Politique sur les communications entre les personnes élues, le personnel de cabinet et les employés municipaux
Laval, Quebec
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Le 26 mai 2026
Politique sur les
communications entre les
personnes élues, le
personnel de cabinet et
les employées et
employés municipaux
Direction générale
Direction générale
Ville de Laval
2
Table des matières
1. Objectif
4
2. Principes directeurs
5
3. Cadre juridique
6
3.1
Charte de la Ville de Laval
6
3.2
Code d'éthique et de déontologie des personnes élues de la Ville de Laval et de
leurs employés et employées politiques
7
4. Rôles et responsabilités en matière de communication
8
4.1
Personnes élues et personnel de cabinet
8
4.2
Direction générale
8
4.2.1
Directeur général
8
4.2.2
Directrices et directeurs généraux adjoints
9
4.3
Employées et employés municipaux (autres que membres de la Direction générale)
9
5. Mécanismes de communication
10
5.1
Communications liées aux activités du conseil municipal et du comité exécutif
10
5.1.1
GESD : sommaires décisionnels et documents à l'appui
10
5.1.2
Rencontres du caucus du conseil municipal
10
5.1.3
Rencontres du survol de l'ordre du jour du conseil municipal
10
5.1.4
Rencontres mensuelles d'information aux personnes élues
10
5.2
Rencontres statutaires entre les membres du comité exécutif, conseillères et
conseillers associés et la Direction générale
11
5.3
Portail élus (RÉSO)
11
5.4
Demandes des personnes élues sur des situations plus complexes
12
5.5
Système de gestion électronique des sommaires décisionnels (GESD)
12
5.6
Commissions et comités municipaux
12
5.7
Situations particulières
13
5.7.1
Situations urgentes ou exceptionnelles
13
5.7.2
Communications et comportements attendus
13
Tableau synthèse - Mécanismes de communication entre personnes élues, personnel de
cabinet et employées et employés municipaux
14
6. Responsables de la Politique
16
Annexe 1 Éléments du cadre juridique
18
Annexe 2 Définitions
19
Direction générale
Ville de Laval
3
Ingérence politique (proposée par l'UMQ)
19
Ingérence administrative
19
Microgestion et gestion abusive (adaptée de la CMQ)
19
Acte répréhensible
20
Direction générale
Ville de Laval
4
1. Objectif
L'administration lavalloise s'est dotée d'une planification stratégique 2026-2030 qui vise à créer davantage
d'alignement sur les grandes priorités de l'organisation. L'une de ces priorités est liée à son ambition de devenir
une administration efficiente et performante : cette orientation guidera donc les activités de l'organisation dans
les prochaines années.
Le lien de communication entre le pouvoir politique et l'appareil administratif est l'une des composantes d'une
administration efficiente et performante. Il doit être guidé par un objectif de pleine collaboration pour que
l'administration soit en mesure de contribuer significativement à offrir des services et un cadre de vie de qualité
à la population lavalloise.
Ainsi, la présente politique vise plus précisément à encadrer les interactions et les communications entre les
instances politiques et l'administration municipale, en assurant un juste équilibre entre la reconnaissance des
rôles propres à chacun et le respect des principes fondamentaux de l'action publique et du cadre juridique
applicable1. Elle vise à établir un cadre clair, cohérent et respectueux pour les interactions et communications
sous toutes formes (écrites ou verbales) entre les personnes élues, le personnel de cabinet 2 et les employées
et employés municipaux dans l'exercice de leurs fonctions.
La compréhension commune des aspects liés à cette politique permettra aux personnes élues, au personnel
de cabinet et aux employées et employés municipaux de prévenir toute forme de situation d'ingérence, de
microgestion et d'acte répréhensible au sens de la loi qui serait nuisible au bon fonctionnement de l'organisation
et à l'atteinte de son ambition d'efficience et de performance.
1 Voir l'annexe 1.
2 Le personnel de cabinet, à titre de représentant des personnes élues, est soumis aux mêmes règles que celles-ci. Il doit donc respecter
les modalités de la présente politique.
Direction générale
Ville de Laval
5
2. Principes directeurs
Les principes directeurs détaillés ci-dessous guident l'application de la présente politique.
- Neutralité administrative
L'administration de la Ville doit demeurer exempte de toute forme de partisanerie. Elle agit avec neutralité,
objectivité, impartialité et professionnalisme, en s'appuyant sur l'expertise de ses employées et employés.
- Légitimité politique
Les demandes formulées par les personnes élues ou le personnel de cabinet doivent être légitimes et
traduire les attentes démocratiques de la population, lesquelles se reflètent au moyen des décisions
adoptées par les instances de la Ville. Conséquemment, l'administration s'engage à mettre en œuvre les
orientations politiques avec sérieux et rigueur, à répondre aux questions des personnes élues et à rendre
des comptes de manière transparente.
- Équilibre des rôles
La politique encourage une gestion équilibrée de l'interface politico-administrative, soit une qui est fondée
sur le respect mutuel des rôles et des responsabilités propres à chacun. Elle reconnaît la complémentarité
entre les fonctions du comité exécutif (orientation, surveillance et contrôle) et leur mise en œuvre
administrative.
- Équité
La politique vise une réponse efficiente et un traitement équitable des demandes d'information dans un
délai raisonnable en tenant compte de la nature, de la priorité et du degré d'urgence réel des requêtes ainsi
qu'une écoute des préoccupations des différentes parties.
- Performance
La politique propose un cadre opérationnel visant à optimiser la qualité des communications et à soutenir
une saine gestion des ressources publiques. Chaque mécanisme de communication doit être utilisé avec
rigueur, discernement et diligence dans un souci d'efficacité.
- Coopération et civilité
L'administration encourage un travail professionnel et collaboratif contribuant à établir des relations de
confiance mutuelle. Les interactions doivent être empreintes de courtoisie, de civisme et de
professionnalisme3.
3 En cas d'incivilité, conformément au Code de vie de la Ville, l'employée ou l'employé est invité à dialoguer directement avec la
personne concernée pour résoudre la situation. Si cela est impossible ou inefficace, une divulgation écrite peut être faite à la direction du
service ou à l'adresse [email protected]. Les témoins d'incivilité doivent également informer les personnes concernées ou leur
gestionnaire.
Direction générale
Ville de Laval
6
3. Cadre juridique
Les articles 21 et 22 de la Charte de la Ville de Laval (« Charte ») ainsi que les articles 6.8 et 6.9 du Règlement
L-13225 concernant le Code d'éthique et de déontologie des personnes élues de la Ville de Laval et de leurs
employés et employées politiques balisent les interactions et les communications entre les instances politiques
et l'administration municipale.
3.1
Charte de la Ville de Laval
- Art. 21 - Communications entre le conseil et les services
Toute communication entre le conseil et les services se fait par l'entremise du comité exécutif; dans ses
rapports avec celui-ci, le conseil doit toujours agir par résolution. Les membres du conseil ne doivent
s'adresser qu'au directeur général, pour tout renseignement concernant les services.
- Art. 22 - Communications entre le comité exécutif et les services
Toute communication entre le comité exécutif et les services se fait par l'entremise du directeur général;
cependant, le comité exécutif a le droit, en tout temps, de faire venir devant lui tout chef de service pour
obtenir tous les renseignements qu'il désire.
L'article 109 de la Charte prévoit quant à lui les attributions et devoirs du directeur général, notamment les
suivantes.
- Art. 109
Assurer la liaison entre le comité exécutif et les chefs de service et surveiller le travail des services;
Le directeur général fournit aux élus les renseignements qu'ils demandent.
Les renseignements demandés doivent être utiles et nécessaires à l'exercice de leurs fonctions au sein du
conseil municipal.
Conséquemment, la Direction générale agit comme intermédiaire ou interface entre les instances politiques et
l'administration municipale, donc comme catalyseur des interactions et des communications entre ces
instances.
Le schéma suivant illustre le cheminement d'une communication entre le conseil municipal, le comité exécutif,
une personne élue ou membre du personnel de cabinet et les services et les bureaux de la Ville.
Direction générale
Ville de Laval
7
Afin d'assurer la fluidité des interactions et les communications entre les instances politiques et l'administration
municipale, la Direction générale met en place divers mécanismes de communication exposés dans la présente
politique.
3.2
Code d'éthique et de déontologie des personnes élues de la
Ville de Laval et de leurs employés et employées politiques
- Art. 6.8 Communications
La personne élue ou employée politique, pour obtenir des renseignements concernant les affaires
administratives ou opérationnelles de la Ville, doit utiliser les mécanismes de communication établis et
administrés par la Direction générale ou s'adresser à celle-ci pour communiquer avec les employés et
employées de la Ville.
- Art. 6.9 Ingérence
6.9.1 La personne élue ou employée politique ne peut communiquer directement avec les employés et
employées de la Ville pour leur donner des ordres ou des directives dans le traitement de leurs
dossiers.
6.9.2 Malgré l'article 6.9.1, la personne élue peut donner des orientations à la Direction générale à
l'occasion d'une prise de décision lors d'une séance du comité exécutif ou du conseil municipal. Dans
tous les cas, ces directives doivent transiger par le comité exécutif, puis être mises en application par
la Direction générale auprès des employés et employées.
6.9.3 La personne élue faisant aussi partie d'un organisme municipal ou étant désignée comme
mandataire de la Ville par résolution du conseil municipal ou du comité exécutif, peut devoir collaborer
avec la Direction générale et les employés et employées de la Ville. Il est entendu que cette
collaboration est permise strictement dans les limites du mandat qui a été confié à la personne élue
par le conseil municipal ou par le comité exécutif.
Direction générale
Ville de Laval
8
4. Rôles et responsabilités en
matière de communication
Les communications entre les instances politiques et l'administration municipale doivent passer par la Direction
générale et non directement avec les employées et employés municipaux. Les personnes élues et le personnel
de cabinet doivent formuler toutes leurs demandes en passant par l'un des mécanismes de communication
officiels décrits dans la présente politique.
De façon à assurer l'efficience et la performance de l'organisation, il est de première importance que la Direction
générale ait une vision globale de l'administration. Il faut éviter que des demandes des personnes élues et du
personnel de cabinet soient traitées simultanément par plusieurs employées et employés municipaux. Dans
son rôle de mise en œuvre des orientations politiques, l'administration doit offrir la bonne information au bon
moment, de façon juste et utile, en prenant l'ensemble des composantes de l'organisation afin d'éclairer de la
meilleure façon possible la prise de décision politique.
4.1
Personnes élues et personnel de cabinet
Le maire et les 22 personnes élues du conseil municipal de même que le personnel politique qui travaille sous
la responsabilité des personnes élues sont concernés par la présente politique.
4.2
Direction générale
La Direction générale comprend le directeur général et les directions générales adjointes4. Dès lors, chaque
membre de la Direction générale a un rôle à jouer dans les interactions et les communications entre les
instances politiques et l'administration municipale.
4.2.1
Directeur général
Le directeur général agit comme interface entre les instances politiques et l'administration municipale, qu'il gère
et dirige. Il assure la liaison et les communications entre les services et bureaux municipaux et : le conseil
municipal, le comité exécutif, les comités et les commissions. Il est le point de contact. C'est lui qui convoque
les directeurs et directrices de service et de bureau pour obtenir des renseignements demandés par le comité
exécutif ou par une personne élue.
Comme prévu à l'article 109 de la Charte, lorsque le directeur général est témoin d'ingérence politique ou
lorsqu'une ou un membre de la Direction générale ou qu'une employée ou un employé municipal lui rapporte
une situation potentiellement problématique, il doit faire une évaluation de la situation (gravité, ampleur,
répétitivité des actes en cause ainsi que leurs répercussions potentielles et réelles sur la Municipalité) et a
l'obligation de dénoncer les actes répréhensibles, le cas échéant, à la Commission municipale du Québec
(CMQ) ou au Protecteur du citoyen5.
En résumé, le directeur général agit comme interface entre le pouvoir politique et le personnel municipal, qu'il
gère et dirige.
4 En vertu du Règlement L-13022 concernant l'organisation administrative de la Ville.
5 Charte, art. 109 (u).
Direction générale
Ville de Laval
9
4.2.2
Directrices et directeurs généraux adjoints
Dans le champ de leurs responsabilités, les directrices et directeurs généraux adjoints ont le mandat d'assurer
le suivi des demandes des personnes élues et des dossiers administratifs auprès des différentes instances
décisionnelles. Ils font appel aux directions de service selon les besoins requis.
Le directeur ou la directrice générale adjointe Relations citoyennes et institutionnelles est responsable des
relations avec les personnes élues et le personnel de cabinet pour le traitement de leurs demandes nécessaires
à l'exercice de leurs fonctions (ex. : requêtes citoyennes, questions relatives aux procédures administratives).
Elle veille aussi à la coordination des rencontres des employées et employés de la Ville avec les personnes
élues, le personnel de cabinet, notamment les statutaires, caucus, rencontres d'information avec les personnes
élues ou autres rencontres ad hoc.
Cette personne reçoit les demandes pour les situations plus complexes (enjeux récurrents malgré des requêtes
passées qui interpellent plusieurs services ou qui nécessitent des ressources importantes) et s'occupe de la
coordination des demandes qui lui sont transmises par écrit. Un suivi auprès de l'élue ou élu requérant (écrits,
appels, rencontres) est faite soit par la direction générale adjointe Relations citoyennes et institutionnelles, soit
par les autres directions générales adjointes, selon les situations.
4.3
Employées et employés municipaux (autres que membres de la
Direction générale)
Les employées et employés de la Ville doivent utiliser les mécanismes de communication prévus à la politique.
Les employées et employés sont tenus de respecter la ligne hiérarchique de l'organisation administrative et
doivent faire preuve de neutralité afin d'éviter de se placer dans des situations d'ingérence administrative.
Lorsqu'une personne élue ou membre du personnel de cabinet n'utilise pas le mécanisme de communication
prévu par la Politique, l'employée ou employé municipal doit l'inviter à se référer au mécanisme qui correspond
à la demande ou au besoin exprimé.
Direction générale
Ville de Laval
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5. Mécanismes de communication
Chaque mécanisme doit être utilisé avec rigueur, discernement et diligence, dans un souci d'efficacité et de
saine gestion en raison de ses coûts afférents et des efforts requis par les employées et employés municipaux
ainsi que les gestionnaires en lien avec le traitement des demandes des personnes élues et du personnel du
cabinet.
5.1
Communications liées aux activités du conseil municipal et
du comité exécutif
Les articles de la Charte de la Ville balisent les interactions et les communications entre les instances politiques
et l'administration municipale. Toute communication entre le conseil municipal et l'administration se fait par
l'entremise du comité exécutif, par résolution.
5.1.1
GESD : sommaires décisionnels et documents à l'appui
À moins de situation exceptionnelle, toute documentation utile à la prise de décision est rendue disponible aux
personnes élues via la GESD au plus tard 72 heures avant l'heure fixée du début de la séance du conseil
municipal.
5.1.2
Rencontres du caucus du conseil municipal
Lors des journées des séances régulières des conseils municipaux, l'administration réserve du temps auprès
des personnes élues pour effectuer des présentations sur des enjeux plus importants en lien avec les sujets
inscrits à l'ordre du jour de la séance. L'agenda et le contenu de ces rencontres sont sous la responsabilité de
la Direction générale.
5.1.3
Rencontres du survol de l'ordre du jour du conseil municipal
Avant chaque séance du conseil municipal, toutes les personnes élues ainsi que les directeurs et directrices
de services et bureaux sont présents pour faire un survol de l'ordre du jour et répondre aux questions sur les
dossiers qui y sont inscrits.
5.1.4
Rencontres mensuelles d'information aux personnes élues
Des rencontres mensuelles d'information aux personnes élues sont habituellement tenues le troisième mardi
du mois. L'ordre du jour est proposé par le directeur général, sur demande par le comité exécutif ou par les
personnes élues. Le directeur général discute des sujets à inscrire à l'ordre du jour avec le cabinet du maire.
Les personnes élues ne prennent des décisions que collectivement, par résolution, lors des séances du conseil
municipal ou du comité exécutif.
Direction générale
Ville de Laval
11
5.2
Rencontres statutaires entre les membres du comité exécutif,
conseillères et conseillers associés au comité exécutif et la
Direction générale
Afin de faciliter la fluidité des échanges, la Direction générale établit au début de chaque année civile un
calendrier annuel de rencontres statutaires mensuelles entre les personnes élues membres du comité exécutif,
les conseillères et conseillers associés, le personnel de cabinet responsable de portefeuilles et les directrices
et directeurs généraux adjoints. Du côté politique, ces rencontres ont pour objectif de fournir des orientations
qui guideront la mise en œuvre administrative selon leurs responsabilités respectives. Du côté administratif,
ces rencontres permettent d'informer les personnes élues et le personnel de cabinet sur les activités et les
projets en cours et sur les enjeux particuliers, en plus de répondre à leurs questions d'un autre ordre.
Les membres de la Direction générale peuvent déléguer aux directions de services et aux bureaux, en tout ou
en partie, la responsabilité liée aux rencontres statutaires.
La Direction générale peut convenir avec les personnes élues membres du comité exécutif et le personnel de
cabinet de tout autre moyen de communication pour assurer la fluidité de l'information.
Aucune rencontre statutaire n'est prévue entre l'administration et les personnes élues n'ayant pas de
responsabilité au sein du comité exécutif.
5.3
Portail élus (RÉSO)
Le portail élus, ou RÉSO, est administré par le Service de l'expérience citoyenne. Il vise à optimiser les
communications relatives aux activités de la Ville par le biais d'un accès sécurisé aux données. En centralisant
les échanges et en assurant une traçabilité des demandes, ce portail permet la création et le suivi des
demandes que des personnes élues et des membres du cabinet adressent aux employées et employés
municipaux.
Les personnes élues et le personnel de cabinet qui souhaitent faire une requête concernant une activité
courante doivent transmettre leur demande via RÉSO selon la procédure établie par le Service de l'expérience
citoyenne.
À moins d'une situation urgente ou exceptionnelle (voir section 5.7), les requêtes concernant les activités
courantes de la Ville ne doivent pas être adressées lors de rencontres statutaires, ni directement au personnel
de la Ville.
Plus concrètement, la personne élue peut formuler une demande en son nom dans le cadre de ses fonctions
pour une observation personnelle : « Initiative sujet spécifique (ISS) » (ex. : nid de poule, lampadaire
défectueux, panneau d'arrêt abimé, etc.). Elle peut aussi faire le suivi d'une demande au nom d'un citoyen ou
d'une citoyenne : « Suivi sur requête existante (SRE) » (ex. : requête citoyenne hors délai). Le cas échéant, le
consentement du citoyen ou de la citoyenne est requis (via un appel au 311 ou le portail Mon dossier).
Si la situation concerne la personne élue à titre de citoyenne (ex. : demande concernant sa propriété), cette
dernière doit utiliser les canaux de communication au même titre que tous les autres citoyens et citoyennes
(via un appel au 311 ou le portail Mon dossier ou au moyen d'une demande d'accès à l'information, selon le
cas).
Direction générale
Ville de Laval
12
5.4
Demandes des personnes élues sur des situations plus
complexes
Pour des situations plus complexes (ex. : enjeux récurrents malgré des requêtes passées qui interpellent
plusieurs services ou qui nécessitent des ressources importantes), la Direction générale prend en charge les
demandes des personnes élues.
La personne élue ou le personnel de cabinet achemine une demande à la direction générale adjointe Relations
citoyennes et institutionnelles qui s'occupe de la coordination des demandes. Elle avise la ou le membre de la
Direction générale concerné et assure un suivi auprès de la personne élue. Ce suivi peut notamment prendre
la forme d'une rencontre sur le sujet avec la Direction générale, d'une réponse écrite par courriel ou d'un appel
téléphonique.
5.5
Système de gestion électronique des sommaires
décisionnels (GESD)
Le système de gestion électronique des sommaires décisionnels (GESD) est administré par le Service du
greffe. Ce système administre le cycle de vie complet et la diffusion électronique des documents spécifiques à
chaque point de l'ordre du jour du conseil municipal et du comité exécutif, dont les recommandations, la
résolution, le sommaire décisionnel et les décisions déléguées, les documents afférents et les procès-verbaux,
et ce, de façon entièrement électronique. Ce système contribue à plus de fluidité dans le processus des
communications entre l'administration et le comité exécutif.
5.6
Commissions et comités municipaux
Les commissions et les comités municipaux sont des espaces de collaboration entre les instances politiques
et l'administration municipale. En raison de leur nature hybride, ces instances sont exposées à des risques
d'influence ou d'ingérence politique et administrative. Tous leurs membres doivent être sensibles à ces risques
et veiller à ce que les principes directeurs de la présente politique et les règles du Code de conduite des
membres de comités (sens élargi) de la Ville de Laval s'appliquent.
Les interactions et les communications doivent se faire avec transparence, collégialité, impartialité et dans le
respect de la confidentialité des informations obtenues à titre de membre de comité. Elles doivent porter
exclusivement sur les sujets relevant du mandat du comité ou de la commission. Les informations fournies et
demandées par les personnes élues, le personnel de cabinet et les employées et employés municipaux doivent
être pertinents en regard aux travaux de l'instance.
L'administration soutient les travaux en préparant les rencontres, en fournissant de la documentation et en
émettant des avis éclairés dans le respect de son autonomie et des règles en vigueur. Les réponses aux
questions d'intérêt général sont transmises à toutes les personnes élues membres de la commission ou du
comité.
Nonobstant leur implication et leurs responsabilités supplémentaires, les membres des comités et des
commissions doivent suivre les mêmes règles et respecter les modalités de la présente politique.
Voici la liste des commissions et des comités municipaux :
- Comité de coordination des ressources publiques;
- Comité de gouvernance;
- Comité du patrimoine et de toponymie;
- Comité consultatif - Environnement;
- Comité consultatif - Agricole;
Direction générale
Ville de Laval
13
- Comité consultatif - Urbanisme;
- Comité consultatif - Transport et mobilité durable;
- Comité d'audit;
- Comité de régime de retraite - employés Ville de Laval;
- Commission de l'habitation et du logement social;
- Comité de pilotage des investissements;
- Comité de démolition.
Tous les nouveaux comités entérinés par résolution du conseil municipal sont soumis à la présente politique.
5.7
Situations particulières
5.7.1
Situations urgentes ou exceptionnelles
D'autres modes de communication peuvent être utilisés lors de situations urgentes ou exceptionnelles
répondant à l'un des trois critères suivants :
- Représentent un danger pour une personne ou un bien;
- Comportent un enjeu environnemental;
- Peuvent nuire à l'image de la Ville.
Selon le degré d'urgence, les personnes élues peuvent alors appeler au :
- 911 pour des situations nécessitant une intervention immédiate;
- 450-978-8712, la ligne Élus, pendant les heures d'ouverture des bureaux de la Ville, du lundi au vendredi
de 8 h 30 à 17 h 00;
- 311 en dehors des heures d'ouverture.
5.7.2
Communications et comportements attendus
La communication attendue entre les personnes élues, le personnel politique et les employées et employés
municipaux doit être de nature informationnelle. Lors d'interactions entre des personnes élues et des
employées et employés municipaux, les discussions doivent s'en tenir à des informations factuelles à propos
de l'offre de service à la population, en évitant les références à la gestion et aux orientations des services
concernés. La Direction générale veille alors à répondre à ces demandes selon les canaux de communication
précisés dans la présente politique.
Sans autorisation de la part de la Direction générale, il est prescrit qu'une personne élue ou que du personnel
de cabinet interpelle directement une employée ou un employé municipal, oralement ou par écrit, pour lui
donner une orientation, une directive ou un mandat particulier. Ce comportement est également proscrit de la
part des employées et employés municipaux envers une personne élue ou le personnel de cabinet.
La Direction générale doit autoriser une personne élue ou du personnel de cabinet à circuler dans une aire
administrative réservée aux employées et employés municipaux.
Direction générale
Ville de Laval
14
Tableau synthèse - Mécanismes de communication entre personnes élues, personnel de
cabinet et employées et employés municipaux
Sujet
Modalités
Intervenants/Parties
prenantes
Mécanismes à utiliser
Activités du conseil
municipal (CM)
Résolution du CM pour toute communication
entre CM et services/bureaux
Dépôt de sommaires décisionnels et
documents à l'appui 72 h avant CM
Survol de l'ordre du jour (ODJ) avant CM
Personnes élues du
CM/Personnel de cabinet
Directeur général
Directeurs et directrices
de services et bureaux
Caucus pré-CM
(Convocation d'employés et employées par la DG)
Rencontres mensuelles d'information
(Troisième mardi du mois)
GESD
(Dépôt de sommaires décisionnels et documents)
Activités du comité
exécutif (CE)
Résolution du CE
Présentations aux séances hebdomadaires
et hors agenda
Dépôt de sommaires décisionnels et
documents à l'appui
72 h avant
Transmission des convocations par les
adjointes administratives et dépôt des ODJ
sur SharePoint
Personnes élues du CE
Direction générale
Personnel de cabinet
responsable de
portefeuilles
Directions des services
concernés selon le niveau
de délégation
Rencontres statutaires mensuelles
Plateforme SharePoint
(Dépôt de questions une semaine avant +
transmission de réponses)
GESD
(Dépôt de sommaires décisionnels et documents)
Convocation des directeurs et
directrices de services et bureaux par la
DG
Situation d'urgence ou
d'exception
(Danger pour une personne
ou un bien, enjeu
environnemental, nuisance à
l'image de la Ville)
Intervention immédiate des premiers
répondants requise
Personnes
élues/Personnel de
cabinet
911
Pendant les heures ouvrables
de 8 h 30 à 17 h 00
Ligne Élus - (450) 978-8712
En dehors des heures ouvrables
311
Direction générale
Ville de Laval
15
Sujet
Modalités
Intervenants
Mécanismes à utiliser
Situation personnelle de la
personne élue/le personnel de
cabinet
Aucune
Personnes
élues/Personnel de
cabinet
311/Clavardage sur le site Web de
la Ville/Mon dossier
(Mêmes mécanismes utilisés
par les citoyens et citoyennes)
Demande d'un citoyen ou d'une
citoyenne à une personne
élue/au personnel de cabinet
(Activités courantes de la Ville, ex :
lampadaire défectueux, etc.)
Absence de requête
Demander au citoyen de faire sa
requête dans Mon dossier ou 311
Suivi d'une requête existante +
Consentement du citoyen ou de la
citoyenne obtenu par la personne élue
Portail élus - SRE
(Suivi sur requête existante)
Situation particulière d'une
personne élue en lien avec
l'exercice de ses fonctions
Initiative sujet spécifique
Portail élus - ISS
(Initiative Sujet Spécifique)
Demandes non liées aux opérations
Direction générale
adjointe Relations
citoyennes et
institutionnelles
Courriel
Commission et comités
municipaux
Exclusivement sur les sujets du mandat
des comités et commissions
Renseignements demandés par les
personnes élues liés aux travaux des
comités et commissions
Membres des comités et
commissions (personnes
élues/personnel de
cabinet, employées et
employés municipaux,
etc.)
Présidence du comité ou
de la commission
Mécanisme selon le
fonctionnement du comité et de la
commission
Communications prohibées
d'une personne élue/du
personnel de cabinet à une
employée ou un employé
municipal
Aucune interpellation directe
Aucune directive sur la manière d'exécuter une tâche, un mandat ou un projet
Aucune circulation dans une aire administrative sans planification
Ville de Laval
16
6. Responsables de la Politique
Le directeur général est responsable de l'élaboration et de la diffusion de la Politique et veille au respect de son
application par toutes les parties prenantes de la Ville. Il est aussi responsable de sa mise à jour au besoin.
Le respect de cette politique est essentiel au bon fonctionnement de l'administration municipale et au respect des rôles
et des responsabilités de chaque partie prenante.
Chaque directeur ou directrice de service et de bureau est responsable d'accompagner les employés et employées
dans l'application de la Politique.
Le Bureau d'intégrité et d'éthique (BIEL) est chargé de recevoir les signalements d'actes répréhensibles, notamment
en matière d'ingérence. Selon la nature et la gravité des manquements, des recommandations peuvent être faites à la
Direction générale, et un signalement peut être transféré à la CMQ ou au Commissaire à la lutte contre la corruption6,
ou encore faire l'objet d'une enquête criminelle pouvant mener au dépôt d'accusations par le Directeur des poursuites
criminelles et pénales7.
6 Loi concernant la lutte contre la corruption.
7 Loi sur le DPCP et Code criminel, art. 380, 120, 122, 129.
Direction générale
Ville de Laval
17
Annexes
Direction générale
Ville de Laval
18
Annexe 1
Éléments du cadre juridique
- Charte de la Ville de Laval (« Charte »)
- Règlement L-12437 concernant le Code d'éthique et de déontologie des employées et employés
municipaux de la Ville de Laval
- Règlement L-13225 concernant le Code d'éthique et de déontologie des personnes élues de la Ville de
Laval et de leurs employés et employées politiques
- Loi sur l'éthique et la déontologie en matière municipale, RLRQ, c. E-15.1.0.1 (« LEDMM »)
- Loi facilitant la divulgation d'actes répréhensibles à l'égard des organismes publics, RLRQ, c. D-11.1
(« LFDAROP »)
- Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, RLRQ, c. E-2.2
- Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements
personnels, RLRQ, c. A-2.1
Direction générale
Ville de Laval
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Annexe 2
Définitions
Ingérence politique (proposée par l'UMQ)
« L'ingérence politique est évoquée lorsqu'un élu ou personnel de cabinet intervient dans les affaires
administratives ou opérationnelles relevant des employés municipaux. Lorsqu'il s'immisce dans les affaires qui
ne relèvent pas de ses rôles et responsabilités. Cela peut inclure :
-
Entreprendre la réalisation des tâches que l'administration doit accomplir;
-
Manœuvrer pour obtenir des faveurs indues;
-
Exercer des pressions auprès d'employés municipaux, notamment de la direction générale, pour influencer
des décisions, nominations ou directives les rendant non conformes aux orientations du conseil ou
outrepassant les procédures normales. »
Ingérence administrative
L'ingérence administrative survient lorsqu'une employée ou un employé municipal intervient dans les affaires
relevant du conseil municipal ou du comité exécutif (adaptée de la définition de la Politique de la Ville de
Sherbrooke).
Microgestion et gestion abusive (adaptée de la CMQ)
La microgestion est associée à un style de gestion abusive, souvent attribuée à un ou une gestionnaire8. Dans
un contexte public, elle peut s'exercer par une personne élue. Il s'agit alors d'une intervention indue qui peut
aussi constituer de l'ingérence. De manière générale, la microgestion se traduit souvent par :
- des demandes excessives ou inappropriées, par exemple des rapports trop détaillés;
- une surveillance constante et un contrôle excessif;
- un accent mis sur la procédure ou les façons de faire plutôt que sur la performance, la qualité et les résultats,
ou l'inverse;
- un accomplissement par la personne élue de tâches assignées à des fonctionnaires.
8 Caroline Roberge et Kim Rivard, avocates au sein de la CMQ. « Quand l'ingérence devient-elle répréhensible? », 23 mai 2023. Me
Denis Michaud, vice-président aux affaires municipales à la CMQ. « Rôles et responsabilités des élus et gestionnaires municipaux : à
quel moment peut-on parler d'ingérence dans l'administration municipale? », 21 décembre 2021.
Direction générale
Ville de Laval
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Acte répréhensible
L'ingérence politique peut équivaloir à un manquement au Code d'éthique et de déontologie des personnes
élues de la Ville de Laval et de leurs employés et employées politiques lorsque :
- le Code contient une disposition particulière concernant l'ingérence (non applicable actuellement dans le
Code d'éthique et de déontologie des personnes élues de la Ville de Laval et de leurs employés et
employées politiques);
- la conduite d'ingérence constitue un comportement ou une activité visée par une interdiction en vertu de
l'article 6 de la LEDMM contenue obligatoirement au Code9.
Rappelons par ailleurs que le directeur général est tenu de transmettre à la CMQ les renseignements portés à
son attention qui seraient susceptibles de démontrer qu'un acte répréhensible a été commis ou est sur le point
d'être commis à l'égard de la Ville. La nécessité de dénoncer de telles situations à la CMQ dépend des
circonstances. La Direction générale devra donc évaluer la gravité, l'ampleur et la répétitivité des actes en
cause ainsi que leurs répercussions potentielles et réelles sur la Municipalité.
Pour constituer un « acte répréhensible » au sens de l'article 4 de la LFDAROP, l'ingérence doit d'abord
correspondre à l'une des situations suivantes :
1. Une contravention à une loi du Québec, à une loi fédérale applicable au Québec ou à un règlement pris en
application d'une telle loi;
2. Un manquement grave aux normes d'éthique et de déontologie;
3. Un usage abusif des fonds ou des biens d'un organisme public, y compris de ceux qu'il gère ou détient pour
autrui;
4. Un cas grave de mauvaise gestion au sein d'un organisme public, y compris un abus d'autorité;
5. Le fait, par un acte ou une omission, de porter gravement atteinte ou de risquer de porter gravement atteinte
à la santé ou à la sécurité d'une personne ou à l'environnement;
6. Le fait d'ordonner ou de conseiller à une personne de commettre un acte répréhensible visé aux
paragraphes 1° à 5°.
Pour être considéré comme un acte répréhensible, l'acte doit entraîner des conséquences sérieuses ou un
préjudice réel pour la Municipalité. Les situations où l'ingérence a généré la désorganisation de la municipalité,
un sérieux dysfonctionnement ou encore l'impossibilité pour la Direction générale d'exercer son rôle de rempart
font partie des dossiers pour lesquels la CMQ a conclu qu'un acte répréhensible avait été commis au sens de
la LFDAROP.
Il est donc raisonnable de penser qu'une ingérence politique ou une microgestion ou gestion abusive pourrait
constituer un acte répréhensible au sens de la LFDAROP.
9 LEDMM, art. 6.2 : Les règles prévues au Code d'éthique et de déontologie doivent notamment interdire à tout membre d'un conseil
de la Municipalité de : se prévaloir de sa fonction pour influencer ou tenter d'influencer la décision d'une autre personne de façon à
favoriser ses intérêts personnels ou, d'une manière abusive, ceux de toute autre personne.