PDZA - Plan de developpement de la zone agricole 2023-2028
Le Haut-Saint-François, Quebec
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L'ensemble de cette démarche fut possible grâce
au soutien financier du Ministère de l'Agriculture,
des Pêcheries et de l' Alimentation du Québec (MAPAQ).
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Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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MOT DU PRÉFET
Mes collègues maires des quatorze municipalités de la MRC
du Haut-Saint-François et moi-même sommes très fiers et
enthousiastes de vous présenter la nouvelle mouture du
Plan de développement de la zone agricole (PDZA) de
notre territoire. En adoptant ce plan, le conseil de la MRC
confirme l'importance de l'agriculture et de la sylviculture et
affirme son soutien envers ces secteurs d'activité et leurs artisans.
Ce projet mobilisateur a permis d'établir les enjeux de
développement auxquels le territoire fait face et d'identifier
les actions concrètes à entreprendre pour assurer le rayonnement,
le déploiement et la croissance d'une agriculture
« résiliente, jeune, diversifiée, forte et fière ».
La vision exprimée dans le PDZA vise à faire de la MRC du Haut-Saint-François un chef de file
en entrepreneuriat agricole et forestier, à offrir le soutien nécessaire et à demeurer au cœur
du développement économique et social de la communauté. Nous souhaitons que cet outil de
planification permette d'orienter nos actions et d'unir nos efforts pour une zone agricole dynamique
et pérenne dans le Haut-Saint-François.
ROBERT G. ROY
Préfet de la MRC
du Haut-Saint-François
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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MOT DU PRÉSIDENTE
DE LA DÉMARCHE
Après plusieurs mois de travail soutenu et concerté avec
les différents acteurs du milieu, c'est avec une grande
fierté que la MRC du Haut-Saint-François présente son
Plan de développement de la zone agricole (PDZA).
La mobilisation et la participation constante des intervenants
et des producteurs agricoles et sylvicoles du territoire ont fait
de cette révision une réussite.
Je tiens d'ailleurs à remercier tous celles et ceux qui ont
participé de près ou de loin à chacune des étapes de
l'élaboration du PDZA de la MRC. Grâce à cette précieuse
collaboration, nous pouvons dès maintenant amorcer sa mise
en œuvre afin de faire rayonner l'agriculture de chez nous.
MARIANE PARÉ
Présidente de la démarche
et mairesse de Dudswell
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
4
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
5
INTRODUCTION
p.6
FAITS
SAILLANTS p.8
MISE
EN OEUVRE p.51
DIAGNOSTIC
TERRITORIAL p.33
LA
DÉMARCHE
p.31
PLAN
D'ACTION p.55
LA
VISION p.49
SOMMAIRE
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
6
INTRODUCTION
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
6
Le 16 août 2016, la MRC du Haut-Saint-François adoptait son premier plan de développement
de la zone agricole (PDZA), lequel comprenait un plan d'action dont la mise en œuvre
couvrait une période comprise entre 2017 et 2022. La mise en œuvre de ce premier PDZA
était articulée autour de 3 axes desquels découlaient 25 actions.
Les axes de développement du PDZA 2017-2022 étaient :
Le bilan du premier PDZA de la MRC a permis de constater qu'entre 2017 et 2022,
13 actions ont été complétées, 7 actions ont été partiellement mises en place et 5 actions
n'ont pas été mises de l'avant ou abandonnées. En somme, 80 % des actions du PDZA
2017-2022 ont été réalisées ou partiellement mises en œuvre.
AXE 1
POSITIONNER LA MRC
EN TANT QUE LEADER
EN DÉVELOPPEMENT
AGRICOLE ET FORESTIER
AXE 2
IMPLANTER ET DÉVELOPPER
LES ENTREPRISES AGRICOLES,
AGROALIMENTAIRES ET
AGROFORESTIÈRES SUR
L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE
AXE 3
VALORISER ET
OCCUPER DE MANIÈRE
DYNAMIQUE LE
TERRITOIRE AGRICOLE
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
7
En termes de réussites identifiées au bilan du
PDZA 2017-2022, notons, entre autres, l'excellente
mobilisation des acteurs et intervenants en lien avec
le développement de la zone agricole du Haut-Saint-
François, les 10 jumelages réalisés par L' ARTERRE,
la mise en ligne de la Banque d'opportunités d'affaires
(BOA) et le développement des marchés publics.
La MRC du Haut-Saint-François a décidé de mettre
à jour son PDZA dans le but de poursuivre les actions
mises en place au cours de cette période, afin de
permettre l'évolution de son plan d'action, et ce,
en cohérence avec les dynamiques et les priorités
locales et régionales.
Lancé le 9 mars 2022, le chantier de travail pour
la mise à jour du PDZA de la MRC du Haut-Saint-
François a rejoint plus d'une centaine de personnes,
à travers l'organisation de plus de 20 rencontres
comprenant divers ateliers et forums. Ces rencontres
de co-construction et de concertation ont permis
de valider les actions en cours, de recadrer les
enjeux territoriaux et de mettre à jour la vision
de développement ainsi que le plan d'action.
En parallèle à ces activités, une
actualisation du portrait des
activités agricoles a été réalisée.
Puisqu'un portrait complet du
territoire et des activités agricoles
de la MRC avait été réalisé lors
du premier PDZA, seule une
actualisation des données pouvant
avoir évolué depuis a été faite,
principalement à partir des
données du MAPAQ. Les données
de type territoriales qui évoluent
peu dans le temps, tel que la
pédologie, le couvert forestier et
l'hydrographie n'ont pas été mis
à jour puisque toujours valables.
Ces données territoriales du
portrait 2016 ont gardé leur
pertinence et ont été utilisées
pour la mise à jour du diagnostic
du PDZA 2023-2028.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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FAITS SAILLANTS
DU PORTRAIT
Territoire agricole
Productions agricoles
Agrotransformation et transformation alimentaire
Mise en marché de proximité
et activités complémentaires
Producteur(trice)s agricoles, main-d'œuvre et relève
Secteur forestier
Changement climatique et agroenvironnement
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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Le Haut-Saint-François est situé au sud-est
du Québec, dans la région administrative de
l'Estrie. La MRC s'étend sur près de 2 300 km2,
ce qui en fait la deuxième en importance
de superficie pour la région de l'Estrie.
Le territoire de la MRC est composé de 3 villes,
8 municipalités et 3 cantons, pour une
population de 23 314 habitants. Située à 150 km
de Montréal, la région du Haut-Saint-François
est facilement accessible par l'autoroute 10.
Le réseau routier est bien développé et permet
des communications avec l'ensemble des
régions du Québec. De plus, le poste frontalier
de la route 257 assure un lien direct avec
le marché américain. La plupart des activités
économiques sont concentrées à l'ouest
du territoire, où se trouve plus de la moitié
de la population totale de la MRC.
Sur le plan touristique, l'offre de la région est
en pleine mutation, principalement dans la
partie est de la MRC. La villégiature, qui est
concentrée majoritairement dans le nord et
le nord-ouest, aux abords de la route 112, est
un apport économique important pour les
municipalités bénéficiant de la présence
d'un plan d'eau.
Sur le plan industriel, la proximité des États-
Unis et la présence de l' Aéroport de Sherbrooke
sur le territoire font en sorte qu'il existe un
bon potentiel d'exportation. La majorité
des emplois manufacturiers sont reliés aux
secteurs du papier, du bois et du meuble.
Plusieurs commerces et services ont vu le jour
et la formule du travailleur autonome est de
plus en plus répandue ; ceci est favorisé par
une couverture internet haute vitesse étendue.
FAITS SAILLANTS
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MRC DU HAUT-SAINT-FRANÇOIS
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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Depuis la révision du décret de la zone agricole entre
1987 et 1992, 248 hectares (ha) ont été inclus dans la zone
agricole et 386 ont été exclus 2. Le bilan net représente une
exclusion de 138 ha exclus (CPTAQ, 2021 3).
En analysant la tendance sur 23 ans, les superficies
végétales cultivées ont diminué de 24 % dans la MRC,
passant de 30 454 ha en 1993 à 23 028 ha en 2021.
Cette superficie ne comprend pas les superficies acéricoles
occupant 6 755 hectares, ni les pâturages occupant 6 498 ha
en 2021. En revanche, en incluant les superficies acéricoles
et les pâturages, en 28 ans, la production végétale totale a
augmenté, passant de 35 807 ha en 1993 à 36 281 ha en 2021.
LE TERRITOIRE DE LA
MRC HAUT-ST-FRANÇOIS
POSSÈDE UNE SUPERFICIE
TOTALE DE 227 119 HA.
SUR CES 227 119 HA,
180 190 HA SE TROUVENT
EN ZONE AGRICOLE,
SOIT 79 % DU TERRITOIRE
DE LA MRC.
2 Les superficies incluses ou exclues par décision depuis l'entrée en vigueur du décret de la zone agricole révisée pour chacune des MRC ou des
communautés et ayant fait l'objet d'un avis au Bureau de la publicité des droits. La révision des limites de la zone agricole s'est déroulée entre 1987 et 1992.
3 CPTAQ, Rapport annuel 2022-2023: https://www.cptaq.gouv.qc.ca/fileadmin/la-commission/publications/rapports-annuels/cptaq-rag-2022-2023.pdf
FAITS SAILLANTS
TERRITOIRE AGRICOLE
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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Carte 1. Limites de la zone agricole de la MRC du Haut-Saint-François
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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Carte 2. Affectations du territoire de la MRC du Haut-Saint-François
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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La première culture en
importance sur le territoire
de la MRC en ce qui a trait
aux superficies est les
plantes fourragères, qui sont
les plus nombreuses sur le
territoire, suivi des superficies
en pâturages. Ces cultures
combinées représentent 60 %
des superficies cultivées de
la MRC. Celles-ci sont liées à
la production animale et sont
restées stables dans le temps.
La troisième culture en importance est l'acériculture avec
6 755 ha. Le nombre d'entailles est toutefois plus souvent utilisé
pour décrire l'évolution de la production. En 1993, il y avait
342 720 entailles exploitées, versus 787 613 en 2016 (MAPAQ,
1993-2016). En décembre 2021, 138 exploitations agricoles
déclaraient 906 080 entailles exploitées. Le nombre d'entailles
a donc presque triplé en 28 ans.
La catégorie des céréales et protéagineux est la quatrième
culture qui occupe la plus grande superficie sur le territoire.
En 28 ans, la superficie qui y est consacrée a plus que doublé,
augmentant de 2 007 ha pour atteindre un total de 4 501 ha.
Les superficies en légumes et en fruits, quoiqu'elles soient
légèrement en augmentation entre 2016 et 2021, ont
significativement diminué depuis 1993. Il s'agit des deux
catégories de cultures végétales qui ont diminué en 28 ans.
FAITS SAILLANTS
TERRITOIRE AGRICOLE
CULTURES
DOMINANTES
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
14
Selon les déclarations des producteurs agricoles, 332 ha
seraient en friches en 2021. Ces superficies excluent les
terres non utilisées et possédées par des non-agriculteurs.
À ces superficies en friche s'ajoutent les superficies en
boisés et les plantations forestières. La zone agricole de
la MRC est principalement occupée par des superficies
forestières qui couvrent 82 % des 180 190 ha agricoles du
territoire. Cela s'explique grandement par la nature des sols
et leur potentiel agricole restreint. En effet, seuls 36 % des
sols de la MRC ont un potentiel agricole pouvant permettre
les cultures annuelles.
FAITS SAILLANTS
TERRITOIRE AGRICOLE
TERRES EN FRICHE
Le reste du territoire étant occupé par des sols pouvant
recevoir des cultures pérennes (23 % des sols de la MRC)
ou impropres à la culture, cet état de fait, joint aux dénivelés souvent
abrupts, a fait qu'historiquement de grandes superficies du territoire
ont toujours été maintenues sous couvert forestier.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
15
À l'instar de l'ensemble des terres agricoles du Québec,
le prix des superficies agricoles de l'Estrie est en
constante augmentation depuis plusieurs années.
Puisqu'il n'existe pas de données pour la MRC du Haut-
Saint-François, on peut supposer que les prix de vente
des terres agricoles suivent la tendance de l'Estrie.
Selon les plus récentes données de la Financière agricole
du Québec, la valeur moyenne des terres agricoles
transigées en Estrie a augmenté de 40 %, passant de
10 842 $/ha en 2020 à 15 186 $/ha entre 2020 et 2021.
Les terres de la région de l'Estrie sont moins abordables
que les années précédentes, ce qui affecte la rentabilité
des projets agricoles. La valeur moyenne des terres
estriennes transigées en 2021 se situe néanmoins
en-deçà de la moyenne québécoise, qui était de
16 627 $/ha la même année.
La demande à portée collective,
qui permet aux MRC de consolider
la trame résidentielle de leur
territoire, notamment dans les îlots
déstructurés et dans les secteurs de
superficie suffisamment grande pour
ne pas déstructurer la zone agricole,
a été réalisée en 2005. La MRC a été
la toute première, au Québec, à faire
une demande à portée collective à
la CPTAQ.
VALEUR DES TERRES
AGRICOLES
DEMANDES
À PORTÉE COLLECTIVE
FAITS SAILLANTS
TERRITOIRE AGRICOLE
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
16
Plusieurs initiatives de mise en valeur du
paysage et du patrimoine existent déjà sur
le territoire de la MRC. C'est le cas d'une
campagne de sensibilisation, de protection
et de mise en valeur du patrimoine bâti qui
a été mise sur pied en 2001 et dans le cadre
de laquelle des inventaires et des études de
caractérisation du patrimoine ont été faits.
La MRC s'inscrit aussi dans le Chemin des
Cantons, une route touristique qui met en
valeur le patrimoine bâti et naturel des
Cantons-de-l'Est. Plus récemment, un circuit
de « sheds » panoramiques inspirées des
bâtiments agricoles que l'on peut observer sur
le territoire a été mis en place pour permettre
aux visiteurs de contempler le paysage.
FAITS SAILLANTS
TERRITOIRE AGRICOLE
L'arrivée de nouveaux résidents dans la MRC,
moins au fait de la réalité agricole au cours de
la dernière décennie, a rendu la cohabitation
des usages parfois plus difficile sur le territoire.
Dans la région de l'Estrie, les plaintes liées aux
odeurs sont les plus fréquentes. L'UPA-Estrie
a mené une campagne de sensibilisation,
dans les dernières années, pour rappeler
aux néoruraux que les odeurs, le bruit et
la circulation des tracteurs à basse vitesse
font partie de la réalité du monde rural. Une
campagne de sensibilisation sur la cohabitation
entre agriculteurs et motoneigistes a également
été réalisée dans les dernières années.
PATRIMOINE ET
PAYSAGES
COHABITATION
HARMONIEUSE
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
17
Le nombre d'entreprises agricoles dans la MRC
est stable dans le temps, se situant à 523
exploitations en 2023, alors qu'il était de 529
exploitations en 1993. À titre de comparaison,
l'Estrie a vu son nombre de fermes diminuer de
0.6 %, passant de 2 774 à 2 757 fermes en 28 ans.
Pour la période 1993-2016, la tendance était à
la diminution du nombre d'entreprises agricoles
dans presque toutes les municipalités du
territoire. Cependant, les données montrent une
augmentation du nombre d'entreprises dans
toutes les municipalités du territoire entre 2016
et 2021, ce qui est un indicateur très positif.
En 1993, la production animale constituait
la source de revenus principale pour 75 %
des entreprises. En 2021, la production
animale représente la source de revenus
principale pour seulement 51 % des
entreprises. Les trois plus gros cheptels
dans la MRC sont les porcs, les bovins
de boucherie et les bovins laitiers. L'une
particularité de la MRC est la présence de
11 entreprises aquicoles faisant l'élevage
de poissons sur le territoire.
NOMBRE D'ENTREPRISES
AGRICOLES
SOURCE
DE REVENUS
FAITS SAILLANTS
PRODUCTIONS AGRICOLES
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
18
En 28 ans, les superficies en fruits et en légumes ont particulièrement diminué.
Entre 2016 et 2021, les superficies cultivées dans les légumes et les fruits tendent
à augmenter, mais elles sont encore éloignées des superficies de 1993. Ainsi,
seulement 31 % des superficies de 1993 sont encore en légumes et 61 % des
superficies sont en fruits. Comme il s'agit d'agriculture destinée à l'alimentation
humaine, il est particulièrement important de s'y intéresser, dans une perspective
de sécurité alimentaire. Selon les données disponibles, entre 1993 et 2016, toutes
les productions, à l'exception des bleuets et des autres arbres fruitiers, ont vu
leurs superficies diminuer. Il faut aussi noter la grande présence d'entreprises
horticoles dans la MRC, au nombre de 37 en 2021. Ces entreprises se trouvent
en grande majorité dans le secteur de la culture des sapins de Noël, qui est une
des particularités de l'agriculture de la MRC et de l'Estrie. En effet, en 2021, 39 %
de la production d'arbres de Noël de l'Estrie, qui est la principale région où se
cultivent les sapins de Noël au Québec, s'est fait dans la MRC. Par ailleurs, parmi
les productions émergentes, on retrouve, dans la MRC du HSF, le plus important
producteur de panic érigé au Canada. Cette culture est vivace et a de multiples
vocations agricole, agroenvironnementale et bioindustrielle.
FAITS SAILLANTS
PRODUCTIONS AGRICOLES
SUPERFICIES CULTIVÉES
DE FRUITS ET LÉGUMES
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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FAITS SAILLANTS
TERRITOIRE AGRICOLE
Depuis 2002, il y a une augmentation constante du nombre
d'entreprises agricoles dans la MRC ayant un produit
certifié biologique 4. En 2024, 9.7 % des entreprises agricoles
de la MRC ont une certification biologique. Le nombre
d'entreprises agricoles avec une certification biologique
est passé de 6 fermes en 2002 à 51 fermes en 2024.
Parmi les 51 entreprises agricoles, 32 sont en acériculture
et 12 sont en légumes frais 5. 13 % des entreprises agricoles
ayant une certification biologique en Estrie sont situés
dans la MRC du Haut-Saint-François.
AGRICULTURE BIOLOGIQUE
4 De 2002 à 2007, les entreprises sont comptabilisées selon leur production principale, tandis qu'à partir de 2010, les entreprises sont comptées
pour chaque secteur de production biologique qu'elles produisent. Toutefois, le total, représente bien le nombre (distinct) de producteur biologique.
5 Pour l'année 2024, nous utilisons les données du Portail Bio Québec parce qu'elles sont plus récentes que celles des fiches d'enregistrement du MAPAQ,
dans la mesure où une entreprise ayant des produits certifiés doit apparaître dans les fichiers de Bio Québec, mais que la déclaration au MAPAQ peut dater
de plusieurs années.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
20
En 2021, les revenus bruts agricoles pour la MRC étaient de 127,8 M$. De ceux-ci, 85,36 M$
provenaient de la production animale et 41,85 M$ de la production végétale. La production animale
génère encore plus de revenus que la production végétale, sur le territoire.
Sur le plan des revenus par entreprise, en 2021, 51 % de toutes les entreprises du territoire de la
MRC génèrent moins de 50 000 $ de revenu brut annuellement. Il y a une plus grande proportion
d'entreprises qui gagnent moins de 50 000 $ dans la MRC qu'en Estrie et dans la province en
général. Une telle proportion d'entreprises ayant un revenu brut moindre que 50 000 $ indique que
plus de 50 % des producteurs agricoles de la MRC ont une autre occupation que l'agriculture et
font de l'agriculture à temps partiel.
Le nombre d'entreprises en démarrage (déclarant des revenus de 5 000 $ et moins) a presque
triplé depuis 2010. Pour les autres strates de revenu, seules les entreprises déclarant des revenus
bruts annuels supérieurs à 500 000 $ ont vu leur nombre augmenter depuis 1993. Cela indique
que les fermes de taille moyenne ayant un revenu brut annuel supérieur à 50 000 $, mais inférieur
à 500 000 $, tendent à diminuer au fil des ans dans la MRC.
FAITS SAILLANTS
TERRITOIRE AGRICOLE
REVENUS BRUTS
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
21
L'agrotransformation se distingue de la
transformation alimentaire par le fait qu'elle
doit obligatoirement se faire à la ferme par
une entreprise agricole.
En 2021, 48 exploitations agricoles de la
MRC font de l'agrotransformation, soit
près de 9 % d'entre elles. Plus de la moitié
de ces entreprises sont dans le secteur
de l'acériculture. Les autres activités de
transformation à la ferme sont très variées.
C'est à Cookshire-Eaton et à Saint-Isidore-de-
Clifton que l'on trouve le plus grand nombre
d'entreprises qui font de l'agrotransformation,
pour un total de 7 entreprises dans chacune
de ces municipalités.
Un établissement avec permis de charcuterie
de gros (Scotstown) et 3 établissements avec
un permis de découpe à forfait de viande sont
présents sur le territoire de la MRC.
Parmi les transformateurs dans le secteur
de la viande, il y avait l'abattoir multi-espèces
de Lingwick qui a brûlé en 2017. Les autres
abattoirs n'ont pu prendre en charge la
demande supplémentaire, ce qui a fait perdre
des capacités d'abattage aux producteurs de
la MRC. Les producteurs de la MRC ont accès
à 5 abattoirs dans un rayon de 50 kilomètres
de Cookshire-Eaton, dont 2 de type provincial
et 3 de type fédéral et 4 abattoirs de proximité.
FAITS SAILLANTS
AGROTRANSFORMATION ET
TRANSFORMATION ALIMENTAIRE
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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FAITS SAILLANTS
MISE EN MARCHÉ DE PROXIMITÉ
ET ACTIVITÉS COMPLÉMENTAIRES
LES ACTIVITÉS
COMPLÉMENTAIRES
À LA FERME ENGLOBENT
À LA FOIS LES KIOSQUES
À LA FERME,
L'AUTOCUEILLETTE
ET L'AGROTOURISME 6.
Depuis 2012, il y a une augmentation
du nombre d'entreprises ayant une
offre agrotouristique dans la MRC.
3.4 % des entreprises ont une offre
agrotouristique, c'est-à-dire que leur
entreprise est ouverte au public pour
qu'il puisse s'initier à l'agriculture
et découvrir leurs productions. Les
18 entreprises agricoles pratiquant
l'agrotourisme dans la MRC
représentent 20 % des entreprises
agrotouristiques de l'Estrie.
6 L' agrotourisme est une activité touristique qui est complémentaire à l'agriculture et qui a lieu dans une exploitation agricole.
Il met en relation des productrices et des producteurs agricoles avec des touristes ou des excursionnistes. (MAPAQ, 2023)
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
23
Avec 117 kiosques à la ferme,
le Haut-Saint-François est la MRC
où il y a le plus de kiosques à la
ferme parmi toutes les autres MRC
de la région, ce qui représente
22.2 % de l'offre régionale.
Plus de la moitié des kiosques
à la ferme sont situés sur des
entreprises acéricoles, de bovins
de boucherie et de légumes frais.
En 2021, 36 entreprises déclarent
vendre leurs produits en marché
public, ce qui représente près de
20 % des entreprises de la région
utilisant ce moyen de vente.
FAITS SAILLANTS
MISE EN MARCHÉ DE PROXIMITÉ
ET ACTIVITÉS COMPLÉMENTAIRES
Dans le bilan général du PDZA de la MRC, pour la
période 2017-2022, on note que les marchés publics
ont poursuivi leur développement, mais qu'aucun
n'est encore en mesure d'embaucher une ressource.
La mutualisation de certaines charges a été explorée
et d'autres mériteraient d'être approfondies pour
permettre la pérennité de ceux-ci.
L'autocueillette reste une activité marginale dans
la MRC, seulement 2,9 % des entreprises offrent
de l'autocueillette, ce qui représente 16,8 % de
'offre régionale.
Les Créateurs de saveurs Cantons-de-l 'Est est
une marque qui regroupe une grande variété
d'entreprises agroalimentaires de la région.
18 entreprises de la MRC y adhèrent.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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FAITS SAILLANTS
PRODUCTEUR(TRICE)S AGRICOLES,
MAIN-D'ŒUVRE ET RELÈVE
SELON LE
RECENSEMENT
DE STATISTIQUES
CANADA, EN 2021,
L'ÂGE MOYEN DES
EXPLOITANTS
AGRICOLES DANS
LA MRC ÉTAIT DE
56,9 ANS ET L'ÂGE
MÉDIAN, DE 57 ANS.
La MRC est dans la
moyenne régionale (29,1 %)
avec 29,3 % de femmes qui
sont propriétaires d'une
exploitation agricole.
La grande majorité de la main-d'œuvre des fermes de la MRC
est encore majoritairement familiale. Seulement 9 exploitations,
principalement dans le secteur de l'horticulture, embauchent
une main-d'œuvre étrangère.
Le collectif de formation agricole offre une diversité de formations
au bénéfice des producteurs de la MRC, en plus de celles offertes
par un grand nombre d'institutions d'enseignement situées à
proximité du territoire de la MRC.
En 2021, 44 exploitations agricoles de la MRC prévoyaient
vendre ou céder d'ici 5 ans. 70 % d'entre elles avaient une relève
identifiée, ce qui est un indicateur positif de la pérennité de ces
fermes. Près de la moitié des entreprises souhaitant vendre
ou céder d'ici 5 ans se trouvent en production animale. C'est à
Cookshire-Eaton qu'on trouve le plus grand nombre d'entreprises
désirant vendre ou céder d'ici 5 ans (10 entreprises).
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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En 2016, 10 % des jeunes agriculteurs qui
se sont établis au Québec l'ont fait dans la
région de l'Estrie.
L'âge moyen de la relève établie en Estrie
est de 34,3 ans.
Dans la MRC, en 2021, 18.9 % de la relève
travaillent dans le secteur des bovins de
boucherie, 17.1 % dans le secteur des
fourrages, 15.3 % dans le domaine de
la production de bovins laitiers et 10.8 %
dans le secteur de l'acériculture.
Depuis 2006, on observe une diminution de
la proportion de jeunes dans le secteur de
la production laitière et une hausse dans le
secteur de l'acériculture, ce qui correspond
à la variation du nombre d'entreprises de
chacune de ces filières.
FAITS SAILLANTS
PRODUCTEUR(TRICE)S AGRICOLES,
MAIN-D'ŒUVRE ET RELÈVE
LA RELÈVE
En 2021 dans la MRC, 40 % des
exploitations qui offrent de l'autocueillette
ont un exploitant de moins de 40 ans,
tout comme 38,8 % de celles qui offrent
des activités d'agrotourisme et 30,5 % qui
vendent en marché public. Ce sont des
activités qui connaissent une certaine
popularité auprès des jeunes de la relève.
En Estrie, entre 2011 et 2021, la proportion
de jeunes qui se sont établis par transfert
familial est passée de 54 % à 51 %.
Il s'agit d'une proportion plus basse que
pour l'ensemble du Québec (54 %).
Par ailleurs, en 2016, 76 % de la relève
avait des parents agriculteurs.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
26
La région de l'Estrie se distingue par la
proportion de la relève établie par transfert
non-apparenté (14 %) comparativement à
la répartition régionale de l'ensemble des
jeunes de la relève (10 %).
Entre 2011 et 2021, la proportion de jeunes
établis par démarrage en Estrie est passée
de 34 % à 36 %. Au Québec, la proportion
de démarrage chez la relève est également
de 36 %.
Les jeunes de la région ont moins tendance
à recourir aux services-conseils que les
autres jeunes du Québec. Les services d'un
comptable, d'un fiscaliste ou d'un planificateur
financier sont utilisés par 66 % des jeunes de
l'Estrie, il s'agit de la même proportion qu'en
2011, comparativement à 69% pour les jeunes
de la relève dans l'ensemble du Québec.
La proportion des jeunes établis dans la
région qui sont locataires d'une partie ou
de la totalité de leurs terres au moment
de l'établissement est passée de 18 % en
2011 à 22 % en 2016. En 2016, la proportion
est de 26 % pour l'ensemble du Québec.
Même si la tendance est à la hausse pour
ce qui est des terres en locations pour
un projet d'établissement, la relève qui
s'établit en Estrie est encore plus souvent
propriétaire que le reste de la province.
Le service de maillage entre cédants et
aspirant-propriétaire, L' ARTERRE, est
en fonction depuis 2016 sur le territoire
de la MRC et a permis de compléter 10
jumelages depuis le début de son entrée
en fonction, ce qui représente 35 % de
tous les jumelages effectués en Estrie.
FAITS SAILLANTS
PRODUCTEUR(TRICE)S AGRICOLES,
MAIN-D'ŒUVRE ET RELÈVE
LA RELÈVE (...)
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
27
FAITS SAILLANTS
SECTEUR FORESTIER
L'INDUSTRIE DU BOIS
OCCUPE UNE PLACE TRÈS
IMPORTANTE AU SEIN DE
L'ÉCONOMIE DE LA MRC.
LA SUPERFICIE FORESTIÈRE
TOTALE DE LA MRC EST
DE 192 171 HA (TENURE
PRIVÉE ET PUBLIQUE
COMBINÉE), SOIT 84 %
DU TERRITOIRE DE LA MRC.
La superficie forestière est essentiellement en zone
agricole (77 %) et elle est de tenure privée à plus de
98 %. La forêt publique est essentiellement en zone
non agricole.
En 2022, on dénombre 813 producteurs forestiers
reconnus dans la MRC. Deux d'entre eux possèdent
plus de 800 ha d'un seul tenant.
Les producteurs du Haut-Saint-François représentent
22 % des producteurs du territoire de l'Agence de mise
en valeur des forêts privées de l'Estrie et possèdent 29 %
de la superficie en forêt. La MRC se classe première
pour la mise en marché du bois (pâte et sciage) en 2023,
pour le territoire couvert par le plan conjoint du sud du
Québec. En effet, 24 % du bois est produit dans la MRC.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
28
FAITS SAILLANTS
SECTEUR FORESTIER
TRANSFORMATION DU BOIS
En 2017, le territoire de la MRC comptait 34 entreprises en transformation du bois. Ces entreprises
incluent, entre autres, les usines de sciage, de fabrication de carton, d'armoire et de comptoir
et d'ébénisterie. Le nombre d'emplois est estimé à 650. À cela s'ajoutent quatre groupements
Forestiers, la présence du siège social de l'Agence pour la mise en valeur de la forêt, plusieurs
entrepreneurs en récolte de bois et 18 entreprises de transport de bois.
RICHESSE ÉCOSYSTÉMIQUE
Le territoire de la MRC du Haut-Saint-François
comprend 12 écosystèmes forestiers dignes
de mention. Les plus récentes données
ministérielles indiquent la présence de 14
espèces végétales et 10 espèces fauniques
précaires et 27 habitats fauniques reconnus.
La présence d'espèces exotiques
envahissantes menace cette biodiversité,
principalement le nerprun bourdaine, très
implanté dans le secteur forestier de Cookshire.
La filière des produits forestiers non ligneux (PFNL)
est peu développée dans la MRC, bien que son
territoire ait le potentiel requis. Le territoire peut
compter sur la présence d'un organisme à but non
lucratif spécialisé dans cette filière, Cultur'Innov,
une coopérative de solidarité spécialisée dans
l'accompagnement et le soutien à l'essor des
PFNL au Québec. Selon Cultur'Innov, il y avait 112
entreprises œuvrant dans le domaine des PFNL
en Estrie en 2015, dont 13 étaient situées dans
le Haut-Saint-François.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
29
FAITS SAILLANTS
CHANGEMENT CLIMATIQUE
ET AGROENVIRONNEMENT
SELON LES PRÉVISIONS
CLIMATIQUES POUR LE
TERRITOIRE DE L'ESTRIE
À L'HORIZON DE 2050,
LA TEMPÉRATURE
MOYENNE ANNUELLE
DEVRAIT AUGMENTER
DE 2,7 DEGRÉS CELSIUS
ET L'AUGMENTATION
DES PRÉCIPITATIONS
TOTALES ANNUELLES
SERAIT DE 68 MM.
Ces perturbations climatiques risquent de causer des
problématiques en matière d'approvisionnement en eau
pour les entreprises et d'augmenter la fréquence des
événements climatiques extrêmes, qui deviendront un
enjeu de taille pour la production en champ.
Agriclimat est une démarche initiée par les producteurs
et productrices agricoles du Québec dans le but de mieux
comprendre les effets des changements climatiques en
agriculture et de mettre en œuvre les meilleurs moyens
d'y faire face. Cette démarche a permis d'établir les priorités
d'adaptation collective pour l'Estrie en matière d'adaptation
aux changements climatiques. Ces priorités sont le maintien
et l'amélioration des sols, l'amélioration de la gestion de
l'eau, la préservation des boisés et des érablières ainsi que
de favoriser la capacité d'investissement des entreprises
pour s'adapter.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
30
L'Estrie a fait partie du projet RADEAU,
qui vise entre autres à obtenir un état
de situation clair, à l'échelle régionale,
des besoins et disponibilités en eau des
différents usagers.
Les besoins en eau pour le secteur agricole
de la région se répartissent ainsi : 68 % pour
la pisciculture (surtout à Chartierville et East
Hereford), 27 % pour la production animale
et 5 % pour la production végétale.
En 2003, une étude notait déjà un problème
d'accès à des quantités suffisantes d'eau
qui toucherait l'abreuvement des bovins de
boucherie au pâturage et chez certaines
fermes laitières.
23 exploitants agricoles ont déclaré utiliser
l'irrigation dans la MRC du Haut-Saint-François
(Statistiques Canada, Recensement 2021).
FAITS SAILLANTS
CHANGEMENT CLIMATIQUE
ET AGROENVIRONNEMENT
Les bassins versants du territoire de la MRC
sont considérés comme dégradés puisque
certains cours d'eau présentent des
concentrations en phosphore élevées. Ce qui
fait que les entreprises agricoles du territoire ne
peuvent augmenter leurs superficies cultivables
en vertu du Règlement sur les exploitations
agricoles (REA). Le territoire vallonné de la MRC
augmente les risques d'érosion des sols et de
dégradation de la qualité de l'eau. Ce risque est
accentué par l'augmentation des superficies en
culture annuelle, telles que le maïs-grain et le
soya. Plusieurs actions visant la mise en place
de pratiques agroenvironnementales à la ferme
et à l'échelle du territoire de l'Estrie ont eu lieu,
telles que la caravane de la santé des sols, de la
formation sur les cours d'eau et des journées de
démonstrations. De plus, plusieurs actions seront
réalisées dans le cadre du Plan d'action régional
d'agriculture durable 2021-2025 du MAPAQ.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
31
LA
DÉMARCHE
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
31
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
32
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
32
PDZA
2017-2022
ATELIER 2
EXPLORATION
FFOM
+
ATELIER 3
PRIORISATION
DES ENJEUX
VALIDATION
DES FAITS SAILLANTS
DU PORTRAIT
FORUM
VALIDATION
DU PLAN D' ACTION
ATELIER 1
EXPLORATION
DES ENJEUX
FÉVRIER
AVRIL
SEPTEMBRE
OCTOBRE
DÉFINITION
DES ORIENTATIONS,
DES OBJECTIFS ET
CO-CONSTRUCTION
DU PLAN D' ACTION
NOVEMBRE
MAI
2022
2023
2024
MISE EN OEUVRE
DU NOUVEAU PDZA
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
33
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
33
DIAGNOSTIC
TERRITORIAL
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
33
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
34
LES ENJEUX
Soutien entrepreneurial
et maillage pour les projets
innovants à valeur ajoutée
Adaptation aux changements climatiques
et mise en place de pratiques
agroenvironnementales
Complexité réglementaire
et administrative nuisant
au développement du secteur
Meilleure valorisation
de la profession agricole et forestière
Besoin d'un leadership
régional agricole fort
Rentabilité des entreprises
et pénurie de main-d'œuvre
Agriculture de proximité :
diversification et mutualisation
Meilleure cohabitation
en milieu agricole
Accès difficile à la terre, appui
déficient pour la relève agricole,
les projets d'établissement
et de développement
Filières forestières
et cultures pérennes :
des opportunités à saisir
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
34
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
35
Rentabilité des entreprises
et pénurie de main-d'œuvre
1
Le nombre d'entreprises agricoles sur le territoire de la MRC est resté stable, en nombre absolu
depuis 1993, avec seulement 6 entreprises en moins. Malgré ces données encourageantes, l'enjeu
de la pérennité des entreprises dans le temps reste un défi de taille, principalement à cause de la faible
rentabilité qu'offre le secteur agricole. Cette situation s'est exacerbée au cours des dernières années par
l'augmentation du coût des intrants et la rareté de la main-d'œuvre. L'augmentation des taux d'intérêt
engendre une fragilisation des finances des entreprises par la hausse de leurs paiements, ce qui réduit
grandement leur marge de manœuvre financière et leur viabilité à long terme.
La pénurie de main-d'œuvre accentue les défis entrepreneuriaux des entreprises agricoles de la MRC.
Les salaires et les conditions de travail en agriculture sont peu compétitifs, ce qui diminue le pouvoir
d'attraction et de rétention des entreprises pour de la main-d'œuvre qualifiée. Cette situation influence
même les choix de formation de la main-d'œuvre potentielle qui se tourne bien souvent vers d'autres
métiers que ceux du secteur agricole. Lors de la mise en œuvre de son précédent PDZA, la MRC a mis
en place des séjours exploratoires agricoles afin de faire connaître les métiers agricoles aux jeunes de
la région. Cette initiative porteuse pourrait être maintenue afin d'attirer de la main-d'œuvre au sein des
entreprises de la MRC. Même si des entreprises trouvent la main-d'œuvre nécessaire à leurs besoins, par
l'embauche de travailleurs étrangers temporaires (TET), une problématique demeure : la disponibilité de
logement sur le territoire pour les accueillir dans un contexte de crise du logement. L'automatisation et la
robotisation des entreprises agricoles peuvent être des options pour pallier au manque de main-d'œuvre.
Cependant, il s'agit de solutions très coûteuses qui ne conviennent pas à tous les types de productions et
qui doivent être appuyées par des programmes d'aide gouvernementale.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
36
Agriculture de proximité :
diversification et mutualisation
2
Le bilan du premier PDZA de la MRC a permis de faire le constat qu'une agriculture
de proximité s'est grandement développé au cours des dernières années avec
l'établissement de nombreuses petites fermes diversifiées. Les marchés publics ont
poursuivi leur développement et se sont pour la plupart mieux implantés dans leur
municipalité. Le maintien de cette agriculture de proximité reste fragile et certaines
actions doivent être mises en place afin de pérenniser cette offre agroalimentaire sur
le territoire de la MRC.
Les acteurs du milieu désirent mettre de l'avant des projets de diversifications à la ferme soutenus
par une plus grande mutualisation des ressources, afin d'améliorer la rentabilité des entreprises
agricoles par l'apport de valeur ajoutée et une meilleure gestion des coûts de production. Lors de
la mise en œuvre du précédent PDZA, l'appui au développement et à la diversification des abattoirs
régionaux a mobilisé les acteurs, mais l'incendie de l'abattoir Rousseau a créé un grand vide
difficile à combler jusqu'à maintenant en matière d'abattage. La MRC avait aussi comme objectif
d'évaluer et de soutenir les initiatives de partage de ressources humaines et matérielles, telles que
les CUMO et les CUMA, mais cette action n'a pas été réalisée. >
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
37
Pour mettre en place de telles initiatives, une meilleure coordination
sur le territoire devra être mise en place pour répondre aux besoins
logistiques des producteurs agricoles tout en développant l'économie
circulaire. La diversification des entreprises par la transformation à la
ferme ou la vente en circuit court a aussi été identifiée comme levier
pour augmenter les marges bénéficiaires des entreprises du secteur.
Actuellement, ce sont les entreprises acéricoles qui font le plus de
transformation à la ferme et de vente via un kiosque à la ferme sur
le territoire de la MRC. La MRC a maintenu et bonifié son répertoire
agrotouristique pour faire la promotion des entreprises agricoles
accueillant des gens à la ferme, mais il reste du travail à faire afin
de développer l'agrotourisme en l'arrimant à toute l'offre touristique
régionale. La région pourrait s'inspirer des succès de la filière acéricole
dans ce domaine au bénéfice des autres entreprises agricoles de la
MRC. La vente en circuit court, en plus de permettre de créer de la valeur
ajoutée à la production locale, permet aussi de rapprocher la population
des agriculteurs et de créer une meilleure compréhension mutuelle.
ENJEU 2 (suite)
Agriculture de proximité :
diversification et mutualisation
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
38
Améliorer la cohabitation
en milieu agricole
3
La MRC du Haut-Saint-François, par la richesse de ces paysages et sa proximité avec la région de
Sherbrooke, est un secteur prisé par les néoruraux et par les villégiateurs, ce qui entraîne parfois
des problèmes de cohabitation. Bien que moins présent qu'au sein d'autres MRC de l'Estrie, on
perçoit quand même une certaine rurbanisation du territoire de la MRC. C'est-à-dire que plusieurs
superficies agricoles deviennent la propriété de non-agriculteurs qui n'utilisent pas leur bien foncier
à des fins agricoles, mais vise une utilisation autre qu'agricole (résidentielle, récréotouristique,
etc.). Les néoruraux arrivent avec de nouvelles valeurs qui causent parfois des problèmes de
cohabitation par leurs méconnaissances des réalités agricoles que sont entre autres les odeurs, le
bruit et la circulation des tracteurs à basse vitesse. Pour les acteurs du milieu agricole, il devient
très important de maintenir le caractère rural du territoire, de protéger les terres cultivables et
d'éduquer les néoruraux sur les réalités agricoles et rurales qui sont celles vécues sur le territoire
de la MRC.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
39
Difficile accès à la terre,
appui déficient pour la relève agricole,
les projets d'établissement et de développement
4
L'accès à la terre reste un enjeu majeur pour les projets de relève, d'établissement ou de
développement en agriculture, principalement pour la relève non apparentée qui ne bénéficie
pas du soutien d'une famille déjà établie dans le secteur. Le prix des terres agricoles en Estrie
a grandement augmenté au cours des dernières années, ce qui rend difficile certains projets
de relève et d'établissement. Le coût d'acquisition des terres devient souvent trop élevé pour
la rentabilité appréhendée d'un projet agricole et la capacité de financement disponible des
entreprises. Tel que mentionné précédemment, il existe un réel enjeu d'abandon des terres
cultivées lorsque celles-ci sont achetées par des non-agriculteurs qui créent un effet spéculatif
sur le prix des terres et nuit à leur disponibilité pour des projets agricoles. Dans ce contexte,
bien qu'une analyse réalisée par la MRC indique que plusieurs sites identifiés en friche sont
composés majoritairement de parcelles de petite ou très petite dimension, une vigilance accrue
sur la situation s'impose. Il faut comprendre que la remise en culture des terres en friche est
coûteuse. Il serait intéressant de voir les possibilités de mettre en place une taxe spéciale ou une
redevance sur les superficies cultivables à l'abandon.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
40
Afin de faciliter l'accès à la terre, les parties prenantes du territoire identifient l'offre d'un meilleur
support financier pour l'acquisition de terre via les institutions existantes telles que la Financière
agricole du Québec (FADQ). Ces institutions doivent prendre plus de risques pour favoriser
l'établissement de la relève. Une réflexion sur les nouveaux modèles d'affaires et de propriétés
en agriculture comme les fiducies (FUSA) ou le système coopératif est aussi nécessaire dans un
contexte d'augmentation du prix des terres. Ces projets collectifs pourraient travailler de concert avec
les incubateurs régionaux, tels que l'incubateur de Coaticook, pour favoriser le développement de
nouveaux projets agricoles et l'établissement d'une relève non apparenté sur les entreprises existantes.
Bien que 70 % des exploitants agricoles souhaitant vendre d'ici 5 ans aient une relève identifiée dans
la MRC du Haut-Saint-François, il reste que l'âge moyen (57 ans) élevé des producteurs de la MRC
rend encore plus urgent le besoin de relève. La forte proportion (plus de 50 %) des entrepreneurs
agricoles ayant un travail à l'extérieur de la ferme rend d'autant plus difficile la reprise d'une ferme
établie. L'initiative L' ARTERRE, qui offre un service de maillage entre les cédants et la relève, présente
en Estrie depuis 2016 a réalisé 10 jumelages dans la MRC depuis sa création. Bien que fort utile,
le rôle de L' ARTERRE actuellement restreint aux activités de maillage ne répond pas entièrement
aux besoins d'accompagnement de la relève et des projets d'établissement. Il existe une panoplie
de services d'accompagnement, cependant ces services sont encore trop souvent méconnus des
producteurs et de la relève. Selon les données du MAPAQ, les jeunes de la région de l'Estrie ont
moins tendance à avoir recours aux services-conseils que les autres jeunes de la province, ainsi qu'à
l'aide de la FADQ. Il est aussi nécessaire d'accentuer la complémentarité entre les divers organismes
d'aide en entrepreneuriat de la MRC. Le rôle de L' ARTERRE pourrait être élargi afin de permettre
un accompagnement complet en amont ainsi que dans la plage 0-5 ans d'un projet de relève ou
d'établissement, afin de consolider et de pérenniser les projets agricoles de la région.
ENJEU 4 (suite)
Difficile accès à la terre, appui déficient pour la relève agricole,
les projets d'établissement et de développement
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
41
Filières forestières et cultures pérennes :
des opportunités à saisir
5
La situation géographique, pédologique et climatique de la MRC du Haut-Saint-François en fait
une région où prédomine la forêt et les cultures pérennes. La forêt représente 82 % du territoire
agricole protégé de la MRC avec une superficie de 147 466 ha. La grande présence de productions
animales et un paysage vallonné ont favorisé le maintien de grandes superficies de cultures
pérennes, telles que les fourrages et les pâturages qui représentent 60 % des superficies en
culture de la MRC, soit plus de 20 000 ha en 2021.
Bien qu'il y ait une forte activité sylvicole sur le territoire de la MRC et que l'on constate
une augmentation significative de la mise en marché des produits forestiers au cours des
dernières années, le potentiel forestier de la MRC pourrait être mieux valorisé. Il y a une
baisse des superficies sous régime d'aménagement forestier. Il se fait de moins en moins de
plans d'aménagement forestier (diminution de 10 % depuis 2011). Il y a un vieillissement des
producteurs forestiers actuels et un embourgeoisement de la forêt. Les nouveaux propriétaires
forestiers ont bien souvent une perception négative de la coupe forestière. Ces nouveaux
propriétaires ont besoin d'être sensibilisés à l'aménagement durable des forêts et aux potentiels
économique et environnemental d'une bonne gestion sylvicole de leur propriété. Ils doivent être
accompagnés pour leurs travaux d'aménagement. Afin de mieux cerner les besoins du secteur, il
serait intéressant de mettre à jour le profil des forestiers de la région.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
42
La perception négative des activités sylvicoles
est malheureusement encore partagée par
une grande proportion de la population. Il est
important de faire la promotion des bonnes
pratiques du secteur et de l'importance des
aménagements forestiers pour le potentiel
faunique du territoire et les activités qui y
sont reliées, telle que la chasse. La réalisation
d'aménagements forestiers durables et leur
promotion seraient un atout pour changer
cette perception. Il devient urgent de faire la
promotion du bois comme éco-matériau et de
mettre de l'avant la biomasse forestière comme
énergie renouvelable. La forêt est un puits pour
le carbone, ce qui, lorsqu'elle est aménagée de
façon durable, en fait un actif majeur pour la lutte
aux changements climatiques. À cet effet, il serait
pertinent de valoriser la construction avec des
matériaux de bois dans la région.
La diversification des produits de la forêt pourrait
être faite par la bonification de la filière acéricole
déjà bien présente et par la mise en place de la
filière des produits forestiers non ligneux (PFNL)
actuellement peu présente sur le territoire de
la MRC. La mise en œuvre du précédent PDZA
a permis le soutien au développement de
productions émergentes via l'étude du potentiel
de récolte des PFNL. Ce potentiel très présent
dans les secteurs sous couvert forestier de la
MRC doit être valorisé et structuré afin de faire
émerger une réelle filière PFNL sur le territoire
de la MRC.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
43
L'acériculture est de plus en plus
dynamique sur le territoire. En effet,
au cours des 30 dernières années,
le nombre d'entailles a triplé sur
le territoire de la MRC. Il s'agit
de la production ayant le plus de
kiosques à la ferme et d'entreprises
pratiquant l'agrotransformation, ce
qui en fait une filière d'importance
pour l'économie locale et le
maintien d'une agriculture de
proximité, d'où l'importance d'aider
à son développement dans un
contexte où du nouveau contingent
de productions a été émis par
la Fédération des producteurs
acéricoles du Québec.
Les cultures pérennes, telles que les fourrages et les
pâturages, sont au cœur de l'identité agricole et paysagère
du Haut-Saint-François. Principales sources d'alimentation
des élevages de la région, elles sont aussi indispensables à la
préservation de la biodiversité et à la protection des ressources
eau et sol dans un contexte territorial de topographies
accidentées comme celui de la MRC. Le maintien de ces
cultures dans la rotation des producteurs est donc essentiel,
plus particulièrement dans un contexte d'augmentation des
superficies en cultures annuelles dans la MRC. À l'instar de
la filière forestière, le développement de la filière des plantes
pérennes est une priorité identifiée par les acteurs territoriaux.
Dans cette optique, le développement et la consolidation du
foin de commerce et de la biomasse agricole déjà présente sur
le territoire par la production de panic érigé devient une action
d'importance, encore plus pertinente dans le contexte actuel
d'adaptation aux changements climatiques.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
44
Soutien entrepreneurial
et maillage pour les projets
innovants à valeur ajoutée
6
L'innovation est essentielle au maintien
d'une agriculture et d'une sylviculture fortes
et dynamiques sur le territoire de la MRC.
Il n'existe actuellement aucun soutien à
l'innovation sur le territoire de la MRC dédié au
secteur agricole. Il serait pertinent de mettre
en place une équipe qui travaillera de concert
à stimuler et accompagner les démarches
innovantes du territoire par une veille
stratégique, de l'accompagnement et de la
diffusion d'informations aux acteurs territoriaux
concernés. Ce sont les entrepreneurs agricoles
qui sont au cœur des projets innovants.
Pour ce faire, ils doivent être soutenus
financièrement et adéquatement formés.
La stratégie de développement des capacités
entrepreneuriales agricoles et forestières des
producteurs, notamment par des formations
adaptées présentes dans le plan d'action du
précédent PDZA, devrait être maintenue.
Le maillage et l'échange sont des
composantes importantes pour générer
et maintenir une capacité d'innovation au
sein des entreprises et d'un écosystème
entrepreneurial. À travers des réseaux
existants d'entrepreneurs (chambre de
commerce, syndicat local UPA, etc.), il serait
fort à propos de créer des espaces dédiés
à la création de liens et à des moments
d'échange entre entrepreneurs pour faire
émerger les possibilités d'affaire pouvant
soutenir les besoins en innovation des
filières agricoles et sylvicoles de la MRC
et de la région.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
45
Adaptation aux changements climatiques
et mise en place de pratiques agroenvironnementales
7
Selon l'initiative Agriclimat, à l'horizon de 2050, la température
moyenne annuelle en Estrie devrait augmenter de 2,7 degrés Celsius
et les précipitations annuelles de 68 mm. Cela entrainera plusieurs
perturbations climatiques qui auront de grands impacts sur les
entreprises agricoles. Aux nombres ce ceux-ci, la disponibilité en
eau pour les besoins agricoles, la dégradation des écosystèmes du
territoire et l'augmentation des risques de dégradation des sols. Dans
ce contexte, il devient urgent de préserver les écosystèmes du territoire
en améliorant la biodiversité présente, en luttant contre les espèces
exotiques envahissantes et en mettant en place des actions concertées
pour permettre aux entreprises agricoles de s'adapter aux changements
climatiques par l'adoption de bonnes pratiques agroenvironnementales.
Pour ce faire, les producteurs agricoles du territoire désirent avoir l'appui
de la MRC pour faire face aux défis en lien avec la gestion de l'eau, pour
minimiser et prévenir l'impact des sécheresses et des inondations sur
leurs entreprises ainsi que pour la protection de sa qualité. Les parties
prenantes du territoire reconnaissent l'importance de préserver les
écosystèmes et la qualité de l'environnement, mais estiment que les
actions faites en ce sens par les producteurs servent à l'ensemble des
citoyens et devraient être rémunérées et reconnues à leur juste valeur.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
46
Complexité réglementaire et administrative
nuisant au développement du secteur
8
Les règlementations et les normes de plus en plus nombreuses et complexes rendent la réalisation
des projets agricoles difficile. L'absence d'un taux de taxation distinct pour les superficies agricoles
et forestières qui pourrait favoriser le développement du secteur forestier a été identifiée comme un
irritant par le milieu. Pour les parties prenantes consultées, la nécessité d'un leadership politique fort
et affirmé de la MRC, pour défendre et revendiquer des transformations nécessaires sur le plan
législatif (local, MRC, provincial) sur des enjeux de réglementation en faveur de la vitalité et du
développement de l'agriculture et de la sylviculture, a été nommée comme enjeu d'intérêt.
À cet effet, le travail débuté lors du premier PDZA, afin de réviser la réglementation municipale
ayant un lien avec l'agriculture et la foresterie et l'évaluation de certaines lois provinciales ayant un impact
sur l'agriculture et la foresterie, devrait être poursuivi.
Cet effort de concordance réglementaire prend tout son sens avec l'adoption par la MRC du premier
plan régional des milieux humides et hydriques (PRMHH), qui aura un grand impact sur les entreprises
agricoles et sylvicoles du territoire. Sa mise en œuvre devra être faite en lien avec le plan d'action du
PDZA, afin de favoriser le développement durable du secteur et éviter de nuire à sa croissance.
La complexité des programmes d'aide aux entreprises et des demandes d'autorisation fait en sorte
que plusieurs projets n'aboutissent pas ou créent une augmentation des coûts pour leur réalisation.
Bien souvent, cette complexité administrative fait que les producteurs agricoles ont une
méconnaissance des leviers financiers disponibles. Il serait pertinent de créer un service d'aide au CLD
pour appuyer les producteurs dans leur démarche administrative et financière à travers les différentes
réglementations et les différents programmes de soutien. Pour le secteur forestier plus spécifiquement,
il serait important de bien démystifier la réglementation touchant les boisés en terres privées.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
47
Meilleure valorisation de
la profession agricole et forestière
9
Les producteurs agricoles et forestiers, en
plus de devoir faire face aux différents défis
entrepreneuriaux de toutes entreprises, doivent
aussi s'ajuster aux aléas climatiques hors de leur
contrôle. La saison de culture 2023 a été marquée
par de grandes précipitations de pluie qui ont
causé beaucoup de pertes aux champs, entre
autres pour les producteurs de foin et de légumes.
La diminution forcée du cheptel porcin québécois
aura un grand impact sur les producteurs de
la MRC, puisque la production porcine y est
très présente. D'un autre côté, l'agriculture et
la sylviculture sont des secteurs souvent mal
perçus par la population à cause de leur prétendu
impact sur la qualité de l'environnement. Ces
conditions socio-économiques peu favorables
fragilisent le bien-être collectif et rendent difficile
la préservation d'une bonne santé mentale des
producteurs agricoles et forestiers.
À la base de cette problématique, il y a
la faible valorisation de l'agriculture et de
la sylviculture auprès de la population
et des élus du territoire. Une meilleure
compréhension par la population de la réalité
vécue par les producteurs aiderait à un
meilleur soutien et un appui de la collectivité
au secteur. Pour ce faire, il est important de
commencer tôt à parler d'agriculture et de
sylviculture, par des activités éducatives et
de sensibilisations auprès des jeunes dans
les écoles, pour en faire une population
de demain convaincue et mobilisée. En
parallèle, il faut bonifier et mettre en place
des actions concrètes afin de venir en aide
aux producteurs qui vivent de la détresse
psychologique, par un soutien adéquat sur
tout le territoire de la MRC.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
48
Besoin d'un leadership régional agricole fort
10
Les parties prenantes du territoire souhaitent
que l'agriculture soit mise de l'avant et qu'un
leadership régional fort émerge, afin de valoriser
la ruralité comme une composante majeure du
développement socio-économique du Haut-
Saint-François. La collaboration régionale et
intermunicipale sur le territoire de la MRC est
essentielle au développement des secteurs
agricoles et forestiers. Il est impératif de mieux
communiquer les enjeux et la réalité propres
de ces secteurs aux élus afin qu'ils portent une
vision territoriale commune et mettent en place
des actions pour une meilleure collaboration
et coopération régionale. Cela permettra un
développement harmonieux des secteurs
forestiers, agricoles et urbains pour le maintien
des services de proximité.
Le travail et la réalité des producteurs agricoles
ne sont pas suffisamment connus et reconnus.
Il serait important de publiciser les bons coups
économiques, sociaux et environnementaux de
l'agriculture de la MRC du Haut-Saint-François,
via les diverses actions de communication du
PDZA, en quantifiant l'apport du secteur à la
vitalité des communautés du territoire. Pour ce
faire, les parties prenantes désirent que la MRC
ajoute les ressources humaines et financières
nécessaires pour s'assurer de la promotion et de
la mise en place des actions identifiées comme
prioritaires par les acteurs territoriaux..
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
49
LA VISION
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
49
Le comité de mise à jour du PDZA de la MRC du Haut-Saint-François a décidé de
maintenir la vision de développement présente dans le PDZA 2017-2022 et de l'ajuster
au regard de leur nouvelle réalité territoriale. Cette vision ajustée se décline comme suit :
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
50
D'ICI 20 ANS, LA MRC DU HAUT-SAINT-FRANÇOIS
S'IMPOSERA COMME CHEF DE FILE EN ENTREPRENEURIAT
AGRICOLE ET FORESTIER.
TOUT ENTREPRENEUR MOTIVÉ AYANT UN PROJET D'AFFAIRES, AUSSI
DIVERSIFIÉ ET INNOVATEUR SOIT-IL, Y TROUVERA L'ESPACE AINSI QUE LES
RESSOURCES HUMAINES ET TECHNIQUES POUR LE SOUTENIR. PIERRES
ANGULAIRES DE L'OCCUPATION DYNAMIQUE DE LA RÉGION, L'AGRICULTURE
ET LA FORESTERIE DE LA MRC SERONT RECONNUES COMME ÉTANT AU
CŒUR DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL DU TERRITOIRE.
DANS L'ESPRIT DE TOUS, LA ZONE AGRICOLE DU HAUT-SAINT-FRANÇOIS
SERA, SANS CONTREDIT, « RÉSILIENTE, JEUNE, DIVERSIFIÉE, FORTE ET
FIÈRE »,CARACTÉRISÉE PAR DES GENS DYNAMIQUES, SOLIDAIRES ENVERS
LEUR COMMUNAUTÉ ET OÙ LA RELÈVE S'ÉTABLIT FACILEMENT.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
51
LES AXES DE DÉVELOPPEMENT POUR RÉPONDRE À LA VISION :
POSITIONNER LA MRC EN TANT
QUE LEADER EN DÉVELOPPEMENT
AGRICOLE ET AGROFORESTIER
IMPLANTER ET DÉVELOPPER
LES ENTREPRISES AGRICOLES,
AGROALIMENTAIRES ET AGROFORESTIÈRES
SUR L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE
VALORISER ET OCCUPER
DE MANIÈRE DYNAMIQUE
LE TERRITOIRE AGRICOLE
ÊTRE UN TERRITOIRE RÉSILIENT
ET EN ACTION FACE AUX
CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
52
LA MISE
EN OEUVRE
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
52
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
53
La mise en œuvre du plan d'action est l'enjeu le plus
crucial pour la réussite d'un PDZA. Dans la plupart
des MRC du Québec, la mise en œuvre des PDZA est
généralement le fruit d'échanges entre un chargé
de projet et un comité de suivi de mise en œuvre
du PDZA, composé d'acteurs du milieu nommés
par leur fonction ou rôle dans le milieu agricole,
sectoriel ou institutionnel. Ce comité vise à être le
plus représentatif possible des différents thèmes
entourant le monde agricole et agroalimentaire. Des
rencontres pluriannuelles sont alors organisées avec
ce comité afin que le chargé de projet puisse faire
l'état d'avancement des actions du PDZA.
Ce modèle rencontre toutefois quelques limitations.
Tout d'abord, les membres réunis dans le comité
de suivi du PDZA sont choisis selon leur expertise
sectorielle de façon générale, mais non parce qu'ils
sont en lien direct avec les moyens d'action qui
seront à réaliser au cours de la démarche de mise
en œuvre du PDZA. Cela peut faire en sorte de
créer une distance entre cette mise en œuvre et les
parties prenantes du territoire, qui sont parfois peu
impliquées activement dans la démarche.
De plus, une autre limitation est
le fait que les sujets traités lors
des rencontres du comité de suivi
PDZA ne concernent pas toujours
directement tous les membres
présents autour de la table. Ces
derniers peuvent parfois se sentir
désengagés si les thèmes abordés
ne touchent pas nécessairement
leur secteur d'activité.
Ainsi, le fait que les membres du
comité de suivi du PDZA aient
souvent peu de lien réel avec les
actions concrètes à réaliser sur le
terrain ou encore, le fait qu'ils se
sentent parfois moins concernés
par les sujets abordés, rend le
travail de mise en œuvre plus
difficile, travail qui bien souvent
repose en grande partie sur les
épaules du chargé de projet.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
53
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
54
Afin de permettre une meilleure implication des
parties prenantes, une réelle mise en œuvre portée
par la collectivité et un passage à l'action plus rapide
et efficient, la MRC du Haut-Saint-François a décidé
de s'inspirer des démarches d'innovation ouverte
pour la mise en œuvre de son PDZA 2023-2028.
Cela fera en sorte de mettre les acteurs du milieu
au cœur de la démarche de mise en œuvre.
Cette démarche sera basée sur le partage des
connaissances et la collaboration des différents
acteurs, ce qui fera en sorte d'accélérer le
développement du secteur bioalimentaire de la MRC.
La démarche impliquera une collaboration constante
entre les parties prenantes, ce qui permettra un
ajustement des moyens d'action en continu, pour que
la mise en œuvre soit toujours en lien pertinent avec
les enjeux et problématiques vécus par le milieu.
La mise en œuvre du PDZA de la MRC du Haut-Saint-
François s'articulera autour d'un cycle de travail
annuel comprenant cinq phases : la planification,
l'appropriation, l'action, l'inspiration et l'évaluation.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
54
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
55
LA PLANIFICATION permettra en début de cycle d'élaborer
un plan de match annuel selon les thématiques des chantiers.
Des moyens d'action (activités/projets) seront identifiés en
tenant compte de ce qui est le plus pertinent de mettre en
œuvre, selon les opportunités et les moyens disponibles pour
chacun des chantiers du plan d'action. De plus, pour les moyens
d'action identifiés, des indicateurs propres à ces actions seront
alors développés en temps et lieu.
L' APPROPRIATION des enjeux et des chantiers du PDZA
par le milieu et le monde municipal, par diverses activités
d'échanges et de diffusions, permettra de faire en sorte que le
milieu comprenne et s'approprie l'ensemble du PDZA, afin d'être
en mesure d'y participer activement et d'en faire la promotion.
L' ACTION vise la mise en place des moyens d'action identifiés
(activités/projets) lors de la planification. Cette phase fera
en sorte de mobiliser le savoir-faire et les connaissances
des différentes parties prenantes du PDZA à des moments
pertinents et opportuns, et ce, afin que ces dernières soient
réellement interpellées dans la mise en œuvre du plan d'action
du PDZA. Les moyens de mobilisations seront sélectionnés en
fonction des moyens d'action choisis et les besoins/réalités
du milieu, et non selon une façon de faire rigide. Qu'il s'agisse
de forums, de rencontres de cocréation, de comités ou de
rencontres individuelles, les moyens de mise en œuvre devront
être pertinents et efficaces selon le moyen d'action identifié.
L'INSPIRATION pourra être faite à
tout moment. Il s'agit de faire des actions
d'exploration, de documentation et de veille
stratégique afin d'inspirer et d'enrichir les
divers moyens d'action mis en place par
chantier, pour avoir accès aux meilleures
pratiques et connaissances existantes du
domaine bioalimentaire québécois et mondial.
L'ÉVALUATION permettra de faire le point
et d'ajuster en temps réel les outils de suivi
et d'évaluation, de même que les moyens
d'action mis en place (activités/projets) au
cours de l'année. Cette phase permettra
d'évaluer les moyens d'action selon les
indicateurs qui avaient été ciblés en début
d'année. Plus précisément, l'évaluation sera
faite à l'aide d'un outil de suivi qui permettra
de suivre le déroulement de chacune des
actions et qui documentera chacune des
étapes de mise en œuvre, les réussites et
les défis rencontrés. Les indicateurs seront
ajustés au besoin (retrait, reformulation ou
ajout) pour faciliter le suivi et l'évaluation
pour la prochaine année. L'évaluation sert de
base pour refaire une planification pour le
cycle de travail suivant.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
56
PLAN
D'ACTION
CHANTIER 1
ACCÈS À LA TERRE
CHANTIER 2
SOUTIEN À L'ENTREPRENEURIAT,
LA RELÈVE ET L'ÉTABLISSEMENT
CHANTIER 3
AGROENVIRONNEMENT
ET ADAPTATION AUX
CHANGEMENTS CLIMATIQUES
CHANTIER 4
AGRICULTURE DE PROXIMITÉ,
AGROTRANSFORMATION
ET AGROTOURISME
CHANTIER 5
INNOVATION DANS
LES FILIÈRES SYLVICOLE
ET DES CULTURES PÉRENNES
CHANTIER 6
VALORISATION DE LA PROFESSION
ET BIEN-ÊTRE DE LA COLLECTIVITÉ
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
56
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
57
Le plan d'action du PDZA révisé de la MRC du Haut-Saint-François est le fruit du travail de
concertation, de co-construction et d'analyse qui a eu lieu lors de la démarche de révision
du PDZA. La mise à jour du portrait du territoire et des activités agricoles a permis de voir
l'évolution de certains indicateurs, desquels ont été extraits des faits saillants par secteurs
d'activités. Les activités de concertation et co-construction, principalement les ateliers sectoriels
menés durant le printemps 2023 avec les parties prenantes du territoire, ont fait ressortir
plusieurs pistes d'action à mettre en œuvre pour résoudre les enjeux identifiés au diagnostic.
À la suite de cet exercice de concertation, 6 chantiers de travail prioritaire ont été retenus.
Un chantier de travail répond à plusieurs objectifs et regroupe plusieurs moyens d'action
qui font travailler plusieurs parties prenantes autour de thématiques et de problématique
communes. Cette approche a été privilégiée à celle plus traditionnelle de plan d'action
construit autour de simples actions, car elle privilégie le travail en communauté de pratique,
facilite les échanges entre les parties prenantes et l'engagement de celles-ci dans la démarche.
En plus d'être plus agile, l'accent étant porté sur la thématique du chantier, les moyens d'action
pouvant évoluer selon les opportunités et défis rencontrés au cours de la mise en œuvre du
plan d'action. On évite ainsi de mettre des énergies sur des actions qui ne font plus de sens
ou qui n'ont plus leur place, en restant attentifs aux réalités du terrain en constante évolution,
pour l'atteinte des objectifs identifiés pour chacun des chantiers.
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
57
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
58
CONTEXTE
L'accès à la terre reste un enjeu majeur pour les projets de relève, d'établissement ou de développement
en agriculture, principalement pour la relève non apparentée qui ne bénéficie pas du soutien d'une famille
déjà établie dans le secteur. Le coût d'acquisition des terres devient souvent trop élevé pour la rentabilité
appréhendée d'un projet agricole et la capacité de financement disponible des entreprises. Il y a aussi un réel
enjeu d'abandon des terres cultivées lorsque celles-ci sont achetées par des non-agriculteurs, ce qui crée un
effet spéculatif sur le prix des terres et nuit à leur disponibilité pour des projets agricoles.
OBJECTIFS
- Faciliter l'accès à la terre aux projets de relève, d'établissement et de développement
- Maintenir et augmenter les superficies en cultures du territoire
MOYENS
1.1 Maintenir et bonifier les services de L'ARTERRE offerts sur le territoire
1.2 Identifier et faire connaître les modes alternatifs de propriété des terres et autres moyens facilitant l'établissement
de la relève
1.3 Mettre en place divers moyens pour la mise en valeur des friches agricole (taxes, redevances, appui financier
pour remise à l'état d'agriculture, modification du REA, etc.)
1.4 Appliquer un taux de taxation distinct agricole et forestier, lorsque pertinent
PARTENAIRES
MAPAQ, L'ARTERRE, municipalités, UPA
INDICATEURS
- Service L'ARTERRE maintenu sur le territoire de la MRC
- Nombre d'activités organisées pour faire connaître les modes alternatifs d'accès à la terre
- Mise en place d'un moyen pour la mise en valeur des friches agricoles
CHANTIER 1. ACCÈS À LA TERRE
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
59
CONTEXTE
La pérennité des entreprises dans le temps est un défi de taille, principalement à cause de la faible rentabilité qu'offre
le secteur agricole. Cette situation s'est accentuée au cours des dernières années par l'augmentation du coût des
intrants et de la rareté de la main-d'œuvre. Bien que 70 % des exploitants agricoles souhaitant vendre d'ici 5 ans aient
une relève identifiée dans la MRC du Haut-Saint-François, il reste que l'âge moyen (57 ans) élevé des producteurs de la
MRC rend encore plus urgent le besoin de relève. Le rôle de L'ARTERRE actuellement restreint aux activités de maillage
ne répond pas entièrement aux besoins d'accompagnement de la relève et des projets d'établissement. Il existe une
panoplie de services d'accompagnement pour les entreprises, cependant ces services sont encore trop souvent
méconnus des producteurs et de la relève. La complexité des programmes d'aide aux entreprises et des demandes
d'autorisation fait en sorte que plusieurs projets n'aboutissent pas ou crée une augmentation des coûts de réalisation.
OBJECTIFS
-
Dynamiser et diversifier les activités agricoles et forestières sur le territoire
-
Pérenniser et permettre le développement des entreprises agricoles et forestières existantes
-
Augmenter le nombre d'entreprises agricoles et forestières sur le territoire
MOYENS
2.1 Accompagner et soutenir la relève et les projets d'établissement après le démarrage pour la période 0-5 ans
(formation, financement, mentorat, réseautage, aide à l'accès aux programmes, lien avec incubateur de Coaticook)
2.2 Faciliter la compréhension et l'utilisation des différents programmes gouvernementaux disponibles, les
outils légaux, réglementaires et fiscaux (en lien avec ressource du CLD) pour les producteurs et ceux qui les
accompagnent
2.3 Appuyer les initiatives qui répondent aux besoins d'accès, de rétention et de logement pour la main-d'œuvre des
entreprises agricoles et forestières sans compromettre la base territoriale pour la pratique de l'agriculture
2.4 Faire les pressions nécessaires pour que l'internet haute vitesse soit disponible partout sur le territoire
PARTENAIRES
MAPAQ, FADQ, UPA, L'ARTERRE, CLD
INDICATEURS
- Nombre d'activités organisées pour le soutien et l'accompagnement entrepreneurial
en lien avec les moyens d'action identifiés au chantier
- Nombre de personnes rejointes pour le soutien et l'accompagnement entrepreneurial
en lien avec les moyens d'action identifiés au chantier
- Nombre d'actions appuyées en lien avec la main-d'œuvre
- Internet haute vitesse disponible sur l'ensemble du territoire de la MRC
CHANTIER 2. SOUTIEN À L'ENTREPRENEURIAT, LA RELÈVE ET L'ÉTABLISSEMENT
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
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CONTEXTE
Selon l'initiative Agriclimat, à l'horizon de 2050, la température moyenne annuelle en Estrie devrait augmenter
de 2,7 degrés Celsius et les précipitations annuelles de 68 mm. Cela entrainera plusieurs perturbations
climatiques qui auront de grands impacts sur les entreprises agricoles. Au nombre de ceux-ci, la disponibilité en
eau pour les besoins agricoles, la dégradation des écosystèmes du territoire et l'augmentation des risques de
dégradation des sols.
OBJECTIFS
- Favoriser l'adaptation des entreprises aux changements climatiques
- Faciliter et promouvoir la mise en place de pratiques agroenvironnementales dans les entreprises
MOYENS
3.1 S'assurer que les entreprises agricoles et forestières aient accès aux outils et au support nécessaires pour répondre
aux défis liés à la gestion de l'eau (quantité et qualité), de la santé des sols et de la biodiversité
3.2 Concilier les objectifs et la mise en œuvre du PRMHH avec les réalités des producteurs agricoles et forestiers
3.3 Appuyer les initiatives régionales en matière de contrôle des espèces exotiques envahissantes (EEE)
3.4 Soutenir les initiatives favorisant la reconnaissance de la valeur des services écologiques rendus
par les producteurs agricoles et forestiers
3.5 Soutenir les initiatives favorisant la construction en bois et l'utilisation de la biomasse forestière
dans les milieux institutionnel et commercial
3.6 Soutenir les initiatives régionales en matière d'adaptation aux changements climatiques
et en agroenvironnement
3.7 Mettre en place des actions pour conscientiser les néoruraux et propriétaires fonciers
à l'aménagement forestier durable
3.8 Travailler avec les acteurs du milieu déjà en place sur les entreprises agricoles et forestières
(agronomes et ingénieurs forestiers)
PARTENAIRES
UPA, MAPAQ, MRC, CCAE de l'Estrie
INDICATEURS
- Nombre d'activités mises en place en lien avec les moyens d'action du chantier
- Nombre d'activités soutenues en lien avec les moyens d'action du chantier
CHANTIER 3. AGROENVIRONNEMENT ET ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
61
CONTEXTE
Le bilan du premier PDZA de la MRC a permis de faire le constat qu'une agriculture de proximité s'est grandement
développée au cours des dernières années avec l'établissement de nombreuses petites fermes diversifiées
Les marchés publics ont poursuivi leur développement et se sont pour la plupart mieux implantés dans leur
municipalité. Un réseau de 117 kiosques à la ferme est présent sur le territoire de la MRC. Le maintien de cette
agriculture de proximité reste fragile et certaines actions doivent être mises en place afin de pérenniser l'offre
agroalimentaire sur le territoire de la MRC.
OBJECTIFS
- Favoriser l'achat local
- Augmenter la vente en circuit court et le nombre d'entreprises utilisant ce moyen de commercialisation
- Augmenter les activités d'agrotransformation sur le territoire de la MRC
- Favoriser le développement des circuits et entreprises agrotouristiques
MOYENS
4.1 Favoriser la création de services et d'infrastructures collectives, en lien avec les activités de production,
d'entreposage et de transformation, pour favoriser une agriculture de proximité et l'économie circulaire
4.2 Augmenter l'adhésion de la population aux outils de mise en marché de proximité utilisés par les producteurs
4.3 Maintenir et bonifier le répertoire agrotouristique
4.4 Appuyer le CIBLE dans ses campagnes de promotion des produits locaux
4.5 Pérenniser les marchés publics du territoire en reconnaissant leur implication au dynamisme
des communautés et à l'accès à une alimentation saine
4.6 Appuyer les démarches régionales pour le développement de projets d'abattage
4.7 Se doter de politiques d'achat local efficaces à la MRC et dans les municipalités du territoire
PARTENAIRES
MAPAQ, MRC, UPA, CIBLE
INDICATEURS
- Nombre d'infrastructures collectives mises en place
- Maintien du répertoire agrotouristique
- Maintien du nombre de marchés publics sur le territoire
- Politique d'achat local mise en œuvre
CHANTIER 4. AGRICULTURE DE PROXIMITÉ, AGROTRANSFORMATION ET AGROTOURISME
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
62
CONTEXTE
La situation géographique, pédologique et climatique de la MRC du Haut-Saint-François en fait une région où
prédomine la forêt et les cultures pérennes. Bien qu'il y ait une forte activité sylvicole sur le territoire de la MRC et que
l'on constate une augmentation significative de la mise en marché des produits forestiers au cours des dernières
années, le potentiel forestier de la MRC est encore loin d'être valorisé à son plein potentiel. Les cultures pérennes, telles
que les fourrages et les pâturages, sont au cœur de l'identité agricole et paysagère du Haut-Saint-François. Principales
sources d'alimentation des élevages de la région, elles sont aussi indispensables à la préservation de la biodiversité et
à la protection des ressources eau et sol dans un contexte territorial de topographies accidentées comme celui de la
MRC. Le maintien de ces cultures dans la rotation des producteurs est donc essentiel.
OBJECTIFS
- Dynamiser et diversifier les activités agricoles et forestières sur le territoire
- Soutenir l'innovation au sein des filières sylvicole et des cultures pérennes
MOYENS
5.1 Créer une équipe de soutien à l'innovation locale agroalimentaire (concertation, veille stratégique, développement)
5.2 Explorer les nouvelles techniques et applications pour l'utilisation optimale de la biomasse
5.3 Promouvoir le bois comme éco-matériau
5.4 Contribuer aux projets d'économie circulaire sur le territoire en agriculture et sylviculture
5.5 Collaborer au développement des cultures pérennes innovantes en Estrie
(ex : production de biomatériaux ou de produits biosourcés)
5.6 Collaborer au développement de la filière des PFNL en Estrie
5.7 Sensibiliser les élus à l'importance de se doter d'une politique municipale et MRC pour privilégier
l'utilisation du matériel bois dans toutes les infrastructures (rénovations, constructions et chauffage)
5.8 Travailler avec les acteurs du milieu déjà en place sur les entreprises agricoles et forestières
(agronomes et ingénieurs forestiers)
PARTENAIRES
CLD, MAPAQ, UPA
INDICATEURS
- Équipe de soutien à l'innovation agroalimentaire locale créée
- Nombre d'activités de promotion du bois comme éco-matériau réalisées
- Nombre de collaborations sur les cultures pérennes et les PFNL réalisées
- Politique d'utilisation du bois dans les infrastructures municipales mise en place
CHANTIER 5. INNOVATION DANS LES FILIÈRES SYLVICOLE ET DES CULTURES PÉRENNES
Mise à jour du PDZA de la MRC Haut-Saint-François
63
CONTEXTE
La MRC du Haut-Saint-François, par la richesse de ces paysages et sa proximité avec la région de Sherbrooke, est
un secteur prisé par les néoruraux et par les villégiateurs, ce qui entraîne parfois des problèmes de cohabitation.
Les néoruraux arrivent avec de nouvelles valeurs qui causent parfois des problèmes de cohabitation, par leurs
méconnaissances des réalités agricoles que sont entre autres les odeurs, le bruit et la circulation des tracteurs à basse
vitesse. Les producteurs agricoles et forestiers, en plus de devoir faire face aux différents défis entrepreneuriaux
de toutes entreprises, doivent aussi s'ajuster aux aléas climatiques hors de leur contrôle. L'agriculture et la
sylviculture sont des secteurs souvent mal perçus par la population à cause de leur prétendu impact sur la qualité de
l'environnement. Ces conditions socio-économiques peu favorables fragilisent le bien-être collectif et rendent difficile
la préservation d'une bonne santé mentale des producteurs agricoles et forestiers.
OBJECTIFS
- Favoriser une cohabitation harmonieuse des activités agricoles et forestières avec la population du territoire
- Valoriser les professions agricoles et sylvicoles
- Assurer un soutien adéquat aux producteurs en matière de santé psychologique
MOYENS
6.1 Permettre l'accès pour les producteurs agricoles et forestiers à des services de santé, de répit et autres services
aux familles adaptés à leur réalité
6.2 Appuyer la bonification de l'offre de service des travailleuses de rang présente en Estrie
6.3 Se doter d'un plan de communication spécifique pour faire la promotion des bonnes pratiques agricoles et sylvicole
ainsi que leurs retombées pour la communauté
6.4 Mettre en place des activités et des outils de sensibilisation aux nouveaux résidents sur la réalité du milieu agricole
6.5 En collaboration avec le milieu scolaire, faire la promotion des métiers agricoles et forestiers auprès des jeunes
6.6 Sensibiliser la chambre de commerce à l'importance des réalisations des producteurs agricoles et forestiers
sur le territoire
PARTENAIRES
-
INDICATEURS
- Service des travailleuses de rang maintenu sur le territoire
- Plan de communication sur les bonnes pratiques élaboré et mis en œuvre
- Nombre de nouveaux résidents rejoints par des activités de sensibilisation aux réalités agricoles
- Nombre d'activités sur la promotion des métiers agricoles organisées ou soutenues
CHANTIER 6. VALORISATION DE LA PROFESSION ET BIEN-ÊTRE DE LA COLLECTIVITÉ
-
-