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SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT RÉVISÉ
François Landreville
Directeur général et
Entrée en vigueur le 1er novembre 2000
Secrétaire-trésorier
Les photographies de la page couverture représentent :
Église Anglicane St. Matthew, située sur la route 209, près du noyau villageois de Saint-Chrysostome, photo Hélène
Nadeau, printemps 1997.
Site archéologique Droulers, reconstruction d'un village iroquois, situé sur le chemin Leahy dans la municipalité de
Saint-Anicet, photo Michel Cadieux, été 2000
Photo aérienne village de Ormstown, printemps 1983
Conception et montage de la page couverture Alek Gariépy
ISBN 2-9805135-2-0
Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Québec, 2001
Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Canada, 2001
SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT RÉVISÉ
PRÉPARÉ PAR :
LE CONSEIL DE LA MRC DU HAUT-SAINT-LAURENT
ET
LE SERVICE D'AMÉNAGEMENT
Rédaction :
Céline Lebel
Cartographie :
Alek Gariépy
Roland Daoust
Mise en page :
Marie-Paule Poirier
Sophie Turcotte
La Municipalité Régionale de Comté
du Haut-Saint-Laurent
MRC du Haut-Saint-Laurent
Amendements au schéma d'aménagement révisé
Numéro
Adoption
Entrée en vigueur
151-2001
10 janvier 2001
19 mars 2001
Voies ferrées, embâcles et zone rurale à
Saint-Chrysostome
189-2004
24 novembre 2004
7 février 2005
Zone inondable rivière Noire
192-2005
13 avril 2005
16 juin 2005
Affectation industrielle régionale
210-2006
12 avril 2006
22 juin 2006
Activités agricoles
224-2006
14 février 2007
19 avril 2007
Usage domestique
234-2008
26 novembre 2008
26 janvier 2009
Norme minimative de lotissement
240-2010
10 mars 2010
14 mai 2010
Demande à portée collective
241-2010
18 août 2010
20 octobre 2010
Dérogation rivière Outardes
244-2010
8 septembre 2010
18 novembre 2010
Dérogation Godmanchester
260-2012
26 novembre 2012
31 janvier 2013
Dérogation TSS. Aff Terre public.
261-2012
12 septembre 2012
19 novembre 2012
Norme minimative de lotissement
270-2014
14 mai 2014
21 juillet 2014
Limites de zones
271-2014
14 mai 2014
21 juillet 2014
Demande à portée collective 2014
272-2014
14 mai 2014
21 juillet 2014
RCI dispositions agricoles et îlots
283-2015
14 octobre 2015
16 décembre 2015
Milieux humides
287-2016
23 novembre 2016
27 janvier 2017
Dérogation dans zones inondables - Saint-
Chrysostome et Très-Saint-Sacrement
293-2017
22 mars 2017
2 juin 2017
Dérogation visant à régir certaines
interventions en zone inondable de faible
courant
296-2017
14 juin 2017
11 août 2017
Introduction des cartes de zones inondables
pour certains secteurs
297-2017
14 juin 2017
24 juillet 2017
Modification de de l'affectation agricole 1 à
St-Chrysostome
291-1-2017
9 août 2017
17 novembre 2017
Modification normes de lotissement
Modification périmètre urbain Sainte-Barbe
299-2017
11 octobre 2017
12 décembre 2017
Exception pour l'émission d'un permis de
construction - Saint-Anicet
301-2017
17 janvier 2018
26 mars 2018
Immeubles protégés et agrotourisme
298-2017
14 mars 2018
14 mai 2018
Demande d'exclusion - Howick
302-2018
28 novembre 2018
11 février 2019
Introduction des dispositions relatives à la
protection des rives et du littoral et des
plaines inondables
303-2018
28 novembre 2018
11 février 2019
Puits municipaux et leurs aires de protection
immédiate
292-2017
16 octobre 2019
23 décembre 2019
Gestion des matières résiduelles
Numéro
Adoption
Entrée en vigueur
322-2021
22 septembre 2021
14 février 2022
Agrandissement du périmètre urbain
d'Ormstown
337-2023
16 août 2023
20 octobre 2023
Intégration de certaines propriétés en
affectation conservation aux diverses
affectations agricoles
345-2024
22 janvier 2025
9 avril 2025
Modification de diverses dispositions
Acronymes des mises à jour
(A)
Article ajouté
(M)
Article modifié
(R)
Article remplacé
(S)
Article supprimé
Mise à jour par le service d'aménagement de
la MRC du Haut-Saint-Laurent
Juin 2025
i
TABLE DES MATIÈRES
PRÉAMBULE
.............................................................................................................1
PROCÉDURE DE RÉVISION DU SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT ............................................2
INTRODUCTION .............................................................................................................3
CHAPITRE 1
PRÉSENTATION DU TERRITOIRE .........................................................5
CHAPITRE 2
PROBLÉMATIQUES
D'AMÉNAGEMENT
ET
LES
GRANDES
ORIENTATIONS....................................................................................9
Préoccupation 1
Protection du territoire et des activités agricoles et mise en valeur de la
forêt ....................................................................................................... 10
Orientation 1
Protéger et mettre en valeur le potentiel agroforestier de la MRC .................. 13
Préoccupation 2
Transport terrestre et corridors routiers ...................................................... 15
Orientation 2
Augmenter l'efficacité de la circulation et du transport sur le réseau routier
dans le Haut-Saint-Laurent et permettre de meilleurs liens au réseau
autoroutier montérégien ............................................................................ 16
Préoccupation 3
Gestion de l'urbanisation............................................................................ 17
Orientation 3
Prioriser le développement à l'intérieur des périmètres d'urbanisation et
favoriser une meilleure gestion des fonctions dans les zones désignées
hameaux .................................................................................................. 22
Préoccupation 4
Protection riveraine des cours d'eau ........................................................... 23
Orientation 4
Assurer une protection aux cours d'eau ....................................................... 24
Préoccupation 5
Villégiature et accessibilité au plan d'eau ..................................................... 25
Orientation 5
Augmenter l'accessibilité au plan d'eau et favoriser un développement de
qualité dans l'affectation villégiature ........................................................... 27
Préoccupation 6
Espace industriel ....................................................................................... 29
Orientation 6
Développer et valoriser le secteur de l'industrie sur le territoire de la MRC
du Haut-Saint-Laurent ............................................................................... 30
Préoccupation 7
Gestion des déchets .................................................................................. 31
Orientation 7
Assurer une gestion efficace des matières résiduelles et intégrer la mise
en valeur des résidus ................................................................................ 32
Préoccupation 8
Sites d'intérêt archéologique ...................................................................... 33
Orientation 8
Mettre en valeur les sites archéologiques d'intérêt et assurer leur
développement en harmonie avec le milieu ................................................. 34
Préoccupation 9
Marais et marécages du lac Saint-François .................................................. 35
Orientation 9
Reconnaître la valeur écologique des milieux humides et leur assurer une
protection ................................................................................................ 36
Préoccupation 10 Circuits cyclo-touristiques .......................................................................... 37
Orientation 10
Développer un produit cyclo-touristique sur la base des acquis et potentiel
du territoire .............................................................................................. 38
ii
Préoccupation 11 Mise en valeur de la rivière Châteauguay .................................................... 39
Orientation 11
Contribuer à l'amélioration de la qualité des eaux à une mise en valeur de
la rivière Châteauguay ............................................................................... 40
Préoccupation 12 Développement touristique ........................................................................ 41
Orientation 12
Favoriser le développement touristique en harmonie avec les activités
agricoles, agroforestières et de villégiatures ................................................ 42
Préoccupation 13 Protection environnementale ...................................................................... 43
Orientation 13
S'assurer que le développement ne se fasse au détriment de la qualité
environnementale ..................................................................................... 44
CHAPITRE 3
LES GRANDES AFFECTATIONS DU TERRITOIRE ............................... 47
3.1
Affectation agricole ............................................................................... 48
3.2
Affectation agricole ............................................................................... 49
3.3
Affectation agroforestière .......................................................................... 50
3.4
Affectation centre urbain ........................................................................... 51
3.4.1
Développement résidentiel de l'agrandissement du périmètre urbain de
Howick ..................................................................................................... 51
3.4.2
Développement résidentiel de l'agrandissement du périmètre urbain
d'Ormstown .............................................................................................. 52
3.5
Affectation centre rural .............................................................................. 52
3.6
Affectation villégiature ............................................................................... 52
3.7
Affectation commerciale de villégiature ....................................................... 53
3.8
Affectation résidentielle ............................................................................. 54
3.9
Affectation industrielle régionale ................................................................. 54
3.10
Affectation commerciale et industrielle ........................................................ 54
3.11
Affectation conservation ............................................................................ 55
3.12
Affectation récréation extensive .................................................................. 56
3.13
Affectation récréation intensive .................................................................. 56
3.14
Affectation terre publique .......................................................................... 57
CHAPITRE 4
LES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION ................................................. 59
4.1
Les centres urbains ................................................................................... 60
4.2
Les centres ruraux .................................................................................... 65
CHAPITRE 5
LES POLITIQUES D'AMÉNAGEMENT .................................................. 75
5.1
Les politiques particulières au territoire agricole ........................................... 75
5.1.1
La politique concernant les usages résidentiels ............................................ 75
5.1.1.1
Un secteur en développement .................................................................... 76
5.1.2
La politique concernant les carrières et sablières .......................................... 76
iii
5.1.3
La politique concernant l'implantation de terrains de golf et
d'établissement de camping ....................................................................... 76
5.1.4
La politique concernant les zones rurales .................................................... 77
5.1.5
La politique concernant les activités commerciales et de services reliées à
l'agriculture .............................................................................................. 78
5.1.6
La politique concernant les activités agrotouristiques en milieu
agroforestier ............................................................................................. 79
5.1.7
La politique concernant les cimetières automobiles ...................................... 80
5.1.8
La politique relative aux activités d'entreposage, de conditionnement, de
transformation et de vente des produits agricoles ........................................ 81
CHAPITRE 6
LES ZONES DE CONTRAINTES ........................................................... 83
6.1
Les zones d'inondation et d'érosion ............................................................. 83
6.2
Les sites d'élimination et d'entreposage de matières résiduelles .................... 85
6.3
Les lieux d'entreposage de pneus hors d'usage ............................................ 86
6.4
Les postes de distribution de l'électricité et les usines d'épuration des
eaux usées ............................................................................................... 87
6.5
Le réseau ferroviaire ................................................................................. 88
CHAPITRE 7
LES TERRITOIRES D'INTÉRÊT ........................................................... 89
7.1
Les territoires d'intérêt historique ............................................................... 89
7.1.1
Monuments classés ................................................................................... 89
7.1.2
Monuments et lieux historiques .................................................................. 89
7.1.3
Noyaux architecturaux ............................................................................... 90
7.2
Les territoires d'intérêt culturel ................................................................... 99
7.3
Les territoires d'intérêt esthétique .............................................................. 99
7.4
Les territoires d'intérêt écologique ............................................................ 101
CHAPITRE 8
LE TRANSPORT TERRESTRE ............................................................ 109
8.1
Transport routier ..................................................................................... 109
8.1.1
Les problématiques liées au transport ....................................................... 112
8.1.2
Le réseau de camionnage lourd ................................................................ 116
8.2
Transport collectif ................................................................................... 117
8.3
Transport adapté .................................................................................... 118
8.4
Transport ferroviaire................................................................................ 118
CHAPITRE 9
LES ÉQUIPEMENTS ET INFRASTRUCTURES .................................... 121
9.1
Les infrastructures et équipements existants ............................................. 121
9.1.1
Les établissements d'enseignement .......................................................... 121
9.1.2
Les établissements de santé et de services sociaux .................................... 125
9.1.3
Les postes frontières ............................................................................... 126
iv
9.1.4
Les équipements culturels ........................................................................ 126
9.1.5
Les ouvrages de captage des eaux municipaux .......................................... 127
9.1.6
Les équipements inter-municipaux ............................................................ 128
9.2
Les équipements importants dont la mise en place est projetée .................. 129
CHAPITRE 10
LES RÉSEAUX MAJEURS .................................................................. 131
CHAPITRE 11
LE DOCUMENT COMPLÉMENTAIRE ................................................. 135
11.1
Dispositions interprétatives ...................................................................... 136
11.2
Plaine inondable ...................................................................................... 157
11.2.0
............................................................................................................. 157
11.2.1
Autorisation préalable des interventions dans les plaines inondables ............ 157
11.2.2
Cartographie des plaines inondables ......................................................... 157
11.2.2.1
Détermination de l'élévation précise d'un emplacement dans les secteurs
avec cotes sur la rivière Noire, la rivière des Anglais, la rivière Châteauguay
et la rivière Hinchinbrooke ....................................................................... 158
11.2.2.2
Les cotes de crues de récurrence de 2, 20 et 100 ans ................................ 160
11.2.2.3
Spécifications relatives à l'établissement d'un relevé d'arpentage pour
déterminer l'élévation d'un emplacement .................................................. 164
11.2.3
Supprimé ............................................................................................... 165
11.2.3.1
Supprimé ............................................................................................... 165
11.2.3.1.1
Supprimé ............................................................................................... 165
11.2.3.1.2
Supprimé ............................................................................................... 165
11.2.3.2
Supprimé ............................................................................................... 165
11.2.4
Supprimé ............................................................................................... 165
11.2.5
Supprimé ............................................................................................... 165
11.2.5.1
Supprimé ............................................................................................... 165
11.2.6
Supprimé ............................................................................................... 165
11.2.6.1
Supprimé ............................................................................................... 165
11.2.6.2
Supprimé ............................................................................................... 165
11.2.6.3
Supprimé ............................................................................................... 165
11.2.6.4
Supprimé ............................................................................................... 165
11.2.6.5
Supprimé ............................................................................................... 166
11.2.6.6
Supprimé ............................................................................................... 166
11.2.7
Supprimé ............................................................................................... 166
11.2.7.1
Supprimé ............................................................................................... 166
11.2.7.2
Supprimé ............................................................................................... 166
11.2.7.3
Supprimé ............................................................................................... 166
v
11.2.7.4
Supprimé ............................................................................................... 166
11.2.7.5
Supprimé ............................................................................................... 166
11.2.7.6
Supprimé ............................................................................................... 166
11.2.7.7
Liste des dérogations applicables dans la zone inondable ........................... 166
11.3
Supprimé ............................................................................................... 207
11.3.1
Supprimé ............................................................................................... 207
11.3.2
Supprimé ............................................................................................... 207
11.3.3
Supprimé ............................................................................................... 207
11.3.4
Supprimé ............................................................................................... 207
11.4
Dispositions relatives à l'aménagement et à la construction adjacente à
la rive .................................................................................................... 207
11.5
Dispositions relatives aux affectations du territoire ..................................... 207
11.5.1
Définition des classes d'usages ................................................................. 209
11.5.2
Dispositions spécifiques applicables par grandes affectations ...................... 210
11.5.2.1
Agricole .............................................................................................. 210
11.5.2.2
Agricole .............................................................................................. 211
11.5.2.3
Agroforestière ......................................................................................... 211
11.5.2.4
Centre urbain ......................................................................................... 212
11.5.2.5
Centre rural ............................................................................................ 212
11.5.2.6
Villégiature ............................................................................................. 212
11.5.2.7
Commerciale de villégiature ..................................................................... 213
11.5.2.8
Résidentielle ........................................................................................... 213
11.5.2.9
Industrtielle ............................................................................................ 213
11.5.2.10
Commerciale et industrielle ...................................................................... 214
11.5.2.11
Conservation .......................................................................................... 214
11.5.2.12
Récréation extensive ............................................................................... 215
11.5.2.13
Récréation intensive ................................................................................ 215
11.5.2.14
Terre publique ........................................................................................ 216
11.6
Dispositions relatives aux centres urbains et ruraux ................................... 216
11.6.1
Dispositions relatives aux centres urbains .................................................. 216
11.6.2
Disposition relatives aux centres ruraux .................................................... 217
11.7
Dispositions relatives à l'usage domestique relié à l'habitation de type
unifamilial ............................................................................................... 217
11.8
Dispositions relatives à un usage domestique exercé dans un bâtiment
accessoire à l'usage habitation, en territoire agricole .................................. 217
vi
11.8.1
Dispositions relatives à l'exploitation d'un usage domestique sur un
emplacement résidentiel en territoire agricole à l'exclusion d'un hameau
et d'une zone rurale ................................................................................ 218
11.9
Dispositions relatives à l'implantation résidentielle en territoire agricole ....... 219
11.9.1
Dispositions particulières relatives aux îlots déstructurés en territoire
agricole .................................................................................................. 221
11.9.1.1
Îlot de type avec morcellement ................................................................ 222
11.9.1.2
Îlot de type sans morcellement ................................................................ 222
11.9.1.3
Îlot de type traversant ............................................................................. 222
11.9.2
Bilan annuel relatif à la construction résidentielle au sein des îlots
déstructurés ........................................................................................... 222
11.10
Dispositions normatives relatives aux installations d'élevage et aux lieux
d'entreposage et d'épandage d'engrais ..................................................... 223
11.10.1
Dispositions applicables aux installations d'élevage .................................... 223
11.10.1.1
Règle générale aux installations d'élevage ................................................. 223
11.10.2
Règles aux installations d'élevage dont la charge d'odeur est égale ou
supérieure à 1, à proximité d'un périmètre d'urbanisation ........................... 232
11.10.2.1
Catégories et types d'élevages visés ......................................................... 232
11.10.2.2
Règle spécifique en raison des vents dominants aux installations d'élevage
dont la charge d'odeur est égale ou supérieure à 1 .................................... 232
11.10.2.3
Règle spécifique en raison de la proximité des cours d'eau présentant des
particularités et sujets à une plus grande protection................................... 234
11.10.3
Dispositions applicables aux lieux d'entreposage des engrais situés à plus
de 150 mètres d'une installation d'élevage ................................................ 234
11.10.4
Dispositions applicables à l'épandage des engrais de ferme ........................ 235
11.10.5
Règles d'exceptions attribuées au droit de développement ......................... 235
11.10.6
Règles particulières en regard de l'élevage de porcs ................................... 236
11.10.7
Dispositions relatives à un bâtiment d'élevage dérogatoire protégé par
droits acquis ........................................................................................... 237
11.10.7.1
Bâtiment d'élevage dérogatoire protégé par droits acquis ........................... 237
11.10.7.2
Agrandissement d'un bâtiment d'élevage dérogatoire protégé par droits
acquis .................................................................................................... 237
11.10.7.3
Reconstruction d'un bâtiment d'élevage dérogatoire protégé par droits
acquis .................................................................................................... 237
11.10.8
Implantation ou agrandissement d'un bâtiment non agricole ....................... 237
11.10.9
Renseignements et documents requis lors de la demande de permis ou de
certificat pour une construction ou un ouvrage relatif à une installation
d'élevage ou un lieu d'entreposage d'engrais ............................................. 238
11.11
Dispositions relatives aux établissements de camping ................................. 239
11.12
Dispositions relatives aux territoires d'intérêt historique et culturel .............. 240
vii
11.13
Dispositions relatives aux territoires d'intérêt esthétique ............................. 240
11.14
Dispositions relatives aux territoires d'intérêt écologique ............................ 241
11.14.1
Dispositions relatives aux milieux humides, riverains au lac Saint-François,
sur le territoire des municipalités de Sainte-Barbe et de Saint-Anicet ........... 242
11.14.2
Intervention autorisée dans un milieu humide présumé .............................. 243
11.15
Dispositions relatives à la protection des boisés ......................................... 247
11.16
Dispositions relatives aux prises d'eau potable municipales ......................... 247
11.17
Dispositions relatives aux sites d'élimination des matières résiduelles .......... 261
11.18
Dispositions relatives aux postes de transformation d'Hydro-Québec ........... 261
11.18.1
Les dispositions relatives aux infrastructures de communication ou lignes
de transport d'énergie et poste de distribution ........................................... 261
11.18.2
Les dispositions relatives aux voies ferrées ................................................ 262
11.19
Dispositions applicables à un territoire adjacent à la frontière américaine ..... 262
11.20
Normes relatives au lotissement ............................................................... 263
11.20.1
Dimensions minimales des lots ................................................................. 263
11.20.2
Dimensions minimales des lots riverains à un cours d'eau désigné ou
riverain à un cours d'eau ......................................................................... 263
11.21
Dispositions relatives aux tracés des rues .................................................. 264
11.21.1
Distance entre une rue et un cours d'eau .................................................. 264
11.21.2
Emprise des rues .................................................................................... 265
11.21.3
Angles d'intersection et visibilité ............................................................... 265
11.22
Dispositions relatives à l'émission d'un permis de lotissement ..................... 265
11.22.1
Terrain non construit ............................................................................... 265
11.22.2
Terrain construit ..................................................................................... 266
11.22.3
Résidu d'un terrain .................................................................................. 266
11.22.4
Résidu d'un lot après la création d'une rue privée ...................................... 267
11.22.5
Création d'une rue dans la situation de lots construits ................................ 267
11.23
Dispositions concernant le lotissement d'une propriété jouissant de droits
acquis en vertu de la loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles ................................................................................................ 268
11.24
Dispositions applicables au réseau routier de la responsabilité du
ministère des Transports du Québec ......................................................... 268
11.25
Dispositions relatives à l'émission d'un permis de construction .................... 269
11.25.1
Cas d'exception à l'application de certaines conditions pour l'émission d'un
permis de construction ............................................................................ 269
CHAPITRE 12
LE DOCUMENT INDIQUANT LES COÛTS APPROXIMATIFS DES
ÉQUIPEMENTS ET INFRASTRUCTURES INTERMUNICIPAUX .......... 273
viii
CHAPITRE 13
PLAN D'ACTION .............................................................................. 275
Introduction
............................................................................................................. 275
13.1
Établir une politique de gestion intégrée des matières résiduelles ................ 275
13.2
Participer avec le ministère des Transports du Québec à l'évaluation du
réseau de transport et du lien avec le réseau montérégien ......................... 276
13.3
Assurer une meilleure protection aux cours d'eau ...................................... 276
13.4
Créer un service régional d'inspection en matière de protection des rives ..... 277
13.5
Un réseau cyclable pour le Haut-Saint-Laurent ........................................... 277
13.6
Établir une politique culturelle pour le Haut-Saint-Laurent ........................... 278
13.7
Développer l'activité touristique dans le Haut-Saint-Laurent ........................ 279
13.8
Site archéologique Droulers ..................................................................... 280
13.9
Cartographie des zones inondables ........................................................... 281
13.10
Industrie ................................................................................................ 282
13.11
L'accessibilité au lac Saint-François ........................................................... 282
13.12
Mise en valeur de la rivière Châteauguay .................................................. 283
13.13
Territoire d'intérêt culturel, historique et esthétique ................................... 284
13.14
Territoire agricole et mise en valeur des activités agricoles et forestières ..... 284
13.15
Identification des zones et immeubles à risques (généré par l'homme) ........ 285
CHAPITRE 14
MODALITÉS
ET
CONCLUSIONS
SUR
LA
CONSULTATION
PUBLIQUE ....................................................................................... 287
14.1
Les modalités de la consultation publique .................................................. 287
14.2
Les conclusions de la consultation ............................................................ 288
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1
Superficie totale zonée agricole et vouée à l'agriculture par municipalités
(1996)...................................................................................................... 10
Tableau 2
Potentiel forestier - MRC du Haut-Saint-Laurent .......................................... 11
Tableau 3
Évolution de la population par municipalités de 1961 à 1996 ......................... 19
Tableau 4
État de la construction par municipalité ....................................................... 20
Tableau 5
Évolution des ménages par municipalité ...................................................... 21
Tableau 6
Portrait de l'affectation villégiature.............................................................. 26
Tableau 7
Synthèse des affectations du schéma d'aménagement révisé ........................ 58
Tableau 8
Cimetières automobiles .............................................................................. 81
Tableau 9
Anciens sites d'élimination des matières résiduelles (dépotoirs) ..................... 85
Tableau 10
Sites actifs d'élimination des matières résiduelles ......................................... 86
Tableau 11
Lieux d'entreposage de pneus .................................................................... 86
ix
Tableau 12
Poste de transformation d'électricité ........................................................... 87
Tableau 13
Usines d'épuration des eaux usées ............................................................. 87
Tableau 14
Territoires / éléments d'intérêt historique .................................................. 103
Tableau 15
Territoires / éléments d'intérêt culturel ..................................................... 103
Tableau 16
Territoires d'intérêt écologique ................................................................. 105
Tableau 17
Infrastructure routière du MTQ - classification fonctionnelle du réseau
supérieur ................................................................................................ 112
Tableau 18
Les établissements d'enseignement Commission Scolaire de la Vallée-
des-Tisserands ........................................................................................ 121
Tableau 19
Les établissements d'enseignement Commission Scolaire New Frontiers ....... 122
Tableau 20
Les établissements de santé et services sociaux ......................................... 125
Tableau 21
Postes frontières ..................................................................................... 126
Tableau 22
Ouvrages municipaux de captage des eaux ............................................... 127
Tableau 23
Usine publique de traitement des eaux usées ............................................ 131
Tableau 24
Les réseaux majeurs de transport d'énergie et de télécommunication .......... 132
Tableau 25
Cours d'eau désignés ............................................................................... 138
Tableau 25-1
Distance entre les sections et les cotes de crues de récurrence de 2, 20
et 100 ans - Rivière Noire à Saint-Chrysostome ......................................... 160
Tableau 25-2
Distance entre les sections et cotes de crues de récurrence 2, 20 et 100
ans - Rivière des Anglais à Très-Saint-Sacrement ....................................... 161
Tableau 25-3
Distance entre les sections et cotes de crues de récurrence 2, 20 et 100
ans - Rivière des Anglais à Howick et Très-Saint-Sacrement ....................... 162
Tableau 25-4
Distance entre les sections et cotes de crues de récurrence 2, 20 et 100
ans - Rivière Hinchinbrooke à Hinchinbrooke ............................................. 162
Tableau 25-5
Cotes de crues de récurrence de 20 et 100 ans, Rivière Châteauguay à
Huntingdon (centre-ville), Ormstown (centre-ville), Ormstown (CVR) et
Dewittville .............................................................................................. 163
Tableau 26
Occupations du sol permises selon les grandes affectations ........................ 208
Tableau 27-1
Nombre d'unités animales (paramètre A) .................................................. 223
Tableau 27-2
Distances de base (paramètre B) .............................................................. 224
Tableau 27-3
Coefficient d'odeur (paramètre C) ............................................................. 229
Tableau 27-4
Type de fumier (paramètre D) .................................................................. 229
Tableau 27-5
Type de projet (paramètre E) ................................................................... 230
Tableau 27-6
Facteurs d'atténuation (paramètre F) ........................................................ 231
Tableau 27-7
Facteurs d'usage (paramètre G) ............................................................... 231
Tableau 28
Zonage des productions - unités d'élevage ............................................... 232
x
Tableau 29
Normes de localisation pour une installation d'élevage ou un ensemble
d'installations d'élevage en regard d'une maison d'habitation ou d'un
immeuble protégé exposés aux vents dominants d'été (les distances
linéaires sont exprimées en mètres) .......................................................... 233
Tableau 30
Distances séparatrices relatives aux lieux d'entreposage des lisiers*
situés à plus de 150 m de l'installation d'élevage ....................................... 234
Tableau 31
Distances séparatrices relatives à l'épandage des engrais de ferme ............. 235
Tableau 36
Dimension minimale des lots .................................................................... 263
Tableau 37
Dimensions minimales d'un lot situé à moins de 100 mètres d'un cours
d'eau désigné ou riverain à un cours d'eau ................................................ 263
Tableau 37.1
Lots vacants sur un droit acquis de passage reconnu* ................................ 270
Tableau 38
Projet d'agrandissement de l'école de Saint-Anicet ..................................... 273
LISTE DES GRAPHIQUES
Graphique 1
Superficie relative aux périmètres d'urbanisation .......................................... 59
LISTE DES FIGURES
Figure 1
Localisation du territoire ............................................................................. 7
Figure 2
Municipalités de la MRC .............................................................................. 8
Figure 3
Organisation spatiale du territoire ............................................................... 45
Figure 4-1
Périmètre d'urbanisation centre urbain Huntingdon ...................................... 61
Figure 4-2
Périmètre d'urbanisation centre urbain Ormstown ........................................ 62
Figure 4-3
Périmètre d'urbanisation centre urbain Saint-Chrysostome ............................ 63
Figure 4-4
Périmètre d'urbanisation centre urbain Howick ............................................ 64
Figure 4-5
Périmètre d'urbanisation centre rural Sainte-Agnès-de-Dundee ..................... 67
Figure 4-6
Périmètre d'urbanisation centre rural Cazaville ............................................. 68
Figure 4-7
Périmètre d'urbanisation centre rural Saint-Anicet ........................................ 69
Figure 4-8
Périmètre d'urbanisation centre rural Sainte-Barbe ....................................... 70
Figure 4-9
Périmètre d'urbanisation centre rural Athelstan ............................................ 71
Figure 4-10
Périmètre d'urbanisation centre rural Franklin Centre ................................... 72
Figure 4-11
Périmètre d'urbanisation centre rural Saint-Antoine-Abbé ............................. 73
Figure 4-12
Périmètre d'urbanisation centre rural Havelock ............................................ 74
Figure 5-1
Noyau architectural Huntingdon ................................................................. 93
Figure 5-2
Noyau architectural Ormstown ................................................................... 94
Figure 5-3
Noyau architectural Saint-Chrysostome ....................................................... 95
Figure 5-4
Noyau architectural Saint-Anicet ................................................................. 96
xi
Figure 5-5
Noyau architectural Godmanchester et Hinchinbrooke .................................. 97
Figure 5-6
Noyau architectural Hinchinbrooke.............................................................. 98
Figure 6-1
Problématiques reliées au transport .......................................................... 119
Figure 6-2
Réseau de camionnage ............................................................................ 120
Figure 7
Équipements et infrastructures régionaux .................................................. 123
Figure 9-1
Zone rurale - Municipalité de Très-Saint-Sacrement ................................... 149
Figure 9-2
Zone rurale - Municipalité de Saint-Chrysostome ....................................... 150
Figure 9-3
Zone rurale - Municipalité de Saint-Chrysostome ....................................... 151
Figure 9-4
Zone rurale - Municipalité de Saint-Chrysostome (Supprimé) ...................... 152
Figure 9-5
Zone rurale - Municipalité de Franklin ....................................................... 153
Figure 9-6
Zone rurale - Municipalité de Havelock (Supprimé) .................................... 154
Figure 9-7
Zone rurale - Municipalité de Havelock ..................................................... 155
Figure 10-1
Zone d'inondation - Rivière aux Saumons (Dundee) ................................... 169
Figure 10-2
Zone d'inondation - Rivière La Guerre (Saint-Anicet) .................................. 170
Figure 10-3
Zone d'inondation - Ruisseau Cousineau (Sainte-Barbe) - Cours d'eau
Girouard (Sainte-Barbe) (Supprimé).......................................................... 171
Figure 10-4
Zone d'inondation - Rivière Trout (Godmanchester, Elgin) .......................... 172
Figure 10-5
Zone d'inondation - Rivière Trout (Godmanchester, Elgin) - Rivière
Châteauguay (Godmanchester, Elgin, Huntingdon, Hinchinbrooke) .............. 173
Figure 10-6
Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Elgin, Hinchinbrooke) - Rivière
Hinchinbrooke (Hinchinbrooke) ................................................................ 174
Figure 10-6-1
Zone d'inondation - Rivière Hinchinbrooke (Hinchinbrooke) ........................ 175
Figure 10-6-2
Zone d'inondation - Rivière Hinchinbrooke (Hinchinbrooke) ........................ 176
Figure 10-7
Zone d'inondation - Rivière Hinchinbrooke (Hinchinbrooke) ........................ 177
Figure 10-8
Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Hinchinbrooke, Huntingdon) -
Rivière aux Outardes (Hinchinbrooke) ....................................................... 178
Figure 10-9
Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Godmanchester, Huntingdon,
Hinchinbrooke, Ormstown) - Rivière aux Outardes (Hinchinbrooke) ............ 179
Figure 10-9-1
Zone d'inondation - Rivière Châteauguay - Rivière aux Outardes
(Dewittville, Godmanchester et Ormstown) ............................................... 180
Figure 10-10
Zone
d'inondation - Rivière
aux
Outardes
est
(Hinchinbrooke,
Ormstown) ............................................................................................. 181
Figure 10-11
Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Ormstown) - Rivière aux
Outardes (Ormstown) .............................................................................. 182
Figure 10-11-1
Zone d'inondation - Rivière Châteauguay - Rivière aux Outardes
(Ormstown - secteur CVR) ...................................................................... 183
Figure 10-12
Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Ormstown, Très-Saint-
Sacrement) ............................................................................................. 184
Figure 10-13
Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Très-Saint-Sacrement) -
xii
Rivière des Anglais (Très-Saint-Sacrement, Howick) ................................... 185
Figure 10-13-1
Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Très-Saint-Sacrement, Howick) ..... 186
Figure 10-14
Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Très-Saint-Sacrement ................... 187
Figure 10-14-1
Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Très-Saint-Sacrement) .................. 188
Figure 10-15-1
Zone d'inondation - Ruisseau Norton (Saint-Chrysostome) ......................... 189
Figure 10-15-2
Zone d'inondation - Rivière des Anglais/ruisseau Norton (Saint-
Chrysostome) ......................................................................................... 190
Figure 10-15-3
Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Saint-Chrysostome) ...................... 191
Figure 10-15-4
Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Saint-Chrysostome) ...................... 192
Figure 10-15-5
Zone d'inondation - Rivière des Anglais/rivière Noire (Saint-
Chrysostome) ......................................................................................... 193
Figure 10-15-6
Zone
d'inondation - Rivière
des
Anglais/rivière
Noire
(Saint-
Chrysostome) ......................................................................................... 194
Figure 10-15-7
Zone d'inondation - Rivière Noire (Saint-Chrysostome)............................... 195
Figure 10-15-8
Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Saint-Chrysostome) ...................... 196
Figure 10-16
Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Saint-Chrysostome, Havelock) ....... 197
Figure 10-17
Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Huntingdon, Hinchinbrooke,
Godmanchester) ..................................................................................... 198
Figure 10-18
Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Ormstown) - Rivière aux
Outardes (Ormstown) .............................................................................. 199
Figure 11-1
Dérogation dans la zone inondable (Ormstown) - Pont de la Rivière aux
Outardes (Ormstown) .............................................................................. 200
Figure 11-2
Dérogation dans la zone inondable (Godmanchester) - 2610 Route 138 ...... 201
Figure 11-3
Dérogation dans la zone inondable (Très-Saint-Sacrement) - 2077
Chemin de la Rivière des Anglais .............................................................. 202
Figure 11-4
Dérogation dans la zone inondable (Saint-Chrysostome) - 285 rang de la
Rivière Noire Sud .................................................................................... 203
Figure 11-5
Dérogation
dans
la zone
inondable
(Très-Saint-Sacrement)
-
Remplacement du Pont de la Fourche (P-1758) sur la Route 138 ............... 204
Figure 11-6
Dérogation dans la zone inondable, Canton de Havelock, pont McComb,
rivière des Anglais ................................................................................... 205
Figure 12-1
Milieux humides de la Municipalité de Saint-Anicet ..................................... 245
Figure 12-2
Milieux humides des municipalités de Saint-Anicet et Sainte-Barbe .............. 246
Figure 13-1
Prise municipale Huntingdon - Ouvrages de captage .................................. 249
Figure 13-2
Prise municipale Sainte-Barbe - Ouvrages de captage ................................ 250
Figure 13-3
Puits municipal Howick - Ouvrage de captage ........................................... 251
Figure 13-4
Puits municipaux Saint-Chrysostome - Ouvrage de captage ........................ 252
Figure 13-5
Puits municipaux Ormstown (1, 4 et 5) - Ouvrages de captage ................... 253
Figure 13-6
Puits municipaux Ormstown (6 et 8) - Ouvrages de captage ....................... 254
xiii
Figure 13-7
Puits municipal Franklin - Ouvrages de captage ......................................... 255
Figure 13-8
Office Municipal d'habitation Franklin - Ouvrages de captage ...................... 256
Figure 13-9
Puits École Primaire Franklin - Ouvrage de captage ................................... 257
Figure 13-10
Puits École des jeunes riverains (Saint-Anicet) - Ouvrages de captage ......... 258
Figure 13-11
Puits CPE Petites Pommes (Franklin) - Ouvrages de captage ...................... 259
LISTE DES ANNEXES
Annexe 1
Projets du Ministère des Transports du Québec planifiés sur le territoire
de la MRC du Haut-Saint-Laurent
Annexe 2
Les grandes affectations (carte 1 de 2)
Annexe 3
Territoires d'intérêt et zones de contraintes (carte 2 de 2)
Annexe 4
Les secteurs agricoles forestiers
Annexe 5
Secteur potentiel pour un développement résidentiel sur le territoire de
la Municipalité de Elgin
Annexe 6
Zonage relatif à la gestion des odeurs en territoire agricole
Annexe 7
Îlots déstructurés à l'agriculture en territoire agricole ainsi qu'une carte
index
xiv
Préambule, page 1
PRÉAMBULE
Le premier schéma d'aménagement de la MRC du Haut-Saint-Laurent est entré en vigueur le
7 octobre 1987. En vertu de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (LAU), la période de révision
du schéma commence à la date du cinquième anniversaire de l'entrée en vigueur de ce premier
schéma. Pour la MRC cette date se voulait le 6 octobre 1992. Cependant, compte tenu des
modifications majeures apportées à la LAU par le projet de loi nº 56, le Conseil de la MRC a attendu
de connaître le contenu de la loi avant d'entreprendre les étapes de la révision.
Le 21 février 1994, le Conseil de la MRC a adressé, par résolution à M. Claude Ryan, ministre des
Affaires Municipales, une demande afin de se faire accorder un nouveau délai d'adoption du
document sur les objets de la révision du schéma (DOR).
Ce document, comme le stipule la loi, doit être adopté dans les six mois qui suivent le début de la
période de révision. Le délai demandé et accordé par le ministre s'est officialisé par l'adoption du
document à la séance ordinaire du conseil des maires le 11 mai 1994.
Cette étape a conduit à la préparation des dossiers qui ont été examinés et travaillés par le comité
de révision élargi. Ce comité, composé de 30 membres, dont 15 maires et 15 conseillers, a été créé
en 1993 pour la période de la révision du schéma. Le travail, avec l'aide de ce regroupement, s'est
traduit par l'adoption du premier projet de schéma révisé le 18 décembre 1996. Ce premier projet,
comme son nom l'indique, est déposé pour une première fois au ministre, aux municipalités et aux
MRC contiguës pour recevoir un premier avis.
Un second projet a été élaboré tenant compte des avis des intervenants ayant reçu une copie du
schéma. Ce projet, après son adoption le 10 septembre 1997, a été soumis à l'ensemble de la
population du territoire au moyen de sept consultations publiques tenues sur le territoire des
municipalités. Le 10 mars 1999, le schéma d'aménagement révisé a été adopté une première fois et
modifié par la suite pour tenir compte de l'avis gouvernemental. Le schéma d'aménagement est
finalement entré en vigueur le 1er novembre 2000.
Le schéma d'aménagement révisé constitue la dernière étape du processus de révision du schéma
d'aménagement. Ce document renferme les grands principes d'aménagement suivants : les
orientations gouvernementales, les décisions d'aménagement et les perspectives de développement
conclues après discussions et consultations de la population.
Procédure de révision du schéma d'aménagement, page 2
PROCÉDURE DE RÉVISION DU SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT
1. Début de la période de révision (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 55) 6 octobre 1992
2. Extension de délai (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 239) 9 février 1994
3. Document sur les objets de la révision (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.1) 11 mai 1994
Avis des municipalités
(56.2)
4. Extension de délai (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 239) 27 nov. 1996
5. Premier projet de schéma d'aménagement révisé 18 déc. 1996
(LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.3)
Avis gouvernemental
(56.4)
Avis des municipalités
(56.5)
6. Deuxième projet de schéma d'aménagement révisé 10 sept. 1997
(LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.6)
Avis des municipalités
(56.7)
7. Assemblées publiques de consultation dans les municipalités Automne 1997
(LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.8)
8. Schéma d'aménagement révisé (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.13) 10 mars 1999
Avis gouvernemental
(56.14)
21 juillet 1999
9. Extension de délai (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 239)
24 nov. 1999
10. Remplacement du schéma d'aménagement révisé
14 juin 2000
(LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.15)
11. Entrée en vigueur du schéma d'aménagement révisé
1er nov. 2000
(LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.17)
Dans les deux ans qui suivent l'entrée en vigueur du schéma révisé, les municipalités doivent adopter
tout règlement de concordance, c'est-à-dire tout règlement nécessaire pour tenir compte de la
révision du schéma. (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 59)
18 avril 1997
Introduction, page 3
INTRODUCTION
Valoriser l'industrie, protéger et mettre en valeur le potentiel agroforestier, reconnaître la fonction
des hameaux, encourager le développement de l'industrie tant par la protection du territoire que
par le renforcement des concentrations commerciales, orienter le développement touristique et
améliorer la qualité de vie du citoyen par une meilleure gestion des espaces et surtout des espaces
urbanisés, voilà les points forts de cette première révision du schéma d'aménagement.
Tout au long de cet exercice, que nous avons voulu le plus démocratique possible, nous avons cerné
les grandes problématiques du territoire à partir desquelles ont découlé les grandes orientations et
recommandations d'aménagement.
Nous avons délimité les périmètres d'urbanisation de chaque municipalité ou d'un regroupement de
municipalité. C'est à l'intérieur de ces périmètres qu'est privilégié le développement urbain qui prend
deux formes soit un centre urbain soit un centre rural.
Nous avons révisé les zones de contraintes sur le territoire. Il est essentiel d'assurer la sécurité du
public par une gestion sévère des risques environnementaux.
Une attention particulière a été portée à la définition des sites d'intérêts patrimoniaux, esthétiques
et écologiques. C'est à partir de ce travail que les élus du territoire pourront développer l'industrie
touristique et améliorer le cadre de vie des résidents.
Espérant que cet effort de définition de ce que nous sommes et de ce que nous voulons faire de
notre région permettra à tous de s'impliquer dans la protection et le développement de notre
collectivité.
Introduction, page 4
Chapitre 1, page 5
CHAPITRE 1
PRÉSENTATION DU TERRITOIRE
La MRC du Haut-Saint-Laurent fait partie de la grande région administrative de la Montérégie et de
la sous région du Suroît avec les MRC Beauharnois-Salaberry et Vaudreuil-Soulanges. Plus
spécifiquement, elle se situe à l'extrême Sud-Ouest du Québec, au Sud du fleuve Saint-Laurent et
au Nord de l'État de New-York.
La MRC du Haut-Saint-Laurent couvre un territoire de 1 148,46 km2 et regroupe 13 administrations
municipales dont une ville : Huntingdon; un village : Howick, trois paroisses : Saint-Anicet, Sainte-
Barbe, Très-Saint-Sacrement; cinq cantons : Dundee, Elgin, Godmanchester, Havelock,
Hinchinbrooke et trois municipalités sans désignation Franklin, Ormstown et Saint-Chrysostome. Sur
le territoire de la MRC se trouve également la réserve amérindienne d'Akwesasne. Cette réserve
située à l'extrême ouest du territoire, est comprise entre le fleuve, la frontière Canado-Américaine
et la limite Ouest de Dundee. Cette dernière présente un tracé que ni le gouvernement fédéral, ni
le gouvernement provincial ne sont en mesure d'officialiser. Pour les besoins du schéma, la limite
s'inspire du Rôle d'évaluation municipal de Dundee.
La MRC compte une population de 22 007 qui se reparti comme suit : 67% en milieu rural (agricole),
24% dans les agglomérations de Huntingdon, Howick, Ormstown et Saint-Chrysostome et 9% dans
les secteurs de villégiature.
L'agriculture occupe une place de premier ordre dans le Haut-Saint-Laurent. En chiffre, l'importance
que prend ce secteur d'activité est 93% du territoire, 20% de l'activité de l'emploi et 13% de la
population. Le paysage est imprégné par l'agriculture. C'est le type d'agriculture qui varie en raison
du potentiel et de la qualité des sols. Ainsi, le Haut-Saint-Laurent se qualifie par les grandes cultures,
les productions d'élevage, les cultures maraîchères, la pomiculture et l'acériculture.
L'activité du secteur secondaire compte, elle aussi, pour 20% de l'activité de l'emploi alors que cette
proportion atteint 54% pour le secteur tertiaire.
Chapitre 1, page 6
La présence de petites concentrations d'habitations sur le territoire, origine du développement des
différentes communautés dans le Haut-Saint-Laurent; développement qui a façonné le paysage de
petits hameaux. Ces hameaux, ainsi que les vieilles maisons de pierres qui parsèment le paysage,
les fermes centenaires, les nombreuses églises et les espaces naturels, sont les éléments d'un
patrimoine bien conservé. Il va sans dire que ce patrimoine peut être un puissant moteur pour le
développement touristique.
Si la situation géographique a permis la conservation des paysages et du patrimoine bâti, elle
présente par ailleurs certaines entraves au développement économique. Un territoire enclavé par le
fleuve et la frontière, et par surcroît dépourvu d'un réseau autoroutier, sont les éléments avec
lesquels il faut composer.
Chapitre 1, page 7
FIGURE 1
LOCALISATION DU TERRITOIRE
Chapitre 1, page 8
FIGURE 2
MUNICIPALITÉS DE LA MRC
M.270-2014, 21/07/2014; R.345-2024, 09/04/2025
Chapitre 2, page 9
CHAPITRE 2
PROBLÉMATIQUES
D'AMÉNAGEMENT
ET
LES
GRANDES
ORIENTATIONS
Conformément à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (art. 5.1), ce chapitre présente les
orientations d'aménagement pour le territoire de la MRC. Ces orientations sont établies à partir des
13 préoccupations exprimées à l'étape préparatoire de la révision du schéma d'aménagement.
Pour son développement futur, la MRC du Haut-Saint-Laurent vise des interventions qui s'inscrivent
dans le développement durable, fondées sur le partenariat du plus grand nombre d'intervenants
possible et sur des objectifs clairs.
Pour chacune des 13 préoccupations, s'inscrit le contexte et la problématique d'aménagement ainsi
que l'orientation préconisée quant au territoire. Viennent ensuite les objectifs justifiant le contenu
de l'orientation et les moyens de mise en œuvre, soit les manières de concrétiser l'orientation
d'aménagement.
PRÉOCCUPATIONS :
1.
Protection du territoire et des activités agricoles et mise en valeur de la forêt;
2.
Transport terrestre et corridors routiers;
3.
Gestion de l'urbanisation;
4.
Protection riveraine des cours d'eau;
5.
Villégiature et accessibilité au plan d'eau;
6.
Espace industriel;
7.
Gestion des déchets;
8.
Sites d'intérêt archéologique;
9.
Marais et marécages du lac Saint-François;
10.
Circuits cyclo-touristiques;
11.
Mise en valeur de la rivière Châteauguay;
12.
Développement touristique intégré avec le milieu rural;
13.
Protection environnementale.
Chapitre 2, page 10
PRÉOCCUPATION 1
PROTECTION DU TERRITOIRE ET DES ACTIVITÉS
AGRICOLES ET MISE EN VALEUR DE LA FORÊT
CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE :
Par observation dans le rapport entre la superficie des fermes et le capital agricole, la MRC du Haut-
Saint-Laurent vient en tête de liste en Montérégie après les MRC Les Maskoutains, Brome Missisquoi
et Le Haut-Richelieu.
Le territoire agricole, sous juridiction de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles
(LPTAA), représente 93% du territoire du Haut-Saint-Laurent alors que 71% de cette superficie est
en exploitation selon les dernières statistiques1. La proportion désignée de bons potentiels agricole
représente quant à elle 50% du territoire.
TABLEAU 1
SUPERFICIE
TOTALE
ZONÉE
AGRICOLE
ET
VOUÉE
À
L'AGRICULTURE PAR MUNICIPALITÉS (1996)
Municipalités
Superficie
totale
ha
Superficie en
zone agricole
ha
Part
relative
en %
Superficie
déclarée
agricole
1991
Superficie
déclarée
agricole
1996
Dundee
7 246
4 625
63,8
3 570
3 288
Elgin
6 938
6 938
100
3 674
5 386
Franklin
11 219
9 873
88,0
6 518
6 911
Godmanchester
13 877
13 841
99,7
10 315
9 498
Havelock
8 798
8 695
98,8
4 673
5 007
Hinchinbrooke
14 895
14 484
97,2
8 879
10 245
Howick
89
19,38
22
0
0
Huntingdon
258
0
0
0
0
Ormstown
14 239
13 650
95,8
10 201
8 678
Saint-Anicet
13 625
12 546
92,1
8 218
9 302
Sainte-Barbe
3 978
3 709
93,3
2 774
3 071
Saint-Chrysostome
9 954
8 882
89,2
5 861
5 814
Très-Saint-Sacrement
9 730
9 730
100
8 001
8 999
TOTAL
MRC DU HAUT-SAINT-
LAURENT
114 846
106 992
93,2
72 684,0
76 199,0
SOURCE : MRC du Haut-Saint-Laurent, compilation interne des données de la CPTAQ statistiques Canada et du MAPAQ
1 Statistique Canada, division agriculture, Profil agricole du Québec, Recensement 1996.
Chapitre 2, page 11
Une part relativement appréciable est sous couvert forestier. Celle-ci représente 34% du territoire.
Cette forêt domine le sud du territoire et le massif de la Covey Hill. Depuis 1990 c'est plus de
80 000 $ qui sont investis annuellement (Programme d'aide à la mise en valeur de la forêt privée du MRN2)
pour la mise en valeur de la forêt.
TABLEAU 2
POTENTIEL FORESTIER - MRC DU HAUT-SAINT-LAURENT
Municipalités
Feuillus
ha
Mélangés
ha
Résineux
ha
Total
ha
Part
Relative
%
En voie de
production
ha
Dundee
1 287
453
20
1 760
24,3
826
Elgin
2 157
706
56
2 919
42,1
677
Franklin
4 231
1 167
125
5 523
49,2
1 048
Godmanchester
2 522
1 149
212
3 883
28
1 088
Havelock
3 717
1 103
425
5 245
59,6
1 105
Hinchinbrooke
4 680
1 280
120
6 080
40,8
1 088
Howick
-
-
-
-
-
-
Huntingdon
-
-
-
-
-
-
Ormstown
4 456
431
66
4 953
35,3
620
Saint-Anicet
3 119
644
94
3 857
28,3
1 353
Sainte-Barbe
336
81
32
449
11,3
386
Saint-Chrysostome
2 471
722
260
3 453
34,9
847
Très-Saint-Sacrement
1 183
284
9
1 476
15,2
256
Total
MRC DU HAUT-SAINT-LAURENT
30 159
8 020
1 419
39 598
-
9 294
MRC TOTAL %
76
20
4
100
34,5
19
SOURCE : Ministère de l'Énergie et des Ressources, service de l'inventaire forestier 1984
Cet immense territoire présente différentes facettes étroitement liées à la qualité des sols. Cette
différence crée de la diversité dans le paysage, de la diversité dans le type d'agriculture et aussi des
préoccupations souvent diverses. Par exemple à Très-Saint-Sacrement où toutes les conditions
favorables sont réunies, 93% du territoire est déclaré agricole selon les données statistiques. Alors
qu'à l'inverse pour les territoires compris dans les municipalités de Havelock, d'Ormstown, Saint-
Chrysostome et Godmanchester cette proportion déclarée agricole varie entre 58% et 68%. On
assiste forcément à des préoccupations qui diffèrent et avec lesquelles il faut adapter le
développement de la région.
2 Le programme est depuis 1994 administré par l'Agence forestière de la Montérégie.
Chapitre 2, page 12
Le territoire demande à être découpé pour protéger l'agriculture là où elle est économiquement
rentable et d'y associer des activités auxiliaires, de circonscrire l'espace qui présente peu de
dynamisme à l'agriculture et de désigner le secteur agroforestier en raison du potentiel forestier de
ce dernier. Ce découpage est réalisé en tenant compte des critères suivants : les autorisations de la
CPTAQ depuis 1979, le type de sol (potentiel agricole), le dynamisme agricole, les usages autre
qu'agricole en territoire agricole, le potentiel forestier, les érablières et les vergers.
Ce découpage donne lieu à 3 grandes affectations qui dans une proportion de 60% (agricole ),
23,1% (agricole ) et 16,7% (agroforestière) représente l'espace qu'ils occupent.
Chapitre 2, page 13
ORIENTATION 1
PROTÉGER ET METTRE EN VALEUR LE POTENTIEL
AGROFORESTIER DE LA MRC
OBJECTIFS :
AGRICOLE
assurer la protection des bons sols, des activités agricoles et des exploitations existantes;
assurer le développement durable des ressources agricoles;
favoriser la coexistence harmonieuse des utilisations agricoles et non agricoles par des
orientations d'aménagement;
favoriser la production animale pour un meilleur équilibre environnemental;
favoriser la production de biomasse sur les parcelles délaissées par l'agriculture;
reconnaître des espaces qui ont perdu la vocation agricole de zone rurale tout en assurant que
les usages permis et les nouveaux usages n'engendrent pas d'impacts négatifs sur l'agriculture;
reconnaître qu'un mode de développement traditionnel lié à la colonisation du territoire a laissé
dans le paysage rural du Haut-Saint-Laurent la présence de hameaux (8 sont alors identifiés en
territoire agricole);
interdire toute forme de prélèvement du sol arabe et encore bien davantage dans les terres
noires;
éviter la construction permanente dans les établissements de camping;
déterminer dans quels cas et à quelles conditions de nouvelles utilisations à des fins
résidentielles peuvent être implantées.
M.272-2014, 21/07/2014
FORÊT
assurer le développement durable de la ressource forestière;
assurer la mise en valeur de la forêt et du potentiel faunique;
favoriser la plantation d'arbres pour la production de bois de haute valeur commerciale;
contribuer en tant que partenaire de l'Agence forestière de la Montérégie à la valorisation de la
forêt sur le territoire.
Chapitre 2, page 14
MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :
maintenir l'agriculture comme activité principale en territoire agricole et reconnaître trois
grandes affectations agricoles en fonction de leurs caractéristiques et des utilisations
existantes et souhaitables;
appliquer les nouvelles dispositions concernant les distances séparatrices relatives aux
installations d'élevage;
appliquer de façon stricte les principes du zonage agricole dans l'affectation agricole à fort
potentiel et régir l'implantation d'activités autres qu'agricoles en fonction de critères bien
spécifiques dans les affectations de moindre potentiel;
permettre la transformation, la vente, l'entreposage et le conditionnement des produits agricoles
(réf. : politique d'aménagement et de développement);
permettre qu'en territoire agroforestier se développent des activités secondaires d'accueil à la
ferme et agrotouristique;
assurer que les règlements de zonage favorisent les aménagements adéquats et une mise en
valeur du patrimoine architectural dans les hameaux (en territoire agricole);
assurer que la création et le développement des zones rurales (en territoire agricole) se fassent
en conformité avec la politique d'aménagement;
mettre sur pied un comité consultatif agricole formé de membres du Conseil des maires, de
producteurs agricoles et d'autres citoyens pour une planification mieux concertée en territoire
agricole;
assurer que les campings maintiendront les usages exclusifs aux établissements de camping et
de récréation;
reconnaître des espaces déstructurés à l'agriculture et des secteurs agricoles forestiers identifiés
comme tel et dans lesquels il est possible de construire une nouvelle résidence. (La résidence
permise est celle autorisée en veru de l'article 59 de la LPTAA et des décisions 363199 et 377747).
R.210-2006, 22/06/2006; M.272-2014, 21/07/2014
Chapitre 2, page 15
PRÉOCCUPATION 2
TRANSPORT TERRESTRE ET CORRIDORS ROUTIERS
CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE :
Le Haut-Saint-Laurent compte 978,64 km de route pour lequel 248,29 km sont de la propriété du
ministère des Transports du Québec. Le réseau hiérarchisé du ministère se présente comme suit :
92,6 km de réseau national, 74,34 km de réseau régional et 81,35 km de réseau collecteur (voir
tableau 17). Les municipalités gèrent les 736,35 autres kilomètres.
L'élément qui caractérise le territoire du Haut-Saint-Laurent, est l'enclave créée par le fleuve, la
frontière Canado-Américaine et l'absence de lien autoroutier avec la Montérégie. Le prolongement
de l'autoroute 30 sur le territoire des MRC de Roussillon, de Beauharnois-Salaberry et de Vaudreuil-
Soulanges a tout avantage à se réaliser pour améliorer les liens avec le reste de la Montérégie.
Le second élément est certainement l'état du réseau national et régional. Cet état entraîne la
circulation de transit sur le réseau local. La décision des élus municipaux de diriger la circulation des
véhicules lourds sur le réseau national et régional va augmenter forcément la circulation sur ces
routes. Toutefois c'est la sécurité des usagers qui est mise en cause. Avant l'entrée en vigueur de la
réglementation provinciale sur la circulation des véhicules lourds, les camionneurs évitaient de
circuler sur ces routes (en raison de leur mauvais état, de leur étroitesse et de leur manque d'accotement)
et empruntaient des routes alternatives. Cette décision de favoriser la circulation des véhicules lourds
vient certainement aider la cause pour améliorer les conditions du réseau supérieur dans le Haut-
Saint-Laurent.
Ce réseau est aussi ponctué de sites identifiés à risque d'accidents3 et de tronçons désignés
inondables. À la figure 6 sont illustrés les points névralgiques à considérer afin d'assurer une
meilleure efficacité de la circulation et la sécurité des usagers sur les routes. Les municipalités, pour
leur part, verront à exercer un plus grand contrôle des entrées privées et des intersections sur ces
réseaux.
La gestion du réseau local, remise aux municipalités en 1994 entraîne quant à elle plus de dialogues
entre les municipalités pour mener à bien la gestion du réseau intermunicipal et l'harmonisation des
règlements sur la circulation des véhicules lourds.
3 DSC Valleyfield, Étude de la localisation et de priorisation des sites dangereux sur les routes du territoire 1984-1987, Nov. 89
Chapitre 2, page 16
ORIENTATION 2
AUGMENTER L'EFFICACITÉ DE LA CIRCULATION ET DU
TRANSPORT SUR LE RÉSEAU ROUTIER DANS LE HAUT-
SAINT-LAURENT ET PERMETTRE DE MEILLEURS LIENS
AU RÉSEAU AUTOROUTIER MONTÉRÉGIEN
OBJECTIFS :
continuer d'encourager les efforts des MRC Beauharnois-Salaberry, Vaudreuil-Soulanges et
Roussillon à la réalisation du prolongement de l'autoroute 30 dans le Suroît;
maintenir la désignation du réseau national actuel et augmenter les entretiens que l'on accorde
à ce réseau;
augmenter l'efficacité de lien et de transit sur les réseaux national et régional;
harmoniser la vocation des réseaux national et régional avec l'aménagement du territoire;
favoriser la circulation des véhicules lourds sur les réseaux national et régional;
faire en sorte que les postes de douane sur le réseau national maintiennent leur plein service;
favoriser de meilleures conditions d'écoulement sur les réseaux national et régional.
MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :
créer une table de travail avec le ministère des Transports du Québec et les municipalités pour
évaluer le choix de meilleurs liens avec le reste de la Montérégie;
améliorer les caractéristiques techniques des réseaux national et régional pour permettre une
meilleure circulation en tout temps et en toute sécurité sur les Routes 132, 138, 201 et 202;
encourager la réalisation d'études pour contrer les problèmes ponctuels identifiés dans la
problématique du transport;
rendre compatibles les règlements sur la circulation des véhicules lourds des municipalités avec
les restrictions imposées sur le réseau routier provincial;
contrôler au moyen de la réglementation locale d'urbanisme, le nombre d'entrées privées sur
les réseaux national et régional.
Chapitre 2, page 17
PRÉOCCUPATION 3
GESTION DE L'URBANISATION
CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE :
Par définition, l'urbanisation est la concentration croissante de la population dans une agglomération.
Par observation des réalités du milieu, on peut considérer que les notions de concentration, de
croissance et de pluralisme des fonctions se rattachent au concept d'une entité spatiale à caractère
urbain.
La notion de concentration se rattache à un lieu facilement identifiable et qui se distingue d'un
environnement où justement l'absence de concentration est la règle. Pour sa part, la notion de
croissance doit être prise dans une possibilité de croître. Quant au pluralisme des fonctions, il est
attribué à la totalité de l'entité spatiale à caractère urbain.
Il va sans dire que nous devons concentrer nos efforts d'urbanisation dans les zones prévues à cette
fin en "zone blanche"4. Cette zone représente près de 6% du territoire de la MRC, mais lorsqu'on y
soustrait les espaces affectés au développement résidentiel, à la villégiature, à la conservation et à
la récréation, il reste à peine 1,16% du territoire utile à l'urbanisation.
Des 1 406 ha, affectés aux périmètres d'urbanisation 315 ha soit 22% sont des espaces vacants. La
capacité approximative de développement représente quelques 1 350 terrains. Nous allons tendre à
atteindre cette capacité dans la mesure où les municipalités vont planifier le développement à l'aide
de plan d'aménagement d'ensemble, qu'elles vont gérer plus adéquatement l'ouverture des rues
privées et qu'elles vont planifier le développement avec le prolongement des réseaux d'aqueduc et
d'égout.
Le centre du village, si petit soit-il, composé de résidences, de commerces et de bâtiments
institutionnels possède les attributs d'une entité urbaine. Dans le contexte particulier du Haut-Saint-
Laurent, il y a les centres urbains : Huntingdon, Ormstown, Saint-Chrysostome et Howick et les
centres ruraux : Sainte-Agnès de Dundee, Cazaville, Saint-Anicet, Sainte-Barbe, Athelstan, Franklin,
Saint-Antoine-Abbé et Havelock. Ces centres sont précisément illustrés aux figures 4-1 à 4-12.
4"Zone blanche" : Expression populaire employée pour parler d'un territoire en opposition avec "zone verte" qui désigne le territoire
sous juridiction de la LPTAA.
Chapitre 2, page 18
Outre les centres urbains et ruraux, les élus reconnaissent une autre forme de développement, le
hameau. Et ce n'est cependant pas dans le but de faire croître ces espaces mais bien plus de leur
reconnaître une fonction qui s'inscrit dans le schéma organisationnel et la planification globale du
territoire.
Le hameau représente une petite concentration de quelques maisons, regroupées autour de
bâtiments publics en territoire agricole. Il est connu et identifié d'un toponyme. Ces noyaux isolés
çà et là évoquent le mode de développement traditionnel et reflet de la colonisation. La particularité
de ces espaces est aussi qu'ils ont conservé tout le charme d'autrefois. Huit hameaux sont identifiés
au plan 1 de 2 et à l'annexe 7, ces hameaux sont Kensington (îlot 11), Powerscourt (îlot 25), Dewittville
(îlot 20), Herdman (îlot 28), Rockburn (îlot 29), Bridgetown (îlot 52), RiverField (îlot 49) et Aubrey (îlot
60).
L'effort de la municipalité doit miser à assurer la protection et la mise en valeur de la spécificité
paysagère de ces noyaux patrimoniaux. Il serait certainement souhaitable de maintenir la présence
de commerces de services (dépanneur, auberge, restaurant). La construction de chemin privé dans ces
lieux est strictement interdite.
La population dans le Haut-Saint-Laurent est en légère croissance. Depuis les 35 dernières années
elle est passée de 18 969 à 22 007, une croissance qui était de 3%, avant les années 80 mais qui a
fléchie à 1% depuis. Le caractère rural et la place qu'occupe l'agriculture gagne sur le développement
industriel et autres et malgré une certaine proximité du territoire à celui de l'Île de Montréal, nous
ne connaissons pas de pression sur le développement résidentiel. Pour ne pas parler d'absence cela
reste tout de même marginal; le temps de déplacement d'un lieu à l'autre ne favorise pas
l'établissement de ce type de population dans le Haut-Saint-Laurent.
En 1961, les centres urbains des municipalités de Huntingdon, Ormstown, Saint-Chrysostome et
Howick regroupaient 33% de la population du Haut-Saint-Laurent. En 1996, ces centres comptaient
que 26% de la population. Celle-ci s'accroît cependant en périphérie alors qu'elle jouit d'un taux de
taxe bien inférieur à ceux des centres urbains.
Le portrait de la construction est quant à lui représentatif de l'évolution de la population. C'est
davantage aux territoires associés à la villégiature et dans les municipalités de Saint-Anicet, Sainte-
Barbe et Hinchinbrooke que le phénomène de croissance de population est le plus significatif.
Chapitre 2, page 19
TABLEAU 3
ÉVOLUTION DE LA POPULATION PAR MUNICIPALITÉS DE 1961 À 1996
Municipalités
1961
1966
1971
1976
1981
1986
1991
1996
Dundee
519
487
480
419
386
353
382
392
Elgin
495
427
454
524
455
436
469
448
Franklin
1 198
1 213
1 473
1 552
1 725
1 630
1 736
1 640
Godmanchester
1 588
1 833
1 887
1 735
1 702
1 620
1 557
1 550
Havelock
609
669
657
735
675
757
738
811
Hinchinbrooke
1 639
1 742
1 911
1 871
2 052
2 225
2 392
2 407
Howick
647
590
575
667
639
621
636
617
Huntingdon
3 134
3 167
3 087
3 090
3 018
2 919
2 859
2 746
Ormstown
3 366
3 524
3 551
3 676
3 775
3 661
3 678
3 700
Saint-Anicet
1 515
1 594
1 721
1 862
1 987
2 104
2 215
2 549
Sainte-Barbe
660
679
791
953
1 091
1 178
1 307
1 277
Saint-Chrysostome
2 256
2 374
2 421
2 485
2 541
2 441
2 601
2 587
Très-Saint-Sacrement
1 343
1 387
1 447
1 379
1 417
1 362
1 294
1 283
TOTAL
MRC DU HAUT-SAINT-LAURENT
18 969
19 686
20 455
20 948
21 463
21 307
21 864
22 007
Chapitre 2, page 20
Cependant cette croissance de population ou du nombre de ménages ne représente pas une
augmentation réelle sur la consommation du sol puisque l'on assiste plutôt à une transformation du
chalet en résidence. Le chalet d'autrefois se transforme en habitation permanente et devient ensuite
le lieu de domicile principal. Ces nouveaux occupants sont généralement des gens à la retraite ou
des travailleurs autonomes ce qui ne génèrent pas d'augmentation de services pour la municipalité.
Les dirigeants de ces municipalités auraient tout avantage à exercer les mesures de contrôle
nécessaire en matière environnementale dans ces secteurs vu la très forte densité de population
(voir tableau 6).
Au cœur des centres urbains une structure commerciale est bien organisée; les plus vieux bâtiments
y sont regroupés malheureusement l'innovation a parfois modifiée et trahie l'aspect original des
bâtiments. On y observe une dévalorisation des espaces et des bâtiments et un manque d'intégration
architecturale. Un effort doit être mis afin de valoriser ces espaces et de dynamiser les secteurs
commerciaux.
TABLEAU 4
ÉTAT DE LA CONSTRUCTION PAR MUNICIPALITÉ
Municipalités
1995
1996
1997
1998
1999
Total 1995-1999
Résidentielle
Commerciale
Dundee
0
1
0
0
0
1
0
Elgin
0
0
0
1,1C 1
2
1
Franklin
6
3
3
1
2
15
0
Godmanchester
2
3
2
1,1C 3
11
1
Havelock
3
2
0
0
7
12
0
Hinchinbrooke
1
5
1
4
11,1C
22
1
Howick
0
1
2
2
0
5
0
Huntingdon
1
1
1C
0
0
2
1
Ormstown
4
4
5,1C 6
6
25
1
Saint-Anicet
8
9
8
6
5
36
0
Sainte-Barbe
11
5
4
4
8,1C
32
1
Saint-Chrysostome 2,1C 1,2C 5,1C 4,1C 10
22
5
Très-St-Sacrement 0
0
0
0
5
5
0
TOTAL
38,1C 35,2C 30,3C 29,3C 58,2C
190
11
C = commerce
Source : Permis de construction des municipalités
Chapitre 2, page 21
TABLEAU 5
ÉVOLUTION DES MÉNAGES PAR MUNICIPALITÉ
Municipalités
Ménage
1981
Ménage
1986
Ménage
1991
Ménage
1996
Dundee
120
125
130
135
Elgin
150
155
165
170
Franklin
535
540
610
630
Godmanchester
515
510
535
540
Havelock
230
260
280
310
Hinchinbrooke
685
780
860
915
Howick
230
240
260
260
Huntingdon
1 105
1 115
1 160
1 145
Ormstown
1 235
1 315
1 370
1 400
Saint-Anicet
640
730
820
980
Sainte-Barbe
360
435
485
500
Saint-Chrysostome
770
815
935
940
Très-Saint-Sacrement
460
465
450
465
TOTAL
MRC DU HAUT-SAINT-LAURENT
7 035
7 485
8 060
8 390
SOURCE : Statistique Canada
M.272-2014, 21/07/2014
Chapitre 2, page 22
ORIENTATION 3
PRIORISER LE DÉVELOPPEMENT À L'INTÉRIEUR DES
PÉRIMÈTRES D'URBANISATION ET FAVORISER UNE
MEILLEURE GESTION DES FONCTIONS DANS LES ZONES
DÉSIGNÉES HAMEAUX
OBJECTIFS :
consolider les activités résidentielles, commerciales, institutionnelles et industrielles dans les
centres urbains et les centres ruraux;
favoriser des formes de développement plus compact dans les centres urbains dans un objectif
de rentabilité des infrastructures municipales;
maintenir et améliorer les équipements majeurs, les infrastructures et les différents services à
l'intérieur des centres urbains;
protéger et mettre en valeur les noyaux architecturaux afin de stimuler et de dynamiser l'activité
dans ces secteurs commerciaux et maintenir une qualité des bâtiments résidentiels;
maintenir la fonction des hameaux en harmonie avec les usages et la vocation du territoire.
MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :
permettre à l'intérieur des grandes affectations centre urbain et centre rural la mixité des
fonctions;
prévoir des mesures pour favoriser le développement dans les centres urbains et ruraux;
prévoir les nouveaux équipements structurants dans les centres urbains;
encourager les municipalités à se doter de normes de protection et d'outils de planification pour
les noyaux architecturaux;
prévoir un zonage et des normes spécifiques à la mise en valeur des hameaux.
Chapitre 2, page 23
PRÉOCCUPATION 4
PROTECTION RIVERAINE DES COURS D'EAU
CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE :
La MRC du Haut-Saint-Laurent se situe devant trois grandes problématiques de protection des rives.
Il y a celle se rapportant à la villégiature sur les rives du fleuve Saint-Laurent, celle en milieu agricole
et l'autre dans les centres urbains. Pour la rive du fleuve, il faut compter quelques 50 km de rives
augmentées de 20 km par la présence de canaux. La construction de canaux, le contrôle du niveau
du lac Saint-François et l'urbanisation mis ensemble ont favorisé l'artificialisation du milieu.
La politique de protection des rives du gouvernement du Québec met à la disposition des MRC un
mécanisme qui permet de prendre en considération certaines situations particulières compte tenu
de la qualité du milieu ou du degré d'artificialisation. L'application stricte des règles de la politique
dans ce genre de situation ne correspond pas toujours à la réalité. Il peut s'avérer nécessaire
d'adopter des mesures différentes de celles prévues ailleurs sur le territoire tout en maintenant une
protection adéquate du milieu riverain. Le plan de gestion semble à ce moment l'outil privilégié pour
enrayer les problèmes de dégradation des rives rencontrés ici et là sur le lac Saint-François.
En milieu agricole, c'est plus d'une centaine de kilomètres de rive qui cohabitent avec l'agriculture.
Cette dernière, parfois friande d'espace, échappe aux principes environnementaux rendant ainsi
inefficace les travaux d'entretien que la municipalité ou la municipalité régionale de comté effectue
dans ces cours d'eau. D'ailleurs, depuis les 30 dernières années les cours d'eau ont considérablement
été augmentés à cause du déboisement et de la mise en culture des terres et des travaux de drainage
agricole qui en découlent.
En milieu urbain, ce sont les secteurs commerciaux qui contribuent le plus à perturber le milieu
riverain, cette fois sur la rivière Châteauguay. Un plan de restauration et de mise en valeur de la rive
favoriserait grandement la qualité des abords et du paysage.
Chapitre 2, page 24
ORIENTATION 4
ASSURER UNE PROTECTION AUX COURS D'EAU
OBJECTIFS :
améliorer la qualité des cours d'eau par une protection minimale adéquate des rives et du littoral;
prévenir la dégradation et l'érosion des rives et du littoral en favorisant la conservation de leur
caractère naturel;
assurer la conservation, la qualité et la diversité biologique du milieu en limitant les interventions
pouvant permettre l'accessibilité;
mettre à la disposition des municipalités des normes qui accordent une protection efficace des
rives et du littoral;
coordonner les efforts de protection des rives et du littoral sur le territoire du Haut-Saint-Laurent.
MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :
inscrire au document complémentaire les mesures de protection des rives, du littoral et des
plaines inondables;
accorder à tous les cours d'eau une protection minimale adéquate;
réaliser un inventaire sur l'état de protection des rives et du littoral en zone agricole;
contrôler les activités en zones de contraintes naturelles dans une optique de prévention des
dommages et de protection des ressources;
prévoir des plans de gestion dans les secteurs riverains dégradés du lac Saint-François et de la
rivière Châteauguay;
mettre en place un service d'inspection régional.
Chapitre 2, page 25
PRÉOCCUPATION 5
VILLÉGIATURE ET ACCESSIBILITÉ AU PLAN D'EAU
CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE :
Les accès publics au lac Saint-François se limitent au Parc Léger, au Quai régional de Port Lewis et
au Quai fédéral de la Pointe au Cèdre, tous dans la municipalité de Saint-Anicet. Cette contribution
est bien minime alors que l'on calcule 30 km de rive à Saint-Anicet. À Dundee par contre, la rive est
occupée à plus de 60% par les grands marais de la réserve nationale de faune et d'autres marais
privés. Des aménagements y favorisent l'accès quoique le canot et l'excursion en rabaska demeure
les moyens privilégiés de circuler dans ce vaste milieu humide. Tandis qu'à Sainte-Barbe, pour 11 km
de rive, on ne compte aucun espace public.
Le territoire à vocation villégiature est occupé à 64%. Cette occupation se présente comme suit :
42% résidentielle, 13% commerciale (deux terrains de golf et deux établissements de camping) et 8,7%
autres (espace marais). L'activité résidentielle est dominante alors que plus de 70% de cette
occupation est temporaire (chalet et résidence secondaire) contre 30% permanente.
L'affectation villégiature se situe entre le lac Saint-François et la Route 132. Sur la rive du lac,
l'activité résidentielle de villégiature a presque réussi à occuper l'espace riverain. Par contre, entre
cette bande et la Route 132, il y a près de 35% du territoire qui est inoccupé. Sur la Route 132 la
distance du lac devient un obstacle pour le développement résidentiel de villégiature comme tel. Ces
espaces représentent cependant un intérêt pour des activités autres, surtout commerciales de
services, pour les villégiateurs, les excursionnistes et les touristes.
La superficie commerciale prend de l'importance parce qu'elle compte des espaces comme deux
terrains de golf et deux terrains de camping. Mais outre ces activités, l'activité commerciale est
faible, relativement peu diversifiée et surtout concentrée. Une première concentration se localise à
Port Lewis dans les limites de Sainte-Barbe et de Saint-Anicet, une deuxième se situe à l'intersection
de la Route 132 et du chemin Bord de l'eau à Sainte-Barbe et une troisième, toujours sur la Route
132, à Dundee (cette dernière est entrecoupée par la réserve Nationale de Faune du lac Saint-François).
La population double pour cette portion de territoire pendant la période estivale (tableau 6), alors
qu'elle représente véritablement 1,5% du territoire de la MRC.
Chapitre 2, page 26
TABLEAU 6
PORTRAIT DE L'AFFECTATION VILLÉGIATURE
Municipalité
Superficie
km2
Nombre de
logements
Population
saisonnière
Population
permanente
Population
totale
Densité
population
Dundee
3,87
264
563
98
661
170h / km2
Saint-Anicet
9,58
1 410
2 485
1 040
3 525
748h / km2
Sainte-Barbe
2,16
646
908
708
1 616
367h / km2
Parc Davignon
(Hinchinbrooke)
1,89
370
560
365
925
490h / km2
Source : Rôle d'évaluation 1994.
La tendance de l'occupation évolue d'un rythme différent que l'on se situe à Sainte-Barbe ou à
Dundee. La transformation du chalet ainsi que le mode d'occupation sont progressifs à mesure que
l'on se dirige vers l'Est ou que l'on se rapproche de Salaberry-de-Valleyfield (pôle d'attraction majeur).
Le développement laissé aux nombreux propriétaires a eu comme conséquence la création d'un
nombre considérable de chemins privés ce qui a rendu difficile voir même impossible le
développement. Un nouveau projet de construction veut souvent dire l'ajout d'une nouvelle rue. La
gestion de ce territoire doit être prise en charge par la municipalité de manière à freiner la
construction de rue privée et de gérer les espaces vacants dans une perspective de gestion plus
efficace du territoire.
Outre l'espace de villégiature riverain au lac Saint-François, il y a le secteur du Parc Davignon
(Hinchinbrooke) qui présente des caractéristiques de concentration d'un développement d'habitation
saisonnière. Celui-ci représente 29% du développement contre 19% en occupation permanente,
alors que 52% de l'espace reste vacant.
Ce développement évolue lentement en résidence permanente ce qui a pour effet d'améliorer de
beaucoup la qualité des constructions et la qualité environnementale des lieux. Malgré cela, le
développement reste anarchique vu la multitude de petits terrains, la qualité des chemins privés et
autres.
En 1992, la municipalité de Hinchinbrooke a acquis quelques kilomètres de chemin dans ce parc et
a procédé à des travaux de construction de routes afin de desservir la population permanente. Cette
acquisition a rendu possible les services du transport scolaire, d'entretien et de collecte des ordures.
Chapitre 2, page 27
ORIENTATION 5
AUGMENTER L'ACCESSIBILITÉ AU PLAN D'EAU ET
FAVORISER UN DÉVELOPPEMENT DE QUALITÉ DANS
L'AFFECTATION VILLÉGIATURE
OBJECTIFS :
favoriser une politique d'acquisition de terrains riverains au lac Saint-François pour ouvrir des
accès publics au lac;
protéger le caractère résidentiel de villégiature en maintenant les usages résidentiels de faible
densité en bordure et à proximité du lac Saint-François;
développer des secteurs complémentaires à la villégiature le long de la Route 132 dans les zones
désignées à cette fin ou sur des chemins municipalisés;
contrôler le développement et le nombre d'entrée privée le long de la Route 132 à Sainte-Barbe
et à Saint-Anicet;
favoriser un développement efficace et harmonieux de la vocation résidentielle;
éviter la construction résidentielle permanente dans les établissements de camping et interdire
la transformation de ces établissements en développement résidentiel.
MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :
réaliser un inventaire par municipalité des terrains vacants, des terrains qui sont non
réglementaires dû à leur trop petite superficie et des terrains rendus impropres à la construction;
établir une politique d'acquisition de terrains à des fins de parcs, terrains de jeux et d'espaces
naturels;
créer deux affectations distinctes dont l'une résidentielle de villégiature et l'autre commerciale
de villégiature;
Chapitre 2, page 28
identifier 4 secteurs à vocation commerciale afin de créer des pôles d'activités pour desservir
une clientèle touristique et de villégiature. Les activités (entreprises commerciales et de services)
doivent cependant répondre à des critères spécifiques de mise en valeur de la villégiature :
- sur la Route 132 entre le lot 64 (limite Est) à Sainte-Barbe et le lot 89 (limite Ouest), à
Saint-Anicet;
- sur la Route 132 et chemin bord de l'eau entre le lot 35 (limite Est) et les lots 34-10 et 36A-17,
à Sainte-Barbe;
- sur la Route 132, emplacement désigné par les parties de lots 30B, 31A, 32A et 33A, à Dundee;
- sur la Route 132 et le chemin de la vieille douane, à Dundee.
prévoir au plan d'urbanisme les projets de rues publiques et privées;
assurer que les établissements de camping maintiendront les usages exclusifs aux dispositions
contenues à l'article 11.11 du document complémentaire;
prévoir des plans d'aménagement d'ensemble (PAE) afin d'assurer une meilleure gestion de
l'espace et des usages dans l'affectation résidentielle de villégiature.
Chapitre 2, page 29
PRÉOCCUPATION 6
ESPACE INDUSTRIEL
CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE :
Le Haut-Saint-Laurent n'est muni d'aucune infrastructure industrielle ou de parc industriel. Les
espaces identifiés zone industrielle par les règlements d'urbanisme des municipalités de première
génération sont restés au stade vacant après plus de 10 ans. On constate, suite à un examen de
chacune de ces zones, que les facteurs entourant l'implantation d'industries n'y sont pas toujours
favorables. De plus, quelques 84 entreprises manufacturières sur le territoire opèrent en presque
totalité sur des droits acquis ou dans des espaces où elles sont restreintes de prendre de l'expansion.
Une relocalisation de ces industries veut souvent dire se diriger à l'extérieur du territoire puisque les
municipalités n'ont pas toutes l'espace adéquat à l'intérieur du périmètre d'urbanisation pour localiser
ou prévoir une zone industrielle. Devant un tel constat, la stratégie du Conseil de la MRC a été de
s'impliquer directement et de développer un site pour servir la petite entreprise industrielle.
Le 20 février 1998, une entente intermunicipale entre les municipalités du Canton de Dundee, du
Canton de Elgin, de Franklin, du Canton de Havelock, du Canton de Hinchinbrooke, du Village de
Howick, du Village d'Ormstown, du Village de Saint-Chrysostome, de la Paroisse de Saint-Jean-
Chrysostome et de la Paroisse de Très-Saint-Sacrement a permis l'acquisition et la mise en place
d'un équipement régional. Cette démarche concertée a rendu possible la consolidation d'un espace
industriel. Cependant cette entente est devenue caduque après la vente de l'immeuble, le 7
novembre 2002.
Les quelques 84 entreprises génèrent un nombre total de 1 688 emplois. L'activité de l'emploi de ce
secteur se caractérise ainsi : 57% est à l'entreprise de textile, 13,5% pour les aliments et boissons,
10,7% pour produits métalliques, 7,3% carrière et sablière, 5,8% bois et meubles, 2% produits
chimiques, 0,9% à l'imprimerie et autres 2,4%. C'est principalement à Huntingdon que se regroupe
l'emploi manufacturier.
M.270-2014, 21/07/2014
Chapitre 2, page 30
ORIENTATION 6
DÉVELOPPER
ET
VALORISER
LE
SECTEUR
DE
L'INDUSTRIE SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC DU HAUT-
SAINT-LAURENT
OBJECTIFS :
stimuler ce secteur d'activité économique.
MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :
prévoir des espaces pour l'activité industrielle dans les centres urbains.
M.270-2014, 21/07/2014
Chapitre 2, page 31
PRÉOCCUPATION 7
GESTION DES DÉCHETS
CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE :
Deux sites relatifs aux matières résiduelles sont officiellement désignés sur le territoire de la MRC. Il
s'agit d'un site de dépôt des matériaux secs et d'un site d'enfouissement sanitaire. Le site de dépôts
des matériaux secs se situe dans la municipalité de Godmanchester. Ce site est privé; ouvert en
1983, le ministère de l'Environnement évalue à 15% sa capacité comblée. Le site d'enfouissement
sanitaire se situe à Saint-Anicet. Ce dernier est géré par la municipalité et en dessert essentiellement
les résidents.
Autant pour les résidus de collecte sanitaire que ceux des collectes sélectives, la totalité des résidus
des 13 municipalités sont acheminés à l'extérieur du territoire de la MRC.
La quantité annuelle de déchets domestiques produits sur le territoire est de 12,069 tonnes.
Les boues des eaux usées des résidences isolées sont acheminées au Centre de traitement Sud-
Ouest dans la municipalité de Saint-Stanislas-de-Kostka.
Trois usines de traitement des eaux usées sont maintenant en opération pour les municipalités de
Saint-Chrysostome (1994); Huntingdon, Godmanchester et Hinchinbrooke (1995) et Ormstown
(1995). Elles traitent les eaux usées de 24% de la population du territoire.
Dans l'actuelle réflexion du gouvernement du Québec sur la question des matières résiduelles, il sera
de la responsabilité des MRC d'élaborer et de réaliser un plan de gestion des résidus. Ce plan verra
à respecter les principes et les objectifs de la nouvelle politique québécoise qui repose sur la
conservation des ressources et de l'environnement comme fondement du développement durable.
Au printemps 1994, une formation de maîtres composteurs a été offerte à toutes les municipalités
du territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent par l'entremise de Nature Action. Cette formation avait
pour but de former un maître composteur par municipalité et de favoriser la réduction et la
revalorisation des déchets domestiques.
Chapitre 2, page 32
ORIENTATION 7
ASSURER UNE GESTION EFFICACE DES MATIÈRES
RÉSIDUELLES ET INTÉGRER LA MISE EN VALEUR DES
RÉSIDUS
OBJECTIFS :
planifier sur la base des principes et des objectifs du gouvernement un plan de gestion des
matières résiduelles générées et éliminées sur le territoire.
MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :
réaliser un plan de gestion intégré des résidus sur le territoire de la MRC;
réactiver les efforts de sensibilisation de la population au compostage domestique.
Chapitre 2, page 33
PRÉOCCUPATION 8
SITES D'INTÉRÊT ARCHÉOLOGIQUE
CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE :
Plusieurs sites archéologiques ont été identifiés sur le territoire de la MRC mais ce n'est que tout
récemment que des fouilles ont mis à jour le site d'un village iroquoien dans la municipalité de Saint-
Anicet. Un plan rationnel de mise en valeur "in situ" du site archéologique Droulers doit donc prendre
acte du potentiel archéologique du gisement. La mise en valeur sur place demeure le concept offrant
le plus de possibilités d'intégration des données archéologiques et permet d'apporter une dimension
d'authenticité. C'est pourquoi la MRC a légalement désigné ce site de parc régional d'interprétation
archéologique conformément aux dispositions de l'article 688 du Code municipal (adoption du
règlement créant le parc, le 10 juin 1998).
La mise en valeur des sites archéologiques constitue un attrait touristique majeur pour le Haut-Saint-
Laurent. Cette mise en valeur doit toutefois tenir compte des impératifs du milieu. Son intégration
au sein du réseau touristique existant demeure un prérequis indispensable pour assurer des
retombées économiques.
Par ailleurs, on assiste dans la région de Cazaville à la destruction imminente de sites dû à l'extraction
du sable. Plusieurs sites archéologiques d'importance sont ainsi menacés.
Chapitre 2, page 34
ORIENTATION 8
METTRE EN VALEUR LES SITES ARCHÉOLOGIQUES
D'INTÉRÊT ET ASSURER LEUR DÉVELOPPEMENT EN
HARMONIE AVEC LE MILIEU
OBJECTIFS :
assurer une protection des sites archéologiques Droulers et LaGuerre et ceux pour lesquels des
fouilles ont été réalisées;
encadrer le développement du site archéologique Droulers dans une approche intégrée avec le
milieu;
sensibiliser la population au potentiel archéologique sur le territoire.
MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :
assurer, par la création d'un parc régional, la protection du site archéologique Droulers;
promouvoir le site Droulers auprès de l'Office du tourisme du Suroît;
faire connaître à la population le patrimoine archéologique via une infrastructure archéo-
touristique;
poursuivre les fouilles archéologiques sur le site Droulers et dans les secteurs de Ormstown,
Howick et de la Covey Hill;
discuter d'une politique de protection pour les sites archéologiques identifiés sur le territoire.
Chapitre 2, page 35
PRÉOCCUPATION 9
MARAIS ET MARÉCAGES DU LAC SAINT-FRANÇOIS
CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE :
Le paysage du Haut-Saint-Laurent, c'est aussi la présence de marais, de tourbières et de marécages.
Ces espaces comptent pour plus de 2% du territoire. Une partie de la population consciente de cet
avantage en proclame les bienfaits alors que pour les propriétaires, ils sont des obstacles au
développement. Ces milieux sont entre autres caractérisés par des espèces fauniques et floristiques
menacées ou vulnérables.
Les gouvernements, tant fédéral que provincial, ont acquis quelques-unes de ces propriétés à des
fins de protection. La Réserve nationale de Faune du lac Saint-François en est un exemple. Mais
inévitablement, les gouvernements sont de plus en plus restreints dans leurs acquisitions. En 1993
le gouvernement du Québec, par les modifications apportées à la Loi sur l'aménagement et
l'urbanisme et au Code municipal, a doté les municipalités et les MRC de nouveaux pouvoirs. Ils
permettent aux municipalités d'utiliser les fonds de contribution à des fins de parcs pour l'acquisition
d'espaces naturels, pour la plantation de végétaux, ainsi que pour la construction de bâtiments reliés
aux parcs et espaces naturels. Ils permettent également aux MRC d'acquérir des espaces pour fins
de parcs et de conservation.
D'autre part, l'article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement restreint les activités et les usages
spécifiquement dans ces territoires : "...quiconque érige ou modifie une construction, exécute des
travaux ou des ouvrages, entreprend l'exploitation d'une industrie quelconque, l'exercice d'une
activité ou l'utilisation d'un procédé industriel ou augmente la production d'un bien ou d'un service
dans un cours d'eau à débit régulier ou intermittent, dans un lac, un étang, un marais, un marécage
ou une tourbière doit préalablement obtenir du ministre un certificat d'autorisation".
Il y a un intérêt à identifier ces espaces et les reconnaître. Un examen plus approfondi des sites, de
leur emplacement et de leur potentiel contribuera en des actions plus concrètes.
Chapitre 2, page 36
ORIENTATION 9
RECONNAÎTRE LA VALEUR ÉCOLOGIQUE DES MILIEUX
HUMIDES ET LEUR ASSURER UNE PROTECTION
OBJECTIFS :
identifier les milieux humides du lac Saint-François.
MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :
assurer un zonage adéquat de ces espaces;
s'associer avec la Zone d'intervention prioritaire (ZIP) du Haut-Saint-Laurent et d'autres
organismes de protection afin de mettre en valeur ces espaces;
appliquer les réglementations gouvernementales en vigueur;
assurer le maintien des conditions favorables à la préservation des espaces naturels.
Chapitre 2, page 37
PRÉOCCUPATION 10
CIRCUITS CYCLO-TOURISTIQUES
CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE :
Un territoire à parcourir, un paysage agricole de vallée et de colline, une multitude de chemins
longeant des sites historiques et des points d'attraits esthétiques sont autant d'éléments qui ont
favorisé l'identification de circuits cyclo-touristiques sur le territoire. Ces circuits cyclo-touristiques
répondent à un mode de plus en plus répandu de visiter une région.
En 1994, la CDE du Haut-Saint-Laurent en collaboration avec Explo Tour a élaboré un guide de huit
circuits cyclables sur le territoire. Ces circuits utilisent le réseau routier et il va sans dire que des
mesures pour assurer la sécurité des usagers devenaient nécessaires. Au stade de prioriser une
signalisation et des aménagements en fonctions de ce guide, les élus se sont rendus compte de
l'étendue excessive de ces circuits et de la multitude des chemins empruntés.
Un comité de concertation sur les pistes cyclables mis en place par le conseil des maires a donc été
créé afin d'étudier la faisablité d'un réseau sur le territoire. Ce comité veut étudier toutes les
possibilités de circuits adaptés au contexte local notamment les emprises ferroviaires abandonnées.
Chapitre 2, page 38
ORIENTATION 10
DÉVELOPPER UN PRODUIT CYCLO-TOURISTIQUE SUR LA
BASE DES ACQUIS ET POTENTIEL DU TERRITOIRE
OBJECTIFS :
mettre en relation les différents acteurs locaux et créer une table de concertation sur la question
des pistes et circuits cyclables sur le territoire;
revoir le guide cyclotouristique « Le Haut-Saint-Laurent à vélo »;
développer un réseau sur le territoire du Haut-Saint-Laurent, en lien avec nos voisins des MRC
de Beauharnois-Salaberry et les Jardins-de-Napierville.
MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :
créer un comité de concertation sur les pistes cyclables;
étudier les possibilités de développer un produit cyclo-touristique en tenant compte des forces
du territoire;
suivre les recommandations du rapport du comité de concertation sur les pistes cyclables.
Chapitre 2, page 39
PRÉOCCUPATION 11
MISE EN VALEUR DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY
CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE :
La rivière Châteauguay traverse et draine la majeure partie du territoire de la MRC. Tout récemment
le programme d'assainissement des eaux du Québec (PAEQ) a permis aux municipalités de Saint-
Chrysostome (1994), Huntingdon, Godmanchester et Hinchinbrooke (1995) et Ormstown (1995),
d'instaurer trois usines d'épuration des eaux usées. Ces importantes sources de pollution éliminées,
ont du même coup contribuées à solutionner les problèmes de rejets des eaux usées industrielles
des usines de textiles à Huntingdon qui représentaient à elles seules une source de pollution. Il va
sans dire que l'amélioration subséquente de la qualité des eaux et, éventuellement, des composantes
biotiques de l'écosystème du bassin versant de la rivière Châteauguay reposera de plus en plus sur
le traitement des sources diffuses d'origine agricole. C'est de cette rivière que la ville de Huntingdon
puise l'eau qui approvisionne le réseau d'aqueduc municipal.
Chapitre 2, page 40
ORIENTATION 11
CONTRIBUER À L'AMÉLIORATION DE LA QUALITÉ DES
EAUX À UNE MISE EN VALEUR DE LA RIVIÈRE
CHÂTEAUGUAY
OBJECTIFS :
préserver le plan d'eau en vue de protéger la source d'approvisionnement en eau d'Huntingdon;
améliorer la qualité des eaux dans le bassin de la rivière Châteauguay;
favoriser la concertation entre les intervenants du milieu pour la mise en valeur de la rivière;
faire revivre les activités de récréation sur la rivière Châteauguay.
MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :
assurer que les mesures de protection des rives et du littoral sont appliquées en milieu agricole;
favoriser le contrôle de vidanges des installations septiques des résidences isolées;
identifier les principaux problèmes d'érosion des rives et rechercher des solutions aux différents
problèmes;
considérer le plan d'eau de la rivière Châteauguay dans le plan de développement touristique.
Chapitre 2, page 41
PRÉOCCUPATION 12
DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE
CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE :
Depuis 1994, le Haut-Saint-Laurent fait partie de la grande région touristique du Suroît. Cette
nouvelle région touristique a vu le jour suite à la mise en commun d'un travail avec les MRC de
Vaudreuil-Soulanges et de Beauharnois-Salaberry et des conclusions de l'étude "Destination Sud-
Ouest" réalisée par le Groupe Viau5.
Le constat de l'étude, est que le Haut-Saint-Laurent est une région pratiquement inconnue mais
comportant de nombreux points d'intérêts, notamment au niveau des paysages champêtres.
Nous partons donc du principe que tout est à créer, il reste cependant à planifier comment on va le
créer. La chambre de commerce de Saint-Anicet et du Haut-Saint-Laurent a produit en 1995 un plan
d'orientation du développement touristique pour le Haut-Saint-Laurent6. Ce plan propose des actions
au développement touristique à partir des potentiels du territoire. Il est l'outil par excellence qui doit
guider le comité touristique.
5 Le Groupe Viau, Destination Sud-Ouest, Plan de développement touristique, Tome 2, décembre 1992, p.1-6
6 Sophie Bérubé, Éric Pineault, Plan d'orientation du développement touristique. Une proposition pour le Haut-Saint-Laurent, 1995,
35 pages.
Chapitre 2, page 42
ORIENTATION 12
FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE EN
HARMONIE
AVEC
LES
ACTIVITÉS
AGRICOLES,
AGROFORESTIÈRES ET DE VILLÉGIATURES
OBJECTIFS :
encadrer le développement touristique en harmonie avec la vocation rurale du territoire;
exploiter le caractère champêtre du Haut-Saint-Laurent par ses différents paysages;
développer un produit touristique orienté d'abord sur la base de la mise en valeur du patrimoine
bâti et du patrimoine naturel;
densifier l'offre touristique;
faire connaître le Haut-Saint-Laurent comme destination touristique auprès de la clientèle
québécoise et de la clientèle étrangère;
mettre en valeur le potentiel agrotouristique de la MRC en autorisant l'hébergement touristique
de plein air lié à une entreprise agricole dans les affectations agricoles.
MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :
créer un comité touristique régional;
réunir les intervenants gouvernementaux et locaux afin de rendre accessible les territoires
d'intérêts écologiques à l'interprétation;
mettre en réseau les différents attraits sur le territoire;
augmenter les accès publics au lac Saint-François;
consolider les produits et équipements touristiques existants;
élaborer un concept de développement touristique pour l'ensemble du territoire;
prévoir que l'hébergement touristique de plein air lié à une entreprise agricole soit autorisé
partout dans les affectations « Agricole 1 », « Agricole 2 » et « Agro-forestière ».
M.345-2024, 09/04/2025
Chapitre 2, page 43
PRÉOCCUPATION 13
PROTECTION ENVIRONNEMENTALE
CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE :
Grand territoire rural dominé par l'agriculture, quelques industries de textiles localisées dans la ville
de Huntingdon, quelques autres petites industries dispersées ça et là sur le territoire, trois sites
d'entreposage de pneus hors d'usage, un site de matériaux secs, un site d'enfouissement sanitaire
et trois usines de traitement des eaux usées. Voilà les principaux points d'enjeux environnementaux
dans le Haut-Saint-Laurent.
Suite au changement mis de l'avant par le ministère de l'Environnement via le Règlement sur la
réduction de la pollution d'origine agricole, il s'ensuivra une meilleure protection de la qualité des
eaux souterraines. Parmi les mesures prises par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de
l'Alimentation, il y a l'utilisation des pesticides qui sera réduite de 50% d'ici l'an 2000. On peut
certainement penser à des améliorations de la qualité environnementale à tous les points de vue.
Chapitre 2, page 44
ORIENTATION 13
S'ASSURER QUE LE DÉVELOPPEMENT NE SE FASSE AU
DÉTRIMENT DE LA QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE
OBJECTIFS :
améliorer la qualité environnementale du moins avec les pouvoirs donnés aux MRC et aux
municipalités;
assurer les personnes et les biens contre les risques inhérents à certains phénomènes naturels
et anthropiques.
MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :
appliquer de manière rigoureuse la politique de protection des rives, du littoral et des plaines
inondables qui, de surcroît, permet de protéger les habitats fauniques, floristiques et les
paysages;
identifier toutes contraintes naturelles et anthropiques pouvant affecter la sécurité des personnes
et des biens sur le territoire du Haut-Saint-Laurent;
appliquer les nouvelles dispositions concernant les distances séparatrices relatives aux
installations d'élevage;
réaliser un plan de gestion des matières résiduelles générées et éliminées sur le territoire.
Chapitre 2, page 45
FIGURE 3
ORGANISATION SPATIALE DU TERRITOIRE
M.270-2014, 21/07/2014; M.297-2017, 24/07/2017; M.322-2021, 14/02/2022; M.337-2023, 20/10/2023;
R.345-2024, 09/04/2025
Chapitre 2, page 46
Chapitre 3, page 47
CHAPITRE 3
LES GRANDES AFFECTATIONS DU TERRITOIRE
Conformément à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (art. 5.2), ce chapitre présente les grandes
affectations du territoire de la MRC.
Les grandes affectations sont définies à partir de plusieurs composantes telles que les potentiels et
contraintes du territoire, les caractéristiques d'utilisation du sol, les préoccupations régionales et les
orientations d'aménagement.
Au total, 13 grandes affectations ressortent de cet exercice. Ces affectations sont illustrées au plan
1 en annexe du présent document.
Les grandes affectations du territoire sont les suivantes :
1.
agricole ;
2.
agricole ;
3.
agroforestière;
4.
centre urbain;
5.
centre rural;
6.
villégiature;
7.
commerciale et villégiature;
8.
résidentielle;
9.
M.270-2014, 21/07/2014
10.
commerciale et industrielle;
11.
conservation;
12.
récréation extensive;
13.
récréation intensive;
14.
terre publique.
Chapitre 3, page 48
3.1
AFFECTATION AGRICOLE
L'affectation agricole désigne une première portion (60,17%) du territoire défini par la Loi sur la
protection du territoire et des activités agricoles. Cette affectation se caractérise particulièrement
par des sols à fort potentiels7, une agriculture très dynamique et un territoire de très faible densité
d'habitations, malgré quelques secteurs déstructurés. Cette affectation est réservée principalement
à des activités agricoles, au sens de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.
Cependant, certains autres usages et activités étroitement reliés sont considérés compatibles avec
la vocation agricole. Il s'agit :
➢
des constructions résidentielles reliées aux droits et privilèges consentis par la LPTAA;
➢
la transformation, la vente, l'entreposage et le conditionnement des produits agricoles (réf. :
politique d'aménagement et de développement);
➢
des activités (commerce et service) reliées à l'agriculture (réf. : politique d'aménagement);
➢
des activités temporaires de vente de semences et d'engrais en complémentarité avec la
production agricole sans que cette activité ne génère d'impact supplémentaire;
➢
des gîtes touristiques (ex : gîtes du passant, gîtes à la ferme, bed & breakfast, tables champêtres)
comme usage domestique relié à un usage résidentiel;
➢
des activités récréatives extensives qui n'occasionnent pas de contraintes à la pratique agricole.
La récréation extensive consiste à la pratique d'activités de sports, de loisirs, de détente ou
d'éducation se déroulant principalement à l'extérieur. Ces activités n'impliquent aucune
modification significative du milieu naturel et ne nécessitent aucune infrastructure ou
équipement lourd (ex : sentiers pédestre, équestre, de ski, de motoneige, aire de pique-nique, aire
d'observation, pistes d'avions téléguidés, aire de stationnement reliée à l'une de ces activités);
➢
des activités récréatives intensives qui n'occasionnent pas de contraintes à la pratique agricole.
La récréation intensive est la continuité d'activité d'abord relié à l'agriculture (ex : producteur de
chevaux : centre équestre, exploitation d'une érablière : cabane à sucre);
➢
des utilités publiques;
➢
consolidation des activités dans les hameaux de Kensington, Dewittville, River Field et Aubrey;
7 Ministère de l'Agriculture, Classement des sols selon l'utilisation agricole, (ARDA), carte 31G-01 (Huntingdon), carte 31H-04 (Saint-
Chrysotome), 1969 et 2009.
Chapitre 3, page 49
➢
désignation de zone rurale (réf : politique d'aménagement);
➢
compte tenu de la présence des bâtiments agricoles abandonnés, occasionnés par la
restructuration des entreprises agricoles, il est autorisé de permettre à l'intérieur de ces
bâtiments existants, une activité d'entreposage aux conditions suivantes :
-
aucun affichage;
-
aucun entreposage ou autre activité ne se déroule à l'extérieur du bâtiment;
-
aucune activité commerciale ne se réalise sur place;
-
l'entreposage autorisé dans un bâtiment agricole n'est pas considéré comme un
immeuble protégé;
-
l'activité est conforme aux normes environnementales assujetties par la Loi sur la qualité
de l'environnement et ses règlements.
Conformément aux dispositions de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, une
personne ne peut sans l'autorisation de la Commission, utiliser un lot à une fin autre que l'agriculture
(art. 26). Dans ce cas les usages autres qu'agricoles considérés compatibles avec l'affectation, doivent
au préalable recevoir une autorisation, à l'exception d'un usage domestique relié à un usage
résidentiel déjà existant.
R.210-2006, 22/06/2006, M.297-2017, 24/07/2017, M.337-2023, 20/10/2023
3.2
AFFECTATION AGRICOLE
L'affectation agricole désigne une portion (18,83%) du territoire agricole, défini par la Loi sur la
protection du territoire et des activités agricoles. Cette affectation se caractérise par des sols de
faible qualité8 un mélange d'agriculture et de forêt, une cohabitation de plusieurs usages non reliés
à l'agriculture et la forêt, dont la présence de gravière/sablière. Le territoire est de faible densité.
L'affectation agricole est réservée principalement à des activités agricoles, au sens de la Loi sur
la protection du territoire et des activités agricoles. Cependant, considérant la faible qualité des sols
pour de l'agriculture et considérant la présence d'activités autres qu'agricoles, certains autres usages
et activités sont autorisés et sont considérés compatibles avec la vocation agricole.
Il s'agit :
➢
des activités décrites dans l'affectation agricole ;
➢
d'exploitation de carrières et sablières (ref : politique d'aménagement);
8 Ibid
Chapitre 3, page 50
➢
d'exploitation de la ressource eau;
➢
récréation intensive, ex : camping, golf (ref : politique d'aménagement);
➢
des cimetières automobiles (ref : politique d'aménagement) et des chenils;
➢
des lieux d'enfouissement technique, des centres de transbordement, des dépôts de matériaux
secs, des écocentres, des centres de tri des matières recyclables et des plateformes de
compostage.
Conformément aux dispositions de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, une
personne ne peut sans l'autorisation de la Commission, utiliser un lot à une fin autre que l'agriculture
(art. 26). Dans ce cas, les usages autres qu'agricoles considérés compatibles avec l'affectation,
doivent au préalable recevoir une autorisation, à l'exception de l'usage domestique relié à un usage
résidentiel déjà existant.
M.240-2010, 14/05/2010; M.297-2017, 24/07/2017; M 292-2017, 23/12/2019; M.337-2023, 20/10/2023
3.3
AFFECTATION AGROFORESTIÈRE
L'affectation agroforestière désigne une portion (18,04%) du territoire agricole, définie par la Loi sur
la protection du territoire et des activités agricoles. Elle se caractérise par des sols de moindre
qualité9, un territoire dominé par la forêt, une agriculture très diversifiée, une cohabitation de
plusieurs usages non reliés à l'agriculture ou à la forêt, tels des carrières/sablières, deux
établissements de campings et la présence de hameaux. Le territoire est de très faible densité.
L'affectation agroforestière est réservée principalement à des activités agricoles, au sens de la Loi
sur la protection du territoire et des activités agricoles et aux activités de mise en valeur de la forêt.
Cependant, certains autres usages et activités sont considérés compatibles avec la fonction agricole.
Il s'agit :
➢
des activités décrites dans l'affectation agricole ;
➢
des commerces à vocation agrotouristique (ref : politique d'aménagement);
➢
d'exploitation de carrières et sablières (ref : politique d'aménagement);
➢
d'exploitation de la ressource eau;
➢
récréation intensive, ex : camping, golf (ref : politique d'aménagement);
➢
consolidation des activités dans les hameaux de Rockburn, Powerscourt, Herdman et
Bridgetown;
➢
de la gestion environnementale, des écocentres et des centres de tri des matières recyclables.
9 Ibid
Chapitre 3, page 51
Conformément aux dispositions de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, une
personne ne peut sans l'autorisation de la Commission, utiliser un lot à une fin autre que l'agriculture
(art. 26). Dans ce cas, les usages autres qu'agricole considérés compatibles avec l'affectation doivent
au préalable, recevoir une autorisation, à l'exception de l'usage domestique relié à un usage
résidentiel déjà existant.
M.240-2010, 14/05/2010; M 292-2017, 23/12/2019; M.337-2023, 20/10/2023
3.4
AFFECTATION CENTRE URBAIN
Cette affectation désigne les quatre agglomérations de la MRC délimitées par les périmètres
d'urbanisation soit Huntingdon (Hinchinbrooke et Godmanchester), Ormstown, Saint-Chrysostome et
Howick.
Ces centres urbains bénéficient de services d'aqueduc et d'égout. Leur développement devra
coïncider avec le développement de ces réseaux.
Ces centres doivent néanmoins permettre la coexistence des usages résidentiels, commerciaux,
institutionnels, publics, récréatifs et industriels. Cette cohabitation des usages, essentielle pour la
formation d'une agglomération urbaine, doit toutefois se faire de manière à maintenir une qualité
de vie respectable.
Ces agglomérations représentent quatre pôles importants qui tiennent compte des affluences et de
l'étendue du territoire. Prioritairement, ces agglomérations doivent maintenir un niveau de
dynamisme et maintenir leurs équipements. Les infrastructures et équipements d'incidences
régionales doivent être planifiés en toute priorité dans ces zones urbaines.
3.4.1
DÉVELOPPEMENT
RÉSIDENTIEL
DE
L'AGRANDISSEMENT
DU
PÉRIMÈTRE URBAIN DE HOWICK
Le développement résidentiel au sein de l'agrandissement du périmètre urbain de Howick du côté
est de la rue Mill devra se faire en deux phases, telles qu'illustrées à la figure 4-4. Avant d'entamer
le développement de la phase 2, 80% des terrains constructibles à des fins résidentielles de la phase
1 devront accueillir une résidence construite ou faire l'objet de travaux effectués en conformité avec
un permis de construction dûment émis par la municipalité.
Par ailleurs, le développement de la phase 2 ne pourra débuter à moins que 80% des 17 lots
constructibles, en date du 14 mars 2018, n'accueillent une résidence ou ne fassent l'objet de travaux
effectués en conformité avec un permis de construction dûment émis par la municipalité.
La phase 1 est d'une superficie de 5 hectares et la phase 2 est d'une superficie de 3 hectares.
A.298-2017, 14/05/2018
Chapitre 3, page 52
3.4.2
DÉVELOPPEMENT
RÉSIDENTIEL
DE
L'AGRANDISSEMENT
DU
PÉRIMÈTRE URBAIN D'ORMSTOWN
Le développement résidentiel au sein de l'agrandissement du périmètre urbain d'Ormstown sur les
lots 5 806 512, 5 806 514, 5 806 516, 5 806 517 et 5 807 396, devra se faire par phases, tel
qu'illustré à la figure 4-2. Avant de débuter le développement d'une phase subséquente, 75% des
terrains constructibles à des fins résidentielles de la phase précédente devront accueillir une
résidence construite ou faire l'objet de travaux effectués en conformité avec un permis de
construction dûment émis par la municipalité.
A.322-2021, 14/02/2022
3.5
AFFECTATION CENTRE RURAL
Cette affectation désigne des "zones blanches" (non agricole). La vocation centre rural qu'on rattache
à cette affectation est liée à l'absence de réseau d'aqueduc et d'égout. Mais comme le centre urbain,
le centre rural regroupe les principales fonctions de la municipalité telles que commerciale, publique,
de service et institutionnelle.
Ces centres ruraux sont ceux désignés par les périmètres d'urbanisation de Sainte-Agnès de Dundee,
Cazaville, Saint-Anicet, Sainte-Barbe, Athelstan, Franklin Centre, Saint-Antoine-Abbé et Havelock.
Dans ces centres ruraux, selon le contexte local, cohabitent des usages résidentiels, commerciaux,
institutionnels, publics, récréatifs et industriels. Il revient à la municipalité de faire les choix
d'aménagement les plus judicieux afin de maintenir les différentes activités et une qualité de vie
respectable.
3.6
AFFECTATION VILLÉGIATURE
L'affectation villégiature occupe 18% de la zone blanche. Elle désigne une portion de territoire
assignée au développement de chalets, de résidences secondaires ou de résidences principales qui
s'effectuent en raison d'un point d'attrait spécifique : le lac Saint-François.
Cette affectation se localise en bordure du lac Saint-François. Comptant près de 50 km de rives, elle
est quasi limitée au Sud par la Route 132, exception faite d'une bande de 60 m de profondeur au
Sud du chemin Bord de l'eau (Sainte-Barbe), et vers l'Ouest, d'une ligne brisée qui se prolonge par le
chemin Sainte-Croix (Saint-Anicet) et suit la rive du lac, d'une profondeur variable jusqu'aux limites
de la Réserve nationale de faune du Lac Saint-François dans Dundee.
La tendance du développement évolue de manière séquentielle de chalet en résidence secondaire
pour ensuite se transformer par une occupation permanente. Une étude10 révèle qu'en 1994, les
rives du lac Saint-François dans le Haut-Saint-Laurent maintenaient la vocation de villégiature. Dans
une proportion de 70%, elles sont occupées par des chalets et des résidences secondaires.
10 Inventaire et compilation interne basés sur le rôle d'évaluation des municipalités de Dundee, Saint-Anicet et Sainte-
Barbe, 1995
Chapitre 3, page 53
En raison du caractère dominant résidentiel de villégiature et du caractère privé des avenues, les
activités et usages compatibles sont :
➢
résidentiel de faible densité, usage domestique relié à un usage résidentiel, établissement de
camping, accès public au lac, parc, plage publique, terrain de golf et les utilités publiques.
L'affectation villégiature désigne aussi une autre portion de territoire : le parc Davignon. Ce parc est
localisé à proximité de la frontière Canado-Américaine dans la municipalité de Hinchinbrooke.
En raison du caractère dominant résidentiel de villégiature (60%) et du caractère privé des avenues,
les activités et usages compatibles sont :
➢
résidentiel de faible densité, usage domestique relié à un usage résidentiel, parc, plage, lac
artificiel et les utilités publiques.
Des activités autres que celles mentionnées pourront être autorisées dans la mesure où elles
s'inscrivent dans la réalisation d'un plan d'aménagement d'ensemble (PAE) et qu'elles rencontrent
les objectifs d'aménagements prévus au schéma.
3.7
AFFECTATION COMMERCIALE DE VILLÉGIATURE
L'affectation commerciale de villégiature occupe 1% de la zone blanche. Elle désigne les espaces de
commerces et de services complémentaires à la vocation résidentielle de villégiature.
L'affectation commerciale de villégiature se localise à l'intérieur de l'aire d'affectation villégiature
dans des pôles déjà caractérisés par des usages et activités commerciales. L'objectif est la
consolidation de ces pôles et le maintient des activités et des influences que ces activités génèrent
entre elles.
Devant ce fait, les usages et activités autorisés et considérés compatibles avec la fonction
commerciale de villégiature sont :
➢
marina, quai à emplacement multiple, terrain de golf, restaurant, bar, hébergement, station
service, boutique d'artisanat et de produits de consommation, fleuriste, vente d'accessoires de
chasse, de pêche et de jardin, dépanneur, le résidentiel de faible densité et les utilités
publiques.
Chapitre 3, page 54
3.8
AFFECTATION RÉSIDENTIELLE
Cette affectation identifie des espaces qui sont en attente de développement. Exclu du territoire
agricole en raison de leur faible qualité de sol, on peut présumer rencontrer des obstacles analogues
pour le développement résidentiel. C'est pourquoi la municipalité doit agir avec vigilance dans le
développement de ces secteurs.
Une première affectation se localise en bordure de la Route 201 et au Sud du territoire de la
municipalité d'Ormstown. L'espace totalise 52,6 hectares exclus de la zone agricole en 1987. Le type
de sol et le mauvais drainage sont les obstacles qui limitent le développement. Amorcé en 1987, le
développement compte à peine pour 10% de l'espace bâti et se compose essentiellement de
résidence de type unifamilial.
Afin d'assurer adéquatement le plein potentiel de l'espace, la municipalité devra pour la poursuite
de ce développement exiger un plan d'aménagement d'ensemble et interdire la construction donnant
directement accès à la Route 201, importante route de transit.
Une deuxième affectation se situe au Sud-Ouest du périmètre d'urbanisation d'Ormstown. Ce secteur
représente en quelque sorte la continuité de la « zone blanche » d'une superficie de 179 hectares.
Quelques constructions ont commencé à occuper le Rang 3 sauf que la municipalité devrait mieux
orchestrer le développement et planifier l'espace à l'aide d'un plan d'aménagement d'ensemble. Dans
cet espace, la municipalité devrait prévoir l'expansion de son périmètre urbain.
M.322-2021, 14/02/2022
3.9
AFFECTATION INDUSTRIELLE RÉGIONALE
R.192-2005, 16/06/2005; M.224-2006, 19/04/2007; S.270-2014, 21/07/2014
3.10
AFFECTATION COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE
Deux affectations commerciales et industrielles ont été identifiées sur le territoire. Une première se
situe sur le chemin Dundee Centre, à Dundee. Juxtaposée au territoire agricole et à une zone
inondable il reste à peine 3 hectares pour cette affectation. La municipalité devra planifier les usages
commerciaux et industriels en complémentarité avec ceux du centre rural de Dundee.
Le deuxième emplacement commercial et industriel se localise à Franklin de part et d'autre de la
Route 201 au Nord du centre rural de Saint-Antoine-Abbé. Cet espace compte quelques 294
hectares. La municipalité de Franklin devra planifier les usages en complémentarité avec ceux des
centres ruraux de Franklin Centre et de Saint-Antoine-Abbé et s'assurer d'une harmonisation
considérant la fragilité du milieu et des usages du voisinage. Un plan d'aménagement d'ensemble
pour le développement du secteur commercial et industriel devra inclure des dispositions pour limiter
le nombre d'accès à la Route 201, importante route de transit et des aménagements de zones
tampons lorsque le terrain est adjacent à un espace récréatif ou résidentiel.
Chapitre 3, page 55
3.11
AFFECTATION CONSERVATION
Cette affectation désigne des espaces d'intérêt écologique officiellement désignés par la Réserve
nationale de Faune du Lac Saint-François (municipalité de Dundee), et les réserves écologiques du
Pin-Rigide (municipalité de Franklin) et du Boisé-des-Muir (municipalité de Hinchinbrooke) et la
réserve
naturelle
du
Coteau-de-la-rivière-La
Guerre
(municipalités
de
Saint-Anicet
et
Godmanchester).
Cette grande affectation vient reconnaître des territoires publics et privés qui ont un statut de
protection. Ici encore, il y a une distinction à faire. La réserve écologique est un territoire créé en
vertu de la Loi sur les réserves écologiques. La désignation de ce territoire est d'assurer la protection
du patrimoine naturel ainsi que le maintien des espèces fauniques et floristiques et de leurs habitats.
Elle a pour objet la protection intégrale et permanente d'échantillons de milieux représentants la
diversité et la richesse écologique ou génétique du patrimoine naturel.
La réserve Nationale de Faune du Lac Saint-François est un territoire créé en vertu de la Loi sur les
espèces sauvages du Canada et du règlement sur les réserves d'espèces sauvages. Elle permet toute
activité relative à la mise en valeur de ce territoire à la condition que l'activité ne pertube les espèces
sauvages.
La réserve naturelle est une aire protégée privée en vertu de la Loi sur la Conservation du patrimoine
naturel. Les objectifs de conservation sont la protection de la biodiversité biologique du patrimoine
natuel et historique, la sauvegarde à perpétuité des espaces naturels pour le bénéfice de la
collectivité et la transmission aux générations futures et finalement aux fins des activités éducatives
et de la recherche scientifique.
Ainsi, seules sont autorisées les activités qui répondent aux exigences de la Loi sur les réserves
écologiques ou du règlement sur les réserves sauvages et dans ce cas, qui s'insèrent dans le plan
de mise en valeur de la Réserve nationale de faune. À titre d'exemple :
➢
ouvrages destinés aux activités de recherche, de conservation et d'information;
➢
sentier de randonnée;
➢
sentier d'interprétation de la faune et de la flore;
➢
tour d'observation;
➢
infrastructures légères pour l'accueil et l'éducation populaire;
➢
utilités publiques.
M.260-2012, 31/01/2013; M.337-2023, 20/10/2023
Chapitre 3, page 56
3.12
AFFECTATION RÉCRÉATION EXTENSIVE
L'affectation récréation extensive regroupe des espaces plus ou moins riverain au lac Saint-François.
Des territoires qui se caractérisent principalement de milieux humides. En raison de cette
particularité les activités permises se limitent à la récréation de chasse, pêche et sentier.
Cette affectation s'inscrit dans un grand ensemble désigné Territoire d'intérêt écologique et contribue
avec la réserve nationale de Faune du Lac Saint-François à la continuité d'un même écosystème : le
marais. À l'intérieur de ce territoire désigné au plan des grandes affectations le remblai est interdit.
3.13
AFFECTATION RÉCRÉATION INTENSIVE
L'affectation récréation intensive désigne des espaces pour lesquels sont associés des activités de
nature récréative. Cette affectation couvre plus de 1 000 hectares et désigne 3 grands ensembles :
le terrain de golf de Saint-Anicet, le complexe récréatif de Saint-Antoine-Abbé et le camping Domaine
de la frontière enchantée à Havelock.
Le terrain de golf de Saint-Anicet se situe au Sud de la Route 132 dans un secteur agricole homogène
et très dynamique. La cohabitation agriculture et récréation est harmonieuse et l'important serait
qu'elle soit maintenue. De manière à assurer cette harmonie, la politique relative à ce territoire
spécifie que les équipements et les activités de support à l'activité de golf sont permis.
Le deuxième secteur se localise de part et d'autre de la Route 201 au Nord du centre rural de Saint-
Antoine-Abbé. Ce secteur de plus de 800 hectares regroupe déjà deux établissements de camping,
des équipements de sports et de loisirs et quelques commerces. Occupé à 20%, ce territoire est
contraint de se développer en raison de la fragilité du milieu (sol organique et de roc nu).
L'orientation prise de développer un méga complexe va mettre en valeur cet espace et intégrer la
récréation comme principal moteur de développement. Ce plan devra s'inscrire dans un plan
d'aménagement d'ensemble guidé par la municipalité.
Et finalement le troisième secteur, le camping Domaine de la frontière enchantée se situe au Sud du
Chemin Covey Hill. Il couvre une superficie de près de 80 hectares. Sur l'autre rive du ruisseau Allen
et sur les lots 31B et 31D un développement résidentiel « Place Laberge » est amorcé. La politique
relative à ce territoire permet la poursuite de l'activité résidentielle dans la mesure où des dispositions
sont adoptées afin de maintenir distinctement l'intégrité de ces deux activités.
R.192-2005, 16/06/2005
Chapitre 3, page 57
3.14
AFFECTATION TERRE PUBLIQUE
Cette affectation représente d'anciennes voies ferrées abandonnées. Le premier tronçon traverse
le territoire du Nord vers le Sud dans les municipalités de Très-Saint-Sacrement et Saint-
Chrysostome et il fait partie du corridor Valleyfield-Lacolle. La seconde traverse le territoire d'Est
en Ouest dans les municipalités de Godmanchester, Ormstown, Très-Saint-Sacrement et Howick et
fait partie du corridor Huntingdon-Saint-Constant. Le dernier tronçon traverse la ville de
Huntingdon.
Le 16 juillet 1996 une entente entre le Canadien National et le gouvernement du Québec a été
conclue pour le transfert d'emprises ferroviaires abandonnées. Le gouvernement par ce geste a
affirmé sa volonté de maintenir ces corridors dans le patrimoine québécois pour en préserver
l'intégrité et leur réutilisation à des fins publiques actuelles et futures.
Ces corridors sont la propriété du Gouvernement du Québec et le ministère des Transports du
Québec en est le gestionnaire. La MRC du Haut-Saint-Laurent est devenue locataire des emprises
ferroviaires abandonnées, par un bail de 60 ans, signé le 31 mars 2011. Le Conseil de la MRC établi,
par le règlement 256-2012, le parc régional linéaire avec des règles aux fins de régir un infrastucture
récréative régionale et notamment d'aménager une piste cyclable.
M.260-2012, 31/01/2013; M.345-2024, 09/04/2025
Chapitre 3, page 58
TABLEAU 7
SYNTHÈSE DES AFFECTATIONS DU SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT RÉVISÉ
PÉRIMÈTRE
D'URBANISATION
Centre
urbain
- Résidentiel de
forte densité
- Institutionnel
- Commercial
- Industriel
Centre
rural
- Industriel
- Commercial
- Institutionnel
- Résidentiel de
forte densité
AFFECTATION
RÉSIDENTIELLE
Développement
avec plan
d'aménagement
d'ensemble
AFFECTATION
VILLÉGIATURE
Résidentiel et
usage
récréatifs
AFFECTATION
COMMERCIALE DE
VILLÉGIATURE
AFFECTATION
RÉCRÉATION
EXTENSIVE
AFFECTATION
RÉCRÉATION
INTENSIVE
Commerce de
service et
résidentiel
Activités liées
au contexte
- Terrain de
golf
- Établissement
de camping
TERRITOIRE AGRICOLE
Hameau
Usage résidentiel de faible
densité et commerce de services
Zone rurale
Usages spécifiques et
relatifs aux droits acquis
Agricole
- Activité liée à l'agriculture et foresterie;
- Usage
conforme
aux
politiques
d'aménagement;
- Commerce lié à la production ex : pépinière,
serre, kiosque de vente;
- Commerce relié à l'agroforesterie (gestion
par droits acquis);
- Gîtes touristiques usage domestique relié à
un usage résidentiel;
- Récréation extensive sans infrastructure;
- Récréation intensive ex : centre équestre,
cabane à sucre, centre d'interprétation
nature et archéologie;
- Utilité publique;
- Activité d'entreposage dans un bâtiment
agricole.
Agricole
- Agricole ;
- Carrière / sablière;
- Exploitation de la ressource eau;
- Récréotouristique ex : camping, golf;
- Cimetière automobile (gestion par droits
acquis);
- Site matières résiduelles;
- Lieux
d'enfouissement
technique,
centres de transbordement, dépôts de
matériaux secs, écocentres, centres de
tri
des
matières
recyclables
et
plateformes de compostage;
- Chenil.
Agroforestière
- Agricole ;
- Commerce à vocation touristique :
− hébergement de 12 chambres maximum
avec restauration;
− activités agrotouristiques;
- Carrière / sablière;
- Exploitation de la ressource eau;
- Récréotouristique, ex : camping, golf;
- Activités de mise en valeur de la forêt;
- Lieux d'enfouissement technique, centres
de transbordement, dépôts de matériaux
secs, écocentres, centres de tri des
matières recyclables et plateformes de
compostage.
Affectation
agricole
AFFECTATION
COMMERCIALE ET
INDUSTRIELLE
Commerce
régional et
industrie
ESPACE DÉSIGNÉ
« Zone blanche » : expression employée pour parler
d'un territoire en opposition avec « zone verte » qui
désigne le territoire sous juridiction de la LPTAA.
M.240-2010, 14/05/2010; M.270-2014, 21/07/2014;
M.292-2017, 23/12/2019
"ZONE BLANCHE"
Chapitre 4, page 59
CHAPITRE 4
LES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION
La délimitation des périmètres d'urbanisation constitue, tel que le prescrit la Loi sur l'aménagement
et l'urbanisme (art. 5.3), un élément de contenu obligatoire. La délimitation de ces territoires
contribue, entre autre, à la différenciation des fonctions rurales (territoire agricole) et urbaines et à
une meilleure gestion de l'urbanisation.
Les périmètres d'urbanisation désignent la limitation spatiale des concentrations urbaines du
territoire. Sur le territoire, cette limitation correspond au découpage de la LPTAA révisée en 1989
incluant les décisions quant aux inclusions et exclusions accordées par cette loi.
Les périmètres se présentent sous deux entités : celle qui s'apparente à l'agglomération urbaine
(centre urbain) et l'autre qui est le lieu de regroupement des principales activités résidentielles,
commerciales, et communautaires de la municipalité (centre rural).
Le périmètre d'urbanisation compte pour 1% de la superficie totale du territoire. La portion
disponible au développement représente 22%. Avec le taux de croissance de la population que nous
connaissons et une gestion planifiée de ces territoires il y a suffisamment d'espace pour le
développement d'ici les 10 prochaines années.
GRAPHIQUE 1
SUPERFICIE RELATIVE AUX PÉRIMÈTRES D'URBANISATION
Chapitre 4, page 60
4.1
LES CENTRES URBAINS
Le territoire de la MRC compte quatre centres urbains avec l'agglomération d'Huntingdon
(Hinchinbrooke et Godmanchester), Ormstown, Saint-Chrysostome et Howick.
Ces centres ont la caractéristique d'être des territoires densément urbanisés, de parfois s'étendre
sur plus d'une municipalité et d'être pourvus de services (réseaux d'aqueduc et d'égout), d'équipements
et d'infrastructures. Ces centres exercent d'autant plus un pouvoir attractif sur les municipalités
voisines, compte tenu de la concentration de commerces et services qu'on y trouve.
Chapitre 4, page 61
FIGURE 4-1
PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE URBAIN HUNTINGDON
R.345-2024, 09/04/2025
Chapitre 4, page 62
FIGURE 4-2
PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE URBAIN ORMSTOWN
R.322-2021, 14/02/2022
Chapitre 4, page 63
FIGURE 4-3
PÉRIMÈTRE
D'URBANISATION
CENTRE
URBAIN
SAINT-
CHRYSOSTOME
Chapitre 4, page 64
FIGURE 4-4
PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE URBAIN HOWICK
Chapitre 4, page 65
4.2
LES CENTRES RURAUX
Les centres ruraux sont Sainte-Agnès de Dundee, Cazaville, Saint-Anicet, Sainte-Barbe, Athelstan,
Franklin Centre, Saint-Antoine-Abbé et Havelock.
Les centres ruraux sont le lieu des principales activités de la municipalité. À cause de l'étendue du
territoire et de l'origine du développement, il arrive parfois que deux centres ruraux soient
représentés dans une même municipalité. Ces centres ont parfois l'allure de hameau (concentration
de quelques maisons). Ces centres sont de densité plus faible que les centres urbains et offrent
parfois les services d'aqueduc et ou d'égout.
Les municipalités, en bon gestionnaire du territoire, doivent contribuer à ce que l'espace disponible
au développement soit priorisé au développement et doivent prévoir les rues et un zonage adéquat.
M.291-1-2017, 17/11/2017
Chapitre 4, page 66
Chapitre 4, page 67
FIGURE 4-5
PÉRIMÈTRE
D'URBANISATION
CENTRE
RURAL
SAINTE-
AGNÈS-DE-DUNDEE
Chapitre 4, page 68
FIGURE 4-6
PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL CAZAVILLE
Chapitre 4, page 69
FIGURE 4-7
PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL SAINT-ANICET
Chapitre 4, page 70
FIGURE 4-8
PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL SAINTE-BARBE
Chapitre 4, page 71
FIGURE 4-9
PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL ATHELSTAN
Chapitre 4, page 72
FIGURE 4-10
PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL FRANKLIN
CENTRE
Chapitre 4, page 73
FIGURE 4-11
PÉRIMÈTRE
D'URBANISATION
CENTRE
RURAL
SAINT-
ANTOINE-ABBÉ
Chapitre 4, page 74
FIGURE 4-12
PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL HAVELOCK
Chapitre 5, page 75
CHAPITRE 5
LES POLITIQUES D'AMÉNAGEMENT
5.1
LES POLITIQUES PARTICULIÈRES AU TERRITOIRE AGRICOLE
Dans le but de préciser les orientations et les objectifs relatifs à l'aménagement du territoire, des
politiques particulières d'aménagement sont énoncées. Ces politiques guideront la MRC et les
municipalités lors des analyses de conformité du plan et des règlements d'urbanisme.
Les politiques particulières d'aménagement sont :
➢
politique concernant les usages résidentiels;
➢
politique concernant les carrières et sablières;
➢
politique concernant les terrains de golf et les établissements de camping;
➢
politique concernant les zones rurales;
➢
politique concernant les activités (commerce et industrie) reliées à l'agriculture;
➢
politique concernant les activités touristiques complémentaires à l'agriculture;
➢
politique concernant les cimetières automobiles;
➢
politique relative aux activités d'entreposage, de conditionnement, de transformation et de
vente des produits agricoles.
M.240-2010, 14/05/2010
5.1.1
LA POLITIQUE CONCERNANT LES USAGES RÉSIDENTIELS
Suite à l'exercice de caractérisation du territoire agricole préalable à la demande à portée collective
déposée le 10 juin 2009 en vertu de l'article 59 de la Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles, une connaissance plus exacte du territoire à montrer qu'une partie du territoire agricole
avait une vocation forestière alors que les caractéristiques du milieu et le potentiel des sols laissent
une piètre place au développement des activités agricoles.
Pareillement, la demande à portée collective vise l'implantation de résidences. Nous avons donc
développé l'argument qu'un propriétaire terrien résident sur un lot forestier serait assurément plus
enclin à mettre en valeur son boisé. Nous avons également établi que le seuil de reconnaissance
d'une unité foncière pour ne pas déstructurer la zone agricole soit d'une superficie minimun de 20
hectares. L'objectif vise à occuper le territoire et à assurer que l'implantation d'une nouvelle
résidence n'ajoute pas de contraintes à l'agriculture sur les lots avoisinants et à permettre le
développement de certaines activités agricoles plus marginales.
La construction d'une habitation unifamiliale en vertu de l'article 59 doit toutefois satisfaire aux
normes d'aménagement et de cohabitation définies à l'article 11.9.2 du document complémentaire.
R.240-2010, 14/05/2010
Chapitre 5, page 76
5.1.1.1
UN SECTEUR EN DÉVELOPPEMENT
Relativement à la décision de la demande à portée collective une demande d'implantation à des fins
résidentielles sera recevable à la Commission pour permettre à la MRC de soumettre une demande
pour un projet résidentiel intégré autour du terrain de golf, localisé sur le territoire de la municipalité
d'Elgin, à l'intérieur du périmètre illustré sur le plan en annexe 5.
A.240-2010, 14/05/2010
5.1.2
LA POLITIQUE CONCERNANT LES CARRIÈRES ET SABLIÈRES
Le lieu d'exploitation du sable, des graviers ou de la pierre est tributaire de la ressource. Justement
ces secteurs sont souvent bien regroupés sur le territoire mais malgré tout, certains demeurent
isolés. Fort heureusement cette activité se localise surtout là où l'agriculture est plus marginale et
où la qualité des sols présente moins d'intérêt pour l'activité agricole.
Critères d'aménagement :
L'exploitation de sable, de gravier ou de la pierre est autorisée dans les affectations agricole et
agroforestière elle devra cependant répondre aux critères de localisation suivants :
➢
l'activité ne doit pas soustraire des sols dont la qualité présente un potentiel pour la mise en
culture;
➢
l'emplacement ne doit pas s'inscrire dans un environnement agricole dynamique;
➢
la restauration du site doit s'exercer selon les dispositions contenues au règlement sur les
carrières et sablières et favoriser la mise en valeur pour l'agriculture.
5.1.3
LA POLITIQUE CONCERNANT L'IMPLANTATION DE TERRAINS DE GOLF
ET D'ÉTABLISSEMENT DE CAMPING
Après l'agroforesterie, la récréation occupe une place non négligeable. Ces activités demandent de
grands espaces et à certaines conditions elles pourraient occuper le territoire.
Critères d'aménagement :
Les activités relatives à la récréation sont autorisées dans les affectations agricole et
agroforestière, en autant qu'aucune contrainte à l'agriculture ne soit imposée et que les critères
d'aménagement énoncés soient respectés :
Chapitre 5, page 77
Le promoteur devra justifier la localisation du projet et démontrer qu'il n'y a aucune autre place
disponible sur le territoire de la MRC :
➢
l'emplacement ne doit pas soustraire des sols dont la qualité présente un potentiel pour la mise
en culture;
➢
l'emplacement ne doit pas s'inscrire dans un environnement agricole dynamique;
➢
l'usage ne doit entraîner aucun impact significatif sur le voisinage et sur l'environnement;
➢
l'usage est un immeuble protégé au sens de la directive relative à la détermination des
distances séparatrices à la gestion des odeurs en milieu agricole;
➢
le promoteur devra démontrer la faisabilité économique du projet. Cette étude devra être
acheminée au Comité consultatif agricole et approuvé par la MRC.
5.1.4
LA POLITIQUE CONCERNANT LES ZONES RURALES
En territoire agricole des entreprises économiques d'envergure voir même aussi des immeubles
industriels, des immeubles commerciaux, des immeubles institutionnels sont implantés en territoire
agricole et leur établissement est antérieur à l'entrée en vigueur de la LPTAA. Dans une planification
de protection du territoire pour l'agriculture nous reconnaissons que ces entreprises contribuent au
développement économique de la région. La reconnaissance de ces espaces par une désignation de
« zone rurale » permet la gestion des activités autrement que par des droits acquis.
Également des espaces sont déstructurés à l'agriculture la déstructuration rend impossible la
réutilisation à des fins agricoles. La reconnaissance de ces espaces par une désignation de « zone
rurale » permet une meilleure gestion des activités de ces milieux.
Cinq zones rurales sont reconnues sur le territoire. Certaines de ces zones prennent parfois des
formes linéaires le long de la route telle que sur la Route 209 à Saint-Chrysostome, ou elles
possèdent des infrastructures (réseau d'aqueduc et d'égouts), Centre Doréa à Franklin ou elles
désignent une importante activité industrielle, lieu d'extraction et de transformation de la pierre, à
Havelock. Ces zones sont localisées sur le plan 1 de 2 et elles sont montrées aux figures 9-1 à 9-3,
9-5 et 9-7.
De plus, trois îlots déstructurés à l'agriculture comportent des usages de type mixte (résidentiel et
autres usages non agricole). Les municipalités peuvent ainsi gérer ces usages par droits acquis. Ces
îlots sont ceux de Allan's Corner (îlot 41), Village Saint-Pierre (îlot 42) et Russeltown (partie située
à Saint-Chrysostome seulement, îlot 69).
M.272-2014, 21/07/2014
Chapitre 5, page 78
Critères d'aménagement :
Une zone rurale peut ainsi être créée en territoire agricole si elle répond à l'un des quatre premiers
critères énoncés et si elle satisfait aux deux dernières exigences.
➢
la municipalité reconnaît une activité économique reliée à l'exploitation et la transformation
d'une ressource (l'exploitation de la ressource est autorisée au schéma);
➢
la MRC veut préserver et mettre en valeur un attrait patrimonial (parc régional);
➢
le milieu est déstructuré à l'agriculture, la municipalité détermine l'affectation du sol et la zone
qui doivent se limiter à cet espace et à la vocation bénéficiant de droits acquis;
➢
les bâtiments et les usages visés doivent être protégés par des droits acquis sinon autorisés
en vertu de la LPTAA et ils présentent un intérêt économique important pour la collectivité;
➢
la municipalité peut régir, restreindre ou prohiber un changement d'usage en s'assurant que
ces nouveaux usages n'engendrent pas d'impacts négatifs sur l'agriculture (ils ne peuvent être
des immeubles protégés);
➢
cette désignation fait suite à une recommandation favorable du CCA.
5.1.5
LA POLITIQUE CONCERNANT LES ACTIVITÉS COMMERCIALES ET DE
SERVICES RELIÉES À L'AGRICULTURE
De nombreux commerces reliés à l'agriculture se sont implantés en milieu agricole. Le nombre de
ces entreprises est considérable. Ainsi par la gestion des droits acquis le maintient de ces activités
devrait être favorisé sans pour autant étendre ces droits à d'autres activités commerciales.
Les commerces et les activités exclusifs à l'agriculture se regroupent en une classe et pourront être
remplacés par un usage de cette classe. Le moulin à scie de première transformation, le
concessionnaire de machinerie agricole, la vente d'articles et d'équipements agricoles, la meunerie,
la vente de pesticide, la vente et l'entreposage des grains, la vente et l'entreposage du bétail et
l'abattoir d'animaux.
Chapitre 5, page 79
5.1.6
LA POLITIQUE CONCERNANT LES ACTIVITÉS AGROTOURISTIQUES EN
MILIEU AGROFORESTIER
En milieu agroforestier, l'activité agricole et forestière se côtoie. L'acériculture et la culture de la
pomme sont les activités agricoles qui dominent dans ce territoire. Ce type d'agriculture se prête à
diversifier les activités au sein même de ces entreprises. De plus, le paysage forestier, la montagne
« Covey Hill », les vergers, les érablières sont autant d'éléments qui contribuent à l'émergence
d'activités agrotouristiques. Comme on le sait la qualité des sols favorise le maintient du couvert
forestier.
Critères d'aménagement :
Dans l'affectation agroforestière, les activités en lien avec l'agrotourisme sont autorisées et leur
implantation n'induit pas de contrainte à l'égard des distances séparatrices autant pour les nouvelles
installations d'élevage que celles déjà en activité. Ces activités agrotouristiques doivent respecter les
critères d'aménagement de la présente politique.
Par activité en lien avec l'agrotourisme on reconnaît :
➢
l'accueil de groupe;
➢
la vente des produits du terroir;
➢
l'excursion de groupe;
➢
les gîtes touristiques;
➢
l'auberge :
√
ce type d'hébergement peut recevoir jusqu'à un maximum de 12 chambres;
√
l'usage est un immeuble protégé au sens de la directive relative à la détermination des
distances séparatrices à la gestion des odeurs en milieu agricole;
√
ce projet s'inscrit dans un circuit touristique régional (qui peut être « le circuit du paysan »).
➢
la réception en salle :
√
ce type d'activité vise à accueillir des groupes en salle, sur une exploitation agricole, pour
des événements sans hébergement, permettant de mettre en valeur les produits locaux
ou régionaux, l'occupation du territoire et le savoir-faire des producteurs agricoles;
√
ce type d'activité peut accueillir jusqu'à 200 personnes;
√
ce type d'activité ne peut s'implanter à moins de 2 000 m (à vol d'oiseau) d'une activité
de même nature.
Chapitre 5, page 80
➢
la restauration à base de produits du terroir, locaux ou régionaux;
➢ la randonnée pédestre, le ski de fond, le vélo, la raquette, l'équitation ou toute activité se
pratiquant en sentier.
Ces activités vont au-delà de ce que permet la Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles. Une demande d'autorisation doit être adressée à la Commission de protection du territoire
agricole et recevoir une autorisation afin d'exercer ces activités. Ces activités en lien avec
l'agrotourisme doivent être exercées de manière accessoire à une activité agricole principale, à
l'exception d'un gîte touristique.
Un règlement municipal sur les usages conditionnels est l'outil à privilégier par la municipalité afin
de gérer ces activités en territoire agricole. Le règlement devra indiquer que l'activité agrotouristique
visée sera exercée le plus loin possible des lignes de lots et qu'elle doit, le cas échéant, faire l'objet
d'une autorisation du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation dans le cas d'une
activité de restauration.
Dans la mesure du possible, l'activité agrotouristique devra s'implanter ou s'exercer du côté le plus
éloigné de l'installation d'élevage la plus près et/ou en considérant les vents dominants.
De plus, en l'absence de couvert forestier (en présence d'un champ en culture, d'un pâturage, d'une
prairie, d'une clairière, d'un espace libre de végétation arborescente, etc.) entre l'activité
agrotouristique et l'installation d'élevage la plus près, une haie brise-vent devra être aménagée.
M.301-2017, 26/03/2018
5.1.7
LA POLITIQUE CONCERNANT LES CIMETIÈRES AUTOMOBILES
Le cimetière automobile est une activité qui nécessite de grands espaces. En raison d'incompatibilité
d'usages il ne peut être prévu en zone urbaine. Ainsi par la gestion des droits acquis le maintient de
cette activité devrait être favorisé en affectation agricole et les droits acquis devraient se limiter
à cette activité.
Chapitre 5, page 81
TABLEAU 8
CIMETIÈRES AUTOMOBILES
Municipalités
Localisation
Schéma
d'aménagement
révisé
Saint-Chrysostome
1406, 1407, Rang VIII, rang Saint-Joseph
agricole
Saint-Chrysostome
502, Rang IX, rang Saint-Jean-Baptiste
agricole
Ormstown
908, 911, Concession 4ième, Route 201
agricole
Hinchinbrooke
5B, Rang VII, 1944 chemin Gore
agricole
Godmanchester
59, Rang IV, chemin de Planches
agricole
Godmanchester
86-1, Rang IV, montée Smellie
agricole
Godmanchester
260, Rang V, chemin Ridge
agricole
Très-Saint-Sacrement 409, Concession 1, Route 138
agricole
Critères d'aménagement :
Les droits acquis relatifs aux cimetières automobiles dans l'affectation agricole peuvent être
extensionnés en autant qu'ils rencontrent les critères suivants :
➢
l'activité ne doit pas générer d'impacts négatifs dans l'environnement;
➢
l'emplacement ne doit pas soustraire des sols dont la qualité présente un potentiel pour la mise
en culture;
➢
l'usage ne doit entraîner aucun impact significatif sur le voisinage;
➢
le milieu est déstructuré pour l'agriculture;
➢
le droit acquis d'un cimetière d'automobile ne peut être étendu à un autre usage commercial;
➢
l'usage commercial n'est pas considéré comme un immeuble protégé;
➢
l'activité doit s'exercer en conformité au règlement sur les cimetières d'automobiles et sur les
dépotoirs le long des routes (R.R.Q., 1981, c.V-8, r.1).
5.1.8
LA POLITIQUE RELATIVE AUX ACTIVITÉS D'ENTREPOSAGE, DE
CONDITIONNEMENT, DE TRANSFORMATION ET DE VENTE DES
PRODUITS AGRICOLES
Le Conseil des maires entend favoriser les activités de transformation, de vente, d'entreposage et
de conditionnement des produits agricoles en territoire agricole. Ces activités visent principalement
le développement des produits agricoles locaux et vise à favoriser la petite entreprise.
Chapitre 5, page 82
L'activité agricole au sein de l'économie régionale suppose de nouvelles avenues et de nouvelles
pratiques si l'on pense au regroupement de producteurs et aux produits agricoles qui proviennent
de d'autres producteurs. Ces pratiques peuvent déborder du cadre défini par la Loi sur la protection
du territoire et des activités agricoles, alors les critères suivants permettent de satisfaire certaines
exigences.
Critères d'aménagement et de développement:
➢
l'activité peut se réaliser sur un lot distinct de l'exploitation agricole;
➢
les produits de transformation doivent provenir principalement d'exploitations agricoles du
territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent;
➢
afin de minimiser les contraintes sur le milieu agricole, les activités doivent se limiter aux
produits agricoles;
➢
l'industrie doit renforcer la vocation première de l'affectation agricole soit la pratique de
l'agriculture et son développement;
➢
l'activité ne doit pas générer de problème de voisinage et d'incompatibilité avec les activités
agricoles; sur ce, les municipalités devront prévoir des marges de recul à la rue, l'ouverture
d'entrée à la rue sur l'emplacement, des distances appréciables des résidences, sinon une zone
tampon ou des écrans d'arbres devront y être prévus;
➢
l'activité qui commande une importante augmentation de la circulation lourde devrait être
favorisée sur le réseau routier supérieur;
➢
l'activité ne doit pas contribuer à l'épuisement de la ressource eau potable et à la contamination
du milieu par des rejets;
➢
l'activité ne génère pas de distance séparatrice aux bâtiments d'élevage existants et futurs.
Ces activités vont au-delà de ce que permet la Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles comme activité agricole, une demande préalable doit être adressée à la Commission de la
protection du territoire agricole et recevoir une autorisation.
Un règlement sur les usages conditionnels serait l'outil à privilégier par la municipalité afin de gérer
ces activités en territoire agricole.
R.210-2006, 22/06/2006
Chapitre 6, page 83
CHAPITRE 6
LES ZONES DE CONTRAINTES
Tel que prescrit dans la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le schéma doit, à l'égard du territoire
de la MRC du Haut-Saint-Laurent, déterminer toute zone où l'occupation du sol est soumise à des
contraintes particulières pour des raisons de sécurité publique (art. 5.4) et peut déterminer les
immeubles et les activités dont la présence et l'exercice font en sorte que l'occupation du sol, à
proximité de ce lieu, est soumise à des contraintes majeures pour des raisons de sécurité publique,
de santé publique et de bien être général (art. 6.4).
Pour une meilleure planification de l'aménagement, il importe de chercher à minimiser les impacts
négatifs de certaines activités en place ou projetées sur les personnes et les biens, tout en
permettant le plein développement et l'essor de ces activités au profit de la collectivité.
Ainsi, il est de la responsabilité de la MRC de déterminer les zones de contraintes naturelles et celles
générées par les activités humaines. Dans le Haut-Saint-Laurent, les zones et activités qui
présentent un danger pour la santé et la sécurité des citoyens sont les zones d'inondation et
d'érosion, les sites d'enfouissement (actifs et fermés), les sites d'entreposage de pneus, les postes
de distribution de l'électricité, la voie ferrée et les bassins d'épuration des eaux usées.
6.1
LES ZONES D'INONDATION ET D'ÉROSION
La contrainte d'inondation constitue un phénomène relativement sérieux à l'intérieur de la MRC. Un
territoire de plaine, un apport considérable d'eau et de glace qui résulte de l'écoulement des rivières
du sud vers le nord, des rivières très peu encaissées, étroites et très sinueuses sont autant de
facteurs qui augmentent le risque d'inondation. Les plaines d'inondation cohabitent avec 129 km de
rivière principalement sur les rivières Châteauguay, Trout, des Anglais, des Outardes, Noire,
Hinchinbrooke, la Guerre et aux Saumons. Cette ampleur peut, par contre, s'avérer amoindrie parce
que la plaine inondable se situe en grande partie en milieu agricole, mais il ne demeure pas moins
important de la représenter dans tout son ensemble.
Un premier type de plaine inondable comprise dans le territoire de la MRC a été cartographiée par
le ministère de l'Environnement du Québec dans le cadre de la convention Canada/Québec, relative
à la cartographie et à la protection des plaines d'inondation. Il s'agit des territoires urbanisés des
agglomérations de Huntingdon et d'Ormstown pour l'équivalent de 5,5 km de tronçon de la rivière
Châteauguay.
Chapitre 6, page 84
Un deuxième type de zone inondable est issu d'études concernant les cotes de crues de différentes
récurrences et de la production de rapports techniques (Programme de détermination des cotes de crues)
par le Centre d'expertise hydrique du Québec. Cette étude permet de représenter les niveaux d'eau
atteints par une crue de 20 ans (une chance sur 20 à chaque année) et par une crue de 100 ans (une
chance sur 100 à chaque année). Cette étude a été réalisée sur une portion des rivières Noire (1,3 km)
et des Anglais (10 km) à Saint-Chrysostome.
Ailleurs, pour les quelques cents autres kilomètres, la cartographie de la plaine inondable est le
produit d'une cartographie maison basée sur les inondations survenues en février 1981, 1984, 1996,
1997 et 1998. Cette cartographie identifie une zone d'inondation avec une probabilité de risque
élevée (0-100 ans).
Une étude réalisée par le Groupe Rémur11 pour le compte de la MRC, permet de localiser des zones
d'embâcles et d'érosion, du moins pour les rivières Châteauguay, Trout et des Anglais. Mentionnons
que, selon le tracé et l'écoulement de ces rivières, ce sont celles qui présentent les risques les plus
grands d'embâcles. Le phénomène des inondations en augmentation sur le territoire demande
certainement, de la part des décideurs, plus de vigilance.
Trois types de cartographies représentent les zones de danger ou critique à l'établissement de toute
construction, ouvrage et travaux. Pour les deux premiers types, c'est la politique de protection des
plaines inondables basée sur le principe de deux zones de débordement de grand courant (récurrence
0-20 ans) et de faible courant (récurrence 20-100 ans) qui est recommandée. Pour le dernier type,
pour la cartographie produite par la MRC, sont repris en partie les éléments de la politique mais
adaptés à la précision de l'outil cartographique. Les mesures de protection relatives aux plaines
inondables sont identifiées au chapitre 11.2 et celles relatives aux zones d'érosion au chapitre 11.4
du document complémentaire. L'étendue géographique des secteurs vulnérables aux inondations,
aux érosions et embâcles est montrée aux figures 10-1 à 10-18.
Une première étape a été franchie en désignant les secteurs vulnérables aux inondations. Il reste
cependant pour la MRC à caractériser les zones à risques élevés ou faibles d'inondation. Cette
caractérisation doit se faire dans la prochaine étape.
R.189-2004, 07/02/2005
11 Le groupe Rémur, Étude sur la délimitation de la zone d'inondation 34p. 1985.
Chapitre 6, page 85
6.2
LES SITES D'ÉLIMINATION ET D'ENTREPOSAGE DE MATIÈRES
RÉSIDUELLES
Les sites d'enfouissement qui nous concernent à ce chapitre sont d'anciens lieux d'élimination des
déchets (voir tableau 9), et comme le stipule l'article 65 de la Loi sur la qualité de l'environnement
(LRQ., c. Q-2), aucun de ces terrains ne peut être par la suite utilisé pour des fins de construction
sans l'autorisation du ministre.
Les municipalités touchées par ces sites verront donc à éviter tout développement non approprié.
TABLEAU 9
ANCIENS
SITES
D'ÉLIMINATION
DES
MATIÈRES
RÉSIDUELLES (DÉPOTOIRS)
Municipalité
Localisation
Superficie
Date de
fermeture
Dundee
7A, Rang IV
0,85 ha
1982
Elgin
24, Rang IV
1,62 ha
1981-04
Franklin
20A, Rang II
n/d
n/d
Franklin
20, Rang VII (2)
2,02 ha
1981-06
Franklin (privé)
17, Rang VII
22,26 ha
n/d
Franklin (privé)
25, Rang IX
0,20 ha
1965
Franklin (privé)
51D, Rang I
0,81 ha
1975
Godmanchester
401, Rang V
0,71 ha
n/d
Godmanchester
56, Rang III
3,76 ha
n/d
Havelock (privé)
30A, Rang I
n/d
n/d
Havelock (privé)
11, Rang II
Réserve du clergé
n/d
n/d
Havelock
171B, 170C, Rang IV
n/d
1990-07
Hinchinbrooke
13A, Rang VII
1,94 ha
1984
Saint- Anicet
493, Rang I
1,21 ha
1980-09
Saint-Chrysostome
550, Rang I
1,38 ha
n/d
Très-Saint-Sacrement
365, 370, Rang V
n/d
1981-06
Source : MRC Le Haut Saint-Laurent et ministère de l'Environnement du Québec.
La MRC a aussi sur son territoire un site d'enfouissement sanitaire et un site des dépôts de matériaux
secs. Le site d'enfouissement sanitaire situé dans la municipalité de Saint-Anicet dessert qu'en partie
les citoyens de cette municipalité, car la collecte hebdomadaire des ordures ménagères est
acheminée depuis le mois d'août 1995 à l'extérieur du territoire. Ce site a desservi les municipalités
du Haut-Saint-Laurent de septembre 1980 à septembre 1993.
Chapitre 6, page 86
TABLEAU 10
SITES
ACTIFS
D'ÉLIMINATION
DES
MATIÈRES
RÉSIDUELLES
Municipalité
Localisation
Superficie
Matière
Godmanchester
129, 140 Rang IV
6 ha
Dépôt matériaux secs
Saint-Anicet
620, 621, 622 p Rang II
80,94 ha
Site d'enfouissement
sanitaire
Source : MRC du Haut-Saint-Laurent
6.3
LES LIEUX D'ENTREPOSAGE DE PNEUS HORS D'USAGE
Dans le Haut Saint-Laurent, trois sites d'entreposage de pneus hors d'usage sont identifiés. Ces sites
présentent certains risques environnementaux malgré qu'ils répondent aux normes de protection,
de localisation et de distances minimales de séparation en conformité avec le Règlement sur
l'entreposage des pneus hors d'usage (RRQ., c. Q-2, r.6.1). En dépit des mesures réglementaires et
de prévention, les municipalités concernées doivent inscrire dans leur plan de prévention d'incendie
et de mesures d'urgence les actions à prendre en cas d'accident majeur.
Selon le règlement sur l'entreposage des pneus hors d'usage, les titulaires de permis d'exploitation
de ces lieux pourront poursuivre l'accumulation de pneus sur ces sites pour la durée encore non
écoulée de leur permis mais uniquement pour des pneus en provenance du Québec. La nouvelle
législation du Québec prévoit également vider progressivement ces lieux d'ici 2008 et remettre
chaque lieu dans l'état dans lequel il était avant leur affectation à l'entreposage de pneus.
TABLEAU 11
LIEUX D'ENTREPOSAGE DE PNEUS
Municipalité
Localisation
Superficie
Matière
Franklin
24p, 25p, 26Ap
Rang VIII
26,62 ha
5 920 000 pneus
entreposés en îlots
Franklin
17p
Rang VII
21,74 ha
5 160 000 pneus
entreposés en îlots
Saint-Chrysostome
1406p, 1407p
Rang VIII
10,87 ha
2 millions de pneus
entreposés en îlots
Source : Ministère de l'Environnement du Québec
Chapitre 6, page 87
6.4
LES POSTES DE DISTRIBUTION DE L'ÉLECTRICITÉ ET LES USINES
D'ÉPURATION DES EAUX USÉES
Ces équipements de services pour la municipalité sont souvent situés à proximité et dans un rayon
rapproché des agglomérations. Dans le Haut-Saint-Laurent, ces équipements sont localisés en zone
agricole, ce qui a pour effet d'atténuer les impacts qui peuvent être occasionnés par le bruit et les
odeurs. Par contre, il ne faudrait pas négliger la nuisance ou le risque que ces équipements
représentent pour l'occupation du sol à proximité et à plus long terme dans la planification
d'aménagement du territoire. À cet effet, des dispositions relatives aux distances séparatrices sont
contenues dans le document complémentaire.
TABLEAU 12
POSTE DE TRANSFORMATION D'ÉLECTRICITÉ
Municipalité
Localisation
Superficie
Godmanchester
283-1, 283p,
Rang IV
9 740,8 m2
Ormstown
199-1, 199-2 et 199p,
3e Concession
12 794,5 m2
Saint-Chrysostome
600-1, 601-1 et 601p
Concession de la rivière English
15 672,6 m2
Source : MRC du Haut-Saint-Laurent
TABLEAU 13
USINES D'ÉPURATION DES EAUX USÉES
Municipalité
Localisation
Superficie
Godmanchester
401,
Rang V
1 100 000 m2
Ormstown
59-1,
1ère Concession
51 000 m2
Saint-Chrysostome
879p, 880p et 996p
Concession de la rivière English
38 085 m2
Source : MRC du Haut-Saint-Laurent
Chapitre 6, page 88
6.5
LE RÉSEAU FERROVIAIRE
La voie ferrée traverse sur une distance 35,25 km le territoire de Dundee à Godmanchester en
passant par Huntingdon. Outre les activités reliées à de l'entreposage de wagons à Huntingdon et
un point de service à Dundee pour deux entreprises Fertibec Inc. et Moulée Dundee, le convoi
traverse le territoire.
C'est davantage dans le centre rural de Sainte-Agnès de Dundee et à Huntingdon que la
cohabitation aux secteurs résidentiels présente le plus grand risque malgré les risques associés à
la nature des marchandises transportées et aux 19 passages à niveau.
Chapitre 7, page 89
CHAPITRE 7
LES TERRITOIRES D'INTÉRÊT
Tel que prescrit dans la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le schéma doit à l'égard du territoire
de la MRC du Haut-Saint-Laurent, déterminer toute partie du territoire présentant un intérêt d'ordre
historique, culturel, esthétique ou écologique (art. 5.6).
7.1
LES TERRITOIRES D'INTÉRÊT HISTORIQUE
Parmi les territoires d'intérêt historique on identifie les monuments classés conformément à la Loi
sur les biens culturels, les monuments qui ont certaines références historiques et les monuments et
lieux qui décrivent une partie de l'histoire régionale.
7.1.1
MONUMENTS CLASSÉS
Le pont Percy de Powerscourt (Hinchinbrooke)
Le pont Percy de Powerscourt est érigé au dessus de la rivière Châteauguay, il relie la rive Ouest du
canton de Elgin à la rive Est du Canton de Hinchinbrooke. Il a comme particularité une structure
d'arche en treillis rigide construit en 1861. Il est classé monument historique, depuis 1987, par le
ministère de la Culture et des Communications.
L'édifice de comté (Huntingdon)
L'Édifice de comté, maintenant les bureaux de la MRC du Haut-Saint-Laurent, a été érigé sur le lot
175 du cadastre officiel de Huntingdon en 1859. Il est classé monument historique depuis 1984, par
le ministère de la Culture et des Communications. Sur la même propriété, un édifice aussi de pierre,
adjacent à l'édifice de comté abrite le bureau de la publicité des droits.
7.1.2
MONUMENTS ET LIEUX HISTORIQUES
Le parc historique Léger (Saint-Anicet)
Sur la rive du lac Saint-François au cœur du village de Saint-Anicet, un parc municipal a été érigé à
la mémoire de la famille Léger. Aménagé de panneaux d'interprétation, il est loisible de prendre
connaissance de l'histoire publique de Jules et de Paul-Émile Léger, deux illustres personnages qui
ont marqué l'histoire du Canada et du Québec.
Le lieu historique national de la Bataille-de-la-Châteauguay (Très-Saint-Sacrement)
Sur la rive Nord de la rivière Châteauguay un musée de la propriété de Parcs Canada est le centre
d'interprétation de la Bataille-de-la-Châteauguay. Ce site est parmi le seul sur le territoire à mettre
en valeur l'histoire du Haut-Saint-Laurent.
Chapitre 7, page 90
La mairie de Havelock
Édifice de pierre construit en 1868, ce monument a été déclaré en 1987, symbole national par la
Commission des lieux et monuments historiques du Canada.
Site archéologique Droulers (Saint-Anicet)
De récentes fouilles archéologiques sur l'occupation humaine ont permis d'identifier les traces d'un
des plus importants villages Iroquoiens. La MRC du Haut-Saint-Laurent, en collaboration avec le
ministère de la Culture et des Communications, ont participé au soutien des fouilles et de la
recherche. La prise en compte de ce site à caractère exceptionnel a donné lieu à la création d'un
parc régional. Le site est reconnu comme site archéologique en vertu de la Loi sur les biens culturels.
L'objectif second sera de le rendre accessible à des fins éducative et touristique.
Site archéologique « Village de Godmanchester » (Saint-Anicet)
Aussi connu sous le nom de « La Guerre », ce village a été occupé entre 1820 et 1850. Sur le site,
de nombreux vestiges évoquent le mode de l'organisation d'une agglomération rurale de la première
moitié du 19e siècle.
Plaque commémorative 1ère usine de beurre (Hinchinbrooke)
Dans le village d'Athelstan, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, du
Gouvernement du Canada, a inauguré sur le site de la première beurrerie une plaque sur laquelle
nous pouvons y lire "La première beurrerie au Canada - Les fermiers d'Athelstan ont fondé la
première beurrerie au Canada en 1873. Cette beurrerie ne fut pas prospère mais elle servit de
modèle et on vit apparaître bientôt dans le comté de Huntingdon d'autres entreprises qui devinrent
rentables.
Suite à ces initiatives, le gouvernement encouragea, dans les années 1880, l'établissement d'une
industrie laitière au Québec, notamment par la fondation d'écoles spécialisées dans le comté de
Kamouraska et dans la Beauce. Tous ces efforts ont contribué à placer le Québec au premier rang
dans le développement de l'industrie laitière au Canada."
7.1.3
NOYAUX ARCHITECTURAUX
Ces noyaux coïncident avec des centres urbains et ruraux. Déjà identifiés dans le premier schéma
et ensuite dans les règlements d'urbanisme locaux, où ils sont restés à la phase de l'identification.
Aucune mesure normative ne permet d'assurer la protection et la mise en valeur de ces territoires.
La MRC réitère d'intégrer les noyaux architecturaux dans un plan régional de mise en valeur.
Pour concrétiser les gestes ou les actions, il y a un besoin de s'adjoindre la collaboration des Sociétés
historiques de Saint-Anicet et de la Vallée de la Châteauguay. Deux organismes dynamiques et très
impliqués sur le territoire.
Chapitre 7, page 91
Quartier résidentiel et commercial d'Huntingdon
Ce secteur se caractérise par des bâtiments historiques et une harmonisation architecturale. Le
secteur s'étend au nord de la rivière Châteauguay, le long de la Route 138 jusqu'au Nord de la rue
York et entre les rues Bouchette et Church.
Un second secteur, se prolonge au Sud de la rivière Châteauguay sur la rue Henderson, entre le
pont Henderson et le chemin Fairview.
Le village d'Ormstown
Un secteur situé au sud de la rivière Châteauguay, de part et d'autre de la rue Bridge, entre le pont
et la rue Roy. Un second secteur, situé au nord de la rivière Châteauguay, représente tout le secteur
riverain des rues Lambton et Church.
Le village de Saint-Chrysostome
Le noyau architectural de Saint-Chrysostome se qualifie par le noyau institutionnel avec l'église, le
presbytère, les écoles et le centre communautaire; et la rue commerciale Notre-Dame.
Le noyau institutionnel de Saint-Anicet
Ce noyau d'intérêt constitue le centre institutionnel avec l'église, le presbytère et le bâti au Nord de
la rue Saint-Anicet.
Le hameau de Dewittville (Godmanchester et Hinchinbrooke)
Le hameau de Dewittville se situe sur la Route 138A entre la ville de Huntingdon et le village
d'Ormstown. Petite agglomération résidentielle, elle se caractérise par un développement en H. Ce
développement s'étend de part et d'autre de la rivière Châteauguay.
L'attrait premier du hameau est l'harmonie et la richesse du cadre bâti dans un paysage agricole,
les constructions de pierres, de brique et de bois peint, les nombreux arbres centenaires, les
bâtiments de ferme, le pont, le moulin et la rivière. Tous ces éléments mettent à contribution le
charme de Dewittville.
Le hameau de Rockburn (Hinchinbrooke)
Ce hameau est situé à la croisée du chemin Rockburn et de la Route 202. Le noyau est formé de
maisons parfois très anciennes, d'une église, d'un centre communautaire et de quelques commerces.
L'activité agricole à proximité se manifeste par la présence des vergers. L'intégration de ces usages
crée une harmonie dans le paysage que l'on se doit de protéger.
Chapitre 7, page 92
Chapitre 7, page 93
FIGURE 5-1
NOYAU ARCHITECTURAL HUNTINGDON
Chapitre 7, page 94
FIGURE 5-2
NOYAU ARCHITECTURAL ORMSTOWN
Chapitre 7, page 95
FIGURE 5-3
NOYAU ARCHITECTURAL SAINT-CHRYSOSTOME
Chapitre 7, page 96
FIGURE 5-4
NOYAU ARCHITECTURAL SAINT-ANICET
Chapitre 7, page 97
FIGURE 5-5
NOYAU
ARCHITECTURAL
GODMANCHESTER
ET
HINCHINBROOKE
Chapitre 7, page 98
FIGURE 5-6
NOYAU ARCHITECTURAL HINCHINBROOKE
Chapitre 7, page 99
7.2
LES TERRITOIRES D'INTÉRÊT CULTUREL
Les églises protestantes dans le Haut-Saint-Laurent sont remarquables par leur nombre et leur style
architectural. On en dénombre 25 dispersées sur tout le territoire. La MRC, en collaboration avec le
ministère de la Culture et des Communications, ont appuyé financièrement la réalisation et la
publication d'un guide12 afin de faire découvrir le patrimoine architectural de chacune d'elles. Ce
patrimoine religieux est une expression caractéristique du paysage du Haut-Saint-Laurent qu'il faut
sauvegarder.
7.3
LES TERRITOIRES D'INTÉRÊT ESTHÉTIQUE
Le patrimoine de la MRC du Haut-Saint-Laurent est aussi représenté par des lieux ou des espaces
qui ont su conserver au fil des années, une harmonie avec le paysage. Ces lieux sont des portions
de territoire identifiées d'une route et d'éléments bâtis qui composent le paysage. Une mise en valeur
s'impose afin de conserver ces territoires.
La section suivante situe les territoires d'intérêt et leurs attraits. Ils sont aussi localisés au plan 2 de
2 en annexe.
Canton de Godmanchester :
Attrait
Activités et paysage agricole.
Axe routier
Chemin Beaver (de la limite Ouest de la municipalité jusqu'à la Route 138).
Attrait
Tracé original de la route, épousant la rivière Trout, alignement d'arbres le long de la
route.
Axe routier
Route 138 (du chemin Beaver jusqu'à la montée Morrison).
Canton de Elgin :
Attrait
Église presbytérienne, édifice municipal, cimetière, maisons en pierres des champs.
Axe routier
Deuxième Concession (de la montée Smail au ruisseau Oak).
Attrait
Paysage agricole.
Axe routier
Première Concession (de la montée Shearer à la montée Smail).
Attrait
Panorama créé par le ruisseau Oak et paysage agricole.
Axe routier
Montée Gillmore (entre le chemin Paul et le chemin Athelstan).
12 Manon Sarthou, Trois circuits d'églises protestantes dans la MRC Le Haut-Saint-Laurent, Québec, juin 1996
Chapitre 7, page 100
Canton de Hinchinbrooke et Franklin :
Attrait
Point de vue et grange ronde.
Axe routier
Chemin Ridge (du chemin Brook à la Route 202).
Attrait
Fermes centenaires, maisons de pierres, ferme Muir, Moulin de Dewittville.
Axe routier
Chemin Fairview (de Huntingdon jusqu'à la montée Rockburn).
Attrait
Église presbytérienne (1856), église anglicane (1842), bâtiments agricoles, ancienne
école, cimetière, clôtures et maisons de pierres, route vallonnée, ruisseau Mitchell.
Axe routier
Route 202 (de la montée Rockburn jusqu'à Franklin centre).
Attrait
Vieilles fermes, alignement d'arbres, arbres centenaires isolés, route vallonnée.
Axe routier
Chemin Gore (entre la Route 202 et la montée Rockburn).
Municipalité d'Ormstown et Paroisse de Très-Saint-Sacrement :
Attrait
Prédominance et conservation des activités et du paysage agricole, bâtiments
agricoles, route vallonnée, ancienne école, musée de la bataille de Châteauguay.
Axe routier
Chemin de la rivière Châteauguay (de la limite Ouest du centre urbain d'Ormstown
jusqu'au pont Turcot).
Municipalité de Saint-Chrysostome :
Attrait
Homogénéité du paysage agricole et fermes ancestrales.
Axe routier
Rang du Ruisseau Norton Nord (de la Route 203 à la limite Est de la municipalité).
Attrait
Homogénéité des activités agricoles et du paysage agricole.
Axe routier
Rang Saint-Joachim (depuis la Route 209 au Hameau de Aubrey).
Canton de Havelock :
Attrait
Vue panoramique sur la vallée du Saint-Laurent.
Axe routier
Route Stevenson (de la Route 202 au chemin Covey Hill).
Attrait
Vue panoramique sur la vallée du Saint-Laurent, fermes, clôtures de pierres.
Axe routier
Chemin Covey Hill (du projet Laplante à la limite Est de la municipalité).
Chapitre 7, page 101
7.4
LES TERRITOIRES D'INTÉRÊT ÉCOLOGIQUE
Parmi les territoires d'intérêt écologique du Haut-Saint-Laurent certains ont un statut légal de
protection comme la Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François et les réserves écologiques
du Pin-Rigide et du Boisé-des-Muir. D'autres territoires se démarquent alors qu'ils sont reconnus et
identifiés d'aires de reproduction ou de milieux naturels humides ou d'espaces abritant une faune.
La Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François (Dundee)
La Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François est un immense marais de 3 338 hectares qui
abrite une faune et une flore très remarquable. D'ailleurs, il s'y trouve identifié 28 espèces fauniques
menacées ou vulnérables. Cette réserve a été constituée en 1971. Depuis, son territoire ne cesse de
prendre de l'expansion. En 1987, la réserve s'est vue décerner le titre de site Ramsar (titre prestigieux
que la Convention Ramsar accorde aux zones humides d'importance internationale pour l'habitat de la
sauvagine). Ce territoire relève de l'administration fédérale; c'est le Service canadien de la faune
d'Environnement Canada qui assure la protection permanente aux oiseaux migrateurs et leurs
habitats.
Marais Pointe-Latreille (Saint-Anicet)
Localisé en bordure du lac Saint-François, le marais Pointe-Latreille couvre une superficie de 60,86
hectares. Il a été acquis par Environnement Canada le 16 mai 1997. Cette acquisition fait partie du
plan de consolidation de la Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François.
Marais Pointe-Leblanc (Dundee, Saint-Anicet)
Localisé en bordure du lac Saint-François, le marais Pointe-Leblanc couvre une superficie
approximative de 230 hectares. Le 11 avril 1997, Environnement Canada a acquis 5,3 hectares de
ce marais dans la municipalité de Dundee et en 1998, environ 3 hectares dans la municipalité de
Saint-Anicet. Ces acquisitions font aussi parties du plan de consolidation de la Réserve nationale de
Faune du Lac Saint-François.
Réserve écologique du Pin-Rigide (Franklin)
Cette Réserve écologique est le plus important peuplement de Pin-Rigide (Pinus rigida) connu du
Québec. Elle s'identifie par une forêt coniférienne de 66 hectares. La réserve a été constituée le 7
décembre 1977 par le ministère de l'Environnement du Québec.
Réserve écologique du Boisé-des-Muir (Hinchinbrooke)
La Réserve écologique du Boisé-des-Muir se distingue par une forêt précoloniale et la mixité des
essences de feuillus qui la compose dont des érables à sucre, des hêtres et des pruches. Peuplement
d'une superficie de 11,5 hectares, cette réserve a été constituée le 1er novembre 1995 par le
ministère de l'Environnement du Québec.
Chapitre 7, page 102
Rivière Trout (Elgin, Godmanchester, Hinchinbrooke)
Cette rivière s'étend de la frontière américaine jusqu'à la confluence de la rivière Châteauguay. Elle
a cette particularité d'un faciès fluvial typique d'habitat pour les salmonidés. D'une superficie
approximative de 120 hectares, la rivière Trout forme une aire de reproduction de plusieurs espèces
d'eau vive comprenant les espèces introduites (ensemencement de salmonidés).
Les marais et marécages (Dundee et Saint-Anicet)
Sur le bord du lac Saint-François, de vastes étendues humides et marécageuses prennent place dans
le paysage riverain. Ces espaces naturels ont une richesse en soi et jouent un rôle écologique
important pour la faune et la flore du lac. De plus, on leur reconnaît plusieurs espèces fauniques et
floristiques menacées ou vulnérables.
Depuis le début des années 70, le service canadien de la Faune d'Environnement Canada a entrepris
l'acquisition d'une importante partie de ce vaste territoire avec la réserve Nationale de faune. Encore
tout récemment, dans une planification de consolider la Réserve nationale de Faune du Lac Saint-
François, des portions que l'on identifie par le marais Pointe Leblanc et le marais Pointe Latreille y
ont été acquis. Mais il reste encore des espaces à des propriétaires privés. Considérant la particularité
et la nature fragile de ces milieux, les activités y sont restreintes. Considérant aussi la volonté
d'Environnement Canada de consolider ce vaste territoire, les interventions sont minimisées de
manière à sauvegarder ce patrimoine.
Les boisés (Elgin, Hinchinbrooke, Franklin, Havelock, Saint-Chrysostome)
Le territoire recèle quatre boisés reconnus d'aire de concentration du cerf de Virginie par le ministère
de l'Environnement du Québec. Il s'agit des boisés de Hinchinbrooke, Havelock, Franklin et de Saint-
Jean-Chrysostome qui se particularisent par leur habitat pour les activités vitales du cerf de Virginie.
Ces boisés sont plus amplement délimités sur le plan 2 de 2 en annexe.
Le gouffre (Havelock)
Ce site renferme un lac à l'intérieur duquel se trouvent des tourbières flottantes. La décharge de ce
lac se déverse dans une magnifique gorge profonde, escarpée et étroite pour finalement se jeter
dans un petit lac marécageux situé du côté américain. Ce site a une valeur remarquable au point de
vue écologique et géologique.
Chapitre 7, page 103
TABLEAU 14
TERRITOIRES / ÉLÉMENTS D'INTÉRÊT HISTORIQUE
Territoire / Élément
d'intérêt
Nom de la
municipalité
Localisation du territoire
Pont Percy
Elgin et Hinchinbrooke
Chemin 1ère Concession
Édifice de comté
Huntingdon
23, rue King
Parc Léger
Saint-Anicet
Rue Saint-Anicet
Lieu historique national de
la bataille de Châteauguay
Très-Saint-Sacrement
2371, chemin de la rivière
Châteauguay Nord
Mairie de Havelock
Havelock
481, Route 203
Site archéologique Droulers Saint-Anicet
Chemin Leahy, lot 47 Rang III
Site archéologique
LaGuerre
Saint-Anicet
Chemin Rivière LaGuerre
Plaque commémorative 1ère
usine de beurre
Hinchinbrooke (Athelstan) 2800, chemin Athelstan
TABLEAU 15
TERRITOIRES / ÉLÉMENTS D'INTÉRÊT CULTUREL
Territoire /
Élément d'intérêt
Nom de la municipalité
Localisation
du territoire
Circuits des églises
protestantes
Dundee, Elgin, Franklin, Havelock, Hinchinbrooke,
Howick, Huntingdon, Ormstown, Saint-Anicet
Saint-Chrysostome Très-Saint-Sacrement
Plan 2 de 2
en annexe
Chapitre 7, page 104
Chapitre 7, page 105
TABLEAU 16
TERRITOIRES D'INTÉRÊT ÉCOLOGIQUE
Noms
Municipalités
Lots (Cadastre rénové)
Noms rues
Superficie
m2
ha
Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François
Dundee
4 670 637
Route 132
383 500,53
38,35
4 670 643
Chemin de la Pointe-Fraser
976 309,80
97,63
4 670 645
Route 132
26 406,51
2,64
4 670 662
Chemin de la Pointe-Fraser
9 260 574,39
927,06
4 671 305
Chemin de la Vieille-Douane
1 299,91
0,13
4 671 306
Chemin de la Vieille-Douane
1 561,10
0,16
4 671 308
Chemin de la Vieille-Douane
1221,47
0,12
4 673 116
Chemin de la Pointe-Fraser
330 766,87
33,08
4 673 117
Route 132
197 019,80
19,7
4 673 118
4 670 625 - partie
Chemin de la Pointe-Gordon
133 440,60
13,34
4 670 627 - partie
Route 132
53 318,80
5,33
Terrains privés dans Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François
Dundee
4 670 652
Route 132
9 836,62
0,98
Dundee
4 670 653
Route 132
7 432,25
0,74
Dundee
4 670 654
Route 132
979,29
0,1
Dundee
4 670 658
Route 132
1 932,40
0,19
Dundee
4 670 659
1 858,06
0,19
Dundee
4 670 660
Route 132
464,51
0,05
Dundee
4 670 661
Route 132
1 858,07
0,19
Dundee
6 319 273
Route 132
4 318,31
0,43
Dundee
6 319 274
924,97
0,09
Dundee
4 670 644 - Partie en affectation récréation extensive
Rue de la Pointe-Cedar
1 360 424,70
136,04
Dundee
6 319 275 - partie
Route 132
81 202,30
8,12
Réserve écologique du Pin-Rigide
Franklin
5 483 553
Chemin Demers
627 953,40
62,79
Réserve écologique du Boisé-des-Muir
Hinchinbrooke
5 266 103
Chemin Boyd Settlement
115 262,30
11,53
Réserve naturelle du Coteau-de-la-rivière-La-Guerre
Godmanchester
3 447 161
4e Rang
318 701,50
31,87
3 228 872
Saint-Anicet
3 906 959
Montée Quesnel
53 881,90
5,39
3 906 960
Chemin Walsh
804 752,30
80,48
Rivière Trout
Elgin
-
De la frontière américaine jusqu'à la confluence de la
rivière Châteauguay
-
-
Godmanchester
Hinchinbrooke
Tourbière Large Teafield
Godmanchester
4 437 698
Chemin Teafield
369 453
36,95
4 437 704
176 729
17,67
3 447 132
611 692,40
61,17
3 447 133
3 447 134
3 447 135
3 447 136
3 228 709
4 437 706
218 296
21,83
3 228 883
Chemin de Planches
64 403,70
6,44
Chapitre 7, page 106
TABLEAU 16
TERRITOIRES D'INTÉRÊT ÉCOLOGIQUE (SUITE)
Noms
Municipalités
Lots (Cadastre rénové)
Noms rues
Superficie
m2
ha
Tourbière Large Teafield
Sainte-Barbe
2 843 017
Rang du Ruban
1 525 407,10
152,54
2 843 018
2 843 021
2 843 022
2 843 023
2 843 032
2 843 033
2 843 034
2 843 035
974 779
97,48
2 843 036
2 843 037
2 843 038
2 843 039
2 843 040
2 843 045
1 525 407
152,54
Tourbière Small Teafield
Saint-Anicet
4 121 754
Chemin de la Concession-Quesnel
3 919 135
391,91
4 121 755
4 670 275
458 621,90
45,86
2 842 956
739 800
73,98
3 075 421
Tourbière du gouffre de Covey Hill (Conservation de la nature)
Havelock
5 620 237
Chemin de Covey Hill
1 094 753,70
109,48
5 620 243 - partie
Chemin de Covey Hill
-
-
Tourbière du Rocher
Ormstown
6 063 864
4e Rang
2 279 313,80
227,93
Le Boisé d'Hinchinbrooke (aire de concentration du cerf de Virginie)
*voir plan 2 de 2 en annexe
Elgin
-
-
-
6 300 ha
Hinchinbrooke
Le Boisé de Franklin (aire de concentration du cerf de Virginie)
*voir plan 2 de 2 en annexe
Franklin
-
-
-
1 130 ha
Ormstown
Le Boisé de Havelock (aire de concentration du cerf de Virginie)
*voir plan 2 de 2 en annexe
Havelock
-
-
-
6 430 ha
Le Boisé de Saint-Jean Chrysostome (aire de concentration du cerf de Virginie)
*voir plan 2 de 2 en annexe
Saint-Chrysostome
-
-
-
130 ha
Marais de la Pointe-Leblanc (Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François)
Dundee
4 670 627
Route 132
53 318,80
5,33
Dundee
4 673 105
Route 132
167 968,30
16,80
Saint-Anicet
4 670 891
Chemin de la Pointe-Leblanc
298 387,90
29,84
Marais de la Pointe-Latreille (Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François)
Saint-Anicet
4 670 578
146e Avenue
608 576
60,86
Marais privés (Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François)
Dundee
4 670 662
Chemin de la Pointe-Fraser
13 045 221,20
1 304,52
Dundee
4 670 649
Route 132
1 138 769,30
113,88
Dundee
4 670 651
Route 132
857 759
85,78
Marais privé
Dundee
4 670 668
Chemin de la Pointe-Hopkins
314 683,60
31,47
Marais privé
Dundee
6 152 137
Chemin de la Pointe-Hopkins
1 555 024,50
155,50
Marais privé
Dundee
6 152 138
1 326 820,60
132,68
Marais privé
Dundee
4 673 095
Chemin de la Pointe-Hopkins
202 348,20
20,23
Marais privé
Dundee
4 670 648
Montée Murchisson Nord
15 417,70
1,54
Marais privé
Dundee
4 670 644 - Partie en affectation récréation extensive
Rue de la Pointe-Cedar
1 360 424,70
136,04
Chapitre 7, page 107
TABLEAU 16
TERRITOIRES D'INTÉRÊT ÉCOLOGIQUE (SUITE)
Noms
Municipalités
Lots (Cadastre rénové)
Noms rues
Superficie
m2
ha
Marais privé
Saint-Anicet
4 670 893
Route 132
923 454,40
92,35
Marais privé
Saint-Anicet
4 670 900
Route 132
791 175,50
79,12
Marais privé
Saint-Anicet
4 670 580
Chemin Trépanier
252 382,40
25,24
Marais privé
Saint-Anicet
4 670 581
Rue Charles
185 378,80
18,54
Milieu de conservation volontaire Maybank
Saint-Anicet
4 670 736
Route 132
227 292,60
22,73
Terrain de conservation privé
Dundee
4 670 667
Chemin de la Pointe-Fraser
2 478 259,40
247,83
Terrain de conservation privé
Dundee
4 671 304
Chemin de la Pointe-Hopkins
3 478,06
0,35
Terrain de conservation privé
Dundee
4 673 118
Route 132
13 116,05
1,31
Terrain de conservation privé
Dundee
4 673 117
Route 132
183 904,46
18,39
Terrain de conservation privé
Franklin
5 483 545 - partie en conservation
Chemin du 8e Rang
265 796,70
26,58
Terrain de conservation privé
Godmanchester
3 228 643
Chemin Ridge
884 008,10
88,40
3 228 653
5 566 847
Terrain de conservation privé
Godmanchester
3 228 672
4e Rang
838 879,10
83,89
Terrain de conservation privé
Godmanchester
3 228 881
Chemin de Planches
888
0,09
Terrain de conservation privé
Havelock
5 620 235
Chemin Covey Hill
1 110 226
111,02
Terrain de conservation privé
Havelock
5 621 913
Terrain de conservation privé
Havelock
5 620 237
Chemin Covey Hill
1 094 753,70
109,48
Terrain de conservation privé
Havelock
5 620 241
Chemin Covey Hill
162 264,10
16,23
Terrain de conservation privé
Saint-Anicet
2 843 261
Chemin Leahy
24 281,20
2,43
Terrain de conservation privé
Saint-Anicet
4 670 736
Route 132
227 292,60
22,73
Terrain de conservation privé
Saint-Anicet
4 672 486
94e Rue
2 819,00
0,28
Terrain de conservation privé
Dundee
4 671 339
Chemin de la Vieille-Douane
1 412,33
0,141233
Terrain de conservation privé
Dundee
4 670 664
Chemin de la Pointe-Fraser
94 345,57
9,434557
Terrain de conservation privé
Dundee
6 152 059
Chemin de la Pointe-Hopkins
3 969 948,86
396,994886
Terrain de conservation privé
Dundee
6 152 060
Chemin de la Pointe-Hopkins
514 798,84
51,479884
Terrain de conservation privé
Saint-Chrysostome
5 483 555
Rang Saint-Jean-Baptiste
297 324,80
29,73
Source : Rôle d'évaluation de la MRC du Haut-Saint-Laurent, 2023.
M.260-2012, 31/01/2013; M.337-2023, 20/10/2023
Chapitre 7, page 108
Chapitre 8, page 109
CHAPITRE 8
LE TRANSPORT TERRESTRE
Tel que prescrit dans la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le schéma doit à l'égard du territoire
de la MRC du Haut-Saint-Laurent, décrire et planifier l'organisation du transport terrestre. À cette
fin, il indique la nature des infrastructures et des équipements ainsi que l'endroit où ils sont situés.
Le schéma doit également indiquer les principales améliorations devant être apportées aux
infrastructures et équipements et les nouvelles infrastructures ou les nouveaux équipements
importants dont la mise en place est projetée (art. 5.7).
8.1
TRANSPORT ROUTIER
Le réseau routier
Le ministère des Transports du Québec, dans une politique de réorganisation de la gestion du réseau
routier de la province, a convenu d'une classification fonctionnelle du réseau et de partage des
responsabilités avec les municipalités (entrée en vigueur, 1er avril 1993). Pour le Haut-Saint-Laurent,
cela s'est traduit en 248,64 km, identifiés de réseau routier supérieur restant à la charge du ministère
des Transports, contre 892,97 km, identifiés de réseau routier local, aux municipalités. L'organisation
du réseau routier supérieur se présente de la façon suivante :
Réseau national
Les Routes 132 et 138 sont classées dans le réseau national.
Ces routes sont les liens majeurs Est-Ouest avec l'extérieur du territoire et les principaux axes de
transport pour le Haut-Saint-Laurent. Elles sont en fait les portes d'entrées aux États-Unis (État de
New York) et inversement, elles expriment la fin du réseau de la province.
La Route 132 longe le fleuve Saint-Laurent et dessert le Nord du territoire compris dans les
municipalités de Sainte-Barbe, Saint-Anicet et de Dundee. Ce réseau trace en quelque sorte la limite
entre deux types d'activités dont la villégiature sur la rive Nord et l'agriculture sur la rive Sud. La
croissance du développement dans l'affectation de villégiature doit être gérée plus efficacement pour
maintenir la vocation principale de cette route de transit.
La Route 138 traverse aussi le territoire d'Est en Ouest et y relie les principales agglomérations soit
Howick, Ormstown et Huntingdon. Sur ce parcours, le réseau est d'assez bonne qualité et répond à
la vocation principale de fluidité et de sécurité des usagers. C'est à partir d'Huntingdon que la
détérioration se fait la plus marquée. Notre fierté nationale s'en ressent lorsque l'on constate le
piteux état de ce réseau.
Chapitre 8, page 110
Réseau régional
Les Routes 201, 202 et la Montée Herdman sont classées dans le réseau régional.
Située dans un axe Nord-Sud, la Route 201 sert d'important lien entre Salaberry-de-Valleyfield et le
centre du territoire. Cet axe traverse et dessert directement les municipalités de Ormstown et
Franklin. Depuis la création du réseau de camionnage, elle se destine de route de transit à la
circulation des véhicules lourds effectuant la liaison entre les Routes 132 et 138. Dans ce contexte,
l'organisation de la circulation risque d'entraîner une augmentation de l'achalandage sur les routes
du réseau provincial et les problèmes qu'entraîne la circulation des véhicules lourds au cœur du
centre urbain d'Ormstown.
La Route 202 figure parmi la plus longue route du territoire le traversant Nord-Sud puis Est-Ouest
dans les municipalités de Sainte-Barbe, Godmanchester, Huntingdon, Hinchinbrooke, Franklin et
Havelock. Elle est certainement un lien important avec le territoire des Jardins-de-Napierville et le
Sud-Est de la Montérégie mais l'état de la route et les conditions de circulation sont deux raisons
pour ne pas s'y aventurer.
Alors que cette route était évitée par les camionneurs, la mise en place du réseau de camionnage,
devient le réseau de desserte du transport lourd. Les municipalités ont quelque part forcé les
autorités du ministère à en faire une route de camionnage, question de diminuer la circulation sur
le réseau local et de rendre plus sécuritaire la circulation sur le réseau régional.
La montée Herdman est une portion de route de 3,93 km, localisée entre la frontière (Canada-États-
Unis) et la Route 202. Cette route donne accès au transport lourd qui transite des États-Unis par le
poste de frontière de Herdman.
Réseau collecteur
Onze routes ou tronçons de routes font parties du réseau collecteur. Le gouvernement du Québec
s'est donné comme responsabilité de desservir chaque petite localité et c'est en cette matière que
le réseau se prolonge dans l'une et l'autre de ces directions.
La Route 209, dans un axe Nord-Est - Sud-Ouest, sert de lien entre la Route 132 (ville de Saint-
Constant) et le poste de frontière Franklin Centre. Elle traverse sur notre territoire les municipalités
de Saint-Chrysostome et Franklin.
La Route 203 dans un axe Nord-Sud débute son parcours sur la Route 138 pour le terminer à la
frontière (poste de frontière Covey Hill). Cette route dessert les municipalités de Très-Saint-Sacrement,
Saint-Chrysostome et Havelock.
Les rues Mill et Lambton, dans la municipalité de Howick, assurent le lien entre les Routes 138 et
203.
Chapitre 8, page 111
Le Rang du 40 assure le lien entre la Route 138 dans la municipalité de Très-Saint-Sacrement et la
Route 236 dans la municipalité de Saint-Louis-de-Gonzague (MRC Beauharnois-Salaberry).
La montée Bryson assure le lien entre la Route 138 et le "village Saint-Pierre" dans la municipalité
de Très-Saint-Sacrement.
Le chemin collecteur qui dessert le hameau de Dewitville commence à l'intersection de la Route 138
et du chemin Seigneurial, se poursuit par la Route 138A, le pont (qui enjambe la rivière
Châteauguay) et le chemin Fairview, jusqu'à l'intersection du chemin Rockburn. Ce collecteur est
réservé à la circulation automobile compte tenu des limites de poids et d'un gabarit au pont de
Dewitville.
Le Chemin d'Athelstan, dans la municipalité de Hinchinbrooke, assure un lien entre la Route 202
et le centre rural d'Athelstan.
Alors que plus à l'Ouest la montée Leblanc - le chemin Ridge - la montée Smallman assurent
un lien avec Sainte-Agnès de Dundee et la Route 138 dans les municipalités de Godmanchester,
Dundee et Saint-Anicet.
Chapitre 8, page 112
TABLEAU 17
INFRASTRUCTURE ROUTIÈRE DU MTQ - CLASSIFICATION
FONCTIONNELLE DU RÉSEAU SUPÉRIEUR
Réseau
Nom de route
Kilométrage
National
Routes 132 et 138
41,09 km - 51,51 km
Régional
Routes 201 et 202
18,28 km - 52,13 km
Chemin Herdman
3,93 km
Collecteur
Route 203
27,95 km
Route 209
26,18 km
Montée Leblanc (Godmanchester)
- De la Route 138, direction Nord, jusqu'au Chemin
Ridge
3,66 km
Chemin Ridge (Dundee - Saint-Anicet - Godmanchester)
- De la montée Leblanc, direction Ouest, jusqu'à la
montée Smallman
7,49 km
Montée Smallman (Dundee)
- Du chemin Ridge, direction Sud jusqu'au village de
Sainte-Agnès de Dundee.
0,99 km
Chemin Seigneurial, Route 138A, Chemin Fairview
(Godmanchester - Hinchinbrooke)
- De la Route 138, direction Sud et traversé du pont
Dewitville, jusqu'à la montée de Rockburn
1,28 km
Rang du 40 (Très-Saint-Sacrement)
- De la Route 138, jusqu'à la limite Nord de la
municipalité vers Saint-Louis-de-Gonzague
1,67 km
Rue Mill et Lambton (Howick - Très-Saint-Sacrement)
- De la Route 138 jusqu'à l'intersection de la Route
203
2,16 km
Chemin Athelstan (Hinchinbrooke - Huntingdon)
- De la Route 202 jusqu'au village d'Athelstan
6,25 km
Montée Bryson (Ormstown - Très-Saint-Sacrement)
-
De la Route 138, direction Sud, jusqu'au 4ième
Rang (village Saint-Pierre)
3,72 km
Source : Ministère des Transports du Québec, inventaire du réseau routier 1994-11-15
8.1.1
LES PROBLÉMATIQUES LIÉES AU TRANSPORT
1
ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC
La barrière physique créée par le fleuve Saint-Laurent et l'absence de lien routier rapide font du
Haut-Saint-Laurent un territoire isolé.
➢ Orientation
Prioriser de meilleurs liens vers les grands pôles et des axes rapides importants qui sont les
autoroutes 20, 30, 15, etc.
Chapitre 8, page 113
➢ Proposition
Création d'une table de concertation composée des municipalités et du ministère des Transports
afin d'évaluer les choix de liens.
2
ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC
Plusieurs caractéristiques techniques de la Route 138, importante route de camionnage,
s'avèrent inadéquates sur plusieurs tronçons.
➢ Orientation
Améliorer les conditions de circulation et de sécurité sur la Route nationale 138.
➢ Proposition
Amélioration des caractéristiques techniques de la Route 138 sur certains tronçons (réfection
de la chaussée et resurfaçage, corrections de courbes, réaménagement d'intersections,
élargissement de la route et de l'emprise) :
- de la limite Ouest Huntingdon jusqu'à la frontière américaine (Trout River);
- intersection du village de Howick;
- rue commerciale et sens unique Huntingdon.
3
ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC
Des mesures plus adéquates de gestion des corridors des Routes 132 et 202 s'imposent tant sur le
plan de la fluidité de la circulation que de la sécurité des automobilistes, des cyclistes et des piétons.
➢ Orientation
Contrôler le nombre d'entrées privées et d'intersections le long des Routes 132 et 202 et
s'assurer d'une signalisation efficace.
➢ Proposition
Création d'un groupe de travail composé des municipalités et du ministère des Transports en
vue de prévoir une hiérarchie du réseau routier avec un minimum d'intersections sur le réseau
routier supérieur.
4
ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC
Plusieurs caractéristiques techniques de la Route 202, importante route de camionnage et important
lien Est-Ouest, s'avèrent inadéquates à cause de la route trop étroite (entre Herdman et
Hemmingford).
➢ Orientation
Améliorer les liens routiers entre Herdman et Hemmingford.
Chapitre 8, page 114
➢ Proposition
Améliorations des caractéristiques techniques de la Route 202 sur certains tronçons (réfection
de la chaussée et resurfaçage, corrections de courbes, réaménagement d'intersections,
élargissement de la route et de l'emprise) et sur tout son parcours dans les municipalités de
Hinchinbrooke, Franklin et Havelock.
Rehaussement de la Route 202 au Sud du pont Walsh pour contrer aux inondations de la route
lors de crues printanières.
5
ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC
Huntingdon est le point de croisement des Routes 138 et 202. Au carrefour de ces routes, il y a des
difficultés, surtout pour le transport lourd, d'amorcer des virages en toute sécurité et de circuler
dans les limites de la ville.
➢ Orientation
Améliorer les conditions de circulation pour le transport lourd à la croisée des Routes 138 et
202.
➢ Proposition
Construction d'une voie de contournement en utilisant l'emprise de la voie ferrée abandonnée.
Changer la désignation de la Route 202 dans les limites de la ville d'Huntingdon (rue François-
Cleyn) pour la rue Dalhousie.
6
ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC
Des études produites par l'unité de santé publique identifient cinq sites à haute fréquence d'accidents
ou blessés graves.
➢ Orientation
Porter une attention première aux sites dangereux de cette étude.
➢ Proposition
Convenir avec le ministère des Transports du Québec de l'urgence d'agir sur ces lieux à risques :
-
Route 138 à l'Ouest d'Huntingdon (Godmanchester);
-
Route 138 l'intersection village de Howick;
-
Route 201 près du camping Lac des pins;
-
Route 202 chemin Teafield / New Erin;
-
Route 202 (Hinchinbrooke et Franklin).
Chapitre 8, page 115
7
ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC
Problèmes aux différents points d'intersections de la Route 209 et des Routes 201, 202 et 203.
➢ Orientation
Améliorer la sécurité à l'intersection de la croisée des Routes 202 et 209. Rendre plus efficace
la signalisation à l'intersection des Routes 201 et 209. Améliorer le tracé de la Route 209 dans
les limites de Saint-Chrysostome afin d'augmenter l'efficacité de desserte de cette route.
➢ Proposition
Corriger le tracé à l'intersection des Routes 202 et 209.
Revoir la signalisation à l'intersection des Routes 201 et 209 de façon à la rendre plus efficace.
Évaluer la relocalisation de la Route 209 sur le Rang Saint-Michel dans les municipalités de
Saint-Chrysostome et de Sainte-Clothilde-de-Châteauguay de façon à améliorer le lien Est-
Ouest.
Réfection du pont Santoire sur la Route 203.
8
ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC
Les limites de poids et de hauteur (2,30 m) du pont de Dewittville engendre des détours importants
pour desservir le transport scolaire, les résidents et les agriculteurs.
➢ Orientation
Maintenir un lien sur les deux rives de la rivière Châteauguay dans le hameau de Dewittville.
➢ Proposition
Construction d'un nouveau pont.
9
ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC
Aucun lien direct entre le village de Saint-Anicet et la ville de Huntingdon.
➢ Orientation
Améliorer le lien routier entre Saint-Anicet et Huntingdon.
➢ Proposition
Création d'une table de concertation composée des municipalités de Huntingdon, Sainte-Barbe
Saint-Anicet et Godmanchester.
Chapitre 8, page 116
10 ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC
La circulation, engendrée par un parc domiciliaire (parc Davignon) et en provenance des États-Unis
(poste frontalier), a créé une augmentation du débit de véhicules sur le chemin Gore et le Rang 3
dans les municipalités de Hinchinbrooke et Ormstown.
➢ Orientation
Argumenter la sécurité sur le Rang 3 et le chemin Gore.
➢ Proposition
Évaluer le débit de véhicules et la circulation sur ces chemins.
11 ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC
La Route 203 présente des risques à la circulation routière à cause d'une mauvaise visibilité à
certaines intersections et rencontre des problèmes d'inondation en période de crue printanière dans
les limites de la municipalité de Très-Saint-Sacrement.
➢ Orientation
Améliorer les conditions de circulation et pallier aux problèmes d'inondations sur la Route 203.
➢ Proposition
Réaménagement de l'intersection 203, rang Saint-Charles et chemin Cowan.
Rehaussement de la Route 203 entre Howick et la limite Est de la municipalité de Très-Saint-
Sacrement pour pallier aux inondations de la route lors de crues printanières.
8.1.2
LE RÉSEAU DE CAMIONNAGE LOURD
Le ministère des Transports du Québec a mis en place un réseau de camionnage sur les chemins
publics sous sa responsabilité. L'objectif visé est de diriger les véhicules lourds vers un réseau plus
approprié afin de minimiser la détérioration des infrastructures, de réduire les inconvénients que
présente la circulation des camions en dehors des grandes artères, de faciliter le contrôle routier et
ainsi atteindre plus facilement les objectifs de protection du réseau et de sécurité routière, de
permettre aux municipalités de planifier la circulation des véhicules lourd et de permettre de mieux
cibler les interventions visant à améliorer le niveau de service des routes les plus utilisées.
Ce réseau est illustré à la figure 6-2 et se présente comme suit :
Routes de transits
Routes dont l'accès est autorisé à tout véhicule lourd. Ces routes comportent un minimum de
restrictions à la circulation des véhicules lourds.
Chapitre 8, page 117
-
Route 201
-
Route 202 (de la route 132 jusqu'à la croisée du chemin Brook)
-
Route 132 (de la Route 202 vers l'Est)
-
Route 138 (se terminant à l'intersection de la Route 202 dans les limites de la ville de
Huntingdon)
-
Chemin Herman (de la croisée du chemin Brook et 202 jusqu'à la frontière Canada-États-Unis)
Routes restreintes
Routes dont l'accès est autorisé à tout véhicule lourd. Ces routes comportent certaines restrictions
à la circulation des véhicules lourds.
-
Route 132 (de l'intersection 202 / 132 jusqu'à la frontière Canada-États-Unis)
-
Route 138 (de l'intersection François-Cleyn à Huntingdon jusqu'à la frontière Canada-États-Unis)
-
Route 202 (de Herdman jusqu'à Hemmingford)
-
montée Leblanc - chemin Ridge - montée Smallman
-
Route 203 (depuis la Route 138 jusqu'au chemin Covey Hill)
-
Route 209 (entre la Route 201 et la municipalité de Sainte-Clotilde-de-Châteauguay)
-
Montée Bryson
-
Rang du 40
Routes interdites
Routes dont l'accès est interdit aux véhicules lourds. Des exceptions sont prévues essentiellement
pour les fins de transport local. Ces routes comportent de nombreuses restrictions à la circulation
des véhicules lourds.
-
Route 209 (entre la Route 201 et la frontière Canada-États-Unis)
-
Route 203 (entre le chemin Covey Hill et la frontière Canada-États-Unis)
-
Chemin Athelstan
8.2
TRANSPORT COLLECTIF
Le Conseil Intermunicipal de Transport (C.I.T.) du Haut-Saint-Laurent est le seul organisme de
transport en commun sur le territoire. Il assure un lien entre Huntingdon et le Centre-Ville de
Montréal. Le C.I.T. a été créé en décembre 1984 après une entente entre les municipalités de la
Ville de Huntingdon, du Canton de Godmanchester, de la Paroisse de Saint-Malachie d'Ormstown,
du Village de Ormstown, de la Paroisse de Très-Saint-Sacrement, du Village de Howick et les villes
de Sainte-Martine et de Saint-Paul-de-Châteauguay comprises dans la MRC Beauharnois-Salaberry
Chapitre 8, page 118
et la Ville de Mercier, comprise dans la MRC Rousillon. L'achalandage du service a connu une
augmentation de 88 490 passages en 1985 à 164 153 passages en 1995.
8.3
TRANSPORT ADAPTÉ
La population du Haut-Saint-Laurent est desservie à 80% par le transport adapté aux personnes
handicapées. Il y a l'organisme "Sur les routes du Haut-Saint-Laurent" qui dessert les municipalités
du Canton de Dundee, du Canton de Elgin, du Canton de Godmanchester, du Canton de
Hinchinbrooke, de la Ville de Huntingdon, de la Paroisse de Saint-Anicet et la Paroisse de Sainte-
Barbe. C'est cette dernière qui est mandataire. Le « Transport adapté du Haut-Richelieu » dessert
la municipalité de Saint-Chrysostome. Alors que "Transporteur Valleyfield" dessert la municipalité de
Ormstown et c'est la ville de Salaberry-de-Valleyfield qui en est le mandataire.
8.4
TRANSPORT FERROVIAIRE
Le transport ferroviaire se limite à une ligne qui fait le lien entre l'État de New York et Montréal en
passant par le port de Valleyfield. Cette voie de transport est utilisée qu'à des fins de transport de
marchandises. Le tronçon sur le territoire est la propriété de Chessie System Exchange
Transportation (CSXT). Outre la ligne de transport, il y a une cour de triage à Huntingdon et un point
de service à Dundee qui dessert Fertibec Inc. et Moulée Dundee Feeds.
Chapitre 8, page 119
FIGURE 6-1
PROBLÉMATIQUES RELIÉES AU TRANSPORT
Chapitre 8, page 120
FIGURE 6-2
RÉSEAU DE CAMIONNAGE
Chapitre 9, page 121
CHAPITRE 9
LES ÉQUIPEMENTS ET INFRASTRUCTURES
Tel que prescrit dans la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le schéma doit à l'égard du territoire
de la MRC du Haut-Saint-Laurent, indiquer la nature des infrastructures et des équipements qui
existent, de même que l'endroit où ils sont situés. Le schéma doit également indiquer la nature des
nouvelles infrastructures ou des nouveaux équipements importants dont la mise en place est
projetée, ainsi que l'endroit approximatif où ils sont érigés (art. 5.8).
9.1
LES INFRASTRUCTURES ET ÉQUIPEMENTS EXISTANTS
Au chapitre des principaux équipements et infrastructures existants, le territoire de la MRC compte
par secteur d'activité les suivants :
9.1.1
LES ÉTABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT
Deux commissions scolaires couvrent le territoire du Haut-Saint-Laurent, soit une commission
scolaire francophone et une commission scolaire anglophone.
C'est principalement dans les centres urbains de Huntingdon, d'Ormstown, de Saint-Chrysostome et
de Howick et exceptionnellement dans les centres ruraux de Saint-Anicet et de Franklin que sont
dispensés les divers services d'enseignement. Il est évident que le biculturalisme multiplie le nombre
d'écoles sur le territoire, mais il est primordial de maintenir les écoles dans ces municipalités rurales
pour contrer les distances de transport des élèves et surtout de conserver la vitalité dans ces milieux.
TABLEAU 18
LES ÉTABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT COMMISSION SCOLAIRE
DE LA VALLÉE-DES-TISSERANDS
Niveau
Municipalité
Nom de l'établissement
Nb. d'élèves
(1997-1998)
Nb. d'élèves
(1998-1999)
Nb. d'élèves
(1999-2000)
Primaire
Huntingdon
Notre-Dame
497
426
541
Ormstown
Notre-Dame du Rosaire
231
202
232
Saint-Anicet
Centrale de Saint-Anicet
175
144
167
Franklin
Centrale de Saint-Antoine-
Abbé
157
141
154
Saint-Chrysostome Montpetit
291
249
298
Howick
Saint-Jean
124
108
131
TOTAL
1 475
1 270
1 523
Secondaire
Huntingdon
Arthur-Pigeon
861
849
846
Saint-Chrysostome
Saint-Joseph I-II-III
106
70
51
TOTAL
967
919
897
Éducation
aux adultes Ormstown
Jean XXIII
90
90
48
GRAND TOTAL
2 532
2 279
2 468
Chapitre 9, page 122
TABLEAU 19
LES ÉTABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT COMMISSION SCOLAIRE
NEW FRONTIERS
Niveau
Municipalité
Nom de l'établissement
Nb. d'élèves
(1997-1998)
Nb. d'élèves
(1998-1999)
Nb. d'élèves
(1999-2000)
Primaire
Huntingdon
Académie
220
200
192
Huntingdon
Saint-Joseph
206
206
204
Ormstown
Ormstown
277
293
290
Franklin
Franklin
71
73
70
Howick
Howick
161
163
155
TOTAL
935
935
911
Secondaire
Ormstown
Châteauguay Valley
799
790
821
Éducation
aux adultes Ormstown
Centre de formation
professionnel
Chateauguay Valley
150
175
131
GRAND TOTAL
1 884
1 900
1 863
Chapitre 9, page 123
FIGURE 7
ÉQUIPEMENTS ET INFRASTRUCTURES RÉGIONAUX
R.345-2024, 09/04/2025
Chapitre 9, page 124
Chapitre 9, page 125
9.1.2
LES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ ET DE SERVICES SOCIAUX
Le territoire de la MRC est passablement bien pourvu en établissements de santé. On y compte un
hôpital situé à Ormstown et deux Centres hospitaliers de soins longue durée à Huntingdon et
Ormstown, et un Centre local de services communautaires (CLSC) à Huntingdon dont un point de
service à Saint-Chrysostome. Cinq municipalités gèrent des habitations pour personnes âgées et
trois des habitations à loyer modique (personne à faible revenu). Des services de réadaptation sont
aussi offerts par une résidence communautaire et un centre d'activité de jour basé tous deux à
Ormstown.
TABLEAU 20
LES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ ET SERVICES SOCIAUX
Équipement et service
Nb. Unités
Municipalité
Hôpital Barrie Memorial de Ormstown
(soins de courte durée)
Ormstown
Centre hospitalier de Huntingdon
(soins de longue durée)
Huntingdon
Centre hospitalier du Haut-Saint-Laurent
(soins de longue durée)
Ormstown
CLSC de Huntingdon
Huntingdon
CLSC de Huntingdon - point de service
Saint-Chrysostome
Habitation à loyer modique
12
Huntingdon
Office municipal d'habitation
20
Habitation à loyer modique
24
Ormstown
Office municipal d'habitation
33
Habitation à loyer modique
9
Franklin
Office municipale d'habitation
10
Office municipale d'habitation
15
Saint-Chrysostome
Office municipale d'habitation
9
Howick
Service de réadaptation
- Centre d'activité de jour
- Résidence communautaire
Ormstown
Chapitre 9, page 126
9.1.3
LES POSTES FRONTIÈRES
Le territoire du Haut-Saint-Laurent donne accès à l'état de New York par six voies de communication
munies chacune d'un poste frontière. Les voies de communication leur donnant accès sont aussi de
différentes importances et de responsabilités. En période de compressions budgétaires trois paliers
de gouvernement sont aux prises avec des décisions qui demandent des ajustements. La MRC
considère que les postes situés sur le réseau routier national devraient maintenir leurs pleins
services. Les orientations priorisées par le Suroît, dans le cadre de la planification stratégique de
développement de la Montérégie, en mai 1993, ont mis l'emphase sur le maintien d'un lien
commercial dans le Suroît et d'un niveau d'entretien du réseau propice à la circulation commerciale
dans un axe Nord/Sud.
Le poste frontière privilégié pour le transport lourd dans la région est situé sur la montée Herdman
cependant, les infrastructures ne disposent pas de quai de déchargement permettant le
dédouanement commercial et qui plus est, la Route 374 du côté américain, une route sous juridiction
locale. C'est la raison pour laquelle, le poste de Trout River sur de la Route 138 demeure ouvert à
la circulation lourde et ce, malgré certaines restrictions à la circulation des véhicules lourds.
TABLEAU 21
POSTES FRONTIÈRES
Postes frontières et service
Localisation
Poste de Dundee (24 heures)
(Route 132) Dundee
Poste de Trout River (24 heures)
(Route 138) Elgin
Poste de Jamieson Line (12 heures)
(Chemin Jamieson) Elgin
Poste de Herdman (24 heures)
(Montée Herdman) Hinchinbrooke
Poste de Franklin Centre (12 heures)
(Route 209) Franklin
Poste de Covey Hill (12 heures)
(Route 203) Havelock
9.1.4
LES ÉQUIPEMENTS CULTURELS
Parmi les principaux équipements culturels figurent les bibliothèques publiques. Trois municipalités
sont affiliées au centre régional de services aux bibliothèques publiques de la Montérégie (CRSBP),
il s'agit de Saint-Anicet, Sainte-Barbe et Ormstown. La municipalité de Saint-Chrysostome
subventionne en partie les coûts de la bibliothèque de l'école Saint-Joseph. Ensemble ces quatre
municipalités représentent 46% de la population qui bénéficie d'un service culturel de base.
Chapitre 9, page 127
9.1.5
LES OUVRAGES DE CAPTAGE DES EAUX MUNICIPAUX
Les municipalités d'Ormstown, de Howick, de Saint-Chrysostome et de Franklin (secteur Saint-
Antoine-Abbé) approvisionnent leur réseau d'aqueduc par un ou plusieurs puits captant les eaux
souterraines. Huntingdon et Sainte-Barbe utilisent des prises d'eau de surface, respectivement dans
la rivière Châteauguay et le fleuve Saint-Laurent.
TABLEAU 22
OUVRAGES MUNICIPAUX DE CAPTAGE DES EAUX
Municipalité
Localisation de la
prise
Caractéristique
Catégorie RPEP
Huntingdon
221, rue Châteauguay
Rivière Châteauguay
1
Sainte-Barbe
Fleuve Saint-Laurent
1
Howick
51, rue Colville
1 puits
1
Saint-Chrysostome
9, rue Bourdeau
1 puits
1
Saint-Chrysostome
25, rue Michel
1 puits
1
Ormstown
Rue Julie
Puits 1,2 et 5
1
Ormstown
Rang des Dumas
Puits 6 et 8
1
Franklin
Route 209
1 puits
2
AUTRES OUVRAGES DE CAPTAGE DES EAUX
Un ouvrage de captage des eaux souterraines de catégorie 2 (au sens du Règlement sur le
prélèvement des eaux et leur protection (Q-2, r. 35.2)) alimente les résidences de l'office municipal
d'habitation du secteur Doréa de la municipalité de Franklin.
Un autre alimente l'école Primaire Franklin, l'école des jeunes riverains à Saint-Anicet et le centre de
la petite enfance les Petites Pommes à Franklin.
Les figures 13-1 à 13-11 identifient les aires de protection immédiate, intermédiaire, éloignée,
bactériologique et virologique des différents ouvrages de captage des eaux de la MRC de catégorie
1 ou 2, tel que défini par le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (chapitre Q-
2, r. 35.2).
SITES DE GESTION DES MATIÈRES RÉSIDUELLES
Actuellement, deux sites de matières résiduelles sont en opération sur le territoire. Il s'agit du site
d'enfouissement sanitaire de Saint-Anicet, géré par cette dernière et du site de matériaux secs dans
Godmanchester, géré par une entreprise privée. Dans la réalisation du plan de gestion des matières
résiduelles ces sites seront soumis à une évaluation.
M.303-2018, 11/02/2019
Chapitre 9, page 128
9.1.6
LES ÉQUIPEMENTS INTER-MUNICIPAUX
SITE ARCHÉOLOGIQUE DROULERS
Le site archéologique Droulers est, depuis le 10 juin 1998, reconnu (conformément aux dispositions
de l'article 688 du Code municipal) comme un parc régional d'interprétation archéologique. Cette
reconnaissance fait place à quelques années de fouilles archéologiques qui ont permis la découverte
d'un des plus importants villages iroquoiens.
Ce parc permet d'assurer dans un premier temps la pérennité et l'intégrité du site et d'en faire un
lieu d'interprétation.
ARENA RÉGIONALE DE HUNTINGDON
Une entente entre les municipalités de la Ville de Huntingdon, Canton de Dundee, Canton de Elgin,
Canton de Godmanchester, Canton de Hinchinbrooke, Paroisse de Saint-Anicet, Paroisse de Sainte-
Barbe, Village de Ormstown, Paroisse de Saint-Malachie d'Ormstown et Paroisse de Saint-Stanislas-
de-Kostka (MRC de Beauharnois-Salaberry) a permis le 29 avril 1987 la création de la régie
intermunicipale de la patinoire régionale de Huntingdon. Le 19 mai 1994, la municipalité de Franklin
a adhéré à la constitution de la régie.
QUAI RÉGIONAL DE PORT LEWIS
Le quai régional de Port Lewis se situe dans la muncipalité de Saint-Anicet. Le quai et une rampe de
mise à l'eau ont été cédés à la MRC par le gouvernement fédéral en 1988. Cet équipement est un
des accès public au lac Saint-François.
STATION DE POMPAGE DE LA RIVIÈRE À LA GUERRE
Cet équipement permet le pompage des eaux de la rivière à la Guerre au lac Saint-François. La
construction de la station par le gouvernement du Québec a été rendue nécessaire en 1977 pour
tenter d'atténuer les inconvénients des inondations des terres agricoles causées par l'exhaussement
du niveau du lac Saint-François. C'est en avril 1994 que l'instance régionale en est devenue
l'héritière.
R.192-2005, 16/06/2005; S.224-2006, 19/04/2007
PARC RÉGIONAL LINÉAIRE
La MRC du Haut-Saint-Laurent est devenue locataire des emprises ferroviaires abandonnées, par
un bail de 60 ans, signé le 31 mars 2011. Le Conseil de la MRC a établi, par le règlement 256-2012,
le parc régional linéaire avec des règles aux fins de régir une infrastructure récréative régionale et
notamment d'aménager une piste cyclable.
A.291-1-2017, 17/11/2017
Chapitre 9, page 129
9.2
LES ÉQUIPEMENTS IMPORTANTS DONT LA MISE EN PLACE EST
PROJETÉE
Comme le stipule la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, ce chapitre énumère les équipements et
infrastructures projetés sur le territoire de la MRC.
Projet multifonctionnel et agrandissement de l'école Centrale de Saint-Anicet
Le projet de l'école Centrale de Saint-Anicet se définit sous la forme d'un projet multifonctionnel.
Multifonctionnel puisque l'on parle de fonctions qui sont rattachées à différentes autorités
compétentes dont le ministère de l'Éducation avec l'agrandissement de la construction principale
auquel s'ajoute un gymnase et le réaménagement des locaux de service, le ministère de la Culture
et des Communications avec la construction d'une bibliothèque et la municipalité de Saint-Anicet
avec la construction d'une salle communautaire.
Chapitre 9, page 130
Chapitre 10, page 131
CHAPITRE 10 LES RÉSEAUX MAJEURS
Le chapitre désigne l'ensemble des corridors et des points de relais. Parmi eux, l'on identifie
principalement les réseaux d'aqueduc et d'égout, les réseaux téléphoniques, les réseaux de transport
d'énergie, le réseau de gaz naturel, les réseaux de télécommunication et les réseaux de cablo-
distribution.
Réseaux d'aqueduc et d'égout
La MRC compte sur son territoire six municipalités qui sont équipées de réseaux d'aqueduc et
d'égout. Il s'agit de Huntingdon, Ormstown, Saint-Chrysostome, Howick, Sainte-Barbe et Franklin
(secteur Saint-Antoine-Abbé). La ville de Huntingdon par extension de ses réseaux dessert aussi
quelques secteurs dans les municipalités de Godmanchester et de Hinchinbrooke.
Outre ces municipalités, le gouvernement du Québec par l'entremise du service de réadaptation
Sud-Ouest gère un réseau d'aqueduc et d'égout sur le site de Doréa dans la municipalité de Franklin.
Ce réseau dessert un développement domiciliaire, une habitation à loyer modique de neuf unités et
l'ensemble des immeubles sur le site.
Récemment se sont ajoutées les usines de traitement des eaux usées de Huntingdon, Ormstown,
Saint-Chrysostome, Howick, Sainte-Barbe, Saint-Anicet, Hinchinbrooke (secteur Athelstan) et
Franklin (secteur Saint-Antoine-Abbé).
TABLEAU 23
USINE PUBLIQUE DE TRAITEMENT DES EAUX USÉES
Localisation
Municipalités
desservies
Dates de
mise en
opération
Type de
traitement
Point de rejet
Godmanchester
Huntingdon
Godmanchester
Hinchinbrooke
03-07-95
Étang aéré
Rivière Châteauguay
Ormstown
Ormstown
19-12-95
Étang aéré
Rivière Châteauguay
Saint-Chrysostome
Saint-Chrysostome
29-09-94
Étang aéré
Rivière des Anglais
Franklin
Zone rurale de Doréa
1979
Étang aéré
-
Très-Saint-Sacrement
Howick
20-11-2008
Étang aéré
Rivière des Anglais
Saint-Anicet
Saint-Anicet
2006
Étang aéré
Fleuve Saint-Laurent
Hinchinbrooke
Hinchinbrooke
(Ahtelstan)
2010
Étang aéré
Rivière Châteauguay
Sainte-Barbe
Sainte-Barbe
2014
Étang aéré
Décharge Saint-Louis
Franklin
Franklin
(Saint-Antoine-Abbé)
2011
Étang aéré
Fossé lot 5 485 556
M. 303-2018, 11/02/2019
Chapitre 10, page 132
Réseau téléphonique
Le territoire du Haut-Saint-Laurent se divise en cinq circonscriptions téléphoniques situées dans le
code régional 450. Ces circonscriptions d'Huntingdon (264), Howick (825), Saint-Chrysostome (826),
Franklin (827) et Ormstown (829) sont toutes, depuis 1997, converties au système de numérisation
permettant ainsi des extensions de services tel que celui du 911. Bell Canada prévoit, dans son plan
d'urbanisation 1999-2001, finaliser l'accès à des lignes privées à tous les abonnés sur le territoire
du Suroît.
Réseau de transport d'énergie
Le territoire de la MRC est jalonné d'Est en Ouest par une ligne de 735 kv qui relie le poste de
Châteauguay et Massena (N.Y.). La desserte régionale se fait par trois postes de distribution :
Huntingdon, Ormstown et Saint-Chrysostome, alimentés par l'intermédiaire de la ligne 120 kv en
provenance du poste de Léry.
Réseau de gaz naturel
La ville de Huntingdon (les Usines Huntingdon Canada Ltée) est depuis l'automne 1997 desservie par
une ligne de gaz naturel de 2 400 kpa. Cette ligne en provenance du poste de distribution à
Beauharnois emprunte dans une direction Est-Ouest le chemin New Erin, la Route 202 puis le chemin
Ridge dans la municipalité de Godmanchester et la rue Dalhousie dans Huntingdon.
TABLEAU 24
LES RÉSEAUX MAJEURS DE TRANSPORT D'ÉNERGIE ET DE
TÉLÉCOMMUNICATION
RÉSEAU ÉLECTRIQUE : HYDRO-QUÉBEC
Municipalité
Caractéristique
du réseau
Localisation du point
d'origine
Point de destination
Huntingdon
Godmanchester
Hinchinbrooke
ligne 120 kv
Poste de Léry
Poste de Huntingdon
(Godmanchester)
Ormstown
ligne 120 kv
Poste de Léry
Poste de Ormstown
(Ormstown)
Saint-Chrysostome
ligne 120 kv
Poste de Léry
Poste de Saint-
Chrysostome
(Saint-Chrysostome)
Dundee
Godmanchester
Saint-Anicet
ligne 735 kv
Poste de Châteauguay
Poste de Massena
(État de New York)
Chapitre 10, page 133
RÉSEAU DE GAZ NATUREL : GAZ MÉTROPOLITAIN
Municipalité
Caractéristique
du réseau
Localisation du point
d'origine
Point de destination
Huntingdon
Godmanchester
ligne 2 400 kpa
Poste de distribution
(Route 236 à Beauharnois)
Les Usines Huntingdon
(Huntingdon)
RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATION : BELL CANADA
Municipalité
Caractéristique du réseau
Localisation du réseau
Saint-Anicet
Antenne micro-ondes
Chemin Ridge
(lot : 895, Rang III)
Ormstown
Antenne micro-ondes
84, Route 201
(lot : 200, Concession III)
Havelock
Antenne micro-ondes
Chemin Covey Hill
(lot : 35B, Rang I)
Huntingdon
Centre de commutation (264)
19, rue Prince
Howick
Centre de commutation (825)
43, rue Lambton
Saint-Chrysostome
Centre de commutation (826)
16, rue Léon
Franklin
Centre de commutation (827)
1533, Route 209
Ormstown
Centre de commutation (829)
14, rue Prince
RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATION : BELL MOBILITÉ
Municipalité
Caractéristique du réseau
Localisation du réseau
Godmanchester
Antenne cellulaire micro-ondes
(lot : 85, Rang IV)
Franklin
Antenne cellulaire micro-ondes
1 400, Rang Dumas
RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATION : CANTEL
Municipalité
Caractéristique du réseau
Localisation du réseau
Ormstown
Antenne cellulaire micro-ondes
Route 201
(lot : 199, Concession III)
Godmanchester
Antenne cellulaire micro-ondes
Montée Smellie
(lot : 86-1, Rang IV)
RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATION : DGT GOUVERNEMENT QUÉBEC
Municipalité
Caractéristique du réseau
Localisation du réseau
Havelock
Antenne réceptrice et de diffusion
Chemin Covey Hill
(lot : 86A-1, Rang II)
RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATION : PRIVÉ
Organisme
Caractéristique du réseau
Localisation du réseau
Southwestern Québec Mutual
Aid Fire Association (SQMAFA.)
Antenne réceptrice et de rediffusion
310, Route 209
(lot : 51, Rang I, Franklin)
Communication Sud-Ouest
Tour de transmission radio
Chemin Covey Hill
(lot : 36A, Rang I, Havelock)
Radio amateur
Tour de transmission radio
Chemin Covey Hill
(lot : 35A, Rang I, Havelock)
Chapitre 10, page 134
RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATION : HYDRO-QUÉBEC
Municipalité
Caractéristique du réseau
Localisation du réseau
Godmanchester
Antenne cellulaire micro-ondes
Lot : 85, Rang IV
Saint-Anicet
Station limnométrique
Pointe aux Cèdres
Sainte-Barbe
Station limnométrique
Pointe Seigneuriale
RÉSEAU DE CABLO-DISTRIBUTION : CABLEVISION HAUT-SAINT-LAURENT
Municipalité
Caractéristique du réseau
Localisation du réseau
Havelock
Antenne réceptrice et de
diffusion
Chemin Covey Hill
(lot : 86A-1, Rang II)
Huntingdon
Antenne réceptrice
10, rue Châteauguay
Ormstown
Antenne réceptrice
1672, chemin Island
Saint-Chrysostome
Antenne réceptrice
130, Saint-Jean-Baptiste
RÉSEAU DE CABLO-DISTRIBUTION : CABLEVISION HAUT-SAINT-LAURENT - SDM
Municipalité
Caractéristique du réseau
Localisation du réseau
Hinchinbrooke (Athelstan)
Antenne réceptrice
3338, rue Clausson
Franklin
Antenne réceptrice
1212, Route 209
(lot : 9B, Rang II)
RÉSEAU DE CABLO-DISTRIBUTION : COGECO CABLE INC.
Municipalité
Caractéristique du réseau
Localisation du réseau
Sainte-Barbe
Saint-Anicet
Antenne réceptrice
871, Route 132
Sainte-Barbe
Chapitre 11, page 135
CHAPITRE 11 LE DOCUMENT COMPLÉMENTAIRE
Conformément aux dispositions des deuxièmes alinéas des articles 5 et 6 de la Loi sur l'aménagement
et l'urbanisme, on trouve dans le document complémentaire un ensemble de normes qui traduisent
de façon plus explicite les intentions du Conseil de la MRC du Haut-Saint-Laurent.
Ces dispositions concernent les règlements de zonage, de lotissement et certaines conditions
relatives à l'émission de permis de construction. Les municipalités sont tenues d'élaborer leur
réglementation d'urbanisme en conformité avec les dispositions contenues dans le document
complémentaire.
Dispositions relatives au règlement de zonage :
11.1
Dispositions interprétatives;
11.2
Plaine inondable;
11.3
Mesures relatives aux rives et au littoral;
11.4
Dispositions relatives à l'aménagement et à la construction adjacente à la rive;
11.5
Dispositions relatives aux affectations du territoire;
11.6
Dispositions relatives aux centres urbains et ruraux;
11.7
Dispositions relatives à l'usage domestique relié à l'habitation de type unifamilial;
11.8
Dispositions relatives à un usage domestique exercé dans un bâtiment accessoire à l'usage
habitation, en territoire agricole;
11.9
Dispositions relatives à l'implantation résidentielle en territoire agricole;
11.10
Dispositions normatives relatives aux installations d'élevage et aux lieux d'entreposage et
d'épandage d'engrais;
11.11
Dispositions relatives aux établissements de camping;
11.12
Dispositions relatives aux territoires d'intérêt historique et culturel;
11.13
Dispositions relatives aux territoires d'intérêt esthétique;
11.14
Dispositions relatives aux territoires d'intérêt écologique;
11.15
Dispositions relatives à la protection des boisés;
11.16
Dispositions relatives aux prises d'eau potable;
11.17
Dispositions relatives aux sites d'élimination des matières résiduelles;
11.18
Dispositions relatives aux postes de transformation d'Hydro-Québec;
11.19
Dispositions applicables à un territoire adjacent à la frontière américaine.
Dispositions relatives au règlement de lotissement :
11.20
Normes relatives au lotissement;
11.21
Dispositions relatives aux tracés des rues;
11.22
Dispositions relatives à l'émission d'un permis de lotissement;
11.23
Dispositions concernant le lotissement d'une propriété jouissant de droits acquis en vertu
de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles;
11.24
Dispositions applicables au réseau routier de la responsabilité du ministère des Transports
du Québec.
Chapitre 11, page 136
Conditions d'émission d'un permis :
11.25 Dispositions relatives à l'émission d'un permis de construction.
11.1
DISPOSITIONS INTERPRÉTATIVES
Pour toute interprétation du schéma d'aménagement ou du document complémentaire, à moins que
le contexte n'indique un sens différent, les expressions et les mots suivants ont le sens ou la
signification qui leur est attribué ci-après.
Agriculture
La culture du sol et des végétaux, le fait de laisser le sol sous couverture végétale ou de l'utiliser à
des fins sylvicoles, l'élevage des animaux et, à ces fins, la confection, la construction ou l'utilisation
de travaux, ouvrages ou bâtiments, à l'exception des résidences.
Agrotourisme
L'agrotourisme est une activité touristique qui est complémentaire à l'agriculture et qui a lieu dans
une exploitation agricole. Il met en relation des productrices et des producteurs agricoles avec des
touristes ou des excursionnistes et permet à ces derniers de découvrir le milieu agricole, l'agriculture
et sa production à la faveur de l'accueil et de l'information que leur réserve leur hôte.
A. 301-2017, 26/03/2018
Bâtiment sommaire
Bâtiment construit sur un lot ou un ensemble de lots boisés en zone agricole, ayant une superficie
minimale de 10 hectares. Ce bâtiment sommaire ne doit pas être pourvu d'eau courante et doit être
constitué d'un seul plancher d'une superficie au sol n'excédant pas 20 mètres carrés.
A. 234-2008, 26/01/2009
Cabane à sucre
Sucrerie avec repas considérée comme une activité agricole et répondant aux critères suivants :
-
présence d'une érablière de quatre hectares, ayant un minimum de 800 entailles;
-
opération de service de restauration sur une base saisonnière exclusivement, se situant en
période des sucres, soit du début du mois de février jusqu'à la fin du mois d'avril;
-
produits de l'érable utilisés provenant principalement de l'érablière exploitée par le déclarant et
non un tiers;
La salle à manger est à proximité de l'érablière exploitée et de la cabane à sucre, construite aux fins
de la transformation de l'eau d'érable.
Chapitre 11, page 137
Canal
Espace d'eau artificialisé étroit et long. N'est pas considéré un canal, un cours d'eau qui a été modifié
à son aval, compte tenu qu'il constitue toujours le cours naturel du cours d'eau.
Centre de transbordement
Lieu où l'on achemine des résidus dans le but de les transférer du véhicule qui en fait la collecte à
un véhicule qui doit les acheminer vers un lieu de traitement ou d'élimination.
A.292-2017, 23/12/2019
Centre de tri des matières recyclables
Lieu où sont triées et mises en ballots et entreposées temporairement notamment les matières
recyclables et les résidus de construction, rénovation et démolition en vue de leur recyclage ou de
leur mise en valeur.
A.292-2017, 23/12/2019
Chemin privé
Chemin dont un particulier, un groupe de particuliers, une société, une corporation ou une
association privée possède la propriété.
Chemin public
Chemin qui appartient à une municipalité, au gouvernement du Québec ou au gouvernement du
Canada et sur lequel est autorisée la libre circulation des biens et des personnes.
Pour les fins d'application des paramètres de distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs
en milieu agricole, un chemin public est aussi une voie cyclable (piste cyclable, bande cyclable, voie
partagée).
Coupe d'assainissement
Abattage ou récolte d'arbres déficients, tarés, dépérissants, endommagés ou morts dans un
peuplement d'arbres.
Coupe d'éclaircie
Opération sylvicole qui consiste à prélever de façon uniforme une portion du volume ligneux d'un
peuplement.
Coupe de conversion
Coupe de peuplements dégradés ou improductifs en vue de leur renouvellement par le reboisement.
Chapitre 11, page 138
Cours d'eau
Pour l'application des normes relatives à la protection des rives, du littoral et des plaines inondables,
tous les cours d'eau sont visés. Ils correspondent à toute masse d'eau qui s'écoule dans un lit avec
débit régulier ou intermittent, y compris un lit créé ou modifié par une intervention humaine de
même que le fleuve Saint-Laurent (Lac Saint-François) à l'exception d'un fossé tel que défini à l'article
11.1.
R.302-2018, 11/02/2019
Cours d'eau désigné
Un cours d'eau qui forme la branche principale d'un bassin versant ou d'un sous-bassin (d'une
superficie d'environ 20 km2). Ces cours d'eau sont désignés pour les fins d'applications des dispositions
sur la dimension minimale des lots riverains. Il est reconnu un corridor riverain de 100 mètres à
l'intérieur duquel la norme minimale de lotissement est de 3 700 mètres2. Ces cours d'eau sont les
suivants :
TABLEAU 25
COURS D'EAU DÉSIGNÉS
1er Niveau
2e Niveau
3e Niveau
4e Niveau
5e Niveau
Fleuve Saint-Laurent
Rivière Châteauguay
Rivière des Anglais
Ruisseau Norton
Rivière Noire
Branche 25
Ruisseau Allen
Ruisseau Bélanger
Ruisseau Mooer
Grande décharge
Ruisseau Scully-Dubeau
Ruisseau J.W. Martin
Rivière aux Outardes
Ruisseau Haws
Rivière aux Outardes
Est
Black Brook
Ruisseau Mitchell
Ruisseau Dewitt
Ruisseau Cunningham
Rivière Hinchinbrooke
Ruisseau Collins
Ruisseau Oak
Rivière Trout
Ruisseau Beaver
Rivière Saint-Louis
Décharge Saint-Louis
Rivière à la Guerre
Rivière à la Guerre Ouest
Ruisseau Cameron
Ruisseau McMillan
Ruisseau Fraser
Rivière aux
Saumons
Ruisseau Pike
M.291-1-2017, 17/11/2017
Chapitre 11, page 139
Dépôts de matériaux secs
Lieux où sont déposés les résidus solides ne générant ni liquide ni gaz (les matériaux de construction,
d'excavation, notamment).
A.292-2017, 23/12/2019
Distance séparatrice
La distance entre, d'une part, l'installation d'élevage et le lieu d'entreposage des fumiers et, d'autre
part, un bâtiment non agricole avoisinant, ou selon le cas, du terrain d'un établissement. Cette
distance est calculée en établissant une droite imaginaire entre la partie la plus avancée des
constructions considérées, à l'exception de galeries, perrons, avant-toits, patios, terrasses,
cheminées et rampes d'accès.
Droit de développement
Droit consenti à une exploitation agricole existante le 21 juin 2001 d'accroître son cheptel
conformément aux dispositions de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.
Écocentre
Site aménagé principalement axé sur la récupération des matières, le réemploi et le tri. Il se distingue
en récupérant, non seulement les matières recyclables, mais également les résidus verts, les résidus
domestiques dangereux, les résidus encombrants et les résidus de construction, rénovation et
démolition, etc.
A.292-2017, 23/12/2019
Embâcle
Accumulation de glaces flottantes faisant obstacle au libre écoulement des eaux pouvant provoquer
des inondations à l'amont lorsqu'elles se forment (refoulement des eaux) et à l'aval lorsqu'elle cède
(effet de vague).
Embâcle à risque élevé (zone)
Elle correspond à une zone où il y a accumulation et mouvement de glaces et/ou inondation
récurrente.
Embâcle à risque modéré (zone)
Elle correspond à une zone affectée par le rehaussement du niveau de l'eau, sans accumulation, ni
mouvement de glace.
Emplacement
Un ou plusieurs lots, ou parties de lots, ou terrain servant ou pouvant servir à un seul usage principal.
A.224-2006, 19/04/2007
Chapitre 11, page 140
Établissement de camping
Établissement qui offre au public, moyennant rémunération, des sites permettant d'accueillir des
véhicules de camping ou des tentes à l'exception du camping à la ferme appartenant au propriétaire
ou à l'exploitant des installations d'élevage en cause et qui répond aux normes d'aménagement et
services prévus à cette fin.
M.272-2014, 21/07/2014
Fossé
Un fossé mitoyen, un fossé de voies publiques ou privées ou un fossé de drainage visé par le
paragraphe 4 de l'article 103 de la Loi sur les compétences municipales (chapitre C-47.1).
R.302-2018, 11/02/2019
Frontage
Mesure entre les lignes latérales d'un lot longeant la ligne d'emprise d'un chemin public ou privé
existant ou projeté. Dans le cas des terrains situés à l'extérieur ou à l'intérieur d'une courbe, le
frontage est la dimension entre les lignes latérales d'un lot prise à la marge de recul avant calculée
le long des lignes latérales.
Si un lot est bordé par plus d'un chemin public ou privé existant ou projeté, le frontage est alors
calculé sur la façade du lot qui porte ou qui portera l'adresse civique.
Gabion
Cage métallique faite de matériaux résistant à la corrosion dans laquelle des pierres de carrière ou
de champs sont déposées.
Gestion sur fumier liquide
Tout mode d'évacuation des déjections animales autre que la gestion sur fumier solide.
M.272-2014, 21/07/2014
Gestion sur fumier solide
Le mode d'évacuation d'un bâtiment d'élevage ou d'un ouvrage d'entreposage des déjections
animales dont la teneur en eau est inférieure à 85% à la sortie du bâtiment.
M.272-2014, 21/07/2014
MARGE DE RECUL
FRONTAGE
LIGNE LATÉRALE
RUE B
RUE A
178 rue A
FRONTAGE
Chapitre 11, page 141
Gîte touristique (gîte du passant)
Un établissement sis dans une résidence ou la dépendance de la résidence principale de l'exploitant
du gîte, de 1 à 5 chambres maximales, où l'on sert le petit déjeuner sur place, le tout inclus dans
le prix de la chambre.
Hébergement touristique de plein air lié à une entreprise agricole
L'hébergement touristique de plein air lié à une entreprise agricole se caractérise par l'implantation
d'au plus cinq (5) sites de camping en tente (d'une superficie maximale de 20 mètres carrés par
site), directement au sol ou sur des plateformes en bois à une distance d'au plus 250 mètres de la
résidence principale ou du bâtiment agricole principal de l'exploitation agricole. Ces emplacements
ne sont pas desservis par l'eau courante ni l'électricité et ne sont pas considérés comme des
immeubles protégés au sens de la directive sur les odeurs. Les tentes sont installées par les
excursionnistes et démontées lors de leur départ, le lendemain ou au plus tard le surlendemain.
Les excursionnistes ne passent au maximum que deux (2) nuits consécutives à la fois sur le site.
L'activité s'exerce entre le 1er juin et le 30 septembre.
Une distance séparatrice de 40 mètres entre les emplacements de camping et la limite de lot est
exigée.
L'usage doit obligatoirement être exercé de manière accessoire à une entreprise agricole offrant
une expérience agrotouristique.
A.345-2024, 09/04/2025
Habitation bifamiliale
Bâtiment comprenant 2 unités de logements distinctes et destiné à loger 2 ménages.
Habitation unifamiliale
Bâtiment comprenant une seule unité de logement et destiné à loger un ménage.
Hameau
Groupement isolé de quelques maisons en territoire agricole. Le hameau évoque un mode de
développement traditionnel, lié à la colonisation du territoire. Historiquement le hameau possédait
une vocation sociale, culturelle et économique et regroupait plusieurs bâtiments publics tels :
églises, cimetières, bureau de poste, magasin général, boutique de forge, école et centre
communautaire. Aujourd'hui plusieurs de ces bâtiments existent toujours, mais ont perdu leur
vocation d'origine. Néanmoins l'organisation spatiale est encore visible et des mesures sont prises
par la municipalité afin de préserver et de mettre en valeur la spécificité paysagère de ces noyaux
patrimoniaux. Le hameau est un espace désigné.
Chapitre 11, page 142
Ces hameaux sont Kensington (îlot 11), Powerscourt (îlot 25), Dewittville (îlot 20), Herdman (îlot 28),
Rockburn (îlot 29), Bridgetown (îlot 52), River Field (îlot 49) et Aubrey (îlot 60), ils sont montrés au
plan 1 de 2 et à l'annexe 7.
M.272-2014, 21/07/2014
Les figures 8-1 à 8-8 ont été supprimées par le règlement 272-2014.
S.272-2014, 21/07/2014
Îlot déstructuré à l'agriculture
Espace défini d'une superficie restreinte qui regroupe principalement des usages résidentiels. Ces
îlots sont identifiés en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.
Immeuble protégé
Pour les fins d'application des paramètres de distances séparatrices relatifs à la gestion des odeurs
en milieu agricole. Il s'agit :
a) supprimé;
b) d'un centre récréatif de loisir, de sport ou de culture;
c)
d'un parc municipal, un parc régional (le parc linéaire régional n'est pas un immeuble protégé);
d) d'une plage publique ou une marina;
e) d'un terrain d'un établissement d'enseignement ou d'un établissement au sens de la Loi sur la
santé et les services sociaux (L.R.Q., c. S-4.2);
f)
d'un établissement de camping;
g) les bâtiments sur une base de plein air ou d'un centre d'interprétation de la nature;
h) du chalet d'un centre de ski ou d'un club de golf;
i)
d'un temple religieux;
j)
d'un théâtre d'été;
k) d'un établissement d'hébergement au sens du Règlement sur les établissements touristiques
(E-15.1, r.1) à l'exception d'un gîte touristique;
l)
d'un bâtiment servant à des fins de dégustation de vins dans un vignoble ou un établissement
de restauration de 20 sièges et plus détenteur d'un permis d'exploitation à l'année ainsi qu'une
table champêtre ou toute autre formule similaire lorsqu'elle n'appartient pas au propriétaire ou
à l'exploitant des installations d'élevage en cause.
M.272-2014, 21/07/2014; M.301-2017, 26/03/2018
Chapitre 11, page 143
Immunisation
L'immunisation d'une construction, d'un ouvrage ou d'un aménagement consiste à l'application de
différentes mesures, énoncées à l'article 11.2.5, visant à apporter la protection nécessaire pour éviter
les dommages qui pourraient être causés par une inondation.
A.302-2018, 11/02/2019
Installation d'élevage
Un bâtiment où des animaux sont élevés ou un enclos ou une partie d'enclos où sont gardés, à des
fins autres que le pâturage, des animaux y compris, le cas échéant, de tout ouvrage d'entreposage
des déjections des animaux qui s'y trouvent.
M.272-2014, 21/07/2014
Lieu d'enfouissement technique (L.E.T.)
Lieu d'élimination des déchets solides conçu et exploité selon les exigences du Règlement sur
l'enfouissement et l'incinération de matières résiduelles (Q-2, r. 19). Le terme site d'enfouissement
est également utilisé dans le même sens.
A.292-2017, 23/12/2019
Ligne des hautes eaux
La ligne des hautes eaux est la ligne qui sert à délimiter le littoral et la rive des lacs et des cours
d'eau. Cette ligne se situe à la ligne naturelle des hautes eaux, c'est-à-dire :
a)
à l'endroit où l'on passe d'une prédominance de plantes aquatiques à une prédominance de
plantes terrestres, ou s'il n'y a pas de plantes aquatiques, à l'endroit où les plantes terrestres
s'arrêtent en direction du plan d'eau.
Les plantes considérées comme aquatiques sont toutes les plantes hydrophytes incluant les plantes
submergées, les plantes à feuilles flottantes, les plantes émergentes et les plantes herbacées et
ligneuses émergées caractéristiques des marais et marécages ouverts sur des plans d'eau.
b)
dans le cas où il y a un ouvrage de retenue des eaux, à la cote maximale d'exploitation de
l'ouvrage hydraulique pour la partie du plan d'eau situé en amont;
c)
dans le cas où il y a un mur de soutènement légalement érigé, à compter du haut de l'ouvrage.
À défaut de pouvoir déterminer, la ligne des hautes eaux à partir des critères précédents, celle-ci
peut être localisée comme suit :
d)
si l'information est disponible, à la limite des inondations de récurrence de 2 ans, laquelle est
considérée équivalente à la ligne établie selon les critères botaniques définis précédemment
au point (a).
Chapitre 11, page 144
Littoral
Le littoral est la partie des lacs et des cours d'eau qui s'étend à partir de la ligne des hautes eaux
vers le centre du plan d'eau.
Lot
Fonds de terre identifié et délimité sur un plan de cadastre fait et déposé au ministère des Ressources
Naturelles conformément et en vertu de la Loi sur le Cadastre (LRQ., chapitre C-1) ou du Code civil
du Québec.
Lot desservi
Un lot est desservi si l'une des deux conditions suivantes est remplie :
a)
les réseaux d'aqueduc et d'égout sanitaire sont installés dans la rue en bordure dudit lot;
b)
le règlement décrétant leur installation est en vigueur.
Lot non desservi
Un lot est non desservi si au moins une des deux conditions suivantes est remplie :
a)
aucun réseau d'aqueduc ni d'égout sanitaire n'est installé dans la rue en bordure dudit lot;
b)
le règlement décrétant leur installation n'est pas en vigueur.
Lot partiellement desservi
Un lot est partiellement desservi si l'une des deux conditions suivantes est remplie :
a)
un réseau d'aqueduc ou d'égout sanitaire est installé dans la rue en bordure dudit lot;
b)
le règlement décrétant son installation est en vigueur.
Maison d'habitation
Pour les fins d'application des paramètres de distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs
en milieu agricole, il s'agit d'une maison d'habitation d'une superficie d'au moins 21 m2 qui
n'appartient pas au propriétaire ou à l'exploitant des installations d'élevage en cause ou à un
actionnaire ou dirigeant qui est propriétaire ou exploitant de ces installations.
M.272-2014, 21/07/2014
Maison mobile
Habitation fabriquée en usine conformément aux normes de l'ACNOR, composée d'une seule unité
et transportable sur son propre châssis doté de roues (ou par un autre moyen) jusqu'à l'emplacement
qui lui est destiné. Elle comprend les installations qui permettent de la raccorder aux services publics
ou privés et de l'habiter en toute saison.
Chapitre 11, page 145
Milieu humide hydroconnecté
Par définition, un milieu humide hydroconnecté s'identifie au littoral. Le littoral est cette partie d'un
lac ou d'un cours d'eau qui s'étend à partir de la ligne des hautes eaux vers le centre du plan d'eau.
M.283-2015, 16/12/2015
Milieu humide non-hydroconnecté
L'expression milieu humide non-hydroconnecté couvre un large spectre d'écosystèmes, à savoir les
étangs, les marais, les marécages et les tourbières, qui partagent une caractéristique commune :
une dynamique fortement influencée par la présence de l'eau.
Les milieux humides non-hydroconnectés regroupent l'ensemble des sites saturés d'eau ou inondés
pendant une période suffisamment longue pour influencer les composantes du sol ou de la
végétation.
M.283-2015, 16/12/2015
Milieux humides présumés
Aires prédominées par un ou plusieurs milieux humides non-hydroconnectés et hydroconnectés qui
ont été identifiés aux figures 12-1 et 12-2 intitulées « Milieux humides présumés répertoriés ».
M.283-2015, 16/12/2015
Opération cadastrale
Une division, une subdivision, une nouvelle subdivision, une annulation, une correction, un ajouté
ou un remplacement de numéros de lots fait en vertu de la Loi sur le cadastre (LRQ, chapitre C-1) ou
du Code civil du Québec.
Ouvrage
Toute construction de bâtiment principal, de bâtiment secondaire, de piscine, de mur de
soutènement, de fosse ou d'installation septique ainsi que les travaux de remblai ou de déblai et les
coupes de bois.
Périmètre d'urbanisation
La limite prévue de l'extension future de l'habitat de type urbain dans une municipalité, déterminée
par le schéma d'aménagement applicable dans cette municipalité ainsi que toute limite nouvelle de
cette extension déterminée par une modification du schéma d'aménagement à l'exception de toute
partie de cette extension qui serait comprise dans une zone agricole.
Perré
Enrochement aménagé en bordure d'un lac ou d'un cours d'eau constitué exclusivement de pierres
des champs ou de pierres de carrière.
Chapitre 11, page 146
Plaine inondable
La plaine inondable est l'espace occupé par un lac ou un cours d'eau, en période de crues. Elle
correspond à l'étendue géographique des secteurs inondés dont les limites sont précisées par les
trois types de zones suivantes :
➢
zone de grand courant
Cette zone correspond à la partie d'une plaine inondable qui peut être inondée lors d'une crue
de récurrence de 20 ans (0-20 ans);
➢
zone de faible courant
Cette zone correspond à la partie d'une plaine inondable, au-delà de la limite de la zone de
grand courant, qui peut être inondée lors d'une crue de récurrence de 100 ans (20-100 ans);
➢
zone à risque d'inondation
Elle correspond à un espace pouvant être inondé, mais sans distinction de niveau de
récurrence. Pour les besoins d'identification, elle est désignée plaine inondable de 0-100 ans
R.302-2018, 11/02/2019
Plateforme de compostage
Installation de traitement des matières résiduelles organiques par la décomposition biochimique de
celles-ci comprenant notamment des surfaces utilisées à des fins :
-
d'entreposage et de réception des intrants (aire de réception et de conditionnement);
-
de compostage (montée de la température, aire de compostage);
-
de maturation du compost (aire de maturation);
-
de transport des matières d'un point à l'autre sur ces surfaces.
Cette définition ne s'applique pas à une installation de compostage lorsque celle-ci dessert
uniquement un seul propriétaire, à des fins privées (compostage domestique).
A.292-2017, 23/12/2019
Profondeur de terrain
La distance la plus grande de l'une des deux méthodes suivantes, à savoir :
a)
la distance entre le point milieu de la ligne avant et le point milieu de la ligne arrière;
b)
la moyenne de la longueur des deux côtés.
Réseau d'aqueduc
Tout réseau d'aqueduc approuvé par le ministère de l'Environnement du Québec et, si requis,
exploité en vertu d'un permis émis par ledit ministère.
Chapitre 11, page 147
Réseau d'égout sanitaire
Tout réseau d'égout sanitaire approuvé par le ministère de l'Environnement du Québec et, si requis,
exploité en vertu d'un permis émis par ledit ministère.
Rive
La rive est une bande de terre qui borde les lacs et cours d'eau et qui s'étend vers l'intérieur des
terres à partir de la ligne des hautes eaux. La largeur de la rive à protéger se mesure
horizontalement.
➢
la rive a un minimum de 10 m :
-
lorsque la pente est inférieure à 30%, ou;
-
lorsque la pente est supérieure à 30% et présente un talus de moins de 5 m de hauteur.
➢
la rive a un minimum de 15 m :
-
lorsque la pente est continue et supérieure à 30%, ou;
-
lorsque la pente est supérieure à 30% et présente un talus de plus de 5 m de hauteur.
Roulotte
Véhicule monté sur roues ou non, construit de telle façon qu'il puisse être attaché à un véhicule de
promenade au sens du Code de sécurité routière, ou tiré ou poussé par un tel véhicule, ou destiné
à l'être, à des fins strictement récréatives et pouvant permettre à des personnes d'y séjourner, d'y
préparer des repas, d'y manger et d'y dormir.
Rue
Espace désigné de voie de communication généralement bordée de bâtiments dans une
agglomération.
Secteur agricole forestier
Zone principalement forestière et d'une vaste superficie laquelle s'identifie à des sols d'un faible
potentiel pour l'agriculture en territoire agricole. Ce secteur est identifié en vertu de la Loi sur la
protection du territoire et des activités agricoles.
A.240-2010, 14/05/2010; M.272-2014, 21/07/2014
Site patrimonial protégé
Site patrimonial reconnu par une instance compétente et que la collectivité veut protéger.
Talus
Partie inclinée de la rive comprise entre le cours d'eau et la berge.
Chapitre 11, page 148
Unité animale (u.a.)
L'unité de mesure établie au tableau 27-1 et pouvant être identifiée par « u.a. ». Cette unité sert à
calculer le nombre d'animaux permis dans une installation d'élevage au cours d'un cycle de
production.
Unité d'élevage
Une installation d'élevage ou, lorsqu'il y en a plus d'une, l'ensemble des installations d'élevage dont
un point du périmètre de l'une est à moins de 150 mètres de la prochaine et, le cas échéant, de tout
ouvrage d'entreposage des déjections des animaux qui s'y trouvent.
Unité foncière vacante
Pour les fins de permettre la construction d'une habitation unifamiliale sur une unité foncière de 20
hectares et plus, l'unité foncière est vacante au sens qu'il n'y a pas une résidence ou un chalet,
n'inclut pas un abri sommaire, un bâtiment accessoire résidentiel, un bâtiment agricole ou un
bâtiment à usage commercial industriel ou institutionnel.
A.240-2010, 14/05/2010
Usage
Signifie la fin principale pour laquelle un terrain ou partie de terrain, un bâtiment ou partie de
bâtiment, une structure ou leurs bâtiments accessoires sont ou peuvent être utilisés.
Usage domestique
Activité exercée en complémentarité d'un usage habitation de type unifamilial soit dans l'habitation,
dans un bâtiment accessoire ou sur l'emplacement. L'usage est dit domestique en ce sens qu'il
s'exerce dans un cadre spécifiquement défini en complément d'un usage principal qui est l'habitation.
R.224-2006, 19/04/2007
Vent dominant d'été
Vent soufflant plus de 25% du temps dans une même direction durant les mois de juin, juillet et
août réunis, déterminé suivant des données météorologiques évaluées à une station météorologique
la plus représentative. Pour le territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent, le vent soufflant plus de
25% du temps dans une même direction durant les mois de juin, juillet et août provient de l'Ouest.
A.272-2014, 21/07/2014
Zone rurale
Espace désigné par une municipalité en territoire agricole et qui correspond aux critères énoncés
dans la politique d'aménagement du présent schéma.
R.189-2004, 07/02/2005
Chapitre 11, page 149
FIGURE 9-1
ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE TRÈS-SAINT-SACREMENT
Chapitre 11, page 150
FIGURE 9-2
ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE SAINT-CHRYSOSTOME
Chapitre 11, page 151
FIGURE 9-3
ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE SAINT-CHRYSOSTOME
Chapitre 11, page 152
FIGURE 9-4
ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE SAINT-CHRYSOSTOME
(SUPPRIMÉ)
S.272-2014, 21/07/2014
Chapitre 11, page 153
FIGURE 9-5
ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE FRANKLIN
Chapitre 11, page 154
FIGURE 9-6
ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE HAVELOCK (SUPPRIMÉ)
S.272-2014, 21/07/2014
Chapitre 11, page 155
FIGURE 9-7
ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE HAVELOCK
Chapitre 11, page 156
Chapitre 11, page 157
11.2
PLAINE INONDABLE
R.302-2018, 11/02/2019
11.2.0
Les normes relatives aux rives, littoral et zones inondables sont édictées dans différents règlements
provinciaux.
A.345-2024, 09/04/2025
11.2.1
AUTORISATION PRÉALABLE DES INTERVENTIONS DANS LES PLAINES
INONDABLES
Toutes les constructions, tous les ouvrages et tous les travaux qui sont susceptibles de modifier le
régime hydrique, de nuire à la libre circulation des eaux en période de crues, de perturber les habitats
fauniques ou floristiques ou de mettre en péril la sécurité des personnes et des biens, doivent faire
l'objet d'une autorisation préalable. Ce contrôle préalable est réalisé par l'obtention d'un permis de
la municipalité. Les autorisations préalables qui seront accordées par les autorités municipales
prendront en considération le cadre d'intervention prévu par les mesures relatives aux plaines
inondables et veilleront à protéger l'intégrité du milieu ainsi qu'à maintenir la libre circulation des
eaux.
Les constructions, ouvrages et travaux relatifs aux activités d'aménagement forestier, dont la
réalisation est assujettie à la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier (RLRQ, chapitre
A-18.1) et à ses règlements, et les activités agricoles réalisées sans remblai ni déblai ne sont pas
sujets à une autorisation préalable des municipalités.
R.302-2018, 11/02/2019
11.2.2
CARTOGRAPHIE DES PLAINES INONDABLES
Aux fins de la présente règlementation, la plaine inondable est l'espace occupé par un lac ou un
cours d'eau en période de crues. Elle correspond à l'étendue géographique des secteurs inondés
dont les limites sont précisées par l'un des moyens suivants :
1.
une cartographie à l'échelle 1:2 000, désignée le 16 septembre 1996 par une convention
conclue entre le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada relativement à la
cartographie et à la protection des plaines d'inondation. Elle couvre une portion de la rivière
Châteauguay soit les secteurs urbanisés de Huntingdon, Hinchinbrooke et Godmanchester :
cartes 31G 01-020-0814-0 et 31G 01-020-0713-3 et Ormstown : carte 31H 04-020-1001-1 et
31G 01-020-1020-1. Cette cartographie présente une zone de crues de 20 ans (0-20 ans) et
une crue centenaire (20-100 ans). Toutefois, un relevé du niveau de l'emplacement réalisé
conformément à l'article 11.2.2.3 a préséance sur la représentation cartographique dans les
secteurs avec cotes. Le tracé de la zone inondable est montré aux figures 10-17 et 10-18;
2.
une cartographie réalisée par le gouvernement du Québec, par le biais du Programme de
détermination des cotes de crues, illustre une zone de crues de 20 ans (0-20 ans) et de crues
centenaires (20-100 ans). Toutefois, un relevé du niveau de l'emplacement réalisé
Chapitre 11, page 158
conformément à l'article 11.2.2.3 a préséance sur la représentation cartographique dans les
secteurs avec cotes. Cette cartographie couvre une portion de la rivière des Anglais à Howick
et Très-Saint-Sacrement et une portion de la rivière Hinchinbrooke à Hinchinbrooke. Le tracé
de la zone inondable est montré aux figures 10-6, 10-6-1, 10-6-2, 10-13 et 10-13-1;
3.
une cartographie réalisée par Aquasphera, illustre une zone de crues de 20 ans (0-20 ans) et
de crues centenaires (20-100 ans). Toutefois, un relevé du niveau de l'emplacement réalisé
conformément à l'article 11.2.2.3 a préséance sur la représentation cartographique dans les
secteurs avec cotes. Cette cartographie couvre une portion de la rivière Noire à Saint-
Chrysostome, une portion du ruisseau Norton à Saint-Chrysostome, une portion de la rivière
des Anglais à Très-Saint-Sacrement et Saint-Chrysostome. Le tracé de la zone inondable est
montré au figures 10-14, 10-14-1 et 10-15-1 à 10-15-7;
4.
une cartographie réalisée par la MRC du Haut-Saint-Laurent, illustre une zone de crues de 20
ans (0-20 ans) et de crues centenaires (20-100 ans). Toutefois un relevé du niveau de
l'emplacement réalisé conformément à l'article 11.2.2.3 a préséance sur la représentation
cartographique dans les secteurs avec cotes. Cette cartographie couvre une portion de la
rivière Châteauguay à Godmanchester/Hinchinbrooke (secteur Dewittville) et à Ormstown
(secteur CVR). Le tracé de la zone inondable est montré aux figures 10-9-1 et 10-11-1;
5.
une cartographie à l'échelle 1:20 000 représente le reste du territoire de la MRC. Elle trace les
secteurs à risques d'inondation sans que ne soient distinguées les zones de grand courant de
celles de faible courant. Elle désigne une seule zone soit une zone 0-100 ans, le tracé de la
zone inondable est montré aux figures 10-1 à 10-15, 10-15-1, 10-15-8 et 10-16.
R.302-2018, 11/02/2019
11.2.2.1
DÉTERMINATION DE L'ÉLÉVATION PRÉCISE D'UN EMPLACEMENT
DANS LES SECTEURS AVEC COTES SUR LA RIVIÈRE NOIRE, LA
RIVIÈRE DES ANGLAIS, LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY ET LA RIVIÈRE
HINCHINBROOKE
Afin de déterminer les cotes pour un emplacement localisé aux abords de la rivière Noire, il faut se
référer aux figures 10-15-5 à 10-15-7 et au tableau 25-1; pour les cotes d'un emplacement localisé
aux abords de la rivière des Anglais, aux figures 10-13-1, 10-14-1, 10-15-2 à 10-15-6 et 10-15-8 et
aux tableaux 25-2 et 25-3 et finalement, pour les cotes d'un emplacement localisé aux abords de
la rivière Hinchinbrooke, à la figure 10-6-1 et au tableau 25-4. Pour déterminer les cotes pour un
emplacement localisé aux abords de la rivière Châteauguay, dans les secteurs Huntingdon,
Ormstown, Dewittville et Chateauguay Valley Regional, il faut référer aux figures 10-17, 10-18, 10-
9-1 et 10-11-1 et au tableau 25-5.
Pour la détermination du niveau d'inondation d'un emplacement dans les secteurs avec cotes, il est
nécessaire de connaître l'élévation précise du terrain conformément à l'article 11.2.2.3. Cette
élévation permet de déterminer si le terrain se situe dans une zone à risque d'inondation, puis, le
cas échéant, confirmer si l'emplacement se situe en zone de grand courant (récurrence de 20 ans)
ou de faible courant (récurrence de 100 ans).
Chapitre 11, page 159
Pour connaître la cote de crues utile afin de définir la mesure réglementaire applicable à un
emplacement où sont prévus une construction, un ouvrage ou des travaux, il faut d'abord localiser
l'emplacement sur la figure de la rivière concernée. Par la suite, il faut tracer une ou des lignes
perpendiculaires à la rivière en partant de l'emplacement concerné. Si la ligne tracée de cet
emplacement est localisée exactement sur une limite d'une section indiquée sur la carte, les cotes
qui sont applicables à cet emplacement sont celles correspondant à cette section. Lorsqu'un
emplacement trouve plus d'une perpendiculaire, on doit choisir celle indiquant la cote la plus élevée
(voir l'image 1).
Lorsque la perpendiculaire de l'emplacement est localisée entre deux sections de rivière, on doit
effectuer un calcul afin de déterminer la cote applicable. Ce calcul que nous appelons « interpolation
linéaire » est décrit ci-dessous :
Ce = Cv + ((Cm-Cv) x (Dve / Dvm))
ou
Ce :
la cote recherchée à l'emplacement;
Cv :
la cote à la section aval (indiquée sur la figure);
Cm :
la cote à la section amont (indiquée sur la figure);
Dve :
la distance mesurée dans le cours d'eau entre la perpendiculaire de l'emplacement et la
section en aval (mesurée à l'échelle sur la figure);
Dvm : la distance entre la section aval et la section amont (voir tableaux 25-1 à 25-5).
Exemple d'un calcul pour le cas de l'image 1 : Cv = 52.52, Cm = 52.58, Dve = 62
Dvm = 120 Ce = 52.52 + ((52.58 - 52.52) x (62 /120)) Résultat : Ce = 52.55
R.189-2004, 07/02/2005; M.296-2017, 11/08/2017; R.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 160
11.2.2.2
LES COTES DE CRUES DE RÉCURRENCE DE 2, 20 ET 100 ANS
Les cotes de crues correspondent aux niveaux de crues de récurrence de 2, 20 et de 100 ans. Les
cotes de crues correspondant au niveau de crues de récurrence de 2 ans permettent de déterminer
la ligne des hautes eaux. Les cotes de crues 20 ans correspondent à la zone de grand courant (0-20
ans) et les cotes de crues 100 ans correspondent à la zone de faible courant (20-100 ans). Ces cotes
sont représentées aux tableaux 25-1 à 25-5 suivants :
TABLEAU 25-1 DISTANCE ENTRE LES SECTIONS ET LES COTES DE CRUES DE
RÉCURRENCE DE 2, 20 ET 100 ANS - RIVIÈRE NOIRE À SAINT-
CHRYSOSTOME
Section
Distances entre les
sections (m)
Distances
cumulatives (m)
Cotes de crues
2 ans (m)
20 ans (m)
100 ans (m)
1
0
0
49,80
50,95
51,64
2
45,66
45,66
49,79
51,06
51,84
3
87,05
132,71
49,85
51,25
52,14
4
135,54
268,25
49,93
51,39
52,31
5
122,72
390,97
50,00
51,48
52,42
6
71,12
462,09
50,04
51,52
52,44
7
114,00
576,09
50,09
51,54
52,47
8
47,65
623,74
50,09
51,55
52,46
9
70,07
693,81
50,11
51,56
52,46
10
133,67
827,48
50,15
51,59
52,47
11
115,04
942,52
50,20
51,62
52,47
12
152,10
1 094,63
50,27
51,67
52,49
13
130,05
1 224,67
50,29
51,72
52,50
14
90,68
1 315,36
50,34
51,75
52,52
Source : Mise à jour des cotes de crues et de la cartographie de la zone inondable dans la municipalité de
Saint-Chrysostome, Aquasphera, 26 janvier 2018
Chapitre 11, page 161
TABLEAU 25-2 DISTANCE ENTRE LES SECTIONS ET COTES DE CRUES DE
RÉCURRENCE 2, 20 ET 100 ANS - RIVIÈRE DES ANGLAIS À
TRÈS-SAINT-SACREMENT
Section
Distances entre
les sections (m)
Distances
cumulatives (m)
Cotes de crues
2 ans (m)
20 ans (m)
100 ans (m)
1
0,0
0,0
38,47
39,10
39,34
2
199,4
199,4
38,48
39,11
39,34
3
152,4
351,8
38,58
38,99
39,93
4
614,1
966,2
39,12
40,30
40,88
5
441,6
1 407,8
39,17
40,39
40,98
6
40,2
1 448,0
39,15
40,35
40,92
7
10,1
1 458,1
39,19
40,51
41,33
8
24,6
1 482,7
39,21
40,59
41,46
9
643,5
2 126,1
39,28
40,71
41,59
10
448,5
2 574,6
39,33
40,77
41,62
12
714,1
3 288,7
39,45
40,88
41,70
13
209,9
3 498,6
39,50
40,91
41,73
14
199,8
3 698,5
39,56
40,95
41,76
15
104,6
3 803,0
39,56
40,96
41,76
16
100,2
3 903,2
39,61
41,01
41,79
17
169,0
4 072,2
39,74
41,12
41,86
18
262,2
4 334,4
39,93
41,23
41,90
19
23,7
4 358,1
40,04
41,31
41,97
20
11,7
4 369,9
40,12
41,33
42,08
21
21,5
4 391,4
40,12
41,36
42,13
22
225,5
4 616,9
40,21
41,45
42,23
23
154,7
4 771,6
41,28
41,49
42,24
24
285,8
5 057,4
42,49
42,40
42,77
25
234,7
5 292,1
42,93
43,90
44,31
26
354,9
5 647,0
43,19
44,16
44,60
27
116,4
5 763,4
43,24
44,20
44,65
28
73,0
5 836,4
43,21
44,17
44,61
29
91,8
5 928,2
43,56
44,55
44,97
30
256,3
6 184,5
43,84
44,99
45,48
31
346,0
6 530,5
43,95
45,10
45,59
32
465,2
6 995,6
44,13
45,23
45,72
33
343,7
7 339,3
44,24
45,32
45,81
34
234,0
7 573,3
44,34
45,37
45,86
35
221,3
7 794,6
44,41
45,42
45,90
36
448,1
8 242,7
44,48
45,50
45,96
37
349,3
8 592,0
44,60
45,57
46,02
38
290,7
8 882,7
44,64
45,61
46,05
39
294,6
9 177,3
44,70
45,68
46,12
40
252,9
9 430,3
44,74
45,73
46,17
41
259,7
9 690,0
44,85
45,83
46,26
42
188,1
9 878,1
44,91
45,91
46,36
43
131,8
10 010,0
44,94
45,95
46,41
44
48,4
10 058,3
45,01
45,96
46,42
45
45,1
10 103,4
44,99
45,97
46,44
46
196,4
10 299,8
45,16
46,32
46,83
47
152,7
10 452,5
48,55
49,42
50,00
48
155,6
10 608,1
49,09
50,57
51,24
49
9,6
10 617,6
49,35
50,60
51,28
50
10,6
10 628,3
49,53
50,72
51,39
51
94,3
10 722,5
49,62
51,02
51,69
52
11,6
10 734,1
49,69
51,10
51,76
53
16,5
10 750,7
49,65
51,15
51,80
54
229,4
10 980,1
50,26
51,65
52,21
55
165,3
11 145,4
50,45
51,80
52,34
Chapitre 11, page 162
Section
Distances entre
les sections (m)
Distances
cumulatives (m)
Cotes de crues
2 ans (m)
20 ans (m)
100 ans (m)
56
74,1
11 219,4
50,48
51,86
52,37
57
120,0
11 339,4
50,57
51,99
52,44
58
252,7
11 592,1
50,78
52,09
52,48
59
179,1
11 771,2
50,85
52,12
52,50
60
274,7
12 045,9
50,94
52,18
52,54
61
181,7
12 227,5
50,98
52,23
52,58
62
180,8
12 408,3
51,13
52,30
52,64
63
160,6
12 568,9
51,24
52,36
52,68
64
236,5
12 805,4
51,36
52,48
52,82
Source : Mise à jour des cotes de crues et de la cartographie de la zone inondable dans la municipalité de Saint-
Chrysostome, Aquasphera, 26 janvier 2018
TABLEAU 25-3 DISTANCE ENTRE LES SECTIONS ET COTES DE CRUES DE
RÉCURRENCE 2, 20 ET 100 ANS - RIVIÈRE DES ANGLAIS À
HOWICK ET TRÈS-SAINT-SACREMENT
Section
Distances entre
les sections (m)
Distances
cumulatives (m)
Cotes de crues
2 ans (m)
20 ans (m)
100 ans (m)
1
0,0
0,0
36,29
36,83
36,96
2
653,95
653,95
36,33
37,08
37,48
3*
450,20
1 104,15
36,35
37,15
37,61
4
244,07
1 348,22
36,35
37,19
37,67
5
274,07
1 622,29
36,36
37,23
37,75
6
144,94
1 767,23
36,35
37,18
37,68
7
110,88
1 878,11
36,42
37,38
37,93
8
10,45
1 888,56
36,44
37,56
38,26
9
49,48
1 938,04
36,53
37,90
38,77
10
326,69
2 264,73
36,55
37,98
38,93
11
315,28
2 580,01
36,56
38,02
39,02
*
Section interpolée
Source: Programme de détermination des cotes de crues rivière des Anglais PDCC 16-015
TABLEAU 25-4 DISTANCE ENTRE LES SECTIONS ET COTES DE CRUES DE
RÉCURRENCE 2, 20 ET 100 ANS - RIVIÈRE HINCHINBROOKE À
HINCHINBROOKE
Section
Distances entre les
sections (m)
Distances
cumulatives (m)
Cotes de crues
2 ans (m)
20 ans (m)
100 ans (m)
Secteur du village d'Athelstan
1
0,00
0,00
50,73
51,95
52,14
2
77,77
77,77
50,74
51,97
52,17
3
84,81
162,58
50,75
51,98
52,18
4
61,27
223,85
50,77
51,99
52,19
5
78,02
301,87
50,81
52,00
52,20
6
57,82
359,69
50,83
52,01
52,22
7
45,79
405,48
50,84
52,02
52,22
8
47,40
452,88
50,86
52,02
52,22
9
59,57
512,45
50,89
52,03
52,23
10
44,22
556,67
50,91
52,03
52,24
11
63,95
620,62
50,94
52,03
52,24
12
96,27
716,89
50,95
52,03
52,24
13
73,87
790,76
50,95
52,05
52,26
14
85,51
876,27
50,97
52,07
52,28
15
85,31
961,58
51,06
52,07
52,29
Chapitre 11, page 163
Secteur du village d'Athelstan (suite)
16
40,09
1001,67
51,10
52,11
52,30
17
32,57
1034,24
51,16
52,11
52,30
18
68,31
1102,55
51,18
52,11
52,30
19
66,26
1168,81
51,19
52,11
52,30
Secteur du chemin Brook
20
0,00
0,00
57,01
57,62
57,75
21
58,94
58,94
57,03
57,64
57,80
22
71,90
130,84
57,07
57,74
57,88
23
64,70
195,54
57,11
57,81
57,94
24
81,12
276,66
57,12
57,84
57,98
25
92,31
368,97
57,15
57,88
58,02
26
34,00
402,97
57,18
57,93
58,08
27
34,88
437,85
57,20
57,95
58,11
28
29,35
467,20
57,21
57,96
58,12
29
19,84
487,04
57,17
57,96
58,12
30
43,48
530,52
57,30
57,99
58,15
31
62,46
592,98
57,39
58,05
58,22
32
35,17
628,15
57,60
58,17
58,34
33
63,57
691,72
57,82
58,37
58,54
34
49,36
741,08
57,95
58,52
58,70
Source : Programme de détermination des cotes de crues rivière Hinchinbrooke PDCC 16-005 et PDCC 16-006
TABLEAU 25-5 COTES DE CRUES DE RÉCURRENCE DE 20 ET 100 ANS, RIVIÈRE
CHÂTEAUGUAY À HUNTINGDON (CENTRE-VILLE), ORMSTOWN
(CENTRE-VILLE), ORMSTOWN (CVR) ET DEWITTVILLE
Section
Cote 20 ans (m)
Cote 100 ans (m)
Municipalité
1
45,90
46,20
Huntindgon (FIG. 10-17)
2
45,92
46,22
Huntindgon (fig. 10-17)
3
45,95
46,24
Huntindgon (fig. 10-17)
4
45,97
46,26
Huntindgon (fig. 10-17)
5
45,97
46,26
Huntindgon (fig. 10-17)
6
45,97
46,26
Huntindgon (fig. 10-17)
7
45,99
46,28
Huntindgon (fig. 10-17)
8
46,01
46,30
Huntindgon (fig. 10-17)
9
46,02
46,30
Huntindgon (fig. 10-17)
10
46,02
46,30
Huntindgon (fig. 10-17)
11
46,04
46,32
Huntindgon (FIG. 10-17)
12
46,07
46,36
Huntindgon (fig. 10-17)
13
46,09
46,37
Huntindgon (fig. 10-17)
14
46,09
46,37
Huntindgon (fig. 10-17)
15
46,08
46,36
Huntindgon (fig. 10-17)
16
46,06
46,33
Huntindgon (fig. 10-17)
17
47,89
48,10
Huntindgon (fig. 10-17)
18
47,86
48,07
Huntindgon (fig. 10-17)
19
47,90
48,13
Huntindgon (fig. 10-17)
20
47,94
48,18
Huntindgon (fig. 10-17)
21
47,97
48,20
Huntindgon (fig. 10-17)
22
48,11
48,33
Huntindgon (fig. 10-17)
23
48,09
48,31
Huntindgon (fig. 10-17)
24
48,09
48,31
Huntindgon (fig. 10-17)
25
48,29
48,53
Huntindgon (fig. 10-17)
26
48,43
48,64
Huntindgon (fig. 10-17)
27
48,65
48,82
Huntindgon (fig. 10-17)
28
48,83
48,98
Huntindgon (fig. 10-17)
29
49,03
49,18
Huntindgon (fig. 10-17)
30
49,12
49,27
Huntindgon (fig. 10-17)
Chapitre 11, page 164
Section
Cote 20 ans (m)
Cote 100 ans (m)
Municipalité
1
38,30
38,69
Ormstown (fig. 10-18)
2
38,33
38,72
Ormstown (fig. 10-18)
3
38,39
38,82
Ormstown (fig. 10-18)
4
38,84
39,28
Ormstown (fig. 10-18)
5
38,86
39,30
Ormstown (fig. 10-18)
6
38,87
39,31
Ormstown (fig. 10-18)
7
38,97
39,4
Ormstown (fig. 10-18)
1
38,61
39,48
Ormstown/CVR (fig. 10-11-1)
2
38,84
39,62
Ormstown/CVR (fig. 10-11-1)
3
38,93
39,75
Ormstown/CVR (fig. 10-11-1)
5
39,13
39,99
Ormstown/CVR (fig. 10-11-1)
1
40,4
41,56
Dewittville (Fig. 10-9-1)
2*
40,58
41,64
Dewittville (Fig. 10-9-1)
3*
40,77
41,71
Dewittville (Fig. 10-9-1)
4*
40,95
41,78
Dewittville (Fig. 10-9-1)
5
41,14
41,86
Dewittville (Fig. 10-9-1)
6*
41,69
42,41
Dewittville (Fig. 10-9-1)
7*
42,62
42,9
Dewittville (Fig. 10-9-1)
8*
42,98
43,26
Dewittville (Fig. 10-9-1)
9
43,1
43,38
Dewittville (Fig. 10-9-1)
10*
43,49
43,86
Dewittville (Fig. 10-9-1)
11
43,87
44,35
Dewittville (Fig. 10-9-1)
Source : Programme de cartographie des plaines inondables Rivière Châteauguay à Huntingdon MH-95-02
Programme de cartographie des plaines inondables Rivière Châteauguay à Ormstown MH-94-05
Détermination des cotes de crue pour la rivière Chateauguay à Ormstown Secteur CVR, Paul Lapp,
10 mars 2014
Détermination des cotes de crue - Secteur du hameau de Dewittville Rivière Chateauguay, Paul
Lapp, 24 février 2014
* Ces cotes ont été extrapolées
R.189-2004, 07/02/2005; M.296-2017, 11/08/2017; R.302-2018, 11/02/2019
11.2.2.3
SPÉCIFICATIONS RELATIVES À L'ÉTABLISSEMENT D'UN RELEVÉ
D'ARPENTAGE
POUR
DÉTERMINER
L'ÉLÉVATION
D'UN
EMPLACEMENT
Lorsqu'il est nécessaire de se référer aux cotes de crues pour déterminer l'élévation d'un
emplacement, un relevé d'arpentage doit être soumis avec la demande de permis ou de certificat.
Ce relevé doit être effectué par un membre en règle de l'Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec
et doit rencontrer les spécifications suivantes :
➢
les limites du terrain;
➢
la localisation et l'élévation des points géodésiques;
➢
le tracé des limites des zones inondables, soit de la zone à grand courant (0-20 ans) et de la
zone à faible courant (20-100 ans), sur le ou les terrains visés;
➢
la localisation des bâtiments et ouvrages existants, dont le champ d'épuration et le puits, s'il
y a lieu;
➢
les rues et voies de circulation existantes.
Chapitre 11, page 165
Les relevés doivent être effectués sur le niveau naturel du terrain, sans remblai. Si le terrain a été
remblayé, le niveau du remblai pourra être utilisé s'il est démontré que celui-ci a été effectué avant
la date de l'entrée en vigueur du premier règlement interdisant les nouvelles constructions et les
remblais à cet emplacement en raison de son caractère inondable.
R.189-2004, 07/02/2005; M.296-2017, 11/08/2017; R.302-2018, 11/02/2019
11.2.3
SUPPRIMÉ
M.241-2010, 20/10/2010; R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.3.1
SUPPRIMÉ
R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.3.1.1
SUPPRIMÉ
S.302-2018, 11/02/2019
11.2.3.1.2
SUPPRIMÉ
S.302-2018, 11/02/2019
11.2.3.2
SUPPRIMÉ
A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.4
SUPPRIMÉ
R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.5
SUPPRIMÉ
R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.5.1
SUPPRIMÉ
M.241-2010, 20/10/2010; M. 244-2010, 18/11/2010; M.260-2012, 31/01/2013; M.287-2016, 27/01/2017; M.293-2017,
02/06/2017; S.302-2018, 11/02/2019
11.2.6
SUPPRIMÉ
R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.6.1
SUPPRIMÉ
R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.6.2
SUPPRIMÉ
R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.6.3
SUPPRIMÉ
S.302-2018, 11/02/2019
11.2.6.4
SUPPRIMÉ
S.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 166
11.2.6.5
SUPPRIMÉ
S.302-2018, 11/02/2019
11.2.6.6
SUPPRIMÉ
S.302-2018, 11/02/2019
11.2.7
SUPPRIMÉ
A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.7.1
SUPPRIMÉ
A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.7.2
SUPPRIMÉ
A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.7.3
SUPPRIMÉ
A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.7.4
SUPPRIMÉ
A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.7.5
SUPPRIMÉ
A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.7.6
SUPPRIMÉ
A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.2.7.7
LISTE DES DÉROGATIONS APPLICABLES DANS LA ZONE INONDABLE
1.
Dérogation relative à la construction du pont de la rivière aux Outardes Est
La dérogation vise la reconstruction du pont de la rivière aux Outardes Est, sur le chemin de la
rivière aux Outardes. L'emplacement se localise sur les lots 670 et 668 du cadastre de Saint-
Malachie d'Ormstown, dans la municipalité d'Ormstown, tel que montré à la figure 11-1. La
construction a obtenu une dérogation aux dispositions applicables à la zone inondable 0-100 ans.
2. Dérogation relative à la construction d'un ouvrage de stockage de déjections
animales dans la zone inondable de la rivière Trout
La dérogation vise la construction d'un ouvrage de stockage de déjections animales au 2610, route
138, emplacement localisé dans la municipalité de Godmanchester, tel que montré à la figure 11-
2. La construction a obtenu une dérogation aux dispositions applicables à la zone inondable 0-100
ans.
Chapitre 11, page 167
3. Dérogation relative à la construction d'un ouvrage de stockage de déjections
animales dans la zone inondable de la rivière des Anglais
La dérogation vise la construction d'un ouvrage de stockage de déjections animales sise au 2077,
chemin de la rivière des Anglais. L'emplacement se localise sur le lot 289, sur le territoire de la
municipalité de Très-Saint-Sacrement, tel que montré à la figure 11-3. La construction a obtenu
une dérogation aux dispositions applicables à la zone de grand courant, avec l'assurance que
l'entrée de l'ouvrage de stockage et les regards d'observation seront construits au-dessus de la cote
de crues de 100 ans qui se situe à 41,20 mètres.
4. Dérogation relative à l'agrandissement d'un bâtiment agricole dans la zone
inondable de la rivière Noire
La dérogation vise l'agrandissement d'un bâtiment agricole pour entreposage d'engrais, de
semences et de machineries agricoles sur la propriété sise au 285, rang de la rivière Noire,
emplacement localisé dans la municipalité de Saint-Chrysostome. Le site de la construction se
localise sur le lot 618 tel que montré à la figure 11-4. La construction a obtenu une dérogation aux
dispositions applicables à la zone inondable de grand courant 2-20 ans et de faible courant 20-100
ans, avec l'assurance que la dalle sera construite au-dessus de la cote de crue de 100 ans qui se
situe à 53,46 mètres.
5. Dérogation relative à la reconstruction du pont de La Fourche dans la zone inondable
de la rivière des Anglais
La dérogation vise la reconstruction du pont de La Fourche, route 138, emplacement localisé dans
la municipalité de Très-Saint-Sacrement. Le site de la construction se localise sur le lot 405 tel que
montré à la figure 11-5. La construction a obtenu une dérogation aux dispositions applicables à la
zone inondable de grand courant 2-20 ans et de faible courant 20-100 ans, avec l'assurance que la
soffite du pont sera construite au-dessus de la cote de crue de 100 ans qui se situe à 37,26 mètres.
6. Dérogation relative à la reconstruction du pont McComb dans la zone inondable de
la rivière des Anglais
La dérogation vise la reconstruction du pont McComb, rang Duncan, localisé dans le canton de
Havelock. La reconstruction implique notamment la démolition complète du pont existant, incluant
le tablier acier-bois, les dispositifs de retenue, les culées et les unités de fondations, la construction
du nouveau pont incluant la construction des unités de fondations (semelles ancrées au roc, culées
et dalle de transition), l'érection de la charpente métallique, le bétonnage de la dalle et des chasse-
roues ainsi que la mise en place des dispositifs de retenue, le remblayage de la structure et de ses
approches, la mise en place de l'empierrement sur les talus et la renaturalisation des lieux. La
portée de la nouvelle structure sera de 22,36 mètres. Les culées du nouveau pont empiètent dans
Chapitre 11, page 168
la zone inondable de grand courant de la rivière des Anglais. La construction a obtenu une
dérogation aux dispositions applicables à la zone inondable de grand courant 2-20 ans et de faible
courant 20-100 ans, avec l'assurance que la soffite du pont sera construite 1 mètre au-dessus de
la cote de crue de 50 ans qui se situe à 58 mètres.
A.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 169
FIGURE 10-1
ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE AUX SAUMONS (DUNDEE)
Chapitre 11, page 170
FIGURE 10-2
ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE LA GUERRE (SAINT-ANICET)
Chapitre 11, page 171
FIGURE 10-3
ZONE D'INONDATION - RUISSEAU COUSINEAU (SAINTE-
BARBE)
-
COURS
D'EAU
GIROUARD
(SAINTE-BARBE)
(SUPPRIMÉ)
S.260-2012, 31/01/2013
Chapitre 11, page 172
FIGURE 10-4
ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE TROUT (GODMANCHESTER,
ELGIN)
Chapitre 11, page 173
FIGURE 10-5
ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE TROUT (GODMANCHESTER,
ELGIN) - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY (GODMANCHESTER, ELGIN,
HUNTINGDON, HINCHINBROOKE)
Chapitre 11, page 174
FIGURE 10-6
ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY (ELGIN,
HINCHINBROOKE) - RIVIÈRE
HINCHINBROOKE
(HINCHINBROOKE)
R.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 175
FIGURE 10-6-1
ZONE
D'INONDATION
-
RIVIÈRE
HINCHINBROOKE
(HINCHINBROOKE)
A.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 176
FIGURE 10-6-2
ZONE
D'INONDATION
-
RIVIÈRE
HINCHINBROOKE
(HINCHINBROOKE)
A.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 177
FIGURE 10-7
ZONE
D'INONDATION
-
RIVIÈRE
HINCHINBROOKE
(HINCHINBROOKE)
Chapitre 11, page 178
FIGURE 10-8
ZONE
D'INONDATION
-
RIVIÈRE
CHÂTEAUGUAY
(HINCHINBROOKE, HUNTINGDON) - RIVIÈRE AUX OUTARDES
(HINCHINBROOKE)
R.270-2014, 21/07/2014; R.345-2024, 09/04/2025
Chapitre 11, page 179
FIGURE 10-9
ZONE
D'INONDATION
-
RIVIÈRE
CHÂTEAUGUAY
(GODMANCHESTER,
HUNTINGDON,
HINCHINBROOKE,
ORMSTOWN) - RIVIÈRE AUX OUTARDES (HINCHINBROOKE)
R.270-2014, 21/07/2014; R.345-2024, 09/04/2025
Chapitre 11, page 180
FIGURE 10-9-1
ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY - RIVIÈRE
AUX
OUTARDES
(DEWITTVILLE,
GODMANCHESTER
ET
ORMSTOWN)
A.296-2017, 11/08/2017
Chapitre 11, page 181
FIGURE 10-10
ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE AUX OUTARDES EST
(HINCHINBROOKE, ORMSTOWN)
Chapitre 11, page 182
FIGURE 10-11
ZONE
D'INONDATION
-
RIVIÈRE
CHÂTEAUGUAY
(ORMSTOWN) - RIVIÈRE AUX OUTARDES (ORMSTOWN)
Chapitre 11, page 183
FIGURE 10-11-1 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY - RIVIÈRE
AUX OUTARDES (ORMSTOWN - SECTEUR CVR)
A.296-2017, 11/08/2017
Chapitre 11, page 184
FIGURE 10-12
ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY (ORMSTOWN,
TRÈS-SAINT-SACREMENT)
Chapitre 11, page 185
FIGURE 10-13
ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY (TRÈS-
SAINT-SACREMENT) - RIVIÈRE DES ANGLAIS (TRÈS-SAINT-
SACREMENT, HOWICK)
R.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 186
FIGURE 10-13-1 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (TRÈS-SAINT-
SACREMENT, HOWICK)
A.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 187
FIGURE 10-14
ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (TRÈS-SAINT-
SACREMENT
R.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 188
FIGURE 10-14-1 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (TRÈS-SAINT-
SACREMENT)
A.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 189
FIGURE 10-15-1 ZONE
D'INONDATION
-
RUISSEAU
NORTON
(SAINT-
CHRYSOSTOME)
R.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 190
FIGURE 10-15-2 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS/RUISSEAU
NORTON (SAINT-CHRYSOSTOME)
R.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 191
FIGURE 10-15-3 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (SAINT-
CHRYSOSTOME)
R.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 192
FIGURE 10-15-4 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (SAINT-
CHRYSOSTOME)
R.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 193
FIGURE 10-15-5 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS/RIVIÈRE
NOIRE (SAINT-CHRYSOSTOME)
R.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 194
FIGURE 10-15-6 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS/RIVIÈRE
NOIRE (SAINT-CHRYSOSTOME)
R.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 195
FIGURE 10-15-7 ZONE
D'INONDATION
-
RIVIÈRE
NOIRE
(SAINT-
CHRYSOSTOME)
R.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 196
FIGURE 10-15-8 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (SAINT-
CHRYSOSTOME)
R.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 197
FIGURE 10-16
ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (SAINT-
CHRYSOSTOME, HAVELOCK)
Chapitre 11, page 198
FIGURE 10-17
ZONE
D'INONDATION
-
RIVIÈRE
CHÂTEAUGUAY
(HUNTINGDON, HINCHINBROOKE, GODMANCHESTER)
R.270-2014, 21/07/2014; R.302-2018, 11/02/2019; R.345-2024, 09/04/2025
Chapitre 11, page 199
FIGURE 10-18
ZONE
D'INONDATION
-
RIVIÈRE
CHÂTEAUGUAY
(ORMSTOWN) - RIVIÈRE AUX OUTARDES (ORMSTOWN)
R.302-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 200
FIGURE 11-1
DÉROGATION DANS LA ZONE INONDABLE (ORMSTOWN) -
PONT DE LA RIVIÈRE AUX OUTARDES (ORMSTOWN)
Chapitre 11, page 201
FIGURE 11-2
DÉROGATION DANS LA ZONE INONDABLE (GODMANCHESTER)
- 2610 ROUTE 138
Chapitre 11, page 202
FIGURE 11-3
DÉROGATION DANS LA ZONE INONDABLE (TRÈS-SAINT-
SACREMENT) - 2077 CHEMIN DE LA RIVIÈRE DES ANGLAIS
Chapitre 11, page 203
FIGURE 11-4
DÉROGATION
DANS
LA
ZONE
INONDABLE
(SAINT-
CHRYSOSTOME) - 285 RANG DE LA RIVIÈRE NOIRE SUD
Chapitre 11, page 204
FIGURE 11-5
DÉROGATION DANS LA ZONE INONDABLE (TRÈS-SAINT-
SACREMENT) - REMPLACEMENT DU PONT DE LA FOURCHE
(P-1758) SUR LA ROUTE 138
Chapitre 11, page 205
FIGURE 11-6
DÉROGATION DANS LA ZONE INONDABLE, CANTON DE
HAVELOCK, PONT MCCOMB, RIVIÈRE DES ANGLAIS
A.293-2017, 02/06/2017
Chapitre 11, page 206
Chapitre 11, page 207
11.3
SUPPRIMÉ
R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.3.1
SUPPRIMÉ
R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.3.2
SUPPRIMÉ
R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.3.3
SUPPRIMÉ
R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.3.4
SUPPRIMÉ
R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025
11.4
DISPOSITIONS RELATIVES À L'AMÉNAGEMENT ET À LA CONSTRUCTION
ADJACENTE À LA RIVE
Afin de contrer l'érosion des rives, il est permis au pied et au sommet des talus dont la pente
moyenne excède 25 %, l'aménagement et la construction aux conditions suivantes :
➢
la construction de bâtiments résidentiels de deux étages ou moins avec une marge de recul
égale à deux fois la hauteur totale du talus à son sommet et deux fois sa hauteur à sa base;
➢
la construction de bâtiments résidentiels de plus de deux étages, de bâtiments non résidentiels
et la construction de routes ou de rues, avec une marge de recul égale à cinq fois la hauteur
totale du talus à son sommet et deux fois sa hauteur à sa base;
➢
les travaux de remblayage au sommet et d'excavation à la base des talus sont interdits.
11.5
DISPOSITIONS RELATIVES AUX AFFECTATIONS DU TERRITOIRE
Cette section a pour but de faciliter l'interprétation des orientations et des objectifs d'aménagement
en précisant les classes d'usages qui sont autorisés par grande affectation.
Chapitre 11, page 208
TABLEAU 26
OCCUPATIONS DU SOL PERMISES SELON LES GRANDES AFFECTATIONS
Classes d'usages
Affectation du
territoire
Résidentielle de
faible densité
Résidentielle de
moyenne et forte
densité
Commerciale et
service
Industrielle
Agricole
Forestière
Récréation
extensive
Récréation intensive
Extraction
Utilité publique
Institutionnelle
Gestion
environnementale
Agricole
X8
-
X1
-
⚫
X
X
X
-
X
-
-
Agricole
X8
-
X
-
⚫
X
X
X
◼2,3
X
-
X
Agroforestière
X8
-
X
-
⚫
⚫
X
X
◼2,3
X
-
X
Centre urbain
⚫
⚫
⚫
⚫
-
-
X
-
-
X
⚫
-
Centre rural
⚫
⚫
⚫
X
-
-
X
-
-
X
⚫
-
Villégiature
⚫
X6
-
-
-
-
⚫
⚫
-
X
-
-
Commerciale de villégiature
X
-
⚫
-
-
-
X
X
-
X
X
-
Résidentielle
⚫
-
-
-
-
-
-
-
-
X
-
-
Commerciale et industrielle
-
-
⚫
⚫
-
-
-
-
-
X
-
-
Conservation
-
-
-
-
-
-
⚫
-
-
X
-
-
Récréation extensive
-
-
-
-
-
-
⚫
-
-
X
-
-
Récréation intensive
X7
-
-
-
-
-
X
⚫
-
X
-
-
Terre publique
-
-
-
-
X
-
-
-
-
X
-
-
Espace désigné:
X
-
X
X
X
-
-
-
-
X
X
-
Zone rurale5
Hameau5
⚫
-
X
-
X
-
-
-
-
X
⚫
-
⚫ VOCATION PRINCIPALE
X CLASSE D'USAGES
COMPATIBLES
◼ CLASSE D'USAGES RELIÉE AUX
RESSOURCES DU MILIEU
- CLASSE D'USAGES NON
COMPATIBLES
Classe d'usages principale favorisée selon les
caractéristiques et les objectifs d'aménagement de chaque
grande affectation du territoire ou d'un espace désigné.
Classe d'usages comprenant les usages qui visent à faciliter
ou à compléter la vocation principale de chaque grande
affectation ou d'un espace désigné.
Classe d'usages qui réfère aux activités reliées à
l'exploitation, le traitement, et la vente en gros ou au détail
des produits agricoles, forestiers ou des matériaux reliés à
l'extraction.
Classe d'usages qui ne permet pas l'atteinte des objectifs
d'aménagement des grandes affectations du territoire ou
d'un espace désigné.
1. Droits acquis
2. Carrière, sablière
3. Ressource eau
4. Dans un hameau ou une
zone rurale la construction
de chemin privée est
interdite.
5. Développement avec plan
d'aménagement d'ensemble
6. Avec réseau d'aqueduc
et/ou d'égout
7. L'usage résidentiel est
exclu dans un établissement
de camping
8. Droits et privilèges de Loi
LPTAA
R.192-2005, 16/06/2005; M.240-2010, 14/05/2010; Procès-verbal de correction Résolution numéro : 6289-01-12; M.270-2014,
21/07/2014; M.292-2017, 23-12-2019; M.345-2024, 09/04/2025
Chapitre 11, page 209
11.5.1
DÉFINITION DES CLASSES D'USAGES
Résidentielle
Cette classe d'usages regroupe les immeubles destinés à des fins d'habitation et comporte deux
classes distinctes :
Résidentielle de faible densité
Comprend les habitations unifamiliales, les maisons mobiles et les chalets dans les territoires non
desservis par l'aqueduc et les égouts.
Résidentielle de moyenne et forte densité
Comprend les maisons en rangées, les habitations bifamiliales, trifamiliales et multifamiliales, dans
les territoires partiellement ou entièrement desservis par l'aqueduc et les égouts.
Commerciale et service
Cette classe d'usages, lorsqu'elle a une vocation principale, comprend les usages et les immeubles
pour fins de vente au détail, de restauration, d'hébergement, de divertissement et de services
personnels et professionnels de même qu'un écocentre et un centre de tri des matières recyclables.
Lorsqu'elle est compatible à l'usage principal, cette classe d'usages comprend les usages et
immeubles commerciaux et de services destinés à répondre aux besoins spécifiques de la clientèle
du voisinage immédiat et vise à compléter la vocation principale.
Lorsqu'autorisé dans un règlement de zonage à titre d'usage mixte aux usages d'habitations, cette
classe d'usages regroupe des activités reliées aux services personnels, professionnels et de vente.
Industrielle
La classe d'usages industrielle comprend les usages et les immeubles destinés à des fins
d'assemblage, de commerce de gros, de réparation et de distribution de produits, de préparation et
de transformation de la matière première.
Agricole
La classe d'usages agricole comprend les usages et les immeubles destinés à des fins de culture du
sol, de serres, d'élevage, d'acériculture, de sylviculture et les ouvrages qui apportent des
améliorations aux conditions des sols.
Forestière
La classe d'usages forestière comprend les usages et les immeubles destinés à une exploitation de
la ressource ligneuse de la forêt et les activités qui contribuent à une mise en valeur de la forêt.
Récréation extensive
Cette classe comprend les usages et les immeubles destinés à des fins de récréation légère tel que
les sentiers pédestres, les sentiers équestres, les sentiers de ski de randonnée, les sentiers de
motoneige, les centres d'interprétation de la nature, les aires d'observation, les pistes d'avions
téléguidés et les aires de pique-nique qui ne nécessitent aucune infrastructures ou équipements.
Récréation intensive
Cette classe comprend les usages et les immeubles destinés à des fins de récréation spécifique à
chacune des grandes affectations.
Extraction
La classe d'usages comprend les usages et les immeubles destinés à des fins d'extraction et qui
présentent des contraintes de bruit, de poussières ou de vibrations susceptibles d'affecter de manière
importante la qualité de vie du voisinage.
Utilité publique
Cette classe comprend les ouvrages et constructions destinés à des fins de services publics
notamment reliés au traitement des eaux usées, ou à l'approvisionnement de l'eau potable, de même
que les réseaux de communication et de télécommunication, d'électricité, de cablo-distribution, les
gazoducs et les constructions qui y sont directement associées.
Chapitre 11, page 210
Institutionnelle
Cette classe comprend les usages et les immeubles destinés à des fins d'administration et de services
publiques, d'éducation, de culture et de santé.
Gestion environnementale
Cette classe d'usages comprend les usages et les bâtiments destinés aux entreprises privées et
publiques de gestion environnementale tel que lieu d'enfouissement technique, dépôt de matériaux
secs, centre de transbordement, plateforme de compostage et entreprise de gestion des boues
usées.
M.292-2017, 23/12/2019
11.5.2
DISPOSITIONS
SPÉCIFIQUES
APPLICABLES
PAR
GRANDES
AFFECTATIONS
Les volontés exprimées par grande affectation complètent les grandes orientations d'aménagement
et précisent la grille des classes d'usages autorisées. Ces énoncés forment le cadre de référence
avec lequel la réglementation municipale devra composer.
11.5.2.1
AGRICOLE
Vocation principale
➢ Agricole3
Classes d'usages compatibles
➢ Résidentielle de faible densité
➢ Récréation intensive1
(liés aux droits et privilèges des articles 31.1 et 40 LPTAA)
➢ Forestière
➢ Utilités publiques2
➢ Récréation extensive
➢ Commerciale et service4
Dispositions spécifiques
➢
1La continuité d'activités d'abord reliée à l'agriculture, ex : producteur de chevaux : centre
équestre, exploitant d'une érablière : cabane à sucre.
➢
2Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau
potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité,
de cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont
autorisées.
➢
3Les commerces et services inhérents à l'activité dominante et servant à assurer la pratique
normale des activités sont autorisés dont les commerces reliés à la production agricole
(pépinières, pisciculture, kiosques de vente de la production, serres, etc.). Cette activité se réalise sur
les lieux mêmes de la production.
Les activités temporaires de vente de semences et d'engrais en complémentarité avec la
production agricole sans qu'elles ne génèrent d'impact supplémentaire.
➢
4Par la gestion des droits acquis le maintien de commerces et services à vocation agricole est
favorisé cependant, l'usage devra être remplacé par un usage de même classe;
➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés :
-
la gestion environnementale;
-
les écocentres;
-
les centres de tri des matières recyclables;
➢ L'hébergement touristique de plein air lié à une entreprise agricole par une entreprise agricole
enregistrée est autorisé comme activité accessoire.
M.292-2017, 23/12/2019; M.345-2024, 09/04/2025
Chapitre 11, page 211
11.5.2.2
AGRICOLE
Vocation principale
➢ Agricole
Classe d'usages compatibles
➢ Résidentielle de faible densité
➢ Récréation intensive
(liés aux droits et privilèges des articles 31,1 et 40 de la LPTAA)
➢ Commerciale et service1
➢ Utilités publiques2
➢ Forestière
➢ Gestion environnementale
➢ Récréation extensive
Classe d'usages reliés aux ressources du milieu
➢ Extraction des ressources
Dispositions spécifiques
➢
1À cause de l'espace qu'elles demandent et des contraintes qu'elles génèrent, ces activités sont
permises (carrières/sablières, sites de matières résiduelles et chenils). Les cimetières automobiles par
la gestion des droits acquis est une activité qui peut être maintenue, extensionnée mais ne peut
être étendu à un autre usage commercial. Sont également autorisés les écocentres et les centres
de tri.
➢
2Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau
potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de
cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont
autorisées;
➢ L'hébergement touristique de plein air lié à une entreprise agricole par une entreprise agricole
enregistrée est autorisé comme activité accessoire.
M.240-2010, 14/05/2010; M.292-2017, 23/12/2019; M.345-2024, 09/04/2025
11.5.2.3
AGROFORESTIÈRE
Vocation principale
➢ Agricole
➢
Forestière
Classe d'usages compatibles
➢ Résidentielle de faible densité
➢ Récréation intensive
(liés aux droits et privilèges des articles 31,1 et 40 de la LPTAA)
➢ Récréation extensive
➢ Utilités publiques1
➢ Commerciale et service2
➢ Gestion environnementale
Classe d'usages reliés aux ressources du milieu
➢ Extraction des ressources
Dispositions spécifiques
➢
1Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau
potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de
cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont
autorisées.
➢
2Les commerces et services qui visent à faciliter et à compléter l'activité dominante et qui servent
à assurer la pratique normale des activités. Sont autorisées les activités reliées à l'agrotourisme
et qui s'inscrivent dans la politique d'aménagement. Sont également autorisés les écocentres et
les centres de tri;
➢
L'hébergement touristique de plein air lié à une entreprise agricole par une entreprise agricole
enregistrée est autorisé comme activité accessoire;
➢ L'usage « usine de béton bitumineux comme usage principal ou accessoire » est prohibé dans
l'affectation « agroforestière ». Cependant, l'usage « lissage » peut bénéficier de droits acquis.
M.240-2010, 14/05/2010; M.292-2017, 23/12/2019; M.345-2024, 09/04/2025
Chapitre 11, page 212
11.5.2.4
CENTRE URBAIN
Vocation principale
➢ Résidentielle de faible densité
➢ Industrielle
➢ Résidentielle de moyenne et forte densité ➢ Institutionnelle
➢ Commerciale et service
Classe d'usages compatibles
➢ Récréation extensive
➢ Utilités publiques
Classe d'usages reliés aux ressources du milieu
➢ Non applicable
Dispositions spécifiques
➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés :
-
L'extraction
-
Les pistes d'avions téléguidés
-
La gestion environnementale
11.5.2.5
CENTRE RURAL
Vocation principale
➢ Résidentielle de faible densité
➢ Commerciale et service
➢ Résidentielle de moyenne et forte densité ➢ Institutionnelle
Classe d'usages compatibles
➢ Industrielle
➢ Utilités publiques
➢ Récréation extensive
Classe d'usages reliés aux ressources du milieu
➢ Non applicable
Dispositions spécifiques
➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés :
-
L'extraction
-
Les pistes d'avions téléguidés
-
La gestion environnementale
11.5.2.6
VILLÉGIATURE
Vocation principale
➢ Résidentielle de faible densité
➢ Résidentielle de moyenne et forte densité1
➢ Récréation extensive
➢ Récréation intensive
Classe d'usages compatibles
➢ Utilités publiques2
Classe d'usages reliés aux ressources du milieu
➢ Non applicable
Dispositions spécifiques
➢
1Avec réseau d'aqueduc et/ou d'égout
➢
2Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau
potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de
cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont autorisées.
➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés :
- L'extraction
- Les pistes d'avions téléguidés
- La gestion environnementale
- Les écocentres et les centres de tri des matières recyclables
M. 292-2017, 23/12/2019
Chapitre 11, page 213
11.5.2.7
COMMERCIALE DE VILLÉGIATURE
Vocation principale
➢ Commerciale et service1
Classe d'usages compatibles
➢ Résidentielle de faible densité
➢ Récréation intensive
➢ Récréation extensive
➢
Institutionnelle2
➢ Utilités publiques
Classe d'usages reliés aux ressources du milieu
➢ Non applicable
Dispositions spécifiques
➢
1 Les commerces et services inhérents à l'activité dominante (résidentielle de villégiature) et qui
servent à assurer la pratique normale des activités sont autorisés : marinas, quais à emplacement
multiple, terrains de golf, activités de restauration, hébergements, stations services, boutiques de
produits de consommation, artisanats, fleuristes, ventes d'accessoires de pêche et chasse,
dépanneurs, etc.);
➢ Cette classe est attribuable uniquement dans le secteur de Dundee, pour le poste frontière de
Dundee;
➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés :
- L'extraction
- Les pistes d'avions téléguidés
- La gestion environnementale
- Les écocentres et les centres de tri des matières recyclables
M. 292-2017, 23/12/2019
11.5.2.8
RÉSIDENTIELLE
Vocation principale
➢ Résidentielle de faible densité
Classe d'usages compatibles
➢ Utilités publiques1
Classe d'usages reliés aux ressources du milieu
➢ Non applicable
Dispositions spécifiques
➢
Les usages autorisés dans l'affectation résidentielle sont liés à la vocation dominante. Les
municipalités devront tenir compte des spécifications des territoires et favoriser le développement
par le plan d'aménagement d'ensemble;
➢
Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés :
-
L'extraction
-
Les pistes d'avions téléguidés
-
La gestion environnementale
➢
1 Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau
potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de
cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont
autorisées.
11.5.2.9
INDUSTRTIELLE
S.270-2014, 21/07/2014
Chapitre 11, page 214
11.5.2.10 COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE
Vocation principale
➢ Industrielle
➢ Commerce de gros, commerce régional, commerce de grande surface, entreprise de
camionnage
Classe d'usages compatibles
➢ Utilités publiques1
Classe d'usages reliés aux ressources du milieu
➢ Non applicable
Dispositions spécifiques
➢
Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés :
- L'extraction
-
Les usages résidentiels
- La gestion environnementale
➢
Les usages commerciaux devront être complémentaires aux usages permis dans les centres
ruraux;
➢
1 Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau
potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de
cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont
autorisées.
11.5.2.11 CONSERVATION
Vocation principale
➢ Récréation extensive, conservation, recherche et éducation
Classe d'usages compatibles
➢ Utilités publiques1
Classe d'usages reliés aux ressources du milieu
➢ Non applicable
Dispositions spécifiques
➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés :
-
Les usages résidentiels
-
La gestion environnementale
-
L'extraction
-
Les pistes d'avions téléguidés
-
Les écocentres et les centres de tri des matières recyclables
➢
1 Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau
potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de
cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont
autorisées;
Pour chacun des territoires désignés par l'affectation conservation, les exigences relatives à ces
territoires sont celles définies par une loi ou la réglementation qui a constitué ces territoires.
M.260-2012, 31/01/2013; M. 292-2017, 23/12/2019; M.337-2023, 20/10/2023
Chapitre 11, page 215
M.292-2017, 23/12/2019
11.5.2.13 RÉCRÉATION INTENSIVE
Vocation principale
➢ Récréation intensive
Classe d'usages compatibles
➢ Utilités publiques1
Classe d'usages reliés aux ressources du milieu
➢ Non applicable
Dispositions spécifiques
➢
Les municipalités devront tenir compte des spécifications des territoires.
➢
1 Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau
potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de
cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont
autorisées.
➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés :
- la gestion environnementale;
- les écocentres;
- les centres de tri des matières recyclables.
M.292-2017, 23/12/2019
11.5.2.12 RÉCRÉATION EXTENSIVE
Vocation principale
➢ Récréation extensive
Classe d'usages compatibles
➢ Utilités publiques1
Classe d'usages reliés aux ressources du milieu
➢ Non applicable
Dispositions spécifiques
➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés :
-
Les usages résidentiels
-
La gestion environnementale
-
L'extraction
-
Les pistes d'avions téléguidés
-
Déblai et remblai (sauf pour les activités autorisées)
-
Les écocentres et les centres de tri des matières recyclables
➢
1 Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau
potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de
cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont
autorisées.
Chapitre 11, page 216
11.5.2.14 TERRE PUBLIQUE
Vocation principale
➢ Utilité publique
Classe d'usages compatibles
➢ Utilités publiques1, agricole
Classe d'usages reliés aux ressources du milieu
➢ Non applicable
Dispositions spécifiques
➢ Parc régional linéaire;
➢
1 Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau
potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de
cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont
autorisées.
➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés :
- la gestion environnementale;
- les écocentres;
- les centres de tri des matières recyclables.
M.260-2012, 31/01/2013; M.292-2017, 23/12/2019; M.345-2024, 09/04/2025
11.6
DISPOSITIONS RELATIVES AUX CENTRES URBAINS ET RURAUX
11.6.1
DISPOSITIONS RELATIVES AUX CENTRES URBAINS
À l'intérieur des centres urbains tels qu'identifiés par les figures 4-1 à 4-4, toute construction projetée
doit être établie sur la rue en bordure de laquelle les services d'aqueduc et d'égouts ont fait l'objet
d'une autorisation ou d'un permis délivré en vertu de la loi ou qu'un règlement décrétant leur
installation soit en vigueur.
Dans le cas où les services d'aqueduc et d'égouts où l'un de ces deux services ne peut être établi
sur la rue en bordure de laquelle une construction projetée où le règlement décrétant leur installation
n'est pas en vigueur, les projets d'alimentation en eau potable et/ou d'épuration des eaux usées de
la construction à être érigée sur le terrain doit être conforme à la Loi sur la qualité de l'Environnement
et aux règlements édictés sous son empire ou aux règlements municipaux portant sur le même
objet.
Font exception à ces dispositions :
➢
les constructions projetées sur une rue existante;
➢
les constructions qui ne requièrent pas l'alimentation en eau potable ni l'évacuation des eaux
usées.
Chapitre 11, page 217
11.6.2
DISPOSITION RELATIVES AUX CENTRES RURAUX
À l'intérieur des centres ruraux tels qu'identifiés par les figures 4-5 à 4-12 toute construction projetée
doit être établie en bordure d'une rue existante ou une rue conforme au plan d'urbanisme de la
municipalité. En autre cas elle devra être comprise dans un plan d'aménagement d'ensemble autorisé
par la municipalité.
11.7
DISPOSITIONS
RELATIVES
À
L'USAGE
DOMESTIQUE
RELIÉ
À
L'HABITATION DE TYPE UNIFAMILIAL
Un usage domestique est autorisé par l'occupant comme usage complémentaire à l'habitation de
type unifamilial seulement, pourvu qu'il réponde aux exigences suivantes :
➢
le nombre maximal de personnes habitant ailleurs que dans la résidence et travaillant dans
celle-ci est de 1 personne;
➢
un maximum de 25 % de la superficie totale de plancher de l'habitation, incluant le sous-sol,
sert à cet usage, cette disposition ne s'applique pas à une garderie en milieu familial;
➢
aucune vente au détail ne se réalise sur place, sauf pour les produits confectionnés sur les
lieux;
➢
aucun étalage n'est visible de l'extérieur de l'habitation;
➢
aucune identification extérieure n'est permise, à l'exception d'une plaque d'au plus 0,56 m2 et
ne comportant aucune réclame pour quelque produit que ce soit;
➢
l'usage est exercé par le propriétaire ou le locataire du bâtiment;
➢
aucune modification de l'architecture de l'habitation n'est visible de l'extérieur;
➢
l'usage autorisé dans une résidence n'est pas considéré comme un immeuble protégé.
M.224-2006, 19/04/2007; M.240-2010, 14/05/2010; M.303-2018, 11/02/2019
11.8
DISPOSITIONS RELATIVES À UN USAGE DOMESTIQUE EXERCÉ DANS
UN BÂTIMENT ACCESSOIRE À L'USAGE HABITATION, EN TERRITOIRE
AGRICOLE
Un usage domestique est autorisé par l'occupant dans la mesure où l'activité s'exerce selon les
exigences suivantes :
➢
le nombre maximal de personnes habitant ailleurs que dans la résidence de cet emplacement
et travaillant à cette activité est de 1 personne;
➢
la superficie totale de plancher ne dépasse 80 m2;
➢
aucune vente au détail ne se réalise sur place, sauf pour les produits confectionnés sur les
lieux;
➢
aucun étalage et entreposage n'est permis à l'extérieur du bâtiment;
Chapitre 11, page 218
➢
aucune identification extérieure n'est permise, à l'exception d'une seule enseigne ou affiche
éclairée par réflexion ne mesurant pas plus de 1 m2 et ne comportant aucune réclame pour
quelque produit que ce soit;
➢
l'usage est exercé par le propriétaire ou le locataire du bâtiment;
➢
l'usage autorisé dans un bâtiment accessoire n'est pas considéré comme un immeuble protégé.
M.224-2006, 19/04/2007
11.8.1
DISPOSITIONS
RELATIVES
À
L'EXPLOITATION
D'UN
USAGE
DOMESTIQUE SUR UN EMPLACEMENT RÉSIDENTIEL EN TERRITOIRE
AGRICOLE À L'EXCLUSION D'UN HAMEAU ET D'UNE ZONE RURALE
En milieu agricole, l'exploitation d'activité dite domestique se pratique souvent avec aisance par
l'espace du lieu et en complémentarité à un usage résidentiel. Cette activité génère un revenu
d'appoint voire même un revenu principal. On pense alors à des activités qui se réalisent
essentiellement à l'extérieur telles le sciage de bois (bois de chauffage, moulin à scie portatif),
producteur d'essence végétale. Cependant, ce type d'activité peut être générateur de nuisance par
le bruit et les odeurs.
La municipalité qui souhaite permettre l'exploitation d'un usage domestique sur un emplacement
résidentiel doit prévoir les dispositions minimales normatives et un règlement sur les usages
conditionnels spécifiant les critères d'aménagement et d'implantation afin de maintenir l'harmonie
dans le milieu agricole et avec les activités agricoles. On comprend que cette activité est
complémentaire et qu'elle ne peut donner droit à un second usage sur un terrain.
Il est autorisé, l'exploitation d'une entreprise en complémentarité à un usage résidentiel, en territoire
agricole, aux conditions suivantes :
➢
l'activité est exercée par l'occupant de l'emplacement résidentiel;
➢
une seule activité domestique peut être dénombrée sur l'emplacement;
➢
le nombre maximal de personnes habitant ailleurs que dans la résidence de cet emplacement
et travaillant à cette entreprise est de 1 personne;
➢
le terrain doit avoir une superficie minimale de 4 645 m2;
➢
20 % du terrain peut être occupé par l'usage avec un maximum de 1 858 m2;
➢
l'activité peut comprendre l'utilisation d'un bâtiment accessoire dont la superficie totale de
plancher est égale ou inférieure à 80 m2;
➢
aucune vente au détail ne se réalise sur place, autre que la vente des produits réalisée sur les
lieux;
➢
aucune identification extérieure n'est permise, à l'exception d'une plaque d'au plus 1 m2 et ne
comportant aucune réclame pour quelque produit que ce soit;
➢
aucune modification de l'architecture de l'habitation.
A.224-2006, 19/04/2007
Chapitre 11, page 219
11.9
DISPOSITIONS RELATIVES À L'IMPLANTATION RÉSIDENTIELLE EN
TERRITOIRE AGRICOLE
En territoire agricole, aucun permis de construction résidentielle ne peut être délivré sauf dans les
cas et aux conditions suivantes:
1. Îlot déstructuré à l'agriculture :
La construction d'une habitation unifamiliale est permise dans un îlot déstructuré à l'agriculture
sous certaines conditions énumérées à l'article 11.9.1. (Ces îlots sont identifiés à l'annexe 7).
2. Agriculteur :
1° La construction d'une habitation unifamiliale ou bifamiliale est permise en zone agricole pour
une personne physique dont la principale occupation est l'agriculture pour y habiter elle-
même, pour ses enfants ou par une personne morale ou une société d'exploitation agricole
pour abriter son actionnaire ou sociétaire dont la principale occupation est l'agriculture ou
un employé affecté aux activités agricoles de l'exploitation et;
2° La construction est érigée sur un lot dont la personne physique, la personne morale ou la
société est propriétaire et où est exercée la principale activité d'agriculture.
3. Lots ayant une superficie d'au moins cent (100) hectares :
La construction d'une habitation unifamiliale sur un lot ou des lots contigus dont la superficie
forme au moins un ensemble d'au moins 100 hectares situés en zone agricole est permise sur
une superficie n'excédant pas un demi-hectare.
4. Autorisation de la Commission antérieure au 19 mars 2004 :
La construction d'une habitation unifamiliale est permise sur un lot non encore construit pour
lequel la Commission de la protection du territoire agricole a accordé une autorisation de
construire une habitation unifamiliale avant le 19 mars 2004, date d'entrée en vigueur du
règlement de contrôle intérimaire 178-2004. La construction de l'habitation devra respecter les
conditions émises par la Commission de protection du territoire agricole.
Dans chacun des cas la construction de l'habitation devra respecter toute loi, réglementation,
décision, politique, entente ou autres applicables au moment de la demande de permis.
Chapitre 11, page 220
5. Reconstruction d'une résidence en territoire agricole :
La construction d'une habitation unifamiliale est permise pour donner suite à un avis de
conformité valide émis par la Commission de la protection du territoire agricole permettant la
reconstruction d'une résidence érigée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des
activités agricoles, articles 31, 101 et 103.
6. Cas de demandes recevables relativement à l'habitation unifamiliale en territoire
agricole :
Une demande à la Commission de la protection du territoire agricole est recevable relativement
à l'implantation d'une habitation unifamiliale dans les cas suivants:
1° Pour déplacer, sur la même unité foncière, une résidence autorisée par la Commission de la
protection du territoire agricole ou bénéficiant des droits acquis en vertu de la Loi sur la
protection du territoire et des activités agricoles, articles 31, 101 et 103, à l'extérieur de la
superficie bénéficiant de ces droits;
2° Pour permettre la conversion à des fins résidentielles d'une parcelle de terrain bénéficiant de
droits acquis commerciaux, institutionnels et industriels en vertu de la Loi sur la protection
du territoire et des activités agricoles, articles 101 et 103.
7. Secteur agricole forestier :
La construction d'une habitation unifamiliale est permise dans un secteur agricole forestier. (Les
secteurs agricoles forestiers sont illustrés à l'annexe 4).
L'habitation unifamiliale est permise aux conditions suivantes :
1° Une seule habitation est autorisée par unité foncière;
2° La superficie utile aux fins résidentielles est de 5 000 m2. Cette superficie, inclut, s'il y a lieu,
tout chemin d'accès d'une largeur minimum de 5 mètres;
3° Il ne peut y avoir plus d'un usage par unité foncière;
4° La construction est implantée sur une unité foncière vacante d'une superficie de 20 hectares
et plus, publiée au registre foncier depuis le 10 juin 2009 ou remembrée de telle sorte à
atteindre la superficie minimale de 20 hectares par l'addition des superficies de 2 ou plusieurs
unités foncières vacantes, tel que publié au registre foncier depuis le 10 juin 2009;
5° La marge de recul latérale à respecter entre la résidence et une ligne de propriété non
résidentielle est de 30 mètres. Par ailleurs, une distance de 75 mètres de marge de recul
sera respectée par rapport à un champ en culture sur une propriété voisine.
6° L'implantation de la résidence doit respecter une distance séparatrice d'un établissement de
production animale le plus rapproché, le tout selon le tableau suivant :
Chapitre 11, page 221
Type de production
Unités animales
Distance minimale
requise (m)
Bovine
1 à 225
150
Bovine (engraissement)
1 à 400
182
Laitière
1 à 225
132
Porcine (maternité)
1 à 225
236
Porcine (engraissement)
1 à 599
322
Porcine (maternité et engraissement)
1 à 330
267
Poulet
1 à 225
236
Autres productions
1 à 225
150
Lorsque le nombre d'unités animales dépasse le nombre indiqué au tableau, c'est la distance calculée
au règlement qui prévaut.
À la suite de l'implantation d'une nouvelle résidence, un établissement d'élevage existant pourra être
agrandi ou le type d'élevage modifié, de même que le nombre d'unités animales pourra être
augmenté, sans contrainte additionnelle.
Afin d'assurer que la nouvelle résidence, construite en vertu de l'article 59 de la LPTAA, n'engendre
une déstructuration du milieu, elle ne pourra être détachée de la propriété ou la partie de la propriété
conservée avec la résidence ne devra être inférieure à 20 hectares.
De plus, lorsqu'une unité foncière admissible se trouve en partie dans un secteur agricole forestier
et dans une affectation agricole, c'est la superficie totale de la propriété qui compte pour la superficie
minimale requise; cependant la résidence doit être implantée à l'intérieur du secteur agricole
forestier.
Une demande d'autorisation à la Commission de la protection du territoire agricole reste recevable,
dans la situation où une unité foncière de 20 hectares et plus, localisée dans un secteur agricole
forestier identifié au plan de l'annexe 4, est devenue vacante après le 10 juin 2009 et où une activité
agricole substantielle est déjà mise en place, et ayant reçu l'appui de la MRC et de l'UPA. Dans ce
cas, la résidence sera permise aux conditions précitées.
A.240-2010, 14/05/2010; M.272-2014, 21/07/2014
11.9.1
DISPOSITIONS
PARTICULIÈRES
RELATIVES
AUX
ÎLOTS
DÉSTRUCTURÉS EN TERRITOIRE AGRICOLE
Règle générale, les îlots sont désignés aux fins de permettre l'usage résidentiel. Une seule habitation
unifamiliale est autorisée par lot à construire et le permis de construction peut être délivré sans
produire une demande d'autorisation à CPTA. La construction doit respecter distante de 30 mètres
d'un verger en production agricole. Dans un îlot il est interdit de lotir une rue privée. (Ces îlots sont
illustrés à l'annexe 7).
Chapitre 11, page 222
Il y a trois types d'îlots déstructurés à l'agriculture :
1. L'îlot avec morcellement, ce type identifie les îlots 1 à 82;
2. L'îlot sans morcellement et vacant, ce type identifie les îlots 83, 84 et 85;
3.
L'îlot traversant, ce type identifie l'îlot 86.
A.240-2010, 14/05/2010; R.272-2014, 21/07/2014
11.9.1.1
ÎLOT DE TYPE AVEC MORCELLEMENT
Dans le cas d'un îlot de type avec morcellement, le lotissement, le morcellement et l'aliénation sont
autorisés.
A.272-2014, 21/07/2014
11.9.1.2
ÎLOT DE TYPE SANS MORCELLEMENT
Dans le cas d'un îlot sans morcellement, le morcellement visant à créer un lot à construire à l'usage
d'une résidence est interdit. Une seule résidence peut être construite par unité foncière vacante au
10 avril 2013 et demeurée vacante depuis cette date.
A.272-2014, 21/07/2014
11.9.1.3
ÎLOT DE TYPE TRAVERSANT
Dans le cas de l'îlot traversant, le lotissement, le morcellement et l'aliénation sont autorisés.
Toutefois, le lotissement doit :
1.
être perpendiculaire à la rivière et à la route;
2.
avoir un frontage sur la route.
A.240-2010, 14/05/2010; A.272-2014, 21/07/2014
11.9.2
BILAN ANNUEL RELATIF À LA CONSTRUCTION RÉSIDENTIELLE AU
SEIN DES ÎLOTS DÉSTRUCTURÉS
Les municipalités devront inclure dans leurs règlements une disposition obligeant l'inspecteur des
bâtiments à fournir à la MRC, un rapport au 31 décembre de chaque année, comprenant le nombre
de résidences construites au sein de la limite de leurs îlots déstructurés respectifs ainsi que les
informations pertinentes relatives au suivi de l'entente, tels les numéros de lot et le cadastre.
Les données transmises par les municipalités seront colligées par la MRC sous la forme d'un bilan et
transmises aux autorités concernées.
A.240-2010, 14/05/2010; R.272-2014, 21/07/2014
Chapitre 11, page 223
11.10
DISPOSITIONS
NORMATIVES
RELATIVES
AUX
INSTALLATIONS
D'ÉLEVAGE ET AUX LIEUX D'ENTREPOSAGE ET D'ÉPANDAGE D'ENGRAIS
Les dispositions suivantes visent à établir un procédé pour déterminer des distances séparatrices
aptes à favoriser une cohabitation harmonieuse des usages en zone agricole.
R.272-2014, 21/07/2014
11.10.1 DISPOSITIONS APPLICABLES AUX INSTALLATIONS D'ÉLEVAGE
11.10.1.1
RÈGLE GÉNÉRALE AUX INSTALLATIONS D'ÉLEVAGE
L'installation d'élevage est permise lorsqu'elle rencontre les distances séparatrices et les règles
spécifiques qui s'y appliquent.
Les distances séparatrices sont obtenues en multipliant entre eux les paramètres B, C, D, E, F et G.
Ces paramètres sont les suivants :
Le paramètre A est le nombre maximum d'unités animales gardées au cours d'un cycle annuel de
production. Il sert à la détermination du paramètre B. On l'établit à l'aide du tableau 27-1.
TABLEAU 27-1 NOMBRE D'UNITÉS ANIMALES (PARAMÈTRE A)
Groupe ou catégorie d'animaux
Nombre d'animaux
équivalent à une unité
animale
Vache ou taure, taureau, cheval
1
Veau ou génisse de 225 à 500 kg
2
Veau de moins de 225 kg chacun
5
Porc d'élevage d'un poids de 20 à 100 kg chacun
5
Truies et porcelets non sevrés dans l'année
4
Porcelets d'un poids inférieur à 20 kg chacun
25
Poules pondeuses ou coqs
125
Poulets à griller
250
Poulettes en croissance
250
Dindes de plus de 13 kg chacune
50
Dindes de 8,5 à 10 kg chacune
75
Dindes de 5 à 5,5 kg chacune
100
Visons femelles excluant les mâles et les petits
100
Renards femelles excluant les mâles et les petits
40
Moutons et les agneaux de l'année
4
Chèvres et les chevreaux de l'année
6
Lapins femelles excluant les mâles et les petits
40
Cailles
1 500
Faisans
300
Aux fins de la détermination du paramètre A, sont équivalents à une unité animale les animaux
figurant dans le tableau ci-haut en fonction du nombre prévu. Pour toutes autre espèce animale,
un animal d'un poids égal ou supérieur à 500 kilogrammes ou un groupe d'animaux de cette espèce
dont le poids total est de 500 kilogrammes équivaut à une unité animale. Lorsqu'un poids est
indiqué, il s'agit du poids de l'animal prévu à la fin de la période d'élevage.
Chapitre 11, page 224
Le paramètre B, est celui des distances de base. Il est établi en recherchant au tableau 27-2 la
distance de base correspondant à la valeur calculée pour le paramètre
TABLEAU 27-2 DISTANCES DE BASE (PARAMÈTRE B)
U.A
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
1
86
51
297
101
368
151
417
201
456
251
489
301
518
351
544
401
567
451
588
2
107
52
299
102
369
152
418
202
457
252
490
302
518
352
544
402
567
452
588
3
122
53
300
103
370
153
419
203
458
253
490
303
519
353
544
403
568
453
589
4
133
54
302
104
371
154
420
204
458
254
491
304
520
354
545
404
568
454
589
5
143
55
304
105
372
155
421
205
459
255
492
305
520
355
545
405
568
455
590
6
152
56
306
106
373
156
421
206
460
256
492
306
521
356
546
406
569
456
590
7
159
57
307
107
374
157
422
207
461
257
493
307
521
357
546
407
569
457
590
8
166
58
309
108
375
158
423
208
461
258
493
308
522
358
547
408
570
458
591
9
172
59
311
109
377
159
424
209
462
259
494
309
522
359
547
409
570
459
591
10
178
60
312
110
378
160
425
210
463
260
495
310
523
360
548
410
571
460
592
11
183
61
314
111
379
161
426
211
463
261
495
311
523
361
548
411
571
461
592
12
188
62
315
112
380
162
426
212
464
262
496
312
524
362
549
412
572
462
592
13
193
63
317
113
381
163
427
213
465
263
496
313
524
363
549
413
572
463
593
14
198
64
319
114
382
164
428
214
465
264
497
314
525
364
550
414
572
464
593
15
202
65
320
115
383
165
429
215
466
265
498
315
525
365
550
415
573
465
594
16
206
66
322
116
384
166
430
216
467
266
498
316
526
366
551
416
573
466
594
17
210
67
323
117
385
167
431
217
467
267
499
317
526
367
551
417
574
467
594
18
214
68
325
118
386
168
431
218
468
268
499
318
527
368
552
418
574
468
595
19
218
69
326
119
387
169
432
219
469
269
500
319
527
369
552
419
575
469
595
20
221
70
328
120
388
170
433
220
469
270
501
320
528
370
553
420
575
470
596
21
225
71
329
121
389
171
434
221
470
271
501
321
528
371
553
421
575
471
596
22
228
72
331
122
390
172
435
222
471
272
502
322
529
372
554
422
576
472
596
23
231
73
332
123
391
173
435
223
471
273
502
323
530
373
554
423
576
473
597
24
234
74
333
124
392
174
436
224
472
274
503
324
530
374
554
424
577
474
597
25
237
75
335
125
393
175
437
225
473
275
503
325
531
375
555
425
577
475
598
26
240
76
336
126
394
176
438
226
473
276
504
326
531
376
555
426
578
476
598
27
243
77
338
127
395
177
438
227
474
277
505
327
532
377
556
427
578
477
598
28
246
78
339
128
396
178
439
228
475
278
505
328
532
378
556
428
578
478
599
29
249
79
340
129
397
179
440
229
475
279
506
329
533
379
557
429
579
479
599
30
251
80
342
130
398
180
441
230
476
280
506
330
533
380
557
430
579
480
600
31
254
81
343
131
399
181
442
231
477
281
507
331
534
381
558
431
580
481
600
32
256
82
344
132
400
182
442
232
477
282
507
332
534
382
558
432
580
482
600
33
259
83
346
133
401
183
443
233
478
283
508
333
535
383
559
433
581
483
601
34
261
84
347
134
402
184
444
234
479
284
509
334
535
384
559
434
581
484
601
35
264
85
348
135
403
185
445
235
479
285
509
335
536
385
560
435
581
485
602
36
266
86
350
136
404
186
445
236
480
286
510
336
536
386
560
436
582
486
602
37
268
87
351
137
405
187
446
237
481
287
510
337
537
387
560
437
582
487
602
38
271
88
352
138
406
188
447
238
481
288
511
338
537
388
561
438
583
488
603
39
273
89
353
139
406
189
448
239
482
289
511
339
538
389
561
439
583
489
603
40
275
90
355
140
407
190
448
240
482
290
512
340
538
390
562
440
583
490
604
41
277
91
356
141
408
191
449
241
483
291
512
341
539
391
562
441
584
491
604
42
279
92
357
142
409
192
450
242
484
292
513
342
539
392
563
442
584
492
604
43
281
93
358
143
410
193
451
243
484
293
514
343
540
393
563
443
585
493
605
44
283
94
359
144
411
194
451
244
485
294
514
344
540
394
564
444
585
494
605
45
285
95
361
145
412
195
452
245
486
295
515
345
541
395
564
445
586
495
605
46
287
96
362
146
413
196
453
246
486
296
515
346
541
396
564
446
586
496
606
47
289
97
363
147
414
197
453
247
487
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450
588
500
607
Source :
Adapté de l'Association des ingénieurs allemands VDI 3471.
Chapitre 11, page 225
TABLEAU 27-2
DISTANCES DE BASE (PARAMÈTRE B) 1 (SUITE)
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755
1 Source : Adapté de l'Association des ingénieurs allemands VDI 3471.
Chapitre 11, page 226
1 Source : Adapté de l'Association des ingénieurs allemands VDI 3471.
TABLEAU 27-2
DISTANCES DE BASE (PARAMÈTRE B) 1 (SUITE)
U.A.
m.
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841
1461
850
1012
758
1062
769
1112
780
1162
791
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802
1262
812
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822
1362
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1473
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1024
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1174
794
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804
1274
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1324
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1424
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1477
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1228
805
1278
815
1328
825
1378
835
1428
844
1478
853
1029
762
1079
773
1129
784
1179
795
1229
805
1279
815
1329
825
1379
835
1429
844
1479
854
1030
762
1080
773
1130
784
1180
795
1230
806
1280
816
1330
826
1380
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1430
845
1480
854
1031
762
1081
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1131
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1181
795
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1281
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1481
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1082
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1132
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1282
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1332
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1382
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1432
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1482
854
1033
763
1083
774
1133
785
1183
796
1233
806
1283
816
1333
826
1383
836
1433
845
1483
854
1034
763
1084
774
1134
785
1184
796
1234
806
1284
816
1334
826
1384
836
1434
845
1484
854
1035
763
1085
774
1135
785
1185
796
1235
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1285
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1335
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1435
845
1485
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1036
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1087
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1187
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1387
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1487
855
1038
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1088
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1138
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1188
797
1238
807
1288
817
1338
827
1388
837
1438
846
1488
855
1039
764
1089
775
1139
786
1189
797
1239
807
1289
817
1339
827
1389
837
1439
846
1489
855
1040
764
1090
776
1140
787
1190
797
1240
808
1290
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1340
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1390
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1490
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1041
764
1091
776
1141
787
1191
797
1241
808
1291
818
1341
828
1391
837
1441
847
1491
856
1042
765
1092
776
1142
787
1192
798
1242
808
1292
818
1342
828
1392
837
1442
847
1492
856
1043
765
1093
776
1143
787
1193
798
1243
808
1293
818
1343
828
1393
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1443
847
1493
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1044
765
1094
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1144
787
1194
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1244
808
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1344
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1394
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847
1494
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1095
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1097
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1197
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1198
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1348
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1398
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848
1499
857
1050
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1100
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789
1200
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1250
810
1300
820
1350
829
1400
839
1450
848
1500
857
Chapitre 11, page 227
1 Source :
Adapté de l'Association des ingénieurs allemands VDI 3471.
TABLEAU 27-2
DISTANCES DE BASE (PARAMÈTRE B) 1 (SUITE)
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
1501
857
1551
866
1601
875
1651
884
1701
892
1751
900
1801
908
1851
916
1901
923
1951
931
1502
858
1552
867
1602
875
1652
884
1702
892
1752
900
1802
908
1852
916
1902
924
1952
931
1503
858
1553
867
1603
875
1653
884
1703
892
1753
900
1803
908
1853
916
1903
924
1953
931
1504
858
1554
867
1604
876
1654
884
1704
892
1754
900
1804
908
1854
916
1904
924
1954
931
1505
858
1555
867
1605
876
1655
884
1705
892
1755
901
1805
909
1855
916
1905
924
1955
932
1506
858
1556
867
1606
876
1656
884
1706
893
1756
901
1806
909
1856
917
1906
924
1956
932
1507
859
1557
867
1607
876
1657
885
1707
893
1757
901
1807
909
1857
917
1907
924
1957
932
1508
859
1558
868
1608
876
1658
885
1708
893
1758
901
1808
909
1858
917
1908
925
1958
932
1509
859
1559
868
1609
876
1659
885
1709
893
1759
901
1809
909
1859
917
1909
925
1959
932
1510
859
1560
868
1610
877
1660
885
1710
893
1760
901
1810
909
1860
917
1910
925
1960
932
1511
859
1561
868
1611
877
1661
885
1711
893
1761
902
1811
910
1861
917
1911
925
1961
933
1512
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1562
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1612
877
1662
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1712
894
1762
902
1812
910
1862
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1912
925
1962
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1513
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1563
868
1613
877
1663
886
1713
894
1763
902
1813
910
1863
918
1913
925
1963
933
1514
860
1564
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1614
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1664
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1714
894
1764
902
1814
910
1864
918
1914
925
1964
933
1515
860
1565
869
1615
877
1665
886
1715
894
1765
902
1815
910
1865
918
1915
926
1965
933
1516
860
1566
869
1616
878
1666
886
1716
894
1766
902
1816
910
1866
918
1916
926
1966
933
1517
860
1567
869
1617
878
1667
886
1717
894
1767
903
1817
910
1867
918
1917
926
1967
933
1518
861
1568
869
1618
878
1668
886
1718
895
1768
903
1818
911
1868
918
1918
926
1968
934
1519
861
1569
870
1619
878
1669
887
1719
895
1769
903
1819
911
1869
919
1919
926
1969
934
1520
861
1570
870
1620
878
1670
887
1720
895
1770
903
1820
911
1870
919
1920
926
1970
934
1521
861
1571
870
1621
878
1671
887
1721
895
1771
903
1821
911
1871
919
1921
927
1971
934
1522
861
1572
870
1622
879
1672
887
1722
895
1772
903
1822
911
1872
919
1922
927
1972
934
1523
861
1573
870
1623
879
1673
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1723
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916
1900
923
1950
931
2000
938
Chapitre 11, page 228
TABLEAU 27-2
DISTANCES DE BASE (PARAMÈTRE B) 1 (SUITE)
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972
2285
978
2335
985
2385
992
2435
998
2485 1004
2036
944
2086
951
2136
958
2186
965
2236
972
2286
978
2336
985
2386
992
2436
998
2486 1005
2037
944
2087
951
2137
958
2187
965
2237
972
2287
979
2337
985
2387
992
2437
998
2487 1005
2038
944
2088
951
2138
958
2188
965
2238
972
2288
979
2338
985
2388
992
2438
998
2488 1005
2039
944
2089
951
2139
958
2189
965
2239
972
2289
979
2339
986
2389
992
2439
999
2489 1005
2040
944
2090
951
2140
958
2190
965
2240
972
2290
979
2340
986
2390
992
2440
999
2490 1005
2041
944
2091
952
2141
959
2191
966
2241
972
2291
979
2341
986
2391
992
2441
999
2491 1005
2042
944
2092
952
2142
959
2192
966
2242
973
2292
979
2342
986
2392
993
2442
999
2492 1005
2043
945
2093
952
2143
959
2193
966
2243
973
2293
979
2343
986
2393
993
2443
999
2493 1005
2044
945
2094
952
2144
959
2194
966
2244
973
2294
980
2344
986
2394
993
2444
999
2494 1006
2045
945
2095
952
2145
959
2195
966
2245
973
2295
980
2345
986
2395
993
2445
999
2495 1006
2046
945
2096
952
2146
959
2196
966
2246
973
2296
980
2346
986
2396
993
2446
999
2496 1006
2047
945
2097
952
2147
959
2197
966
2247
973
2297
980
2347
987
2397
993
2447 1000 2497 1006
2048
945
2098
952
2148
960
2198
967
2248
973
2298
980
2348
987
2398
993
2448 1000 2498 1006
2049
945
2099
953
2149
960
2199
967
2249
973
2299
980
2349
987
2399
993
2449 1000 2499 1006
2050
946
2100
953
2150
960
2200
967
2250
974
2300
980
2350
987
2400
994
2450 1000 2500 1006
1 Source : Adapté de l'Association des ingénieurs allemands VDI 3471
Chapitre 11, page 229
Le paramètre C, est celui du potentiel d'odeur. Le tableau 27-3 présente le potentiel d'odeur selon
le groupe ou la catégorie d'animaux en cause.
Le paramètre D correspond au type de fumier. Le tableau 27-4 fournit la valeur de ce paramètre en
regard au mode de gestion des engrais de ferme.
TABLEAU 27-4 TYPE DE FUMIER (PARAMÈTRE D)
Mode de gestion des engrais de ferme
Paramètre D
Gestion solide
- Bovins laitiers et de boucherie, chevaux, moutons
chèvres
- Autres groupes ou catégories d'animaux
0,6
0,8
Gestion liquide
- Bovins laitiers et de boucherie
- Autres groupes et catégories d'animaux
0,8
1,0
TABLEAU 27-3 COEFFICIENT D'ODEUR (PARAMÈTRE C)
Groupe ou catégorie d'animaux
Paramètre C
Bovins de boucherie
- dans un bâtiment fermé
- sur une aire d'alimentation extérieure
0,7
0,8
Bovins laitiers
0,7
Canards
0,7
Chevaux
0,7
Chèvres
0,7
Dindons
- dans un bâtiment fermé
- sur une aire d'alimentation extérieure
0,7
0,8
Lapins
0,8
Moutons
0,7
Porcs
1,0
Poulets
- poules pondeuses en cage
- poules pour la reproduction
- poules à griller / gros poulets
- poulettes
0,8
0,8
0,7
0.7
Renards
1,1
Veaux lourds
- veaux de lait
- veaux de grain
1,0
0,8
Visons
1,1
Autres espèces animales
0,8
Chapitre 11, page 230
Le paramètre E est celui du type de projet. Le tableau 27-5 fournit la valeur de ce paramètre.
TABLEAU 27-5 TYPE DE PROJET (PARAMÈTRE E)
Augmentation*
jusqu'à ... (u.a.)
Paramètre E
Augmentation
Jusqu'à ...
(u.a.)
Paramètre E
10 ou moins
0,50
141-145
0,68
11-20
0,51
146-150
0,69
21-30
0,52
151-155
0,70
31-40
0,53
156-160
0,71
41-50
0,54
161-165
0,72
51-60
0,55
166-170
0,73
61-70
0,56
171-175
0,74
71-80
0,57
176-180
0,75
81-90
0,58
181-185
0,76
91-100
0,59
186-190
0,77
101-105
0,60
191-195
0,78
106-110
0,61
196-200
0,79
111-115
0,62
201-205
0,80
116-120
0,63
206-210
0,81
121-125
0,64
211-215
0,82
126-130
0,65
216-220
0,83
131-135
0,66
221-225
0,84
136-140
0,67
226 et plus/ou nouveau
projet**
1,00
*
À considérer selon le nombre total d'animaux auquel on veut porter le troupeau, qu'il y ait ou non agrandissement
ou construction de bâtiment.
** Nouveau projet : Nouvelle installation d'élevage
Chapitre 11, page 231
Le paramètre F est le facteur d'atténuation. Ce paramètre figure au tableau 27-6. Il permet d'intégrer
l'effet d'atténuation des odeurs résultant de la technologie utilisée.
TABLEAU 27-6 FACTEURS D'ATTÉNUATION (PARAMÈTRE F)
Technologie
Paramètre F
(F = F1 x F2)
Toiture sur lieu d'entreposage
- absente;
F1
1,0
- rigide permanente;
0,7
- temporaire (couche de tourbe, couche de plastique).
0,9
Ventilation
- naturelle et forcée avec multiples sorties d'air;
F2
1,0
- forcée avec sorties d'air regroupées et sorties de l'air au-
dessus du toit;
0,9
- forcée avec sorties d'air regroupées et traitement de l'air
avec laveurs d'air ou filtres biologiques.
0,8
Autres technologies
- les nouvelles technologies peuvent être utilisées pour
réduire les distances lorsque leur efficacité est prouvée.
F3
facteur à déterminer lors de
l'accréditation
Le paramètre G est le facteur d'usage. Il varie selon le type d'unité de voisinage considéré. La valeur
de ce facteur est indiquée au tableau 27-7.
TABLEAU 27-7 FACTEURS D'USAGE (PARAMÈTRE G)
Champ d'application
Charge
d'odeur
inférieure à 1
Charge d'odeur
égale ou
supérieure à 1
immeuble protégé
1,0
1,5
maison d'habitation
0,5
0,5
périmètre d'urbanisation
1,5
2,01
zone de villégiature
-
2,0
terrain de golf
-
1,0
1
Lorsque l'installation d'élevage est visée par l'article 11.10.2, entre la distance obtenue en
utilisant le facteur G et la règle liée au zonage des productions, la distance la plus éloignée
doit être appliquée.
A.272-2014, 21/07/2014; R. 272-2014, 21/07/2014
Chapitre 11, page 232
11.10.2 RÈGLES AUX INSTALLATIONS D'ÉLEVAGE DONT LA CHARGE D'ODEUR
EST ÉGALE OU SUPÉRIEURE À 1, À PROXIMITÉ D'UN PÉRIMÈTRE
D'URBANISATION
Des règles spécifiques sont applicables pour contrer les inconvénients reliés aux odeurs inhérentes
aux installations d'élevage à forte charge d'odeur à proximité des périmètres d'urbanisation.
Dans une distance minimale d'un périmètre d'urbanisation, sous réserve de dispositions
inconciliables, il est exigé :
TABLEAU 28
ZONAGE DES PRODUCTIONS - UNITÉS D'ÉLEVAGE
Distance minimale
Nombre d'unités animales
0 - 450 mètres
aucune production à fort coefficient d'odeur
451 mètres
1 u.a. et plus
Dans les vents dominants
0 - 900 mètres
aucune production à fort coefficient d'odeur
901 - 1124 mètres
1 à 200 u.a.
1 125 mètres
201 u.a. et plus
Ces distances sont illustrées à la carte « zonage relatif à la gestion des odeurs en territoire agricole »
(voir annexe 6).
M.272-2014, 21/07/2014
11.10.2.1
CATÉGORIES ET TYPES D'ÉLEVAGES VISÉS
Les catégories et types d'élevages présentant une forte charge d'odeur sont les porcs, les renards,
les visons et les veaux de lait.
A.272-2014, 21/07/2014
11.10.2.2
RÈGLE SPÉCIFIQUE EN RAISON DES VENTS DOMINANTS AUX
INSTALLATIONS D'ÉLEVAGE DONT LA CHARGE D'ODEUR EST ÉGALE
OU SUPÉRIEURE À 1
Lorsqu'une nouvelle installation d'élevage se localise dans la direction des vents dominants celle-ci
doit s'implanter selon les normes de localisation précisées au tableau 29.
Chapitre 11, page 233
TABLEAU 29
NORMES DE LOCALISATION POUR UNE INSTALLATION D'ÉLEVAGE OU UN ENSEMBLE D'INSTALLATIONS
D'ÉLEVAGE EN REGARD D'UNE MAISON D'HABITATION OU D'UN IMMEUBLE PROTÉGÉ EXPOSÉS AUX
VENTS DOMINANTS D'ÉTÉ (LES DISTANCES LINÉAIRES SONT EXPRIMÉES EN MÈTRES)
Renards et visons dans un bâtiment
Élevage de suidés
Élevage de porcs (maternité) et veaux de lait
Nature du
projet
Limite
maximale
d'unités
animales
permises1
Nombre
total2
d'unités
animales
Distance de
tout immeuble
protégé
exposé3
Distance de
toute maison
d'habitation
exposée
Limite
maximale
d'unités
animales
permises1
Nombre
total2
d'unités
animales
Distance
de tout
immeuble
protégé
exposé3
Distance de
toute
maison
d'habitation
exposée
Limite
maximale
d'unités
animales
permises1
Nombre total2
d'unités
animales
Distance de tout
immeuble
protégé exposé3
Distance de
toute
maison
d'habitation
exposée
Nouvelle
installation
d'élevage
ou
ensemble
d'installation
s d'élevage
1 à 80
81 - 160
161 - 320
321 -- 480
≥ 480
450
675
900
1 125
3/u.a.
300
450
600
750
2/u.a.
1 à 200
201 - 400
401 - 600
≥ 601
900
1 125
1 350
2,25/ua
600
750
900
1,5/ua
0,25 à 50
51 - 75
76 - 125
126 - 250
251 - 375
≥ 376
450
675
900
1 125
1 350
3,6/ua
300
450
600
750
900
2,4/ua
Remplacem
ent du type
d'élevage
480
1 à 80
81 - 160
161 - 320
321 -- 480
450
675
900
1 125
300
450
600
750
200
1 à 50
51 - 100
101 - 200
450
675
900
300
450
600
200
0,25 à 30
31 - 60
61 - 125
126 - 200
300
450
900
1 125
200
300
600
750
Accroissem
ent
480
1 à 40
41 - 80
81 --160
161 -- 320
321 -- 480
300
450
675
900
1 125
200
300
450
600
750
200
1 à 40
41 - 100
101 - 200
225
450
675
150
300
450
200
0,25 à 30
31 - 60
61 - 125
126 - 200
300
450
900
1 125
200
300
600
750
A.272-2014, 21/07/2014
1
Dans l'application des normes de localisation prévues à la présente annexe, un projet qui excède la limite maximale d'unités animales visée à cette annexe doit être considéré comme un nouvel
établissement de production animale.
2
Nombre total : la quantité d'animaux contenus dans l'installation d'élevage ou l'ensemble d'installations d'élevage d'une unité d'élevage y compris les animaux qu'on prévoit ajouter. Lorsqu'on
élève ou projette d'élever deux ou plusieurs types d'animaux dans une même unité d'élevage, on a recours aux normes de localisation qui régissent le type d'élevage qui comporte le plus grand
nombre d'unités animales, sous réserve que ces normes ne peuvent être inférieures à celles qui s'appliqueraient si le nombre d'unités animales était pris séparément pour chaque espèce. Pour
déterminer les normes de localisation qui s'appliquent, on additionne le nombre total d'unités animales de l'unité d'élevage et on applique le total ainsi obtenu au type d'élevage majoritaire en
nombre d'unités animales.
3
Exposé : qui est situé à l'intérieur de l'aire formée par deux lignes droites parallèles imaginaires prenant naissance à 100 mètres des extrémités d'un établissement de production animale et
prolongées à l'infini dans la direction prise par un vent dominant d'été, soit un vent soufflant plus de 25% du temps dans une direction durant les mois de juin, juillet et août réunis, tel qu'évalué
à la station météorologique la plus représentative de l'emplacement d'un établissement d'une unité d'élevage.
Chapitre 11, page 234
11.10.2.3
RÈGLE SPÉCIFIQUE EN RAISON DE LA PROXIMITÉ DES COURS D'EAU
PRÉSENTANT DES PARTICULARITÉS ET SUJETS À UNE PLUS GRANDE
PROTECTION
En bordure de la branche principale des rivières Châteauguay, Trout, des Anglais et La Guerre sur
une distance de 300 mètres, est prohibée toute installation d'élevage dont la charge d'odeur est
égale ou supérieure à 1, de même que le lieu d'entreposage de ces engrais sans production.
A.272-2014, 21/07/2014
11.10.3 DISPOSITIONS APPLICABLES AUX LIEUX D'ENTREPOSAGE DES
ENGRAIS SITUÉS À PLUS DE 150 MÈTRES D'UNE INSTALLATION
D'ÉLEVAGE
Lorsque des engrais de ferme sont entreposés à l'extérieur de l'installation d'élevage, des distances
séparatrices doivent être respectées. Elles sont établies en considérant qu'une unité animale
nécessite une capacité d'entreposage de 20 m3. Par exemple, la valeur du paramètre A dans le cas
d'un réservoir d'une capacité de 1 000 m3 correspond à 50 unités animales. Une fois cette
équivalence établie, il est possible de déterminer la distance de base correspondante à l'aide du
tableau 27-2. La formule multipliant entre eux les paramètres B, C, D, E, F et G peut alors être
appliquée. Le tableau 30 illustre des cas où C, D et E valent 1, le paramètre G variant selon l'unité
de voisinage considérée.
TABLEAU 30
DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES AUX LIEUX
D'ENTREPOSAGE DES LISIERS* SITUÉS À PLUS DE 150 M
DE L'INSTALLATION D'ÉLEVAGE
Capacité d'entreposage**
(m3)
Distances séparatrices (m)
Maison
d'habitation
Immeuble
protégé
Périmètre
d'urbanisation
1 000
148
295
443
2 000
184
367
550
3 000
208
416
624
4 000
228
456
684
5 000
245
489
734
6 000
259
517
776
7 000
272
543
815
8 000
283
566
849
9 000
294
588
882
10 000
304
607
911
* Pour les fumiers, multiplier les distances ci-dessus par 0,8.
** Pour d'autres capacités d'entreposage, faire les calculs nécessaires en utilisant une règle de
proportionnalité ou les données du paramètre A.
R.272-2014, 21/07/2014
Chapitre 11, page 235
11.10.4 DISPOSITIONS APPLICABLES À L'ÉPANDAGE DES ENGRAIS DE FERME
La nature des engrais de ferme de même que l'équipement utilisé sont déterminants quant aux
distances séparatrices à respecter lors de l'épandage. Les distances du tableau 31 constituent un
compromis entre les pratiques d'épandage et la protection des autres usages en milieu agricole.
Concernant l'épandage des engrais de ferme, les distances séparatrices suivantes sont édictées.
TABLEAU 31
DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES À L'ÉPANDAGE DES
ENGRAIS DE FERME
Distance requise de toute maison
d'habitation, d'un périmètre d'urbanisation,
ou d'un immeuble protégé
Type
Mode d'épandage
15 juin au 15 août
Autres temps
L
I
S
I
E
R
aéroaspersion
(citerne)
lisier laissé en
surface plus de
24h
75 m
25 m
lisier incorporé
en moins de 24h
25 m
limite du champ
aspersion
par rampe
25 m
limite du champ
par pendillard
limite du champ
limite du champ
incorporation simultanée
limite du champ
limite du champ
F
U
M
I
E
R
frais, laissé en surface plus de 24h
75 m
limite du champ
frais, incorporé en moins de 24h
limite du champ
limite du champ
compost
limite du champ
limite du champ
R.272-2014, 21/07/2014
11.10.5 RÈGLES D'EXCEPTIONS ATTRIBUÉES AU DROIT DE DÉVELOPPEMENT
L'accroissement des activités agricoles d'une unité d'élevage est, sous réserve de toute norme par
ailleurs applicable en vertu d'une loi ou d'un règlement, permis si les conditions suivantes sont
respectées :
1. l'unité d'élevage est dénoncée conformément à l'article 79.2.6 de la LPTAA;
2. un point du périmètre de toute installation d'élevage et, le cas échéant, de tout ouvrage
d'entreposage des déjections animales nécessaire à l'accroissement est à moins de 150 mètres
de la prochaine installation d'élevage ou du prochain ouvrage d'entreposage des déjections
animales de l'unité d'élevage;
3. le nombre d'unités animales, tel que déclaré pour cette unité d'élevage dans la dénonciation
mentionnée à l'alinéa 1 est augmenté d'au plus 75 u.a.; toutefois, le nombre total d'unités
animales qui résultera de cette augmentation ne peut en aucun cas excéder 225 u.a.;
Chapitre 11, page 236
4. le coefficient d'odeur des catégories ou groupes des nouveaux animaux n'est pas supérieur à
celui de la catégorie ou du groupe des animaux qui compte le plus d'unités animales;
5. le cas échéant, les conditions supplémentaires prescrites par règlement du gouvernement prises
en vertu de l'article 79.2.7 de la LPTAA sont respectées.
L'accroissement des activités agricoles dans cette unité d'élevage n'est toutefois pas assujetti aux
normes suivantes :
1. toute norme de distance séparatrice;
2. toute norme édictée dans le présent règlement touchant le zonage de production;
3. toute norme découlant de l'exercice des pouvoirs prévus au paragraphe 5 du deuxième alinéa
de l'article 113 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme; toutefois, l'accroissement demeure
assujetti à celles de ces normes qui concernent l'espace qui doit être laissé libre entre les
constructions et les lignes de rues et les lignes de terrains.
Une unité d'élevage est évidemment assujettie à l'ensemble de ces normes une fois qu'on y a ajouté
75 u.a. ou porté à 225 le nombre total d'u.a.
Le droit de développement ne dispense pas le producteur agricole du respect du Règlement sur les
exploitations agricoles (REA) qui oblige notamment :
1. à l'obtention d'un certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement;
2. au respect des distances entre les nouvelles installations et les cours d'eau, lacs et puits;
3. à l'adoption d'un plan agroenvironnemental de fertilisation.
R.272-2014, 21/07/2014
11.10.6 RÈGLES PARTICULIÈRES EN REGARD DE L'ÉLEVAGE DE PORCS
Dans le cas d'une unité d'élevage où sont élevés ou gardés des porcs, les conditions suivantes
s'appliquent :
1. l'épandage des lisiers provenant de cette unité d'élevage doit être effectué à l'aide d'une rampe
ou, lorsque la topographie du terrain ne permet pas l'usage d'une rampe, par la méthode
d'aspersion de base;
2. doivent être recouverts d'une toiture, tout ouvrage d'entreposage des lisiers provenant de cette
unité d'élevage situé à l'intérieur d'un périmètre d'urbanisation et tout ouvrage situé en zone
agricole dont un point du périmètre est à moins de 550 mètres d'un périmètre d'urbanisation.
R.272-2014, 21/07/2014
Chapitre 11, page 237
11.10.7 DISPOSITIONS RELATIVES À UN BÂTIMENT D'ÉLEVAGE DÉROGATOIRE
PROTÉGÉ PAR DROITS ACQUIS
M.272-2014, 21/07/2014
11.10.7.1
BÂTIMENT D'ÉLEVAGE DÉROGATOIRE PROTÉGÉ PAR DROITS
ACQUIS
Bâtiment non conforme au présent règlement quant à sa construction ou son implantation et pour
lequel un permis de construction valide a été émis avant l'entrée en vigueur du présent règlement.
A.272-2014, 21/07/2014
11.10.7.2
AGRANDISSEMENT D'UN BÂTIMENT D'ÉLEVAGE DÉROGATOIRE
PROTÉGÉ PAR DROITS ACQUIS
Sous réserve des privilèges accordés par la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles,
un bâtiment dont l'implantation est dérogatoire et protégé par droits acquis, peut être agrandi
conformément aux dispositions du présent règlement et de tous autres règlements applicables.
A.272-2014, 21/07/2014
11.10.7.3
RECONSTRUCTION D'UN BÂTIMENT D'ÉLEVAGE DÉROGATOIRE
PROTÉGÉ PAR DROITS ACQUIS
La reconstruction d'un bâtiment d'élevage dérogatoire protégé par droits acquis détruit, devenu
dangereux ou ayant perdu au moins la moitié de sa valeur inscrite au rôle d'évaluation par suite d'un
incendie ou par quelque autre cause, est permise si cette reconstruction et l'usage n'augmente pas
la dérogation aux dispositions de présent règlement.
A.272-2014, 21/07/2014
11.10.8 IMPLANTATION
OU
AGRANDISSEMENT
D'UN
BÂTIMENT
NON
AGRICOLE
En zone agricole, un bâtiment utilisé ou destiné à être utilisé à une fin autre qu'agricole ne doit pas
être érigé ou agrandi du côté de l'unité d'élevage et dont l'emplacement aurait l'effet le plus
contraignant sur la capacité d'y accroître les activités agricoles s'il était tenu compte de
l'emplacement ou l'agrandissement de ce bâtiment dans l'application de normes de distance
séparatrice.
Lorsque, en application de l'alinéa précédent, un point du périmètre d'un tel bâtiment ou de son
agrandissement empiète sur l'espace qui, en vertu des normes de distances séparatrices, doit être
laissé libre depuis toute unité d'élevage voisine, toute norme de distances séparatrices applicable
lors de l'érection ou de l'agrandissement de ce bâtiment continue de s'appliquer à l'accroissement
des activités agricoles de toute unité d'élevage voisine sans tenir compte de l'emplacement de ce
bâtiment ou de son agrandissement.
Chapitre 11, page 238
Dans le cas où le bâtiment visé aux alinéas précédents du présent article est une résidence construite
après le 21 juin 2001 en vertu de l'article 40 de la Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles, toute norme portant sur les usages agricoles, découlant de l'exercice des pouvoirs prévus
au paragraphe 3º du deuxième alinéa de l'article 113 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme et
toute norme de distances séparatrices s'appliquent aux unités d'élevage voisines, sans tenir compte
de l'emplacement de ce bâtiment ou de son agrandissement.
Lorsqu'un ouvrage d'entreposage des déjections animales, un autre ouvrage visant à réduire la
pollution ou un ouvrage visant à réduire les inconvénients reliés aux odeurs provenant d'une unité
d'élevage ne peut être érigé qu'en empiétant sur l'espace qui doit être laissé libre en vertu des
normes de distances séparatrices, l'érection est permise malgré ces normes de distances
séparatrices, sous la seule réserve que cet ouvrage ne doit pas être érigé du côté du bâtiment utilisé
à une fin autre qu'agricole dont l'emplacement, s'il était tenu compte des normes de distances
séparatrices, aurait l'effet le plus contraignant sur la capacité d'accroissement des activités agricoles
de cette unité d'élevage.
A.272-2014, 21/07/2014
11.10.9 RENSEIGNEMENTS ET DOCUMENTS REQUIS LORS DE LA DEMANDE DE
PERMIS OU DE CERTIFICAT POUR UNE CONSTRUCTION OU UN
OUVRAGE RELATIF À UNE INSTALLATION D'ÉLEVAGE OU UN LIEU
D'ENTREPOSAGE D'ENGRAIS
Les renseignements et documents requis, pour qu'une demande de permis ou de certificat
d'autorisation puisse être complète et faire l'objet d'une émission, sont les suivants :
1.
le nom, l'adresse et le numéro de téléphone du requérant et de son représentant autorisé, selon
le cas échéant;
2.
une description (texte et plans) de la nature des travaux, ouvrages ou constructions projetées
faisant l'objet de la demande;
3.
le plan de cadastre ou d'opération cadastrale du site faisant l'objet de la demande, s'il y a lieu;
4.
lorsque l'unité d'élevage dépasse 50 u.a., un plan préparé par un membre d'un ordre
professionnel illustrant, dans un rayon d'un kilomètre autour du projet, les éléments suivants :
1.
la localisation et les distances par rapport au projet visé par la demande :
-
d'une installation d'élevage;
-
des voies publiques existantes;
-
d'un périmètre d'urbanisation;
-
d'une zone de villégiature;
-
branche principale des rivières Châteauguay, Trout, des Anglais et La Guerre;
Chapitre 11, page 239
-
les immeubles utilisés à des fins autres qu'agricole entre autres : un immeuble
protégé et une maison d'habitation.
2.
le nombre d'unités animales, le coefficient d'odeur, le type de fumier, le type de projet,
les mesures d'atténuation des odeurs et de chacune des unités d'élevage;
5.
une copie conforme de l'autorisation accordée par la Commission de protection du territoire
agricole, lorsque requis par la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles;
6.
une copie conforme du certificat d'autorisation ou d'avis de projet du ministère de
l'Environnement, lorsque requis;
7.
les autres informations requises pour une bonne compréhension de la demande.
A.272-2014, 21/07/2014
11.11
DISPOSITIONS RELATIVES AUX ÉTABLISSEMENTS DE CAMPING
1. Tout établissement de camping doit posséder un poste d'accueil destiné à la réception et à
l'enregistrement des clients.
2. Tout site d'un établissement de camping mis à la disposition d'un client pour l'installation d'une
tente doit avoir une superficie d'au moins 80 m2.
3. Tout site d'un établissement de camping mis à la disposition d'un client pour l'installation d'un
équipement de camping sur roues doit avoir une superficie d'au moins 100 m2.
4. Tout site d'un établissement de camping mis à la disposition d'un client doit être réservé à
l'usage exclusif de ce dernier pendant toute la durée de son séjour.
5. Tout établissement de camping doit s'assurer que chaque client installe sa tente ou son
équipement de camping sur roues à une distance d'au moins 1 m des limites du site mis à sa
disposition.
6. Tout établissement de camping doit mettre gratuitement à la disposition des clients, au poste
d'accueil, un téléphone ou un appareil de communication-radio pour demander de l'aide en cas
d'urgence ainsi que les coordonnées du centre antipoison, du service ambulancier et du service
de police les plus près de l'établissement.
7. Tout établissement de camping doit offrir un système de cueillette quotidienne des déchets ou
indiquer aux clients la façon d'en disposer.
8. Tout établissement de camping doit disposer d'une station de vidange pour les eaux usées
provenant d'une station de vidange pour les eaux usées, provenant des réservoirs de rétention
des caravanes et d'un robinet d'eau courante pour le rinçage, sauf si l'établissement n'est pas
accessible par un chemin carrossable.
9. Tout établissement de camping doit disposer, sauf pour les sites qui sont situés à plus de 3 km
du poste d'accueil et qui ne sont pas accessibles par un chemin carrossable, d'au moins une
prise d'eau potable, un cabinet d'aisances, un lavabo alimenté en eau potable et une douche.
Chapitre 11, page 240
Si l'établissement offre 20 sites et plus, il doit disposer d'au moins une prise d'eau potable pour
chaque groupe de 20 sites, d'un cabinet d'aisances et d'un lavabo alimenté en eau potable pour
chaque groupe de 30 sites et d'une douche pour chaque groupe de 40 sites.
10. Outre la résidence du propriétaire, la résidence est prohibée sur le site de tout établissement
de camping.
11.12
DISPOSITIONS RELATIVES AUX TERRITOIRES D'INTÉRÊT HISTORIQUE
ET CULTUREL
Les noyaux architecturaux et les territoires d'intérêt historique et culturel identifiés au chapitre 7
devront faire l'objet de normes particulières à l'intérieur des plans et règlements d'urbanisme des
municipalités concernées. L'objectif est de permettre l'application des dispositions spécifiques en
matière d'architecture et d'urbanisme afin d'assurer une intégration harmonieuse des nouveaux
bâtiments, la conservation des principales caractéristiques des bâtiments et la préservation de
l'aspect visuel et esthétique des ensembles. Ces zones devront être identifiées dans le plan
d'urbanisme des municipalités concernées.
De plus, les règlements municipaux d'urbanisme devront prévoir les dispositions suivantes :
➢
l'inclusion de normes relatives à la superficie, aux marges de recul, à l'orientation, aux
dimensions des façades, à la hauteur, à la pente du toit et aux volumes architecturaux dans
les noyaux architecturaux désignés à l'article 7.1.3 et aux figures 5-1 à 5-6;
➢
l'inclusion de normes relatives à l'affichage, à la coupe d'arbres et des dispositions visant à
prohiber ou restreindre certains usages incompatibles dans les noyaux architecturaux et les
territoires d'intérêt historique et culturel;
➢
l'inclusion de normes relatives à des périmètres de protection dans les territoires d'intérêt
historique et culturel.
11.13
DISPOSITIONS RELATIVES AUX TERRITOIRES D'INTÉRÊT ESTHÉTIQUE
Les routes, sections de routes, rangs ou partie de rangs localisés sur le plan 2 de 2 en annexe
devront faire l'objet d'une identification au plan d'urbanisme des municipalités concernées.
Des normes devront être élaborées par les municipalités afin de régir certaines activités de part et
d'autre de ces voies de circulation à caractère esthétique tel que :
➢
contrôler l'abattage d'arbre en permettant certains travaux sylvicoles dans les boisés situés à
l'intérieur de ces territoires;
Chapitre 11, page 241
➢
dans le cas des arbres ornementaux bordant ces voies de circulation, aucun prélèvement de la
matière ligneuse à l'exception des coupes sanitaires et d'entretien sauf dans le cas où un arbre
peut porter atteinte à la sécurité publique;
➢
favoriser l'homogénéité dans l'affichage;
➢
assurer le remplacement des arbres morts en bordure de la voie de circulation.
11.14
DISPOSITIONS
RELATIVES
AUX
TERRITOIRES
D'INTÉRÊT
ÉCOLOGIQUE
Les territoires identifiés d'intérêt écologique à l'exception des boisés, (article 7.4) doivent être
protégés. Pour des raisons de protection environnementale, les municipalités devront prévoir, dans
leur réglementation d'urbanisme des dispositions telles que :
➢
régir ou restreindre l'excavation du sol, la plantation et l'abattage des arbres et tous les travaux
de déblai et remblai;
➢
régir ou prohiber tous les usages du sol, constructions ou ouvrages ou certains d'entre eux,
selon la nature des lieux.
Les activités suivantes sont strictement prohibées dans les territoires identifiés à l'article 7.4. :
-
le remblai;
-
l'abattage d'arbre;
-
la gestion environnementale;
-
l'extraction;
-
le captage des eaux souterraines à des fins commerciales et industrielles.
Seules les activités suivantes sont autorisées :
-
les ouvrages destinés aux activités de recherche, de conservation, d'éducation et
d'information;
-
les sentiers de randonnée;
-
les sentiers d'interprétation de la faune et de la flore;
-
les tours d'observation;
-
les infrastructures légères pour l'accueil et l'éducation populaire;
-
les utilités publiques.
M.337-2023, 20/10/2023
Chapitre 11, page 242
11.14.1 DISPOSITIONS RELATIVES AUX MILIEUX HUMIDES, RIVERAINS AU
LAC SAINT-FRANÇOIS, SUR LE TERRITOIRE DES MUNICIPALITÉS DE
SAINTE-BARBE ET DE SAINT-ANICET
Une caractérisation des milieux humides a été effectuée, en 2010, sur les rives du lac Saint-François,
(principalement dans les affectations villégiature et récréation extensive) mandatée par la MRC, afin de
répondre aux demandes des municipalités de Saint-Anicet et de Sainte-Barbe (AECOM, 2010 Inventaire
de milieux humides de la MRC du Haut-Saint-Laurent, Rapport présenté à la MRC du Haut-Saint-Laurent, 30
p. et annexes). Cette caractérisation a donné lieu à une détermination de la valeur écologique du
milieu et elle a permis d'identifier les contraintes environnementales dans le contexte réglementaire
actuel.
Les milieux humides présumés sont identifiés aux figures 12-1 et 12-2. L'échelle de la représentation
cartographique a pour but de localiser ces milieux de façon régionale. La délimitation géographique
des milieux humides présumés a été relevée et produite dans une base de données géoréférencées
conçue pour être lue par un système d'information géographique avec le niveau de précision à
laquelle l'information a été traitée. Ces fichiers à la base de la représentation graphique de ces
couches d'information ont préséance sur les figures 12-1 et 12-2.
À cet effet, les municipalités concernées doivent intégrer dans leur réglementation d'urbanisme les
milieux humides présumés présentés aux figures 12-1 et 12-2. Ces municipalités devront aussi
prévoir la protection des milieux humides présumés et intégrer les dispositions suivantes dans leur
réglementation d'urbanisme:
1. prohiber tout ouvrage, travaux et construction dans un milieu humide présumé;
2.
préciser que les mesures relatives aux rives et au littoral s'appliquent à un milieu humide
hydroconnecté.
Toutefois, dans le cas où l'intervention projetée empiète dans un milieu humide présumé non-
hydroconnecté, tout ouvrage, travaux ou construction pourra être permis s'il fait déjà l'objet d'un
certificat d'autorisation en vertu du 2e alinéa de l'article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement
ou d'un avis de non-assujettissement à la Loi sur la qualité de l'environnement. Le demandeur devra
aussi s'assurer d'obtenir toute autre autorisation requise par un règlement ou une loi provinciale ou
fédérale.
A.260-2012, 31/01/2013; M.283-2015, 16/12/2015
Chapitre 11, page 243
11.14.2 INTERVENTION AUTORISÉE DANS UN MILIEU HUMIDE PRÉSUMÉ
Malgré l'article 11.14.1, une intervention dans un milieu humide présumé peut être autorisée lorsqu'il
est démontré que l'intervention est réalisée à l'extérieur du milieu humide présumé.
Lorsqu'un biologiste et un arpenteur-géomètre déterminent, selon les méthodes reconnues et
documentées, la limite exacte d'un milieu humide présumé, cette nouvelle limite a préséance sur la
limite d'un milieu humide présumé et sur la couche d'information provenant de la base de données
géoréférencées.
Afin de déterminer la nouvelle limite d'un milieu humide présumé, un plan d'implantation doit être
préparé par un arpenteur-géomètre à l'appui d'une demande de permis ou de certificat.
Ce plan d'implantation doit :
1° préciser la localisation de l'intervention projetée, la limite du milieu humide présumé, les limites
du terrain et des bâtiments existants;
2° comprendre l'attestation d'un biologiste que l'intervention projetée est située à l'extérieur des
limites du milieu humide présumé;
3° comprendre une expertise de caractérisation d'un biologiste incluant une description et des
photos du milieu humide présumé au niveau du sol (hydromorphe ou non), de la végétation
typique des milieux humides présumés, des indicateurs hydrologiques et des perturbations
anthropiques (conformément au guide d'identification et de délimitation des milieux humides
du Québec méridional du MDDELCC) plus spécifiquement s'il s'avère que c'est un milieu humide
hydroconnecté, la ligne naturelle des hautes eaux doit être utilisée pour délimiter le littoral;
4° inclure tout renseignement pertinent pour l'étude de la demande de permis ou de certificat;
5° s'assurer que les modifications apportées aux milieux humides présumés identifiés aux figures
12.1 et 12.2 ne résultent pas de remblais illégaux.
Dans la mesure où la démonstration que l'intervention projetée est, selon le plan d'implantation et
l'expertise de caractérisation, située à l'extérieur des limites du milieu humide présumé, un permis
ou un certificat peut être délivré.
A.283-2015, 16/12/2015
Chapitre 11, page 244
Chapitre 11, page 245
FIGURE 12-1
MILIEUX HUMIDES DE LA MUNICIPALITÉ DE SAINT-ANICET
Chapitre 11, page 246
FIGURE 12-2
MILIEUX HUMIDES DES MUNICIPALITÉS DE SAINT-ANICET ET
SAINTE-BARBE
Chapitre 11, page 247
11.15
DISPOSITIONS RELATIVES À LA PROTECTION DES BOISÉS
À l'intérieur des boisés identifiés d'aire de concentration du cerf de Virginie au plan 2 de 2 en
annexe, les travaux suivants sont permis :
➢
les coupes d'éclaircie et d'assainissement;
➢
les coupes de conversion sont permises dans la mesure où il y a démonstration qu'une coupe
est essentielle et qu'un plan de déboisement est déposé à la municipalité.
Le déboisement est permis pour les travaux et ouvrages suivants :
➢
les travaux de défrichement en vue d'une mise en valeur agricole;
➢
les travaux de défrichement en vue d'une mise en valeur des activités permises;
➢
les travaux et ouvrages d'entretien et d'amélioration effectués par le gouvernement ou son
mandataire et les municipalités conformément à des programmes gouvernementaux ou
municipaux et aux lois et règlements en vigueur;
➢
les travaux d'aménagement effectués par les municipalités conformément à des programmes
gouvernementaux ou municipaux et aux lois et règlements en vigueur;
➢
les travaux et ouvrages d'entretien d'un réseau électrique.
11.16
DISPOSITIONS
RELATIVES
AUX
PRISES
D'EAU
POTABLE
MUNICIPALES
Les prises d'eau qui approvisionnent les réseaux de distribution d'eau potable devront être identifiées
et protégées contre les risques de contamination éventuelle. Un périmètre de protection minimum
de 30 m de rayon devra apparaître aux plans et règlements d'urbanisme des municipalités
concernées. À l'intérieur de ce périmètre de protection, seront interdits les éléments épurateurs,
l'épandage de fumier, d'engrais, de pesticides et d'insecticides de même que les ouvrages,
constructions ou activités exception faite des ouvrages requis pour le captage des eaux et leur
entretien.
Chapitre 11, page 248
Chapitre 11, page 249
FIGURE 13-1
PRISE MUNICIPALE HUNTINGDON - OUVRAGES DE CAPTAGE
A.303-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 250
FIGURE 13-2
PRISE MUNICIPALE SAINTE-BARBE - OUVRAGES DE CAPTAGE
A.303-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 251
FIGURE 13-3
PUITS MUNICIPAL HOWICK - OUVRAGE DE CAPTAGE
A.303-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 252
FIGURE 13-4
PUITS MUNICIPAUX SAINT-CHRYSOSTOME - OUVRAGE DE
CAPTAGE
A.303-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 253
FIGURE 13-5
PUITS MUNICIPAUX ORMSTOWN (1, 4 ET 5) - OUVRAGES DE
CAPTAGE
A.303-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 254
FIGURE 13-6
PUITS MUNICIPAUX ORMSTOWN (6 ET 8) - OUVRAGES DE
CAPTAGE
A.303-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 255
FIGURE 13-7
PUITS MUNICIPAL FRANKLIN - OUVRAGES DE CAPTAGE
A.303-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 256
FIGURE 13-8
OFFICE MUNICIPAL D'HABITATION FRANKLIN - OUVRAGES
DE CAPTAGE
A.303-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 257
FIGURE 13-9
PUITS ÉCOLE PRIMAIRE FRANKLIN - OUVRAGE DE CAPTAGE
A.303-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 258
FIGURE 13-10
PUITS ÉCOLE DES JEUNES RIVERAINS (SAINT-ANICET) -
OUVRAGES DE CAPTAGE
A.303-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 259
FIGURE 13-11
PUITS CPE PETITES POMMES (FRANKLIN) - OUVRAGES DE
CAPTAGE
A.303-2018, 11/02/2019
Chapitre 11, page 260
Chapitre 11, page 261
11.17
DISPOSITIONS RELATIVES AUX SITES D'ÉLIMINATION DES MATIÈRES
RÉSIDUELLES
Les dispositions normatives applicables aux sites d'élimination des matières résiduelles identifiés
sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent tiennent compte du type de site, s'il est en
opération ou désaffecté et de la réglementation provinciale en vigueur.
Les municipalités qui disposent sur leur territoire d'ancien lieu d'élimination de matières résiduelles
(dépotoirs) doivent s'assurer auprès du ministère de l'Environnement que les propriétaires de ces
lieux assument leur responsabilité.
Pour le site de dépôt de matériaux secs de Godmanchester, toute construction autre que pour
l'exploitant du site ou pour des fins agricoles est interdite à l'intérieur d'une zone tampon de 50 m
de largeur en périphérie du site.
Pour le site d'enfouissement sanitaire de Saint-Anicet, toute construction autre que pour l'exploitant
du site est interdite à l'intérieur d'une zone tampon de 200 m de largeur en périphérie du site. Si
cette zone est boisée, le couvert forestier doit être conservé intégralement dans une bande de 15 m
de largeur au pourtour du site.
11.18
DISPOSITIONS RELATIVES AUX POSTES DE TRANSFORMATION
D'HYDRO-QUÉBEC
Afin d'atténuer les conflits et d'harmoniser les usages aux abords des postes de transformation
d'Hydro-Québec, les municipalités concernées devront identifier dans leur réglementation
d'urbanisme, un périmètre de 65 m libre de toute construction résidentielle.
11.18.1 LES
DISPOSITIONS
RELATIVES
AUX
INFRASTRUCTURES
DE
COMMUNICATION OU LIGNES DE TRANSPORT D'ÉNERGIE ET POSTE
DE DISTRIBUTION
Toute nouvelle infrastructure de communication devra éviter les territoires d'intérêt esthétique et
historique, les paysages naturels d'intérêt, les vues panoramiques, les noyaux architecturaux et les
milieux humides reconnus d'habitat faunique. Cette règle pourra être levée par une municipalité
lorsque des mesures d'intégration et de mitigation des impacts visuels auront été présentées et
acceptées par la municipalité, ou par la MRC lorsqu'il s'agit d'infrastructure de communication, ligne
de transport autre que celle d'Hydro-Québec d'importance régionale, (antennes et tour de
communication à rayonnement intermunicipal, pipeline, etc.). Dans ce cas, si le projet soumis était
susceptible de porter atteinte aux objectifs et orientations de la région, des mesures d'intégration et
d'atténuation devront être soumises par le promoteur et obtenir l'accord de la MRC et des
municipalités concernées.
Chapitre 11, page 262
Dans le cas de nouveaux projets de ligne à haute tension ou de postes de distribution, la MRC du
Haut-Saint-Laurent entend prendre une part active dans le processus d'analyse et de consultation
des projets d'Hydro-Québec. La MRC du Haut-Saint-Laurent et ses municipalités entendent faire les
représentations nécessaires afin qu'Hydro-Québec prenne en compte les potentiels et les contraintes
du milieu afin d'optimiser l'implantation de ses équipements dans nos collectivités.
L'implantation optimale des équipements de transport d'énergie à haute tension (49kV et plus) devrait
faire l'objet au préalable des considérations suivantes :
➢
Utiliser de préférence les corridors et sites déjà utilisés par les lignes de transport d'énergie
électrique, les postes de distribution ainsi que les milieux de moindre impacts;
➢
Empiéter le moins possible dans les territoires d'intérêt esthétique et historique, les paysages
naturels, les vues panoramiques, les noyaux architecturaux et les milieux humides reconnus
d'habitats fauniques;
➢
Si le projet soumis était susceptible de porter atteinte aux objectifs et orientations de la région,
des mesures d'intégration et d'atténuation devront être soumises par le promoteur et obtenir
l'accord de la MRC et des municipalités concernées.
11.18.2 LES DISPOSITIONS RELATIVES AUX VOIES FERRÉES
Afin de réduire les risques inhérents relatifs aux voies ferrées, les municipalités concernées devront
inscrire dans leur réglementation d'urbanisme, une zone tampon entre la voie et l'usage à implanter.
Cette distance peut varier d'un lieu à un autre, selon l'usage et la vulnérabilité du milieu.
Le transport des matières dangereuses est à prendre en considération. En cas d'accident les matières
dangereuses peuvent présenter des risques inacceptables pour la santé humaine et la qualité de
l'environnement. Afin d'assurer et d'améliorer la sécurité publique, il est prudent d'indiquer les
risques et d'identifier les secteurs les plus vulnérables en cas d'accidents.
11.19
DISPOSITIONS APPLICABLES À UN TERRITOIRE ADJACENT À LA
FRONTIÈRE AMÉRICAINE
Dans le cas d'une municipalité dont le territoire est adjacent à la frontière américaine (Québec et les
États-Unis), interdire la construction de bâtiments à moins de 3 m de distance de cette frontière.
Chapitre 11, page 263
11.20
NORMES RELATIVES AU LOTISSEMENT
11.20.1 DIMENSIONS MINIMALES DES LOTS
La norme minimale d'un lot exigé pour l'émission d'un permis de lotissement est, selon les services
en place dans la municipalité :
TABLEAU 36
DIMENSION MINIMALE DES LOTS
Lot
Superficie minimale
Frontage minimal
Lot desservi
Réglementation locale
Réglementation locale
Lot partiellement desservi
1 400 m2
22,8 m
Lot non desservi
2 800 m2
45 m
M.244-2010, 18/11/2010
Les opérations cadastrales réalisées pour des réseaux de gaz, d'électricité, de télécommunication,
de câblo-distribution ainsi que pour les fins municipales ou publiques, qui ne requièrent pas de
système d'approvisionnement en eau potable ni d'évacuation des eaux usées, sont soustraits de
l'application des dimensions minimales de lotissement.
M.291-1-2017, 17/11/2017
11.20.2 DIMENSIONS MINIMALES DES LOTS RIVERAINS À UN COURS D'EAU
DÉSIGNÉ OU RIVERAIN À UN COURS D'EAU
Pour un terrain situé en tout ou en partie à moins de 100 m d'un cours d'eau désigné, ou riverain
à un cours d'eau à débit régulier ou intermittent les normes exigées sont les suivantes :
TABLEAU 37
DIMENSIONS MINIMALES D'UN LOT SITUÉ À MOINS DE 100
MÈTRES D'UN COURS D'EAU DÉSIGNÉ OU RIVERAIN À UN COURS
D'EAU
Désignation du lot
Lot non
desservi
Lot partiellement
desservi
Lot desservi
Superficie minimale
3 700 m2
1 875 m2
réglementation locale
Lot riverain
Largeur minimale
45 m
30 m
réglementation locale
Profondeur moyenne minimale
60 m
60 m
45 m* (**)
Lot non riverain
Largeur minimale
45 m
25 m
réglementation locale
Profondeur minimale
réglementation locale réglementation locale réglementation locale
*
La profondeur moyenne minimale du lot peut être réduite à 30 mètres si ce lot se localise entre la
rive et une rue existante.
** La profondeur moyenne minimale d'un lot peut être réduite à 28 mètres à l'intérieur d'un périmètre
d'urbanisation si le lot est zoné parc public.
M.261-2012, 19/11/2012; M.291-1-2017, 17/11/2017
Chapitre 11, page 264
Pour les fins de la présente disposition, un lot riverain est un lot directement adjacent à une rive
d'un cours d'eau. Par ailleurs, un lot non riverain est un lot situé à l'intérieur de 100 mètres d'un
cours d'eau désigné, mais non adjacent à une rive.
Croquis 1
M. 234-2008, 26/01/2009, M.291-1-2017, 17/11/2017
11.21
DISPOSITIONS RELATIVES AUX TRACÉS DES RUES
11.21.1 DISTANCE ENTRE UNE RUE ET UN COURS D'EAU
1.
Rue adjacente à un lot partiellement desservi ou non desservi
Toute nouvelle rue, adjacente à des lots partiellement desservis ou non desservis, doit être
située à au moins 60 mètres de la ligne des hautes eaux d'un cours d'eau.
2.
Rue adjacente à un lot desservi
Toute nouvelle rue, adjacente à des lots desservis, doit être située à au moins 45 mètres de la
ligne des hautes eaux d'un cours d'eau.
Malgré l'alinéa précédent, une municipalité pourra prévoir à l'intérieur d'un périmètre
d'urbanisation, que la distance entre une rue et la ligne des hautes eaux puisse être réduite à
28 mètres si une telle rue est adjacente à des lots zonés parc public.
R.234-2008, 26/01/2009; M.261-2012, 19/11/2012
Chapitre 11, page 265
11.21.2 EMPRISE DES RUES
La largeur minimale d'emprise d'une nouvelle rue publique ou privée doit avoir 15 m.
Malgré l'alinéa précèdent, une municipalité pourra prévoir, dans l'affectation de villégiature ou à
l'intérieur des limites d'un périmètre d'urbanisation, qu'une nouvelle rue de moins de 15 mètres
puisse être créée lorsque la rue a pour effet de desservir des lots construits. Dans ce cas, la
municipalité devra identifier dans sa réglementation d'urbanisme, les éléments suivants :
1. au plan d'urbanisme :
a)
une analyse de la situation des emprises de rues projetées et des lots non desservis par
une rue;
b)
les secteurs visés;
c)
les objectifs dont notamment celui d'assurer la sécurité publique.
2. des conditions doivent être respectées :
a)
le respect de l'emprise de 15 mètres aurait pour conséquence de rendre des lots existants
ou des constructions dérogatoires et;
b)
la rue dessert des lots conformes aux normes de lotissement.
M.234-2008, 26/01/2009
11.21.3 ANGLES D'INTERSECTION ET VISIBILITÉ
L'angle d'intersection ne doit en aucun cas être inférieur à 75o degré. Règle générale, les
intersections doivent être à angle droit (90o).
Sur une même voie publique, les centres de deux intersections doivent être à une distance minimum
de 60 m.
11.22
DISPOSITIONS
RELATIVES
À
L'ÉMISSION
D'UN
PERMIS
DE
LOTISSEMENT
Nonobstant les dispositions relatives au lotissement prescrites aux articles 11.20 et 11.21, un permis
de lotissement ne pourra être refusé s'il s'inscrit dans les cas d'exceptions énoncés suivants :
M.234-2008, 26/01/2009
11.22.1 TERRAIN NON CONSTRUIT
Un permis autorisant une opération cadastrale ne peut être refusé à l'égard d'un terrain qui, le
11 avril 1983, (date qui précède l'entrée en vigueur du premier Règlement de contrôle intérimaire) ne forme
pas un lot distinct sur les plans officiels du cadastre et dont les tenants et aboutissants sont décrits
Chapitre 11, page 266
dans un ou plusieurs actes enregistrés à cette date, pour le seul motif que la superficie ou les
dimensions de ce terrain ne lui permettent pas de respecter les exigences en cette matière d'un
règlement de lotissement, si les conditions suivantes sont respectées :
1.
à la date susmentionnée, la superficie et les dimensions de ce terrain lui permettent de
respecter, s'il y a lieu, les exigences en cette matière d'une réglementation relative aux
opérations cadastrales applicable à cette date dans le territoire où est situé le terrain;
2.
un seul lot résulte de l'opération cadastrale.
11.22.2 TERRAIN CONSTRUIT
Un permis autorisant une opération cadastrale ne peut être refusé pour le seul motif que la superficie
ou les dimensions du terrain ne lui permettent pas de respecter les exigences en cette matière d'un
règlement de contrôle intérimaire ou d'un règlement de lotissement, à l'égard d'un terrain qui
respecte les conditions suivantes :
1.
le 11 avril 1983, (date qui précède l'entrée en vigueur du premier règlement de contrôle intérimaire)
ce terrain ne formait pas un lot distinct sur les plans officiels du cadastre;
2.
à la date applicable en vertu du paragraphe 1, ce terrain était l'assiette d'une construction érigée
et utilisée conformément à la réglementation alors en vigueur, le cas échéant, ou protégée par
des droits acquis.
L'opération cadastrale doit, pour être permise, avoir pour résultat la création d'un seul lot.
Les deux premiers alinéas s'appliquent même dans le cas où la construction est détruite par un
sinistre après la date applicable.
11.22.3 RÉSIDU D'UN TERRAIN
Un permis autorisant une opération cadastrale ne peut être refusé, pour le seul motif que la superficie
ou les dimensions du terrain ne lui permettent pas de respecter les exigences en cette matière d'un
règlement de contrôle intérimaire ou d'un règlement de lotissement, à l'égard d'un terrain qui
constitue le résidu d'un terrain :
1.
dont une partie a été acquise à des fins d'utilité publique par un organisme public ou par une
autre personne possédant un pouvoir d'expropriation;
2.
qu'immédiatement avant cette acquisition avait une superficie et des dimensions suffisantes
pour respecter la réglementation alors en vigueur ou pouvait faire l'objet d'une opération
cadastrale en vertu de l'article 11.22.1 ou 11.22.2.
Chapitre 11, page 267
L'opération cadastrale doit, pour être permise, avoir comme résultat la création d'un seul lot.
Cependant la superficie de ce lot ne peut être inférieure à 1 400 m2.
M.291-1-2017, 17/11/2017
11.22.4 RÉSIDU D'UN LOT APRÈS LA CRÉATION D'UNE RUE PRIVÉE
Dans l'affectation de villégiature, une municipalité peut prévoir qu'un permis autorisant une
opération cadastrale sera accordé malgré que la superficie ou les dimensions du lot ne permettent
pas de respecter les exigences règlementaires, et ce, pour un lot qui constitue le résidu d'un lot :
1.
dont une partie du lot servait de droit de passage le 11 avril 1983;
2.
dont le lot était l'assiette d'une construction érigée et utilisée conformément à la réglementation
en vigueur, le cas échéant, protégée par des droits acquis le 11 avril 1983;
3.
qu'immédiatement avant la création de la rue privée, le lot pouvait faire l'objet d'une opération
cadastrale en vertu de l'article 11.22;
4.
la rue privée constitue le chemin d'accès à plus d'un lot construit.
Croquis 2
A.234-2008, 26/01/2009
11.22.5 CRÉATION D'UNE RUE DANS LA SITUATION DE LOTS CONSTRUITS
Dans l'affectation de villégiature, un permis autorisant une opération cadastrale ne peut être refusé
à l'égard d'une nouvelle rue qui ne respecte pas la distance à l'égard du cours d'eau pour ce seul
motif, si les conditions suivantes sont respectées :
1.
la nouvelle rue dessert plus d'un lot construit conforme en matière de lotissement;
2.
toutefois, cette rue pourrait desservir des lots intercalaires non construits conformes aux
exigences requises.
Chapitre 11, page 268
Croquis 3
A.234-2008, 26/01/2009
11.23
DISPOSITIONS CONCERNANT LE LOTISSEMENT D'UNE PROPRIÉTÉ
JOUISSANT DE DROITS ACQUIS EN VERTU DE LA LOI SUR LA
PROTECTION DU TERRITOIRE ET DES ACTIVITÉS AGRICOLES
Le lotissement d'une propriété jouissant de droits acquis en vertu des articles 101 et 103 de la LPTAA
est soustrait de l'application de l'article 4 de 11.25 et, en ce cas, la ligne avant peut ne pas
correspondre à la ligne de frontage du lot lorsque ce dernier est éloigné de l'emprise de la voie
publique. Un chemin d'accès à l'emplacement doit être prévu dans ce cas, mais ne peut avoir moins
de 5 m de largeur et la superficie de ce chemin d'accès doit faire partie de la superficie totale du lot
jouissant d'un droit acquis. Cependant, la superficie de ce lot, à l'exception du chemin d'accès, doit
respecter les normes minimales édictées dans le présent règlement. De plus, la superficie du lot
bénéficiant de droits acquis en vertu de la LPTAA, incluant le chemin d'accès, ne pourra faire l'objet
d'une subdivision de lot.
11.24
DISPOSITIONS
APPLICABLES
AU
RÉSEAU
ROUTIER
DE
LA
RESPONSABILITÉ DU MINISTÈRE DES TRANSPORTS DU QUÉBEC
Conditions d'émission d'un permis de construction et certificat relatif aux routes de responsabilité
provinciale :
Pour les terrains situés en bordure de toute route sous la responsabilité du ministère des Transports
du Québec, que les demandes de permis relatives à une construction ou transformation de bâtiments
ou encore au changement d'usage ou de destination d'un immeuble soient obligatoirement
accompagnées de l'autorisation d'accès émise par ce ministère.
Chapitre 11, page 269
Conditions d'émission d'un permis de lotissement :
Pour tout projet comprenant dix lots et plus (ou logement et plus), situés à moins de 250 m de
l'emprise du réseau routier supérieur, de même que pour tout projet de subdivision de terrain dont
les accès éventuels se feront directement à partir d'une route du réseau supérieur, le requérant d'un
permis de lotissement devra accompagner sa demande de l'avis du ministère des Transports du
Québec, et ce, qu'il soit favorable ou non; étant entendu cependant, que ledit avis ne lie aucunement
les autorités municipales.
11.25
DISPOSITIONS
RELATIVES
À
L'ÉMISSION
D'UN
PERMIS
DE
CONSTRUCTION
Le conseil d'une municipalité peut, par règlement, prévoir que dans tout ou partie de son territoire,
aucun permis de construction ne sera accordé, à moins qu'une ou plusieurs des conditions suivantes,
qui peuvent varier selon les parties du territoire, ne soient respectées :
1.
le terrain sur lequel doit être érigée chaque construction projetée, y compris ses dépendances,
ne forme un ou plusieurs lots distincts sur les plans officiels du cadastre, qui sont conformes au
règlement de lotissement de la municipalité ou qui, s'ils n'y sont pas conformes, sont protégés
par des droits acquis;
2.
les services d'aqueduc et d'égouts ayant fait l'objet d'une autorisation ou d'un permis délivré en
vertu de la loi ne soient établis sur la rue en bordure de laquelle la construction est projetée ou
que le règlement décrétant leur installation ne soit en vigueur;
3.
dans le cas où les services d'aqueduc et d'égouts ne sont pas établis sur la rue en bordure de
laquelle une construction est projetée ou le règlement décrétant leur installation n'est pas en
vigueur, les projets d'alimentation en eau potable et d'épuration des eaux usées de la
construction à être érigée sur le terrain ne soient conformes à la Loi sur la qualité de
l'environnement (RLRQ, chapitre Q-2) et aux règlements édictés sous son empire ou aux
règlements municipaux portant sur le même objet;
4.
le terrain sur lequel doit être érigée la construction projetée ne soit adjacent à une rue publique
ou à une rue privée conforme aux exigences du règlement de lotissement;
5.
le terrain sur lequel doit être érigée la construction projetée ne soit adjacent à une rue publique.
M.234-2008, 26/01/2009; R.345-2024, 09/04/2025
11.25.1 CAS D'EXCEPTION À L'APPLICATION DE CERTAINES CONDITIONS
POUR L'ÉMISSION D'UN PERMIS DE CONSTRUCTION
Les constructions décrites aux paragraphes ci-dessous peuvent être exemptées de l'application de
l'une ou l'autre des conditions d'émission du permis de construction visées par l'article 11.25 :
Chapitre 11, page 270
1o
Les constructions pour des fins agricoles en zone agricole, décrétée en vertu de la Loi sur la
protection du territoire et des activités agricoles, peuvent être exemptées de l'application des
paragraphes 1° et 4° de l'article précédent, à l'exception de la construction d'une résidence
pour des fins agricoles en zone agricole décrétée en vertu de la Loi sur la protection du
territoire et des activités agricoles, qui peut être exemptée seulement de l'application du
paragraphe 1° de l'article précédent;
2o
La construction d'un bâtiment sommaire en zone agricole, décrétée en vertu de la Loi sur la
protection du territoire et des activités agricoles, peut être exemptée de l'application des
paragraphes 1° et 4° de l'article précédent;
3o
Les constructions projetées sur des îles peuvent être exemptées de l'application du paragraphe
4° de l'article précédent;
4o
Les dépendances et les bâtiments accessoires sans fondations permanentes, d'une superficie
inférieure à 12 mètres carrés, peuvent être exemptés de l'application du paragraphe 1° de
l'article précédent;
5o
Uniquement pour les lots construits et sur le territoire municipal où la rénovation cadastrale
est en vigueur la reconstruction d'un bâtiment faisant suite à un sinistre est exemptée de
l'application du paragraphe 4 de l'article précédent;
6o
Spécifiquement pour le lot vacant, dont la liste figure au tableau 37.1 sur le territoire municipal
où la rénovation cadastrale est en vigueur, lequel lot bénéficie d'un privilège au lotissement
conformément à l'article 256.1 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, ou sera desservi
par les réseaux d'aqueduc et d'égout est exempté de l'application du paragraphe 4 de l'article
précèdent.
TABLEAU 37.1 LOTS VACANTS SUR UN DROIT ACQUIS DE PASSAGE
RECONNU*
Secteur - Sainte-Barbe
No
Lot
Superficie
Réseau
A/E
Contrainte
Potentiel d'être construit
1
2 844 305
802,7 m2
non
superficie
lors de la demande de permis
2
2 844 422
1 994,3 m2
oui
-
oui
3
2 844 423
1 483,6 m2
oui
-
oui
4
2 844 434
464,5 m2
oui
superfcie (droits acquis)
lors de la demande de permis
5
2 844 442
2 669,2 m2
oui
-
oui
6
2 844 589
482,1 m2
oui
superficie + dimensions
(droits aquis)
lors de la demande de permis
Secteur - Saint-Anicet
1
2 843 881
408,8 m2
non
superficie + dimensions (droits
acquis)
lors de la demande de permis
2
2 843 941
653,9 m2
non
superficie + dimensions (droits
acquis)
lors de la demande de permis
3
2 844 004
984,4 m2
non
superficie + dimensions (droits
acquis)
lors de la demande de permis
4
2 844 085
544,6 m2
non
superficie + dimensions (droits
acquis)
lors de la demande de permis
Chapitre 11, page 271
5
4 991 623
3 727,0 m2
non
superficie + dimensions (droits
acquis)
lors de la demande de permis
6
2 844 245
1 232,6 m2
non
superficie + dimensions (droits
acquis)
lors de la demande de permis
7
4 672 627
34,8
non
Superficie
non
8
4 672 628
34,8
non
Superficie
non
9
4 672 524
375,7
non
superficie + dimensions (droits
acquis)
lors de la demande
de permis
10
4 670 986
8 361,3
non
-
oui
11
4 671 042
4 644,2
non
-
oui
*chemin donnant accès à des lots construits, alors que certains lots sont vacants.
M.234-2008, 26/01/2009; M.260-2012, 31/01/2013; M.299-2017, 12/12/2017
7o
Le lot construit qui a obtenu un permis de construire valide avant la rénovation cadastrale est
exempté de l'application du paragraphe 4 de l'article précédent.
8o
La construction à des fins résidentielles sur un lot d'une superficie de plus de 10 000 m2, en
zone agricole décrétée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles, peut être exemptée de l'application du paragraphe 1° de l'article précédent s'il est
démontré que le lot respecte les normes de largeur et profondeur minimale, ce lot ne peut
pas être localisé dans un îlot déstructuré, un hameau ou une zone rurale.
M.270-2014, 21/07/2014
Chapitre 12, page 272
Chapitre 12, page 273
CHAPITRE 12 LE DOCUMENT INDIQUANT LES COÛTS APPROXIMATIFS DES
ÉQUIPEMENTS ET INFRASTRUCTURES INTERMUNICIPAUX
Le présent document constitue, conformément à l'article 7 de la Loi sur l'aménagement et
l'urbanisme, le document indiquant les coûts approximatifs des divers équipements et infrastructures
intermunicipaux qui sont proposés dans le schéma.
PROJET 1
L'aménagement d'un espace industriel et de l'immeuble locatif industriel :
Évaluation des coûts : 60 000 $
PROJET 2
Centre multifonctionnel et d'agrandissement de l'école de Saint-Anicet :
Le projet demande un investissement estimé à 1 622 588 $ et la contribution financière des divers
intervenants se répartit comme suit :
TABLEAU 38
PROJET D'AGRANDISSEMENT DE L'ÉCOLE DE SAINT-ANICET
Le ministère de l'Éducation
973 553 $
Le ministère de la Culture et des Communications
194 650 $
La municipalité de la Paroisse de Saint-Anicet
354 385 $
La commission scolaire Scolaire de la Vallée-des-Tisserands
100 000 $
Total
1 622 588 $
PROJET 3
Site archéologique Droulers. Finaliser la construction des maisons longues, de la palissade et mise
en valeur du site.
Évaluation des coûts : 74 900 $
Chapitre 13, page 274
Chapitre 13, page 275
CHAPITRE 13 PLAN D'ACTION
INTRODUCTION
Afin de répondre aux objectifs gouvernementaux concernant l'intégration des perspectives de
développement socio-économique et d'aménagement du territoire, le schéma d'aménagement est
complété par le plan d'action.
Le plan d'action vise à mettre en œuvre les orientations et les objectifs du schéma d'aménagement
avec une programmation des réalisations prioritaires.
Le plan d'action regroupe les projets en matière de planification et en matière de réalisation de
travaux ou de services auxquels participet la MRC.
13.1
ÉTABLIR UNE POLITIQUE DE GESTION INTÉGRÉE DES MATIÈRES
RÉSIDUELLES
Orientations ou objectifs visés
➢
Planifier sur la base des principes et des objectifs du gouvernement un plan de gestion intégré
des matières résiduelles générées et éliminées sur le territoire.
Étape de réalisation
➢
Participation au processus de consultation du MEF sur la gestion des matières
résiduelles;
➢
Réalisation d'un plan de gestion intégré des matières résiduelles.
1996
2000-2001
Participants
➢
MRC du Haut-Saint-Laurent;
➢
Ministère de l'Environnement du Québec.
Coûts
➢
À déterminer.
Localisation
➢
Dans les territoires prévus à cette fin.
Chapitre 13, page 276
13.2
PARTICIPER AVEC LE MINISTÈRE DES TRANSPORTS DU QUÉBEC À
L'ÉVALUATION DU RÉSEAU DE TRANSPORT ET DU LIEN AVEC LE RÉSEAU
MONTÉRÉGIEN
Orientations ou objectifs visés
➢
Augmenter l'efficacité de la circulation et du transport sur le réseau routier dans le Haut-Saint-
Laurent et permettre de meilleurs liens au réseau autoroutier montérégien.
Étape de réalisation
➢
Rencontre avec les municipalités et le ministère des Transports du Québec pour
discuter des différentes problématiques liées au transport dans le Haut-Saint-
Laurent.
2000
Participants
➢
MRC du Haut-Saint-Laurent;
➢
Municipalités concernées;
➢
Ministère des Transports du Québec.
Coûts
➢
Non applicable.
Localisation
➢
Réseau national 132, 138;
➢
Réseau régional 201, 202;
➢
Réseau collecteur 203, 209.
13.3
ASSURER UNE MEILLEURE PROTECTION AUX COURS D'EAU
Orientations ou objectifs visés
➢
Maintenir et améliorer la qualité des cours d'eau par une protection minimale adéquate des
rives et du littoral.
Étape de réalisation
➢
Réaliser un inventaire sur l'état de protection des rives et du littoral en zone
agricole;
➢
Entrée en vigueur des règlements d'urbanisme des municipalités;
➢
Application de la nouvelle politique de protection des rives du littoral et des
plaines inondables dans les municipalités (selon le guide des bonnes
pratiques);
➢
Désigner un inspecteur régional pour l'application de la réglementation
relative à la protection des rives;
➢
Mettre à jour les cartes de cours d'eau.
Printemps 2001
2001-2003
2000 ...
2000
2001-2002
Participants
➢
MRC du Haut-Saint-Laurent;
➢
Municipalités concernées;
➢
Inspecteurs des municipalités.
Coûts
➢
À déterminer.
Localisation
➢
Les cours d'eau du territoire.
Chapitre 13, page 277
13.4
CRÉER UN SERVICE RÉGIONAL D'INSPECTION EN MATIÈRE DE
PROTECTION DES RIVES
Orientations ou objectifs visés
➢
Harmoniser l'application des règlements municipaux touchant la protection des rives, du littoral
et des plaines inondables.
Étape de réalisation
➢
Recrutement des municipalités;
➢
Proposition d'une entente;
➢
Mise en place du service.
Automne 2000
Janvier 2001
Printemps 2001
Participants
➢
Les municipalités de la MRC du Haut-Saint-Laurent qui désirent adhérer à l'entente;
➢
Le comité de suivi du schéma d'aménagement.
Coûts
➢
Selon le niveau d'intervention et le nombre de permis étudiés par municipalité.
Localisation
➢
Non applicable.
13.5
UN RÉSEAU CYCLABLE POUR LE HAUT-SAINT-LAURENT
Orientations ou objectifs visés
➢
Étudier la possibilité d'un réseau cyclable pour le Haut-Saint-Laurent.
Étape de réalisation
➢
Créer un comité de concertation sur les pistes cyclables;
➢
Étudier la possibilité d'un réseau cyclable sur le territoire en regardant les
différentes avenues : les emprises ferroviaires abandonnées et les circuits
selon le guide cyclo-touristique "Le Haut-Saint-Laurent à vélo";
➢
Dépôt du rapport du comité;
➢
Approbation du rapport du comité par le conseil des maires de la MRC du
Haut-Saint-Laurent.
Printemps 1998
1998-2001
2001
2001
Participants
➢
Deux maires représentant le Conseil de la MRC;
➢
Deux représentants de l'UPA;
➢
Un représentant du ministère des Affaires municipales;
➢
Un représentant du ministère des Transports du Québec;
➢
Un représentant de Sentiers Trans-Québec;
➢
Un représentant de la Société des parcs linéaires du Sud-Ouest;
➢
Un représentant de l'Office du Tourisme du Suroît et le secrétaire-trésorier de la MRC.
Coûts
➢
À déterminer selon les recommandations du comité de concertation sur les pistes cyclables.
Localisation
➢
À déterminer.
Chapitre 13, page 278
13.6
ÉTABLIR UNE POLITIQUE CULTURELLE POUR LE HAUT-SAINT-LAURENT
Orientations ou objectifs visés
➢
Encadrer le développement culturel dans une approche intégrée avec le milieu.
Étape de réalisation
➢
Engagement d'un professionnel de la culture et du patrimoine, dans le cadre
de l'adhésion au réseau de "Villes et villages, d'art et de patrimoine" soutenu
par le "Fonds de lutte contre la pauvreté par la réinsertion au travail";
➢
Créer un comité culturel du Haut-Saint-Laurent;
➢
Élaborer une politique culturelle régionale;
➢
Adoption de la politique culturelle et du plan d'action.
Automne 1998
Décembre 1999
Jan.- déc. 1999
Été 2000
Participants
➢
Comité culturel du Haut-Saint-Laurent :
- Deux maires représentant le Conseil de la MRC;
- Un représentant de la Société d'histoire de Saint-Anicet;
- Un représentant de la Société d'histoire de la Vallée de la Châteauguay;
- Un représentant du CLD;
- Deux représentants des Commissions scolaires (la Vallée des Tisserands et New Frontiers);
- Un représentant de la Corporation les Aventuriers de l'Archéologie et l'agent du
patrimoine;
- Deux représentants du milieu culturel.
➢
Ministère de l'emploi et de la Solidarité;
➢
Ministère de la Culture et des Communications;
➢
Université Laval.
Coûts
➢
Non applicable.
Localisation
➢
Non applicable.
Chapitre 13, page 279
13.7
DÉVELOPPER L'ACTIVITÉ TOURISTIQUE DANS LE HAUT-SAINT-LAURENT
Orientations ou objectifs visés
➢
Encadrer le développement touristique sur la base des principaux acquis : milieu naturel,
paysage rural exceptionnel et le patrimoine bâti afin d'intégrer le développement en harmonie
avec le milieu rural.
Étape de réalisation
➢
Créer un comité touristique;
➢
Faire état des ressources et des activités sur le territoire;
➢
Mettre en liens les différentes activités déjà présentes sur le territoire pour en
faire quelques produits touristiques;
➢
Développer un produit touristique avec le site archéologique Droulers et la
réserve nationale de Faune du Lac Saint-François;
➢
Développer un produit touristique avec le circuit des églises;
➢
Promouvoir l'événement "Cyclopomme";
➢
Promouvoir ces différents produits par une carte touristique de la MRC;
1999
automne 1998
1999-2000
2000-2001
2000-2001
1999
2002
Participants
➢
MRC du Haut-Saint-Laurent;
➢
CLD du Haut-Saint-Laurent; Comité touristique du Haut-Saint-Laurent.
Coûts
➢
Non applicable.
Localisation
➢
Non applicable.
Chapitre 13, page 280
13.8
SITE ARCHÉOLOGIQUE DROULERS
Orientations ou objectifs visés
➢
Mettre en valeur le site archéologique Droulers et assurer son développement en harmonie avec
le milieu.
Étape de réalisation
➢
Création d'un Parc régional d'interprétation archéologique;
➢
Poursuivre la construction des maisons longues, de la palissade et
l'aménagement du site;
➢
Mise en valeur du site;
➢
Promouvoir le Parc régional d'interprétation archéologique auprès de l'Office
du Tourisme du Suroît;
➢
Prévoir des événements pour faire connaître le site à la population et à
différentes clientèles;
➢
Participer aux différents salons de consommateurs.
10 juin 1998
Été 1999
1999-2000
2000,...
2000
2000
Participants
➢
Ministère de la Culture et des Communications direction de la Montérégie;
➢
La Corporation les Aventuriers de l'Archéologie;
➢
Développement des ressources humaines Canada (Service Jeunesse Canada);
➢
MRC du Haut-Saint-Laurent.
Coûts
➢ 74 900$
Localisation
➢
Municipalité de Saint-Anicet.
Chapitre 13, page 281
13.9
CARTOGRAPHIE DES ZONES INONDABLES
Orientations ou objectifs visés
➢
Caractériser la zone inondable (0-100 ans) dans les secteurs les plus vulnérables et à risques
pour les personnes et les biens.
Étape de réalisation
➢
Inscription au programme de détermination des cotes de crues de
récurrence de 20 et 100 ans;
➢
Caractérisation des zones d'inondation identifiées sur le territoire;
➢
Identification avec les municipalités des secteurs à prioriser;
➢
Activités sur le terrain (relevé d'arpentage et relevé de crues) par les
professionnels du MEQ;
➢
Embauche d'un consultant pour la réalisation d'une nouvelle cartographie
d'après les relevés obtenus du MEQ;
➢
Modification du schéma pour rendre compte des nouvelles données sur les
zones inondables pour ces territoires : Rivière des Anglais (Très-Saint-
Sacrement, Saint-Chrysostome, River Field, Aubrey, Howick) Rivière
Hinchinbrooke (Hinchinbrooke, Athelstan), Rivière Noire (Saint-Chrysostome) et
le lac Saint-François (Sainte-Barbe);
➢
Évaluer, déterminer et délimiter les zones inondables avec risques
d'embâcles des rivières Trout, Châteauguay, des Anglais, Noire et du
ruisseau Mooer, tel que désigné au plan 2 de 2 du schéma d'aménagement
révisé.
- 1998
- 2001-2005
- Printemps 1999
- 1999-2003
- Après réception
des données
- Au fur et à
mesure de la
production des
cartes
- 2001 - 2005
Participants
➢
MRC du Haut-Saint-Laurent;
➢
Les municipalités concernées;
➢
Consultant (à déterminer);
➢
Ministère de l'Environnement du Québec.
Coûts
➢
À déterminer.
Localisation
➢
Dans les secteurs urbanisés Rivière des Anglais (Très-Saint-Sacrement, Saint-Chrysostome,
Aubrey, Howick), Rivière Hinchinbrooke (Hinchinbrooke, Athelstan) la Rivière Noire (Saint-
Chrysostome) et le lac Saint-François (Sainte-Barbe);
➢
Les rivières indiquées au plan 2 de 2.
Chapitre 13, page 282
13.10
INDUSTRIE
Orientations ou objectifs visés
➢
Valoriser l'industrie sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent par le biais d'un
équipement régional.
Étape de réalisation
➢
Entente sur la gestion d'un immeuble locatif et d'une zone industrielle;
➢
Aménagement du site;
➢
Promouvoir l'immeuble locatif industriel.
20 février 1998
1998-1999
1999-2000
Participants
➢
MRC du Haut-Saint-Laurent.
Coûts
➢
60 000$
Localisation
➢
Municipalité de Saint-Chrysostome.
13.11
L'ACCESSIBILITÉ AU LAC SAINT-FRANÇOIS
Orientations ou objectifs visés
➢
Augmenter l'accessibilité publique au lac Saint-François.
Étape de réalisation
➢
Réaliser un inventaire des terrains vacants, des terrains qui sont non
réglementaires ou impropres à la construction.
2001 - 2002
Participants
➢
Municipalités riveraines Dundee, Saint-Anicet et Sainte-Barbe;
➢
Inspecteurs des municipalités;
➢
MRC du Haut-Saint-Laurent.
Coûts
➢
Non applicable.
Localisation
➢
Sur les rives du lac Saint-François.
Chapitre 13, page 283
13.12
MISE EN VALEUR DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY
Orientations ou objectifs visés
Étape de réalisation
➢
Collaborer avec les organismes tel que la SCABRIC et le CRRC à des activités
de sensibilisation et de mise en valeur de la rivière;
➢
Collaborer avec les intervenants du milieu, SCABRIC et CLD, à l'implantation
d'un réseau de quais le long de la rivière;
➢
Collaborer à l'aménagement des sites le long de la rivière afin de permettre à
la population l'accès à la rivière;
➢
Participer aux activités de randonné populaire en canot organisé pendant la
période estivale;
➢
Développer, avec les intervenants du milieu, le corridor récréo-touristique de
la rivière.
1997 - 1998...
2000 - 2001
2000 - 2001
Événement
annuel
Participants
➢
Municipalités : Huntingdon, Ormstown et les municipalités riveraines à la rivière Châteauguay;
➢
CLD du Haut-Saint-Laurent;
➢
Inspecteurs municipaux
➢
Société de conservation et d'aménagement du bassin de la rivière Châteauguay (SCABRIC);
➢
Comité de la réhabilitation de la rivière Châteauguay (CRRC);
➢
Ministère de l'Environnement du Québec.
Coûts
➢
41 583 $ (implantation d'un réseau de quais)
Localisation
➢
Sur les rives de la rivière Châteauguay.
Chapitre 13, page 284
13.13
TERRITOIRE D'INTÉRÊT CULTUREL, HISTORIQUE ET ESTHÉTIQUE
Orientations ou objectifs visés
➢
Préserver et mettre en valeur le patrimoine du Haut-Saint-Laurent.
Étape de réalisation
➢
Documenter et caractériser les territoires d'intérêt esthétique et historique, les
noyaux architecturaux et les hameaux;
➢
Présenter aux conseils municipaux et aux (CCU) Conseils consultatifs
d'urbanisme les outils et la réglementation mis à la disposition des
municipalités pour préserver leur patrimoine;
➢
Développer avec les municipalités des outils pour sensibiliser la population
face au patrimoine;
➢
Travailler à mettre sur pied un service conseil de restauration patrimonial.
2000 - 2001
2001
2001 ...
2001 ...
Participants
➢
Municipalités et CCU;
➢
Ministère de la Culture et des communications;
➢
Villes et villages d'art et de patrimoine;
➢
Amis propriétaires de maisons anciennes (APMAQ).
Coûts
➢
Relatifs aux efforts consentis.
Localisation
➢
Les municipalités participantes.
13.14
TERRITOIRE AGRICOLE ET MISE EN VALEUR DES ACTIVITÉS AGRICOLES
ET FORESTIÈRES
Orientations ou objectifs visés
➢
Protéger et mettre en valeur le potentiel agroforestier de la MRC.
Action
➢
Continuer de soutenir des projets de recherche qui vont favoriser la mise en
valeur de terres délaissées par l'agriculture;
➢
Promouvoir l'événement « Cyclopomme »;
➢
Encourager la plantation d'arbres nobles.
1996 ...
1998, 1999 ...
2000 ...
Intervenants
➢
MRC du Haut-Saint-Laurent;
➢
CLD du Haut-Saint-Laurent;
➢
Comité consultatif agricole;
➢ MAPAQ;
➢ UPA;
Coûts
➢
Relatifs aux efforts consentis.
Localisation
➢
Territoire agricole à vocation agroforestière.
Chapitre 13, page 285
13.15
IDENTIFICATION DES ZONES ET IMMEUBLES À RISQUES (GÉNÉRÉ PAR
L'HOMME)
Orientations ou objectifs visés
➢
Recenser sur le territoire les zones et immeubles qui représentent des risques de danger pour la
santé humaine et la qualité de l'environnement.
Étape de réalisation
➢
Réaliser un inventaire des activités et entreprises sur le territoire
➢
et indiquer en quoi ils présentent des risques pour la santé humaine
➢
et la qualité de l'environnement;
➢
Prendre en compte les risques d'accidents liés aux activités;
➢
Déterminer des mesures pour atténuer les problèmes voir même
➢
éviter d'amplifier les risques.
2001-2003
Participants
➢
MRC du Haut-Saint-Laurent;
➢
Les municipalités;
➢
Les entrepreneurs et industriels.
Coûts
➢
À déterminer.
Localisation
➢
Territoire de la MRC.
Chapitre 13, page 286
Chapitre 14, page 287
CHAPITRE 14 MODALITÉS
ET
CONCLUSIONS
SUR
LA
CONSULTATION
PUBLIQUE
14.1
LES MODALITÉS DE LA CONSULTATION PUBLIQUE
Conformément à l'article 56.6 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le second projet de
schéma d'aménagement révisé a été soumis à la consultation publique par l'intermédiaire d'une
commission créée par le Conseil de la MRC. La commission consultative a été présidée par le préfet,
M. Paul Maurice Patenaude, et des membres du comité de suivi du schéma d'aménagement dont
Mme Jeannine Giroux-Lavallée, M. Angus Mackenzie, M. Philippe Leblanc et M. Peter Dagg.
Pour tenir compte des exigences de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme en matière de
représentation de la population, un regroupement de territoire de municipalités de village avec leur
paroisse tel que Ormstown et Saint-Malachie d'Ormstown, Saint-Chrysostome et Saint-Jean-
Chrysostome et Howick et Très-Saint-Sacrement a fait en sorte que sept assemblées publiques ont
été tenues pour une représentation de population qui équivaut à 80% de la population du territoire.
Tenue des assemblées publiques : 19:30
- 14 octobre 1997, Saint-Anicet, Salle de conseil, 335 avenue Jules Léger (en français)
- 15 octobre 1997, Saint-Chrysostome, Salle communautaire, 124 Notre-Dame (en français)
- 16 octobre 1997, Huntingdon, École Arthur Pigeon, 1 rue Arthur Pigeon (en français)
- 20 octobre 1997, Howick, Centre communautaire, 63 rue Lambton (en français)
- 21 octobre 1997, Franklin, Salle communautaire, 2555 rue du parc (en français)
- 27 octobre 1997, Ormstown, Salle des loisirs, 87 rue Roy (en français)
- 28 octobre 1997, Hinchinbrooke, Bureau municipal, 1056 Chemin Brook (en anglais)
La participation aux assemblées publiques a été de 91 participants. Les Mémoires suite à cette
consultation ont été déposés par la Chambre de Commerce de Saint-Anicet et du Haut-Saint-
Laurent, M. Pierre Meilleur arpenteur géomètre, la Fédération de l'UPA de Valleyfield, M. Gérald
Hénault fabriquant de vin de miel et citoyen de la municipalité de Franklin, M. Richard Beauchamp
citoyen du canton de Elgin et M. Claude Renaud citoyen de la municipalité de Saint-Chrysostome.
Huit municipalités ont transmis leur avis sur le second projet de schéma d'aménagement révisé. Le
délai de janvier 1998 a été prolongé de trois mois afin de permettre aux municipalités de répondre
en plus grand nombre à cette proposition d'aménagement.
Chapitre 14, page 288
14.2
LES CONCLUSIONS DE LA CONSULTATION
La présente partie indique les principaux points qui ont été discutés lors de la consultation, ceci
conformément à l'article 7.2 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme. Ces points sont décrits
d'après les préoccupations inscrites au schéma d'aménagement.
1.
Protection du territoire et des activités agricoles et mise en valeur de la forêt
ACCORD :
- Il faut prévoir des espaces en zone agricole pour des activités tel que : chenil, cimetière
automobiles, carrière/sablière, compte tenu que ces activités exigent de grands espaces à
l'entreposage ou encore parce qu'elles sont une source de nuisance pour le voisinage.
- D'accord qu'il y ait des activités complémentaires à l'agriculture et aux activités forestières
compte tenu que ses activités ne créent pas d'obstacles à l'établissement et à l'expansion
d'entreprise de production animale.
- Avec la caractérisation du territoire, on compose avec la réalité du milieu une réalité qui
consent que d'autres activités puissent cohabiter en territoire moins dynamique pour
l'agriculture. Cette réalité exclue cependant des usages autre qu'agricole dans les territoires
dynamiques à l'agriculture.
DÉSACCORD :
- De permettre l'exploitation de la ressource eau dans les affectations agricole et
agroforestière sans plus de connaissance du territoire. L'exploitation de la ressource eau est
un risque pour le voisinage.
- De permettre l'usage résidentiel en territoire agricole. L'on prétend que si l'agriculture est
pour les agriculteurs, il faudrait que le développement résidentiel soit pour ceux qui
consentent les efforts et se soumettent aux diverses normes et exigences de consolidation
du développement dans les périmètres d'urbanisation ou les zones prévues à cette fin.
- Les normes de lotissement pour un droit acquis résidentiel en territoire agricole devraient
être réduites de manière à permettre deux lotissements d'une superficie de 2 500 m2 sur un
demi-hectare.
- D'accord avec la caractérisation du territoire agricole, il semble cependant qu'un trop grand
nombre d'activités soit permis et que ces activités entraînent une disharmonie des fonctions.
Chapitre 14, page 289
2.
Transport terrestre et corridors routiers
ACCORD :
- Pour harmoniser la réglementation sur le camionnage lourd sur le territoire.
DÉSACCORD :
- En planifiant les rues, les citoyens n'ont plus la liberté de faire ce qu'ils veulent chez eux. On
trouve difficile de faire ce choix qui tantôt demeure une solution vers l'efficacité et la sécurité
sur le réseau de transit.
3.
Gestion de l'urbanisation
ACCORD :
- Pour que le schéma dicte les activités compatibles dans les périmètres d'urbanisation qui sont
les centres urbains et ruraux ou les autres affectations mais le schéma doit s'en tenir là.
DÉSACCORD :
- Que le schéma précise comment le développement devrait se faire dans les périmètres
d'urbanisation. C'est à la municipalité que revient ce rôle de gestion.
4.
Protection riveraine et cours d'eau
ACCORD :
- Les nombreux canaux sur le lac Saint-François ont le même traitement que pour un cours
d'eau en ce qui regarde l'application de la politique de protection des rives, du littoral et des
plaines inondables.
- Le nombre de cours d'eau sur le territoire est extrême compte tenu du relief plat et de
l'agriculture très active. Désigné certain cours d'eau pour l'application des dimensions
minimales des lots riverains s'avère utile et la règle établie de désigner les cours d'eau qui
ont un bassin versant de plus de 20 km2 est un choix très acceptable et assure l'équilibre
environnementale sur le territoire.
DÉSACCORD :
- On souligne les problèmes d'entretien de la bande de 3 m exigée pour la protection riveraine
en territoire agricole pour les terres mises en culture. À cet égard la mise en culture demeure
la solution.
Chapitre 14, page 290
5.
Villégiature et accessibilité au plan d'eau
ACCORD :
- Maintenir la vocation principale de l'affectation, de développer en complémentarité des
secteurs de service dans des secteurs cibles et d'augmenter la qualité de développement par
une meilleure gestion du territoire, par exemple que la municipalité planifie l'ouverture des
rues.
DÉSACCORD :
- On considère que les campings devraient être désignés au schéma comme une affectation
villégiature. Le mode d'occupation et d'aménagement dans ces lieux favorisent un
développement qui, bien sûr, va au delà du simple camping (où les campeurs vont et
viennent). Le mode d'occupation en a fait des villégiateurs.
6.
Espace industriel
ACCORD :
- Localisation d'une affectation industrielle à Saint-Jean-Chrysostome mais en s'assurant que
l'on ne ferme pas la possibilité dans les centres urbains et ruraux d'avoir aussi des zones à
développement industrielle.
- Pour occuper un bâtiment industriel, mais la MRC doit assurer la vocation industrielle par des
usages industriels.
DÉSACCORD :
- Il faut éviter de créer une affectation industrielle. Cette mesure va à l'encontre de l'orientation
sur la gestion de l'urbanisation alors que le schéma veut valoriser le développement à
l'intérieur des périmètres d'urbanisation.
7.
Gestion des déchets
ACCORD :
- Pour que l'entreposage de pneus usés fasse partie du plan de gestion intégré des déchets.
DÉSACCORD :
- Aucun motif exprimé.
8.
Sites d'intérêt archéologique
ACCORD :
- Pour mettre en valeur.
Chapitre 14, page 291
DÉSACCORD :
- Aucun motif exprimé.
9.
Marais et marécages du lac Saint-François
ACCORD :
- Pour que les propriétés publiques aient le statut de protection.
- La politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables restreint déjà les
activités de remblai dans ces lieux.
DÉSACCORD :
- De façon générale, la question des marais est un point sur lequel les élus et les citoyens ont
affirmé vouloir garder la liberté de faire du développement.
- Les propriétaires veulent transformer ces espaces pour en faire du développement
domiciliaire.
- Pour la municipalité cela signifie une perte de taxes.
- C'est le schéma d'aménagement qui est le frein au développement.
10. Circuits cyclo-touristique
ACCORD :
- Pour revoir toute la question concernant les circuits cyclables en y incluant la possibilité
d'utiliser les emprises ferroviaires abandonnées.
DÉSACCORD :
- Les emprises ferroviaires ne doivent être converties en pistes cyclables. Les agriculteurs sont
plutôt d'avis qu'elles devraient retournées à l'agriculture compte tenu qu'elles traversent un
territoire agricole.
11. Mise en valeur de la rivière Châteauguay
ACCORD :
- Aucun motif exprimé.
DÉSACCORD :
- Aucun motif exprimé.
Chapitre 14, page 292
12. Développement touristique intégré avec le milieu rural
ACCORD :
- Plusieurs interventions ont été en faveur de l'approche de développement touristique à cause
notamment du caractère rural que l'on souhaite conserver pour notre région.
DÉSACCORD :
- L'éparpillement du développement en laisse certains autres perplexes.
13. Protection environnementale
ACCORD :
- On comprend les mesures exigées des normes minimales.
DÉSACCORDS :
- Du fait que le schéma d'aménagement ne protège pas les tourbières et marais privés sur le
territoire.
ANNEXES
ANNEXE 1
PROJETS DU MINISTÈRE DES TRANSPORTS DU QUÉBEC PLANIFIÉS
SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC DU HAUT-SAINT-LAURENT
Infrastructure
Nature du problème
Intervention
Franklin
Route 202 - pont Dickenson
Garde-fous désuets à remplacer
et dalle endommagée.
Réparation du tablier et des
garde-fous.
Coût : 175 000 $
Godmanchester
Route 138 - intersections des
montées Paul et Smellie
Il s'agit d'améliorer la visibilité et
d'augmenter les rayons de
virage.
Correction du profil de la route
et de la géométrie aux
intersections
Coût : 410 000 $
Route 138 - courbe près de la
scierie Prévost
Section non-sécuritaire de la
Route 138, en raison du manque
de visibilité causé par la
géométrie actuelle.
Correction du profil et de la
courbe
Coût : 390 000 $
Route 202 - intersection du
chemin Erin
Intersection en forme d'Y à
réaménager en T.
Réaménagement géométrique
Coût : 150 000 $
Chemin Arnold - pont Waterson
Pont actuellement fermé; il ne
peut plus être réparé.
Reconstruction
Coût : 250 000 $
Pont Dewittville
Réalisation 2000
Le pont est trop détérioré
Reconstruction
Coût : 336 000 $
Havelock
Route 203 - intersection du
rang Saint-Charles
Il s'agit d'un site conflictuel en
raison du manque de visibilité et
de la géométrie inadéquate.
Réalignement d'une intersection
décalée
Coût : 330 000 $
Hinchinbrooke
Route 202 - pont Walsh
Le pont est trop détérioré, il sera
plus économique de le
reconstruire.
Reconstruction
Coût : 340 000 $
Route 202 - pont de Rockburn
La réparation de tous les
éléments est requise. Il sera
moins coûteux de le reconstruire.
Reconstruction
Coût : 175 000 $
Route 202 - pont Arthur
Le pont est détérioré
Reconstruction
Coût : 305 000 $
Infrastructure
Nature du problème
Intervention
Huntingdon
Route 202 - pont Henderson
Réalisation 2000
Délamination et fissuration de la
dalle. Garde-fous à remplacer
Réparation du tablier, des joints
et garde-fous.
Coût : 350 000 $
Route 202 - pont du camp
militaire
Réfection du côté extérieur de la
dalle. Garde-fous non conformes.
Réparation du tablier et des
garde-fous
Coût : 35 000 $
Ormstown
Route 201 (rue Gale)
Problèmes de drainage et
d'éclairage. Accès à régulariser.
Élargissement de la route en
section urbaine.
Coût : 400 000 $
Saint-Anicet
Route 132 - intersection du
chemin des Planches
Divers éléments de géométrie à
améliorer incluant marquage et
signalisation.
Amélioration de la géométrie et
de la visibilité
Coût : 70 000 $
Sainte-Barbe
Route 132 - pont montée du Lac
Réalisation 1999
Dégradation du béton, des
culées et du côté extérieur du
tablier. Les garde-fous sont d'un
type ancien.
Réparation du tablier, des
glissières et des éléments de
fondation.
Coût : 115 000 $
Route 132 - intersection montée
du Lac
Réalisation 2000
Réaménagement géométrique
de l'intersection.
Coût : 118 000 $
Saint-Chrysostome
Route 209 - pont Bertrand
Réalisation 2000
Dommages au béton de
l'ensemble de la structure.
Réparation du tablier, des garde-
fous et de certains éléments de
fondation.
Coût : 200 000 $
Très-Saint-Sacrement
Montée Turcot - pont Turcot
Réalisation 2000
Le pont actuel ne peut plus être
réparé. Le nouveau pont sera
aménagé dans l'axe du rang 10.
Une entente ministère des
Transports/municipalité est à
venir
Reconstruction
Coût : 1 220 000 $
Source: Ministère des Transports du Québec
ANNEXE 2
LES GRANDES AFFECTATIONS (CARTE 1 DE 2)
M.297-2017, 24/07/2017, M.322-2021, 14/02/2022, M.337-2023, 20/10/2023, R.345-2024, 09/04/2025
ANNEXE 3
TERRITOIRES
D'INTÉRÊT
ET
ZONES
DE
CONTRAINTES
(CARTE 2 DE 2)
R.345-2024, 09/04/2025
ANNEXE 4
LES SECTEURS AGRICOLES FORESTIERS
A.240-2010, 14/05/2010; M.270-2014, 21/07/2014; M.271-2014, 21/07/2014; M.272-2014, 21/07/2014; M.291-1-2017,
17/11/2017; R.345-2024, 09/04/2025
ANNEXE 5
SECTEUR POTENTIEL POUR UN DÉVELOPPEMENT RÉSIDENTIEL
SUR LE TERRITOIRE DE LA MUNICIPALITÉ DE ELGIN
A.240-2010, 14/05/2010
ANNEXE 6
ZONAGE RELATIF À LA GESTION DES ODEURS EN TERRITOIRE
AGRICOLE
A.272-2014, 21/07/2014; M.291-1-2017, 17/11/2017; M.322-2021, 14/02/2022; R.345-2024, 09/04/2025
ANNEXE 7
ÎLOTS
DÉSTRUCTURÉS
À
L'AGRICULTURE
EN
TERRITOIRE
AGRICOLE AINSI QU'UNE CARTE INDEX
A.272-2014, 21/07/2014; R.345-2024, 09/04/2025