Plan de développement de la zone agricole (PDZA) - MRC des Laurentides
Les Laurentides, Quebec
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SYNTHÈSE DU PORTRAIT, DU DIAGNOSTIC, DE LA VISION CONCERTÉE ET DU PLAN D'ACTION
DE DÉVELOPPEMENT
DE LA ZONE AGRICOLE
PLAN
CE DOCUMENT A ÉTÉ RÉALISÉ
PAR LA MRC DES LAURENTIDES
RÉDACTION ET COORDINATION
Jean-Michel Archambault-Cyr
Kaven Davignon
Chantal Giroux
RÉVISION LINGUISTIQUE
Claudette Trahan-Taillon
CONCEPTION GRAPHIQUE
Martine Armand
PHOTOGRAPHIES
MRC des Laurentides
DÉPÔT LÉGAL : 2014
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque et Archives Canada
ISBN 978-2-9802024-3-8 (papier)
ISBN 978-2-9802024-4-5 (électronique)
OÙ SE PROCURER LE GUIDE
Le guide est disponible au www.mrclaurentides.qc.ca
Histoire et culture locale ................................................................................. 14
Paysages et agrotourisme ................................................................................ 16
Agroforesterie et boisés agricoles ................................................................... 16
Multifonctionnalité et consolidation des entreprises agricoles ............................ 17
La demande sur le territoire de la MRC .......................................................... 18
L'offre de produits agricoles sur le territoire de la MRC des Laurentides ........... 19
Le potentiel de production .............................................................................. 20
Valeur des terres et location ........................................................................... 22
L'utilisation actuelle de la zone agricole .......................................................... 23
La situation de la relève ................................................................................. 23
La multifonctionnalité de l'agriculture dans la MRC des Laurentides .................. 27
Les conditions biophysiques et le potentiel agricole ........................................... 28
L'utilisation actuelle de la zone agricole .......................................................... 29
Les caractéristiques des exploitants, des exploitations agricoles
et du soutien institutionnel ............................................................................... 30
La transformation alimentaire, la distribution et la mise en marché .................... 31
La foresterie et l'agroforesterie ...................................................................... 32
MOT DU PRÉFET ...................................................................................... 06
CARTE DU TERRITOIRE ............................................................................ 07
AVANT-PROPOS ...................................................................................... 09
LES GRANDES ÉTAPES ........................................................................... 10
1 SYNTHÈSE DU PORTRAIT
DIAGNOSTIC
2
TABLE
DES
MATIÈRES
Vision concertée ............................................................................................. 34
Les orientations de développement et les objectifs du plan d'action .................. 38
La mise en œuvre du plan d'action ................................................................... 40
Le contenu des fiches de projet ....................................................................... 40
La présentation des porteurs de projet ............................................................ 41
Présentation des 16 fiches de projet ............................................................... 43
ANNEXE 1 : Membres du comité directeur du PDZA ....................................... 61
ANNEXE 2 : Portrait cartographique de la zone agricole
de la MRC des Laurentides
Carte 1 - Portrait de La Minerve .................................................................. 62
Carte 2 - Utilisation actuelle du sol à La Minerve ........................................... 63
Carte 3 - Portrait de Labelle ........................................................................ 64
Carte 4 - Utilisation actuelle du sol à Labelle ................................................ 65
Carte 5 - Portrait de La Conception ............................................................. 66
Carte 6 - Utilisation actuelle du sol à La Conception ...................................... 67
Carte 7 - Portrait de Brébeuf et Mont-Tremblant ........................................... 68
Carte 8 - Utilisation actuelle du sol à Brébeuf et Mont-Tremblant .................... 69
Carte 9 - Portrait d'Huberdeau, Arundel et Montcalm .................................... 70
Carte 10 - Utilisation actuelle du sol à Huberdeau, Arundel et Montcalm ......... 71
VISION CONCERTÉE
PLAN D'ACTION
ANNEXES
3
4
- 6 -
MOT DU PRÉFET
DE LA MRC DES LAURENTIDES
Avril 2014
C'est avec fierté que la MRC des Laurentides vous présente
son Plan de développement de la zone agricole (PDZA).
Fruit d'une collaboration inédite sur notre territoire entre
la MRC, ses agriculteurs et l'ensemble des intervenants
du milieu agricole, notre PDZA se veut rassembleur,
ambitieux et porteur d'une vision qui permettra
d'insuffler un vent nouveau aux activités agricoles.
Nous savons tous que la diversification des activités
économiques est un impératif pour le développement de
nos communautés. C'est d'ailleurs dans cette perspective
que le nouveau schéma d'aménagement et de développe-
ment durable, actuellement en cours d'élaboration,
s'inscrit. En raison de son importance historique dans le développement de plusieurs
communautés et de la superficie qu'il occupe encore aujourd'hui, particulièrement
pour les municipalités de La Minerve, Labelle, La Conception, Mont-Tremblant, Brébeuf,
Huberdeau, Arundel et Montcalm, le Conseil des maires croit fermement qu'un territoire
agricole dynamique est appelé à jouer un rôle prépondérant dans cette diversification.
Bien que la capacité d'intervention de la MRC soit limitée pour certains enjeux identifiés
sur notre territoire, notamment le prix élevé des terres et la difficulté inhérente pour les
agriculteurs actuels (et à plus forte raison pour la relève) à s'en porter acquéreur, plusieurs
outils d'intervention demeurent à notre disposition. Notre plan d'action est d'ailleurs
éloquent à cet égard.
Je profite également de l'occasion qui m'est offerte pour remercier chaleureusement
les nombreuses personnes qui ont contribué, de près ou de loin, à la réalisation de ce
travail. Cette précieuse collaboration, que ce soit lors des consultations publiques ou
lors des nombreuses rencontres formelles et informelles ayant permis d'approfondir les
discussions, a permis d'enrichir notre PDZA et de s'assurer qu'il réponde aux besoins et
aspirations de la population et du milieu agricole de notre territoire.
Je tiens à remercier plus particulièrement le Comité consultatif agricole (CCA) et son prési-
dent, M. Ronald Provost, maire de Brébeuf, ainsi que les membres du Comité directeur, qui
ont donné beaucoup de leur temps et sans qui cet ambitieux projet n'aurait pu voir le jour.
Le futur agricole est promis à un bel avenir sur notre territoire. À nous tous maintenant
de se retrousser les manches et de nous mettre au travail !
Denis Chalifoux, Préfet.
- 7 -
CARTE DU TERRITOIRE
Le territoire de la MRC des Laurentides est composé de vingt (20) municipalités. La zone
agricole couvre un peu plus de 15 000 hectares et est répartie principalement dans l'axe
de la rivière Rouge dans les municipalités de Labelle, La Conception, Mont-Tremblant,
Brébeuf, Arundel et Huberdeau, de même que dans le secteur des lacs Castor et La Minerve
dans la municipalité de La Minerve.
- 8 -
- 9 -
Suite à un vaste exercice de consultation s'étant
déroulé en 2010 et 2011 avec les divers interve-
nants et la population du territoire, le Plan conjoint
MRC-CLD des Laurentides 2011-2015 : Mise en
œuvre d'une stratégie de développement durable
a été adopté par le conseil des Maires en mai 2011.
Parmi les 11 propositions principales de ce plan,
on retrouve la Planification et la gestion proactive
du territoire de la MRC, qui propose notamment la
réalisation d'un Plan de développement de la zone
agricole (PDZA) afin de dynamiser les activités
agricoles sur le territoire.
Pour réaliser le PDZA, le Comité consultatif agricole
(CCA) de la MRC des Laurentides a été mandaté et
élargi afin d'accueillir un ensemble de partenaires
représentatifs des milieux agricoles et municipaux
rassemblés au sein d'un comité directeur. La
composition de ce comité directeur du PDZA se
retrouve à l'annexe 1.
La MRC des Laurentides tient à remercier le
Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de
l'Alimentation du Québec (MAPAQ) pour son
soutien financier dans la réalisation de son PDZA.
QU'EST-CE QU'UN PDZA ?
Le Plan de développement de la zone agricole
(PDZA) est un document de planification qui vise
à mettre en valeur la zone agricole d'une MRC en
favorisant le développement durable des activités
agricoles. Il repose sur un état de situation et sur
la détermination des possibilités de développement
des activités agricoles. Il est réalisé par une MRC, en
concertation avec les acteurs du milieu, et fait état
des actions que l'on choisit de réaliser. (...)
Le PDZA est complémentaire et compatible aux
diverses démarches de planification réalisées dans
la MRC ou la région. Il permet à une MRC d'enrichir
son schéma d'aménagement et de développement en
ce qui a trait à l'utilisation prioritaire du territoire
agricole à des fins agricoles. De plus, le PDZA permet
de déterminer des actions concrètes pour stimuler
le développement de l'agriculture sur son territoire
dans le cadre d'une démarche concertée.
MAPAQ, 2011
AVANT-
PROPOS
PLAN CONJOINT MRC-CLD
DES LAURENTIDES 2011-2015 :
Mise en oeuvre d'une stratégie
de développement durable
PROPOSITION 1 :
Planification et gestion
proactive du territoire
de la MRC
ACTION :
Réaliser un Plan de
développement de la
zone agricole (PDZA)
- 10 -
L'étape initiale du PDZA dresse un portrait du territoire et des
activités agricoles de la MRC des Laurentides. Cette étape a
permis de comprendre l'évolution historique et les tendances
récentes en agriculture sur le territoire. Pour ce faire, un ensemble
de données statistiques et cartographiques ont été utilisées, de
même que des visites sur le terrain, des discussions avec plusieurs
intervenants du territoire, ainsi que trois consultations publiques
et un sondage téléphonique. Dans ce document, une synthèse
du portrait est présentée. Cette synthèse reprend donc les
principaux faits et permet de faire notamment ressortir trois
grands constats.
Ensuite, la classification des principaux constats du portrait en
forces, faiblesses, contraintes ou potentiels
a permis de réaliser un diagnostic du territoire et des activités
agricoles de la MRC. Le résultat, qui est présenté dans ce
document, permet donc d'identifier et de prioriser les enjeux
à traiter.
Dans une troisième étape, les constats et les enjeux
identifiés aux étapes précédentes ainsi que les discussions
au sein du comité directeur du PDZA ont permis de dégager
une vision concertée de l'avenir possible et souhaitable du
développement de l'agriculture sur le territoire. Cette vision est
également présentée dans ce document.
Finalement, en fonction des étapes précédentes, le plan d'action
permettra de déterminer les orientations straté-
giques de développement, les objectifs qui y
sont reliés et les actions pour les réaliser.
LES
GRANDES
ÉTAPES
1
2
3
4
On retrouve à l'annexe 2 de ce document un ensemble de cartes
ayant été produites dans le cadre du PDZA et qui présente de
façon illustrée le dynamisme actuel de la zone agricole de la
MRC des Laurentides.
- 11 -
PORTRAIT
- Fait ressortir les faits
- Permet d'identifier les principaux constats
DIAGNOSTIC
- Classe les constats en forces, faiblesses, contraintes et potentiels
- Permet d'identifier et prioriser les enjeux
VISION CONCERTÉE
- Oriente les actions futures en fonction des constats, des enjeux
et d'un futur souhaité
En fonction des trois étapes précédentes
PLAN D'ACTION
- Détermine les orientations stratégiques de développement,
les objectifs qui y sont reliés, et les actions pour les réaliser
SYNTHÈSE
DU PORTRAIT
1
- 14 -
- 14 -
Le « portrait du territoire et des activités agricoles de la
MRC des Laurentides » est le résultat d'une démarche
visant à documenter l'état de la situation agricole
sur le territoire. Pour ce faire, des données statis-
tiques et cartographiques ont été utilisées, de même
que des visites sur le terrain, des discussions avec
plusieurs intervenants du territoire et avec le Comité
directeur, ainsi que trois consultations publiques et
un sondage téléphonique auprès des agriculteurs. Le
document complet est disponible pour consultation.
La synthèse de ce portrait, qui est ici présentée, fait
ressortir trois grands constats, soient ;
L'agriculture dans la MRC des Laurentides est
multifonctionnelle, mais plusieurs de ses fonctions
sont peu mises en valeur
La demande pour les produits locaux est forte
et l'offre actuelle ne suffit pas
L'accès à la terre pour les exploitants agricoles,
particulièrement pour la relève, est problématique,
et l'acquisition ou la possession de terres par des
non-agriculteurs fragilise le potentiel agricole du
territoire à plus long terme
PREMIER CONSTAT
DEUXIÈME CONSTAT
TROISIÈME CONSTAT
- 15 -
FONCTIONS ÉCONOMIQUES
FONCTIONS SOCIALES
FONCTIONS ENVIRONNEMENTALES
Produire des denrées
alimentaires
Assurer la sécurité alimentaire
des populations
Permettre la protection de
ressources telles que l'eau et les sols
Maintenir et créer des
emplois en agriculture et dans
les services agricoles
Donner une assise à
l'aménagement et
l'occupation du territoire
Protéger et mettre en valeur des
paysages typiques
Développer des activités
économiques connexes
(activités d'agrotourisme,
de transformation
agroalimentaire, etc.)
Maintenir la viabilité et le
dynamisme des zones rurales
et participer à la transmission
d'un mode de vie et d'un
héritage culturel
Minimiser l'impact des phénomènes
climatiques (réservoir de biodiversité,
rétention d'eau lors de crues, etc.)
Source : MAPAQ, 2013, site Internet
L'AGRICULTURE DANS LA MRC DES LAURENTIDES
EST MULTIFONCTIONNELLE, MAIS PLUSIEURS DE
SES FONCTIONS SONT PEU MISES EN VALEUR
PREMIER CONSTAT
Depuis un certain nombre d'années, le concept de multifonctionnalité de l'agriculture s'est
développé et sa reconnaissance s'est traduite par un ensemble de politiques et de programmes
dans plusieurs pays, particulièrement en Europe. La multifonctionnalité reconnait qu'en plus de
ses fonctions principales de production de denrées alimentaires, les activités agricoles occupent
de multiples fonctions économiques, sociales et environnementales ayant des retombées positives
importantes pour la société. Cependant, ces fonctions peuvent être peu ou même pas du tout
rétribuées par le marché. Le tableau suivant donne quelques exemples de fonctions attribuées
à l'agriculture.
Au Québec, certaines initiatives ont été prises pour reconnaître ces fonctions, et un premier
programme visant spécifiquement à valoriser la multifonctionnalité de l'agriculture a vu le jour
en 2011, soit le « Programme d'appui à la multifonctionnalité ».
Le portrait agricole de la MRC des Laurentides a permis de constater le caractère multifonc-
tionnel de l'agriculture pratiquée sur le territoire.
HISTOIRE ET CULTURE LOCALE
Le rôle central exercé par l'agriculture et la foresterie
dans la colonisation et le peuplement de la région se
reflète encore aujourd'hui dans plusieurs municipalités
ou secteurs de la MRC, tant en ce qui a trait au patrimoine
bâti qu'au patrimoine immatériel. Le patrimoine bâti
d'intérêt, qui a récemment fait l'objet d'un recensement
dans la MRC, comporte en effet un nombre important
de bâtiments agricoles et de résidences de ferme. Égale-
ment, plusieurs noms de rues et de lieux publics ont
été nommés en l'honneur de familles pionnières, dont
certaines sont encore actives en agriculture (chemin
Paquette et rue Léonard à Mont-Tremblant, pont
Prud'homme et chemin Perreault à Brébeuf).
De même, l'influence des activités agricoles et forestières
se fait toujours sentir dans les évènements de plusieurs
municipalités, tels que le Carnaval de Brébeuf, le
Festival des sucres à La Minerve et la Fête des récoltes
à la ferme Morgan à Montcalm. Le lancement d'un
livre commémoratif sur les fermes de Brébeuf à l'hiver
2013 a permis de constater l'importance du rôle de
l'agriculture comme tissu social entre les générations et
également entre agriculteurs et non-agriculteurs dans
cette municipalité. Notons aussi que la journée « Porte
ouverte sur les fermes du Québec » organisée par l'Union
des producteurs agricoles (UPA) depuis quelques années
à l'automne, rassemble plusieurs centaines de visiteurs
et représente une vitrine populaire auprès des citoyens
pour l'agriculture actuelle de la région.
- 16 -
soient clarifiées et que les acteurs concernés, en premier
lieu les producteurs agricoles intéressés, soient prêts à
s'engager.
L'intérêt de plus en plus important pour les visiteurs à
s'imprégner de l'authenticité d'un lieu et à en découvrir
des facettes moins connues, jumelées au désir des déci-
deurs de la région à diversifier l'économie locale promet
des opportunités très intéressantes pour les entrepre-
neurs agrotouristiques.
AGROFORESTERIE ET
BOISÉS AGRICOLES
Le territoire forestier occupe environ les 2/3 de la zone
agricole permanente. Malgré cette importance, assez
peu de producteurs semblent valoriser le potentiel
de leur boisé en exploitant la matière ligneuse ou non
ligneuse. En 2009, seulement 9 producteurs ont déclaré
des revenus issus de l'exploitation de la matière ligneuse,
alors que 19 producteurs déclaraient des revenus en
provenance de l'acériculture, dont 15 pour qui c'était
le revenu agricole principal. Rappelons qu'une partie
importante du nombre d'entailles est située à l'extérieur
de la zone agricole désignée. De plus, les consultations
publiques et les discussions avec les intervenants ont
permis d'apprendre que très peu de producteurs possè-
dent un plan d'aménagement forestier.
L'important potentiel acéricole du territoire est ample-
ment documenté. Il est cependant difficilement valori-
sable à court terme en raison de la non-disponibilité
des contingents provinciaux pour la production de
sirop d'érable en vrac. Il est cependant possible pour
les producteurs acéricoles n'ayant pas de contingent ou
produisant davantage que leur contingent de faire de
la vente directe en contenant (vente à la ferme et vente
dans les marchés). Cependant, d'importants efforts
doivent être mis dans la commercialisation pour réussir
à en tirer un revenu convenable.
PAYSAGES ET AGROTOURISME
La région des Laurentides est reconnue depuis long-
temps pour la beauté de ses attraits naturels et pour
l'importance de l'industrie touristique et de la villégia-
ture qui s'y est développée en raison de la présence forte
de nombreuses montagnes, lacs et rivières.
Les caractéristiques biophysiques du territoire ont fait
en sorte que l'agriculture pratiquée est majoritairement
extensive, ce qui a permis de préserver l'environnement
naturel et d'éviter les problèmes agroenvironnementaux
souvent associés à l'agriculture intensive (pollution
diffuse, dégradation des paysages, etc.). Aujourd'hui, le
réseau routier permet de pénétrer au cœur du territoire
agricole de la MRC et de ses paysages typiques, d'une part
le long des routes 323 et 327, et d'autre part le long de
la route 117 par le chemin des Tulipes (La Conception)et
par le chemin du Moulin (à Labelle). De plus, des réseaux
récréatifs tels que le parc linéaire Le p'tit train du Nord,
le Corridor aérobique et les parcours canotables sur la
rivière Rouge et sur la rivière de la Diable traversent la
zone agricole en divers endroits.
Cependant, force est de constater que malgré la très forte
présence de villégiateurs et de touristes, le potentiel
agrotouristique de la région a été très peu développé
en complémentarité aux activités offertes. Pourtant,
certaines régions touristiques, comme les Cantons-
de-l'Est et particulièrement Charlevoix, qui possèdent
plusieurs caractéristiques semblables à celles de la MRC,
ont su développer un secteur agrotouristique dynamique
et reconnu venant compléter l'offre touristique régionale.
Un parcours gourmand a été mis en place par le CLD
des Laurentides au milieu des années 2000 rassemblant
une douzaine de producteurs et d'artisans agroalimen-
taires de la MRC. Cependant, un manque d'implication
de la part des producteurs et artisans et une certaine
disparité entre les infrastructures d'accueil et les expéri-
ences proposées aux visiteurs d'une entreprise à l'autre
ont fait en sorte que le parcours gourmand s'est soldé
par un échec. Pour qu'une expérience semblable soit
couronnée de succès, il semble essentiel que les attentes
- 17 -
À notre connaissance, une seule cabane à sucre servant
des repas est présente sur le territoire, soit la Tablée
des Pionniers à St-Faustin-Lac-Carré. Notons que le
sirop d'érable utilisé lors de ces repas, s'il provient
de l'exploitation, n'est pas soumis à la règlementation
provinciale sur les contingents.
En plus de la production de sirop d'érable, plusieurs
produits forestiers non ligneux (PFNL) peuvent être
produits ou récoltés en milieu forestier et agroforestier,
tels que les produits alimentaires sauvages, les produits
pour utilisations médicinales, pharmaceutiques, cosmé-
tiques, etc.
L'arrivée récente d'une entreprise spécialisée dans la
cueillette et la transformation de produits forestiers
à St-Faustin-Lac-Carré, soit le Gourmet Sauvage,
représente une opportunité importante pour valoriser
les PFNL du territoire, que ce soit en forêt publique ou
en forêt privée. À notre connaissance, trois autres entre-
prises qui possèdent une expertise dans la valorisation
du potentiel agricole et agroforestier sont situées sur le
territoire, soit, Croque Paysage (Val-David), Pépinière
rustique (Val-Morin) et Paysage gourmand (Montcalm).
MULTIFONCTIONNALITÉ
ET CONSOLIDATION DES
ENTREPRISES AGRICOLES
Ainsi, la mise en valeur de la multifonctionnalité de
l'agriculture par le développement et la rémunération
de fonctions économiques autres qu'uniquement celle
de produire des aliments permettrait de diversifier les
sources de revenus des ménages agricoles. En effet, des
activités liées à l'interprétation, à l'utilisation récréa-
tive du territoire et à l'expérience à la ferme pourraient
permettre de diversifier la base économique des entre-
prises agricoles.
Pour ce qui est des fonctions sociales et environnemen-
tales, le programme d'appui à la multifonctionnalité
semble une approche intéressante pour l'agriculture
d'ici. On imagine facilement par exemple qu'un paysage
dégradé par des champs en friche et des bâtiments en
ruine portent atteinte à la qualité de vie de la commu-
nauté et à l'expérience touristique de l'ensemble d'un
territoire. Dans un cas comme celui-ci, l'existence
d'un incitatif pour remettre en culture ces champs et
améliorer la qualité visuelle d'un bâtiment pourrait donc
permettre d'aider des entreprises agricoles qui, à leur
tour, permettraient de consolider les fonctions multiples
jouées par les activités agricoles, notamment en ce qui a
trait à la qualité de vie des communautés et à l'expérience
positive vécue par les visiteurs de la région.
- 18 -
LA DEMANDE POUR LES PRODUITS LOCAUX
EST FORTE ET L'OFFRE ACTUELLE NE SUFFIT PAS
Parmi les grandes tendances alimentaires, un certain nombre de constats retiennent
l'attention et doivent être pris en considération lorsqu'il est question de la mise en
marché des produits. Ainsi, les mots, santé, plaisir, environnement, achat local, innova-
tion et proximité du consommateur ont été identifiés comme étant les 6 mots-clés dans
une vaste étude des tendances du secteur agroalimentaire au Québec (MAPAQ, 2009).
LA DEMANDE SUR LE
TERRITOIRE DE LA MRC
Pour le territoire de la MRC des Laurentides, ces
tendances sont manifestes et se traduisent notamment
par le succès de certaines entreprises faisant de la mise
en marché directe par le biais d'un kiosque à la ferme ou
de l'agriculture soutenue par la communauté (ASC). Elles
se manifestent également par l'achalandage élevé des
marchés saisonniers de Val-David et Mont-Tremblant,
où un important nombre de producteurs, mais aussi
de transformateurs agroalimentaires proposent leurs
produits. Près de 90 exposants y ont été présents à un
moment ou un autre durant la saison estivale 2013,
la très grande majorité ayant été sur place toutes les
semaines pour l'ensemble de la saison.
Cependant, le portrait a démontré que très peu de
producteurs de la MRC des Laurentides comptent parmi
les producteurs présents au marché, faute de produits
adaptés à ce type de mise en marché. Ainsi, seuls quatre
entreprises agricoles et dix-neuf exposants et trans-
formateurs en provenance de la MRC des Laurentides
participent à l'un ou l'autre de ces deux marchés.
La demande pour des produits locaux est également
manifestée par l'intérêt de plusieurs restaurateurs à
intégrer ces derniers dans leur menu. En effet, un projet
pilote présentement mené par le CLD des Laurentides
vise à mettre directement en lien certains producteurs et
restaurateurs du territoire. L'approche faite auprès des
restaurateurs a permis de constater un grand intérêt de
ces derniers. Cependant, des difficultés au niveau de la
communication, de la régularité des approvisionnements
et de l'uniformité des produits, ainsi que des volumes
commandés doivent être résolues afin qu'une mise en
marché plus ordonnée puisse voir le jour. Pour l'instant,
très peu d'entreprises agricoles de la MRC occupent ce
créneau de la restauration.
Rappelons que la MRC des Laurentides compte 194
restaurants et 13 traiteurs, dont plusieurs sont présents
dans des créneaux de spécialité et dans une fourchette de
prix de moyen à haut de gamme. L'utilisation de produits
locaux permet à ces derniers de se démarquer et offre la
possibilité de s'assurer de la fraîcheur et de la qualité des
produits, mais aussi de développer des produits de spéci-
alité. Par exemple, l'élevage d'animaux avec une certaine
ration alimentaire combiné à une façon de préparer en
cuisine pourrait permettre d'obtenir un produit unique.
Ou encore, le développement de partenariats entre un
établissement alimentaire se spécialisant dans un type de
cuisine et recherchant des ingrédients frais plus difficiles
à trouver s'associant avec une exploitation agricole, etc.
Le portrait a également permis de déterminer la rela-
tive disponibilité des produits locaux en saison estivale,
particulièrement en raison de la présence des marchés
saisonniers, mais leur quasi-absence en dehors de
cette période. De même, les consommateurs présents
aux consultations publiques ont fait part de leur désir
de continuer à s'approvisionner en produits locaux à
longueur d'année.
La demande pour les produits locaux semble donc rela-
tivement solide et en croissance, et il semble qu'il y ait une
opportunité pour la commercialisation de ces produits,
particulièrement en dehors de la saison estivale.
Certaines régions du Québec vivant une situation
semblable ont opté pour la mise sur place d'un marché
de solidarité ou marché virtuel, où des producteurs font
connaître la disponibilité de leurs produits sur une
plateforme Internet et où les consommateurs choisissent
leurs produits, qui sont livrés hebdomadairement par
les producteurs à un point de chute, c'est-à-dire un local
accessible disposant d'équipements de réfrigération, etc.
DEUXIÈME CONSTAT
- 19 -
Ce mode de mise en marché s'est mis en place pour
contourner les difficultés rencontrées par les producteurs
afin de rendre disponibles leurs produits sur les tablettes
d'épicerie des trois grandes bannières nationales
(Provigo-Loblaws, IGA-Sobey's et Métro). Car même si
on constate dans leur politique d'approvisionnement
une plus grande ouverture aux produits locaux, il est
généralement difficile pour les producteurs de se faire
une place sur les tablettes de ces grandes bannières. On
compte une dizaine de marchés de solidarité au Québec.
Ce mode de mise en marché suppose qu'il y ait à proximité
un assez grand bassin de population ayant un bon accès à
Internet, ainsi qu'un assez grand bassin de producteurs
offrant une diversité de produits frais et transformés. Le
portrait indique que cette dernière condition ne semble
pas remplie.
On retrouve également depuis quelques années certaines
entreprises spécialisées en distribution qui offrent à
leurs clients un service de commande sur Internet qui
est ensuite livrée à un point de chute ou à la maison.
Ces entreprises, qui sont davantage présentes dans
les grands centres urbains, tentent généralement de
prioriser les produits locaux ou les produits du Québec
lorsque disponibles, mais ne limitent pas leur offre à ces
seuls produits. On retrouve à Val-Morin une telle entre-
prise de petite taille, Les paniers Biosattva, qui priorise
les produits locaux lorsque ceux-ci sont disponibles.
Les détaillants indépendants, qui sont plus à même
de décider du contenu de ce qui se retrouve sur leurs
rayons de vente que les bannières nationales, semblent
bien placés pour tirer profit de l'engouement pour la
consommation de produits locaux en développant une
mise en marché s'appuyant sur ce créneau. Il existe
un certain nombre de détaillants indépendants sur le
territoire (S.Bourassa à Mont-Tremblant et à Ste-Agathe,
Boucherie de Val-David, Le Caveau à Ste-Agathe,
Fromagerie
du
Lac-Carré,
etc.)
et
l'inauguration
prochaine d'une fromagerie de bonne taille sur le
territoire visant à offrir beaucoup d'espaces pour les
produits locaux s'inscrit dans cette dynamique, tout
comme le projet d'un marché de producteurs ouvert à
l'année dans la ville de Ste-Agathe-des-Monts.
L'OFFRE DE PRODUITS
AGRICOLES SUR LE TERRITOIRE
DE LA MRC DES LAURENTIDES
La demande pour des produits locaux est au rendez-
vous. Cependant, l'offre de produits agricoles et agroali-
mentaires sur le territoire est assez restreinte et est peu
adaptée aux spécificités de cette demande.
Tel que le démontre le portrait, la majorité des exploi-
tations agricoles du territoire se spécialisent dans des
productions traditionnelles qui sont caractérisées par
des revenus agricoles très modestes. Ainsi, les exploita-
tions agricoles spécialisées en production de bovins de
boucherie, en fourrage et en acériculture représentent
47% des entreprises de la MRC, mais récoltent seule-
ment 17% des revenus agricoles du territoire.
À l'opposé, les productions en serre et les productions
légumières et fruitières occupent moins de 15% des
entreprises, mais comptent pour près du quart des
revenus du territoire.
Le portrait nous démontre qu'il y a un potentiel important
d'augmentation des rendements agricoles, notamment
par l'augmentation de la fertilité des sols. Cependant, les
caractéristiques du territoire de la MRC des Laurentides
portent à croire que le potentiel d'augmentation des
revenus agricoles se situe davantage au niveau de l'ajout
de valeurs aux produits agricoles de base et au niveau
du développement des circuits courts de mise en marché.
En effet, mises à part les fermes laitières, les entreprises
les plus dynamiques sur le territoire semblent être
celles qui réalisent leur mise en marché en réduisant le
nombre d'intermédiaires entre eux et le consommateur
(aussi appelé circuits courts de mise en marché) et celles
qui misent sur la valeur ajoutée. Cette valeur ajoutée
peut prendre diverses formes, telles que la différencia-
tion de produits (sans intrants chimiques, biologiques,
etc.), l'occupation d'un créneau particulier (élevage
d'animaux moins traditionnels, culture de petits fruits
ayant des propriétés organoleptiques particulières, etc.)
- 20 -
VENTE
À LA
FERME
AUTO-
CUEILLETTE
MARCHÉ
PUBLIC
AGRO-
TOURISME
AGRICULTURE
SOUTENUE
PAR LA
COMMUNAUTÉ
TRANSFORMATION
ALIMENTAIRE
22
4
7
8
3
11
Source : MAPAQ, 2013
LE POTENTIEL DE PRODUCTION
Malgré une saison agricole relativement courte et des
conditions naturelles moins favorables à l'agriculture que
dans des régions plus méridionales du Québec, la région
possède plusieurs atouts qui pourraient permettre à
l'agriculture locale de se développer davantage.
Par exemple, la demande pour des produits différenciés
ainsi que l'introduction de plusieurs innovations tech-
niques permettent de pallier à certaines contraintes
biophysiques.
Ainsi, l'utilisation de cultivars adaptés à des saisons
courtes fait en sorte qu'il est possible d'obtenir des
rendements fort appréciables pour des grandes cultures
qui étaient jusqu'à récemment difficiles à cultiver dans la
région, telles que le soya et le maïs, alors que la qualité
des fourrages cultivés dans les secteurs dynamiques se
compare aux résultats obtenus dans les Basses-Lauren-
tides selon un conseiller agricole du MAPAQ connaissant
bien la région.
Le savoir-faire en production animale ainsi que la
qualité des productions végétales pourraient permettre
l'élevage d'animaux moins traditionnels qui sont peu ou
pas du tout présents sur le territoire et pour lesquels
une demande existe, par exemple, des créneaux tels
que la production de viandes exotiques (émeu, sanglier,
gibier à plumes, grands gibiers, etc.), la production de lait
pour la transformation à partir de chèvres ou de brebis,
ou la production de viandes différenciées (biologiques,
animaux nourris exclusivement à l'herbe, etc.).
La disponibilité de terres cultivées sans intrants
chimiques pour la production extensive de fourrages
ainsi que le savoir-faire dans des cultures comme l'orge
et l'avoine pourrait permettre à certains producteurs
intéressés de profiter de l'expérience acquise dans
la MRC Antoine-Labelle pour un projet collectif de
production et de mise en marché de grains certifiés
biologiques. D'autres céréales à consommation humaine,
particulièrement celles certifiées biologiques, connais-
sent une hausse importante de la demande, telles que le
sarrasin, le lin, le canola et l'épeautre, et certaines sont
l'expérience à la ferme (autocueillette, accueil à la ferme,
agrotourisme, etc.) ou la transformation alimentaire à
partir des produits de la ferme (production d'alcools,
transformation de viandes en mets préparés, fabrication
de produits de l'érable, etc.).
Relativement peu d'entreprises agricoles du territoire
sont présentes dans des activités de mise en marché de
type circuit court ou dans certaines activités de valeurs
ajoutées, comme l'indique le tableau suivant, tiré du
portrait.
Certains de ces chiffres sont à prendre avec précaution,
car ils proviennent de déclarations volontaires et ne
correspondent pas nécessairement à notre connais-
sance du territoire. Ainsi, la catégorie vente à la ferme
ne correspond pas à des critères très précis en terme
d'infrastructures d'accueil ou de nombre de jours
d'ouverture dans l'année par exemple, ce qui fait que
plusieurs de ces vingt-deux entreprises ont une activité
commerciale très restreinte, tel que les six exploitations
acéricoles déclarant un kiosque à la ferme, mais dont on
ne retrouve aucune trace d'affichage commercial sur le
territoire. De plus, certaines entreprises sont présentes
dans plus d'une catégorie de ce tableau, ce qui fait que le
nombre total d'exploitations agricoles impliquées dans
des activités de mise en marché en circuit court ou dans
des activités à valeur ajoutée est peu élevé.
Ainsi, une partie importante des denrées agricoles
produites sur le territoire, tout comme la façon
de mettre en marché ces dernières, semble peu
adaptée pour assurer leur mise en marché locale.
- 21 -
déjà cultivées sur le territoire ou l'ont déjà été dans les
dernières années. Une discussion avec la coordonnatrice
du projet de grains certifiés biologiques dans la MRC
Antoine-Labelle confirme l'ouverture qu'il pourrait y
avoir afin de partager l'expertise acquise là-bas.
Les productions horticoles, en serre ou en champs, et
celles des petits fruits sont possiblement les productions
pour lesquelles l'introduction de nouvelles techniques
et technologies offrent le plus de nouvelles possibilités.
Ainsi, on retrouve aujourd'hui sur le territoire quelques
exploitations agricoles se spécialisant en production
maraîchère diversifiée (plus de 40 variétés de légumes
cultivés avec succès pour une de ces entreprises), en
petits fruits (fraises, framboises, bleuets, mais égale-
ment vignes pour la production de vin), en horticulture
ornementale et en arbres fruitiers (verger de pommes et
production d'argousiers).
L'utilisation de plusieurs formes de culture abritée allant
des couvertures thermales posées aux champs pour la
survie hivernale d'arbustes et de petits fruits, jusqu'à
la production en serre, en passant par l'utilisation de
grands tunnels ou de la plasticulture pour mettre en
terre des semis plus tôt en saison, permettent d'allonger
et d'optimiser la saison de croissance et de cultiver un
ensemble de produits répondant à la demande crois-
sante pour des aliments produits localement.
Tel que décrit dans le portrait, on retrouve également sur
le territoire ou à proximité, un ensemble d'infrastructures
(abattoirs et salles de transformation), d'institutions
d'enseignement et de services-conseils adaptés permet-
tant de soutenir les exploitations agricoles. De plus, la
mise en place de la Politique de souveraineté alimentaire
du Québec et les programmes qui en découlent (par
exemple, le programme Proximité ou l'annonce d'une
tarification réduite (biénergie) pour la production en
serre, etc.) constituent des atouts afin de faciliter le
développement d'activités de mise en marché dans des
circuits courts ou permettant d'ajouter de la valeur aux
produits de base.
- 22 -
L'ACCÈS À LA TERRE POUR LES EXPLOITANTS AGRICOLES,
PARTICULIÈREMENT POUR LA RELÈVE, EST PROBLÉMATIQUE
ET L'ACQUISITION OU LA POSSESSION DE TERRES PAR
DES NON-AGRICULTEURS FRAGILISE LE POTENTIEL
AGRICOLE DU TERRITOIRE À PLUS LONG TERME.
VALEUR DES TERRES
ET LOCATION
Plusieurs facteurs ont fait en sorte que les valeurs
foncières, notamment la valeur foncière agricole,
ont augmenté de façon très importante au cours
de la décennie 2000-2010. Même si le ralentisse-
ment du marché immobilier des dernières années
dans la MRC semble vouloir limiter les hausses des
évaluations, plusieurs exploitants agricoles ont
vu leur impôt foncier augmenter de façon spec-
taculaire durant cette période, alors que plusieurs
exploitations agricoles ont été vendues à des prix
ayant peu à voir avec la valeur des actifs agricoles
et du potentiel agronomique du terrain.
Bien que la hausse de la valeur des terres soit un
phénomène qui dépasse largement les limites de
la MRC des Laurentides, on assiste, parallèlement
à cette hausse, à une diminution importante de la
superficie des terres cultivées sur le territoire de
la MRC (-16% entre 2004 et 2010).
Selon plusieurs agriculteurs et observateurs, cette
forte pression exercée sur les terres agricoles de
la région s'explique en partie par la proximité de
la station touristique de Mont-Tremblant. En effet,
malgré les dispositions de la Loi sur la protection
du territoire et des activités agricoles (LPTAA), on
constate en divers endroits de la zone agricole
l'acquisition de terres par des non-agriculteurs et
la construction de résidences cossues. Certaines
de ces terres ont fait l'objet de transactions
immobilières à des prix rendant pratiquement
impossible la rentabilisation de ces investisse-
ments par le biais d'activités agricoles. De plus,
l'ajout de résidences cossues rend pratiquement
inaccessible l'acquisition éventuelle de ces terres
par des exploitants agricoles, ce qui remet en
cause l'utilisation agricole future de ces terres
situées en zone agricole permanente.
Cet état de fait pose plusieurs défis.
Ainsi, certaines terres agricoles acquises par
des non-agriculteurs sont peu ou pas exploitées,
certaines retournant tranquillement en friche.
Il est cependant important de noter que les
terres en friche n'appartiennent pas uniquement
à de récents propriétaires. En effet, plusieurs
appartiennent à des agriculteurs ou à des familles
d'agriculteurs ayant réduit ou arrêté leurs activités
agricoles. En plus de la perte de valeur productive,
la perte de la valeur paysagère qui en résulte se
répercute sur le sentiment d'appartenance et
de fierté des populations immédiates ainsi que sur
le potentiel touristique de la région.
La réduction du nombre d'entreprises agricoles
et la diminution générale des activités agricoles
dynamiques a aussi fait en sorte d'augmenter le
nombre de terres disponibles pour la location,
ce qui fait en sorte qu'à présent, 43% des terres
cultivées sur le territoire de la MRC sont des terres
louées. Bien qu'importante, cette proportion
se situe dans la moyenne régionale de la région
administrative des Laurentides.
Cependant, à moins d'obtenir une entente de
location à long terme, il est peu probable que les
terres louées fassent l'objet d'investissements
permettant de maintenir et d'augmenter la
capacité productive à plus long terme, tel que
des travaux de drainage, de chaulage et diverses
mesures de conservation des sols.
Ainsi, les consultations ont permis aux agri-
culteurs de témoigner de la difficulté qu'ils avaient
à obtenir des ententes à long terme, ainsi que de
limitations qui accompagnent certaines ententes
de location, telles que l'interdiction d'épandre des
déjections animales ou des fertilisants chimiques.
À plus long terme donc, l'importance de la location
et l'acquisition ou la possession de terres par des
non-agriculteurs comportent le risque de voir
ces terres perdre de leur dynamisme agricole et
posent même la question de la pérennité de la
vocation agricole de ces terres.
TROISIÈME CONSTAT
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L'UTILISATION ACTUELLE
DE LA ZONE AGRICOLE
Le travail effectué lors de la préparation pour la demande
à portée collective (article 59) à la Commission de protec-
tion du territoire agricole (CPTAQ) a permis de constater
le recul important des secteurs dynamiques de la zone
agricole. Les visites sur le terrain effectuées à la fin de
l'été 2013 ont également permis de localiser les terrains
sous-utilisés du territoire, dont une partie importante
se situe à Huberdeau et à Arundel. L'attachement
manifesté par la population locale envers son passé
agricole et l'importance que celle-ci accorde au maintien
de la fonction agricole de ces terres justifient que des
efforts importants soient déployés afin de remédier à la
situation.
La caractérisation effectuée dans le cadre de la demande
à portée collective a aussi permis de cerner les secteurs
où la construction de résidences pourrait permettre
des activités agricoles plus marginales ou à plus petite
échelle de voir le jour. Ceci pourrait favoriser la diversifi-
cation des productions et la redynamisation de certains
secteurs en perte de vitesse sur le territoire.
LA SITUATION DE LA RELÈVE
On comprend aisément que les difficultés d'accès à la
terre évoquées touchent de façon plus directe la relève
agricole. Le portrait a permis de constater qu'il y avait
peu d'exploitants agricoles âgés de moins de 40 ans.
En effet, sur les 88 entreprises agricoles que compte la
MRC, seulement 10 comptent un membre principal ou un
membre secondaire âgé de moins de 40 ans.
Quelques-unes des histoires d'établissements à succès
sur le territoire de la MRC des Laurentides sont le fruit
de démarches innovantes. À titre d'exemple, l'entreprise
maraîchère Ferme biologique Aux petits oignons de
Mont-Tremblant a réussi à obtenir de la CPTAQ le droit
de morceler une terre agricole afin de s'établir sur une
superficie correspondant aux besoins de son projet
d'établissement. Après une orientation préliminaire
défavorable, la CPTAQ a finalement accordé une telle
permission, ce qui constituerait une première au Québec.
De même, la ferme laitière Bruno Bessette et Geneviève
Brassard de La Conception, a réussi à convaincre la
Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec
(RMAAQ) que le quota laitier d'un producteur de Brébeuf
sans relève leur soit vendu directement, c'est-à-dire sans
passer par le système centralisé de ventes de quotas
(SCVQ) provincial, pour qu'ils puissent démarrer leur
entreprise laitière. Cette exemption, qui représente
une première provinciale, a été accordée parce qu'elle
permettait de garder le quota dans la région et de
remettre en activité une ancienne ferme laitière pour
laquelle il n'y avait pas de relève à La Conception. En
effet, ces jeunes producteurs ont signé une entente d'une
durée de 5 ans avec des producteurs retraités pour la
location d'une étable et des terres nécessaires pour
répondre aux besoins de leur troupeau.
Également, une nouvelle entité a récemment vu le jour à
la Ferme Morgan à Montcalm, soit la première Coopéra-
tive de solidarité paysanne au Québec, qui prend graduel-
lement la relève d'une exploitation agricole très diversi-
fiée de plus de 1 000 acres appartenant à un exploitant
désirant prendre sa retraite et souhaitant que ses terres
soient cultivées à perpétuité de façon biologique. Environ
une dizaine de personnes exploitent présentement les
terres et les bâtiments de cette propriété sous la forme
d'une coopérative.
D'autres exploitations agricoles ont intégré au cours
des dernières années de façon plus conventionnelle la
relève au sein de leur entreprise, telles que la ferme de
petits fruits et de transformation Aux quatre vents à la
Conception et les fermes laitières Ray-Lou et Ferme
Jean-Claude et Madeleine Perrault à Brébeuf.
Ainsi, des possibilités existent pour la relève. Cependant,
en plus de soutenir les transferts et établissements
plus conventionnels, des modèles innovants doivent
continuer à être créés et les institutions accompagnant le
démarrage d'entreprises doivent s'adapter à une diver-
sité de modèles.
- 25 -
DIAGNOSTIC
2
- 26 -
La classification des principaux constats tirés du portrait du
territoire et des activités agricoles de la MRC des Laurentides, en
forces, faiblesses, contraintes et potentiels permet de réaliser un
diagnostic du territoire et des activités agricoles de la MRC. Ce
diagnostic, qui a été réalisé en collaboration avec les intervenants
des secteurs agricoles et agroalimentaires ainsi qu'avec le comité
directeur du PDZA, s'articule autour de six grands thèmes qui
ressortent du portrait. Ces six thèmes sont :
- La multifonctionnalité de l'agriculture dans la
MRC des Laurentides
- Les conditions biophysiques et le potentiel agricole
- L'utilisation actuelle de la zone agricole
- Les caractéristiques des exploitants, des exploitations
agricoles et du soutien institutionnel
- La transformation alimentaire, la distribution et
la mise en marché
- La foresterie et l'agroforesterie
L'ensemble des constats relatifs à ces six thèmes est regroupé en
tableaux aux pages suivantes selon qu'ils représentent :
- une FORCE, soit un aspect positif sur lequel on peut
s'appuyer dans le futur ;
- une FAIBLESSE, soit un aspect négatif sur lequel une
importante marge d'amélioration existe ;
- une CONTRAINTE, soit un obstacle ou une limitation qui peut
empêcher le développement et dont on doit tenir compte ;
- un POTENTIEL, soit une possibilité ou une opportunité dont
on peut éventuellement tirer parti.
Chacun de ces six thèmes fait ensuite l'objet d'enjeux. La non-action sur
ces enjeux risque d'aggraver les constats énumérés. Ainsi, ces enjeux
devront être pris en compte dans l'élaboration du plan d'action.
- 27 -
FORCES
FAIBLESSES
- Valeur paysagère de très grande qualité associée au
territoire, notamment en raison des paysages agricoles et
forestiers situés à l'intérieur de la zone agricole
- L'histoire du peuplement de la région est directement liée
au développement de l'agriculture
- L'agriculture est toujours au cœur de l'identité culturelle de
certaines municipalités et secteurs, particulièrement à
Brébeuf et Arundel, et renforce le sentiment d'appartenance
à la communauté
- Connaissance exhaustive du territoire agricole et de son
potentiel, notamment en raison des travaux et consultations
réalisés pour la demande à portée collective et pour le PDZA
- Certains éléments ou interventions dénaturent des éléments
du paysage (présence de sablières et gravières, bâtiments
agricoles mal entretenus se dégradant, résidences aux
dimensions et styles extravagants ne s'intégrant pas au
milieu, etc.)
- L'agriculture est très peu mise en valeur dans l'offre
touristique et culturelle de la région
- Très peu d'entreprises agricoles, soit huit, sont actives en
agrotourisme et il y a peu ou pas de liens entre elles et les
autres services touristiques
CONTRAINTES
POTENTIELS
- Nombre relativement restreint d'entreprises agricoles sur un
vaste territoire
- Difficulté à influencer les décideurs et à mobiliser
les agriculteurs
- Existence de contraintes règlementaires.
- Ex. : La Loi sur la protection du territoire et des activités agri-
coles (LPTAA) ou le Schéma d'aménagement révisé protège
la fonction agricole, mais peut limiter certaines activités (ex :
certains usages agrotouristiques et usages récréatifs, etc.)
-Ex. : Règlementation municipale ne visant pas spécifiquement
l'agriculture, mais qui l'affecte (affichage pour les kiosques à
la ferme, hauteur des bâtiments complémentaires par rapport
à la résidence, utilisation de certains matériaux, etc.)
- La zone agricole désignée est majoritairement agroforestière
(environ les 2/3 de la zone) et est propice pour différentes
formes de valorisation complémentaire à l'agriculture
(produits forestiers non ligneux, activités d'interprétation,
d'agrotourisme, d'utilisation récréative, etc.)
- L'agriculture extensive pratiquée sur le territoire est propice
pour des formes d'agriculture fortement désirée socialement
(agriculture biologique, agriculture moins axée sur l'apport
d'intrants chimiques, agroforesterie, etc.)
- Plusieurs facteurs extérieurs à l'agriculture favorisent le
développement d'une offre agrotouristique
- Présence de villégiateurs et de touristes, de paysages d'intérêt,
recherche d'authenticité de la part des consommateurs, etc.
- La reconnaissance et la mise en valeur du patrimoine bâti
de la MRC, notamment le patrimoine agricole
- Plusieurs réseaux récréatifs (corridor aérobique, parc
linéaire, parcours canotables des rivières Rouge et de la
Diable) et infrastructures routières de qualité permettent
de pénétrer au cœur des secteurs agricoles de la MRC
ENJEUX
Reconnaissance et valorisation du caractère multifonctionnel de l'agriculture de la MRC des Laurentides
Reconnaissance du potentiel agrotouristique par les décideurs et les agriculteurs
Développement d'une offre agrotouristique cohérente et complémentaire aux activités agricoles et aux activités touristiques déjà
présentes sur le territoire
LA MULTIFONCTIONNALITÉ DE L'AGRICULTURE
DANS LA MRC DES LAURENTIDES
FORCES
FAIBLESSES
- Plusieurs atouts agronomiques : sol et eau exempts de
contamination, un bon drainage naturel, des sols légers
qui se réchauffent rapidement au printemps, etc.
- Une partie importante de la zone agricole est située en zone
inondable et en zone forestière avec des dénivelés impor-
tants, ce qui rend une bonne partie du territoire peu propice
aux activités agricoles intensives
CONTRAINTES
POTENTIELS
- Certaines
limitations
naturelles
importantes
pour
la
production végétale : sol naturellement acide et pauvre,
période de croissance des végétaux relativement courte,
température hivernale ne permettant pas à certaines
cultures pérennes de survivre, etc.
- Faible disponibilité de la fertilisation d'origine animale
en raison de la diminution du cheptel sur le territoire
- Coûts élevés des intrants minéraux (chaux, fertilisation)
et des travaux d'amélioration du fonds de terre (drainage,
irrigation, etc.)
- Contrôle de l'érosion et de la stabilisation des berges
le long des rivières de la Diable et de la Rouge
- Les changements climatiques se traduiront par une plus
grande fréquence de phénomènes climatiques extrêmes
(inondations, sécheresses, etc.)
- Des innovations technologiques permettent de limiter
certaines contraintes biophysiques (ex : allongement de
la saison et optimisation de la saison de croissance par la
plasticulture, l'irrigation ou différentes formes de cultures
abritées - serres, grands tunnels, mini-tunnels, couvertures
flottantes, etc.)
- L'amélioration de cultivars et la demande pour des produits
différenciés offrent de nouvelles possibilités culturales
- L'augmentation potentielle du rendement des sols par le biais
de travaux d'amélioration du fonds de terre
- La capacité, au niveau du territoire, d'accueillir davantage
de matières fertilisantes, notamment du phosphore, qui
augmenterait le rendement des cultures
- Les bassins versants des rivières Rouge et de la Diable
ne sont pas considérés comme dégradés, donc pas de
restriction par rapport à la remise de terres en culture en
autant que le bilan phosphore à la ferme soit équilibré
ENJEUX
Choix de cultures, de créneaux et de technologies de production adaptés aux caractéristiques biophysiques du territoire
et de la demande du marché
Optimisation de la qualité des sols et des rendements
LES CONDITIONS BIOPHYSIQUES
ET LE POTENTIEL AGRICOLE
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FORCES
FAIBLESSES
- La demande à portée collective (article 59) permet de baliser
l'implantation de l'usage résidentiel afin de préserver le car-
actère agricole dynamique de certains secteurs et de favoris-
er le développement des secteurs viables.
- Le secteur centre de la MRC (La Conception, Mont-Tremblant,
Brébeuf, Arundel) forme le cœur du secteur agricole
dynamique
- Parmi les 8 MRC de la région des Laurentides, c'est dans
la MRC des Laurentides que la proportion cultivée des
exploitations agricoles (foin, pâturages et tout ce qui
n'est pas forestier) est la plus faible, soit 39 %.
- La zone agricole traversant les municipalités d'Huberdeau,
La Minerve et Labelle ont davantage un caractère agro-
forestier et ont connu une diminution importante du nombre
d'exploitations agricoles au cours des 15 dernières années
- Les visites sur le terrain ont permis d'identifier environ
416 hectares de friches sévères difficilement récupérables
pour l'agriculture
- Plusieurs bâtiments agricoles solides sont inutilisés ou
utilisés à des fins autres qu'agricoles (entreposage, etc.)
CONTRAINTES
POTENTIELS
- Entre 2004 et 2010, perte importante du dynamisme agricole
et baisse des superficies exploitées (-12%) et cultivées (-16%)
par les entreprises agricoles
- Hausse importante de la location des terres (+25 %
entre 2004 et 2010), qui représente maintenant 43 % des terres
cultivées
- Difficultés à obtenir des ententes de location de terres avec
un terme suffisamment long (ex. : 5 ans, 10 ans) permettant de
rentabiliser des investissements pour l'amélioration du fonds
de terre
- Augmentation très importante de la valeur foncière agricole
uniformisée au cours des dernières années et conséquem-
ment hausse importante des taxes foncières des entreprises
agricoles
- Même s'il est difficile à documenter, la hausse du coût des
terres agricoles serait en partie liée à l'achat à fort prix de
terres par des non-agriculteurs ou des agriculteurs dont la
majorité des revenus provient de l'extérieur de l'exploitation
agricole (gentlemen farmer)
- Des droits acquis pour l'exploitation de sablières et de
carrières entraînent des pertes de superficies agricoles
- La demande à portée collective (article 59) a permis
de localiser les secteurs agricoles viables qui pourraient
accueillir des résidences et des projets agricoles sur des
terrains vacants existants
− Il y a un potentiel de 59 résidences en secteur viable
et de 139 résidences à l'intérieur des îlots déstructurés
- Présence de terres sous-utilisées ayant un bon potentiel
agricole, particulièrement à Arundel et Huberdeau (environ
265 ha. sous-utilisés)
- Intérêt de la part de certains propriétaires non-agriculteurs
pour la mise en place d'une banque de terres qui permettrait
de les mettre en lien avec des promoteurs agricoles
ENJEUX
Pérennité et développement de la fonction agricole du territoire
Accès à la terre pour les producteurs actuels et la relève
Acquisition de terres agricoles par des non-agriculteurs
L'UTILISATION ACTUELLE
DE LA ZONE AGRICOLE
- 29 -
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FORCES
FAIBLESSES
- Une tradition et un savoir-faire dans la production acéricole
et dans la production de fourrages et de bovins de boucherie
- Le territoire est caractérisé par une certaine diversité des
productions végétales
- Quelques histoires à succès d'entreprises innovantes
(ferme biologique aux Petits Oignons, Clef des Champs,
Les serres Arundel, Ferme Morgan, etc.)
- Un nombre relativement important d'entreprises certifiées
biologiques (13 entreprises) présentes dans une diversité
de productions
- Peu d'entreprises actives dans des productions à fort
potentiel de valeur ajoutée (différenciation de produits,
transformation alimentaire, agrotourisme, etc.)
- 47 des 88 entreprises agricoles de la MRC déclarent un revenu
brut inférieur à 50 000 $, ce qui les rend facilement vulnérables
face à un changement de conjoncture. Parmi celles-ci, il y a
surreprésentation des exploitations de bovins de boucherie
et de fourrages, ainsi que des exploitations acéricoles
- 48 % des producteurs sont âgés de plus de 55 ans, alors
que seulement 4 % ont moins de 35 ans. Quelques projets
de relève ont échoué pour diverses raisons au cours des
dernières années
CONTRAINTES
POTENTIELS
- Plusieurs exploitations sont situées en partie ou en totalité en
dehors de la zone agricole
- La perte d'entreprises agricoles fragilise la disponibilité
d'un ensemble de services agricoles offerts (ex : garage et
concessionnaire de machineries, fournisseur d'intrants,
services-conseils divers, etc.)
- L'exploitation agricole à temps partiel favorise difficilement
l'innovation et le dynamisme agricole. Dans la MRC, 43 %
des exploitants agricoles déclarent des revenus en
provenance de l'extérieur de la ferme. Parmi ces derniers,
les 3/4 consacrent plus de 20 heures par semaine à un
travail à l'extérieur de la ferme
- 17 entreprises agricoles seront à vendre d'ici 5 ans.
Parmi celles-ci, 7 n'ont pas identifié leur relève.
- Une certaine méconnaissance des divers services et
programmes agricoles offerts en raison notamment de
l'isolement et de la faible présence de professionnels et
conseillers sur le territoire
- La vente de terrains agricoles à des gentlemen farmer
affecte le dynamisme agricole et est vu avec méfiance
par plusieurs exploitants agricoles
- Absence ou très faible présence de productions animales
(porcins, caprins et ovins laitiers, volailles diverses),
certaines ayant été identifiées comme ayant un bon potentiel
de croissance pour le territoire
- Un nouveau modèle de location et d'exploitation pour
la relève par la création d'une coopérative de solidarité
paysanne (Ferme Morgan à Montcalm)
- Des investissements agricoles peuvent être réalisés par des
néo-agriculteurs dont les revenus principaux proviennent
de l'extérieur de l'exploitation agricole (gentlemen farmer).
Ex : rénovation de bâtiments, investissements dans de petits
élevages, développement de l'agrotourisme, etc.
- Accessibilité à des institutions dispensant un très large
éventail de formations agricoles et agroalimentaires
(Centre de formation Horizon, CFAM à Mirabel, Cégep
Lionel-Groulx, etc.) dont plusieurs en formation continue
ou intensive dans des secteurs en émergence
ENJEUX
Pérennité d'entreprises importantes pour l'occupation du territoire (particulièrement bovins de boucherie et fourrage)
Maintien des services disponibles aux agriculteurs et diffusion des services et programmes offerts
Admissibilité à certains programmes d'aide, particulièrement pour les entreprises situées en dehors de la zone agricole
Soutien à la relève et au transfert d'entreprises
LES CARACTÉRISTIQUES DES EXPLOITANTS,
DES EXPLOITATIONS AGRICOLES ET
DU SOUTIEN INSTITUTIONNEL
- 31 -
FORCES
FAIBLESSES
- Les circuits courts (vente à la ferme, vente au marché,
autocueillette, agriculture soutenue par la communauté, etc.)
sont utilisés à des degrés divers par plusieurs producteurs
(31 sur 88)
- Présence sur le territoire de deux marchés saisonniers
dynamiques et bien établis, Val-David et Mont-Tremblant,
ayant rassemblé près de 90 exposants de 7 régions adminis-
tratives en 2013.
- Accès routier de qualité permettant de rejoindre rapidement
les marchés de Montréal et d'Ottawa
- Peu d'entreprises sont présentes dans des activités de trans-
formation à la ferme (11 entreprises, dont 4 acéricoles) et
les volumes transformés sont très restreints. Une seule a une
reconnaissance rayonnant au-delà de la région, soit la Clef
des Champs à Val-David.
- Peu de producteurs agricoles de la MRC des Laurentides sont
présents aux marchés de Val-David et Mont-Tremblant
- Les produits locaux sont relativement disponibles en saison,
et très peu disponibles le reste de l'année
- Une seule cabane à sucre offrant des repas sur le territoire
CONTRAINTES
POTENTIELS
- 70 % du secteur de la distribution et de la vente alimentaire
au Québec est occupé par 3 entreprises (Sobey's-IGA,
Loblaws-Provigo et Métro). Leur façon de fonctionner laisse
peu de marge de manœuvre pour une relation directe
producteur local/gérant local ou propriétaire d'une de ces
3 grandes bannières
- Difficulté à approvisionner en volume et sur une base
régulière les commerces de détail et les restaurants,
et difficulté à organiser la logistique de communication
et de livraison
- L'éloignement des abattoirs fait en sorte que les producteurs
commercialisent des produits congelés. Le marché des
commerces de détail et surtout celui des restaurants est
un marché dominé par la viande fraîche
- Difficulté pour de très petites entreprises de transformation
alimentaire à satisfaire aux exigences règlementaires,
notamment pour la salubrité
- Présence de plusieurs atouts dans la région pour réussir
dans les circuits courts et les produits différenciés (présence
de villégiateurs et de touristes, abattoir et salle de découpe
accessible dans les régions voisines, présence de marchés
saisonniers dynamiques, etc.)
- Présence très importante sur le territoire de restaurants
moyen à haut de gamme ayant un intérêt à afficher la
provenance locale de ses fournisseurs
- Présence d'un distributeur indépendant d'importance
régionale sur le territoire (S.Bourassa Ltée) et de quelques
détaillants indépendants
- Politique de souveraineté alimentaire du Québec et
engouement pour les produits locaux de la part des
consommateurs
ENJEUX
Disponibilité et commercialisation des produits locaux
Pérennité et développement des marchés publics
Développement du maillage producteurs/restaurateurs et producteurs/distributeurs/détaillants
Diversification des revenus par le soutien à des activités de valeurs ajoutées (différenciation de produits,
transformation agroalimentaire, circuits courts de mise en marché, agrotourisme, etc.)
LA TRANSFORMATION ALIMENTAIRE,
LA DISTRIBUTION ET LA MISE EN MARCHÉ
- 32 -
FORCES
FAIBLESSES
- Un territoire forestier très important et une expertise
régionale reconnue dans la gestion de la forêt
- Présence d'expertises en produits forestiers non ligneux
(PFNL) comestibles et médicinaux sur le territoire
- Pas de projet collectif d'agroforesterie productive recensée
- Une seule cabane à sucre offrant des repas sur place sur
le territoire
CONTRAINTES
POTENTIELS
- Valorisation possible, mais difficile à court terme du potentiel
acéricole par la vente directe (la région est souvent déjà
couverte par les réseaux informels (familles, amis, etc.)
- Valorisation à long terme tributaire de l'émission de quotas
par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec.
- Le profil et l'intérêt des propriétaires de boisés ayant un
potentiel acéricole (la raison de l'acquisition peut être la
chasse, un lieu de tranquillité et de villégiature, un projet de
pré-retraite, etc.) font qu'il y a un manque de connaissance et
peu d'intérêt manifesté pour la mise en valeur des PFNL
- Une partie importante des producteurs agricoles possèdent
un boisé qui pourrait être davantage mis en valeur
- Un nombre d'entailles peu élevé par rapport à un très grand
potentiel acéricole
− Par exemple, seulement en terres publiques, 4 281 ha
ayant un bon potentiel et étant situés à proximité de
services publics et entreprises existantes ont été
identifiés par la Commission des ressources naturelles et
du territoire des Laurentides (CRNTL) pour le territoire de
la MRC.
- Développement de nouveaux produits (ex. : eau d'érable) et
de nouveaux marchés (ex. : accord de libre-échange avec
l'Europe)
- Une demande forte pour des produits issus de la forêt
(produits de santé, cosmétiques, pharmaceutiques, etc.)
et pour des activités d'interprétation par rapport aux
ressources agroforestières.
− Des projets en terres publiques sont en train de voir
le jour (Parc écotouristique, CTEL)
- Certaines terres publiques sont adjacentes à la zone agricole
ENJEUX
Mise en valeur du territoire forestier et agroforestier, notamment par les produits forestiers non ligneux (PFNL)
Reconnaissance des opportunités et fibre entrepreneuriale des producteurs agricoles
LA FORESTERIE
ET L'AGROFORESTERIE
- 33 -
VISION
CONCERTÉE
3
- 34 -
Tenant compte du portrait et du diagnostic réalisé par le comité directeur du PDZA,
le conseil des maires de la MRC des Laurentides se dote d'une vision qui orientera,
dans un avenir prévisible, les choix, priorités, actions et règles qui présideront au
développement de la zone agricole et des activités agricoles pour l'ensemble des
intervenants concernés.
Cette vision, qui représente donc un futur souhaité, à la fois rationnelle et intuitive,
englobante et prospective, est la suivante :
L'agriculture occupe la zone agricole et le territoire de
façon dynamique dans la MRC des Laurentides et est
reconnue comme diversifiée, innovante et respectueuse
de l'environnement.
Elle nourrit une partie de plus en plus importante de la
population du territoire et se distingue par la qualité
des expériences agrotouristiques offertes et par la mise
en valeur de ses paysages.
L'agroforesterie contribue de façon importante à la
mise en valeur du territoire agricole et forestier.
Les agriculteurs et la population tirent une fierté et un
sentiment d'appartenance de la production agricole
du territoire.
- 35 -
L'agriculture de la MRC des Laurentides est créatrice d'emplois
et permet à ceux qui souhaitent s'y consacrer à temps plein d'en
vivre convenablement, mais offre aussi à ceux qui souhaitent s'y
consacrer à temps partiel les mêmes services et opportunités ;
Les produits agricoles issus du territoire sont bien identifiés et
reconnaissables, et sont facilement disponibles dans des circuits
courts de mise en marché. Des points de vente bien identifiés et
reconnus par la population permettent aux produits locaux d'être
disponibles également durant la période hors-saison ;
Quelques produits agroalimentaires et entreprises phares jouent
un rôle d'ambassadeur et font rayonner l'agriculture d'ici au-delà
du territoire ;
L'offre agrotouristique offerte est complémentaire aux activités
touristiques et récréatives déjà offertes sur le territoire;
L'accès à la terre pour les producteurs agricoles et forestiers est
facilité ; devenir et demeurer propriétaire continue d'être la norme
en ce qui a trait à la tenure des terres.
- 36 -
- 37 -
PLAN
D'ACTION
4
- 38 -
LES ORIENTATIONS DE DÉVELOPPEMENT
ET LES OBJECTIFS DU PLAN D'ACTION
En fonction des enjeux identifiés dans le diagnostic,
trois grandes orientations de développement ont été
convenues. Ce sont :
Faciliter l'accès à la terre et le développement
de l'agriculture pour les producteurs actuels
et la relève
Soutenir le développement des entreprises
agricoles, notamment en favorisant
les circuits courts de mises en marché,
l'agrotourisme et la production de valeur
ajoutée
Tirer avantage de l'importance du potentiel
agroforestier du territoire
Les objectifs qui découlent de ces trois orientations sont
énumérés à la page suivante. Ainsi, le plan d'action du
PDZA devra répondre à l'ensemble de ces objectifs.
- 39 -
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT:
FACILITER L'ACCÈS À LA TERRE ET LE DÉVELOPPEMENT DE
L'AGRICULTURE POUR LES PRODUCTEURS ACTUELS ET LA RELÈVE
OBJECTIFS
- Valoriser les terres agricoles sous-utilisées sur le territoire et assurer le maintien de la fonction
agricole des terres situées en zone agricole
- Favoriser l'accessibilité à des terres de plus petite envergure pour des projets agricoles
- Améliorer la fertilité des sols, les rendements agricoles et le bilan agroenvironnemental
- Renforcer les réseaux d'échange, d'information et de soutien entre agriculteurs et entre
agriculteurs et intervenants.
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT:
SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DES ENTREPRISES AGRICOLES,
NOTAMMENT EN FAVORISANT LES CIRCUITS COURTS DE MISES EN
MARCHÉ, L'AGROTOURISME ET LA PRODUCTION DE VALEUR AJOUTÉE
OBJECTIFS
- Développer des créneaux d'agriculture s'appuyant sur un savoir-faire local
- Soutenir le maintien et la création de nouvelles entreprises agricoles et de nouveaux produits
- S'appuyer sur la multifonctionnalité pour valoriser l'agriculture de la MRC et renforcer
le sentiment d'appartenance à la région
- Augmenter substantiellement le nombre d'entreprises tirant des revenus de l'agrotourisme
- Rendre davantage accessibles les produits du territoire à la population
- Outiller les municipalités afin qu'elles puissent soutenir le développement de l'agriculture
sur leur territoire
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT:
TIRER AVANTAGE DE L'IMPORTANCE DU POTENTIEL
AGROFORESTIER DU TERRITOIRE
OBJECTIFS
- Assurer la mise en valeur du potentiel forestier des boisés
- Documenter et protéger le potentiel acéricole de la MRC des Laurentides
- Développer des projets-pilotes d'agroforesterie productive
- 40 -
LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN D'ACTION
Une fois entérinée par le Conseil des maires, la mise en œuvre du plan d'action est confiée au
Comité consultatif agricole (CCA).
Ce dernier sera chargé de détailler annuellement les projets à réaliser à court terme, en
fonction notamment des enjeux priorisés, de la disponibilité des porteurs de projet et des sources
de financement disponible. Les projets à réaliser à court terme seront intégrés au plan d'action
annuel du CCA.
Comme l'ensemble des divers comités de la MRC, le CCA devra faire état de l'avancement du
plan d'action du PDZA au Conseil des maires de façon régulière.
Tel que suggéré par plusieurs partenaires ayant participé aux travaux du Comité directeur, il
serait également souhaitable que le CCA communique régulièrement, de la façon et à un intervalle
qu'il juge approprié, l'avancement des réalisations du plan d'action du PDZA.
LE CONTENU DES FICHES DE PROJET
Les pages suivantes présentent les 16 projets qui permettront de réaliser la vision du PDZA et
de répondre aux enjeux, orientations de développement et objectifs. Chacun de ces projets est
présenté sous la forme d'une fiche. Les fiches contiennent les éléments suivants :
- MISE EN CONTEXTE
Explique les enjeux et l'origine ainsi que les grandes lignes du projet
- ACTIONS
Détaille les gestes ou les étapes devant être posé pour réaliser le projet
- ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT
Indique l'orientation de développement à laquelle le projet répond
- OBJECTIFS
Indique les objectifs auxquels le projet répond
- PORTEUR DU PROJET (voir page ci-contre)
Identifie l'entité responsable du projet. Celui-ci peut le réaliser, le coordonner, initier des partenariats, etc.,
afin de mettre en œuvre le projet.
- PARTENAIRES POTENTIELS
Identifie les entités qui, en raison de leur fonction et intérêt, sont susceptibles de contribuer au succès
du projet
- BESOIN EN RESSOURCES HUMAINES
Évalue l'implication probable en ressources humaines pour la MRC des Laurentides et non pour le porteur
de projet (à moins que la MRC soit le porteur).
- SOURCES DE FINANCEMENT POSSIBLE
Propose des sources de financement qui pourraient s'appliquer, selon le cas, à un projet ou à certaines
actions d'un projet.
- AUTRE INFO
Regroupe certaines informations importantes à considérer pour clarifier ou assurer le succès du projet
- 41 -
LA PRÉSENTATION
DES PORTEURS DE PROJET
MRC DES LAURENTIDES
La MRC assume des responsabilités dans divers champs de compétences déléguées par le
gouvernement du Québec, dont l'aménagement du territoire. Elle regroupe 20 municipalités, dont
8 possèdent un territoire agricole notable. La MRC des Laurentides élabore et veille à l'applica-
tion du Schéma d'aménagement révisé et est également responsable du Plan de développement
de la zone agricole (PDZA).
CLD DES LAURENTIDES
Le CLD est un guichet multiservice qui vise à favoriser le développement local et le soutien à
l'entreprenariat sur son territoire. Il offre des services d'accompagnement, de soutien technique et
financier auprès des entrepreneurs potentiels ou déjà en activité, individuels ou collectifs, quel que
soit leur âge ou le stade de développement de l'entreprise.
Dans le cadre du plan d'action, il est entendu que le CLD des Laurentides accompagnera les
projets déposés par des promoteurs privés ou collectifs même s'il n'est pas mentionné
explicitement comme partenaire potentiel.
UPA LAURENTIDES-PAYS-D'EN-HAUT (UPA LPdH)
L'Union des producteurs agricoles (UPA) est le syndicat regroupant l'ensemble des producteurs
agricoles enregistrés au Québec. Réunie en Confédération au niveau provincial, elle se divise
notamment en sections régionales, puis en sous-sections locales. La section locale, le syndicat
de l'UPA Laurentides-Pays-d'en-Haut, couvrent le territoire correspondant à celui des MRC des
Laurentides et Pays d'en-Haut.
Les 88 entreprises agricoles enregistrées (EAE) du territoire de la MRC des Laurentides sont donc
regroupées à l'intérieur de l'UPA LPdH. Cette dernière joue donc un rôle essentiel au niveau de la
mobilisation et de la collaboration avec les agriculteurs.
CLUB AGROENVIRONNEMENTAL D'ARGENTEUIL
Les clubs-conseils en agroenvironnement sont des regroupements volontaires de producteurs
agricoles qui offrent leur expertise pour accompagner les entreprises agricoles vers des pratiques
plus durables. Le club agroenvironnemental d'Argenteuil compte notamment un conseiller faisant
partie de l'équipe Bovi-expert, qui est accrédité pour donner des services-conseils subventionnés
pour améliorer la compétitivité des entreprises de bovins, de boucherie, notamment par une
meilleure gestion des pâturages.
TABLE DE CONCERTATION AGROALIMENTAIRE
DES LAURENTIDES (TCAL)
La TCAL voit à la promotion, au soutien et à la réalisation de projets liés aux enjeux de l'industrie
agroalimentaire en favorisant les initiatives collectives. Travaillant au service des producteurs, des
transformateurs et des restaurateurs, elle coordonne notamment des activités de réseautage et de
mise en marché. La TCAL est également responsable de la campagne Laurentides j'en mange, qui
vise à soutenir la consommation de produits de la région.
- 42 -
MAPAQ
Le Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) réalise
notamment des interventions en production, transformation, commercialisation et consommation
des produits agricoles et alimentaires. Il est responsable d'un ensemble de programmes visant à
soutenir le développement de l'agriculture au Québec.
Le bureau régional du MAPAQ compte notamment sur la présence d'un agronome affecté à la
diversification des productions végétales sur le territoire.
AGIR POUR LA DIABLE
L'Alliance pour une gestion intégrée et responsable du bassin versant de la rivière du Diable est un
organisme de bassin versant ayant pour mission de promouvoir et encadrer la mise en œuvre
d'une gestion durable et intégrée de l'eau sur le bassin versant de la rivière du Diable.
Le bassin versant de la rivière du Diable étant en partie situé en zone agricole, cet organisme à
un intérêt particulier à accompagner les entreprises agricoles désirant améliorer leurs pratiques
agroenvironnementales.
AGENCE RÉGIONALE DE MISE EN VALEUR
DES FORÊTS PRIVÉES DES LAURENTIDES
L'Agence est un organisme à but non lucratif voué à l'aide au développement des forêts privées.
Elle regroupe des partenaires en provenance du milieu municipal, des représentants des proprié-
taires forestiers, des industriels transformateurs de bois et du ministère des Ressources naturelles
du Québec.
- 43 -
PRÉSENTATION
DES 16 FICHES
DE PROJET
- 44 -
MISE EN CONTEXTE
La présence de plus en plus importante de bâtiments et de terres agricoles sous-utilisées sur le territoire, de même que les difficultés
d'accès à la terre pour la relève agricole comptent parmi les principaux enjeux identifiés par les agriculteurs, les intervenants et la
population consultée dans le cadre du PDZA.
La Banque de terres vise à créer des ententes de location à long terme entre des propriétaires de terresagricoles sous-utilisées
et des promoteurs de projets agricoles.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
1.1 Élaborer une stratégie de communication auprès de la population et des propriétaires afin de créer
un intérêt pour la mise sur pied du projet banque de terres et son développement continu.
2014
1.2 Contacter les propriétaires de lots agricoles sous-utilisés et vérifier auprès de ces derniers l'intérêt
pour la location à long terme ou avec option d'achat afin d'alimenter la banque de terres et de créer
un répertoire.
2015
1.3 Collaborer avec les MRC ayant un projet semblable pour la création d'outils de diffusion
tels que Banquedeterres.ca et la promotion auprès de finissants en agriculture.
2015
1.4 Développer un service d'accompagnement personnalisé complet pour favoriser des ententes
durables entre propriétaires et locataires.
2015
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Faciliter l'accès à la terre et le développement de l'agriculture pour les producteurs actuels et la relève
OBJECTIFS :
- Valoriser les terres sous-utilisées sur le territoire et assurer le maintien de la fonction agricole des terres situées en zone agricole
- Favoriser l'accessibilité à des terres de plus petite envergure pour des projets agricoles
- Soutenir le maintien et la création de nouvelles entreprises agricoles et de nouveaux produits
- Renforcer les réseaux d'échanges, d'informations et de soutiens entre agriculteurs et entre agriculteurs et intervenants
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
CLD des Laurentides
- MRC des Laurentides
- UPA LPdH
- MRC Brome-Missisquoi
et MRC Argenteuil
Besoin en ressources
humaines :
- Très élevé
Autre info :
Pour alimenter le répertoire, miser
d'abord sur notre connaissance du
territoire, sur les lots situés en secteur
viable identifiés dans la demande à
portée collective et sur les lots
agricoles existants de 5 à 20 hectares.
Sources de financement
possible :
- CLD des Laurentides
- Fonds d'investissement
pour la relève agricole
(FIRA)
CRÉATION D'UNE BANQUE DE TERRES
PROJET 1
- 45 -
MISE EN CONTEXTE
Le portrait a permis de constater que peu d'entreprises agricoles du territoire sont actives dans des productions de spécialités à
valeur ajoutée (ex. : productions biologiques, produits de créneaux, projets de transformation agroalimentaire, etc.) et dans la mise
en marché directe de leurs produits. Pourtant, la demande pour de tels produits locaux est bien présente.
L'incubateur permettra donc de faciliter le démarrage d'entreprises visant la mise en marché locale et la valeur ajoutée en facilitant
l'accès à la terre et en réduisant les frais de démarrage.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
2.1 Documenter les expériences d'incubateurs d'entreprises agricoles ayant cours dans les autres
régions et identifier leur facteur de succès ou d'échec
2014
2.2 Démarchage auprès de municipalités ou de promoteurs privés désirant offrir un lieu où de nouveaux
entrepreneurs agricoles pourraient démarrer leurs activités et développer leur marché
2014
2.3 Accompagnement pour le démarrage et la mise sur pied de l'incubateur (ex. : aide pour le
recrutement, le développement d'ententes modèles, l'acquisition d'équipements, etc.)
2015
2.4 Établir des liens avec les écoles agricoles de la région pour amener des stagiaires dans les entreprises
agricoles de la région, mener des projets-pilotes, faire connaitre les possibilités agricoles, etc.
2015
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Faciliter l'accès à la terre et le développement de l'agriculture pour les producteurs actuels et la relève
OBJECTIFS :
- Favoriser l'accessibilité à des terres de plus petite envergure pour des projets agricoles
- Valoriser les terres sous-utilisées sur le territoire et assurer le maintien de la fonction agricole des terres situées en zone agricole
- Soutenir le maintien et la création de nouvelles entreprises agricoles et de nouveaux produits
- Renforcer les réseaux d'échanges, d'informations et de soutiens entre agriculteurs et intervenants
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
MRC des
Laurentides
- UPA LPdH
- Municipalités et/ou
promoteurs privés
- Institutions d'enseignement
agricole de la région
Besoin en ressources
humaines :
- Élevé
Autre info :
Ce projet est en lien avec la création
de la banque de terres (projet 1).
Sources de financement
possible :
- Fournisseurs de matériel
agricole
- Financière agricole du
Québec (Appui à la relève)
MISE SUR PIED D'UN INCUBATEUR D'ENTREPRISES SPÉCIALISÉES
DANS DES PRODUCTIONS AGRICOLES À VALEUR AJOUTÉE
PROJET 2
- 46 -
MISE EN CONTEXTE
La faible fertilité naturelle des sols et la diminution du cheptel animal sur le territoire (source traditionnelle de fertilisation), jumelées
au prix élevé de la fertilisation chimique, font en sorte qu'il est primordial d'utiliser la matière organique et fertilisante disponible de
façon optimale, tout en diminuant l'impact de l'agriculture sur la qualité de l'environnement.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
3.1 Organiser une journée « terrain » pour les agriculteurs sur la fertilisation aux champs avec la
participation d'intervenants agricoles qui feront connaître les ressources et programmes disponibles
en amélioration des pratiques et en agroenvironnement.
2014
3.2 Réaliser les travaux préparatoires du Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) de la MRC,
particulièrement en ce qui à trait à la collecte de matières organiques, en évaluant les possibilités
de valorisation agricole de ces résidus.
2014
3.3 Réaliser un projet-pilote de valorisation de la matière organique issue du PGMR en milieu agricole.
2015
3.4 Valoriser l'ensemble de la matière organique issue du PGMR en milieu agricole.
2017
3.5 Viser à valoriser les boues d'épuration municipales sur les terres agricoles avec les
producteurs intéressés.
2017
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Faciliter l'accès à la terre et le développement de l'agriculture pour les producteurs actuels et la relève
OBJECTIFS :
- Améliorer la fertilité des sols, les rendements agricoles et le bilan agroenvironnemental
- Renforcer les réseaux d'échanges, d'informations et de soutiens entre agriculteurs et entre agriculteurs et intervenants
- Valoriser les terres sous-utilisées sur le territoire et assurer le maintien de la fonction agricole des terres situées en zone agricole
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
UPA LPdH
(Action 3.1)
- Groupe-conseil agricole
des Hautes-Laurentides
- MAPAQ
Besoin en ressources
humaines :
- Faible
Autre info :
Viser rejoindre directement
(au téléphone) les agriculteurs
afin d'avoir un meilleur taux
de participation.
Sources de financement
possible :
- Programmes du MAPAQ
(Prime-Vert, PADOR, etc.),
- Réseau Agri-conseils
Laurentides.
MRC des
Laurentides
(Actions 3.2 à 3.5)
- Municipalités
- UPA LPdH
Besoin en ressources
humaines :
- Modéré
Autre info :
Sources de financement
possible :
- S.O
PROJET 3
OPTIMISATION DES RENDEMENTS AGRICOLES ET
AMÉLIORATION DU BILAN AGROENVIRONNEMENTAL
- 47 -
MISE EN CONTEXTE
Les travaux sur le PDZA ont permis de constater, pour l'ensemble des intervenants concernés par le développement agricole
(agriculteurs, élus, professionnels du milieu, etc.), le besoin de bien comprendre l'ensemble des pouvoirs que possèdent, ou ne
possèdent pas, les municipalités désirant soutenir le développement de l'agriculture sur leur territoire.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
4.1 Recenser les irritants, notamment règlementaires, vécus par les agriculteurs et adresser
ces derniers aux autorités concernées.
2015
4.2 Réaliser des projections afin de connaître l'impact fiscal de l'imposition d'un taux de taxation
différencié par les municipalités.
2015
4.3 Réaliser un document accessible visant à faire connaître l'ensemble des pouvoirs dévolus aux
municipalités et ayant une incidence agricole (règlementaire et urbanistique, fiscal, développement
économique, etc.).
2015
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Faciliter l'accès à la terre et le développement de l'agriculture pour les producteurs actuels et la relève
OBJECTIFS :
- Outiller les municipalités afin qu'elles puissent soutenir le développement de l'agriculture sur leur territoire
- Renforcer les réseaux d'échanges, d'informations et de soutien entre agriculteurs et entre agriculteurs et intervenants
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
UPA LPdH
(Actions 4.1 et 4.2)
- MRC des Laurentides
- MAMOT
Besoin en ressources
humaines :
- Faible
Autre info :
Sources de financement
possible :
- S.O
MRC des
Laurentides
(Action 4.3)
- Fédération québécoise
des municipalités (FQM)
Besoin en ressources
humaines :
- Très élevé
Autre info :
Le document pourra être réalisé en
différentes phases selon les priorités, et
pourra avoir une ampleur suprarégionale.
Voir ce qui existe déjà comme outils
(trousse d'information PDZA de l'UPA,
Guide d'accueil et de référence du
MAMOT, etc.)
Sources de financement
possible :
- FQM
DÉVELOPPEMENT D'UNE « TROUSSE MUNICIPALE POUR L'AGRICULTURE »
PROJET 4
- 48 -
MISE EN CONTEXTE
La diversification des entreprises agricoles et le développement d'activités de valeurs ajoutées ont été identifiés comme des enjeux
importants pour l'agriculture du territoire.
Le fonds dédié servira de levier financier pour des projets touchant deux volets, soit; la diversification de la production et la
certification biologique.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
5.1 Rassembler les partenaires pour établir les modalités du fonds et s'assurer qu'il s'inscrit
dans la vision du PDZA de la MRC des Laurentides.
2014
5.2 Procéder au lancement du fonds pour le faire connaître auprès des entreprises agricoles du territoire.
2014
5.3 Trouver des partenaires financiers pour bonifier le fonds.
2015
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Soutenir le développement des entreprises agricoles, notamment en favorisant les circuits courts de mise en marché,
l'agrotourisme et la production de valeur ajoutée
OBJECTIFS :
- Soutenir la création et le maintien de nouvelles entreprises agricoles et de nouveaux produits
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
CLD des Laurentides
- MAPAQ
- Réseau Agriconseils
Laurentides
Besoin en ressources
humaines :
- Faible
Autre info :
Viser à trouver des partenaires financiers
prêts à s'engager à long terme afin de
pérenniser le fonds.
Sources de financement
possible :
- Fonds du CLD et de la MRC
- Pacte rural
- Institutions financières
actives en agriculture
PROJET 5
CRÉATION D'UN FONDS PERMETTANT DE SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT
DE L'OFFRE AGROALIMENTAIRE SUR LE TERRITOIRE
- 49 -
MISE EN CONTEXTE
Ce projet se réalisera en deux phases et se déroulera simultanément dans deux secteurs de la MRC. La tradition d'élevage du secteur
ouest (Montcalm, Arundel, Huberdeau) de la MRC et sa proximité géographique avec la vallée d'Harrington (MRC d'Argenteuil) et l'intérêt
pour un tel projet sur ce territoire permettra de développer cette expertise dans ce secteur. Le secteur nord de la MRC Laurentides (La
Conception, Labelle, La Minerve), qui regroupe un certain nombre de producteurs de ruminants, constitue l'autre pôle pour le développe-
ment de ce projet.
L'intensification des pâturages permettra de valoriser davantage le potentiel agricole des sols, de diminuer les coûts d'alimentation
et de produire une qualité de viande différenciée.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
6.1 Rassembler les producteurs potentiellement intéressés pour une séance d'information
sur les avantages de l'intensification des pâturages.
2014
6.2 Réaliser des essais et démonstrations à la ferme pour modifier la régie de pâturage,
améliorer la qualité des fourrages et diminuer les coûts d'alimentation des animaux.
2015
6.3 Réaliser une mise en marché plus directe et locale de la viande issue du pâturage intensif
en misant sur la différenciation du produit.
2017
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Soutenir le développement des entreprises agricoles, notamment en favorisant les circuits courts de mise en marché,
l'agrotourisme et la production de valeur ajoutée
OBJECTIFS :
- Développer des créneaux d'agriculture s'appuyant sur un savoir-faire local
- Augmenter la fertilité des sols et les rendements agricoles et améliorer le bilan agroenvironnemental
- Soutenir le maintien et la création de nouvelles entreprises agricoles et de nouveaux produits
- Augmenter la part des produits locaux dans l'assiette des consommateurs de la MRC
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
Club agroen-
vironnemental
d'Argenteuil
(Actions 6.1 et 6.2)
- UPA LPdH
- MAPAQ
- MRC des Laurentides
- Syndicat des producteurs de
bovins Outaouais-Laurentides
Besoin en ressources
humaines :
- Faible
Autre info :
Travailler d'abord avec un petit nombre
d'agriculteurs et élargir progressivement
à d'autres
Sources de financement
possible :
- Programmes du MAPAQ
(PAPEB, PADAAR, etc.)
- Réseau Agriconseils
Laurentides
Table de concerta-
tion agroalimentaire
des Laurentides
(TCAL)
(Action 6.3)
- MRC des Laurentides
- MAPAQ
Besoin en ressources
humaines :
- Modéré
Autre info :
Cette action se réalisera dans un
second temps
Sources de financement
possible :
- Programme du MAPAQ
(Proximité)
DÉVELOPPEMENT D'UNE EXPERTISE RECONNUE DANS L'UTILISATION DE PÂTURAGE INTENSIF
POUR LES RUMINANTS ET VALORISATION D'UNE QUALITÉ DE VIANDE DIFFÉRENCIÉE.
PROJET 6
- 50 -
MISE EN CONTEXTE
En s'appuyant sur certains éléments identifiés lors du portrait et du diagnostic, tels que l'environnement physique du territoire,
l'importance de la production fourragère, la sous-utilisation de plusieurs terres, la tradition d'élevage et la qualité paysagère
de certains secteurs, ainsi que de la demande pour des produits de créneau et la forte présence de villégiateurs et de visiteurs
dans la région, le projet vise à identifier une production animale porteuse pour laquelle un fort potentiel de croissance existe et
autour de laquelle une filière pourrait être développée (production, mais aussi d'autres activités complémentaires telles que la
transformation, la commercialisation, des activités d'interprétation et d'agrotourisme, etc.).
ACTIONS
ÉCHÉANCE
7.1 Évaluer, avec l'ensemble des partenaires agricoles de la région, les potentiels de différentes
productions d'origine animale en tenant compte de divers paramètres, notamment les
caractéristiques des producteurs, la présence ou l'absence de quotas pour certaines productions,
la disponibilité de l'expertise et de la formation, les partenaires éventuels pour développer une
filière, etc.
2015
7.2 Rassembler les producteurs potentiels pour une séance d'échange et d'information sur les
possibilités de développement de filières potentielles identifiées.*
*Si l'accueil est favorable, plusieurs autres actions seront à déterminer spécifiquement pour le développement de ce projet.
2015
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Soutenir le développement des entreprises agricoles, notamment en favorisant les circuits courts de mise en marché,
l'agrotourisme et la production de valeur ajoutée
OBJECTIFS :
- Valoriser les terres sous-utilisées sur le territoire et assurer le maintien de la fonction agricole des terres situées en zone agricole
- Soutenir le maintien et la création de nouvelles entreprises agricoles et de nouveaux produits
- S'appuyer sur la multifonctionnalité pour valoriser l'agriculture de la MRC et renforcer le sentiment d'appartenance à la région
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
MRC des
Laurentides
- UPA LPdH
- MAPAQ
Besoin en ressources
humaines :
- Élevé
Autre info :
Développer des liens avec des écoles
agricoles et agroalimentaires de la
région (Mirabel, Lionel-Grouxl, etc.)
pour éventuellement développer des
formations, projets de recherche,
stages pour les étudiants et accueil
de finissants dans la région
Sources de financement
possible :
- S.O.
PROJET 7
DÉVELOPPEMENT D'UNE EXPERTISE DANS UNE PRODUCTION ANIMALE POUR LEQUEL EXISTE UN
FORT POTENTIEL DE CROISSANCE ET POUVANT FAIRE L'OBJET DU DÉVELOPPEMENT D'UNE FILIÈRE
- 51 -
MISE EN CONTEXTE
Le projet vise en priorité la diversification des productions pour des agriculteurs existants désirant occuper de nouveaux créneaux.
Un projet semblable est actuellement en développement dans la MRC Antoine-Labelle et fait en sorte qu'un certain nombre de
services aux producteurs sont maintenant disponibles dans la région (services-conseils et suivi de cultures à la ferme, organisation
de formations dans la région, etc.).
La disponibilité nouvelle de certaines ressources et expertises, de même que la mise en commun de certains services de
transformation ou de commercialisation représentent des avenues prometteuses.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
8.1 Contacter directement les producteurs ciblés pour connaître leur intérêt pour la diversification
et la production de petits fruits ou d'arbres fruitiers.
2014
8.2 Mettre en lien les producteurs intéressés entre eux et les accompagner en leur faisant connaître
les expertises disponibles, les ressources pouvant être mises en commun, les opportunités de mise
en marché, etc.
2014
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Soutenir le développement des entreprises agricoles, notamment en favorisant les circuits courts de mise en marché,
l'agrotourisme et la production de valeur ajoutée
OBJECTIFS :
- Soutenir le maintien et la création de nouvelles entreprises agricoles et de nouveaux produits
- Valoriser les terres sous-utilisées sur le territoire et assurer le maintien de la fonction agricole des terres situées en zone agricole
- Renforcer les réseaux d'échanges, d'informations et de soutiens entre agriculteurs et entre agriculteurs et intervenants
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
MAPAQ
- UPA LPdH
- MRC des Laurentides
- Collectifs régionaux de
formation agricole (CRFA)
Besoin en ressources
humaines :
- Modéré
Autre info :
Sonder l'intérêt des producteurs de
petits fruits actuels du territoire pour voir
leur intérêt dans ce projet, notamment
au niveau du partage des ressources et
expertises.
Sources de financement
possible :
- Réseau Agriconseils
Laurentides
- Programmes du MAPAQ
(Proximité, PADAAR)
MISE EN PLACE D'UN PROJET DE COLLABORATION ENTRE PRODUCTEURS POUR LA
CULTURE DE PETITS FRUITS ET D'ARBRES FRUITIERS SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC
PROJET 8
- 52 -
MISE EN CONTEXTE
La disponibilité de grandes étendues de terres ayant un potentiel agronomique intéressant (sol léger et plat, majoritairement
de Classe 3) et la présence de terres certifiées biologiques ou recevant très peu de produits de synthèse font en sorte que le
développement de cultures céréalières biologiques dans ce secteur représente une avenue à privilégier.
La présence de la Coopérative Biograin des Hautes-Laurentides, située à Mont-Laurier, permet d'envisager des collaborations
pour le partage d'expertises et de conseils agronomiques, l'achat d'équipements ou la disponibilité de services, tout comme
pour la mise en marché des grains.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
9.1 Contacter directement les producteurs ciblés pour connaître leur intérêt à se joindre à un tel projet
et organiser une rencontre d'information et d'échanges avec les producteurs intéressés.
2015
9.2 Mettre en lien les producteurs avec des ressources spécialisées en production céréalière biologique,
notamment celles de la MRC Antoine-Labelle, pour des collaborations et partages d'expertise.
2015
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Soutenir le développement des entreprises agricoles, notamment en favorisant les circuits courts de mise en marché,
l'agrotourisme et la production de valeur ajoutée
OBJECTIFS :
- Valoriser les terres sous-utilisées sur le territoire et assurer le maintien de la fonction agricole des terres situées en zone agricole
- Développer des créneaux d'agriculture s'appuyant sur un savoir-faire local
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
MRC des
Laurentides
- UPA LPdH
- Coopérative Biograin
des Hautes-Laurentides
Besoin en ressources
humaines :
- Faible
Autre info :
Des collaborations existent déjà entre
un producteur de la MRC Laurentides
et la Coopérative Biograin des
Hautes-Laurentides
Sources de financement
possible :
- Réseau Agriconseils
Laurentides
PROJET 9
DÉVELOPPEMENT DE LA CULTURE DE CÉRÉALES BIOLOGIQUES,
NOTAMMENT À LA CONCEPTION ET LABELLE
- 53 -
MISE EN CONTEXTE
Dans la zone agricole de Mont-Tremblant et Brébeuf, la présence d'éléments tels que la rivière du Diable et son parcours canotable,
le chemin du Tour du Carré et son patrimoine agricole bâti, les routes 323 et 327 qui permettent de pénétrer au cœur de la zone agricole
dynamique et les rangs des Collines et des Vents qui longent la rivière Rouge et offrent une ouverture sur des paysages agricoles de
grande qualité, font en sorte qu'un projet de valorisation de cet environnement agricole est pertinent.
De même, dans le secteur ouest de la MRC, les paysages agricoles typiques traversés par la piste cyclable du corridor aérobique à
Huberdeau (Gray Valley), Arundel et Montcalm et qui témoignent de l'histoire du développement de la région devraient être valorisés.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
10.1 Développer un projet de stabilisation et de végétalisation des berges des rivières du Diable et de la
Rouge aux endroits les plus problématiques.
2014
10.2 Mettre en valeur les aménagements agroenvironnementaux réalisés ainsi que l'importance de ces
rivières pour le développement de l'agriculture et de la région par des activités de sensibilisation et
d'interprétation sur le circuit canotable et sur le débarcadère
2014
10.3 Mettre en valeur le patrimoine agricole bâti et la qualité des paysages par la mise sur pied d'un
circuit interprétatif dans le secteur du chemin du Tour du Carré à Brébeuf
2016
10.4 Identifier les tronçons du corridor aérobique ayant le plus grand potentiel de mise en valeur agricole et
développer des projets en conséquence (ex. : circuit interprétatif, mise en valeur de cultures spécifiques
au secteur, rénovation de bâtiments agricoles typiques, etc.)
2014
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Soutenir le développement des entreprises agricoles, notamment en favorisant les circuits courts de mise en marché,
l'agrotourisme et la production de valeur ajoutée
OBJECTIFS :
- S'appuyer sur la multifonctionnalité pour valoriser l'agriculture de la MRC et renforcer le sentiment d'appartenance à la région
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
AGIR pour la Diable
(Action 10.1 et 10.2)
- UPA LPdH
- MRC des Laurentides
Besoin en ressources
humaines :
- Faible
Autre info :
Sources de financement
possible :
- Programme du MAPAQ
(Prime-Vert)
MRC des
Laurentides
(Actions 10.3. et 10.4)
- UPA LPdH
- Ministère de la Culture
et des Communications
Besoin en ressources
humaines :
- Élevé
Autre info :
Sources de financement
possible :
- Route verte
(Programme Veloce II)
RÉALISATION DE PROJETS PERMETTANT DE VALORISER LA MULTIFONCTIONNALITÉ DE L'AGRICULTURE
SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC, PARTICULIÈREMENT AUTOUR DES RÉSEAUX RÉCRÉATIFS EXISTANTS
PROJET 10
- 54 -
MISE EN CONTEXTE
Le portrait et le diagnostic ont permis de constater le très fort potentiel de développement agrotouristique du territoire, et,
paradoxalement, le nombre très restreint d'entreprises tirant des revenus de cette activité. Afin de bien positionner l'agrotourisme,
il apparait primordial, dans un premier temps, de bien documenter l'état actuel de l'agrotourisme sur le territoire.
Dans un second temps, en fonction des résultats, il sera important de positionner l'agrotourisme comme un axe de développement
économique prioritaire dans la MRC et de réaliser un plan de développement de l'agrotourisme avec tous les intervenants du milieu
afin de bien structurer l'offre.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
11.1 Consulter les entreprises actives en agrotourisme afin de réaliser un projet concret permettant
de soutenir et développer l'offre agrotouristique du territoire.
2016
11.2 Documenter des éléments précis tels que l'offre agrotouristique actuelle, l'intérêt des producteurs
pour ce secteur, les tendances de la demande, les potentiels de maillage avec l'offre touristique
régionale, etc. en collaboration avec les partenaires agricoles et touristiques de la région.
2016
11.3 En fonction des résultats de l'action 11.2, réaliser un plan de développement du secteur
de l'agrotourisme dans la MRC des Laurentides.
2017
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Soutenir le développement des entreprises agricoles, notamment en favorisant les circuits courts de mise en marché,
l'agrotourisme et la production de valeur ajoutée
OBJECTIFS :
- Soutenir le maintien et la création de nouvelles entreprises et de nouveaux produits
- Augmenter substantiellement le nombre d'entreprises tirant des revenus de l'agrotourisme
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
CLD des Laurentides
(Action 11.1)
- Réseau Agri-conseils
Laurentides
- Emploi-Québec
Besoin en ressources
humaines :
- S.O.
Autre info :
Ce regroupement permettra de
faciliter et mieux coordonner
les actions 11.2 et 11.3
Sources de financement
possible :
- S.O.
MRC des
Laurentides
(Actions 11.2 et 11.3)
- Table de concertation
agroalimentaire des
Laurentides (TCAL)
- Tourisme Mont-Tremblant
Besoin en ressources
humaines :
- Faible
Autre info :
Faire appel à des ressources
spécialisées pour la réalisation
des études
Sources de financement
possible :
- Programme du MAPAQ
(Proximité)
PROJET 11
DÉVELOPPEMENT DE L'AGROTOURISME SUR LE TERRITOIRE
- 55 -
MISE EN CONTEXTE
La consommation de produits locaux doit être soutenue par la mise en place d'un ensemble d'actions permettant de stimuler la demande.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
12.1 Soutenir localement le projet de développement de la campagne Les Laurentides, j'en mange
en collaboration avec la Table de concertation agroalimentaire des Laurentides.
2015
12.2 Continuer à soutenir le développement cohérent et la consolidation des marchés publics déjà présents.
En continu
12.3 Poursuivre le maillage agriculteurs-restaurateurs.
2015
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Soutenir le développement des entreprises agricoles, notamment en favorisant les circuits courts de mise en marché,
l'agrotourisme et la production de valeur ajoutée
OBJECTIFS :
- Rendre davantage accessible les produits du territoire à la population
- Soutenir le maintien et la création de nouvelles entreprises agricoles et de nouveaux produits
- Renforcer les réseaux d'échanges, d'informations et de soutiens entre agriculteurs et intervenants
- S'appuyer sur la multifonctionnalité pour valoriser l'agriculture de la MRC et renforcer le sentiment d'appartenance à la région
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
CLD des Laurentides
- Table de concertation
agroalimentaire des
Laurentides (TCAL)
- UPA LPdH
- Marchés publics des
Laurentides
- Municipalités de Val-David
et Mont-Tremblant
Besoin en ressources
humaines :
- S.O.
Autre info :
Sources de financement
possible :
- Programmes du MAPAQ
(Proximité, toujours le bon
choix, etc.)
- Financière agricole du
Québec (Appui à la
diversification et au
développement régional)
- Pacte rural
AUGMENTER LA CONSOMMATION DES PRODUITS LOCAUX
PROJET 12
- 56 -
MISE EN CONTEXTE
Les marchés publics et certains kiosques à la ferme permettent de retrouver des produits carnés en provenance du territoire.
Cependant, leur disponibilité est limitée. De plus, étant donné que les animaux sont abattus et transformés à l'extérieur du territoire,
la viande disponible est en très grande majorité vendue sous forme congelée.
Le développement de commerces mettant en marché des viandes du territoire, particulièrement un commerce de boucherie,
permettrait d'ouvrir de nouvelles possibilités de commercialisation en assurant un approvisionnement continu pour la
consommation de viandes fraîches. Notons que le marché de la restauration est un marché de viande fraîche.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
13.1 Accompagner les entreprises, nouvelles ou existantes, désirant mettre en marché des produits
animaux issus de l'agriculture locale (ex. : kiosque à la ferme, commerce de détails, boucherie, etc.)
2015
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Soutenir le développement des entreprises agricoles, notamment en favorisant les circuits courts de mise en marché,
l'agrotourisme et la production de valeur ajoutée
OBJECTIFS :
- Rendre davantage accessible les produits du territoire à la population
- Soutenir le maintien et la création de nouvelles entreprises agricoles et de nouveaux produits
- S'appuyer sur la multifonctionnalité pour valoriser l'agriculture de la MRC et renforcer le sentiment d'appartenance à la région
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
MRC et CLD
des Laurentides
- Entreprises privées
Besoin en ressources
humaines :
- Modéré
Autre info :
L'établissement d'un ou plusieurs
commerces semblables permettra
la commercialisation éventuelle des
produits carnés issus du projet de
pâturage intensif (projet 6).
Sources de financement
possible :
- Programmes du MAPAQ
(Proximité)
PROJET 13
ACCOMPAGNEMENT D'ENTREPRISES DÉSIRANT METTRE EN MARCHÉ
DES VIANDES ISSUES DE L'AGRICULTURE LOCALE
- 57 -
MISE EN CONTEXTE
Le potentiel acéricole de la MRC est très important, mais son développement est largement tributaire de l'émission de quotas de la
Fédération des producteurs acéricoles du Québec. Il est tout de même important de continuer à recenser et protéger les endroits ayant
les meilleurs potentiels pour l'exploitation future.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
14.1 Identifier les emplacements en forêt publique les plus facilement exploitables et situés à proximité
d'érablières existantes.
2015
14.2 Documenter le potentiel acéricole sur les lots viables identifiés dans la demande à portée collective
(article 59)
2015
14.3 Poursuivre la réalisation des travaux d'aménagements en TPI en fonction de valoriser le potentiel
acéricole dans le futur
En continu
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Tirer avantage de l'importance du potentiel agroforestier du territoire
OBJECTIFS :
- Soutenir le maintien et la création de nouvelles entreprises agricoles et de nouveaux produits
- Documenter et protéger le potentiel acéricole de la MRC des Laurentides
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
MRC des
Laurentides
- Syndicat des producteurs
acéricoles des Laurentides
- Club acéricole des
Pays d'en-Haut
- Commission des ressources
naturelles et du territoire des
Laurentides (CRNTL)
Besoin en ressources
humaines :
- Modéré
Autre info :
Un producteur n'a pas besoin de
quota pour vendre directement au
consommateur (sirop en canne et
service de repas à la cabane).
Ceci peut représenter une opportunité
de développement pour certains
producteurs.
Sources de financement
possible :
- Programme de
développement régional
et forestier (PDRF)
ÉTABLIR UNE STRATÉGIE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE
PROJETS ACÉRICOLES SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC
PROJET 14
- 58 -
MISE EN CONTEXTE
Malgré les outils de communication et les aides offertes, plusieurs propriétaires de lots forestiers ne disposent pas d'un plan
d'aménagement forestier (PAF).
Celui-ci permet de valoriser les lots forestiers privés en fonction de leur potentiel et des projets et intérêts des propriétaires (coupe
de bois, implantation de cultures agroforestières, exploitation acéricole, etc.)
ACTIONS
ÉCHÉANCE
15.1 Établir un plan de communication afin de rejoindre les propriétaires de lots forestiers
ne disposant pas d'un plan d'aménagement forestier.
2015
15.1 Faire connaître les possibilités de valorisation de la forêt, particulièrement au niveau
des produits forestiers non ligneux.
2015
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
Tirer avantage de l'importance du potentiel agroforestier du territoire
OBJECTIFS :
- Assurer la mise en valeur du potentiel forestier des boisés
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
Agence régionale
de mise en valeur
des forêts privées
des Laurentides
- Syndicat des producteurs
forestiers de Labelle
Besoin en ressources
humaines :
- S.O.
Autre info :
Cette action est en lien avec
le projet 16.
Sources de financement
possible :
- Ministère des Ressources
naturelles (Programme
d'aide à la mise en valeur
des forêts privées)
PROJET 15
FAIRE LA PROMOTION DE LA RÉALISATION DE PLAN D'AMÉNAGEMENT
FORESTIER AUPRÈS DES PROPRIÉTAIRES DE BOISÉS.
- 59 -
MISE EN CONTEXTE
Le potentiel agroforestier est très important sur le territoire de la MRC, mais aucun projet d'agroforesterie productive n'a été recensé ainsi
que très peu de projets de récolte commerciale de produits forestiers non ligneux.
ACTIONS
ÉCHÉANCE
16.1 Organiser une rencontre avec des propriétaires de lots forestiers et un expert en agroforesterie pour
évaluer les cultures d'intérêt pour la région et pour les producteurs.
2015
16.2 Avec les propriétaires intéressés, réaliser un projet collectif d'implantation de cultures agroforestières
ayant un potentiel commercial (ex. : Produits de santé naturelle, aliments fonctionnels et nutraceutiques,
produits cosmétiques, pharmaceutiques, alimentaires, etc.)
2015
16.3 Mettre en place les outils nécessaires à la transformation et à la commercialisation des produits
issus de l'agroforesterie.
2017
ORIENTATION DE DÉVELOPPEMENT :
- Tirer avantage de l'importance du potentiel agroforestier du territoire
- Soutenir le développement des entreprises agricoles, notamment en favorisant les circuits courts de mise en marché,
l'agrotourisme et la production de valeur ajoutée
OBJECTIFS :
- Développement de projet-pilote d'agroforesterie productive
- Assurer la mise en valeur du potentiel forestier des boisés
PORTEUR
DU PROJET
PARTENAIRES
POTENTIELS
CONDITIONS DE SUCCÈS
MRC des
Laurentides
- Syndicat des producteurs
forestiers de Labelle
- Club acéricole des
Pays d'en-Haut
- Entreprises privées
Besoin en ressources
humaines :
- Élevé
Autre info :
Le parc écotouristique de la MRC
des Laurentides servira de centre
de formation et de démonstration
des possibilités agroforestières
Sources de financement
possible :
- Réseau Agriconseils
des Laurentides
IMPLANTATION DE CULTURES AGROFORESTIÈRES AYANT UN POTENTIEL COMMERCIAL
PROJET 16
- 60 -
- 61 -
MEMBRES DU COMITÉ
DIRECTEUR DU PDZA
M. GILLES BÉLANGER
La Conception, Producteur agricole (petits fruits et transformation agroalimentaire)
MME GUYLAINE BERLINGUETTE
Arundel, Mairesse, membre du CCA
MME VÉRONIQUE BOUCHARD
Mont-Tremblant, Administratrice du CLD et productrice agricole (production maraîchère), membre du CCA
MME JULIE BOURGON
CLD des Laurentides, Commissaire au développement économique
M. GUILLAUME CHAREST-HALLÉE
Fédération de l'UPA Outaouais-Laurentides, Aménagiste
M. PIERRE GAUTHIER
Brébeuf, vice-président UPA Laurentides-Pays d'en-Haut et producteur agricole (volailles), membre du CCA
M. JACQUES GÉVRY
La Minerve, Producteur agricole (production laitière, acéricole et bois), membre du CCA
M. FRANÇOIS HANDFIELD
Mont-Tremblant, Président UPA Laurentides-Pays-d'en-Haut et producteur agricole (production maraîchère)
M. GABRIEL LEMELIN
Mont-Tremblant, Directeur, Service de la culture et des loisirs et responsable du marché public pour Ville Mont-Tremblant
MME ANNE POIRIER
Arundel, Conseillère municipale et productrice agricole (agneaux)
M. RONALD PROVOST
Brébeuf, Maire, membre du CCA
M. PIERRE-OLIVIER QUESNEL
MAPAQ, Conseiller en aménagement et développement rural
MME SUZANNE ST-PIERRE
Mont-Tremblant, citoyenne, membre du CCA
MME JULIA STUART
Arundel, conseillère municipale
PERSONNES RESSOURCES
À LA MRC DES LAURENTIDES
M. JEAN-MICHEL ARCHAMBAULT-CYR
Agent de développement rural et municipal
M. KAVEN DAVIGNON
Directeur, Planification et Aménagement du territoire
MME CHANTAL GIROUX
Spécialiste en développement et aménagement du territoire
ANNEXE 1
- 62 -
LA MINERVE
MRC ANTOINE--LABELLE
Descrip)on générale:
- Majoritairement fores9er et agro--fores9er
- Relief important
- Présence importante de l'acériculture
- 2 fermes dominantes : 1 lai9ère et 1 bovine
- Sols généralement pauvres ( classe 5),
espaces cul9vés presque exclusivement en
foin
Agrotourisme:
- Éléments d'intérêt patrimonial (plusieurs
croix de chemin)
- Poten9el agrotouris9que intéressant mais
peu développé
Paysage:
- D'intérêt rural, davantage fores9er avec
pe9ts champs cul9vés
- Excep9onnel : Nord du village et Sud du lac
Castor
- Grands lacs de villégiature
- Quelques beaux bâ9ments agricoles
- Peu de friches, sauf où le relief est accidenté
Socio--économique:
- Beaucoup d'agriculture à temps par9el
- Haut taux d'occupa9on de la zone agricole
par des EAE
- Valeur des terres: Dynamique: 2210$/ha.
- Viable: 1433$/ha.
- Plus éloigné des marchés
Environnement:
- Zone agricole en par9e près de grands lacs de
villégiature
Milieu agrofores)er
RÉSERVE FAUNIQUE
PAPINEAU --LABELLE
Sols rela)vement pauvres
Milieu agrofores)er
CARTE 1
PORTRAIT DE LA MINERVE
ANNEXE 2
- 62 -
CARTE 2
UTILISATION ACTUELLE DU SOL À LA MINERVE
Culture
dynamique
, 84
Culture
extensive,
128
Entretenu,
87
Friche
légère, 19
Friche
sévère, 56
U)lisa)on actuelle du sol et superficie (en ha.) à La
Minerve
Culture dynamique
Entretenu et friche légère
Culture extensive
- 63 -
LABELLE
LA CONCEPTION
LAC TREMBLANT NORD
Descrip(on générale:
- Secteur nord--ouest: 1 grande ferme bovine
- Secteur nord--est:: peu dynamique, mais
1nouvelle ferme en peHts fruits et 1 autre qui
se dirige vers l'agrotourisme et la
transformaHon de boissons alcoolisées
- Secteur sud : bloc homogène, culture de foin,
présence d'animaux, plusieurs exploitaHons à
temps parHel
Agrotourisme:
- Bon potenHel pour l'agrotourisme: vignoble,
ranch, piste cyclable traversant la zone
agricole, camping
- SenHer naHonal du Québec
- Circuit de canot à parHr du pont de Labelle
- Village--relais (hébergement)
- Quelques bâHments patrimoniaux dans le
village uniquement
Paysage:
- Paysage agricole de qualité le long du parc
linéaire au sud du village
Socio--économique:
- Beaucoup d'agriculture s à temps parHel
- Valeur des terres dynamique: 2152$/ha
viable : 2723$/ha.
- DiminuHon importante du nombre d'EAE
depuis 15 ans
Environnement:
- Zone agricole borde la rivière Rouge
- Agriculture extensive
Secteur de plantaHon -
deviendra irrécupérable à
l'agriculture sous peu
Ferme bovine sur chemin St--Cyr
- bâHments agricoles
d'importance
Ferme -- vente de légumes ,
nouvelle culture et nouveau
vignoble
Ferme de la Colline - agneaux
biologiques
Ferme bovine et équine -
chemin du Lac--BapHste
CARTE 3
PORTRAIT DE LABELLE
- 64 -
Culture
dynamique,
22
Culture
extensive,
277
Entretenu, 30
Friche légère,
18
Friche sévère,
80
U(lisa(on actuelle du sol et superficie (en ha.) à Labelle
Culture extensive
Culture extensive
Friche sévère
CARTE 4
UTILISATION ACTUELLE DU SOL À LABELLE
- 65 -
LA CONCEPTION
BRÉBEUF
MONT--TREMBLANT
Descrip(on générale:
- Agriculture dynamique située entre la route
117 et le chemin des Tulipes
- Au--delà, milieu montagneux et foresKer
- DominaKon de la culture de foin, mais assez
grande diversité de cultures
Agrotourisme:
4 kiosques à la ferme (HorKculture ornementale,
maraîcher, peKts fruits) et 2 auto--cueilleVes
- Réseau récréaKf: descente en canot, circuit
de vélo existants et proximité de la piste
cyclable P'Kt train du Nord
- Au sud, montagne d'Argent (randonnée et
escalade)
Paysage:
- Vue excepKonnelle sur le mont Tremblant
- Paysages agricoles dynamiques
- Très peu de friches
Socio--économique:
- Quelques agriculteurs à temps plein
- DiminuKon du Kers des EAE depuis 15 ans
- Valeur des terres dynamique : 3945$/ha.
viable: 2992$/ha.
- Près des marchés
- Plusieurs lots vacants dans les secteurs
viables (arKcle 59)
Environnement:
- Vallée agricole se situe en parKe en plaine
inondable
- Certains sites propices aux glissements de
terrain en bordure de la rivière Rouge
Jardin des Rives - plantes pour
végétaliser les rives
Ferme avec chevaux
Paysage typique de culture de
fourrage à La ConcepKon
CARTE 5
PORTRAIT DE LA CONCEPTION
- 66 -
Culture
dynamique,
353
Culture
extensive,
252
Entretenu,
45
Friche
légère, 34
Friche
sévère, 69
U(lisa(on actuelle du sol et superficie (en ha.)
à La concep(on
Culture dynamique
Culture dynamique
Culture extensive
CARTE 6
UTILISATION ACTUELLE DU SOL À LA CONCEPTION
- 67 -
Vallée agricole de la rivière du Diable à ville de
Mont--Tremblant
Secteur dynamique Brébeuf - 3 fermes laiAères
Vallée agricole de la rivière Rouge
Descrip(on générale:
- Secteur le plus dynamique du territoire
- AcAvités agricoles diversifiées dominées par
la producAon laiAère
Agrotourisme:
- 2 kiosques à la ferme (viandes biologiques et
légumes biologiques)
- Peu d'agrotourisme dans ce secteur
- Toutefois, potenAels récréaAfs déjà sur place:
circuits de vélo, canot sur rivières , et plages
- Éléments d'intérêt patrimonial
Paysage:
- Marqué par 2 vallées agricoles
- ReprésentaAf de notre agriculture locale
- D'intérêt dans les secteurs dynamiques
Socio--économique:
- Présence de relève
- Plusieurs agriculteurs à temps plein
- Grande valeur des terres
- Dynamique: 4225$/ha.
- Viable : 3125$/ha.
- Proximité des marchés de Mont -Tremblant
Environnement:
- Grande zone inondable le long des rivières
du Diable et Rouge
Nouvelle ferme lai(ère
(2013)
Pont Prud'homme à Brébeuf
HUBERDEAU
ARUNDEL
BRÉBEUF
LA CONCEPTION
MONT--TREMBLANT
CARTE 7
PORTRAIT DE BRÉBEUF ET MONT-TREMBLANT
- 68 -
Culture dynamique
Culture extensive
Culture dynamique
Culture extensive
Culture
dynamique,
450
Culture
extensive,
1032
Entretenu,
25
Friche
sévère, 33
U(lisa(on actuelle du sol et superficie (en ha.) à
Brébeuf et Mont--Tremblant
CARTE 8
UTILISATION ACTUELLE DU SOL À BRÉBEUF ET MONT-TREMBLANT
- 69 -
AMHERST
HUBERDEAU
ARUNDEL
ARUNDEL
Descrip(on générale:
- Agriculture dominée par un important
élevage de cerfs et de wapiAs autour de la
route 364
- Beaucoup de culture de foin, notamment
pour alimenter cet élevage
- Présence importante de friches dans certains
secteurs
- Secteur sud: relief important, peAte
superficie et généralement peu dynamique
Agrotourisme:
- Corridor aérobique traverse la zone agricole.
Peu d'intérêt le long de la route 364 car
mauvais entreAen dans ce secteur,
intéressant en direcAon d'Huberdeau
(paysage agroforesAer)
- 3 kiosques à la ferme (viandes biologiques,
légumes biologiques et horAculture
ornementale)
Paysage:
- ExcepAonnel: Gray Valley et Ch. Dr Henry
- Paysage idenAtaire typique fait de maison de
ferme d'architecture anglo--saxonne avec
collines verdoyantes sur fond de montagnes
- Plusieurs paysages agricoles typiques
- Grandes clôtures autour des élevages de
cerfs et de wapiAs
Socio--économique:
- PopulaAon agricole vieillissante et peu de
relève
- Valeur des terres(Arundel/Montcalm):
dynamique: 3263$/ha.
viable : 3229$/ha.
- Valeur des terres (Huberdeau)
dynamique: 1496$/ha.
viable: 1642$/ha.
Environnement:
- Zone agricole en bordure du lac Beaven
Chemin Doctor Henry: paysage
excepAonnel et dynamique
Pâturage de cerfs et wapiAs sur un très
grand territoire
Gray Valley : paysage excepAonnel, mais agriculture en
perte de dynamisme
CARTE 9
PORTRAIT D'HUBERDEAU, ARUNDEL ET MONTCALM
- 70 -
Friche légère
Entretenu
Culture
dynamique,
95
Culture
extensive,
213
Entretenu, 62
Friche
légère, 20
Friche
sévère, 68
Culture
dynamique
, 218
Culture
extensive,
548
Entretenu,
44
Friche
légère, 139
Friche
sévère, 109
U(lisa(on actuelle du sol et superficie (en ha.) à
Huberdeau
U(lisa(on actuelle du sol et superficie (en
ha.) à Montcalm et Arundel
CARTE 10
UTILISATION ACTUELLE DU SOL À HUBERDEAU, ARUNDEL ET MONTCALM
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