Schéma d'aménagement révisé (révisé juin 2025)

Le Haut-Saint-Laurent, Quebec

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SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT RÉVISÉ François Landreville Directeur général et Entrée en vigueur le 1er novembre 2000 Secrétaire-trésorier Les photographies de la page couverture représentent : Église Anglicane St. Matthew, située sur la route 209, près du noyau villageois de Saint-Chrysostome, photo Hélène Nadeau, printemps 1997. Site archéologique Droulers, reconstruction d'un village iroquois, situé sur le chemin Leahy dans la municipalité de Saint-Anicet, photo Michel Cadieux, été 2000 Photo aérienne village de Ormstown, printemps 1983 Conception et montage de la page couverture Alek Gariépy ISBN 2-9805135-2-0 Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Québec, 2001 Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Canada, 2001 SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT RÉVISÉ PRÉPARÉ PAR : LE CONSEIL DE LA MRC DU HAUT-SAINT-LAURENT ET LE SERVICE D'AMÉNAGEMENT Rédaction : Céline Lebel Cartographie : Alek Gariépy Roland Daoust Mise en page : Marie-Paule Poirier Sophie Turcotte La Municipalité Régionale de Comté du Haut-Saint-Laurent MRC du Haut-Saint-Laurent Amendements au schéma d'aménagement révisé Numéro Adoption Entrée en vigueur 151-2001 10 janvier 2001 19 mars 2001 Voies ferrées, embâcles et zone rurale à Saint-Chrysostome 189-2004 24 novembre 2004 7 février 2005 Zone inondable rivière Noire 192-2005 13 avril 2005 16 juin 2005 Affectation industrielle régionale 210-2006 12 avril 2006 22 juin 2006 Activités agricoles 224-2006 14 février 2007 19 avril 2007 Usage domestique 234-2008 26 novembre 2008 26 janvier 2009 Norme minimative de lotissement 240-2010 10 mars 2010 14 mai 2010 Demande à portée collective 241-2010 18 août 2010 20 octobre 2010 Dérogation rivière Outardes 244-2010 8 septembre 2010 18 novembre 2010 Dérogation Godmanchester 260-2012 26 novembre 2012 31 janvier 2013 Dérogation TSS. Aff Terre public. 261-2012 12 septembre 2012 19 novembre 2012 Norme minimative de lotissement 270-2014 14 mai 2014 21 juillet 2014 Limites de zones 271-2014 14 mai 2014 21 juillet 2014 Demande à portée collective 2014 272-2014 14 mai 2014 21 juillet 2014 RCI dispositions agricoles et îlots 283-2015 14 octobre 2015 16 décembre 2015 Milieux humides 287-2016 23 novembre 2016 27 janvier 2017 Dérogation dans zones inondables - Saint- Chrysostome et Très-Saint-Sacrement 293-2017 22 mars 2017 2 juin 2017 Dérogation visant à régir certaines interventions en zone inondable de faible courant 296-2017 14 juin 2017 11 août 2017 Introduction des cartes de zones inondables pour certains secteurs 297-2017 14 juin 2017 24 juillet 2017 Modification de de l'affectation agricole 1 à St-Chrysostome 291-1-2017 9 août 2017 17 novembre 2017 Modification normes de lotissement Modification périmètre urbain Sainte-Barbe 299-2017 11 octobre 2017 12 décembre 2017 Exception pour l'émission d'un permis de construction - Saint-Anicet 301-2017 17 janvier 2018 26 mars 2018 Immeubles protégés et agrotourisme 298-2017 14 mars 2018 14 mai 2018 Demande d'exclusion - Howick 302-2018 28 novembre 2018 11 février 2019 Introduction des dispositions relatives à la protection des rives et du littoral et des plaines inondables 303-2018 28 novembre 2018 11 février 2019 Puits municipaux et leurs aires de protection immédiate 292-2017 16 octobre 2019 23 décembre 2019 Gestion des matières résiduelles Numéro Adoption Entrée en vigueur 322-2021 22 septembre 2021 14 février 2022 Agrandissement du périmètre urbain d'Ormstown 337-2023 16 août 2023 20 octobre 2023 Intégration de certaines propriétés en affectation conservation aux diverses affectations agricoles 345-2024 22 janvier 2025 9 avril 2025 Modification de diverses dispositions Acronymes des mises à jour (A) Article ajouté (M) Article modifié (R) Article remplacé (S) Article supprimé Mise à jour par le service d'aménagement de la MRC du Haut-Saint-Laurent Juin 2025 i TABLE DES MATIÈRES PRÉAMBULE .............................................................................................................1 PROCÉDURE DE RÉVISION DU SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT ............................................2 INTRODUCTION .............................................................................................................3 CHAPITRE 1 PRÉSENTATION DU TERRITOIRE .........................................................5 CHAPITRE 2 PROBLÉMATIQUES D'AMÉNAGEMENT ET LES GRANDES ORIENTATIONS....................................................................................9 Préoccupation 1 Protection du territoire et des activités agricoles et mise en valeur de la forêt ....................................................................................................... 10 Orientation 1 Protéger et mettre en valeur le potentiel agroforestier de la MRC .................. 13 Préoccupation 2 Transport terrestre et corridors routiers ...................................................... 15 Orientation 2 Augmenter l'efficacité de la circulation et du transport sur le réseau routier dans le Haut-Saint-Laurent et permettre de meilleurs liens au réseau autoroutier montérégien ............................................................................ 16 Préoccupation 3 Gestion de l'urbanisation............................................................................ 17 Orientation 3 Prioriser le développement à l'intérieur des périmètres d'urbanisation et favoriser une meilleure gestion des fonctions dans les zones désignées hameaux .................................................................................................. 22 Préoccupation 4 Protection riveraine des cours d'eau ........................................................... 23 Orientation 4 Assurer une protection aux cours d'eau ....................................................... 24 Préoccupation 5 Villégiature et accessibilité au plan d'eau ..................................................... 25 Orientation 5 Augmenter l'accessibilité au plan d'eau et favoriser un développement de qualité dans l'affectation villégiature ........................................................... 27 Préoccupation 6 Espace industriel ....................................................................................... 29 Orientation 6 Développer et valoriser le secteur de l'industrie sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent ............................................................................... 30 Préoccupation 7 Gestion des déchets .................................................................................. 31 Orientation 7 Assurer une gestion efficace des matières résiduelles et intégrer la mise en valeur des résidus ................................................................................ 32 Préoccupation 8 Sites d'intérêt archéologique ...................................................................... 33 Orientation 8 Mettre en valeur les sites archéologiques d'intérêt et assurer leur développement en harmonie avec le milieu ................................................. 34 Préoccupation 9 Marais et marécages du lac Saint-François .................................................. 35 Orientation 9 Reconnaître la valeur écologique des milieux humides et leur assurer une protection ................................................................................................ 36 Préoccupation 10 Circuits cyclo-touristiques .......................................................................... 37 Orientation 10 Développer un produit cyclo-touristique sur la base des acquis et potentiel du territoire .............................................................................................. 38 ii Préoccupation 11 Mise en valeur de la rivière Châteauguay .................................................... 39 Orientation 11 Contribuer à l'amélioration de la qualité des eaux à une mise en valeur de la rivière Châteauguay ............................................................................... 40 Préoccupation 12 Développement touristique ........................................................................ 41 Orientation 12 Favoriser le développement touristique en harmonie avec les activités agricoles, agroforestières et de villégiatures ................................................ 42 Préoccupation 13 Protection environnementale ...................................................................... 43 Orientation 13 S'assurer que le développement ne se fasse au détriment de la qualité environnementale ..................................................................................... 44 CHAPITRE 3 LES GRANDES AFFECTATIONS DU TERRITOIRE ............................... 47 3.1 Affectation agricole  ............................................................................... 48 3.2 Affectation agricole  ............................................................................... 49 3.3 Affectation agroforestière .......................................................................... 50 3.4 Affectation centre urbain ........................................................................... 51 3.4.1 Développement résidentiel de l'agrandissement du périmètre urbain de Howick ..................................................................................................... 51 3.4.2 Développement résidentiel de l'agrandissement du périmètre urbain d'Ormstown .............................................................................................. 52 3.5 Affectation centre rural .............................................................................. 52 3.6 Affectation villégiature ............................................................................... 52 3.7 Affectation commerciale de villégiature ....................................................... 53 3.8 Affectation résidentielle ............................................................................. 54 3.9 Affectation industrielle régionale ................................................................. 54 3.10 Affectation commerciale et industrielle ........................................................ 54 3.11 Affectation conservation ............................................................................ 55 3.12 Affectation récréation extensive .................................................................. 56 3.13 Affectation récréation intensive .................................................................. 56 3.14 Affectation terre publique .......................................................................... 57 CHAPITRE 4 LES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION ................................................. 59 4.1 Les centres urbains ................................................................................... 60 4.2 Les centres ruraux .................................................................................... 65 CHAPITRE 5 LES POLITIQUES D'AMÉNAGEMENT .................................................. 75 5.1 Les politiques particulières au territoire agricole ........................................... 75 5.1.1 La politique concernant les usages résidentiels ............................................ 75 5.1.1.1 Un secteur en développement .................................................................... 76 5.1.2 La politique concernant les carrières et sablières .......................................... 76 iii 5.1.3 La politique concernant l'implantation de terrains de golf et d'établissement de camping ....................................................................... 76 5.1.4 La politique concernant les zones rurales .................................................... 77 5.1.5 La politique concernant les activités commerciales et de services reliées à l'agriculture .............................................................................................. 78 5.1.6 La politique concernant les activités agrotouristiques en milieu agroforestier ............................................................................................. 79 5.1.7 La politique concernant les cimetières automobiles ...................................... 80 5.1.8 La politique relative aux activités d'entreposage, de conditionnement, de transformation et de vente des produits agricoles ........................................ 81 CHAPITRE 6 LES ZONES DE CONTRAINTES ........................................................... 83 6.1 Les zones d'inondation et d'érosion ............................................................. 83 6.2 Les sites d'élimination et d'entreposage de matières résiduelles .................... 85 6.3 Les lieux d'entreposage de pneus hors d'usage ............................................ 86 6.4 Les postes de distribution de l'électricité et les usines d'épuration des eaux usées ............................................................................................... 87 6.5 Le réseau ferroviaire ................................................................................. 88 CHAPITRE 7 LES TERRITOIRES D'INTÉRÊT ........................................................... 89 7.1 Les territoires d'intérêt historique ............................................................... 89 7.1.1 Monuments classés ................................................................................... 89 7.1.2 Monuments et lieux historiques .................................................................. 89 7.1.3 Noyaux architecturaux ............................................................................... 90 7.2 Les territoires d'intérêt culturel ................................................................... 99 7.3 Les territoires d'intérêt esthétique .............................................................. 99 7.4 Les territoires d'intérêt écologique ............................................................ 101 CHAPITRE 8 LE TRANSPORT TERRESTRE ............................................................ 109 8.1 Transport routier ..................................................................................... 109 8.1.1 Les problématiques liées au transport ....................................................... 112 8.1.2 Le réseau de camionnage lourd ................................................................ 116 8.2 Transport collectif ................................................................................... 117 8.3 Transport adapté .................................................................................... 118 8.4 Transport ferroviaire................................................................................ 118 CHAPITRE 9 LES ÉQUIPEMENTS ET INFRASTRUCTURES .................................... 121 9.1 Les infrastructures et équipements existants ............................................. 121 9.1.1 Les établissements d'enseignement .......................................................... 121 9.1.2 Les établissements de santé et de services sociaux .................................... 125 9.1.3 Les postes frontières ............................................................................... 126 iv 9.1.4 Les équipements culturels ........................................................................ 126 9.1.5 Les ouvrages de captage des eaux municipaux .......................................... 127 9.1.6 Les équipements inter-municipaux ............................................................ 128 9.2 Les équipements importants dont la mise en place est projetée .................. 129 CHAPITRE 10 LES RÉSEAUX MAJEURS .................................................................. 131 CHAPITRE 11 LE DOCUMENT COMPLÉMENTAIRE ................................................. 135 11.1 Dispositions interprétatives ...................................................................... 136 11.2 Plaine inondable ...................................................................................... 157 11.2.0 ............................................................................................................. 157 11.2.1 Autorisation préalable des interventions dans les plaines inondables ............ 157 11.2.2 Cartographie des plaines inondables ......................................................... 157 11.2.2.1 Détermination de l'élévation précise d'un emplacement dans les secteurs avec cotes sur la rivière Noire, la rivière des Anglais, la rivière Châteauguay et la rivière Hinchinbrooke ....................................................................... 158 11.2.2.2 Les cotes de crues de récurrence de 2, 20 et 100 ans ................................ 160 11.2.2.3 Spécifications relatives à l'établissement d'un relevé d'arpentage pour déterminer l'élévation d'un emplacement .................................................. 164 11.2.3 Supprimé ............................................................................................... 165 11.2.3.1 Supprimé ............................................................................................... 165 11.2.3.1.1 Supprimé ............................................................................................... 165 11.2.3.1.2 Supprimé ............................................................................................... 165 11.2.3.2 Supprimé ............................................................................................... 165 11.2.4 Supprimé ............................................................................................... 165 11.2.5 Supprimé ............................................................................................... 165 11.2.5.1 Supprimé ............................................................................................... 165 11.2.6 Supprimé ............................................................................................... 165 11.2.6.1 Supprimé ............................................................................................... 165 11.2.6.2 Supprimé ............................................................................................... 165 11.2.6.3 Supprimé ............................................................................................... 165 11.2.6.4 Supprimé ............................................................................................... 165 11.2.6.5 Supprimé ............................................................................................... 166 11.2.6.6 Supprimé ............................................................................................... 166 11.2.7 Supprimé ............................................................................................... 166 11.2.7.1 Supprimé ............................................................................................... 166 11.2.7.2 Supprimé ............................................................................................... 166 11.2.7.3 Supprimé ............................................................................................... 166 v 11.2.7.4 Supprimé ............................................................................................... 166 11.2.7.5 Supprimé ............................................................................................... 166 11.2.7.6 Supprimé ............................................................................................... 166 11.2.7.7 Liste des dérogations applicables dans la zone inondable ........................... 166 11.3 Supprimé ............................................................................................... 207 11.3.1 Supprimé ............................................................................................... 207 11.3.2 Supprimé ............................................................................................... 207 11.3.3 Supprimé ............................................................................................... 207 11.3.4 Supprimé ............................................................................................... 207 11.4 Dispositions relatives à l'aménagement et à la construction adjacente à la rive .................................................................................................... 207 11.5 Dispositions relatives aux affectations du territoire ..................................... 207 11.5.1 Définition des classes d'usages ................................................................. 209 11.5.2 Dispositions spécifiques applicables par grandes affectations ...................... 210 11.5.2.1 Agricole  .............................................................................................. 210 11.5.2.2 Agricole  .............................................................................................. 211 11.5.2.3 Agroforestière ......................................................................................... 211 11.5.2.4 Centre urbain ......................................................................................... 212 11.5.2.5 Centre rural ............................................................................................ 212 11.5.2.6 Villégiature ............................................................................................. 212 11.5.2.7 Commerciale de villégiature ..................................................................... 213 11.5.2.8 Résidentielle ........................................................................................... 213 11.5.2.9 Industrtielle ............................................................................................ 213 11.5.2.10 Commerciale et industrielle ...................................................................... 214 11.5.2.11 Conservation .......................................................................................... 214 11.5.2.12 Récréation extensive ............................................................................... 215 11.5.2.13 Récréation intensive ................................................................................ 215 11.5.2.14 Terre publique ........................................................................................ 216 11.6 Dispositions relatives aux centres urbains et ruraux ................................... 216 11.6.1 Dispositions relatives aux centres urbains .................................................. 216 11.6.2 Disposition relatives aux centres ruraux .................................................... 217 11.7 Dispositions relatives à l'usage domestique relié à l'habitation de type unifamilial ............................................................................................... 217 11.8 Dispositions relatives à un usage domestique exercé dans un bâtiment accessoire à l'usage habitation, en territoire agricole .................................. 217 vi 11.8.1 Dispositions relatives à l'exploitation d'un usage domestique sur un emplacement résidentiel en territoire agricole à l'exclusion d'un hameau et d'une zone rurale ................................................................................ 218 11.9 Dispositions relatives à l'implantation résidentielle en territoire agricole ....... 219 11.9.1 Dispositions particulières relatives aux îlots déstructurés en territoire agricole .................................................................................................. 221 11.9.1.1 Îlot de type avec morcellement ................................................................ 222 11.9.1.2 Îlot de type sans morcellement ................................................................ 222 11.9.1.3 Îlot de type traversant ............................................................................. 222 11.9.2 Bilan annuel relatif à la construction résidentielle au sein des îlots déstructurés ........................................................................................... 222 11.10 Dispositions normatives relatives aux installations d'élevage et aux lieux d'entreposage et d'épandage d'engrais ..................................................... 223 11.10.1 Dispositions applicables aux installations d'élevage .................................... 223 11.10.1.1 Règle générale aux installations d'élevage ................................................. 223 11.10.2 Règles aux installations d'élevage dont la charge d'odeur est égale ou supérieure à 1, à proximité d'un périmètre d'urbanisation ........................... 232 11.10.2.1 Catégories et types d'élevages visés ......................................................... 232 11.10.2.2 Règle spécifique en raison des vents dominants aux installations d'élevage dont la charge d'odeur est égale ou supérieure à 1 .................................... 232 11.10.2.3 Règle spécifique en raison de la proximité des cours d'eau présentant des particularités et sujets à une plus grande protection................................... 234 11.10.3 Dispositions applicables aux lieux d'entreposage des engrais situés à plus de 150 mètres d'une installation d'élevage ................................................ 234 11.10.4 Dispositions applicables à l'épandage des engrais de ferme ........................ 235 11.10.5 Règles d'exceptions attribuées au droit de développement ......................... 235 11.10.6 Règles particulières en regard de l'élevage de porcs ................................... 236 11.10.7 Dispositions relatives à un bâtiment d'élevage dérogatoire protégé par droits acquis ........................................................................................... 237 11.10.7.1 Bâtiment d'élevage dérogatoire protégé par droits acquis ........................... 237 11.10.7.2 Agrandissement d'un bâtiment d'élevage dérogatoire protégé par droits acquis .................................................................................................... 237 11.10.7.3 Reconstruction d'un bâtiment d'élevage dérogatoire protégé par droits acquis .................................................................................................... 237 11.10.8 Implantation ou agrandissement d'un bâtiment non agricole ....................... 237 11.10.9 Renseignements et documents requis lors de la demande de permis ou de certificat pour une construction ou un ouvrage relatif à une installation d'élevage ou un lieu d'entreposage d'engrais ............................................. 238 11.11 Dispositions relatives aux établissements de camping ................................. 239 11.12 Dispositions relatives aux territoires d'intérêt historique et culturel .............. 240 vii 11.13 Dispositions relatives aux territoires d'intérêt esthétique ............................. 240 11.14 Dispositions relatives aux territoires d'intérêt écologique ............................ 241 11.14.1 Dispositions relatives aux milieux humides, riverains au lac Saint-François, sur le territoire des municipalités de Sainte-Barbe et de Saint-Anicet ........... 242 11.14.2 Intervention autorisée dans un milieu humide présumé .............................. 243 11.15 Dispositions relatives à la protection des boisés ......................................... 247 11.16 Dispositions relatives aux prises d'eau potable municipales ......................... 247 11.17 Dispositions relatives aux sites d'élimination des matières résiduelles .......... 261 11.18 Dispositions relatives aux postes de transformation d'Hydro-Québec ........... 261 11.18.1 Les dispositions relatives aux infrastructures de communication ou lignes de transport d'énergie et poste de distribution ........................................... 261 11.18.2 Les dispositions relatives aux voies ferrées ................................................ 262 11.19 Dispositions applicables à un territoire adjacent à la frontière américaine ..... 262 11.20 Normes relatives au lotissement ............................................................... 263 11.20.1 Dimensions minimales des lots ................................................................. 263 11.20.2 Dimensions minimales des lots riverains à un cours d'eau désigné ou riverain à un cours d'eau ......................................................................... 263 11.21 Dispositions relatives aux tracés des rues .................................................. 264 11.21.1 Distance entre une rue et un cours d'eau .................................................. 264 11.21.2 Emprise des rues .................................................................................... 265 11.21.3 Angles d'intersection et visibilité ............................................................... 265 11.22 Dispositions relatives à l'émission d'un permis de lotissement ..................... 265 11.22.1 Terrain non construit ............................................................................... 265 11.22.2 Terrain construit ..................................................................................... 266 11.22.3 Résidu d'un terrain .................................................................................. 266 11.22.4 Résidu d'un lot après la création d'une rue privée ...................................... 267 11.22.5 Création d'une rue dans la situation de lots construits ................................ 267 11.23 Dispositions concernant le lotissement d'une propriété jouissant de droits acquis en vertu de la loi sur la protection du territoire et des activités agricoles ................................................................................................ 268 11.24 Dispositions applicables au réseau routier de la responsabilité du ministère des Transports du Québec ......................................................... 268 11.25 Dispositions relatives à l'émission d'un permis de construction .................... 269 11.25.1 Cas d'exception à l'application de certaines conditions pour l'émission d'un permis de construction ............................................................................ 269 CHAPITRE 12 LE DOCUMENT INDIQUANT LES COÛTS APPROXIMATIFS DES ÉQUIPEMENTS ET INFRASTRUCTURES INTERMUNICIPAUX .......... 273 viii CHAPITRE 13 PLAN D'ACTION .............................................................................. 275 Introduction ............................................................................................................. 275 13.1 Établir une politique de gestion intégrée des matières résiduelles ................ 275 13.2 Participer avec le ministère des Transports du Québec à l'évaluation du réseau de transport et du lien avec le réseau montérégien ......................... 276 13.3 Assurer une meilleure protection aux cours d'eau ...................................... 276 13.4 Créer un service régional d'inspection en matière de protection des rives ..... 277 13.5 Un réseau cyclable pour le Haut-Saint-Laurent ........................................... 277 13.6 Établir une politique culturelle pour le Haut-Saint-Laurent ........................... 278 13.7 Développer l'activité touristique dans le Haut-Saint-Laurent ........................ 279 13.8 Site archéologique Droulers ..................................................................... 280 13.9 Cartographie des zones inondables ........................................................... 281 13.10 Industrie ................................................................................................ 282 13.11 L'accessibilité au lac Saint-François ........................................................... 282 13.12 Mise en valeur de la rivière Châteauguay .................................................. 283 13.13 Territoire d'intérêt culturel, historique et esthétique ................................... 284 13.14 Territoire agricole et mise en valeur des activités agricoles et forestières ..... 284 13.15 Identification des zones et immeubles à risques (généré par l'homme) ........ 285 CHAPITRE 14 MODALITÉS ET CONCLUSIONS SUR LA CONSULTATION PUBLIQUE ....................................................................................... 287 14.1 Les modalités de la consultation publique .................................................. 287 14.2 Les conclusions de la consultation ............................................................ 288 LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 Superficie totale zonée agricole et vouée à l'agriculture par municipalités (1996)...................................................................................................... 10 Tableau 2 Potentiel forestier - MRC du Haut-Saint-Laurent .......................................... 11 Tableau 3 Évolution de la population par municipalités de 1961 à 1996 ......................... 19 Tableau 4 État de la construction par municipalité ....................................................... 20 Tableau 5 Évolution des ménages par municipalité ...................................................... 21 Tableau 6 Portrait de l'affectation villégiature.............................................................. 26 Tableau 7 Synthèse des affectations du schéma d'aménagement révisé ........................ 58 Tableau 8 Cimetières automobiles .............................................................................. 81 Tableau 9 Anciens sites d'élimination des matières résiduelles (dépotoirs) ..................... 85 Tableau 10 Sites actifs d'élimination des matières résiduelles ......................................... 86 Tableau 11 Lieux d'entreposage de pneus .................................................................... 86 ix Tableau 12 Poste de transformation d'électricité ........................................................... 87 Tableau 13 Usines d'épuration des eaux usées ............................................................. 87 Tableau 14 Territoires / éléments d'intérêt historique .................................................. 103 Tableau 15 Territoires / éléments d'intérêt culturel ..................................................... 103 Tableau 16 Territoires d'intérêt écologique ................................................................. 105 Tableau 17 Infrastructure routière du MTQ - classification fonctionnelle du réseau supérieur ................................................................................................ 112 Tableau 18 Les établissements d'enseignement Commission Scolaire de la Vallée- des-Tisserands ........................................................................................ 121 Tableau 19 Les établissements d'enseignement Commission Scolaire New Frontiers ....... 122 Tableau 20 Les établissements de santé et services sociaux ......................................... 125 Tableau 21 Postes frontières ..................................................................................... 126 Tableau 22 Ouvrages municipaux de captage des eaux ............................................... 127 Tableau 23 Usine publique de traitement des eaux usées ............................................ 131 Tableau 24 Les réseaux majeurs de transport d'énergie et de télécommunication .......... 132 Tableau 25 Cours d'eau désignés ............................................................................... 138 Tableau 25-1 Distance entre les sections et les cotes de crues de récurrence de 2, 20 et 100 ans - Rivière Noire à Saint-Chrysostome ......................................... 160 Tableau 25-2 Distance entre les sections et cotes de crues de récurrence 2, 20 et 100 ans - Rivière des Anglais à Très-Saint-Sacrement ....................................... 161 Tableau 25-3 Distance entre les sections et cotes de crues de récurrence 2, 20 et 100 ans - Rivière des Anglais à Howick et Très-Saint-Sacrement ....................... 162 Tableau 25-4 Distance entre les sections et cotes de crues de récurrence 2, 20 et 100 ans - Rivière Hinchinbrooke à Hinchinbrooke ............................................. 162 Tableau 25-5 Cotes de crues de récurrence de 20 et 100 ans, Rivière Châteauguay à Huntingdon (centre-ville), Ormstown (centre-ville), Ormstown (CVR) et Dewittville .............................................................................................. 163 Tableau 26 Occupations du sol permises selon les grandes affectations ........................ 208 Tableau 27-1 Nombre d'unités animales (paramètre A) .................................................. 223 Tableau 27-2 Distances de base (paramètre B) .............................................................. 224 Tableau 27-3 Coefficient d'odeur (paramètre C) ............................................................. 229 Tableau 27-4 Type de fumier (paramètre D) .................................................................. 229 Tableau 27-5 Type de projet (paramètre E) ................................................................... 230 Tableau 27-6 Facteurs d'atténuation (paramètre F) ........................................................ 231 Tableau 27-7 Facteurs d'usage (paramètre G) ............................................................... 231 Tableau 28 Zonage des productions - unités d'élevage ............................................... 232 x Tableau 29 Normes de localisation pour une installation d'élevage ou un ensemble d'installations d'élevage en regard d'une maison d'habitation ou d'un immeuble protégé exposés aux vents dominants d'été (les distances linéaires sont exprimées en mètres) .......................................................... 233 Tableau 30 Distances séparatrices relatives aux lieux d'entreposage des lisiers* situés à plus de 150 m de l'installation d'élevage ....................................... 234 Tableau 31 Distances séparatrices relatives à l'épandage des engrais de ferme ............. 235 Tableau 36 Dimension minimale des lots .................................................................... 263 Tableau 37 Dimensions minimales d'un lot situé à moins de 100 mètres d'un cours d'eau désigné ou riverain à un cours d'eau ................................................ 263 Tableau 37.1 Lots vacants sur un droit acquis de passage reconnu* ................................ 270 Tableau 38 Projet d'agrandissement de l'école de Saint-Anicet ..................................... 273 LISTE DES GRAPHIQUES Graphique 1 Superficie relative aux périmètres d'urbanisation .......................................... 59 LISTE DES FIGURES Figure 1 Localisation du territoire ............................................................................. 7 Figure 2 Municipalités de la MRC .............................................................................. 8 Figure 3 Organisation spatiale du territoire ............................................................... 45 Figure 4-1 Périmètre d'urbanisation centre urbain Huntingdon ...................................... 61 Figure 4-2 Périmètre d'urbanisation centre urbain Ormstown ........................................ 62 Figure 4-3 Périmètre d'urbanisation centre urbain Saint-Chrysostome ............................ 63 Figure 4-4 Périmètre d'urbanisation centre urbain Howick ............................................ 64 Figure 4-5 Périmètre d'urbanisation centre rural Sainte-Agnès-de-Dundee ..................... 67 Figure 4-6 Périmètre d'urbanisation centre rural Cazaville ............................................. 68 Figure 4-7 Périmètre d'urbanisation centre rural Saint-Anicet ........................................ 69 Figure 4-8 Périmètre d'urbanisation centre rural Sainte-Barbe ....................................... 70 Figure 4-9 Périmètre d'urbanisation centre rural Athelstan ............................................ 71 Figure 4-10 Périmètre d'urbanisation centre rural Franklin Centre ................................... 72 Figure 4-11 Périmètre d'urbanisation centre rural Saint-Antoine-Abbé ............................. 73 Figure 4-12 Périmètre d'urbanisation centre rural Havelock ............................................ 74 Figure 5-1 Noyau architectural Huntingdon ................................................................. 93 Figure 5-2 Noyau architectural Ormstown ................................................................... 94 Figure 5-3 Noyau architectural Saint-Chrysostome ....................................................... 95 Figure 5-4 Noyau architectural Saint-Anicet ................................................................. 96 xi Figure 5-5 Noyau architectural Godmanchester et Hinchinbrooke .................................. 97 Figure 5-6 Noyau architectural Hinchinbrooke.............................................................. 98 Figure 6-1 Problématiques reliées au transport .......................................................... 119 Figure 6-2 Réseau de camionnage ............................................................................ 120 Figure 7 Équipements et infrastructures régionaux .................................................. 123 Figure 9-1 Zone rurale - Municipalité de Très-Saint-Sacrement ................................... 149 Figure 9-2 Zone rurale - Municipalité de Saint-Chrysostome ....................................... 150 Figure 9-3 Zone rurale - Municipalité de Saint-Chrysostome ....................................... 151 Figure 9-4 Zone rurale - Municipalité de Saint-Chrysostome (Supprimé) ...................... 152 Figure 9-5 Zone rurale - Municipalité de Franklin ....................................................... 153 Figure 9-6 Zone rurale - Municipalité de Havelock (Supprimé) .................................... 154 Figure 9-7 Zone rurale - Municipalité de Havelock ..................................................... 155 Figure 10-1 Zone d'inondation - Rivière aux Saumons (Dundee) ................................... 169 Figure 10-2 Zone d'inondation - Rivière La Guerre (Saint-Anicet) .................................. 170 Figure 10-3 Zone d'inondation - Ruisseau Cousineau (Sainte-Barbe) - Cours d'eau Girouard (Sainte-Barbe) (Supprimé).......................................................... 171 Figure 10-4 Zone d'inondation - Rivière Trout (Godmanchester, Elgin) .......................... 172 Figure 10-5 Zone d'inondation - Rivière Trout (Godmanchester, Elgin) - Rivière Châteauguay (Godmanchester, Elgin, Huntingdon, Hinchinbrooke) .............. 173 Figure 10-6 Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Elgin, Hinchinbrooke) - Rivière Hinchinbrooke (Hinchinbrooke) ................................................................ 174 Figure 10-6-1 Zone d'inondation - Rivière Hinchinbrooke (Hinchinbrooke) ........................ 175 Figure 10-6-2 Zone d'inondation - Rivière Hinchinbrooke (Hinchinbrooke) ........................ 176 Figure 10-7 Zone d'inondation - Rivière Hinchinbrooke (Hinchinbrooke) ........................ 177 Figure 10-8 Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Hinchinbrooke, Huntingdon) - Rivière aux Outardes (Hinchinbrooke) ....................................................... 178 Figure 10-9 Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Godmanchester, Huntingdon, Hinchinbrooke, Ormstown) - Rivière aux Outardes (Hinchinbrooke) ............ 179 Figure 10-9-1 Zone d'inondation - Rivière Châteauguay - Rivière aux Outardes (Dewittville, Godmanchester et Ormstown) ............................................... 180 Figure 10-10 Zone d'inondation - Rivière aux Outardes est (Hinchinbrooke, Ormstown) ............................................................................................. 181 Figure 10-11 Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Ormstown) - Rivière aux Outardes (Ormstown) .............................................................................. 182 Figure 10-11-1 Zone d'inondation - Rivière Châteauguay - Rivière aux Outardes (Ormstown - secteur CVR) ...................................................................... 183 Figure 10-12 Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Ormstown, Très-Saint- Sacrement) ............................................................................................. 184 Figure 10-13 Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Très-Saint-Sacrement) - xii Rivière des Anglais (Très-Saint-Sacrement, Howick) ................................... 185 Figure 10-13-1 Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Très-Saint-Sacrement, Howick) ..... 186 Figure 10-14 Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Très-Saint-Sacrement ................... 187 Figure 10-14-1 Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Très-Saint-Sacrement) .................. 188 Figure 10-15-1 Zone d'inondation - Ruisseau Norton (Saint-Chrysostome) ......................... 189 Figure 10-15-2 Zone d'inondation - Rivière des Anglais/ruisseau Norton (Saint- Chrysostome) ......................................................................................... 190 Figure 10-15-3 Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Saint-Chrysostome) ...................... 191 Figure 10-15-4 Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Saint-Chrysostome) ...................... 192 Figure 10-15-5 Zone d'inondation - Rivière des Anglais/rivière Noire (Saint- Chrysostome) ......................................................................................... 193 Figure 10-15-6 Zone d'inondation - Rivière des Anglais/rivière Noire (Saint- Chrysostome) ......................................................................................... 194 Figure 10-15-7 Zone d'inondation - Rivière Noire (Saint-Chrysostome)............................... 195 Figure 10-15-8 Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Saint-Chrysostome) ...................... 196 Figure 10-16 Zone d'inondation - Rivière des Anglais (Saint-Chrysostome, Havelock) ....... 197 Figure 10-17 Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Huntingdon, Hinchinbrooke, Godmanchester) ..................................................................................... 198 Figure 10-18 Zone d'inondation - Rivière Châteauguay (Ormstown) - Rivière aux Outardes (Ormstown) .............................................................................. 199 Figure 11-1 Dérogation dans la zone inondable (Ormstown) - Pont de la Rivière aux Outardes (Ormstown) .............................................................................. 200 Figure 11-2 Dérogation dans la zone inondable (Godmanchester) - 2610 Route 138 ...... 201 Figure 11-3 Dérogation dans la zone inondable (Très-Saint-Sacrement) - 2077 Chemin de la Rivière des Anglais .............................................................. 202 Figure 11-4 Dérogation dans la zone inondable (Saint-Chrysostome) - 285 rang de la Rivière Noire Sud .................................................................................... 203 Figure 11-5 Dérogation dans la zone inondable (Très-Saint-Sacrement) - Remplacement du Pont de la Fourche (P-1758) sur la Route 138 ............... 204 Figure 11-6 Dérogation dans la zone inondable, Canton de Havelock, pont McComb, rivière des Anglais ................................................................................... 205 Figure 12-1 Milieux humides de la Municipalité de Saint-Anicet ..................................... 245 Figure 12-2 Milieux humides des municipalités de Saint-Anicet et Sainte-Barbe .............. 246 Figure 13-1 Prise municipale Huntingdon - Ouvrages de captage .................................. 249 Figure 13-2 Prise municipale Sainte-Barbe - Ouvrages de captage ................................ 250 Figure 13-3 Puits municipal Howick - Ouvrage de captage ........................................... 251 Figure 13-4 Puits municipaux Saint-Chrysostome - Ouvrage de captage ........................ 252 Figure 13-5 Puits municipaux Ormstown (1, 4 et 5) - Ouvrages de captage ................... 253 Figure 13-6 Puits municipaux Ormstown (6 et 8) - Ouvrages de captage ....................... 254 xiii Figure 13-7 Puits municipal Franklin - Ouvrages de captage ......................................... 255 Figure 13-8 Office Municipal d'habitation Franklin - Ouvrages de captage ...................... 256 Figure 13-9 Puits École Primaire Franklin - Ouvrage de captage ................................... 257 Figure 13-10 Puits École des jeunes riverains (Saint-Anicet) - Ouvrages de captage ......... 258 Figure 13-11 Puits CPE Petites Pommes (Franklin) - Ouvrages de captage ...................... 259 LISTE DES ANNEXES Annexe 1 Projets du Ministère des Transports du Québec planifiés sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent Annexe 2 Les grandes affectations (carte 1 de 2) Annexe 3 Territoires d'intérêt et zones de contraintes (carte 2 de 2) Annexe 4 Les secteurs agricoles forestiers Annexe 5 Secteur potentiel pour un développement résidentiel sur le territoire de la Municipalité de Elgin Annexe 6 Zonage relatif à la gestion des odeurs en territoire agricole Annexe 7 Îlots déstructurés à l'agriculture en territoire agricole ainsi qu'une carte index xiv Préambule, page 1 PRÉAMBULE Le premier schéma d'aménagement de la MRC du Haut-Saint-Laurent est entré en vigueur le 7 octobre 1987. En vertu de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (LAU), la période de révision du schéma commence à la date du cinquième anniversaire de l'entrée en vigueur de ce premier schéma. Pour la MRC cette date se voulait le 6 octobre 1992. Cependant, compte tenu des modifications majeures apportées à la LAU par le projet de loi nº 56, le Conseil de la MRC a attendu de connaître le contenu de la loi avant d'entreprendre les étapes de la révision. Le 21 février 1994, le Conseil de la MRC a adressé, par résolution à M. Claude Ryan, ministre des Affaires Municipales, une demande afin de se faire accorder un nouveau délai d'adoption du document sur les objets de la révision du schéma (DOR). Ce document, comme le stipule la loi, doit être adopté dans les six mois qui suivent le début de la période de révision. Le délai demandé et accordé par le ministre s'est officialisé par l'adoption du document à la séance ordinaire du conseil des maires le 11 mai 1994. Cette étape a conduit à la préparation des dossiers qui ont été examinés et travaillés par le comité de révision élargi. Ce comité, composé de 30 membres, dont 15 maires et 15 conseillers, a été créé en 1993 pour la période de la révision du schéma. Le travail, avec l'aide de ce regroupement, s'est traduit par l'adoption du premier projet de schéma révisé le 18 décembre 1996. Ce premier projet, comme son nom l'indique, est déposé pour une première fois au ministre, aux municipalités et aux MRC contiguës pour recevoir un premier avis. Un second projet a été élaboré tenant compte des avis des intervenants ayant reçu une copie du schéma. Ce projet, après son adoption le 10 septembre 1997, a été soumis à l'ensemble de la population du territoire au moyen de sept consultations publiques tenues sur le territoire des municipalités. Le 10 mars 1999, le schéma d'aménagement révisé a été adopté une première fois et modifié par la suite pour tenir compte de l'avis gouvernemental. Le schéma d'aménagement est finalement entré en vigueur le 1er novembre 2000. Le schéma d'aménagement révisé constitue la dernière étape du processus de révision du schéma d'aménagement. Ce document renferme les grands principes d'aménagement suivants : les orientations gouvernementales, les décisions d'aménagement et les perspectives de développement conclues après discussions et consultations de la population. Procédure de révision du schéma d'aménagement, page 2 PROCÉDURE DE RÉVISION DU SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT 1. Début de la période de révision (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 55) 6 octobre 1992 2. Extension de délai (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 239) 9 février 1994 3. Document sur les objets de la révision (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.1) 11 mai 1994 Avis des municipalités (56.2) 4. Extension de délai (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 239) 27 nov. 1996 5. Premier projet de schéma d'aménagement révisé 18 déc. 1996 (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.3) Avis gouvernemental (56.4) Avis des municipalités (56.5) 6. Deuxième projet de schéma d'aménagement révisé 10 sept. 1997 (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.6) Avis des municipalités (56.7) 7. Assemblées publiques de consultation dans les municipalités Automne 1997 (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.8) 8. Schéma d'aménagement révisé (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.13) 10 mars 1999 Avis gouvernemental (56.14) 21 juillet 1999 9. Extension de délai (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 239) 24 nov. 1999 10. Remplacement du schéma d'aménagement révisé 14 juin 2000 (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.15) 11. Entrée en vigueur du schéma d'aménagement révisé 1er nov. 2000 (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 56.17) Dans les deux ans qui suivent l'entrée en vigueur du schéma révisé, les municipalités doivent adopter tout règlement de concordance, c'est-à-dire tout règlement nécessaire pour tenir compte de la révision du schéma. (LRQ., Chapitre A-19.1, art. 59) 18 avril 1997 Introduction, page 3 INTRODUCTION Valoriser l'industrie, protéger et mettre en valeur le potentiel agroforestier, reconnaître la fonction des hameaux, encourager le développement de l'industrie tant par la protection du territoire que par le renforcement des concentrations commerciales, orienter le développement touristique et améliorer la qualité de vie du citoyen par une meilleure gestion des espaces et surtout des espaces urbanisés, voilà les points forts de cette première révision du schéma d'aménagement. Tout au long de cet exercice, que nous avons voulu le plus démocratique possible, nous avons cerné les grandes problématiques du territoire à partir desquelles ont découlé les grandes orientations et recommandations d'aménagement. Nous avons délimité les périmètres d'urbanisation de chaque municipalité ou d'un regroupement de municipalité. C'est à l'intérieur de ces périmètres qu'est privilégié le développement urbain qui prend deux formes soit un centre urbain soit un centre rural. Nous avons révisé les zones de contraintes sur le territoire. Il est essentiel d'assurer la sécurité du public par une gestion sévère des risques environnementaux. Une attention particulière a été portée à la définition des sites d'intérêts patrimoniaux, esthétiques et écologiques. C'est à partir de ce travail que les élus du territoire pourront développer l'industrie touristique et améliorer le cadre de vie des résidents. Espérant que cet effort de définition de ce que nous sommes et de ce que nous voulons faire de notre région permettra à tous de s'impliquer dans la protection et le développement de notre collectivité. Introduction, page 4 Chapitre 1, page 5 CHAPITRE 1 PRÉSENTATION DU TERRITOIRE La MRC du Haut-Saint-Laurent fait partie de la grande région administrative de la Montérégie et de la sous région du Suroît avec les MRC Beauharnois-Salaberry et Vaudreuil-Soulanges. Plus spécifiquement, elle se situe à l'extrême Sud-Ouest du Québec, au Sud du fleuve Saint-Laurent et au Nord de l'État de New-York. La MRC du Haut-Saint-Laurent couvre un territoire de 1 148,46 km2 et regroupe 13 administrations municipales dont une ville : Huntingdon; un village : Howick, trois paroisses : Saint-Anicet, Sainte- Barbe, Très-Saint-Sacrement; cinq cantons : Dundee, Elgin, Godmanchester, Havelock, Hinchinbrooke et trois municipalités sans désignation Franklin, Ormstown et Saint-Chrysostome. Sur le territoire de la MRC se trouve également la réserve amérindienne d'Akwesasne. Cette réserve située à l'extrême ouest du territoire, est comprise entre le fleuve, la frontière Canado-Américaine et la limite Ouest de Dundee. Cette dernière présente un tracé que ni le gouvernement fédéral, ni le gouvernement provincial ne sont en mesure d'officialiser. Pour les besoins du schéma, la limite s'inspire du Rôle d'évaluation municipal de Dundee. La MRC compte une population de 22 007 qui se reparti comme suit : 67% en milieu rural (agricole), 24% dans les agglomérations de Huntingdon, Howick, Ormstown et Saint-Chrysostome et 9% dans les secteurs de villégiature. L'agriculture occupe une place de premier ordre dans le Haut-Saint-Laurent. En chiffre, l'importance que prend ce secteur d'activité est 93% du territoire, 20% de l'activité de l'emploi et 13% de la population. Le paysage est imprégné par l'agriculture. C'est le type d'agriculture qui varie en raison du potentiel et de la qualité des sols. Ainsi, le Haut-Saint-Laurent se qualifie par les grandes cultures, les productions d'élevage, les cultures maraîchères, la pomiculture et l'acériculture. L'activité du secteur secondaire compte, elle aussi, pour 20% de l'activité de l'emploi alors que cette proportion atteint 54% pour le secteur tertiaire. Chapitre 1, page 6 La présence de petites concentrations d'habitations sur le territoire, origine du développement des différentes communautés dans le Haut-Saint-Laurent; développement qui a façonné le paysage de petits hameaux. Ces hameaux, ainsi que les vieilles maisons de pierres qui parsèment le paysage, les fermes centenaires, les nombreuses églises et les espaces naturels, sont les éléments d'un patrimoine bien conservé. Il va sans dire que ce patrimoine peut être un puissant moteur pour le développement touristique. Si la situation géographique a permis la conservation des paysages et du patrimoine bâti, elle présente par ailleurs certaines entraves au développement économique. Un territoire enclavé par le fleuve et la frontière, et par surcroît dépourvu d'un réseau autoroutier, sont les éléments avec lesquels il faut composer. Chapitre 1, page 7 FIGURE 1 LOCALISATION DU TERRITOIRE Chapitre 1, page 8 FIGURE 2 MUNICIPALITÉS DE LA MRC M.270-2014, 21/07/2014; R.345-2024, 09/04/2025 Chapitre 2, page 9 CHAPITRE 2 PROBLÉMATIQUES D'AMÉNAGEMENT ET LES GRANDES ORIENTATIONS Conformément à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (art. 5.1), ce chapitre présente les orientations d'aménagement pour le territoire de la MRC. Ces orientations sont établies à partir des 13 préoccupations exprimées à l'étape préparatoire de la révision du schéma d'aménagement. Pour son développement futur, la MRC du Haut-Saint-Laurent vise des interventions qui s'inscrivent dans le développement durable, fondées sur le partenariat du plus grand nombre d'intervenants possible et sur des objectifs clairs. Pour chacune des 13 préoccupations, s'inscrit le contexte et la problématique d'aménagement ainsi que l'orientation préconisée quant au territoire. Viennent ensuite les objectifs justifiant le contenu de l'orientation et les moyens de mise en œuvre, soit les manières de concrétiser l'orientation d'aménagement. PRÉOCCUPATIONS : 1. Protection du territoire et des activités agricoles et mise en valeur de la forêt; 2. Transport terrestre et corridors routiers; 3. Gestion de l'urbanisation; 4. Protection riveraine des cours d'eau; 5. Villégiature et accessibilité au plan d'eau; 6. Espace industriel; 7. Gestion des déchets; 8. Sites d'intérêt archéologique; 9. Marais et marécages du lac Saint-François; 10. Circuits cyclo-touristiques; 11. Mise en valeur de la rivière Châteauguay; 12. Développement touristique intégré avec le milieu rural; 13. Protection environnementale. Chapitre 2, page 10 PRÉOCCUPATION 1 PROTECTION DU TERRITOIRE ET DES ACTIVITÉS AGRICOLES ET MISE EN VALEUR DE LA FORÊT CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE : Par observation dans le rapport entre la superficie des fermes et le capital agricole, la MRC du Haut- Saint-Laurent vient en tête de liste en Montérégie après les MRC Les Maskoutains, Brome Missisquoi et Le Haut-Richelieu. Le territoire agricole, sous juridiction de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA), représente 93% du territoire du Haut-Saint-Laurent alors que 71% de cette superficie est en exploitation selon les dernières statistiques1. La proportion désignée de bons potentiels agricole représente quant à elle 50% du territoire. TABLEAU 1 SUPERFICIE TOTALE ZONÉE AGRICOLE ET VOUÉE À L'AGRICULTURE PAR MUNICIPALITÉS (1996) Municipalités Superficie totale ha Superficie en zone agricole ha Part relative en % Superficie déclarée agricole 1991 Superficie déclarée agricole 1996 Dundee 7 246 4 625 63,8 3 570 3 288 Elgin 6 938 6 938 100 3 674 5 386 Franklin 11 219 9 873 88,0 6 518 6 911 Godmanchester 13 877 13 841 99,7 10 315 9 498 Havelock 8 798 8 695 98,8 4 673 5 007 Hinchinbrooke 14 895 14 484 97,2 8 879 10 245 Howick 89 19,38 22 0 0 Huntingdon 258 0 0 0 0 Ormstown 14 239 13 650 95,8 10 201 8 678 Saint-Anicet 13 625 12 546 92,1 8 218 9 302 Sainte-Barbe 3 978 3 709 93,3 2 774 3 071 Saint-Chrysostome 9 954 8 882 89,2 5 861 5 814 Très-Saint-Sacrement 9 730 9 730 100 8 001 8 999 TOTAL MRC DU HAUT-SAINT- LAURENT 114 846 106 992 93,2 72 684,0 76 199,0 SOURCE : MRC du Haut-Saint-Laurent, compilation interne des données de la CPTAQ statistiques Canada et du MAPAQ 1 Statistique Canada, division agriculture, Profil agricole du Québec, Recensement 1996. Chapitre 2, page 11 Une part relativement appréciable est sous couvert forestier. Celle-ci représente 34% du territoire. Cette forêt domine le sud du territoire et le massif de la Covey Hill. Depuis 1990 c'est plus de 80 000 $ qui sont investis annuellement (Programme d'aide à la mise en valeur de la forêt privée du MRN2) pour la mise en valeur de la forêt. TABLEAU 2 POTENTIEL FORESTIER - MRC DU HAUT-SAINT-LAURENT Municipalités Feuillus ha Mélangés ha Résineux ha Total ha Part Relative % En voie de production ha Dundee 1 287 453 20 1 760 24,3 826 Elgin 2 157 706 56 2 919 42,1 677 Franklin 4 231 1 167 125 5 523 49,2 1 048 Godmanchester 2 522 1 149 212 3 883 28 1 088 Havelock 3 717 1 103 425 5 245 59,6 1 105 Hinchinbrooke 4 680 1 280 120 6 080 40,8 1 088 Howick - - - - - - Huntingdon - - - - - - Ormstown 4 456 431 66 4 953 35,3 620 Saint-Anicet 3 119 644 94 3 857 28,3 1 353 Sainte-Barbe 336 81 32 449 11,3 386 Saint-Chrysostome 2 471 722 260 3 453 34,9 847 Très-Saint-Sacrement 1 183 284 9 1 476 15,2 256 Total MRC DU HAUT-SAINT-LAURENT 30 159 8 020 1 419 39 598 - 9 294 MRC TOTAL % 76 20 4 100 34,5 19 SOURCE : Ministère de l'Énergie et des Ressources, service de l'inventaire forestier 1984 Cet immense territoire présente différentes facettes étroitement liées à la qualité des sols. Cette différence crée de la diversité dans le paysage, de la diversité dans le type d'agriculture et aussi des préoccupations souvent diverses. Par exemple à Très-Saint-Sacrement où toutes les conditions favorables sont réunies, 93% du territoire est déclaré agricole selon les données statistiques. Alors qu'à l'inverse pour les territoires compris dans les municipalités de Havelock, d'Ormstown, Saint- Chrysostome et Godmanchester cette proportion déclarée agricole varie entre 58% et 68%. On assiste forcément à des préoccupations qui diffèrent et avec lesquelles il faut adapter le développement de la région. 2 Le programme est depuis 1994 administré par l'Agence forestière de la Montérégie. Chapitre 2, page 12 Le territoire demande à être découpé pour protéger l'agriculture là où elle est économiquement rentable et d'y associer des activités auxiliaires, de circonscrire l'espace qui présente peu de dynamisme à l'agriculture et de désigner le secteur agroforestier en raison du potentiel forestier de ce dernier. Ce découpage est réalisé en tenant compte des critères suivants : les autorisations de la CPTAQ depuis 1979, le type de sol (potentiel agricole), le dynamisme agricole, les usages autre qu'agricole en territoire agricole, le potentiel forestier, les érablières et les vergers. Ce découpage donne lieu à 3 grandes affectations qui dans une proportion de 60% (agricole ), 23,1% (agricole ) et 16,7% (agroforestière) représente l'espace qu'ils occupent. Chapitre 2, page 13 ORIENTATION 1 PROTÉGER ET METTRE EN VALEUR LE POTENTIEL AGROFORESTIER DE LA MRC OBJECTIFS : AGRICOLE  assurer la protection des bons sols, des activités agricoles et des exploitations existantes;  assurer le développement durable des ressources agricoles;  favoriser la coexistence harmonieuse des utilisations agricoles et non agricoles par des orientations d'aménagement;  favoriser la production animale pour un meilleur équilibre environnemental;  favoriser la production de biomasse sur les parcelles délaissées par l'agriculture;  reconnaître des espaces qui ont perdu la vocation agricole de zone rurale tout en assurant que les usages permis et les nouveaux usages n'engendrent pas d'impacts négatifs sur l'agriculture;  reconnaître qu'un mode de développement traditionnel lié à la colonisation du territoire a laissé dans le paysage rural du Haut-Saint-Laurent la présence de hameaux (8 sont alors identifiés en territoire agricole);  interdire toute forme de prélèvement du sol arabe et encore bien davantage dans les terres noires;  éviter la construction permanente dans les établissements de camping;  déterminer dans quels cas et à quelles conditions de nouvelles utilisations à des fins résidentielles peuvent être implantées. M.272-2014, 21/07/2014 FORÊT  assurer le développement durable de la ressource forestière;  assurer la mise en valeur de la forêt et du potentiel faunique;  favoriser la plantation d'arbres pour la production de bois de haute valeur commerciale;  contribuer en tant que partenaire de l'Agence forestière de la Montérégie à la valorisation de la forêt sur le territoire. Chapitre 2, page 14 MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :  maintenir l'agriculture comme activité principale en territoire agricole et reconnaître trois grandes affectations agricoles en fonction de leurs caractéristiques et des utilisations existantes et souhaitables;  appliquer les nouvelles dispositions concernant les distances séparatrices relatives aux installations d'élevage;  appliquer de façon stricte les principes du zonage agricole dans l'affectation agricole à fort potentiel et régir l'implantation d'activités autres qu'agricoles en fonction de critères bien spécifiques dans les affectations de moindre potentiel;  permettre la transformation, la vente, l'entreposage et le conditionnement des produits agricoles (réf. : politique d'aménagement et de développement);  permettre qu'en territoire agroforestier se développent des activités secondaires d'accueil à la ferme et agrotouristique;  assurer que les règlements de zonage favorisent les aménagements adéquats et une mise en valeur du patrimoine architectural dans les hameaux (en territoire agricole);  assurer que la création et le développement des zones rurales (en territoire agricole) se fassent en conformité avec la politique d'aménagement;  mettre sur pied un comité consultatif agricole formé de membres du Conseil des maires, de producteurs agricoles et d'autres citoyens pour une planification mieux concertée en territoire agricole;  assurer que les campings maintiendront les usages exclusifs aux établissements de camping et de récréation;  reconnaître des espaces déstructurés à l'agriculture et des secteurs agricoles forestiers identifiés comme tel et dans lesquels il est possible de construire une nouvelle résidence. (La résidence permise est celle autorisée en veru de l'article 59 de la LPTAA et des décisions 363199 et 377747). R.210-2006, 22/06/2006; M.272-2014, 21/07/2014 Chapitre 2, page 15 PRÉOCCUPATION 2 TRANSPORT TERRESTRE ET CORRIDORS ROUTIERS CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE : Le Haut-Saint-Laurent compte 978,64 km de route pour lequel 248,29 km sont de la propriété du ministère des Transports du Québec. Le réseau hiérarchisé du ministère se présente comme suit : 92,6 km de réseau national, 74,34 km de réseau régional et 81,35 km de réseau collecteur (voir tableau 17). Les municipalités gèrent les 736,35 autres kilomètres. L'élément qui caractérise le territoire du Haut-Saint-Laurent, est l'enclave créée par le fleuve, la frontière Canado-Américaine et l'absence de lien autoroutier avec la Montérégie. Le prolongement de l'autoroute 30 sur le territoire des MRC de Roussillon, de Beauharnois-Salaberry et de Vaudreuil- Soulanges a tout avantage à se réaliser pour améliorer les liens avec le reste de la Montérégie. Le second élément est certainement l'état du réseau national et régional. Cet état entraîne la circulation de transit sur le réseau local. La décision des élus municipaux de diriger la circulation des véhicules lourds sur le réseau national et régional va augmenter forcément la circulation sur ces routes. Toutefois c'est la sécurité des usagers qui est mise en cause. Avant l'entrée en vigueur de la réglementation provinciale sur la circulation des véhicules lourds, les camionneurs évitaient de circuler sur ces routes (en raison de leur mauvais état, de leur étroitesse et de leur manque d'accotement) et empruntaient des routes alternatives. Cette décision de favoriser la circulation des véhicules lourds vient certainement aider la cause pour améliorer les conditions du réseau supérieur dans le Haut- Saint-Laurent. Ce réseau est aussi ponctué de sites identifiés à risque d'accidents3 et de tronçons désignés inondables. À la figure 6 sont illustrés les points névralgiques à considérer afin d'assurer une meilleure efficacité de la circulation et la sécurité des usagers sur les routes. Les municipalités, pour leur part, verront à exercer un plus grand contrôle des entrées privées et des intersections sur ces réseaux. La gestion du réseau local, remise aux municipalités en 1994 entraîne quant à elle plus de dialogues entre les municipalités pour mener à bien la gestion du réseau intermunicipal et l'harmonisation des règlements sur la circulation des véhicules lourds. 3 DSC Valleyfield, Étude de la localisation et de priorisation des sites dangereux sur les routes du territoire 1984-1987, Nov. 89 Chapitre 2, page 16 ORIENTATION 2 AUGMENTER L'EFFICACITÉ DE LA CIRCULATION ET DU TRANSPORT SUR LE RÉSEAU ROUTIER DANS LE HAUT- SAINT-LAURENT ET PERMETTRE DE MEILLEURS LIENS AU RÉSEAU AUTOROUTIER MONTÉRÉGIEN OBJECTIFS :  continuer d'encourager les efforts des MRC Beauharnois-Salaberry, Vaudreuil-Soulanges et Roussillon à la réalisation du prolongement de l'autoroute 30 dans le Suroît;  maintenir la désignation du réseau national actuel et augmenter les entretiens que l'on accorde à ce réseau;  augmenter l'efficacité de lien et de transit sur les réseaux national et régional;  harmoniser la vocation des réseaux national et régional avec l'aménagement du territoire;  favoriser la circulation des véhicules lourds sur les réseaux national et régional;  faire en sorte que les postes de douane sur le réseau national maintiennent leur plein service;  favoriser de meilleures conditions d'écoulement sur les réseaux national et régional. MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :  créer une table de travail avec le ministère des Transports du Québec et les municipalités pour évaluer le choix de meilleurs liens avec le reste de la Montérégie;  améliorer les caractéristiques techniques des réseaux national et régional pour permettre une meilleure circulation en tout temps et en toute sécurité sur les Routes 132, 138, 201 et 202;  encourager la réalisation d'études pour contrer les problèmes ponctuels identifiés dans la problématique du transport;  rendre compatibles les règlements sur la circulation des véhicules lourds des municipalités avec les restrictions imposées sur le réseau routier provincial;  contrôler au moyen de la réglementation locale d'urbanisme, le nombre d'entrées privées sur les réseaux national et régional. Chapitre 2, page 17 PRÉOCCUPATION 3 GESTION DE L'URBANISATION CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE : Par définition, l'urbanisation est la concentration croissante de la population dans une agglomération. Par observation des réalités du milieu, on peut considérer que les notions de concentration, de croissance et de pluralisme des fonctions se rattachent au concept d'une entité spatiale à caractère urbain. La notion de concentration se rattache à un lieu facilement identifiable et qui se distingue d'un environnement où justement l'absence de concentration est la règle. Pour sa part, la notion de croissance doit être prise dans une possibilité de croître. Quant au pluralisme des fonctions, il est attribué à la totalité de l'entité spatiale à caractère urbain. Il va sans dire que nous devons concentrer nos efforts d'urbanisation dans les zones prévues à cette fin en "zone blanche"4. Cette zone représente près de 6% du territoire de la MRC, mais lorsqu'on y soustrait les espaces affectés au développement résidentiel, à la villégiature, à la conservation et à la récréation, il reste à peine 1,16% du territoire utile à l'urbanisation. Des 1 406 ha, affectés aux périmètres d'urbanisation 315 ha soit 22% sont des espaces vacants. La capacité approximative de développement représente quelques 1 350 terrains. Nous allons tendre à atteindre cette capacité dans la mesure où les municipalités vont planifier le développement à l'aide de plan d'aménagement d'ensemble, qu'elles vont gérer plus adéquatement l'ouverture des rues privées et qu'elles vont planifier le développement avec le prolongement des réseaux d'aqueduc et d'égout. Le centre du village, si petit soit-il, composé de résidences, de commerces et de bâtiments institutionnels possède les attributs d'une entité urbaine. Dans le contexte particulier du Haut-Saint- Laurent, il y a les centres urbains : Huntingdon, Ormstown, Saint-Chrysostome et Howick et les centres ruraux : Sainte-Agnès de Dundee, Cazaville, Saint-Anicet, Sainte-Barbe, Athelstan, Franklin, Saint-Antoine-Abbé et Havelock. Ces centres sont précisément illustrés aux figures 4-1 à 4-12. 4"Zone blanche" : Expression populaire employée pour parler d'un territoire en opposition avec "zone verte" qui désigne le territoire sous juridiction de la LPTAA. Chapitre 2, page 18 Outre les centres urbains et ruraux, les élus reconnaissent une autre forme de développement, le hameau. Et ce n'est cependant pas dans le but de faire croître ces espaces mais bien plus de leur reconnaître une fonction qui s'inscrit dans le schéma organisationnel et la planification globale du territoire. Le hameau représente une petite concentration de quelques maisons, regroupées autour de bâtiments publics en territoire agricole. Il est connu et identifié d'un toponyme. Ces noyaux isolés çà et là évoquent le mode de développement traditionnel et reflet de la colonisation. La particularité de ces espaces est aussi qu'ils ont conservé tout le charme d'autrefois. Huit hameaux sont identifiés au plan 1 de 2 et à l'annexe 7, ces hameaux sont Kensington (îlot 11), Powerscourt (îlot 25), Dewittville (îlot 20), Herdman (îlot 28), Rockburn (îlot 29), Bridgetown (îlot 52), RiverField (îlot 49) et Aubrey (îlot 60). L'effort de la municipalité doit miser à assurer la protection et la mise en valeur de la spécificité paysagère de ces noyaux patrimoniaux. Il serait certainement souhaitable de maintenir la présence de commerces de services (dépanneur, auberge, restaurant). La construction de chemin privé dans ces lieux est strictement interdite. La population dans le Haut-Saint-Laurent est en légère croissance. Depuis les 35 dernières années elle est passée de 18 969 à 22 007, une croissance qui était de 3%, avant les années 80 mais qui a fléchie à 1% depuis. Le caractère rural et la place qu'occupe l'agriculture gagne sur le développement industriel et autres et malgré une certaine proximité du territoire à celui de l'Île de Montréal, nous ne connaissons pas de pression sur le développement résidentiel. Pour ne pas parler d'absence cela reste tout de même marginal; le temps de déplacement d'un lieu à l'autre ne favorise pas l'établissement de ce type de population dans le Haut-Saint-Laurent. En 1961, les centres urbains des municipalités de Huntingdon, Ormstown, Saint-Chrysostome et Howick regroupaient 33% de la population du Haut-Saint-Laurent. En 1996, ces centres comptaient que 26% de la population. Celle-ci s'accroît cependant en périphérie alors qu'elle jouit d'un taux de taxe bien inférieur à ceux des centres urbains. Le portrait de la construction est quant à lui représentatif de l'évolution de la population. C'est davantage aux territoires associés à la villégiature et dans les municipalités de Saint-Anicet, Sainte- Barbe et Hinchinbrooke que le phénomène de croissance de population est le plus significatif. Chapitre 2, page 19 TABLEAU 3 ÉVOLUTION DE LA POPULATION PAR MUNICIPALITÉS DE 1961 À 1996 Municipalités 1961 1966 1971 1976 1981 1986 1991 1996 Dundee 519 487 480 419 386 353 382 392 Elgin 495 427 454 524 455 436 469 448 Franklin 1 198 1 213 1 473 1 552 1 725 1 630 1 736 1 640 Godmanchester 1 588 1 833 1 887 1 735 1 702 1 620 1 557 1 550 Havelock 609 669 657 735 675 757 738 811 Hinchinbrooke 1 639 1 742 1 911 1 871 2 052 2 225 2 392 2 407 Howick 647 590 575 667 639 621 636 617 Huntingdon 3 134 3 167 3 087 3 090 3 018 2 919 2 859 2 746 Ormstown 3 366 3 524 3 551 3 676 3 775 3 661 3 678 3 700 Saint-Anicet 1 515 1 594 1 721 1 862 1 987 2 104 2 215 2 549 Sainte-Barbe 660 679 791 953 1 091 1 178 1 307 1 277 Saint-Chrysostome 2 256 2 374 2 421 2 485 2 541 2 441 2 601 2 587 Très-Saint-Sacrement 1 343 1 387 1 447 1 379 1 417 1 362 1 294 1 283 TOTAL MRC DU HAUT-SAINT-LAURENT 18 969 19 686 20 455 20 948 21 463 21 307 21 864 22 007 Chapitre 2, page 20 Cependant cette croissance de population ou du nombre de ménages ne représente pas une augmentation réelle sur la consommation du sol puisque l'on assiste plutôt à une transformation du chalet en résidence. Le chalet d'autrefois se transforme en habitation permanente et devient ensuite le lieu de domicile principal. Ces nouveaux occupants sont généralement des gens à la retraite ou des travailleurs autonomes ce qui ne génèrent pas d'augmentation de services pour la municipalité. Les dirigeants de ces municipalités auraient tout avantage à exercer les mesures de contrôle nécessaire en matière environnementale dans ces secteurs vu la très forte densité de population (voir tableau 6). Au cœur des centres urbains une structure commerciale est bien organisée; les plus vieux bâtiments y sont regroupés malheureusement l'innovation a parfois modifiée et trahie l'aspect original des bâtiments. On y observe une dévalorisation des espaces et des bâtiments et un manque d'intégration architecturale. Un effort doit être mis afin de valoriser ces espaces et de dynamiser les secteurs commerciaux. TABLEAU 4 ÉTAT DE LA CONSTRUCTION PAR MUNICIPALITÉ Municipalités 1995 1996 1997 1998 1999 Total 1995-1999 Résidentielle Commerciale Dundee 0 1 0 0 0 1 0 Elgin 0 0 0 1,1C 1 2 1 Franklin 6 3 3 1 2 15 0 Godmanchester 2 3 2 1,1C 3 11 1 Havelock 3 2 0 0 7 12 0 Hinchinbrooke 1 5 1 4 11,1C 22 1 Howick 0 1 2 2 0 5 0 Huntingdon 1 1 1C 0 0 2 1 Ormstown 4 4 5,1C 6 6 25 1 Saint-Anicet 8 9 8 6 5 36 0 Sainte-Barbe 11 5 4 4 8,1C 32 1 Saint-Chrysostome 2,1C 1,2C 5,1C 4,1C 10 22 5 Très-St-Sacrement 0 0 0 0 5 5 0 TOTAL 38,1C 35,2C 30,3C 29,3C 58,2C 190 11 C = commerce Source : Permis de construction des municipalités Chapitre 2, page 21 TABLEAU 5 ÉVOLUTION DES MÉNAGES PAR MUNICIPALITÉ Municipalités Ménage 1981 Ménage 1986 Ménage 1991 Ménage 1996 Dundee 120 125 130 135 Elgin 150 155 165 170 Franklin 535 540 610 630 Godmanchester 515 510 535 540 Havelock 230 260 280 310 Hinchinbrooke 685 780 860 915 Howick 230 240 260 260 Huntingdon 1 105 1 115 1 160 1 145 Ormstown 1 235 1 315 1 370 1 400 Saint-Anicet 640 730 820 980 Sainte-Barbe 360 435 485 500 Saint-Chrysostome 770 815 935 940 Très-Saint-Sacrement 460 465 450 465 TOTAL MRC DU HAUT-SAINT-LAURENT 7 035 7 485 8 060 8 390 SOURCE : Statistique Canada M.272-2014, 21/07/2014 Chapitre 2, page 22 ORIENTATION 3 PRIORISER LE DÉVELOPPEMENT À L'INTÉRIEUR DES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION ET FAVORISER UNE MEILLEURE GESTION DES FONCTIONS DANS LES ZONES DÉSIGNÉES HAMEAUX OBJECTIFS :  consolider les activités résidentielles, commerciales, institutionnelles et industrielles dans les centres urbains et les centres ruraux;  favoriser des formes de développement plus compact dans les centres urbains dans un objectif de rentabilité des infrastructures municipales;  maintenir et améliorer les équipements majeurs, les infrastructures et les différents services à l'intérieur des centres urbains;  protéger et mettre en valeur les noyaux architecturaux afin de stimuler et de dynamiser l'activité dans ces secteurs commerciaux et maintenir une qualité des bâtiments résidentiels;  maintenir la fonction des hameaux en harmonie avec les usages et la vocation du territoire. MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :  permettre à l'intérieur des grandes affectations centre urbain et centre rural la mixité des fonctions;  prévoir des mesures pour favoriser le développement dans les centres urbains et ruraux;  prévoir les nouveaux équipements structurants dans les centres urbains;  encourager les municipalités à se doter de normes de protection et d'outils de planification pour les noyaux architecturaux;  prévoir un zonage et des normes spécifiques à la mise en valeur des hameaux. Chapitre 2, page 23 PRÉOCCUPATION 4 PROTECTION RIVERAINE DES COURS D'EAU CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE : La MRC du Haut-Saint-Laurent se situe devant trois grandes problématiques de protection des rives. Il y a celle se rapportant à la villégiature sur les rives du fleuve Saint-Laurent, celle en milieu agricole et l'autre dans les centres urbains. Pour la rive du fleuve, il faut compter quelques 50 km de rives augmentées de 20 km par la présence de canaux. La construction de canaux, le contrôle du niveau du lac Saint-François et l'urbanisation mis ensemble ont favorisé l'artificialisation du milieu. La politique de protection des rives du gouvernement du Québec met à la disposition des MRC un mécanisme qui permet de prendre en considération certaines situations particulières compte tenu de la qualité du milieu ou du degré d'artificialisation. L'application stricte des règles de la politique dans ce genre de situation ne correspond pas toujours à la réalité. Il peut s'avérer nécessaire d'adopter des mesures différentes de celles prévues ailleurs sur le territoire tout en maintenant une protection adéquate du milieu riverain. Le plan de gestion semble à ce moment l'outil privilégié pour enrayer les problèmes de dégradation des rives rencontrés ici et là sur le lac Saint-François. En milieu agricole, c'est plus d'une centaine de kilomètres de rive qui cohabitent avec l'agriculture. Cette dernière, parfois friande d'espace, échappe aux principes environnementaux rendant ainsi inefficace les travaux d'entretien que la municipalité ou la municipalité régionale de comté effectue dans ces cours d'eau. D'ailleurs, depuis les 30 dernières années les cours d'eau ont considérablement été augmentés à cause du déboisement et de la mise en culture des terres et des travaux de drainage agricole qui en découlent. En milieu urbain, ce sont les secteurs commerciaux qui contribuent le plus à perturber le milieu riverain, cette fois sur la rivière Châteauguay. Un plan de restauration et de mise en valeur de la rive favoriserait grandement la qualité des abords et du paysage. Chapitre 2, page 24 ORIENTATION 4 ASSURER UNE PROTECTION AUX COURS D'EAU OBJECTIFS :  améliorer la qualité des cours d'eau par une protection minimale adéquate des rives et du littoral;  prévenir la dégradation et l'érosion des rives et du littoral en favorisant la conservation de leur caractère naturel;  assurer la conservation, la qualité et la diversité biologique du milieu en limitant les interventions pouvant permettre l'accessibilité;  mettre à la disposition des municipalités des normes qui accordent une protection efficace des rives et du littoral;  coordonner les efforts de protection des rives et du littoral sur le territoire du Haut-Saint-Laurent. MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :  inscrire au document complémentaire les mesures de protection des rives, du littoral et des plaines inondables;  accorder à tous les cours d'eau une protection minimale adéquate;  réaliser un inventaire sur l'état de protection des rives et du littoral en zone agricole;  contrôler les activités en zones de contraintes naturelles dans une optique de prévention des dommages et de protection des ressources;  prévoir des plans de gestion dans les secteurs riverains dégradés du lac Saint-François et de la rivière Châteauguay;  mettre en place un service d'inspection régional. Chapitre 2, page 25 PRÉOCCUPATION 5 VILLÉGIATURE ET ACCESSIBILITÉ AU PLAN D'EAU CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE : Les accès publics au lac Saint-François se limitent au Parc Léger, au Quai régional de Port Lewis et au Quai fédéral de la Pointe au Cèdre, tous dans la municipalité de Saint-Anicet. Cette contribution est bien minime alors que l'on calcule 30 km de rive à Saint-Anicet. À Dundee par contre, la rive est occupée à plus de 60% par les grands marais de la réserve nationale de faune et d'autres marais privés. Des aménagements y favorisent l'accès quoique le canot et l'excursion en rabaska demeure les moyens privilégiés de circuler dans ce vaste milieu humide. Tandis qu'à Sainte-Barbe, pour 11 km de rive, on ne compte aucun espace public. Le territoire à vocation villégiature est occupé à 64%. Cette occupation se présente comme suit : 42% résidentielle, 13% commerciale (deux terrains de golf et deux établissements de camping) et 8,7% autres (espace marais). L'activité résidentielle est dominante alors que plus de 70% de cette occupation est temporaire (chalet et résidence secondaire) contre 30% permanente. L'affectation villégiature se situe entre le lac Saint-François et la Route 132. Sur la rive du lac, l'activité résidentielle de villégiature a presque réussi à occuper l'espace riverain. Par contre, entre cette bande et la Route 132, il y a près de 35% du territoire qui est inoccupé. Sur la Route 132 la distance du lac devient un obstacle pour le développement résidentiel de villégiature comme tel. Ces espaces représentent cependant un intérêt pour des activités autres, surtout commerciales de services, pour les villégiateurs, les excursionnistes et les touristes. La superficie commerciale prend de l'importance parce qu'elle compte des espaces comme deux terrains de golf et deux terrains de camping. Mais outre ces activités, l'activité commerciale est faible, relativement peu diversifiée et surtout concentrée. Une première concentration se localise à Port Lewis dans les limites de Sainte-Barbe et de Saint-Anicet, une deuxième se situe à l'intersection de la Route 132 et du chemin Bord de l'eau à Sainte-Barbe et une troisième, toujours sur la Route 132, à Dundee (cette dernière est entrecoupée par la réserve Nationale de Faune du lac Saint-François). La population double pour cette portion de territoire pendant la période estivale (tableau 6), alors qu'elle représente véritablement 1,5% du territoire de la MRC. Chapitre 2, page 26 TABLEAU 6 PORTRAIT DE L'AFFECTATION VILLÉGIATURE Municipalité Superficie km2 Nombre de logements Population saisonnière Population permanente Population totale Densité population Dundee 3,87 264 563 98 661 170h / km2 Saint-Anicet 9,58 1 410 2 485 1 040 3 525 748h / km2 Sainte-Barbe 2,16 646 908 708 1 616 367h / km2 Parc Davignon (Hinchinbrooke) 1,89 370 560 365 925 490h / km2 Source : Rôle d'évaluation 1994. La tendance de l'occupation évolue d'un rythme différent que l'on se situe à Sainte-Barbe ou à Dundee. La transformation du chalet ainsi que le mode d'occupation sont progressifs à mesure que l'on se dirige vers l'Est ou que l'on se rapproche de Salaberry-de-Valleyfield (pôle d'attraction majeur). Le développement laissé aux nombreux propriétaires a eu comme conséquence la création d'un nombre considérable de chemins privés ce qui a rendu difficile voir même impossible le développement. Un nouveau projet de construction veut souvent dire l'ajout d'une nouvelle rue. La gestion de ce territoire doit être prise en charge par la municipalité de manière à freiner la construction de rue privée et de gérer les espaces vacants dans une perspective de gestion plus efficace du territoire. Outre l'espace de villégiature riverain au lac Saint-François, il y a le secteur du Parc Davignon (Hinchinbrooke) qui présente des caractéristiques de concentration d'un développement d'habitation saisonnière. Celui-ci représente 29% du développement contre 19% en occupation permanente, alors que 52% de l'espace reste vacant. Ce développement évolue lentement en résidence permanente ce qui a pour effet d'améliorer de beaucoup la qualité des constructions et la qualité environnementale des lieux. Malgré cela, le développement reste anarchique vu la multitude de petits terrains, la qualité des chemins privés et autres. En 1992, la municipalité de Hinchinbrooke a acquis quelques kilomètres de chemin dans ce parc et a procédé à des travaux de construction de routes afin de desservir la population permanente. Cette acquisition a rendu possible les services du transport scolaire, d'entretien et de collecte des ordures. Chapitre 2, page 27 ORIENTATION 5 AUGMENTER L'ACCESSIBILITÉ AU PLAN D'EAU ET FAVORISER UN DÉVELOPPEMENT DE QUALITÉ DANS L'AFFECTATION VILLÉGIATURE OBJECTIFS :  favoriser une politique d'acquisition de terrains riverains au lac Saint-François pour ouvrir des accès publics au lac;  protéger le caractère résidentiel de villégiature en maintenant les usages résidentiels de faible densité en bordure et à proximité du lac Saint-François;  développer des secteurs complémentaires à la villégiature le long de la Route 132 dans les zones désignées à cette fin ou sur des chemins municipalisés;  contrôler le développement et le nombre d'entrée privée le long de la Route 132 à Sainte-Barbe et à Saint-Anicet;  favoriser un développement efficace et harmonieux de la vocation résidentielle;  éviter la construction résidentielle permanente dans les établissements de camping et interdire la transformation de ces établissements en développement résidentiel. MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :  réaliser un inventaire par municipalité des terrains vacants, des terrains qui sont non réglementaires dû à leur trop petite superficie et des terrains rendus impropres à la construction;  établir une politique d'acquisition de terrains à des fins de parcs, terrains de jeux et d'espaces naturels;  créer deux affectations distinctes dont l'une résidentielle de villégiature et l'autre commerciale de villégiature; Chapitre 2, page 28  identifier 4 secteurs à vocation commerciale afin de créer des pôles d'activités pour desservir une clientèle touristique et de villégiature. Les activités (entreprises commerciales et de services) doivent cependant répondre à des critères spécifiques de mise en valeur de la villégiature : - sur la Route 132 entre le lot 64 (limite Est) à Sainte-Barbe et le lot 89 (limite Ouest), à Saint-Anicet; - sur la Route 132 et chemin bord de l'eau entre le lot 35 (limite Est) et les lots 34-10 et 36A-17, à Sainte-Barbe; - sur la Route 132, emplacement désigné par les parties de lots 30B, 31A, 32A et 33A, à Dundee; - sur la Route 132 et le chemin de la vieille douane, à Dundee.  prévoir au plan d'urbanisme les projets de rues publiques et privées;  assurer que les établissements de camping maintiendront les usages exclusifs aux dispositions contenues à l'article 11.11 du document complémentaire;  prévoir des plans d'aménagement d'ensemble (PAE) afin d'assurer une meilleure gestion de l'espace et des usages dans l'affectation résidentielle de villégiature. Chapitre 2, page 29 PRÉOCCUPATION 6 ESPACE INDUSTRIEL CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE : Le Haut-Saint-Laurent n'est muni d'aucune infrastructure industrielle ou de parc industriel. Les espaces identifiés zone industrielle par les règlements d'urbanisme des municipalités de première génération sont restés au stade vacant après plus de 10 ans. On constate, suite à un examen de chacune de ces zones, que les facteurs entourant l'implantation d'industries n'y sont pas toujours favorables. De plus, quelques 84 entreprises manufacturières sur le territoire opèrent en presque totalité sur des droits acquis ou dans des espaces où elles sont restreintes de prendre de l'expansion. Une relocalisation de ces industries veut souvent dire se diriger à l'extérieur du territoire puisque les municipalités n'ont pas toutes l'espace adéquat à l'intérieur du périmètre d'urbanisation pour localiser ou prévoir une zone industrielle. Devant un tel constat, la stratégie du Conseil de la MRC a été de s'impliquer directement et de développer un site pour servir la petite entreprise industrielle. Le 20 février 1998, une entente intermunicipale entre les municipalités du Canton de Dundee, du Canton de Elgin, de Franklin, du Canton de Havelock, du Canton de Hinchinbrooke, du Village de Howick, du Village d'Ormstown, du Village de Saint-Chrysostome, de la Paroisse de Saint-Jean- Chrysostome et de la Paroisse de Très-Saint-Sacrement a permis l'acquisition et la mise en place d'un équipement régional. Cette démarche concertée a rendu possible la consolidation d'un espace industriel. Cependant cette entente est devenue caduque après la vente de l'immeuble, le 7 novembre 2002. Les quelques 84 entreprises génèrent un nombre total de 1 688 emplois. L'activité de l'emploi de ce secteur se caractérise ainsi : 57% est à l'entreprise de textile, 13,5% pour les aliments et boissons, 10,7% pour produits métalliques, 7,3% carrière et sablière, 5,8% bois et meubles, 2% produits chimiques, 0,9% à l'imprimerie et autres 2,4%. C'est principalement à Huntingdon que se regroupe l'emploi manufacturier. M.270-2014, 21/07/2014 Chapitre 2, page 30 ORIENTATION 6 DÉVELOPPER ET VALORISER LE SECTEUR DE L'INDUSTRIE SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC DU HAUT- SAINT-LAURENT OBJECTIFS :  stimuler ce secteur d'activité économique. MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :  prévoir des espaces pour l'activité industrielle dans les centres urbains. M.270-2014, 21/07/2014 Chapitre 2, page 31 PRÉOCCUPATION 7 GESTION DES DÉCHETS CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE : Deux sites relatifs aux matières résiduelles sont officiellement désignés sur le territoire de la MRC. Il s'agit d'un site de dépôt des matériaux secs et d'un site d'enfouissement sanitaire. Le site de dépôts des matériaux secs se situe dans la municipalité de Godmanchester. Ce site est privé; ouvert en 1983, le ministère de l'Environnement évalue à 15% sa capacité comblée. Le site d'enfouissement sanitaire se situe à Saint-Anicet. Ce dernier est géré par la municipalité et en dessert essentiellement les résidents. Autant pour les résidus de collecte sanitaire que ceux des collectes sélectives, la totalité des résidus des 13 municipalités sont acheminés à l'extérieur du territoire de la MRC. La quantité annuelle de déchets domestiques produits sur le territoire est de 12,069 tonnes. Les boues des eaux usées des résidences isolées sont acheminées au Centre de traitement Sud- Ouest dans la municipalité de Saint-Stanislas-de-Kostka. Trois usines de traitement des eaux usées sont maintenant en opération pour les municipalités de Saint-Chrysostome (1994); Huntingdon, Godmanchester et Hinchinbrooke (1995) et Ormstown (1995). Elles traitent les eaux usées de 24% de la population du territoire. Dans l'actuelle réflexion du gouvernement du Québec sur la question des matières résiduelles, il sera de la responsabilité des MRC d'élaborer et de réaliser un plan de gestion des résidus. Ce plan verra à respecter les principes et les objectifs de la nouvelle politique québécoise qui repose sur la conservation des ressources et de l'environnement comme fondement du développement durable. Au printemps 1994, une formation de maîtres composteurs a été offerte à toutes les municipalités du territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent par l'entremise de Nature Action. Cette formation avait pour but de former un maître composteur par municipalité et de favoriser la réduction et la revalorisation des déchets domestiques. Chapitre 2, page 32 ORIENTATION 7 ASSURER UNE GESTION EFFICACE DES MATIÈRES RÉSIDUELLES ET INTÉGRER LA MISE EN VALEUR DES RÉSIDUS OBJECTIFS :  planifier sur la base des principes et des objectifs du gouvernement un plan de gestion des matières résiduelles générées et éliminées sur le territoire. MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :  réaliser un plan de gestion intégré des résidus sur le territoire de la MRC;  réactiver les efforts de sensibilisation de la population au compostage domestique. Chapitre 2, page 33 PRÉOCCUPATION 8 SITES D'INTÉRÊT ARCHÉOLOGIQUE CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE : Plusieurs sites archéologiques ont été identifiés sur le territoire de la MRC mais ce n'est que tout récemment que des fouilles ont mis à jour le site d'un village iroquoien dans la municipalité de Saint- Anicet. Un plan rationnel de mise en valeur "in situ" du site archéologique Droulers doit donc prendre acte du potentiel archéologique du gisement. La mise en valeur sur place demeure le concept offrant le plus de possibilités d'intégration des données archéologiques et permet d'apporter une dimension d'authenticité. C'est pourquoi la MRC a légalement désigné ce site de parc régional d'interprétation archéologique conformément aux dispositions de l'article 688 du Code municipal (adoption du règlement créant le parc, le 10 juin 1998). La mise en valeur des sites archéologiques constitue un attrait touristique majeur pour le Haut-Saint- Laurent. Cette mise en valeur doit toutefois tenir compte des impératifs du milieu. Son intégration au sein du réseau touristique existant demeure un prérequis indispensable pour assurer des retombées économiques. Par ailleurs, on assiste dans la région de Cazaville à la destruction imminente de sites dû à l'extraction du sable. Plusieurs sites archéologiques d'importance sont ainsi menacés. Chapitre 2, page 34 ORIENTATION 8 METTRE EN VALEUR LES SITES ARCHÉOLOGIQUES D'INTÉRÊT ET ASSURER LEUR DÉVELOPPEMENT EN HARMONIE AVEC LE MILIEU OBJECTIFS :  assurer une protection des sites archéologiques Droulers et LaGuerre et ceux pour lesquels des fouilles ont été réalisées;  encadrer le développement du site archéologique Droulers dans une approche intégrée avec le milieu;  sensibiliser la population au potentiel archéologique sur le territoire. MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :  assurer, par la création d'un parc régional, la protection du site archéologique Droulers;  promouvoir le site Droulers auprès de l'Office du tourisme du Suroît;  faire connaître à la population le patrimoine archéologique via une infrastructure archéo- touristique;  poursuivre les fouilles archéologiques sur le site Droulers et dans les secteurs de Ormstown, Howick et de la Covey Hill;  discuter d'une politique de protection pour les sites archéologiques identifiés sur le territoire. Chapitre 2, page 35 PRÉOCCUPATION 9 MARAIS ET MARÉCAGES DU LAC SAINT-FRANÇOIS CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE : Le paysage du Haut-Saint-Laurent, c'est aussi la présence de marais, de tourbières et de marécages. Ces espaces comptent pour plus de 2% du territoire. Une partie de la population consciente de cet avantage en proclame les bienfaits alors que pour les propriétaires, ils sont des obstacles au développement. Ces milieux sont entre autres caractérisés par des espèces fauniques et floristiques menacées ou vulnérables. Les gouvernements, tant fédéral que provincial, ont acquis quelques-unes de ces propriétés à des fins de protection. La Réserve nationale de Faune du lac Saint-François en est un exemple. Mais inévitablement, les gouvernements sont de plus en plus restreints dans leurs acquisitions. En 1993 le gouvernement du Québec, par les modifications apportées à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme et au Code municipal, a doté les municipalités et les MRC de nouveaux pouvoirs. Ils permettent aux municipalités d'utiliser les fonds de contribution à des fins de parcs pour l'acquisition d'espaces naturels, pour la plantation de végétaux, ainsi que pour la construction de bâtiments reliés aux parcs et espaces naturels. Ils permettent également aux MRC d'acquérir des espaces pour fins de parcs et de conservation. D'autre part, l'article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement restreint les activités et les usages spécifiquement dans ces territoires : "...quiconque érige ou modifie une construction, exécute des travaux ou des ouvrages, entreprend l'exploitation d'une industrie quelconque, l'exercice d'une activité ou l'utilisation d'un procédé industriel ou augmente la production d'un bien ou d'un service dans un cours d'eau à débit régulier ou intermittent, dans un lac, un étang, un marais, un marécage ou une tourbière doit préalablement obtenir du ministre un certificat d'autorisation". Il y a un intérêt à identifier ces espaces et les reconnaître. Un examen plus approfondi des sites, de leur emplacement et de leur potentiel contribuera en des actions plus concrètes. Chapitre 2, page 36 ORIENTATION 9 RECONNAÎTRE LA VALEUR ÉCOLOGIQUE DES MILIEUX HUMIDES ET LEUR ASSURER UNE PROTECTION OBJECTIFS :  identifier les milieux humides du lac Saint-François. MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :  assurer un zonage adéquat de ces espaces;  s'associer avec la Zone d'intervention prioritaire (ZIP) du Haut-Saint-Laurent et d'autres organismes de protection afin de mettre en valeur ces espaces;  appliquer les réglementations gouvernementales en vigueur;  assurer le maintien des conditions favorables à la préservation des espaces naturels. Chapitre 2, page 37 PRÉOCCUPATION 10 CIRCUITS CYCLO-TOURISTIQUES CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE : Un territoire à parcourir, un paysage agricole de vallée et de colline, une multitude de chemins longeant des sites historiques et des points d'attraits esthétiques sont autant d'éléments qui ont favorisé l'identification de circuits cyclo-touristiques sur le territoire. Ces circuits cyclo-touristiques répondent à un mode de plus en plus répandu de visiter une région. En 1994, la CDE du Haut-Saint-Laurent en collaboration avec Explo Tour a élaboré un guide de huit circuits cyclables sur le territoire. Ces circuits utilisent le réseau routier et il va sans dire que des mesures pour assurer la sécurité des usagers devenaient nécessaires. Au stade de prioriser une signalisation et des aménagements en fonctions de ce guide, les élus se sont rendus compte de l'étendue excessive de ces circuits et de la multitude des chemins empruntés. Un comité de concertation sur les pistes cyclables mis en place par le conseil des maires a donc été créé afin d'étudier la faisablité d'un réseau sur le territoire. Ce comité veut étudier toutes les possibilités de circuits adaptés au contexte local notamment les emprises ferroviaires abandonnées. Chapitre 2, page 38 ORIENTATION 10 DÉVELOPPER UN PRODUIT CYCLO-TOURISTIQUE SUR LA BASE DES ACQUIS ET POTENTIEL DU TERRITOIRE OBJECTIFS :  mettre en relation les différents acteurs locaux et créer une table de concertation sur la question des pistes et circuits cyclables sur le territoire;  revoir le guide cyclotouristique « Le Haut-Saint-Laurent à vélo »;  développer un réseau sur le territoire du Haut-Saint-Laurent, en lien avec nos voisins des MRC de Beauharnois-Salaberry et les Jardins-de-Napierville. MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :  créer un comité de concertation sur les pistes cyclables;  étudier les possibilités de développer un produit cyclo-touristique en tenant compte des forces du territoire;  suivre les recommandations du rapport du comité de concertation sur les pistes cyclables. Chapitre 2, page 39 PRÉOCCUPATION 11 MISE EN VALEUR DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE : La rivière Châteauguay traverse et draine la majeure partie du territoire de la MRC. Tout récemment le programme d'assainissement des eaux du Québec (PAEQ) a permis aux municipalités de Saint- Chrysostome (1994), Huntingdon, Godmanchester et Hinchinbrooke (1995) et Ormstown (1995), d'instaurer trois usines d'épuration des eaux usées. Ces importantes sources de pollution éliminées, ont du même coup contribuées à solutionner les problèmes de rejets des eaux usées industrielles des usines de textiles à Huntingdon qui représentaient à elles seules une source de pollution. Il va sans dire que l'amélioration subséquente de la qualité des eaux et, éventuellement, des composantes biotiques de l'écosystème du bassin versant de la rivière Châteauguay reposera de plus en plus sur le traitement des sources diffuses d'origine agricole. C'est de cette rivière que la ville de Huntingdon puise l'eau qui approvisionne le réseau d'aqueduc municipal. Chapitre 2, page 40 ORIENTATION 11 CONTRIBUER À L'AMÉLIORATION DE LA QUALITÉ DES EAUX À UNE MISE EN VALEUR DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY OBJECTIFS :  préserver le plan d'eau en vue de protéger la source d'approvisionnement en eau d'Huntingdon;  améliorer la qualité des eaux dans le bassin de la rivière Châteauguay;  favoriser la concertation entre les intervenants du milieu pour la mise en valeur de la rivière;  faire revivre les activités de récréation sur la rivière Châteauguay. MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :  assurer que les mesures de protection des rives et du littoral sont appliquées en milieu agricole;  favoriser le contrôle de vidanges des installations septiques des résidences isolées;  identifier les principaux problèmes d'érosion des rives et rechercher des solutions aux différents problèmes;  considérer le plan d'eau de la rivière Châteauguay dans le plan de développement touristique. Chapitre 2, page 41 PRÉOCCUPATION 12 DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE : Depuis 1994, le Haut-Saint-Laurent fait partie de la grande région touristique du Suroît. Cette nouvelle région touristique a vu le jour suite à la mise en commun d'un travail avec les MRC de Vaudreuil-Soulanges et de Beauharnois-Salaberry et des conclusions de l'étude "Destination Sud- Ouest" réalisée par le Groupe Viau5. Le constat de l'étude, est que le Haut-Saint-Laurent est une région pratiquement inconnue mais comportant de nombreux points d'intérêts, notamment au niveau des paysages champêtres. Nous partons donc du principe que tout est à créer, il reste cependant à planifier comment on va le créer. La chambre de commerce de Saint-Anicet et du Haut-Saint-Laurent a produit en 1995 un plan d'orientation du développement touristique pour le Haut-Saint-Laurent6. Ce plan propose des actions au développement touristique à partir des potentiels du territoire. Il est l'outil par excellence qui doit guider le comité touristique. 5 Le Groupe Viau, Destination Sud-Ouest, Plan de développement touristique, Tome 2, décembre 1992, p.1-6 6 Sophie Bérubé, Éric Pineault, Plan d'orientation du développement touristique. Une proposition pour le Haut-Saint-Laurent, 1995, 35 pages. Chapitre 2, page 42 ORIENTATION 12 FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE EN HARMONIE AVEC LES ACTIVITÉS AGRICOLES, AGROFORESTIÈRES ET DE VILLÉGIATURES OBJECTIFS :  encadrer le développement touristique en harmonie avec la vocation rurale du territoire;  exploiter le caractère champêtre du Haut-Saint-Laurent par ses différents paysages;  développer un produit touristique orienté d'abord sur la base de la mise en valeur du patrimoine bâti et du patrimoine naturel;  densifier l'offre touristique;  faire connaître le Haut-Saint-Laurent comme destination touristique auprès de la clientèle québécoise et de la clientèle étrangère;  mettre en valeur le potentiel agrotouristique de la MRC en autorisant l'hébergement touristique de plein air lié à une entreprise agricole dans les affectations agricoles. MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :  créer un comité touristique régional;  réunir les intervenants gouvernementaux et locaux afin de rendre accessible les territoires d'intérêts écologiques à l'interprétation;  mettre en réseau les différents attraits sur le territoire;  augmenter les accès publics au lac Saint-François;  consolider les produits et équipements touristiques existants;  élaborer un concept de développement touristique pour l'ensemble du territoire;  prévoir que l'hébergement touristique de plein air lié à une entreprise agricole soit autorisé partout dans les affectations « Agricole 1 », « Agricole 2 » et « Agro-forestière ». M.345-2024, 09/04/2025 Chapitre 2, page 43 PRÉOCCUPATION 13 PROTECTION ENVIRONNEMENTALE CONTEXTE ET PROBLÉMATIQUE : Grand territoire rural dominé par l'agriculture, quelques industries de textiles localisées dans la ville de Huntingdon, quelques autres petites industries dispersées ça et là sur le territoire, trois sites d'entreposage de pneus hors d'usage, un site de matériaux secs, un site d'enfouissement sanitaire et trois usines de traitement des eaux usées. Voilà les principaux points d'enjeux environnementaux dans le Haut-Saint-Laurent. Suite au changement mis de l'avant par le ministère de l'Environnement via le Règlement sur la réduction de la pollution d'origine agricole, il s'ensuivra une meilleure protection de la qualité des eaux souterraines. Parmi les mesures prises par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, il y a l'utilisation des pesticides qui sera réduite de 50% d'ici l'an 2000. On peut certainement penser à des améliorations de la qualité environnementale à tous les points de vue. Chapitre 2, page 44 ORIENTATION 13 S'ASSURER QUE LE DÉVELOPPEMENT NE SE FASSE AU DÉTRIMENT DE LA QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE OBJECTIFS :  améliorer la qualité environnementale du moins avec les pouvoirs donnés aux MRC et aux municipalités;  assurer les personnes et les biens contre les risques inhérents à certains phénomènes naturels et anthropiques. MOYENS DE MISE EN ŒUVRE :  appliquer de manière rigoureuse la politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables qui, de surcroît, permet de protéger les habitats fauniques, floristiques et les paysages;  identifier toutes contraintes naturelles et anthropiques pouvant affecter la sécurité des personnes et des biens sur le territoire du Haut-Saint-Laurent;  appliquer les nouvelles dispositions concernant les distances séparatrices relatives aux installations d'élevage;  réaliser un plan de gestion des matières résiduelles générées et éliminées sur le territoire. Chapitre 2, page 45 FIGURE 3 ORGANISATION SPATIALE DU TERRITOIRE M.270-2014, 21/07/2014; M.297-2017, 24/07/2017; M.322-2021, 14/02/2022; M.337-2023, 20/10/2023; R.345-2024, 09/04/2025 Chapitre 2, page 46 Chapitre 3, page 47 CHAPITRE 3 LES GRANDES AFFECTATIONS DU TERRITOIRE Conformément à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (art. 5.2), ce chapitre présente les grandes affectations du territoire de la MRC. Les grandes affectations sont définies à partir de plusieurs composantes telles que les potentiels et contraintes du territoire, les caractéristiques d'utilisation du sol, les préoccupations régionales et les orientations d'aménagement. Au total, 13 grandes affectations ressortent de cet exercice. Ces affectations sont illustrées au plan 1 en annexe du présent document. Les grandes affectations du territoire sont les suivantes : 1. agricole ; 2. agricole ; 3. agroforestière; 4. centre urbain; 5. centre rural; 6. villégiature; 7. commerciale et villégiature; 8. résidentielle; 9. M.270-2014, 21/07/2014 10. commerciale et industrielle; 11. conservation; 12. récréation extensive; 13. récréation intensive; 14. terre publique. Chapitre 3, page 48 3.1 AFFECTATION AGRICOLE  L'affectation agricole  désigne une première portion (60,17%) du territoire défini par la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Cette affectation se caractérise particulièrement par des sols à fort potentiels7, une agriculture très dynamique et un territoire de très faible densité d'habitations, malgré quelques secteurs déstructurés. Cette affectation est réservée principalement à des activités agricoles, au sens de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Cependant, certains autres usages et activités étroitement reliés sont considérés compatibles avec la vocation agricole. Il s'agit : ➢ des constructions résidentielles reliées aux droits et privilèges consentis par la LPTAA; ➢ la transformation, la vente, l'entreposage et le conditionnement des produits agricoles (réf. : politique d'aménagement et de développement); ➢ des activités (commerce et service) reliées à l'agriculture (réf. : politique d'aménagement); ➢ des activités temporaires de vente de semences et d'engrais en complémentarité avec la production agricole sans que cette activité ne génère d'impact supplémentaire; ➢ des gîtes touristiques (ex : gîtes du passant, gîtes à la ferme, bed & breakfast, tables champêtres) comme usage domestique relié à un usage résidentiel; ➢ des activités récréatives extensives qui n'occasionnent pas de contraintes à la pratique agricole. La récréation extensive consiste à la pratique d'activités de sports, de loisirs, de détente ou d'éducation se déroulant principalement à l'extérieur. Ces activités n'impliquent aucune modification significative du milieu naturel et ne nécessitent aucune infrastructure ou équipement lourd (ex : sentiers pédestre, équestre, de ski, de motoneige, aire de pique-nique, aire d'observation, pistes d'avions téléguidés, aire de stationnement reliée à l'une de ces activités); ➢ des activités récréatives intensives qui n'occasionnent pas de contraintes à la pratique agricole. La récréation intensive est la continuité d'activité d'abord relié à l'agriculture (ex : producteur de chevaux : centre équestre, exploitation d'une érablière : cabane à sucre); ➢ des utilités publiques; ➢ consolidation des activités dans les hameaux de Kensington, Dewittville, River Field et Aubrey; 7 Ministère de l'Agriculture, Classement des sols selon l'utilisation agricole, (ARDA), carte 31G-01 (Huntingdon), carte 31H-04 (Saint- Chrysotome), 1969 et 2009. Chapitre 3, page 49 ➢ désignation de zone rurale (réf : politique d'aménagement); ➢ compte tenu de la présence des bâtiments agricoles abandonnés, occasionnés par la restructuration des entreprises agricoles, il est autorisé de permettre à l'intérieur de ces bâtiments existants, une activité d'entreposage aux conditions suivantes : - aucun affichage; - aucun entreposage ou autre activité ne se déroule à l'extérieur du bâtiment; - aucune activité commerciale ne se réalise sur place; - l'entreposage autorisé dans un bâtiment agricole n'est pas considéré comme un immeuble protégé; - l'activité est conforme aux normes environnementales assujetties par la Loi sur la qualité de l'environnement et ses règlements. Conformément aux dispositions de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, une personne ne peut sans l'autorisation de la Commission, utiliser un lot à une fin autre que l'agriculture (art. 26). Dans ce cas les usages autres qu'agricoles considérés compatibles avec l'affectation, doivent au préalable recevoir une autorisation, à l'exception d'un usage domestique relié à un usage résidentiel déjà existant. R.210-2006, 22/06/2006, M.297-2017, 24/07/2017, M.337-2023, 20/10/2023 3.2 AFFECTATION AGRICOLE  L'affectation agricole  désigne une portion (18,83%) du territoire agricole, défini par la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Cette affectation se caractérise par des sols de faible qualité8 un mélange d'agriculture et de forêt, une cohabitation de plusieurs usages non reliés à l'agriculture et la forêt, dont la présence de gravière/sablière. Le territoire est de faible densité. L'affectation agricole  est réservée principalement à des activités agricoles, au sens de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Cependant, considérant la faible qualité des sols pour de l'agriculture et considérant la présence d'activités autres qu'agricoles, certains autres usages et activités sont autorisés et sont considérés compatibles avec la vocation agricole. Il s'agit : ➢ des activités décrites dans l'affectation agricole ; ➢ d'exploitation de carrières et sablières (ref : politique d'aménagement); 8 Ibid Chapitre 3, page 50 ➢ d'exploitation de la ressource eau; ➢ récréation intensive, ex : camping, golf (ref : politique d'aménagement); ➢ des cimetières automobiles (ref : politique d'aménagement) et des chenils; ➢ des lieux d'enfouissement technique, des centres de transbordement, des dépôts de matériaux secs, des écocentres, des centres de tri des matières recyclables et des plateformes de compostage. Conformément aux dispositions de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, une personne ne peut sans l'autorisation de la Commission, utiliser un lot à une fin autre que l'agriculture (art. 26). Dans ce cas, les usages autres qu'agricoles considérés compatibles avec l'affectation, doivent au préalable recevoir une autorisation, à l'exception de l'usage domestique relié à un usage résidentiel déjà existant. M.240-2010, 14/05/2010; M.297-2017, 24/07/2017; M 292-2017, 23/12/2019; M.337-2023, 20/10/2023 3.3 AFFECTATION AGROFORESTIÈRE L'affectation agroforestière désigne une portion (18,04%) du territoire agricole, définie par la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Elle se caractérise par des sols de moindre qualité9, un territoire dominé par la forêt, une agriculture très diversifiée, une cohabitation de plusieurs usages non reliés à l'agriculture ou à la forêt, tels des carrières/sablières, deux établissements de campings et la présence de hameaux. Le territoire est de très faible densité. L'affectation agroforestière est réservée principalement à des activités agricoles, au sens de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles et aux activités de mise en valeur de la forêt. Cependant, certains autres usages et activités sont considérés compatibles avec la fonction agricole. Il s'agit : ➢ des activités décrites dans l'affectation agricole ; ➢ des commerces à vocation agrotouristique (ref : politique d'aménagement); ➢ d'exploitation de carrières et sablières (ref : politique d'aménagement); ➢ d'exploitation de la ressource eau; ➢ récréation intensive, ex : camping, golf (ref : politique d'aménagement); ➢ consolidation des activités dans les hameaux de Rockburn, Powerscourt, Herdman et Bridgetown; ➢ de la gestion environnementale, des écocentres et des centres de tri des matières recyclables. 9 Ibid Chapitre 3, page 51 Conformément aux dispositions de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, une personne ne peut sans l'autorisation de la Commission, utiliser un lot à une fin autre que l'agriculture (art. 26). Dans ce cas, les usages autres qu'agricole considérés compatibles avec l'affectation doivent au préalable, recevoir une autorisation, à l'exception de l'usage domestique relié à un usage résidentiel déjà existant. M.240-2010, 14/05/2010; M 292-2017, 23/12/2019; M.337-2023, 20/10/2023 3.4 AFFECTATION CENTRE URBAIN Cette affectation désigne les quatre agglomérations de la MRC délimitées par les périmètres d'urbanisation soit Huntingdon (Hinchinbrooke et Godmanchester), Ormstown, Saint-Chrysostome et Howick. Ces centres urbains bénéficient de services d'aqueduc et d'égout. Leur développement devra coïncider avec le développement de ces réseaux. Ces centres doivent néanmoins permettre la coexistence des usages résidentiels, commerciaux, institutionnels, publics, récréatifs et industriels. Cette cohabitation des usages, essentielle pour la formation d'une agglomération urbaine, doit toutefois se faire de manière à maintenir une qualité de vie respectable. Ces agglomérations représentent quatre pôles importants qui tiennent compte des affluences et de l'étendue du territoire. Prioritairement, ces agglomérations doivent maintenir un niveau de dynamisme et maintenir leurs équipements. Les infrastructures et équipements d'incidences régionales doivent être planifiés en toute priorité dans ces zones urbaines. 3.4.1 DÉVELOPPEMENT RÉSIDENTIEL DE L'AGRANDISSEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN DE HOWICK Le développement résidentiel au sein de l'agrandissement du périmètre urbain de Howick du côté est de la rue Mill devra se faire en deux phases, telles qu'illustrées à la figure 4-4. Avant d'entamer le développement de la phase 2, 80% des terrains constructibles à des fins résidentielles de la phase 1 devront accueillir une résidence construite ou faire l'objet de travaux effectués en conformité avec un permis de construction dûment émis par la municipalité. Par ailleurs, le développement de la phase 2 ne pourra débuter à moins que 80% des 17 lots constructibles, en date du 14 mars 2018, n'accueillent une résidence ou ne fassent l'objet de travaux effectués en conformité avec un permis de construction dûment émis par la municipalité. La phase 1 est d'une superficie de 5 hectares et la phase 2 est d'une superficie de 3 hectares. A.298-2017, 14/05/2018 Chapitre 3, page 52 3.4.2 DÉVELOPPEMENT RÉSIDENTIEL DE L'AGRANDISSEMENT DU PÉRIMÈTRE URBAIN D'ORMSTOWN Le développement résidentiel au sein de l'agrandissement du périmètre urbain d'Ormstown sur les lots 5 806 512, 5 806 514, 5 806 516, 5 806 517 et 5 807 396, devra se faire par phases, tel qu'illustré à la figure 4-2. Avant de débuter le développement d'une phase subséquente, 75% des terrains constructibles à des fins résidentielles de la phase précédente devront accueillir une résidence construite ou faire l'objet de travaux effectués en conformité avec un permis de construction dûment émis par la municipalité. A.322-2021, 14/02/2022 3.5 AFFECTATION CENTRE RURAL Cette affectation désigne des "zones blanches" (non agricole). La vocation centre rural qu'on rattache à cette affectation est liée à l'absence de réseau d'aqueduc et d'égout. Mais comme le centre urbain, le centre rural regroupe les principales fonctions de la municipalité telles que commerciale, publique, de service et institutionnelle. Ces centres ruraux sont ceux désignés par les périmètres d'urbanisation de Sainte-Agnès de Dundee, Cazaville, Saint-Anicet, Sainte-Barbe, Athelstan, Franklin Centre, Saint-Antoine-Abbé et Havelock. Dans ces centres ruraux, selon le contexte local, cohabitent des usages résidentiels, commerciaux, institutionnels, publics, récréatifs et industriels. Il revient à la municipalité de faire les choix d'aménagement les plus judicieux afin de maintenir les différentes activités et une qualité de vie respectable. 3.6 AFFECTATION VILLÉGIATURE L'affectation villégiature occupe 18% de la zone blanche. Elle désigne une portion de territoire assignée au développement de chalets, de résidences secondaires ou de résidences principales qui s'effectuent en raison d'un point d'attrait spécifique : le lac Saint-François. Cette affectation se localise en bordure du lac Saint-François. Comptant près de 50 km de rives, elle est quasi limitée au Sud par la Route 132, exception faite d'une bande de 60 m de profondeur au Sud du chemin Bord de l'eau (Sainte-Barbe), et vers l'Ouest, d'une ligne brisée qui se prolonge par le chemin Sainte-Croix (Saint-Anicet) et suit la rive du lac, d'une profondeur variable jusqu'aux limites de la Réserve nationale de faune du Lac Saint-François dans Dundee. La tendance du développement évolue de manière séquentielle de chalet en résidence secondaire pour ensuite se transformer par une occupation permanente. Une étude10 révèle qu'en 1994, les rives du lac Saint-François dans le Haut-Saint-Laurent maintenaient la vocation de villégiature. Dans une proportion de 70%, elles sont occupées par des chalets et des résidences secondaires. 10 Inventaire et compilation interne basés sur le rôle d'évaluation des municipalités de Dundee, Saint-Anicet et Sainte- Barbe, 1995 Chapitre 3, page 53 En raison du caractère dominant résidentiel de villégiature et du caractère privé des avenues, les activités et usages compatibles sont : ➢ résidentiel de faible densité, usage domestique relié à un usage résidentiel, établissement de camping, accès public au lac, parc, plage publique, terrain de golf et les utilités publiques. L'affectation villégiature désigne aussi une autre portion de territoire : le parc Davignon. Ce parc est localisé à proximité de la frontière Canado-Américaine dans la municipalité de Hinchinbrooke. En raison du caractère dominant résidentiel de villégiature (60%) et du caractère privé des avenues, les activités et usages compatibles sont : ➢ résidentiel de faible densité, usage domestique relié à un usage résidentiel, parc, plage, lac artificiel et les utilités publiques. Des activités autres que celles mentionnées pourront être autorisées dans la mesure où elles s'inscrivent dans la réalisation d'un plan d'aménagement d'ensemble (PAE) et qu'elles rencontrent les objectifs d'aménagements prévus au schéma. 3.7 AFFECTATION COMMERCIALE DE VILLÉGIATURE L'affectation commerciale de villégiature occupe 1% de la zone blanche. Elle désigne les espaces de commerces et de services complémentaires à la vocation résidentielle de villégiature. L'affectation commerciale de villégiature se localise à l'intérieur de l'aire d'affectation villégiature dans des pôles déjà caractérisés par des usages et activités commerciales. L'objectif est la consolidation de ces pôles et le maintient des activités et des influences que ces activités génèrent entre elles. Devant ce fait, les usages et activités autorisés et considérés compatibles avec la fonction commerciale de villégiature sont : ➢ marina, quai à emplacement multiple, terrain de golf, restaurant, bar, hébergement, station service, boutique d'artisanat et de produits de consommation, fleuriste, vente d'accessoires de chasse, de pêche et de jardin, dépanneur, le résidentiel de faible densité et les utilités publiques. Chapitre 3, page 54 3.8 AFFECTATION RÉSIDENTIELLE Cette affectation identifie des espaces qui sont en attente de développement. Exclu du territoire agricole en raison de leur faible qualité de sol, on peut présumer rencontrer des obstacles analogues pour le développement résidentiel. C'est pourquoi la municipalité doit agir avec vigilance dans le développement de ces secteurs. Une première affectation se localise en bordure de la Route 201 et au Sud du territoire de la municipalité d'Ormstown. L'espace totalise 52,6 hectares exclus de la zone agricole en 1987. Le type de sol et le mauvais drainage sont les obstacles qui limitent le développement. Amorcé en 1987, le développement compte à peine pour 10% de l'espace bâti et se compose essentiellement de résidence de type unifamilial. Afin d'assurer adéquatement le plein potentiel de l'espace, la municipalité devra pour la poursuite de ce développement exiger un plan d'aménagement d'ensemble et interdire la construction donnant directement accès à la Route 201, importante route de transit. Une deuxième affectation se situe au Sud-Ouest du périmètre d'urbanisation d'Ormstown. Ce secteur représente en quelque sorte la continuité de la « zone blanche » d'une superficie de 179 hectares. Quelques constructions ont commencé à occuper le Rang 3 sauf que la municipalité devrait mieux orchestrer le développement et planifier l'espace à l'aide d'un plan d'aménagement d'ensemble. Dans cet espace, la municipalité devrait prévoir l'expansion de son périmètre urbain. M.322-2021, 14/02/2022 3.9 AFFECTATION INDUSTRIELLE RÉGIONALE R.192-2005, 16/06/2005; M.224-2006, 19/04/2007; S.270-2014, 21/07/2014 3.10 AFFECTATION COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE Deux affectations commerciales et industrielles ont été identifiées sur le territoire. Une première se situe sur le chemin Dundee Centre, à Dundee. Juxtaposée au territoire agricole et à une zone inondable il reste à peine 3 hectares pour cette affectation. La municipalité devra planifier les usages commerciaux et industriels en complémentarité avec ceux du centre rural de Dundee. Le deuxième emplacement commercial et industriel se localise à Franklin de part et d'autre de la Route 201 au Nord du centre rural de Saint-Antoine-Abbé. Cet espace compte quelques 294 hectares. La municipalité de Franklin devra planifier les usages en complémentarité avec ceux des centres ruraux de Franklin Centre et de Saint-Antoine-Abbé et s'assurer d'une harmonisation considérant la fragilité du milieu et des usages du voisinage. Un plan d'aménagement d'ensemble pour le développement du secteur commercial et industriel devra inclure des dispositions pour limiter le nombre d'accès à la Route 201, importante route de transit et des aménagements de zones tampons lorsque le terrain est adjacent à un espace récréatif ou résidentiel. Chapitre 3, page 55 3.11 AFFECTATION CONSERVATION Cette affectation désigne des espaces d'intérêt écologique officiellement désignés par la Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François (municipalité de Dundee), et les réserves écologiques du Pin-Rigide (municipalité de Franklin) et du Boisé-des-Muir (municipalité de Hinchinbrooke) et la réserve naturelle du Coteau-de-la-rivière-La Guerre (municipalités de Saint-Anicet et Godmanchester). Cette grande affectation vient reconnaître des territoires publics et privés qui ont un statut de protection. Ici encore, il y a une distinction à faire. La réserve écologique est un territoire créé en vertu de la Loi sur les réserves écologiques. La désignation de ce territoire est d'assurer la protection du patrimoine naturel ainsi que le maintien des espèces fauniques et floristiques et de leurs habitats. Elle a pour objet la protection intégrale et permanente d'échantillons de milieux représentants la diversité et la richesse écologique ou génétique du patrimoine naturel. La réserve Nationale de Faune du Lac Saint-François est un territoire créé en vertu de la Loi sur les espèces sauvages du Canada et du règlement sur les réserves d'espèces sauvages. Elle permet toute activité relative à la mise en valeur de ce territoire à la condition que l'activité ne pertube les espèces sauvages. La réserve naturelle est une aire protégée privée en vertu de la Loi sur la Conservation du patrimoine naturel. Les objectifs de conservation sont la protection de la biodiversité biologique du patrimoine natuel et historique, la sauvegarde à perpétuité des espaces naturels pour le bénéfice de la collectivité et la transmission aux générations futures et finalement aux fins des activités éducatives et de la recherche scientifique. Ainsi, seules sont autorisées les activités qui répondent aux exigences de la Loi sur les réserves écologiques ou du règlement sur les réserves sauvages et dans ce cas, qui s'insèrent dans le plan de mise en valeur de la Réserve nationale de faune. À titre d'exemple : ➢ ouvrages destinés aux activités de recherche, de conservation et d'information; ➢ sentier de randonnée; ➢ sentier d'interprétation de la faune et de la flore; ➢ tour d'observation; ➢ infrastructures légères pour l'accueil et l'éducation populaire; ➢ utilités publiques. M.260-2012, 31/01/2013; M.337-2023, 20/10/2023 Chapitre 3, page 56 3.12 AFFECTATION RÉCRÉATION EXTENSIVE L'affectation récréation extensive regroupe des espaces plus ou moins riverain au lac Saint-François. Des territoires qui se caractérisent principalement de milieux humides. En raison de cette particularité les activités permises se limitent à la récréation de chasse, pêche et sentier. Cette affectation s'inscrit dans un grand ensemble désigné Territoire d'intérêt écologique et contribue avec la réserve nationale de Faune du Lac Saint-François à la continuité d'un même écosystème : le marais. À l'intérieur de ce territoire désigné au plan des grandes affectations le remblai est interdit. 3.13 AFFECTATION RÉCRÉATION INTENSIVE L'affectation récréation intensive désigne des espaces pour lesquels sont associés des activités de nature récréative. Cette affectation couvre plus de 1 000 hectares et désigne 3 grands ensembles : le terrain de golf de Saint-Anicet, le complexe récréatif de Saint-Antoine-Abbé et le camping Domaine de la frontière enchantée à Havelock. Le terrain de golf de Saint-Anicet se situe au Sud de la Route 132 dans un secteur agricole homogène et très dynamique. La cohabitation agriculture et récréation est harmonieuse et l'important serait qu'elle soit maintenue. De manière à assurer cette harmonie, la politique relative à ce territoire spécifie que les équipements et les activités de support à l'activité de golf sont permis. Le deuxième secteur se localise de part et d'autre de la Route 201 au Nord du centre rural de Saint- Antoine-Abbé. Ce secteur de plus de 800 hectares regroupe déjà deux établissements de camping, des équipements de sports et de loisirs et quelques commerces. Occupé à 20%, ce territoire est contraint de se développer en raison de la fragilité du milieu (sol organique et de roc nu). L'orientation prise de développer un méga complexe va mettre en valeur cet espace et intégrer la récréation comme principal moteur de développement. Ce plan devra s'inscrire dans un plan d'aménagement d'ensemble guidé par la municipalité. Et finalement le troisième secteur, le camping Domaine de la frontière enchantée se situe au Sud du Chemin Covey Hill. Il couvre une superficie de près de 80 hectares. Sur l'autre rive du ruisseau Allen et sur les lots 31B et 31D un développement résidentiel « Place Laberge » est amorcé. La politique relative à ce territoire permet la poursuite de l'activité résidentielle dans la mesure où des dispositions sont adoptées afin de maintenir distinctement l'intégrité de ces deux activités. R.192-2005, 16/06/2005 Chapitre 3, page 57 3.14 AFFECTATION TERRE PUBLIQUE Cette affectation représente d'anciennes voies ferrées abandonnées. Le premier tronçon traverse le territoire du Nord vers le Sud dans les municipalités de Très-Saint-Sacrement et Saint- Chrysostome et il fait partie du corridor Valleyfield-Lacolle. La seconde traverse le territoire d'Est en Ouest dans les municipalités de Godmanchester, Ormstown, Très-Saint-Sacrement et Howick et fait partie du corridor Huntingdon-Saint-Constant. Le dernier tronçon traverse la ville de Huntingdon. Le 16 juillet 1996 une entente entre le Canadien National et le gouvernement du Québec a été conclue pour le transfert d'emprises ferroviaires abandonnées. Le gouvernement par ce geste a affirmé sa volonté de maintenir ces corridors dans le patrimoine québécois pour en préserver l'intégrité et leur réutilisation à des fins publiques actuelles et futures. Ces corridors sont la propriété du Gouvernement du Québec et le ministère des Transports du Québec en est le gestionnaire. La MRC du Haut-Saint-Laurent est devenue locataire des emprises ferroviaires abandonnées, par un bail de 60 ans, signé le 31 mars 2011. Le Conseil de la MRC établi, par le règlement 256-2012, le parc régional linéaire avec des règles aux fins de régir un infrastucture récréative régionale et notamment d'aménager une piste cyclable. M.260-2012, 31/01/2013; M.345-2024, 09/04/2025 Chapitre 3, page 58 TABLEAU 7 SYNTHÈSE DES AFFECTATIONS DU SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT RÉVISÉ PÉRIMÈTRE D'URBANISATION Centre urbain - Résidentiel de forte densité - Institutionnel - Commercial - Industriel Centre rural - Industriel - Commercial - Institutionnel - Résidentiel de forte densité AFFECTATION RÉSIDENTIELLE Développement avec plan d'aménagement d'ensemble AFFECTATION VILLÉGIATURE Résidentiel et usage récréatifs AFFECTATION COMMERCIALE DE VILLÉGIATURE AFFECTATION RÉCRÉATION EXTENSIVE AFFECTATION RÉCRÉATION INTENSIVE Commerce de service et résidentiel Activités liées au contexte - Terrain de golf - Établissement de camping TERRITOIRE AGRICOLE Hameau Usage résidentiel de faible densité et commerce de services Zone rurale Usages spécifiques et relatifs aux droits acquis Agricole  - Activité liée à l'agriculture et foresterie; - Usage conforme aux politiques d'aménagement; - Commerce lié à la production ex : pépinière, serre, kiosque de vente; - Commerce relié à l'agroforesterie (gestion par droits acquis); - Gîtes touristiques usage domestique relié à un usage résidentiel; - Récréation extensive sans infrastructure; - Récréation intensive ex : centre équestre, cabane à sucre, centre d'interprétation nature et archéologie; - Utilité publique; - Activité d'entreposage dans un bâtiment agricole. Agricole  - Agricole ; - Carrière / sablière; - Exploitation de la ressource eau; - Récréotouristique ex : camping, golf; - Cimetière automobile (gestion par droits acquis); - Site matières résiduelles; - Lieux d'enfouissement technique, centres de transbordement, dépôts de matériaux secs, écocentres, centres de tri des matières recyclables et plateformes de compostage; - Chenil. Agroforestière - Agricole ; - Commerce à vocation touristique : − hébergement de 12 chambres maximum avec restauration; − activités agrotouristiques; - Carrière / sablière; - Exploitation de la ressource eau; - Récréotouristique, ex : camping, golf; - Activités de mise en valeur de la forêt; - Lieux d'enfouissement technique, centres de transbordement, dépôts de matériaux secs, écocentres, centres de tri des matières recyclables et plateformes de compostage. Affectation agricole AFFECTATION COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE Commerce régional et industrie ESPACE DÉSIGNÉ « Zone blanche » : expression employée pour parler d'un territoire en opposition avec « zone verte » qui désigne le territoire sous juridiction de la LPTAA. M.240-2010, 14/05/2010; M.270-2014, 21/07/2014; M.292-2017, 23/12/2019 "ZONE BLANCHE" Chapitre 4, page 59 CHAPITRE 4 LES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION La délimitation des périmètres d'urbanisation constitue, tel que le prescrit la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (art. 5.3), un élément de contenu obligatoire. La délimitation de ces territoires contribue, entre autre, à la différenciation des fonctions rurales (territoire agricole) et urbaines et à une meilleure gestion de l'urbanisation. Les périmètres d'urbanisation désignent la limitation spatiale des concentrations urbaines du territoire. Sur le territoire, cette limitation correspond au découpage de la LPTAA révisée en 1989 incluant les décisions quant aux inclusions et exclusions accordées par cette loi. Les périmètres se présentent sous deux entités : celle qui s'apparente à l'agglomération urbaine (centre urbain) et l'autre qui est le lieu de regroupement des principales activités résidentielles, commerciales, et communautaires de la municipalité (centre rural). Le périmètre d'urbanisation compte pour 1% de la superficie totale du territoire. La portion disponible au développement représente 22%. Avec le taux de croissance de la population que nous connaissons et une gestion planifiée de ces territoires il y a suffisamment d'espace pour le développement d'ici les 10 prochaines années. GRAPHIQUE 1 SUPERFICIE RELATIVE AUX PÉRIMÈTRES D'URBANISATION Chapitre 4, page 60 4.1 LES CENTRES URBAINS Le territoire de la MRC compte quatre centres urbains avec l'agglomération d'Huntingdon (Hinchinbrooke et Godmanchester), Ormstown, Saint-Chrysostome et Howick. Ces centres ont la caractéristique d'être des territoires densément urbanisés, de parfois s'étendre sur plus d'une municipalité et d'être pourvus de services (réseaux d'aqueduc et d'égout), d'équipements et d'infrastructures. Ces centres exercent d'autant plus un pouvoir attractif sur les municipalités voisines, compte tenu de la concentration de commerces et services qu'on y trouve. Chapitre 4, page 61 FIGURE 4-1 PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE URBAIN HUNTINGDON R.345-2024, 09/04/2025 Chapitre 4, page 62 FIGURE 4-2 PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE URBAIN ORMSTOWN R.322-2021, 14/02/2022 Chapitre 4, page 63 FIGURE 4-3 PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE URBAIN SAINT- CHRYSOSTOME Chapitre 4, page 64 FIGURE 4-4 PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE URBAIN HOWICK Chapitre 4, page 65 4.2 LES CENTRES RURAUX Les centres ruraux sont Sainte-Agnès de Dundee, Cazaville, Saint-Anicet, Sainte-Barbe, Athelstan, Franklin Centre, Saint-Antoine-Abbé et Havelock. Les centres ruraux sont le lieu des principales activités de la municipalité. À cause de l'étendue du territoire et de l'origine du développement, il arrive parfois que deux centres ruraux soient représentés dans une même municipalité. Ces centres ont parfois l'allure de hameau (concentration de quelques maisons). Ces centres sont de densité plus faible que les centres urbains et offrent parfois les services d'aqueduc et ou d'égout. Les municipalités, en bon gestionnaire du territoire, doivent contribuer à ce que l'espace disponible au développement soit priorisé au développement et doivent prévoir les rues et un zonage adéquat. M.291-1-2017, 17/11/2017 Chapitre 4, page 66 Chapitre 4, page 67 FIGURE 4-5 PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL SAINTE- AGNÈS-DE-DUNDEE Chapitre 4, page 68 FIGURE 4-6 PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL CAZAVILLE Chapitre 4, page 69 FIGURE 4-7 PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL SAINT-ANICET Chapitre 4, page 70 FIGURE 4-8 PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL SAINTE-BARBE Chapitre 4, page 71 FIGURE 4-9 PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL ATHELSTAN Chapitre 4, page 72 FIGURE 4-10 PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL FRANKLIN CENTRE Chapitre 4, page 73 FIGURE 4-11 PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL SAINT- ANTOINE-ABBÉ Chapitre 4, page 74 FIGURE 4-12 PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRE RURAL HAVELOCK Chapitre 5, page 75 CHAPITRE 5 LES POLITIQUES D'AMÉNAGEMENT 5.1 LES POLITIQUES PARTICULIÈRES AU TERRITOIRE AGRICOLE Dans le but de préciser les orientations et les objectifs relatifs à l'aménagement du territoire, des politiques particulières d'aménagement sont énoncées. Ces politiques guideront la MRC et les municipalités lors des analyses de conformité du plan et des règlements d'urbanisme. Les politiques particulières d'aménagement sont : ➢ politique concernant les usages résidentiels; ➢ politique concernant les carrières et sablières; ➢ politique concernant les terrains de golf et les établissements de camping; ➢ politique concernant les zones rurales; ➢ politique concernant les activités (commerce et industrie) reliées à l'agriculture; ➢ politique concernant les activités touristiques complémentaires à l'agriculture; ➢ politique concernant les cimetières automobiles; ➢ politique relative aux activités d'entreposage, de conditionnement, de transformation et de vente des produits agricoles. M.240-2010, 14/05/2010 5.1.1 LA POLITIQUE CONCERNANT LES USAGES RÉSIDENTIELS Suite à l'exercice de caractérisation du territoire agricole préalable à la demande à portée collective déposée le 10 juin 2009 en vertu de l'article 59 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, une connaissance plus exacte du territoire à montrer qu'une partie du territoire agricole avait une vocation forestière alors que les caractéristiques du milieu et le potentiel des sols laissent une piètre place au développement des activités agricoles. Pareillement, la demande à portée collective vise l'implantation de résidences. Nous avons donc développé l'argument qu'un propriétaire terrien résident sur un lot forestier serait assurément plus enclin à mettre en valeur son boisé. Nous avons également établi que le seuil de reconnaissance d'une unité foncière pour ne pas déstructurer la zone agricole soit d'une superficie minimun de 20 hectares. L'objectif vise à occuper le territoire et à assurer que l'implantation d'une nouvelle résidence n'ajoute pas de contraintes à l'agriculture sur les lots avoisinants et à permettre le développement de certaines activités agricoles plus marginales. La construction d'une habitation unifamiliale en vertu de l'article 59 doit toutefois satisfaire aux normes d'aménagement et de cohabitation définies à l'article 11.9.2 du document complémentaire. R.240-2010, 14/05/2010 Chapitre 5, page 76 5.1.1.1 UN SECTEUR EN DÉVELOPPEMENT Relativement à la décision de la demande à portée collective une demande d'implantation à des fins résidentielles sera recevable à la Commission pour permettre à la MRC de soumettre une demande pour un projet résidentiel intégré autour du terrain de golf, localisé sur le territoire de la municipalité d'Elgin, à l'intérieur du périmètre illustré sur le plan en annexe 5. A.240-2010, 14/05/2010 5.1.2 LA POLITIQUE CONCERNANT LES CARRIÈRES ET SABLIÈRES Le lieu d'exploitation du sable, des graviers ou de la pierre est tributaire de la ressource. Justement ces secteurs sont souvent bien regroupés sur le territoire mais malgré tout, certains demeurent isolés. Fort heureusement cette activité se localise surtout là où l'agriculture est plus marginale et où la qualité des sols présente moins d'intérêt pour l'activité agricole. Critères d'aménagement : L'exploitation de sable, de gravier ou de la pierre est autorisée dans les affectations agricole  et agroforestière elle devra cependant répondre aux critères de localisation suivants : ➢ l'activité ne doit pas soustraire des sols dont la qualité présente un potentiel pour la mise en culture; ➢ l'emplacement ne doit pas s'inscrire dans un environnement agricole dynamique; ➢ la restauration du site doit s'exercer selon les dispositions contenues au règlement sur les carrières et sablières et favoriser la mise en valeur pour l'agriculture. 5.1.3 LA POLITIQUE CONCERNANT L'IMPLANTATION DE TERRAINS DE GOLF ET D'ÉTABLISSEMENT DE CAMPING Après l'agroforesterie, la récréation occupe une place non négligeable. Ces activités demandent de grands espaces et à certaines conditions elles pourraient occuper le territoire. Critères d'aménagement : Les activités relatives à la récréation sont autorisées dans les affectations agricole  et agroforestière, en autant qu'aucune contrainte à l'agriculture ne soit imposée et que les critères d'aménagement énoncés soient respectés : Chapitre 5, page 77 Le promoteur devra justifier la localisation du projet et démontrer qu'il n'y a aucune autre place disponible sur le territoire de la MRC : ➢ l'emplacement ne doit pas soustraire des sols dont la qualité présente un potentiel pour la mise en culture; ➢ l'emplacement ne doit pas s'inscrire dans un environnement agricole dynamique; ➢ l'usage ne doit entraîner aucun impact significatif sur le voisinage et sur l'environnement; ➢ l'usage est un immeuble protégé au sens de la directive relative à la détermination des distances séparatrices à la gestion des odeurs en milieu agricole; ➢ le promoteur devra démontrer la faisabilité économique du projet. Cette étude devra être acheminée au Comité consultatif agricole et approuvé par la MRC. 5.1.4 LA POLITIQUE CONCERNANT LES ZONES RURALES En territoire agricole des entreprises économiques d'envergure voir même aussi des immeubles industriels, des immeubles commerciaux, des immeubles institutionnels sont implantés en territoire agricole et leur établissement est antérieur à l'entrée en vigueur de la LPTAA. Dans une planification de protection du territoire pour l'agriculture nous reconnaissons que ces entreprises contribuent au développement économique de la région. La reconnaissance de ces espaces par une désignation de « zone rurale » permet la gestion des activités autrement que par des droits acquis. Également des espaces sont déstructurés à l'agriculture la déstructuration rend impossible la réutilisation à des fins agricoles. La reconnaissance de ces espaces par une désignation de « zone rurale » permet une meilleure gestion des activités de ces milieux. Cinq zones rurales sont reconnues sur le territoire. Certaines de ces zones prennent parfois des formes linéaires le long de la route telle que sur la Route 209 à Saint-Chrysostome, ou elles possèdent des infrastructures (réseau d'aqueduc et d'égouts), Centre Doréa à Franklin ou elles désignent une importante activité industrielle, lieu d'extraction et de transformation de la pierre, à Havelock. Ces zones sont localisées sur le plan 1 de 2 et elles sont montrées aux figures 9-1 à 9-3, 9-5 et 9-7. De plus, trois îlots déstructurés à l'agriculture comportent des usages de type mixte (résidentiel et autres usages non agricole). Les municipalités peuvent ainsi gérer ces usages par droits acquis. Ces îlots sont ceux de Allan's Corner (îlot 41), Village Saint-Pierre (îlot 42) et Russeltown (partie située à Saint-Chrysostome seulement, îlot 69). M.272-2014, 21/07/2014 Chapitre 5, page 78 Critères d'aménagement : Une zone rurale peut ainsi être créée en territoire agricole si elle répond à l'un des quatre premiers critères énoncés et si elle satisfait aux deux dernières exigences. ➢ la municipalité reconnaît une activité économique reliée à l'exploitation et la transformation d'une ressource (l'exploitation de la ressource est autorisée au schéma); ➢ la MRC veut préserver et mettre en valeur un attrait patrimonial (parc régional); ➢ le milieu est déstructuré à l'agriculture, la municipalité détermine l'affectation du sol et la zone qui doivent se limiter à cet espace et à la vocation bénéficiant de droits acquis; ➢ les bâtiments et les usages visés doivent être protégés par des droits acquis sinon autorisés en vertu de la LPTAA et ils présentent un intérêt économique important pour la collectivité; ➢ la municipalité peut régir, restreindre ou prohiber un changement d'usage en s'assurant que ces nouveaux usages n'engendrent pas d'impacts négatifs sur l'agriculture (ils ne peuvent être des immeubles protégés); ➢ cette désignation fait suite à une recommandation favorable du CCA. 5.1.5 LA POLITIQUE CONCERNANT LES ACTIVITÉS COMMERCIALES ET DE SERVICES RELIÉES À L'AGRICULTURE De nombreux commerces reliés à l'agriculture se sont implantés en milieu agricole. Le nombre de ces entreprises est considérable. Ainsi par la gestion des droits acquis le maintient de ces activités devrait être favorisé sans pour autant étendre ces droits à d'autres activités commerciales. Les commerces et les activités exclusifs à l'agriculture se regroupent en une classe et pourront être remplacés par un usage de cette classe. Le moulin à scie de première transformation, le concessionnaire de machinerie agricole, la vente d'articles et d'équipements agricoles, la meunerie, la vente de pesticide, la vente et l'entreposage des grains, la vente et l'entreposage du bétail et l'abattoir d'animaux. Chapitre 5, page 79 5.1.6 LA POLITIQUE CONCERNANT LES ACTIVITÉS AGROTOURISTIQUES EN MILIEU AGROFORESTIER En milieu agroforestier, l'activité agricole et forestière se côtoie. L'acériculture et la culture de la pomme sont les activités agricoles qui dominent dans ce territoire. Ce type d'agriculture se prête à diversifier les activités au sein même de ces entreprises. De plus, le paysage forestier, la montagne « Covey Hill », les vergers, les érablières sont autant d'éléments qui contribuent à l'émergence d'activités agrotouristiques. Comme on le sait la qualité des sols favorise le maintient du couvert forestier. Critères d'aménagement : Dans l'affectation agroforestière, les activités en lien avec l'agrotourisme sont autorisées et leur implantation n'induit pas de contrainte à l'égard des distances séparatrices autant pour les nouvelles installations d'élevage que celles déjà en activité. Ces activités agrotouristiques doivent respecter les critères d'aménagement de la présente politique. Par activité en lien avec l'agrotourisme on reconnaît : ➢ l'accueil de groupe; ➢ la vente des produits du terroir; ➢ l'excursion de groupe; ➢ les gîtes touristiques; ➢ l'auberge : √ ce type d'hébergement peut recevoir jusqu'à un maximum de 12 chambres; √ l'usage est un immeuble protégé au sens de la directive relative à la détermination des distances séparatrices à la gestion des odeurs en milieu agricole; √ ce projet s'inscrit dans un circuit touristique régional (qui peut être « le circuit du paysan »). ➢ la réception en salle : √ ce type d'activité vise à accueillir des groupes en salle, sur une exploitation agricole, pour des événements sans hébergement, permettant de mettre en valeur les produits locaux ou régionaux, l'occupation du territoire et le savoir-faire des producteurs agricoles; √ ce type d'activité peut accueillir jusqu'à 200 personnes; √ ce type d'activité ne peut s'implanter à moins de 2 000 m (à vol d'oiseau) d'une activité de même nature. Chapitre 5, page 80 ➢ la restauration à base de produits du terroir, locaux ou régionaux; ➢ la randonnée pédestre, le ski de fond, le vélo, la raquette, l'équitation ou toute activité se pratiquant en sentier. Ces activités vont au-delà de ce que permet la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Une demande d'autorisation doit être adressée à la Commission de protection du territoire agricole et recevoir une autorisation afin d'exercer ces activités. Ces activités en lien avec l'agrotourisme doivent être exercées de manière accessoire à une activité agricole principale, à l'exception d'un gîte touristique. Un règlement municipal sur les usages conditionnels est l'outil à privilégier par la municipalité afin de gérer ces activités en territoire agricole. Le règlement devra indiquer que l'activité agrotouristique visée sera exercée le plus loin possible des lignes de lots et qu'elle doit, le cas échéant, faire l'objet d'une autorisation du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation dans le cas d'une activité de restauration. Dans la mesure du possible, l'activité agrotouristique devra s'implanter ou s'exercer du côté le plus éloigné de l'installation d'élevage la plus près et/ou en considérant les vents dominants. De plus, en l'absence de couvert forestier (en présence d'un champ en culture, d'un pâturage, d'une prairie, d'une clairière, d'un espace libre de végétation arborescente, etc.) entre l'activité agrotouristique et l'installation d'élevage la plus près, une haie brise-vent devra être aménagée. M.301-2017, 26/03/2018 5.1.7 LA POLITIQUE CONCERNANT LES CIMETIÈRES AUTOMOBILES Le cimetière automobile est une activité qui nécessite de grands espaces. En raison d'incompatibilité d'usages il ne peut être prévu en zone urbaine. Ainsi par la gestion des droits acquis le maintient de cette activité devrait être favorisé en affectation agricole  et les droits acquis devraient se limiter à cette activité. Chapitre 5, page 81 TABLEAU 8 CIMETIÈRES AUTOMOBILES Municipalités Localisation Schéma d'aménagement révisé Saint-Chrysostome 1406, 1407, Rang VIII, rang Saint-Joseph agricole  Saint-Chrysostome 502, Rang IX, rang Saint-Jean-Baptiste agricole  Ormstown 908, 911, Concession 4ième, Route 201 agricole  Hinchinbrooke 5B, Rang VII, 1944 chemin Gore agricole  Godmanchester 59, Rang IV, chemin de Planches agricole  Godmanchester 86-1, Rang IV, montée Smellie agricole  Godmanchester 260, Rang V, chemin Ridge agricole  Très-Saint-Sacrement 409, Concession 1, Route 138 agricole  Critères d'aménagement : Les droits acquis relatifs aux cimetières automobiles dans l'affectation agricole  peuvent être extensionnés en autant qu'ils rencontrent les critères suivants : ➢ l'activité ne doit pas générer d'impacts négatifs dans l'environnement; ➢ l'emplacement ne doit pas soustraire des sols dont la qualité présente un potentiel pour la mise en culture; ➢ l'usage ne doit entraîner aucun impact significatif sur le voisinage; ➢ le milieu est déstructuré pour l'agriculture; ➢ le droit acquis d'un cimetière d'automobile ne peut être étendu à un autre usage commercial; ➢ l'usage commercial n'est pas considéré comme un immeuble protégé; ➢ l'activité doit s'exercer en conformité au règlement sur les cimetières d'automobiles et sur les dépotoirs le long des routes (R.R.Q., 1981, c.V-8, r.1). 5.1.8 LA POLITIQUE RELATIVE AUX ACTIVITÉS D'ENTREPOSAGE, DE CONDITIONNEMENT, DE TRANSFORMATION ET DE VENTE DES PRODUITS AGRICOLES Le Conseil des maires entend favoriser les activités de transformation, de vente, d'entreposage et de conditionnement des produits agricoles en territoire agricole. Ces activités visent principalement le développement des produits agricoles locaux et vise à favoriser la petite entreprise. Chapitre 5, page 82 L'activité agricole au sein de l'économie régionale suppose de nouvelles avenues et de nouvelles pratiques si l'on pense au regroupement de producteurs et aux produits agricoles qui proviennent de d'autres producteurs. Ces pratiques peuvent déborder du cadre défini par la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, alors les critères suivants permettent de satisfaire certaines exigences. Critères d'aménagement et de développement: ➢ l'activité peut se réaliser sur un lot distinct de l'exploitation agricole; ➢ les produits de transformation doivent provenir principalement d'exploitations agricoles du territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent; ➢ afin de minimiser les contraintes sur le milieu agricole, les activités doivent se limiter aux produits agricoles; ➢ l'industrie doit renforcer la vocation première de l'affectation agricole soit la pratique de l'agriculture et son développement; ➢ l'activité ne doit pas générer de problème de voisinage et d'incompatibilité avec les activités agricoles; sur ce, les municipalités devront prévoir des marges de recul à la rue, l'ouverture d'entrée à la rue sur l'emplacement, des distances appréciables des résidences, sinon une zone tampon ou des écrans d'arbres devront y être prévus; ➢ l'activité qui commande une importante augmentation de la circulation lourde devrait être favorisée sur le réseau routier supérieur; ➢ l'activité ne doit pas contribuer à l'épuisement de la ressource eau potable et à la contamination du milieu par des rejets; ➢ l'activité ne génère pas de distance séparatrice aux bâtiments d'élevage existants et futurs. Ces activités vont au-delà de ce que permet la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles comme activité agricole, une demande préalable doit être adressée à la Commission de la protection du territoire agricole et recevoir une autorisation. Un règlement sur les usages conditionnels serait l'outil à privilégier par la municipalité afin de gérer ces activités en territoire agricole. R.210-2006, 22/06/2006 Chapitre 6, page 83 CHAPITRE 6 LES ZONES DE CONTRAINTES Tel que prescrit dans la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le schéma doit, à l'égard du territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent, déterminer toute zone où l'occupation du sol est soumise à des contraintes particulières pour des raisons de sécurité publique (art. 5.4) et peut déterminer les immeubles et les activités dont la présence et l'exercice font en sorte que l'occupation du sol, à proximité de ce lieu, est soumise à des contraintes majeures pour des raisons de sécurité publique, de santé publique et de bien être général (art. 6.4). Pour une meilleure planification de l'aménagement, il importe de chercher à minimiser les impacts négatifs de certaines activités en place ou projetées sur les personnes et les biens, tout en permettant le plein développement et l'essor de ces activités au profit de la collectivité. Ainsi, il est de la responsabilité de la MRC de déterminer les zones de contraintes naturelles et celles générées par les activités humaines. Dans le Haut-Saint-Laurent, les zones et activités qui présentent un danger pour la santé et la sécurité des citoyens sont les zones d'inondation et d'érosion, les sites d'enfouissement (actifs et fermés), les sites d'entreposage de pneus, les postes de distribution de l'électricité, la voie ferrée et les bassins d'épuration des eaux usées. 6.1 LES ZONES D'INONDATION ET D'ÉROSION La contrainte d'inondation constitue un phénomène relativement sérieux à l'intérieur de la MRC. Un territoire de plaine, un apport considérable d'eau et de glace qui résulte de l'écoulement des rivières du sud vers le nord, des rivières très peu encaissées, étroites et très sinueuses sont autant de facteurs qui augmentent le risque d'inondation. Les plaines d'inondation cohabitent avec 129 km de rivière principalement sur les rivières Châteauguay, Trout, des Anglais, des Outardes, Noire, Hinchinbrooke, la Guerre et aux Saumons. Cette ampleur peut, par contre, s'avérer amoindrie parce que la plaine inondable se situe en grande partie en milieu agricole, mais il ne demeure pas moins important de la représenter dans tout son ensemble. Un premier type de plaine inondable comprise dans le territoire de la MRC a été cartographiée par le ministère de l'Environnement du Québec dans le cadre de la convention Canada/Québec, relative à la cartographie et à la protection des plaines d'inondation. Il s'agit des territoires urbanisés des agglomérations de Huntingdon et d'Ormstown pour l'équivalent de 5,5 km de tronçon de la rivière Châteauguay. Chapitre 6, page 84 Un deuxième type de zone inondable est issu d'études concernant les cotes de crues de différentes récurrences et de la production de rapports techniques (Programme de détermination des cotes de crues) par le Centre d'expertise hydrique du Québec. Cette étude permet de représenter les niveaux d'eau atteints par une crue de 20 ans (une chance sur 20 à chaque année) et par une crue de 100 ans (une chance sur 100 à chaque année). Cette étude a été réalisée sur une portion des rivières Noire (1,3 km) et des Anglais (10 km) à Saint-Chrysostome. Ailleurs, pour les quelques cents autres kilomètres, la cartographie de la plaine inondable est le produit d'une cartographie maison basée sur les inondations survenues en février 1981, 1984, 1996, 1997 et 1998. Cette cartographie identifie une zone d'inondation avec une probabilité de risque élevée (0-100 ans). Une étude réalisée par le Groupe Rémur11 pour le compte de la MRC, permet de localiser des zones d'embâcles et d'érosion, du moins pour les rivières Châteauguay, Trout et des Anglais. Mentionnons que, selon le tracé et l'écoulement de ces rivières, ce sont celles qui présentent les risques les plus grands d'embâcles. Le phénomène des inondations en augmentation sur le territoire demande certainement, de la part des décideurs, plus de vigilance. Trois types de cartographies représentent les zones de danger ou critique à l'établissement de toute construction, ouvrage et travaux. Pour les deux premiers types, c'est la politique de protection des plaines inondables basée sur le principe de deux zones de débordement de grand courant (récurrence 0-20 ans) et de faible courant (récurrence 20-100 ans) qui est recommandée. Pour le dernier type, pour la cartographie produite par la MRC, sont repris en partie les éléments de la politique mais adaptés à la précision de l'outil cartographique. Les mesures de protection relatives aux plaines inondables sont identifiées au chapitre 11.2 et celles relatives aux zones d'érosion au chapitre 11.4 du document complémentaire. L'étendue géographique des secteurs vulnérables aux inondations, aux érosions et embâcles est montrée aux figures 10-1 à 10-18. Une première étape a été franchie en désignant les secteurs vulnérables aux inondations. Il reste cependant pour la MRC à caractériser les zones à risques élevés ou faibles d'inondation. Cette caractérisation doit se faire dans la prochaine étape. R.189-2004, 07/02/2005 11 Le groupe Rémur, Étude sur la délimitation de la zone d'inondation 34p. 1985. Chapitre 6, page 85 6.2 LES SITES D'ÉLIMINATION ET D'ENTREPOSAGE DE MATIÈRES RÉSIDUELLES Les sites d'enfouissement qui nous concernent à ce chapitre sont d'anciens lieux d'élimination des déchets (voir tableau 9), et comme le stipule l'article 65 de la Loi sur la qualité de l'environnement (LRQ., c. Q-2), aucun de ces terrains ne peut être par la suite utilisé pour des fins de construction sans l'autorisation du ministre. Les municipalités touchées par ces sites verront donc à éviter tout développement non approprié. TABLEAU 9 ANCIENS SITES D'ÉLIMINATION DES MATIÈRES RÉSIDUELLES (DÉPOTOIRS) Municipalité Localisation Superficie Date de fermeture Dundee 7A, Rang IV 0,85 ha 1982 Elgin 24, Rang IV 1,62 ha 1981-04 Franklin 20A, Rang II n/d n/d Franklin 20, Rang VII (2) 2,02 ha 1981-06 Franklin (privé) 17, Rang VII 22,26 ha n/d Franklin (privé) 25, Rang IX 0,20 ha 1965 Franklin (privé) 51D, Rang I 0,81 ha 1975 Godmanchester 401, Rang V 0,71 ha n/d Godmanchester 56, Rang III 3,76 ha n/d Havelock (privé) 30A, Rang I n/d n/d Havelock (privé) 11, Rang II Réserve du clergé n/d n/d Havelock 171B, 170C, Rang IV n/d 1990-07 Hinchinbrooke 13A, Rang VII 1,94 ha 1984 Saint- Anicet 493, Rang I 1,21 ha 1980-09 Saint-Chrysostome 550, Rang I 1,38 ha n/d Très-Saint-Sacrement 365, 370, Rang V n/d 1981-06 Source : MRC Le Haut Saint-Laurent et ministère de l'Environnement du Québec. La MRC a aussi sur son territoire un site d'enfouissement sanitaire et un site des dépôts de matériaux secs. Le site d'enfouissement sanitaire situé dans la municipalité de Saint-Anicet dessert qu'en partie les citoyens de cette municipalité, car la collecte hebdomadaire des ordures ménagères est acheminée depuis le mois d'août 1995 à l'extérieur du territoire. Ce site a desservi les municipalités du Haut-Saint-Laurent de septembre 1980 à septembre 1993. Chapitre 6, page 86 TABLEAU 10 SITES ACTIFS D'ÉLIMINATION DES MATIÈRES RÉSIDUELLES Municipalité Localisation Superficie Matière Godmanchester 129, 140 Rang IV 6 ha Dépôt matériaux secs Saint-Anicet 620, 621, 622 p Rang II 80,94 ha Site d'enfouissement sanitaire Source : MRC du Haut-Saint-Laurent 6.3 LES LIEUX D'ENTREPOSAGE DE PNEUS HORS D'USAGE Dans le Haut Saint-Laurent, trois sites d'entreposage de pneus hors d'usage sont identifiés. Ces sites présentent certains risques environnementaux malgré qu'ils répondent aux normes de protection, de localisation et de distances minimales de séparation en conformité avec le Règlement sur l'entreposage des pneus hors d'usage (RRQ., c. Q-2, r.6.1). En dépit des mesures réglementaires et de prévention, les municipalités concernées doivent inscrire dans leur plan de prévention d'incendie et de mesures d'urgence les actions à prendre en cas d'accident majeur. Selon le règlement sur l'entreposage des pneus hors d'usage, les titulaires de permis d'exploitation de ces lieux pourront poursuivre l'accumulation de pneus sur ces sites pour la durée encore non écoulée de leur permis mais uniquement pour des pneus en provenance du Québec. La nouvelle législation du Québec prévoit également vider progressivement ces lieux d'ici 2008 et remettre chaque lieu dans l'état dans lequel il était avant leur affectation à l'entreposage de pneus. TABLEAU 11 LIEUX D'ENTREPOSAGE DE PNEUS Municipalité Localisation Superficie Matière Franklin 24p, 25p, 26Ap Rang VIII 26,62 ha 5 920 000 pneus entreposés en îlots Franklin 17p Rang VII 21,74 ha 5 160 000 pneus entreposés en îlots Saint-Chrysostome 1406p, 1407p Rang VIII 10,87 ha 2 millions de pneus entreposés en îlots Source : Ministère de l'Environnement du Québec Chapitre 6, page 87 6.4 LES POSTES DE DISTRIBUTION DE L'ÉLECTRICITÉ ET LES USINES D'ÉPURATION DES EAUX USÉES Ces équipements de services pour la municipalité sont souvent situés à proximité et dans un rayon rapproché des agglomérations. Dans le Haut-Saint-Laurent, ces équipements sont localisés en zone agricole, ce qui a pour effet d'atténuer les impacts qui peuvent être occasionnés par le bruit et les odeurs. Par contre, il ne faudrait pas négliger la nuisance ou le risque que ces équipements représentent pour l'occupation du sol à proximité et à plus long terme dans la planification d'aménagement du territoire. À cet effet, des dispositions relatives aux distances séparatrices sont contenues dans le document complémentaire. TABLEAU 12 POSTE DE TRANSFORMATION D'ÉLECTRICITÉ Municipalité Localisation Superficie Godmanchester 283-1, 283p, Rang IV 9 740,8 m2 Ormstown 199-1, 199-2 et 199p, 3e Concession 12 794,5 m2 Saint-Chrysostome 600-1, 601-1 et 601p Concession de la rivière English 15 672,6 m2 Source : MRC du Haut-Saint-Laurent TABLEAU 13 USINES D'ÉPURATION DES EAUX USÉES Municipalité Localisation Superficie Godmanchester 401, Rang V 1 100 000 m2 Ormstown 59-1, 1ère Concession 51 000 m2 Saint-Chrysostome 879p, 880p et 996p Concession de la rivière English 38 085 m2 Source : MRC du Haut-Saint-Laurent Chapitre 6, page 88 6.5 LE RÉSEAU FERROVIAIRE La voie ferrée traverse sur une distance 35,25 km le territoire de Dundee à Godmanchester en passant par Huntingdon. Outre les activités reliées à de l'entreposage de wagons à Huntingdon et un point de service à Dundee pour deux entreprises Fertibec Inc. et Moulée Dundee, le convoi traverse le territoire. C'est davantage dans le centre rural de Sainte-Agnès de Dundee et à Huntingdon que la cohabitation aux secteurs résidentiels présente le plus grand risque malgré les risques associés à la nature des marchandises transportées et aux 19 passages à niveau. Chapitre 7, page 89 CHAPITRE 7 LES TERRITOIRES D'INTÉRÊT Tel que prescrit dans la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le schéma doit à l'égard du territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent, déterminer toute partie du territoire présentant un intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique (art. 5.6). 7.1 LES TERRITOIRES D'INTÉRÊT HISTORIQUE Parmi les territoires d'intérêt historique on identifie les monuments classés conformément à la Loi sur les biens culturels, les monuments qui ont certaines références historiques et les monuments et lieux qui décrivent une partie de l'histoire régionale. 7.1.1 MONUMENTS CLASSÉS Le pont Percy de Powerscourt (Hinchinbrooke) Le pont Percy de Powerscourt est érigé au dessus de la rivière Châteauguay, il relie la rive Ouest du canton de Elgin à la rive Est du Canton de Hinchinbrooke. Il a comme particularité une structure d'arche en treillis rigide construit en 1861. Il est classé monument historique, depuis 1987, par le ministère de la Culture et des Communications. L'édifice de comté (Huntingdon) L'Édifice de comté, maintenant les bureaux de la MRC du Haut-Saint-Laurent, a été érigé sur le lot 175 du cadastre officiel de Huntingdon en 1859. Il est classé monument historique depuis 1984, par le ministère de la Culture et des Communications. Sur la même propriété, un édifice aussi de pierre, adjacent à l'édifice de comté abrite le bureau de la publicité des droits. 7.1.2 MONUMENTS ET LIEUX HISTORIQUES Le parc historique Léger (Saint-Anicet) Sur la rive du lac Saint-François au cœur du village de Saint-Anicet, un parc municipal a été érigé à la mémoire de la famille Léger. Aménagé de panneaux d'interprétation, il est loisible de prendre connaissance de l'histoire publique de Jules et de Paul-Émile Léger, deux illustres personnages qui ont marqué l'histoire du Canada et du Québec. Le lieu historique national de la Bataille-de-la-Châteauguay (Très-Saint-Sacrement) Sur la rive Nord de la rivière Châteauguay un musée de la propriété de Parcs Canada est le centre d'interprétation de la Bataille-de-la-Châteauguay. Ce site est parmi le seul sur le territoire à mettre en valeur l'histoire du Haut-Saint-Laurent. Chapitre 7, page 90 La mairie de Havelock Édifice de pierre construit en 1868, ce monument a été déclaré en 1987, symbole national par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. Site archéologique Droulers (Saint-Anicet) De récentes fouilles archéologiques sur l'occupation humaine ont permis d'identifier les traces d'un des plus importants villages Iroquoiens. La MRC du Haut-Saint-Laurent, en collaboration avec le ministère de la Culture et des Communications, ont participé au soutien des fouilles et de la recherche. La prise en compte de ce site à caractère exceptionnel a donné lieu à la création d'un parc régional. Le site est reconnu comme site archéologique en vertu de la Loi sur les biens culturels. L'objectif second sera de le rendre accessible à des fins éducative et touristique. Site archéologique « Village de Godmanchester » (Saint-Anicet) Aussi connu sous le nom de « La Guerre », ce village a été occupé entre 1820 et 1850. Sur le site, de nombreux vestiges évoquent le mode de l'organisation d'une agglomération rurale de la première moitié du 19e siècle. Plaque commémorative 1ère usine de beurre (Hinchinbrooke) Dans le village d'Athelstan, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, du Gouvernement du Canada, a inauguré sur le site de la première beurrerie une plaque sur laquelle nous pouvons y lire "La première beurrerie au Canada - Les fermiers d'Athelstan ont fondé la première beurrerie au Canada en 1873. Cette beurrerie ne fut pas prospère mais elle servit de modèle et on vit apparaître bientôt dans le comté de Huntingdon d'autres entreprises qui devinrent rentables. Suite à ces initiatives, le gouvernement encouragea, dans les années 1880, l'établissement d'une industrie laitière au Québec, notamment par la fondation d'écoles spécialisées dans le comté de Kamouraska et dans la Beauce. Tous ces efforts ont contribué à placer le Québec au premier rang dans le développement de l'industrie laitière au Canada." 7.1.3 NOYAUX ARCHITECTURAUX Ces noyaux coïncident avec des centres urbains et ruraux. Déjà identifiés dans le premier schéma et ensuite dans les règlements d'urbanisme locaux, où ils sont restés à la phase de l'identification. Aucune mesure normative ne permet d'assurer la protection et la mise en valeur de ces territoires. La MRC réitère d'intégrer les noyaux architecturaux dans un plan régional de mise en valeur. Pour concrétiser les gestes ou les actions, il y a un besoin de s'adjoindre la collaboration des Sociétés historiques de Saint-Anicet et de la Vallée de la Châteauguay. Deux organismes dynamiques et très impliqués sur le territoire. Chapitre 7, page 91 Quartier résidentiel et commercial d'Huntingdon Ce secteur se caractérise par des bâtiments historiques et une harmonisation architecturale. Le secteur s'étend au nord de la rivière Châteauguay, le long de la Route 138 jusqu'au Nord de la rue York et entre les rues Bouchette et Church. Un second secteur, se prolonge au Sud de la rivière Châteauguay sur la rue Henderson, entre le pont Henderson et le chemin Fairview. Le village d'Ormstown Un secteur situé au sud de la rivière Châteauguay, de part et d'autre de la rue Bridge, entre le pont et la rue Roy. Un second secteur, situé au nord de la rivière Châteauguay, représente tout le secteur riverain des rues Lambton et Church. Le village de Saint-Chrysostome Le noyau architectural de Saint-Chrysostome se qualifie par le noyau institutionnel avec l'église, le presbytère, les écoles et le centre communautaire; et la rue commerciale Notre-Dame. Le noyau institutionnel de Saint-Anicet Ce noyau d'intérêt constitue le centre institutionnel avec l'église, le presbytère et le bâti au Nord de la rue Saint-Anicet. Le hameau de Dewittville (Godmanchester et Hinchinbrooke) Le hameau de Dewittville se situe sur la Route 138A entre la ville de Huntingdon et le village d'Ormstown. Petite agglomération résidentielle, elle se caractérise par un développement en H. Ce développement s'étend de part et d'autre de la rivière Châteauguay. L'attrait premier du hameau est l'harmonie et la richesse du cadre bâti dans un paysage agricole, les constructions de pierres, de brique et de bois peint, les nombreux arbres centenaires, les bâtiments de ferme, le pont, le moulin et la rivière. Tous ces éléments mettent à contribution le charme de Dewittville. Le hameau de Rockburn (Hinchinbrooke) Ce hameau est situé à la croisée du chemin Rockburn et de la Route 202. Le noyau est formé de maisons parfois très anciennes, d'une église, d'un centre communautaire et de quelques commerces. L'activité agricole à proximité se manifeste par la présence des vergers. L'intégration de ces usages crée une harmonie dans le paysage que l'on se doit de protéger. Chapitre 7, page 92 Chapitre 7, page 93 FIGURE 5-1 NOYAU ARCHITECTURAL HUNTINGDON Chapitre 7, page 94 FIGURE 5-2 NOYAU ARCHITECTURAL ORMSTOWN Chapitre 7, page 95 FIGURE 5-3 NOYAU ARCHITECTURAL SAINT-CHRYSOSTOME Chapitre 7, page 96 FIGURE 5-4 NOYAU ARCHITECTURAL SAINT-ANICET Chapitre 7, page 97 FIGURE 5-5 NOYAU ARCHITECTURAL GODMANCHESTER ET HINCHINBROOKE Chapitre 7, page 98 FIGURE 5-6 NOYAU ARCHITECTURAL HINCHINBROOKE Chapitre 7, page 99 7.2 LES TERRITOIRES D'INTÉRÊT CULTUREL Les églises protestantes dans le Haut-Saint-Laurent sont remarquables par leur nombre et leur style architectural. On en dénombre 25 dispersées sur tout le territoire. La MRC, en collaboration avec le ministère de la Culture et des Communications, ont appuyé financièrement la réalisation et la publication d'un guide12 afin de faire découvrir le patrimoine architectural de chacune d'elles. Ce patrimoine religieux est une expression caractéristique du paysage du Haut-Saint-Laurent qu'il faut sauvegarder. 7.3 LES TERRITOIRES D'INTÉRÊT ESTHÉTIQUE Le patrimoine de la MRC du Haut-Saint-Laurent est aussi représenté par des lieux ou des espaces qui ont su conserver au fil des années, une harmonie avec le paysage. Ces lieux sont des portions de territoire identifiées d'une route et d'éléments bâtis qui composent le paysage. Une mise en valeur s'impose afin de conserver ces territoires. La section suivante situe les territoires d'intérêt et leurs attraits. Ils sont aussi localisés au plan 2 de 2 en annexe. Canton de Godmanchester : Attrait Activités et paysage agricole. Axe routier Chemin Beaver (de la limite Ouest de la municipalité jusqu'à la Route 138). Attrait Tracé original de la route, épousant la rivière Trout, alignement d'arbres le long de la route. Axe routier Route 138 (du chemin Beaver jusqu'à la montée Morrison). Canton de Elgin : Attrait Église presbytérienne, édifice municipal, cimetière, maisons en pierres des champs. Axe routier Deuxième Concession (de la montée Smail au ruisseau Oak). Attrait Paysage agricole. Axe routier Première Concession (de la montée Shearer à la montée Smail). Attrait Panorama créé par le ruisseau Oak et paysage agricole. Axe routier Montée Gillmore (entre le chemin Paul et le chemin Athelstan). 12 Manon Sarthou, Trois circuits d'églises protestantes dans la MRC Le Haut-Saint-Laurent, Québec, juin 1996 Chapitre 7, page 100 Canton de Hinchinbrooke et Franklin : Attrait Point de vue et grange ronde. Axe routier Chemin Ridge (du chemin Brook à la Route 202). Attrait Fermes centenaires, maisons de pierres, ferme Muir, Moulin de Dewittville. Axe routier Chemin Fairview (de Huntingdon jusqu'à la montée Rockburn). Attrait Église presbytérienne (1856), église anglicane (1842), bâtiments agricoles, ancienne école, cimetière, clôtures et maisons de pierres, route vallonnée, ruisseau Mitchell. Axe routier Route 202 (de la montée Rockburn jusqu'à Franklin centre). Attrait Vieilles fermes, alignement d'arbres, arbres centenaires isolés, route vallonnée. Axe routier Chemin Gore (entre la Route 202 et la montée Rockburn). Municipalité d'Ormstown et Paroisse de Très-Saint-Sacrement : Attrait Prédominance et conservation des activités et du paysage agricole, bâtiments agricoles, route vallonnée, ancienne école, musée de la bataille de Châteauguay. Axe routier Chemin de la rivière Châteauguay (de la limite Ouest du centre urbain d'Ormstown jusqu'au pont Turcot). Municipalité de Saint-Chrysostome : Attrait Homogénéité du paysage agricole et fermes ancestrales. Axe routier Rang du Ruisseau Norton Nord (de la Route 203 à la limite Est de la municipalité). Attrait Homogénéité des activités agricoles et du paysage agricole. Axe routier Rang Saint-Joachim (depuis la Route 209 au Hameau de Aubrey). Canton de Havelock : Attrait Vue panoramique sur la vallée du Saint-Laurent. Axe routier Route Stevenson (de la Route 202 au chemin Covey Hill). Attrait Vue panoramique sur la vallée du Saint-Laurent, fermes, clôtures de pierres. Axe routier Chemin Covey Hill (du projet Laplante à la limite Est de la municipalité). Chapitre 7, page 101 7.4 LES TERRITOIRES D'INTÉRÊT ÉCOLOGIQUE Parmi les territoires d'intérêt écologique du Haut-Saint-Laurent certains ont un statut légal de protection comme la Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François et les réserves écologiques du Pin-Rigide et du Boisé-des-Muir. D'autres territoires se démarquent alors qu'ils sont reconnus et identifiés d'aires de reproduction ou de milieux naturels humides ou d'espaces abritant une faune. La Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François (Dundee) La Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François est un immense marais de 3 338 hectares qui abrite une faune et une flore très remarquable. D'ailleurs, il s'y trouve identifié 28 espèces fauniques menacées ou vulnérables. Cette réserve a été constituée en 1971. Depuis, son territoire ne cesse de prendre de l'expansion. En 1987, la réserve s'est vue décerner le titre de site Ramsar (titre prestigieux que la Convention Ramsar accorde aux zones humides d'importance internationale pour l'habitat de la sauvagine). Ce territoire relève de l'administration fédérale; c'est le Service canadien de la faune d'Environnement Canada qui assure la protection permanente aux oiseaux migrateurs et leurs habitats. Marais Pointe-Latreille (Saint-Anicet) Localisé en bordure du lac Saint-François, le marais Pointe-Latreille couvre une superficie de 60,86 hectares. Il a été acquis par Environnement Canada le 16 mai 1997. Cette acquisition fait partie du plan de consolidation de la Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François. Marais Pointe-Leblanc (Dundee, Saint-Anicet) Localisé en bordure du lac Saint-François, le marais Pointe-Leblanc couvre une superficie approximative de 230 hectares. Le 11 avril 1997, Environnement Canada a acquis 5,3 hectares de ce marais dans la municipalité de Dundee et en 1998, environ 3 hectares dans la municipalité de Saint-Anicet. Ces acquisitions font aussi parties du plan de consolidation de la Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François. Réserve écologique du Pin-Rigide (Franklin) Cette Réserve écologique est le plus important peuplement de Pin-Rigide (Pinus rigida) connu du Québec. Elle s'identifie par une forêt coniférienne de 66 hectares. La réserve a été constituée le 7 décembre 1977 par le ministère de l'Environnement du Québec. Réserve écologique du Boisé-des-Muir (Hinchinbrooke) La Réserve écologique du Boisé-des-Muir se distingue par une forêt précoloniale et la mixité des essences de feuillus qui la compose dont des érables à sucre, des hêtres et des pruches. Peuplement d'une superficie de 11,5 hectares, cette réserve a été constituée le 1er novembre 1995 par le ministère de l'Environnement du Québec. Chapitre 7, page 102 Rivière Trout (Elgin, Godmanchester, Hinchinbrooke) Cette rivière s'étend de la frontière américaine jusqu'à la confluence de la rivière Châteauguay. Elle a cette particularité d'un faciès fluvial typique d'habitat pour les salmonidés. D'une superficie approximative de 120 hectares, la rivière Trout forme une aire de reproduction de plusieurs espèces d'eau vive comprenant les espèces introduites (ensemencement de salmonidés). Les marais et marécages (Dundee et Saint-Anicet) Sur le bord du lac Saint-François, de vastes étendues humides et marécageuses prennent place dans le paysage riverain. Ces espaces naturels ont une richesse en soi et jouent un rôle écologique important pour la faune et la flore du lac. De plus, on leur reconnaît plusieurs espèces fauniques et floristiques menacées ou vulnérables. Depuis le début des années 70, le service canadien de la Faune d'Environnement Canada a entrepris l'acquisition d'une importante partie de ce vaste territoire avec la réserve Nationale de faune. Encore tout récemment, dans une planification de consolider la Réserve nationale de Faune du Lac Saint- François, des portions que l'on identifie par le marais Pointe Leblanc et le marais Pointe Latreille y ont été acquis. Mais il reste encore des espaces à des propriétaires privés. Considérant la particularité et la nature fragile de ces milieux, les activités y sont restreintes. Considérant aussi la volonté d'Environnement Canada de consolider ce vaste territoire, les interventions sont minimisées de manière à sauvegarder ce patrimoine. Les boisés (Elgin, Hinchinbrooke, Franklin, Havelock, Saint-Chrysostome) Le territoire recèle quatre boisés reconnus d'aire de concentration du cerf de Virginie par le ministère de l'Environnement du Québec. Il s'agit des boisés de Hinchinbrooke, Havelock, Franklin et de Saint- Jean-Chrysostome qui se particularisent par leur habitat pour les activités vitales du cerf de Virginie. Ces boisés sont plus amplement délimités sur le plan 2 de 2 en annexe. Le gouffre (Havelock) Ce site renferme un lac à l'intérieur duquel se trouvent des tourbières flottantes. La décharge de ce lac se déverse dans une magnifique gorge profonde, escarpée et étroite pour finalement se jeter dans un petit lac marécageux situé du côté américain. Ce site a une valeur remarquable au point de vue écologique et géologique. Chapitre 7, page 103 TABLEAU 14 TERRITOIRES / ÉLÉMENTS D'INTÉRÊT HISTORIQUE Territoire / Élément d'intérêt Nom de la municipalité Localisation du territoire Pont Percy Elgin et Hinchinbrooke Chemin 1ère Concession Édifice de comté Huntingdon 23, rue King Parc Léger Saint-Anicet Rue Saint-Anicet Lieu historique national de la bataille de Châteauguay Très-Saint-Sacrement 2371, chemin de la rivière Châteauguay Nord Mairie de Havelock Havelock 481, Route 203 Site archéologique Droulers Saint-Anicet Chemin Leahy, lot 47 Rang III Site archéologique LaGuerre Saint-Anicet Chemin Rivière LaGuerre Plaque commémorative 1ère usine de beurre Hinchinbrooke (Athelstan) 2800, chemin Athelstan TABLEAU 15 TERRITOIRES / ÉLÉMENTS D'INTÉRÊT CULTUREL Territoire / Élément d'intérêt Nom de la municipalité Localisation du territoire Circuits des églises protestantes Dundee, Elgin, Franklin, Havelock, Hinchinbrooke, Howick, Huntingdon, Ormstown, Saint-Anicet Saint-Chrysostome Très-Saint-Sacrement Plan 2 de 2 en annexe Chapitre 7, page 104 Chapitre 7, page 105 TABLEAU 16 TERRITOIRES D'INTÉRÊT ÉCOLOGIQUE Noms Municipalités Lots (Cadastre rénové) Noms rues Superficie m2 ha Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François Dundee 4 670 637 Route 132 383 500,53 38,35 4 670 643 Chemin de la Pointe-Fraser 976 309,80 97,63 4 670 645 Route 132 26 406,51 2,64 4 670 662 Chemin de la Pointe-Fraser 9 260 574,39 927,06 4 671 305 Chemin de la Vieille-Douane 1 299,91 0,13 4 671 306 Chemin de la Vieille-Douane 1 561,10 0,16 4 671 308 Chemin de la Vieille-Douane 1221,47 0,12 4 673 116 Chemin de la Pointe-Fraser 330 766,87 33,08 4 673 117 Route 132 197 019,80 19,7 4 673 118 4 670 625 - partie Chemin de la Pointe-Gordon 133 440,60 13,34 4 670 627 - partie Route 132 53 318,80 5,33 Terrains privés dans Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François Dundee 4 670 652 Route 132 9 836,62 0,98 Dundee 4 670 653 Route 132 7 432,25 0,74 Dundee 4 670 654 Route 132 979,29 0,1 Dundee 4 670 658 Route 132 1 932,40 0,19 Dundee 4 670 659 1 858,06 0,19 Dundee 4 670 660 Route 132 464,51 0,05 Dundee 4 670 661 Route 132 1 858,07 0,19 Dundee 6 319 273 Route 132 4 318,31 0,43 Dundee 6 319 274 924,97 0,09 Dundee 4 670 644 - Partie en affectation récréation extensive Rue de la Pointe-Cedar 1 360 424,70 136,04 Dundee 6 319 275 - partie Route 132 81 202,30 8,12 Réserve écologique du Pin-Rigide Franklin 5 483 553 Chemin Demers 627 953,40 62,79 Réserve écologique du Boisé-des-Muir Hinchinbrooke 5 266 103 Chemin Boyd Settlement 115 262,30 11,53 Réserve naturelle du Coteau-de-la-rivière-La-Guerre Godmanchester 3 447 161 4e Rang 318 701,50 31,87 3 228 872 Saint-Anicet 3 906 959 Montée Quesnel 53 881,90 5,39 3 906 960 Chemin Walsh 804 752,30 80,48 Rivière Trout Elgin - De la frontière américaine jusqu'à la confluence de la rivière Châteauguay - - Godmanchester Hinchinbrooke Tourbière Large Teafield Godmanchester 4 437 698 Chemin Teafield 369 453 36,95 4 437 704 176 729 17,67 3 447 132 611 692,40 61,17 3 447 133 3 447 134 3 447 135 3 447 136 3 228 709 4 437 706 218 296 21,83 3 228 883 Chemin de Planches 64 403,70 6,44 Chapitre 7, page 106 TABLEAU 16 TERRITOIRES D'INTÉRÊT ÉCOLOGIQUE (SUITE) Noms Municipalités Lots (Cadastre rénové) Noms rues Superficie m2 ha Tourbière Large Teafield Sainte-Barbe 2 843 017 Rang du Ruban 1 525 407,10 152,54 2 843 018 2 843 021 2 843 022 2 843 023 2 843 032 2 843 033 2 843 034 2 843 035 974 779 97,48 2 843 036 2 843 037 2 843 038 2 843 039 2 843 040 2 843 045 1 525 407 152,54 Tourbière Small Teafield Saint-Anicet 4 121 754 Chemin de la Concession-Quesnel 3 919 135 391,91 4 121 755 4 670 275 458 621,90 45,86 2 842 956 739 800 73,98 3 075 421 Tourbière du gouffre de Covey Hill (Conservation de la nature) Havelock 5 620 237 Chemin de Covey Hill 1 094 753,70 109,48 5 620 243 - partie Chemin de Covey Hill - - Tourbière du Rocher Ormstown 6 063 864 4e Rang 2 279 313,80 227,93 Le Boisé d'Hinchinbrooke (aire de concentration du cerf de Virginie) *voir plan 2 de 2 en annexe Elgin - - - 6 300 ha Hinchinbrooke Le Boisé de Franklin (aire de concentration du cerf de Virginie) *voir plan 2 de 2 en annexe Franklin - - - 1 130 ha Ormstown Le Boisé de Havelock (aire de concentration du cerf de Virginie) *voir plan 2 de 2 en annexe Havelock - - - 6 430 ha Le Boisé de Saint-Jean Chrysostome (aire de concentration du cerf de Virginie) *voir plan 2 de 2 en annexe Saint-Chrysostome - - - 130 ha Marais de la Pointe-Leblanc (Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François) Dundee 4 670 627 Route 132 53 318,80 5,33 Dundee 4 673 105 Route 132 167 968,30 16,80 Saint-Anicet 4 670 891 Chemin de la Pointe-Leblanc 298 387,90 29,84 Marais de la Pointe-Latreille (Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François) Saint-Anicet 4 670 578 146e Avenue 608 576 60,86 Marais privés (Réserve nationale de Faune du Lac Saint-François) Dundee 4 670 662 Chemin de la Pointe-Fraser 13 045 221,20 1 304,52 Dundee 4 670 649 Route 132 1 138 769,30 113,88 Dundee 4 670 651 Route 132 857 759 85,78 Marais privé Dundee 4 670 668 Chemin de la Pointe-Hopkins 314 683,60 31,47 Marais privé Dundee 6 152 137 Chemin de la Pointe-Hopkins 1 555 024,50 155,50 Marais privé Dundee 6 152 138 1 326 820,60 132,68 Marais privé Dundee 4 673 095 Chemin de la Pointe-Hopkins 202 348,20 20,23 Marais privé Dundee 4 670 648 Montée Murchisson Nord 15 417,70 1,54 Marais privé Dundee 4 670 644 - Partie en affectation récréation extensive Rue de la Pointe-Cedar 1 360 424,70 136,04 Chapitre 7, page 107 TABLEAU 16 TERRITOIRES D'INTÉRÊT ÉCOLOGIQUE (SUITE) Noms Municipalités Lots (Cadastre rénové) Noms rues Superficie m2 ha Marais privé Saint-Anicet 4 670 893 Route 132 923 454,40 92,35 Marais privé Saint-Anicet 4 670 900 Route 132 791 175,50 79,12 Marais privé Saint-Anicet 4 670 580 Chemin Trépanier 252 382,40 25,24 Marais privé Saint-Anicet 4 670 581 Rue Charles 185 378,80 18,54 Milieu de conservation volontaire Maybank Saint-Anicet 4 670 736 Route 132 227 292,60 22,73 Terrain de conservation privé Dundee 4 670 667 Chemin de la Pointe-Fraser 2 478 259,40 247,83 Terrain de conservation privé Dundee 4 671 304 Chemin de la Pointe-Hopkins 3 478,06 0,35 Terrain de conservation privé Dundee 4 673 118 Route 132 13 116,05 1,31 Terrain de conservation privé Dundee 4 673 117 Route 132 183 904,46 18,39 Terrain de conservation privé Franklin 5 483 545 - partie en conservation Chemin du 8e Rang 265 796,70 26,58 Terrain de conservation privé Godmanchester 3 228 643 Chemin Ridge 884 008,10 88,40 3 228 653 5 566 847 Terrain de conservation privé Godmanchester 3 228 672 4e Rang 838 879,10 83,89 Terrain de conservation privé Godmanchester 3 228 881 Chemin de Planches 888 0,09 Terrain de conservation privé Havelock 5 620 235 Chemin Covey Hill 1 110 226 111,02 Terrain de conservation privé Havelock 5 621 913 Terrain de conservation privé Havelock 5 620 237 Chemin Covey Hill 1 094 753,70 109,48 Terrain de conservation privé Havelock 5 620 241 Chemin Covey Hill 162 264,10 16,23 Terrain de conservation privé Saint-Anicet 2 843 261 Chemin Leahy 24 281,20 2,43 Terrain de conservation privé Saint-Anicet 4 670 736 Route 132 227 292,60 22,73 Terrain de conservation privé Saint-Anicet 4 672 486 94e Rue 2 819,00 0,28 Terrain de conservation privé Dundee 4 671 339 Chemin de la Vieille-Douane 1 412,33 0,141233 Terrain de conservation privé Dundee 4 670 664 Chemin de la Pointe-Fraser 94 345,57 9,434557 Terrain de conservation privé Dundee 6 152 059 Chemin de la Pointe-Hopkins 3 969 948,86 396,994886 Terrain de conservation privé Dundee 6 152 060 Chemin de la Pointe-Hopkins 514 798,84 51,479884 Terrain de conservation privé Saint-Chrysostome 5 483 555 Rang Saint-Jean-Baptiste 297 324,80 29,73 Source : Rôle d'évaluation de la MRC du Haut-Saint-Laurent, 2023. M.260-2012, 31/01/2013; M.337-2023, 20/10/2023 Chapitre 7, page 108 Chapitre 8, page 109 CHAPITRE 8 LE TRANSPORT TERRESTRE Tel que prescrit dans la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le schéma doit à l'égard du territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent, décrire et planifier l'organisation du transport terrestre. À cette fin, il indique la nature des infrastructures et des équipements ainsi que l'endroit où ils sont situés. Le schéma doit également indiquer les principales améliorations devant être apportées aux infrastructures et équipements et les nouvelles infrastructures ou les nouveaux équipements importants dont la mise en place est projetée (art. 5.7). 8.1 TRANSPORT ROUTIER Le réseau routier Le ministère des Transports du Québec, dans une politique de réorganisation de la gestion du réseau routier de la province, a convenu d'une classification fonctionnelle du réseau et de partage des responsabilités avec les municipalités (entrée en vigueur, 1er avril 1993). Pour le Haut-Saint-Laurent, cela s'est traduit en 248,64 km, identifiés de réseau routier supérieur restant à la charge du ministère des Transports, contre 892,97 km, identifiés de réseau routier local, aux municipalités. L'organisation du réseau routier supérieur se présente de la façon suivante : Réseau national Les Routes 132 et 138 sont classées dans le réseau national. Ces routes sont les liens majeurs Est-Ouest avec l'extérieur du territoire et les principaux axes de transport pour le Haut-Saint-Laurent. Elles sont en fait les portes d'entrées aux États-Unis (État de New York) et inversement, elles expriment la fin du réseau de la province. La Route 132 longe le fleuve Saint-Laurent et dessert le Nord du territoire compris dans les municipalités de Sainte-Barbe, Saint-Anicet et de Dundee. Ce réseau trace en quelque sorte la limite entre deux types d'activités dont la villégiature sur la rive Nord et l'agriculture sur la rive Sud. La croissance du développement dans l'affectation de villégiature doit être gérée plus efficacement pour maintenir la vocation principale de cette route de transit. La Route 138 traverse aussi le territoire d'Est en Ouest et y relie les principales agglomérations soit Howick, Ormstown et Huntingdon. Sur ce parcours, le réseau est d'assez bonne qualité et répond à la vocation principale de fluidité et de sécurité des usagers. C'est à partir d'Huntingdon que la détérioration se fait la plus marquée. Notre fierté nationale s'en ressent lorsque l'on constate le piteux état de ce réseau. Chapitre 8, page 110 Réseau régional Les Routes 201, 202 et la Montée Herdman sont classées dans le réseau régional. Située dans un axe Nord-Sud, la Route 201 sert d'important lien entre Salaberry-de-Valleyfield et le centre du territoire. Cet axe traverse et dessert directement les municipalités de Ormstown et Franklin. Depuis la création du réseau de camionnage, elle se destine de route de transit à la circulation des véhicules lourds effectuant la liaison entre les Routes 132 et 138. Dans ce contexte, l'organisation de la circulation risque d'entraîner une augmentation de l'achalandage sur les routes du réseau provincial et les problèmes qu'entraîne la circulation des véhicules lourds au cœur du centre urbain d'Ormstown. La Route 202 figure parmi la plus longue route du territoire le traversant Nord-Sud puis Est-Ouest dans les municipalités de Sainte-Barbe, Godmanchester, Huntingdon, Hinchinbrooke, Franklin et Havelock. Elle est certainement un lien important avec le territoire des Jardins-de-Napierville et le Sud-Est de la Montérégie mais l'état de la route et les conditions de circulation sont deux raisons pour ne pas s'y aventurer. Alors que cette route était évitée par les camionneurs, la mise en place du réseau de camionnage, devient le réseau de desserte du transport lourd. Les municipalités ont quelque part forcé les autorités du ministère à en faire une route de camionnage, question de diminuer la circulation sur le réseau local et de rendre plus sécuritaire la circulation sur le réseau régional. La montée Herdman est une portion de route de 3,93 km, localisée entre la frontière (Canada-États- Unis) et la Route 202. Cette route donne accès au transport lourd qui transite des États-Unis par le poste de frontière de Herdman. Réseau collecteur Onze routes ou tronçons de routes font parties du réseau collecteur. Le gouvernement du Québec s'est donné comme responsabilité de desservir chaque petite localité et c'est en cette matière que le réseau se prolonge dans l'une et l'autre de ces directions. La Route 209, dans un axe Nord-Est - Sud-Ouest, sert de lien entre la Route 132 (ville de Saint- Constant) et le poste de frontière Franklin Centre. Elle traverse sur notre territoire les municipalités de Saint-Chrysostome et Franklin. La Route 203 dans un axe Nord-Sud débute son parcours sur la Route 138 pour le terminer à la frontière (poste de frontière Covey Hill). Cette route dessert les municipalités de Très-Saint-Sacrement, Saint-Chrysostome et Havelock. Les rues Mill et Lambton, dans la municipalité de Howick, assurent le lien entre les Routes 138 et 203. Chapitre 8, page 111 Le Rang du 40 assure le lien entre la Route 138 dans la municipalité de Très-Saint-Sacrement et la Route 236 dans la municipalité de Saint-Louis-de-Gonzague (MRC Beauharnois-Salaberry). La montée Bryson assure le lien entre la Route 138 et le "village Saint-Pierre" dans la municipalité de Très-Saint-Sacrement. Le chemin collecteur qui dessert le hameau de Dewitville commence à l'intersection de la Route 138 et du chemin Seigneurial, se poursuit par la Route 138A, le pont (qui enjambe la rivière Châteauguay) et le chemin Fairview, jusqu'à l'intersection du chemin Rockburn. Ce collecteur est réservé à la circulation automobile compte tenu des limites de poids et d'un gabarit au pont de Dewitville. Le Chemin d'Athelstan, dans la municipalité de Hinchinbrooke, assure un lien entre la Route 202 et le centre rural d'Athelstan. Alors que plus à l'Ouest la montée Leblanc - le chemin Ridge - la montée Smallman assurent un lien avec Sainte-Agnès de Dundee et la Route 138 dans les municipalités de Godmanchester, Dundee et Saint-Anicet. Chapitre 8, page 112 TABLEAU 17 INFRASTRUCTURE ROUTIÈRE DU MTQ - CLASSIFICATION FONCTIONNELLE DU RÉSEAU SUPÉRIEUR Réseau Nom de route Kilométrage National Routes 132 et 138 41,09 km - 51,51 km Régional Routes 201 et 202 18,28 km - 52,13 km Chemin Herdman 3,93 km Collecteur Route 203 27,95 km Route 209 26,18 km Montée Leblanc (Godmanchester) - De la Route 138, direction Nord, jusqu'au Chemin Ridge 3,66 km Chemin Ridge (Dundee - Saint-Anicet - Godmanchester) - De la montée Leblanc, direction Ouest, jusqu'à la montée Smallman 7,49 km Montée Smallman (Dundee) - Du chemin Ridge, direction Sud jusqu'au village de Sainte-Agnès de Dundee. 0,99 km Chemin Seigneurial, Route 138A, Chemin Fairview (Godmanchester - Hinchinbrooke) - De la Route 138, direction Sud et traversé du pont Dewitville, jusqu'à la montée de Rockburn 1,28 km Rang du 40 (Très-Saint-Sacrement) - De la Route 138, jusqu'à la limite Nord de la municipalité vers Saint-Louis-de-Gonzague 1,67 km Rue Mill et Lambton (Howick - Très-Saint-Sacrement) - De la Route 138 jusqu'à l'intersection de la Route 203 2,16 km Chemin Athelstan (Hinchinbrooke - Huntingdon) - De la Route 202 jusqu'au village d'Athelstan 6,25 km Montée Bryson (Ormstown - Très-Saint-Sacrement) - De la Route 138, direction Sud, jusqu'au 4ième Rang (village Saint-Pierre) 3,72 km Source : Ministère des Transports du Québec, inventaire du réseau routier 1994-11-15 8.1.1 LES PROBLÉMATIQUES LIÉES AU TRANSPORT 1 ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC La barrière physique créée par le fleuve Saint-Laurent et l'absence de lien routier rapide font du Haut-Saint-Laurent un territoire isolé. ➢ Orientation Prioriser de meilleurs liens vers les grands pôles et des axes rapides importants qui sont les autoroutes 20, 30, 15, etc. Chapitre 8, page 113 ➢ Proposition Création d'une table de concertation composée des municipalités et du ministère des Transports afin d'évaluer les choix de liens. 2 ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC Plusieurs caractéristiques techniques de la Route 138, importante route de camionnage, s'avèrent inadéquates sur plusieurs tronçons. ➢ Orientation Améliorer les conditions de circulation et de sécurité sur la Route nationale 138. ➢ Proposition Amélioration des caractéristiques techniques de la Route 138 sur certains tronçons (réfection de la chaussée et resurfaçage, corrections de courbes, réaménagement d'intersections, élargissement de la route et de l'emprise) : - de la limite Ouest Huntingdon jusqu'à la frontière américaine (Trout River); - intersection du village de Howick; - rue commerciale et sens unique Huntingdon. 3 ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC Des mesures plus adéquates de gestion des corridors des Routes 132 et 202 s'imposent tant sur le plan de la fluidité de la circulation que de la sécurité des automobilistes, des cyclistes et des piétons. ➢ Orientation Contrôler le nombre d'entrées privées et d'intersections le long des Routes 132 et 202 et s'assurer d'une signalisation efficace. ➢ Proposition Création d'un groupe de travail composé des municipalités et du ministère des Transports en vue de prévoir une hiérarchie du réseau routier avec un minimum d'intersections sur le réseau routier supérieur. 4 ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC Plusieurs caractéristiques techniques de la Route 202, importante route de camionnage et important lien Est-Ouest, s'avèrent inadéquates à cause de la route trop étroite (entre Herdman et Hemmingford). ➢ Orientation Améliorer les liens routiers entre Herdman et Hemmingford. Chapitre 8, page 114 ➢ Proposition Améliorations des caractéristiques techniques de la Route 202 sur certains tronçons (réfection de la chaussée et resurfaçage, corrections de courbes, réaménagement d'intersections, élargissement de la route et de l'emprise) et sur tout son parcours dans les municipalités de Hinchinbrooke, Franklin et Havelock. Rehaussement de la Route 202 au Sud du pont Walsh pour contrer aux inondations de la route lors de crues printanières. 5 ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC Huntingdon est le point de croisement des Routes 138 et 202. Au carrefour de ces routes, il y a des difficultés, surtout pour le transport lourd, d'amorcer des virages en toute sécurité et de circuler dans les limites de la ville. ➢ Orientation Améliorer les conditions de circulation pour le transport lourd à la croisée des Routes 138 et 202. ➢ Proposition Construction d'une voie de contournement en utilisant l'emprise de la voie ferrée abandonnée. Changer la désignation de la Route 202 dans les limites de la ville d'Huntingdon (rue François- Cleyn) pour la rue Dalhousie. 6 ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC Des études produites par l'unité de santé publique identifient cinq sites à haute fréquence d'accidents ou blessés graves. ➢ Orientation Porter une attention première aux sites dangereux de cette étude. ➢ Proposition Convenir avec le ministère des Transports du Québec de l'urgence d'agir sur ces lieux à risques : - Route 138 à l'Ouest d'Huntingdon (Godmanchester); - Route 138 l'intersection village de Howick; - Route 201 près du camping Lac des pins; - Route 202 chemin Teafield / New Erin; - Route 202 (Hinchinbrooke et Franklin). Chapitre 8, page 115 7 ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC Problèmes aux différents points d'intersections de la Route 209 et des Routes 201, 202 et 203. ➢ Orientation Améliorer la sécurité à l'intersection de la croisée des Routes 202 et 209. Rendre plus efficace la signalisation à l'intersection des Routes 201 et 209. Améliorer le tracé de la Route 209 dans les limites de Saint-Chrysostome afin d'augmenter l'efficacité de desserte de cette route. ➢ Proposition Corriger le tracé à l'intersection des Routes 202 et 209. Revoir la signalisation à l'intersection des Routes 201 et 209 de façon à la rendre plus efficace. Évaluer la relocalisation de la Route 209 sur le Rang Saint-Michel dans les municipalités de Saint-Chrysostome et de Sainte-Clothilde-de-Châteauguay de façon à améliorer le lien Est- Ouest. Réfection du pont Santoire sur la Route 203. 8 ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC Les limites de poids et de hauteur (2,30 m) du pont de Dewittville engendre des détours importants pour desservir le transport scolaire, les résidents et les agriculteurs. ➢ Orientation Maintenir un lien sur les deux rives de la rivière Châteauguay dans le hameau de Dewittville. ➢ Proposition Construction d'un nouveau pont. 9 ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC Aucun lien direct entre le village de Saint-Anicet et la ville de Huntingdon. ➢ Orientation Améliorer le lien routier entre Saint-Anicet et Huntingdon. ➢ Proposition Création d'une table de concertation composée des municipalités de Huntingdon, Sainte-Barbe Saint-Anicet et Godmanchester. Chapitre 8, page 116 10 ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC La circulation, engendrée par un parc domiciliaire (parc Davignon) et en provenance des États-Unis (poste frontalier), a créé une augmentation du débit de véhicules sur le chemin Gore et le Rang 3 dans les municipalités de Hinchinbrooke et Ormstown. ➢ Orientation Argumenter la sécurité sur le Rang 3 et le chemin Gore. ➢ Proposition Évaluer le débit de véhicules et la circulation sur ces chemins. 11 ÉLÉMENT DU DIAGNOSTIC La Route 203 présente des risques à la circulation routière à cause d'une mauvaise visibilité à certaines intersections et rencontre des problèmes d'inondation en période de crue printanière dans les limites de la municipalité de Très-Saint-Sacrement. ➢ Orientation Améliorer les conditions de circulation et pallier aux problèmes d'inondations sur la Route 203. ➢ Proposition Réaménagement de l'intersection 203, rang Saint-Charles et chemin Cowan. Rehaussement de la Route 203 entre Howick et la limite Est de la municipalité de Très-Saint- Sacrement pour pallier aux inondations de la route lors de crues printanières. 8.1.2 LE RÉSEAU DE CAMIONNAGE LOURD Le ministère des Transports du Québec a mis en place un réseau de camionnage sur les chemins publics sous sa responsabilité. L'objectif visé est de diriger les véhicules lourds vers un réseau plus approprié afin de minimiser la détérioration des infrastructures, de réduire les inconvénients que présente la circulation des camions en dehors des grandes artères, de faciliter le contrôle routier et ainsi atteindre plus facilement les objectifs de protection du réseau et de sécurité routière, de permettre aux municipalités de planifier la circulation des véhicules lourd et de permettre de mieux cibler les interventions visant à améliorer le niveau de service des routes les plus utilisées. Ce réseau est illustré à la figure 6-2 et se présente comme suit : Routes de transits Routes dont l'accès est autorisé à tout véhicule lourd. Ces routes comportent un minimum de restrictions à la circulation des véhicules lourds. Chapitre 8, page 117 - Route 201 - Route 202 (de la route 132 jusqu'à la croisée du chemin Brook) - Route 132 (de la Route 202 vers l'Est) - Route 138 (se terminant à l'intersection de la Route 202 dans les limites de la ville de Huntingdon) - Chemin Herman (de la croisée du chemin Brook et 202 jusqu'à la frontière Canada-États-Unis) Routes restreintes Routes dont l'accès est autorisé à tout véhicule lourd. Ces routes comportent certaines restrictions à la circulation des véhicules lourds. - Route 132 (de l'intersection 202 / 132 jusqu'à la frontière Canada-États-Unis) - Route 138 (de l'intersection François-Cleyn à Huntingdon jusqu'à la frontière Canada-États-Unis) - Route 202 (de Herdman jusqu'à Hemmingford) - montée Leblanc - chemin Ridge - montée Smallman - Route 203 (depuis la Route 138 jusqu'au chemin Covey Hill) - Route 209 (entre la Route 201 et la municipalité de Sainte-Clotilde-de-Châteauguay) - Montée Bryson - Rang du 40 Routes interdites Routes dont l'accès est interdit aux véhicules lourds. Des exceptions sont prévues essentiellement pour les fins de transport local. Ces routes comportent de nombreuses restrictions à la circulation des véhicules lourds. - Route 209 (entre la Route 201 et la frontière Canada-États-Unis) - Route 203 (entre le chemin Covey Hill et la frontière Canada-États-Unis) - Chemin Athelstan 8.2 TRANSPORT COLLECTIF Le Conseil Intermunicipal de Transport (C.I.T.) du Haut-Saint-Laurent est le seul organisme de transport en commun sur le territoire. Il assure un lien entre Huntingdon et le Centre-Ville de Montréal. Le C.I.T. a été créé en décembre 1984 après une entente entre les municipalités de la Ville de Huntingdon, du Canton de Godmanchester, de la Paroisse de Saint-Malachie d'Ormstown, du Village de Ormstown, de la Paroisse de Très-Saint-Sacrement, du Village de Howick et les villes de Sainte-Martine et de Saint-Paul-de-Châteauguay comprises dans la MRC Beauharnois-Salaberry Chapitre 8, page 118 et la Ville de Mercier, comprise dans la MRC Rousillon. L'achalandage du service a connu une augmentation de 88 490 passages en 1985 à 164 153 passages en 1995. 8.3 TRANSPORT ADAPTÉ La population du Haut-Saint-Laurent est desservie à 80% par le transport adapté aux personnes handicapées. Il y a l'organisme "Sur les routes du Haut-Saint-Laurent" qui dessert les municipalités du Canton de Dundee, du Canton de Elgin, du Canton de Godmanchester, du Canton de Hinchinbrooke, de la Ville de Huntingdon, de la Paroisse de Saint-Anicet et la Paroisse de Sainte- Barbe. C'est cette dernière qui est mandataire. Le « Transport adapté du Haut-Richelieu » dessert la municipalité de Saint-Chrysostome. Alors que "Transporteur Valleyfield" dessert la municipalité de Ormstown et c'est la ville de Salaberry-de-Valleyfield qui en est le mandataire. 8.4 TRANSPORT FERROVIAIRE Le transport ferroviaire se limite à une ligne qui fait le lien entre l'État de New York et Montréal en passant par le port de Valleyfield. Cette voie de transport est utilisée qu'à des fins de transport de marchandises. Le tronçon sur le territoire est la propriété de Chessie System Exchange Transportation (CSXT). Outre la ligne de transport, il y a une cour de triage à Huntingdon et un point de service à Dundee qui dessert Fertibec Inc. et Moulée Dundee Feeds. Chapitre 8, page 119 FIGURE 6-1 PROBLÉMATIQUES RELIÉES AU TRANSPORT Chapitre 8, page 120 FIGURE 6-2 RÉSEAU DE CAMIONNAGE Chapitre 9, page 121 CHAPITRE 9 LES ÉQUIPEMENTS ET INFRASTRUCTURES Tel que prescrit dans la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le schéma doit à l'égard du territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent, indiquer la nature des infrastructures et des équipements qui existent, de même que l'endroit où ils sont situés. Le schéma doit également indiquer la nature des nouvelles infrastructures ou des nouveaux équipements importants dont la mise en place est projetée, ainsi que l'endroit approximatif où ils sont érigés (art. 5.8). 9.1 LES INFRASTRUCTURES ET ÉQUIPEMENTS EXISTANTS Au chapitre des principaux équipements et infrastructures existants, le territoire de la MRC compte par secteur d'activité les suivants : 9.1.1 LES ÉTABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT Deux commissions scolaires couvrent le territoire du Haut-Saint-Laurent, soit une commission scolaire francophone et une commission scolaire anglophone. C'est principalement dans les centres urbains de Huntingdon, d'Ormstown, de Saint-Chrysostome et de Howick et exceptionnellement dans les centres ruraux de Saint-Anicet et de Franklin que sont dispensés les divers services d'enseignement. Il est évident que le biculturalisme multiplie le nombre d'écoles sur le territoire, mais il est primordial de maintenir les écoles dans ces municipalités rurales pour contrer les distances de transport des élèves et surtout de conserver la vitalité dans ces milieux. TABLEAU 18 LES ÉTABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT COMMISSION SCOLAIRE DE LA VALLÉE-DES-TISSERANDS Niveau Municipalité Nom de l'établissement Nb. d'élèves (1997-1998) Nb. d'élèves (1998-1999) Nb. d'élèves (1999-2000) Primaire Huntingdon Notre-Dame 497 426 541 Ormstown Notre-Dame du Rosaire 231 202 232 Saint-Anicet Centrale de Saint-Anicet 175 144 167 Franklin Centrale de Saint-Antoine- Abbé 157 141 154 Saint-Chrysostome Montpetit 291 249 298 Howick Saint-Jean 124 108 131 TOTAL 1 475 1 270 1 523 Secondaire Huntingdon Arthur-Pigeon 861 849 846 Saint-Chrysostome Saint-Joseph I-II-III 106 70 51 TOTAL 967 919 897 Éducation aux adultes Ormstown Jean XXIII 90 90 48 GRAND TOTAL 2 532 2 279 2 468 Chapitre 9, page 122 TABLEAU 19 LES ÉTABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT COMMISSION SCOLAIRE NEW FRONTIERS Niveau Municipalité Nom de l'établissement Nb. d'élèves (1997-1998) Nb. d'élèves (1998-1999) Nb. d'élèves (1999-2000) Primaire Huntingdon Académie 220 200 192 Huntingdon Saint-Joseph 206 206 204 Ormstown Ormstown 277 293 290 Franklin Franklin 71 73 70 Howick Howick 161 163 155 TOTAL 935 935 911 Secondaire Ormstown Châteauguay Valley 799 790 821 Éducation aux adultes Ormstown Centre de formation professionnel Chateauguay Valley 150 175 131 GRAND TOTAL 1 884 1 900 1 863 Chapitre 9, page 123 FIGURE 7 ÉQUIPEMENTS ET INFRASTRUCTURES RÉGIONAUX R.345-2024, 09/04/2025 Chapitre 9, page 124 Chapitre 9, page 125 9.1.2 LES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ ET DE SERVICES SOCIAUX Le territoire de la MRC est passablement bien pourvu en établissements de santé. On y compte un hôpital situé à Ormstown et deux Centres hospitaliers de soins longue durée à Huntingdon et Ormstown, et un Centre local de services communautaires (CLSC) à Huntingdon dont un point de service à Saint-Chrysostome. Cinq municipalités gèrent des habitations pour personnes âgées et trois des habitations à loyer modique (personne à faible revenu). Des services de réadaptation sont aussi offerts par une résidence communautaire et un centre d'activité de jour basé tous deux à Ormstown. TABLEAU 20 LES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ ET SERVICES SOCIAUX Équipement et service Nb. Unités Municipalité Hôpital Barrie Memorial de Ormstown (soins de courte durée) Ormstown Centre hospitalier de Huntingdon (soins de longue durée) Huntingdon Centre hospitalier du Haut-Saint-Laurent (soins de longue durée) Ormstown CLSC de Huntingdon Huntingdon CLSC de Huntingdon - point de service Saint-Chrysostome Habitation à loyer modique 12 Huntingdon Office municipal d'habitation 20 Habitation à loyer modique 24 Ormstown Office municipal d'habitation 33 Habitation à loyer modique 9 Franklin Office municipale d'habitation 10 Office municipale d'habitation 15 Saint-Chrysostome Office municipale d'habitation 9 Howick Service de réadaptation - Centre d'activité de jour - Résidence communautaire Ormstown Chapitre 9, page 126 9.1.3 LES POSTES FRONTIÈRES Le territoire du Haut-Saint-Laurent donne accès à l'état de New York par six voies de communication munies chacune d'un poste frontière. Les voies de communication leur donnant accès sont aussi de différentes importances et de responsabilités. En période de compressions budgétaires trois paliers de gouvernement sont aux prises avec des décisions qui demandent des ajustements. La MRC considère que les postes situés sur le réseau routier national devraient maintenir leurs pleins services. Les orientations priorisées par le Suroît, dans le cadre de la planification stratégique de développement de la Montérégie, en mai 1993, ont mis l'emphase sur le maintien d'un lien commercial dans le Suroît et d'un niveau d'entretien du réseau propice à la circulation commerciale dans un axe Nord/Sud. Le poste frontière privilégié pour le transport lourd dans la région est situé sur la montée Herdman cependant, les infrastructures ne disposent pas de quai de déchargement permettant le dédouanement commercial et qui plus est, la Route 374 du côté américain, une route sous juridiction locale. C'est la raison pour laquelle, le poste de Trout River sur de la Route 138 demeure ouvert à la circulation lourde et ce, malgré certaines restrictions à la circulation des véhicules lourds. TABLEAU 21 POSTES FRONTIÈRES Postes frontières et service Localisation Poste de Dundee (24 heures) (Route 132) Dundee Poste de Trout River (24 heures) (Route 138) Elgin Poste de Jamieson Line (12 heures) (Chemin Jamieson) Elgin Poste de Herdman (24 heures) (Montée Herdman) Hinchinbrooke Poste de Franklin Centre (12 heures) (Route 209) Franklin Poste de Covey Hill (12 heures) (Route 203) Havelock 9.1.4 LES ÉQUIPEMENTS CULTURELS Parmi les principaux équipements culturels figurent les bibliothèques publiques. Trois municipalités sont affiliées au centre régional de services aux bibliothèques publiques de la Montérégie (CRSBP), il s'agit de Saint-Anicet, Sainte-Barbe et Ormstown. La municipalité de Saint-Chrysostome subventionne en partie les coûts de la bibliothèque de l'école Saint-Joseph. Ensemble ces quatre municipalités représentent 46% de la population qui bénéficie d'un service culturel de base. Chapitre 9, page 127 9.1.5 LES OUVRAGES DE CAPTAGE DES EAUX MUNICIPAUX Les municipalités d'Ormstown, de Howick, de Saint-Chrysostome et de Franklin (secteur Saint- Antoine-Abbé) approvisionnent leur réseau d'aqueduc par un ou plusieurs puits captant les eaux souterraines. Huntingdon et Sainte-Barbe utilisent des prises d'eau de surface, respectivement dans la rivière Châteauguay et le fleuve Saint-Laurent. TABLEAU 22 OUVRAGES MUNICIPAUX DE CAPTAGE DES EAUX Municipalité Localisation de la prise Caractéristique Catégorie RPEP Huntingdon 221, rue Châteauguay Rivière Châteauguay 1 Sainte-Barbe Fleuve Saint-Laurent 1 Howick 51, rue Colville 1 puits 1 Saint-Chrysostome 9, rue Bourdeau 1 puits 1 Saint-Chrysostome 25, rue Michel 1 puits 1 Ormstown Rue Julie Puits 1,2 et 5 1 Ormstown Rang des Dumas Puits 6 et 8 1 Franklin Route 209 1 puits 2 AUTRES OUVRAGES DE CAPTAGE DES EAUX Un ouvrage de captage des eaux souterraines de catégorie 2 (au sens du Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (Q-2, r. 35.2)) alimente les résidences de l'office municipal d'habitation du secteur Doréa de la municipalité de Franklin. Un autre alimente l'école Primaire Franklin, l'école des jeunes riverains à Saint-Anicet et le centre de la petite enfance les Petites Pommes à Franklin. Les figures 13-1 à 13-11 identifient les aires de protection immédiate, intermédiaire, éloignée, bactériologique et virologique des différents ouvrages de captage des eaux de la MRC de catégorie 1 ou 2, tel que défini par le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (chapitre Q- 2, r. 35.2). SITES DE GESTION DES MATIÈRES RÉSIDUELLES Actuellement, deux sites de matières résiduelles sont en opération sur le territoire. Il s'agit du site d'enfouissement sanitaire de Saint-Anicet, géré par cette dernière et du site de matériaux secs dans Godmanchester, géré par une entreprise privée. Dans la réalisation du plan de gestion des matières résiduelles ces sites seront soumis à une évaluation. M.303-2018, 11/02/2019 Chapitre 9, page 128 9.1.6 LES ÉQUIPEMENTS INTER-MUNICIPAUX SITE ARCHÉOLOGIQUE DROULERS Le site archéologique Droulers est, depuis le 10 juin 1998, reconnu (conformément aux dispositions de l'article 688 du Code municipal) comme un parc régional d'interprétation archéologique. Cette reconnaissance fait place à quelques années de fouilles archéologiques qui ont permis la découverte d'un des plus importants villages iroquoiens. Ce parc permet d'assurer dans un premier temps la pérennité et l'intégrité du site et d'en faire un lieu d'interprétation. ARENA RÉGIONALE DE HUNTINGDON Une entente entre les municipalités de la Ville de Huntingdon, Canton de Dundee, Canton de Elgin, Canton de Godmanchester, Canton de Hinchinbrooke, Paroisse de Saint-Anicet, Paroisse de Sainte- Barbe, Village de Ormstown, Paroisse de Saint-Malachie d'Ormstown et Paroisse de Saint-Stanislas- de-Kostka (MRC de Beauharnois-Salaberry) a permis le 29 avril 1987 la création de la régie intermunicipale de la patinoire régionale de Huntingdon. Le 19 mai 1994, la municipalité de Franklin a adhéré à la constitution de la régie. QUAI RÉGIONAL DE PORT LEWIS Le quai régional de Port Lewis se situe dans la muncipalité de Saint-Anicet. Le quai et une rampe de mise à l'eau ont été cédés à la MRC par le gouvernement fédéral en 1988. Cet équipement est un des accès public au lac Saint-François. STATION DE POMPAGE DE LA RIVIÈRE À LA GUERRE Cet équipement permet le pompage des eaux de la rivière à la Guerre au lac Saint-François. La construction de la station par le gouvernement du Québec a été rendue nécessaire en 1977 pour tenter d'atténuer les inconvénients des inondations des terres agricoles causées par l'exhaussement du niveau du lac Saint-François. C'est en avril 1994 que l'instance régionale en est devenue l'héritière. R.192-2005, 16/06/2005; S.224-2006, 19/04/2007 PARC RÉGIONAL LINÉAIRE La MRC du Haut-Saint-Laurent est devenue locataire des emprises ferroviaires abandonnées, par un bail de 60 ans, signé le 31 mars 2011. Le Conseil de la MRC a établi, par le règlement 256-2012, le parc régional linéaire avec des règles aux fins de régir une infrastructure récréative régionale et notamment d'aménager une piste cyclable. A.291-1-2017, 17/11/2017 Chapitre 9, page 129 9.2 LES ÉQUIPEMENTS IMPORTANTS DONT LA MISE EN PLACE EST PROJETÉE Comme le stipule la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, ce chapitre énumère les équipements et infrastructures projetés sur le territoire de la MRC. Projet multifonctionnel et agrandissement de l'école Centrale de Saint-Anicet Le projet de l'école Centrale de Saint-Anicet se définit sous la forme d'un projet multifonctionnel. Multifonctionnel puisque l'on parle de fonctions qui sont rattachées à différentes autorités compétentes dont le ministère de l'Éducation avec l'agrandissement de la construction principale auquel s'ajoute un gymnase et le réaménagement des locaux de service, le ministère de la Culture et des Communications avec la construction d'une bibliothèque et la municipalité de Saint-Anicet avec la construction d'une salle communautaire. Chapitre 9, page 130 Chapitre 10, page 131 CHAPITRE 10 LES RÉSEAUX MAJEURS Le chapitre désigne l'ensemble des corridors et des points de relais. Parmi eux, l'on identifie principalement les réseaux d'aqueduc et d'égout, les réseaux téléphoniques, les réseaux de transport d'énergie, le réseau de gaz naturel, les réseaux de télécommunication et les réseaux de cablo- distribution. Réseaux d'aqueduc et d'égout La MRC compte sur son territoire six municipalités qui sont équipées de réseaux d'aqueduc et d'égout. Il s'agit de Huntingdon, Ormstown, Saint-Chrysostome, Howick, Sainte-Barbe et Franklin (secteur Saint-Antoine-Abbé). La ville de Huntingdon par extension de ses réseaux dessert aussi quelques secteurs dans les municipalités de Godmanchester et de Hinchinbrooke. Outre ces municipalités, le gouvernement du Québec par l'entremise du service de réadaptation Sud-Ouest gère un réseau d'aqueduc et d'égout sur le site de Doréa dans la municipalité de Franklin. Ce réseau dessert un développement domiciliaire, une habitation à loyer modique de neuf unités et l'ensemble des immeubles sur le site. Récemment se sont ajoutées les usines de traitement des eaux usées de Huntingdon, Ormstown, Saint-Chrysostome, Howick, Sainte-Barbe, Saint-Anicet, Hinchinbrooke (secteur Athelstan) et Franklin (secteur Saint-Antoine-Abbé). TABLEAU 23 USINE PUBLIQUE DE TRAITEMENT DES EAUX USÉES Localisation Municipalités desservies Dates de mise en opération Type de traitement Point de rejet Godmanchester Huntingdon Godmanchester Hinchinbrooke 03-07-95 Étang aéré Rivière Châteauguay Ormstown Ormstown 19-12-95 Étang aéré Rivière Châteauguay Saint-Chrysostome Saint-Chrysostome 29-09-94 Étang aéré Rivière des Anglais Franklin Zone rurale de Doréa 1979 Étang aéré - Très-Saint-Sacrement Howick 20-11-2008 Étang aéré Rivière des Anglais Saint-Anicet Saint-Anicet 2006 Étang aéré Fleuve Saint-Laurent Hinchinbrooke Hinchinbrooke (Ahtelstan) 2010 Étang aéré Rivière Châteauguay Sainte-Barbe Sainte-Barbe 2014 Étang aéré Décharge Saint-Louis Franklin Franklin (Saint-Antoine-Abbé) 2011 Étang aéré Fossé lot 5 485 556 M. 303-2018, 11/02/2019 Chapitre 10, page 132 Réseau téléphonique Le territoire du Haut-Saint-Laurent se divise en cinq circonscriptions téléphoniques situées dans le code régional 450. Ces circonscriptions d'Huntingdon (264), Howick (825), Saint-Chrysostome (826), Franklin (827) et Ormstown (829) sont toutes, depuis 1997, converties au système de numérisation permettant ainsi des extensions de services tel que celui du 911. Bell Canada prévoit, dans son plan d'urbanisation 1999-2001, finaliser l'accès à des lignes privées à tous les abonnés sur le territoire du Suroît. Réseau de transport d'énergie Le territoire de la MRC est jalonné d'Est en Ouest par une ligne de 735 kv qui relie le poste de Châteauguay et Massena (N.Y.). La desserte régionale se fait par trois postes de distribution : Huntingdon, Ormstown et Saint-Chrysostome, alimentés par l'intermédiaire de la ligne 120 kv en provenance du poste de Léry. Réseau de gaz naturel La ville de Huntingdon (les Usines Huntingdon Canada Ltée) est depuis l'automne 1997 desservie par une ligne de gaz naturel de 2 400 kpa. Cette ligne en provenance du poste de distribution à Beauharnois emprunte dans une direction Est-Ouest le chemin New Erin, la Route 202 puis le chemin Ridge dans la municipalité de Godmanchester et la rue Dalhousie dans Huntingdon. TABLEAU 24 LES RÉSEAUX MAJEURS DE TRANSPORT D'ÉNERGIE ET DE TÉLÉCOMMUNICATION RÉSEAU ÉLECTRIQUE : HYDRO-QUÉBEC Municipalité Caractéristique du réseau Localisation du point d'origine Point de destination Huntingdon Godmanchester Hinchinbrooke ligne 120 kv Poste de Léry Poste de Huntingdon (Godmanchester) Ormstown ligne 120 kv Poste de Léry Poste de Ormstown (Ormstown) Saint-Chrysostome ligne 120 kv Poste de Léry Poste de Saint- Chrysostome (Saint-Chrysostome) Dundee Godmanchester Saint-Anicet ligne 735 kv Poste de Châteauguay Poste de Massena (État de New York) Chapitre 10, page 133 RÉSEAU DE GAZ NATUREL : GAZ MÉTROPOLITAIN Municipalité Caractéristique du réseau Localisation du point d'origine Point de destination Huntingdon Godmanchester ligne 2 400 kpa Poste de distribution (Route 236 à Beauharnois) Les Usines Huntingdon (Huntingdon) RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATION : BELL CANADA Municipalité Caractéristique du réseau Localisation du réseau Saint-Anicet Antenne micro-ondes Chemin Ridge (lot : 895, Rang III) Ormstown Antenne micro-ondes 84, Route 201 (lot : 200, Concession III) Havelock Antenne micro-ondes Chemin Covey Hill (lot : 35B, Rang I) Huntingdon Centre de commutation (264) 19, rue Prince Howick Centre de commutation (825) 43, rue Lambton Saint-Chrysostome Centre de commutation (826) 16, rue Léon Franklin Centre de commutation (827) 1533, Route 209 Ormstown Centre de commutation (829) 14, rue Prince RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATION : BELL MOBILITÉ Municipalité Caractéristique du réseau Localisation du réseau Godmanchester Antenne cellulaire micro-ondes (lot : 85, Rang IV) Franklin Antenne cellulaire micro-ondes 1 400, Rang Dumas RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATION : CANTEL Municipalité Caractéristique du réseau Localisation du réseau Ormstown Antenne cellulaire micro-ondes Route 201 (lot : 199, Concession III) Godmanchester Antenne cellulaire micro-ondes Montée Smellie (lot : 86-1, Rang IV) RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATION : DGT GOUVERNEMENT QUÉBEC Municipalité Caractéristique du réseau Localisation du réseau Havelock Antenne réceptrice et de diffusion Chemin Covey Hill (lot : 86A-1, Rang II) RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATION : PRIVÉ Organisme Caractéristique du réseau Localisation du réseau Southwestern Québec Mutual Aid Fire Association (SQMAFA.) Antenne réceptrice et de rediffusion 310, Route 209 (lot : 51, Rang I, Franklin) Communication Sud-Ouest Tour de transmission radio Chemin Covey Hill (lot : 36A, Rang I, Havelock) Radio amateur Tour de transmission radio Chemin Covey Hill (lot : 35A, Rang I, Havelock) Chapitre 10, page 134 RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATION : HYDRO-QUÉBEC Municipalité Caractéristique du réseau Localisation du réseau Godmanchester Antenne cellulaire micro-ondes Lot : 85, Rang IV Saint-Anicet Station limnométrique Pointe aux Cèdres Sainte-Barbe Station limnométrique Pointe Seigneuriale RÉSEAU DE CABLO-DISTRIBUTION : CABLEVISION HAUT-SAINT-LAURENT Municipalité Caractéristique du réseau Localisation du réseau Havelock Antenne réceptrice et de diffusion Chemin Covey Hill (lot : 86A-1, Rang II) Huntingdon Antenne réceptrice 10, rue Châteauguay Ormstown Antenne réceptrice 1672, chemin Island Saint-Chrysostome Antenne réceptrice 130, Saint-Jean-Baptiste RÉSEAU DE CABLO-DISTRIBUTION : CABLEVISION HAUT-SAINT-LAURENT - SDM Municipalité Caractéristique du réseau Localisation du réseau Hinchinbrooke (Athelstan) Antenne réceptrice 3338, rue Clausson Franklin Antenne réceptrice 1212, Route 209 (lot : 9B, Rang II) RÉSEAU DE CABLO-DISTRIBUTION : COGECO CABLE INC. Municipalité Caractéristique du réseau Localisation du réseau Sainte-Barbe Saint-Anicet Antenne réceptrice 871, Route 132 Sainte-Barbe Chapitre 11, page 135 CHAPITRE 11 LE DOCUMENT COMPLÉMENTAIRE Conformément aux dispositions des deuxièmes alinéas des articles 5 et 6 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, on trouve dans le document complémentaire un ensemble de normes qui traduisent de façon plus explicite les intentions du Conseil de la MRC du Haut-Saint-Laurent. Ces dispositions concernent les règlements de zonage, de lotissement et certaines conditions relatives à l'émission de permis de construction. Les municipalités sont tenues d'élaborer leur réglementation d'urbanisme en conformité avec les dispositions contenues dans le document complémentaire. Dispositions relatives au règlement de zonage : 11.1 Dispositions interprétatives; 11.2 Plaine inondable; 11.3 Mesures relatives aux rives et au littoral; 11.4 Dispositions relatives à l'aménagement et à la construction adjacente à la rive; 11.5 Dispositions relatives aux affectations du territoire; 11.6 Dispositions relatives aux centres urbains et ruraux; 11.7 Dispositions relatives à l'usage domestique relié à l'habitation de type unifamilial; 11.8 Dispositions relatives à un usage domestique exercé dans un bâtiment accessoire à l'usage habitation, en territoire agricole; 11.9 Dispositions relatives à l'implantation résidentielle en territoire agricole; 11.10 Dispositions normatives relatives aux installations d'élevage et aux lieux d'entreposage et d'épandage d'engrais; 11.11 Dispositions relatives aux établissements de camping; 11.12 Dispositions relatives aux territoires d'intérêt historique et culturel; 11.13 Dispositions relatives aux territoires d'intérêt esthétique; 11.14 Dispositions relatives aux territoires d'intérêt écologique; 11.15 Dispositions relatives à la protection des boisés; 11.16 Dispositions relatives aux prises d'eau potable; 11.17 Dispositions relatives aux sites d'élimination des matières résiduelles; 11.18 Dispositions relatives aux postes de transformation d'Hydro-Québec; 11.19 Dispositions applicables à un territoire adjacent à la frontière américaine. Dispositions relatives au règlement de lotissement : 11.20 Normes relatives au lotissement; 11.21 Dispositions relatives aux tracés des rues; 11.22 Dispositions relatives à l'émission d'un permis de lotissement; 11.23 Dispositions concernant le lotissement d'une propriété jouissant de droits acquis en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles; 11.24 Dispositions applicables au réseau routier de la responsabilité du ministère des Transports du Québec. Chapitre 11, page 136 Conditions d'émission d'un permis : 11.25 Dispositions relatives à l'émission d'un permis de construction. 11.1 DISPOSITIONS INTERPRÉTATIVES Pour toute interprétation du schéma d'aménagement ou du document complémentaire, à moins que le contexte n'indique un sens différent, les expressions et les mots suivants ont le sens ou la signification qui leur est attribué ci-après. Agriculture La culture du sol et des végétaux, le fait de laisser le sol sous couverture végétale ou de l'utiliser à des fins sylvicoles, l'élevage des animaux et, à ces fins, la confection, la construction ou l'utilisation de travaux, ouvrages ou bâtiments, à l'exception des résidences. Agrotourisme L'agrotourisme est une activité touristique qui est complémentaire à l'agriculture et qui a lieu dans une exploitation agricole. Il met en relation des productrices et des producteurs agricoles avec des touristes ou des excursionnistes et permet à ces derniers de découvrir le milieu agricole, l'agriculture et sa production à la faveur de l'accueil et de l'information que leur réserve leur hôte. A. 301-2017, 26/03/2018 Bâtiment sommaire Bâtiment construit sur un lot ou un ensemble de lots boisés en zone agricole, ayant une superficie minimale de 10 hectares. Ce bâtiment sommaire ne doit pas être pourvu d'eau courante et doit être constitué d'un seul plancher d'une superficie au sol n'excédant pas 20 mètres carrés. A. 234-2008, 26/01/2009 Cabane à sucre Sucrerie avec repas considérée comme une activité agricole et répondant aux critères suivants : - présence d'une érablière de quatre hectares, ayant un minimum de 800 entailles; - opération de service de restauration sur une base saisonnière exclusivement, se situant en période des sucres, soit du début du mois de février jusqu'à la fin du mois d'avril; - produits de l'érable utilisés provenant principalement de l'érablière exploitée par le déclarant et non un tiers; La salle à manger est à proximité de l'érablière exploitée et de la cabane à sucre, construite aux fins de la transformation de l'eau d'érable. Chapitre 11, page 137 Canal Espace d'eau artificialisé étroit et long. N'est pas considéré un canal, un cours d'eau qui a été modifié à son aval, compte tenu qu'il constitue toujours le cours naturel du cours d'eau. Centre de transbordement Lieu où l'on achemine des résidus dans le but de les transférer du véhicule qui en fait la collecte à un véhicule qui doit les acheminer vers un lieu de traitement ou d'élimination. A.292-2017, 23/12/2019 Centre de tri des matières recyclables Lieu où sont triées et mises en ballots et entreposées temporairement notamment les matières recyclables et les résidus de construction, rénovation et démolition en vue de leur recyclage ou de leur mise en valeur. A.292-2017, 23/12/2019 Chemin privé Chemin dont un particulier, un groupe de particuliers, une société, une corporation ou une association privée possède la propriété. Chemin public Chemin qui appartient à une municipalité, au gouvernement du Québec ou au gouvernement du Canada et sur lequel est autorisée la libre circulation des biens et des personnes. Pour les fins d'application des paramètres de distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs en milieu agricole, un chemin public est aussi une voie cyclable (piste cyclable, bande cyclable, voie partagée). Coupe d'assainissement Abattage ou récolte d'arbres déficients, tarés, dépérissants, endommagés ou morts dans un peuplement d'arbres. Coupe d'éclaircie Opération sylvicole qui consiste à prélever de façon uniforme une portion du volume ligneux d'un peuplement. Coupe de conversion Coupe de peuplements dégradés ou improductifs en vue de leur renouvellement par le reboisement. Chapitre 11, page 138 Cours d'eau Pour l'application des normes relatives à la protection des rives, du littoral et des plaines inondables, tous les cours d'eau sont visés. Ils correspondent à toute masse d'eau qui s'écoule dans un lit avec débit régulier ou intermittent, y compris un lit créé ou modifié par une intervention humaine de même que le fleuve Saint-Laurent (Lac Saint-François) à l'exception d'un fossé tel que défini à l'article 11.1. R.302-2018, 11/02/2019 Cours d'eau désigné Un cours d'eau qui forme la branche principale d'un bassin versant ou d'un sous-bassin (d'une superficie d'environ 20 km2). Ces cours d'eau sont désignés pour les fins d'applications des dispositions sur la dimension minimale des lots riverains. Il est reconnu un corridor riverain de 100 mètres à l'intérieur duquel la norme minimale de lotissement est de 3 700 mètres2. Ces cours d'eau sont les suivants : TABLEAU 25 COURS D'EAU DÉSIGNÉS 1er Niveau 2e Niveau 3e Niveau 4e Niveau 5e Niveau Fleuve Saint-Laurent Rivière Châteauguay Rivière des Anglais Ruisseau Norton Rivière Noire Branche 25 Ruisseau Allen Ruisseau Bélanger Ruisseau Mooer Grande décharge Ruisseau Scully-Dubeau Ruisseau J.W. Martin Rivière aux Outardes Ruisseau Haws Rivière aux Outardes Est Black Brook Ruisseau Mitchell Ruisseau Dewitt Ruisseau Cunningham Rivière Hinchinbrooke Ruisseau Collins Ruisseau Oak Rivière Trout Ruisseau Beaver Rivière Saint-Louis Décharge Saint-Louis Rivière à la Guerre Rivière à la Guerre Ouest Ruisseau Cameron Ruisseau McMillan Ruisseau Fraser Rivière aux Saumons Ruisseau Pike M.291-1-2017, 17/11/2017 Chapitre 11, page 139 Dépôts de matériaux secs Lieux où sont déposés les résidus solides ne générant ni liquide ni gaz (les matériaux de construction, d'excavation, notamment). A.292-2017, 23/12/2019 Distance séparatrice La distance entre, d'une part, l'installation d'élevage et le lieu d'entreposage des fumiers et, d'autre part, un bâtiment non agricole avoisinant, ou selon le cas, du terrain d'un établissement. Cette distance est calculée en établissant une droite imaginaire entre la partie la plus avancée des constructions considérées, à l'exception de galeries, perrons, avant-toits, patios, terrasses, cheminées et rampes d'accès. Droit de développement Droit consenti à une exploitation agricole existante le 21 juin 2001 d'accroître son cheptel conformément aux dispositions de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Écocentre Site aménagé principalement axé sur la récupération des matières, le réemploi et le tri. Il se distingue en récupérant, non seulement les matières recyclables, mais également les résidus verts, les résidus domestiques dangereux, les résidus encombrants et les résidus de construction, rénovation et démolition, etc. A.292-2017, 23/12/2019 Embâcle Accumulation de glaces flottantes faisant obstacle au libre écoulement des eaux pouvant provoquer des inondations à l'amont lorsqu'elles se forment (refoulement des eaux) et à l'aval lorsqu'elle cède (effet de vague). Embâcle à risque élevé (zone) Elle correspond à une zone où il y a accumulation et mouvement de glaces et/ou inondation récurrente. Embâcle à risque modéré (zone) Elle correspond à une zone affectée par le rehaussement du niveau de l'eau, sans accumulation, ni mouvement de glace. Emplacement Un ou plusieurs lots, ou parties de lots, ou terrain servant ou pouvant servir à un seul usage principal. A.224-2006, 19/04/2007 Chapitre 11, page 140 Établissement de camping Établissement qui offre au public, moyennant rémunération, des sites permettant d'accueillir des véhicules de camping ou des tentes à l'exception du camping à la ferme appartenant au propriétaire ou à l'exploitant des installations d'élevage en cause et qui répond aux normes d'aménagement et services prévus à cette fin. M.272-2014, 21/07/2014 Fossé Un fossé mitoyen, un fossé de voies publiques ou privées ou un fossé de drainage visé par le paragraphe 4 de l'article 103 de la Loi sur les compétences municipales (chapitre C-47.1). R.302-2018, 11/02/2019 Frontage Mesure entre les lignes latérales d'un lot longeant la ligne d'emprise d'un chemin public ou privé existant ou projeté. Dans le cas des terrains situés à l'extérieur ou à l'intérieur d'une courbe, le frontage est la dimension entre les lignes latérales d'un lot prise à la marge de recul avant calculée le long des lignes latérales. Si un lot est bordé par plus d'un chemin public ou privé existant ou projeté, le frontage est alors calculé sur la façade du lot qui porte ou qui portera l'adresse civique. Gabion Cage métallique faite de matériaux résistant à la corrosion dans laquelle des pierres de carrière ou de champs sont déposées. Gestion sur fumier liquide Tout mode d'évacuation des déjections animales autre que la gestion sur fumier solide. M.272-2014, 21/07/2014 Gestion sur fumier solide Le mode d'évacuation d'un bâtiment d'élevage ou d'un ouvrage d'entreposage des déjections animales dont la teneur en eau est inférieure à 85% à la sortie du bâtiment. M.272-2014, 21/07/2014 MARGE DE RECUL FRONTAGE LIGNE LATÉRALE RUE B RUE A 178 rue A FRONTAGE Chapitre 11, page 141 Gîte touristique (gîte du passant) Un établissement sis dans une résidence ou la dépendance de la résidence principale de l'exploitant du gîte, de 1 à 5 chambres maximales, où l'on sert le petit déjeuner sur place, le tout inclus dans le prix de la chambre. Hébergement touristique de plein air lié à une entreprise agricole L'hébergement touristique de plein air lié à une entreprise agricole se caractérise par l'implantation d'au plus cinq (5) sites de camping en tente (d'une superficie maximale de 20 mètres carrés par site), directement au sol ou sur des plateformes en bois à une distance d'au plus 250 mètres de la résidence principale ou du bâtiment agricole principal de l'exploitation agricole. Ces emplacements ne sont pas desservis par l'eau courante ni l'électricité et ne sont pas considérés comme des immeubles protégés au sens de la directive sur les odeurs. Les tentes sont installées par les excursionnistes et démontées lors de leur départ, le lendemain ou au plus tard le surlendemain. Les excursionnistes ne passent au maximum que deux (2) nuits consécutives à la fois sur le site. L'activité s'exerce entre le 1er juin et le 30 septembre. Une distance séparatrice de 40 mètres entre les emplacements de camping et la limite de lot est exigée. L'usage doit obligatoirement être exercé de manière accessoire à une entreprise agricole offrant une expérience agrotouristique. A.345-2024, 09/04/2025 Habitation bifamiliale Bâtiment comprenant 2 unités de logements distinctes et destiné à loger 2 ménages. Habitation unifamiliale Bâtiment comprenant une seule unité de logement et destiné à loger un ménage. Hameau Groupement isolé de quelques maisons en territoire agricole. Le hameau évoque un mode de développement traditionnel, lié à la colonisation du territoire. Historiquement le hameau possédait une vocation sociale, culturelle et économique et regroupait plusieurs bâtiments publics tels : églises, cimetières, bureau de poste, magasin général, boutique de forge, école et centre communautaire. Aujourd'hui plusieurs de ces bâtiments existent toujours, mais ont perdu leur vocation d'origine. Néanmoins l'organisation spatiale est encore visible et des mesures sont prises par la municipalité afin de préserver et de mettre en valeur la spécificité paysagère de ces noyaux patrimoniaux. Le hameau est un espace désigné. Chapitre 11, page 142 Ces hameaux sont Kensington (îlot 11), Powerscourt (îlot 25), Dewittville (îlot 20), Herdman (îlot 28), Rockburn (îlot 29), Bridgetown (îlot 52), River Field (îlot 49) et Aubrey (îlot 60), ils sont montrés au plan 1 de 2 et à l'annexe 7. M.272-2014, 21/07/2014 Les figures 8-1 à 8-8 ont été supprimées par le règlement 272-2014. S.272-2014, 21/07/2014 Îlot déstructuré à l'agriculture Espace défini d'une superficie restreinte qui regroupe principalement des usages résidentiels. Ces îlots sont identifiés en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Immeuble protégé Pour les fins d'application des paramètres de distances séparatrices relatifs à la gestion des odeurs en milieu agricole. Il s'agit : a) supprimé; b) d'un centre récréatif de loisir, de sport ou de culture; c) d'un parc municipal, un parc régional (le parc linéaire régional n'est pas un immeuble protégé); d) d'une plage publique ou une marina; e) d'un terrain d'un établissement d'enseignement ou d'un établissement au sens de la Loi sur la santé et les services sociaux (L.R.Q., c. S-4.2); f) d'un établissement de camping; g) les bâtiments sur une base de plein air ou d'un centre d'interprétation de la nature; h) du chalet d'un centre de ski ou d'un club de golf; i) d'un temple religieux; j) d'un théâtre d'été; k) d'un établissement d'hébergement au sens du Règlement sur les établissements touristiques (E-15.1, r.1) à l'exception d'un gîte touristique; l) d'un bâtiment servant à des fins de dégustation de vins dans un vignoble ou un établissement de restauration de 20 sièges et plus détenteur d'un permis d'exploitation à l'année ainsi qu'une table champêtre ou toute autre formule similaire lorsqu'elle n'appartient pas au propriétaire ou à l'exploitant des installations d'élevage en cause. M.272-2014, 21/07/2014; M.301-2017, 26/03/2018 Chapitre 11, page 143 Immunisation L'immunisation d'une construction, d'un ouvrage ou d'un aménagement consiste à l'application de différentes mesures, énoncées à l'article 11.2.5, visant à apporter la protection nécessaire pour éviter les dommages qui pourraient être causés par une inondation. A.302-2018, 11/02/2019 Installation d'élevage Un bâtiment où des animaux sont élevés ou un enclos ou une partie d'enclos où sont gardés, à des fins autres que le pâturage, des animaux y compris, le cas échéant, de tout ouvrage d'entreposage des déjections des animaux qui s'y trouvent. M.272-2014, 21/07/2014 Lieu d'enfouissement technique (L.E.T.) Lieu d'élimination des déchets solides conçu et exploité selon les exigences du Règlement sur l'enfouissement et l'incinération de matières résiduelles (Q-2, r. 19). Le terme site d'enfouissement est également utilisé dans le même sens. A.292-2017, 23/12/2019 Ligne des hautes eaux La ligne des hautes eaux est la ligne qui sert à délimiter le littoral et la rive des lacs et des cours d'eau. Cette ligne se situe à la ligne naturelle des hautes eaux, c'est-à-dire : a) à l'endroit où l'on passe d'une prédominance de plantes aquatiques à une prédominance de plantes terrestres, ou s'il n'y a pas de plantes aquatiques, à l'endroit où les plantes terrestres s'arrêtent en direction du plan d'eau. Les plantes considérées comme aquatiques sont toutes les plantes hydrophytes incluant les plantes submergées, les plantes à feuilles flottantes, les plantes émergentes et les plantes herbacées et ligneuses émergées caractéristiques des marais et marécages ouverts sur des plans d'eau. b) dans le cas où il y a un ouvrage de retenue des eaux, à la cote maximale d'exploitation de l'ouvrage hydraulique pour la partie du plan d'eau situé en amont; c) dans le cas où il y a un mur de soutènement légalement érigé, à compter du haut de l'ouvrage. À défaut de pouvoir déterminer, la ligne des hautes eaux à partir des critères précédents, celle-ci peut être localisée comme suit : d) si l'information est disponible, à la limite des inondations de récurrence de 2 ans, laquelle est considérée équivalente à la ligne établie selon les critères botaniques définis précédemment au point (a). Chapitre 11, page 144 Littoral Le littoral est la partie des lacs et des cours d'eau qui s'étend à partir de la ligne des hautes eaux vers le centre du plan d'eau. Lot Fonds de terre identifié et délimité sur un plan de cadastre fait et déposé au ministère des Ressources Naturelles conformément et en vertu de la Loi sur le Cadastre (LRQ., chapitre C-1) ou du Code civil du Québec. Lot desservi Un lot est desservi si l'une des deux conditions suivantes est remplie : a) les réseaux d'aqueduc et d'égout sanitaire sont installés dans la rue en bordure dudit lot; b) le règlement décrétant leur installation est en vigueur. Lot non desservi Un lot est non desservi si au moins une des deux conditions suivantes est remplie : a) aucun réseau d'aqueduc ni d'égout sanitaire n'est installé dans la rue en bordure dudit lot; b) le règlement décrétant leur installation n'est pas en vigueur. Lot partiellement desservi Un lot est partiellement desservi si l'une des deux conditions suivantes est remplie : a) un réseau d'aqueduc ou d'égout sanitaire est installé dans la rue en bordure dudit lot; b) le règlement décrétant son installation est en vigueur. Maison d'habitation Pour les fins d'application des paramètres de distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs en milieu agricole, il s'agit d'une maison d'habitation d'une superficie d'au moins 21 m2 qui n'appartient pas au propriétaire ou à l'exploitant des installations d'élevage en cause ou à un actionnaire ou dirigeant qui est propriétaire ou exploitant de ces installations. M.272-2014, 21/07/2014 Maison mobile Habitation fabriquée en usine conformément aux normes de l'ACNOR, composée d'une seule unité et transportable sur son propre châssis doté de roues (ou par un autre moyen) jusqu'à l'emplacement qui lui est destiné. Elle comprend les installations qui permettent de la raccorder aux services publics ou privés et de l'habiter en toute saison. Chapitre 11, page 145 Milieu humide hydroconnecté Par définition, un milieu humide hydroconnecté s'identifie au littoral. Le littoral est cette partie d'un lac ou d'un cours d'eau qui s'étend à partir de la ligne des hautes eaux vers le centre du plan d'eau. M.283-2015, 16/12/2015 Milieu humide non-hydroconnecté L'expression milieu humide non-hydroconnecté couvre un large spectre d'écosystèmes, à savoir les étangs, les marais, les marécages et les tourbières, qui partagent une caractéristique commune : une dynamique fortement influencée par la présence de l'eau. Les milieux humides non-hydroconnectés regroupent l'ensemble des sites saturés d'eau ou inondés pendant une période suffisamment longue pour influencer les composantes du sol ou de la végétation. M.283-2015, 16/12/2015 Milieux humides présumés Aires prédominées par un ou plusieurs milieux humides non-hydroconnectés et hydroconnectés qui ont été identifiés aux figures 12-1 et 12-2 intitulées « Milieux humides présumés répertoriés ». M.283-2015, 16/12/2015 Opération cadastrale Une division, une subdivision, une nouvelle subdivision, une annulation, une correction, un ajouté ou un remplacement de numéros de lots fait en vertu de la Loi sur le cadastre (LRQ, chapitre C-1) ou du Code civil du Québec. Ouvrage Toute construction de bâtiment principal, de bâtiment secondaire, de piscine, de mur de soutènement, de fosse ou d'installation septique ainsi que les travaux de remblai ou de déblai et les coupes de bois. Périmètre d'urbanisation La limite prévue de l'extension future de l'habitat de type urbain dans une municipalité, déterminée par le schéma d'aménagement applicable dans cette municipalité ainsi que toute limite nouvelle de cette extension déterminée par une modification du schéma d'aménagement à l'exception de toute partie de cette extension qui serait comprise dans une zone agricole. Perré Enrochement aménagé en bordure d'un lac ou d'un cours d'eau constitué exclusivement de pierres des champs ou de pierres de carrière. Chapitre 11, page 146 Plaine inondable La plaine inondable est l'espace occupé par un lac ou un cours d'eau, en période de crues. Elle correspond à l'étendue géographique des secteurs inondés dont les limites sont précisées par les trois types de zones suivantes : ➢ zone de grand courant Cette zone correspond à la partie d'une plaine inondable qui peut être inondée lors d'une crue de récurrence de 20 ans (0-20 ans); ➢ zone de faible courant Cette zone correspond à la partie d'une plaine inondable, au-delà de la limite de la zone de grand courant, qui peut être inondée lors d'une crue de récurrence de 100 ans (20-100 ans); ➢ zone à risque d'inondation Elle correspond à un espace pouvant être inondé, mais sans distinction de niveau de récurrence. Pour les besoins d'identification, elle est désignée plaine inondable de 0-100 ans R.302-2018, 11/02/2019 Plateforme de compostage Installation de traitement des matières résiduelles organiques par la décomposition biochimique de celles-ci comprenant notamment des surfaces utilisées à des fins : - d'entreposage et de réception des intrants (aire de réception et de conditionnement); - de compostage (montée de la température, aire de compostage); - de maturation du compost (aire de maturation); - de transport des matières d'un point à l'autre sur ces surfaces. Cette définition ne s'applique pas à une installation de compostage lorsque celle-ci dessert uniquement un seul propriétaire, à des fins privées (compostage domestique). A.292-2017, 23/12/2019 Profondeur de terrain La distance la plus grande de l'une des deux méthodes suivantes, à savoir : a) la distance entre le point milieu de la ligne avant et le point milieu de la ligne arrière; b) la moyenne de la longueur des deux côtés. Réseau d'aqueduc Tout réseau d'aqueduc approuvé par le ministère de l'Environnement du Québec et, si requis, exploité en vertu d'un permis émis par ledit ministère. Chapitre 11, page 147 Réseau d'égout sanitaire Tout réseau d'égout sanitaire approuvé par le ministère de l'Environnement du Québec et, si requis, exploité en vertu d'un permis émis par ledit ministère. Rive La rive est une bande de terre qui borde les lacs et cours d'eau et qui s'étend vers l'intérieur des terres à partir de la ligne des hautes eaux. La largeur de la rive à protéger se mesure horizontalement. ➢ la rive a un minimum de 10 m : - lorsque la pente est inférieure à 30%, ou; - lorsque la pente est supérieure à 30% et présente un talus de moins de 5 m de hauteur. ➢ la rive a un minimum de 15 m : - lorsque la pente est continue et supérieure à 30%, ou; - lorsque la pente est supérieure à 30% et présente un talus de plus de 5 m de hauteur. Roulotte Véhicule monté sur roues ou non, construit de telle façon qu'il puisse être attaché à un véhicule de promenade au sens du Code de sécurité routière, ou tiré ou poussé par un tel véhicule, ou destiné à l'être, à des fins strictement récréatives et pouvant permettre à des personnes d'y séjourner, d'y préparer des repas, d'y manger et d'y dormir. Rue Espace désigné de voie de communication généralement bordée de bâtiments dans une agglomération. Secteur agricole forestier Zone principalement forestière et d'une vaste superficie laquelle s'identifie à des sols d'un faible potentiel pour l'agriculture en territoire agricole. Ce secteur est identifié en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. A.240-2010, 14/05/2010; M.272-2014, 21/07/2014 Site patrimonial protégé Site patrimonial reconnu par une instance compétente et que la collectivité veut protéger. Talus Partie inclinée de la rive comprise entre le cours d'eau et la berge. Chapitre 11, page 148 Unité animale (u.a.) L'unité de mesure établie au tableau 27-1 et pouvant être identifiée par « u.a. ». Cette unité sert à calculer le nombre d'animaux permis dans une installation d'élevage au cours d'un cycle de production. Unité d'élevage Une installation d'élevage ou, lorsqu'il y en a plus d'une, l'ensemble des installations d'élevage dont un point du périmètre de l'une est à moins de 150 mètres de la prochaine et, le cas échéant, de tout ouvrage d'entreposage des déjections des animaux qui s'y trouvent. Unité foncière vacante Pour les fins de permettre la construction d'une habitation unifamiliale sur une unité foncière de 20 hectares et plus, l'unité foncière est vacante au sens qu'il n'y a pas une résidence ou un chalet, n'inclut pas un abri sommaire, un bâtiment accessoire résidentiel, un bâtiment agricole ou un bâtiment à usage commercial industriel ou institutionnel. A.240-2010, 14/05/2010 Usage Signifie la fin principale pour laquelle un terrain ou partie de terrain, un bâtiment ou partie de bâtiment, une structure ou leurs bâtiments accessoires sont ou peuvent être utilisés. Usage domestique Activité exercée en complémentarité d'un usage habitation de type unifamilial soit dans l'habitation, dans un bâtiment accessoire ou sur l'emplacement. L'usage est dit domestique en ce sens qu'il s'exerce dans un cadre spécifiquement défini en complément d'un usage principal qui est l'habitation. R.224-2006, 19/04/2007 Vent dominant d'été Vent soufflant plus de 25% du temps dans une même direction durant les mois de juin, juillet et août réunis, déterminé suivant des données météorologiques évaluées à une station météorologique la plus représentative. Pour le territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent, le vent soufflant plus de 25% du temps dans une même direction durant les mois de juin, juillet et août provient de l'Ouest. A.272-2014, 21/07/2014 Zone rurale Espace désigné par une municipalité en territoire agricole et qui correspond aux critères énoncés dans la politique d'aménagement du présent schéma. R.189-2004, 07/02/2005 Chapitre 11, page 149 FIGURE 9-1 ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE TRÈS-SAINT-SACREMENT Chapitre 11, page 150 FIGURE 9-2 ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE SAINT-CHRYSOSTOME Chapitre 11, page 151 FIGURE 9-3 ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE SAINT-CHRYSOSTOME Chapitre 11, page 152 FIGURE 9-4 ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE SAINT-CHRYSOSTOME (SUPPRIMÉ) S.272-2014, 21/07/2014 Chapitre 11, page 153 FIGURE 9-5 ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE FRANKLIN Chapitre 11, page 154 FIGURE 9-6 ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE HAVELOCK (SUPPRIMÉ) S.272-2014, 21/07/2014 Chapitre 11, page 155 FIGURE 9-7 ZONE RURALE - MUNICIPALITÉ DE HAVELOCK Chapitre 11, page 156 Chapitre 11, page 157 11.2 PLAINE INONDABLE R.302-2018, 11/02/2019 11.2.0 Les normes relatives aux rives, littoral et zones inondables sont édictées dans différents règlements provinciaux. A.345-2024, 09/04/2025 11.2.1 AUTORISATION PRÉALABLE DES INTERVENTIONS DANS LES PLAINES INONDABLES Toutes les constructions, tous les ouvrages et tous les travaux qui sont susceptibles de modifier le régime hydrique, de nuire à la libre circulation des eaux en période de crues, de perturber les habitats fauniques ou floristiques ou de mettre en péril la sécurité des personnes et des biens, doivent faire l'objet d'une autorisation préalable. Ce contrôle préalable est réalisé par l'obtention d'un permis de la municipalité. Les autorisations préalables qui seront accordées par les autorités municipales prendront en considération le cadre d'intervention prévu par les mesures relatives aux plaines inondables et veilleront à protéger l'intégrité du milieu ainsi qu'à maintenir la libre circulation des eaux. Les constructions, ouvrages et travaux relatifs aux activités d'aménagement forestier, dont la réalisation est assujettie à la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier (RLRQ, chapitre A-18.1) et à ses règlements, et les activités agricoles réalisées sans remblai ni déblai ne sont pas sujets à une autorisation préalable des municipalités. R.302-2018, 11/02/2019 11.2.2 CARTOGRAPHIE DES PLAINES INONDABLES Aux fins de la présente règlementation, la plaine inondable est l'espace occupé par un lac ou un cours d'eau en période de crues. Elle correspond à l'étendue géographique des secteurs inondés dont les limites sont précisées par l'un des moyens suivants : 1. une cartographie à l'échelle 1:2 000, désignée le 16 septembre 1996 par une convention conclue entre le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada relativement à la cartographie et à la protection des plaines d'inondation. Elle couvre une portion de la rivière Châteauguay soit les secteurs urbanisés de Huntingdon, Hinchinbrooke et Godmanchester : cartes 31G 01-020-0814-0 et 31G 01-020-0713-3 et Ormstown : carte 31H 04-020-1001-1 et 31G 01-020-1020-1. Cette cartographie présente une zone de crues de 20 ans (0-20 ans) et une crue centenaire (20-100 ans). Toutefois, un relevé du niveau de l'emplacement réalisé conformément à l'article 11.2.2.3 a préséance sur la représentation cartographique dans les secteurs avec cotes. Le tracé de la zone inondable est montré aux figures 10-17 et 10-18; 2. une cartographie réalisée par le gouvernement du Québec, par le biais du Programme de détermination des cotes de crues, illustre une zone de crues de 20 ans (0-20 ans) et de crues centenaires (20-100 ans). Toutefois, un relevé du niveau de l'emplacement réalisé Chapitre 11, page 158 conformément à l'article 11.2.2.3 a préséance sur la représentation cartographique dans les secteurs avec cotes. Cette cartographie couvre une portion de la rivière des Anglais à Howick et Très-Saint-Sacrement et une portion de la rivière Hinchinbrooke à Hinchinbrooke. Le tracé de la zone inondable est montré aux figures 10-6, 10-6-1, 10-6-2, 10-13 et 10-13-1; 3. une cartographie réalisée par Aquasphera, illustre une zone de crues de 20 ans (0-20 ans) et de crues centenaires (20-100 ans). Toutefois, un relevé du niveau de l'emplacement réalisé conformément à l'article 11.2.2.3 a préséance sur la représentation cartographique dans les secteurs avec cotes. Cette cartographie couvre une portion de la rivière Noire à Saint- Chrysostome, une portion du ruisseau Norton à Saint-Chrysostome, une portion de la rivière des Anglais à Très-Saint-Sacrement et Saint-Chrysostome. Le tracé de la zone inondable est montré au figures 10-14, 10-14-1 et 10-15-1 à 10-15-7; 4. une cartographie réalisée par la MRC du Haut-Saint-Laurent, illustre une zone de crues de 20 ans (0-20 ans) et de crues centenaires (20-100 ans). Toutefois un relevé du niveau de l'emplacement réalisé conformément à l'article 11.2.2.3 a préséance sur la représentation cartographique dans les secteurs avec cotes. Cette cartographie couvre une portion de la rivière Châteauguay à Godmanchester/Hinchinbrooke (secteur Dewittville) et à Ormstown (secteur CVR). Le tracé de la zone inondable est montré aux figures 10-9-1 et 10-11-1; 5. une cartographie à l'échelle 1:20 000 représente le reste du territoire de la MRC. Elle trace les secteurs à risques d'inondation sans que ne soient distinguées les zones de grand courant de celles de faible courant. Elle désigne une seule zone soit une zone 0-100 ans, le tracé de la zone inondable est montré aux figures 10-1 à 10-15, 10-15-1, 10-15-8 et 10-16. R.302-2018, 11/02/2019 11.2.2.1 DÉTERMINATION DE L'ÉLÉVATION PRÉCISE D'UN EMPLACEMENT DANS LES SECTEURS AVEC COTES SUR LA RIVIÈRE NOIRE, LA RIVIÈRE DES ANGLAIS, LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY ET LA RIVIÈRE HINCHINBROOKE Afin de déterminer les cotes pour un emplacement localisé aux abords de la rivière Noire, il faut se référer aux figures 10-15-5 à 10-15-7 et au tableau 25-1; pour les cotes d'un emplacement localisé aux abords de la rivière des Anglais, aux figures 10-13-1, 10-14-1, 10-15-2 à 10-15-6 et 10-15-8 et aux tableaux 25-2 et 25-3 et finalement, pour les cotes d'un emplacement localisé aux abords de la rivière Hinchinbrooke, à la figure 10-6-1 et au tableau 25-4. Pour déterminer les cotes pour un emplacement localisé aux abords de la rivière Châteauguay, dans les secteurs Huntingdon, Ormstown, Dewittville et Chateauguay Valley Regional, il faut référer aux figures 10-17, 10-18, 10- 9-1 et 10-11-1 et au tableau 25-5. Pour la détermination du niveau d'inondation d'un emplacement dans les secteurs avec cotes, il est nécessaire de connaître l'élévation précise du terrain conformément à l'article 11.2.2.3. Cette élévation permet de déterminer si le terrain se situe dans une zone à risque d'inondation, puis, le cas échéant, confirmer si l'emplacement se situe en zone de grand courant (récurrence de 20 ans) ou de faible courant (récurrence de 100 ans). Chapitre 11, page 159 Pour connaître la cote de crues utile afin de définir la mesure réglementaire applicable à un emplacement où sont prévus une construction, un ouvrage ou des travaux, il faut d'abord localiser l'emplacement sur la figure de la rivière concernée. Par la suite, il faut tracer une ou des lignes perpendiculaires à la rivière en partant de l'emplacement concerné. Si la ligne tracée de cet emplacement est localisée exactement sur une limite d'une section indiquée sur la carte, les cotes qui sont applicables à cet emplacement sont celles correspondant à cette section. Lorsqu'un emplacement trouve plus d'une perpendiculaire, on doit choisir celle indiquant la cote la plus élevée (voir l'image 1). Lorsque la perpendiculaire de l'emplacement est localisée entre deux sections de rivière, on doit effectuer un calcul afin de déterminer la cote applicable. Ce calcul que nous appelons « interpolation linéaire » est décrit ci-dessous : Ce = Cv + ((Cm-Cv) x (Dve / Dvm)) ou Ce : la cote recherchée à l'emplacement; Cv : la cote à la section aval (indiquée sur la figure); Cm : la cote à la section amont (indiquée sur la figure); Dve : la distance mesurée dans le cours d'eau entre la perpendiculaire de l'emplacement et la section en aval (mesurée à l'échelle sur la figure); Dvm : la distance entre la section aval et la section amont (voir tableaux 25-1 à 25-5). Exemple d'un calcul pour le cas de l'image 1 : Cv = 52.52, Cm = 52.58, Dve = 62 Dvm = 120 Ce = 52.52 + ((52.58 - 52.52) x (62 /120)) Résultat : Ce = 52.55 R.189-2004, 07/02/2005; M.296-2017, 11/08/2017; R.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 160 11.2.2.2 LES COTES DE CRUES DE RÉCURRENCE DE 2, 20 ET 100 ANS Les cotes de crues correspondent aux niveaux de crues de récurrence de 2, 20 et de 100 ans. Les cotes de crues correspondant au niveau de crues de récurrence de 2 ans permettent de déterminer la ligne des hautes eaux. Les cotes de crues 20 ans correspondent à la zone de grand courant (0-20 ans) et les cotes de crues 100 ans correspondent à la zone de faible courant (20-100 ans). Ces cotes sont représentées aux tableaux 25-1 à 25-5 suivants : TABLEAU 25-1 DISTANCE ENTRE LES SECTIONS ET LES COTES DE CRUES DE RÉCURRENCE DE 2, 20 ET 100 ANS - RIVIÈRE NOIRE À SAINT- CHRYSOSTOME Section Distances entre les sections (m) Distances cumulatives (m) Cotes de crues 2 ans (m) 20 ans (m) 100 ans (m) 1 0 0 49,80 50,95 51,64 2 45,66 45,66 49,79 51,06 51,84 3 87,05 132,71 49,85 51,25 52,14 4 135,54 268,25 49,93 51,39 52,31 5 122,72 390,97 50,00 51,48 52,42 6 71,12 462,09 50,04 51,52 52,44 7 114,00 576,09 50,09 51,54 52,47 8 47,65 623,74 50,09 51,55 52,46 9 70,07 693,81 50,11 51,56 52,46 10 133,67 827,48 50,15 51,59 52,47 11 115,04 942,52 50,20 51,62 52,47 12 152,10 1 094,63 50,27 51,67 52,49 13 130,05 1 224,67 50,29 51,72 52,50 14 90,68 1 315,36 50,34 51,75 52,52 Source : Mise à jour des cotes de crues et de la cartographie de la zone inondable dans la municipalité de Saint-Chrysostome, Aquasphera, 26 janvier 2018 Chapitre 11, page 161 TABLEAU 25-2 DISTANCE ENTRE LES SECTIONS ET COTES DE CRUES DE RÉCURRENCE 2, 20 ET 100 ANS - RIVIÈRE DES ANGLAIS À TRÈS-SAINT-SACREMENT Section Distances entre les sections (m) Distances cumulatives (m) Cotes de crues 2 ans (m) 20 ans (m) 100 ans (m) 1 0,0 0,0 38,47 39,10 39,34 2 199,4 199,4 38,48 39,11 39,34 3 152,4 351,8 38,58 38,99 39,93 4 614,1 966,2 39,12 40,30 40,88 5 441,6 1 407,8 39,17 40,39 40,98 6 40,2 1 448,0 39,15 40,35 40,92 7 10,1 1 458,1 39,19 40,51 41,33 8 24,6 1 482,7 39,21 40,59 41,46 9 643,5 2 126,1 39,28 40,71 41,59 10 448,5 2 574,6 39,33 40,77 41,62 12 714,1 3 288,7 39,45 40,88 41,70 13 209,9 3 498,6 39,50 40,91 41,73 14 199,8 3 698,5 39,56 40,95 41,76 15 104,6 3 803,0 39,56 40,96 41,76 16 100,2 3 903,2 39,61 41,01 41,79 17 169,0 4 072,2 39,74 41,12 41,86 18 262,2 4 334,4 39,93 41,23 41,90 19 23,7 4 358,1 40,04 41,31 41,97 20 11,7 4 369,9 40,12 41,33 42,08 21 21,5 4 391,4 40,12 41,36 42,13 22 225,5 4 616,9 40,21 41,45 42,23 23 154,7 4 771,6 41,28 41,49 42,24 24 285,8 5 057,4 42,49 42,40 42,77 25 234,7 5 292,1 42,93 43,90 44,31 26 354,9 5 647,0 43,19 44,16 44,60 27 116,4 5 763,4 43,24 44,20 44,65 28 73,0 5 836,4 43,21 44,17 44,61 29 91,8 5 928,2 43,56 44,55 44,97 30 256,3 6 184,5 43,84 44,99 45,48 31 346,0 6 530,5 43,95 45,10 45,59 32 465,2 6 995,6 44,13 45,23 45,72 33 343,7 7 339,3 44,24 45,32 45,81 34 234,0 7 573,3 44,34 45,37 45,86 35 221,3 7 794,6 44,41 45,42 45,90 36 448,1 8 242,7 44,48 45,50 45,96 37 349,3 8 592,0 44,60 45,57 46,02 38 290,7 8 882,7 44,64 45,61 46,05 39 294,6 9 177,3 44,70 45,68 46,12 40 252,9 9 430,3 44,74 45,73 46,17 41 259,7 9 690,0 44,85 45,83 46,26 42 188,1 9 878,1 44,91 45,91 46,36 43 131,8 10 010,0 44,94 45,95 46,41 44 48,4 10 058,3 45,01 45,96 46,42 45 45,1 10 103,4 44,99 45,97 46,44 46 196,4 10 299,8 45,16 46,32 46,83 47 152,7 10 452,5 48,55 49,42 50,00 48 155,6 10 608,1 49,09 50,57 51,24 49 9,6 10 617,6 49,35 50,60 51,28 50 10,6 10 628,3 49,53 50,72 51,39 51 94,3 10 722,5 49,62 51,02 51,69 52 11,6 10 734,1 49,69 51,10 51,76 53 16,5 10 750,7 49,65 51,15 51,80 54 229,4 10 980,1 50,26 51,65 52,21 55 165,3 11 145,4 50,45 51,80 52,34 Chapitre 11, page 162 Section Distances entre les sections (m) Distances cumulatives (m) Cotes de crues 2 ans (m) 20 ans (m) 100 ans (m) 56 74,1 11 219,4 50,48 51,86 52,37 57 120,0 11 339,4 50,57 51,99 52,44 58 252,7 11 592,1 50,78 52,09 52,48 59 179,1 11 771,2 50,85 52,12 52,50 60 274,7 12 045,9 50,94 52,18 52,54 61 181,7 12 227,5 50,98 52,23 52,58 62 180,8 12 408,3 51,13 52,30 52,64 63 160,6 12 568,9 51,24 52,36 52,68 64 236,5 12 805,4 51,36 52,48 52,82 Source : Mise à jour des cotes de crues et de la cartographie de la zone inondable dans la municipalité de Saint- Chrysostome, Aquasphera, 26 janvier 2018 TABLEAU 25-3 DISTANCE ENTRE LES SECTIONS ET COTES DE CRUES DE RÉCURRENCE 2, 20 ET 100 ANS - RIVIÈRE DES ANGLAIS À HOWICK ET TRÈS-SAINT-SACREMENT Section Distances entre les sections (m) Distances cumulatives (m) Cotes de crues 2 ans (m) 20 ans (m) 100 ans (m) 1 0,0 0,0 36,29 36,83 36,96 2 653,95 653,95 36,33 37,08 37,48 3* 450,20 1 104,15 36,35 37,15 37,61 4 244,07 1 348,22 36,35 37,19 37,67 5 274,07 1 622,29 36,36 37,23 37,75 6 144,94 1 767,23 36,35 37,18 37,68 7 110,88 1 878,11 36,42 37,38 37,93 8 10,45 1 888,56 36,44 37,56 38,26 9 49,48 1 938,04 36,53 37,90 38,77 10 326,69 2 264,73 36,55 37,98 38,93 11 315,28 2 580,01 36,56 38,02 39,02 * Section interpolée Source: Programme de détermination des cotes de crues rivière des Anglais PDCC 16-015 TABLEAU 25-4 DISTANCE ENTRE LES SECTIONS ET COTES DE CRUES DE RÉCURRENCE 2, 20 ET 100 ANS - RIVIÈRE HINCHINBROOKE À HINCHINBROOKE Section Distances entre les sections (m) Distances cumulatives (m) Cotes de crues 2 ans (m) 20 ans (m) 100 ans (m) Secteur du village d'Athelstan 1 0,00 0,00 50,73 51,95 52,14 2 77,77 77,77 50,74 51,97 52,17 3 84,81 162,58 50,75 51,98 52,18 4 61,27 223,85 50,77 51,99 52,19 5 78,02 301,87 50,81 52,00 52,20 6 57,82 359,69 50,83 52,01 52,22 7 45,79 405,48 50,84 52,02 52,22 8 47,40 452,88 50,86 52,02 52,22 9 59,57 512,45 50,89 52,03 52,23 10 44,22 556,67 50,91 52,03 52,24 11 63,95 620,62 50,94 52,03 52,24 12 96,27 716,89 50,95 52,03 52,24 13 73,87 790,76 50,95 52,05 52,26 14 85,51 876,27 50,97 52,07 52,28 15 85,31 961,58 51,06 52,07 52,29 Chapitre 11, page 163 Secteur du village d'Athelstan (suite) 16 40,09 1001,67 51,10 52,11 52,30 17 32,57 1034,24 51,16 52,11 52,30 18 68,31 1102,55 51,18 52,11 52,30 19 66,26 1168,81 51,19 52,11 52,30 Secteur du chemin Brook 20 0,00 0,00 57,01 57,62 57,75 21 58,94 58,94 57,03 57,64 57,80 22 71,90 130,84 57,07 57,74 57,88 23 64,70 195,54 57,11 57,81 57,94 24 81,12 276,66 57,12 57,84 57,98 25 92,31 368,97 57,15 57,88 58,02 26 34,00 402,97 57,18 57,93 58,08 27 34,88 437,85 57,20 57,95 58,11 28 29,35 467,20 57,21 57,96 58,12 29 19,84 487,04 57,17 57,96 58,12 30 43,48 530,52 57,30 57,99 58,15 31 62,46 592,98 57,39 58,05 58,22 32 35,17 628,15 57,60 58,17 58,34 33 63,57 691,72 57,82 58,37 58,54 34 49,36 741,08 57,95 58,52 58,70 Source : Programme de détermination des cotes de crues rivière Hinchinbrooke PDCC 16-005 et PDCC 16-006 TABLEAU 25-5 COTES DE CRUES DE RÉCURRENCE DE 20 ET 100 ANS, RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY À HUNTINGDON (CENTRE-VILLE), ORMSTOWN (CENTRE-VILLE), ORMSTOWN (CVR) ET DEWITTVILLE Section Cote 20 ans (m) Cote 100 ans (m) Municipalité 1 45,90 46,20 Huntindgon (FIG. 10-17) 2 45,92 46,22 Huntindgon (fig. 10-17) 3 45,95 46,24 Huntindgon (fig. 10-17) 4 45,97 46,26 Huntindgon (fig. 10-17) 5 45,97 46,26 Huntindgon (fig. 10-17) 6 45,97 46,26 Huntindgon (fig. 10-17) 7 45,99 46,28 Huntindgon (fig. 10-17) 8 46,01 46,30 Huntindgon (fig. 10-17) 9 46,02 46,30 Huntindgon (fig. 10-17) 10 46,02 46,30 Huntindgon (fig. 10-17) 11 46,04 46,32 Huntindgon (FIG. 10-17) 12 46,07 46,36 Huntindgon (fig. 10-17) 13 46,09 46,37 Huntindgon (fig. 10-17) 14 46,09 46,37 Huntindgon (fig. 10-17) 15 46,08 46,36 Huntindgon (fig. 10-17) 16 46,06 46,33 Huntindgon (fig. 10-17) 17 47,89 48,10 Huntindgon (fig. 10-17) 18 47,86 48,07 Huntindgon (fig. 10-17) 19 47,90 48,13 Huntindgon (fig. 10-17) 20 47,94 48,18 Huntindgon (fig. 10-17) 21 47,97 48,20 Huntindgon (fig. 10-17) 22 48,11 48,33 Huntindgon (fig. 10-17) 23 48,09 48,31 Huntindgon (fig. 10-17) 24 48,09 48,31 Huntindgon (fig. 10-17) 25 48,29 48,53 Huntindgon (fig. 10-17) 26 48,43 48,64 Huntindgon (fig. 10-17) 27 48,65 48,82 Huntindgon (fig. 10-17) 28 48,83 48,98 Huntindgon (fig. 10-17) 29 49,03 49,18 Huntindgon (fig. 10-17) 30 49,12 49,27 Huntindgon (fig. 10-17) Chapitre 11, page 164 Section Cote 20 ans (m) Cote 100 ans (m) Municipalité 1 38,30 38,69 Ormstown (fig. 10-18) 2 38,33 38,72 Ormstown (fig. 10-18) 3 38,39 38,82 Ormstown (fig. 10-18) 4 38,84 39,28 Ormstown (fig. 10-18) 5 38,86 39,30 Ormstown (fig. 10-18) 6 38,87 39,31 Ormstown (fig. 10-18) 7 38,97 39,4 Ormstown (fig. 10-18) 1 38,61 39,48 Ormstown/CVR (fig. 10-11-1) 2 38,84 39,62 Ormstown/CVR (fig. 10-11-1) 3 38,93 39,75 Ormstown/CVR (fig. 10-11-1) 5 39,13 39,99 Ormstown/CVR (fig. 10-11-1) 1 40,4 41,56 Dewittville (Fig. 10-9-1) 2* 40,58 41,64 Dewittville (Fig. 10-9-1) 3* 40,77 41,71 Dewittville (Fig. 10-9-1) 4* 40,95 41,78 Dewittville (Fig. 10-9-1) 5 41,14 41,86 Dewittville (Fig. 10-9-1) 6* 41,69 42,41 Dewittville (Fig. 10-9-1) 7* 42,62 42,9 Dewittville (Fig. 10-9-1) 8* 42,98 43,26 Dewittville (Fig. 10-9-1) 9 43,1 43,38 Dewittville (Fig. 10-9-1) 10* 43,49 43,86 Dewittville (Fig. 10-9-1) 11 43,87 44,35 Dewittville (Fig. 10-9-1) Source : Programme de cartographie des plaines inondables Rivière Châteauguay à Huntingdon MH-95-02 Programme de cartographie des plaines inondables Rivière Châteauguay à Ormstown MH-94-05 Détermination des cotes de crue pour la rivière Chateauguay à Ormstown Secteur CVR, Paul Lapp, 10 mars 2014 Détermination des cotes de crue - Secteur du hameau de Dewittville Rivière Chateauguay, Paul Lapp, 24 février 2014 * Ces cotes ont été extrapolées R.189-2004, 07/02/2005; M.296-2017, 11/08/2017; R.302-2018, 11/02/2019 11.2.2.3 SPÉCIFICATIONS RELATIVES À L'ÉTABLISSEMENT D'UN RELEVÉ D'ARPENTAGE POUR DÉTERMINER L'ÉLÉVATION D'UN EMPLACEMENT Lorsqu'il est nécessaire de se référer aux cotes de crues pour déterminer l'élévation d'un emplacement, un relevé d'arpentage doit être soumis avec la demande de permis ou de certificat. Ce relevé doit être effectué par un membre en règle de l'Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec et doit rencontrer les spécifications suivantes : ➢ les limites du terrain; ➢ la localisation et l'élévation des points géodésiques; ➢ le tracé des limites des zones inondables, soit de la zone à grand courant (0-20 ans) et de la zone à faible courant (20-100 ans), sur le ou les terrains visés; ➢ la localisation des bâtiments et ouvrages existants, dont le champ d'épuration et le puits, s'il y a lieu; ➢ les rues et voies de circulation existantes. Chapitre 11, page 165 Les relevés doivent être effectués sur le niveau naturel du terrain, sans remblai. Si le terrain a été remblayé, le niveau du remblai pourra être utilisé s'il est démontré que celui-ci a été effectué avant la date de l'entrée en vigueur du premier règlement interdisant les nouvelles constructions et les remblais à cet emplacement en raison de son caractère inondable. R.189-2004, 07/02/2005; M.296-2017, 11/08/2017; R.302-2018, 11/02/2019 11.2.3 SUPPRIMÉ M.241-2010, 20/10/2010; R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.3.1 SUPPRIMÉ R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.3.1.1 SUPPRIMÉ S.302-2018, 11/02/2019 11.2.3.1.2 SUPPRIMÉ S.302-2018, 11/02/2019 11.2.3.2 SUPPRIMÉ A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.4 SUPPRIMÉ R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.5 SUPPRIMÉ R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.5.1 SUPPRIMÉ M.241-2010, 20/10/2010; M. 244-2010, 18/11/2010; M.260-2012, 31/01/2013; M.287-2016, 27/01/2017; M.293-2017, 02/06/2017; S.302-2018, 11/02/2019 11.2.6 SUPPRIMÉ R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.6.1 SUPPRIMÉ R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.6.2 SUPPRIMÉ R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.6.3 SUPPRIMÉ S.302-2018, 11/02/2019 11.2.6.4 SUPPRIMÉ S.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 166 11.2.6.5 SUPPRIMÉ S.302-2018, 11/02/2019 11.2.6.6 SUPPRIMÉ S.302-2018, 11/02/2019 11.2.7 SUPPRIMÉ A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.7.1 SUPPRIMÉ A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.7.2 SUPPRIMÉ A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.7.3 SUPPRIMÉ A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.7.4 SUPPRIMÉ A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.7.5 SUPPRIMÉ A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.7.6 SUPPRIMÉ A.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.2.7.7 LISTE DES DÉROGATIONS APPLICABLES DANS LA ZONE INONDABLE 1. Dérogation relative à la construction du pont de la rivière aux Outardes Est La dérogation vise la reconstruction du pont de la rivière aux Outardes Est, sur le chemin de la rivière aux Outardes. L'emplacement se localise sur les lots 670 et 668 du cadastre de Saint- Malachie d'Ormstown, dans la municipalité d'Ormstown, tel que montré à la figure 11-1. La construction a obtenu une dérogation aux dispositions applicables à la zone inondable 0-100 ans. 2. Dérogation relative à la construction d'un ouvrage de stockage de déjections animales dans la zone inondable de la rivière Trout La dérogation vise la construction d'un ouvrage de stockage de déjections animales au 2610, route 138, emplacement localisé dans la municipalité de Godmanchester, tel que montré à la figure 11- 2. La construction a obtenu une dérogation aux dispositions applicables à la zone inondable 0-100 ans. Chapitre 11, page 167 3. Dérogation relative à la construction d'un ouvrage de stockage de déjections animales dans la zone inondable de la rivière des Anglais La dérogation vise la construction d'un ouvrage de stockage de déjections animales sise au 2077, chemin de la rivière des Anglais. L'emplacement se localise sur le lot 289, sur le territoire de la municipalité de Très-Saint-Sacrement, tel que montré à la figure 11-3. La construction a obtenu une dérogation aux dispositions applicables à la zone de grand courant, avec l'assurance que l'entrée de l'ouvrage de stockage et les regards d'observation seront construits au-dessus de la cote de crues de 100 ans qui se situe à 41,20 mètres. 4. Dérogation relative à l'agrandissement d'un bâtiment agricole dans la zone inondable de la rivière Noire La dérogation vise l'agrandissement d'un bâtiment agricole pour entreposage d'engrais, de semences et de machineries agricoles sur la propriété sise au 285, rang de la rivière Noire, emplacement localisé dans la municipalité de Saint-Chrysostome. Le site de la construction se localise sur le lot 618 tel que montré à la figure 11-4. La construction a obtenu une dérogation aux dispositions applicables à la zone inondable de grand courant 2-20 ans et de faible courant 20-100 ans, avec l'assurance que la dalle sera construite au-dessus de la cote de crue de 100 ans qui se situe à 53,46 mètres. 5. Dérogation relative à la reconstruction du pont de La Fourche dans la zone inondable de la rivière des Anglais La dérogation vise la reconstruction du pont de La Fourche, route 138, emplacement localisé dans la municipalité de Très-Saint-Sacrement. Le site de la construction se localise sur le lot 405 tel que montré à la figure 11-5. La construction a obtenu une dérogation aux dispositions applicables à la zone inondable de grand courant 2-20 ans et de faible courant 20-100 ans, avec l'assurance que la soffite du pont sera construite au-dessus de la cote de crue de 100 ans qui se situe à 37,26 mètres. 6. Dérogation relative à la reconstruction du pont McComb dans la zone inondable de la rivière des Anglais La dérogation vise la reconstruction du pont McComb, rang Duncan, localisé dans le canton de Havelock. La reconstruction implique notamment la démolition complète du pont existant, incluant le tablier acier-bois, les dispositifs de retenue, les culées et les unités de fondations, la construction du nouveau pont incluant la construction des unités de fondations (semelles ancrées au roc, culées et dalle de transition), l'érection de la charpente métallique, le bétonnage de la dalle et des chasse- roues ainsi que la mise en place des dispositifs de retenue, le remblayage de la structure et de ses approches, la mise en place de l'empierrement sur les talus et la renaturalisation des lieux. La portée de la nouvelle structure sera de 22,36 mètres. Les culées du nouveau pont empiètent dans Chapitre 11, page 168 la zone inondable de grand courant de la rivière des Anglais. La construction a obtenu une dérogation aux dispositions applicables à la zone inondable de grand courant 2-20 ans et de faible courant 20-100 ans, avec l'assurance que la soffite du pont sera construite 1 mètre au-dessus de la cote de crue de 50 ans qui se situe à 58 mètres. A.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 169 FIGURE 10-1 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE AUX SAUMONS (DUNDEE) Chapitre 11, page 170 FIGURE 10-2 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE LA GUERRE (SAINT-ANICET) Chapitre 11, page 171 FIGURE 10-3 ZONE D'INONDATION - RUISSEAU COUSINEAU (SAINTE- BARBE) - COURS D'EAU GIROUARD (SAINTE-BARBE) (SUPPRIMÉ) S.260-2012, 31/01/2013 Chapitre 11, page 172 FIGURE 10-4 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE TROUT (GODMANCHESTER, ELGIN) Chapitre 11, page 173 FIGURE 10-5 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE TROUT (GODMANCHESTER, ELGIN) - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY (GODMANCHESTER, ELGIN, HUNTINGDON, HINCHINBROOKE) Chapitre 11, page 174 FIGURE 10-6 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY (ELGIN, HINCHINBROOKE) - RIVIÈRE HINCHINBROOKE (HINCHINBROOKE) R.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 175 FIGURE 10-6-1 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE HINCHINBROOKE (HINCHINBROOKE) A.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 176 FIGURE 10-6-2 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE HINCHINBROOKE (HINCHINBROOKE) A.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 177 FIGURE 10-7 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE HINCHINBROOKE (HINCHINBROOKE) Chapitre 11, page 178 FIGURE 10-8 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY (HINCHINBROOKE, HUNTINGDON) - RIVIÈRE AUX OUTARDES (HINCHINBROOKE) R.270-2014, 21/07/2014; R.345-2024, 09/04/2025 Chapitre 11, page 179 FIGURE 10-9 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY (GODMANCHESTER, HUNTINGDON, HINCHINBROOKE, ORMSTOWN) - RIVIÈRE AUX OUTARDES (HINCHINBROOKE) R.270-2014, 21/07/2014; R.345-2024, 09/04/2025 Chapitre 11, page 180 FIGURE 10-9-1 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY - RIVIÈRE AUX OUTARDES (DEWITTVILLE, GODMANCHESTER ET ORMSTOWN) A.296-2017, 11/08/2017 Chapitre 11, page 181 FIGURE 10-10 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE AUX OUTARDES EST (HINCHINBROOKE, ORMSTOWN) Chapitre 11, page 182 FIGURE 10-11 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY (ORMSTOWN) - RIVIÈRE AUX OUTARDES (ORMSTOWN) Chapitre 11, page 183 FIGURE 10-11-1 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY - RIVIÈRE AUX OUTARDES (ORMSTOWN - SECTEUR CVR) A.296-2017, 11/08/2017 Chapitre 11, page 184 FIGURE 10-12 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY (ORMSTOWN, TRÈS-SAINT-SACREMENT) Chapitre 11, page 185 FIGURE 10-13 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY (TRÈS- SAINT-SACREMENT) - RIVIÈRE DES ANGLAIS (TRÈS-SAINT- SACREMENT, HOWICK) R.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 186 FIGURE 10-13-1 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (TRÈS-SAINT- SACREMENT, HOWICK) A.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 187 FIGURE 10-14 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (TRÈS-SAINT- SACREMENT R.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 188 FIGURE 10-14-1 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (TRÈS-SAINT- SACREMENT) A.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 189 FIGURE 10-15-1 ZONE D'INONDATION - RUISSEAU NORTON (SAINT- CHRYSOSTOME) R.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 190 FIGURE 10-15-2 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS/RUISSEAU NORTON (SAINT-CHRYSOSTOME) R.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 191 FIGURE 10-15-3 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (SAINT- CHRYSOSTOME) R.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 192 FIGURE 10-15-4 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (SAINT- CHRYSOSTOME) R.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 193 FIGURE 10-15-5 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS/RIVIÈRE NOIRE (SAINT-CHRYSOSTOME) R.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 194 FIGURE 10-15-6 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS/RIVIÈRE NOIRE (SAINT-CHRYSOSTOME) R.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 195 FIGURE 10-15-7 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE NOIRE (SAINT- CHRYSOSTOME) R.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 196 FIGURE 10-15-8 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (SAINT- CHRYSOSTOME) R.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 197 FIGURE 10-16 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE DES ANGLAIS (SAINT- CHRYSOSTOME, HAVELOCK) Chapitre 11, page 198 FIGURE 10-17 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY (HUNTINGDON, HINCHINBROOKE, GODMANCHESTER) R.270-2014, 21/07/2014; R.302-2018, 11/02/2019; R.345-2024, 09/04/2025 Chapitre 11, page 199 FIGURE 10-18 ZONE D'INONDATION - RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY (ORMSTOWN) - RIVIÈRE AUX OUTARDES (ORMSTOWN) R.302-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 200 FIGURE 11-1 DÉROGATION DANS LA ZONE INONDABLE (ORMSTOWN) - PONT DE LA RIVIÈRE AUX OUTARDES (ORMSTOWN) Chapitre 11, page 201 FIGURE 11-2 DÉROGATION DANS LA ZONE INONDABLE (GODMANCHESTER) - 2610 ROUTE 138 Chapitre 11, page 202 FIGURE 11-3 DÉROGATION DANS LA ZONE INONDABLE (TRÈS-SAINT- SACREMENT) - 2077 CHEMIN DE LA RIVIÈRE DES ANGLAIS Chapitre 11, page 203 FIGURE 11-4 DÉROGATION DANS LA ZONE INONDABLE (SAINT- CHRYSOSTOME) - 285 RANG DE LA RIVIÈRE NOIRE SUD Chapitre 11, page 204 FIGURE 11-5 DÉROGATION DANS LA ZONE INONDABLE (TRÈS-SAINT- SACREMENT) - REMPLACEMENT DU PONT DE LA FOURCHE (P-1758) SUR LA ROUTE 138 Chapitre 11, page 205 FIGURE 11-6 DÉROGATION DANS LA ZONE INONDABLE, CANTON DE HAVELOCK, PONT MCCOMB, RIVIÈRE DES ANGLAIS A.293-2017, 02/06/2017 Chapitre 11, page 206 Chapitre 11, page 207 11.3 SUPPRIMÉ R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.3.1 SUPPRIMÉ R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.3.2 SUPPRIMÉ R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.3.3 SUPPRIMÉ R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.3.4 SUPPRIMÉ R.302-2018, 11/02/2019; S.345-2024, 09/04/2025 11.4 DISPOSITIONS RELATIVES À L'AMÉNAGEMENT ET À LA CONSTRUCTION ADJACENTE À LA RIVE Afin de contrer l'érosion des rives, il est permis au pied et au sommet des talus dont la pente moyenne excède 25 %, l'aménagement et la construction aux conditions suivantes : ➢ la construction de bâtiments résidentiels de deux étages ou moins avec une marge de recul égale à deux fois la hauteur totale du talus à son sommet et deux fois sa hauteur à sa base; ➢ la construction de bâtiments résidentiels de plus de deux étages, de bâtiments non résidentiels et la construction de routes ou de rues, avec une marge de recul égale à cinq fois la hauteur totale du talus à son sommet et deux fois sa hauteur à sa base; ➢ les travaux de remblayage au sommet et d'excavation à la base des talus sont interdits. 11.5 DISPOSITIONS RELATIVES AUX AFFECTATIONS DU TERRITOIRE Cette section a pour but de faciliter l'interprétation des orientations et des objectifs d'aménagement en précisant les classes d'usages qui sont autorisés par grande affectation. Chapitre 11, page 208 TABLEAU 26 OCCUPATIONS DU SOL PERMISES SELON LES GRANDES AFFECTATIONS Classes d'usages Affectation du territoire Résidentielle de faible densité Résidentielle de moyenne et forte densité Commerciale et service Industrielle Agricole Forestière Récréation extensive Récréation intensive Extraction Utilité publique Institutionnelle Gestion environnementale Agricole  X8 - X1 - ⚫ X X X - X - - Agricole  X8 - X - ⚫ X X X ◼2,3 X - X Agroforestière X8 - X - ⚫ ⚫ X X ◼2,3 X - X Centre urbain ⚫ ⚫ ⚫ ⚫ - - X - - X ⚫ - Centre rural ⚫ ⚫ ⚫ X - - X - - X ⚫ - Villégiature ⚫ X6 - - - - ⚫ ⚫ - X - - Commerciale de villégiature X - ⚫ - - - X X - X X - Résidentielle ⚫ - - - - - - - - X - - Commerciale et industrielle - - ⚫ ⚫ - - - - - X - - Conservation - - - - - - ⚫ - - X - - Récréation extensive - - - - - - ⚫ - - X - - Récréation intensive X7 - - - - - X ⚫ - X - - Terre publique - - - - X - - - - X - - Espace désigné: X - X X X - - - - X X - Zone rurale5 Hameau5 ⚫ - X - X - - - - X ⚫ - ⚫ VOCATION PRINCIPALE X CLASSE D'USAGES COMPATIBLES ◼ CLASSE D'USAGES RELIÉE AUX RESSOURCES DU MILIEU - CLASSE D'USAGES NON COMPATIBLES Classe d'usages principale favorisée selon les caractéristiques et les objectifs d'aménagement de chaque grande affectation du territoire ou d'un espace désigné. Classe d'usages comprenant les usages qui visent à faciliter ou à compléter la vocation principale de chaque grande affectation ou d'un espace désigné. Classe d'usages qui réfère aux activités reliées à l'exploitation, le traitement, et la vente en gros ou au détail des produits agricoles, forestiers ou des matériaux reliés à l'extraction. Classe d'usages qui ne permet pas l'atteinte des objectifs d'aménagement des grandes affectations du territoire ou d'un espace désigné. 1. Droits acquis 2. Carrière, sablière 3. Ressource eau 4. Dans un hameau ou une zone rurale la construction de chemin privée est interdite. 5. Développement avec plan d'aménagement d'ensemble 6. Avec réseau d'aqueduc et/ou d'égout 7. L'usage résidentiel est exclu dans un établissement de camping 8. Droits et privilèges de Loi LPTAA R.192-2005, 16/06/2005; M.240-2010, 14/05/2010; Procès-verbal de correction Résolution numéro : 6289-01-12; M.270-2014, 21/07/2014; M.292-2017, 23-12-2019; M.345-2024, 09/04/2025 Chapitre 11, page 209 11.5.1 DÉFINITION DES CLASSES D'USAGES Résidentielle Cette classe d'usages regroupe les immeubles destinés à des fins d'habitation et comporte deux classes distinctes : Résidentielle de faible densité Comprend les habitations unifamiliales, les maisons mobiles et les chalets dans les territoires non desservis par l'aqueduc et les égouts. Résidentielle de moyenne et forte densité Comprend les maisons en rangées, les habitations bifamiliales, trifamiliales et multifamiliales, dans les territoires partiellement ou entièrement desservis par l'aqueduc et les égouts. Commerciale et service Cette classe d'usages, lorsqu'elle a une vocation principale, comprend les usages et les immeubles pour fins de vente au détail, de restauration, d'hébergement, de divertissement et de services personnels et professionnels de même qu'un écocentre et un centre de tri des matières recyclables. Lorsqu'elle est compatible à l'usage principal, cette classe d'usages comprend les usages et immeubles commerciaux et de services destinés à répondre aux besoins spécifiques de la clientèle du voisinage immédiat et vise à compléter la vocation principale. Lorsqu'autorisé dans un règlement de zonage à titre d'usage mixte aux usages d'habitations, cette classe d'usages regroupe des activités reliées aux services personnels, professionnels et de vente. Industrielle La classe d'usages industrielle comprend les usages et les immeubles destinés à des fins d'assemblage, de commerce de gros, de réparation et de distribution de produits, de préparation et de transformation de la matière première. Agricole La classe d'usages agricole comprend les usages et les immeubles destinés à des fins de culture du sol, de serres, d'élevage, d'acériculture, de sylviculture et les ouvrages qui apportent des améliorations aux conditions des sols. Forestière La classe d'usages forestière comprend les usages et les immeubles destinés à une exploitation de la ressource ligneuse de la forêt et les activités qui contribuent à une mise en valeur de la forêt. Récréation extensive Cette classe comprend les usages et les immeubles destinés à des fins de récréation légère tel que les sentiers pédestres, les sentiers équestres, les sentiers de ski de randonnée, les sentiers de motoneige, les centres d'interprétation de la nature, les aires d'observation, les pistes d'avions téléguidés et les aires de pique-nique qui ne nécessitent aucune infrastructures ou équipements. Récréation intensive Cette classe comprend les usages et les immeubles destinés à des fins de récréation spécifique à chacune des grandes affectations. Extraction La classe d'usages comprend les usages et les immeubles destinés à des fins d'extraction et qui présentent des contraintes de bruit, de poussières ou de vibrations susceptibles d'affecter de manière importante la qualité de vie du voisinage. Utilité publique Cette classe comprend les ouvrages et constructions destinés à des fins de services publics notamment reliés au traitement des eaux usées, ou à l'approvisionnement de l'eau potable, de même que les réseaux de communication et de télécommunication, d'électricité, de cablo-distribution, les gazoducs et les constructions qui y sont directement associées. Chapitre 11, page 210 Institutionnelle Cette classe comprend les usages et les immeubles destinés à des fins d'administration et de services publiques, d'éducation, de culture et de santé. Gestion environnementale Cette classe d'usages comprend les usages et les bâtiments destinés aux entreprises privées et publiques de gestion environnementale tel que lieu d'enfouissement technique, dépôt de matériaux secs, centre de transbordement, plateforme de compostage et entreprise de gestion des boues usées. M.292-2017, 23/12/2019 11.5.2 DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES APPLICABLES PAR GRANDES AFFECTATIONS Les volontés exprimées par grande affectation complètent les grandes orientations d'aménagement et précisent la grille des classes d'usages autorisées. Ces énoncés forment le cadre de référence avec lequel la réglementation municipale devra composer. 11.5.2.1 AGRICOLE  Vocation principale ➢ Agricole3 Classes d'usages compatibles ➢ Résidentielle de faible densité ➢ Récréation intensive1 (liés aux droits et privilèges des articles 31.1 et 40 LPTAA) ➢ Forestière ➢ Utilités publiques2 ➢ Récréation extensive ➢ Commerciale et service4 Dispositions spécifiques ➢ 1La continuité d'activités d'abord reliée à l'agriculture, ex : producteur de chevaux : centre équestre, exploitant d'une érablière : cabane à sucre. ➢ 2Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont autorisées. ➢ 3Les commerces et services inhérents à l'activité dominante et servant à assurer la pratique normale des activités sont autorisés dont les commerces reliés à la production agricole (pépinières, pisciculture, kiosques de vente de la production, serres, etc.). Cette activité se réalise sur les lieux mêmes de la production. Les activités temporaires de vente de semences et d'engrais en complémentarité avec la production agricole sans qu'elles ne génèrent d'impact supplémentaire. ➢ 4Par la gestion des droits acquis le maintien de commerces et services à vocation agricole est favorisé cependant, l'usage devra être remplacé par un usage de même classe; ➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés : - la gestion environnementale; - les écocentres; - les centres de tri des matières recyclables; ➢ L'hébergement touristique de plein air lié à une entreprise agricole par une entreprise agricole enregistrée est autorisé comme activité accessoire. M.292-2017, 23/12/2019; M.345-2024, 09/04/2025 Chapitre 11, page 211 11.5.2.2 AGRICOLE  Vocation principale ➢ Agricole Classe d'usages compatibles ➢ Résidentielle de faible densité ➢ Récréation intensive (liés aux droits et privilèges des articles 31,1 et 40 de la LPTAA) ➢ Commerciale et service1 ➢ Utilités publiques2 ➢ Forestière ➢ Gestion environnementale ➢ Récréation extensive Classe d'usages reliés aux ressources du milieu ➢ Extraction des ressources Dispositions spécifiques ➢ 1À cause de l'espace qu'elles demandent et des contraintes qu'elles génèrent, ces activités sont permises (carrières/sablières, sites de matières résiduelles et chenils). Les cimetières automobiles par la gestion des droits acquis est une activité qui peut être maintenue, extensionnée mais ne peut être étendu à un autre usage commercial. Sont également autorisés les écocentres et les centres de tri. ➢ 2Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont autorisées; ➢ L'hébergement touristique de plein air lié à une entreprise agricole par une entreprise agricole enregistrée est autorisé comme activité accessoire. M.240-2010, 14/05/2010; M.292-2017, 23/12/2019; M.345-2024, 09/04/2025 11.5.2.3 AGROFORESTIÈRE Vocation principale ➢ Agricole ➢ Forestière Classe d'usages compatibles ➢ Résidentielle de faible densité ➢ Récréation intensive (liés aux droits et privilèges des articles 31,1 et 40 de la LPTAA) ➢ Récréation extensive ➢ Utilités publiques1 ➢ Commerciale et service2 ➢ Gestion environnementale Classe d'usages reliés aux ressources du milieu ➢ Extraction des ressources Dispositions spécifiques ➢ 1Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont autorisées. ➢ 2Les commerces et services qui visent à faciliter et à compléter l'activité dominante et qui servent à assurer la pratique normale des activités. Sont autorisées les activités reliées à l'agrotourisme et qui s'inscrivent dans la politique d'aménagement. Sont également autorisés les écocentres et les centres de tri; ➢ L'hébergement touristique de plein air lié à une entreprise agricole par une entreprise agricole enregistrée est autorisé comme activité accessoire; ➢ L'usage « usine de béton bitumineux comme usage principal ou accessoire » est prohibé dans l'affectation « agroforestière ». Cependant, l'usage « lissage » peut bénéficier de droits acquis. M.240-2010, 14/05/2010; M.292-2017, 23/12/2019; M.345-2024, 09/04/2025 Chapitre 11, page 212 11.5.2.4 CENTRE URBAIN Vocation principale ➢ Résidentielle de faible densité ➢ Industrielle ➢ Résidentielle de moyenne et forte densité ➢ Institutionnelle ➢ Commerciale et service Classe d'usages compatibles ➢ Récréation extensive ➢ Utilités publiques Classe d'usages reliés aux ressources du milieu ➢ Non applicable Dispositions spécifiques ➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés : - L'extraction - Les pistes d'avions téléguidés - La gestion environnementale 11.5.2.5 CENTRE RURAL Vocation principale ➢ Résidentielle de faible densité ➢ Commerciale et service ➢ Résidentielle de moyenne et forte densité ➢ Institutionnelle Classe d'usages compatibles ➢ Industrielle ➢ Utilités publiques ➢ Récréation extensive Classe d'usages reliés aux ressources du milieu ➢ Non applicable Dispositions spécifiques ➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés : - L'extraction - Les pistes d'avions téléguidés - La gestion environnementale 11.5.2.6 VILLÉGIATURE Vocation principale ➢ Résidentielle de faible densité ➢ Résidentielle de moyenne et forte densité1 ➢ Récréation extensive ➢ Récréation intensive Classe d'usages compatibles ➢ Utilités publiques2 Classe d'usages reliés aux ressources du milieu ➢ Non applicable Dispositions spécifiques ➢ 1Avec réseau d'aqueduc et/ou d'égout ➢ 2Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont autorisées. ➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés : - L'extraction - Les pistes d'avions téléguidés - La gestion environnementale - Les écocentres et les centres de tri des matières recyclables M. 292-2017, 23/12/2019 Chapitre 11, page 213 11.5.2.7 COMMERCIALE DE VILLÉGIATURE Vocation principale ➢ Commerciale et service1 Classe d'usages compatibles ➢ Résidentielle de faible densité ➢ Récréation intensive ➢ Récréation extensive ➢ Institutionnelle2 ➢ Utilités publiques Classe d'usages reliés aux ressources du milieu ➢ Non applicable Dispositions spécifiques ➢ 1 Les commerces et services inhérents à l'activité dominante (résidentielle de villégiature) et qui servent à assurer la pratique normale des activités sont autorisés : marinas, quais à emplacement multiple, terrains de golf, activités de restauration, hébergements, stations services, boutiques de produits de consommation, artisanats, fleuristes, ventes d'accessoires de pêche et chasse, dépanneurs, etc.); ➢ Cette classe est attribuable uniquement dans le secteur de Dundee, pour le poste frontière de Dundee; ➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés : - L'extraction - Les pistes d'avions téléguidés - La gestion environnementale - Les écocentres et les centres de tri des matières recyclables M. 292-2017, 23/12/2019 11.5.2.8 RÉSIDENTIELLE Vocation principale ➢ Résidentielle de faible densité Classe d'usages compatibles ➢ Utilités publiques1 Classe d'usages reliés aux ressources du milieu ➢ Non applicable Dispositions spécifiques ➢ Les usages autorisés dans l'affectation résidentielle sont liés à la vocation dominante. Les municipalités devront tenir compte des spécifications des territoires et favoriser le développement par le plan d'aménagement d'ensemble; ➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés : - L'extraction - Les pistes d'avions téléguidés - La gestion environnementale ➢ 1 Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont autorisées. 11.5.2.9 INDUSTRTIELLE S.270-2014, 21/07/2014 Chapitre 11, page 214 11.5.2.10 COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE Vocation principale ➢ Industrielle ➢ Commerce de gros, commerce régional, commerce de grande surface, entreprise de camionnage Classe d'usages compatibles ➢ Utilités publiques1 Classe d'usages reliés aux ressources du milieu ➢ Non applicable Dispositions spécifiques ➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés : - L'extraction - Les usages résidentiels - La gestion environnementale ➢ Les usages commerciaux devront être complémentaires aux usages permis dans les centres ruraux; ➢ 1 Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont autorisées. 11.5.2.11 CONSERVATION Vocation principale ➢ Récréation extensive, conservation, recherche et éducation Classe d'usages compatibles ➢ Utilités publiques1 Classe d'usages reliés aux ressources du milieu ➢ Non applicable Dispositions spécifiques ➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés : - Les usages résidentiels - La gestion environnementale - L'extraction - Les pistes d'avions téléguidés - Les écocentres et les centres de tri des matières recyclables ➢ 1 Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont autorisées; Pour chacun des territoires désignés par l'affectation conservation, les exigences relatives à ces territoires sont celles définies par une loi ou la réglementation qui a constitué ces territoires. M.260-2012, 31/01/2013; M. 292-2017, 23/12/2019; M.337-2023, 20/10/2023 Chapitre 11, page 215 M.292-2017, 23/12/2019 11.5.2.13 RÉCRÉATION INTENSIVE Vocation principale ➢ Récréation intensive Classe d'usages compatibles ➢ Utilités publiques1 Classe d'usages reliés aux ressources du milieu ➢ Non applicable Dispositions spécifiques ➢ Les municipalités devront tenir compte des spécifications des territoires. ➢ 1 Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont autorisées. ➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés : - la gestion environnementale; - les écocentres; - les centres de tri des matières recyclables. M.292-2017, 23/12/2019 11.5.2.12 RÉCRÉATION EXTENSIVE Vocation principale ➢ Récréation extensive Classe d'usages compatibles ➢ Utilités publiques1 Classe d'usages reliés aux ressources du milieu ➢ Non applicable Dispositions spécifiques ➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés : - Les usages résidentiels - La gestion environnementale - L'extraction - Les pistes d'avions téléguidés - Déblai et remblai (sauf pour les activités autorisées) - Les écocentres et les centres de tri des matières recyclables ➢ 1 Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont autorisées. Chapitre 11, page 216 11.5.2.14 TERRE PUBLIQUE Vocation principale ➢ Utilité publique Classe d'usages compatibles ➢ Utilités publiques1, agricole Classe d'usages reliés aux ressources du milieu ➢ Non applicable Dispositions spécifiques ➢ Parc régional linéaire; ➢ 1 Les utilités publiques reliées au traitement des eaux usées ou à l'approvisionnement de l'eau potable de même que les réseaux de communications et de télécommunications, d'électricité, de cablo-distribution, les gazoducs, les constructions qui y sont directement associées sont autorisées. ➢ Les usages, les activités et les constructions suivants sont prohibés : - la gestion environnementale; - les écocentres; - les centres de tri des matières recyclables. M.260-2012, 31/01/2013; M.292-2017, 23/12/2019; M.345-2024, 09/04/2025 11.6 DISPOSITIONS RELATIVES AUX CENTRES URBAINS ET RURAUX 11.6.1 DISPOSITIONS RELATIVES AUX CENTRES URBAINS À l'intérieur des centres urbains tels qu'identifiés par les figures 4-1 à 4-4, toute construction projetée doit être établie sur la rue en bordure de laquelle les services d'aqueduc et d'égouts ont fait l'objet d'une autorisation ou d'un permis délivré en vertu de la loi ou qu'un règlement décrétant leur installation soit en vigueur. Dans le cas où les services d'aqueduc et d'égouts où l'un de ces deux services ne peut être établi sur la rue en bordure de laquelle une construction projetée où le règlement décrétant leur installation n'est pas en vigueur, les projets d'alimentation en eau potable et/ou d'épuration des eaux usées de la construction à être érigée sur le terrain doit être conforme à la Loi sur la qualité de l'Environnement et aux règlements édictés sous son empire ou aux règlements municipaux portant sur le même objet. Font exception à ces dispositions : ➢ les constructions projetées sur une rue existante; ➢ les constructions qui ne requièrent pas l'alimentation en eau potable ni l'évacuation des eaux usées. Chapitre 11, page 217 11.6.2 DISPOSITION RELATIVES AUX CENTRES RURAUX À l'intérieur des centres ruraux tels qu'identifiés par les figures 4-5 à 4-12 toute construction projetée doit être établie en bordure d'une rue existante ou une rue conforme au plan d'urbanisme de la municipalité. En autre cas elle devra être comprise dans un plan d'aménagement d'ensemble autorisé par la municipalité. 11.7 DISPOSITIONS RELATIVES À L'USAGE DOMESTIQUE RELIÉ À L'HABITATION DE TYPE UNIFAMILIAL Un usage domestique est autorisé par l'occupant comme usage complémentaire à l'habitation de type unifamilial seulement, pourvu qu'il réponde aux exigences suivantes : ➢ le nombre maximal de personnes habitant ailleurs que dans la résidence et travaillant dans celle-ci est de 1 personne; ➢ un maximum de 25 % de la superficie totale de plancher de l'habitation, incluant le sous-sol, sert à cet usage, cette disposition ne s'applique pas à une garderie en milieu familial; ➢ aucune vente au détail ne se réalise sur place, sauf pour les produits confectionnés sur les lieux; ➢ aucun étalage n'est visible de l'extérieur de l'habitation; ➢ aucune identification extérieure n'est permise, à l'exception d'une plaque d'au plus 0,56 m2 et ne comportant aucune réclame pour quelque produit que ce soit; ➢ l'usage est exercé par le propriétaire ou le locataire du bâtiment; ➢ aucune modification de l'architecture de l'habitation n'est visible de l'extérieur; ➢ l'usage autorisé dans une résidence n'est pas considéré comme un immeuble protégé. M.224-2006, 19/04/2007; M.240-2010, 14/05/2010; M.303-2018, 11/02/2019 11.8 DISPOSITIONS RELATIVES À UN USAGE DOMESTIQUE EXERCÉ DANS UN BÂTIMENT ACCESSOIRE À L'USAGE HABITATION, EN TERRITOIRE AGRICOLE Un usage domestique est autorisé par l'occupant dans la mesure où l'activité s'exerce selon les exigences suivantes : ➢ le nombre maximal de personnes habitant ailleurs que dans la résidence de cet emplacement et travaillant à cette activité est de 1 personne; ➢ la superficie totale de plancher ne dépasse 80 m2; ➢ aucune vente au détail ne se réalise sur place, sauf pour les produits confectionnés sur les lieux; ➢ aucun étalage et entreposage n'est permis à l'extérieur du bâtiment; Chapitre 11, page 218 ➢ aucune identification extérieure n'est permise, à l'exception d'une seule enseigne ou affiche éclairée par réflexion ne mesurant pas plus de 1 m2 et ne comportant aucune réclame pour quelque produit que ce soit; ➢ l'usage est exercé par le propriétaire ou le locataire du bâtiment; ➢ l'usage autorisé dans un bâtiment accessoire n'est pas considéré comme un immeuble protégé. M.224-2006, 19/04/2007 11.8.1 DISPOSITIONS RELATIVES À L'EXPLOITATION D'UN USAGE DOMESTIQUE SUR UN EMPLACEMENT RÉSIDENTIEL EN TERRITOIRE AGRICOLE À L'EXCLUSION D'UN HAMEAU ET D'UNE ZONE RURALE En milieu agricole, l'exploitation d'activité dite domestique se pratique souvent avec aisance par l'espace du lieu et en complémentarité à un usage résidentiel. Cette activité génère un revenu d'appoint voire même un revenu principal. On pense alors à des activités qui se réalisent essentiellement à l'extérieur telles le sciage de bois (bois de chauffage, moulin à scie portatif), producteur d'essence végétale. Cependant, ce type d'activité peut être générateur de nuisance par le bruit et les odeurs. La municipalité qui souhaite permettre l'exploitation d'un usage domestique sur un emplacement résidentiel doit prévoir les dispositions minimales normatives et un règlement sur les usages conditionnels spécifiant les critères d'aménagement et d'implantation afin de maintenir l'harmonie dans le milieu agricole et avec les activités agricoles. On comprend que cette activité est complémentaire et qu'elle ne peut donner droit à un second usage sur un terrain. Il est autorisé, l'exploitation d'une entreprise en complémentarité à un usage résidentiel, en territoire agricole, aux conditions suivantes : ➢ l'activité est exercée par l'occupant de l'emplacement résidentiel; ➢ une seule activité domestique peut être dénombrée sur l'emplacement; ➢ le nombre maximal de personnes habitant ailleurs que dans la résidence de cet emplacement et travaillant à cette entreprise est de 1 personne; ➢ le terrain doit avoir une superficie minimale de 4 645 m2; ➢ 20 % du terrain peut être occupé par l'usage avec un maximum de 1 858 m2; ➢ l'activité peut comprendre l'utilisation d'un bâtiment accessoire dont la superficie totale de plancher est égale ou inférieure à 80 m2; ➢ aucune vente au détail ne se réalise sur place, autre que la vente des produits réalisée sur les lieux; ➢ aucune identification extérieure n'est permise, à l'exception d'une plaque d'au plus 1 m2 et ne comportant aucune réclame pour quelque produit que ce soit; ➢ aucune modification de l'architecture de l'habitation. A.224-2006, 19/04/2007 Chapitre 11, page 219 11.9 DISPOSITIONS RELATIVES À L'IMPLANTATION RÉSIDENTIELLE EN TERRITOIRE AGRICOLE En territoire agricole, aucun permis de construction résidentielle ne peut être délivré sauf dans les cas et aux conditions suivantes: 1. Îlot déstructuré à l'agriculture : La construction d'une habitation unifamiliale est permise dans un îlot déstructuré à l'agriculture sous certaines conditions énumérées à l'article 11.9.1. (Ces îlots sont identifiés à l'annexe 7). 2. Agriculteur : 1° La construction d'une habitation unifamiliale ou bifamiliale est permise en zone agricole pour une personne physique dont la principale occupation est l'agriculture pour y habiter elle- même, pour ses enfants ou par une personne morale ou une société d'exploitation agricole pour abriter son actionnaire ou sociétaire dont la principale occupation est l'agriculture ou un employé affecté aux activités agricoles de l'exploitation et; 2° La construction est érigée sur un lot dont la personne physique, la personne morale ou la société est propriétaire et où est exercée la principale activité d'agriculture. 3. Lots ayant une superficie d'au moins cent (100) hectares : La construction d'une habitation unifamiliale sur un lot ou des lots contigus dont la superficie forme au moins un ensemble d'au moins 100 hectares situés en zone agricole est permise sur une superficie n'excédant pas un demi-hectare. 4. Autorisation de la Commission antérieure au 19 mars 2004 : La construction d'une habitation unifamiliale est permise sur un lot non encore construit pour lequel la Commission de la protection du territoire agricole a accordé une autorisation de construire une habitation unifamiliale avant le 19 mars 2004, date d'entrée en vigueur du règlement de contrôle intérimaire 178-2004. La construction de l'habitation devra respecter les conditions émises par la Commission de protection du territoire agricole. Dans chacun des cas la construction de l'habitation devra respecter toute loi, réglementation, décision, politique, entente ou autres applicables au moment de la demande de permis. Chapitre 11, page 220 5. Reconstruction d'une résidence en territoire agricole : La construction d'une habitation unifamiliale est permise pour donner suite à un avis de conformité valide émis par la Commission de la protection du territoire agricole permettant la reconstruction d'une résidence érigée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, articles 31, 101 et 103. 6. Cas de demandes recevables relativement à l'habitation unifamiliale en territoire agricole : Une demande à la Commission de la protection du territoire agricole est recevable relativement à l'implantation d'une habitation unifamiliale dans les cas suivants: 1° Pour déplacer, sur la même unité foncière, une résidence autorisée par la Commission de la protection du territoire agricole ou bénéficiant des droits acquis en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, articles 31, 101 et 103, à l'extérieur de la superficie bénéficiant de ces droits; 2° Pour permettre la conversion à des fins résidentielles d'une parcelle de terrain bénéficiant de droits acquis commerciaux, institutionnels et industriels en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, articles 101 et 103. 7. Secteur agricole forestier : La construction d'une habitation unifamiliale est permise dans un secteur agricole forestier. (Les secteurs agricoles forestiers sont illustrés à l'annexe 4). L'habitation unifamiliale est permise aux conditions suivantes : 1° Une seule habitation est autorisée par unité foncière; 2° La superficie utile aux fins résidentielles est de 5 000 m2. Cette superficie, inclut, s'il y a lieu, tout chemin d'accès d'une largeur minimum de 5 mètres; 3° Il ne peut y avoir plus d'un usage par unité foncière; 4° La construction est implantée sur une unité foncière vacante d'une superficie de 20 hectares et plus, publiée au registre foncier depuis le 10 juin 2009 ou remembrée de telle sorte à atteindre la superficie minimale de 20 hectares par l'addition des superficies de 2 ou plusieurs unités foncières vacantes, tel que publié au registre foncier depuis le 10 juin 2009; 5° La marge de recul latérale à respecter entre la résidence et une ligne de propriété non résidentielle est de 30 mètres. Par ailleurs, une distance de 75 mètres de marge de recul sera respectée par rapport à un champ en culture sur une propriété voisine. 6° L'implantation de la résidence doit respecter une distance séparatrice d'un établissement de production animale le plus rapproché, le tout selon le tableau suivant : Chapitre 11, page 221 Type de production Unités animales Distance minimale requise (m) Bovine 1 à 225 150 Bovine (engraissement) 1 à 400 182 Laitière 1 à 225 132 Porcine (maternité) 1 à 225 236 Porcine (engraissement) 1 à 599 322 Porcine (maternité et engraissement) 1 à 330 267 Poulet 1 à 225 236 Autres productions 1 à 225 150 Lorsque le nombre d'unités animales dépasse le nombre indiqué au tableau, c'est la distance calculée au règlement qui prévaut. À la suite de l'implantation d'une nouvelle résidence, un établissement d'élevage existant pourra être agrandi ou le type d'élevage modifié, de même que le nombre d'unités animales pourra être augmenté, sans contrainte additionnelle. Afin d'assurer que la nouvelle résidence, construite en vertu de l'article 59 de la LPTAA, n'engendre une déstructuration du milieu, elle ne pourra être détachée de la propriété ou la partie de la propriété conservée avec la résidence ne devra être inférieure à 20 hectares. De plus, lorsqu'une unité foncière admissible se trouve en partie dans un secteur agricole forestier et dans une affectation agricole, c'est la superficie totale de la propriété qui compte pour la superficie minimale requise; cependant la résidence doit être implantée à l'intérieur du secteur agricole forestier. Une demande d'autorisation à la Commission de la protection du territoire agricole reste recevable, dans la situation où une unité foncière de 20 hectares et plus, localisée dans un secteur agricole forestier identifié au plan de l'annexe 4, est devenue vacante après le 10 juin 2009 et où une activité agricole substantielle est déjà mise en place, et ayant reçu l'appui de la MRC et de l'UPA. Dans ce cas, la résidence sera permise aux conditions précitées. A.240-2010, 14/05/2010; M.272-2014, 21/07/2014 11.9.1 DISPOSITIONS PARTICULIÈRES RELATIVES AUX ÎLOTS DÉSTRUCTURÉS EN TERRITOIRE AGRICOLE Règle générale, les îlots sont désignés aux fins de permettre l'usage résidentiel. Une seule habitation unifamiliale est autorisée par lot à construire et le permis de construction peut être délivré sans produire une demande d'autorisation à CPTA. La construction doit respecter distante de 30 mètres d'un verger en production agricole. Dans un îlot il est interdit de lotir une rue privée. (Ces îlots sont illustrés à l'annexe 7). Chapitre 11, page 222 Il y a trois types d'îlots déstructurés à l'agriculture : 1. L'îlot avec morcellement, ce type identifie les îlots 1 à 82; 2. L'îlot sans morcellement et vacant, ce type identifie les îlots 83, 84 et 85; 3. L'îlot traversant, ce type identifie l'îlot 86. A.240-2010, 14/05/2010; R.272-2014, 21/07/2014 11.9.1.1 ÎLOT DE TYPE AVEC MORCELLEMENT Dans le cas d'un îlot de type avec morcellement, le lotissement, le morcellement et l'aliénation sont autorisés. A.272-2014, 21/07/2014 11.9.1.2 ÎLOT DE TYPE SANS MORCELLEMENT Dans le cas d'un îlot sans morcellement, le morcellement visant à créer un lot à construire à l'usage d'une résidence est interdit. Une seule résidence peut être construite par unité foncière vacante au 10 avril 2013 et demeurée vacante depuis cette date. A.272-2014, 21/07/2014 11.9.1.3 ÎLOT DE TYPE TRAVERSANT Dans le cas de l'îlot traversant, le lotissement, le morcellement et l'aliénation sont autorisés. Toutefois, le lotissement doit : 1. être perpendiculaire à la rivière et à la route; 2. avoir un frontage sur la route. A.240-2010, 14/05/2010; A.272-2014, 21/07/2014 11.9.2 BILAN ANNUEL RELATIF À LA CONSTRUCTION RÉSIDENTIELLE AU SEIN DES ÎLOTS DÉSTRUCTURÉS Les municipalités devront inclure dans leurs règlements une disposition obligeant l'inspecteur des bâtiments à fournir à la MRC, un rapport au 31 décembre de chaque année, comprenant le nombre de résidences construites au sein de la limite de leurs îlots déstructurés respectifs ainsi que les informations pertinentes relatives au suivi de l'entente, tels les numéros de lot et le cadastre. Les données transmises par les municipalités seront colligées par la MRC sous la forme d'un bilan et transmises aux autorités concernées. A.240-2010, 14/05/2010; R.272-2014, 21/07/2014 Chapitre 11, page 223 11.10 DISPOSITIONS NORMATIVES RELATIVES AUX INSTALLATIONS D'ÉLEVAGE ET AUX LIEUX D'ENTREPOSAGE ET D'ÉPANDAGE D'ENGRAIS Les dispositions suivantes visent à établir un procédé pour déterminer des distances séparatrices aptes à favoriser une cohabitation harmonieuse des usages en zone agricole. R.272-2014, 21/07/2014 11.10.1 DISPOSITIONS APPLICABLES AUX INSTALLATIONS D'ÉLEVAGE 11.10.1.1 RÈGLE GÉNÉRALE AUX INSTALLATIONS D'ÉLEVAGE L'installation d'élevage est permise lorsqu'elle rencontre les distances séparatrices et les règles spécifiques qui s'y appliquent. Les distances séparatrices sont obtenues en multipliant entre eux les paramètres B, C, D, E, F et G. Ces paramètres sont les suivants : Le paramètre A est le nombre maximum d'unités animales gardées au cours d'un cycle annuel de production. Il sert à la détermination du paramètre B. On l'établit à l'aide du tableau 27-1. TABLEAU 27-1 NOMBRE D'UNITÉS ANIMALES (PARAMÈTRE A) Groupe ou catégorie d'animaux Nombre d'animaux équivalent à une unité animale Vache ou taure, taureau, cheval 1 Veau ou génisse de 225 à 500 kg 2 Veau de moins de 225 kg chacun 5 Porc d'élevage d'un poids de 20 à 100 kg chacun 5 Truies et porcelets non sevrés dans l'année 4 Porcelets d'un poids inférieur à 20 kg chacun 25 Poules pondeuses ou coqs 125 Poulets à griller 250 Poulettes en croissance 250 Dindes de plus de 13 kg chacune 50 Dindes de 8,5 à 10 kg chacune 75 Dindes de 5 à 5,5 kg chacune 100 Visons femelles excluant les mâles et les petits 100 Renards femelles excluant les mâles et les petits 40 Moutons et les agneaux de l'année 4 Chèvres et les chevreaux de l'année 6 Lapins femelles excluant les mâles et les petits 40 Cailles 1 500 Faisans 300 Aux fins de la détermination du paramètre A, sont équivalents à une unité animale les animaux figurant dans le tableau ci-haut en fonction du nombre prévu. Pour toutes autre espèce animale, un animal d'un poids égal ou supérieur à 500 kilogrammes ou un groupe d'animaux de cette espèce dont le poids total est de 500 kilogrammes équivaut à une unité animale. Lorsqu'un poids est indiqué, il s'agit du poids de l'animal prévu à la fin de la période d'élevage. Chapitre 11, page 224 Le paramètre B, est celui des distances de base. Il est établi en recherchant au tableau 27-2 la distance de base correspondant à la valeur calculée pour le paramètre TABLEAU 27-2 DISTANCES DE BASE (PARAMÈTRE B) U.A m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. 1 86 51 297 101 368 151 417 201 456 251 489 301 518 351 544 401 567 451 588 2 107 52 299 102 369 152 418 202 457 252 490 302 518 352 544 402 567 452 588 3 122 53 300 103 370 153 419 203 458 253 490 303 519 353 544 403 568 453 589 4 133 54 302 104 371 154 420 204 458 254 491 304 520 354 545 404 568 454 589 5 143 55 304 105 372 155 421 205 459 255 492 305 520 355 545 405 568 455 590 6 152 56 306 106 373 156 421 206 460 256 492 306 521 356 546 406 569 456 590 7 159 57 307 107 374 157 422 207 461 257 493 307 521 357 546 407 569 457 590 8 166 58 309 108 375 158 423 208 461 258 493 308 522 358 547 408 570 458 591 9 172 59 311 109 377 159 424 209 462 259 494 309 522 359 547 409 570 459 591 10 178 60 312 110 378 160 425 210 463 260 495 310 523 360 548 410 571 460 592 11 183 61 314 111 379 161 426 211 463 261 495 311 523 361 548 411 571 461 592 12 188 62 315 112 380 162 426 212 464 262 496 312 524 362 549 412 572 462 592 13 193 63 317 113 381 163 427 213 465 263 496 313 524 363 549 413 572 463 593 14 198 64 319 114 382 164 428 214 465 264 497 314 525 364 550 414 572 464 593 15 202 65 320 115 383 165 429 215 466 265 498 315 525 365 550 415 573 465 594 16 206 66 322 116 384 166 430 216 467 266 498 316 526 366 551 416 573 466 594 17 210 67 323 117 385 167 431 217 467 267 499 317 526 367 551 417 574 467 594 18 214 68 325 118 386 168 431 218 468 268 499 318 527 368 552 418 574 468 595 19 218 69 326 119 387 169 432 219 469 269 500 319 527 369 552 419 575 469 595 20 221 70 328 120 388 170 433 220 469 270 501 320 528 370 553 420 575 470 596 21 225 71 329 121 389 171 434 221 470 271 501 321 528 371 553 421 575 471 596 22 228 72 331 122 390 172 435 222 471 272 502 322 529 372 554 422 576 472 596 23 231 73 332 123 391 173 435 223 471 273 502 323 530 373 554 423 576 473 597 24 234 74 333 124 392 174 436 224 472 274 503 324 530 374 554 424 577 474 597 25 237 75 335 125 393 175 437 225 473 275 503 325 531 375 555 425 577 475 598 26 240 76 336 126 394 176 438 226 473 276 504 326 531 376 555 426 578 476 598 27 243 77 338 127 395 177 438 227 474 277 505 327 532 377 556 427 578 477 598 28 246 78 339 128 396 178 439 228 475 278 505 328 532 378 556 428 578 478 599 29 249 79 340 129 397 179 440 229 475 279 506 329 533 379 557 429 579 479 599 30 251 80 342 130 398 180 441 230 476 280 506 330 533 380 557 430 579 480 600 31 254 81 343 131 399 181 442 231 477 281 507 331 534 381 558 431 580 481 600 32 256 82 344 132 400 182 442 232 477 282 507 332 534 382 558 432 580 482 600 33 259 83 346 133 401 183 443 233 478 283 508 333 535 383 559 433 581 483 601 34 261 84 347 134 402 184 444 234 479 284 509 334 535 384 559 434 581 484 601 35 264 85 348 135 403 185 445 235 479 285 509 335 536 385 560 435 581 485 602 36 266 86 350 136 404 186 445 236 480 286 510 336 536 386 560 436 582 486 602 37 268 87 351 137 405 187 446 237 481 287 510 337 537 387 560 437 582 487 602 38 271 88 352 138 406 188 447 238 481 288 511 338 537 388 561 438 583 488 603 39 273 89 353 139 406 189 448 239 482 289 511 339 538 389 561 439 583 489 603 40 275 90 355 140 407 190 448 240 482 290 512 340 538 390 562 440 583 490 604 41 277 91 356 141 408 191 449 241 483 291 512 341 539 391 562 441 584 491 604 42 279 92 357 142 409 192 450 242 484 292 513 342 539 392 563 442 584 492 604 43 281 93 358 143 410 193 451 243 484 293 514 343 540 393 563 443 585 493 605 44 283 94 359 144 411 194 451 244 485 294 514 344 540 394 564 444 585 494 605 45 285 95 361 145 412 195 452 245 486 295 515 345 541 395 564 445 586 495 605 46 287 96 362 146 413 196 453 246 486 296 515 346 541 396 564 446 586 496 606 47 289 97 363 147 414 197 453 247 487 297 516 347 542 397 565 447 586 497 606 48 291 98 364 148 415 198 454 248 487 298 516 348 542 398 565 448 587 498 607 49 293 99 365 149 415 199 455 249 488 299 517 349 543 399 566 449 587 499 607 50 295 100 367 150 416 200 456 250 489 300 517 350 543 400 566 450 588 500 607 Source : Adapté de l'Association des ingénieurs allemands VDI 3471. Chapitre 11, page 225 TABLEAU 27-2 DISTANCES DE BASE (PARAMÈTRE B) 1 (SUITE) U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. 501 608 551 626 601 643 651 660 701 675 751 690 801 704 851 718 901 731 951 743 502 608 552 626 602 644 652 660 702 676 752 690 802 704 852 718 902 731 952 743 503 608 553 627 603 644 653 660 703 676 753 691 803 705 853 718 903 731 953 744 504 609 554 627 604 644 654 661 704 676 754 691 804 705 854 718 904 731 954 744 505 609 555 628 605 645 655 661 705 676 755 691 805 705 855 719 905 732 955 744 506 610 556 628 606 645 656 661 706 677 756 691 806 706 856 719 906 732 956 744 507 610 557 628 607 645 657 662 707 677 757 692 807 706 857 719 907 732 957 745 508 610 558 629 608 646 658 662 708 677 758 692 808 706 858 719 908 732 958 745 509 611 559 629 609 646 659 662 709 678 759 692 809 706 859 720 909 733 959 745 510 611 560 629 610 646 660 663 710 678 760 693 810 707 860 720 910 733 960 745 511 612 561 630 611 647 661 663 711 678 761 693 811 707 861 720 911 733 961 746 512 612 562 630 612 647 662 663 712 679 762 693 812 707 862 721 912 733 962 746 513 612 563 630 613 647 663 664 713 679 763 693 813 707 863 721 913 734 963 746 514 613 564 631 614 648 664 664 714 679 764 694 814 708 864 721 914 734 964 746 515 613 565 631 615 648 665 664 715 679 765 694 815 708 865 721 915 734 965 747 516 613 566 631 616 648 666 665 716 680 766 694 816 708 866 722 916 734 966 747 517 614 567 632 617 649 667 665 717 680 767 695 817 709 867 722 917 735 967 747 518 614 568 632 618 649 668 665 718 680 768 695 818 709 868 722 918 735 968 747 519 614 569 632 619 649 669 665 719 681 769 695 819 709 869 722 919 735 969 747 520 615 570 633 620 650 670 666 720 681 770 695 820 709 870 723 920 735 970 748 521 615 571 633 621 650 671 666 721 681 771 696 821 710 871 723 921 736 971 748 522 616 572 634 622 650 672 666 722 682 772 696 822 710 872 723 922 736 972 748 523 616 573 634 623 651 673 667 723 682 773 696 823 710 873 723 923 736 973 748 524 616 574 634 624 651 674 667 724 682 774 697 824 710 874 724 924 736 974 749 525 617 575 635 625 651 675 667 725 682 775 697 825 711 875 724 925 737 975 749 526 617 576 635 626 652 676 668 726 683 776 697 826 711 876 724 926 737 976 749 527 617 577 635 627 652 677 668 727 683 777 697 827 711 877 724 927 737 977 749 528 618 578 636 628 652 678 668 728 683 778 698 828 711 878 725 928 737 978 750 529 618 579 636 629 653 679 669 729 684 779 698 829 712 879 725 929 738 979 750 530 619 580 636 630 653 680 669 730 684 780 698 830 712 880 725 930 738 980 750 531 619 581 637 631 653 681 669 731 684 781 699 831 712 881 725 931 738 981 750 532 619 582 637 632 654 682 669 732 685 782 699 832 713 882 726 932 738 982 751 533 620 583 637 633 654 683 670 733 685 783 699 833 713 883 726 933 739 983 751 534 620 584 638 634 654 684 670 734 685 784 699 834 713 884 726 934 739 984 751 535 620 585 638 635 655 685 670 735 685 785 700 835 713 885 727 935 739 985 751 536 621 586 638 636 655 686 671 736 686 786 700 836 714 886 727 936 739 986 752 537 621 587 639 637 655 687 671 737 686 787 700 837 714 887 727 937 740 987 752 538 621 588 639 638 656 688 671 738 686 788 701 838 714 888 727 938 740 988 752 539 622 589 639 639 656 689 672 739 687 789 701 839 714 889 728 939 740 989 752 540 622 590 640 640 656 690 672 740 687 790 701 840 715 890 728 940 740 990 753 541 623 591 640 641 657 691 672 741 687 791 701 841 715 891 728 941 741 991 753 542 623 592 640 642 657 692 673 742 687 792 702 842 715 892 728 942 741 992 753 543 623 593 641 643 657 693 673 743 688 793 702 843 716 893 729 943 741 993 753 544 624 594 641 644 658 694 673 744 688 794 702 844 716 894 729 944 741 994 753 545 624 595 641 645 658 695 673 745 688 795 702 845 716 895 729 945 742 995 754 546 624 596 642 646 658 696 674 746 689 796 703 846 716 896 729 946 742 996 754 547 625 597 642 647 658 697 674 747 689 797 703 847 717 897 730 947 742 997 754 548 625 598 642 648 659 698 674 748 689 798 703 848 717 898 730 948 742 998 754 549 625 599 643 649 659 699 675 749 689 799 704 849 717 899 730 949 743 999 755 550 626 600 643 650 659 700 675 750 690 800 704 850 717 900 730 950 743 1000 755 1 Source : Adapté de l'Association des ingénieurs allemands VDI 3471. Chapitre 11, page 226 1 Source : Adapté de l'Association des ingénieurs allemands VDI 3471. TABLEAU 27-2 DISTANCES DE BASE (PARAMÈTRE B) 1 (SUITE) U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. 1001 755 1051 767 1101 778 1151 789 1201 800 1251 810 1301 820 1351 830 1401 839 1451 848 1002 755 1052 767 1102 778 1152 789 1202 800 1252 810 1302 820 1352 830 1402 839 1452 849 1003 756 1053 767 1103 778 1153 789 1203 800 1253 810 1303 820 1353 830 1403 840 1453 849 1004 756 1054 767 1104 779 1154 790 1204 800 1254 810 1304 820 1354 830 1404 840 1454 849 1005 756 1055 768 1105 779 1155 790 1205 800 1255 811 1305 821 1355 830 1405 840 1455 849 1006 756 1056 768 1106 779 1156 790 1206 801 1256 811 1306 821 1356 831 1406 840 1456 849 1007 757 1057 768 1107 779 1157 790 1207 801 1257 811 1307 821 1357 831 1407 840 1457 850 1008 757 1058 768 1108 780 1158 790 1208 801 1258 811 1308 821 1358 831 1408 840 1458 850 1009 757 1059 769 1109 780 1159 791 1209 801 1259 811 1309 821 1359 831 1409 841 1459 850 1010 757 1060 769 1110 780 1160 791 1210 801 1260 812 1310 822 1360 831 1410 841 1460 850 1011 757 1061 769 1111 780 1161 791 1211 802 1261 812 1311 822 1361 832 1411 841 1461 850 1012 758 1062 769 1112 780 1162 791 1212 802 1262 812 1312 822 1362 832 1412 841 1462 850 1013 758 1063 770 1113 781 1163 792 1213 802 1263 812 1313 822 1363 832 1413 841 1463 851 1014 758 1064 770 1114 781 1164 792 1214 802 1264 812 1314 822 1364 832 1414 842 1464 851 1015 758 1065 770 1115 781 1165 792 1215 802 1265 813 1315 823 1365 832 1415 842 1465 851 1016 759 1066 770 1116 781 1166 792 1216 803 1266 813 1316 823 1366 833 1416 842 1466 851 1017 759 1067 770 1117 782 1167 792 1217 803 1267 813 1317 823 1367 833 1417 842 1467 851 1018 759 1068 771 1118 782 1168 793 1218 803 1268 813 1318 823 1368 833 1418 842 1468 852 1019 759 1069 771 1119 782 1169 793 1219 803 1269 813 1319 823 1369 833 1419 843 1469 852 1020 760 1070 771 1120 782 1170 793 1220 804 1270 814 1320 824 1370 833 1420 843 1470 852 1021 760 1071 771 1121 782 1171 793 1221 804 1271 814 1321 824 1371 833 1421 843 1471 852 1022 760 1072 772 1122 783 1172 793 1222 804 1272 814 1322 824 1372 834 1422 843 1472 852 1023 760 1073 772 1123 783 1173 794 1223 804 1273 814 1323 824 1373 834 1423 843 1473 852 1024 761 1074 772 1124 783 1174 794 1224 804 1274 814 1324 824 1374 834 1424 843 1474 853 1025 761 1075 772 1125 783 1175 794 1225 805 1275 815 1325 825 1375 834 1425 844 1475 853 1026 761 1076 772 1126 784 1176 794 1226 805 1276 815 1326 825 1376 834 1426 844 1476 853 1027 761 1077 773 1127 784 1177 795 1227 805 1277 815 1327 825 1377 835 1427 844 1477 853 1028 761 1078 773 1128 784 1178 795 1228 805 1278 815 1328 825 1378 835 1428 844 1478 853 1029 762 1079 773 1129 784 1179 795 1229 805 1279 815 1329 825 1379 835 1429 844 1479 854 1030 762 1080 773 1130 784 1180 795 1230 806 1280 816 1330 826 1380 835 1430 845 1480 854 1031 762 1081 774 1131 785 1181 795 1231 806 1281 816 1331 826 1381 835 1431 845 1481 854 1032 762 1082 774 1132 785 1182 796 1232 806 1282 816 1332 826 1382 836 1432 845 1482 854 1033 763 1083 774 1133 785 1183 796 1233 806 1283 816 1333 826 1383 836 1433 845 1483 854 1034 763 1084 774 1134 785 1184 796 1234 806 1284 816 1334 826 1384 836 1434 845 1484 854 1035 763 1085 774 1135 785 1185 796 1235 807 1285 817 1335 827 1385 836 1435 845 1485 855 1036 763 1086 775 1136 786 1186 796 1236 807 1286 817 1336 827 1386 836 1436 846 1486 855 1037 764 1087 775 1137 786 1187 797 1237 807 1287 817 1337 827 1387 837 1437 846 1487 855 1038 764 1088 775 1138 786 1188 797 1238 807 1288 817 1338 827 1388 837 1438 846 1488 855 1039 764 1089 775 1139 786 1189 797 1239 807 1289 817 1339 827 1389 837 1439 846 1489 855 1040 764 1090 776 1140 787 1190 797 1240 808 1290 818 1340 828 1390 837 1440 846 1490 856 1041 764 1091 776 1141 787 1191 797 1241 808 1291 818 1341 828 1391 837 1441 847 1491 856 1042 765 1092 776 1142 787 1192 798 1242 808 1292 818 1342 828 1392 837 1442 847 1492 856 1043 765 1093 776 1143 787 1193 798 1243 808 1293 818 1343 828 1393 838 1443 847 1493 856 1044 765 1094 776 1144 787 1194 798 1244 808 1294 818 1344 828 1394 838 1444 847 1494 856 1045 765 1095 777 1145 788 1195 798 1245 809 1295 819 1345 828 1395 838 1445 847 1495 856 1046 766 1096 777 1146 788 1196 799 1246 809 1296 819 1346 829 1396 838 1446 848 1496 857 1047 766 1097 777 1147 788 1197 799 1247 809 1297 819 1347 829 1397 838 1447 848 1497 857 1048 766 1098 777 1148 788 1198 799 1248 809 1298 819 1348 829 1398 839 1448 848 1498 857 1049 766 1099 778 1149 789 1199 799 1249 809 1299 819 1349 829 1399 839 1449 848 1499 857 1050 767 1100 778 1150 789 1200 799 1250 810 1300 820 1350 829 1400 839 1450 848 1500 857 Chapitre 11, page 227 1 Source : Adapté de l'Association des ingénieurs allemands VDI 3471. TABLEAU 27-2 DISTANCES DE BASE (PARAMÈTRE B) 1 (SUITE) U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. 1501 857 1551 866 1601 875 1651 884 1701 892 1751 900 1801 908 1851 916 1901 923 1951 931 1502 858 1552 867 1602 875 1652 884 1702 892 1752 900 1802 908 1852 916 1902 924 1952 931 1503 858 1553 867 1603 875 1653 884 1703 892 1753 900 1803 908 1853 916 1903 924 1953 931 1504 858 1554 867 1604 876 1654 884 1704 892 1754 900 1804 908 1854 916 1904 924 1954 931 1505 858 1555 867 1605 876 1655 884 1705 892 1755 901 1805 909 1855 916 1905 924 1955 932 1506 858 1556 867 1606 876 1656 884 1706 893 1756 901 1806 909 1856 917 1906 924 1956 932 1507 859 1557 867 1607 876 1657 885 1707 893 1757 901 1807 909 1857 917 1907 924 1957 932 1508 859 1558 868 1608 876 1658 885 1708 893 1758 901 1808 909 1858 917 1908 925 1958 932 1509 859 1559 868 1609 876 1659 885 1709 893 1759 901 1809 909 1859 917 1909 925 1959 932 1510 859 1560 868 1610 877 1660 885 1710 893 1760 901 1810 909 1860 917 1910 925 1960 932 1511 859 1561 868 1611 877 1661 885 1711 893 1761 902 1811 910 1861 917 1911 925 1961 933 1512 859 1562 868 1612 877 1662 885 1712 894 1762 902 1812 910 1862 917 1912 925 1962 933 1513 860 1563 868 1613 877 1663 886 1713 894 1763 902 1813 910 1863 918 1913 925 1963 933 1514 860 1564 869 1614 877 1664 886 1714 894 1764 902 1814 910 1864 918 1914 925 1964 933 1515 860 1565 869 1615 877 1665 886 1715 894 1765 902 1815 910 1865 918 1915 926 1965 933 1516 860 1566 869 1616 878 1666 886 1716 894 1766 902 1816 910 1866 918 1916 926 1966 933 1517 860 1567 869 1617 878 1667 886 1717 894 1767 903 1817 910 1867 918 1917 926 1967 933 1518 861 1568 869 1618 878 1668 886 1718 895 1768 903 1818 911 1868 918 1918 926 1968 934 1519 861 1569 870 1619 878 1669 887 1719 895 1769 903 1819 911 1869 919 1919 926 1969 934 1520 861 1570 870 1620 878 1670 887 1720 895 1770 903 1820 911 1870 919 1920 926 1970 934 1521 861 1571 870 1621 878 1671 887 1721 895 1771 903 1821 911 1871 919 1921 927 1971 934 1522 861 1572 870 1622 879 1672 887 1722 895 1772 903 1822 911 1872 919 1922 927 1972 934 1523 861 1573 870 1623 879 1673 887 1723 895 1773 904 1823 911 1873 919 1923 927 1973 934 1524 862 1574 870 1624 879 1674 887 1724 896 1774 904 1824 912 1874 919 1924 927 1974 934 1525 862 1575 871 1625 879 1675 888 1725 896 1775 904 1825 912 1875 919 1925 927 1975 935 1526 862 1576 871 1626 879 1676 888 1726 896 1776 904 1826 912 1876 920 1926 927 1976 935 1527 862 1577 871 1627 879 1677 888 1727 896 1777 904 1827 912 1877 920 1927 927 1977 935 1528 862 1578 871 1628 880 1678 888 1728 896 1778 904 1828 912 1878 920 1928 928 1978 935 1529 862 1579 871 1629 880 1679 888 1729 896 1779 904 1829 912 1879 920 1929 928 1979 935 1530 863 1580 871 1630 880 1680 888 1730 897 1780 905 1830 913 1880 920 1930 928 1980 935 1531 863 1581 872 1631 880 1681 889 1731 897 1781 905 1831 913 1881 920 1931 928 1981 936 1532 863 1582 872 1632 880 1682 889 1732 897 1782 905 1832 913 1882 921 1932 928 1982 936 1533 863 1583 872 1633 880 1683 889 1733 897 1783 905 1833 913 1883 921 1933 928 1983 936 1534 863 1584 872 1634 881 1684 889 1734 897 1784 905 1834 913 1884 921 1934 928 1984 936 1535 864 1585 872 1635 881 1685 889 1735 897 1785 905 1835 913 1885 921 1935 929 1985 936 1536 864 1586 872 1636 881 1686 889 1736 898 1786 906 1836 913 1886 921 1936 929 1986 936 1537 864 1587 873 1637 881 1687 890 1737 898 1787 906 1837 914 1887 921 1937 929 1987 936 1538 864 1588 873 1638 881 1688 890 1738 898 1788 906 1838 914 1888 921 1938 929 1988 937 1539 864 1589 873 1639 881 1689 890 1739 898 1789 906 1839 914 1889 922 1939 929 1989 937 1540 864 1590 873 1640 882 1690 890 1740 898 1790 906 1840 914 1890 922 1940 929 1990 937 1541 865 1591 873 1641 882 1691 890 1741 898 1791 906 1841 914 1891 922 1941 930 1991 937 1542 865 1592 873 1642 882 1692 890 1742 899 1792 907 1842 914 1892 922 1942 930 1992 937 1543 865 1593 874 1643 882 1693 891 1743 899 1793 907 1843 915 1893 922 1943 930 1993 937 1544 865 1594 874 1644 882 1694 891 1744 899 1794 907 1844 915 1894 922 1944 930 1994 937 1545 865 1595 874 1645 883 1695 891 1745 899 1795 907 1845 915 1895 923 1945 930 1995 938 1546 865 1596 874 1646 883 1696 891 1746 899 1796 907 1846 915 1896 923 1946 930 1996 938 1547 866 1597 874 1647 883 1697 891 1747 899 1797 907 1847 915 1897 923 1947 930 1997 938 1548 866 1598 875 1648 883 1698 891 1748 899 1798 907 1848 915 1898 923 1948 931 1998 938 1549 866 1599 875 1649 883 1699 891 1749 900 1799 908 1849 915 1899 923 1949 931 1999 938 1550 866 1600 875 1650 883 1700 892 1750 900 1800 908 1850 916 1900 923 1950 931 2000 938 Chapitre 11, page 228 TABLEAU 27-2 DISTANCES DE BASE (PARAMÈTRE B) 1 (SUITE) U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. U.A. m. 2001 938 2051 946 2101 953 2151 960 2201 967 2251 974 2301 981 2351 987 2401 994 2451 1000 2002 939 2052 946 2102 953 2152 960 2202 967 2252 974 2302 981 2352 987 2402 994 2452 1000 2003 939 2053 946 2103 953 2153 960 2203 967 2253 974 2303 981 2353 987 2403 994 2453 1000 2004 939 2054 946 2104 953 2154 960 2204 967 2254 974 2304 981 2354 988 2404 994 2454 1001 2005 939 2055 946 2105 953 2155 961 2205 967 2255 974 2305 981 2355 988 2405 994 2455 1001 2006 939 2056 946 2106 954 2156 961 2206 968 2256 974 2306 981 2356 988 2406 994 2456 1001 2007 939 2057 947 2107 954 2157 961 2207 968 2257 975 2307 981 2357 988 2407 994 2457 1001 2008 939 2058 947 2108 954 2158 961 2208 968 2258 975 2308 981 2358 988 2408 995 2458 1001 2009 940 2059 947 2109 954 2159 961 2209 968 2259 975 2309 982 2359 988 2409 995 2459 1001 2010 940 2060 947 2110 954 2160 961 2210 968 2260 975 2310 982 2360 988 2410 995 2460 1001 2011 940 2061 947 2111 954 2161 961 2211 968 2261 975 2311 982 2361 988 2411 995 2461 1001 2012 940 2062 947 2112 954 2162 962 2212 968 2262 975 2312 982 2362 989 2412 995 2462 1002 2013 940 2063 947 2113 955 2163 962 2213 969 2263 975 2313 982 2363 989 2413 995 2463 1002 2014 940 2064 948 2114 955 2164 962 2214 969 2264 976 2314 982 2364 989 2414 995 2464 1002 2015 941 2065 948 2115 955 2165 962 2215 969 2265 976 2315 982 2365 989 2415 995 2465 1002 2016 941 2066 948 2116 955 2166 962 2216 969 2266 976 2316 983 2366 989 2416 996 2466 1002 2017 941 2067 948 2117 955 2167 962 2217 969 2267 976 2317 983 2367 989 2417 996 2467 1002 2018 941 2068 948 2118 955 2168 962 2218 969 2268 976 2318 983 2368 989 2418 996 2468 1002 2019 941 2069 948 2119 955 2169 962 2219 969 2269 976 2319 983 2369 990 2419 996 2469 1002 2020 941 2070 948 2120 956 2170 963 2220 970 2270 976 2320 983 2370 990 2420 996 2470 1003 2021 941 2071 949 2121 956 2171 963 2221 970 2271 976 2321 983 2371 990 2421 996 2471 1003 2022 942 2072 949 2122 956 2172 963 2222 970 2272 977 2322 983 2372 990 2422 996 2472 1003 2023 942 2073 949 2123 956 2173 963 2223 970 2273 977 2323 983 2373 990 2423 997 2473 1003 2024 942 2074 949 2124 956 2174 963 2224 970 2274 977 2324 984 2374 990 2424 997 2474 1003 2025 942 2075 949 2125 956 2175 963 2225 970 2275 977 2325 984 2375 990 2425 997 2475 1003 2026 942 2076 949 2126 956 2176 963 2226 970 2276 977 2326 984 2376 990 2426 997 2476 1003 2027 942 2077 949 2127 957 2177 964 2227 971 2277 977 2327 984 2377 991 2427 997 2477 1003 2028 942 2078 950 2128 957 2178 964 2228 971 2278 977 2328 984 2378 991 2428 997 2478 1004 2029 943 2079 950 2129 957 2179 964 2229 971 2279 978 2329 984 2379 991 2429 997 2479 1004 2030 943 2080 950 2130 957 2180 964 2230 971 2280 978 2330 984 2380 991 2430 997 2480 1004 2031 943 2081 950 2131 957 2181 964 2231 971 2281 978 2331 985 2381 991 2431 998 2481 1004 2032 943 2082 950 2132 957 2182 964 2232 971 2282 978 2332 985 2382 991 2432 998 2482 1004 2033 943 2083 950 2133 957 2183 964 2233 971 2283 978 2333 985 2383 991 2433 998 2483 1004 2034 943 2084 951 2134 958 2184 965 2234 971 2284 978 2334 985 2384 991 2434 998 2484 1004 2035 943 2085 951 2135 958 2185 965 2235 972 2285 978 2335 985 2385 992 2435 998 2485 1004 2036 944 2086 951 2136 958 2186 965 2236 972 2286 978 2336 985 2386 992 2436 998 2486 1005 2037 944 2087 951 2137 958 2187 965 2237 972 2287 979 2337 985 2387 992 2437 998 2487 1005 2038 944 2088 951 2138 958 2188 965 2238 972 2288 979 2338 985 2388 992 2438 998 2488 1005 2039 944 2089 951 2139 958 2189 965 2239 972 2289 979 2339 986 2389 992 2439 999 2489 1005 2040 944 2090 951 2140 958 2190 965 2240 972 2290 979 2340 986 2390 992 2440 999 2490 1005 2041 944 2091 952 2141 959 2191 966 2241 972 2291 979 2341 986 2391 992 2441 999 2491 1005 2042 944 2092 952 2142 959 2192 966 2242 973 2292 979 2342 986 2392 993 2442 999 2492 1005 2043 945 2093 952 2143 959 2193 966 2243 973 2293 979 2343 986 2393 993 2443 999 2493 1005 2044 945 2094 952 2144 959 2194 966 2244 973 2294 980 2344 986 2394 993 2444 999 2494 1006 2045 945 2095 952 2145 959 2195 966 2245 973 2295 980 2345 986 2395 993 2445 999 2495 1006 2046 945 2096 952 2146 959 2196 966 2246 973 2296 980 2346 986 2396 993 2446 999 2496 1006 2047 945 2097 952 2147 959 2197 966 2247 973 2297 980 2347 987 2397 993 2447 1000 2497 1006 2048 945 2098 952 2148 960 2198 967 2248 973 2298 980 2348 987 2398 993 2448 1000 2498 1006 2049 945 2099 953 2149 960 2199 967 2249 973 2299 980 2349 987 2399 993 2449 1000 2499 1006 2050 946 2100 953 2150 960 2200 967 2250 974 2300 980 2350 987 2400 994 2450 1000 2500 1006 1 Source : Adapté de l'Association des ingénieurs allemands VDI 3471 Chapitre 11, page 229 Le paramètre C, est celui du potentiel d'odeur. Le tableau 27-3 présente le potentiel d'odeur selon le groupe ou la catégorie d'animaux en cause. Le paramètre D correspond au type de fumier. Le tableau 27-4 fournit la valeur de ce paramètre en regard au mode de gestion des engrais de ferme. TABLEAU 27-4 TYPE DE FUMIER (PARAMÈTRE D) Mode de gestion des engrais de ferme Paramètre D Gestion solide - Bovins laitiers et de boucherie, chevaux, moutons chèvres - Autres groupes ou catégories d'animaux 0,6 0,8 Gestion liquide - Bovins laitiers et de boucherie - Autres groupes et catégories d'animaux 0,8 1,0 TABLEAU 27-3 COEFFICIENT D'ODEUR (PARAMÈTRE C) Groupe ou catégorie d'animaux Paramètre C Bovins de boucherie - dans un bâtiment fermé - sur une aire d'alimentation extérieure 0,7 0,8 Bovins laitiers 0,7 Canards 0,7 Chevaux 0,7 Chèvres 0,7 Dindons - dans un bâtiment fermé - sur une aire d'alimentation extérieure 0,7 0,8 Lapins 0,8 Moutons 0,7 Porcs 1,0 Poulets - poules pondeuses en cage - poules pour la reproduction - poules à griller / gros poulets - poulettes 0,8 0,8 0,7 0.7 Renards 1,1 Veaux lourds - veaux de lait - veaux de grain 1,0 0,8 Visons 1,1 Autres espèces animales 0,8 Chapitre 11, page 230 Le paramètre E est celui du type de projet. Le tableau 27-5 fournit la valeur de ce paramètre. TABLEAU 27-5 TYPE DE PROJET (PARAMÈTRE E) Augmentation* jusqu'à ... (u.a.) Paramètre E Augmentation Jusqu'à ... (u.a.) Paramètre E 10 ou moins 0,50 141-145 0,68 11-20 0,51 146-150 0,69 21-30 0,52 151-155 0,70 31-40 0,53 156-160 0,71 41-50 0,54 161-165 0,72 51-60 0,55 166-170 0,73 61-70 0,56 171-175 0,74 71-80 0,57 176-180 0,75 81-90 0,58 181-185 0,76 91-100 0,59 186-190 0,77 101-105 0,60 191-195 0,78 106-110 0,61 196-200 0,79 111-115 0,62 201-205 0,80 116-120 0,63 206-210 0,81 121-125 0,64 211-215 0,82 126-130 0,65 216-220 0,83 131-135 0,66 221-225 0,84 136-140 0,67 226 et plus/ou nouveau projet** 1,00 * À considérer selon le nombre total d'animaux auquel on veut porter le troupeau, qu'il y ait ou non agrandissement ou construction de bâtiment. ** Nouveau projet : Nouvelle installation d'élevage Chapitre 11, page 231 Le paramètre F est le facteur d'atténuation. Ce paramètre figure au tableau 27-6. Il permet d'intégrer l'effet d'atténuation des odeurs résultant de la technologie utilisée. TABLEAU 27-6 FACTEURS D'ATTÉNUATION (PARAMÈTRE F) Technologie Paramètre F (F = F1 x F2) Toiture sur lieu d'entreposage - absente; F1 1,0 - rigide permanente; 0,7 - temporaire (couche de tourbe, couche de plastique). 0,9 Ventilation - naturelle et forcée avec multiples sorties d'air; F2 1,0 - forcée avec sorties d'air regroupées et sorties de l'air au- dessus du toit; 0,9 - forcée avec sorties d'air regroupées et traitement de l'air avec laveurs d'air ou filtres biologiques. 0,8 Autres technologies - les nouvelles technologies peuvent être utilisées pour réduire les distances lorsque leur efficacité est prouvée. F3 facteur à déterminer lors de l'accréditation Le paramètre G est le facteur d'usage. Il varie selon le type d'unité de voisinage considéré. La valeur de ce facteur est indiquée au tableau 27-7. TABLEAU 27-7 FACTEURS D'USAGE (PARAMÈTRE G) Champ d'application Charge d'odeur inférieure à 1 Charge d'odeur égale ou supérieure à 1 immeuble protégé 1,0 1,5 maison d'habitation 0,5 0,5 périmètre d'urbanisation 1,5 2,01 zone de villégiature - 2,0 terrain de golf - 1,0 1 Lorsque l'installation d'élevage est visée par l'article 11.10.2, entre la distance obtenue en utilisant le facteur G et la règle liée au zonage des productions, la distance la plus éloignée doit être appliquée. A.272-2014, 21/07/2014; R. 272-2014, 21/07/2014 Chapitre 11, page 232 11.10.2 RÈGLES AUX INSTALLATIONS D'ÉLEVAGE DONT LA CHARGE D'ODEUR EST ÉGALE OU SUPÉRIEURE À 1, À PROXIMITÉ D'UN PÉRIMÈTRE D'URBANISATION Des règles spécifiques sont applicables pour contrer les inconvénients reliés aux odeurs inhérentes aux installations d'élevage à forte charge d'odeur à proximité des périmètres d'urbanisation. Dans une distance minimale d'un périmètre d'urbanisation, sous réserve de dispositions inconciliables, il est exigé : TABLEAU 28 ZONAGE DES PRODUCTIONS - UNITÉS D'ÉLEVAGE Distance minimale Nombre d'unités animales 0 - 450 mètres aucune production à fort coefficient d'odeur 451 mètres 1 u.a. et plus Dans les vents dominants 0 - 900 mètres aucune production à fort coefficient d'odeur 901 - 1124 mètres 1 à 200 u.a. 1 125 mètres 201 u.a. et plus Ces distances sont illustrées à la carte « zonage relatif à la gestion des odeurs en territoire agricole » (voir annexe 6). M.272-2014, 21/07/2014 11.10.2.1 CATÉGORIES ET TYPES D'ÉLEVAGES VISÉS Les catégories et types d'élevages présentant une forte charge d'odeur sont les porcs, les renards, les visons et les veaux de lait. A.272-2014, 21/07/2014 11.10.2.2 RÈGLE SPÉCIFIQUE EN RAISON DES VENTS DOMINANTS AUX INSTALLATIONS D'ÉLEVAGE DONT LA CHARGE D'ODEUR EST ÉGALE OU SUPÉRIEURE À 1 Lorsqu'une nouvelle installation d'élevage se localise dans la direction des vents dominants celle-ci doit s'implanter selon les normes de localisation précisées au tableau 29. Chapitre 11, page 233 TABLEAU 29 NORMES DE LOCALISATION POUR UNE INSTALLATION D'ÉLEVAGE OU UN ENSEMBLE D'INSTALLATIONS D'ÉLEVAGE EN REGARD D'UNE MAISON D'HABITATION OU D'UN IMMEUBLE PROTÉGÉ EXPOSÉS AUX VENTS DOMINANTS D'ÉTÉ (LES DISTANCES LINÉAIRES SONT EXPRIMÉES EN MÈTRES) Renards et visons dans un bâtiment Élevage de suidés Élevage de porcs (maternité) et veaux de lait Nature du projet Limite maximale d'unités animales permises1 Nombre total2 d'unités animales Distance de tout immeuble protégé exposé3 Distance de toute maison d'habitation exposée Limite maximale d'unités animales permises1 Nombre total2 d'unités animales Distance de tout immeuble protégé exposé3 Distance de toute maison d'habitation exposée Limite maximale d'unités animales permises1 Nombre total2 d'unités animales Distance de tout immeuble protégé exposé3 Distance de toute maison d'habitation exposée Nouvelle installation d'élevage ou ensemble d'installation s d'élevage 1 à 80 81 - 160 161 - 320 321 -- 480 ≥ 480 450 675 900 1 125 3/u.a. 300 450 600 750 2/u.a. 1 à 200 201 - 400 401 - 600 ≥ 601 900 1 125 1 350 2,25/ua 600 750 900 1,5/ua 0,25 à 50 51 - 75 76 - 125 126 - 250 251 - 375 ≥ 376 450 675 900 1 125 1 350 3,6/ua 300 450 600 750 900 2,4/ua Remplacem ent du type d'élevage 480 1 à 80 81 - 160 161 - 320 321 -- 480 450 675 900 1 125 300 450 600 750 200 1 à 50 51 - 100 101 - 200 450 675 900 300 450 600 200 0,25 à 30 31 - 60 61 - 125 126 - 200 300 450 900 1 125 200 300 600 750 Accroissem ent 480 1 à 40 41 - 80 81 --160 161 -- 320 321 -- 480 300 450 675 900 1 125 200 300 450 600 750 200 1 à 40 41 - 100 101 - 200 225 450 675 150 300 450 200 0,25 à 30 31 - 60 61 - 125 126 - 200 300 450 900 1 125 200 300 600 750 A.272-2014, 21/07/2014 1 Dans l'application des normes de localisation prévues à la présente annexe, un projet qui excède la limite maximale d'unités animales visée à cette annexe doit être considéré comme un nouvel établissement de production animale. 2 Nombre total : la quantité d'animaux contenus dans l'installation d'élevage ou l'ensemble d'installations d'élevage d'une unité d'élevage y compris les animaux qu'on prévoit ajouter. Lorsqu'on élève ou projette d'élever deux ou plusieurs types d'animaux dans une même unité d'élevage, on a recours aux normes de localisation qui régissent le type d'élevage qui comporte le plus grand nombre d'unités animales, sous réserve que ces normes ne peuvent être inférieures à celles qui s'appliqueraient si le nombre d'unités animales était pris séparément pour chaque espèce. Pour déterminer les normes de localisation qui s'appliquent, on additionne le nombre total d'unités animales de l'unité d'élevage et on applique le total ainsi obtenu au type d'élevage majoritaire en nombre d'unités animales. 3 Exposé : qui est situé à l'intérieur de l'aire formée par deux lignes droites parallèles imaginaires prenant naissance à 100 mètres des extrémités d'un établissement de production animale et prolongées à l'infini dans la direction prise par un vent dominant d'été, soit un vent soufflant plus de 25% du temps dans une direction durant les mois de juin, juillet et août réunis, tel qu'évalué à la station météorologique la plus représentative de l'emplacement d'un établissement d'une unité d'élevage. Chapitre 11, page 234 11.10.2.3 RÈGLE SPÉCIFIQUE EN RAISON DE LA PROXIMITÉ DES COURS D'EAU PRÉSENTANT DES PARTICULARITÉS ET SUJETS À UNE PLUS GRANDE PROTECTION En bordure de la branche principale des rivières Châteauguay, Trout, des Anglais et La Guerre sur une distance de 300 mètres, est prohibée toute installation d'élevage dont la charge d'odeur est égale ou supérieure à 1, de même que le lieu d'entreposage de ces engrais sans production. A.272-2014, 21/07/2014 11.10.3 DISPOSITIONS APPLICABLES AUX LIEUX D'ENTREPOSAGE DES ENGRAIS SITUÉS À PLUS DE 150 MÈTRES D'UNE INSTALLATION D'ÉLEVAGE Lorsque des engrais de ferme sont entreposés à l'extérieur de l'installation d'élevage, des distances séparatrices doivent être respectées. Elles sont établies en considérant qu'une unité animale nécessite une capacité d'entreposage de 20 m3. Par exemple, la valeur du paramètre A dans le cas d'un réservoir d'une capacité de 1 000 m3 correspond à 50 unités animales. Une fois cette équivalence établie, il est possible de déterminer la distance de base correspondante à l'aide du tableau 27-2. La formule multipliant entre eux les paramètres B, C, D, E, F et G peut alors être appliquée. Le tableau 30 illustre des cas où C, D et E valent 1, le paramètre G variant selon l'unité de voisinage considérée. TABLEAU 30 DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES AUX LIEUX D'ENTREPOSAGE DES LISIERS* SITUÉS À PLUS DE 150 M DE L'INSTALLATION D'ÉLEVAGE Capacité d'entreposage** (m3) Distances séparatrices (m) Maison d'habitation Immeuble protégé Périmètre d'urbanisation 1 000 148 295 443 2 000 184 367 550 3 000 208 416 624 4 000 228 456 684 5 000 245 489 734 6 000 259 517 776 7 000 272 543 815 8 000 283 566 849 9 000 294 588 882 10 000 304 607 911 * Pour les fumiers, multiplier les distances ci-dessus par 0,8. ** Pour d'autres capacités d'entreposage, faire les calculs nécessaires en utilisant une règle de proportionnalité ou les données du paramètre A. R.272-2014, 21/07/2014 Chapitre 11, page 235 11.10.4 DISPOSITIONS APPLICABLES À L'ÉPANDAGE DES ENGRAIS DE FERME La nature des engrais de ferme de même que l'équipement utilisé sont déterminants quant aux distances séparatrices à respecter lors de l'épandage. Les distances du tableau 31 constituent un compromis entre les pratiques d'épandage et la protection des autres usages en milieu agricole. Concernant l'épandage des engrais de ferme, les distances séparatrices suivantes sont édictées. TABLEAU 31 DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES À L'ÉPANDAGE DES ENGRAIS DE FERME Distance requise de toute maison d'habitation, d'un périmètre d'urbanisation, ou d'un immeuble protégé Type Mode d'épandage 15 juin au 15 août Autres temps L I S I E R aéroaspersion (citerne) lisier laissé en surface plus de 24h 75 m 25 m lisier incorporé en moins de 24h 25 m limite du champ aspersion par rampe 25 m limite du champ par pendillard limite du champ limite du champ incorporation simultanée limite du champ limite du champ F U M I E R frais, laissé en surface plus de 24h 75 m limite du champ frais, incorporé en moins de 24h limite du champ limite du champ compost limite du champ limite du champ R.272-2014, 21/07/2014 11.10.5 RÈGLES D'EXCEPTIONS ATTRIBUÉES AU DROIT DE DÉVELOPPEMENT L'accroissement des activités agricoles d'une unité d'élevage est, sous réserve de toute norme par ailleurs applicable en vertu d'une loi ou d'un règlement, permis si les conditions suivantes sont respectées : 1. l'unité d'élevage est dénoncée conformément à l'article 79.2.6 de la LPTAA; 2. un point du périmètre de toute installation d'élevage et, le cas échéant, de tout ouvrage d'entreposage des déjections animales nécessaire à l'accroissement est à moins de 150 mètres de la prochaine installation d'élevage ou du prochain ouvrage d'entreposage des déjections animales de l'unité d'élevage; 3. le nombre d'unités animales, tel que déclaré pour cette unité d'élevage dans la dénonciation mentionnée à l'alinéa 1 est augmenté d'au plus 75 u.a.; toutefois, le nombre total d'unités animales qui résultera de cette augmentation ne peut en aucun cas excéder 225 u.a.; Chapitre 11, page 236 4. le coefficient d'odeur des catégories ou groupes des nouveaux animaux n'est pas supérieur à celui de la catégorie ou du groupe des animaux qui compte le plus d'unités animales; 5. le cas échéant, les conditions supplémentaires prescrites par règlement du gouvernement prises en vertu de l'article 79.2.7 de la LPTAA sont respectées. L'accroissement des activités agricoles dans cette unité d'élevage n'est toutefois pas assujetti aux normes suivantes : 1. toute norme de distance séparatrice; 2. toute norme édictée dans le présent règlement touchant le zonage de production; 3. toute norme découlant de l'exercice des pouvoirs prévus au paragraphe 5 du deuxième alinéa de l'article 113 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme; toutefois, l'accroissement demeure assujetti à celles de ces normes qui concernent l'espace qui doit être laissé libre entre les constructions et les lignes de rues et les lignes de terrains. Une unité d'élevage est évidemment assujettie à l'ensemble de ces normes une fois qu'on y a ajouté 75 u.a. ou porté à 225 le nombre total d'u.a. Le droit de développement ne dispense pas le producteur agricole du respect du Règlement sur les exploitations agricoles (REA) qui oblige notamment : 1. à l'obtention d'un certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement; 2. au respect des distances entre les nouvelles installations et les cours d'eau, lacs et puits; 3. à l'adoption d'un plan agroenvironnemental de fertilisation. R.272-2014, 21/07/2014 11.10.6 RÈGLES PARTICULIÈRES EN REGARD DE L'ÉLEVAGE DE PORCS Dans le cas d'une unité d'élevage où sont élevés ou gardés des porcs, les conditions suivantes s'appliquent : 1. l'épandage des lisiers provenant de cette unité d'élevage doit être effectué à l'aide d'une rampe ou, lorsque la topographie du terrain ne permet pas l'usage d'une rampe, par la méthode d'aspersion de base; 2. doivent être recouverts d'une toiture, tout ouvrage d'entreposage des lisiers provenant de cette unité d'élevage situé à l'intérieur d'un périmètre d'urbanisation et tout ouvrage situé en zone agricole dont un point du périmètre est à moins de 550 mètres d'un périmètre d'urbanisation. R.272-2014, 21/07/2014 Chapitre 11, page 237 11.10.7 DISPOSITIONS RELATIVES À UN BÂTIMENT D'ÉLEVAGE DÉROGATOIRE PROTÉGÉ PAR DROITS ACQUIS M.272-2014, 21/07/2014 11.10.7.1 BÂTIMENT D'ÉLEVAGE DÉROGATOIRE PROTÉGÉ PAR DROITS ACQUIS Bâtiment non conforme au présent règlement quant à sa construction ou son implantation et pour lequel un permis de construction valide a été émis avant l'entrée en vigueur du présent règlement. A.272-2014, 21/07/2014 11.10.7.2 AGRANDISSEMENT D'UN BÂTIMENT D'ÉLEVAGE DÉROGATOIRE PROTÉGÉ PAR DROITS ACQUIS Sous réserve des privilèges accordés par la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, un bâtiment dont l'implantation est dérogatoire et protégé par droits acquis, peut être agrandi conformément aux dispositions du présent règlement et de tous autres règlements applicables. A.272-2014, 21/07/2014 11.10.7.3 RECONSTRUCTION D'UN BÂTIMENT D'ÉLEVAGE DÉROGATOIRE PROTÉGÉ PAR DROITS ACQUIS La reconstruction d'un bâtiment d'élevage dérogatoire protégé par droits acquis détruit, devenu dangereux ou ayant perdu au moins la moitié de sa valeur inscrite au rôle d'évaluation par suite d'un incendie ou par quelque autre cause, est permise si cette reconstruction et l'usage n'augmente pas la dérogation aux dispositions de présent règlement. A.272-2014, 21/07/2014 11.10.8 IMPLANTATION OU AGRANDISSEMENT D'UN BÂTIMENT NON AGRICOLE En zone agricole, un bâtiment utilisé ou destiné à être utilisé à une fin autre qu'agricole ne doit pas être érigé ou agrandi du côté de l'unité d'élevage et dont l'emplacement aurait l'effet le plus contraignant sur la capacité d'y accroître les activités agricoles s'il était tenu compte de l'emplacement ou l'agrandissement de ce bâtiment dans l'application de normes de distance séparatrice. Lorsque, en application de l'alinéa précédent, un point du périmètre d'un tel bâtiment ou de son agrandissement empiète sur l'espace qui, en vertu des normes de distances séparatrices, doit être laissé libre depuis toute unité d'élevage voisine, toute norme de distances séparatrices applicable lors de l'érection ou de l'agrandissement de ce bâtiment continue de s'appliquer à l'accroissement des activités agricoles de toute unité d'élevage voisine sans tenir compte de l'emplacement de ce bâtiment ou de son agrandissement. Chapitre 11, page 238 Dans le cas où le bâtiment visé aux alinéas précédents du présent article est une résidence construite après le 21 juin 2001 en vertu de l'article 40 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, toute norme portant sur les usages agricoles, découlant de l'exercice des pouvoirs prévus au paragraphe 3º du deuxième alinéa de l'article 113 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme et toute norme de distances séparatrices s'appliquent aux unités d'élevage voisines, sans tenir compte de l'emplacement de ce bâtiment ou de son agrandissement. Lorsqu'un ouvrage d'entreposage des déjections animales, un autre ouvrage visant à réduire la pollution ou un ouvrage visant à réduire les inconvénients reliés aux odeurs provenant d'une unité d'élevage ne peut être érigé qu'en empiétant sur l'espace qui doit être laissé libre en vertu des normes de distances séparatrices, l'érection est permise malgré ces normes de distances séparatrices, sous la seule réserve que cet ouvrage ne doit pas être érigé du côté du bâtiment utilisé à une fin autre qu'agricole dont l'emplacement, s'il était tenu compte des normes de distances séparatrices, aurait l'effet le plus contraignant sur la capacité d'accroissement des activités agricoles de cette unité d'élevage. A.272-2014, 21/07/2014 11.10.9 RENSEIGNEMENTS ET DOCUMENTS REQUIS LORS DE LA DEMANDE DE PERMIS OU DE CERTIFICAT POUR UNE CONSTRUCTION OU UN OUVRAGE RELATIF À UNE INSTALLATION D'ÉLEVAGE OU UN LIEU D'ENTREPOSAGE D'ENGRAIS Les renseignements et documents requis, pour qu'une demande de permis ou de certificat d'autorisation puisse être complète et faire l'objet d'une émission, sont les suivants : 1. le nom, l'adresse et le numéro de téléphone du requérant et de son représentant autorisé, selon le cas échéant; 2. une description (texte et plans) de la nature des travaux, ouvrages ou constructions projetées faisant l'objet de la demande; 3. le plan de cadastre ou d'opération cadastrale du site faisant l'objet de la demande, s'il y a lieu; 4. lorsque l'unité d'élevage dépasse 50 u.a., un plan préparé par un membre d'un ordre professionnel illustrant, dans un rayon d'un kilomètre autour du projet, les éléments suivants : 1. la localisation et les distances par rapport au projet visé par la demande : - d'une installation d'élevage; - des voies publiques existantes; - d'un périmètre d'urbanisation; - d'une zone de villégiature; - branche principale des rivières Châteauguay, Trout, des Anglais et La Guerre; Chapitre 11, page 239 - les immeubles utilisés à des fins autres qu'agricole entre autres : un immeuble protégé et une maison d'habitation. 2. le nombre d'unités animales, le coefficient d'odeur, le type de fumier, le type de projet, les mesures d'atténuation des odeurs et de chacune des unités d'élevage; 5. une copie conforme de l'autorisation accordée par la Commission de protection du territoire agricole, lorsque requis par la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles; 6. une copie conforme du certificat d'autorisation ou d'avis de projet du ministère de l'Environnement, lorsque requis; 7. les autres informations requises pour une bonne compréhension de la demande. A.272-2014, 21/07/2014 11.11 DISPOSITIONS RELATIVES AUX ÉTABLISSEMENTS DE CAMPING 1. Tout établissement de camping doit posséder un poste d'accueil destiné à la réception et à l'enregistrement des clients. 2. Tout site d'un établissement de camping mis à la disposition d'un client pour l'installation d'une tente doit avoir une superficie d'au moins 80 m2. 3. Tout site d'un établissement de camping mis à la disposition d'un client pour l'installation d'un équipement de camping sur roues doit avoir une superficie d'au moins 100 m2. 4. Tout site d'un établissement de camping mis à la disposition d'un client doit être réservé à l'usage exclusif de ce dernier pendant toute la durée de son séjour. 5. Tout établissement de camping doit s'assurer que chaque client installe sa tente ou son équipement de camping sur roues à une distance d'au moins 1 m des limites du site mis à sa disposition. 6. Tout établissement de camping doit mettre gratuitement à la disposition des clients, au poste d'accueil, un téléphone ou un appareil de communication-radio pour demander de l'aide en cas d'urgence ainsi que les coordonnées du centre antipoison, du service ambulancier et du service de police les plus près de l'établissement. 7. Tout établissement de camping doit offrir un système de cueillette quotidienne des déchets ou indiquer aux clients la façon d'en disposer. 8. Tout établissement de camping doit disposer d'une station de vidange pour les eaux usées provenant d'une station de vidange pour les eaux usées, provenant des réservoirs de rétention des caravanes et d'un robinet d'eau courante pour le rinçage, sauf si l'établissement n'est pas accessible par un chemin carrossable. 9. Tout établissement de camping doit disposer, sauf pour les sites qui sont situés à plus de 3 km du poste d'accueil et qui ne sont pas accessibles par un chemin carrossable, d'au moins une prise d'eau potable, un cabinet d'aisances, un lavabo alimenté en eau potable et une douche. Chapitre 11, page 240 Si l'établissement offre 20 sites et plus, il doit disposer d'au moins une prise d'eau potable pour chaque groupe de 20 sites, d'un cabinet d'aisances et d'un lavabo alimenté en eau potable pour chaque groupe de 30 sites et d'une douche pour chaque groupe de 40 sites. 10. Outre la résidence du propriétaire, la résidence est prohibée sur le site de tout établissement de camping. 11.12 DISPOSITIONS RELATIVES AUX TERRITOIRES D'INTÉRÊT HISTORIQUE ET CULTUREL Les noyaux architecturaux et les territoires d'intérêt historique et culturel identifiés au chapitre 7 devront faire l'objet de normes particulières à l'intérieur des plans et règlements d'urbanisme des municipalités concernées. L'objectif est de permettre l'application des dispositions spécifiques en matière d'architecture et d'urbanisme afin d'assurer une intégration harmonieuse des nouveaux bâtiments, la conservation des principales caractéristiques des bâtiments et la préservation de l'aspect visuel et esthétique des ensembles. Ces zones devront être identifiées dans le plan d'urbanisme des municipalités concernées. De plus, les règlements municipaux d'urbanisme devront prévoir les dispositions suivantes : ➢ l'inclusion de normes relatives à la superficie, aux marges de recul, à l'orientation, aux dimensions des façades, à la hauteur, à la pente du toit et aux volumes architecturaux dans les noyaux architecturaux désignés à l'article 7.1.3 et aux figures 5-1 à 5-6; ➢ l'inclusion de normes relatives à l'affichage, à la coupe d'arbres et des dispositions visant à prohiber ou restreindre certains usages incompatibles dans les noyaux architecturaux et les territoires d'intérêt historique et culturel; ➢ l'inclusion de normes relatives à des périmètres de protection dans les territoires d'intérêt historique et culturel. 11.13 DISPOSITIONS RELATIVES AUX TERRITOIRES D'INTÉRÊT ESTHÉTIQUE Les routes, sections de routes, rangs ou partie de rangs localisés sur le plan 2 de 2 en annexe devront faire l'objet d'une identification au plan d'urbanisme des municipalités concernées. Des normes devront être élaborées par les municipalités afin de régir certaines activités de part et d'autre de ces voies de circulation à caractère esthétique tel que : ➢ contrôler l'abattage d'arbre en permettant certains travaux sylvicoles dans les boisés situés à l'intérieur de ces territoires; Chapitre 11, page 241 ➢ dans le cas des arbres ornementaux bordant ces voies de circulation, aucun prélèvement de la matière ligneuse à l'exception des coupes sanitaires et d'entretien sauf dans le cas où un arbre peut porter atteinte à la sécurité publique; ➢ favoriser l'homogénéité dans l'affichage; ➢ assurer le remplacement des arbres morts en bordure de la voie de circulation. 11.14 DISPOSITIONS RELATIVES AUX TERRITOIRES D'INTÉRÊT ÉCOLOGIQUE Les territoires identifiés d'intérêt écologique à l'exception des boisés, (article 7.4) doivent être protégés. Pour des raisons de protection environnementale, les municipalités devront prévoir, dans leur réglementation d'urbanisme des dispositions telles que : ➢ régir ou restreindre l'excavation du sol, la plantation et l'abattage des arbres et tous les travaux de déblai et remblai; ➢ régir ou prohiber tous les usages du sol, constructions ou ouvrages ou certains d'entre eux, selon la nature des lieux. Les activités suivantes sont strictement prohibées dans les territoires identifiés à l'article 7.4. : - le remblai; - l'abattage d'arbre; - la gestion environnementale; - l'extraction; - le captage des eaux souterraines à des fins commerciales et industrielles. Seules les activités suivantes sont autorisées : - les ouvrages destinés aux activités de recherche, de conservation, d'éducation et d'information; - les sentiers de randonnée; - les sentiers d'interprétation de la faune et de la flore; - les tours d'observation; - les infrastructures légères pour l'accueil et l'éducation populaire; - les utilités publiques. M.337-2023, 20/10/2023 Chapitre 11, page 242 11.14.1 DISPOSITIONS RELATIVES AUX MILIEUX HUMIDES, RIVERAINS AU LAC SAINT-FRANÇOIS, SUR LE TERRITOIRE DES MUNICIPALITÉS DE SAINTE-BARBE ET DE SAINT-ANICET Une caractérisation des milieux humides a été effectuée, en 2010, sur les rives du lac Saint-François, (principalement dans les affectations villégiature et récréation extensive) mandatée par la MRC, afin de répondre aux demandes des municipalités de Saint-Anicet et de Sainte-Barbe (AECOM, 2010 Inventaire de milieux humides de la MRC du Haut-Saint-Laurent, Rapport présenté à la MRC du Haut-Saint-Laurent, 30 p. et annexes). Cette caractérisation a donné lieu à une détermination de la valeur écologique du milieu et elle a permis d'identifier les contraintes environnementales dans le contexte réglementaire actuel. Les milieux humides présumés sont identifiés aux figures 12-1 et 12-2. L'échelle de la représentation cartographique a pour but de localiser ces milieux de façon régionale. La délimitation géographique des milieux humides présumés a été relevée et produite dans une base de données géoréférencées conçue pour être lue par un système d'information géographique avec le niveau de précision à laquelle l'information a été traitée. Ces fichiers à la base de la représentation graphique de ces couches d'information ont préséance sur les figures 12-1 et 12-2. À cet effet, les municipalités concernées doivent intégrer dans leur réglementation d'urbanisme les milieux humides présumés présentés aux figures 12-1 et 12-2. Ces municipalités devront aussi prévoir la protection des milieux humides présumés et intégrer les dispositions suivantes dans leur réglementation d'urbanisme: 1. prohiber tout ouvrage, travaux et construction dans un milieu humide présumé; 2. préciser que les mesures relatives aux rives et au littoral s'appliquent à un milieu humide hydroconnecté. Toutefois, dans le cas où l'intervention projetée empiète dans un milieu humide présumé non- hydroconnecté, tout ouvrage, travaux ou construction pourra être permis s'il fait déjà l'objet d'un certificat d'autorisation en vertu du 2e alinéa de l'article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement ou d'un avis de non-assujettissement à la Loi sur la qualité de l'environnement. Le demandeur devra aussi s'assurer d'obtenir toute autre autorisation requise par un règlement ou une loi provinciale ou fédérale. A.260-2012, 31/01/2013; M.283-2015, 16/12/2015 Chapitre 11, page 243 11.14.2 INTERVENTION AUTORISÉE DANS UN MILIEU HUMIDE PRÉSUMÉ Malgré l'article 11.14.1, une intervention dans un milieu humide présumé peut être autorisée lorsqu'il est démontré que l'intervention est réalisée à l'extérieur du milieu humide présumé. Lorsqu'un biologiste et un arpenteur-géomètre déterminent, selon les méthodes reconnues et documentées, la limite exacte d'un milieu humide présumé, cette nouvelle limite a préséance sur la limite d'un milieu humide présumé et sur la couche d'information provenant de la base de données géoréférencées. Afin de déterminer la nouvelle limite d'un milieu humide présumé, un plan d'implantation doit être préparé par un arpenteur-géomètre à l'appui d'une demande de permis ou de certificat. Ce plan d'implantation doit : 1° préciser la localisation de l'intervention projetée, la limite du milieu humide présumé, les limites du terrain et des bâtiments existants; 2° comprendre l'attestation d'un biologiste que l'intervention projetée est située à l'extérieur des limites du milieu humide présumé; 3° comprendre une expertise de caractérisation d'un biologiste incluant une description et des photos du milieu humide présumé au niveau du sol (hydromorphe ou non), de la végétation typique des milieux humides présumés, des indicateurs hydrologiques et des perturbations anthropiques (conformément au guide d'identification et de délimitation des milieux humides du Québec méridional du MDDELCC) plus spécifiquement s'il s'avère que c'est un milieu humide hydroconnecté, la ligne naturelle des hautes eaux doit être utilisée pour délimiter le littoral; 4° inclure tout renseignement pertinent pour l'étude de la demande de permis ou de certificat; 5° s'assurer que les modifications apportées aux milieux humides présumés identifiés aux figures 12.1 et 12.2 ne résultent pas de remblais illégaux. Dans la mesure où la démonstration que l'intervention projetée est, selon le plan d'implantation et l'expertise de caractérisation, située à l'extérieur des limites du milieu humide présumé, un permis ou un certificat peut être délivré. A.283-2015, 16/12/2015 Chapitre 11, page 244 Chapitre 11, page 245 FIGURE 12-1 MILIEUX HUMIDES DE LA MUNICIPALITÉ DE SAINT-ANICET Chapitre 11, page 246 FIGURE 12-2 MILIEUX HUMIDES DES MUNICIPALITÉS DE SAINT-ANICET ET SAINTE-BARBE Chapitre 11, page 247 11.15 DISPOSITIONS RELATIVES À LA PROTECTION DES BOISÉS À l'intérieur des boisés identifiés d'aire de concentration du cerf de Virginie au plan 2 de 2 en annexe, les travaux suivants sont permis : ➢ les coupes d'éclaircie et d'assainissement; ➢ les coupes de conversion sont permises dans la mesure où il y a démonstration qu'une coupe est essentielle et qu'un plan de déboisement est déposé à la municipalité. Le déboisement est permis pour les travaux et ouvrages suivants : ➢ les travaux de défrichement en vue d'une mise en valeur agricole; ➢ les travaux de défrichement en vue d'une mise en valeur des activités permises; ➢ les travaux et ouvrages d'entretien et d'amélioration effectués par le gouvernement ou son mandataire et les municipalités conformément à des programmes gouvernementaux ou municipaux et aux lois et règlements en vigueur; ➢ les travaux d'aménagement effectués par les municipalités conformément à des programmes gouvernementaux ou municipaux et aux lois et règlements en vigueur; ➢ les travaux et ouvrages d'entretien d'un réseau électrique. 11.16 DISPOSITIONS RELATIVES AUX PRISES D'EAU POTABLE MUNICIPALES Les prises d'eau qui approvisionnent les réseaux de distribution d'eau potable devront être identifiées et protégées contre les risques de contamination éventuelle. Un périmètre de protection minimum de 30 m de rayon devra apparaître aux plans et règlements d'urbanisme des municipalités concernées. À l'intérieur de ce périmètre de protection, seront interdits les éléments épurateurs, l'épandage de fumier, d'engrais, de pesticides et d'insecticides de même que les ouvrages, constructions ou activités exception faite des ouvrages requis pour le captage des eaux et leur entretien. Chapitre 11, page 248 Chapitre 11, page 249 FIGURE 13-1 PRISE MUNICIPALE HUNTINGDON - OUVRAGES DE CAPTAGE A.303-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 250 FIGURE 13-2 PRISE MUNICIPALE SAINTE-BARBE - OUVRAGES DE CAPTAGE A.303-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 251 FIGURE 13-3 PUITS MUNICIPAL HOWICK - OUVRAGE DE CAPTAGE A.303-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 252 FIGURE 13-4 PUITS MUNICIPAUX SAINT-CHRYSOSTOME - OUVRAGE DE CAPTAGE A.303-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 253 FIGURE 13-5 PUITS MUNICIPAUX ORMSTOWN (1, 4 ET 5) - OUVRAGES DE CAPTAGE A.303-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 254 FIGURE 13-6 PUITS MUNICIPAUX ORMSTOWN (6 ET 8) - OUVRAGES DE CAPTAGE A.303-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 255 FIGURE 13-7 PUITS MUNICIPAL FRANKLIN - OUVRAGES DE CAPTAGE A.303-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 256 FIGURE 13-8 OFFICE MUNICIPAL D'HABITATION FRANKLIN - OUVRAGES DE CAPTAGE A.303-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 257 FIGURE 13-9 PUITS ÉCOLE PRIMAIRE FRANKLIN - OUVRAGE DE CAPTAGE A.303-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 258 FIGURE 13-10 PUITS ÉCOLE DES JEUNES RIVERAINS (SAINT-ANICET) - OUVRAGES DE CAPTAGE A.303-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 259 FIGURE 13-11 PUITS CPE PETITES POMMES (FRANKLIN) - OUVRAGES DE CAPTAGE A.303-2018, 11/02/2019 Chapitre 11, page 260 Chapitre 11, page 261 11.17 DISPOSITIONS RELATIVES AUX SITES D'ÉLIMINATION DES MATIÈRES RÉSIDUELLES Les dispositions normatives applicables aux sites d'élimination des matières résiduelles identifiés sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent tiennent compte du type de site, s'il est en opération ou désaffecté et de la réglementation provinciale en vigueur. Les municipalités qui disposent sur leur territoire d'ancien lieu d'élimination de matières résiduelles (dépotoirs) doivent s'assurer auprès du ministère de l'Environnement que les propriétaires de ces lieux assument leur responsabilité. Pour le site de dépôt de matériaux secs de Godmanchester, toute construction autre que pour l'exploitant du site ou pour des fins agricoles est interdite à l'intérieur d'une zone tampon de 50 m de largeur en périphérie du site. Pour le site d'enfouissement sanitaire de Saint-Anicet, toute construction autre que pour l'exploitant du site est interdite à l'intérieur d'une zone tampon de 200 m de largeur en périphérie du site. Si cette zone est boisée, le couvert forestier doit être conservé intégralement dans une bande de 15 m de largeur au pourtour du site. 11.18 DISPOSITIONS RELATIVES AUX POSTES DE TRANSFORMATION D'HYDRO-QUÉBEC Afin d'atténuer les conflits et d'harmoniser les usages aux abords des postes de transformation d'Hydro-Québec, les municipalités concernées devront identifier dans leur réglementation d'urbanisme, un périmètre de 65 m libre de toute construction résidentielle. 11.18.1 LES DISPOSITIONS RELATIVES AUX INFRASTRUCTURES DE COMMUNICATION OU LIGNES DE TRANSPORT D'ÉNERGIE ET POSTE DE DISTRIBUTION Toute nouvelle infrastructure de communication devra éviter les territoires d'intérêt esthétique et historique, les paysages naturels d'intérêt, les vues panoramiques, les noyaux architecturaux et les milieux humides reconnus d'habitat faunique. Cette règle pourra être levée par une municipalité lorsque des mesures d'intégration et de mitigation des impacts visuels auront été présentées et acceptées par la municipalité, ou par la MRC lorsqu'il s'agit d'infrastructure de communication, ligne de transport autre que celle d'Hydro-Québec d'importance régionale, (antennes et tour de communication à rayonnement intermunicipal, pipeline, etc.). Dans ce cas, si le projet soumis était susceptible de porter atteinte aux objectifs et orientations de la région, des mesures d'intégration et d'atténuation devront être soumises par le promoteur et obtenir l'accord de la MRC et des municipalités concernées. Chapitre 11, page 262 Dans le cas de nouveaux projets de ligne à haute tension ou de postes de distribution, la MRC du Haut-Saint-Laurent entend prendre une part active dans le processus d'analyse et de consultation des projets d'Hydro-Québec. La MRC du Haut-Saint-Laurent et ses municipalités entendent faire les représentations nécessaires afin qu'Hydro-Québec prenne en compte les potentiels et les contraintes du milieu afin d'optimiser l'implantation de ses équipements dans nos collectivités. L'implantation optimale des équipements de transport d'énergie à haute tension (49kV et plus) devrait faire l'objet au préalable des considérations suivantes : ➢ Utiliser de préférence les corridors et sites déjà utilisés par les lignes de transport d'énergie électrique, les postes de distribution ainsi que les milieux de moindre impacts; ➢ Empiéter le moins possible dans les territoires d'intérêt esthétique et historique, les paysages naturels, les vues panoramiques, les noyaux architecturaux et les milieux humides reconnus d'habitats fauniques; ➢ Si le projet soumis était susceptible de porter atteinte aux objectifs et orientations de la région, des mesures d'intégration et d'atténuation devront être soumises par le promoteur et obtenir l'accord de la MRC et des municipalités concernées. 11.18.2 LES DISPOSITIONS RELATIVES AUX VOIES FERRÉES Afin de réduire les risques inhérents relatifs aux voies ferrées, les municipalités concernées devront inscrire dans leur réglementation d'urbanisme, une zone tampon entre la voie et l'usage à implanter. Cette distance peut varier d'un lieu à un autre, selon l'usage et la vulnérabilité du milieu. Le transport des matières dangereuses est à prendre en considération. En cas d'accident les matières dangereuses peuvent présenter des risques inacceptables pour la santé humaine et la qualité de l'environnement. Afin d'assurer et d'améliorer la sécurité publique, il est prudent d'indiquer les risques et d'identifier les secteurs les plus vulnérables en cas d'accidents. 11.19 DISPOSITIONS APPLICABLES À UN TERRITOIRE ADJACENT À LA FRONTIÈRE AMÉRICAINE Dans le cas d'une municipalité dont le territoire est adjacent à la frontière américaine (Québec et les États-Unis), interdire la construction de bâtiments à moins de 3 m de distance de cette frontière. Chapitre 11, page 263 11.20 NORMES RELATIVES AU LOTISSEMENT 11.20.1 DIMENSIONS MINIMALES DES LOTS La norme minimale d'un lot exigé pour l'émission d'un permis de lotissement est, selon les services en place dans la municipalité : TABLEAU 36 DIMENSION MINIMALE DES LOTS Lot Superficie minimale Frontage minimal Lot desservi Réglementation locale Réglementation locale Lot partiellement desservi 1 400 m2 22,8 m Lot non desservi 2 800 m2 45 m M.244-2010, 18/11/2010 Les opérations cadastrales réalisées pour des réseaux de gaz, d'électricité, de télécommunication, de câblo-distribution ainsi que pour les fins municipales ou publiques, qui ne requièrent pas de système d'approvisionnement en eau potable ni d'évacuation des eaux usées, sont soustraits de l'application des dimensions minimales de lotissement. M.291-1-2017, 17/11/2017 11.20.2 DIMENSIONS MINIMALES DES LOTS RIVERAINS À UN COURS D'EAU DÉSIGNÉ OU RIVERAIN À UN COURS D'EAU Pour un terrain situé en tout ou en partie à moins de 100 m d'un cours d'eau désigné, ou riverain à un cours d'eau à débit régulier ou intermittent les normes exigées sont les suivantes : TABLEAU 37 DIMENSIONS MINIMALES D'UN LOT SITUÉ À MOINS DE 100 MÈTRES D'UN COURS D'EAU DÉSIGNÉ OU RIVERAIN À UN COURS D'EAU Désignation du lot Lot non desservi Lot partiellement desservi Lot desservi Superficie minimale 3 700 m2 1 875 m2 réglementation locale Lot riverain Largeur minimale 45 m 30 m réglementation locale Profondeur moyenne minimale 60 m 60 m 45 m* (**) Lot non riverain Largeur minimale 45 m 25 m réglementation locale Profondeur minimale réglementation locale réglementation locale réglementation locale * La profondeur moyenne minimale du lot peut être réduite à 30 mètres si ce lot se localise entre la rive et une rue existante. ** La profondeur moyenne minimale d'un lot peut être réduite à 28 mètres à l'intérieur d'un périmètre d'urbanisation si le lot est zoné parc public. M.261-2012, 19/11/2012; M.291-1-2017, 17/11/2017 Chapitre 11, page 264 Pour les fins de la présente disposition, un lot riverain est un lot directement adjacent à une rive d'un cours d'eau. Par ailleurs, un lot non riverain est un lot situé à l'intérieur de 100 mètres d'un cours d'eau désigné, mais non adjacent à une rive. Croquis 1 M. 234-2008, 26/01/2009, M.291-1-2017, 17/11/2017 11.21 DISPOSITIONS RELATIVES AUX TRACÉS DES RUES 11.21.1 DISTANCE ENTRE UNE RUE ET UN COURS D'EAU 1. Rue adjacente à un lot partiellement desservi ou non desservi Toute nouvelle rue, adjacente à des lots partiellement desservis ou non desservis, doit être située à au moins 60 mètres de la ligne des hautes eaux d'un cours d'eau. 2. Rue adjacente à un lot desservi Toute nouvelle rue, adjacente à des lots desservis, doit être située à au moins 45 mètres de la ligne des hautes eaux d'un cours d'eau. Malgré l'alinéa précédent, une municipalité pourra prévoir à l'intérieur d'un périmètre d'urbanisation, que la distance entre une rue et la ligne des hautes eaux puisse être réduite à 28 mètres si une telle rue est adjacente à des lots zonés parc public. R.234-2008, 26/01/2009; M.261-2012, 19/11/2012 Chapitre 11, page 265 11.21.2 EMPRISE DES RUES La largeur minimale d'emprise d'une nouvelle rue publique ou privée doit avoir 15 m. Malgré l'alinéa précèdent, une municipalité pourra prévoir, dans l'affectation de villégiature ou à l'intérieur des limites d'un périmètre d'urbanisation, qu'une nouvelle rue de moins de 15 mètres puisse être créée lorsque la rue a pour effet de desservir des lots construits. Dans ce cas, la municipalité devra identifier dans sa réglementation d'urbanisme, les éléments suivants : 1. au plan d'urbanisme : a) une analyse de la situation des emprises de rues projetées et des lots non desservis par une rue; b) les secteurs visés; c) les objectifs dont notamment celui d'assurer la sécurité publique. 2. des conditions doivent être respectées : a) le respect de l'emprise de 15 mètres aurait pour conséquence de rendre des lots existants ou des constructions dérogatoires et; b) la rue dessert des lots conformes aux normes de lotissement. M.234-2008, 26/01/2009 11.21.3 ANGLES D'INTERSECTION ET VISIBILITÉ L'angle d'intersection ne doit en aucun cas être inférieur à 75o degré. Règle générale, les intersections doivent être à angle droit (90o). Sur une même voie publique, les centres de deux intersections doivent être à une distance minimum de 60 m. 11.22 DISPOSITIONS RELATIVES À L'ÉMISSION D'UN PERMIS DE LOTISSEMENT Nonobstant les dispositions relatives au lotissement prescrites aux articles 11.20 et 11.21, un permis de lotissement ne pourra être refusé s'il s'inscrit dans les cas d'exceptions énoncés suivants : M.234-2008, 26/01/2009 11.22.1 TERRAIN NON CONSTRUIT Un permis autorisant une opération cadastrale ne peut être refusé à l'égard d'un terrain qui, le 11 avril 1983, (date qui précède l'entrée en vigueur du premier Règlement de contrôle intérimaire) ne forme pas un lot distinct sur les plans officiels du cadastre et dont les tenants et aboutissants sont décrits Chapitre 11, page 266 dans un ou plusieurs actes enregistrés à cette date, pour le seul motif que la superficie ou les dimensions de ce terrain ne lui permettent pas de respecter les exigences en cette matière d'un règlement de lotissement, si les conditions suivantes sont respectées : 1. à la date susmentionnée, la superficie et les dimensions de ce terrain lui permettent de respecter, s'il y a lieu, les exigences en cette matière d'une réglementation relative aux opérations cadastrales applicable à cette date dans le territoire où est situé le terrain; 2. un seul lot résulte de l'opération cadastrale. 11.22.2 TERRAIN CONSTRUIT Un permis autorisant une opération cadastrale ne peut être refusé pour le seul motif que la superficie ou les dimensions du terrain ne lui permettent pas de respecter les exigences en cette matière d'un règlement de contrôle intérimaire ou d'un règlement de lotissement, à l'égard d'un terrain qui respecte les conditions suivantes : 1. le 11 avril 1983, (date qui précède l'entrée en vigueur du premier règlement de contrôle intérimaire) ce terrain ne formait pas un lot distinct sur les plans officiels du cadastre; 2. à la date applicable en vertu du paragraphe 1, ce terrain était l'assiette d'une construction érigée et utilisée conformément à la réglementation alors en vigueur, le cas échéant, ou protégée par des droits acquis. L'opération cadastrale doit, pour être permise, avoir pour résultat la création d'un seul lot. Les deux premiers alinéas s'appliquent même dans le cas où la construction est détruite par un sinistre après la date applicable. 11.22.3 RÉSIDU D'UN TERRAIN Un permis autorisant une opération cadastrale ne peut être refusé, pour le seul motif que la superficie ou les dimensions du terrain ne lui permettent pas de respecter les exigences en cette matière d'un règlement de contrôle intérimaire ou d'un règlement de lotissement, à l'égard d'un terrain qui constitue le résidu d'un terrain : 1. dont une partie a été acquise à des fins d'utilité publique par un organisme public ou par une autre personne possédant un pouvoir d'expropriation; 2. qu'immédiatement avant cette acquisition avait une superficie et des dimensions suffisantes pour respecter la réglementation alors en vigueur ou pouvait faire l'objet d'une opération cadastrale en vertu de l'article 11.22.1 ou 11.22.2. Chapitre 11, page 267 L'opération cadastrale doit, pour être permise, avoir comme résultat la création d'un seul lot. Cependant la superficie de ce lot ne peut être inférieure à 1 400 m2. M.291-1-2017, 17/11/2017 11.22.4 RÉSIDU D'UN LOT APRÈS LA CRÉATION D'UNE RUE PRIVÉE Dans l'affectation de villégiature, une municipalité peut prévoir qu'un permis autorisant une opération cadastrale sera accordé malgré que la superficie ou les dimensions du lot ne permettent pas de respecter les exigences règlementaires, et ce, pour un lot qui constitue le résidu d'un lot : 1. dont une partie du lot servait de droit de passage le 11 avril 1983; 2. dont le lot était l'assiette d'une construction érigée et utilisée conformément à la réglementation en vigueur, le cas échéant, protégée par des droits acquis le 11 avril 1983; 3. qu'immédiatement avant la création de la rue privée, le lot pouvait faire l'objet d'une opération cadastrale en vertu de l'article 11.22; 4. la rue privée constitue le chemin d'accès à plus d'un lot construit. Croquis 2 A.234-2008, 26/01/2009 11.22.5 CRÉATION D'UNE RUE DANS LA SITUATION DE LOTS CONSTRUITS Dans l'affectation de villégiature, un permis autorisant une opération cadastrale ne peut être refusé à l'égard d'une nouvelle rue qui ne respecte pas la distance à l'égard du cours d'eau pour ce seul motif, si les conditions suivantes sont respectées : 1. la nouvelle rue dessert plus d'un lot construit conforme en matière de lotissement; 2. toutefois, cette rue pourrait desservir des lots intercalaires non construits conformes aux exigences requises. Chapitre 11, page 268 Croquis 3 A.234-2008, 26/01/2009 11.23 DISPOSITIONS CONCERNANT LE LOTISSEMENT D'UNE PROPRIÉTÉ JOUISSANT DE DROITS ACQUIS EN VERTU DE LA LOI SUR LA PROTECTION DU TERRITOIRE ET DES ACTIVITÉS AGRICOLES Le lotissement d'une propriété jouissant de droits acquis en vertu des articles 101 et 103 de la LPTAA est soustrait de l'application de l'article 4 de 11.25 et, en ce cas, la ligne avant peut ne pas correspondre à la ligne de frontage du lot lorsque ce dernier est éloigné de l'emprise de la voie publique. Un chemin d'accès à l'emplacement doit être prévu dans ce cas, mais ne peut avoir moins de 5 m de largeur et la superficie de ce chemin d'accès doit faire partie de la superficie totale du lot jouissant d'un droit acquis. Cependant, la superficie de ce lot, à l'exception du chemin d'accès, doit respecter les normes minimales édictées dans le présent règlement. De plus, la superficie du lot bénéficiant de droits acquis en vertu de la LPTAA, incluant le chemin d'accès, ne pourra faire l'objet d'une subdivision de lot. 11.24 DISPOSITIONS APPLICABLES AU RÉSEAU ROUTIER DE LA RESPONSABILITÉ DU MINISTÈRE DES TRANSPORTS DU QUÉBEC Conditions d'émission d'un permis de construction et certificat relatif aux routes de responsabilité provinciale : Pour les terrains situés en bordure de toute route sous la responsabilité du ministère des Transports du Québec, que les demandes de permis relatives à une construction ou transformation de bâtiments ou encore au changement d'usage ou de destination d'un immeuble soient obligatoirement accompagnées de l'autorisation d'accès émise par ce ministère. Chapitre 11, page 269 Conditions d'émission d'un permis de lotissement : Pour tout projet comprenant dix lots et plus (ou logement et plus), situés à moins de 250 m de l'emprise du réseau routier supérieur, de même que pour tout projet de subdivision de terrain dont les accès éventuels se feront directement à partir d'une route du réseau supérieur, le requérant d'un permis de lotissement devra accompagner sa demande de l'avis du ministère des Transports du Québec, et ce, qu'il soit favorable ou non; étant entendu cependant, que ledit avis ne lie aucunement les autorités municipales. 11.25 DISPOSITIONS RELATIVES À L'ÉMISSION D'UN PERMIS DE CONSTRUCTION Le conseil d'une municipalité peut, par règlement, prévoir que dans tout ou partie de son territoire, aucun permis de construction ne sera accordé, à moins qu'une ou plusieurs des conditions suivantes, qui peuvent varier selon les parties du territoire, ne soient respectées : 1. le terrain sur lequel doit être érigée chaque construction projetée, y compris ses dépendances, ne forme un ou plusieurs lots distincts sur les plans officiels du cadastre, qui sont conformes au règlement de lotissement de la municipalité ou qui, s'ils n'y sont pas conformes, sont protégés par des droits acquis; 2. les services d'aqueduc et d'égouts ayant fait l'objet d'une autorisation ou d'un permis délivré en vertu de la loi ne soient établis sur la rue en bordure de laquelle la construction est projetée ou que le règlement décrétant leur installation ne soit en vigueur; 3. dans le cas où les services d'aqueduc et d'égouts ne sont pas établis sur la rue en bordure de laquelle une construction est projetée ou le règlement décrétant leur installation n'est pas en vigueur, les projets d'alimentation en eau potable et d'épuration des eaux usées de la construction à être érigée sur le terrain ne soient conformes à la Loi sur la qualité de l'environnement (RLRQ, chapitre Q-2) et aux règlements édictés sous son empire ou aux règlements municipaux portant sur le même objet; 4. le terrain sur lequel doit être érigée la construction projetée ne soit adjacent à une rue publique ou à une rue privée conforme aux exigences du règlement de lotissement; 5. le terrain sur lequel doit être érigée la construction projetée ne soit adjacent à une rue publique. M.234-2008, 26/01/2009; R.345-2024, 09/04/2025 11.25.1 CAS D'EXCEPTION À L'APPLICATION DE CERTAINES CONDITIONS POUR L'ÉMISSION D'UN PERMIS DE CONSTRUCTION Les constructions décrites aux paragraphes ci-dessous peuvent être exemptées de l'application de l'une ou l'autre des conditions d'émission du permis de construction visées par l'article 11.25 : Chapitre 11, page 270 1o Les constructions pour des fins agricoles en zone agricole, décrétée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, peuvent être exemptées de l'application des paragraphes 1° et 4° de l'article précédent, à l'exception de la construction d'une résidence pour des fins agricoles en zone agricole décrétée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, qui peut être exemptée seulement de l'application du paragraphe 1° de l'article précédent; 2o La construction d'un bâtiment sommaire en zone agricole, décrétée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, peut être exemptée de l'application des paragraphes 1° et 4° de l'article précédent; 3o Les constructions projetées sur des îles peuvent être exemptées de l'application du paragraphe 4° de l'article précédent; 4o Les dépendances et les bâtiments accessoires sans fondations permanentes, d'une superficie inférieure à 12 mètres carrés, peuvent être exemptés de l'application du paragraphe 1° de l'article précédent; 5o Uniquement pour les lots construits et sur le territoire municipal où la rénovation cadastrale est en vigueur la reconstruction d'un bâtiment faisant suite à un sinistre est exemptée de l'application du paragraphe 4 de l'article précédent; 6o Spécifiquement pour le lot vacant, dont la liste figure au tableau 37.1 sur le territoire municipal où la rénovation cadastrale est en vigueur, lequel lot bénéficie d'un privilège au lotissement conformément à l'article 256.1 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, ou sera desservi par les réseaux d'aqueduc et d'égout est exempté de l'application du paragraphe 4 de l'article précèdent. TABLEAU 37.1 LOTS VACANTS SUR UN DROIT ACQUIS DE PASSAGE RECONNU* Secteur - Sainte-Barbe No Lot Superficie Réseau A/E Contrainte Potentiel d'être construit 1 2 844 305 802,7 m2 non superficie lors de la demande de permis 2 2 844 422 1 994,3 m2 oui - oui 3 2 844 423 1 483,6 m2 oui - oui 4 2 844 434 464,5 m2 oui superfcie (droits acquis) lors de la demande de permis 5 2 844 442 2 669,2 m2 oui - oui 6 2 844 589 482,1 m2 oui superficie + dimensions (droits aquis) lors de la demande de permis Secteur - Saint-Anicet 1 2 843 881 408,8 m2 non superficie + dimensions (droits acquis) lors de la demande de permis 2 2 843 941 653,9 m2 non superficie + dimensions (droits acquis) lors de la demande de permis 3 2 844 004 984,4 m2 non superficie + dimensions (droits acquis) lors de la demande de permis 4 2 844 085 544,6 m2 non superficie + dimensions (droits acquis) lors de la demande de permis Chapitre 11, page 271 5 4 991 623 3 727,0 m2 non superficie + dimensions (droits acquis) lors de la demande de permis 6 2 844 245 1 232,6 m2 non superficie + dimensions (droits acquis) lors de la demande de permis 7 4 672 627 34,8 non Superficie non 8 4 672 628 34,8 non Superficie non 9 4 672 524 375,7 non superficie + dimensions (droits acquis) lors de la demande de permis 10 4 670 986 8 361,3 non - oui 11 4 671 042 4 644,2 non - oui *chemin donnant accès à des lots construits, alors que certains lots sont vacants. M.234-2008, 26/01/2009; M.260-2012, 31/01/2013; M.299-2017, 12/12/2017 7o Le lot construit qui a obtenu un permis de construire valide avant la rénovation cadastrale est exempté de l'application du paragraphe 4 de l'article précédent. 8o La construction à des fins résidentielles sur un lot d'une superficie de plus de 10 000 m2, en zone agricole décrétée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, peut être exemptée de l'application du paragraphe 1° de l'article précédent s'il est démontré que le lot respecte les normes de largeur et profondeur minimale, ce lot ne peut pas être localisé dans un îlot déstructuré, un hameau ou une zone rurale. M.270-2014, 21/07/2014 Chapitre 12, page 272 Chapitre 12, page 273 CHAPITRE 12 LE DOCUMENT INDIQUANT LES COÛTS APPROXIMATIFS DES ÉQUIPEMENTS ET INFRASTRUCTURES INTERMUNICIPAUX Le présent document constitue, conformément à l'article 7 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le document indiquant les coûts approximatifs des divers équipements et infrastructures intermunicipaux qui sont proposés dans le schéma. PROJET 1 L'aménagement d'un espace industriel et de l'immeuble locatif industriel : Évaluation des coûts : 60 000 $ PROJET 2 Centre multifonctionnel et d'agrandissement de l'école de Saint-Anicet : Le projet demande un investissement estimé à 1 622 588 $ et la contribution financière des divers intervenants se répartit comme suit : TABLEAU 38 PROJET D'AGRANDISSEMENT DE L'ÉCOLE DE SAINT-ANICET Le ministère de l'Éducation 973 553 $ Le ministère de la Culture et des Communications 194 650 $ La municipalité de la Paroisse de Saint-Anicet 354 385 $ La commission scolaire Scolaire de la Vallée-des-Tisserands 100 000 $ Total 1 622 588 $ PROJET 3 Site archéologique Droulers. Finaliser la construction des maisons longues, de la palissade et mise en valeur du site. Évaluation des coûts : 74 900 $ Chapitre 13, page 274 Chapitre 13, page 275 CHAPITRE 13 PLAN D'ACTION INTRODUCTION Afin de répondre aux objectifs gouvernementaux concernant l'intégration des perspectives de développement socio-économique et d'aménagement du territoire, le schéma d'aménagement est complété par le plan d'action. Le plan d'action vise à mettre en œuvre les orientations et les objectifs du schéma d'aménagement avec une programmation des réalisations prioritaires. Le plan d'action regroupe les projets en matière de planification et en matière de réalisation de travaux ou de services auxquels participet la MRC. 13.1 ÉTABLIR UNE POLITIQUE DE GESTION INTÉGRÉE DES MATIÈRES RÉSIDUELLES Orientations ou objectifs visés ➢ Planifier sur la base des principes et des objectifs du gouvernement un plan de gestion intégré des matières résiduelles générées et éliminées sur le territoire. Étape de réalisation ➢ Participation au processus de consultation du MEF sur la gestion des matières résiduelles; ➢ Réalisation d'un plan de gestion intégré des matières résiduelles. 1996 2000-2001 Participants ➢ MRC du Haut-Saint-Laurent; ➢ Ministère de l'Environnement du Québec. Coûts ➢ À déterminer. Localisation ➢ Dans les territoires prévus à cette fin. Chapitre 13, page 276 13.2 PARTICIPER AVEC LE MINISTÈRE DES TRANSPORTS DU QUÉBEC À L'ÉVALUATION DU RÉSEAU DE TRANSPORT ET DU LIEN AVEC LE RÉSEAU MONTÉRÉGIEN Orientations ou objectifs visés ➢ Augmenter l'efficacité de la circulation et du transport sur le réseau routier dans le Haut-Saint- Laurent et permettre de meilleurs liens au réseau autoroutier montérégien. Étape de réalisation ➢ Rencontre avec les municipalités et le ministère des Transports du Québec pour discuter des différentes problématiques liées au transport dans le Haut-Saint- Laurent. 2000 Participants ➢ MRC du Haut-Saint-Laurent; ➢ Municipalités concernées; ➢ Ministère des Transports du Québec. Coûts ➢ Non applicable. Localisation ➢ Réseau national 132, 138; ➢ Réseau régional 201, 202; ➢ Réseau collecteur 203, 209. 13.3 ASSURER UNE MEILLEURE PROTECTION AUX COURS D'EAU Orientations ou objectifs visés ➢ Maintenir et améliorer la qualité des cours d'eau par une protection minimale adéquate des rives et du littoral. Étape de réalisation ➢ Réaliser un inventaire sur l'état de protection des rives et du littoral en zone agricole; ➢ Entrée en vigueur des règlements d'urbanisme des municipalités; ➢ Application de la nouvelle politique de protection des rives du littoral et des plaines inondables dans les municipalités (selon le guide des bonnes pratiques); ➢ Désigner un inspecteur régional pour l'application de la réglementation relative à la protection des rives; ➢ Mettre à jour les cartes de cours d'eau. Printemps 2001 2001-2003 2000 ... 2000 2001-2002 Participants ➢ MRC du Haut-Saint-Laurent; ➢ Municipalités concernées; ➢ Inspecteurs des municipalités. Coûts ➢ À déterminer. Localisation ➢ Les cours d'eau du territoire. Chapitre 13, page 277 13.4 CRÉER UN SERVICE RÉGIONAL D'INSPECTION EN MATIÈRE DE PROTECTION DES RIVES Orientations ou objectifs visés ➢ Harmoniser l'application des règlements municipaux touchant la protection des rives, du littoral et des plaines inondables. Étape de réalisation ➢ Recrutement des municipalités; ➢ Proposition d'une entente; ➢ Mise en place du service. Automne 2000 Janvier 2001 Printemps 2001 Participants ➢ Les municipalités de la MRC du Haut-Saint-Laurent qui désirent adhérer à l'entente; ➢ Le comité de suivi du schéma d'aménagement. Coûts ➢ Selon le niveau d'intervention et le nombre de permis étudiés par municipalité. Localisation ➢ Non applicable. 13.5 UN RÉSEAU CYCLABLE POUR LE HAUT-SAINT-LAURENT Orientations ou objectifs visés ➢ Étudier la possibilité d'un réseau cyclable pour le Haut-Saint-Laurent. Étape de réalisation ➢ Créer un comité de concertation sur les pistes cyclables; ➢ Étudier la possibilité d'un réseau cyclable sur le territoire en regardant les différentes avenues : les emprises ferroviaires abandonnées et les circuits selon le guide cyclo-touristique "Le Haut-Saint-Laurent à vélo"; ➢ Dépôt du rapport du comité; ➢ Approbation du rapport du comité par le conseil des maires de la MRC du Haut-Saint-Laurent. Printemps 1998 1998-2001 2001 2001 Participants ➢ Deux maires représentant le Conseil de la MRC; ➢ Deux représentants de l'UPA; ➢ Un représentant du ministère des Affaires municipales; ➢ Un représentant du ministère des Transports du Québec; ➢ Un représentant de Sentiers Trans-Québec; ➢ Un représentant de la Société des parcs linéaires du Sud-Ouest; ➢ Un représentant de l'Office du Tourisme du Suroît et le secrétaire-trésorier de la MRC. Coûts ➢ À déterminer selon les recommandations du comité de concertation sur les pistes cyclables. Localisation ➢ À déterminer. Chapitre 13, page 278 13.6 ÉTABLIR UNE POLITIQUE CULTURELLE POUR LE HAUT-SAINT-LAURENT Orientations ou objectifs visés ➢ Encadrer le développement culturel dans une approche intégrée avec le milieu. Étape de réalisation ➢ Engagement d'un professionnel de la culture et du patrimoine, dans le cadre de l'adhésion au réseau de "Villes et villages, d'art et de patrimoine" soutenu par le "Fonds de lutte contre la pauvreté par la réinsertion au travail"; ➢ Créer un comité culturel du Haut-Saint-Laurent; ➢ Élaborer une politique culturelle régionale; ➢ Adoption de la politique culturelle et du plan d'action. Automne 1998 Décembre 1999 Jan.- déc. 1999 Été 2000 Participants ➢ Comité culturel du Haut-Saint-Laurent : - Deux maires représentant le Conseil de la MRC; - Un représentant de la Société d'histoire de Saint-Anicet; - Un représentant de la Société d'histoire de la Vallée de la Châteauguay; - Un représentant du CLD; - Deux représentants des Commissions scolaires (la Vallée des Tisserands et New Frontiers); - Un représentant de la Corporation les Aventuriers de l'Archéologie et l'agent du patrimoine; - Deux représentants du milieu culturel. ➢ Ministère de l'emploi et de la Solidarité; ➢ Ministère de la Culture et des Communications; ➢ Université Laval. Coûts ➢ Non applicable. Localisation ➢ Non applicable. Chapitre 13, page 279 13.7 DÉVELOPPER L'ACTIVITÉ TOURISTIQUE DANS LE HAUT-SAINT-LAURENT Orientations ou objectifs visés ➢ Encadrer le développement touristique sur la base des principaux acquis : milieu naturel, paysage rural exceptionnel et le patrimoine bâti afin d'intégrer le développement en harmonie avec le milieu rural. Étape de réalisation ➢ Créer un comité touristique; ➢ Faire état des ressources et des activités sur le territoire; ➢ Mettre en liens les différentes activités déjà présentes sur le territoire pour en faire quelques produits touristiques; ➢ Développer un produit touristique avec le site archéologique Droulers et la réserve nationale de Faune du Lac Saint-François; ➢ Développer un produit touristique avec le circuit des églises; ➢ Promouvoir l'événement "Cyclopomme"; ➢ Promouvoir ces différents produits par une carte touristique de la MRC; 1999 automne 1998 1999-2000 2000-2001 2000-2001 1999 2002 Participants ➢ MRC du Haut-Saint-Laurent; ➢ CLD du Haut-Saint-Laurent; Comité touristique du Haut-Saint-Laurent. Coûts ➢ Non applicable. Localisation ➢ Non applicable. Chapitre 13, page 280 13.8 SITE ARCHÉOLOGIQUE DROULERS Orientations ou objectifs visés ➢ Mettre en valeur le site archéologique Droulers et assurer son développement en harmonie avec le milieu. Étape de réalisation ➢ Création d'un Parc régional d'interprétation archéologique; ➢ Poursuivre la construction des maisons longues, de la palissade et l'aménagement du site; ➢ Mise en valeur du site; ➢ Promouvoir le Parc régional d'interprétation archéologique auprès de l'Office du Tourisme du Suroît; ➢ Prévoir des événements pour faire connaître le site à la population et à différentes clientèles; ➢ Participer aux différents salons de consommateurs. 10 juin 1998 Été 1999 1999-2000 2000,... 2000 2000 Participants ➢ Ministère de la Culture et des Communications direction de la Montérégie; ➢ La Corporation les Aventuriers de l'Archéologie; ➢ Développement des ressources humaines Canada (Service Jeunesse Canada); ➢ MRC du Haut-Saint-Laurent. Coûts ➢ 74 900$ Localisation ➢ Municipalité de Saint-Anicet. Chapitre 13, page 281 13.9 CARTOGRAPHIE DES ZONES INONDABLES Orientations ou objectifs visés ➢ Caractériser la zone inondable (0-100 ans) dans les secteurs les plus vulnérables et à risques pour les personnes et les biens. Étape de réalisation ➢ Inscription au programme de détermination des cotes de crues de récurrence de 20 et 100 ans; ➢ Caractérisation des zones d'inondation identifiées sur le territoire; ➢ Identification avec les municipalités des secteurs à prioriser; ➢ Activités sur le terrain (relevé d'arpentage et relevé de crues) par les professionnels du MEQ; ➢ Embauche d'un consultant pour la réalisation d'une nouvelle cartographie d'après les relevés obtenus du MEQ; ➢ Modification du schéma pour rendre compte des nouvelles données sur les zones inondables pour ces territoires : Rivière des Anglais (Très-Saint- Sacrement, Saint-Chrysostome, River Field, Aubrey, Howick) Rivière Hinchinbrooke (Hinchinbrooke, Athelstan), Rivière Noire (Saint-Chrysostome) et le lac Saint-François (Sainte-Barbe); ➢ Évaluer, déterminer et délimiter les zones inondables avec risques d'embâcles des rivières Trout, Châteauguay, des Anglais, Noire et du ruisseau Mooer, tel que désigné au plan 2 de 2 du schéma d'aménagement révisé. - 1998 - 2001-2005 - Printemps 1999 - 1999-2003 - Après réception des données - Au fur et à mesure de la production des cartes - 2001 - 2005 Participants ➢ MRC du Haut-Saint-Laurent; ➢ Les municipalités concernées; ➢ Consultant (à déterminer); ➢ Ministère de l'Environnement du Québec. Coûts ➢ À déterminer. Localisation ➢ Dans les secteurs urbanisés Rivière des Anglais (Très-Saint-Sacrement, Saint-Chrysostome, Aubrey, Howick), Rivière Hinchinbrooke (Hinchinbrooke, Athelstan) la Rivière Noire (Saint- Chrysostome) et le lac Saint-François (Sainte-Barbe); ➢ Les rivières indiquées au plan 2 de 2. Chapitre 13, page 282 13.10 INDUSTRIE Orientations ou objectifs visés ➢ Valoriser l'industrie sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent par le biais d'un équipement régional. Étape de réalisation ➢ Entente sur la gestion d'un immeuble locatif et d'une zone industrielle; ➢ Aménagement du site; ➢ Promouvoir l'immeuble locatif industriel. 20 février 1998 1998-1999 1999-2000 Participants ➢ MRC du Haut-Saint-Laurent. Coûts ➢ 60 000$ Localisation ➢ Municipalité de Saint-Chrysostome. 13.11 L'ACCESSIBILITÉ AU LAC SAINT-FRANÇOIS Orientations ou objectifs visés ➢ Augmenter l'accessibilité publique au lac Saint-François. Étape de réalisation ➢ Réaliser un inventaire des terrains vacants, des terrains qui sont non réglementaires ou impropres à la construction. 2001 - 2002 Participants ➢ Municipalités riveraines Dundee, Saint-Anicet et Sainte-Barbe; ➢ Inspecteurs des municipalités; ➢ MRC du Haut-Saint-Laurent. Coûts ➢ Non applicable. Localisation ➢ Sur les rives du lac Saint-François. Chapitre 13, page 283 13.12 MISE EN VALEUR DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY Orientations ou objectifs visés Étape de réalisation ➢ Collaborer avec les organismes tel que la SCABRIC et le CRRC à des activités de sensibilisation et de mise en valeur de la rivière; ➢ Collaborer avec les intervenants du milieu, SCABRIC et CLD, à l'implantation d'un réseau de quais le long de la rivière; ➢ Collaborer à l'aménagement des sites le long de la rivière afin de permettre à la population l'accès à la rivière; ➢ Participer aux activités de randonné populaire en canot organisé pendant la période estivale; ➢ Développer, avec les intervenants du milieu, le corridor récréo-touristique de la rivière. 1997 - 1998... 2000 - 2001 2000 - 2001 Événement annuel Participants ➢ Municipalités : Huntingdon, Ormstown et les municipalités riveraines à la rivière Châteauguay; ➢ CLD du Haut-Saint-Laurent; ➢ Inspecteurs municipaux ➢ Société de conservation et d'aménagement du bassin de la rivière Châteauguay (SCABRIC); ➢ Comité de la réhabilitation de la rivière Châteauguay (CRRC); ➢ Ministère de l'Environnement du Québec. Coûts ➢ 41 583 $ (implantation d'un réseau de quais) Localisation ➢ Sur les rives de la rivière Châteauguay. Chapitre 13, page 284 13.13 TERRITOIRE D'INTÉRÊT CULTUREL, HISTORIQUE ET ESTHÉTIQUE Orientations ou objectifs visés ➢ Préserver et mettre en valeur le patrimoine du Haut-Saint-Laurent. Étape de réalisation ➢ Documenter et caractériser les territoires d'intérêt esthétique et historique, les noyaux architecturaux et les hameaux; ➢ Présenter aux conseils municipaux et aux (CCU) Conseils consultatifs d'urbanisme les outils et la réglementation mis à la disposition des municipalités pour préserver leur patrimoine; ➢ Développer avec les municipalités des outils pour sensibiliser la population face au patrimoine; ➢ Travailler à mettre sur pied un service conseil de restauration patrimonial. 2000 - 2001 2001 2001 ... 2001 ... Participants ➢ Municipalités et CCU; ➢ Ministère de la Culture et des communications; ➢ Villes et villages d'art et de patrimoine; ➢ Amis propriétaires de maisons anciennes (APMAQ). Coûts ➢ Relatifs aux efforts consentis. Localisation ➢ Les municipalités participantes. 13.14 TERRITOIRE AGRICOLE ET MISE EN VALEUR DES ACTIVITÉS AGRICOLES ET FORESTIÈRES Orientations ou objectifs visés ➢ Protéger et mettre en valeur le potentiel agroforestier de la MRC. Action ➢ Continuer de soutenir des projets de recherche qui vont favoriser la mise en valeur de terres délaissées par l'agriculture; ➢ Promouvoir l'événement « Cyclopomme »; ➢ Encourager la plantation d'arbres nobles. 1996 ... 1998, 1999 ... 2000 ... Intervenants ➢ MRC du Haut-Saint-Laurent; ➢ CLD du Haut-Saint-Laurent; ➢ Comité consultatif agricole; ➢ MAPAQ; ➢ UPA; Coûts ➢ Relatifs aux efforts consentis. Localisation ➢ Territoire agricole à vocation agroforestière. Chapitre 13, page 285 13.15 IDENTIFICATION DES ZONES ET IMMEUBLES À RISQUES (GÉNÉRÉ PAR L'HOMME) Orientations ou objectifs visés ➢ Recenser sur le territoire les zones et immeubles qui représentent des risques de danger pour la santé humaine et la qualité de l'environnement. Étape de réalisation ➢ Réaliser un inventaire des activités et entreprises sur le territoire ➢ et indiquer en quoi ils présentent des risques pour la santé humaine ➢ et la qualité de l'environnement; ➢ Prendre en compte les risques d'accidents liés aux activités; ➢ Déterminer des mesures pour atténuer les problèmes voir même ➢ éviter d'amplifier les risques. 2001-2003 Participants ➢ MRC du Haut-Saint-Laurent; ➢ Les municipalités; ➢ Les entrepreneurs et industriels. Coûts ➢ À déterminer. Localisation ➢ Territoire de la MRC. Chapitre 13, page 286 Chapitre 14, page 287 CHAPITRE 14 MODALITÉS ET CONCLUSIONS SUR LA CONSULTATION PUBLIQUE 14.1 LES MODALITÉS DE LA CONSULTATION PUBLIQUE Conformément à l'article 56.6 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le second projet de schéma d'aménagement révisé a été soumis à la consultation publique par l'intermédiaire d'une commission créée par le Conseil de la MRC. La commission consultative a été présidée par le préfet, M. Paul Maurice Patenaude, et des membres du comité de suivi du schéma d'aménagement dont Mme Jeannine Giroux-Lavallée, M. Angus Mackenzie, M. Philippe Leblanc et M. Peter Dagg. Pour tenir compte des exigences de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme en matière de représentation de la population, un regroupement de territoire de municipalités de village avec leur paroisse tel que Ormstown et Saint-Malachie d'Ormstown, Saint-Chrysostome et Saint-Jean- Chrysostome et Howick et Très-Saint-Sacrement a fait en sorte que sept assemblées publiques ont été tenues pour une représentation de population qui équivaut à 80% de la population du territoire. Tenue des assemblées publiques : 19:30 - 14 octobre 1997, Saint-Anicet, Salle de conseil, 335 avenue Jules Léger (en français) - 15 octobre 1997, Saint-Chrysostome, Salle communautaire, 124 Notre-Dame (en français) - 16 octobre 1997, Huntingdon, École Arthur Pigeon, 1 rue Arthur Pigeon (en français) - 20 octobre 1997, Howick, Centre communautaire, 63 rue Lambton (en français) - 21 octobre 1997, Franklin, Salle communautaire, 2555 rue du parc (en français) - 27 octobre 1997, Ormstown, Salle des loisirs, 87 rue Roy (en français) - 28 octobre 1997, Hinchinbrooke, Bureau municipal, 1056 Chemin Brook (en anglais) La participation aux assemblées publiques a été de 91 participants. Les Mémoires suite à cette consultation ont été déposés par la Chambre de Commerce de Saint-Anicet et du Haut-Saint- Laurent, M. Pierre Meilleur arpenteur géomètre, la Fédération de l'UPA de Valleyfield, M. Gérald Hénault fabriquant de vin de miel et citoyen de la municipalité de Franklin, M. Richard Beauchamp citoyen du canton de Elgin et M. Claude Renaud citoyen de la municipalité de Saint-Chrysostome. Huit municipalités ont transmis leur avis sur le second projet de schéma d'aménagement révisé. Le délai de janvier 1998 a été prolongé de trois mois afin de permettre aux municipalités de répondre en plus grand nombre à cette proposition d'aménagement. Chapitre 14, page 288 14.2 LES CONCLUSIONS DE LA CONSULTATION La présente partie indique les principaux points qui ont été discutés lors de la consultation, ceci conformément à l'article 7.2 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme. Ces points sont décrits d'après les préoccupations inscrites au schéma d'aménagement. 1. Protection du territoire et des activités agricoles et mise en valeur de la forêt ACCORD : - Il faut prévoir des espaces en zone agricole pour des activités tel que : chenil, cimetière automobiles, carrière/sablière, compte tenu que ces activités exigent de grands espaces à l'entreposage ou encore parce qu'elles sont une source de nuisance pour le voisinage. - D'accord qu'il y ait des activités complémentaires à l'agriculture et aux activités forestières compte tenu que ses activités ne créent pas d'obstacles à l'établissement et à l'expansion d'entreprise de production animale. - Avec la caractérisation du territoire, on compose avec la réalité du milieu une réalité qui consent que d'autres activités puissent cohabiter en territoire moins dynamique pour l'agriculture. Cette réalité exclue cependant des usages autre qu'agricole dans les territoires dynamiques à l'agriculture. DÉSACCORD : - De permettre l'exploitation de la ressource eau dans les affectations agricole et agroforestière sans plus de connaissance du territoire. L'exploitation de la ressource eau est un risque pour le voisinage. - De permettre l'usage résidentiel en territoire agricole. L'on prétend que si l'agriculture est pour les agriculteurs, il faudrait que le développement résidentiel soit pour ceux qui consentent les efforts et se soumettent aux diverses normes et exigences de consolidation du développement dans les périmètres d'urbanisation ou les zones prévues à cette fin. - Les normes de lotissement pour un droit acquis résidentiel en territoire agricole devraient être réduites de manière à permettre deux lotissements d'une superficie de 2 500 m2 sur un demi-hectare. - D'accord avec la caractérisation du territoire agricole, il semble cependant qu'un trop grand nombre d'activités soit permis et que ces activités entraînent une disharmonie des fonctions. Chapitre 14, page 289 2. Transport terrestre et corridors routiers ACCORD : - Pour harmoniser la réglementation sur le camionnage lourd sur le territoire. DÉSACCORD : - En planifiant les rues, les citoyens n'ont plus la liberté de faire ce qu'ils veulent chez eux. On trouve difficile de faire ce choix qui tantôt demeure une solution vers l'efficacité et la sécurité sur le réseau de transit. 3. Gestion de l'urbanisation ACCORD : - Pour que le schéma dicte les activités compatibles dans les périmètres d'urbanisation qui sont les centres urbains et ruraux ou les autres affectations mais le schéma doit s'en tenir là. DÉSACCORD : - Que le schéma précise comment le développement devrait se faire dans les périmètres d'urbanisation. C'est à la municipalité que revient ce rôle de gestion. 4. Protection riveraine et cours d'eau ACCORD : - Les nombreux canaux sur le lac Saint-François ont le même traitement que pour un cours d'eau en ce qui regarde l'application de la politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables. - Le nombre de cours d'eau sur le territoire est extrême compte tenu du relief plat et de l'agriculture très active. Désigné certain cours d'eau pour l'application des dimensions minimales des lots riverains s'avère utile et la règle établie de désigner les cours d'eau qui ont un bassin versant de plus de 20 km2 est un choix très acceptable et assure l'équilibre environnementale sur le territoire. DÉSACCORD : - On souligne les problèmes d'entretien de la bande de 3 m exigée pour la protection riveraine en territoire agricole pour les terres mises en culture. À cet égard la mise en culture demeure la solution. Chapitre 14, page 290 5. Villégiature et accessibilité au plan d'eau ACCORD : - Maintenir la vocation principale de l'affectation, de développer en complémentarité des secteurs de service dans des secteurs cibles et d'augmenter la qualité de développement par une meilleure gestion du territoire, par exemple que la municipalité planifie l'ouverture des rues. DÉSACCORD : - On considère que les campings devraient être désignés au schéma comme une affectation villégiature. Le mode d'occupation et d'aménagement dans ces lieux favorisent un développement qui, bien sûr, va au delà du simple camping (où les campeurs vont et viennent). Le mode d'occupation en a fait des villégiateurs. 6. Espace industriel ACCORD : - Localisation d'une affectation industrielle à Saint-Jean-Chrysostome mais en s'assurant que l'on ne ferme pas la possibilité dans les centres urbains et ruraux d'avoir aussi des zones à développement industrielle. - Pour occuper un bâtiment industriel, mais la MRC doit assurer la vocation industrielle par des usages industriels. DÉSACCORD : - Il faut éviter de créer une affectation industrielle. Cette mesure va à l'encontre de l'orientation sur la gestion de l'urbanisation alors que le schéma veut valoriser le développement à l'intérieur des périmètres d'urbanisation. 7. Gestion des déchets ACCORD : - Pour que l'entreposage de pneus usés fasse partie du plan de gestion intégré des déchets. DÉSACCORD : - Aucun motif exprimé. 8. Sites d'intérêt archéologique ACCORD : - Pour mettre en valeur. Chapitre 14, page 291 DÉSACCORD : - Aucun motif exprimé. 9. Marais et marécages du lac Saint-François ACCORD : - Pour que les propriétés publiques aient le statut de protection. - La politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables restreint déjà les activités de remblai dans ces lieux. DÉSACCORD : - De façon générale, la question des marais est un point sur lequel les élus et les citoyens ont affirmé vouloir garder la liberté de faire du développement. - Les propriétaires veulent transformer ces espaces pour en faire du développement domiciliaire. - Pour la municipalité cela signifie une perte de taxes. - C'est le schéma d'aménagement qui est le frein au développement. 10. Circuits cyclo-touristique ACCORD : - Pour revoir toute la question concernant les circuits cyclables en y incluant la possibilité d'utiliser les emprises ferroviaires abandonnées. DÉSACCORD : - Les emprises ferroviaires ne doivent être converties en pistes cyclables. Les agriculteurs sont plutôt d'avis qu'elles devraient retournées à l'agriculture compte tenu qu'elles traversent un territoire agricole. 11. Mise en valeur de la rivière Châteauguay ACCORD : - Aucun motif exprimé. DÉSACCORD : - Aucun motif exprimé. Chapitre 14, page 292 12. Développement touristique intégré avec le milieu rural ACCORD : - Plusieurs interventions ont été en faveur de l'approche de développement touristique à cause notamment du caractère rural que l'on souhaite conserver pour notre région. DÉSACCORD : - L'éparpillement du développement en laisse certains autres perplexes. 13. Protection environnementale ACCORD : - On comprend les mesures exigées des normes minimales. DÉSACCORDS : - Du fait que le schéma d'aménagement ne protège pas les tourbières et marais privés sur le territoire. ANNEXES ANNEXE 1 PROJETS DU MINISTÈRE DES TRANSPORTS DU QUÉBEC PLANIFIÉS SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC DU HAUT-SAINT-LAURENT Infrastructure Nature du problème Intervention Franklin Route 202 - pont Dickenson Garde-fous désuets à remplacer et dalle endommagée. Réparation du tablier et des garde-fous. Coût : 175 000 $ Godmanchester Route 138 - intersections des montées Paul et Smellie Il s'agit d'améliorer la visibilité et d'augmenter les rayons de virage. Correction du profil de la route et de la géométrie aux intersections Coût : 410 000 $ Route 138 - courbe près de la scierie Prévost Section non-sécuritaire de la Route 138, en raison du manque de visibilité causé par la géométrie actuelle. Correction du profil et de la courbe Coût : 390 000 $ Route 202 - intersection du chemin Erin Intersection en forme d'Y à réaménager en T. Réaménagement géométrique Coût : 150 000 $ Chemin Arnold - pont Waterson Pont actuellement fermé; il ne peut plus être réparé. Reconstruction Coût : 250 000 $ Pont Dewittville Réalisation 2000 Le pont est trop détérioré Reconstruction Coût : 336 000 $ Havelock Route 203 - intersection du rang Saint-Charles Il s'agit d'un site conflictuel en raison du manque de visibilité et de la géométrie inadéquate. Réalignement d'une intersection décalée Coût : 330 000 $ Hinchinbrooke Route 202 - pont Walsh Le pont est trop détérioré, il sera plus économique de le reconstruire. Reconstruction Coût : 340 000 $ Route 202 - pont de Rockburn La réparation de tous les éléments est requise. Il sera moins coûteux de le reconstruire. Reconstruction Coût : 175 000 $ Route 202 - pont Arthur Le pont est détérioré Reconstruction Coût : 305 000 $ Infrastructure Nature du problème Intervention Huntingdon Route 202 - pont Henderson Réalisation 2000 Délamination et fissuration de la dalle. Garde-fous à remplacer Réparation du tablier, des joints et garde-fous. Coût : 350 000 $ Route 202 - pont du camp militaire Réfection du côté extérieur de la dalle. Garde-fous non conformes. Réparation du tablier et des garde-fous Coût : 35 000 $ Ormstown Route 201 (rue Gale) Problèmes de drainage et d'éclairage. Accès à régulariser. Élargissement de la route en section urbaine. Coût : 400 000 $ Saint-Anicet Route 132 - intersection du chemin des Planches Divers éléments de géométrie à améliorer incluant marquage et signalisation. Amélioration de la géométrie et de la visibilité Coût : 70 000 $ Sainte-Barbe Route 132 - pont montée du Lac Réalisation 1999 Dégradation du béton, des culées et du côté extérieur du tablier. Les garde-fous sont d'un type ancien. Réparation du tablier, des glissières et des éléments de fondation. Coût : 115 000 $ Route 132 - intersection montée du Lac Réalisation 2000 Réaménagement géométrique de l'intersection. Coût : 118 000 $ Saint-Chrysostome Route 209 - pont Bertrand Réalisation 2000 Dommages au béton de l'ensemble de la structure. Réparation du tablier, des garde- fous et de certains éléments de fondation. Coût : 200 000 $ Très-Saint-Sacrement Montée Turcot - pont Turcot Réalisation 2000 Le pont actuel ne peut plus être réparé. Le nouveau pont sera aménagé dans l'axe du rang 10. Une entente ministère des Transports/municipalité est à venir Reconstruction Coût : 1 220 000 $ Source: Ministère des Transports du Québec ANNEXE 2 LES GRANDES AFFECTATIONS (CARTE 1 DE 2) M.297-2017, 24/07/2017, M.322-2021, 14/02/2022, M.337-2023, 20/10/2023, R.345-2024, 09/04/2025 ANNEXE 3 TERRITOIRES D'INTÉRÊT ET ZONES DE CONTRAINTES (CARTE 2 DE 2) R.345-2024, 09/04/2025 ANNEXE 4 LES SECTEURS AGRICOLES FORESTIERS A.240-2010, 14/05/2010; M.270-2014, 21/07/2014; M.271-2014, 21/07/2014; M.272-2014, 21/07/2014; M.291-1-2017, 17/11/2017; R.345-2024, 09/04/2025 ANNEXE 5 SECTEUR POTENTIEL POUR UN DÉVELOPPEMENT RÉSIDENTIEL SUR LE TERRITOIRE DE LA MUNICIPALITÉ DE ELGIN A.240-2010, 14/05/2010 ANNEXE 6 ZONAGE RELATIF À LA GESTION DES ODEURS EN TERRITOIRE AGRICOLE A.272-2014, 21/07/2014; M.291-1-2017, 17/11/2017; M.322-2021, 14/02/2022; R.345-2024, 09/04/2025 ANNEXE 7 ÎLOTS DÉSTRUCTURÉS À L'AGRICULTURE EN TERRITOIRE AGRICOLE AINSI QU'UNE CARTE INDEX A.272-2014, 21/07/2014; R.345-2024, 09/04/2025