Code d'ethique et de deontologie des employes municipaux
Laverlochère-Angliers, Quebec
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CODE D'ÉTHIQUE
ET DE DÉONTOLOGIE
EMPLOYÉS MUNICIPAUX
MUNICIPALITÉ DE LAVERLOCHÈRE-ANGLIERS
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Présentation
Le présent « Code d'éthique et de déontologie des employés municipaux de la
Municipalité de Laverlochère est adopté en vertu des articles 2, 16 et 18 de la Loi
sur l'éthique et la déontologie en matière municipale (L.R.Q, c. E-15.1.0.1).
En vertu des dispositions de cette loi, la Municipalité de Laverlochère doit adopter
par règlement un code d'éthique et de déontologie des employés municipaux qui
énonce les principales valeurs de la Municipalité en matière d'éthique et les règles
qui doivent guider leur conduite selon les mécanismes d'application et de contrôle
prévus à cet effet.
Les valeurs
Les valeurs de la Municipalité en matière d'éthique sont :
1° l'intégrité des employés municipaux ;
2° l'honneur rattaché aux fonctions d'employé de la Municipalité ;
3° la prudence dans la poursuite de l'intérêt public ;
4° le respect envers les membres du conseil municipal, les autres employés de la
Municipalité et les citoyens ;
5° la loyauté envers la Municipalité ;
6° la recherche de l'équité.
Tout employé doit faire preuve d'intégrité, d'honnêteté, d'objectivité et
d'impartialité dans l'accomplissement de ses fonctions.
Les valeurs énoncées au présent Code devront guider tout employé à qui elles
s'appliquent dans l'appréciation des règles déontologiques qui lui sont applicables,
et ce, dans une perspective d'intérêt public.
Le principe général
L'employé doit exercer ses fonctions et organiser ses activités professionnelles de
façon à préserver et à maintenir la confiance du public envers la Municipalité.
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Les objectifs
Les règles prévues au présent Code ont pour objectifs de prévenir, notamment :
1° toute situation où l'intérêt personnel de l'employé peut influencer son
indépendance de jugement dans l'exercice de ses fonctions ;
2° toute situation qui irait à l'encontre des valeurs énoncées dans le présent Code
d'éthique et de déontologie ;
3° le favoritisme, la malversation, les abus de confiance ou autres inconduites.
Interprétation
À moins que le contexte ne s'y oppose, les mots utilisés dans le présent Code
conservent leur sens usuel, sauf pour les expressions et les mots définis comme
suit :
1° avantage : tout avantage, de quelque nature qu'il soit, de même que toute
promesse d'un tel avantage ;
2° conflit d'intérêts : toute situation où l'employé doit choisir entre l'intérêt de la
Municipalité et son intérêt personnel ;
3° information confidentielle : renseignement qui n'est pas public et que
l'employé détient en raison de son lien d'emploi avec la Municipalité ;
4° supérieur immédiat : personne qui représente le premier niveau d'autorité au-
dessus d'un employé et qui exerce un contrôle sur son travail. Dans le cas du
directeur général, le supérieur immédiat est le maire.
Champ d'application
Le présent Code s'applique à tout employé de la Municipalité de Laverlochère.
La Municipalité peut ajouter au présent Code des règlements, politiques ou
directives auxquels sont tenus les employés et qui, en cas de contravention, sont
susceptibles d'entraîner une mesure disciplinaire. En cas d'incompatibilité, le Code
prévaut.
Une loi, un règlement fédéral ou provincial ainsi qu'un contrat de travail auquel la
Municipalité est partie prévalent sur toute disposition incompatible du présent
Code.
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Le Code s'ajoute à tout autre code d'éthique ou de déontologie auquel l'employé
est assujetti, notamment en vertu du Code des professions (L.R.Q., c. C-26) ou
d'une loi régissant une profession qui y est mentionnée. La Municipalité ne peut
toutefois, en vertu du présent Code ou autrement, forcer un employé à contrevenir à
un autre code d'éthique ou de déontologie adopté en vertu d'une loi.
Les obligations générales
L'employé doit :
1° exécuter le travail inhérent à ses fonctions, et ce, avec diligence ;
2° respecter le présent Code ainsi que les politiques, règles et directives de
l'employeur;
3° respecter son devoir de réserve envers la Municipalité. Il ne doit pas porter
atteinte à la dignité ou à la réputation de son employeur ni, lorsqu'il y a un lien
avec son travail, à celles d'un membre du conseil ou d'un autre employé de la
Municipalité.
En matière d'élection au conseil de la Municipalité, le présent Code ne doit pas
être interprété comme interdisant à un employé d'accomplir un acte que la Loi
sur les élections et les référendums dans les municipalités (LRQ, c. E-2.2)
déclare ne pas constituer un travail de nature partisane ;
4° agir avec intégrité et honnêteté ;
5° au travail, être vêtu de façon appropriée ;
6° communiquer à son employeur toute information portée à sa connaissance et
qu'il sait être pertinente pour la Municipalité.
Le présent Code ne doit pas être interprété ou appliqué comme empêchant
l'employé de prendre toute mesure raisonnable pour protéger sa santé, sa sécurité
ou son intégrité physique et mentale, ou celles d'une autre personne.
Il est interdit à tout employé de la municipalité de faire l'annonce, lors d'une
activité de financement politique, de la réalisation d'un projet, de la conclusion
d'un contrat ou de l'octroi d'une subvention par la municipalité, sauf si une
décision finale relativement à ce projet, contrat ou subvention a déjà été prise par
l'autorité compétente de la municipalité.
En cas de non-respect de cette interdiction l'employé en est imputable aux fins de
l'imposition des sanctions prévues à l'article 31 de la Loi sur l'éthique et la
déontologie en matière municipale »
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Les obligations particulières
RÈGLE 1 - Les conflits d'intérêts
Un employé doit éviter toute situation où il doit, sciemment, choisir entre l'intérêt
de la Municipalité et son intérêt personnel ou, de façon abusive, celui de toute autre
personne.
L'employé doit :
1° assumer fidèlement ses fonctions en conformité avec les législations
applicables, incluant la réglementation en vigueur à la Municipalité ou dans
tout autre organisme municipal ;
2° s'abstenir d'avoir sciemment, directement ou indirectement, par lui-même ou
par son associé, un contrat avec la Municipalité. Cette prohibition ne
s'applique toutefois pas à un contrat autorisé par la loi ;
3° lorsqu'une situation est susceptible de le mettre en conflit d'intérêts, en
informer son supérieur.
Sans limiter la particularité de ce qui précède, il est interdit à tout employé :
1° d'agir, de tenter d'agir ou d'omettre d'agir de façon à favoriser, dans l'exercice
de ses fonctions, ses intérêts personnels ou, d'une manière abusive, ceux de
toute autre personne ;
2° de se prévaloir de sa fonction pour influencer ou tenter d'influencer la décision
d'une autre personne de façon à favoriser ses intérêts personnels ou, d'une
manière abusive, ceux de toute autre personne.
RÈGLE 2 - Les avantages
Il est interdit à tout employé :
1° de solliciter, de susciter, d'accepter ou de recevoir, pour lui-même ou pour une
autre personne, quelque avantage que ce soit en échange d'une décision, d'un
acte, de l'omission de décider ou d'agir, ou de l'exercice d'une influence
quelconque dans le cadre de ses fonctions ;
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2° d'accepter tout avantage, quelle que soit sa valeur, qui peut influencer son
indépendance de jugement dans l'exercice de ses fonctions ou qui risque de
compromettre son intégrité.
Il n'est toutefois pas interdit d'accepter un avantage qui respecte les trois conditions
suivantes :
1° il est reçu conformément à une règle de courtoisie, de protocole, d'hospitalité
ou d'usage ;
2° il n'est pas constitué d'une somme d'argent ou d'un titre financier quelconque
tel qu'une action, une obligation ou un effet de commerce ;
3° il n'est pas de nature à laisser planer un doute sur l'intégrité, l'indépendance ou
l'impartialité de l'employé.
L'employé qui reçoit un avantage respectant ces conditions doit le déclarer à son
supérieur immédiat.
RÈGLE 3 - La discrétion et la confidentialité
Un employé ne doit pas sciemment utiliser, communiquer ou tenter d'utiliser ou de
communiquer un renseignement obtenu dans l'exercice ou à l'occasion de
l'exercice de ses fonctions et qui n'est généralement pas à la disposition du public,
pour favoriser ses intérêts personnels ou, de manière abusive, ceux de toute autre
personne.
L'employé doit prendre toute mesure raisonnable pour assurer la protection d'une
information confidentielle, notamment lors d'une communication électronique.
En cas de doute, l'employé doit s'adresser au responsable de l'application de la Loi
d'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des
renseignements personnels pour s'assurer du caractère public ou confidentiel d'une
information.
RÈGLE 4 - L'utilisation des ressources de la Municipalité
Il est interdit à un employé d'utiliser les ressources de la Municipalité à des fins
personnelles ou à des fins autres que l'exercice de ses fonctions.
Cette interdiction ne s'applique toutefois pas à l'utilisation de ressources à des
conditions non préférentielles, mises à la disposition des citoyens.
L'employé doit :
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1° utiliser avec soin un bien de la Municipalité. Il doit en faire usage, pour
l'exécution de son travail, conformément aux politiques, règles et directives ;
2° détenir, en tout temps, toute autorisation ou permis requis lorsqu'il utilise un
véhicule de la Municipalité.
RÈGLE 5 - Le respect des personnes
Les rapports d'un employé avec un collègue de travail, un membre du conseil de la
Municipalité ou toute autre personne doivent se fonder sur le respect, la
considération et la civilité.
L'employé doit :
1° agir de manière équitable dans l'exécution de ses fonctions et ne doit pas
accorder un traitement préférentiel à une personne au détriment des autres ;
2° s'abstenir de tenir des propos injurieux ou de harceler une personne par des
attitudes, des paroles, des gestes pouvant porter atteinte à sa dignité ou à son
intégrité ;
3° utiliser un langage approprié à l'exercice de ses fonctions.
RÈGLE 6 - L'obligation de loyauté
L'employé doit être loyal et fidèle à ses engagements envers l'employeur.
Sans limiter la portée de ce qui précède, toute personne qui quitte son emploi au
sein de la Municipalité ne doit pas tirer un avantage indu des fonctions qu'elle y a
occupées.
RÈGLE 7 - La sobriété
Il est interdit à un employé de consommer ou d'inciter quiconque à consommer une
boisson alcoolisée ou une drogue illégale pendant son travail. Un employé ne peut
être sous l'influence de telle boisson ou drogue pendant qu'il exécute son travail.
Toutefois, un employé qui, dans le cadre de ses fonctions, participe à un événement
où des boissons alcoolisées sont servies ne contrevient pas à la présente règle s'il en
fait une consommation raisonnable.
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RÈGLE 8 - Obligation suite à la fin de son emploi
Dans les douze mois qui suivent la fin de son emploi, il est interdit aux
personnes suivante :
1) Le directeur général et son adjoint;
2) Le secrétaire-trésorier et son adjoint;
3) Le trésorier et son adjoint;
4) Le greffier et son adjoint;
5) [ajouter ici le poste des employés que la municipalité souhaite
désigner afin qu'ils soient également assujettis à cette règle]
d'occuper un poste d'administrateur ou de dirigeant d'une personne morale, un
emploi ou toute autre fonction de telle sorte que lui-même ou toute autre personne
tire un avantage indu de ses fonctions antérieures à titre d'employé de la
municipalité.
Les sanctions
Un manquement au présent Code peut entraîner, sur décision du conseil de la
Municipalité ou du directeur général - si celui-ci en a le pouvoir conformément à la
Loi, à un règlement ou à une résolution - et dans le respect de tout contrat de
travail, l'application de toute sanction appropriée à la nature et à la gravité de ce
manquement.
Dans le cas d'un manquement à une obligation qui s'applique après la fin du contrat
de travail, la Municipalité peut, selon les circonstances, s'adresser aux tribunaux
pour obtenir réparation ou, de façon générale, protéger ses droits.
La Municipalité reconnaît l'aspect correctif de la discipline en milieu de travail.
Elle reconnaît que la mesure disciplinaire imposée sera juste et raisonnable, et
proportionnelle à la gravité de la faute reprochée.
L'application et le contrôle
Toute plainte des citoyens au regard du présent Code doit :
1° être déposée sous pli confidentiel au directeur général (et secrétaire-trésorier),
qui verra, le cas échéant, à déterminer s'il y a eu contravention au Code
d'éthique et de déontologie ;
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2° être complète, être écrite, motivée et accompagnée, s'il y a lieu, de tout
document justificatif, et provenir de toute personne ayant connaissance d'un
manquement au présent Code d'éthique et de déontologie.
À l'égard du directeur général |et secrétaire-trésorier|, toute plainte doit être déposée
au maire de la Municipalité. Les paragraphes 1° et 2° de l'alinéa précédent
s'appliquent en faisant les adaptations nécessaires.
Aucune sanction ne peut être imposée à un employé sans que ce dernier :
1° ait été informé du reproche qui lui est adressé ;
2° ait eu l'occasion d'être entendu
Adopté le 1er octobre 2018
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CODE D'ÉTHIQUE ET DE DÉONTOLOGIE
DES EMPLOYÉS
DE LA MUNICIPALITÉ DE LAVERLOCHÈRE
MODIFIANT LE RÈGLEMENT NO 2012-274
ATTENDU QUE la municipalité possède un code d'éthique et de déontologie pour
les employés de la municipalité;
ATTENDU QUE le législateur (l'Assemblée nationale) a adopté le 10 juin dernier
le Projet de loi 83 (Loi modifiant diverses dispositions législatives en matière
municipale concernant notamment le financement politique, 2016, c. 17);
ATTENDU QUE le nouvel article 7.1 de la Loi sur l'éthique et la déontologie en
matière municipale a été ajouté;
ATTENDU QU'il est nécessaire de se conformer à la loi;
ATTENDU QUE le législateur oblige les municipalités à modifier le code
d'éthique au plus tard le 30 septembre 2016;
ATENDU QU'un avis de motion a été motion a été donné à une séance régulière
du conseil tenue le 15 août 2016 ;
EN CONSÉQUENCE, il est résolu unanimement d'ordonner et de statuer par le
conseil de la Municipalité de Laverlochère et ledit conseil ordonne et statue par le
règlement ainsi qu'il suit, à savoir :
Article 1 Préambule
Le préambule du présent règlement en fait partie intégrante.
Article 2 Modification
L'article suivant sera ajouté au règlement no 2012-274
Nouvelle règle
« Il est interdit à tout employé de la municipalité de faire l'annonce, lors d'une
activité de financement politique, de la réalisation d'un projet, de la conclusion
d'un contrat ou de l'octroi d'une subvention par la municipalité, sauf si une
décision finale relativement à ce projet, contrat ou subvention a déjà été prise par
l'autorité compétente de la municipalité.
Article 3 Entrée en vigueur
Le présent règlement entre en vigueur après l'accomplissement des formalités
édictées par la Loi.
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ATTESTATION
DE RÉCEPTION ET
DE PRISE DE CONNAISSANCE DU
CODE D'ÉTHIQUE ET DE DÉONTOLOGIE
DES EMPLOYÉS MUNICIPAUX
Je soussigné, _________________, employé municipal, confirme avoir reçu une copie du
Code d'éthique et de déontologie des employés municipaux de la municipalité de
Laverlochère.
Je confirme également avoir pris connaissance des règles qui y sont mentionnées.
Signé à Laverlochère,
Ce _____ jour de _________________.
_______________________
Signature de l'employé
Pour l'administration
Je confirme avoir reçu la présente
attestation en date du
____________________ et l'avoir
versée au dossier de l'employé ce
___________________.
____________________________
Nom et signature du responsable