipements et infrastructures ferroviaires et aériens _____________________ 9-14
Tableau no 33
Les prises d9eau de consommation ________________________________________ 9-16
Tableau no 34
Infrastructures routières majeures présentes sur le territoire de la MRC _________ 11-2
Tableau no 35
Répartition directionnelle des types de chargements des camions _______________ 11-9
Tableau no36
Les itinéraires en opération sur le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est ___ 11-16
Tableau no 37 La clientèle du transport adapté __________________________________________ 11-17
Tableau no 38 Situation financière de la Commission scolaire Lac-Saint-Jean ________________ 11-18
Tableau no 39 Interventions sur les collecteurs routiers ___________________________________ 11-22
Tableau no 40
Sites potentiellement dangereux sur le territoire de la MRC de
Lac-Saint-Jean-Est (1991-1993) _________________________________________ 11-29
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
LISTE DES CARTES
Carte no 1
Situation géographique
1-2
Carte no 2
Utilisation du sol
1-7
Carte no 3
Infrastructures et équipements de transport
11-3
Carte no 4
Débit journalier de circulation et de camions
11-7
Carte no 5
Sentiers provinciaux et régionaux de motoneiges
11-13
Périmètres d'urbanisation (chapitre 6)
6-1
Ville d'Alma
6-2A
Delisle - village
6-2B
Delisle - quartier
6-3
Desbiens
6-4
Hébertville
6-5
Hébertville-Station
6-6
Labrecque
6-7
Lac-à-la-Croix
6-8
Lamarche
6-9
L9Ascension
6-10
Métabetchouan
6-11
Saint-Bruno
6-12
Saint-Gédéon
6-13
Saint-Henri-de-Taillon
6-14
Saint-Ludger-de-Milot
6-15
Sainte-Monique
6-16
Saint-Nazaire
Les zones de contraintes (chapitre 7)
Zones d'inondation
7-1
Belle-Rivière
7-2
Rivière des Aulnaies
Zones à risques de mouvement de sol et d'érosion éolienne
7-3
Rivière à Marc et le lac Saint-Jean
7-4
Rivière Couchepaganiche
7-5
Belle-Rivière
7-6
Rivière Bédard
7-7
Ruisseau Gervais
7-8
Rivière Mistouk
7-9
Ruisseaux aux Chicots et aux Harts
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
7-10
Lac Vert
7-11
Rivière Péribonka
Territoires d9intérêt écologique - habitats fauniques (chapitre 8)
8-1
Grande Décharge, Delisle
8-2
Lac Vert, Hébertville
8-3
Lac Labrecque, Labrecque
8-4
Delisle
8-5
Grand Marais, Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
8-6
Marais le Rigolet, Métabetchouan-Lac-à-la-Croix
8-7
Pointe-Taillon, Sainte-Monique
8-8
Petit Marais, Saint-Gédéon
8-9
Rivière Métabetchouan, TNO
8-10
Lac-à-la-Carpe, TNO
Schéma d9aménagement révisé
MRC de Lac-Saint-Jean-Est
ANNEXES
Annexe 1
Système d'information à référence spatiale
Annexe 2
Demandes à la Commission de protection du territoire agricole par
municipalité
Annexe 3
Sites archéologiques
Annexe 4
Guide des bonnes pratiques agricoles
Planche 1A
Schéma d'aménagement, grandes affectations du sol, périmètres
d'urbanisation. Territoire municipalisé, 1 : 70 000
Planche 1B
Schéma d'aménagement, grandes affectations du sol. Territoire non
organisé, 1 : 50 000
Planche 1C
Schéma d'aménagement, grandes affectations du sol, bordure du lac
Saint-Jean. Territoire municipalisé, 1 : 20 000
Planche 1D
Schéma d'aménagement, Périmètres urbains - Distance d9application de
la dérogation, 1 : 70 000
Planche 2A
Schéma d'aménagement, équipements et infrastructures, zones à
contraintes, 1 : 70 000
Planche 2B
Schéma d'aménagement, les territoires d'intérêts culturel, historique,
esthétique et écologique, 1 : 70 000
Annexe 1
Annexe 1 : Le système d9information à référence spatiale
La gestion du territoire et de ses composantes à caractère spatial a connu au cours des
dernières années des développements importants grâce à la montée en puissance des
micro-ordinateurs. Jadis réservés aux grandes organisations, les systèmes d'information à
référence spatiale (SIRS) sont maintenant accessibles à une plus large clientèle. Ne
voulant pas être en reste et désirant gérer son territoire avec la meilleure connaissance
possible, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est a fait l'acquisition d'un tel système à l'automne
1995. Ce système est basé autour du logiciel MapInfo, qui est un des logiciels de SIRS les
plus utilisés de par le monde. Afin de produire des cartes numériques, ce système est
complété par une table numérisante.
Le système acquis par la MRC permet déjà de produire des cartes de façon numérique
et de les modifier à souhait en fonction des changements intervenus sur le territoire et de
la disponibilité de nouvelles données. De plus, les informations contenues dans une base
de données peuvent facilement être intégrées au système de façon à produire une
représentation visuelle de ces données.
À titre d'exemple, il est possible, à partir d'une base de données, d'identifier les secteurs
les plus à risque pour les accidents routiers et ainsi d'y apporter les correctifs nécessaires.
Le SIRS permettra également de définir clairement les grandes affectations du territoire
présentes dans le futur schéma d'aménagement. Il est possible de déterminer l'utilisation
du sol, et ce, en calculant en pourcentage les portions de territoire en forêt, en
agriculture, en friche et ainsi de suite. Avec une vue globale comme celle-ci, il est plus
facile de délimiter le territoire en tenant compte de la réalité terrain. Le système permet
également de faire plusieurs scénarios ce qui aurait demandé un temps beaucoup plus
appréciable avec des méthodes traditionnelles.
Autre exemple de l'utilité d'un tel système; l'évaluation municipale. Actuellement, les
matrices graphiques de la MRC sont réalisées de façon numérique avec MapInfo. Par
exemple, lorsqu'on visualise à l'écran une carte, on n'a qu'à cliquer sur un terrain pour voir
apparaître instantanément les informations contenues dans la base de données
(superficie du terrain, âge du bâtiment, nom du propriétaire, etc.).
Le logiciel MapInfo
MapInfo est un logiciel de cartographie avancé complété d'un gestionnaire de bases de
données pleinement relationnel. Le logiciel, comportant une base de données et un
module de dessin et de cartographie, permet de visualiser géographiquement des
données. Lorsqu'on importe des données dans MapInfo, le logiciel assigne à chaque
enregistrement des coordonnées géographiques X et Y et permet de visualiser ces
données directement sur la carte. Un changement dans la base de données se
répercute directement sur la carte. Il est même possible de créer des cartes à partir de
données se trouvant dans une base de données externes grâce aux requêtes SQL
(structured query language) et aux fonctions ODBC (open database connectivity)
intégrés dans MapInfo.
Fichiers de la MRC Lac-Saint-Jean-Est
La MRC Lac-St-Jean-Est possède maintenant un bon nombre de fichiers numériques
utilisables par MapInfo. Une partie de ces informations provient d'un échange réalisé
avec la Régie Régionale de la Santé et des Services Sociaux qui possédait déjà, pour
l'ensemble du territoire du lac St-Jean, l'hydrographie détaillée, les routes, les limites
municipales et les limites des MRC. La MRC possède aussi les cartes topographiques du
ministère des ressources naturelles en format numérique. Ces fichiers ne peuvent toutefois
être distribués sans l'autorisation de la RRSSS-02 et du MRN. Le reste des informations a été
numérisé en grande partie à la MRC à l'aide de la table numérisante.
Les fichiers que possède la MRC sont les suivants:
" Cadastre
" Compilation des arpentages
" Utilisation du sol: agriculture, forêt, friche, tourbière, bleuetière, gravière, sablière,
carrière, etc.
" Classification des types de sols (classés selon la méthode ARDA)
" Zonage agricole
" Périmètre urbain
" Secteurs où le reboisement a été autorisé par le MAPAQ
" Courbes de niveau
" Les infrastructures et équipements
" Zones de contraintes (glissement de sol, érosion, etc.)
" Sites archéologiques
" Les producteurs agricoles par type
" Bilan des accidents routiers
" Demandes faites à la CPTAQ
" L'hydrographie
" Répertoire des gravières, sablières et carrières
" Localisation des lots intramunicipaux
" Les CAAF
" Les industries à caractère forestier
" Les grandes affectations
" Sites d'intérêts historique, écologique, esthétique, archéologique
" Les réseaux de câblodistribution, de gaz naturel, de distribution d'énergie et de
télécommunication
" Limites municipales et de MRC
" Le réseau routier régional et municipal
" Les chemins de fer
Certains des fichiers sont associés à une base de données. Celle-ci permet d'effectuer
des requêtes à partir des outils disponibles dans MapInfo. Par exemple, à partir du dossier
de la CPTAQ, on peut demander à MapInfo de sélectionner toutes les demandes faites
avant le 5 septembre 1992 et dont la nature est commerciale.
On peut aussi effectuer des requêtes à partir des composantes graphiques. Par exemple,
on peut demander à MapInfo de montrer à l'écran tous les lots, ou parties de lot situés en
zone agricole où le reboisement a été autorisé. Le logiciel fait alors une interaction entre
les deux fichiers et sélectionne automatiquement les lots appropriés.
Alma
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
42
21,34
27
10,01
Résidence de villégiature
7
43,73
6
27,93
Agrandissement
résidentiel
13
5,09
12
2,06
Agrandissement
pour
villégiature
2
0,52
2
0,52
Commerce
6
1,41
5
1,2
Industrie
2
144,87
2
144,87
Carrière
1
22,55
1
22,55
Gravière et sablière
8
100,77
8
100,77
Autres
9
16,16
8
16,05
TOTAL
90
356,44
71
325,96
Delisle
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
16
29,05
3
5,55
Résidence de villégiature
3
1,01
2
0,64
Agrandissement
résidentiel
15
2,02
15
2,02
Agrandissement
pour
villégiature
0
0
0
0
Commerce
1
0,53
0
0
Industrie
3
10,4
2
2,2
Carrière
4
137,05
3
132,58
Gravière et sablière
0
0
0
0
Autres
18
102,28
39
194,88
TOTAL
60
282,34
39
194,88
Desbiens
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
1
0,52
0
0
Résidence de villégiature
0
0
0
0
Agrandissement
résidentiel
0
0
0
0
Agrandissement
pour
villégiature
0
0
0
0
Commerce
0
0
0
0
Industrie
0
0
0
0
Carrière
0
0
0
0
Gravière et sablière
0
0
0
0
Autres
2
2,69
2
2,69
TOTAL
3
3,21
2
2,69
Hébertville
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
21
31,7
8
13,75
Résidence de villégiature
4
1,3
4
1,3
Agrandissement
résidentiel
6
2,31
6
2,31
Agrandissement
pour
villégiature
3
1,03
3
1,03
Commerce
6
26,19
3
2,31
Industrie
3
34,11
1
13,39
Carrière
0
0
0
0
Gravière et sablière
8
17,7
6
16,5
Autres
18
38,69
10
16,37
TOTAL
69
153,03
41
66,96
Hébertville-Station
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
1
0,2
0
0
Résidence de villégiature
0
0
0
0
Agrandissement
résidentiel
1
0,05
1
0,05
Agrandissement
pour
villégiature
0
0
0
0
Commerce
0
0
0
0
Industrie
0
0
0
0
Carrière
0
0
0
0
Gravière et sablière
0
0
0
0
Autres
3
6,97
3
6,97
TOTAL
5
7,22
4
7,02
Labrecque
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
19
35,66
7
5,2
Résidence de villégiature
10
18,76
10
18,76
Agrandissement
résidentiel
2
0,21
2
0,21
Agrandissement
pour
villégiature
0
0
0
0
Commerce
0
0
0
0
Industrie
3
2100,141
2
2093,19
Carrière
0
0
0
0
Gravière et sablière
3
69,75
3
69,75
Autres
7
4,97
7
4,97
TOTAL
44
2229,49
31
2192,08
1 Comprend une autorisation pour l9exploitation de tourbières représentant 2088,6 hectares.
Lamarche
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
0
0
0
0
Résidence de villégiature
1
22,45
1
22,45
Agrandissement
résidentiel
0
0
0
0
Agrandissement
pour
villégiature
0
0
0
0
Commerce
1
0,28
1
0,28
Industrie
0
0
0
0
Carrière
0
0
0
0
Gravière et sablière
0
0
0
0
Autres
2
14,5
1
7,5
TOTAL
4
37,23
3
30,23
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix (secteur Lac-à-la-Croix)
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
4
1,28
1
0,5
Résidence de villégiature
13
54,71
9
22,06
Agrandissement
résidentiel
3
1,66
3
1,66
Agrandissement
pour
villégiature
1
0,1
1
0,1
Commerce
0
0
0
0
Industrie
0
0
0
0
Carrière
0
0
0
0
Gravière et sablière
1
3
1
3
Autres
7
18,33
6
14,34
TOTAL
29
79,08
15
41,66
L9Ascension
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
10
4,16
6
2,21
Résidence de villégiature
5
14,79
2
1
Agrandissement
résidentiel
5
0,86
3
0,3
Agrandissement
pour
villégiature
1
0,28
1
0,28
Commerce
0
0
0
0
Industrie
1
0,79
0
0
Carrière
0
0
0
0
Gravière et sablière
2
19,5
2
19,5
Autres
7
15,31
6
13,21
TOTAL
31
55,69
20
36,50
Métabetchouan-Lac-à-la-Croix (secteur Métabetchouan)
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
12
2,6
4
0,6
Résidence de villégiature
4
47,81
3
40,61
Agrandissement
résidentiel
5
1
3
0,72
Agrandissement
pour
villégiature
0
0
0
0
Commerce
4
0,81
2
0,49
Industrie
0
0
0
0
Carrière
0
0
0
0
Gravière et sablière
3
14,48
3
14,48
Autres
10
5,32
10
5,32
TOTAL
38
72,02
25
62,22
Saint-Bruno
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
17
24,93
7
9,9
Résidence de villégiature
0
0
0
0
Agrandissement
résidentiel
11
1,69
11
1,69
Agrandissement
pour
villégiature
0
0
0
0
Commerce
2
7,47
1
7,3
Industrie
1
10
0
0
Carrière
0
0
0
0
Gravière et sablière
0
0
0
0
Autres
12
48,02
11
6,8
TOTAL
43
92,11
30
25,69
Saint-Gédéon
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
11
3,73
5
1,56
Résidence de villégiature
6
128,62
4
90,62
Agrandissement
résidentiel
4
0,56
3
0,45
Agrandissement
pour
villégiature
0
0
0
0
Commerce
2
3,77
2
3,77
Industrie
0
0
0
0
Carrière
1
19,87
1
19,87
Gravière et sablière
0
0
0
0
Autres
5
4,21
5
4,21
TOTAL
29
160,76
20
120,48
Saint-Henri-de-Taillon
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
11
8,47
5
3,68
Résidence de villégiature
1
6,07
0
0
Agrandissement
résidentiel
2
0,24
2
0,24
Agrandissement
pour
villégiature
0
0
0
0
Commerce
0
0
0
0
Industrie
1
0,45
0
0
Carrière
5
313,85
4
265,66
Gravière et sablière
1
4,5
1
4,5
Autres
10
66,91
9
25,39
TOTAL
31
400,49
21
298,99
Saint-Ludger-de-Milot
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
3
4,59
2
0,79
Résidence de villégiature
4
7,33
4
7,33
Agrandissement
résidentiel
0
0
0
0
Agrandissement
pour
villégiature
0
0
0
0
Commerce
2
12,9
1
4,93
Industrie
1
3,11
1
3,11
Carrière
1
50
1
50
Gravière et sablière
2
18,13
2
18,13
Autres
6
13,46
6
13,46
TOTAL
19
109,52
17
97,75
Saint-Nazaire
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
36
44,74
22
12,5
Résidence de villégiature
1
0,37
1
0,37
Agrandissement
résidentiel
4
0,41
4
0,41
Agrandissement
pour
villégiature
0
0
0
0
Commerce
3
3,3
3
3,3
Industrie
1
3,9
1
3,9
Carrière
1
79,2
1
79,2
Gravière et sablière
10
141,94
9
109,57
Autres
7
223,27
4
1,21
TOTAL
63
497,13
45
210,46
Sainte-Monique
Portrait des utilisations autres qu'agricoles entre 1988 et 1998, selon le type d'utilisation.
Types d'utilisation
Demandes adressées à la
CPTAQ
Demandes acceptées
Nombre
Superficie (ha)
Nombre
Superficie (ha)
Résidence permanente
6
4,88
3
1,12
Résidence de villégiature
1
1,49
1
1,49
Agrandissement
résidentiel
0
0
0
0
Agrandissement
pour
villégiature
0
0
0
0
Commerce
0
0
0
0
Industrie
0
0
0
0
Carrière
1
32,81
1
32,81
Gravière et sablière
1
8,9
1
8,9
Autres
5
44,51
4
41,01
TOTAL
14
92,59
10
85,33
Annexe 3 : Sites archéologiques
Nom du site Surnom du site
Coordonnée nord
Coordonnée est
No ISAQ
Bassin versant
Canton
Rang
Lot
DdEw-8
Iles aux Sauvages
48-34-15
71-46-30
205
Grande et Petite Décharge
De l'île
V
1
DdEw-2
Ile d'Alma 1
48-34-20
71-45-30
199
Grande et Petite Décharge
De l'île
I
34
DdEw-20
Grande-Décharge 12
48-36-36
71-44-49
ind.
Grande et Petite Décharge
De l'île
I
37
DdEw-19
Grande-Décharge 11
48-36-37
71-45-37
ind.
Grande et Petite Décharge
De l'île
I
40
DdEw-14
Grande-Décharge 6
48-36-42
71-46-15
239
Grande et Petite Décharge
De l'île
I
42
DdEw-12
Grande-Décharge 4
48-36-55
71-46-52
237
Grande et Petite Décharge
De l'île
I
45
DdEw-18
Grande-Décharge 10
48-36-30
71-46-52
243
Grande et Petite Décharge
De l'île
île
DdEw-16
Grande-Décharge 8
48-36-45
71-47-28
241
Grande et Petite Décharge
De l'île
I
Ile xxxxx
DdEw-21
Grande-Décharge 13
48-36-31
71-44-15
ind.
Grande et Petite Décharge
De l'île
I
Ile xxxxx
DdEw-17
Grande-Décharge 9
48-36-35
71-46-59
242
Grande et Petite Décharge
De l'île
I
Ile xxxxxx
DdEw-27
Petite-Décharge
4489
Grande et Petite Décharge
Delisle
V
1
DdEw-25
Baie Moïse
48-35-41
71-46-20
4487
Grande et Petite Décharge
Delisle
V
11
DdEw-26
Le-Bout-de-l'isle
4488
Grande et Petite Décharge
Delisle
V
2
DdEw-13
Grande-Décharge 5
48-36-45
71-46-30
238
Grande et Petite Décharge
Delisle
I
44
DdEw-11
Grande-Décharge 3
48-37-15
71-47-30
236
Grande et Petite Décharge
Delisle
I
47
DdEw-10
Grande-Décharge 2
48-37-21
71-47-11
235
Grande et Petite Décharge
Delisle
I
49
DdEw-24
Saint-Gédéon 3
48-30-54
71-47-44
1733
Grande et Petite Décharge
Signay
X
16
DdEw-23
Saint-Gédéon 2
48-31-37
71-47-22
1732
Grande et Petite Décharge
Signay
X
21D
DdEw-22
Saint-Gédéon 1
48-32-03
71-47-52
1731
Grande et Petite Décharge
Signay
A
24
DdEw-3
Petite-Décharge 1
48-33-50
71-45-52
200
Grande et Petite Décharge
Signay
A
39
DdEw-4
Ile de la Baie à Forest 1
48-33-42
71-46-15
201
Grande et Petite Décharge
Signay
A
Ile
DdEw-7
Ile des Girard
48-33-00
71-45-47
204
Grande et Petite Décharge
Signay
A
Ile xxxxx
DdEw-1
Iles à Caron
48-34-10
71-47-00
198
Grande et Petite Décharge
Signay
A
Iles à Caron
DdEw-5
Ile de la Baie à Forest 2
48-33-52
71-46-11
202
Grande et Petite Décharge
Signay
A
Iles des Cauchons
DdEw-6
Ile des Cauchon
48-33-38
71-46-37
203
Grande et Petite Décharge
Signay
A
Iles des Cauchons
DdEw-9
Grande-Décharge 1
48-37-25
71-47-37
234
Grande et Petite Décharge
Taillon
A
1-2
DdEx-2
Baie de la Pipe
48-39-19
71-50-41
ind.
Grande et Petite Décharge
Taillon
I
19
DdEx-1
lac Saint-Jean 11
48-39-49
71-51-07
1734
Grande et Petite Décharge
Taillon
I
21
DdEw-15
Grande-Décharge 7
48-36-45
71-47-30
240
Grande et Petite Décharge
Taillon
I
Ile Beemer
DcEv-10
Lac Ouiqui
48-21-00
71-34-00
258
lac Kénogami
Kénogami
sud ch.Kéno. s-w
DcEv-9
Baie Cascouia
48-23-45
71-31-52
257
lac Kénogami
Kénogami
3 nord
52-53
DcEv-7
Lac Kénogamichiche
48-22-20
71-34-37
244
lac Kénogami
Labarre
Sud ch.Sydenham
38
DcEv-8
Lac Kénogami 2
48-22-20
71-34-22
245
lac Kénogami
Labarre
Sud ch.Kénogami
41
DcEv-4
Lac Hébert 4
48-22-26
71-38-53
194
lac Kénogami
Mesy
1 Est
10a-10b
DcEv-6
Lac Hébert 6
48-21-26
71-37-25
195
lac Kénogami
Mesy
2 Est
15
DcEv-3
Lac Hébert 3
48-21-23
71-37-36
193
lac Kénogami
Mesy
1 Est
4
DcEv-1
Lac Hébert 1
48-21-47
71-37-00
191
lac Kénogami
Mesy
1 Est
5a
DcEv-2
Lac Hébert 2
48-21-41
71-36-50
192
lac Kénogami
Mesy
1 Est
5b
Annexe 3 : Sites archéologiques
Nom du site Surnom du site
Coordonnée nord
Coordonnée est
No ISAQ
Bassin versant
Canton
Rang
Lot
DcEw-21
Grand Marais de Saint-Gédéon
ind.
rivière Belle-Rivière
Caron
DcEw-2
Chute du Pouvoir
48-26-18
71-44-02
141
rivière Belle-Rivière
Caron
A
37
DcEw-12
Belle Rivière 10
48-27-32
71-47-41
215
rivière Belle-Rivière
Caron
A
63
DcEw-20
Belle Rivière 13
48-27-15
71-48-00
4113
rivière Belle-Rivière
Caron
A
65
DcEw-18
Pirogue 2
48-23-02
71-44-22
ind.
rivière Belle-Rivière
Caron
2
6b
DcEw-6
Belle Rivière 4
48-27-15
71-48-33
209
rivière Belle-Rivière
Caron
A
71
DcEw-16
Grand Marais St-Gédéon 3
48-28-21
72-52-02
1744
rivière Belle-Rivière
Caron
B
E
DcEw-11
Belle Rivière 9
48-28-25
71-47-52
214 (a)
rivière Belle-Rivière
Caron
B
F (marais)
DcEw-15
Grand Marais St-Gédéon 2
48-28-26
72-52-19
1743 (a & b) rivière Belle-Rivière
Caron
B
F (marais)
DcEw-13
Belle Rivière 11
48-28-55
71-47-43
279
rivière Belle-Rivière
Caron
B
K
DcEw-14
Grand Marais St-Gédéon 1
48-28-29
72-52-24
1742
rivière Belle-Rivière
Caron
B
G (marais)
DcEw-1
Chute Belle Rivière
48-24-50
71-43-10
138
rivière Belle-Rivière
Mesy
B
18b-20c
DcEw-5
Belle Rivière 3
48-28-40
71-47-41
208
rivière Belle-Rivière
Signay
X
3A-2B
DcEw-4
Belle Rivière 2
48-28-45
71-47-37
207 (a)
rivière Belle-Rivière
Signay
X
4A
DcEw-17
Belle Rivière 12
48-28-50
71-47-37
1768
rivière Belle-Rivière
Signay
X
4C
DcEw-3
Belle Rivière 1
48-28-55
71-47-37
206 (a)
rivière Belle-Rivière
Signay
10
5C
DcEw-9
Belle Rivière 7
48-27-15
71-47-22
212
rivière Belle-Rivière
Signay
B
7B
DcEw-8
Belle Rivière 6
48-27-55
71-47-30
211
rivière Belle-Rivière
Signay
B
8
DcEw-7
Belle Rivière 5
48-28-20
71-47-37
210 (a)
rivière Belle-Rivière
Signay
B
9
DcEw-10
Belle Rivière 8
48-28-32
71-47-43
213
rivière Belle-Rivière
Signay
B
G à I
DbEw-3
Lac de la Belle Rivière 3
48-14-35
71-43-49
248
rivière Belle-Rivière
St-Hilaire
DbEw-4
Lac de la Belle Rivière 4
48-13-42
71-41-16
249
rivière Belle-Rivière
St-Hilaire
DbEw-5
Lac de la Belle Rivière 5
48-13-03
71-40-57
250
rivière Belle-Rivière
St-Hilaire
DbEw-6
Lac de la Belle Rivière 6
48-13-03
71-42-54
251
rivière Belle-Rivière
St-Hilaire
DbEw-7
Lac de la Belle Rivière 7
48-14-00
71-42-46
252
rivière Belle-Rivière
St-Hilaire
DbEw-8
Lac de la Belle Rivière 8
48-13-58
71-43-14
253
rivière Belle-Rivière
St-Hilaire
DbEw-10
Lac de la Belle Rivière 10
48-15-57
71-46-52
255
rivière Belle-Rivière
St-Hilaire
1
10
DbEw-11
Lac de la Belle Rivière 11
48-15-07
71-45-11
256
rivière Belle-Rivière
St-Hilaire
2
1-2
DbEw-2
Lac de la Belle Rivière 2
48-15-25
71-45-45
247
rivière Belle-Rivière
St-Hilaire
1
4
DbEw-1
Lac de la Belle Rivière 1
48-16-05
71-46-41
246
rivière Belle-Rivière
St-Hilaire
1
9
DbEw-9
Lac de la Belle Rivière 9
48-15-32
71-46-56
254
rivière Belle-Rivière
St-Hilaire
2
9
DcEx-8
Sépulture de Desbiens
48-25-07
71-57-44
4382
rivière Métabetchouane
DcEx-7
Rivière Métabetchouane 12
48-26-35
71-51-00
1727
rivière Métabetchouane
Caron
Nord
85
DcEx-5
Scierie Price
48-25-07
71-57-34
1472
rivière Métabetchouane
Métabetchouan
P
1
DcEx-2
Rivière Métabetchouane 2
48-24-45
71-57-56
217(a-d)
rivière Métabetchouane
Métabetchouan
3 sud
10
DcEx-4
Rivière Métabetchouane 3
48-24-35
71-57-45
219
rivière Métabetchouane
Métabetchouan
P
1-2-3
DcEx-1
Rivière Métabetchouane 1
48-25-19
71-58-04
216(a-d)
rivière Métabetchouane
Métabetchouan
IV
A-B
DcEx-3
Poste de Métabetchouan
48-25-12
71-57-50
218(a)
rivière Métabetchouane
Métabetchouan
D
bloc O
Annexe 3 : Sites archéologiques
Nom du site Surnom du site
Coordonnée nord
Coordonnée est
No ISAQ
Bassin versant
Canton
Rang
Lot
DcEx-6
Maison du Passeur
48-25-07
71-57-15
1473
rivière Métabetchouane
Métabetchouan
?
P
DaEx-2
Rivière Métabetchouane 5
48-09-39
71-52-53
180
rivière Métabetchouane
St-Hilaire
DaEx-4
Rivière Métabetchouane 7
48-08-28
71-53-10
182
rivière Métabetchouane
St-Hilaire
DaEx-5
Rivière Métabetchouane 8
48-07-29
71-54-29
183
rivière Métabetchouane
St-Hilaire
DbEx-1
Rivière Métabetchouane 13
48-10-44
71-53-20
176
rivière Métabetchouane
St-Hilaire
DbEx-3
Rivière Métabetchouane 15
48-10-03
71-52-58
178
rivière Métabetchouane
St-Hilaire
DcFa-1
Quai de Chambord
48-26-26
72-03-22
135
rivière Ouiatchouane
Métabetchouan
C
48C
DcFa-7
Lac Saint-Jean 9
48-27-29
72-04-40
1729
rivière Ouiatchouane
Métabetchouan
C
56E
DcFa-6
Lac Saint-Jean 1
48-27-11
72-04-15
1728
rivière Ouiatchouane
Métabetchouan
C
56F
DeEx-3
Pointe-Taillon
48-40-34
71-52-14
1600
rivière Péribonka
DeEv-1
Rivière Péribonka 2
48-46-55
71-32-17
ind.
rivière Péribonka
Labrecque
DfEu-1
Rivière Péribonka 4
48-50-40
71-27-15
1756
rivière Péribonka
Rouleau
DfEu-2
Rivière Péribonka 5
48-50-15
71-27-45
1757
rivière Péribonka
Rouleau
DfEu-3
Rivière Péribonka 6
48-52-55
71-27-00
1758
rivière Péribonka
Rouleau
DeEx-4
Pointe-Taillon 2
48-40-39
71-53-04
4484
rivière Péribonka
Taillon
I
56
DeFa-2
Ile Bouliane 2
48-44-25
72-05-34
4103
rivière Péribonka
Taillon
I
96
DeFa-1
Ile Bouliane 1
48-44-34
72-05-51
4102
rivière Péribonka
Taillon
IV
97
DeFa-3
Ile Bouliane 3
48-44-39
72-05-42
4104
rivière Péribonka
Taillon
IV
97
Annexe 4
Le Guide des bonnes pratiques
Le guide des bonnes pratiques constitue un document non réglementaire permettant une
meilleure intégration des établissements de production animale dans leur environnement. Ce
guide identifie également les pratiques agricoles jugées acceptables socialement et
susceptibles d9assurer une cohabitation sociale durable. Ces pratiques sont autant de mesures
que tous les intervenants de la filière porcine devraient appliquer pour les interventions à venir sur
le territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est relativement à l9élevage porcin.
Ce guide fera l9objet d9une publication distincte qui sera mise à la disposition des différents
acteurs, tels les municipalités locales, les comités de citoyens, les producteurs et leurs syndicats.
À même cette publication, la MRC y inclura une déclaration sur l9importance qu9elle accorde à
cet outil de gestion relatif aux élevages à forte charge d9odeur.
Le guide des bonnes pratiques se veut proactif et son contenu s 9adresse tant aux futurs
promoteurs qu9aux éventuels comités de vigilance qui y trouveront là plusieurs éléments de suivi.
Ce guide devra également faire l9objet de rencontres d9information visant la diffusion de son
contenu et une appréciation de celui-ci auprès des intervenants concernés.
Le guide comporte 11 recommandations se situant à trois niveaux :
"
Les bâtiments d9élevage
"
Les structures d9entreposage
"
Les épandages
Chacun de ces points a été analysé par le comité, qui a jugé de la pertinence d9en établir la
nécessité ou non. Les recommandations qui sont présentées dans ce rapport sont celles qui ont
été jugées pertinentes.
Recommandations relatives au bâtiment d9élevage
1-
Type de bâtiment
Recommandation :
"
Construction de nouveaux bâtiments intégrant un système de ventilation réducteur d9odeurs
tel que l9utilisation de cheminées hautes.
Le comité est d9avis que ce type de bâtiment est avantageux au niveau des odeurs et devrait
être considéré lors de l9implantation d9un nouveau projet.
2-
Système et fréquence de nettoyage
Recommandation :
"
Le plus souvent possible après chaque cycle d 9élevage
Le comité est d9avis que ce point fait déjà partie des pratiques des producteurs et qu9il revient à
ces derniers de s9assurer d9un nettoyage adéquat.
3-
Système d 9évacuation
Recommandation :
"
Utilisation d9une pré-fosse puisque l 9installation de celle-ci permet d9envisager à court terme
le traitement des lisiers à la ferme.
Le comité recommande que cet équipement fasse partie de tout nouveau projet d9élevage
porcin sur lisier.
4-
L 9alimentation
Recommandations :
"
Optimisation des méthodes d9alimentation
"
Augmentation de la digestibilité des rations
Le comité recommande qu9au moins 3 formulations alimentaires soient utilisées pour les
établissements d9engraissement.
5-
Mode de distribution des aliments
Recommandation :
"
Utilisation d9auges et de trémis
Considérant que la distribution des aliments dans des auges et des trémis est nécessaire à une
bonne gestion du troupeau, ceux-ci sont considéré comme minimaux par le comité.
6-
Alimentation en eau du troupeau
Recommandation :
"
Utilisation de trémies-abreuvoirs ou de bols économiseurs d9eau
En considérant que le type d9abreuvement a une influence déterminante sur le volume des
fumiers et lisiers à gérer, l9utilisation de trémies-abreuvoirs ou de bols économiseurs d9eau est
recommandée.
Recommandations relatives aux structures d9entreposage
7-
Structure d9entreposage
Recommandations :
"
Une structure d 9entreposage en béton ou en argile avec une capacité d 9entreposage
minimale de 300 jours est recommandée.
Le comité est d9avis que la structure d9entreposage peut être soit en béton ou soit en argile,
étant donnée que les argiles de la région sont de bonne qualité pour ce type de structure. La
capacité d9entreposage minimale doit être de 300 jours étant donnée que le climat régional est
plus rigoureux que dans le sud du Québec.
Recommandations relatives à l9épandage
8-
Modes d8épandage
Recommandations :
"
Utilisation de rampes basses. Il est même nécessaire que celles-ci soient munies de
pendillards dans le cas où les cultures qui recevront les lisiers le permettent.
"
En l9absence de pendillards, le lisier devrait être incorporé au sol au moment de l9épandage.
Le comité est d9avis que les rampes avec pendillards sont un des éléments ayant le plus
d9impacts sur la réduction des odeurs et par le fait même sur l9acceptabilité sociale. Elles
devraient donc être utilisés par les producteurs, lorsque techniquement possible.
9-
Délais d 9incorporation
Recommandation :
"
Incorporation du lisier dans le plus court délai possible
Cette recommandation ne s9applique pas dans le cas d9un traitement mécanique du lisier.
10-
Moment d 9épandage
Recommandations :
"
Aucune période d9épandage de prescrite
"
Zone d9épandage située le plus près possible de l9exploitation
Le comité recommande qu9aucune période d9épandage ne soit spécifiée pour des raisons
environnementales de protection de l9eau et des sols. Toutefois, le promoteur devrait favoriser les
épandages les jours de semaine plutôt que de fin de semaine et épandre lors de vents faibles.
Le promoteur devra s9assurer qu9il détient les superficies nécessaires à l9épandage dans un rayon
le plus près de son installation d9élevage et il devra s9assurer que le transport du lisier sur les lieux
d9entreposage soit fait selon les bonnes pratiques reconnues.
11-
Calibrage des équipements d9épandage
Recommandation :
"
Calibrage régulier des équipements
Le calibrage des équipements d9épandage devra être fait de façon régulière. Celui-ci fait parti
des éléments d9une bonne gestion à la ferme et permet de diminuer les risques
environnementaux.