Schéma d'aménagement et de développement révisé (SADR) - codification administrative
Matawinie, Quebec
· adopted 2018-01-16
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16 JANVIER 2018
2
SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT RÉVISÉ
DE LA MRC DE MATAWINIE
CODIFICATION ADMINISTRATIVE
MISE EN GARDE : Cette codification a été préparée uniquement pour la commodité du lecteur et n'a
aucune valeur officielle. Aucune garantie n'est offerte quant à l'exactitude du texte. Pour toutes fins
légales, le lecteur devra consulter la version officielle du règlement et chacun de ses amendements.
AMENDEMENTS
Numéro du
règlement
Règlements modificateurs
Entrée en vigueur
189-2018
Règlement 189-2018 ayant pour objet de modifier le SADR afin
de modifier certaines normes relatives aux distances à
respecter entre des contraintes anthropiques et des usages
sensibles
11 septembre 2018
190-2018
Règlement 190-2018 ayant pour objet de modifier le SADR afin
d'agrandir la grande affectation «Industrielle» à Saint-Donat
11 septembre 2018
194-2018
Règlement 194-2018 ayant pour objet de modifier le SADR afin
d'assouplir les dispositions concernant l'affichage aux abords
des routes principales du réseau supérieur
6 décembre 2018
193-2018-1
Règlement de remplacement 193-2018-1 modifiant le SADR -
définition d'entreprises rurales
10 mai 2019
192-2018-2
Règlement de remplacement 192-2018-2 ayant pour objet de
modifier le SADR afin d'autoriser de nouveaux usages
complémentaires aux activités d'extraction
21 août 2019
201-2019-1
Règlement de remplacement du Règlement numéro 201-2019
ayant pour objet de modifier le SADR afin d'ajouter une grande
affectation «Récréative intensive» à Saint-Michel-des-Saints
12 décembre 2019
207-2019
Règlement 207-2019 ayant pour objet de modifier le Schéma
d'aménagement et de développement révisé de la MRC de
Matawinie relativement à la gestion du bruit et des accès aux
corridors routiers
18 février 2020
205-2019
Règlement 205-2019 ayant pour objet de modifier le Schéma
d'aménagement et de développement révisé de la MRC de
Matawinie afin d'autoriser des usages non agricoles sur certains
sites historiques en zone agricole
21 février 2020
211-2020
Règlement numéro 211-2020 ayant pour objet de modifier le
Schéma d'aménagement et de développement révisé de la
MRC de Matawinie afin d'agrandir la grande affectation
Villégiature consolidation à Chertsey
3 septembre 2020
213-2020
Règlement numéro 213-2020 ayant pour objet de modifier le
Schéma d'aménagement et de développement révisé de la
MRC de Matawinie afin d'ajouter des grandes affectations
Industrielle et Rurale à Saint-Donat
13 novembre 2020
3
210-2020
Règlement 210-2020 ayant pour objet de modifier le Schéma
d'aménagement et de développement révisé de la MRC de
Matawinie afin d'assouplir et de clarifier diverses dispositions
relatives à l'agriculture
23 avril 2021
214-2020
Règlement 214-2020 ayant pour objet de modifier le Schéma
d'aménagement et de développement révisé de la MRC de
Matawinie afin de modifier la zone agricole et certaines grandes
affectations à Saint-Jean-de-Matha et à Sainte-Émélie-de-
l'Énergie
23 avril 2021
215-2020
Règlement 215-2020 ayant pour objet de modifier le Schéma
d'aménagement et de développement révisé de la MRC de
Matawinie relativement aux secteurs de pente forte
11 juin 2021
226-2021
Règlement 226-2021 ayant pour objet de modifier le Schéma
d'aménagement et de développement révisé de la MRC de
Matawinie afin d'assouplir l'encadrement de certains usages
d'utilité publique
25 mars 2022
236-2023
Règlement numéro 236-2023 ayant pour objet de modifier le
Schéma d'aménagement et de développement révisé de la
MRC de Matawinie afin de modifier diverses dispositions
12 décembre 2023
235-2023
Règlement numéro 235-2023 ayant pour objet de modifier le
Schéma d'aménagement et de développement révisé de la
MRC de Matawinie afin d'agrandir la grande affectation «
Urbaine » dans la municipalité de Saint-Côme
6 mars 2024
239-2024
Règlement numéro 239-2024 ayant pour objet de modifier le
Schéma d'aménagement et de développement révisé de la
MRC de Matawinie afin de créer une grande affectation
Récréative intensive à même une grande affectation Villégiature
consolidation
30 juillet 2024
243-2024
Règlement numéro 243-2024 ayant pour objet de modifier le
Schéma d'aménagement et de développement révisé de la
MRC de Matawinie afin d'ajuster la répartition spatiale des
grandes affectations « Villégiature développement » (VD),
« Villégiature consolidation » (VC), « Rurale » (RUR) et
« Urbaine » (PU) et d'ajuster la limite du périmètre
d'urbanisation de la Municipalité de Saint-Jean-de-Matha
26 novembre 2024
245-2024
Règlement numéro 245-2024 ayant pour objet de modifier le
Schéma d'aménagement et de développement révisé de la
MRC de Matawinie afin de modifier certaines dispositions
relatives à l'usage « entreprise rurale »
6 mars 2025
4
SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT RÉVISÉ
MRC DE MATAWINIE
Cet ouvrage a été réalisé grâce à la collaboration d'une multitude d'acteurs intéressés au territoire de la MRC de Matawinie :
Le Conseil de la MRC de Matawinie :
2013-2017
2009-2013
Monsieur Michel Surprenant, maire de Chertsey
Monsieur Sylvain Breton, maire d'Entrelacs
Madame Roxanne Turcotte, mairesse de Notre-Dame-de-la-Merci
Monsieur Bruno Guilbault, maire de Rawdon
Monsieur Robert W. Desnoyers, maire de Saint-Alphonse-Rodriguez
Monsieur Martin Bordeleau, maire de Saint-Côme
Monsieur André Dutremble, maire de Saint-Damien
Monsieur Joé Deslauriers, maire de Saint-Donat
Monsieur Normand Laporte, maire de Sainte-Béatrix
Monsieur Atchez Arbour, maire de Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Monsieur Gaétan Morin, préfet, maire de Sainte-Marcelline-de-Kildare
Monsieur Gyslain Loyer, maire de Saint-Félix-de-Valois (2013-2015)
Monsieur Martin Desroches (2015-2017)
Monsieur Normand Champagne, maire de Saint-Jean-de-Matha
Monsieur Réjean Gouin, maire de Saint-Michel-des-Saints
Monsieur Richard Rondeau, maire de Saint-Zénon
Monsieur Jocelyn Gravel, maire de Chertsey
Monsieur Sylvain Breton, maire d'Entrelacs
Monsieur Julien Alarie, maire de Notre-Dame-de-la-Merci
Monsieur Jacques Beauregard, maire de Rawdon
Monsieur Robert W. Desnoyers, maire de Saint-Alphonse-Rodriguez
Monsieur Jocelyn Breault, maire de Saint-Côme
Monsieur Yves Giard, maire de Saint-Damien
Monsieur Richard Bénard, maire de Saint-Donat
Monsieur Normand Montagne, maire de Sainte-Béatrix
Monsieur Atchez Arbour, maire de Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Monsieur Gaétan Morin, préfet, maire de Sainte-Marcelline-de-Kildare
Monsieur Gyslain Loyer, maire de Saint-Félix-de-Valois
Monsieur Normand Champagne, maire de Saint-Jean-de-Matha
Monsieur Jean-Pierre Bellerose, maire de Saint-Michel-des-Saints
Monsieur Eddy St-Georges, maire de Saint-Zénon
Les membres de la Commission consultative d'aménagement :
2013-2017
2009-2013
Monsieur Gaétan Morin, préfet, président de la Commission
consultative d'aménagement, maire de Sainte-Marcelline-de-Kildare
Monsieur Sylvain Breton, maire d'Entrelacs
Monsieur Normand Champagne, maire de Saint-Jean-de-Matha
Monsieur Gyslain Loyer, maire de Saint-Félix-de-Valois (2013-2015)
Monsieur Robert W. Desnoyers (2015-2017)
Monsieur Gaétan Morin, préfet, président de la Commission
consultative d'aménagement, maire de Sainte-Marcelline-de-Kildare
Monsieur Jacques Beauregard, maire de Rawdon
Monsieur Richard Bénard, maire de Saint-Donat
Monsieur Sylvain Breton, maire d'Entrelacs
Les membres du Comité consultatif agricole (de 2009 à 2017) :
Madame Huguette Baril, productrice agricole de Saint-Damien
Monsieur Bertrand Baril, citoyen de Saint-Jean-de-Matha
Monsieur Serge Forest, producteur agricole de Sainte-Marcelline-de-Kildare
Le regretté Monsieur Pierre Breault, producteur agricole de Rawdon, président du Comité jusqu'en 2012
Monsieur Denis Durand, producteur agricole de Saint-Damien
Monsieur Jacques Beauregard, maire de Rawdon (2009-2013)
Le regretté Monsieur Claude Landreville, maire de Saint-Félix-de-Valois (2010)
Monsieur Marcel Dubeau, maire de Saint-Félix-de-Valois (2010)
Monsieur Gyslain Loyer, maire de Saint-Félix-de-Valois (2010-2015)
Monsieur Martin Desroches, maire de Saint-Félix-de-Valois (depuis 2015)
Monsieur Bruno Guilbault, maire de Rawdon
Monsieur Normand Champagne, maire de Saint-Jean-de-Matha, président du Comité depuis 2015
Les membres du Comité technique en aménagement :
2011-2012
Monsieur Pascal Ferland, superviseur du Service d'urbanisme de Saint-Michel-des-Saints
Monsieur Jeannoé Lamontagne, urbaniste, directeur du Service d'urbanisme de Saint-Félix-de-Valois
Monsieur Alexandre Morin, directeur du Service d'aménagement d'Entrelacs
Monsieur Omar Moussaoui, urbaniste, directeur du Service d'urbanisme de Saint-Donat
Monsieur Rémi Racine, directeur du Service de planification du territoire de Rawdon
5
Soulignons également le soutien de la direction générale et la grande collaboration des membres de l'équipe du Service
d'aménagement :
Madame Lyne Arbour, secrétaire-trésorière et directrice générale
Madame Édith Gravel, directrice du Service d'aménagement
Madame Judith Godin, urbaniste, aménagiste
Madame Sonia Picard, cartographe
Madame Claudine Mireault, secrétaire
Madame Nadia Maheu, conseillère en gestion des matières résiduelles
Madame Claudine Ethier, ingénieure forestier
Madame Lucie Lamarre, agente de bureau
Monsieur Alain Miron, technicien en aménagement du territoire
Un merci tout à fait spécial à Monsieur Philippe Morin, urbaniste, qui a occupé les fonctions d'aménagiste de 2012 à 2014.
Par son implication active dans la révision entière du SADR de remplacement de juin 2013 ainsi que ses analyses et
interventions pertinentes dans la révision du SADR de 2e remplacement, sa contribution au présent document de planification
se doit d'être soulignée.
Remerciement spécial à Monsieur Marc-Olivier Deschamps, consultant en urbanisme, pour sa collaboration inattendue
à la caractérisation de la villégiature en Matawinie, réalisée dans le cadre d'un mémoire de maîtrise à l'Université de
Montréal.
La MRC de Matawinie ne peut passer sous silence la précieuse collaboration des directeurs généraux, des urbanistes
et des conseillers de ses municipalités constituantes dans la cadre des tournées municipales réalisées pour la révision
des périmètres d'urbanisation et des grandes affectations du territoire.
La MRC de Matawinie tient également à remercier tous les intervenants des ministères et organismes régionaux qui ont
pris le temps de répondre aux questions des professionnels en aménagement et de fournir les données nécessaires à
la mise à jour des informations incluses au SADR.
6
TABLE DES MATIÈRES
LISTE DES TABLEAUX __________________________________________________________________________________
_____________________________________________________________________________________ 15
LISTE DES CARTES _____________________________________________________________________________________
_____________________________________________________________________________________ 19
LISTE DES ILLUSTRATIONS ____________________________________________________________________________ 19
LISTE DES ANNEXES ___________________________________________________________________________________
_____________________________________________________________________________________ 22
LISTE DES LOIS MENTIONNÉES ET LEUR RÉFÉRENCE LÉGISLATIVE ________________________________________ 26
LISTE DES ACRONYMES UTILISÉS ______________________________________________________________________ 27
NOTE AUX LECTEURS __________________________________________________________________________________
_____________________________________________________________________________________ 28
SECTION 1 LE SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT RÉVISÉ _________________________________ 29
CHAPITRE 1 - INTRODUCTION ________________________________________________________________ 30
1.1 LA LOI SUR L'AMÉNAGEMENT ET L'URBANISME ___________________________________________________ 30
1.1.1 Les principes directeurs de la Loi _______________________________________________________________________________ 30
1.1.2 Le schéma d'aménagement ___________________________________________________________________________________ 30
1.1.3 Le processus de révision du schéma d'aménagement ______________________________________________________________ 30
1.1.4 Les effets de l'entrée en vigueur d'un schéma d'aménagement _______________________________________________________ 31
1.2 LA CRÉATION DE LA MRC DE MATAWINIE _______________________________________________________ 31
1.2.1 L'aménagement et le développement ___________________________________________________________________________ 32
1.2.2 Les principes d'aménagement _________________________________________________________________________________ 32
1.2.3 Le schéma d'aménagement, un outil souple et général ______________________________________________________________ 32
CHAPITRE 2 - PORTRAIT DU TERRITOIRE _______________________________________________________ 34
2.1 LES GRANDES CARACTÉRISTIQUES TERRITORIALES ________________________________________________ 34
2.1.1 Le cadre territorial ___________________________________________________________________________________________ 34
2.1.1.1 Le territoire municipalisé __________________________________________________________________________________ 34
2.1.1.2 Le territoire non organisé __________________________________________________________________________________ 36
2.1.2 La physiographie et l'hydrographie ______________________________________________________________________________ 36
2.1.2.1 Les Laurentides _________________________________________________________________________________________ 36
2.1.2.2 Les Hautes Terres centrales _______________________________________________________________________________ 38
2.1.2.3 Les divisions hydrographiques du Québec ____________________________________________________________________ 39
2.1.3
Les territoires de conservation à statut particulier _______________________________________________________________ 39
2.2 LA DYNAMIQUE DÉMOGRAPHIQUE ET L'OCCUPATION DU TERRITOIRE ___________________________________ 41
2.2.1 La population ______________________________________________________________________________________________ 41
2.2.2 La densité de population _____________________________________________________________________________________ 41
2.2.3 Les groupes d'âge __________________________________________________________________________________________ 41
2.2.4 Les ménages ______________________________________________________________________________________________ 42
2.2.5 Le niveau de scolarité ________________________________________________________________________________________ 42
2.2.6 Le revenu des particuliers ____________________________________________________________________________________ 42
2.2.7 Les secteurs d'activité _______________________________________________________________________________________ 44
2.2.8 Les lieux de travail __________________________________________________________________________________________ 44
2.2.9 Projections démographiques __________________________________________________________________________________ 44
2.2.10 Fiches synthèses des données statistiques _______________________________________________________________________ 46
2.2.11 La population autochtone _____________________________________________________________________________________ 64
2.2.12 La population saisonnière _____________________________________________________________________________________ 64
2.3 LE PROFIL ÉCONOMIQUE ____________________________________________________________________ 66
2.3.1 Le domaine d'emploi ________________________________________________________________________________________ 66
2.3.2 La catégorie professionnelle ___________________________________________________________________________________ 67
2.3.3 Le dynamisme et le positionnement du secteur primaire de l'économie _________________________________________________ 67
2.3.4 Le dynamisme et le positionnement du secteur secondaire de l'économie _______________________________________________ 67
2.3.5 Le dynamisme et le positionnement du secteur tertiaire de l'économie __________________________________________________ 68
7
2.3.6 La caractérisation du milieu industriel ___________________________________________________________________________ 69
2.4 LE PROFIL DU CADRE BÂTI __________________________________________________________________ 76
2.4.1 Le logement permanent ______________________________________________________________________________________ 76
2.4.2 La résidence secondaire _____________________________________________________________________________________ 76
CHAPITRE 3 -PRINCIPAUX DOMAINES D'ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE _________________________________________ 78
3.1 L'AGRICULTURE __________________________________________________________________________ 78
3.1.1 Portrait de la zone agricole décrétée ____________________________________________________________________________ 78
3.1.1.1 Occupation du territoire agricole ____________________________________________________________________________ 78
3.1.1.2 Caractérisation des entreprises agricoles _____________________________________________________________________ 82
3.1.2 La zone agricole décrétée et l'aménagement du territoire ____________________________________________________________ 87
3.1.2.1 La zone agricole décrétée et la détermination des grandes affectations du territoire ____________________________________ 88
3.1.2.2 Les îlots déstructurés de la zone agricole _____________________________________________________________________ 88
3.1.3 La mise en œuvre du Plan de développement de la zone agricole (PDZA) ______________________________________________ 89
3.1.3.1 Diagnostic et enjeux prioritaires ____________________________________________________________________________ 90
3.1.3.2 Vision concertée, orientations et actions ______________________________________________________________________ 91
3.2 LA FORÊT _______________________________________________________________________________ 92
3.2.1 Historique de la gestion des forêts du Québec ____________________________________________________________________ 92
3.2.2 Le cadre écologique du territoire forestier de la MRC de Matawinie ____________________________________________________ 93
3.2.3 Le territoire forestier du domaine de l'État ________________________________________________________________________ 95
3.2.3.1 Les types de couverts forestiers ____________________________________________________________________________ 95
3.2.3.2 La possibilité de récolte annuelle ___________________________________________________________________________ 97
3.2.4 Le territoire forestier public intramunicipal ________________________________________________________________________ 97
3.2.4.1 La Convention de gestion territoriale _________________________________________________________________________ 98
3.2.4.2 Caractéristiques de la forêt en territoire public intramunicipal______________________________________________________ 98
3.2.4.3 La possibilité de récolte annuelle ___________________________________________________________________________ 99
3.2.4.4 Historique d'utilisation du territoire forestier public intramunicipal__________________________________________________ 100
3.2.5 Le territoire forestier privé ____________________________________________________________________________________ 100
3.2.5.1 Caractéristiques de la forêt en territoire privé _________________________________________________________________ 100
3.2.5.2 La possibilité de récolte annuelle __________________________________________________________________________ 102
3.2.6 Le portrait des entreprises forestières __________________________________________________________________________ 104
3.3 LES RESSOURCES MINÉRALES ______________________________________________________________ 106
3.3.1 La territorialité des ressources minérales en Matawinie ____________________________________________________________ 106
3.3.2 Caractérisation du dynamisme des activités d'exploitation des ressources minérales _____________________________________ 108
3.4 LA FAUNE ______________________________________________________________________________ 109
3.4.1 La mise en valeur de la faune en territoire municipalisé ____________________________________________________________ 109
3.4.2 Les territoires fauniques structurés désignés à l'échelle de la MRC ___________________________________________________ 109
3.4.2.1 Les réserves fauniques __________________________________________________________________________________ 110
3.4.2.2 Les zones d'exploitation contrôlée _________________________________________________________________________ 110
3.4.2.3 Les pourvoiries ________________________________________________________________________________________ 111
3.4.2.4 Le Parc national du Mont-Tremblant ________________________________________________________________________ 111
3.4.3 La présence d'activités autres que fauniques ____________________________________________________________________ 111
3.4.4 Le dynamisme des entreprises fauniques _______________________________________________________________________ 112
3.4.5 La préservation des habitats fauniques _________________________________________________________________________ 113
3.5 LE DOMAINE RÉCRÉATIF ___________________________________________________________________ 113
3.5.1 Le dynamisme du secteur récréotouristique______________________________________________________________________ 113
3.5.2 Portrait général du secteur récréotouristique _____________________________________________________________________ 114
3.5.3 La randonnée motorisée _____________________________________________________________________________________ 120
3.5.3.1 Les sentiers de motoneige et VTT existants __________________________________________________________________ 120
3.5.3.2 Les sentiers VHR et la cohabitation des usages _______________________________________________________________ 121
3.5.4 La randonnée non motorisée _________________________________________________________________________________ 121
3.5.4.1 Les circuits pédestres ___________________________________________________________________________________ 123
3.6 LA VILLÉGIATURE EN TERRITOIRE MUNICIPALISÉ _________________________________________________ 124
3.6.1 La villégiature en Matawinie et le développement urbain____________________________________________________________ 125
3.6.1.1 Analyse du solde migratoire de la MRC de Matawinie __________________________________________________________ 125
3.6.1.2 Sédentarisation des chalets - Analyse du stock des logements __________________________________________________ 126
3.6.1.3 Évolution de la population saisonnière - Analyse du nombre d'individus qui la compose _______________________________ 129
3.6.1.4 Anticipation des tendances futures à partir des perspectives démographiques de l'ISQ pour les années 2011 à 2026 ________ 130
3.6.1.5 Bibliographie __________________________________________________________________________________________ 135
3.7 LA VILLÉGIATURE SUR LES TERRES DU DOMAINE DE L'ÉTAT _________________________________________ 135
8
CHAPITRE 4 - CONTRAINTES NATURELLES ET ANTHROPIQUES À L'OCCUPATION DU SOL ___________ 138
4.1 LES CONTRAINTES ANTHROPIQUES ___________________________________________________________ 138
4.1.1 La cohabitation harmonieuse dans l'occupation du territoire _________________________________________________________ 138
4.1.1.1 L'harmonisation des usages ______________________________________________________________________________ 138
4.1.2 La gestion des contraintes anthropiques ________________________________________________________________________ 138
4.1.3 La santé publique __________________________________________________________________________________________ 144
4.1.4 La gestion de risques et le Schéma de sécurité civile ______________________________________________________________ 150
4.2 LES CONTRAINTES NATURELLES _____________________________________________________________ 150
4.2.1 La préservation du milieu riverain, du littoral et des milieux humides __________________________________________________ 150
4.2.2 Le littoral _________________________________________________________________________________________________ 150
4.2.3 La rive ___________________________________________________________________________________________________ 151
4.2.4 Les milieux humides ________________________________________________________________________________________ 152
4.3 LA GESTION DE L'EAU PAR BASSIN VERSANT ____________________________________________________ 153
4.3.1 Le cadre régional de gestion des bassins versants ________________________________________________________________ 153
4.3.2 Les problématiques générales relatives à la gestion par bassin versant ________________________________________________ 153
4.3.3 Le contexte propre à la Matawinie _____________________________________________________________________________ 154
4.4 LES ZONES À RISQUE D'INONDATION __________________________________________________________ 155
4.4.1 Les valeurs du rehaussement observées entre l'étiage et les niveaux de crue ___________________________________________ 156
4.4.2 Les valeurs de rehaussement attribuées arbitrairement aux cours d'eau selon la superficie du bassin versant _________________ 157
4.4.3 Les secteurs touchés par la formation d'embâcles et par le refoulement _______________________________________________ 157
4.4.4 Détermination des cotes de crues et secteurs déjà construits ________________________________________________________ 159
4.5 LES ZONES EXPOSÉES AUX GLISSEMENTS DE TERRAIN _____________________________________________ 159
4.5.1 Le phénomène des glissements de terrain ______________________________________________________________________ 160
4.5.2 Les principaux indices utilisés dans la détermination des zones exposées aux glissements de terrain ________________________ 160
4.5.3 La détermination du niveau de risque __________________________________________________________________________ 162
CHAPITRE 5 - VISION STRATÉGIQUE __________________________________________________________ 164
5.1 CHANTIER SUR LE DÉVELOPPEMENT DU RÉSEAU ROUTIER __________________________________________ 164
5.2 CHANTIER SUR LA DIVERSIFICATION ÉCONOMIQUE DU TERRITOIRE ____________________________________ 164
5.3 CHANTIER SUR L'ÉVOLUTION DE LA DEMANDE EN SERVICES PUBLICS __________________________________ 165
5.4 CHANTIER SUR LE MAINTIEN DE LA QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE AUX POURTOURS DES PLANS D'EAU _________ 165
5.5 UNE RECONNAISSANCE DES VOCATIONS DE CHAQUE MUNICIPALITÉ ___________________________________ 165
CHAPITRE 6 - GRANDES ORIENTATIONS DE L'AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE _____________________ 166
6.1 THÈME : GESTION DE L'URBANISATION ________________________________________________________ 166
6.2 THÈME : GESTION DES RESSOURCES _________________________________________________________ 168
6.3 THÈME : PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT ___________________________________________________ 169
6.4 THÈME : DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ______________________________________________________ 170
6.5 THÈME : QUALITÉ DE VIE DES CITOYENS _______________________________________________________ 170
6.6 THÈME : TRANSPORT _____________________________________________________________________ 171
CHAPITRE 7 - CONCEPT D'ORGANISATION SPATIALE ___________________________________________ 173
7.1 LE CONCEPT D'ORGANISATION SPATIALE _______________________________________________________ 173
7.1.1 Le positionnement des fonctions régionales au sein des municipalités locales___________________________________________ 173
7.1.2 Le réseau routier supérieur et les axes de développement récréotouristiques ___________________________________________ 175
7.1.3 Déficience d'un lien est-ouest au nord de la MRC de Matawinie ______________________________________________________ 175
7.1.4 Liens économiques à caractère régional ________________________________________________________________________ 176
CHAPITRE 8 - GRANDES AFFECTATIONS DU TERRITOIRE ________________________________________ 177
8.1 DÉTERMINATION DES GRANDES AFFECTATIONS DU TERRITOIRE ______________________________________ 177
8.2 LIMITE D'UNE GRANDE AFFECTATION __________________________________________________________ 177
8.3 PRÉSENTATION DES GRANDES AFFECTATIONS ___________________________________________________ 177
8.3.1 La grande affectation Agricole dynamique (AGD) _________________________________________________________________ 178
8.3.2 La grande affectation Agricole viable (AGV) _____________________________________________________________________ 178
9
8.3.3 La grande affectation Conservation (CS) ________________________________________________________________________ 178
8.3.4 La grande affectation Forestière (F) ____________________________________________________________________________ 178
8.3.5 La grande affectation Industrielle (IND) _________________________________________________________________________ 178
8.3.6 La grande affectation Récréative extensive (RECE) _______________________________________________________________ 179
8.3.7 La grande affectation Récréative intensive (RECI) ________________________________________________________________ 179
8.3.8 La grande affectation Récréofaunique (RFA) _____________________________________________________________________ 179
8.3.9 La grande affectation Récréoforestière (RFO) ____________________________________________________________________ 180
8.3.10 La grande affectation Rurale (RUR) ____________________________________________________________________________ 180
8.3.11 La grande affectation Urbaine (PU) ____________________________________________________________________________ 180
8.3.12 La grande affectation Villégiature consolidation (VC) ______________________________________________________________ 181
8.3.13 La grande affectation Villégiature développement (VD) _____________________________________________________________ 181
8.3.14 La proportion des grandes affectations en Matawinie et leur superficie en territoire municipalisé ____________________________ 182
8.4 LA GRILLE DE COMPATIBILITÉ _______________________________________________________________ 183
8.4.1 La définition des usages _____________________________________________________________________________________ 183
8.4.2 Grille de compatibilité municipale ______________________________________________________________________________ 185
8.4.3 Conditions inhérentes aux usages principaux de la grille de compatibilité ______________________________________________ 187
CHAPITRE 9 - GESTION DE L'URBANISATION __________________________________________________ 189
9.1 LA DÉTERMINATION DES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION ____________________________________________ 189
9.2 DÉMARCHES DE RÉVISION DES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION _______________________________________ 190
9.2.1 Besoins en logement et espace disponible ______________________________________________________________________ 191
9.2.2 Terminologie applicable aux données statistiques recueillies ________________________________________________________ 191
9.2.3 Synthèse des données statistiques recueillies ____________________________________________________________________ 192
9.2.3.1 Nombre de nouveaux logements de 2002 à 2012 l'intérieur des périmètres d'urbanisation actuels _______________________ 197
9.2.3.2 Évolution du nombre de permis de construction commerciale et industrielle délivrés depuis 2002 sur l'ensemble du territoire __ 197
9.3 DÉTERMINATION DES ZONES PRIORITAIRES DE DÉVELOPPEMENT ET DES ZONES DE RÉSERVE URBAINE POUR LES
PÉRIMÈTRES D'URBANISATION DE RAWDON, SAINT-CÔME ET SAINT-FÉLIX-DE-VALOIS _____________________ 197
9.3.1 Définition des zones prioritaires de développement ________________________________________________________________ 198
9.3.2 Définition des zones de réserve urbaine ________________________________________________________________________ 198
9.3.3 Principe de permutation _____________________________________________________________________________________ 198
9.4 DÉTERMINATION DES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION PAR MUNICIPALITÉ ________________________________ 199
9.4.1 Chertsey _________________________________________________________________________________________________ 199
9.4.2 Entrelacs _________________________________________________________________________________________________ 199
9.4.3 Notre-Dame-de-la-Merci _____________________________________________________________________________________ 200
9.4.4 Rawdon __________________________________________________________________________________________________ 200
9.4.5 Saint-Alphonse-Rodriguez ___________________________________________________________________________________ 201
9.4.6 Saint-Côme _______________________________________________________________________________________________ 202
9.4.7 Saint-Damien _____________________________________________________________________________________________ 203
9.4.8 Saint-Donat _______________________________________________________________________________________________ 203
9.4.9 Sainte-Béatrix _____________________________________________________________________________________________ 204
9.4.10 Sainte-Émélie-de-l'Énergie ___________________________________________________________________________________ 205
9.4.11 Sainte-Marcelline-de-Kildare _________________________________________________________________________________ 205
9.4.12 Saint-Félix-de-Valois________________________________________________________________________________________ 206
9.4.13 Saint-Jean-de-Matha _______________________________________________________________________________________ 207
9.4.14 Saint-Michel-des-Saints _____________________________________________________________________________________ 208
9.4.15 Saint-Zénon ______________________________________________________________________________________________ 208
9.5 ANALYSE DE L'URBANISATION EN MILIEU RURAL ET PERSPECTIVE RÉGIONALE ___________________________ 209
9.6 RÉÉVALUATION DU PÉRIMÈTRE D'URBANISATION D'UNE MUNICIPALITÉ _________________________________ 209
9.7 LA GESTION DE L'URBANISATION À L'EXTÉRIEUR DES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION _______________________ 210
9.7.1 Démarche de révision des grandes affectations ___________________________________________________________________ 210
9.8 RÉÉVALUATION DES GRANDES AFFECTATIONS POUR LE DÉVELOPPEMENT HORS PU _______________________ 212
CHAPITRE 10 - TERRITOIRE NON ORGANISÉ ___________________________________________________ 215
10.1 LA PLANIFICATION DU TERRITOIRE NON ORGANISÉ ________________________________________________ 215
10.2 PORTRAIT DU TERRITOIRE __________________________________________________________________ 216
10.2.1 Localisation géographique ___________________________________________________________________________________ 216
10.2.2 Les services municipaux ____________________________________________________________________________________ 216
10.2.3 Saint-Guillaume-Nord _______________________________________________________________________________________ 218
10
10.2.4 Les usages existants _______________________________________________________________________________________ 219
10.2.5 Protection de l'environnement ________________________________________________________________________________ 219
10.3 LES CONTRAINTES ET LES POTENTIELS DU TNO _________________________________________________ 220
10.4 LES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT ET D'AMÉNAGEMENT DU TNO ___________________________________ 220
CHAPITRE 11 - SITES D'INTÉRÊT D'ORDRE HISTORIQUE, CULTUREL, ESTHÉTIQUE OU ÉCOLOGIQUE _______________ 221
11.1 LES SECTEURS D'INTÉRÊT HISTORIQUE ________________________________________________________ 221
11.1.1 Les sites historiques ________________________________________________________________________________________ 221
11.1.2 Les sites archéologiques ____________________________________________________________________________________ 221
11.1.3 Les monuments historiques cités ______________________________________________________________________________ 222
11.2 LES SITES ET ENSEMBLES D'INTÉRÊT CULTUREL _________________________________________________ 222
11.3 LES SITES D'INTÉRÊT ESTHÉTIQUE ____________________________________________________________ 225
11.3.1 Les paysages patrimoniaux __________________________________________________________________________________ 225
11.4 LES SITES D'INTÉRÊT ÉCOLOGIQUE ___________________________________________________________ 226
11.4.1 Les habitats fauniques ______________________________________________________________________________________ 226
11.4.1.1 Les aires de confinement du cerf de Virginie _________________________________________________________________ 226
11.4.1.2 Les héronnières ________________________________________________________________________________________ 227
11.4.1.3 La tortue des bois ______________________________________________________________________________________ 227
11.4.1.4 Le rat musqué _________________________________________________________________________________________ 228
11.4.2 Les habitats floristiques _____________________________________________________________________________________ 228
11.5 LES SITES D'INTÉRÊT DU TERRITOIRE NON ORGANISÉ _____________________________________________ 228
11.5.1 Les sites d'intérêt culturel en TNO _____________________________________________________________________________ 228
11.5.2 Les sites d'intérêt écologique en TNO __________________________________________________________________________ 229
11.5.2.1 Héronnières et zones d'occurrence de la tortue des bois ________________________________________________________ 229
11.5.2.2 Les écosystèmes forestiers exceptionnels ___________________________________________________________________ 229
CHAPITRE 12 - TRANSPORTS ________________________________________________________________ 233
12.1 L'ORGANISATION FONCTIONNELLE DU SYSTÈME ROUTIER __________________________________________ 233
12.1.1 Les axes nord-sud _________________________________________________________________________________________ 233
12.1.2 Les axes est-ouest _________________________________________________________________________________________ 233
12.1.3 La priorisation des interventions sur le réseau routier ______________________________________________________________ 234
12.1.4 Les composantes du réseau routier ____________________________________________________________________________ 235
12.1.5 La gestion des corridors routiers ______________________________________________________________________________ 239
12.1.5.1 La gestion des intersections et des entrées charretières ________________________________________________________ 240
12.1.5.2 La gestion de la contrainte bruit associée à la circulation ________________________________________________________ 240
12.1.5.4 La gestion de la zone d'ambiance __________________________________________________________________________ 242
12.2 LA GESTION DU TRANSPORT DE PERSONNES ____________________________________________________ 242
12.2.1 La sécurité routière _________________________________________________________________________________________ 242
12.2.2 Le transport collectif ________________________________________________________________________________________ 243
12.2.2.1 Le partage des coûts et des responsabilités __________________________________________________________________ 243
12.2.2.2 Les axes desservis par le Conseil régional de transport de Lanaudière _____________________________________________ 244
12.2.2.3 Le transport collectif non subventionné ______________________________________________________________________ 244
12.2.2.4 Le service de transport adapté ____________________________________________________________________________ 244
12.2.2.5 Le transport collectif en milieu rural _________________________________________________________________________ 244
12.2.3 Le transport scolaire ________________________________________________________________________________________ 244
12.2.4 Le transport par taxi ________________________________________________________________________________________ 245
12.2.4.1 Les municipalités disposant d'un service de taxi _______________________________________________________________ 245
12.2.5 Le système ferroviaire ______________________________________________________________________________________ 245
12.3 LE CAMIONNAGE _________________________________________________________________________ 247
12.4 LES TRANSPORTS ACTIFS __________________________________________________________________ 249
12.4.1 Le réseau cyclable _________________________________________________________________________________________ 249
12.4.1.1 Réseau cyclable existant _________________________________________________________________________________ 249
12.4.1.2 Circuits cyclables existants _______________________________________________________________________________ 250
12.4.1.3 Des activités en émergence ______________________________________________________________________________ 250
12.4.1.4 Initiatives municipales ___________________________________________________________________________________ 252
12.4.1.5 Développement futur du réseau cyclable dans la MRC de Matawinie ______________________________________________ 252
CHAPITRE 13 -INFRASTRUCTURES ET ÉQUIPEMENTS AUTRES QUE LE TRANSPORT ________________ 253
11
13.1 LES SERVICES À CARACTÈRE PUBLIC _________________________________________________________ 253
13.1.1 Les services à la personne en Matawinie _______________________________________________________________________ 254
13.1.1.1 La santé et les services sociaux ___________________________________________________________________________ 254
13.1.1.2 L'éducation et « l'employabilité » ___________________________________________________________________________ 255
13.1.1.3 La vétusté et l'insalubrité du logement ______________________________________________________________________ 255
13.1.1.4 Le domaine culturel _____________________________________________________________________________________ 256
13.1.2 Les services de sécurité publique _____________________________________________________________________________ 256
13.1.3 La gestion des matières résiduelles ____________________________________________________________________________ 257
13.1.3.1 Le PGMR révisé 2017-2021 ______________________________________________________________________________ 257
13.2 LE TRANSPORT D'ÉLECTRICITÉ ______________________________________________________________ 265
13.3 LES ANTENNES ET TOURS DE TÉLÉCOMMUNICATION _______________________________________________ 267
SECTION 2 LE DOCUMENT COMPLÉMENTAIRE __________________________________________________________ 268
CHAPITRE 1 - DISPOSITIONS DÉCLARATOIRES ET INTERPRÉTATIVES _____________________________ 269
1.1 DISPOSITIONS DÉCLARATOIRES ______________________________________________________________ 269
1.1.1 Titre de la section __________________________________________________________________________________________ 269
1.1.2 Territoire assujetti __________________________________________________________________________________________ 269
1.1.3 Validité __________________________________________________________________________________________________ 269
1.1.4 Domaine d'application ______________________________________________________________________________________ 269
1.1.5 Application continue ________________________________________________________________________________________ 269
1.1.6 Dimensions et mesures _____________________________________________________________________________________ 269
1.1.7 Prescription d'autres règlements ______________________________________________________________________________ 269
1.2 DISPOSITIONS INTERPRÉTATIVES _____________________________________________________________ 269
1.2.1 Interprétation du texte _______________________________________________________________________________________ 269
1.2.2 Tableau, plan, graphique, symbole et annexe ____________________________________________________________________ 270
1.2.3 Règle d'interprétation en cas de contradiction ____________________________________________________________________ 270
1.2.4 Règle d'interprétation entre une disposition générale et une disposition spécifique _______________________________________ 270
1.2.5 Terminologie ______________________________________________________________________________________________ 270
1.2.6 Distance par rapport à un cours d'eau __________________________________________________________________________ 277
1.2.7 Dimensions des lots ________________________________________________________________________________________ 277
1.2.8 Conformité des limites ______________________________________________________________________________________ 277
CHAPITRE 2 - DISPOSITIONS RELATIVES AU LOTISSEMENT ______________________________________ 278
2.1 LA NÉCESSITÉ DU PERMIS DE LOTISSEMENT _____________________________________________________ 278
2.2 LES CONDITIONS RELATIVES À LA DÉLIVRANCE D'UN PERMIS DE LOTISSEMENT ___________________________ 278
2.3 DISPOSITIONS MINIMALES DE LOTISSEMENT S'APPLIQUANT À L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE __________________ 279
2.4 DISPOSITIONS MINIMALES DE LOTISSEMENT S'APPLIQUANT À L'INTÉRIEUR D'UN SECTEUR RIVERAIN ___________ 280
2.5 TRACÉ DES VOIES DE CIRCULATION ROUTIÈRE ___________________________________________________ 280
2.5.1 Localisation d'une voie de circulation routière à proximité d'un cours d'eau ou d'un lac ____________________________________ 280
2.5.2 Pente maximale d'une voie de circulation routière _________________________________________________________________ 281
2.6 LES NORMES D'AMÉNAGEMENT DES LACS VOUÉS À LA VILLÉGIATURE SUR LES TERRES DU DOMAINE DE L'ÉTAT __ 281
CHAPITRE 3 - DISPOSITIONS RELATIVES À LA CONSTRUCTION ___________________________________ 281
3.1 LA NÉCESSITÉ DU PERMIS DE CONSTRUCTION ___________________________________________________ 281
3.2 DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONDITIONS DE DÉLIVRANCE DES PERMIS DE CONSTRUCTION ________________ 281
3.3 DISPOSITIONS RELATIVES À L'IMPLANTATION DE ROULOTTES ________________________________________ 282
3.4 DISPOSITIONS RELATIVES À L'IMPLANTATION DE MAISONS MOBILES ET MODULAIRES ______________________ 282
3.5 DISPOSITIONS RELATIVES À L'IMPLANTATION DE NOUVELLES CONSTRUCTIONS ___________________________ 282
3.5.1 Dispositions relatives aux secteurs de pente forte _________________________________________________________________ 282
3.5.1.1 Dispositions relatives aux plans d'implantation et d'intégration architecturale dans les secteurs à pente forte _________________ 283
3.5.2 Dispositions relatives à la conservation de la surface arbustive et arborescente sur les terrains accueillant de nouvelles constructions __
____________________________________________________________________________________________________ 284
RÈGL. 236-2023 _____________________________________________________________________________ 285
3.6 DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONSTRUCTIONS ET USAGES DÉROGATOIRES ____________________________ 285
3.6.1 Extension de certains usages ou constructions dérogatoires ________________________________________________________ 285
12
3.6.2 Extension d'un usage dérogatoire situé dans un bâtiment principal ___________________________________________________ 285
3.6.3 Extension d'un bâtiment principal dérogatoire ____________________________________________________________________ 285
3.6.4 Déplacement d'un bâtiment principal dérogatoire _________________________________________________________________ 285
3.6.5 Abandon, cession ou interruption d'un usage dérogatoire ___________________________________________________________ 286
3.6.6 Modification ou remplacement de certains usages dérogatoires ______________________________________________________ 286
CHAPITRE 4 - DISPOSITIONS RELATIVES À CERTAINS USAGES ET CERTAINES AFFECTATIONS _______ 286
4.1 DISPOSITIONS RELATIVES À CERTAINS USAGES __________________________________________________ 286
4.1.1 Dispositions relatives aux usages reliés à l'acériculture ____________________________________________________________ 286
4.1.1 Équipements, infrastructures et usages non assujettis à la grille de comptabilité des usages _______________________________ 286
Par ailleurs, les équipements de production et de transport de l'énergie électrique sont compatibles sur l'ensemble du territoire. ________ 287
4.1.2 Dispositions relatives aux fermettes ____________________________________________________________________________ 287
4.1.3 Dispositions relatives aux usages domestiques ___________________________________________________________________ 289
4.1.4 Dispositions relatives à l'usage « entreprise rurale » _______________________________________________________________ 289
4.1.5 Dispositions relatives aux îlots déstructurés _____________________________________________________________________ 290
4.1.5.1 Îlots déstructurés de type 1 (avec morcellement) ______________________________________________________________ 290
4.1.5.2 Îlots déstructurés de type 2 (sans morcellement) ______________________________________________________________ 290
4.1.5.3 Distance avec un champ _________________________________________________________________________________ 291
4.1.5.4 Distances séparatrices relatives aux odeurs dans un îlot déstructuré ______________________________________________ 291
4.1.5.5 Les usages agricoles à l'intérieur des îlots déstructurés _________________________________________________________ 291
4.1.5.6 Rapport annuel des constructions à l'intérieur des îlots déstructurés _______________________________________________ 291
4.1.6 Résidences unifamiliales isolées dans la zone agricole décrétée _____________________________________________________ 291
4.2 DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES À CERTAINES GRANDES AFFECTATIONS ___________________________________ 292
4.2.1 Conditions de permutation, transfert et ajout de superficies en zone prioritaire de développement à l'intérieur des périmètres
d'urbanisation _____________________________________________________________________________________________ 292
4.2.1.1 Conditions de permutation à l'intérieur des périmètres d'urbanisation ______________________________________________ 292
4.2.1.2 Transfert de zones prioritaires de développement par modification du SADR ________________________________________ 293
4.2.1.3 Ajout de superficie en zone prioritaire de développement par modification du SADR __________________________________ 293
4.2.2 Dispositions relatives aux projets de développement résidentiel à l'extérieur des périmètres d'urbanisation ____________________ 293
4.2.2.1 Conditions applicables aux critères de développement et aux secteurs limitatifs______________________________________ 293
4.2.2.2 Caractérisation environnementale __________________________________________________________________________ 294
4.2.3 Dispositions relatives aux usages « industriel léger » et « para-industriel » dans la grande affectation Rurale __________________ 294
4.2.4 Dispositions relatives aux usages « commerce routier » et « hébergement » dans les grandes affectations Rurale, Villégiature
consolidation et Villégiature développement _____________________________________________________________________ 294
4.2.5 Dispositions relatives aux projets intégrés à caractère résidentiel dans les grandes affectations Villégiature consolidation et Villégiature
développement ____________________________________________________________________________________________ 295
4.2.6 Dispositions relatives aux projets intégrés à caractère récréotouristique dans la grande affectation Récréative intensive _________ 295
4.2.7 Dispositions relatives à la construction et au prolongement de réseaux d'aqueduc ou d'égout à l'extérieur d'un périmètre d'urbanisation
___________________________________________________________________________________________________ 296
4.2.8 Dispositions relatives à l'usage « Restauration » dans les grandes affectations Villégiature Consolidation et Villégiature développement
___________________________________________________________________________________________________ 297
4.2.9 Dispositions relatives aux usages « Campings », « Camps de vacances », « Centres de plein air » et « Refuges » dans les grandes
affectations Villégiature consolidation et Villégiature développement __________________________________________________ 297
4.2.10 Dispositions relatives à l'ouverture de rues dans les grandes affectations Rurale et Villégiature consolidation __________________ 297
4.2.11 Dispositions relatives à la grande affectation Récréative Intensive dans le secteur du Mont Trinité à Saint-Michel-des-Saints _____ 298
4.2.12 Dispositions applicables à certains sites historiques situés dans la grande affectation Agricole dynamique ____________________ 298
4.2.13 Dispositions relatives à la grande affectation Récréative intensive dans le secteur de Village Canadiana à Rawdon _____________ 299
CHAPITRE 5 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONTRAINTES À L'OCCUPATION DU SOL ______________ 300
5.1 DISPOSITIONS RELATIVES À LA GESTION DES CONTRAINTES ANTHROPIQUES _____________________________ 300
5.2 LES RIVES, LE LITTORAL, LES PLAINES INONDABLES ET LES MILIEUX HUMIDES ___________________________ 301
5.2.1 Dispositions applicables aux rives _____________________________________________________________________________ 301
5.2.2 Dispositions applicables au littoral _____________________________________________________________________________ 305
5.2.3 Dispositions applicables aux plaines inondables __________________________________________________________________ 305
5.2.3.1 Identification des plaines inondables ________________________________________________________________________ 305
5.2.3.2 Détermination du caractère inondable d'un emplacement _______________________________________________________ 307
5.2.3.3 Dispositions applicables aux plaines inondables ______________________________________________________________ 308
5.2.3.4 Autres dispositions applicables aux terrains déjà construits dans la zone de grand courant (récurrence 0-20 ans) ___________ 309
5.2.3.5 Constructions et usages autorisés dans la zone de faible courant (récurrence 20-100 ans) _____________________________ 311
5.2.3.6 Mesures d'immunisation applicables aux constructions, ouvrages et travaux réalisés dans une plaine inondable ____________ 311
5.2.3.7 Constructions, ouvrages et travaux admissibles à une dérogation _________________________________________________ 313
5.2.3.8 Critères minimaux applicables à une demande de dérogation ____________________________________________________ 313
13
5.2.4 Dispositions applicables aux milieux humides ____________________________________________________________________ 314
5.2.4.1 Caractérisation des milieux humides ________________________________________________________________________ 314
5.2.4.2 Protection des milieux humides riverains ____________________________________________________________________ 314
5.2.4.3 Les constructions, ouvrages, travaux de déblais ou de remblais dans un milieu humide isolé ___________________________ 314
5.2.4.4 Le lotissement et la localisation des voies de circulation à proximité d'un milieu humide _______________________________ 315
5.3 DISPOSITIONS RELATIVES AUX ZONES EXPOSÉES AUX GLISSEMENTS DE TERRAIN _________________________ 315
5.3.1 Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones exposées aux glissements de terrain ___________________ 315
5.3.2 Expertise géotechnique _____________________________________________________________________________________ 322
5.3.2.1 Type de famille d'expertise selon le type d'intervention et sa localisation ___________________________________________ 322
5.3.2.2 Critères de l'expertise géotechnique selon le type de famille _____________________________________________________ 324
CHAPITRE 6 - DISPOSITIONS RELATIVES À LA GESTION DES RESSOURCES ________________________ 327
6.1 LES RESSOURCES AGRICOLES ______________________________________________________________ 327
6.1.1 Dispositions applicables aux usages additionnels ou complémentaires à l'agriculture _____________________________________ 327
6.1.2 Dispositions applicables à l'implantation de nouvelles constructions au sein des grandes affectations situées en zone agricole décrétée
___________________________________________________________________________________________________ 327
6.1.3 Dispositions relatives à d'autres usages ayant obtenu une autorisation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec
(CPTAQ) _________________________________________________________________________________________________ 327
6.1.4 Dispositions relatives à l'agrandissement des limites d'un périmètre d'urbanisation à l'égard d'une unité d'élevage existante ______ 327
6.1.5 Dispositions relatives aux installations d'élevage et aux engrais de ferme ______________________________________________ 327
6.1.5.1 Dispositions applicables aux installations d'élevage ____________________________________________________________ 327
6.1.5.1.1 Dispositions particulières applicables à l'augmentation du nombre d'unités animales (UA) d'une installation d'élevage de volaille
déjà existante__________________________________________________________________________________________ 340
6.1.5.2 Dispositions applicables aux ouvrages de stockage d'engrais de ferme ____________________________________________ 341
6.1.5.3 Dispositions applicables à l'épandage des engrais de ferme et des engrais minéraux _________________________________ 341
6.1.5.4 Dispositions relatives aux droits acquis d'une installation d'élevage dérogatoire ______________________________________ 343
6.2 LES RESSOURCES FORESTIÈRES _____________________________________________________________ 344
6.2.1 Le contenu du plan d'urbanisme sur l'abattage d'arbres ____________________________________________________________ 344
6.2.2 L'encadrement du déboisement et des interventions en milieu forestier privé ___________________________________________ 344
6.2.2.1 Terminologie spécifique à la foresterie ______________________________________________________________________ 344
6.2.2.2 Objet ________________________________________________________________________________________________ 347
6.2.2.3 Autorisations préalables _________________________________________________________________________________ 347
6.2.2.4 Demande d'autorisation __________________________________________________________________________________ 347
6.2.2.5 Validation de l'autorisation ________________________________________________________________________________ 348
6.2.2.6 Dispositions relatives à du prélèvement _____________________________________________________________________ 348
6.2.2.7 Lisières boisées applicables au prélèvement _________________________________________________________________ 348
6.2.2.8 Autres exigences en regard du prélèvement __________________________________________________________________ 349
6.2.2.9 Cas particulier des zones de chablis ou des peuplements dégradés _______________________________________________ 349
6.2.2.10 Dispositions relatives à tout abattage d'arbres ________________________________________________________________ 349
6.3 LES RESSOURCES MINÉRALES ______________________________________________________________ 351
6.3.1 Dispositions applicables aux activités d'extraction _________________________________________________________________ 351
CHAPITRE 7 - DISPOSITIONS RELATIVES À LA MISE EN VALEUR DES SITES D'INTÉRÊT ______________ 354
7.1 DISPOSITIONS RELATIVES AUX SITES HISTORIQUES _______________________________________________ 354
7.2 DISPOSITIONS RELATIVES AUX SITES ARCHÉOLOGIQUES ___________________________________________ 354
7.3 DISPOSITIONS RELATIVES AUX MONUMENTS HISTORIQUES CITÉS _____________________________________ 354
7.4 DISPOSITIONS RELATIVES AUX SITES ET ENSEMBLES D'INTÉRÊT CULTUREL _____________________________ 354
7.5 DISPOSITIONS RELATIVES AUX PAYSAGES PATRIMONIAUX __________________________________________ 354
7.6 DISPOSITIONS RELATIVES AUX HABITATS FAUNIQUES ______________________________________________ 354
7.7 DISPOSITIONS RELATIVES AUX ESPÈCES FLORISTIQUES ____________________________________________ 355
7.8 DISPOSITIONS RELATIVES AUX NOYAUX VILLAGEOIS_______________________________________________ 356
CHAPITRE 8 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX INFRASTRUCTURES ________________________________ 357
8.1 LA GESTION DES CORRIDORS ROUTIERS ASSOCIÉS AU CONCEPT D'ORGANISATION SPATIALE ________________ 357
8.1.1 Dispositions relatives à l'aménagement des entrées charretières sur les routes principales du réseau supérieur ________________ 357
8.1.2 Dispositions relatives à l'aménagement des intersections aux routes principales du réseau supérieur ________________________ 358
8.1.3 Dispositions relatives à l'utilisation des terrains riverains à une route principale __________________________________________ 358
8.1.3.1 Dispositions relatives à la qualité visuelle de la zone d'ambiance _________________________________________________ 358
14
8.1.3.2 Mesures particulières prévues à la Loi sur la publicité le long des routes ___________________________________________ 359
8.1.4 Obtention d'un permis du MTMDET pour la gestion des accès _______________________________________________________ 361
8.2 DISPOSITIONS RELATIVES À L'IMPLANTATION DES ANTENNES ET DES TOURS DE TÉLÉCOMMUNICATION _________ 362
8.2.1 Antenne de télécommunication _______________________________________________________________________________ 362
8.2.2 Tour de télécommunication __________________________________________________________________________________ 362
8.2.3 Conditions relatives à l'implantation d'une nouvelle tour de télécommunication __________________________________________ 362
8.2.4 La nécessité du permis de construction pour les tours de télécommunication ___________________________________________ 362
8.2.4.1 Plans et documents devant accompagner une demande de permis de construction ___________________________________ 362
8.2.4.2 Annulation et caducité du permis de construction ______________________________________________________________ 363
8.3 LA PLANIFICATION DES INFRASTRUCTURES ET ÉQUIPEMENTS À VOCATION INTERMUNICIPALE AU SEIN DES PLANS
D'URBANISME ___________________________________________________________________________ 363
CHAPITRE 9 DISPOSITIONS RELATIVES AU TERRITOIRE NON ORGANISÉ __________________________________ 364
9.1 BANDE BOISÉE ET RIVE ____________________________________________________________________ 364
9.2 LES VOIES D'ACCÈS AU PLAN D'EAU ET AU TERRAIN _______________________________________________ 364
9.3 LA MARGE D'IMPLANTATION DES BÂTIMENTS PAR RAPPORT À UN PLAN D'EAU ___________________________ 364
SECTION 3 LE DOCUMENT SUR LES COÛTS DES INFRASTRUCTURES ET DES ÉQUIPEMENTS __________________ 365
SECTION 3 LE DOCUMENT SUR LES COÛTS DES INFRASTRUCTURES ET DES ÉQUIPEMENTS __________________ 365
SECTION 4 LE PLAN D'ACTION ________________________________________________________________________ 367
SECTION 4 LE PLAN D'ACTION ________________________________________________________________________ 367
SECTION 5 LES MODALITÉS ET CONCLUSIONS DES CONSULTATIONS PUBLIQUES ___________________________ 372
SECTION 5 LES MODALITÉS ET CONCLUSIONS DES CONSULTATIONS PUBLIQUES ___________________________ 372
5.1 INTRODUCTION __________________________________________________________________________ 373
5.2 PUBLICATION DE L'AVIS ___________________________________________________________________ 373
5.3 CALENDRIER DES ACTIVITÉS ________________________________________________________________ 373
5.4 DÉROULEMENT DE LA CONSULTATION PUBLIQUE _________________________________________________ 374
5.5 PARTICIPATION À LA CONSULTATION __________________________________________________________ 374
5.6 LES MOTIFS D'ACCORD ET DE DÉSACCORD EXPRIMÉS _____________________________________________ 375
5.7 LE SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT RÉVISÉ DE REMPLACEMENT ________________________ 380
5.7.1 Publication de l'avis ________________________________________________________________________________________ 380
5.7.2 Calendrier des activités _____________________________________________________________________________________ 380
5.7.3 Déroulement de la consultation publique ________________________________________________________________________ 380
5.7.4 Participation à la consultation _________________________________________________________________________________ 381
5.7.5 Les motifs d'accord et de désaccord exprimés ___________________________________________________________________ 382
5.8 LE SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT RÉVISÉ DE 2E REMPLACEMENT ______________________ 387
5.8.1 Calendrier des activités _____________________________________________________________________________________ 387
5.8.2 Déroulement de la consultation municipale ______________________________________________________________________ 387
5.8.3 Participation à la consultation _________________________________________________________________________________ 387
5.8.4 Les motifs d'accord et de désaccord exprimés ___________________________________________________________________ 388
5.9 LE SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT RÉVISÉ DE 3E REMPLACEMENT ______________________ 389
5.9.1 Publication de l'avis ________________________________________________________________________________________ 389
5.9.2 Calendrier des activités _____________________________________________________________________________________ 389
5.9.3 Déroulement de la consultation publique ________________________________________________________________________ 389
5.9.4 Participation à la consultation _________________________________________________________________________________ 390
5.9.5 Les motifs d'accord et de désaccord exprimés ___________________________________________________________________ 390
15
LISTE DES TABLEAUX
TABLEAU DP1-1 -PROCESSUS DE RÉVISION DU SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT _________________________________ 30
TABLEAU DP2-1 - DIVISIONS PHYSIOGRAPHIQUES DU PLATEAU LAURENTIEN _______________________________ 36
TABLEAU DP2-2 - AIRES PROTÉGÉES ET AIRES DE CONSERVATION EN MATAWINIE __________________________ 39
TABLEAU DP2-3 - SYSTÈME DE CLASSEMENT DE L'UICN* (1994) ___________________________________________ 40
TABLEAU DP2-4 - PERSPECTIVES DES POPULATIONS DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC, 2009-2024 _____________ 45
TABLEAU DP2-5 - PERSPECTIVES DES MÉNAGES PRIVÉS PAR MUNICIPALITÉ DU QUÉBEC, 2009-2024 ___________ 45
TABLEAU DP2-6 - MRC DE MATAWINIE - PROFIL DE LA POPULATION _______________________________________ 46
TABLEAU DP2-7 - CHERTSEY - PROFIL DE LA POPULATION _______________________________________________ 47
TABLEAU DP2-8 - ENTRELACS - PROFIL DE LA POPULATION ______________________________________________ 48
TABLEAU DP2-9 - NOTRE-DAME-DE-LA-MERCI - PROFIL DE LA POPULATION ________________________________ 49
TABLEAU DP2-10 - RAWDON - PROFIL DE LA POPULATION ________________________________________________ 50
TABLEAU DP2-11 - SAINT-ALPHONSE-RODRIGUEZ - PROFIL DE LA POPULATION _____________________________ 51
TABLEAU DP2-12 - SAINT-CÔME - PROFIL DE LA POPULATION _____________________________________________ 52
TABLEAU DP2-13 - SAINT-DAMIEN - PROFIL DE LA POPULATION ___________________________________________ 53
TABLEAU DP2-14 - SAINT-DONAT - PROFIL DE LA POPULATION ____________________________________________ 54
TABLEAU DP2-15 - SAINTE-BÉATRIX - PROFIL DE LA POPULATION _________________________________________ 55
TABLEAU DP2-16 - SAINTE-ÉMÉLIE-DE-L'ÉNERGIE - PROFIL DE LA POPULATION _____________________________ 56
TABLEAU DP2-17 - SAINTE-MARCELLINE-DE-KILDARE - PROFIL DE LA POPULATION _________________________ 57
TABLEAU DP2-18 - SAINT-FÉLIX-DE-VALOIS - PROFIL DE LA POPULATION___________________________________ 58
TABLEAU DP2-19 - SAINT-JEAN-DE-MATHA - PROFIL DE LA POPULATION ___________________________________ 59
TABLEAU DP2-20 - SAINT-MICHEL-DES-SAINTS - PROFIL DE LA POPULATION ________________________________ 60
TABLEAU DP2-21 - SAINT-ZÉNON - PROFIL DE LA POPULATION ____________________________________________ 61
TABLEAU DP2-22 - TERRITOIRE NON ORGANISÉ** - PROFIL DE LA POPULATION _____________________________ 62
TABLEAU DP2-23 - MANAWAN - PROFIL DE LA POPULATION ______________________________________________ 63
TABLEAU DP2-24 - POPULATION SAISONNIÈRE - MRC DE MATAWINIE ______________________________________ 65
TABLEAU DP2-25 - ÉVOLUTION DE LA POPULATION SAISONNIÈRE ENTRE 2007 ET 2017 _______________________ 66
TABLEAU DP2-26 - PERSONNES OCCUPÉES DE 15 ANS ET PLUS DANS LE SECTEUR PRIMAIRE, MRC DE MATAWINIE,
2006 _________________________________________________________________________________ 67
TABLEAU DP2-27 - PERSONNES OCCUPÉES DE 15 ANS ET PLUS DANS LE SECTEUR SECONDAIRE, MRC DE
MATAWINIE, 2006 ______________________________________________________________________ 68
TABLEAU DP2-28 - PERSONNES OCCUPÉES DE 15 ANS ET PLUS DANS LE SECTEUR TERTIAIRE, MRC DE MATAWINIE,
2006 _________________________________________________________________________________ 69
TABLEAU DP2-29 - ZONE INDUSTRIELLE DES CASCADES À RAWDON _______________________________________ 70
TABLEAU DP2-30 - SECTEUR 348 / RUE ALBERT À RAWDON _______________________________________________ 71
TABLEAU DP2-31 - PARC INDUSTRIEL DE RAWDON _______________________________________________________ 72
TABLEAU DP2-32 - PARC INDUSTRIEL DE SAINT-FÉLIX-DE-VALOIS _________________________________________ 73
TABLEAU DP2-33 - PARC INDUSTRIEL DE CHERTSEY _____________________________________________________ 74
TABLEAU DP2-34 - INVENTAIRE DES ZONES INDUSTRIELLES SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC DE MATAWINIE ___ 75
16
TABLEAU DP2-35 - RÉSIDENCES PRINCIPALES ET SECONDAIRES - MRC DE MATAWINIE, 2017 _________________ 76
TABLEAU DP3-1 - RÉPARTITION DE LA ZONE AGRICOLE DÉCRÉTÉE DE LA MRC DE MATAWINIE ________________ 78
TABLEAU DP3-2 - RÉPARTITION PAR MUNICIPALITÉ DES SUPERFICIES EXPLOITÉES À L'INTÉRIEUR ET À
L'EXTÉRIEUR DE LA ZONE AGRICOLE ____________________________________________________ 81
TABLEAU DP3-3 - ÉVOLUTION DES TYPES DE PRODUCTION PRINCIPALE DANS LA MRC DE MATAWINIE _________ 85
TABLEAU DP3-4 - NOMBRE D'UNITÉS ANIMALES PAR TYPES DE PRODUCTION _______________________________ 86
TABLEAU DP3-5 - HECTARES CULTIVÉS PAR TYPE DE PRODUCTION VÉGÉTALE _____________________________ 87
TABLEAU DP3-6 - RÉPARTITION MUNICIPALE DES ÎLOTS DÉSTRUCTURÉS DE LA ZONE AGRICOLE DE LA MRC DE
MATAWINIE (2012) _____________________________________________________________________ 89
TABLEAU DP3-7 - DIAGNOSTIC ET ENJEUX PRIORITAIRES DU PDZA ________________________________________ 90
TABLEAU DP3-8 - VISION CONCERTÉE, ORIENTATIONS ET ACTIONS DU PDZA _______________________________ 91
TABLEAU DP3-9 - RÉPARTITION DE LA SUPERFICIE DE LA MRC SELON LES MODES DE TENURES ET TYPES DE
TERRAIN _____________________________________________________________________________ 92
TABLEAU DP3-10 - RÉPARTITION DES DOMAINES BIOCLIMATIQUES SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC DE MATAWINIE
_____________________________________________________________________________________ 93
TABLEAU DP3-11 - UNITÉS D'AMÉNAGEMENT EN MATAWINIE ______________________________________________ 95
TABLEAU DP3-12 - RÉPARTITION DU TPI PAR MUNICIPALITÉ _______________________________________________ 97
TABLEAU DP3-13 - SOMMAIRE DES INTERVENTIONS RÉALISÉES SUR LA CVAF DE FORESTERIE SAINT-DONAT ENTRE
1999 ET 2008 _________________________________________________________________________ 100
TABLEAU DP3-14 - ENTREPRISES DE 1RE, 2E ET 3E TRANSFORMATION DU BOIS ______________________________ 104
TABLEAU DP3-15 - NOMBRE D'EMPLOIS DANS LES ENTREPRISES FAUNIQUES______________________________ 113
TABLEAU DP3-16 - PORTRAIT DE L'OFFRE RÉCRÉOTOURISTIQUE EN MATAWINIE : PRINCIPAUX ATTRAITS _____ 115
TABLEAU DP3-17 - CIRCUITS DE MOTONEIGES EXISTANTS SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC DE MATAWINIE ____ 120
TABLEAU DP3-18 - SENTIERS DE VTT EXISTANTS SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC DE MATAWINIE ____________ 121
TABLEAU DP3-19 - RÉPARTITION DES UNITÉS DE VILLÉGIATURE SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC DE MATAWINIE124
TABLEAU DP3-20 - SOLDE MIGRATOIRE DE LA POPULATION PAR GROUPES D'ÂGE POUR LA PÉRIODE 2006-2011,
MRC DE MATAWINIE __________________________________________________________________ 125
TABLEAU DP3-21 - NOMBRE D'UNITÉS D'ÉVALUATION SELON LE TYPE D'IMMEUBLE RÉSIDENTIEL POUR LA MRC DE
MATAWINIE ENTRE 1999 ET 2012 _______________________________________________________ 126
TABLEAU DP3-22 - VARIATION DU NOMBRE D'UNITÉS D'ÉVALUATION SELON LE TYPE D'IMMEUBLE RÉSIDENTIEL
POUR LA MRC DE MATAWINIE SELON LA PÉRIODE 2000-2011 ______________________________ 127
TABLEAU DP3-23 - RAPPORT EN POURCENTAGE ENTRE LE STOCK DE LOGEMENTS D'UNE TYPOLOGIE
D'HABITATION PAR RAPPORT AU STOCK TOTAL DE LOGEMENTS DE LA MRC DE MATAWINIE PAR
ANNÉE ______________________________________________________________________________ 128
TABLEAU DP3-24 - ESTIMATION DE LA POPULATION SAISONNIÈRE POUR LES ANNÉES 2010, 2011 ET 2012, MRC DE
MATAWINIE __________________________________________________________________________ 129
TABLEAU DP3-25 - SOLDE DE NOUVEAUX MÉNAGES PAR GROUPE D'ÂGE ET PAR INTERVALLES DE 5 ANS POUR LA
PÉRIODE DE 2011 À 2016, SELON LA MRC ________________________________________________ 130
TABLEAU DP3-26 - SOLDE DE NOUVEAUX MÉNAGES PAR GROUPE D'ÂGE ET PAR INTERVALLES DE 5 ANS POUR LA
PÉRIODE DE 2016 À 2021, SELON LA MRC ________________________________________________ 131
TABLEAU DP3-27 - SOLDE DE NOUVEAUX MÉNAGES PAR GROUPE D'ÂGE ET PAR INTERVALLES DE 5 ANS POUR LA
PÉRIODE DE 2021 À 2026, SELON LA MRC ________________________________________________ 132
17
TABLEAU DP3-28 - SOLDE DE NOUVEAUX MÉNAGES PAR GROUPE D'ÂGE ET PAR INTERVALLES DE 5 ANS POUR LA
PÉRIODE DE 2011 À 2031, MRC DE MATAWINIE ___________________________________________ 133
TABLEAU DP3-29 - PLANS D'EAU PRIORISÉS POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA VILLÉGIATURE PRIVÉE SUR LES
TERRES DU DOMAINE DE L'ÉTAT _______________________________________________________ 136
TABLEAU DP4-1 - LIEUX D'ÉLIMINATION DES NEIGES USÉES - MRC DE MATAWINIE _________________________ 139
TABLEAU DP4-2 - INVENTAIRE DES TERRAINS CONTAMINÉS - MRC DE MATAWINIE _________________________ 139
TABLEAU DP4-3 - INVENTAIRE DES ENTREPRISES ET ENTREPÔTS À RISQUE - MRC DE MATAWINIE ___________ 143
TABLEAU DP4-4 -POSTES D'INSTALLATION DE PRÉLÈVEMENT DES EAUX ALIMENTANT PLUS DE VINGT PERSONNES
DANS LES MUNICIPALITÉS LOCALES ___________________________________________________ 145
TABLEAU DP4-5 - NIVEAUX D'INONDATION OBSERVÉS AUX STATIONS HYDROLOGIQUES EXISTANTES ________ 157
TABLEAU DP4-6 - DÉTERMINATION DES ZONES EXPOSÉES AUX GLISSEMENTS DE TERRAIN _________________ 163
TABLEAU DP5-1 - VOCATION DES MUNICIPALITÉS - PLANIFICATION STRATÉGIQUE DE LA MRC _______________ 165
TABLEAU DP8-1 - PROPORTION DES GRANDES AFFECTATIONS DANS LE TERRITOIRE MUNICIPALISÉ DE LA MRC DE
MATAWINIE __________________________________________________________________________ 182
TABLEAU DP8-2 - SUPERFICIE DES GRANDES AFFECTATIONS EN TERRITOIRE MUNICIPALISÉ (HA)1 ___________ 182
TABLEAU DP8-3 - GRILLE DE COMPATIBILITÉ DES USAGES DE LA MRC DE MATAWINIE ______________________ 186
TABLEAU DP9-1 - CRITÈRES DÉLIMITANT LES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION ______________________________ 189
TABLEAU DP9-2 - DÉTERMINATION QUANTITATIVE DES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION ______________________ 192
TABLEAU DP9-3 - SUPERFICIE DES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION PAR MUNICIPALITÉ, INCLUANT LES
DÉVELOPPEMENTS RÉSIDENTIELS EN COURS ET PROJETÉS ______________________________ 194
TABLEAU DP9-4 - NOMBRE DES NOUVEAUX LOGEMENTS DEPUIS 2002 À L'INTÉRIEUR ET À L'EXTÉRIEUR DES
PÉRIMÈTRES D'URBANISATION ACTUELS _______________________________________________ 195
TABLEAU DP9-5 - ÉVOLUTION DU NOMBRE DE PERMIS DE CONSTRUCTION COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE
DÉLIVRÉS DEPUIS 2002 SUR L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE _________________________________ 196
TABLEAU DP9-6 - ZONES DE DÉVELOPPEMENT PRIORITAIRES ET DE RÉSERVE DE RAWDON, DE SAINT-CÔME ET DE
SAINT-FÉLIX-DE-VALOIS _______________________________________________________________ 197
TABLEAU DP9-7 - SECTEURS LIMITATIFS AU DÉVELOPPEMENT RÉSIDENTIEL À L'EXTÉRIEUR DES PÉRIMÈTRES
D'URBANISATION _____________________________________________________________________ 210
TABLEAU DP9-8 SUPERFICIE RÉELLEMENT DISPONIBLE AU DÉVELOPPEMENT RÉSIDENTIEL À L'EXTÉRIEUR DES
PÉRIMÈTRES D'URBANISATION ________________________________________________________ 212
TABLEAU DP9-8 - SUPERFICIE RÉELLEMENT DISPONIBLE AU DÉVELOPPEMENT RÉSIDENTIEL À L'EXTÉRIEUR DES
PÉRIMÈTRES D'URBANISATION ________________________________________________________ 214
TABLEAU DP11-1 - SITES HISTORIQUES ________________________________________________________________ 221
TABLEAU DP11-2 - LISTE DES SITES (64) ARCHÉOLOGIQUES PRÉSENTS DANS LA MRC DE MATAWINIE SELON
L'INVENTAIRE DES SITES ARCHÉOLOGIQUES DU QUÉBEC (ISAQ) DATANT DE 2017 ___________ 222
TABLEAU DP11-3 - MONUMENTS HISTORIQUES CITÉS ___________________________________________________ 222
TABLEAU DP11-4 - SITES ET ENSEMBLES CULTURELS ___________________________________________________ 223
TABLEAU DP11-5 - PAYSAGES PATRIMONIAUX _________________________________________________________ 225
TABLEAU DP11-6 - AIRES DE CONFINEMENT DU CERF DE VIRGINIE ________________________________________ 227
TABLEAU DP11-7 - AIRES DE NIDIFICATION DES HÉRONS ________________________________________________ 227
TABLEAU DP11-8 - HABITAT DU RAT MUSQUÉ __________________________________________________________ 228
TABLEAU DP11-9 - SITES D'INTÉRÊT CULTUREL EN TNO _________________________________________________ 228
18
TABLEAU DP11-10 - AIRES DE NIDIFICATION DES HÉRONS EN TNO ________________________________________ 229
TABLEAU DP12-1 - INTERVENTIONS PROJETÉES SUR LE RÉSEAU ROUTIER ________________________________ 236
TABLEAU DP12-2 - ROUTES LOCALES DE NIVEAUX 1 ET 2 PRIORISÉES DANS LE CADRE DU PIIRL _____________ 238
TABLEAU DP12-5 - LISTE DES COLLISIONS PAR MUNICIPALITÉ - MRC DE MATAWINIE - 2008 À 2010 ___________ 242
TABLEAU DP12-6 - RÉSEAU CYCLABLE EXISTANT SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC DE MATAWINIE ____________ 249
TABLEAU DP12-7 - SENTIERS RÉCRÉATIFS DE FATBIKE SUR LE TERRITOIRE DE LA MRC DE MATAWINIE _______ 252
TABLEAU DP13-1 - ÉQUIPEMENTS ET INFRASTRUCTURES À CARACTÈRE INTERMUNICIPAL, RÉGIONAL ET
INTERRÉGIONAL _____________________________________________________________________ 253
TABLEAU DP13-2 - ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ ET DE SERVICES SOCIAUX EN MATAWINIE __________________ 254
TABLEAU DP13-3 - LES SEPT ENJEUX TERRITORIAUX DE GMR ET LEUR ÉCHELLE DE DÉVELOPPEMENT _______ 258
TABLEAU DP13-4 - CARACTÉRISTIQUES SIGNIFICATIVES DE LA MRC DE MATAWINIE ET LEURS IMPACTS SUR LA
GMR ________________________________________________________________________________ 258
TABLEAU DP13-5 - LISTE DES ÉQUIPEMENTS DE GESTION DES MATIÈRES RÉSIDUELLES SITUÉS EN MATAWINIE, EN
2013 ________________________________________________________________________________ 259
TABLEAU DP13-6 - TAUX GLOBAUX (TOUS SECTEURS CONFONDUS) DE RECYCLAGE ET D'ÉLIMINATION DU
TERRITOIRE DE LA MRC DE MATAWINIE, EN 2013 _________________________________________ 264
TABLEAU DP13-7 - COMPARAISON DES OBJECTIFS QUANTITATIFS GMR DE LA MRC DE MATAWINIE (POUR 2021)
AVEC CEUX DU PLAN D'ACTION 2011-2015 _______________________________________________ 265
TABLEAU DP13-8 - INFRASTRUCTURES ET ÉQUIPEMENTS D'HYDRO-QUÉBEC _______________________________ 266
TABLEAU DC2-1 - DIMENSIONS ET SUPERFICIES DES TERRAINS RIVERAINS À L'INTÉRIEUR D'UN SECTEUR RIVERAIN
____________________________________________________________________________________ 280
TABLEAU DC2-2 - DIMENSIONS ET SUPERFICIES DES TERRAINS NON RIVERAINS À L'INTÉRIEUR D'UN SECTEUR
RIVERAIN ____________________________________________________________________________ 280
TABLEAU DC2-3 - NORMES D'AMÉNAGEMENT POUR LA VILLÉGIATURE SUR LES TERRES DU DOMAINE DE L'ÉTAT281
TABLEAU DC4-1 - DÉFINITIONS DES CATÉGORIES D'ANIMAL ET DE LA SUPERFICIE MINIMALE D'UN TERRAIN OCCUPÉ
PAR UNE FERMETTE __________________________________________________________________ 288
TABLEAU DC5-1 - CONTRAINTES ANTHROPIQUES _______________________________________________________ 300
TABLEAU DC5-2 - COTES DE CRUES DE RÉCURRENCE VICENNALES ET CENTENNALES, SELON LA SUPERFICIE DU
BASSIN VERSANT ____________________________________________________________________ 305
TABLEAU DC5-3 - COTES DE RÉCURRENCE DE 2 ANS, 20 ANS ET 100 ANS : RIVIÈRE NOIRE SAINT-JEAN-DE-MATHA,
SAINT-DAMIEN ET SAINTE-ÉMÉLIE-DE-L'ÉNERGIE ________________________________________ 307
TABLEAU DC5-4 - SYNTHÈSE DES SECTEURS POUVANT BÉNÉFICIER DE L'AGRANDISSEMENT DU BÂTIMENT
PRINCIPAL EN PLAINE INONDABLE _____________________________________________________ 312
TABLEAU DC6-1 - PARAMÈTRES DE CALCUL DES DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES AUX INSTALLATIONS
D'ÉLEVAGE, PARAMÈTRE A(1) : NOMBRE D'UNITÉS ANIMALES (U.A.) ________________________ 328
TABLEAU DC6-3 - PARAMÈTRES DE CALCUL DES DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES AUX INSTALLATIONS
D'ÉLEVAGE, PARAMÈTRE C : COEFFICIENT D'ODEUR PAR GROUPE OU CATÉGORIE D'ANIMAUX 335
TABLEAU DC6-4 - PARAMÈTRES DE CALCUL DES DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES AUX INSTALLATIONS
D'ÉLEVAGE, PARAMÈTRE D : TYPE DE FUMIER ___________________________________________ 335
TABLEAU DC6-5 - PARAMÈTRES DE CALCUL DES DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES AUX INSTALLATIONS
D'ÉLEVAGE, PARAMÈTRE E : TYPE DE PROJET (NOUVEAU PROJET OU AUGMENTATION DU NOMBRE
D'UNITÉS ANIMALES) _________________________________________________________________ 336
TABLEAU DC6-6 - PARAMÈTRES DE CALCUL DES DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES AUX INSTALLATIONS
D'ÉLEVAGE, PARAMÈTRE F : FACTEUR D'ATTÉNUATION F = F1 X F2 _________________________ 337
19
TABLEAU DC6-7 - PARAMÈTRES DE CALCUL DES DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES AUX INSTALLATIONS
D'ÉLEVAGE, PARAMÈTRE G : FACTEUR D'USAGE _________________________________________ 337
TABLEAU DC6-8 - PARAMÈTRES DE CALCUL DES DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES AUX INSTALLATIONS
D'ÉLEVAGE (SUIDÉS) _________________________________________________________________ 338
TABLEAU DC6-9 - PARAMÈTRES DE CALCUL DES DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES AUX INSTALLATIONS
D'ÉLEVAGE (GALLINACÉS, ANATIDÉS, DINDES) __________________________________________ 339
TABLEAU DC6-10 - DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES AUX LIEUX D'ENTREPOSAGE DES LISIERS(1) SITUÉS À
PLUS DE 150 MÈTRES D'UNE INSTALLATION D'ÉLEVAGE __________________________________ 341
TABLEAU DC6-11 - DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES À L'ÉPANDAGE DES ENGRAIS DE FERME _________ 342
TABLEAU DC6-12 - NORMES DE LOCALISATION D'UN SITE D'EXTRACTION _________________________________ 353
TABLEAU DC8-1 - ROUTES DU CONCEPT D'ORGANISATION SPATIALE _____________________________________ 357
LISTE DES CARTES
CARTE DP2-1 - DIVISIONS ADMINISTRATIVES - MRC DE MATAWINIE ________________________________________ 35
CARTE DP2-2 - DENSITÉ DE POPULATION _______________________________________________________________ 43
CARTE DP3-1 - LOCALISATION DE LA ZONE AGRICOLE DÉCRÉTÉE _________________________________________ 80
CARTE DP3-2 - DOMAINES BIOCLIMATIQUES ____________________________________________________________ 94
CARTE DP3-3 -LIMITES TERRITORIALES DES UNITÉS D'AMÉNAGEMENT DE LA RÉGION DE LANAUDIÈRE ________ 96
CARTE DP3-4 - TERRITOIRE PUBLIC INTRAMUNICIPAL DE LA MRC DE MATAWINIE ___________________________ 101
CARTE DP3-5 - TERRITOIRE FORESTIER PRIVÉ DE LA MRC DE MATAWINIE _________________________________ 103
CARTE DP3-6 - LOCALISATION DES ENTREPRISES DE TRANSFORMATION DU BOIS DANS LA MRC DE MATAWINIE105
CARTE DP3-7 - SUBSTANCES MÉTALLIQUES ET MINÉRAUX INDUSTRIELS __________________________________ 107
CARTE DP3-8 - RÉSEAUX VHR EN TERRE PUBLIQUE - MRC DE MATAWINIE _________________________________ 122
CARTE DP10-1 - MUNICIPALITÉS EN TERRITOIRE NON ORGANISÉ _________________________________________ 217
CARTE DP11-1 - SITES D'INTÉRÊT CULTUREL EN TNO____________________________________________________ 230
CARTE DP11-2 - HÉRONNIÈRES ET ZONES D'OCCURRENCE DE LA TORTUE DES BOIS EN TNO ________________ 231
CARTE DP11-3 - ÉCOSYSTÈMES FORESTIERS EXCEPTIONNELS EN TNO____________________________________ 232
CARTE DP12-1 - LOCALISATION DU CHEMIN DE FER À SAINT-FÉLIX-DE-VALOIS _____________________________ 246
CARTE DP12-2 - RÉSEAU DE CAMIONNAGE - MRC DE MATAWINIE _________________________________________ 248
CARTE DP12-3 - RÉSEAUX DE VOIES CYCLABLES - MRC DE MATAWINIE ___________________________________ 251
CARTE DP13-1 - ÉQUIPEMENTS DE GESTION DES MATIÈRES RÉSIDUELLES DESSERVANT LE TERRITOIRE DE LA MRC
DE MATAWINIE _______________________________________________________________________ 261
LISTE DES ILLUSTRATIONS
ILLUSTRATION DP3-1 - TAUX D'OCCUPATION DE LA ZONE AGRICOLE PAR MRC DE LA RÉGION DE LANAUDIÈRE _ 81
ILLUSTRATION DP3-2 - RÉPARTITION DES SUPERFICIES EXPLOITÉES SELON LES MUNICIPALITÉS _____________ 82
ILLUSTRATION DP3-3 - RÉPARTITION DE LA SUPERFICIE CULTIVÉE SELON LES MUNICIPALITÉS _______________ 82
ILLUSTRATION DP3-4 - NOMBRE D'ENTREPRISES AGRICOLES EN MATAWINIE _______________________________ 83
20
ILLUSTRATION DP3-5 - ÉVOLUTION DE LA SUPERFICIE DES FERMES DE LA MATAWINIE _______________________ 83
ILLUSTRATION DP3-6 - RÉPARTITION DES REVENUS AGRICOLES MOYENS SELON LES MUNICIPALITÉS _________ 84
ILLUSTRATION DP3-7 - RÉPARTITION DU TYPE DE PRODUCTION ANIMALE COMME ACTIVITÉ PRINCIPALE SELON LE
NOMBRE DE FERMES __________________________________________________________________ 85
ILLUSTRATION DP3-8 - ENTREPRISES AGRICOLES AVEC PRODUCTION ANIMALE COMME PRODUCTION SECONDAIRE
_____________________________________________________________________________________ 86
ILLUSTRATION DP3-9 - RÉPARTITION DU TYPE DE PRODUCTION VÉGÉTALE COMME ACTIVITÉ PRINCIPALE SELON LE
NOMBRE DE FERMES __________________________________________________________________ 87
ILLUSTRATION DP3-10 - ENTREPRISES AGRICOLES AVEC PRODUCTION VÉGÉTALE EN PRODUCTION SECONDAIRE88
ILLUSTRATION DP3-11 - SUPERFICIE FORESTIÈRE PAR CLASSES D'ÂGES ET TYPES DE COUVERT EN FORÊT
PUBLIQUE ____________________________________________________________________________ 95
ILLUSTRATION DP3-12 - RÉPARTITION DU VOLUME MARCHAND BRUT DE RÉCOLTE ANNUELLE PAR ESSENCE OU
GROUPE D'ESSENCE __________________________________________________________________ 97
ILLUSTRATION DP3-13 - SUPERFICIE FORESTIÈRE PAR CLASSES D'ÂGE ET TYPES DE COUVERTS EN TPI _______ 99
ILLUSTRATION DP3-14 - RÉPARTITION DU VOLUME SUR PIED PAR ESSENCE OU GROUPE D'ESSENCES EN TPI __ 99
ILLUSTRATION DP3-15 - SUPERFICIE FORESTIÈRE PRIVÉE PAR CLASSES D'ÂGES ET TYPES DE COUVERTS ____ 102
ILLUSTRATION DP3-16 - RÉPARTITION DU VOLUME MARCHAND BRUT DE RÉCOLTE ANNUELLE PAR ESSENCE OU
GROUPE D'ESSENCE _________________________________________________________________ 102
ILLUSTRATION DP3-17 - VARIATION DU NOMBRE D'UNITÉS D'ÉVALUATION SELON LE TYPE D'IMMEUBLE
RÉSIDENTIEL POUR LA MRC DE MATAWINIE POUR LA PÉRIODE DE 2000 À 2012 ______________ 127
ILLUSTRATION DP3-18 - SOLDE DE NOUVEAUX MÉNAGES PAR GROUPE D'ÂGE ET PAR INTERVALLES DE 15 ANS
POUR LA PÉRIODE DE 2011 À 2016, SELON LA MRC _______________________________________ 131
ILLUSTRATION DP3-19 - SOLDE DE NOUVEAUX MÉNAGES PAR GROUPE D'ÂGE ET PAR INTERVALLES DE 15 ANS
POUR LA PÉRIODE DE 2016 2021, SELON LA MRC _________________________________________ 132
ILLUSTRATION DP3-20 - SOLDE DE NOUVEAUX MÉNAGES PAR GROUPE D'ÂGE ET PAR INTERVALLES DE 15 ANS
POUR LA PÉRIODE DE 2021 À 2026, SELON LA MRC _______________________________________ 133
ILLUSTRATION DP3-21 - SOLDE DE NOUVEAUX MÉNAGES PAR GROUPE D'ÂGE ET PAR INTERVALLES DE 5 ANS
POUR LA PÉRIODE DE 2011 À 2031, MRC DE MATAWINIE ___________________________________ 134
ILLUSTRATION DP3-22 - SOLDE DE NOUVEAUX MÉNAGES ÂGÉS DE 25 À 69 ANS PAR PÉRIODES DE 5 ANS POUR LA
MRC DE MATAWINIE. __________________________________________________________________ 134
ILLUSTRATION DP3-23 - ÉVALUATION DE L'IMPORTANCE ACCORDÉE À 5 FACTEURS LORS DU PROCHAIN
DÉMÉNAGEMENT POUR LA RMR DE MONTRÉAL (% DES RÉPONDANTS CONSIDÉRANT LE FACTEUR
TRÈS IMPORTANT) ____________________________________________________________________ 135
ILLUSTRATION DP4-1 -LITTORAL ______________________________________________________________________ 151
ILLUSTRATION DP4-2 - DÉTERMINATION D'UNE ZONE INONDABLE ________________________________________ 156
ILLUSTRATION DP4-3 - FORMATION D'EMBÂCLE ________________________________________________________ 158
ILLUSTRATION DP4-4 - TALUS ET BANDES DE PROTECTION DANS LES SOLS À PRÉDOMINANCE ARGILEUSE ___ 161
ILLUSTRATION DP4-5 - EXEMPLE DE DÉTERMINATION DES ZONES EXPOSÉES AUX GLISSEMENTS DE TERRAIN _ 162
ILLUSTRATION DP9-1 - DÉMARCHE D'IDENTIFICATION ET DE CARACTÉRISATION DES SECTEURS DE
DÉVELOPPEMENT ____________________________________________________________________ 213
ILLUSTRATION DP12-1 INVESTISSEMENTS À RÉALISER PAR LES MUNICIPALITÉS DANS LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN
QUINQUENNAL DU PIIRL _______________________________________________________________ 239
ILLUSTRATION DC1-1 - SECTEUR DE PENTE FORTE _____________________________________________________ 275
21
ILLUSTRATION DC5-1 - AMÉNAGEMENT D'UNE FENÊTRE VERTE __________________________________________ 303
Règl. 215-2020
22
LISTE DES ANNEXES
Annexe A - Cartes régionales
A-1 Parcs et territoires fauniques
A-2 Concept d'organisation spatiale
A-3 Grandes affectations - MRC de Matawinie
A-4 Priorisation des interventions sur le réseau routier supérieur
A-5 Classification fonctionnelle du réseau routier
A-6 Contraintes de bruit routier
A-7 Aires protégées
A-8 Débit journalier moyen annuel 2016 - MRC de Matawinie (ABROGÉ)
A-9 Débit journalier moyen estival 2016 - MRC de Matawinie (ABROGÉ)
Règl. 207-2019, Règl. 211-2020, Règl. 213-2020, Règl. 214-2020, Règl.236-2023, Règl. 235-2023, Règl. 239-2024, Règl. 243-
2024
Annexe B - Cartes municipales
Municipalité
N° de carte
Titre
Chertsey
B-CHE-1
B-CHE-2
B-CHE-3
B-CHE-4
B-CHE-5
B-CHE- 6
B-CHE-7
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Supprimé par le règlement 207-2019
Contraintes de bruit routier et secteurs d'exception
Contraintes de pente forte
Entrelacs
B-ENT-1
B-ENT-2
B-ENT-3
B-ENT-4
B-ENT-5
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Contraintes de pente forte
Notre-Dame-de-la-
Merci
B-NDM-1
B-NDM-2
B-NDM-3
B-NDM-4
B-NDM-5
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Contraintes de pente forte
Rawdon
B-RAW-1
B-RAW-2
B-RAW-3
B-RAW-4
B-RAW-5
B-RAW-6
B-RAW-7
B-RAW-8
B-RAW-9
B-RAW-10
B-RAW-11
B-RAW-12
B-RAW-13
B-RAW-14
B-RAW-15
B-RAW-16
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Zones exposées aux glissements de terrain
Localisation des îlots déstructurés
Îlot déstructuré - 01 - Des Présidents
Îlot déstructuré - 02 - Kildare
Îlot déstructuré - 03 - Riviera
Îlot déstructuré - 04 - Morgan
Supprimé par le règlement 207-2019
Contraintes de bruit routier et secteurs d'exception
Contraintes de bruit routier et secteurs d'exception
Contraintes de bruit routier et secteurs d'exception
Contraintes de bruit routier et secteurs d'exception
Contraintes de pente forte
23
Saint-Alphonse-
Rodriguez
B-SAR-1
B-SAR-2
B-SAR-3
B-SAR-4
B-SAR-5
B-SAR-6
B-SAR-7
B-SAR-8
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Zones exposées aux glissements de terrain
Supprimé par le règlement 207-2019
Contraintes de bruit routier et secteurs d'exception
Contraintes de pente forte
Saint-Côme
B-SCO-1
B-SCO-2
B-SCO-3
B-SCO-4
B-SCO-5
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Contraintes de pente forte
Saint-Damien
B-SDA-1
B-SDA-2
B-SDA-3
B-SDA-4
B-SDA-5
B-SDA-6
B-SDA-7
B-SDA-8
B-SDA-9
B-SDA-10
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Zones exposées aux glissements de terrain
Localisation des îlots déstructurés
Îlots déstructurés - 01 - Des Brises-A / Des Brises-B
Îlot déstructuré - 03 - Bougie
Site historique en zone agricole - Moulin Matambin
Contraintes de pente forte
Saint-Donat
B-SDO-1
B-SDO-2
B-SDO-3
B-SDO-4
B-SDO-5
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Contraintes de pente forte
Sainte-Béatrix
B-SBE-1
B-SBE-2
B-SBE-3
B-SBE-4
B-SBE-5
B-SBE-6
B-SBE-7
B-SBE-8
B-SBE-9
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Zones exposées aux glissements de terrain
Localisation des îlots déstructurés
Îlot déstructuré - 01 - Domaine des Chutes St-Laurent
Îlot déstructuré - 02 - Des Dalles
Contraintes de pente forte
Sainte-Émélie-de-
l'Énergie
B-SEE-1
B-SEE-2
B-SEE-3
B-SEE-4
B-SEE-5
B-SEE-6
B-SEE-7
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Supprimé par le règlement 207-2019
Contraintes de bruit routier et secteurs d'exception
Contraintes de pente forte
24
Sainte-Marcelline-de-
Kildare
B-SMK-1
B-SMK-2
B-SMK-3
B-SMK-4
B-SMK-5
B-SMK-6
B-SMK-7
B-SMK-8
B-SMK-9
B-SMK-10
B-SMK-11
B-SMK-12
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Zones exposées aux glissements de terrain
Localisation des îlots déstructurés
Îlot déstructuré - 01 - Du 10e Rang
Îlot déstructuré - 02 - Colline aux Oiseaux
Îlot déstructuré - 03 - Pied-de-la-Montagne
Îlot déstructuré - 04 - Péko
Contraintes de bruit routier et secteurs d'exception
Contraintes de pente forte
Saint-Félix-de-Valois
B-SFV-1
B-SFV-2
B-SFV-3
B-SFV-4
B-SFV-5
B-SFV-6
B-SFV-7
B-SFV-8
B-SFV-9
B-SFV-10
B-SFV-11
B-SFV-12
B-SFV-13
B-SFV-14
B-SFV-15
B-SFV-16
B-SFV-17
B-SFV-18
B-SFV-19
B-SFV-20
B-SFV-21
B-SFV-22
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Zones exposées aux glissements de terrain
Localisation des îlots déstructurés
Îlot déstructuré - 01 - Berger
Îlots déstructurés - 02 - Claire-A / Claire-B
Îlot déstructuré - 04 - Gadoury - Des Forges - 131
Îlot déstructuré - 05 - Villerard - 2e Ramsay
Îlot déstructuré - 07 - John-Martin - 1er Ramsay - 131
Îlot déstructuré - 09 - Ste-Marie - Du Portage
Îlot déstructuré - 11 - Barette - 131
Îlot déstructuré - 12 - Vad
Supprimé par le règlement 207-2019
Supprimé par le règlement 210-2020
Site historique en zone agricole - Moulin Coutu
Site historique en zone agricole - Moulin Émery
Site historique en zone agricole - Moulin Beausoleil
Contraintes de bruit routier et secteurs d'exception
Contraintes de bruit routier et secteurs d'exception
Contraintes de pente forte
Saint-Jean-de-Matha
B-SJM-1
B-SJM-2
B-SJM-3
B-SJM-4
B-SJM-5
B-SJM-6
B-SJM-7
B-SJM-8
B-SJM-9
B-SJM-10
B-SJM-11
B-SJM-12
B-SJM-13
B-SJM-14
B-SJM-15
B-SJM-16
B-SJM-17
B-SJM-18
B-SJM-19
B-SJM-20
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Zones exposées aux glissements de terrain
Localisation des îlots déstructurés
Îlot déstructuré - 01 - De la rivière Noire
Îlot déstructuré - 02 - Saint-Pierre
Îlot déstructuré - 03 - De la Savane
Îlot déstructuré - 04 - Sacré-Cœur
Îlot déstructuré - 05 - Saint-François
Îlot déstructuré - 06 - Louis-Cyr
Îlot déstructuré - 07 - Domaine Gravel
Îlot déstructuré - 08 - Saint-Guillaume
Îlot déstructuré - 09 - Lac Berthier
Îlot déstructuré - 10 - Belle Montagne
Supprimé par le règlement 207-2019
Contraintes de bruit routier et secteurs d'exception
Contraintes de bruit routier et secteurs d'exception
Contraintes de pente forte
25
Saint-Michel-des-
Saints
B-SMS-1
B-SMS-2
B-SMS-3
B-SMS-4
B-SMS-5
B-SMS-6
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Zones exposées aux glissements de terrain
Contraintes de pente forte
Saint-Zénon
B-SZÉ-1
B-SZÉ-2
B-SZÉ-3
B-SZÉ-4
B-SZE-5
Grandes affectations
Périmètre d'urbanisation
Contraintes hydriques
Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique
Contraintes de pente forte
Territoire non
organisé
B-TNO-1
B-TNO-2
B-TNO-3
B-TNO-4
B-TNO-5
B-TNO-6
B-TNO-7
Gestion des matières résiduelles en TNO
Contraintes de pente forte
Contraintes de pente forte
Contraintes de pente forte
Contraintes de pente forte
Contraintes de pente forte
Contraintes de pente forte
Règl. 205-2019, Règl. 207-2019, Règl. 211-2020, Règl. 213-2020, Règl. 210-2020, Règl. 214-2020, Règl. 215-2020, Règl. 235-
2023, Règl. 239-2024, Règl. 243-2024
26
LISTE DES LOIS MENTIONNÉES ET LEUR RÉFÉRENCE LÉGISLATIVE
Code civil du Québec ......................................................................................................................... RLRQ, chapitre CCQ-1991
Code municipal du Québec ....................................................................................................................... RLRQ chapitre C-27-1
Loi sur la conservation du patrimoine naturel ......................................................................................... RLRQ, chapitre C-61.01
Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune .......................................................................... RLRQ, chapitre C-61.1
Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier ............................................................................... RLRQ, chapitre A-18.1
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme ...................................................................................................... RLRQ, chapitre A-19.1
Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles ....................................................................... RLRQ, chapitre P-41.1
Loi sur la publicité le long des routes .......................................................................................................... RLRQ, chapitre P-44
Loi sur la qualité de l'environnement ............................................................................................................. RLRQ, chapitre Q-2
Loi sur la sécurité civile .............................................................................................................................. RLRQ, chapitre S-2.3
Loi sur la voirie .............................................................................................................................................. RLRQ, chapitre V-9
Loi sur le cadastre ......................................................................................................................................... RLRQ, chapitre C-1
Loi sur le patrimoine culturel .................................................................................................................. RLRQ, chapitre P-9.002
Loi sur le régime des eaux .......................................................................................................................... RLRQ, chapitre R-13
Loi sur les cités et villes ............................................................................................................................... RLRQ, chapitre C-19
Loi sur les compétences municipales ....................................................................................................... RLRQ, chapitre C-47.1
Loi sur les conseils intermunicipaux de transport dans la région de Montréal ......................................... RLRQ, chapitre C-60.1
Loi sur les établissements d'hébergement touristique ............................................................................. RLRQ, chapitre E-14.2
Loi sur les forêts ......................................................................................................................................... RLRQ, chapitre F-4.1
Loi sur les mines ...................................................................................................................................... RLRQ, chapitre M-13.1
Loi sur les parcs ............................................................................................................................................ RLRQ, chapitre P-9
Loi sur les services de santé et les services sociaux ................................................................................. RLRQ, chapitre S-4.2
Loi sur les terres du domaine de l'État ....................................................................................................... RLRQ, chapitre T-8.1
Loi sur l'organisation territoriale municipale .................................................................................................. RLRQ, chapitre O-9
27
LISTE DES ACRONYMES UTILISÉS
CARA ............. Corporation pour l'aménagement de la rivière L'Assomption
CDBL .............. Conseil de développement bioalimentaire de Lanaudière
CGT ................ Convention de gestion territoriale
CLD ................ Centre local de développement de Matawinie
CPTAQ ........... Commission de protection du territoire agricole du Québec
CRÉ ................ Conférence régionale des élus
CRRNT ........... Commission régionale sur les ressources naturelles et le territoire
CRTL .............. Conseil régional de transport de Lanaudière
DJMA .............. Débit journalier moyen annuel
DJME .............. Débit journalier moyen estival
FQCQ ............. Fédération québécoise des clubs de quad du Québec
GA .................. Garantie d'approvisionnement
ISAQ ............... Inventaire des sites archéologiques du Québec
ISQ ................. Institut de la statistique du Québec
MAMOT .......... Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire
MAPAQ .......... Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec
MDDELCC ...... Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
MERN ............. Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles
MFFP .............. Ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs
MRC ............... Municipalité régionale de comté
MSP ................ Ministère de la Sécurité publique
MTMDET ........ Ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports du Québec
OBV ................ Organisme de bassin versant
PAE ................ Plan d'aménagement d'ensemble
PAI .................. Plan d'aménagement intégré
PAFI ............... Plan d'aménagement forestier intégré
PATP .............. Plan d'aménagement des terres publiques
PFNL .............. Produit forestier non ligneux
PGMR ............. Plan de gestion intégré des matières résiduelles de la MRC de Matawinie
PIIA ................. Plan d'implantation et d'intégration architecturale
PPRLPI ........... Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables
PRDIRT .......... Plan régional de développement intégré des ressources et du territoire
PRDTP ........... Plan régional de développement du territoire public
RCI ................. Règlement de contrôle intérimaire
RDD ................ Résidus domestiques dangereux
SADR ............. Schéma d'aménagement et de développement révisé
SDPRM .......... Société de développement des parcs régionaux de la Matawinie
TGIRT ............. Table de gestion intégrée des ressources et du territoire
TNO ................ Territoire non organisé
TPI .................. Territoire public intramunicipal
UA .................. Unité d'aménagement
UPA ................ Union des producteurs agricoles
VHR ................ Véhicules hors route
ZEC ................ Zone d'exploitation contrôlée
28
NOTE AUX LECTEURS
Par souci d'uniformité et en vue de pouvoir comparer les données incluses au SADR, les données du Recensement 2011 de
Statistique Canada ont été utilisées. Lorsqu'il a été possible de le faire, des encadrés apparaissent, principalement au niveau des
données sociodémographiques, et présentent les données à jour issues du recensement 2016.
Plusieurs autres données ont été mises à jour, lorsque possible et logique, issues du rôle d'évaluation de la MRC de Matawinie au
21 janvier 2017 ou de toutes autres sources de données utiles.
Section 1
Le Schéma d'aménagement et de développement révisé
Section 1
Le Schéma d'aménagement et de développement révisé
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 1 - Introduction
30
CHAPITRE 1 - INTRODUCTION
1.1
LA LOI SUR L'AMÉNAGEMENT ET L'URBANISME
La Loi sur l'aménagement et l'urbanisme constitue le principal cadre de référence lorsque l'on traite de la MRC et de ses
responsabilités d'aménagement. Voici, à titre de référence, les dispositions, les principes et les modalités d'application de la
présente opération de planification de l'aménagement du territoire.
1.1.1 Les principes directeurs de la Loi
L'actuelle Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, sanctionnée en novembre 1979 et entrée en vigueur en avril 1980, a
principalement pour objet :
−
D'établir les règles relatives à l'aménagement du territoire et à l'urbanisme et de préciser le cadre d'élaboration et
d'application des outils de planification;
−
De conférer aux municipalités régionales de comté et aux municipalités locales la responsabilité de veiller à l'élaboration
des outils de planification et à leur mise en œuvre.
Quatre principes constituent les fondements de cette Loi :
L'aménagement est d'abord une responsabilité politique et non uniquement une question technique. C'est-à-dire qu'il appartient
d'abord aux élus en relation avec les citoyens d'effectuer les choix, de prendre les décisions, de faire les arbitrages qui s'imposent.
Le citoyen est associé aux diverses étapes du processus d'élaboration et de révision des instruments d'aménagement au moyen
de l'information, de la consultation et de la participation.
L'aménagement est une fonction partagée entre trois paliers de décision : la municipalité locale, la municipalité régionale de comté
et le gouvernement; chaque palier ayant son domaine de responsabilité propre.
L'aménagement fait appel à la coordination et à la conciliation des choix et des actions des trois paliers de décision, ce qui se
traduit par un échange d'informations et par la concordance de leurs objectifs et projets respectifs.
1.1.2 Le schéma d'aménagement
Pour atteindre ses objectifs, la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme attribue à la MRC la responsabilité de réaliser et d'adopter un
schéma d'aménagement dans les délais et selon un cheminement prescrit, et de le réviser cinq ans après son entrée en vigueur.
Elle définit ce qu'est un schéma d'aménagement par la présentation des contenus obligatoires et facultatifs.
1.1.3 Le processus de révision du schéma d'aménagement
Tableau DP1-1 -Processus de révision du schéma d'aménagement
Phase
Date d'adoption
Avis
gouvernemental
Informations supplémentaires
Résolution d'intention
12 mai 1993
s. o.
Document sur les objets de la
révision (DOR)
10 novembre 1993
s. o.
− Réception des orientations
gouvernementales
− Participation élargie des partenaires
Premier projet de schéma
d'aménagement révisé (PSAR-I)
12 mars 1997
18 juillet 1997
− Base de la consultation municipale et des
organismes publics
− Précision sur les orientations d'aménagement
Second projet de schéma
d'aménagement révisé (PSAR-
II)
8 juin 2005
s. o.
− Base de la consultation citoyenne
− Résumé transmis à la population
− 10 consultations publiques en mai et juin
2006
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 1 - Introduction
31
Phase
Date d'adoption
Avis
gouvernemental
Informations supplémentaires
Schéma d'aménagement et de
développement révisé (SADR)
9 septembre 2009
20 janvier 2010
− Objections à l'égard, principalement, de la
gestion de l'urbanisation
SADR de remplacement
12 juin 2013
31 octobre 2013
− Objections à l'égard, principalement, de la
gestion de l'urbanisation
SADR de 2e remplacement
9 juillet 2014
19 novembre
2014
− Objections à l'égard, principalement, de la
gestion de l'urbanisation
SADR de 3e remplacement
Septembre 2017
Novembre 2017
− En vigueur 120 jours après la transmission
ou avis gouvernemental de non-conformité
1.1.4 Les effets de l'entrée en vigueur d'un schéma d'aménagement
Outre l'article 32 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme qui stipule que « l'entrée en vigueur d'un schéma d'aménagement ne
crée aucune obligation quant à l'échéance et aux modalités de réalisation des équipements et infrastructures qui y sont prévues »,
il est possible d'identifier quatre dispositions entourant l'entrée en vigueur du schéma d'aménagement :
−
Il lie le gouvernement, ses ministères et ses mandataires (article 2) :
« Un schéma d'aménagement et un règlement de contrôle intérimaire adoptés et mis en vigueur conformément
à la présente Loi lient le gouvernement, ses ministères et ses mandataires lorsque ceux-ci projettent de faire une
intervention à l'égard de laquelle s'appliquent les articles 150 à 157, dans la seule mesure prévue à ces articles.
Notamment, le gouvernement, ses ministères et ses mandataires ne sont pas tenus d'obtenir un permis ou un
certificat exigé en vertu d'un règlement de contrôle intérimaire. » 1979, c.51, a.2; 1983, c.19, a.1, 1993, c.3, 9.3.»
−
Il oblige les municipalités du territoire de la MRC à adopter ou à modifier un plan d'urbanisme et des règlements
conformes aux objectifs du schéma d'aménagement et de développement et aux dispositions du document
complémentaire (article 33).
1.2
La création de la MRC de Matawinie
Le 10 décembre 1981 étaient émises les lettres patentes qui constituaient la MRC de Matawinie, terminant ainsi une importante
période de discussion portant sur l'opportunité de créer une municipalité régionale de comté couvrant, d'est en ouest, le Nord de
la région de Lanaudière.
En effet, les représentants municipaux de ce territoire avaient indiqué aux membres du comité de consultation de la zone
Lanaudière leur volonté de voir le Nord des comtés municipaux de Berthier, Joliette et Montcalm réunis dans une seule et même
région d'appartenance, à laquelle un vaste territoire non municipalisé s'ajoutait à ces composantes territoriales.
Les motifs évoqués pour justifier un tel bouleversement de la carte des comtés municipaux de la région de Lanaudière peuvent se
traduire par le fait que les « gens du Nord » se reconnaissaient spontanément de profondes similitudes tant au niveau de leur vécu,
de leurs préoccupations d'aménagement et de développement que des perspectives d'avenir qu'ils envisageaient.
Éloignés des grands centres et davantage isolés du Sud de la région, mais aussi remplis de potentiels et de ressources naturelles,
ces trois « bouts de comté » ont misé sur la création d'une nouvelle région plus homogène, à partir des possibilités de la Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme et avec la volonté de se prendre en charge pour améliorer la qualité de vie de leurs résidents.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 1 - Introduction
32
1.2.1 L'aménagement et le développement
La Matawinie est donc une nouvelle région qui n'existait pas administrativement avant 1981 et qui se décrit comme étant un territoire
de ressources s'apparentant au Québec rural : les besoins y sont nombreux et de toutes sortes, les ressources sont, quant à elles,
limitées. Dans un tel contexte et dans le cadre particulier de l'opération de révision du schéma d'aménagement, il apparaît judicieux
de spécifier le rôle et la portée des travaux de la MRC de Matawinie.
Ceci dit, la nature et le degré des préoccupations d'aménagement de la MRC de Matawinie commandent qu'elles soient analysées
et traitées dans un contexte plus large qui ressemble davantage à une problématique de développement qu'à une problématique
strictement axée sur les composantes physiques de l'aménagement du territoire. Cette façon d'aborder le schéma d'aménagement
a, entre autres, le mérite de situer une décision strictement d'aménagement par rapport à des préoccupations majeures d'un autre
ordre.
Le plan d'action, ajouté aux dispositions de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme en 1993 afin de rendre plus concrète la relation
dynamique entre la planification territoriale et les différents aspects du développement, est le nouvel outil que les MRC doivent
associer au schéma d'aménagement dans le cadre de la révision de celui-ci. Le MAMOT décrit le plan d'action comme suit :
« Le plan d'action est obligatoire et, comme document d'accompagnement du schéma, son contenu est
normalement relié aux orientations et aux objectifs du schéma. Le plan d'action devrait traduire le schéma en
actions concrètes, notamment en matière de transport, de nouvelles infrastructures et de nouveaux équipements
importants dont la mise en place est projetée par la MRC (LAU, art. 5, 7 b et 5, 8 b). Sans être opposable aux
tiers (municipalités, citoyens, organismes) ni axé sur un macrozonage du territoire, le plan d'action complète le
schéma par une programmation d'activités des élus, des fonctionnaires, des promoteurs et des acteurs associés
à la MRC, pour l'atteinte concrète d'objectifs de cette dernière. Cet instrument peut aider les MRC à produire des
schémas d'aménagement révisés qui soient de meilleurs outils de connaissance, de concertation, de planification
et surtout de mise en œuvre. »
MAMR, « Le plan d'action », septembre 1994
1.2.2 Les principes d'aménagement
Dès le début de son engagement dans le processus d'élaboration de son schéma d'aménagement, le Conseil de la MRC de
Matawinie se donnait, par résolution, trois principes de base devant lui servir de points de repère dans l'exécution de ses travaux
d'aménagement. Ces principes s'énoncent ainsi :
La MRC de Matawinie accordera une importance majeure à l'information et à la consultation des différents partenaires de l'opération
de révision du schéma d'aménagement de façon à ce que chacun (les élus municipaux, les fonctionnaires municipaux et les
citoyens) puisse, à son niveau, intervenir efficacement dans le processus de réalisation du schéma d'aménagement.
La préparation du schéma d'aménagement de la MRC s'effectuera avec un souci de rigueur, d'intégrité et d'objectivité, en
concertation avec les partenaires municipaux et la population.
Le schéma d'aménagement constituera l'expression des choix d'aménagement de la MRC, établis de concert avec les municipalités
dans le plus grand respect possible de l'autonomie municipale. Toutefois, La MRC s'assurera que sa réalisation s'effectuera dans
le respect de l'ensemble des lois et des règlements applicables sur son territoire.
Ces principes d'aménagement témoignent, d'une part, d'une volonté ferme du Conseil de la MRC d'assumer les responsabilités
que lui confie la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme et, d'autre part, du sérieux qu'il entend y apporter.
1.2.3 Le schéma d'aménagement, un outil souple et général
Une grande partie de la valeur d'un schéma d'aménagement réside dans sa capacité à se transcrire facilement et avec justesse
dans les plans et règlements d'urbanisme des municipalités. Dans les faits, il appartient aux municipalités de raffiner, de préciser
et même, pour une certaine portion du schéma d'aménagement, d'appliquer et de faire respecter un contenu d'aménagement
régional.
Afin que le schéma d'aménagement puisse vraiment jouer adéquatement son rôle « d'esquisse de l'organisation du territoire », par
rapport aux instruments de planification municipale, il lui faut nécessairement présenter un contenu souple et général. En effet, ces
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 1 - Introduction
33
deux caractéristiques du contenu du schéma d'aménagement assurent aux municipalités une certaine marge de manœuvre, une
latitude pour rendre conformes au schéma d'aménagement leurs plans et règlements d'urbanisme tout en respectant le caractère
particulier et les réalités propres de leur territoire.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
34
CHAPITRE 2 - PORTRAIT DU TERRITOIRE
2.1
LES GRANDES CARACTÉRISTIQUES TERRITORIALES
2.1.1 Le cadre territorial
La MRC de Matawinie, dont le nom tire ses origines de la langue Atikamekw et qui signifie « lieu de rencontre des rivières » se
situe au nord-est de la grande région administrative de Montréal et constitue la partie nord de la région de Lanaudière. Elle
représente près de 80 % du territoire de la région de Lanaudière.
Située entre les régions administratives des Laurentides et de la Mauricie, la MRC de Matawinie est limitrophe aux territoires
suivants :
−
À l'est : les MRC de Mékinac, Maskinongé, D'Autray
−
Au nord-est : l'Agglomération de La Tuque
−
Au sud : les MRC de Montcalm, Joliette et Rivière-du-Nord
−
À l'ouest : les MRC d'Antoine-Labelle, Laurentides et Pays-d'en-Haut
Les principaux liens routiers interrégionaux nord-sud sont les routes 125, 343 et 131 et les principaux liens routiers interrégionaux
est-ouest sont les routes 329 et 32855 (chemin du Nordet).
Le territoire de la MRC s'étend du sud au nord sur plus de 200 kilomètres et se divise en deux grands secteurs soit, au sud, le
territoire municipalisé qui couvre 3 229,5 km² de superficie, et au nord, un vaste TNO totalisant 7 385,7 km². L'appellation « TNO »
rend compte de l'absence d'organisme chargé de l'administration du territoire à des fins municipales, la MRC agissant à titre de
municipalité locale.
2.1.1.1 Le territoire municipalisé
Le territoire municipalisé comprend 15 municipalités décrites ci-dessous, situées au sud de la Matawinie et représentant 30 % de
son territoire. À l'image de l'immensité du territoire de la MRC, chaque municipalité possède une superficie relativement vaste. La
Carte DP2-1
localise
chacune
d'elles
et
indique
la
superficie
qu'elles
représentent.
−
Chertsey
−
Entrelacs
−
Notre-Dame-de-la-Merci
−
Rawdon
−
Saint-Alphonse-Rodriguez
−
Saint-Côme
−
Saint-Damien
−
Saint-Donat
−
Sainte-Béatrix
−
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
−
Sainte-Marcelline-de-Kildare
−
Saint-Félix-de-Valois
−
Saint-Jean-de-Matha
−
Saint-Michel-des-Saints
−
Saint-Zénon
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
35
Carte DP2-1 - Divisions administratives - MRC de Matawinie
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
36
2.1.1.2 Le territoire non organisé
Le TNO, dont l'administration est confiée à la MRC en vertu de la Loi sur l'organisation territoriale municipale, s'étend sur cinq
anciens comtés municipaux, constitués de 36 cantons et parties de cantons. Il inclut la moitié est du Parc national du Mont-
Tremblant et de la Réserve faunique Rouge-Matawin, la partie ouest de la Réserve faunique Mastigouche, plusieurs ZECs et
pourvoiries, ainsi que la réserve Atikamekw de Manawan. Le TNO représente 70 % de la superficie de la MRC (voir Carte DP2-1).
Il est traversé du sud au nord par un important chemin forestier reliant Saint-Michel-des-Saints à Manawan, auquel s'ajoute un
embranchement vers le nord-ouest se rendant à Casey (Haut Saint-Maurice). Le TNO est principalement voué à l'aménagement
forestier et, à un degré moindre, à la mise en valeur de la faune, à la récréation et à la villégiature privée sur les terres du domaine
de l'État.
2.1.2 La physiographie et l'hydrographie
Les composantes hydrographiques du territoire sont innombrables et les plus connues font déjà partie du bagage des
connaissances de la plupart des résidents en Matawinie.
En Matawinie, on distingue deux ensembles physiographiques séparés par la rivière Matawin, soit les Laurentides du côté sud et
les Hautes Terres centrales du côté nord. Voici une description des divisions physiographiques et hydrographiques pour chacun
de ces ensembles.
2.1.2.1 Les Laurentides
Les Laurentides forment la bordure du Plateau laurentien dominant la vallée du Saint-Laurent. On les nomme parfois « Laurentides
de Montréal » ou « Laurentides méridionales » pour les distinguer des Laurentides de Charlevoix. L'altitude de ces terres est
comprise entre 100 et 900 mètres, le point culminant étant le mont Tremblant situé à une trentaine de kilomètres à l'ouest de la
Matawinie à la hauteur de Saint-Donat (voir le Tableau DP2-1).
Les Laurentides se caractérisent par un relief accidenté et montueux, de même qu'un drainage se faisant directement vers les
Basses Terres du Saint-Laurent par les rivières du Nord, L'Assomption, Maskinongé (Mastigouche), du Loup, Shawinigan et des
Envies. De ces diverses rivières, seules les rivières L'Assomption et Mastigouche ont un recouvrement significatif dans la région
de Lanaudière et en Matawinie. Cette organisation du drainage est due au fait que la pente générale des terres est inclinée vers le
sud-est, vers la vallée du Saint-Laurent, et à un degré moindre vers l'est, soit vers la Mauricie.
Tableau DP2-1 - Divisions physiographiques du plateau laurentien
Ensemble physiographique
des Hautes Terres centrales
Ensemble physiographique des Laurentides
Les Hauts Plateaux Mitchinamecus
−
Haut Plateau d'Adonis
−
Plateau de Parent
−
Haut Plateau de Bazin
Le plateau de Manawan
−
Plateau de Némiscachingue
−
Collines d'Obascou
−
Plaine de Morialice
−
Plateau du lac Manawan
Les Hauts Plateaux du Milieu
−
Massif du Milieu
−
Plateau du Villiers
−
Plateau inférieur du Milieu
−
Plate-forme de la Matawin supérieure
−
Plateau de la Matawin centrale
Les Hautes-Laurentides
−
Contreforts de la Diable
−
Massif des Tremblantes
−
Contreforts du Naguaro
−
Corridor du Sanankoro
−
Haut Plateau de la Noire
Les Plateaux de Lanaudière
−
Plateau du Mastigou
−
Plateau supérieur de Lanaudière
−
Les Piémonts
−
Plates-formes
de
la
l'Achigan
supérieure
−
Terrasses du Piémont
−
Plate-forme de Brandon
−
Plateau de Maskinongé
Le plateau de la Basse Mauricie
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
37
Ensemble physiographique
des Hautes Terres centrales
Ensemble physiographique des Laurentides
Le Corridor atikamekw
−
Couloir de la Manawan
−
Collines de l'Oriscani
−
Plate-forme de la Potherie
−
Couloir du Poste
−
Bassin de Mantawa
Le plateau de la rivière du Nord
a)
La limite nord : la rivière Matawin
Du côté nord, la limite entre les Laurentides et les Hautes Terres centrales correspond, à peu de chose près, au tracé de la rivière
Matawin. On comprend aisément que la présence des Hautes-Laurentides puisse constituer une barrière à l'écoulement des
rivières dont le tracé est pourtant orienté vers le sud, conformément aux alignements des formations géologiques. Vers l'est, plus
précisément en aval du réservoir Taureau, peu de barrières topographiques expliquent le tracé de la rivière Matawin en direction
de la rivière Saint-Maurice. Cependant, le gradient des terres dans ce secteur se déplace progressivement vers l'est, au bénéfice
de la rivière Saint-Maurice. Aussi, l'analyse du système de vallées révèle un cisaillement intense dans un axe partant du réservoir
Taureau en direction de l'extrémité sud du massif de Charlevoix; ce système est pratiquement parallèle au graben du Saguenay
qui flanque le massif de Charlevoix du côté nord.
b)
La limite sud : la plaine au sud de l'escarpement du Piémont
Du côté sud des Laurentides, le contact avec les Basses Terres du Saint-Laurent est situé à la limite géologique entre les roches
du Bouclier Canadien et celles des Basses Terres du Saint-Laurent. Dans la région de Lanaudière, ce contact s'exprime à certains
endroits par un talus peu accentué, comme c'est le cas au niveau des municipalités de Saint-Lin-des-Laurentides et de Saint-
Norbert. Toutefois, entre ces deux municipalités, soit à Sainte-Julienne, Saint-Liguori, Saint-Ambroise-de-Kildare et Sainte-
Élisabeth, il est masqué par une épaisse couverture meuble s'étendant vers le nord jusqu'à l'escarpement du Piémont. Cet
escarpement bien connu des Lanaudois passe au sud des municipalités de Rawdon et de Sainte-Marcelline-de-Kildare et au nord
des municipalités de Saint-Félix-de-Valois et de Saint-Cléophas-de-Brandon. Plusieurs auteurs situent d'ailleurs la limite de la
plaine du Saint-Laurent contre cet imposant escarpement.
Les Laurentides comprennent quatre sous-ensembles physiographiques, soit les Hautes-Laurentides, le plateau de la rivière du
Nord, le plateau disloqué de Lanaudière et le plateau méridional de la Mauricie. De ces quatre sous-ensembles, seulement deux
ont une importance significative en Matawinie, soit les Hautes-Laurentides et le plateau disloqué de Lanaudière.
c)
Les principaux bassins versants1
L'ensemble physiographique des Laurentides comporte trois principaux bassins versants : ceux de la rivière L'Assomption, de la
rivière Bayonne et de la rivière Maskinongé.
La rivière L'Assomption prend sa source au lac de L'Assomption, situé dans le Parc national du Mont-Tremblant, et se jette dans
le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Charlemagne. De sa source à son embouchure, la rivière parcourt une longueur d'environ
200 km et traverse les municipalités du centre et de l'est de la Matawinie (Saint-Guillaume-Nord dans le TNO, Saint-Côme,
Saint-Alphonse-Rodriguez, Sainte-Béatrix, Saint-Jean-de-Matha et Saint-Félix-de-Valois). Son bassin versant draine une superficie
totale de 4 200 km² et couvre l'entièreté ou une partie du territoire de 14 municipalités sur 15, en plus d'une partie du TNO. Seule
la municipalité de Saint-Michel-des-Saints n'est pas touchée par le bassin versant de la rivière L'Assomption.
La rivière Bayonne prend sa source sur le Plateau laurentien, au nord-ouest de Saint-Cléophas-de-Brandon, et se jette dans le lac
Saint-Pierre en aval de Berthierville. Elle coule sur une distance d'environ 42 km et traverse les municipalités de Saint-Jean-de-
Matha et de Saint-Félix-de-Valois. Son bassin versant draine une superficie de 352 km² et couvre le territoire des deux municipalités
précédemment mentionnées et celui de la municipalité de Saint-Damien.
1 Source : Commission régionale sur les ressources naturelles et le territoire de Lanaudière, Plan régional de développement intégré des ressources et du
territoire de Lanaudière, 2011, 212 pages
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
38
La rivière Maskinongé prend sa source dans le lac du même nom, situé au nord de Saint-Gabriel-de-Brandon, et se jette à
l'extrémité ouest du lac Saint-Pierre en aval de Berthierville. Elle coule sur une distance d'environ 40 km. Seul son bassin versant,
qui s'étend sur plus de 1 105 km² principalement dans la MRC de D'Autray et dans la région administrative de la Mauricie, couvre
une partie du territoire de Saint-Zénon, de Saint-Damien, de Saint-Jean-de-Matha et de la Baie-de-la-Bouteille dans le TNO.
2.1.2.2 Les Hautes Terres centrales
Les Hautes Terres centrales, qui s'étendent en direction nord au-delà de la rivière Matawin, forment un territoire deux fois plus
vaste que les Laurentides méridionales. La Matawinie recouvre la partie sud-ouest de ce territoire, soit quatre des six sous-
ensembles qui le constituent, et les altitudes y oscillent entre 300 et 800 mètres. Pour la MRC, la superficie de cet ensemble
représente les deux tiers de son territoire.
Étant plus élevées en altitude que les plateaux de la Gatineau, de l'Outaouais et de la Mauricie, les Hautes Terres centrales jouent
un rôle de pivot dans l'organisation du réseau hydrographique. La limite du bassin versant entre l'Outaouais et la rivière Saint-
Maurice passe sur la bordure occidentale des sous-ensembles du Haut Plateau du Milieu, où sont situés des sommets atteignant
800 mètres d'altitude. Plus au nord, elle passe entre le lac Némiscachingue et la baie Atibenne (lac Kempt), pour remonter à travers
les hauts plateaux de la Mitchinamecus. Elle croise ensuite la limite nord-est de la MRC pour retourner vers l'ouest et passer sous
le réservoir Gouin.
À l'est du territoire de la Matawinie, soit immédiatement au nord du réservoir Taureau, la bordure du plateau de la Mauricie se
présente sous l'aspect d'un front au tracé irrégulier et de direction nord-sud passant à l'est du lac Devenyns et se terminant contre
la rivière Saint-Maurice, à la confluence de la rivière Manawan. C'est contre ces fronts que bifurque la rivière du Poste en aval du
lac Devenyns. Plus au nord, les rivières Mondonac et Manawan coulent dans le même alignement, de même que la rivière Saint-
Maurice entre le réservoir Gouin et sa confluence avec la rivière Manawan. Le gradient régional des terres vers l'est explique
l'écoulement général des rivières vers la rivière Saint-Maurice, et ce, malgré les alignements prédominants de la structure
géologique vers le sud.
La série de vallées fluviales et de plateaux surbaissés de direction nord-sud qui vient d'être décrite est identifiée sous l'appellation
« Corridor atikamekw ». Les hauts plateaux adjacents à l'ouest et se drainant vers ce corridor, soit le Haut Plateau du Milieu, le
Plateau lacustre de Manawan et le Haut Plateau de la rivière Mitchinamecus, sont appelés « Hautes Terres centrales ». Il existe
aussi deux autres sous-ensembles situés entre le lac Saint-Jean et le réservoir Gouin. De ces cinq sous-ensembles, deux se
retrouvent surtout en Matawinie, soit le Haut Plateau du Milieu et le Plateau lacustre de Manawan. Deux autres ne s'y retrouvent
que partiellement, soit le Haut Plateau de la rivière Mitchinamecus et le Corridor atikamekw.
a)
Les grands lacs des Hautes Terres centrales2
Le lac Kempt, situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Manawan, est le plus important lac du nord de la Matawinie avec une
superficie de 185 km². Ce plan d'eau représente la principale source de la rivière Manawan, un tributaire important de la rivière
Saint-Maurice. Le lac Kempt constitue un réservoir à la tête duquel a été érigé, en 1941, le barrage de la Manouane-A.
L'aménagement d'Hydro-Québec comprend également la digue de la Baie Gavin, complétant le réservoir. Historiquement, le bassin
du lac Kempt a toujours été considéré par les Atikamekws comme le territoire ancestral des Atikamekws de Manawan.
Le réservoir Taureau, situé au nord de Saint-Michel-des-Saints, est d'une superficie de 95 km² et se distingue par ses sept baies
longilignes. Il résulte de la construction du barrage Matawin, sur la rivière du même nom, réalisée par Shawinigan Water et Power
Company entre 1925 et 1931, acquis par Hydro-Québec en 1963. Le réservoir Taureau est un des plans d'eau à l'attrait touristique
indéniable. Bien que sa partie sud soit située en territoire municipalisé et sa partie nord en territoire non organisé, l'ensemble du
réservoir fait partie du territoire du Parc régional du Lac Taureau, géré par la SDPRM.
Le lac Devenyns, situé à une vingtaine de kilomètres au nord du réservoir Taureau dont il est tributaire, a une superficie de 130 km².
Reconnu comme un attrait pour la villégiature, dû à son éloignement, la beauté des paysages et la tranquillité, on dénombre 39
baux de villégiature octroyés sur ses pourtours.
Le lac Villiers, situé à une vingtaine de kilomètres au nord-est du réservoir Taureau, est d'une longueur d'environ 21 km, ce qui en
fait l'une des plus longues étendues d'eau en continu du TNO. Très prisé pour la navigation de plaisance, on dénombre 66 baux
de villégiature octroyés sur ses pourtours.
2 Source : CRRNT de Lanaudière, PRDIRT de Lanaudière, 2011, 212 pages
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
39
2.1.2.3 Les divisions hydrographiques du Québec
Au Québec, les divisions hydrographiques sont réparties entre dix régions. La Matawinie chevauche deux de ces régions, soit la
région 04 correspondant à l'Outaouais et la région 05 qui est celle de la rive nord du Saint-Laurent, entre Montréal et le Saguenay.
En termes de concordance physiographique, les Hautes Terres centrales partagent donc les eaux entre l'Outaouais et la Mauricie,
alors que les Hautes-Laurentides départagent celles de la Mauricie de la rivière L'Assomption. La hiérarchie du réseau
hydrographique s'établit donc selon les trois bassins versants qui viennent d'être présentés.
2.1.3
Les territoires de conservation à statut particulier
En vertu de la Loi sur la conservation du patrimoine naturel, le gouvernement du Québec identifie, depuis 2002, des territoires de
conservation désignés par l'appellation « aire protégée », laquelle signifie « un territoire, en milieu terrestre ou aquatique,
géographiquement délimitée, dont l'encadrement juridique et l'administration visent spécifiquement à assurer la protection et le
maintien de la diversité biologique et des ressources naturelles et culturelles associées ». La Matawinie comporte plusieurs de ces
territoires, dont le Tableau DP2-2 fait une description sommaire. Une brève description du Système de classement de l'Union
internationale pour la conservation de la nature (UICN) est présentée au Tableau DP2-3. Les aires protégées et les aires de
conservation sont également illustrées à l'annexe A-7 « Aires protégées ».
Tableau DP2-2 - Aires protégées et aires de conservation en Matawinie
Aires de confinement du cerf de Virginie
Date de création
UICN
Aire de confinement du cerf de Virginie Ouareau
2007-08-16
IV
Aire de confinement du cerf de Virginie Sainte-Émilie-de-l'Énergie
2007-08-16
IV
Rawdon - 06-14-9061
1993
Chertsey - 06-14-9049
1993
Mont du Pimbina - 06-14-9150
2002
Saint-Côme - 06-141-9002
2006
Écosystèmes forestiers exceptionnels - Forêts anciennes
Forêt ancienne du Lac-Gagnon
2010-04-24
III
Forêt ancienne du Lac-Métabeskéga
2009-07-04
III
Forêt ancienne du Lac-Villiers
2003-09-21
III
Forêt ancienne du Lac-des-Faucons
2013
Forêt ancienne du Lac-Édouard
2016
Forêt ancienne du Lac-Hastel
2013
Forêt ancienne du Lac-Héon
En attente de statut
Forêt ancienne du Lac-Moyre
En attente de statut
Forêt ancienne de la Montagne-Kaoskiwonatinac
En attente de statut
Écosystèmes forestiers exceptionnels - Forêts rares
Forêt rare du Lac-Devenyns
En attente de statut
Forêt rare du Lac-Saint-Joseph
En attente de statut
Héronnières
Héronnière du lac Albert
2011-07-28
VI
Héronnière du Parc du lac Auger (Parc du Mont-Tremblant)
2005-05-12
VI
Héronnière du lac Bois Franc (Zela)
2011-07-28
VI
Héronnière du lac Descoteaux
2005-05-12
VI
Héronnière du lac Imperial (Parc du Mont-Tremblant)
2011-07-28
VI
Héronnière du petit lac des Îles (Parc du Mont-Tremblant)
2005-05-12
VI
Héronnière du lac Christine
Parcs nationaux
Parc national du Mont-Tremblant
1981-03-01
II
Refuges biologiques
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
40
103 refuges biologiques ont été désignés entre 2008 et 2016. Ils sont situés à l'intérieur des unités
d'aménagement forestier et en territoire public intramunicipal en Matawinie. Ils sont tous de classe IV de l'UICN.
UAF 04151 - 3 refuges biologiques
UAF 04351 - 2 refuges biologiques
Refuges biologiques
UAF 04352 - 15 refuges biologiques
UAF 06152 - 1 refuge biologique
UAF 06251 - 39 refuges biologies
UAF 06252 - 37 refuges biologiques
UAF 06451 - 4 refuges biologiques
TPI (Saint-Donat et Chertsey) - 2 refuges biologiques
Réserve aquatique projetée
Réserve aquatique projetée de la Vallée-de-la-Haute-Rouge
2008-06-11
III
Réserves de biodiversité projetées
Réserve de biodiversité projetée de la Station-de-biologie-des-Laurentides
2009-04-15
III
Réserve de biodiversité projetée des Basses-Collines-du-Lac-au-Sorcier
2008-06-11
III
Réserve de biodiversité projetée du Lac-Némiscachingue
2008-06-11
III
Réserve naturelle
Réserve naturelle des Terres-Noyées-de-la-Rivière-Noire
2005-08-31
IV
Parcs d'intérêt récréotouristique et de conservation
UICN
Parc des Chutes-Dorwin
III
Parc régional des Chutes Monte-à-Peine-et-des-Dalles
1971
III
Sources : MDDEFP, Janvier 2013
Site Internet du MDDEFP, Répertoire des aires protégées
et des aires de conservation gérées au Québec, 1999, Deuxième partie : Aires protégées et désignations québécoises
(http://www.mddep.gouv.qc.ca/biodiversite/aires_protegees/repertoire/partie2_suite.htm#menu)
Tableau DP2-3 - Système de classement de l'UICN* (1994)
Code
Titre
Description
Ia
Réserve naturelle intégrale
Aire protégée, administrée principalement aux fins d'étude
scientifique.
Ib
Zone de nature sauvage
Aire protégée, administrée principalement aux fins de protection
des ressources sauvages.
II
Parc national
Aire protégée, administrée principalement dans le but de préserver
les écosystèmes et aux fins de récréation.
III
Monument naturel / élément naturel marquant
Aire protégée, administrée principalement dans le but de préserver
des éléments naturels spécifiques.
IV
Aire gérée pour l'habitat et les espèces
Aire protégée, administrée principalement aux fins de
conservation, avec intervention en ce qui concerne la gestion.
V
Paysage terrestre ou marin protégé
Aire protégée, administrée principalement dans le but d'assurer la
conservation de paysages terrestres ou marins et aux fins
récréatives.
VI
Aire protégée de ressources naturelles gérées
Aire protégée, administrée principalement aux fins d'utilisation
durable des écosystèmes naturels.
*Union internationale pour la conservation de la nature
Source :
Site Internet du MDDEFP, Répertoire des aires protégées et des aires de conservation gérées au Québec, 1999, Première partie : Aires protégées et
catégories de l'UICN (1994) (http://www.mddep.gouv.qc.ca/biodiversite/aires_protegees/repertoire/partie1.htm)
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
41
2.2
LA DYNAMIQUE DÉMOGRAPHIQUE ET L'OCCUPATION DU TERRITOIRE
Afin de dresser un portrait détaillé de l'évolution passée, de la situation actuelle et des projections anticipées de la population de
la MRC de Matawinie, cette section présente une description et une analyse des différentes caractéristiques démographiques et
socio-économiques de l'ensemble de la population de la MRC et de chacune de ses municipalités constituantes.
Des fiches synthèses, présentées à la fin de cette section, résument les statistiques recueillies, et ce, pour la MRC ainsi que pour
chaque municipalité. À noter que la majorité des données s'y trouvant proviennent du recensement de 2011 de Statistique Canada,
à l'exception de certaines municipalités pour lesquelles les données n'ont pu être mises à jour en raison de leur qualité ou de leur
confidentialité.
2.2.1 La population
En 2011, la population de la MRC de Matawinie s'établissait à 49 516 personnes. Entre 1996 et 2011, la croissance démographique
de la MRC a été maintenue, à l'exception de la période 2006-2011, où son rythme a diminué de 0,4 %. Ces variations reflètent la
situation de la majorité de ses municipalités, alors que six d'entre elles ont vu leur population augmenter.
Entre 1996 et 2001, l'augmentation de la
population s'est essentiellement observée à
Notre-Dame-de-la-Merci,
Saint-Alphonse-
Rodriguez et Entrelacs, affichant respectivement
un taux d'accroissement de 11,7 %, 9,3 % et
9,0 %. À l'inverse, pour la même période, les
municipalités de Sainte-Béatrix et Saint-Jean-de-
Matha ont subi une perte de population, avec un
taux d'accroissement de -0,6 % chacune.
Entre 2001 et 2006, la plupart des municipalités ont vu leur taux d'accroissement supérieur à 10 %, à l'exception de Saint-Félix-
de-Valois (5,3 %). Les municipalités ayant eu les plus fortes augmentations sont Notre-Dame-de-la-Merci (30,2 %), Saint-Donat
(24,8 %) et Chertsey (21,7 %).
Entre 2006 et 2011, neuf municipalités affichent un taux de variation négatif, dont les plus importantes sont Saint-Michel-des-Saints
(-18,9 %) et Saint-Zénon (-19,1 %). À l'inverse, les municipalités ayant eu les plus fortes augmentations sont Sainte-Marcelline-de-
Kildare (10,1 %), Saint-Félix-de-Valois (4,8 %) et Saint-Jean-de-Matha (4,4 %)
2.2.2 La densité de population
À titre indicatif, la Carte DP2-2 représente l'occupation du territoire par la population de chacune des municipalités.
2.2.3 Les groupes d'âge
L'analyse des données des recensements de
2006 et 2011 concernant les groupes d'âge laisse
présumer que la population est vieillissante. L'âge
médian de la population a passé de 46,8 ans en
2006 à 49,4 ans en 2011. Pendant le même
intervalle, l'âge médian de l'ensemble de la
province de Québec augmentait de 0,9 an.
Malgré cela, une bonne proportion de la
population est active. En effet, le groupe d'âge 25-44 ans représente 19,3 %, alors que le groupe 45-54 ans représente 18,0 % de
la population. Les groupes 55-64 ans et 65 ans et plus représentent respectivement 18,6 % et 20,6 % de la population.
Les enfants en bas âge (0-14) comptent pour 13,3 % de la population totale de la MRC, alors que les 15-24 ans forment 10,2 %
de la population.
Lors du recensement de 2016, la population de la MRC de
Matawinie atteignait 50 435 personnes, soit une variation positive
de 1,8 % par rapport à 2011. Entre 2011 et 2016, ce sont 10 des
15 municipalités de la MRC dont la population a augmenté, et ce,
selon des variations entre 2,4 et 7,2 %. Pour la même période, les
taux de variation négatifs se situent entre 0,2 et 7,5 %, les
municipalités les plus touchées étant Notre-Dame-de-la-Merci
(-7,5 %) et Saint-Donat (-5,6 %).
Le vieillissement de la population se concrétise au moment du
recensement 2016. En effet, les données de population 2016 pour
l'ensemble de la MRC de Matawinie révèlent une augmentation
des groupes de 55-64 ans et des 65 ans et plus qui représentent
45,5 % de la population. C'est donc dire que près de la moitié de la
population matawinienne est à l'aube ou à l'âge de la retraite. La
population active et la cohorte enfants/étudiants ont subi un recul
respectif de 4,3 % et 1,5 % depuis le recensement de 2011.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
42
2.2.4 Les ménages
En 2011, la MRC de Matawinie comptait 22 170 ménages, une augmentation de 3,9 % depuis 2006. Cette croissance est moins
importante que celles enregistrées pour les périodes précédentes, soit 9,3 % entre 1996 et 2001 et 17,4 % entre 2001 et 2006.
D'autre part, le nombre moyen de personnes par ménage s'établissait à 2,2 en 2011, soit une moyenne équivalente à celle de
2006.
Les municipalités de Saint-Félix-de-Valois et
Sainte-Béatrix ont vécu les plus fortes
augmentations du nombre de ménages entre
2006 et 2011, dans des proportions
respectives de 10,2 % et 8,9 %. À l'inverse, les
plus importantes diminutions de ménages
touchent les municipalités de Saint-Michel-
des-Saints (-16,6 %) et Saint-Zénon (-16,0 %).
2.2.5 Le niveau de scolarité
En 2011, 30,1 % de la population de la MRC âgée de 15 ans et plus n'a pas terminé d'études secondaires avec succès. Toutefois,
20,8 % de la population avait reçu un certificat ou un diplôme d'une école de métiers, 13,6 % avait réalisé des études de niveau
collégial et 12,4 % des études universitaires.
La municipalité de Saint-Côme compte une importante proportion de personnes n'ayant pas terminé d'études secondaires avec
succès (37,6 %). À l'opposé, pour ce même niveau de scolarité, la municipalité d'Entrelacs affiche le taux le plus faible (16,4 %).
Concernant les niveaux de scolarité supérieurs, la plupart des municipalités de la MRC de Matawinie ont une proportion de diplômés
collégiaux ou universitaires inférieure à 15 %. Les diplômés d'études supérieures des municipalités de Saint-Donat, Sainte-Béatrix,
Saint-Alphonse-Rodriguez, Entrelacs et Sainte-Marcelline-de-Kildare se démarquent, avec des taux situés entre 15 % et 21 %.
À noter que les municipalités de Saint-Damien, Saint-Zénon et Saint-Michel-des-Saints ont été exclues de cette analyse,
considérant que les données inhérentes au revenu des particuliers, au niveau de scolarité, aux secteurs d'activités et aux lieux de
travail n'ont pu être mises à jour, car elles ont été supprimées de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011 en
raison de leur qualité ou de leur confidentialité.
2.2.6 Le revenu des particuliers
Selon l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM), le revenu des particuliers de la MRC de Matawinie, en 2010, se chiffrait à
29 545 $. Les particuliers disposant de revenus élevés (50 000 $ et plus) représentent 14,6 %. On compte un nombre important de
particuliers qui disposent d'un revenu variant entre 15 000 $ et 29 999 $, soit 33,0 %. Les particuliers à faibles revenus (moins de
15 000 $) représentent 29,6 %.
La municipalité de Saint-Donat présente le revenu moyen le plus élevé de toutes les municipalités de la MRC de Matawinie, soit
35 138 $. Par contre, c'est la municipalité de Sainte-Marcelline-de-Kildare qui possède la plus importante proportion de particuliers
jouissant d'un revenu supérieur à 50 000 $ (20,0 %). Les municipalités de Rawdon, Entrelacs, Saint-Alphonse-Rodriguez, Sainte-
Béatrix et Saint-Félix-de-Valois possèdent également un revenu moyen supérieur à celui de l'ensemble de la MRC.
À l'opposé, les municipalités de Saint-Côme et Sainte-Émélie-de-l'Énergie présentent les revenus des particuliers les moins élevés.
Par ailleurs, les municipalités de Chertsey, Entrelacs, Sainte-Béatrix, Sainte-Émélie-de-l'Énergie et Sainte-Marcelline-de-Kildare
présentent les plus importantes proportions de particuliers ayant un revenu inférieur à 15 000 $.
À noter que les municipalités de Saint-Damien, Saint-Zénon et Saint-Michel-des-Saints ont été exclues de cette analyse,
considérant que les données inhérentes au revenu des particuliers, au niveau de scolarité, aux secteurs d'activités et aux lieux de
travail n'ont pu être mises à jour, car elles ont été supprimées de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011 en
raison de leur qualité ou de leur confidentialité.
Selon les données du recensement 2016, le nombre de ménages
dans la MRC de Matawinie a varié positivement de 4,4 %
comparativement à 2011, soit 23 140 ménages. Le nombre moyen de
personnes par ménage a par contre diminué à 2,1. 11 municipalités
ont une variation positive, 3 ont une variation négative et une
municipalité, Chertsey, a maintenu égal le nombre de ménages. La
municipalité ayant vécu la plus forte augmentation des ménages est
Saint-Michel-des-Saints (13,8 %) et celle affichant le plus haut taux
de variation négative est Saint-Donat (-2,5 %).
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
43
Carte DP2-2 - Densité de population
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
44
2.2.7 Les secteurs d'activité
En 2011, 75,1 % de la population active de la MRC œuvre dans le secteur tertiaire. Le secteur secondaire procure du travail à un
cinquième de la population (21,3 %) et le secteur primaire représente 3,6 %. Ces données sont toutefois précisées à l'article 2.3 -
Le profil économique du présent chapitre.
La municipalité de Saint-Donat compte une proportion supérieure à 80 % de la population travaillant dans le secteur tertiaire. Les
municipalités d'Entrelacs (29,4 %) et de Notre-Dame-de-la-Merci (29,6 %) comptent les plus grandes proportions de travailleurs
dans le secteur secondaire. Le secteur primaire se démarque dans les municipalités de Saint-Félix-de-Valois (9,0 %),
principalement grâce à l'agriculture.
À noter que les municipalités de Saint-Damien, Saint-Zénon et Saint-Michel-des-Saints ont été exclues de cette analyse,
considérant que les données inhérentes au revenu des particuliers, au niveau de scolarité, aux secteurs d'activités et aux lieux de
travail n'ont pu être mises à jour, car elles ont été supprimées de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011 en
raison de leur qualité ou de leur confidentialité.
2.2.8 Les lieux de travail
Selon l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM), 47,0 % de la population de la MRC doit se déplacer à l'extérieur de celle-
ci pour se rendre à son lieu de travail. Par contre, 40,8 % des résidents occupent un emploi dans leur municipalité de résidence et
12,2 % travaillent dans une autre municipalité de la MRC.
Les résidents de la municipalité de Saint-Donat sont ceux qui travaillent en plus forte proportion dans leur municipalité (63,2 %). À
l'inverse, la municipalité de Saint-Alphonse-Rodriguez compte 78,0 % de sa population travaillant à l'extérieur de la MRC.
À noter que les municipalités de Saint-Damien, Saint-Zénon et Saint-Michel-des-Saints ont été exclues de cette analyse,
considérant que les données inhérentes au revenu des particuliers, au niveau de scolarité, aux secteurs d'activités et aux lieux de
travail n'ont pu être mises à jour, car elles ont été supprimées de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011 en
raison de leur qualité ou de leur confidentialité.
2.2.9 Projections démographiques
La démographie est une science complexe qui implique des modèles de prévision éprouvés. Dans certains cas, les études peuvent
être périmées dès leur mise en circulation puisque le niveau de la population a déjà excédé les chiffres anticipés. Les tableaux DP2-
4 et DP2-5 présentent les perspectives des populations et des ménages pour la période 2009-2024, préparées par l'ISQ et basées
sur les municipalités du Québec de 500 habitants et plus, selon le découpage géographique du 1er juillet 2010.
Concernant la population, les projections démographiques issues des calculs de l'ISQ prévoient une augmentation du nombre
d'habitants sur le territoire de la MRC de Matawinie. En effet, entre 2009 et 2024, la population sur le territoire de la MRC
augmenterait de 6 725 personnes. Ainsi, la MRC de Matawinie connaîtrait une variation de 13,2 %.
Le nombre de ménages tend également à augmenter. Les projections de l'ISQ prévoient une augmentation de 4 580 ménages
privés, soit une variation de 20,2 % sur une période de 15 ans.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
45
Tableau DP2-4 - Perspectives des populations des municipalités du Québec, 2009-2024
Municipalités
2009
2014
2019
2024
Chertsey
5 120
5 440
5 795
6 165
Entrelacs
940
970
1 005
1 025
Notre-Dame-de-la-Merci
1 095
1 215
1 335
1 460
Rawdon
10 615
11 205
11 820
12 405
Saint-Alphonse-Rodriguez
3 185
3 275
3 355
3 400
Saint-Côme
2 250
2 345
2 405
2 475
Saint-Damien
2 215
2 265
2 300
2 330
Saint-Donat
4 450
4 880
5 205
5 485
Sainte-Béatrix
1 800
1 800
1 820
1 855
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
1 660
1 675
1 675
1 660
Sainte-Marcelline-de-Kildare
1 505
1 605
1 690
1 780
Saint-Félix-de-Valois
5 845
5 795
5 865
5 965
Saint-Jean-de-Matha
4 360
4 640
4 890
5 110
Saint-Michel-des-Saints
2 645
2 610
2 565
2 515
Saint-Zénon
1 330
1 340
1 335
1 305
Manawan
1 940
2 150
2 410
2 745
Total MRC de Matawinie
50 955
53 210
55 470
57 680
Source : ISQ
Tableau DP2-5 - Perspectives des ménages privés par municipalité du Québec, 2009-2024
Municipalités
2009
2014
2019
2024
Chertsey
2 450
2 660
2 875
3 070
Entrelacs
495
525
555
575
Notre-Dame-de-la-Merci
545
630
715
785
Rawdon
4 590
5 015
5 435
5 810
Saint-Alphonse-Rodriguez
1 540
1 620
1 690
1 750
Saint-Côme
1 075
1 140
1 205
1 250
Saint-Damien
1 040
1 090
1 130
1 160
Saint-Donat
2 110
2 385
2 630
2 835
Sainte-Béatrix
805
840
865
880
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
770
790
820
840
Sainte-Marcelline-de-Kildare
680
735
795
845
Saint-Félix-de-Valois
2 410
2 445
2 505
2 560
Saint-Jean-de-Matha
1 980
2 155
2 325
2 470
Saint-Michel-des-Saints
1 195
1 225
1 230
1 240
Saint-Zénon
670
695
715
725
Manawan
335
365
415
475
Total MRC de Matawinie
22 690
24 315
25 905
27 270
Source : ISQ
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
46
2.2.10 Fiches synthèses des données statistiques
Note : les fiches synthèses pour le territoire non organisé et la Manawan sont incluses à titre indicatif; l'analyse des données ci-
dessus a été faite en excluant ces deux territoires.
Tableau DP2-6 - MRC de Matawinie - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
41 314
43 177
49 717
49 516
4,5 %
15,1 %
-0,4 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
6 585
5 050
9 550
8 925
9 205
10 190
13,3 %
10,2 %
19,3 %
18,0 %
18,6 %
20,6 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
16 630
18 170
21 340
22 170
9,3 %
17,4 %
3,9 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,4
2,3
2,2
2,2
-4,2 %
-6,1 %
0 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
11 905
13 245
9 165
5 875
29 545 $
29,6 %
33,0 %
22,8 %
14,6 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
12 660
9 720
8 745
5 750
5 220
30,1 %
23,1 %
20,8 %
13,6 %
12,4 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
805
4 690
16 585
3,6 %
21,3 %
75,1 %
Lieux de travail (2011)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
5 805
1 745
6 685
22 670
40,8 %
12,2 %
47,0 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements 1996, 2001, 2006 et 2011
Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
47
Tableau DP2-7 - Chertsey - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
3 853
4 112
5 006
4 836
6,7 %
21,7 %
-3,4 %
Poids démographique au sein de la MRC
9,3 %
9,5 %
10,1 %
9,8 %
0,2 %
0,6 %
-0,3 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
510
400
900
955
1 010
1 065
10,5 %
8,3 %
18,6 %
19,7 %
20,9 %
22,0 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
1 745
1 955
2 395
2 350
12,0 %
22,5 %
-1,9 %
Poids démographique au sein de la MRC
10,5 %
10,8 %
11,2 %
10 6 %
0,3 %
0,4 %
-0,6 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,6
2,5
2,1
2,0
-3,8 %
-16,0 %
-4,8 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
1 285
1 465
850
560
27 565 $
30,9 %
35,2 %
20,4 %
13,5 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
1 610
840
965
450
430
37,5 %
19,5 %
22,5 %
10,5 %
10,0 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
0
495
1 595
0 %
23,7 %
76,3 %
Lieux de travail (2011)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
280
175
735
2 200
23,5 %
14,7 %
61,8 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements 1996, 2001, 2006 et 2011
Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
48
Tableau DP2-8 - Entrelacs - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
732
798
952
906
9,0 %
19,3 %
-4,8 %
Poids démographique au sein de la MRC
1,8 %
1,8 %
1,9 %
1,8 %
0,0 %
0,1 %
-0,1 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
75
65
135
205
195
240
8,3 %
7,2 %
14,9 %
22,6 %
21,5 %
26,5 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
335
390
480
470
16,4 %
23,1 %
-2,1 %
Poids démographique au sein de la MRC
2,0 %
2,1 %
2,2 %
2,1 %
0,1 %
0,1 %
-0,1 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,6
2,5
2,0
1,9
-3,8 %
-20,0 %
-5,0 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
235
175
225
125
33 004 $
30,9 %
23,0 %
29,6 %
16,5 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
130
285
140
75
165
16,4 %
35,8 %
17,6 %
9,4 %
20,8 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
0
100
240
0 %
29,4 %
70,6 %
Lieux de travail (2011)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
40
0
110
390
26,7 %
0 %
73,3 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements1996, 2001, 2006 et 2011
Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
49
Tableau DP2-9 - Notre-Dame-de-la-Merci - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
726
811
1 056
978
11,7 %
30,2 %
-7,4 %
Poids démographique au sein de la MRC
1,8 %
2,0 %
2,2 %
2,0 %
0,2 %
0,2 %
-0,2 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
80
95
140
185
245
245
8,2 %
9,7 %
14,3 %
18,9 %
25,1 %
25,1 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
335
375
520
490
11,9 %
38,7 %
-5,8 %
Poids démographique au sein de la MRC
2,0 %
2,1 %
2,4 %
2,2 %
0,1 %
0,3 %
-0,2 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,7
2,3
2,0
2,0
-14,8 %
-13,0 %
0 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
210
410
175
90
27 520 $
23,7 %
46,3 %
19,8 %
10,2 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
260
225
255
105
60
28,7 %
24,9 %
28,2 %
11,6 %
6,6 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
0
105
250
0 %
29,6 %
70,4 %
Lieux de travail (2011)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
35
115
90
450
14,6 %
47,9 %
37,5 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements1996, 2001, 2006 et 2011
Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
50
Tableau DP2-10 - Rawdon - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
8 254
8 648
10 058
10 416
4,8 %
16,3 %
3,6 %
Poids démographique au sein de la MRC
20,7 %
20,9 %
21,1 %
21,0 %
0,2 %
0,2 %
-0,1 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
1 480
1 115
2 165
1 835
1 670
2 175
14,2 %
10,7 %
20,8 %
17,6 %
61,0 %
20,9 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
3 395
3 715
4 250
4 535
9,4 %
14,4 %
6,7 %
Poids démographique au sein de la MRC
20,4 %
20,4 %
19,9 %
20,5 %
0 %
-0,5 %
0,6 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,8
2,8
2,3
2,2
0 %
-17,9 %
-4,3 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
2 405
2 715
1 740
1 215
29 735 $
29,8 %
33,6 %
21,5 %
15,1 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
2 460
2 195
1 625
1 215
1 085
28,7 %
25,6 %
18,9 %
142 %
12,6 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
50
1 210
3 525
1,0 %
25,3 %
73,7 %
Lieux de travail (2011)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
1 415
205
1 570
4 945
44,4 %
6,4 %
49,2 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements1996, 2001, 2006 et 2011
Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
51
Tableau DP2-11 - Saint-Alphonse-Rodriguez - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
2 461
2 691
3 152
3 134
9,3 %
17,1 %
-0,6 %
Poids démographique au sein de la MRC
6,2 %
6,5 %
6,6 %
6,3 %
0,3 %
0,1 %
-0,3 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
310
280
540
625
720
660
9,9 %
8,9 %
17,2 %
19,9 %
23,0 %
21,1 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
1 095
1 240
1 480
1 525
13,2 %
19,4 %
3,0 %
Poids démographique au sein de la MRC
6,6 %
6,8 %
6,9 %
6,9 %
0,2 %
0,1 %
0 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,6
2,5
2,1
2,0
-3,8 %
-16,0 %
-4,8 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
725
835
635
475
32 311 $
27,1 %
31,3 %
23,8 %
17,8 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
730
585
525
495
450
26,2 %
21,0 %
18,8 %
17,8 %
16,2 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
30
260
1 075
2,2 %
19,0 %
78,8 %
Lieux de travail (2011)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
95
80
620
1 465
11,9 %
10,1 %
78,0 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements1996, 2001, 2006 et 2011
Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
52
Tableau DP2-12 - Saint-Côme - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
1 921
1 923
2 161
2 198
0,1 %
12,4 %
1,7 %
Poids démographique au sein de la MRC
4,8 %
4,6 %
4,5 %
4,4 %
-0,2 %
-0,1 %
-0,1 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
215
190
425
420
470
475
9,8 %
8,6 %
19,3 %
19,1 %
21,4 %
21,6 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
780
840
1 005
1 045
7,7 %
19,6 %
4,0 %
Poids démographique au sein de la MRC
4,7 %
4,6 %
4,7 %
4,7 %
-0,1 %
0,1 %
0 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,5
2,6
2,1
2,1
4,0 %
-19,2 %
0 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
520
740
390
185
26 227 $
28,3 %
40,3 %
21,3 %
10,1 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
725
395
350
300
160
37,6 %
20,5 %
18,1 %
15,5 %
8,3 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
35
210
815
3,3 %
19,8 %
76,9 %
Lieux de travail (2011)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
290
105
170
1 095
51,3 %
18,6 %
30,1 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements1996, 2001, 2006 et 2011
Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
53
Tableau DP2-13 - Saint-Damien - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
1 777
1 983
2 178
2 020
11,6 %
9,8 %
-7,3 %
Poids démographique au sein de la MRC
4,5 %
4,8 %
4,6 %
4,1 %
0,3 %
-0,2 %
-0,5 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
230
150
375
305
470
480
11,4 %
7,4 %
18,6 %
15,1 %
23,3 %
23,8 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
770
920
1 010
980
19,5 %
9,8 %
-3,0 %
Poids démographique au sein de la MRC
4,6 %
5,1 %
4,7 %
4,4 %
0,5 %
-0,4 %
-0,3 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,7
2,5
2,1
2,0
-7,4 %
-16,0 %
-4,8 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES*
Revenu moyen des ménages (2005)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
740
480
300
170
17 613 $
43,8 %
28,4 %
17,8 %
10,1 %
-
Niveau de scolarité atteint (2006)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
755
435
380
180
165
39,4 %
22,7 %
19,8 %
9,4 %
8,6 %
Secteurs d'activités (2006)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
20
290
480
2,5 %
36,7 %
60,8 %
Lieux de travail (2006)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
80
65
355
805
16,0 %
13,0 %
71,0 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements1996, 2001, 2006 et 2011
Agence du revenu du Canada, Statistiques des codes de localité pour l'année d'imposition 2005 pour toutes les déclarations produites
* Les données de nature socio-économiques n'ont pu être mises à jour, car elles ont été supprimées de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
en raison de leur qualité ou leur confidentialité.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
54
Tableau DP2-14 - Saint-Donat - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
3 259
3 444
4 297
4 130
5,7 %
24,8 %
-3,9 %
Poids démographique au sein de la MRC
8,2 %
8,3 %
9,0 %
8,3 %
0,1 %
0,7 %
-0,7 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
405
350
600
725
925
1 115
9,8 %
8,5 %
14,5 %
17,6 %
22,4 %
27,0 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
1 445
1 590
2 020
2 030
10,0 %
27,0 %
0,5 %
Poids démographique au sein de la MRC
8,7 %
8,8 %
9,5 %
9,2 %
0,1 %
0,7 %
-0,3 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,6
2,5
2,1
2,0
-3,8 %
-16,0 %
-4,8 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
890
1 220
845
600
35 138 $
25,0 %
34,3 $
23,7 %
17,0 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
795
860
750
515
700
22,0 %
23,8 %
20,7 %
14,2 %
19,3 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
0
270
1 460
0 %
15,6 %
84,4 %
Lieux de travail (2011)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
600
20
330
1 735
63,2 %
2,1 %
34,7 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements1996, 2001, 2006 et 2011
Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
55
Tableau DP2-15 - Sainte-Béatrix - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
1 617
1 608
1 788
1 849
-0,6 %
11,2 %
3,4 %
Poids démographique au sein de la MRC
4,1 %
3,9 %
3,7 %
3,7 %
-0,2 %
-0,2 %
0 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
215
185
380
375
375
320
11,6 %
10,0 %
20,6 %
20,3 %
20,3 %
17,3 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
655
690
785
855
5,3 %
13,8 %
8,9 %
Poids démographique au sein de la MRC
3,9 %
3,8 %
3,7 %
3,9 %
-0,1 %
-0,1 %
0,2 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,7
2,7
2,2
2,2
0 %
-18,5 %
0 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
455
425
410
260
32 664 $
29,4 %
27,4 %
26,4 %
16,8 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
345
360
375
255
265
21,6 %
22,5 %
23,4 %
15,9 %
16,6 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
55
210
605
6,3 %
24,1 %
69,6 %
Lieux de travail (2011)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
70
95
345
900
13,7 %
18,6 %
67,7 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements1996, 2001, 2006 et 2011
Statistiques Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
56
Tableau DP2-16 - Sainte-Émélie-de-l'Énergie - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
1 437
1 500
1 681
1 644
4,4 %
12,1 %
-2,2 %
Poids démographique au sein de la MRC
3,6 %
3,6 %
3,5 %
3,3 %
0 %
-0,1 %
-0,2 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
210
150
305
300
305
370
12,8 %
9,1 %
18,6 %
18,2 %
18,6 %
22,5 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
625
680
770
760
8,8 %
13,2 %
-1,3 %
Poids démographique au sein de la MRC
3,8 %
3,7 %
3,6 %
3,4 %
-0,1 %
-0,1 %
-0,2 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,7
2,5
2,2
2,2
-7,4 %
-12,0 %
0 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
490
405
320
135
26 693 $
36,3 %
30,0 %
23,7 %
10,0 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
515
380
265
110
175
35,6 %
26,3 %
18,4 %
7,6 %
12,1 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
50
170
450
7,5 %
25,4 %
67,1 %
Lieux de travail (2006)*
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
190
125
190
735
37,6 %
24,8 %
37,6 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements 1996, 2001, 2006 et 2011
Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
* Les lieux de travail n'ont pas été mis à jour, car ces données n'apparaissent pas dans l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011. Seule la
population active totale a été mise à jour,
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
57
Tableau DP2-17 - Sainte-Marcelline-de-Kildare - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
1 221
1 279
1 423
1 567
4,8 %
11,3 %
10,1 %
Poids démographique au sein de la MRC
3,1 %
3,1 %
3,0 %
3,2 %
0 %
-0,1 %
0,2 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
275
135
355
270
260
270
17,5 %
8,6 %
22,7 %
17,2 %
16,6 %
17,2 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
510
550
635
690
7,8 %
15,5 %
8,7 %
Poids démographique au sein de la MRC
3,1 %
3,0 %
3,0 %
3,1 %
-0,1 %
0 %
0,1 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,6
3,0
2,2
2,3
15,4 %
-26,7 %
4,5 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
375
325
290
250
32 891 $
30,2 %
26,2 %
23,4 %
20,2 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
255
345
255
190
255
19,6 %
26,6 %
19,6 %
14,6 %
19,6 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
25
130
510
3,8 %
19,5 %
76,7 %
Lieux de travail (2011)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
20
105
255
690
5,3 %
27,6 %
67,1 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements1996, 2001, 2006 et 2011
Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
58
Tableau DP2-18 - Saint-Félix-de-Valois - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
5 437
5 465
5 755
6 029
0,5 %
5,3 %
4,8 %
Poids démographique au sein de la MRC
13,7 %
13,2 %
12,1 %
12,2 %
-0,5 %
-1,1 %
0,1 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
900
760
1 345
1 080
935
1 010
14,9 %
12,6 %
22,3 %
17,9 %
15,5 %
16,8 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
2 035
2 125
2 315
2 550
4,4 %
8,9 %
10,2 %
Poids démographique au sein de la MRC
12,2 %
11,7 %
10,8 %
11,5 %
-0,5 %
-0,9 %
0,7 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,8
3,0
2,5
2,3
7,1 %
-16,7 %
-8,0 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
1 355
1 455
1 280
735
30 432 $
28,1 %
30,2 %
26,5 %
15,2 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
1 375
1 155
1 280
730
490
27,3 %
23,0 %
25,5 %
14,5 %
9,7 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
285
650
2 215
9,0 %
20,6 %
70,4 %
Lieux de travail (2011)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
865
150
1 235
3 200
38,4 %
6,7 %
54,9 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements1996, 2001, 2006 et 2011
Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
59
Tableau DP2-19 - Saint-Jean-de-Matha - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
3 624
3 602
4 152
4 335
-0,6 %
15,3 %
4,4 %
Poids démographique au sein de la MRC
9,1 %
8,7 %
8,7 %
8,8 %
-0,4 %
0 %
0,1 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
475
485
780
810
825
955
11,0 %
11,2 %
18,0 %
18,7 %
19,0 %
22,0 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
1 460
1 525
1 845
1 945
4,5 %
21,0 %
5,4 %
Poids démographique au sein de la MRC
8,8 %
8,4 %
8,6 %
8,8 %
-0,4 %
0,2 %
0,2 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,7
2,9
2,2
2,1 %
7,4 %
-24,1 %
-4,5 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
1 055
1 135
785
565
29 014 $
29,8 %
32,0 %
22,2 %
16,0 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
1 190
730
880
525
400
32,0 %
19,6 %
23,6 %
14,1 %
10,7 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
50
425
1 380
2,7 %
22,9 %
74,4 %
Lieux de travail (2011)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
385
235
525
1 915
33,6 %
20,5 %
45,9 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements1996, 2001, 2006 et 2011
Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
60
Tableau DP2-20 - Saint-Michel-des-Saints - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
2 339
2 414
2 713
2 201
3,2 %
12,4 %
-18,9 %
Poids démographique au sein de la MRC
5,9 %
5,8 %
5,7 %
4,4 %
-0,1 %
-0,1 %
-1,3 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
280
185
410
420
455
460
12,7 %
8,4 %
18,6 %
19,1 %
20,7 %
20,9 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
930
1 020
1 175
980
9,7 %
15,2 %
-16,6 %
Poids démographique au sein de la MRC
5,6 %
5,6 %
5,5 %
4,4 %
0 %
-0,1 %
-1,1 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,7
2,8
2,2
2,2
3,7 %
-21,4 %
0 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES*
Revenu moyen des ménages (2005)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
730
650
420
290
21 697 $
34,9 %
31,1 %
20,1 %
13,9 %
-
Niveau de scolarité atteint (2006)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
825
435
510
255
270
35,9 %
19,0 %
22,2 %
11,1 %
11,8 %
Secteurs d'activités (2006)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
125
400
790
9,5 %
30,4 %
60,1 %
Lieux de travail (2006)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
945
55
35
1 320
91,3 %
5,3 %
3,4 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements1996, 2001, 2006 et 2011
Agence du revenu du Canada, Statistiques des codes de localité pour l'année d'imposition 2005 pour toutes les déclarations produites
* Les données de nature socio-économiques n'ont pu être mises à jour, car elles ont été supprimées de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
en raison de leur qualité ou leur confidentialité.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
61
Tableau DP2-21 - Saint-Zénon - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
1 146
1 180
1 379
1 115
3,0 %
16,9 %
-19,1 %
Poids démographique au sein de la MRC
2,9 %
2,8 %
2,9 %
2,3 %
-0,1 %
0,1 %
-0,6 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
105
75
175
210
265
265
9,4 %
6,7 %
15,7 %
18,8 %
23,8 %
23,8 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
515
555
655
550
7,8 %
18,0 %
-16,0 %
Poids démographique au sein de la MRC
3,1 %
3,1 %
3,1 %
2,5 %
0 %
0 %
-0,6 %
Nombre moyen de personnes par ménage
2,6
2,6
2,1
2,0
0 %
-19,2 %
-4,8 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES*
Revenu moyen des ménages (2005)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
450
310
210
90
20 428 $
42,5 %
29,2 %
19,8 %
8,5 %
-
Niveau de scolarité atteint (2006)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
405
230
270
160
145
33,5 %
19,0 %
22,3 %
13,2 %
12,0 %
Secteurs d'activités (2006)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
45
160
435
7,0 %
25,0 %
68,0 %
Lieux de travail (2006)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
150
175
100
640
35,3 %
41,2 %
23,5 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements1996, 2001, 2006 et 2011
Agence du revenu du Canada, Statistiques des codes de localité pour l'année d'imposition 2005 pour toutes les déclarations produites
* Les données de nature socio-économiques n'ont pu être mises à jour, car elles ont été supprimées de l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011
en raison de leur qualité ou leur confidentialité.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
62
Tableau DP2-22 - Territoire non organisé** - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
71
58
108
65
-18,3 %
86,1 %
-39,8 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
5
5
20
15
10
10
7,7 %
7,7 %
30,8 %
23,1 %
15,4 %
15,4 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
35
50
60
35
42,8 %
20,0 %
-41,7 %
Nombre de personnes par ménage
2,7
n/d
1,8
1,7
n/d
n/d
-5,5 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)*
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
25
45
15
0
0
29,4 %
53,0 %
17,6 %
0 %
0 %
Secteurs d'activités (2006)***
Primaire
Secondaire
Tertiaire
10
15
40
15,4 %
23,1 %
61,5 %
Lieux de travail (2006)***
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
0
40
20
80
0 %
66,7 %
33,3 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements 1996, 2001, 2006 et 2011
Agence du revenu du Canada, Statistiques des codes de localité pour l'année d'imposition 2005 pour toutes les déclarations produites
* Selon Statistiques Canada, « Lorsque des données sur le revenu sont présentées, les régions dont la population compte moins de 250 personnes, ou les
régions dont le nombre de ménages privés est inférieur à 40, les données sur le revenu sont alors supprimées. »
** Les données ont été relevées pour Saint-Guillaume-Nord uniquement
*** Les secteurs d'activités et les lieux de travail n'ont pas été mis à jour, car ces données n'apparaissent pas dans l'Enquête nationale auprès des ménages
(ENM) de 2011. Seule la population active totale a été mise à jour,
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
63
Tableau DP2-23 - Manawan - Profil de la population
CARACTÉRISTIQUES DÉMOGRAPHIQUES
Population
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
1 416
1 646
1 843
2 073
16,2 %
12,0 %
12,5 %
Groupes d'âge (2011)
0-14 ans
15-24 ans
25-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
815
425
515
190
75
60
39,2 %
20,4 %
24,7 %
9,1 %
3,6 %
2,9 %
Ménages
1996
2001
2006
2011
1996-2001
2001-2006
2006-2011
230
285
310
370
23,9 %
8,8 %
19,3 %
Nombre de personnes par ménage
4,2
n/d
6,0
5,5
n/d
n/d
-8,3 %
CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES
Revenu des particuliers (2010)
-15 000 $
15 000 à 29 999 $
30 000 à 49 999 $
50 000 et +
Revenu moyen
565
230
170
70
18 958 $
54,6 %
22,2 %
16,4 %
6,8 %
-
Niveau de scolarité atteint (2011)
Aucun certificat,
diplôme ou grade
Diplôme d'études
secondaires ou l'équivalent
Certificat ou diplôme
d'une école de
métiers
Études collégiales
Études universitaires
785
80
195
90
85
63,6 %
6,5 %
15,8 %
7,3 %
6,8 %
Secteurs d'activités (2011)
Primaire
Secondaire
Tertiaire
35
15
385
8,0 %
3,5 %
88,5 %
Lieux de travail (2011)
Dans la municipalité de
résidence
Dans une autre municipalité
de la MRC
À l'extérieur de la MRC
Population active totale
345
0
0
485
100 %
0 %
0 %
-
Sources : Statistique Canada, Recensements 1996, 2001, 2006 et 2011
Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM), Profil de la population autochtone de l'ENM, 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
64
2.2.11 La population autochtone
La réserve atikamekw de Manawan a obtenu le statut de réserve en 1906 et est située sur le territoire non organisé de la MRC. La
communauté atikamekw habite cette localité qui couvre près de 8 km², localisée à environ 85 kilomètres au nord de la municipalité
de Saint-Michel-des-Saints et à 120 kilomètres à l'ouest de l'Agglomération de La Tuque. L'accès par le sud pour cette communauté
se fait d'abord par la Route 131 jusqu'à Saint-Michel-des-Saints. Plus au nord, le chemin de Manawan, dont la qualité varie selon
les saisons, permet d'accéder à la réserve.
D'après le recensement 2011, 2 073 Atikamekws vivent à Manawan. De plus, pour les 15 années précédant le recensement, le
rythme de croissance a globalement augmenté. Lors de la période quinquennale 1996-2001, le taux de croissance de la population
était le plus élevé de toute la Matawinie (16,2 %), mais ce taux est revenu plus près de la moyenne de la MRC pour la période
2001-2006 (12,0 %) et s'est maintenu pour la période 2006-2011 (12,5 %). De plus, cette réserve a une densité de population
extrêmement élevée, soit de 267,9 habitants par kilomètre carré.
Contrairement au profil démographique de la MRC et à la tendance
démographique québécoise, la population atikamekw tend à rajeunir. En
effet, toujours selon le recensement 2011, la cohorte des 0-14 ans compte
pour 39,2 % de la population. De plus, les individus âgés de 15 à 24 ans
représentent 20,4 % de la population. En fait, 84,4 % des Atikamekws de
Manawan ont moins de 45 ans, ce qui en fait une communauté très jeune.
Les emplois sont principalement liés au secteur tertiaire, dans une proportion de 88,5 %. Les emplois reliés aux ressources
représentent 8,0 % et ceux du secteur de l'industrie et de la transformation, 3,5 %.
Les activités économiques ne sont que très peu liées aux activités traditionnelles. Celles-ci sont principalement exercées à titre de
loisir. Toutefois pour certains, elles demeurent leur emploi à temps plein ou temporaire. Il en est ainsi pour les guides employés
par les gestionnaires de pourvoirie, les trappeurs et les artisans.
L'employeur le plus important de la communauté est le Conseil de bande, qui emploie 260 travailleurs dans les secteurs de
l'éducation, de la santé, des services publics et de l'administration. Un autre secteur d'activités important est l'aménagement
forestier. En effet, la communauté de Manawan a obtenu du gouvernement du Québec une convention d'aménagement forestier
(CvAF) qui lui permet la coupe de 10 000 à 15 000 m³ par an, sur un territoire de 184,5 km². Le principal employeur de ce secteur
est Services forestiers Manawan, comptant une cinquantaine de travailleurs. Enfin, l'ethnotourisme est un secteur de
développement prometteur pour la communauté. Tourisme Manawan, organisme officiel à but non lucratif créé en 2008, a mis en
place le site Matakan, site traditionnel amérindien en pleine nature au lac Kempt, qui propose aux visiteurs une expérience de
tourisme équitable et durable, comprenant des activités d'apprentissage, d'aventures et d'échanges culturels.3
2.2.12 La population saisonnière
La villégiature, telle qu'on la retrouve en Matawinie, répond à des attentes précises. Les attraits naturels de la région ont attiré les
villégiateurs et les municipalités ont tenté de s'adapter à cette nouvelle clientèle. Pour la majorité des propriétaires de chalet, leur
volonté d'avoir une résidence secondaire est conditionnée par le désir d'habiter un lieu tranquille, généralement à proximité d'un
lac ou d'un cours d'eau, leur permettant ainsi de se détendre dans un cadre naturel.
En 2016, il a été estimé que la population de villégiateurs pouvait compter environ 49 277 personnes4 pour 49 968 résidents
permanents5. Ainsi, en période estivale pour l'année 2016, la population totale de la MRC comptait 99 245 personnes, ce qui en
résulte une proportion approximative de un résident permanent pour un villégiateur. Le Tableau DP2-24 indique la population
saisonnière pour chacune des municipalités.
3 Source : CRRNT de Lanaudière, PRDIRT de Lanaudière, 2011, 212 pages
4 La population saisonnière est calculée à partir du nombre de personnes par ménage en Matawinie en 2016 (2,1), multiplié par le nombre de non-résidents,
déterminés à partir des rôles d'évaluation de la MRC de Matawinie en date du 27 janvier 2017.
5 MAMOT, Décret 1099-2016 concernant la population des municipalités en vigueur au 1er janvier 2017, 21 décembre 2016
Le recensement de 2016 marque une
augmentation de la population atikamekw
plus âgée. Bien que les individus âgés de 0
à 45 ans demeurent en majorité avec près
de 80 % de la population, les préretraités et
les retraités représentent 22 % de la
population, une augmentation de 6,4 % par
rapport à 2011
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
65
Tableau DP2-24 - Population saisonnière - MRC de Matawinie
Municipalité
Nombre de non-
résidents1
Facteur
multiplicateur2
Population
saisonnière
Population
permanente3
Population totale en
haute saison
Chertsey
3 391
2,1
7 121
5 024
12 145
Entrelacs
1 073
2,1
2 253
938
3 191
Notre-Dame-de-la-Merci
1 221
2,1
2 564
976
3 540
Rawdon
1 891
2,1
3 971
11 281
15 252
Saint-Alphonse-Rodriguez
1 668
2,1
3 503
3 197
6 700
Saint-Côme
1 939
2,1
4 072
2 374
6 446
Saint-Damien
1 453
2,1
3 051
2 029
5 080
Saint-Donat
4 335
2,1
9 104
4 122
13 226
Sainte-Béatrix
601
2,1
1 262
1 971
3 233
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
707
2,1
1 485
1 681
3 166
Sainte-Marcelline-de-Kildare
444
2,1
932
1 639
2 571
Saint-Félix-de-Valois
470
2,1
987
6 516
7 503
Saint-Jean-de-Matha
1 091
2,1
2 291
4 594
6 885
Saint-Michel-des-Saints
1 657
2,1
3 480
2 428
5 908
Saint-Zénon
1 524
2,1
3 200
1 198
4 398
Total MRC municipalisée
23 465
-
49 277
49 968
99 245
1 Le nombre de non-résidents est calculé à partir du rôle d'évaluation, en date du 27 janvier 2017, selon un tri des données suivantes :
a) Case postale différente de la municipalité
b) Codes CUBF utilisés : 1000 (Logement), 1100 (Chalet ou maison et villégiature), 1200 (Maison mobile, roulotte)
2 Le facteur multiplicateur provient du nombre de personnes par ménage en Matawinie, Recensement 2016 de Statistiques Canada
3 La population permanente est issue du décret 1099-2016 concernant les populations des municipalités en vigueur au 1er janvier 2017 du gouvernement du Québec
(21 décembre 2016)
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
66
Le Tableau DP2-25, pour sa part, présente l'évolution de la population saisonnière sur une période approximative de 10 ans. Ces
données sont issues des rôles d'évaluation de la MRC de Matawinie pour les années 2007, 2013 et 2017.
Tableau DP2-25 - Évolution de la population saisonnière entre 2007 et 2017
Population saisonnière
Municipalité
2007
2013
2017
Variation
2007-2017
Chertsey
5 176
5 049
7 121
37,5 %
Entrelacs
1 514
1 665
2 253
48,8 %
Notre-Dame-de-la-Merci
1 704
1 863
2 564
50,5 %
Rawdon
3 244
3 086
3 971
22,4 %
Saint-Alphonse-Rodriguez
2 407
2 453
3 503
45,5 %
Saint-Côme
2 193
2 549
4 072
85,7 %
Saint-Damien
2 294
2 204
3 051
33,0 %
Saint-Donat
5 520
5 684
9 104
65,0 %
Sainte-Béatrix
1 120
1 047
1 262
12,7 %
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
981
1 027
1 485
51,4 %
Sainte-Marcelline-de-Kildare
741
759
932
25,8 %
Saint-Félix-de-Valois
631
763
987
56,4 %
Saint-Jean-de-Matha
1 730
1 680
2 291
32,4 %
Saint-Michel-des-Saints
2 112
2 483
3 480
64,8 %
Saint-Zénon
1 956
2 310
3 200
63,6 %
Total MRC municipalisée
33 323
34 622
49 277
47,9 %
Source : Rôle d'évaluation de la MRC de Matawinie, 2001, 2007, 2013
2.3
LE PROFIL ÉCONOMIQUE
Ces données ont été tirées de l'Enquête nationale auprès des ménages de 2011 de Statistique Canada, qui utilise le Système de
classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN) de 2007 et la Classification nationale des professions pour statistiques
de 2011.
2.3.1 Le domaine d'emploi
Le domaine d'emploi est établi selon la nature générale de l'activité de l'établissement où travaille la personne recensée. En 2011,
les secteurs dans lesquels se concentrent les travailleurs de la MRC de Matawinie sont :
Secteur primaire :
−
Agriculture et autres industries relatives aux ressources : 3,6 %;
Secteur secondaire :
−
Industries de la fabrication et de la construction : 21,2 %;
Secteur tertiaire :
−
Commerce de gros et de détail : 17,1 %;
−
Finance et services immobiliers : 4,2 %;
−
Soins de santé, services sociaux et services d'enseignement : 18,3 %;
−
Administrations publiques : 5,2 %;
−
Autres services/industries : 30,4 %.
Le secteur tertiaire est le plus grand pourvoyeur d'emplois puisque près de 75 % de la population active y travaille. Le secteur
secondaire est le deuxième pourvoyeur d'emplois, occupant 21 % de la population active. Finalement, le secteur primaire (3,6 %)
dépend fortement des industries liées à l'agriculture et à la foresterie qui emploient la majorité des travailleurs liés à l'exploitation
des ressources naturelles.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
67
2.3.2 La catégorie professionnelle
La catégorie professionnelle fait référence au genre de travail que font les personnes. Celui-ci est défini d'après le type d'emploi
déclaré par le recensé et la description des tâches les plus importantes qui s'y rattachent. Ainsi, en 2011, les gens qui ont un emploi
de type professionnel œuvrent dans :
Secteur primaire
−
Professions propres au secteur primaire : 3,0 %;
Secteur secondaire :
−
Métiers, transport et machinerie : 22,9 %;
−
Transformation, fabrication et services d'utilité publique : 5,1 %;
Secteur tertiaire :
−
Gestion : 9,1 %;
−
Affaires, finance et administration : 13,2 %;
−
Sciences naturelles et appliquées et professions apparentées : 2,7 %;
−
Santé : 5,6 %;
−
Sciences sociales, enseignement, administration publique et religion : 10,1 %;
−
Arts, culture, sports et loisirs : 2,5 %.
−
Ventes et services : 25,8 %;
2.3.3 Le dynamisme et le positionnement du secteur primaire de l'économie
Le secteur primaire de l'économie matawinienne relève des activités productives non transformatrices, telles l'agriculture et la
foresterie. Le Tableau DP2-26 présente le nombre de personnes occupées de 15 ans et plus dans le secteur primaire en Matawinie.
Tableau DP2-26 - Personnes occupées de 15 ans et plus dans le secteur primaire, MRC de Matawinie, 2006
Secteur
Nombre de
personnes
Proportion
Agriculture et pêche
720
80,4 %
Foresterie et exploitation forestière
130
14,5 %
Extraction minière, de pétrole et de gaz
45
5,0 %
Total - Secteur primaire
895
4,3 %
Total des industries
20 685
100,0 %
Source : Statistique Canada, recensement 2006, Compilation spéciale Emploi-Québec Lanaudière
À la lecture du Tableau DP2-26, on constate que le secteur agricole comprend la majorité des emplois du secteur primaire, avec
une proportion de 80,4 %. Le secteur primaire en lui-même représente 4,3 % des toutes les industries confondues en Matawinie.
Concernant le secteur de la foresterie et de l'exploitation forestière, il faut souligner qu'au mois d'août 2006, soit trois mois après
le recensement 2006 de Statistique Canada, la crise forestière sévissait, ce qui a occasionné plusieurs pertes d'emploi. Depuis, la
réouverture de la scierie à Saint-Michel-des-Saints a permis l'embauche d'une cinquantaine de personnes. Par contre, les séquelles
de la crise forestière étaient encore visibles lors du recensement 2011, principalement au niveau de la population de Saint-Michel-
des-Saints et de Saint-Zénon. Cependant, la situation actuelle s'améliore. En effet, la relance de la Scierie Saint-Michel et plusieurs
projets en cours, notamment une usine de granule pour la mise en valeur de la biomasse forestière, laissent entrevoir un avenir
plus positif.
2.3.4 Le dynamisme et le positionnement du secteur secondaire de l'économie
Les activités économiques secondaires sont reliées aux secteurs industriel, manufacturier et de la construction, c'est-à-dire les
industries œuvrant dans la transformation de la matière première en produits finis. Le Tableau DP2-27 présente le nombre de
personnes occupées de 15 ans et plus dans le secteur secondaire en Matawinie.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
68
Tableau DP2-27 - Personnes occupées de 15 ans et plus dans le secteur secondaire, MRC de Matawinie, 2006
Secteurs
Nombre de
personnes
Proportion
Construction
1 860
36,8 %
Aliments
420
8,3 %
Boissons et tabac
10
0,2 %
Textiles
20
0,4 %
Produits textiles
20
0,4 %
Vêtements
110
2,2 %
Cuir
15
0,3 %
Bois
855
16,9 %
Papier
75
1,5 %
Impression et activités connexes
90
1,8 %
Pétroles et charbon
20
0,4 %
Chimiques
30
0,6 %
Plastique et caoutchouc
420
8,3 %
Produits minéraux non métalliques
130
2,6 %
Première transformation des métaux
110
2,2 %
Produits métalliques
220
4,4 %
Machines
160
3,2 %
Produits informatiques et électroniques
20
0,4 %
Matériel, appareils et composants électriques
35
0,7 %
Matériel de transport
155
3,1 %
Meubles
175
3,5 %
Activités diverses de fabrication
100
2,0 %
Total - Secteur secondaire
5 050
24,4 %
Total des industries
20 685
100,0 %
Source : Statistique Canada, recensement 2006, Compilation spéciale Emploi-Québec Lanaudière
D'après le Tableau DP2-27, la MRC de Matawinie présente une certaine concentration d'activités du secteur secondaire sur son
territoire. Parmi toutes les activités secondaires confondues, la catégorie la plus représentative est celle reliée à la construction.
En effet, le secteur de la construction emploie 36,8 % des travailleurs du secteur secondaire. Le secteur secondaire en lui-même
représente 24,4 % de toutes les industries confondues en Matawinie.
En ce qui concerne les autres activités secondaires, on observe que les secteurs des aliments, du bois, du plastique et caoutchouc
et des produits métalliques sont les plus importants après le secteur de la construction, avec une proportion confondue de 37,9 %.
À l'inverse, les secteurs des boissons et tabac, des textiles et produits textiles, du cuir, du pétrole et charbon, des chimiques, des
produits informatiques et électroniques et du matériel, appareils et composants électriques sont ceux qui représentent une
proportion de moins de 1 % des travailleurs du secteur secondaire.
2.3.5 Le dynamisme et le positionnement du secteur tertiaire de l'économie
Le secteur tertiaire regroupe principalement les activités de services. Statistique Canada classe ce secteur en trois thèmes
principaux :
−
Services à la production (transport, commerce de gros, finance et assurance);
−
Services à la consommation (commerce de détail, hébergement, restauration et service personnel);
−
Services gouvernementaux (administration publique, enseignement et service médical).
Le Tableau DP2-28 présente le nombre de personnes occupées de 15 ans et plus dans le secteur tertiaire en Matawinie.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
69
Tableau DP2-28 - Personnes occupées de 15 ans et plus dans le secteur tertiaire, MRC de Matawinie, 2006
Secteur
Nombre de
personnes
Proportion
Services publics
170
1,2 %
Commerce de gros
790
5,4 %
Commerce de détail
2 625
17,8 %
Transport et entreposage
1 155
7,8 %
Information et culture
200
1,4 %
Finance et assurances
655
4,4 %
Immobiliers et location
215
1,5 %
Services professionnels scientifiques et techniques
620
4,2 %
Services aux entreprises
10
0,1 %
Services administratifs soutien et gestion
665
4,5 %
Services d'enseignement
1 395
9,5 %
Soins de santé et assistance sociale
2 075
14,1 %
Arts, spectacles et loisirs
460
3,1 %
Hébergement et restauration
1 340
9,1 %
Autres services
1 365
9,3 %
Administrations publiques
995
6,8 %
Total - Secteur tertiaire
14 735
71,2 %
Total des industries
20 685
100,0 %
Source : Statistique Canada, recensement 2006, Compilation spéciale Emploi-Québec Lanaudière
La catégorie du commerce de détail regroupe le plus grand nombre de travailleurs du secteur tertiaire avec une proportion de
17,8 %. Le secteur tertiaire en lui-même représente 71,2 % de toutes les industries confondues en Matawinie, ce qui constitue de
très loin le domaine d'activité le plus important de la MRC.
Les catégories de services d'enseignement, de soins de santé et assistance sociale, d'hébergement et restauration et les autres
services emploient pour leur part 42 % des travailleurs du secteur tertiaire. À l'inverse, les secteurs des services publics, de
l'information et culture, de l'immobilier et location et des services aux entreprises ont des proportions respectives de moins de 2 %
des travailleurs.
Au-delà des données démographiques et de l'importance de la trame tertiaire, on retrouve sur le territoire de la Matawinie
15 municipalités différentes les unes des autres, tant par leur positionnement sur l'échiquier régional que par leur structure socio-
économique. En revanche, les municipalités ont toutes un point en commun : chacune partage à divers niveaux leur espace
économique avec d'autres municipalités, qu'elles soient situées à l'intérieur ou à l'extérieur de la région. Ainsi, les critères de
distance-temps, de la qualité du réseau routier, de l'emploi et de l'éventail des services offerts peuvent entrer en considération
dans le choix des destinations qui sont privilégiées.
2.3.6 La caractérisation du milieu industriel
Le territoire de la MRC de Matawinie regroupe plusieurs zones industrielles, certaines rendues à maturité alors que d'autres
amorcent leur mise en marché. Actuellement, seules les municipalités de Rawdon et de Saint-Félix-de-Valois disposent de parcs
industriels organisés offrant certains services municipaux et accueillants déjà une base d'entreprises manufacturières. Ailleurs sur
le territoire, on retrouve des zones industrielles à l'échelle municipale. Le défi du Schéma d'aménagement et de développement
révisé est donc de positionner de manière optimale le développement industriel par l'entremise des grandes affectations du territoire
et des usages autorisés qui pourront par la suite se traduire dans les outils d'urbanisme des municipalités.
La caractérisation présente donc, dans un premier temps, les parcs industriels déjà existants, en donnant tous les détails de ces
derniers, tels la municipalité, le type de propriété, les principaux axes routiers desservant la zone, la superficie totale, la superficie
disponible, la topographie, la capacité portante des sols, les services municipaux disponibles de même que les autres services
publics, le nombre d'emplois dans le parc industriel, la liste des entreprises implantées dans la zone et finalement, le potentiel
d'attraction de la zone. Ces données sont consignées dans les tableaux DP2-29, DP2-30, DP2-31, DP2-32 et DP2-33.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
70
Dans un deuxième temps, le Tableau DP2-34 présente l'ensemble des autres zones industrielles du territoire en identifiant la
municipalité, la vocation de la zone, la superficie totale, la superficie disponible, les facteurs de localisation et les services offerts
dans la zone.
Notons que les principaux facteurs de localisation recherchés par les entreprises manufacturières sont :
−
Le bassin de main-d'œuvre qualifiée;
−
La proximité des grands centres;
−
La fluidité des accès routiers.
Actuellement, la capacité d'attraction des parcs industriels de la Matawinie est relativement faible, comparativement aux parcs
industriels qui se sont développés récemment dans la couronne nord de Montréal, soit Laval, Terrebonne et Blainville/Sainte-
Thérèse.
La vocation première des zones industrielles et parcs industriels est donc d'assurer la rétention des entreprises locales qui sont en
croissance et qui auront, un jour ou l'autre, besoin de se réimplanter dans des infrastructures mieux adaptées à leur volume
d'affaires. On doit également souligner la présence non négligeable, sur le territoire, d'entreprises exploitant les ressources
naturelles, qui se spécialisent dans la première et la seconde transformation du bois et qui consomment beaucoup d'espace.
Comme le Québec n'est toujours pas sorti de la crise forestière qui perdure depuis 2006, la MRC se doit de compter sur une
diversification économique pour assurer le développement des parcs industriels et des zones industrielles. Cependant, il est
important de s'assurer de pouvoir subvenir aux besoins des usines de sciage et de deuxième transformation du bois lorsque cette
industrie sera relancée et que de nouveaux besoins et projets émergeront.
a)
Les parcs industriels existants
Tableau DP2-29 - Zone industrielle des Cascades à Rawdon
Informations générales
Municipalité : Rawdon
Type de propriété : Privée
Identification de la zone : Zone industrielle des Cascades
Principaux axes routiers : Routes 125 / 341
Le terrain
Superficie totale : 60 702 m²
Topographie : Faible dénivellation
Superficie disponible : 28 327 m² (47 %)
Capacité portante des sols : Bonne
Les services
Services municipaux disponibles : Aucun
Autres services : Gaz naturel disponible à proximité
Internet haute vitesse
Informations relatives aux entreprises
Nom de l'entreprise
Type d'activités
Nombre d'emplois
Béton Louis-Cyr
Manufacturier / Transport
6
Canot Rawdon
Manufacturier / Commercial
5
Les entreprises Patric Brunet Marine
Commercial
4
Liquidation 125
Commerce de détail
16
Techsport inc.
Manufacturier - Équipement sportif
11
Transport Carroll
Transport
20
Potentiel d'attraction de la zone
La principale force de cette zone industrielle est certainement sa proximité des grands axes routiers (Route 125). Cependant,
comme aucun service municipal n'est disponible dans cette zone et que la superficie disponible est tout de même modeste, il
est peu probable qu'une entreprise d'envergure vienne s'y établir. La capacité d'attraction de cette zone est donc qualifiée de
niveau faible.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
71
Tableau DP2-30 - Secteur 348 / Rue Albert à Rawdon
Informations générales
Municipalité : Rawdon
Type de propriété : Privée
Identification de la zone : Secteur 348 / Rue Albert
Principaux axes routiers : Route 348
1re Avenue
Le terrain
Superficie totale : 36 000 m²
Topographie : Accidentée
Superficie disponible : 0 m²
Capacité portante des sols : Bonne
Les services
Services municipaux disponibles : Aucun
Autres services : Gaz naturel disponible à proximité
Internet haute vitesse
Informations relatives aux entreprises
Nom de l'entreprise
Type d'activités
Nombre d'emplois
Centre de transfert des résidus domestiques
dangereux de la MRC de Matawinie
Gestion des matières résiduelles
2
Conception RB
Manufacturier - Assemblage de produits
électriques et électroniques
4
Marine Riopel
Assemblage de bateaux électriques
2
Novembal-Tetrapack
Manufacturier - Plastique
65
Rawdon Auto Perfection
Service - Mécanique
4
Recybec
Manutention - Conditionnement
1
Sirius
Manufacturier - Moule et moulage plastique
10
Yucca Riviera
Restauration
3
Potentiel d'attraction de la zone
Le potentiel d'attraction de cette zone réside principalement dans la présence d'un édifice partiellement désaffecté (motel
industriel) qui est actuellement sur le marché pour location ou pour vente. Autrefois une usine de Produits de sécurité North, qui
était alors un des plus importants employeurs de la Matawinie avec 90 travailleurs à temps plein, cet emplacement pourrait
permettre d'attirer une entreprise manufacturière d'une cinquantaine d'emplois même si l'emplacement est contigu à une zone
résidentielle. Par ailleurs, la topographie du terrain fait en sorte que les coûts de construction dans cette zone risquent d'être
plus élevés que dans des zones moins accidentées.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
72
Tableau DP2-31 - Parc industriel de Rawdon
Informations générales
Municipalité : Rawdon
Type de propriété : Municipale
Identification de la zone : Parc industriel de Rawdon
Principaux axes routiers : Route 337
Le terrain
Superficie totale : 101 171 m²
Topographie : En partie accidentée, en partie plat
Superficie disponible : 18 360 m² (18 %)
Capacité portante des sols : De très bonne à excellente
(roc peu profond)
Les services
Services municipaux disponibles : Aqueduc
Autres services : Internet haute vitesse
Informations relatives aux entreprises
Nom de l'entreprise
Type d'activités
Nombre d'employés
Armoires Héritage
Manufacturier - Ébénisterie
4
Assemblage Plastique Rawdon
Manufacturier - Plastique
7
Clôture M.T.
Service - Installation de clôture
5
Distribution DBBL
Service d'entreposage
1
Industries AMR
Manufacturier - Métal
20
Garage Pascal Gadbois
Service - Mécanique
4
Gouttières Montcalm
Commerce - Vente / Installation de
gouttières
4
Impression Commerciale
Manufacturier - Imprimerie
1
Les Glaces Polaires
Manufacturier - Alimentaire
1
Ménard et filles
Service d'entretien / aménagement
paysager
2
Plastique Romolco Ltée
Manufacturier - Plastique
19
Pompes Cascades
Commerce - Plomberie
3
Préville Vision Confort
Manufacturier - Portes et fenêtres
26
Produits sanitaires Montcalm
Manufacturier / Distribution
11
Rawdon Métal
Manufacturier - Métal
6
Transport Pelletier
Transport
4
Travaux publics Rawdon
Services municipaux
10
Usifab
Manufacturier - Métal
15
Potentiel d'attraction de la zone
Ce site est certainement celui qui offre le meilleur potentiel de développement à Rawdon. La capacité portante des sols, la
présence de l'aqueduc et le peu de risques de conflits d'usage avec le voisinage en font un parc industriel digne de ce nom
avec un bon potentiel d'attraction pour de petites entreprises locales. La visibilité de la route principale (Route 337) pour la
majorité des bâtiments est également un atout. Finalement, la faiblesse de cette zone est sa topographie partiellement
accidentée limitant les constructions de grandes dimensions. Cependant, au nord de la zone industrielle, les terrains non
développés du côté ouest de la Route 337 pourraient s'avérer une alternative intéressante pour augmenter l'offre d'espaces
industriels à Rawdon. Offrant des terrains beaucoup moins accidentés que le secteur industriel actuel, cette zone pourrait
permettre un développement industriel soutenu sur plusieurs années.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
73
Tableau DP2-32 - Parc industriel de Saint-Félix-de-Valois
Informations générales
Municipalité : Saint-Félix-de-Valois
Type de propriété : Municipale
Identification de la zone : Parc industriel de Saint-Félix-de-
Valois
Principaux axes routiers : Route 131
Le terrain
Superficie totale : 207 263 m²
Topographie : Plat
Superficie disponible : 138 000 m² (67 %)
Capacité portante des sols : Bonne
Les services
Services municipaux disponibles : Aqueduc
Autres services : Internet haute vitesse
Informations relatives aux entreprises
Nom de l'entreprise
Type d'activités
Nombre d'employés
Compagnie de transport
Services - Transport
1
Construction Mario Rainville
Construction
18
Écocentre St-Félix
Centre de tri
2
Guilbobois
Manufacturier - Scierie
1
PEL
Manufacturier - Meubles
38
Plastiques Rotospec
Manufacturier - Plastique
6
Roulottes de chantier
Service - Réparation de roulottes de
chantier
1
SENA Design (Meubles J. Parent)
Manufacturier - Meubles
19
Potentiel d'attraction de la zone
Ce site offre un bon potentiel de développement. La capacité portante des sols, la présence de l'aqueduc et le peu de risques
de conflits d'usage avec le voisinage en font un parc industriel ayant une certaine capacité d'attraction. De plus, la proximité
avec la ville de Joliette et l'accès relativement rapide au réseau autoroutier permettent à ce parc industriel d'avoir un certain
potentiel d'attraction pour des entreprises locales œuvrant à l'intérieur d'un marché régional. La proximité d'un important bassin
d'entreprises agricoles et de ressources forestières représente la principale opportunité d'implantation dans cette zone
industrielle. Par contre, le peu de visibilité offert aux entreprises qui s'installent à l'intérieur du parc défavorise grandement la
venue d'entreprises d'envergure de même que les entreprises à vocation mixte (industrielle et commerciale). L'ajout d'un
incubateur industriel pourrait largement contribuer à favoriser le développement de ce secteur en accueillant de petites
entreprises en démarrage, qui, à moyen terme, pourront s'installer à proximité de l'incubateur. Soulignons, en terminant, que la
municipalité de Saint-Félix-de-Valois dispose de très grandes superficies de terrain en zone commerciale qui peuvent subvenir
aux besoins des entreprises à vocation mixte.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
74
Tableau DP2-33 - Parc industriel de Chertsey
Informations générales
Municipalité : Chertsey
Type de propriété : Privée
Identification de la zone : Parc industriel de Chertsey
Principaux axes routiers : Route 125
Le terrain
Superficie totale : 2 064 914 m²
Topographie : Plat
Superficie disponible : 1 841 314 m² (89 %)
Capacité portante des sols : Non disponible
Les services
Services municipaux disponibles : Aucun
Autres services : Aucun
Informations relatives aux entreprises
Nom de l'entreprise
Type d'activités
Nombre d'emplois
Compo Recycle
Valorisation de matières résiduelles
70
Potentiel d'attraction de la zone
Ce site offre un potentiel de développement mitigé, d'abord parce que la seule entreprise opérant dans cette zone en est une
de traitement des matières résiduelles et, ensuite, parce que la main-d'œuvre disponible à proximité est peu abondante. Le
potentiel de développement de cette zone se situe dans des activités connexes à l'entreprise, tels l'excavation, le transport ou
l'exploitation de carrière/sablière. D'ailleurs, un projet de carrière est à l'étude sur un lot public intramunicipal, dont la gestion a
été déléguée à la MRC. Cette exploitation servirait à la construction du prolongement de l'Autoroute 25 entre Saint-Esprit et
Rawdon. Finalement, comme 12 propriétaires différents se partagent la superficie de la zone, il sera difficile de coordonner le
développement de cette zone à des fins industrielles de façon concertée, si ce n'est qu'au moment où un promoteur se portera
acquéreur de plusieurs lots, accessibles par la Route 125.
b)
Synthèse du portrait industriel de la MRC de Matawinie
Il semble évident que le développement industriel du territoire passe par les entreprises locales en expansion qui devront se
réimplanter au cours des prochaines années ainsi que par l'entrepreneuriat des résidents et villégiateurs de la Matawinie. Il est
donc primordial de s'assurer que les municipalités auront la capacité de subvenir aux besoins à moyen terme de ces entreprises
locales de leur territoire. Le territoire de la MRC de Matawinie ne disposant d'aucun parc industriel d'envergure, il est également
nécessaire de consolider les zones prévues à cet effet et de prévoir des zones de débordement pour les secteurs industriels
approchant la saturation.
De plus, il serait utopique d'espérer un développement industriel intense en Matawinie avant que le réseau routier ne se soit lui-
même développé pour permettre un accès plus rapide et efficace aux grands centres. Dans cette optique, le MTMDET prévoit,
dans un avenir relativement rapproché, prolonger l'Autoroute 25 jusqu'à Rawdon de façon à permettre une circulation à quatre (4)
voies entre Saint-Esprit et Rawdon, à l'intersection de la Route 348. L'aménagement de telles infrastructures permettrait alors un
accès rapide et très efficace de Rawdon à la région métropolitaine, qui pourrait ainsi rendre la ville de Rawdon beaucoup plus
attrayante en tant que destination potentielle pour des entreprises de Montréal et de sa couronne nord cherchant à déménager.
c)
L'inventaire des zones industrielles municipales
Le Tableau DP2-34 décrit de façon sommaire les zones industrielles établies par règlement dans chacune des municipalités.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
75
Tableau DP2-34 - Inventaire des zones industrielles sur le territoire de la MRC de Matawinie
Municipalité
Identification
Usages permis
Superficie totale de la
zone (m2)
%
d'occupation
Localisation
Entrelacs
Zone
Légère
591 250 m2
0 %
Route 125 / 25e Avenue
Notre-Dame-de-la-Merci
Zones 185, 190
54000 - Industrie extractive (Granit)
27 620 000 m2
0 %
Au nord et au sud du lac Georges
Zone 255
51000 - Industrie sans nuisance
52000 - Industrie à nuisance limitée
130 000 m2
(tenure privée)
23 %
Route 125 / Chemin Dufresne
Saint-Alphonse-Rodriguez
Zone 601
Légère / Sablière
n/d
100 %
Route 337
Route 343
Saint-Côme
Zone
Lourde
539 961 m2
100 %
Chemin Notre-Dame-de-la-Merci
Route 343
Saint-Donat
I02-22
Industrie légère
31 565 m2
100 %*
Chemin des Ancêtres / Route 125
Sainte-Béatrix
Lot 231
Légère / Moyenne / Lourde /
Sablière / Carrière
+/- 300 000 m2
73 %
Rang Sainte-Cécile
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Zone I1-1, I1-2, I1-3,
I2-1, I2-2
Légère
284 644 m2
100 %
Route 131 / Chemin Saint-Damien
Sainte-Marcelline-de-Kildare
Patrick Morin
Industriel
120 000 m2
100 %
Route 343 / 9e Rang
Saint-Jean-de-Matha
INL-2
INE-1, INL-1
Lourde
560 429 m2
100 %
Route 131 / Rang St-Guillaume
Rang Saint-François
Saint-Michel-des-Saints
Zone I2
Industriel
2 109 040 m2
100 %**
Rue St-Georges / Rue des Aulnaies
Zone I1
Mixte : Commercial et industriel léger
628 256 m2
3 %
Route 131 / Chemin Sagacité
Saint-Zénon
Zone
n/d
Act. : 6 193 000 m2
Proj. : 435 700 m2
0,4 %
0 %
Route 131 / Chemin Champagne
Rang Sainte-Louise Sud / Chemin
Lachance
* Unimin Canada, qui a cessé ses opérations, détient 928 000 m2 de terrains adjacents à la zone industrielle actuelle, superficie qui pourrait être mise en vente pour un développement industriel futur.
** La zone I2 est occupée à 41 % par TAG (874 340 m²) et à 59 % par Louisiana Pacific (1 234 700 m²)
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
76
2.4
LE PROFIL DU CADRE BÂTI
2.4.1 Le logement permanent
En 2006, le nombre de logements privés occupés est établi à 21 465 sur le territoire de la MRC de Matawinie, c'est-à-dire habités
en permanence par un ménage. 81 % de ceux-ci sont possédés, alors que 19 % sont loués.
Le type de construction de logements le plus fréquent en Matawinie est
associé à la maison unifamiliale isolée, puisque plus de 90 % des
logements privés occupés sont de ce type. Également, les
appartements situés dans un duplex ou un immeuble de moins de cinq
étages représentent environ 8 % des logements. La balance de
logements est répartie entre la maison jumelée, la maison en rangée, la
maison mobile ou toute autre maison unifamiliale isolée.
Depuis 2001, le nombre de logements privés a augmenté de 25 %, bien que la proportion de logements possédés et de logements
loués soit restée la même. On note une augmentation de 5 % de l'occupation de maison unifamiliale isolée, mais une légère
diminution (3 %) de l'occupation des duplex et appartements dans un immeuble de moins de cinq étages.
2.4.2 La résidence secondaire
En 2017, on estime à environ 6 050 le nombre de résidences secondaires (logement, chalets, maisons mobiles et roulottes)
comparativement à 41 569 résidences principales en territoire municipalisé. Pour sa part, le territoire non organisé est constitué
presque entièrement de résidences secondaires, si l'on exclut la Manawan où environ 375 logements permanents y sont établis.
Ainsi, en TNO, il existe 1 269 chalets de villégiature et camps de chasse reconnus en 2017.
Tableau DP2-35 - Résidences principales et secondaires - MRC de Matawinie, 2017
Municipalité
Nombre de
résidences
principales
Nombre de
résidences
secondaires
Chertsey
4 917
1 106
Entrelacs
1 197
487
Notre-Dame-de-la-Merci
1 469
289
Rawdon
6 611
542
Saint-Alphonse-Rodriguez
2 919
504
Saint-Côme
2 770
376
Saint-Damien
2 111
367
Saint-Donat
5 641
718
Sainte-Béatrix
1 541
150
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
1 346
221
Sainte-Marcelline-de-Kildare
1 119
165
Saint-Félix-de-Valois
3 068
98
Saint-Jean-de-Matha
3 173
267
Saint-Michel-des-Saints
2 257
690
Saint-Zénon
1 429
525
Total MRC municipalisée
41 569
6 505
Source : MRC de Matawinie, Sommaire du rôle d'Évaluation, janvier 2017
a)
La répartition des résidences secondaires en Matawinie
Bien que l'on retrouve des résidences secondaires dans toutes les municipalités de la MRC de Matawinie, ce sont sur les territoires
de Chertsey, Saint-Donat et Saint-Michel-des-Saints que l'on rencontre les plus grandes concentrations. Ces trois municipalités
regroupent à elles seules 29 % de toutes les résidences secondaires de la MRC. Il est opportun d'ajouter un bémol en ce qui
concerne les municipalités dont les statistiques laissent croire qu'elles sont moins associées à la villégiature en fonction du nombre
de résidences secondaires qui s'y trouve. D'une part, dans certaines municipalités, bien que l'on y dénombre peu de résidences
Selon le recensement de 2016, le nombre de
logements privés occupés s'élève à 23 140
(90 % propriétaires; 10 % locataires).
La résidence unifamiliale isolée demeure le
type de construction le plus fréquent.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 2 - Portrait du territoire
77
secondaires, il demeure que le grand nombre de commerces que l'on y retrouve, ainsi que leur localisation stratégique, en font des
territoires intimement liés à l'affluence des villégiateurs.
En examinant le rapport de résidences permanentes et le nombre de résidences secondaires par municipalité, seule Saint-Félix-
de-Valois peut prétendre que la villégiature privée, en matière d'occupation, est un phénomène de moindre importance sur son
territoire. Ceci dit, avec 98 résidences secondaires, et approximativement 987 villégiateurs, il ne s'agit pas là d'un phénomène
négligeable pour cette municipalité.
Les concentrations de sites de villégiature varient d'une municipalité à l'autre et représentent régionalement environ 150 sites, dont
une centaine compte plus de 20 résidences secondaires. La villégiature est généralement regroupée sur les pourtours des lacs et
cours d'eau en périphérie du noyau urbain. Ces sites de villégiature sont habituellement desservis par certains services municipaux
de base, dont la cueillette des déchets, l'entretien des routes et le déneigement.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
78
CHAPITRE 3 -PRINCIPAUX DOMAINES D'ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE
3.1
L'AGRICULTURE
3.1.1 Portrait de la zone agricole décrétée
Lors du sixième et dernier décret déterminant la zone agricole le 7 novembre 1981, 20 907 hectares avaient été identifiés en
Matawinie. En 2015, ce sont 21 686,8 hectares du territoire qui sont couverts par la zone agricole, soit 6 % de sa superficie. Ce
pourcentage diminue à 2 % lorsque le TNO est pris en compte dans le calcul.
Neuf municipalités sur 15 comportent une partie de la zone agricole décrétée sur leur territoire (voir le Tableau DP3-1). Bien qu'il
y ait présence d'activités agricoles à l'extérieur de la zone agricole décrétée, la majorité des activités agricoles intensives s'y
déroulent, surtout dans les municipalités les plus au sud du territoire. De plus, sur le plan territorial, la zone agricole de la MRC
Matawinie apparaît comme étant très peu homogène et continue. En effet, la zone est non seulement petite, mais aussi décousue6.
La Carte DP3-1 illustre la zone agricole décrétée en Matawinie et le Tableau DP3-1 présente la proportion de la zone agricole
décrétée par municipalité en indiquant la superficie de la zone agricole par rapport à la superficie totale du territoire municipal. Des
9 municipalités comportant de la zone agricole, seules 5 municipalités ont 15 % et plus de leur territoire en zone agricole. De ces
5 municipalités, 2 ont plus de 50 % de leur territoire en zone agricole.
Tableau DP3-1 - Répartition de la zone agricole décrétée de la MRC de Matawinie
Municipalités
Superficie totale du
territoire municipal
(ha)
Superficie de la zone
agricole décrétée
(ha)
Proportion de la ZAD
par municipalité (%)
Rawdon
18 624
3 688,5
19,8
Saint-Damien
25 307
2 168,5
8,6
Sainte-Béatrix
8 075
1 952,6
24,2
Sainte-Émélie-de-
l'Énergie
15 105
508,7
3,4
Sainte-Marcelline-de-
Kildare
3 470
590,5
17,0
Saint-Félix-de-Valois
8 892
6 170,9
69,4
Saint-Jean-de-Matha
10 906
6 062,7
55,6
Saint-Michel-des-
Saints
49 599
193,4
0,4
Saint-Zénon
45 896
388,1
0,8
MRC - Total
185 874
21 686,8
-
Source : CPTAQ 2017 mis à jour par la MRC de Matawinie en 2020
Règl. 210-2020, Règl. 214-2020
3.1.1.1 Occupation du territoire agricole
L'un des moyens de mesurer le dynamisme agricole est de calculer le taux d'occupation. Celui-
ci permet de mesurer l'espace utilisé à des fins agricoles et d'estimer l'ampleur des usages
autres qu'agricoles qui sont établis en zone verte.
Plusieurs entreprises agricoles se situent à l'extérieur de la zone agricole décrétée, le Tableau DP3-2 précise les superficies
exploitées tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la zone agricole. De ces données mises en relations résulte le taux d'occupation réel
des entreprises situées au sein de la zone agricole décrétée, lequel est de 47,8 % en raison principalement des superficies
exploitées à l'extérieur de la zone agricole dans le Secteur Nord de la MRC.
6 Profil bioalimentaire de Lanaudière - MRC Matawinie, MAPAQ, 2002
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
79
Seules deux municipalités affichent un taux d'occupation plus élevé que la moyenne matawinienne, soit Rawdon (59,7 %) et Saint-
Félix-de-Valois (64,8 %). De façon générale, la MRC de Matawinie présente un faible taux d'occupation de sa zone agricole, qui
est inférieur à ceux de la région de Lanaudière et du Québec, mais également, comme démontré à l'Illustration DP3-1, aux MRC
de la région de Lanaudière où les taux d'occupation sont tous supérieurs à la moyenne provinciale.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
80
Carte DP3-1 - Localisation de la zone agricole décrétée
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
81
Tableau DP3-2 - Répartition par municipalité des superficies exploitées à l'intérieur et à l'extérieur de la zone agricole
Municipalités
Superficie zone
agricole (ha)
Superficie exploitée
en zone agricole
(ha)
Superficie exploitée
hors zone agricole
(ha)
Taux
d'occupation
(%)
Rawdon
3 659
2 184
14
59,7
Saint-Damien
2 172
951
309
43,8
Sainte-Béatrix
1 926
816
145
42,4
Sainte-Marcelline-de-Kildare
591
199
288
33,7
Saint-Félix-de-Valois
6 197
4 014
74
64,8
Saint-Jean-de-Matha
6 077
2 321
95
38,2
Secteur Nord1
1 075
-121
1 383
0
Total - MRC de Matawinie
21 697
10 364
2 308
47,8
Lanaudière
206 200
142 513
n. d.
69,1
Province de Québec
6 306 874
3 390 017
n. d.
53,8
Source : MAPAQ, fiches d'enregistrement des exploitations agricoles 2010 (version août 2013)
1Puisque les données du Secteur Nord sont confidentielles et qu'il n'est pas possible d'y distinguer les superficies exploitées hors et dans la zone agricole, le taux
d'occupation réel de la zone agricole demeure biaisé. Le Secteur Nord regroupe les municipalités de Chertsey, Notre-Dame-de-la-Merci, Saint-Côme, Saint-Donat,
Sainte-Émélie-de-l'Énergie, Saint-Michel-des-Saints, Saint-Zénon et le Territoire non organisé.
Illustration DP3-1 - Taux d'occupation de la zone agricole par MRC de la région de Lanaudière
Source : MAPAQ, fiches d'enregistrement des exploitations agricoles 2010 (version août 2013) et Portrait statistique du secteur agricole de Lanaudière 2004-2010
(octobre 2014)
Concernant les superficies exploitées (comprenant l'ensemble de la superficie occupée par l'entreprise agricole) en 2010, 58,4 %
des terres agricoles de Matawinie étaient en exploitation, soit 2,2 % de moins que six ans plus tôt, malgré une hausse de 4 % du
nombre d'entreprises. L'Illustration DP3-2 démontre que Saint-Félix-de-Valois, Saint-Jean-de-Matha et Rawdon sont les trois
municipalités qui possèdent les plus grandes superficies agricoles en exploitation.
En 2010, 55 % des superficies agricoles exploitées en Matawinie sont en culture. Les municipalités de Saint-Félix-de-Valois et de
Rawdon sont les deux municipalités qui ont les plus grandes superficies de terres cultivées, soit respectivement 2 981 et
1 298 hectares (voir Illustration DP3-3). En excluant les municipalités du Secteur Nord, Sainte Marcelline-de-Kildare est celle qui a
la plus petite superficie de terre en culture avec 245 hectares. De plus. Rawdon, Saint-Damien et Saint-Félix-de-Valois sont les
seules municipalités de la MRC de Matawinie qui ont vu leur superficie cultivée augmenter entre 2004 et 2010, car pour l'ensemble
de la Matawinie, il s'agit d'une diminution de 309 hectares de superficies cultivées.
0,0%
10,0%
20,0%
30,0%
40,0%
50,0%
60,0%
70,0%
80,0%
MRC de
Matawinie
MRC
L'Assomption
MRC Les
Moulins
MRC de
D'Autray
MRC Joliette
MRC
Montcalm
2010
47,8%
75,5%
58,0%
65,3%
71,4%
79,7%
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
82
Illustration DP3-2 - Répartition des superficies exploitées selon les municipalités (ha)
* Le Secteur Nord comprend les municipalités de Chertsey, Notre-Dame-de-la-Merci, Saint-Côme, Saint-Donat, Sainte-Émélie-de-l'Énergie, Saint-Michel-des-
Saints, Saint-Zénon et Saint-Guillaume-Nord (TNO).
Source : MAPAQ, fiches d'enregistrement des exploitations agricoles 2010 (version décembre 2012) et 2004 (version janvier 2005)
Illustration DP3-3 - Répartition de la superficie cultivée selon les municipalités (ha)
Source : MAPAQ, fiches d'enregistrement des exploitations agricoles 2010 (version décembre 2012) et 2004 (version janvier 2005)
* Le Secteur Nord comprend les municipalités de Chertsey, Notre-Dame-de-la-Merci, Saint-Côme, Saint-Donat, Sainte-Émélie-de-l'Énergie, Saint-Michel-des-
Saints, Saint-Zénon et Saint-Guillaume-Nord (TNO).
Règl. 214-2020
3.1.1.2 Caractérisation des entreprises agricoles
En 2010, il y avait 193 entreprises agricoles de tout genre sur l'ensemble du territoire de la Matawinie, et ce, sur une superficie
exploitée de 12 672 hectares. Avec 89 entreprises agricoles, près de la moitié (46 %) des fermes matawiniennes sont situées à
Saint-Félix-de-Valois, ce qui en fait de loin la municipalité la plus agricole de la MRC. Viennent ensuite Saint-Jean-de-Matha et
Rawdon qui, avec respectivement 34 et 23 fermes, accueillent ensemble 30 % des entreprises de la Matawinie. L'Illustration DP3-
4 présente l'évolution du nombre d'entreprises agricoles entre 2004 et 2010.
RAW
SDA
SBE
SMK
SFV
SJM
Secteur
nord
2004
2 115
1 276
1 028
598
4 048
2 444
1 646
2010
2 198
1 260
961
487
4 088
2 416
1 262
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
3 000
3 500
4 000
4 500
ha
RAW
SDA
SBE
SMK
SFV
SJM
Secteur nord
2004
1 189
848
487
374
2 923
1 167
319
2010
1 298
906
381
245
2 981
989
198
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
3 000
3 500
ha
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
83
Illustration DP3-4 - Nombre d'entreprises agricoles en Matawinie
Source : MAPAQ, fiches d'enregistrement des exploitations agricoles 2010 (version décembre 2012) et 2004 (version janvier 2005)
* Aux fins du présent tableau, les municipalités non agricoles du Secteur Nord ont été ajoutées.
a)
Taille des entreprises agricoles
La superficie des fermes est très variée en Matawinie. Malgré une diminution des fermes de moins de 28 hectares et une
augmentation des fermes de plus de 72 hectares, les fermes de moins de 28 hectares sont les plus fréquentes avec 38,7 % (voir
Illustration DP3-5).
Illustration DP3-5 - Évolution de la superficie des fermes de la Matawinie
Source : Statistique Canada, Recensement de l'agriculture, 1981 à 2011
b)
Revenus agricoles
Selon les données indiquées à l'Illustration DP3-6, illustrant la répartition des revenus agricoles moyens par municipalité, le revenu
moyen des producteurs agricoles matawiniens est passé de 597 126 $ en 2004 à 911 953 $ en 2010, soit une croissance de 52,7 %
en six ans représentant une augmentation de 314 827 $.
À l'échelle lanaudoise, l'augmentation moyenne du revenu a crû de 128 419 $ pour se situer à 433 801 $ en 2010, ce qui signifie
une augmentation de 42 %, mais inférieure de 10 % à la croissance du revenu agricole en Matawinie. Bien que cette moyenne soit
encourageante pour la Matawinie, il est remarqué que le revenu moyen des producteurs agricoles de Saint-Félix-de-Valois se situe
à 1 665 989 $, augmentant de façon considérable la moyenne matawinienne. Ainsi, en excluant les revenus moyens des
producteurs de Saint-Félix-de-Valois, le revenu moyen agricole dans la MRC de Matawinie est de 266 672 $.Par ailleurs, seules
deux municipalités ont vu le revenu de leurs producteurs agricoles diminuer entre 2004 et 2010, soit Sainte-Béatrix et Saint-Damien.
RAW
SDA
SBE
SEE
SMK
SFV
SJM
SMS
SZE
Secteur
Nord
2004
24
14
10
2
5
89
32
2
3
4
2010
23
18
12
2
6
89
34
1
3
5
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
41,6%
41,1%
38,6%
45,5%
38,7%
33,3%
36,2%
29,6%
25,5%
28,2%
25,0%
22,7%
31,8%
29,0%
33,2%
1981 - 360
fermes
1991 - 304
fermes
2001 - 233
fermes
2006 - 224
fermes
2011 - 238
fermes
Moins de 28 ha
28 à 71 ha
72 ha et plus
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
84
Illustration DP3-6 - Répartition des revenus agricoles moyens selon les municipalités
* Le Secteur Nord comprend les municipalités de Chertsey, Notre-Dame-de-la-Merci, Saint-Côme, Saint-Donat, Sainte-Émélie-de-l'Énergie, Saint-Michel-des-
Saints, Saint-Zénon et Saint-Guillaume-Nord (TNO)
Source : MAPAQ, fiches d'enregistrement des exploitations agricoles 2010 (version décembre 2012) et 2004 (version janvier 2005)
c)
Type de productions
Les productions agricoles en Matawinie sont nombreuses et diversifiées. Afin d'introduire le portrait des productions, le Tableau
DP3-3 se veut une synthèse de toutes les productions agricoles, animales et végétales, de 2004 à 2010. Chaque type de production
sera ensuite abordé plus en détail.
Les données du Tableau DP3-3 démontrent clairement que la production avicole est la plus importante, toutes productions
confondues, avec 41 % des fermes de la Matawinie pratiquant cet élevage en 2010. Le reste des productions représentent toutes
moins de 10 % des fermes de la Matawinie, en 2010 seulement, car la production de bovins laitiers représentait 15,7 % des fermes
en 2004, ce qui confirme une diversité des productions agricoles.
Productions animales comme production principale
La production animale est le type de production le plus présent sur le territoire de la MRC de Matawinie en 2010. En effet, plus de
69,4 % des entreprises agricoles ont comme production principale les productions animales. Cela s'explique notamment par les
conditions climatiques qui ont une incidence directe sur les productions végétales. Toutefois, depuis 2004, une baisse de 1,5 % du
nombre d'entreprises agricoles qui se consacrent majoritairement à la production animale a été remarquée. Cette tendance est
moins importante que celles à l'échelle provinciale et régionale qui présentent respectivement, en six ans, une baisse de 16,6 %
et de 17,5 %.
Comme indiqué au Tableau DP3-3, la production animale la plus importante en Matawinie est sans contredit la production avicole,
qui représente 59 % de toutes les productions animales en activité principale. Ce type de production fait partie de l'identité même
de l'agriculture matawinienne, notamment en raison de sa forte concentration dans le secteur de Saint-Félix-de-Valois et de Saint-
Jean-de-Matha. Le bovin de boucherie et le bovin laitier sont des productions non négligeables et représentent respectivement
14,2 % et 13,4 % de l'ensemble des productions animales en Matawinie. L'Illustration DP3-7 démontre la répartition des types de
productions animales selon le nombre de fermes.
$0
$200 000
$400 000
$600 000
$800 000
$1 000 000
$1 200 000
$1 400 000
$1 600 000
$1 800 000
RAW
SDA
SBE
SMK
SFV
SJM
Secteur nord
MRC de
Matawinie
Lanaudière
Québec
2004
$307 127
$606 570
$404 019
$74 644
$929 752
$211 833
$60 487
597 126 $
305 382 $
236 385 $
2010
$328 857
$262 389
$329 903
$146 047
$1 665 989
$290 208
$67 721
911 953 $
433 801 $
307 216 $
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
85
Tableau DP3-3 - Évolution des types de production principale dans la MRC de Matawinie
Type de production
Nombre de fermes
déclarant la production
en activité principale
Proportion par
rapport au même type
de production
Proportion par
rapport au total du
nombre de fermes
2004
2010
2004
2010
2004
2010
Bovins laitiers
29
18
21,3 %
13,4 %
15,7 %
9,3 %
Bovins de boucherie
20
19
14,7 %
14,2 %
10,8 %
9,8 %
Porcs
6
5
4,4 %
3,7 %
3,2 %
2,6 %
Volailles
68
79
50 %
59,0 %
36,8 %
41,0 %
Chevaux
2
2
1,5 %
1,5 %
1,1 %
1,0 %
Ovins
3
4
2,2 %
3,0 %
1,6 %
2,1 %
Autres productions animales
8
7
5,9 %
5,2 %
4,3 %
3,6 %
Total - Productions animales
136
134
100 %
100 %
73,5 %
69,4 %
Céréales et protéagineux
10
12
20,4 %
20,3 %
5,4 %
6,2 %
Fourrages
8
13
16,3 %
22,0 %
4,3 %
6,7 %
Légumes
2
6
4,1 %
10,2 %
1,1 %
3,1 %
Fruits
4
5
8,2 %
8,5 %
2,2 %
2,6 %
Cultures abritées et horticulture
ornementale
8
4
16,3 %
6,8 %
4,3 %
2,1 %
Acériculture
15
17
30,6 %
28,8 %
8,1 %
8,8 %
Autres productions végétales
2
2
4,1 %
3,4 %
1,1 %
1,0 %
Total - Productions végétales
49
59
100,0 %
100,0 %
26,5 %
30,6 %
Total général
185
193
-
-
100,0 %
100,0 %
Source : MAPAQ, fiches d'enregistrement des exploitations agricoles 2010 (version décembre 2012) et 2004 (version janvier 2005)
Illustration DP3-7 - Répartition du type de production animale comme activité principale selon le nombre de fermes
Source : MAPAQ, fiches d'enregistrement des exploitations agricoles 2010 (version décembre 2012) et 2004 (version janvier 2005)
L'importance de la production avicole est sans équivoque, surtout qu'il y a eu 11 nouvelles entreprises agricoles pratiquant cette
production de 2004 à 2010. Cette augmentation explique donc l'accroissement du nombre d'unités animales7 de volailles illustré
au Tableau DP3-4.
La production de bovins laitiers est la seule ayant connue une baisse marquée du nombre d'entreprises agricoles, soit de 11 fermes,
qui se traduit aussi par une baisse de 422 unités animales de 2004 à 2010.
7 Unités animales : un animal d'un poids égal ou supérieur à 500 kg ou un groupe d'animaux de cette espèce dont le poids total est de 500 kg équivaut à une
unité animale (ex. une vache, un taureau ou un cheval= 1 unité animale).
0
10
20
30
40
50
60
70
80
Bovins laitiers
Bovins de
boucherie
Porcs
Volailles
Chevaux
Ovins
Autres
productions
animales
2004
29
20
6
68
2
3
8
2010
18
19
5
79
2
4
7
Nombre d'entreprises agricoles
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
86
Tableau DP3-4 - Nombre d'unités animales par types de production
Type de production
2004
2010
Bovins laitiers
1 832
1 410
Bovins de boucherie
1 498
1 681
Porcs
1 618
1 071
Volailles
15 124
17 840
Chevaux
100 à 150
140
Ovins
74
121
Autres
29
31
Total - MRC de Matawinie
20 286
21 934
Source : MAPAQ, fiches d'enregistrement des exploitations agricoles 2010 (version décembre 2012 et 2004 (version janvier 2005)
Productions animales comme production secondaire
26 entreprises agricoles exercent la production animale comme production secondaire. Il s'agit parfois de l'élevage de plus d'un
type d'animal sur une même ferme. Comme démontré à l'Illustration DP3-8, l'élevage de bovins de boucherie est la principale
production animale exercée comme production secondaire, dont la majorité se retrouve à Saint-Félix-de-Valois, suivi de près par
la volaille.
Illustration DP3-8 - Entreprises agricoles avec production animale comme production secondaire
Source : MAPAQ, fiches d'enregistrement des exploitations agricoles 2010 (version décembre 2012) et 2004 (version janvier 2005)
Productions végétales comme production principale
La production végétale représente plus de 30 % des productions agricoles en Matawinie, tandis que c'est plus de 47 % pour
l'ensemble du Québec et près de 51 % pour la région de Lanaudière. En 2010, il y avait 59 entreprises agricoles en Matawinie qui
se consacraient principalement à la production végétale, sur un total de 193 établissements. Néanmoins, de 2004 à 2010, dix
nouvelles entreprises se consacrant à la production végétale se sont ajoutées en Matawinie, représentant une hausse de 20 %, ce
qui est supérieur à la réalité lanaudoise, dont la croissance de ce type de production est de 4 %.
Comme indiqué au Tableau DP3-3, l'acériculture est le type de production végétale le plus important. En effet, 17 productions se
consacrent à la récolte de l'eau d'érable, soit 28,8 % de l'ensemble des productions végétales en Matawinie. Il s'agit là d'une
véritable richesse naturelle d'un potentiel immense dont jouit le territoire matawinien. La production de fourrages et des produits
céréaliers représentent respectivement 13 et 12 entreprises agricoles. Les productions de légumes, de fruits et de produits
horticoles sont également présentes sur le territoire, mais de manière plus marginale. L'Illustration DP3-9 démontre la répartition
des types de production végétale selon le nombre de fermes.
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
Bovins
laitiers
Bovins de
boucherie
Volailles
Chevaux
Ovins
2010
3
9
7
3
4
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
87
Illustration DP3-9 - Répartition du type de production végétale comme activité principale selon le nombre de fermes
Source : MAPAQ, fiches d'enregistrement des exploitations agricoles 2010 (version décembre 2012) et 2004 (version janvier 2005)
De plus, mis à part la production de cultures abritées et horticulture ornementale, l'ensemble des productions végétales a connu
une hausse du nombre d'entreprises agricoles pratiquant ces productions de 2004 à 2010. Malgré cette hausse, les hectares
cultivés par type de production végétale n'ont pas tous augmenté, notamment pour les fourrages avec une perte de 80 hectares
cultivés. Il y a aussi eu une perte importante de pâturage, soit de 218 hectares, qui peut être reliée à la baisse de productions de
bovins laitiers.
Tableau DP3-5 - Hectares cultivés par type de production végétale
Type de production
2004
2010
Céréales et protéagineux
2 970
2 981
Fourrages
3 080
3 000
Pâturages
1 036
818
Légumes
c
139
Fruits
16
17
Horticulture ornementale plein champ
49
21
Horticulture ornementale en conteneur
0
1
Cultures abritées
0,75
0,78
Acériculture
1 123
1 126
Autres
c
c
Total - MRC de Matawinie
8 274,75
8 103,78
Source : MAPAQ, fiches d'enregistrement des exploitations agricoles 2010 (version décembre 2012) et 2004 (version janvier 2005)
Productions végétales comme production secondaire
76 entreprises agricoles pratiquent la production végétale comme production secondaire. Comme démontré à l'Illustration DP3-10,
la culture des céréales et protéagineux est la plus pratiquée avec 34 entreprises agricoles, localisées principalement à Saint-Félix-
de-Valois, suivi par la culture des fourrages et l'acériculture. Les légumes, les fruits et les cultures abritées et horticulture
ornementale sont les cultures les moins pratiquées.
3.1.2 La zone agricole décrétée et l'aménagement du territoire
En réponse aux orientations gouvernementales et à la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, le SADR produit
une caractérisation de la zone agricole décrétée en vue d'y préserver et d'y promouvoir l'agriculture dans les secteurs dynamiques.
Cette caractérisation identifie aussi des secteurs dévitalisés ou en voie de dévitalisation, dans l'optique d'y maintenir une occupation
suffisante du territoire. Voici donc une présentation des paramètres utilisés et des résultats de ce découpage.
0
2
4
6
8
10
12
14
16
18
Céréales et
protéagineux
Fourrages
Légumes
Fruits
Cultures
abritées et
horticulture
ornementale
Acériculture
2004
10
8
2
4
8
15
2010
12
13
6
5
4
17
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
88
Illustration DP3-10 - Entreprises agricoles avec production végétale en production secondaire
Source : MAPAQ, fiches d'enregistrement des exploitations agricoles 2010 (version décembre 2012) et 2004 (version janvier 2005)
3.1.2.1 La zone agricole décrétée et la détermination des grandes affectations du territoire
La réalité agricole en Matawinie permet de définir la zone agricole décrétée en différents secteurs qui correspondent à des grandes
affectations du territoire, soit la grande affectation Agricole dynamiques et la grande affectation Agricole viable. Il existe
effectivement de petits secteurs moins dynamiques au sein de la zone agricole, comme le rang des Forges à Saint-Félix-de-Valois,
le plateau de la Feuille d'Érable dans la municipalité de Sainte-Béatrix et le plateau Belle-Montagne à Saint-Jean-de-Matha. Les
quelques portions zonées agricoles à des territoires de Saint-Zénon et Saint-Michel-des-Saints en font aussi partie.
L'insertion de ces secteurs au sein d'affectations agricoles viables permettra éventuellement de leur offrir un encadrement adéquat.
Ceux situés à l'intérieur des municipalités de Saint-Zénon et de Saint-Michel-des-Saints se heurtent à une mise en valeur encore
plus difficile, du fait qu'il n'existe pas de collectivité d'agriculteurs vivant en tout premier lieu de leur culture et offrant un contexte
favorable au développement normal de l'agriculture.
3.1.2.2 Les îlots déstructurés de la zone agricole
Au cours des dernières années, l'addition d'usages non agricoles, majoritairement résidentiels, a déstructuré certaines portions de
la zone agricole. L'implantation de ces usages non agricoles exerce une pression supplémentaire sur la pérennité de la zone
agricole. C'est pour cette raison que la MRC s'est prévalue, par le dépôt d'une demande auprès de la CPTAQ en 2012, du volet 1
de l'article 59 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, lequel prévoit par l'entremise d'une demande à portée
collective la détermination d'îlots déstructurés en zone agricole décrétée pour l'implantation de fonctions résidentielles.
Une demande à portée collective permet aux instances municipales de gérer l'implantation de nouvelles utilisations résidentielles
au sein des îlots déstructurés reconnus, entre autres par la CPTAQ et l'UPA, sans recourir à des demandes d'utilisations à une fin
autre que l'agriculture.
Les îlots déstructurés ont été déterminés sur la base des critères suivants :
−
Prédominance d'activités non agricoles;
−
Présence de cinq lots et plus (construits en totalité ou avec certains espaces vacants);
−
Les îlots déstructurés ne peuvent inclure un terrain utilisé à des fins agricoles;
−
Présence, à l'intérieur des îlots déstructurés, de quelques terrains en friche avec des contraintes majeures pour
l'agriculture (gravier, fondations, débris de ciment ou d'autres types, topographie accidentée, hydrographie, etc.);
−
La faible superficie des îlots rend impossible la pratique de l'agriculture, eu égard à l'utilisation de la machinerie
moderne;
−
Les îlots peuvent être enclavés entre une route et un obstacle physique (escarpement, cours d'eau, etc.);
−
Leur structure foncière demeure très morcelée.
0
5
10
15
20
25
30
35
Céréales et
protéagineux
Fourrages
Légumes
Fruits
Cultures
abritées
Acériculture
2010
34
22
4
3
4
9
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
89
Tableau DP3-6 - Répartition municipale des îlots déstructurés de la zone agricole de la MRC de Matawinie (2012)
Municipalité
No d'identification
(CPTAQ)
Type*
Appellation courante
Superficie
(ha)
Rawdon
01
Type 1
Des Présidents
10,3
02
Type 1
Kildare
37,7
03
Type 1
Riviera
8,4
04
Type 1
Morgan
6,7
Saint-Damien
01A
Type 1
Des Brises-A
6,8
01B
Type 2
Des Brises-B
15,2
03
Type 1
Bougie
5,0
Sainte-Béatrix
01
Type 1
Domaine des Chutes-St-Laurent
9,4
02
Type 1
Des Dalles
18,3
Sainte-Marcelline-de-Kildare
01
Type 1
Du 10e Rang
3,9
02
Type 1
Colline aux Oiseaux
21,7
03
Type 1
Pied-de-la-Montagne
2,2
04
Type 1
Péko
5,2
Saint-Félix-de-Valois
01
Type 1
Berger
11,0
02A
Type 1
Claire-A
4,3
02B
Type 2
Claire-B
3,9
04
Type 1
Gadoury - Des Forges - 131
21,9
05
Type 1
Villerard - 2e Ramsay
28,6
07
Type 1
John-Martin - 1er Ramsay - 131
45,4
09
Type 1
Ste-Marie - Du Portage
3,5
11
Type 1
Barette - 131
2,4
12
Type 1
Vad
12,1
Saint-Jean-de-Matha
01
Type 1
De la rivière Noire
18,6
02
Type 1
Saint-Pierre
8,1
03
Type 1
De la Savane
2,4
04
Type 1
Sacré-Cœur
7,2
05
Type 1
Saint-François
23,6
06
Type 1
Louis-Cyr
4,1
07
Type 1
Domaine Gravel
28,0
08
Type 1
Saint-Guillaume
3,1
09
Type 1
Lac Berthier
7,3
10
Type 1
Belle Montagne
27.6
Total
32
-
-
413,9
*
Type 1 : îlots avec morcellement
Type 2 : Îlots sans morcellement et vacants
L'article 4.1.5 du Document complémentaire présente les modalités relatives aux îlots déstructurés localisés en zone agricole
décrétée. La localisation géographique des îlots et leur délimitation sont présentées à l'annexe B du SADR, et ce, pour chacune
des municipalités concernées.
3.1.3 La mise en œuvre du Plan de développement de la zone agricole (PDZA)
Afin de mettre en valeur la zone agricole de la MRC et de favoriser le développement durable des activités agricoles, la MRC de
Matawinie a entrepris les travaux d'élaboration du Plan de développement de la zone agricole (PDZA) du 21 mars 2014 au 11 mai
2016, date d'adoption du PDZA par le Conseil de la MRC. Les années suivant son entrée en vigueur, le 26 septembre 2016,
permettront de mettre en œuvre la vision et le plan d'action quinquennal en conformité avec les grandes orientations et les grandes
affectations du territoire concernant la zone agricole décrétée.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
90
3.1.3.1 Diagnostic et enjeux prioritaires
Découlant du portrait de la zone agricole et des spécificités propres à la Matawinie, un diagnostic a été établi et décliné en six
thèmes. Ce diagnostic, résumé au Tableau DP3-7, a permis d'identifier les enjeux prioritaires qui ont mené à l'élaboration de la
vision concertée et du plan d'action.
Tableau DP3-7 - Diagnostic et enjeux prioritaires du PDZA
Thème
Principales FFCO1
Enjeux prioritaires
Occupation actuelle du
territoire agricole
Force : augmentation du nombre
d'entreprises agricoles
Faiblesse : faible taux d'occupation de la
zone agricole
− Remise en culture des terres en friche
selon le potentiel de valorisation
− Maintien de l'intégrité de la zone agricole
− Maintien des acquis (des grands piliers)
agricoles
− Implantation de fermes de petite
superficie
− Accessibilité à la terre pour les
producteurs non agricoles
− Entretien des cours d'eau agricoles
Multifonctionnalité de
l'agriculture dans la
communauté
Force : revenu moyen élevé
Opportunité : plusieurs facteurs externes
favorisant l'agrotourisme (paysages,
villégiateurs et intérêt pour les produits
locaux)
− Mise en valeur des paysages et du
patrimoine bâti - complémentarité avec
l'agrotourisme
− Visibilité des entreprises agrotouristiques
− Complémentarité entre le récréotourisme
et l'agrotourisme
− Développement du créneau
agroforesterie (PFNL)
− Implantation de circuits dédiés au
cyclotourisme sur le réseau routier
existant
Contexte biophysique du
territoire
Force : territoire propice aux cultures
émergentes et PFNL
Faiblesse : méconnaissance des
productions agricoles adaptées au contexte
biophysique de la MRC
− Développement de pratiques agricoles
adaptées au climat et à la topographie
− Choix de productions agricoles en
fonction du contexte biophysique
Caractérisation des
productions agricoles
Force : leadership de la production avicole
Faiblesse : méconnaissance du potentiel
acéricole
− Pérennité de la filière avicole
− Expansion de l'acériculture,
particulièrement à l'extérieur de la zone
agricole
− Émergence de productions biologiques
− Implantation de producteurs maraîchers -
souveraineté alimentaire
− Développement de productions de niche
- identité territoriale
Transformation
agroalimentaire et mise en
marché
Force : achat local et transformation à la
ferme
Contrainte : accessibilité aux tablettes,
particulièrement dans les supermarchés
− Implantation de circuits courts
− Disponibilité et commercialisation des
produits locaux (accès aux épiceries,
restaurants, etc.)
Main d'œuvre et relève
agricole
Force : taux élevé de la relève établie
grâce à un démarrage d'entreprise
Faiblesse : augmentation du nombre
d'entreprises agricoles n'ayant pas de
relève prévue (propriétaires prévoyant
vendre d'ici 5 ans)
− Reconnaissance du métier d'agriculteur
− Transfert de connaissances et de
compétences vers la relève (mentorat,
stage, formation, etc.)
− Accessibilité à la terre
1 FFCO : force, faiblesse, contrainte et opportunité
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
91
3.1.3.2 Vision concertée, orientations et actions
La vision concertée du PDZA, découlant du portrait et du diagnostic, donne la ligne directrice pour la réalisation des actions en
édictant la vision d'avenir de l'agriculture en Matawinie pour les 20 prochaines années. De plus, afin de concrétiser la vision
concertée, six orientations ont été déterminées, en fonction des thèmes définis au diagnostic. Ces orientations permettent de
s'assurer que les 14 actions définies (figurant au Tableau DP3-8) répondent tant à la vision concertée qu'aux enjeux prioritaires
identifiés lors du diagnostic.
Tableau DP3-8 - Vision concertée, orientations et actions du PDZA
Vision concertée
Orientations
Actions
Terre de contraste et de
diversité, riche de ses paysages
agricoles et forestiers, la MRC de
Matawinie se positionne comme
un leader du secteur
agrotouristique. Soucieuse d'offrir
un milieu sain et stimulant pour le
développement agricole, la MRC
de Matawinie soutient
l'émergence de nouvelles
productions tout en valorisant
l'agriculture existante.
Conséquemment, elle entend
favoriser la synergie et la
cohabitation entre les différents
acteurs du milieu afin de
promouvoir l'agriculture, laquelle
est un pilier important de la
vitalité économique du territoire.
Favoriser la complémentarité de l'offre
agrotouristique avec les activités
touristiques et récréatives existantes
sur le territoire
Élaborer un coffre à outils pour l'affichage
agrotouristique
Soutenir la relève agricole en favorisant
l'accessibilité aux terres, en
encourageant le réseautage et le
transfert de connaissances.
Évaluer la possibilité de créer une
coopérative de partage de la main d'œuvre
Encourager la transformation à la ferme
et l'émergence de productions agricoles
à fort potentiel et celles de niche.
− Collaborer à l'analyse du potentiel
acéricole en partenariat avec la TGIRT
− Élaborer une étude de faisabilité pour
l'implantation d'un abattoir et d'une usine
de transformation de proximité
− Soutenir la stratégie de commercialisation
des produits agroalimentaire de la
Matawinie (ex. : circuits courts)
− Soutenir l'émergence d'entreprises
agricoles dont le développement repose
sur de nouveaux modèles d'exploitation
ainsi que sur l'innovation
Favoriser la reconnaissance du rôle de
l'agriculture dans le développement des
collectivités en incitant à la cohabitation
harmonieuse des activités.
− Distribuer des paniers de produits locaux
« Bienvenue en Matawinie » aux nouveaux
résidents
− Mettre sur pied un projet de marché
itinérant faisant la promotion des produits
maraichers et agroalimentaires
− Mettre sur pied une plateforme de diffusion
comprenant les formations offertes, un
service de mentorat, les programmes de
subventions ainsi que la liste des
évènements et festivals offerts en
Matawinie :
Recenser les guides d'informations sur
la législation municipale et provinciale en
agriculture
Recenser les guides d'informations
faisant la promotion du bon voisinage
entre résidents et agriculteurs pour
promouvoir une cohabitation
harmonieuse
Recenser les guides de bonnes
pratiques agroenvironnementales
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
92
Vision concertée
Orientations
Actions
Favoriser la protection et la mise en
valeur des paysages agricoles et
forestiers.
− Caractériser les cours d'eau agricoles afin
de réaliser un plan quinquennal de travaux
à effectuer
− Élaborer un projet pilote de charte des
paysages agricoles
Effectuer un inventaire du patrimoine
bâti agricole
Maintenir et optimiser l'occupation
dynamique du territoire agricole.
− Assurer la concordance du PDZA avec le
schéma d'aménagement et toute autre
planification d'organismes partenaires
− Créer une vigie sur la filière avicole
− Joindre le réseau banquedeterres.ca
Analyser le potentiel de valorisation des
terres en friches
3.2
LA FORÊT
Le territoire de la MRC de Matawinie est en grande partie occupé par la forêt, puisque 87 % de son territoire en est recouvert. De
cette proportion, 87 % est occupé par de la forêt publique, 0,7 % par le territoire forestier public intramunicipal et 12 % par le
territoire forestier privé.
Tableau DP3-9 - Répartition de la superficie de la MRC selon les modes de tenures et types de terrain
Types de terrain
Mode de tenure
Forêt
publique
(km²)
Forêt publique
intramunicipal
(km²)
Forêt privée
(km²)
Total
(km²)
Forêt productive
7 295
60
1 223
8 579
Forêt productive non accessible
188
2
35
225
Forêt improductive
213
1
28
242
Sous-total forêt
7 696
64
1 286
9 046
Eau
1 130
2
50
1 181
Non forestier
26
1
189
215
Total
8 852
66
1 524
10 442
3.2.1 Historique de la gestion des forêts du Québec
Au cours des quarante dernières années, le régime forestier québécois a subi de nombreuses mises au point et changements afin
d'ajuster les politiques et le cadre législatif entourant la gestion des forêts du domaine de l'État.
La politique forestière du Québec en 1972
Cette réforme partait du constat que les besoins accrus en matière ligneuse et en espaces boisés pour d'autres fins allaient exiger,
de la part de l'État, une reprise en main plus ferme et directe de la forêt. La gestion des forêts publiques ne pouvait être laissée
entre les mains des utilisateurs de matière ligneuse, ceux-ci ayant des obligations de résultats financiers à court terme, alors que
la gestion des forêts exige des actions à long terme. L'État, qui exerçait le rôle de simple gardien de la ressource, voulait passer
au rôle de gestionnaire actif des ressources forestières pour le mieux-être de la collectivité.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
93
La nouvelle politique forestière en 1986
Le gouvernement instaure un mode d'allocation de la matière ligneuse sous forme de contrat d'approvisionnement et
d'aménagement forestiers (CAAF). Le titulaire de contrat, désormais gestionnaire de la ressource ligneuse, obtient annuellement
sur un territoire forestier délimité un permis de coupe pour la récolte d'un volume de bois rond sur pied. Par le fait même, les
titulaires de contrats sont investis de la responsabilité d'aménager la forêt de ce territoire.
La Stratégie de protection des forêts en 1994
Le Conseil des ministres élabore cette stratégie dont les orientations permettent de réduire l'usage des pesticides tout en assurant
la production soutenue de matière ligneuse. Avec cette Stratégie de protection des forêts, le gouvernement annonçait un principe
de première importance lié à la prévention, soit de privilégier la régénération naturelle.
La révision du régime forestier en 2000
La Loi sur les forêts est modifiée à la suite des consultations qui font ressortir les attentes du public : territoires protégés accrus,
forêts anciennes conservées, patrons de coupes socialement acceptables, gestion par résultats favorisant les entreprises
performantes. La nouvelle législation met en place les assises d'une gestion participative par des dispositions obligeant,
notamment, la consultation du public sur les orientations de protection et de mise en valeur des forêts et la participation d'autres
utilisateurs au processus de planification forestière relevant des bénéficiaires de contrats.
La Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier
Le 1er avril 2013, le gouvernement du Québec adopte la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier qui définit le nouveau
régime forestier. Cette loi intègre le concept d'aménagement écosystémique au cœur de sa planification forestière. L'instauration
des tables locales de gestion intégrée des ressources et du territoire (TLGIRT) permet une participation plus directe des régions et
des collectivités à la gestion des forêts. L'instauration du Bureau de mise en marché des bois (BMMB) régit désormais la vente du
bois destiné à l'approvisionnement des usines de transformation dans un marché libre.
3.2.2 Le cadre écologique du territoire forestier de la MRC de Matawinie
Le système hiérarchique de classification écologique du territoire québécois décrit la diversité et la distribution des écosystèmes
qui caractérisent les paysages forestiers liés aux variations du climat, du sol, des perturbations naturelles (feux, épidémies
d'insectes, chablis) et des interventions humaines. Le territoire forestier de la MRC de Matawinie touche quatre domaines
bioclimatiques.
Tableau DP3-10 - Répartition des domaines bioclimatiques sur le territoire de la MRC de Matawinie
Classification écologique
Proportion du
territoire
Zone de végétation boréale
Domaine bioclimatique : Sapinière à bouleau blanc
7 %
Zone de végétation tempérée nordique
Domaine bioclimatique : Sapinière à bouleau jaune
42 %
Domaine bioclimatique : Érablière à bouleau jaune
51 %
Domaine bioclimatique : Érablière à tilleul
1 %
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
94
Carte DP3-2 - Domaines bioclimatiques
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
95
3.2.3 Le territoire forestier du domaine de l'État
Dans l'ensemble du territoire forestier lanaudois, 98 % de la forêt publique se retrouve dans la MRC de Matawinie. Le territoire
forestier du domaine de l'État est divisé en unités d'aménagement, le territoire de référence à la base de la gestion forestière, dont
les limites ont été établies en fonction des paramètres écologiques, des aires de trappe cries et de l'historique de l'aménagement
forestier réalisé par les industriels forestiers. Deux UA (062-51 et 062-52) se trouvent entièrement dans Lanaudière et sont sous
gestion lanaudoise. Des portions de cinq autres UA se trouvant sur le territoire lanaudois sont gérées par les régions voisines, ce
qui représente environ le tiers du territoire public de Lanaudière.
Tableau DP3-11 - Unités d'aménagement en Matawinie
Unité
d'aménagement
Superficie en Matawinie
(ha)
Superficie Totale (ha)
Proportion en
Matawinie (ha)
041-51
38 119
519 210
7 %
043-51
6 639
884 364
1 %
043-52
109 586
654 727
17 %
061-52**
8 876
142 530
6 %
062-51*
204 268
204 268
100 %
062-52*
266 609
266 609
100 %
064-51**
49 193
970 708
5 %
Total
683 290
3 642 416
-
* À partir du 1er avril 2018, les UA 062-51 et 062-52 seront fusionnées pour former l'UA 062-71
** À partir du 1er avril 2018 les UA 061-51, 061-52, 064-51 et 064-52 seront redélimitées et partiellement fusionnées pour devenir 061-51 (Laurentides seulement),
064-52 (Laurentides seulement) et 064-71 (partiellement dans Lanaudière.
3.2.3.1 Les types de couverts forestiers
Le territoire forestier public est dominé par un couvert mixte, qui occupe 45 % de la superficie. Les couverts feuillus et résineux
suivent avec respectivement 29 % et 18 % du couvert. Le couvert forestier en régénération représente 9 % de la superficie.
Les couverts forestiers situés dans la classe d'âge de 70 ans (incluant jeune irrégulier [JIR] et jeune inéquien [JIN]) sont les plus
présents, suivis respectivement par les classes de 90 ans (incluant vieux irrégulier [VIR] et vieux inéquien [VIN]), 30 ans, 10 ans,
50 ans, en régénération et finalement de 120 ans pour 1 % de la superficie.
Illustration DP3-11 - Superficie forestière par classes d'âges et types de couvert en forêt publique
0%
5%
10%
15%
20%
25%
0
10
30
50
JIN
70
90
VIN
120
Résineux
Mélangés
Feuillus
Régénération
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
96
Carte DP3-3 -Limites territoriales des unités d'aménagement de la région de Lanaudière
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
97
3.2.3.2 La possibilité de récolte annuelle
La possibilité de récolte de toutes les essences présentes sur l'unité d'aménagement forestier 062-71 (fusion des UA 062-51 et
062-52) totalise 827 200 m³/an pour la période 2018-2023.
Cette possibilité forestière est en grande partie représentée par les résineux (sapin, épinette, pin gris, mélèze) qui dominent avec
45 % du volume total, suivi du bouleau à papier qui constitue 20 % de cette possibilité. Le groupe des feuillus durs, notamment le
bouleau jaune et l'érable, compte quant à lui pour 19 % de la possibilité forestière annuelle.
Illustration DP3-12 - Répartition du volume marchand brut de récolte annuelle par essence ou groupe d'essence
3.2.4 Le territoire forestier public intramunicipal
Le territoire public intramunicipal (TPI) est un territoire public, situé dans les limites municipales, sur lequel aucune garantie
d'approvisionnement n'a été octroyée à une entreprise de transformation du bois.
Tableau DP3-12 - Répartition du TPI par municipalité
Municipalité
Superficie (ha)
Proportion
Chertsey
1 334,6
20,2 %
Entrelacs
20,2
0,3 %
Notre-Dame-de-la-Merci
386,8
5,9 %
Rawdon
758,4
11,5 %
Saint-Alphonse-Rodriguez
279,6
4,2 %
Saint-Côme
78,9
1,2 %
Saint-Damien
570,9
8,6 %
Saint-Donat
2 544,6
38,5 %
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
93,1
1,4 %
Sainte-Marcelline-de-Kildare
16,2
0,2 %
Saint-Michel-des-Saints
236,6
3,6 %
Saint-Zénon
282,0
4,3 %
Total
66 601,9
100,0 %
Note : Certaines inadéquations entre les modes de tenures et le découpage du territoire public intramunicipal entrainent un biais dans les superficies forestières
totales.
45%
3%
0%
1%
11%
20%
10%
8%
1%
SEPM
Thuya
Pruche
Pins blanc et rouge
Peupliers
Bouleau à papier
Bouleau jaune
Éables à sucre et rouge
Autres feuillus durs
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
98
3.2.4.1 La Convention de gestion territoriale
La convention de gestion territoriale (CGT), signée entre le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, le ministre des
Forêts, de la Faune et des Parcs et la MRC de Matawinie, est un acte de délégation à portée multisectorielle par lequel les ministres
confient à la MRC, sous certaines conditions, des pouvoirs et des responsabilités en matière de réglementation foncière, ainsi que
de planification et de gestion foncière et forestière. La première CGT a été signée avec la MRC de Matawinie en 2012, en vertu du
décret n° 1163-2009. Depuis, la CGT a été renouvelée jusqu'en 2021.
Cette convention a pour objectif de faire contribuer davantage le territoire public intramunicipal à la revitalisation, à la consolidation
et au développement socio-économique de la région et des collectivités locales. Elle vise également à mettre en valeur de façon
optimale et intégrée les possibilités de développement qu'offre le TPI, en conformité avec les préoccupations et les besoins locaux
et régionaux, dans le respect des principes poursuivis par le gouvernement en matière d'aménagement, de gestion et de
développement du territoire public. La délégation comprend les ressources naturelles, de même que les bâtiments, les
améliorations et les meubles qui se trouvent sur ce territoire.
Obligations de gestion
La MRC, dans l'exercice des pouvoirs et responsabilités délégués, s'oblige à n'adopter aucune disposition ajoutant des restrictions
favorisant l'utilisation de la ressource au niveau local au détriment de projets présentant un meilleur potentiel en matière d'emplois
et de développement futur.
Afin de favoriser l'exercice cohérent de ses responsabilités, la MRC est tenue de planifier, en concertation avec l'ensemble des
intéressés, l'aménagement intégré du TPI en vue d'une utilisation polyvalente et d'une mise en valeur harmonieuse des potentiels
et des possibilités de développement qu'il présente. C'est pourquoi elle a entrepris en 2016 la révision de son plan d'aménagement
intégré (PAI). Ce document détermine, entre autres, les différents usages du territoire dont vont découler l'exercice des droits
fonciers et forestiers qui sont délégué à la MRC.
Orientation du Conseil de la MRC
Dans le but de favoriser une utilisation adéquate et une gestion respectueuse du TPI, le Conseil de la MRC s'est doté des
orientations suivantes :
Orientations adoptées en 2012
Orientations complémentaires adoptées en 2015
Considérer le TPI comme un levier régional de
développement et d'aménagement durables, dans une
perspective de développement durable, par l'établissement
des besoins locaux et régionaux.
Assurer le maintien des paysages
Mettre en place un mécanisme de concertation et de
participation au développement du TPI.
Assurer le maintien de la villégiature
Favoriser la création d'emploi et les retombées économiques
lors de l'étude des projets de développement.
Optimiser la somme des retombées financières liées
aux différentes activités pouvant être mises en place
sur le TPI
Maintenir l'accessibilité au TPI.
Favoriser l'emploi et la transformation locale ou
régionale des produits
3.2.4.2 Caractéristiques de la forêt en territoire public intramunicipal
Le TPI est dominé par un couvert feuillu, qui occupe 65 % de la superficie. Les couverts mixtes et résineux suivent avec
respectivement 25 % et 8 % du couvert. Le couvert forestier en régénération représente quant à lui 2 % de la superficie forestière
productive.
Les couverts forestiers situés dans la classe d'âge de 70 ans (incluant jeune irrégulier [JIR] et jeune inéquien [JIN]) sont les plus
présents, suivis respectivement par les classes de 90 ans (incluant vieux irrégulier [VIR] et vieux inéquien [VIN]), 50 ans, ainsi que
30 ans et 10 ans dans une même proportion. À peine 1 % du couvert se trouve en régénération, alors que la classe de 120 ans est
absente.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
99
Illustration DP3-13 - Superficie forestière par classes d'âge et types de couverts en TPI
3.2.4.3 La possibilité de récolte annuelle
La possibilité de récolte de toutes les essences présentes dans le TPI totalise 9 400 m³/an pour la période 2015-2020.
Cette possibilité forestière est en grande partie représentée par les feuillus durs, notamment le bouleau jaune et l'érable, qui
dominent avec 43 % du volume total, suivi des résineux (Sapin, épinette, pin gris, mélèze) qui constituent 21 % de cette possibilité,
puis le bouleau à papier pour 20 %.
Illustration DP3-14 - Répartition du volume sur pied par essence ou groupe d'essences en TPI
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
0
10
30
50
JIN
70
90
VIN
120
Résineux
Mélangés
Feuillus
Régénération
21%
4% 0% 1%
11%
20%
11%
28%
4%
SEPM
Thuya
Pruche
Pins blanc et rouge
Peupliers
Bouleau à papier
Bouleau jaune
Érables à sucre et rouge
Autres feuillus durs
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
100
3.2.4.4 Historique d'utilisation du territoire forestier public intramunicipal
Des coupes forestières ont été effectuées dès 1989 sur le TPI de la MRC de Matawinie, totalisant 1 660 hectares, soit 27 % du
territoire. Ce chiffre inclut autant les coupes totales que les coupes partielles.
L'organisme Foresterie Saint-Donat inc. s'est vu confier en 1999 une convention d'aménagement forestier (CvAF) de
1 804 hectares à proximité du lac Ouareau et du lac Croche dans la municipalité de Saint-Donat. Cette CvAF a ensuite été bonifiée
pour totaliser 5 404 hectares, soit l'équivalent de 82 % du TFR actuel. De 1999 à 2008, 935 ha de coupes forestières ont été
réalisés, dont 87 % étaient des coupes partielles. Cette convention a officiellement pris fin en 2009 avec la cessation des activités
de Foresterie Saint-Donat inc. le 1er août 2008. De 2008 à 2014, aucune intervention n'a été réalisée sur le TPI. Cependant, depuis
2012, c'est la MRC de Matawinie qui est responsable de la planification d'aménagement et de la réalisation des travaux forestiers
en vertu de la CGT. Le Tableau DP3-13 présente les superficies des interventions réalisées de 1999 à 2008, qui sont également
présentés à la Carte DP3-4.
Tableau DP3-13 - Sommaire des interventions réalisées sur la CvAF de Foresterie Saint-Donat entre 1999 et 2008
Type de traitement
Superficie (ha)
Coupe de jardinage
665,1
Coupe par bandes
35,8
Coupe progressive
13,2
Coupe totale
119,1
Éclaircie commerciale
102,6
TOTAL
935,8
3.2.5 Le territoire forestier privé
Dans la région de Lanaudière, la forêt privée occupe 230 640 ha, divisés en quelques 8 300 propriétaires de boisés de plus de
4 ha. Elle génère un chiffre d'affaires de 6,8 M$ et représente 214 emplois liés aux activités sylvicoles. Avec ses 40 000 m3 de bois
mis en marché en 2015, Lanaudière atteint à peine 6 % de son potentiel de mise en marché de bois provenant de la forêt privée.
Dans le cadre de la révision de son plan de protection et de mise en valeur, l'Agence régionale de mise en valeur des forêts privées
de Lanaudière a déterminé en 2014 la possibilité de récolte de bois des forêts privées de Lanaudière. Les données utilisées pour
ce calcul n'étant pas fragmentées par MRC, le portrait suivant représente l'ensemble de la région de Lanaudière.
3.2.5.1 Caractéristiques de la forêt en territoire privé
La forêt privée productive est dominée par un couvert feuillu, qui occupe plus de 57 % de la superficie. Les couverts mixtes et
résineux suivent avec respectivement 30 % et 10 % du couvert. Le couvert forestier en régénération représente peu plus de 4 %
de la superficie.
Les couverts forestiers situés dans la classe d'âge de 70 ans (incluant jeune irrégulier [JIR] et jeune inéquien [JIN]) sont les plus
présents, suivis respectivement par les classes de 90 ans (incluant vieux irrégulier [VIR] et vieux inéquien [VIN]), 50 ans, 30 ans et
10 ans dans une même proportion, en régénération et finalement de 120 ans pour 0,1 % de la superficie.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
101
Carte DP3-4 - Territoire public intramunicipal de la MRC de Matawinie
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
102
Illustration DP3-15 - Superficie forestière privée par classes d'âges et types de couverts
3.2.5.2 La possibilité de récolte annuelle
La possibilité forestière attribuée à l'accroissement du volume sur pieds du territoire forestier privé lanaudois est estimée à
657 200 m3/an, toutes essences confondues, pour la période de 2014 à 2024.
Cette possibilité forestière correspond à un rendement moyen de 2,85 m3/ha/an et est en grande partie représentée par les feuillus
durs, notamment le bouleau jaune et l'érable, qui dominent avec 43 % du volume total, suivi des résineux (Sapin, épinette, pin gris)
qui constituent 18 % de cette possibilité, puis les pins blanc et rouge pour 12 %.
Illustration DP3-16 - Répartition du volume marchand brut de récolte annuelle par essence ou groupe d'essence
0,0%
10,0%
20,0%
30,0%
40,0%
50,0%
0
10
30
50
70
90
120
Classe d'âge
Résineux
Mélangés
Feuillus
Régénération
18%
12%
10%
11%
6%
2%
34%
8%
SEP
Pins blanc et rouge
Autres résineux
Peupliers
Bouleau à papier
Bouleau jaune
Érables à sucre et rouge
Autre feuillus durs
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
103
Carte DP3-5 - Territoire forestier privé de la MRC de Matawinie
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
104
3.2.6 Le portrait des entreprises forestières
Selon le Conseil de l'industrie forestière du Québec, le domaine de la transformation du bois fournissait près de 1 145 emplois
directs dans la région de Lanaudière en 2012, dont plusieurs entreprises sont localisées dans la MRC de Matawinie.
Tableau DP3-14 - Entreprises de 1re, 2e et 3e transformation du bois
Type
Nom
Ville
1re transformation
Groupe Crête - Div. Riopel
Chertsey
Scierie Beaulac inc.
Chertsey
Scierie Benoit Mailloux inc.
Saint-Côme
Éco-Cèdre inc.
Saint-Donat
Produits forestiers Lachance
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Bois Desroches inc. (Les)
Saint-Félix-de-Valois
Scierie Rivest inc.
Saint-Jean-de-Matha
Scierie Dumais
St-Jean-de-Matha
Scierie St-Michel
St-Michel-des-Saints
2e et 3e transformation
Le chalet signé Diane Bergeron inc.
Rawdon
Ébénisterie Saint-Alphonse
Saint-Alphonse-Rodriguez
Ébénisterie de la Rive
Saint-Côme
Panneaux décoratifs Excellence
Saint-Côme
Cuisinistes du Village inc. (Les)
Saint-Donat
Ébenisterie St-Donat
Saint-Donat
Entreprises Bordelau Guy inc (Les)
Saint-Felix-de-Valois
Portes Séna
Saint-Félix-de-Valois
Ébénisterie JDL inc.
Saint-Jean-de-Matha
Ébénisterie La Boîte à Bois
Saint-Jean-de-Matha
Ébénisterie Maxime Fisette
Saint-Jean-de-Matha
Moulures Mydi Bois inc.
Saint-Jean-de-Matha
ArtEco Fournitures inc.
Saint-Michel-des-Saints
Atelier Au Cœur du Bois
Saint-Michel-des-Saints
Portes et fenêtres Yvon Bordeleau
Saint-Michel-des-Saints
Portes et fenetres Rivest enr.
Saint-Zénon
Bois Franc Lanaudière
Saint-Zénon
Création Miralex
Saint-Damien
Meubles Orphé
Saint-Félix-de-Valois
Autre
Naturozone
Sainte-Émélie-de-L'Énergie
Entrepreneur
Entreprises Gilbert Laurin
Chertsey
Gestion Éco-nature
Chertsey
Patrick Tremblay
Chertsey
Jardinage forestier Matawinie
Saint-Alphonse-Rodriguez
Paul-André Morin
Saint-Côme
Forestier Majeau
Saint-Côme
Foresterie P. Belleville inc.
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Bernard de Valicourt
Saint-Michel-des-Saints
Forestiers Champoux (Les)
Saint-Michel-des-Saints
Aménagement Bio-forestier Rivest
Saint-Zénon
Service conseil
Dominic Roy Expert-conseil
Saint-Donat
Michel Martin
Saint-Donat
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
105
Carte DP3-6 - Localisation des entreprises de transformation du bois dans la MRC de Matawinie
En raison de sa forte présence sur le territoire, la forêt amène de nombreux enjeux d'aménagement et de développement pour la
MRC de Matawinie.
Le maintien du couvert forestier et l'aménagement durable du territoire forestier sont nécessaires aux nombreuses activités
fauniques et récréatives ayant cours sur le territoire. D'ailleurs, la cohabitation harmonieuse des différentes activités en forêt
représente un défi constant pour la MRC de Matawinie, autant en territoire public que privé. Cette cohabitation est en partie liée au
développement du réseau routier multiusage, ainsi qu'à l'implication des utilisateurs du territoire forestier dans la planification
forestière pour en assurer l'acceptabilité sociale.
Alors que le bois est le seul matériau de construction issu d'une ressource renouvelable, l'industrie forestière continue de suivre
les innovations en termes de nouveaux produits du bois à valeur ajoutée. La contribution de la forêt privée à l'approvisionnement
en bois aux entreprises présentes sur le territoire devra faire l'objet d'une attention particulière au cours des prochaines années.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
106
3.3
LES RESSOURCES MINÉRALES
Bien que la Matawinie ne soit pas connue comme une région minière, l'utilisation de ses ressources minérales y joue un rôle capital.
L'eau souterraine, le sable et le gravier font l'objet d'une utilisation intensive en raison du fort potentiel de la MRC. Quant aux
différents gîtes minéraux, certaines données préliminaires sont présentées ici, mais dans l'ensemble, elles sont peu connues et
peu étudiées.
3.3.1 La territorialité des ressources minérales en Matawinie
Une bonne connaissance de la présence des ressources minérales permet de bien cerner d'éventuels conflits de cohabitation,
puisque force est de constater que l'exploitation de ces ressources entraîne parfois des conflits d'utilisation du sol, particulièrement
dans les secteurs voués à la villégiature ou au récréotourisme.
La présentation des différentes ressources minérales est faite selon les cinq rubriques suivantes :
−
Substances métalliques;
−
Minéraux industriels;
−
Matériaux de construction;
−
Sable et gravier;
−
Eau souterraine.
a)
Les substances métalliques
Sur la carte des gîtes minéraux produite par le gouvernement du Québec en 1981, 34 sites sur le territoire de la MRC de Matawinie
sont reconnus et documentés. Seulement deux de ces sites ont été cartographiés dans la partie du territoire s'étendant au nord du
corridor alluvial de la rivière Matawin. Aucun d'eux n'a mené à la découverte de gîtes économiquement intéressants.
Il existe 17 indices de substances métalliques connus en Matawinie. On dénombre cinq gîtes de fer et titane (FeTi) et quatre de
titane (Ti). Sur les neuf gîtes essentiellement associés à l'anorthosite, on en retrouve quatre dans la seule municipalité de Chertsey.
Des indices de nickel-cuivre (NiCu) de tailles moyennes sont localisés à Notre-Dame-de-la-Merci, en bordure de la Route 125 entre
le lac du Marcheur et le village (Carte DP3-7). L'axe de la route 125 est de loin le secteur qui renferme le plus d'indices, avec une
nette prédominance des indices métallifères.
b)
Les minéraux industriels
On dénombre 15 gîtes de minéraux industriels, dont quatre de grenats. Ceux-ci sont localisés dans les Basses Laurentides, à l'est
du massif de Morin dans les municipalités de Saint-Alphonse-Rodriguez, Saint-Damien, Sainte-Marcelline-de-Kildare et Saint-Jean-
de-Matha. Il existe aussi deux indices de silice et deux de quartz, trois d'entre eux étant localisés dans l'axe de la Route 131, soit
deux sur le haut plateau de la rivière Noire et un sur la baie Plourde au lac Taureau. Le plus important en volume demeure la
carrière de silice située à Saint-Donat. Les indices de quartz et de silice se répartissent donc, eux aussi, en périphérie du massif
de Morin. La principale enveloppe en indices de minéraux industriels correspond aux routes 337 et 343 et comprend au total sept
indices, tous de petite envergure. Il existe également un potentiel de graphite dans le nord du territoire, principalement en TNO
dans le secteur des lacs Villiers et Légaré. Des démarches de prospections et de forage sont d'ailleurs en cours.
c)
Les matériaux de construction
Il existe des gîtes de granite vert (il s'agit en fait de monzonite) qui pourraient potentiellement être exploités à Saint-Zénon, au nord
du Parc régional des Sept-Chutes. Cette pierre est principalement utilisée comme pierre de construction décorative.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
107
Carte DP3-7 - Substances métalliques et minéraux industriels
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
108
d)
Sable et gravier
Pour la Matawinie, les dépôts de sable et de gravier constituent la ressource minérale de surface la plus exploitée. Ils abondent là
où on en fait le plus grand usage, soit dans les vallées, et sont présents un peu partout sur le territoire. Le gravier de qualité est
habituellement plus difficile à trouver que le sable. C'est dans les grands bassins et dans les vallées principales, plus
particulièrement à proximité des grands contacts physiographiques, que les sables et graviers apparaissent en plus grande quantité
et en plus grande qualité.
Basses Laurentides
Dans les Basses Laurentides, les meilleurs bancs d'emprunt en qualité et en quantité sont ceux de l'ancien delta de la rivière
L'Assomption à Saint-Félix-de-Valois, de même que ceux des bassins du lac Noir à Saint-Jean-de-Matha et de la Grande Vallée à
Chertsey et à Saint-Côme.
Hautes Laurentides, plateau du Mastigou et Hautes Terres centrales
Plus au nord, l'axe du Grand Corridor et le bassin Ouareau-Archambault concentrent les dépôts les plus intéressants. Sur les
Hautes Terres centrales, on les retrouve surtout dans la partie sud des grandes dépressions drainées par la rivière Matawin Ouest,
de même qu'au sud du bassin du lac Kempt.
e)
L'eau souterraine
À ce jour, il existe très peu d'information sur la quantité et la qualité de l'eau souterraine présente sur le territoire de la MRC de
Matawinie.
Dans la région, l'eau souterraine est fortement utilisée pour l'alimentation en eau potable principalement en raison de son faible
coût d'exploitation, de l'abondance, de la qualité et de la proximité des lieux de consommation. Il s'agit donc d'une ressource qui
joue un rôle indéniable dans la croissance et le développement de la MRC.
L'utilisation de l'eau souterraine est encadrée par un règlement provincial qui découle de la Loi sur la qualité de l'environnement,
qui trouve son application dans les outils d'urbanisme locaux. Cependant, il incombe souvent aux promoteurs de faire la
démonstration de la présence, la qualité et la quantité de l'eau souterraine.
L'acquisition de connaissance à l'égard de l'eau souterraine demeure la clé pour bien encadrer l'utilisation de cette ressource
renouvelable. Une gestion régionale des eaux souterraines sur la base des formations géologique aquifère apparaît difficile
présentement puisque les données hydrogéologiques ponctuelles disponibles sont rarement suffisantes à cette échelle. Il existe
peu de documents d'interprétation de l'ensemble des données sur une base locale ou régionale (cartes hydrogéologiques). La
délimitation des formations géologiques aquifères, leur potentiel d'exploitation, leur vulnérabilité, leurs aires de recharge, la qualité
des eaux souterraines qui s'y écoulent, les liens avec les milieux récepteurs (plans d'eau, cours d'eau, milieux humides) sont autant
de renseignements qui sont souvent incomplets ou encore disséminés entre les divers organismes publics et parapublics.
3.3.2 Caractérisation du dynamisme des activités d'exploitation des ressources minérales
a)
Le dynamisme des entreprises d'exploitation
Les entreprises qui prélèvent des ressources minérales en Matawinie se distinguent en deux catégories, soit les petites et les
grandes entreprises.
La première catégorie regroupe des entreprises d'excavation qui détiennent de petites sablières où les prélèvements se font de
façon sporadique. Profitant le plus souvent des occasions qui se présentent dans leur municipalité ou dans leur environnement
immédiat, les agrégats servent principalement au développement et à la construction locale et, à l'occasion, à des projets de
réfection du système routier local ou régional sur lesquels les petites entreprises soumissionnent.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
109
La deuxième catégorie est plutôt constituée de plus grandes entreprises qui commercialisent leurs gisements pour répondre, la
plupart du temps, aux fortes demandes provenant des grands travaux effectués dans le sud du Québec, à Montréal par exemple,
ou dans les états de la Nouvelle-Angleterre où les agrégats sont de faible qualité. Ces sablières sont beaucoup plus grandes en
superficie et une même entreprise en possède plusieurs. L'impact de leurs activités est par conséquent plus grand, tant sur les
milieux naturels que sur la qualité de la vie en général.
Au-delà de leur classification en deux catégories, il demeure difficile pour l'instant d'établir un constat valable sur l'évolution et la
dynamique des entreprises exploitant les ressources minérales, car peu de données relatives à leurs opérations sont accessibles.
b)
L'évolution dans la valorisation des ressources minérales
Dans le contexte de la Matawinie, les ressources minérales, tels le sable, le gravier et l'eau souterraine, représentent des
ressources de plus en plus convoitées au fur et à mesure que s'améliorent la qualité du réseau routier et les moyens de transport.
Par ailleurs, peu de valeurs se sont ajoutées aux ressources minérales exploitées, les activités se limitant à l'extraction et au
transport. Il s'agit là d'un domaine qui mérite que certaines investigations soient faites en ce sens.
c)
Positionnement des entreprises dans le contexte de la grande région de Montréal
Sur la seule observation que les agrégats situés en bordure du bouclier dans la grande région de Montréal occupent une position
stratégique, on peut avancer que leur extraction représentera, pour longtemps encore, une activité importante et lucrative. Il en
existe de qualité comparable ailleurs, mais il faut s'éloigner davantage, de telle sorte que les ressources minérales situées en
territoire municipalisé bénéficieront de leur excellent positionnement pendant bon nombre d'années.
À l'échelle de la Matawinie, il est difficile de parler d'une polarisation marquée. Cette activité semble, néanmoins, davantage
présente dans les municipalités de Rawdon, Chertsey et Notre-Dame-de-la-Merci sur la route 125, Saint-Alphonse-Rodriguez sur
la route 343, de même que Saint-Félix-de-Valois, Saint-Jean-de-Matha et Sainte-Émélie-de-l'Énergie sur la route 131.
3.4
LA FAUNE
3.4.1 La mise en valeur de la faune en territoire municipalisé
Territoire fortement associé à la forêt, la MRC présente également un fort potentiel pour la faune, tant aquatique que terrestre ou
aviaire. En effet, la présence de nombreux lacs dont la superficie est supérieure à 20 hectares présente une diversité de substrats
au niveau du littoral, ce qui contribue à accroître la capacité de support global du lac. Ces lacs plus grands peuvent donc faire
l'objet d'une exploitation plus importante et constituent, pour cette raison, la base du développement durable pour la mise en valeur
de la faune dans une perspective de gestion intégrée des ressources.
Dans une perspective de préservation des éléments essentiels à la faune, il est aujourd'hui bien documenté que la perte en habitat
est davantage reliée à de mauvaises pratiques de tout genre (villégiature, aménagement forestier, réseaux de chemins) qu'à la
pression exercée sur la faune par la récolte faunique. La présence de la faune et des habitats fauniques demandent donc d'être
mieux connus et mieux pris en compte dans la planification.
Une approche de gestion intégrée des ressources permet d'assurer habitat, nourriture et abri pour la faune de manière à assurer
une pérennité de cette ressource. C'est d'ailleurs l'approche prônée dans la réforme du régime forestier avec la mise sur pied des
tables de gestion intégrée des ressources et du territoire (TGIRT).
3.4.2 Les territoires fauniques structurés désignés à l'échelle de la MRC
Pour accompagner la lecture de la présente section, on peut se référer à l'annexe A-1 - Parcs et territoires fauniques.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
110
3.4.2.1 Les réserves fauniques
Il existe deux espaces désignés comme réserves fauniques sur le territoire de la MRC de Matawinie. La Réserve faunique Rouge-
Matawin, située au nord du Parc national du Mont-Tremblant, est partagée avec la région administrative des Laurentides et couvre
une superficie totale de 1 394 km². Un des trois secteurs d'accueil se trouve sur le territoire de la MRC, soit dans la localité de
Saint-Guillaume-Nord située à l'ouest de Saint-Michel-des-Saints.
La Réserve faunique Mastigouche est bornée au nord par la ZEC Chapeau-de-Paille, à l'ouest par le Parc national de la Mauricie,
au sud par la municipalité de Saint-Damien et à l'est par la ZEC des Nymphes. Elle est aussi partagée avec une autre région
administrative, la Mauricie, et couvre une superficie totale de 1 574 km². Ensemble, les deux réserves fauniques couvrent environ
13,6 % (1 443 km²) du territoire de la Matawinie.
Les réserves fauniques sont créées dans le but de protéger la faune et son habitat. Pour y parvenir, les activités de chasse et de
pêche autorisées sont contrôlées par des normes strictes qui tiennent compte du potentiel de reproduction naturelle. Cette récolte
contrôlée permet l'accroissement des espèces qui, par le phénomène de débordement, approvisionnent parfois les secteurs de
chasse avoisinants, notamment les ZECs. Dans les faits, le contingentement porte uniquement sur la chasse à l'orignal. Pour les
autres activités de chasse et de pêche, les restrictions imputables, les courtes périodes de prélèvement et la capacité d'accueil
limitée constituent diverses formes de restrictions sur les possibilités de récolte.
Les activités pratiquées dans les réserves varient en fonction des périodes de l'année. L'été, la pêche, la villégiature, le camping
et les activités récréatives sont les plus prisés par les visiteurs. L'automne et le printemps, ce sont plutôt la chasse et la pêche qui
sont privilégiées, tandis que la motoneige est très populaire lors de la période hivernale. Soulignons que la capacité de support de
la pêche et de la chasse est utilisée à son maximum dans les réserves et c'est pourquoi elles axent leur développement sur la
diversification des activités de plein air. Cette diversification des produits est relativement récente dans les réserves fauniques qui
offrent, en plus, des activités comme le canot-camping, la villégiature en chalet ou en refuge, la motoneige, la voile, le ski de
randonnée, etc.
3.4.2.2 Les zones d'exploitation contrôlée
Le territoire de la MRC de Matawinie comprend quatre ZECs, celles-ci couvrant une superficie totale de 1 729 km². La plus grande
des quatre, la ZEC Boulé qui compte 633 km², est celle située la plus au nord, soit au nord de la Réserve faunique Rouge-Matawin.
La ZEC Collin, contiguë au sud de la ZEC Boulé, est la deuxième plus vaste avec 428 km² de forêts et de lacs. La ZEC Lavigne,
adjacente au Parc national du Mont-Tremblant, couvre une superficie de 405 km² et la ZEC des Nymphes, adjacente à la Réserve
faunique Mastigouche, est d'une superficie moins élevée avec 263 km². Tous ces territoires fauniques sont accessibles par l'axe
de la Route 131 et du chemin de Manawan.
Ces zones sont gérées par des organismes à but non lucratif dont la responsabilité leur est attribuée dans le cadre d'un protocole
d'entente avec le gouvernement du Québec. Le concept des ZECs repose sur quatre grands principes :
−
L'accessibilité à la ressource;
−
La participation des usagers;
−
L'autofinancement des opérations;
−
La conservation de la faune.
Les gestionnaires de ZEC doivent faire un suivi et avoir un contrôle de l'exploitation afin d'assurer un équilibre entre la demande
et l'offre faunique. Les revenus proviennent principalement de la cotisation des membres, de la vente de forfaits, des tarifs
quotidiens, des services aux usagers et des ententes de protection.
Les quatre ZECs de la Matawinie sont toutes localisées en bordure des deux réserves fauniques ou du Parc national du Mont-
Tremblant; de ce fait, l'offre faunique y est favorisée. Cependant, étant des territoires publics où pratiquement aucune limite n'est
imposée quant au nombre d'utilisateurs qui y est admis, le succès des récoltes est beaucoup moins élevé. De plus, les ZECs
situées au sud de la Matawinie, à cause de leur proximité des centres urbains, sont exploitées plus que leur capacité ne le permet.
La fermeture de lacs rendus non productifs est compensée par des programmes d'ensemencement qui, à long terme, rendent plus
complexe le renouvellement naturel de certaines espèces de poissons.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
111
3.4.2.3 Les pourvoiries
Le territoire de la Matawinie compte 19 pourvoiries à droits exclusifs et 9 pourvoiries à droits non exclusifs. Celles-ci couvrent une
superficie évaluée à environ 1 000 km² (droits exclusifs seulement) et sont localisées principalement dans le TNO ainsi que dans
les municipalités limitrophes à ce territoire.
Les pourvoiries à droits exclusifs établis sur le territoire municipalisé sont principalement situées sur les terres publiques de Saint-
Zénon, de Saint-Michel-des-Saints, de Sainte-Émélie-de-l'Énergie, de Saint-Damien et de Saint-Côme. En ce qui concerne leur
accessibilité, les pourvoiries localisées au sud du territoire sont très facilement accessibles par les routes 131, 343 et 347. Les
territoires fauniques situés plus au nord, soit au niveau des Hautes Terres centrales, sont rendus accessibles par le chemin de
Manawan prolongeant la Route 131, ou encore par les municipalités régionales de comté voisines.
Les pourvoyeurs concessionnaires, contrairement aux pourvoyeurs permissionnaires, ont la gérance de leur territoire et ils doivent
annuellement déposer et faire approuver, par le MFFP, un plan d'exploitation et de protection de la ressource faunique et doivent
soumettre, à la fin de chaque année, un rapport d'exploitation. De leur côté, les pourvoyeurs permissionnaires possèdent un permis
pour la vente de services de location de chaloupes et de chalets aux utilisateurs des territoires libres et n'ont aucun territoire à
gérer.
Toutes les pourvoiries offrent des services d'hébergement, soit le camp, le chalet, l'auberge ou l'hôtel. L'une des contraintes
majeures qui persistent à l'égard de l'exploitation d'une pourvoirie concerne la courte durée du bail émis par le MFFP. Le MFFP
loue ces territoires pour une durée moyenne de neuf ans et, bien que le bail soit renouvelable, il ne constitue pas une garantie
suffisante pour contracter un emprunt et investir des sommes considérables, ce qui peut limiter les possibilités d'expansion des
exploitations.
On constate une tendance à la diversification en ce qui concerne les activités offertes et les clientèles recherchées, ce qui permet
aux gestionnaires de pourvoiries de rentabiliser leur entreprise en dehors des périodes de pointe et d'attirer de nouvelles clientèles,
notamment les familles et les touristes en périodes hivernales.
3.4.2.4 Le Parc national du Mont-Tremblant
Bien que la mission première du Parc national du Mont-Tremblant soit la conservation du patrimoine naturel, mentionnons que la
pêche y est pratiquée en complément à la récréation de plein air. C'est aussi le plus vieux et le plus vaste des parcs du réseau des
parcs nationaux du Québec. Il couvre une superficie de 1 510 km², dont environ 807 km² se retrouvent sur le territoire de la MRC,
le reste étant situé dans la région des Laurentides. Le parc compte quatre postes d'accueil, dont deux sont localisés dans la MRC
de Matawinie, soit les secteurs L'Assomption à Saint-Côme et La Pimbina à Saint-Donat. Ce parc fait partie du réseau des aires
protégées du Québec, établi dans le but d'atteindre la préservation intégrale de 12 % du territoire québécois.
Depuis l'adoption de la Loi sur les parcs en 1977, le Parc national du Mont-Tremblant est officiellement voué à la conservation du
patrimoine naturel. Aucune activité de chasse n'y est permise ainsi qu'aucune forme d'exploitation des ressources, sauf la pêche
qui est limitée à certaines périodes de l'année et soumise à des quotas de prises.
La popularité du parc et des activités de plein air est grandissante et met de plus en plus de pression sur le milieu naturel dans la
partie ouest (région des Laurentides), où se concentre la majeure partie des équipements, dont la station de ski Mont-Tremblant.
La pêche, surtout pratiquée dans les nombreux lacs de la Matawinie, est de moins en moins prisée par les visiteurs du parc. En
effet, les récents sondages révèlent une diminution du nombre de pêcheurs depuis les dernières années.
3.4.3 La présence d'activités autres que fauniques
Il est plutôt rare que des activités autres que fauniques soient implantées en territoire faunique structuré, sans doute parce que
cette activité est encadrée depuis de très nombreuses années, soit depuis la lointaine existence des clubs privés auxquels des
droits avaient été consentis.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
112
a)
L'aménagement forestier
Tous les territoires fauniques structurés, à l'exception du Parc national du Mont-Tremblant, sont inclus à l'intérieur des territoires
sous garantie d'approvisionnement (GA). L'aménagement forestier a une incidence directe sur les stratégies de mise en valeur de
la faune à cause des impacts générés par les travaux de récolte et l'aménagement de chemins forestiers. Les coupes totales sur
de grandes superficies peuvent dégarnir d'importants habitats fauniques et la localisation des chemins peut faciliter le braconnage,
particulièrement en territoire municipalisé à cause de la proximité des bassins de population et de l'accessibilité. Par contre, de
nombreuses ententes sont prises entre les exploitants fauniques et les intervenants forestiers pour harmoniser les différentes
activités. Avec l'entrée en vigueur du nouveau régime forestier, la Table de gestion intégrée des ressources et du territoire est
désormais responsable de convenir des mesures d'harmonisation en territoire faunique.
b)
La villégiature et le camping
En fait, seule la villégiature privée sur les terres du domaine de l'État et le camping représentent des formes d'occupation qu'on
peut observer dans les ZECs. Le PRDTP de la région de Lanaudière traite de cette question en plus de déterminer des objectifs
de consolidation et de développement de la villégiature privée sur les terres du domaine de l'État. Signalons que la MRC est
impliquée activement dans la mise en oeuvre du PRDTP. En effet, depuis 2010 c'est la MRC qui est responsable de la mise en
disponibilité de nouveaux emplacements de villégiature privée sur les terres du domaine de l'État, en vertu de l'entente de
délégation de gestion foncière conclue avec le MERN.
3.4.4 Le dynamisme des entreprises fauniques
a)
L'évolution des entreprises fauniques
Autrefois, les activités offertes par les entreprises fauniques de la MRC de Matawinie étaient essentiellement reliées à la pratique
de la chasse et de la pêche. Au cours des 20 dernières années, les activités de plein air et de récréotourisme ont gagné en
popularité et les prévisions semblent des plus encourageantes. Les entreprises fauniques se sont ajustées et offrent, dorénavant,
une panoplie d'activités de plein air intimement liées à la présence d'espaces naturels afin de s'approprier une part du marché
florissant de l'écotourisme. Par exemple, dans le Parc national du Mont-Tremblant et dans les différentes ZECs de la Matawinie,
le nombre de visiteurs pratiquant des activités récréotouristiques est nettement supérieur à ceux privilégiant les activités
traditionnelles de prélèvement faunique.
Ce gain en popularité se fait aussi sentir à travers les plans de développement des entreprises fauniques. Ainsi, le Plan directeur
du Parc du Mont-Tremblant vise l'établissement de projets qui mettent l'emphase sur le vélo, la randonnée, le canot, le camping et
l'observation de la nature. Les plans de mise en valeur des réserves fauniques Rouge-Matawin et Mastigouche, de même que
ceux des ZECs et de la Société de la faune et des parcs, privilégient le développement régional des produits récréotouristiques.
Certaines pourvoiries se sont aussi approprié une part du marché des activités de plein air et d'aventure. Toutefois, certains
secteurs d'activités comme l'observation de la faune sont très peu développés et organisés en Matawinie, malgré une demande
grandissante.
b)
L'apport économique des entreprises fauniques
Les données concernant les retombées économiques issues des activités des entreprises fauniques sont rarement mesurées à
l'échelle de la Matawinie. Toutefois, dans la région de Lanaudière, les activités de pêche et de chasse sont majoritairement
pratiquées sur le territoire de la MRC, considérant la présence de deux réserves fauniques, quatre ZECs et une vingtaine de
pourvoiries. Certaines données peuvent donc servir d'indicateurs. Par exemple, selon le MFFP pour l'année 2006, les dépenses
totales annuelles des pêcheurs sportifs dans Lanaudière ont été estimées à 83 millions de dollars, tandis que celles des chasseurs
sportifs sont estimées à 11 millions de dollars8. La pratique de ces activités peut donc être considérée comme une source
importante de revenus pour la MRC. Les entreprises fauniques tirent aussi d'importants revenus des autres activités de plein air et
d'aventure, lesquelles sont traitées dans la section sur le récréotourisme.
8 Source : CRRNT de Lanaudière, PRDIRT de Lanaudière, 2011, 212 pages
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
113
Les données sur l'emploi dans les entreprises fauniques peuvent servir d'indicateurs importants concernant l'apport économique
de la gestion de la faune en Matawinie. Toutefois, puisque les entreprises fauniques offrent aussi des activités récréatives, le
nombre d'emplois générés n'est pas entièrement dépendant de l'exploitation et de la mise en valeur de la faune. Le Tableau DP3-
15 présente le nombre d'employés permanents, saisonniers et occasionnels ou financés par divers programmes d'employabilité
en 2012. Concernant le nombre d'employés dans les pourvoiries, il était estimé à 160 en 20079.
Tableau DP3-15 - Nombre d'emplois dans les entreprises fauniques
Entreprise
Emplois permanents
Emplois saisonniers
Emplois occasionnels
ZEC Boullé
0
4
0
ZEC Collin
0
6
0
ZEC des Nymphes
2
6
2
ZEC Lavigne
n/d
n/d
n/d
Parc national du Mont-Tremblant
6
91
70
Réserve faunique Mastigouche
3
44
6
Réserve faunique Rouge-Matawin
1
16
6
Total
12
167
84
Source : Enquête auprès des entreprises fauniques - MRC de Matawinie, mars 2013
3.4.5 La préservation des habitats fauniques
Les divers inventaires réalisés jusqu'à maintenant par le MFFP ont permis d'identifier de nombreux sites fauniques et plans d'eau
qui demandent des mesures de protection particulières pour assurer le maintien de la qualité des habitats naturels.
La Politique québécoise de protection des rives, du littoral et des plaines inondables permet d'assurer une protection minimale à
ce qu'on désigne généralement comme l'habitat du poisson. Bien sûr, cette protection profite à beaucoup d'autres espèces. Par
ailleurs, certains lieux sont reconnus comme fréquentés de façon privilégiée par certaines espèces fauniques. Ces lieux, qu'on
désigne ici comme habitats fauniques, ont été identifiés par le MFFP. Le présent SADR distingue plus spécifiquement les
héronnières, les ravages de cerfs de Virginie, les habitats de la tortue des bois et ceux du rat musqué. L'article 11.4 fait part des
sites d'intérêt écologiques sur le territoire de la Matawinie.
Les cartes municipales relatives aux sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique contiennent d'autres données qui
apparaissaient essentielles à l'exercice de la planification, soit les sites d'espèces menacées, les ravages de cerfs de Virginie et
les secteurs sensibles définis dans le cadre de la caractérisation des sites d'intérêt. Ces inventaires étant appelés à évoluer
rapidement, beaucoup de lieux offrant un intérêt évident pour l'observation de la faune ne sont pas inventoriés. Pour contribuer à
cet effort, il conviendrait que les gestionnaires de parcs régionaux, tout comme les associations de lacs et les entreprises fauniques,
travaillent à enrichir ces inventaires.
3.5
LE DOMAINE RÉCRÉATIF
La Matawinie possède un potentiel récréatif et touristique indéniable. Les montagnes, la forêt et les lacs et rivières sont en quantité
et en qualité suffisante pour accommoder et satisfaire une clientèle locale, régionale et même nationale et permettre une utilisation
soutenue durant les quatre saisons. Prise dans son sens le plus large, la fonction récréative en Matawinie se manifeste à travers
la villégiature et le récréotourisme, qui se partagent d'ailleurs les mêmes terrains.
3.5.1 Le dynamisme du secteur récréotouristique
À l'échelle de la MRC de Matawinie, le récréotourisme constitue un axe de développement important.
À cet effet, le Conseil de la MRC s'est doté en 2009 d'un plan de développement du récréotourisme10 afin de concrétiser son désir
d'accélérer le développement du récréotourisme et du réseau des parcs régionaux pour maximiser les retombées économiques
sur le territoire. Pour ce faire, plusieurs principes directeurs ont été élaborés. Voici un extrait de cette planification stratégique :
9 Source : MRN, Données socio-économiques sur la faune, Février 2012, 81 pages.
10 MRC de Matawinie, Plan de développement stratégique du récréotourisme 2010-2015, Portrait de la situation et enjeux, Groupe IBI DAA, Août 2009
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
114
−
Le développement du récréotourisme sera un levier de développement et de prospérité économique pour le territoire
de la Matawinie;
−
Le développement du récréotourisme assurera une qualité de vie accrue pour les résidents de la Matawinie et leur
permettra d'accroître leur sentiment d'appartenance et de fierté envers leur région;
−
Le réseau des parcs régionaux deviendra la pierre angulaire du développement et du positionnement distinctif au
niveau récréotouristique, et ce, tant au niveau régional qu'extrarégional;
−
Le développement récréotouristique doit se faire dans une vision de pérennité des ressources, signifiant une
préoccupation majeure pour la protection du milieu naturel, du paysage et du patrimoine naturel et bâti sur le territoire.
La vision énoncée pour mettre en œuvre cette planification stratégique est la suivante :
« La Matawinie deviendra un pôle incontournable au niveau du récréotourisme du Québec d'ici dix ans. Elle sera
un modèle de développement durable régional par la mise en valeur de son réseau de parcs régionaux et de
produits complémentaires. Les visiteurs seront conquis par la qualité de leur expérience récréotouristique, qui
engendrera une augmentation notable de la clientèle séjournant dans la région. Cette mise en valeur sera
bénéfique pour le milieu de vie environnant, créant un fort sentiment de fierté et d'appartenance de ses résidents,
dans une région où il fera bon vivre.»
À ce jour, les instances de la MRC et de la SDPRM travaillent de concert à développer et promouvoir les parcs régionaux dans
l'optique préconisée dans la planification stratégique sur le récréotourisme.
La création d'un réseau de parcs régionaux représente le cœur de cette vision de développement axée sur le récréotourisme.
Comme élément intégrateur de ce réseau des parcs, on retrouve aussi le Sentier national qui vient jouer un rôle déterminant en
tant qu'axe de longue randonnée reliant entre eux les différents secteurs géographiques et équipements touristiques du vaste
territoire de la Matawinie.
3.5.2 Portrait général du secteur récréotouristique
La Matawinie a la vocation touristique la plus affirmée parmi toutes les MRC de Lanaudière, ce qui s'explique par l'étendue de son
territoire offrant un énorme potentiel récréotouristique. En fait, 70 % des touristes québécois qui visitent la région de Lanaudière
(touristes conventionnels et excursionnistes) vont dans la MRC de Matawinie (Statistiques Canada, Enquête sur les voyages des
Canadiens en 1999 et 2000). La clientèle québécoise est le plus important marché pour la région de Lanaudière et la MRC,
représentant 95 % des visites. Au total, on compte environ 1 877 400 visites-personnes pour la MRC en 201011, ce qui représente
44 % des visites-personnes pour la région de Lanaudière.
À noter que le type de récréotourisme prédominant en Matawinie est le tourisme de destination, considérant la déficience des liens
routiers est-ouest.
Le territoire de la MRC propose le plus grand nombre d'attraits dans la région de Lanaudière, soit près du tiers de l'offre, avec une
centaine d'attraits touristiques. On y retrouve de nombreux sites naturels, des parcs et une diversité d'activités de plein air ou à
vocation faunique pour toutes les saisons. À cet effet, soulignons entre autres que la Matawinie donne un accès privilégié au Parc
national du Mont-Tremblant ainsi qu'aux réserves fauniques Mastigouche et Rouge-Matawin. On accède également aux quatre
parcs régionaux situés sur les terres du domaine de l'État, à de multiples pourvoiries, aux ZECs du territoire, en plus d'y trouver
deux parcs municipaux à rayonnement régional et de nombreux parcs municipaux. La MRC compte aussi sur d'importantes stations
de ski, de nombreux sentiers et réseaux destinés aux randonneurs, fondeurs, raquetteurs, cyclistes, motoneigistes, quadistes, etc.
Mentionnons qu'associé aux parcs régionaux, on retrouve de plus en plus d'hébergement dit de type alternatif, qui correspond à la
tendance actuellement étudiée en tourisme.
En ce qui concerne l'hébergement et la restauration, la Matawinie propose le plus grand nombre d'établissements hôteliers et de
restauration de la région de Lanaudière (Tourisme Lanaudière). En somme, on y retrouve 94 établissements hôteliers, comprenant
un total de 1 114 unités d'hébergement sur un total de 1 849 pour la région de Lanaudière (Ibid.) On dénombre actuellement deux
établissements hôteliers cotés quatre étoiles, soit l'Auberge du Lac Taureau à Saint-Michel-des-Saints, et le Grand R à Saint-
Donat, plus un grand nombre de centres de plein air, chalets et pourvoiries se méritant cette distinction (Havre Familial de Sainte-
Béatrix, la Pourvoirie du Milieu dans le Territoire non organisé, le Domaine Sam-Calm à Rawdon, par exemple).
11 Tourisme Lanaudière, Plan de développement touristique régional 2013
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
115
Plus de 200 restaurants, soit 22 % de l'offre en restauration pour la région, se répartissent dans la MRC. En 2010, 38 % des nuitées
effectuées dans la région de Lanaudière ont été comptabilisées en Matawinie12.
Plusieurs points de services touristiques sont accessibles aux touristes dans la Matawinie. Selon le site Internet touristique officiel
du gouvernement du Québec, Bonjour Québec, on retrouve des bureaux d'accueil touristique (BAT) dans les municipalités de
Saint-Michel-des-Saints, Rawdon (chutes Dorwin), Saint-Jean-de-Matha, Saint-Félix-de-Valois et Saint-Côme. Ces bureaux
d'accueil informent les visiteurs des activités proposées dans la municipalité ainsi que dans la région de Lanaudière. Un bureau
d'information touristique (BIT) est aussi situé à Saint-Donat, ayant pour particularité de fournir des guides touristiques de toutes les
régions au Québec en plus des informations relatives à la municipalité et à la région de Lanaudière. Ces points de services sont
ouverts 12 mois par année, à l'exception de celui de Rawdon qui fonctionne seulement durant la période estivale. Soulignons
également que l'Association touristique régionale, Tourisme Lanaudière, à ses bureaux dans la municipalité de Rawdon.
Tableau DP3-16 - Portrait de l'offre récréotouristique en Matawinie : Principaux attraits
Attrait récréotouristique
Activités offertes
Municipalités concernées
PARCS RÉGIONAUX
Parc régional de la Forêt Ouareau
Sentiers pédestres
Sentiers de vélo de montagne
Sentier de ski de fond
Sentiers de raquette
Refuges
Campings semi-aménagés
Campings rustiques
Hébertisme
Chertsey
Notre-Dame-de-la-Merci
Entrelacs
Saint-Côme
Saint-Alphonse-Rodriguez
Parc régional des Sept-Chutes
Sentiers pédestres de type
« montagne »
Sentiers de raquette
Saint-Zénon
Sainte-Émélie-de-L'Énergie
Parc régional de la Chute-à-Bull
Sentiers pédestres
Chute de 20 m
Interprétation foresterie
Refuges
Sentiers de raquette
Saint-Côme
Parc régional du Lac Taureau
Nautisme
Chasse, pêche, quad
Établissements hôteliers
Campings aménagés et sauvages
Saint-Michel-des-Saints
TNO
Parc des chutes Monte-à-Peine-et-des-
Dalles
Sentiers pédestres
Sentiers d'interprétation
2 chutes
Canyon
Sainte-Béatrix
Saint-Jean-de-Matha
Parc des chutes Dorwin
Sentiers pédestres
Chute de 18 m
Rawdon
ZONES D'EXPLOITATION CONTROLEE
ZEC Collin
Canotage
Baignade
Pêche, chasse
Sentiers quad / motoneige
Sentiers vélo de montagne
Campings aménagés et rustiques
Canot-camping
Saint-Michel-des-Saints
TNO
12 Tourisme Lanaudière, Plan de développement touristique régional 2013
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
116
Attrait récréotouristique
Activités offertes
Municipalités concernées
ZEC Lavigne
Canotage
Baignade
Pêche, chasse
Sentiers quad / motoneige
Sentiers pédestres
Sentiers de raquette
Campings aménagés et rustiques
Canot-camping
Chalets
Notre-Dame-de-la-Merci
Saint-Côme
Saint-Zénon
TNO
ZEC des Nymphes
Canotage
Baignade
Pêche, chasse
Sentiers quad / motoneige
Camping rustique
Saint-Félix-de-Valois
Saint-Zénon
TNO
ZEC Boulée
Canotage, Baignade
Pêche, chasse
Sentiers quad / motoneige
Campings aménagés et rustiques
Canot-camping
TNO
POURVOIRIES
Canadaventure
Activités de plein air selon l'offre
estivale ou hivernale
Chasse
Pêche
Hébergement
Sentiers quad, motoneige, randonnée
Baignade
Canotage
Observation et interprétation de la
faune
Traîneau à chiens
TNO
Pourvoirie Kanamouche
Saint-Michel-des-Saints
Saint-Zénon
Pourvoirie du lac Croche
Saint-Côme
TNO
Pourvoirie Coin Bazinet
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Pourvoirie Auberge la Barrière
TNO
Pourvoirie Chasse et Pêche Saint-
Damien
Saint-Damien
Pavillon Basilières
Saint-Zénon
Pourvoirie Au Pays de Réal Massé
Saint-Zénon
Pourvoirie Évasion Plein air Trudeau
Saint-Zénon
TNO
Pourvoirie Saint-Zénon
Saint-Zénon
Centre du pourvoyeur Mastigouche
Saint-Zénon
Saint-Damien
Pourvoirie Richard Bertrand
Saint-Michel-des-Saints
Pourvoirie Le Vent de la Savane
TNO
Pourvoirie Pignon-Rouge Mokocan
TNO
Saint-Michel-des-Saints
Pourvoirie du Milieu
TNO
Pourvoirie Kanawata
TNO
Pourvoirie Air Mont-Laurier
TNO
Pourvoirie du Lac Kempt
TNO
Pourvoirie des 100 lacs Sud
TNO
Club de Chasse et Pêche Wapoos Sibi
TNO
RÉSERVES FAUNIQUES
Réserve faunique Rouge-Matawin
Canotage, Pêche, Chasse
Sentiers de motoneige
Canot-camping,
Camping rustique
Chalets,
Camps rustiques
TNO
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
117
Attrait récréotouristique
Activités offertes
Municipalités concernées
Réserve faunique Mastigouche
Sentiers de randonnée pédestre
Canotage
Baignade
Pêche
Chasse
Sentiers de motoneige
Canot-camping
Campings aménagés et rustiques
Chalets
Camps rustiques
Refuges
TNO
PARC NATIONAL DU MONT-TREMBLANT
Secteur L'Assomption
Sentiers de randonnée pédestre et vélo
de montagne
Canotage
Interprétation
Pêche
Campings aménagés et rustiques
Canot-camping
Chalets
Yourtes
TNO
Accès par Saint-Côme
Secteur Pimbina
Sentiers de randonnée pédestre,
raquette, ski de fond et vélo de
montagne
Canotage
Baignade
Interprétation
Pêche
Campings aménagés et rustiques
Prêt-à-camper
Yourtes
Refuges
TNO
Accès par Saint-Donat
SKI ALPIN
Ski Montcalm
21 pistes éclairées
Rawdon
Station touristique Val Saint-Côme
7 pistes éclairées
Saint-Côme
Centre de ski Mont-Garceau
25 pistes éclairées
Saint-Donat
Ski La Réserve
19 pistes éclairées
Saint-Donat
SENTIERS DE RANDONNÉES
Sentier national en Matawinie
180 km de sentiers pédestres
Refuges ou campings tous les 8 km
environ
Saint-Donat
Notre-Dame-de-la-Merci
Saint-Côme
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Saint-Zénon
TNO
Camp Mariste
Randonnée pédestre
Raquette
Ski de fond
Rawdon
Sentiers municipaux Saint-Alphonse-
Rodriguez
Randonnée pédestre
Raquette
Ski de fond
Saint-Alphonse-Rodriguez
Sentiers municipaux Saint-Donat
Randonnée pédestre
Raquette
Ski de fond
Saint-Donat
Sentiers municipaux Saint-Félix-de-
Valois
Raquette
Ski de fond
Saint-Félix-de-Valois
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
118
Attrait récréotouristique
Activités offertes
Municipalités concernées
Sentiers municipaux Saint-Côme
Raquette
Ski de fond
Saint-Côme
Domaine de la Volière
Raquette
Ski de fond
Saint-Jean-de-Matha
Centre touristique de la Montagne
coupée
Raquette
Ski de fond
Saint-Jean-de-Matha
Centre de plein air Havre Familial
Raquette
Ski de fond
Sainte-Béatrix
AUTRES ACTIVITÉS DE PLEIN AIR
Traîneau à chien
Rawdon
Saint-Michel-des-Saints
Glissades sur neige
Saint-Jean-de-Matha
Anneaux de patinage sur glace
Saint-Zénon
Saint-Alphonse-Rodriguez
Saint-Donat
Équitation
Rawdon
Saint-Alphonse-Rodriguez
Saint-Côme
Parcours aérien Arbraska
Rawdon
Centres de golf
Rawdon
Saint-Côme
Saint-Donat
Saint-Jean-de-Matha
Saint-Michel-des-Saints
Sainte-Béatrix
CIRCUITS AGROTOURISTIQUES
Circuit gourmand « Au pied des
montagnes »
Visite de fermes
Rawdon
Saint-Alphonse-Rodriguez
Sainte-Marcelline
Circuit gourmand « De par les vertes
vallées »
Visite de fermes
Saint-Félix-de-Valois
Saint-Jean-de-Matha
FESTIVALS ET ÉVÉNEMENTS
Salon des artisans d'Entrelacs
Entrelacs
Ma rivière en chanson
Saint-Côme
Festi-force Louis-Cyr
Saint-Jean-de-Matha
Festival interculturel
Carnaval hivernal
Rawdon
Festival Rythmes & Saveurs
Saint-Donat
Festival des artisans
Sainte-Marcelline-de-Kildare
Festival Saint-Côme en glace
Saint-Côme
Hivernival
Rawdon
Village sur glace
Saint-Zénon
Saint-Michel-en Arts
Saint-Michel-des-Saints
Défi Taureau
Saint-Michel-des-Saints
Pédestr'Art
Sainte-Béatrix
Festival Country
Saint-Michel-des-Saints
Festival Faunique
Saint-Zénon
Source : MRC de Matawinie, Plan de développement stratégique du récréotourisme 2010-2015, Portrait de la situation et enjeux, Groupe IBI DAA, Août 2009
Le SADR campe bien le rôle de la MRC de Matawinie à titre de leader en récréotourisme, grâce notamment à l'identification des
grandes affectations récréatives et à la spécification des usages à caractère récréatifs. Chaque municipalité de la MRC se
positionne avantageusement sur l'échiquier récréatif et offre une gamme d'activités, de sites et de potentiels intéressants pour les
visiteurs et les résidants.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
119
À l'égard du récréotourisme, la MRC a pour principe de ne pas favoriser une municipalité au détriment d'une autre. Ainsi, chaque
municipalité peut aspirer à un positionnement intéressant d'un point de vue récréotouristique, tout en misant sur des créneaux
locaux pour accroître l'offre. Déjà, on voit poindre des spécifications au sein de chaque municipalité, ce qui contribue à diversifier
la mosaïque récréative de la Matawinie tout en permettant une offre complémentaire.
Rawdon se distingue par sa clientèle d'excursionnistes, en raison de la proximité de Montréal. Les attraits patrimoniaux et les
diverses communautés culturelles offrent des conditions propices à un développement culturel plus marqué. Le développement
d'un circuit de vélo et l'intégration des divers sites naturels au cœur commercial du noyau villageois font partie des réalisations les
plus attendues.
Saint-Donat se distingue par la valeur et l'attrait exceptionnel du bassin Ouareau/Archambault et du massif des Tremblantes. La
présence du Parc national du Mont-Tremblant, sa villégiature commerciale et privée haut de gamme et la qualité des
aménagements publics et privés du noyau villageois attirent une clientèle écotouristique grandissante.
Saint-Michel-des-Saints est en ascension pour le développement du récréotourisme et se positionne avantageusement en
Matawinie et dans Lanaudière. Les importants investissements privés et publics réalisés sur les rives du réservoir Taureau le
confirme. Parmi les défis qui attendent cette municipalité, il y a la ségrégation entre les activités écotouristiques et les activités
motorisées. Le Parc régional du Lac Taureau soulève à lui seul plusieurs enjeux à ce sujet.
Les perspectives de développement de la municipalité de Saint-Côme se profilent principalement dans le corridor de la rivière
L'Assomption. La proximité du Parc national du Mont-Tremblant et les travaux d'amélioration du chemin de la Ferme devraient
également exercer une forte attraction sur les nouvelles entreprises intéressées. Soulignons la présence du Parc régional de la
Chute-à-Bull qui structure également l'offre récréotouristique. La présence de la Station touristique de Ski Val-Côme contribue
également au déploiement de l'offre récréotouristique de cette municipalité, et ce, pendant toutes les saisons.
Du côté de Saint-Jean-de-Matha, le développement des activités de plein air et d'agrotourisme apparaît en phase de consolidation.
Ses équipements les plus connus sont l'Auberge de la Montagne Coupée, le Golf de Saint-Jean-de-Matha et le Parc régional des
Chutes-Monte-à-Peine-et-des-Dalles. Par contre, on peut s'attendre à ce que le domaine culturel occupe une place de plus en plus
importante et que le produit récréotouristique en soit ainsi amélioré. L'accès à la musique et aux contes traditionnels (Centre
régional d'animation du patrimoine oral - CRAPO), de même que la venue des moines cisterciens d'Oka représentent les apports
récents les plus significatifs. La Maison Louis-Cyr contribue à bonifier l'offre récréotouristique par ses expositions, principales et
temporaires, permettant de découvrir l'histoire de l'homme qui fut consacré le plus fort du monde à son époque13. L'arrivée de
l'abbaye du Val Notre-Dame permet également de diversifier l'offre.
Les municipalités du Piémont, telles Saint-Félix-de-Valois, Sainte-Émélie-de-l'Énergie, Saint-Damien, Sainte-Béatrix, et Sainte-
Marcelline-de-Kildare, présentent des conditions idéales pour le vélo et l'agrotourisme grâce à leur proximité des grands centres.
Par ailleurs, Sainte-Béatrix et Sainte-Marcelline-de-Kildare se démarquent notamment par la renommée sans cesse grandissante
de leurs artisans.
Saint-Alphonse-Rodriguez et Chertsey regroupent les plus importants bassins de villégiature et, aussi, plusieurs bases de plein air.
Les nombreux lacs sont également propices au développement d'activités récréatives selon les créneaux souhaités par les
municipalités. Dans les municipalités de la Route 125 limitrophes au Parc régional de la Forêt Ouareau, soit Chertsey, Entrelacs
et Notre-Dame-de-la-Merci, de nombreuses activités de plein air verront éventuellement le jour au sein du parc régional, de même
que sur son pourtour.
En ce qui concerne Saint-Zénon, le cachet exceptionnel du village se fait bien sentir et il pourrait bien renforcer son rôle de halte
et d'avant-poste avant d'atteindre le bassin du Taureau et les vastes étendues des Hautes Terres centrales. Le Parc régional des
Sept-Chutes augmente aussi le potentiel attractif de cette municipalité. La présence de nombreuses pourvoiries et ZECs expliquent
également l'intérêt envers cette municipalité.
13 Site Internet http://maisonlouiscyr.com/
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
120
3.5.3 La randonnée motorisée
Il serait difficile de parler du récréotourisme dans la MRC de Matawinie sans aborder la question des véhicules récréatifs hors
routes. En effet, la MRC présente de nombreux circuits autant motoneige que VTT (véhicule tout terrain - quad) sur l'ensemble du
territoire. La Carte DP3-8 identifie les réseaux de sentiers situés sur les terres publiques de la Matawinie, majoritairement situées
au nord du territoire. Sur les terres privées, on dénote la présence de plusieurs sentiers Trans-Québec, autant motoneige que VTT,
qui permettent de traverser le territoire de la MRC de Matawinie. Moteur économique d'importance et produit d'appel touristique,
particulièrement pour le nord de la MRC, plusieurs boucles touristiques sont présentes sur le territoire.
3.5.3.1 Les sentiers de motoneige et VTT existants
La motoneige constitue l'activité hivernale qui génère le plus de retombées économiques en Matawinie. Le réseau de sentiers de
motoneige en Matawinie s'avère relativement complet, reliant les principaux pôles récréotouristiques, plus particulièrement les
municipalités de Saint-Donat et de Saint-Michel-des-Saints. L'enneigement plus hâtif et plus persistant au niveau des Hautes-
Laurentides représente un avantage indéniable qui bénéficie aux sentiers situés dans cette partie du territoire. Selon une étude
conduite par le ministère du Tourisme en 2005, en collaboration avec un consortium réunissant Léger Marketing, Desjardins
Marketing Stratégiques et CFM Stratégies14, le nombre de motoneigistes récréatifs au Québec s'élevait à 238 000 personnes en
2004-2005. La région de Lanaudière attirait en 2004-2005 23 % des motoneigistes excursionnistes québécois et 10 % des
motoneigistes du reste du Canada, alors que la clientèle touristique québécoise représentait 15 % des fréquentations, celle en
provenance reste du Canada 13 % et celle provenant des États-Unis 17 %. En ce qui concerne les dépenses directes associées à
la pratique de la motoneige dans l'ensemble du Québec, elles étaient évaluées à 723 millions de dollars en 2004-2005, dont 433 M$
en dépenses touristiques (effectuées pendant les déplacements) et 290 M$ en dépenses fixes (effectuées avant les déplacements).
Le Tableau DP3-17 recense les circuits de motoneige existants qui traversent 13 municipalités, en plus du TNO. Pour plus de
détails, une carte interactive des circuits de motoneige est disponible via le site Internet de la Fédération des clubs de motoneigistes
du Québec.
Tableau DP3-17 - Circuits de motoneiges existants sur le territoire de la MRC de Matawinie
Circuits motoneige
Distance
Municipalités
Du lac Taureau
166 km
Saint-Michel-des-Saints / Territoire non organisé
Du Montagnard
200 km
Sainte-Émélie-de-l'Énergie / Saint-Côme / Saint-Damien /
Saint-Zénon / Saint-Alphonse-Rodriguez / Saint-Jean-de-Matha
Des Atikamekws
437 km
Saint-Michel-des-Saints / Territoire non organisé
Le Contournement
400 km
Saint-Donat / Saint-Côme / Saint-Michel-des-Saints /
Saint-Zénon / Notre-Dame-de-la-Merci
Le Grand Lanaudois
368 km
Saint-Donat / Sainte-Émélie-de-l'Énergie / Saint-Côme /
Notre-Dame-de-la-Merci / Chertsey / Entrelacs / Rawdon /
Sainte-Marcelline-de-Kildare
Source : http://www.paysdelamotoneige.ca/fr/carte
La pratique du VTT au Québec fut d'abord utilitaire. Un véritable engouement s'est déclenché à partir de 1980 et la pratique
récréative du VTT connaît un essor considérable depuis 1990. Selon les données de la Société d'assurance automobile du Québec,
le nombre de VTT immatriculés dans la province a connu une variation de 19 % en quatre ans, passant de 294 706 en 2004 à
351 860 en 2008. Toujours selon l'étude Mesure de l'impact économique de la pratique récréotouristique de la motoneige et du
quad au Québec du ministère du Tourisme15, le nombre de quadistes récréatifs au Québec s'élevait à 262 000 personnes en 2004-
2005. La région de Lanaudière attirait 18 % des quadistes excursionnistes québécois en 2004-2005, alors que la clientèle
touristique, québécoise ou hors Québec, fréquentait la région à 14 %. Enfin, le nombre de membres de la Fédération québécoise
des clubs de quad du Québec (FQCQ) est passé de 16 000 en 1998 à 55 572 en 2008. En ce qui concerne les dépenses directes
associées à la pratique du VTT dans l'ensemble du Québec, elles étaient évaluées à 591 millions de dollars en 2004-2005, dont
291 M$ en dépenses touristiques (effectuées pendant les déplacements) et 300 M$ en dépenses fixes (effectuées avant les
déplacements).
14 Tourisme Québec, Mesure de l'impact de la pratique récréotouristique de la motoneige et du quad au Québec, Rapport synthèse des résultats de l'étude, 2006,
43 pages
15 Tourisme Québec, Mesure de l'impact de la pratique récréotouristique de la motoneige et du quad au Québec, Rapport synthèse des résultats de l'étude, 2006,
43 pages
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
121
Le Tableau DP3-18 recense les sentiers de VTT existants qui traversent 11 municipalités, en plus du TNO. Pour plus de détails,
une carte interactive est disponible via le site Internet de la Fédération québécoise des clubs quads.
Tableau DP3-18 - Sentiers de VTT existants sur le territoire de la MRC de Matawinie
Sentiers VTT
Municipalités
Sentier régional 246
Rawdon / Chertsey / Entrelacs / Notre-Dame-de-la-Merci /
Saint-Donat
Sentier Trans-Québec 50
Rawdon / Saint-Félix-de-Valois / Saint-Jean-de-Matha
Sentier régional 257
Saint-Alphonse-Rodriguez / Notre-Dame-de-la-Merci /
Saint-Côme / Saint-Zénon / Saint-Michel-des-Saints /
Territoire non organisé
Sentier régional 724 (depuis les Laurentides)
Saint-Michel-des-Saints / Saint-Zénon
Sentier Trans-Québec 40
Saint-Zénon
Source : http://www.fqcq.qc.ca/carte-interactive
3.5.3.2 Les sentiers VHR et la cohabitation des usages
Bien que la motoneige et le VTT ne présentent pas les mêmes particularités au niveau de la pratique et de l'encadrement de
l'activité, force est de constater que ces activités génèrent des nuisances, notamment au niveau du bruit et des odeurs, en plus de
créer des conflits de cohabitation avec les autres usages. C'est particulièrement le cas dans le sud du territoire, fortement occupé
par le développement résidentiel et l'agriculture. En ce sens, même si la pérennité des sentiers VHR est un enjeu important pour
le développement de cette industrie récréotouristique, il y a lieu de tenir compte de certaines réalités quant à la cohabitation des
usages, notamment en terre privée.
En effet, dans la région, l'identification des sentiers en zone agricole décrétée a fait l'objet de diverses représentations de la
Fédération des producteurs agricoles de Lanaudière (FUPAL). Les préoccupations édictées par la FUPAL et appuyées par la MRC
de Matawinie sont les suivantes :
−
Le principe de permanence s'associe difficilement à l'agriculture qui est en constante évolution, tant au niveau des
modes que des types de production;
−
L'inscription et l'identification des sentiers au schéma leur conféreraient un statut de permanence;
−
Les sentiers pourraient se voir attribuer le statut d'immeuble protégé, ce qui occasionnerait des contraintes importantes
au niveau des distances séparatrices lors de l'implantation ou l'agrandissement des productions animales
(augmentation du nombre d'unités animales).
De plus, sur terres privées et en vertu de la Loi sur les véhicules hors routes, les clubs VHR doivent s'entendre annuellement avec
les propriétaires fonciers sur la localisation exacte des sentiers. Le statut précaire des autorisations de passage accordées par les
propriétaires privés fait en sorte qu'il ne peut être envisageable de présumer, à la place des propriétaires privés, de leur volonté
d'accorder des droits de passage sur leur propriété et de les maintenir d'année en année.
Enfin, pour des raisons de sécurité et de cohabitation des usages, la municipalité doit instaurer, lors d'ouvertures de nouvelles rues
à caractère résidentiel à l'extérieur des périmètres d'urbanisation, un principe de réciprocité dans l'application de la distance prévue
à l'article 12 de la Loi sur les véhicules hors routes, soit 100 mètres entre l'habitation et le sentier VHR.
3.5.4 La randonnée non motorisée
Le milieu municipal se voit responsabilisé par la gestion des parcs régionaux, en ce qui concerne la randonnée pédestre tant
hivernale qu'estivale, et par la gestion du réseau routier local en ce qui concerne le vélo. Plutôt que de produire un inventaire
détaillé, la présente partie traite de problématiques particulières ayant une incidence sur la planification, l'aménagement, le
développement, la rentabilisation et l'entretien de ces infrastructures. Voici quelques éléments essentiels du contexte
d'aménagement et de développement de ces activités.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
122
Carte DP3-8 - Réseaux VHR en terre publique - MRC de Matawinie
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
123
3.5.4.1 Les circuits pédestres
Les récents développements de la randonnée pédestre dans Lanaudière s'inscrivent dans un mouvement de fond populaire qui
favorise la randonnée pédestre comme activité physique saine pour la santé et pour le contact avec la nature. Celle-ci est pratiquée
par l'ensemble de la population et dans toutes sortes d'environnements, tant urbains que ruraux. Le ski de fond et la raquette sont
traités ici comme faisant partie de la randonnée pédestre.
En Matawinie, la randonnée pédestre s'inscrit comme une activité en croissance sur le plan récréotouristique au même titre que
l'ensemble des activités de randonnée, à l'exception de la motoneige qui se situe en phase de consolidation. Pour certaines
entreprises, la randonnée pédestre représente une activité d'appoint comparativement à d'autres plus importantes. Pour le réseau
des parcs provinciaux et régionaux, elle constitue une activité structurante.
a)
Un positionnement régional avantagé par la présence des Laurentides et la proximité de Montréal
La randonnée pédestre sous ses diverses formes constitue l'essentiel d'un produit écotouristique. Les réalités structurantes de ce
produit sont donc :
−
La qualité du paysage, des milieux forestiers et des sites naturels;
−
La qualité et la sécurité des sentiers;
−
La tranquillité;
−
Le sens de l'hospitalité.
Comme la Matawinie recèle ces composantes structurantes en abondance, elle est considérée comme un terrain de prédilection
pour le développement de la randonnée pédestre. À l'inverse, les milieux naturels déstructurés ou artificialisés, de même que les
différentes sources de bruit ont un effet déstructurant sur le développement de la randonnée non motorisée.
La clientèle régionale provient des agglomérations de Montréal et de Joliette de façon très prédominante. Avec la présence du
Sentier national, on peut aussi envisager qu'une clientèle nationale et internationale se développe à partir d'un tel concept. Cet
élargissement de la clientèle doit être considéré dans l'optique où le Parc national du Mont-Tremblant et le bassin de Mantawa
constituent déjà des destinations pour cette catégorie de clientèle.
En termes de territorialité, on reconnaîtra que les Laurentides (entre le corridor de la Rivière-Matawin et le Piémont) offrent un
terrain de prédilection pour cette activité, avec une emphase pour les Hautes-Laurentides. Également, la Réserve faunique Rouge-
Matawin et certaines pourvoiries localisées au nord de Saint-Michel-des-Saints peuvent offrir d'intéressants sentiers
d'interprétation. Mais dans ces cas comme dans bien d'autres, la randonnée pédestre en milieu naturel ne constitue pas l'activité
la plus structurante de ces espaces ou de ces entreprises ou, dit autrement, ne constitue pas leur produit d'appel.
La courte et moyenne randonnée
Ces deux catégories sont regroupées ici, car elles fonctionnent sur des modes identiques, à savoir qu'on effectue des allers-retours,
sinon des boucles, qui permettent de revenir au point de départ. Ces sentiers sont utilisés par des excursionnistes (visites d'une
seule journée) ou par une clientèle effectuant de courts séjours de deux ou trois jours. Pour la clientèle de moyenne randonnée,
des circuits de 10 à 50 kilomètres deviennent nécessaires. Cette approximation repose sur le fait qu'un randonneur peut réaliser
un trajet de 15 kilomètres par jour en moyenne. Voici une liste non exhaustive présentant l'essentiel des entreprises offrant ces
activités :
−
Le Parc national du Mont-Tremblant;
−
Les parcs régionaux;
−
Les bases de plein air;
−
Les stations de ski;
−
L'Auberge de la Montagne Coupée;
−
La municipalité de Saint-Donat;
−
Les ZECs Lavigne et des Nymphes;
−
La Réserve faunique Mastigouche;
−
Les pourvoiries du sud de la Matawinie;
−
Le Parc régional des Sept-Chutes.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
124
Pour plusieurs de ces entreprises, comme les entreprises fauniques, la randonnée pédestre est perçue comme une activité
complémentaire pour satisfaire une clientèle d'accompagnement.
La longue randonnée
La longue randonnée est définie ici à partir de l'offre qui dépasse la durée d'une longue fin de semaine de trois jours, ou encore le
seuil d'un circuit de 50 kilomètres. Le nombre d'entreprises pouvant offrir une telle activité est déjà beaucoup plus restreint. En
voici un aperçu :
−
Le Sentier national (MRC);
−
Le Parc national du Mont-Tremblant;
−
Le Parc régional de la Forêt Ouareau;
−
Le Parc régional du Lac Taureau.
Pour ces entreprises, la randonnée pédestre constitue une activité d'appel. Autour de celle-ci peuvent se développer d'autres
activités, telles l'animation en milieu naturel, les centres d'interprétation, le camping et l'hébergement rustique en refuge. Les autres
formes de randonnées non motorisées peuvent être également proposées pour élargir la gamme de la clientèle et permettre les
ajustements requis au changement des saisons.
3.6
LA VILLÉGIATURE EN TERRITOIRE MUNICIPALISÉ
Les secteurs de villégiature de la MRC de Matawinie sont généralement déterminés par les composantes géomorphologiques du
territoire, la desserte routière et l'historique de la colonisation des terres. Phénomène en grande importance, la villégiature a
grandement contribué au développement de la MRC.
On retrouve 6 505 unités de villégiature en territoire municipalisé, ce qui représente 16 % du total des unités résidentielles portées
au rôle d'évaluation de la MRC. Près de 66 % de ces unités de villégiature se localisent dans les municipalités de Chertsey, Saint-
Donat et Saint-Michel-des-Saints. En proportion, ce sont dans les municipalités d'Entrelacs et de Saint-Zénon que la villégiature
est la plus importante par rapport aux unités résidentielles avec respectivement 41 % et 37 % d'unités de villégiature. Le
Tableau DP3-17 permet également de constater que la villégiature occupe une place peu importante dans la municipalité de Saint-
Félix-de-Valois, qui est davantage un pôle urbain et agricole.
Tableau DP3-19 - Répartition des unités de villégiature sur le territoire de la MRC de Matawinie
Municipalité
Nb d'unité de
villégiature
Nb d'unité
résidentielle
% villégiature
/ résidentielle
% villégiature municipale
/ villégiature MRC
Chertsey
1 106
4 917
22 %
17 %
Entrelacs
487
1 197
41 %
7 %
Notre-Dame-de-la-Merci
289
1 469
20 %
4 %
Rawdon
542
6 611
8 %
8 %
Saint-Alphonse-Rodriguez
504
2 919
17 %
8 %
Saint-Côme
376
2 770
14 %
6 %
Saint-Damien
367
2 111
17 %
6 %
Saint-Donat
718
5 641
13 %
11 %
Sainte-Béatrix
150
1 541
10 %
2 %
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
221
1 346
16 %
3 %
Sainte-Marcelline-de-Kildare
165
1 119
15 %
3 %
Saint-Félix-de-Valois
98
3 068
3 %
2 %
Saint-Jean-de-Matha
267
3 173
8 %
4 %
Saint-Michel-des-Saints
690
2 257
31 %
11 %
Saint-Zénon
525
1 429
37 %
8 %
TOTAL
6 505
41 569
16 %
100 %
Source : MRC de Matawinie, Sommaire du rôle d'Évaluation, janvier 2017
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
125
Le Tableau DP3-17, relatif à la répartition des unités de villégiature sur le territoire de la MRC, démontre l'importance de cette
activité dans la base fiscale des municipalités locales. Ces revenus sont fort intéressants pour les municipalités, pourvu qu'ils ne
soient pas accompagnés de revendication pour la prestation de services municipaux, notamment durant la saison hivernale. En
effet, on ne peut passer sous silence le phénomène de reconversion des résidences secondaires en résidences permanentes,
notamment dans les municipalités plus au sud de la MRC et localisées à proximité des grands centres urbains. Il est difficile
d'évaluer ce phénomène, mais la forte croissance de la population vécue au cours des dernières années pour le territoire de la
MRC est peut-être expliquée par cette reconversion.
3.6.1 La villégiature en Matawinie et le développement urbain16
Il ne fait aucun doute que la MRC de Matawinie jouit d'une abondance de lacs et de paysages naturels pittoresques, ce qui fait de
son territoire une destination prisée des villégiateurs et de tous ceux en quête d'un milieu de vie à proximité de la nature. C'est
pour cette raison qu'il est primordial d'accorder une importance à la villégiature dans les orientations en matière d'aménagement
du territoire et d'urbanisme afin d'assurer un arrimage entre la spécificité du territoire de la MRC de Matawinie et la gestion de
l'urbanisation. Ainsi, l'objectif de ce portrait de la villégiature tente de démontrer l'importance de la villégiature dans le
développement urbain de la MRC de Matawinie. Plus précisément, cette démonstration s'articule autour des quatre grands thèmes
suivants :
Analyse du solde migratoire de la MRC de Matawinie des cinq dernières années pour en faire ressortir des tendances sur la mobilité
résidentielle;
Analyse du stock de logements dans la MRC de Matawinie depuis les treize dernières années;
Analyse du nombre d'individus qui composent la population saisonnière;
Anticipation des tendances future à partir des perspectives démographiques de l'ISQ pour les années 2011 à 2026.
3.6.1.1 Analyse du solde migratoire de la MRC de Matawinie
a)
Méthodologie
Pour déterminer le solde migratoire de la MRC de Matawinie pour la période 2006-2011, les données de recensements de la
population provenant de Statistique Canada pour les années 2006 et 2011 ont été compilées. Par la suite, une analyse par cohorte
pour déterminer le solde migratoire net par groupe d'âge a été réalisée. Les résultats sont présentés dans le Tableau DP3-18.
Tableau DP3-20 - Solde migratoire de la population par groupes d'âge pour la période 2006-2011, MRC de Matawinie
Groupes d'âge
Solde migratoire en
nombre d'individus
Solde migratoire exprimé en
pourcentage
25 à 29 ans
-85
-4 %
30 à 34 ans
320
16 %
35 à 39 ans
175
8 %
40 à 44 ans
195
7 %
45 à 49 ans
160
4 %
50 à 54 ans
305
7 %
55 à 59 ans
280
6 %
60 à 64 ans
150
3 %
65 à 69 ans
-430
-10 %
Total
1 070
Moyenne
4 %
Source : Statistique Canada, Recensement de 2006 et de 2011
b)
Faits saillants
Le solde migratoire net de la population est positif pour presque tous les groupes d'âge mis à part les 25 à 29 ans et les 65 à
69 ans.
16 Rapport de recherche réalisé par Marc-Olivier Deschamps, consultant en urbanisme, Avril 2013
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
126
On remarque que le groupe d'âge qui a connu le solde migratoire le plus élevé est le groupe des 30 à 34 ans, soit 12 % au-dessus
du solde migratoire net moyen. Le deuxième groupe d'âge se démarquant le plus est le groupe des 50 à 54 ans avec un solde
migratoire au-dessus de la moyenne de 3 %.
Le solde migratoire total est positif, il y a 1 070 individus nets âgés entre 25 ans et 69 ans de plus en 2011 qu'en 2006.
La MRC de Matawinie réussit à attirer plus d'individus âgés de 25 à 69 ans sur son territoire qu'il y a d'individus âgés de 25 à 69
ans qui quittent le territoire. Ainsi, les individus appartenant à ces groupes d'âge ont participé à la croissance de la demande
immobilière et, comme il est démontré au Tableau DP9-4 du chapitre 9 du SADR, 76 % des nouveaux logements se sont établis à
l'extérieur du périmètre d'urbanisation pour la période allant de 2002 à 2012.
3.6.1.2 Sédentarisation des chalets - Analyse du stock des logements
Ce thème vise à valider l'hypothèse selon laquelle de nombreux ménages quittent la ville pour s'installer de manière permanente
dans un territoire fortement associé à la villégiature. Pour ce faire, il faudra observer une diminution du nombre de chalets et de
maison de villégiature et une augmentation du nombre de résidences permanentes. Si tel est le cas, cette dynamique sera reflétée
principalement au niveau des résidences unifamiliales, car les autres typologies de résidences permanentes ne sont que très peu
présentes en zone de villégiature. Par ailleurs, il est envisageable que certains de ces individus choisissent de sédentariser leurs
chalets ou leur maison de villégiature, ce qui devrait se traduire sur le stock et la typologie des immeubles résidentiels de la MRC
de Matawinie.
Le Tableau DP3-19 permet d'observer l'évolution du nombre d'unités d'évaluations selon le type d'immeuble résidentiel pour les
années 1999 à 2012.
Tableau DP3-21 - Nombre d'unités d'évaluation selon le type d'immeuble résidentiel pour la MRC de Matawinie entre
1999 et 2012
Années
Résidence
unifamiliale
Chalet et maison
de villégiature
Ratio
résidence/chalet
1999
14 785
13 687
1,08
2000
15 630
12 997
1,20
2001
15 973
12 836
1,24
2002
16 821
12 072
1,39
2003
18 032
10 931
1,65
2004
19 848
9 085
2,18
2005
21 830
7 403
2,95
2006
22 370
7 236
3,09
2007
22 853
7 071
3,23
2008
23 439
6 825
3,43
2009
23 865
6 703
3,56
2010
24 302
6 679
3,64
2011
24 860
6 458
3,85
2012
25 132
6 040
4,16
Source : ISQ et Banque de données des statistiques officielles sur le Québec
Le Tableau DP3-19 précise qu'en 1999, le nombre de résidences unifamiliales était presque égal au nombre de chalets; il y avait
environ 1,08 résidence unifamiliale pour un chalet. En 2005, on dépasse le ratio de 2 résidences unifamiliales pour un chalet avec
un ratio de 2,95. Sept années plus tard, ce même ratio atteint 4,16 soit plus de 4 résidences unifamiliales pour un chalet. Ainsi, on
comprend que les individus qui ont migré vers la MRC de Matawinie ont en majorité préféré s'installer dans des résidences
unifamiliales plutôt que dans des chalets. Par ailleurs, ce tableau indique que le nombre de chalets a diminué au fil des années.
Ce qui laisse supposer que la croissance du nombre de résidences unifamiliales n'est pas seulement due qu'à une augmentation
du nombre de nouvelles constructions de ce type de bâtiments, mais qu'inévitablement certains chalets ont dû être sédentarisés.
Ce qui signifierait qu'un certain nombre d'unités d'évaluation a changé de type d'immeuble résidentiel dans les registres des
évaluations foncières des municipalités du Québec17, soit de chalet à résidence unifamiliale.
17 Compilation du MAMOT.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
127
Le Tableau DP3-20 et l'Illustration DP3-17 mettent en relief cette observation. Ils montrent la variation du nombre d'unités
d'évaluation en fonction du type d'immeuble résidentiel à partir des données précédentes. Deux autres colonnes ont été ajoutées,
une première qui indique le total net du nombre d'unités de résidence unifamiliale et de chalets et une seconde qui indique la
variation du total d'unité de tous les types d'immeubles résidentiels.
Tableau DP3-22 - Variation du nombre d'unités d'évaluation selon le type d'immeuble résidentiel pour la MRC de
Matawinie selon la période 2000-2011
Années
Résidence
unifamiliale
Chalet et maison
de villégiature
Total net des deux
types d'immeuble
résidentiel
Variation du total d'unité de
tous les types d'immeubles
résidentiels18
2000
845
-690
155
105
2001
343
-161
182
160
2002
848
-764
84
60
2003
1 211
-1 141
70
59
2004
1 816
-1 846
-30
-25
2005
1 982
-1 682
300
317
2006
540
-167
373
434
2007
483
-165
318
350
2008
586
-246
340
426
2009
426
-122
304
358
2010
437
-24
413
467
2011
558
-221
337
518
2012
272
-418
-146
256
Source : ISQ et Banque de données des statistiques officielles sur le Québec
Illustration DP3-17 - Variation du nombre d'unités d'évaluation selon le type d'immeuble résidentiel pour la MRC de
Matawinie pour la période de 2000 à 2012
Source : ISQ et Banque de données des statistiques officielles sur le Québec, données personnalisées
18 Résidence unifamiliale, copropriété, immeuble de 2 à 5 logements, immeuble de 6 logements et plus, chalet et maison de villégiature, habitat en commun,
maison mobile et roulotte et autres immeubles résidentiels.
-2500
-2000
-1500
-1000
-500
0
500
1000
1500
2000
2500
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
Résidence unifamiliale
Chalet et maison de villégiature
Résidence unifamiliale + Chalet et maison de villégiature
variation du total d'unité de tous les types d'immeubles résidentiel
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
128
Ces données montrent qu'entre 2000 et 2005 inclusivement, une bonne partie de la croissance du nombre de résidences
unifamiliales était probablement due à la sédentarisation de nombreux chalets. La somme totale de la variation du nombre de
résidences unifamiliales entre 2000 et 2005 inclusivement est de 7 045 unités contre -6 284 unités de chalets pour la même période,
ce qui représente une différence de 761 unités. Autrement dit, si on suppose que les 6 284 chalets qui n'apparaissent plus au
registre en tant que chalets, mais dorénavant comme résidence unifamiliale, il n'y aurait que 761 nouvelles résidences qui auraient
été construites entre 2000 et 2005 inclusivement. Comparativement, la somme de la variation annuelle du total du nombre d'unités
de tous les types d'immeubles résidentiels pour cette même période est de 676 unités.
Donc, toutes typologies confondues, il y a 676 unités de plus en 2005 qu'en 2000. Pour cette période, il s'agit donc d'une variation
de 761 unités de résidences unifamiliales contre une variation de 676 unités de toutes les typologies. Cela implique nécessairement
qu'à la fin de cette période, le nombre de résidences unifamiliales avait augmenté plus que toute autre typologie. Sur l'Illustration
DP3-17, on observe la corrélation entre l'augmentation du nombre de résidences unifamiliales et la diminution du nombre de
chalets; les courbes qui représentent ces variables sont presque symétriques pour cette période.
À partir de 2006, la dynamique a changé. L'écart entre la variation du nombre de résidences unifamiliales et la variation du nombre
de chalets a augmenté considérablement, comme présenté dans la 3e colonne du Tableau DP3-25. Toutefois, l'Illustration DP3-17
montre que les courbes se sont aplaties, ce qui signifie que d'année en année les variations sont plutôt similaires. Ainsi, entre 2006
et 2012 on observe qu'il y a moins de transformation de typologie, à savoir du chalet vers la résidence unifamiliale, que pour la
période précédente. De plus, comme observé précédemment pour la période de 2000-2005, toujours en supposant que la totalité
des chalets qui n'apparaissent plus dans le registre a été transformée en résidence unifamiliale, on conclut qu'au moins 761 unités
de résidences unifamiliales ont été construites. Par conséquent, si le même calcul est fait pour la période allant de 2006 à 2012,
on obtient environ 1 939 unités, donc presque trois fois plus d'unités que pour la période précédente.
De plus, il paraît nécessaire d'observer ce phénomène sous l'angle de la proportion relative des résidences unifamiliales et des
chalets par rapport à la somme de l'ensemble des unités de toutes typologies. De cette manière, les représentations graphiques
réalisées à partir de ces calculs illustreront plus clairement certains éléments révélateurs de cette dynamique, particulièrement en
ce qui a trait à la constance de la pente des différentes courbes. Plus précisément, il s'agit d'éliminer le signe (positif/négatif) de la
pente de la courbe qui se produit lorsqu'on observe la variation en nombre d'unités. Les résultats sont présentés dans le Tableau
DP3-26.
Le Tableau DP3-21 permet clairement d'identifier les différentes tendances concernant les deux typologies concernées. La
résidence unifamiliale est définitivement le choix d'habitation le plus populaire. Il représente environ 71 % de tous les logements
de la MRC de Matawinie en 2012.
Tableau DP3-23 - Rapport en pourcentage entre le stock de logements d'une typologie d'habitation par rapport au stock
total de logements de la MRC de Matawinie par année
Années
Résidence unifamiliale /
stock total de logement
(%)
Chalet et maison de
villégiature / stock total
de logement
(%)
Différence entre
résidence unifamiliale
et chalet
(%)
Évolution du stock
total de logements
(%)
1999
46
43
3
-
2000
49
41
8
0,3
2001
50
40
10
0,5
2002
52
38
15
0,2
2003
56
34
22
0,2
2004
62
28
33
-0,1
2005
67
23
44
1,0
2006
68
22
46
1,3
2007
69
21
47
1,1
2008
69
20
49
1,3
2009
70
20
50
1,1
2010
70
19
51
1,4
2011
71
18
52
1,5
2012
71
17
54
0,7
Source : ISQ et Banque de données des statistiques officielles sur le Québec, données personnalisées
En d'autres termes, à partir de 2004 il est hors de tout doute qu'on a dû construire de nouvelles résidences unifamiliales afin de
répondre à la demande des nouveaux ménages qui se sont installés dans la MRC de Matawinie, car le nombre de chalets à
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
129
sédentariser n'était plus suffisant pour justifier l'augmentation de son nombre d'unités. Ce qui permet de déduire que de moins en
moins de chalets seront sédentarisés et que de plus en plus de résidences unifamiliales seront construites si cette tendance se
maintient. Par ailleurs, sur l'Illustration DP3-17, la courbe violette montre que la croissance du nombre total d'unités d'évaluation
au sein de la MRC de Matawnie entre 1999 et 2004 a été plutôt faible, voire négative en 2004, mais qu'à partir de 2005, la
croissance est devenue positive en plus de s'accélérer modérément. En 2005, le taux de croissance du stock total de logements
était de 1 % et il a grimpé en 2011 à 1,5 %. C'est donc un gain de 0,5 point de pourcentage.
Même si cette croissance n'a pas été stable lors de cette période, pour chaque année où ce taux diminuait, l'année qui suivait a
permis au minimum de rattraper la diminution.
3.6.1.3 Évolution de la population saisonnière - Analyse du nombre d'individus qui la compose
L'objectif de ce thème est de déterminer comment a évolué la population saisonnière au cours des trois dernières années pour
tenter d'estimer dans quelle mesure elle influence le développement immobilier à l'extérieur des périmètres d'urbanisation.
a)
Méthodologie
Pour déterminer le nombre d'individus constituant la population saisonnière, une méthode d'estimation calculée à partir du rôle
d'évaluation, selon un tri des données, a été utilisée. Pour chaque unité d'immeuble correspondant aux codes CUBF de nature
résidentielle, les codes 1000, 1100 et 1200 ont été extraits. De ces données, seules les unités d'immeuble qui avaient un code
postal différent de la municipalité concernée ont été conservées. Par la suite, ces résultats ont été multipliés par le nombre moyen
de personnes par ménage19 pour la MRC de Matawinie. Les résultats sont présentés dans le Tableau DP3-22.
Tableau DP3-24 - Estimation de la population saisonnière pour les années 2010, 2011 et 2012, MRC de Matawinie
Municipalités
2010
2011
2012
Variation 2010 - 2012
Chertsey
4 851
5 062
5 014
163
Entrelacs
1 390
1 635
1 621
231
Notre-Dame-De-La-Merci
1 648
1 795
1 837
189
Rawdon
3 100
3 104
3 058
-42
Saint-Alphonse-Rodriguez
2 292
2 413
2 427
134
Saint-Côme
2 372
2 455
2 539
167
Saint-Damien
2 121
2 198
2 171
51
Saint-Donat
5 531
5 854
5 586
55
Sainte-Béatrix
1 036
1 036
1 045
9
Sainte-Émilie-de-l'Énergie
933
1 052
1 019
86
Sainte-Marceline-de-Kildare
702
741
750
48
Saint-Félix-de-Valois
724
781
761
37
Saint-Jean-de-Matha
1 626
1 674
1 672
46
Saint-Michel-des-Saints
2 248
2 398
2 444
196
Saint-Zénon
2 350
2 473
2 284
-66
Total
32 923
34 672
34 228
1 305
Sources : Rôle d'évaluation municipale 2010, 2011 et 2012. Recensement 2011, Statistique Canada
b)
Faits saillants
Le Tableau DP3-22 permet de constater que la population saisonnière a augmenté d'environ 4 % entre 2010 et 2012 pour
l'ensemble de la MRC de Matawinie et cela, même si une grande proportion des résidences secondaires et de chalets a été
sédentarisée comme démontré précédemment. Ainsi, l'importance accordée à la villégiature dans la MRC permet de supposer que
la population saisonnière poursuivra sa croissance à un rythme relativement lent, mais constant. De plus, considérant que la
population saisonnière s'installe préférablement près des lacs et des montagnes, il est possible de supposer que cette population
saisonnière consommera des espaces à l'extérieur du périmètre d'urbanisation afin de s'y installer et, par conséquent, qu'elle
participera au développement immobilier dans des secteurs fortement associés à la villégiature.
19 Source : Recensement de la population de 2011 de Statistique Canada
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
130
3.6.1.4 Anticipation des tendances futures à partir des perspectives démographiques de l'ISQ pour les années
2011 à 2026
3.6.1.4.1 Comparaison des perspectives démographiques de la MRC de Matawinie par rapport à d'autres MRC
au potentiel de villégiature
L'objectif de ce thème est de démontrer que la MRC de Matawinie continuera d'attirer de nombreux ménages dans les prochaines
années sur son territoire, en fonction d'une analyse de données démographique. D'ailleurs, comme il fut démontré par l'analyse
des tendances passées en matière de délivrance de permis, il est important de rappeler que plus 75 % des ménages se sont
installés à l'extérieur des périmètres d'urbanisation au cours des 10 dernières années. Ainsi, si cette tendance se maintient, il est
possible de penser que ces ménages s'installeront encore une fois à l'extérieur des périmètres d'urbanisation, ce qui aura un effet
à la hausse sur la demande d'espace dans les secteurs affectés à la villégiature.
a)
Méthodologie
Afin de mieux comprendre comment évoluera le solde de nouveaux ménages sur le territoire de la MRC de Matawinie, une
comparaison des perspectives démographiques de différentes MRC20 possédant toutes des caractéristiques physicospatiales
associées à la villégiature a été réalisée.
Plus précisément, la démonstration vise à mesurer la mobilité approximative des ménages « entrants » et « sortants » de la MRC.
Ainsi, une analyse du solde migratoire21 par cohorte de ménages22 projetés entre 2011 et 2026, selon les données provenant de
l'ISQ sur les Perspectives démographiques des MRC du Québec, 2006 - 2031, a été réalisée. Les résultats sont présentés selon
trois intervalles d'années, soit 2011-2016 (Tableau DP3-23, Illustration DP3-18), 2016-2021 (Tableau DP3-24, Illustration DP3-19)
et 2021-2026 (Tableau DP3-25, Illustration DP3-20).
Tableau DP3-25 - Solde de nouveaux ménages par groupe d'âge et par intervalles de 5 ans pour la période de 2011 à
2016, selon la MRC
2011-2016
MRC
Moyenne
Memphrémagog
Matawinie
Pays-d'en-Haut
Laurentides
25-29 ans
584
508
534
577
551
30-34 ans
268
467
337
367
360
35-39 ans
251
320
333
245
287
40-44 ans
183
164
208
187
186
45-49 ans
183
311
308
180
246
50-54 ans
342
368
325
263
325
55-59 ans
343
489
403
351
397
60-64 ans
336
282
370
239
307
65-69 ans
65
-24
6
160
52
Total
2 555
2 885
2 824
2 569
2 708
Source : Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques des MRC du Québec, 2006-2031.
20 La sélection des MRC fut réalisée à partir des critères suivants : 1) population totale similaire ± 12 000 habitants de différence, 2) Présence sur le territoire de
caractéristique physique propice à la villégiature (parcs, réserves fauniques, lacs, montagnes, paysages pittoresques...), 3) proximité (moins de 100 km) d'une ville
d'importance (population supérieure à 150 000 habitants)
21 L'analyse par cohorte consiste à suivre l'évolution du nombre d'individus d'un groupe d'âge connu dans le temps sur le même territoire. Par exemple, supposons
que le groupe des 50-54 ans est composé de 100 individus en l'an 2011 dans la MRC X. En 2016, soit cinq ans plus tard, la même cohorte est maintenant âgée
entre 55 et 59 ans. S'ils sont dorénavant un total de 125 individus dans la MRC X, on peut dire que la cohorte en question s'est accrue de 25 individus (125-100=25)
ou de 25 % ((125-100)/100) provenant de l'extérieur de la MRC X en 5 ans. Par la suite, il suffit de répéter ce calcul pour tous les groupes d'âge et pour tous les
intervalles de 15 ans de la période choisie pour faire l'inventaire du solde de nouveaux ménages de la MRC X.
22 Le groupe d'âge du ménage est attribué en fonction de l'âge du chef de famille selon la définition de l'Institut de la statistique du Québec.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
131
Illustration DP3-18 - Solde de nouveaux ménages par groupe d'âge et par intervalles de 15 ans pour la période de 2011
à 2016, selon la MRC
Source : Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques des MRC du Québec, 2006-2031.
Tableau DP3-26 - Solde de nouveaux ménages par groupe d'âge et par intervalles de 5 ans pour la période de 2016 à
2021, selon la MRC
2016-2021
MRC
Moyenne
Memphrémagog
Matawinie
Pays-d'en-Haut
Laurentides
25-29 ans
592
530
563
601
572
30-34 ans
226
461
322
347
339
35-39 ans
234
329
318
246
282
40-44 ans
209
170
226
198
201
45-49 ans
181
326
300
165
243
50-54 ans
290
358
294
247
297
55-59 ans
355
532
467
374
432
60-64 ans
379
337
430
277
356
65-69 ans
100
-24
-16
192
63
Total
2 566
3 019
2 904
2 647
2 784
Source : Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques des MRC du Québec, 2006-2031
-100
0
100
200
300
400
500
600
700
25-29 ans 30-34 ans 35-39 ans 40-44 ans 45-49 ans 50-54 ans 55-59 ans 60-64 ans 65-69 ans
Memphrémagog
Matawinie
Les Pays-d'en-Haut
Les Laurentides
Moyenne
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
132
Illustration DP3-19 - Solde de nouveaux ménages par groupe d'âge et par intervalles de 15 ans pour la période de 2016
2021, selon la MRC
Source : Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques des MRC du Québec, 2006-2031.
Tableau DP3-27 - Solde de nouveaux ménages par groupe d'âge et par intervalles de 5 ans pour la période de 2021 à
2026, selon la MRC
2021-2026
MRC
Moyenne
Memphrémagog
Matawinie
Pays-d'en-Haut
Laurentides
25-29 ans
514
464
493
525
499
30-34 ans
231
482
331
353
349
35-39 ans
220
316
312
225
268
40-44 ans
202
177
216
192
197
45-49 ans
210
359
330
178
269
50-54 ans
291
370
293
246
300
55-59 ans
306
495
417
346
391
60-64 ans
386
373
468
291
380
65-69 ans
115
-14
-16
216
75
Total
2 475
3 022
2 844
2 572
2 728
Source : Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques des MRC du Québec, 2006-2031
-100
0
100
200
300
400
500
600
700
25-29 ans 30-34 ans 35-39 ans 40-44 ans 45-49 ans 50-54 ans 55-59 ans 60-64 ans 65-69 ans
Memphrémagog
Matawinie
Les Pays-d'en-Haut
Les Laurentides
Moyenne
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
133
Illustration DP3-20 - Solde de nouveaux ménages par groupe d'âge et par intervalles de 15 ans pour la période de 2021
à 2026, selon la MRC
Source : Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques des MRC du Québec, 2006-2031
b)
Faits saillants
Pour les trois périodes, soit 2011-2016, 2016-2021 et 2021-2026, le solde migratoire total est positif, ce qui signifie qu'il y aura plus
de ménages âgés de 25 à 69 ans qui viendront s'installer sur le territoire de la MRC de Matawinie qu'il y aura de ménages qui
quitteront ce même territoire.
Comparativement à la moyenne, seuls les groupes d'âge de 25-29 ans, de 40-44 ans, de 60-64 ans et de 65-69 ans ont un solde
migratoire inférieur à la moyenne de l'ensemble des MRC retenues. Les autres groupes d'âge ont un solde migratoire supérieur à
la moyenne.
La MRC de Matawinie occupe le premier rang en termes de solde migratoire total le plus élevé pour les groupes d'âge situés entre
25 et 69 ans au cours des trois périodes identifiées (2011-2016, 2016-2021 et 2021-2026) et jouit ainsi d'un solde migratoire plus
important que les MRC sélectionnées.
En observant attentivement la forme de la distribution des bandes des histogrammes pour chacune de périodes observées, il est
possible de constater la présence de deux sommets, soit au niveau des 25-29 ans et au niveau des 55-59 ans. Soulignons aussi
que les quatre MRC analysées réussissent toutes à attirer davantage de ménages âgés de 25-29 ans et de 55-59 ans.
3.6.1.4.2 Tendances remarquées pour la MRC de Matawinie
Examinons plus en détail les données démographiques relatives à la MRC Matawinie. Dans le Tableau DP3-26, la même méthode
pour déterminer le nombre de nouveaux ménages qui viendront s'installer en Matawinie a été reprise. Toutefois, la projection a été
faite jusqu'en 2031 comparativement à 2026 dans la sous-section précédente. Les résultats sont également présentés l'Illustration
DP3-21 à l'aide d'un histogramme.
Tableau DP3-28 - Solde de nouveaux ménages par groupe d'âge et par intervalles de 5 ans pour la période de 2011 à
2031, MRC de Matawinie
Périodes
25-29
30-34
35-39
40-44
45-49
50-54
55-59
60-64
65-69
Total
2011-2016
584
268
251
183
183
342
343
336
65
2 555
2016-2021
592
226
234
209
181
290
355
379
100
2 566
2021-2026
514
231
220
202
210
291
306
386
115
2 475
2026-2031
503
206
222
192
200
328
305
331
117
2 404
Moyenne
548
233
232
197
194
313
327
358
99
2 500
Source : Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques des MRC du Québec, 2006-2031
-100
0
100
200
300
400
500
600
25-29 ans 30-34 ans 35-39 ans 40-44 ans 45-49 ans 50-54 ans 55-59 ans 60-64 ans 65-69 ans
Memphrémagog
Matawinie
Les Pays-d'en-Haut
Les Laurentides
Moyenne
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
134
Illustration DP3-21 - Solde de nouveaux ménages par groupe d'âge et par intervalles de 5 ans pour la période de 2011 à
2031, MRC de Matawinie
Source : Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques des MRC du Québec, 2006-2031
a)
Faits saillants
On remarque dans le Tableau DP3-26 que le nombre total de nouveaux ménages est positif pour toutes les périodes de 5 ans, ce
qui signifie que la MRC de Matawinie accueillera sur son territoire un nombre important de nouveaux ménages âgés entre 25 et 69
ans et cela, jusqu'en 2031. Toutefois, bien que le solde soit positif pour la période 2011-2031, celui-ci diminuera graduellement à
partir de la période 2016-2021, comme démontré à l'Illustration DP3-22.
Illustration DP3-22 - Solde de nouveaux ménages âgés de 25 à 69 ans par périodes de 5 ans pour la MRC de Matawinie.
Source : Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques des MRC du Québec, 2006-2031
Dans un deuxième temps, il est important de souligner que la MRC de Matawinie attirera sur son territoire un nombre considérable
de ménages âgés de 50 à 64 ans. Dans cet intervalle d'âge, ces ménages sont généralement au stade du nid vide23 de leur cycle
de vie et, par conséquent, certains d'entre eux recherchent un mode de vie plus spécifique. Souvent, ils chercheront à s'installer
dans un milieu de vie tranquille et près de la nature, comme le révèle l'Illustration DP3-23 provenant d'une étude menée par la
Société canadienne d'hypothèque et logement24.
23 Stade du cycle de vie qui correspond à l'émancipation des enfants, ce qui occasionne une propension à la mobilité résidentielle chez certains ménages (Filius,
Dieleman et Hooimeyer, 1992).
24 Société canadienne d'hypothèque et de logement, La Trajectoire résidentielle des 45-64 ans dans les régions métropolitaines de recensement (RMR) de
Montréal et Québec, 2001
0
100
200
300
400
500
600
700
25-29 ans 30-34 ans 35-39 ans 40-44 ans 45-49 ans 50-54 ans 55-59 ans 60-64 ans 65-69 ans
2011-2016
2016-2021
2021-2026
2026-2031
moyenne
2 300
2 400
2 500
2 600
2011-2016
2016-2021
2021-2026
2026-2031
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
135
Illustration DP3-23 - Évaluation de l'importance accordée à 5 facteurs lors du prochain déménagement pour la RMR de
Montréal (% des répondants considérant le facteur très important)
Source : Société canadienne d'hypothèque et logement 2001
Considérant que la MRC de Matawinie possède une offre reconnue de nature, de grands espaces et de tranquillité dans des zones
de villégiature, on peut supposer que ces ménages influenceront à la hausse la demande en espace dans ces lieux. Autrement dit,
les ménages composés de jeunes retraités qui choisiront de quitter la RMR de Montréal pour s'installer en Matawinie iront s'installer
près de la nature (près d'un lac, sur le flanc d'une montagne...) en toute tranquillité.
3.6.1.5 Bibliographie
Banque de données des statistiques officielles sur le Québec. Nombre d'unités d'évaluation et valeur imposable moyenne
uniformisée par type d'immeuble résidentiel pour la période de 1999 à 2011, En Ligne.
http://www.bdso.gouv.qc.ca/pls/ken/Pgap.pp_aigu_page?P_iden_tran=REPERK4E69B20157291920311h.7mB&p_modi_url=040
9031120&p_nom_page=STAT_CRIT_AVAN
Filius, F., Dieleman, F.M., & Hooimeijer, P. 1992. Sortie du marché du logement, offre primaire et chaine de vacances des
logements. In E. Lelievre & C. Levy-Vroulant (Eds.), La ville en mouvement: Habitat et Habitant (pp. 287-298). Paris: l'Harmattan.
Institut de la statistique du Québec, Perspectives démographiques des MRC du Québec, 2006-2031. En ligne.
http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/demograp/persp_demo_mrc.htm
Société Canadienne d'Hypothèque et de Logement (SCHL), 2001. Résumé d'étude sur la trajectoire résidentielle des 45 - 64 ans
dans les RMR de Montréal et Québec. En ligne. http://www.cmhc-schl.gc.ca/fr/clfihaclin/remaha/remaha_004.cfm
Statistique Canada. Recensement de la population de 2006, Population selon le groupe d'âge et le sexe 2006. En ligne.
http://estat2.statcan.gc.ca
Statistique Canada. Recensement de la population de 2006, Population selon le groupe d'âge et le sexe 2012. En ligne.
http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2011/dp-pd/prof/index.cfm?Lang=F
3.7
LA VILLÉGIATURE SUR LES TERRES DU DOMAINE DE L'ÉTAT
La villégiature sur les terres du domaine de l'État découle du PRDTP. Les lacs priorisés pour le développement ont été préparés
par la Direction des affaires régionales du MERN. Tous les intervenants du territoire public, de tous les paliers de décision, ont
convenu des priorités pour le développement de la villégiature privée sur les terres du domaine de l'État autour des plans d'eau.
Cette planification définit les choix à privilégier dans le cadre de la délivrance de droits fonciers tout en assurant une cohabitation
harmonieuse avec les droits déjà consentis.
Sur le territoire de la MRC de Matawinie, la villégiature privée sur les terres du domaine de l'État est localisée principalement en
TNO, dans les ZECs et, dans une moindre importance, dans certaines municipalités locales (Saint-Michel-des-Saints, Saint-Donat,
Saint-Damien).
On dénombre actuellement 1 243 baux de villégiature privée sur les terres du domaine de l'État réparti sur le territoire de la MRC.
33
31
16
7
7
Rapprocher nature/tranquilité
Taille de la résidence
Rapprocher du travail
Coût du logement trop élevé
Rapprocher du centre-ville
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
136
Le Tableau DP3-27 présente les plans d'eau qui pourront faire l'objet de mise en disponibilité dans les prochaines années, comme
prévu au PRDIRT. Rappelons qu'en vertu de l'Entente de délégation de gestion foncière sur les terres du domaine de l'État, c'est
la MRC qui est responsable de ces mises en disponibilité depuis juillet 2010.
Tableau DP3-29 - Plans d'eau priorisés pour le développement de la villégiature privée sur les terres du domaine de
l'État
Plan d'eau
Municipalité
ZEC
Rang A / Rivière Ouareau
Chertsey
Lac Copping
Notre-Dame-de-la-Merci
Rivière Ouareau
Notre-Dame-de-la-Merci
Lac Clair
Saint-Damien
des Nymphes
Lac Croche
Saint-Damien
des Nymphes
Lac England
Saint-Damien
des Nymphes
Lac Gauthier
Saint-Damien
des Nymphes
Rivière Ouareau / Lac Sombre
Saint-Donat
Lac England
Saint-Michel-des-Saints
Lac Saint-Grégoire
Saint-Michel-des-Saints
Lac Saint-Servais
Saint-Michel-des-Saints
Lac Trèfle
Saint-Michel-des-Saints
Lac Alec
TNO
Lac Anicet
TNO
Collin
Lac Boiret
TNO
Boullé
Lac Bory
TNO
Collin
Lac Brebant
TNO
Boullé
Lac Canot-Rouge
TNO
Lac Castelveyre
TNO
Lac Chantier
TNO
Boullé
Lac Chavannes
TNO
Lac Clapier
TNO
Boullé
Lac Colinée
TNO
Boullé
Lac Corner
TNO
Boullé
Lac Coulon
TNO
Lac Dargie
TNO
Lac de la Baie-Rocheuse
TNO
Collin
Lac des Fourches
TNO
Boullé
Lac des Loups
TNO
Lac Doré
TNO
Lac Fer à Cheval
TNO
Boullé
Lac Ferland
TNO
Lac Gayot
TNO
Lac Georges
TNO
Lac Goulet (Culotte)
TNO
Lac Guénard
TNO
Lac Hastel
TNO
Boullé
Lac Hostile
TNO
des Nymphes
Lac Jeantôt
TNO
Lac Jérôme
TNO
Lac Lavigne
TNO
Lavigne
Lac Lusignan
TNO
Collin
Lac Nécessité
TNO
Lac Patience
TNO
Lac Pelletier (rivière)
TNO
Lac Proteau
TNO
Lavigne
Lac Puppy
TNO
Boullé
Lac Roulin
TNO
Boullé
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 3 -Principaux domaines d'activité économique
137
Plan d'eau
Municipalité
ZEC
Lac Sabert
TNO
Lac Saint-Servais
TNO
Lavigne
Lac Saint-Grégoire
TNO
Lavigne
Lac Saint-Elphège
TNO
Collin
Lac Sans nom (du Boule)
TNO
Boullé
Lac Sarrazin
TNO
Lavigne
Rivière Villiers (à l'est du lac Cousineau)
TNO
Source : CRRNT de Lanaudière, 2011, PRDIRT 2011, 212 pages
Mise en œuvre du PRDTP de Lanaudière, Priorité de travail en matière d'analyse des plans d'eau, Direction des affaires régionales, MRN, 27 février 2008
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
138
CHAPITRE 4 - CONTRAINTES NATURELLES ET ANTHROPIQUES À L'OCCUPATION DU SOL
4.1
LES CONTRAINTES ANTHROPIQUES
Le simple respect de la qualité de vie des citoyens du territoire justifierait à lui seul l'application des mesures mises de l'avant ici,
mais il y a plus. Que ce soit comme principale destination touristique de Lanaudière, comme lieu de villégiature ou de résidence
retenue par une part toujours croissante de la population de la grande région de Montréal, la qualité du milieu demeure le premier
moteur de ces choix. Cette perception qu'ont les gens qui choisissent la Matawinie explique une bonne part de la croissance.
4.1.1 La cohabitation harmonieuse dans l'occupation du territoire
Globalement, une bonne part des activités humaines génère son lot « d'émissions de nuisances », celles-ci faisant partie intégrante
du dynamisme d'une collectivité. Contrairement à ce qui vient d'être décrit, il s'agit ici de nuisances qu'on qualifie de normales,
puisqu'elles sont associées à la survie ou à l'épanouissement des individus, des groupes ou des entreprises. À travers les activités
traditionnelles comme l'agriculture ou l'aménagement forestier, l'émission de bruits et de poussières peut atteindre des quantités
qui se situent parfois à la limite de ce qu'un individu peut supporter.
En milieu typiquement rural, c'est-à-dire à très faible densité d'occupation, les inconvénients générés sur le voisinage par ces
activités demeurent faibles à cause de l'éloignement relativement grand entre les habitations. Par contre, avec le processus
d'urbanisation et le rapprochement des habitations au sein des noyaux villageois et des hameaux, la présence de tels inconvénients
est devenue la source de divers problèmes de cohabitation. Plusieurs activités artisanales à caractère industriel ou reliées au
transport nécessitent de l'entreposage extérieur ou la circulation de machinerie lourde, alors que d'autres, soumises à des horaires
particuliers, perturbent les heures conventionnelles de sommeil pour le voisinage rapproché, lorsqu'il existe, altérant ainsi la qualité
du milieu de vie.
Cette diversité dans l'occupation du territoire représente un patrimoine inestimable qui peut contribuer à enrichir et à détériorer la
mosaïque territoriale. Pour assurer la qualité du milieu de vie, il importe donc de diriger les diverses activités en les regroupant
dans des lieux correspondant, à un premier niveau, à leurs exigences environnementales. À un second niveau, il importe de mettre
en place des mesures empêchant que des activités perturbatrices viennent s'implanter dans certains milieux donnés.
Pour assurer et maintenir la spécialisation des fonctions spatiales, le SADR détermine les grandes affectations du territoire et
définit, pour chacune d'elles, les usages qui y sont autorisés, autorisés conditionnellement ou interdits. À partir de cette planification
régionale, les municipalités doivent harmoniser les différentes activités autorisées dans les secteurs découlant des grandes
affectations sur leur territoire.
4.1.1.1 L'harmonisation des usages
L'occupation du territoire de la Matawinie revêt une très grande diversité de formes, tels la villégiature, l'industrie, l'habitation,
l'agriculture, la mise en valeur des ressources forestières, le récréotourisme et la mise en valeur de la faune, chacune de ces
occupations ayant leurs territoires préférentiels. Dans la mesure où ces occupations conviennent au milieu, cette diversité
représente un patrimoine indéniable qu'il convient de maintenir de façon optimale.
Traditionnellement, ce sont les municipalités locales qui administrent cette recherche d'harmonisation et elles ont toutes, à des
degrés divers, développé des mesures réglementaires à cet effet. Le SADR intervient, néanmoins, sur certains aspects spécifiques.
4.1.2 La gestion des contraintes anthropiques
Les contraintes anthropiques se définissent comme des activités et des aménagements humains susceptibles d'occasionner des
nuisances importantes à leur environnement immédiat. La plupart de ces activités appartiennent aux secteurs primaires et
secondaires, telles l'agriculture, l'exploitation des carrières et sablières, les entreprises industrielles à fortes nuisances ou utilisant
des produits dits dangereux. Par rapport à l'histoire du Québec, elles ne sont apparues en définitive qu'après la Deuxième Guerre
mondiale, ce qui peut expliquer à la fois leur caractère jeune et le retard quant aux interventions législatives sérieuses à ce sujet.
Ces activités, entreprises ou infrastructures causent déjà ou sont susceptibles soit de générer des conflits majeurs d'utilisation du
sol, soit de représenter un risque pour la santé du personnel y travaillant ou de la population environnante. Ces activités doivent
être encadrées de façon particulière par des normes visant à atténuer la nuisance qu'elles causent sur le voisinage.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
139
Le MAMOT définit deux catégories de contraintes anthropiques : les activités sources de nuisance et les entreprises à risque. Les
activités sources de nuisance génèrent des inconvénients tels le bruit, la fumée, la poussière, le gaz, la chaleur, les éclats de
lumières, les odeurs, etc., de façon plus ou moins soutenue alors que les entreprises à risque, en situation catastrophique, peuvent
entraîner la mort. Ces deux catégories sont plus amplement définies ci-dessous.
a)
Les activités sources de nuisance
Les nuisances se définissent comme « [...] un ensemble de facteurs d'origine technique ou sociale qui rendent la vie malsaine ou
pénible, soit par la nature même d'un immeuble ou d'une activité, soit par l'usage abusif qu'on en fait. [...] »25 Contrairement aux
entreprises à risque, le choix des activités pouvant causer des nuisances est beaucoup plus difficile à définir puisque les
désagréments occasionnés peuvent être tolérés à différents degrés par la population avoisinante. Néanmoins, le MSP a établi
certains critères de sélection qui peuvent prendre plusieurs formes. Il peut s'agir notamment :
−
D'émanations continues immédiatement gênantes ou perceptibles par l'être humain (fumée, poussière, odeur, vapeur,
gaz, radiation) ou qui, insidieusement, auront des effets à moyen et long terme sur la santé;
−
D'un niveau de bruit incommodant par sa fréquence, sa durée et surtout son intensité.
Il est difficile de maintenir un inventaire à jour des entreprises produisant des activités - sources de nuisance. Par contre, il est
possible, grâce à diverses informations provenant du gouvernement, de dresser la liste de certaines de ces activités, tels les lieux
d'élimination des neiges usées, les barrages et les terrains contaminés.
Tableau DP4-1 - Lieux d'élimination des neiges usées - MRC de Matawinie
Municipalités
Nombre
Notre-Dame-de-la-Merci
1
Rawdon
1
Saint-Côme
1
Saint-Donat
1
Saint-Félix-de-Valois
1
Saint-Jean-de-Matha
1
Saint-Michel-des-Saints
1
Pour ce qui est des ouvrages de retenues, tels les barrages et les seuils, il s'agit d'un inventaire fort restreint, car il en existe une
multitude à l'exutoire des nombreux petits lacs artificiels. Les barrages cartographiés sont à la fois les plus importants et les plus
connus et sont tous situés sur une rivière. Ils sont classés en deux groupes, soit ceux de 5 mètres et plus de hauteur et ceux de
moins de 5 mètres. Certains sont construits pour permettre un contrôle des débits et maintenir les niveaux d'eau, ce qui entraîne
alors une annulation des cotes d'inondations. Le Centre d'expertise hydrique du Québec fait l'inventaire de ces barrages.
Tableau DP4-2 - Inventaire des terrains contaminés - MRC de Matawinie
Municipalités
Adresse
Nom du dossier
Nature du contaminant
Chertsey
500, rue Albert
Béton 640 inc.
Sol :
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50
6495, chemin du Lac-
d'Argent
Garage Lac D'Argent
Sol :
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50
6660, Route 125
6660, Route 125
Eau souterraine :
Aluminium (Al), Cuivre (Cu)
46,0706444444,
-73,8855972222
Terrain résidentiel - Isabelle
Therrien
Eau souterraine :
Cuivre (Cu), Manganèse (mn)
Sol :
Cuivre (cu)
25 MAMOT « Détermination des contraintes de nature anthropiques », mars 1994
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
140
Municipalités
Adresse
Nom du dossier
Nature du contaminant
Notre-Dame-de-la-Merci
1945, Route 125
Garage Marcel Larmarche inc.
Sol :
Benzène (pot),
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50
Rawdon
3713, rue Queen
Collège Champagneur
Eau souterraine :
Hydrocarbures aromatiques
monocyclique, Hydrocarbures
aromatiques polycycliques,
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50
Sol :
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50,
Méthyl naphtalènes (chacun)
4933, Route 125
Dépanneur Rawdon enr.
Sol:
Xylènes (o, m, p) (pot)
4400, chemin du Lac
Gratten
Pierre Tremblay
Sol :
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50
Saint-Alphonse-
Rodriguez
971, Route 343
Garage municipal
Eau souterraine :
Chlorures (Cl-)
Saint-Côme
501, chemin Notre-
Dame-de-la-Merci
Station touristique Val St-Côme
Sol :
Hydrocarbures aromatiques
monocycliques (pot), hydrocarbures
aromatiques polycycliques,
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50
Saint-Damien
7075, ch. Montauban
n/d
Sol :
Hydrocarbures aromatiques
polycycliques, Xylènes (o,m,p) (pot)
7665, 1re Rue des
Plages
Anne Bernachez
Eau souterraine :
Benzo(a)pyrène, Hydrocarbures
pétroliers C10 à C50, Toluène
Sol :
Huiles et graisses totales,
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50
3293, chemin des
Plages
Sylvie Dubé
Sol :
Hydrocarbures aromatiques
polycycliques, Hydrocarbures pétroliers
C10 à C50
6920, chemin
Montauban
Guy Baril et Fils
Eau souterraine :
Acides organiques, Benzo(a)oyrène,
Manganèse (Mn), Pentachlorophénol
(PCP)
Sol :
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50,
Méthyl naphtalènes (chacun)
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
141
Municipalités
Adresse
Nom du dossier
Nature du contaminant
Saint-Donat
839, rue Principale
2867-7441 Québec inc.
Eau souterraine :
Benzène, Éthylbenzène, Hydrocarbures
pétroliers C10 à C50, Toluène, Xylènes
(o,m,p)
Sol :
Benzo(a)anthracène, Benzo(a)pyrène,
Benzo(b+j+k)fluoranthène,
Benzo(c)phénanthrène,
Benzo(g,h,i)pérylène, Chrysène,
Dibenzo(a,h)anthracène,
Dibenzo(a,i)pyrène, Dibenzo(a,l)pyrène,
Éthylbenzène (pot), Fluoranthène,
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50,
Indéno(1,2,3-cd)pyrène, Méthyl
naphtalènes (chacun), Naphtalène
(pot), Phénanthrène, Pyrène, Xylènes
(o,m,p) (pot)
1887, Route 125
Marc Legault
Sol :
Benzène (pot), Éthylbenzène (pot),
Xylènes (o, m, p) (pot)
587, rue Principale
Station-service
Eau souterraine :
Benzène, Éthylbenzène, Toluène,
Xylènes (o,m,p)
Sol :
Hydrocarbures aromatiques
monocycliques, Hydrocarbures
aromatiques polycycliques,
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50
46,3252777778
-74,2261111111
Station-service Shell
Eau souterraine :
Benzène, Éthylbenzène, Toluène,
Xylènes (o,m,p)
Sol :
Benzène (pot), Éthylbenzène (pot),
Toluène (pot), Xylènes (o,m,p) (pot)
Sainte-Émélie-de-
l'Énergie
211, rue Principale
Jeannine Trudel
Sol :
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50
Saint-Félix-de-Valois
5317, rue Principale
9054-0329 Québec inc.
Sol :
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50
4391, rue Principale
F. Thériault inc.
Sol :
Hydrocarbures aromatiques
polycycliques, Hydrocarbures pétroliers
C10 à C50
46,1698
-73,4221
Rue Crépeau
Sol :
Hydrocarbures aromatiques
polycycliques, Hydrocarbures pétroliers
C10 à C50
Saint-Jean-de-Matha
46,274203
-73,550399
André Roy
Sol :
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50,
Méthyl naphtalènes (chacun)
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
142
Municipalités
Adresse
Nom du dossier
Nature du contaminant
Saint-Jean-de-Matha
180, chemin du Lac-
Noir
Carmen Laliberté
Sol :
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50,
Méthyl naphtalènes (chacun)
Saint-Zénon
6090, rue Principale
Mécanique CADD inc.
Eau souterraine :
Éthylbenzène, Xylènes (o,m,p)
Sol :
Éthylbenzène (pot), Méthyl naphtalènes
(chacun), Xylènes (o,m,p) (pot)
Saint-Michel-des-Saints
881, rue Brassard
Station-service Shell B
Sol :
Benzène (pot), Éthylbenzène (pot),
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50,
Toluène (pot), Xylènes (o,m,p) (pot)
46,68324
-73,916313
2708990 Canada inc.
Eau souterraine :
Benzène, Hydrocarbures lourds,
Toluène, Xylènes (o,m,p)
Sol :
Benzène (pot), Éthylbenzène (pot),
Hydrocarbures pétroliers C10 à C50,
Toluène (pot), Xylènes (o.m.p) (pot)
Source :
MDDELCC, Répertoire des terrains contaminés, 19 juin 2017 - À noter que les terrains dont l'état de réhabilitation est terminé ne sont pas répertoriés
dans le Tableau DP4-2.
b)
Les activités à risques
Pour être considérée comme étant à risque, une entreprise doit répondre à certains critères. D'une part, elle doit entreposer,
transformer ou produire des matières dites dangereuses, par exemple des substances inflammables, explosives ou toxiques.
D'autre part, la quantité de substances dangereuses doit atteindre ou dépasser une quantité seuil. Sur cette base, le Conseil pour
la réduction des accidents industriels majeurs (CRAIM) peut en établir une liste dont l'acquisition comporte des frais. Toutefois, un
inventaire sommaire de ces entreprises apparaît au Tableau DP4-3.
c)
L'appréciation du niveau de risque
Comme le niveau de risque est étroitement lié à la distance entre les victimes éventuelles et la source de l'accident, l'évaluation
d'une situation précise permet de tracer une série de « contours de risque » associé aux divers niveaux de risque pour chaque
individu. La distance entre la source de risque et chaque contour variera en fonction des caractéristiques de la source (notamment
les matières dangereuses présentes) et des mesures d'atténuation utilisées.
Cette évaluation des risques devrait être faite pour chaque site industriel où se trouvent des quantités de matières dangereuses
dont les seuils d'entreposage sont réglementés par le Règlement sur les matières dangereuses adopté en vertu de la Loi sur la
qualité de l'environnement.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
143
Tableau DP4-3 - Inventaire des entreprises et entrepôts à risque - MRC de Matawinie
Municipalités
Entreprises
Produits entreposés
Quantité seuil
Quantité
entreposée
Chertsey
Jean Riopel inc.
Bois
Scierie Beaulac inc.
Bois
Sylvain André
Bois
Aire de stockage RDD
Résidus domestiques dangereux
2 700 kg
3 860 kg max.
Entrelacs
Denis Riopel
Bois
Aire de stockage RDD
Notre-Dame-de-la-Merci
Fernande Letendre Morin
Bois
Aire de stockage RDD
Résidus domestiques dangereux
990 kg
1 980 kg max.
Rawdon
Centre de transfert RDD
Résidus domestiques dangereux
7 600 kg 10 900 kg max.
Saint-Alphonse-
Rodriguez
Aire de stockage RDD
Résidus domestiques dangereux
1 220 kg
2 060 kg max.
Sainte-Béatrix
Aire de stockage RDD
Résidus domestiques dangereux
1 400 kg
2 420 kg max.
Saint-Côme
Simon Lussier ltée
Bois
Lussier et Mailloux inc.
Bois
Aire de stockage RDD
Résidus domestiques dangereux
1 280 kg
2 400 kg max.
Saint-Damien
Aire de stockage RDD
Résidus domestiques dangereux
1 520 kg
2 660 kg max.
Saint-Donat
Scierie Saint-Donat inc.
Bois
Aire de stockage RDD
Résidus domestiques dangereux
2 130 kg
3 300 kg max.
Sainte-Émélie-de-
l'Énergie
Scierie Simon Lussier
Bois
Aire de stockage RDD
Résidus domestiques dangereux
1 040 kg
2 060 kg max.
Saint-Félix-de-Valois
Bell-Gaz ltée
5300, chemin St-Gabriel
Propane
100 000 kg
230 000 kg
60, chemin Barrette
Propane
10 000 kg
28 000 kg
Plastique GPR inc.
Polyéthylène
Polypropylène
Polystyrène
Nylon
Acétal
10 000 kg
10 000 kg
50 000 kg
10 000 kg
1 000 kg
50 000 kg
30 000 kg
50 000 kg
50 000 kg
50 000 kg
Aire de stockage RDD
Résidus domestiques dangereux
2 480 kg
3 560 kg max.
Saint-Jean-de-Matha
Scierie Saint-Jean-de-Matha
Bois
Mydi Bois
Bois
Rita Durand
Bois
André Bélanger
Bois
Scierie André Plante inc.
Bois
Aire de stockage RDD
Résidus domestiques dangereux
1 820 kg
3 260 kg max.
Sainte-Marcelline-de-
Kildare
Aire de stockage RDD
Résidus domestiques dangereux
1 140 kg
2 380 kg max.
Saint-Michel-des-Saints
Aire de stockage RDD
Résidus domestiques dangereux
1 480 kg
2 220 kg max.
Saint-Zénon
Aire de stockage RDD
Résidus domestiques dangereux
540 kg
1 880 kg max.
Sources : Régie régionale de la santé et des services sociaux de Lanaudière (1995), Inventaire des entreprises potentiellement à risque majeur situées sur le
territoire de la MRC de Matawinie, document complémentaire, 21 pages
Rôle d'évaluation MRC de Matawinie
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
144
4.1.3 La santé publique
Dans le contexte matawinien, deux aspects sont traités relativement à la santé publique, soit :
−
La gestion des boues de fosses septiques domestiques et des étangs municipaux;
−
La protection des installations de prélèvement d'eau potable desservant des réseaux.
a)
La gestion des boues de fosses septiques
Dans un nombre d'agglomérations de plus en plus grand, on a procédé à l'aménagement d'égouts sanitaires et pluviaux pour
faciliter l'évacuation ou le traitement des eaux. Malgré le caractère indispensable des usines d'épuration, celles-ci peuvent générer
des nuisances sur le voisinage en raison des odeurs qui peuvent s'en dégager. De façon générale, lorsque cela s'avère possible,
leur implantation est planifiée pour atténuer la nuisance sur l'environnement.
Dans le cas des équipements sanitaires des résidences isolées, leur implantation est régie par la Loi sur la qualité de
l'environnement et est de compétence municipale. Les dispositions applicables permettent ainsi d'éviter la contamination des
installations de prélèvement des eaux environnantes. En l'absence de réseau d'aqueduc, les installations de prélèvement des eaux
à des fins privées rendues nécessaires sont effectivement susceptibles d'être contaminées, particulièrement les puits de surface
(situés à de faibles profondeurs) en période de sécheresse. Le colmatage des champs d'épuration peut générer de tels
inconvénients. L'inspection et la vidange périodique de la fosse septique permettent d'éviter de tels risques.
b)
La protection des installations de prélèvement des eaux
En Matawinie, le type d'installation de prélèvement des eaux varie grandement sur le territoire. On y retrouve des puits, des sources
naturelles aménagées et des lacs. En plus des installations de prélèvement des eaux desservant les périmètres d'urbanisation, il
existe un grand nombre d'aqueducs privés pour les besoins des hameaux. Le Tableau DP4-4 présente la répartition de ces
installations de prélèvement des eaux pour chacune des municipalités. Elles sont de plus identifiées sur les cartes municipales
« Contraintes hydriques » de l'annexe B.
Les divers systèmes de prélèvement et de distribution de l'eau potable constituent des vecteurs stratégiques de propagation de
maladies pour la communauté. Depuis les dix dernières années, l'information et la législation mises de l'avant par le MDDELCC
ont pour effet d'accroître les mesures de protection et de contrôle en vue d'assurer la santé des utilisateurs.
La protection d'une installation de prélèvement des eaux s'établit entre autres au moyen d'une aire de protection immédiate d'un
rayon de 30 m autour de l'installation de prélèvement des eaux effectué à des fins de consommation humaine. De plus, le
MDDELCC demande l'identification d'une aire de protection intermédiaire virologique et bactériologique pour les installations de
prélèvement d'eau souterraine desservant plus de 20 personnes qui sont exploitées par les municipalités.
En période de sécheresse, la consommation de l'eau a tendance à augmenter et peut même dépasser la capacité d'alimentation
du milieu. Il s'agit d'une période critique en matière de risques de contamination, car toute l'eau de l'aire d'alimentation est attirée
vers l'installation de prélèvement. Les mesures de protection applicables aux installations de prélèvement des eaux sont les aires
de protection et les tests d'eau permettant d'évaluer l'évolution de sa qualité pour la consommation.
Parmi les facteurs d'analyse nécessaires à la gestion des réseaux d'aqueduc, mentionnons le type de source, le nombre d'abonnés
existants ou pouvant être supportés par une installation, le fait que le réseau dessert 21 personnes ou plus et qu'il soit de tenure
publique ou privée et l'existence ou non d'une étude hydrogéologique définissant les rayons de protection bactériologique et
virologique.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
145
Tableau DP4-4 -Postes d'installation de prélèvement des eaux alimentant plus de vingt personnes dans les municipalités locales
Nom installation production / No Lieu
Nom de l'intervenant
Type
responsable
Population
desservie
Type clientèle
Provenance de l'eau
Chertsey
Station de purification, Chertsey / X0008548-2
Municipalité de Chertsey
Municipal LRQ
c-19 c-27
1 385
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Chertsey / X0008548-3
Municipalité de Chertsey
Municipal LRQ
c-19 c-27
1 385
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Chertsey, Porteurs du Flambeau (Torchbearers) /
X2062460-1
Torchbearers Capernwray Canada
Society
Institution
71
Institution
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Chertsey, Villa de la Paix / X2068210-1
Centre de rétablissement en
dépendances Villa de la Paix
Entreprise
35
Institution
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement, lac
Clermoustier (poste) / X2100362-1
Municipalité de Chertsey
Municipal LRQ
c-19 c-27
53
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Entrelacs
Système d'approvisionnement sans traitement, école
Saint-Émile à Entrelacs (puits PZ-2) / X2070519-1
Commission scolaire des Samares
Institution
57
Institution
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Entrelacs, municipal / X2093826-1
Municipalité d'Entrelacs
Municipal LRQ
c-19 c-27
200
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Notre-Dame-de-la-Merci
Système d'approvisionnement sans traitement, N-D-
de-la-Merci, lac du Marcheur / X2065302-1
Association des propriétaires du lac du
Marcheur
Privé
50
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Source à bassin
unique
Système d'approvisionnement sans traitement, Notre-
Dame-de-la-Merci, école N-D-Merci / X2070546-1
Commission scolaire des Samares
Institution
47
Institution
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement, N-D-
Merci, Manoir rivière Dufresne (puits) / X2158010-1
Manoir de la rivière Dufresne
Entreprise
22
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Rawdon
Station de purification, Rawdon, aqueduc Kildare /
X0008528-1
Municipalité de Rawdon
Municipal LRQ
c-19 c-27
255
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Rawdon, aqueduc Kildare /
X0008528-2
Municipalité de Rawdon
Municipal LRQ
c-19 c-27
255
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Rawdon, l'Engoulevent / X0008541-1
Municipalité de Rawdon
Municipal LRQ
c-19 c-27
57
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Rawdon, Lac Vail (chloration) /
X0008542-3
Municipalité de Rawdon
Municipal LRQ
c-19 c-27
6 480
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Lac
L'installation de production d'eau potable est propriété d'une personne physique* / X2067362-1
Privé
22
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Rawdon, puits St-Patrick
(chloration) / X2073106-5
Municipalité de Rawdon
Municipal LRQ
c-19 c-27
6 480
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
146
Nom installation production / No Lieu
Nom de l'intervenant
Type
responsable
Population
desservie
Type clientèle
Provenance de l'eau
Station de purification, Rawdon, puits St-Patrick
(chloration) / X2073106-6
Municipalité de Rawdon
Municipal LRQ
c-19 c-27
6 480
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Rawdon, puits St-Patrick
(chloration) / X2073106-7
Municipalité de Rawdon
Municipal LRQ
c-19 c-27
6 480
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Rawdon, puits Monière
(chloration) / X2077400-3
Municipalité de Rawdon
Municipal LRQ
c-19 c-27
6 480
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Rawdon, puits Monière
(chloration) / X2077400-4
Municipalité de Rawdon
Municipal LRQ
c-19 c-27
6 480
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Rawdon, rivière Ouareau
(nanofiltration+UV) / X2137144-1
Municipalité de Rawdon
Municipal LRQ
c-19 c-27
6 480
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Rivière
Saint-Alphonse-Rodriguez
Système d'approvisionnement sans traitement,
St-Alphonse, village / X0008749-1
Municipalité de Saint-Alphonse-
Rodriguez
Municipal LRQ
c-19 c-27
550
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
St-Alphonse, village / X0008749-2
Municipalité de Saint-Alphonse-
Rodriguez
Municipal LRQ
c-19 c-27
550
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
St-Alphonse, réseau Adam (app) / X0008750-1
Municipalité de Saint-Alphonse-
Rodriguez
Municipal LRQ
c-19 c-27
105
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, St-Alphonse, réseau 4H /
X0008751-5
Municipalité de Saint-Alphonse-
Rodriguez
Municipal LRQ
c-19 c-27
850
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, St-Alphonse, réseau 4H /
X0008751-6
Municipalité de Saint-Alphonse-
Rodriguez
Municipal LRQ
c-19 c-27
850
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
St-Alphonse, Waseskun Healing Lodge / X2062612-1
Waseskun
Entreprise
50
Institution
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
St-Alphonse, réseau Mcmaniman (app) / X2066149-1
Municipalité de Saint-Alphonse-
Rodriguex
Municipal LRQ
c-19 c-27
51
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits de surface
Système d'approvisionnement sans traitement,
St-Alphonse, dom. des rentiers Sud / X2066162-1
Municipalité de Saint-Alphonse-
Rodriguez
Municipal LRQ
c-19 c-27
80
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Saint-Côme
Système d'approvisionnement sans traitement,
St-Côme, Boisé Royal / X2065656-1
B. Royal inc.
Privé
105
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
St-Côme, Boisé Royal / X2065656-2
B. Royal inc.
Privé
105
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
St-Côme, Lac Côme principal (puits) / X2065749-1
L'Association des Propriétaires du lac
Côme
Privé
115
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Saint-Côme, lac Côme secondaire (puits) / X2065750-1
L'Association des Propriétaires du lac
Côme
Privé
53
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Saint-Côme, réseau municipal, approvisionnement /
X2083216-1
Municipalité de Saint-Côme
Municipal LRQ
c-19 c-27
1 000
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
147
Nom installation production / No Lieu
Nom de l'intervenant
Type
responsable
Population
desservie
Type clientèle
Provenance de l'eau
Saint-Damien
Système d'approvisionnement, St-Damien, municipal
(P-1-82) / X0008710-1
Municipalité de Saint-Damien
Municipal LRQ
c-19 c-27
420
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement, St-Damien, municipal
(P-1-82) / X0008710-2
Municipalité de Saint-Damien
Municipal LRQ
c-19 c-27
420
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement, St-Damien, lac
Lachance (puits) / X0008711-1
Municipalité de Saint-Damien
Municipal LRQ
c-19 c-27
105
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Saint-Damien, aqueduc Réjean Baril #2 / X2065128-1
Services Réjean Baril inc.
Privé
300
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Source à bassin
unique
Saint-Donat
Système d'approvisionnement sans traitement,
Saint-Donat, municipal / X0008572-1
Municipalité de Saint-Donat
Municipal LRQ
c-19 c-27
3 419
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Saint-Donat, municipal / X0008572-2
Municipalité de Saint-Donat
Municipal LRQ
c-19 c-27
3 419
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Saint-Donat, municipal / X0008572-3
Municipalité de Saint-Donat
Municipal LRQ
c-19 c-27
3 419
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Saint-Donat, Résidence l'Étoile du Nord / X2062718-1
Fondation du Troisième Âge (Québec)
inc.
Entreprise
75
Institution
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement, St-Donat, Condos des
Cîmes (puits) / X2066032-1
Municipalité de Saint-Donat
Municipal LRQ
c-19 c-27
112
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement, Saint-
Donat, camp mère Clarac / X2066755-1
Camp Mère Marie Louise Clarac inc.
Institution
250
Institution
Puits tubulaire
Sainte-Béatrix
Système d'approvisionnement sans traitement,
Ste-Béatrix, dom. et camping St-Tropez puits /
X2000862-1
Camping Vacances St-Tropez inc.
Privé
2 000
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Ste-Béatrix, dom. et camping St-Tropez puits /
X2000862-2
Camping Vacances St-Tropez inc.
Privé
2 000
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Ste-Béatrix, réseau municipal / X2065658-1
Municipalité de Sainte-Béatrix
Municipal LRQ
c-19 c-27
227
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Autre (souterraine)
Système d'approvisionnement sans traitement,
Ste-Béatrix, réseau municipal / X2065658-2
Municipalité de Sainte-Béatrix
Municipal LRQ
c-19 c-27
227
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Sainte-Béatrix, rang Lapierre / X2065659-1
Municipalité de Sainte-Béatrix
Municipal LRQ
c-19 c-27
78
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Sainte-Béatrix, domaine Gravel / X2065660-1
Municipalité de Sainte-Béatrix
Municipal LRQ
c-19 c-27
35
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Sainte-Béatrix, aqueduc Miro Est / X2065661-2
Municipalité de Sainte-Béatrix
Municipal LRQ
c-19 c-27
25
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits de surface
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
148
Nom installation production / No Lieu
Nom de l'intervenant
Type
responsable
Population
desservie
Type clientèle
Provenance de l'eau
Système d'approvisionnement sans traitement,
aqueduc Lac Miro Ouest / X2080976-1
Municipalité de Sainte-Béatrix
Municipal LRQ
c-19 c-27
27
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits de surface
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Station de purification Ste-Émélie-de-l'Énergie /
X0009141-2
Municipalité de Sainte-Émélie-de-
l'Énergie
Municipal LRQ
c-19 c-27
950
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification Ste-Émélie-de-l'Énergie /
X0009141-3
Municipalité de Sainte-Émélie-de-
l'Énergie
Municipal LRQ
c-19 c-27
950
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Sainte-Marcelline-de-Kildare
Système d'approvisionnement sans traitement,
Sainte-Marcelline, municipal / X0008737-1
Municipalité de Sainte-Marcelline-de-
Kildare
Municipal LRQ
c-19 c-27
360
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Sainte-Marcelline, municipal / X0008737-2
Municipalité de Sainte-Marcelline-de-
Kildare
Municipal LRQ
c-19 c-27
360
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement, Ste-
Marcelline, réseau Lac Morin (puits) / X2065757-1
Municipalité de Sainte-Marcelline-de-
Kildare
Municipal LRQ
c-19 c-27
130
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Source à bassin
unique
Saint-Félix-de-Valois
Système d'approvisionnement sans traitement, Ste-
Élisabeth (aq. St-Pierre) / X0009154-1
Municipalité de Sainte-Élisabeth
Municipal LRQ
c-19 c-27
165
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Saint-Félix-de-Valois /
X0011540-1
Municipalité de Saint-Félix-de-Valois
Municipal LRQ
c-19 c-27
7 578
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Saint-Félix-de-Valois /
X0011540-2
Municipalité de Saint-Félix-de-Valois
Municipal LRQ
c-19 c-27
7 578
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Saint-Félix-de-Valois /
X0011540-3
Municipalité de Saint-Félix-de-Valois
Municipal LRQ
c-19 c-27
7 578
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Saint-Félix-de-Valois /
X0011540-4
Municipalité de Saint-Félix-de-Valois
Municipal LRQ
c-19 c-27
7 578
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Source à drains
horizontaux
Station de purification, Saint-Félix-de-Valois /
X0011540-5
Municipalité de Saint-Félix-de-Valois
Municipal LRQ
c-19 c-27
7 578
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Saint-Félix-de-Valois /
X0011540-6
Municipalité de Saint-Félix-de-Valois
Municipal LRQ
c-19 c-27
7 578
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Saint-Félix-de-Valois /
X0011540-7
Municipalité de Saint-Félix-de-Valois
Municipal LRQ
c-19 c-27
7 578
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de purification, Saint-Félix-de-Valois /
X0011540-8
Municipalité de Saint-Félix-de-Valois
Municipal LRQ
c-19 c-27
7 578
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Autre (souterraine)
Station de purification, Saint-Félix-de-Valois /
X0011540-9
Municipalité de Saint-Félix-de-Valois
Municipal LRQ
c-19 c-27
7 578
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Autre (souterraine)
Production d'eau potable, Saint-Félix-de-Valois aq.
Belleville / X1402283-2
Municipalité de Saint-Félix-de-Valois
Municipal LRQ
c-19 c-27
150
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Saint-Félix, aq. Ferme Portage / X2065759-1
Poirier-Bérard ltée
Privé
38
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
149
Nom installation production / No Lieu
Nom de l'intervenant
Type
responsable
Population
desservie
Type clientèle
Provenance de l'eau
Saint-Jean-de-Matha
Station de production d'eau potable, Saint-Jean-de-
Matha municipal / X0008739-1
Municipalité de Saint-Jean-de-Matha
Municipal LRQ
c-19 c-27
1 205
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Station de production d'eau potable, Saint-Jean-de-
Matha municipal / X0008739-2
Municipalité de Saint-Jean-de-Matha
Municipal LRQ
c-19 c-27
1 205
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
St-Damien, aqueduc Réjean Baril / X1402465-1
Services Réjean Baril inc.
Privé
300
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
St-Damien, aqueduc Réjean Baril / X1402465-2
Services Réjean Baril inc.
Privé
300
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Source à bassin
unique
Système d'approvisionnement sans traitement,
Saint-Jean-de-Matha aqueduc Belle-Montagne /
X1402477-1
Municipalité de Saint-Jean-de-Matha
Municipal LRQ
c-19 c-27
50
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
St-Jean-de-Matha (Aqueduc du Quai) / X1402479-1
Municipalité de Saint-Jean-de-Matha
Municipal LRQ
c-19 c-27
50
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement sans traitement,
Saint-Jean-de-Matha Aqueduc des Cascades /
X1402484-1
Municipalité de Saint-Jean-de-Matha
Municipal LRQ
c-19 c-27
50
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Saint-Michel-des-Saints
Système d'approvisionnement en eau souterraine
« Manawan-Durand » / 17820143-1
Municipalité de Saint-Michel-des-
Saints
Municipal LRQ
c-19 c-27
1 625
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement en eau souterraine
« Manawan-Durand » / 17820143-2
Municipalité de Saint-Michel-des-
Saints
Municipal LRQ
c-19 c-27
1 625
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement en eau souterraine
« Manawan-Durand » / 17820143-3
Municipalité de Saint-Michel-des-
Saints
Municipal LRQ
c-19 c-27
1 625
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement en eau souterraine
« Manawan-Durand » / 17820143-4
Municipalité de Saint-Michel-des-
Saints
Municipal LRQ
c-19 c-27
1 625
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement en eau souterraine
« Manawan-Durand » / 17820143-5
Municipalité de Saint-Michel-des-
Saints
Municipal LRQ
c-19 c-27
1 625
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Saint-Zénon
Système d'approvisionnement, Saint-Zénon, municipal
(puits) / X2129687-1
Municipalité de Saint-Zénon
Municipal LRQ
c-19 c-27
350
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
Système d'approvisionnement, Saint-Zénon, municipal
(puits) / X2129687-3
Municipalité de Saint-Zénon
Municipal LRQ
c-19 c-27
350
Résidentielle ou
mixte (Autre)
Puits tubulaire
* La mention « L'installation de production d'eau potable est propriété d'une personne physique » indique qu'en vertu de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements
personnels, le nom du propriétaire de l'installation ne peut être diffusé.
Source : MDDELCC, Sites de prélèvement d'eau potable par MRC, 2017-08-01
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
150
4.1.4 La gestion de risques et le Schéma de sécurité civile
La sécurité civile est une structure mise en place afin de diminuer les chances qu'un sinistre survienne, diminuer la gravité des
impacts et rétablir plus rapidement la situation. À cet égard, dans les prochaines années les MRC auront l'obligation d'adopter un
schéma de couverture de risques en sécurité civile, et ce, en conformité avec les objectifs de la Loi sur la sécurité civile. Les risques
visés par ce schéma sont entre autres les suivants :
−
Inondation
−
Glissement de terrain
−
Incendie en forêt
−
Foudre
−
Orages violents
−
Tremblement de terre
−
Tempête de verglas
4.2
LES CONTRAINTES NATURELLES
4.2.1 La préservation du milieu riverain, du littoral et des milieux humides
Les ruisseaux, les rivières, les lacs, le littoral, les rives, les marais, les marécages, les étangs, etc. sont tous des écosystèmes
naturels où l'on trouve une grande biodiversité.
Très dépendantes de leur environnement immédiat, la faune et la flore sont les premières à être menacées par la destruction des
habitats. Les populations humaines sont, elles aussi, affectées par la transformation des milieux naturels et la modification du
régime hydrologique des cours d'eau. Cela peut se traduire par la perte d'usages associés au milieu hydrique, tels
l'approvisionnement en eau, la pêche ou la baignade, ainsi que par la nécessité de dépolluer et de restaurer les milieux touchés.
La modification du régime hydrologique peut, de son côté, provoquer des problèmes d'inondation et d'érosion des propriétés
riveraines.
Le présent SADR contient donc des mesures particulières visant à protéger ces écosystèmes et à maintenir la diversité des
espèces. Au Québec, le maintien de la biodiversité s'inscrit d'ailleurs dans la stratégie de mise en œuvre de la Convention sur la
diversité biologique, en plus d'être un objectif important de la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables
(PPRLPI) adoptée en 1987 et amendée en 1996 et 2005.
Cette section présente une courte description de la faune et de la flore habitant le littoral et le milieu riverain. Des normes
d'aménagement relatives à la PPRLPI sont incluses au Document complémentaire.
4.2.2 Le littoral
Le littoral se définit comme étant la partie du lit des lacs et cours d'eau qui s'étend à partir de la ligne des hautes eaux jusqu'au
centre du lac ou du cours d'eau. La partie du littoral attenante à la rive, où l'on trouve de la végétation aquatique en abondance,
est considérée comme la zone la plus riche et la plus diversifiée. Elle héberge la plus grande partie de la faune vivant en milieu
aquatique : des mammifères, des oiseaux, des reptiles, des batraciens, des poissons et presque toutes les catégories d'invertébrés,
en plus des insectes, des vers, des larves et des mollusques. Le littoral et la rive immédiate forment, ensemble, un habitat riverain
vraiment exceptionnel sur le plan de la biodiversité. L'Illustration DP4-1 représente l'essentiel de ces milieux tant recherchés par la
villégiature.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
151
Illustration DP4-1 -Littoral
a)
Le rôle de la végétation
La flore du littoral est également très diversifiée : on trouve d'abord la végétation arbustive et arborescente des marécages, la
végétation herbacée des marais ainsi que les plantes émergentes, ensuite les plantes caractérisées par leurs feuilles flottantes et,
en eau plus profonde, les plantes submergées. Ces plantes jouent plusieurs rôles utiles sur le plan écologique en fournissant abri
et nourriture à la faune aquatique. Elles protègent celle-ci contre la lumière, la chaleur et les prédateurs, tout en hébergeant une
foule de créatures microscopiques. En plus, les plantes absorbent les substances dissoutes dans l'eau et les transforment en
matière organique qui constitue le premier maillon de la chaîne alimentaire. Sans les plantes, les poissons seraient privés d'une
bonne partie de leur nourriture.
Les plantes du littoral jouent également un rôle important pour la dépollution des lacs et cours d'eau et le maintien de la qualité des
eaux en recyclant les nutriments présents dans l'eau. Certaines plantes ont la faculté d'emmagasiner, dans leurs racines, des
polluants comme le mercure; d'autres utilisent les phosphates, purifiant ainsi l'eau du plan d'eau au même titre qu'une usine
d'épuration.
De plus, la végétation du littoral améliore la limpidité de l'eau en accélérant la sédimentation des particules en suspension. Enfin,
il faut souligner que les plantes du littoral constituent des brise-lames très efficaces, ce qui contribue à prévenir l'érosion des rives.
Par ailleurs, l'absence de végétation dans l'eau ne signifie pas que le milieu aquatique est pauvre et que la vie y est inexistante,
bien au contraire. On peut y trouver aussi des vers, des larves d'insectes, des crustacés et des mollusques. Dans les zones
profondes, on trouve également un ensemble de micro-organismes nommé benthos. En somme, l'ensemble du milieu hydrique
entretient un système écologique complexe et si l'équilibre de ce système est perturbé, c'est la vie même des lacs et cours d'eau
qui est mise en danger. La plupart des activités en milieu hydrique sont cependant réalisées dans le littoral, près de la rive, c'est-
à-dire dans la zone la plus riche et la plus productive du plan d'eau.
4.2.3 La rive
La rive est une bande de terre qui borde les lacs et cours d'eau et qui s'étend vers l'intérieur des terres à partir de la ligne des
hautes eaux (voir Illustration DP4-1). Elle marque la transition entre le milieu aquatique et le milieu proprement terrestre.
À cause de la présence de l'eau, la faune de la rive présente une extraordinaire diversité en comparaison avec celle des milieux
strictement terrestres. On y associe 271 espèces de vertébrés, dont 30 espèces de mammifères, plus de la moitié des oiseaux et
les trois quarts des amphibiens et reptiles. Certaines espèces y passent toute leur vie, alors que d'autres l'utilisent principalement
pour l'alimentation, la reproduction ou l'élevage de leurs petits (Cantin et al., 1982 et Gratton, 1994). Par ailleurs, près de la moitié
des 374 plantes menacées, vulnérables ou susceptibles d'être ainsi désignées, sont associées aux milieux humides ou riverains.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
152
a)
Le rôle de la végétation
Dans la mesure où l'on y trouve un environnement forestier de qualité, les oiseaux y trouvent un bon couvert de nidification, d'abri
et de nourriture, tout comme la petite faune en général. En plus d'y trouver de la nourriture, la grande faune se sert de la bande
riveraine comme corridor de déplacement et de fuite, ce qui permet d'éviter l'isolement de certains milieux.
La végétation riveraine sert aussi d'habitat de reproduction pour certaines espèces de poissons, en plus de fournir à la faune
aquatique de la nourriture et des zones d'abri contre les prédateurs. En effet, les plantes aquatiques, les racines, les souches, les
troncs tombés à l'eau et l'ombrage créé par la végétation dissimulent le poisson ou le rendent plus difficile à voir, lui assurant ainsi
tranquillité, zones de repos et abri.
Le milieu riverain constitue également un habitat pour la flore. Pour se maintenir, cette flore requiert une bande riveraine assez
large afin que l'implantation d'une plus grande diversité d'espèces végétales soit favorisée. En corollaire, la diversification du
couvert végétal permet à son tour d'augmenter la diversité de la faune présente.
b)
Les autres fonctions écologiques du milieu riverain
En plus de présenter un habitat essentiel pour la faune et la flore, la végétation riveraine exerce plusieurs fonctions écologiques,
soit :
−
Une barrière contre les apports de sédiments aux plans d'eau;
−
Un rempart contre l'érosion des sols et des rives;
−
Un écran au réchauffement excessif de l'eau;
−
Un régulateur du cycle hydrologique;
−
Un filtre contre la pollution;
−
Un brise-vent naturel.
4.2.4 Les milieux humides
Pour la plupart des gens, les termes marais et marécage sont des termes équivalents pour désigner une même réalité : un milieu
nauséabond générateur de maladies et un foyer pour la prolifération des insectes. Il ne faut donc pas s'étonner qu'on s'empresse
souvent de les éliminer en les remblayant ou en construisant des digues ou autres structures analogues afin de récupérer le sol
pour la culture, pour construire des routes ou des habitations. Il est reconnu aujourd'hui que ces milieux comptent parmi les plus
productifs en matières nutritives de l'environnement physique et qu'ils représentent des communautés étroitement liées au niveau
de la production de ces matières nutritives (Eitel, 1972).
Dans la littérature francophone, les termes marais, marécage, tourbière minérotrophe, tourbière ombrotrophe, terre légèrement
submergée, mare, marelle, étang et pré humide sont souvent utilisés lorsqu'on réfère à différents types de milieux humides. Une
traduction libre de cette définition serait celle-ci : un milieu humide est un terrain où l'humidité du substrat prédomine, « humidité
du substrat » signifiant que le niveau de l'eau souterraine est situé près de la surface du substrat ou au-dessus de la surface.
Les milieux humides sont donc des terrains intermédiaires entre les milieux aquatiques et les milieux terrestres. Les « wetlands »
définis par Cowardin et al. (1979) doivent répondre à une ou plusieurs des exigences suivantes :
−
Le substrat est peu ou mal drainé;
−
Au moins périodiquement, le substrat humide doit supporter surtout des hydrophytes;
−
Le substrat est saturé ou couvert par une eau peu profonde à un moment donné pendant la saison de croissance de
chaque année;
−
L'eau dans le sol crée des problèmes physiologiques sévères pour toutes les plantes et animaux, sauf ceux qui sont
adaptés à la vie dans l'eau ou dans un sol saturé (Cowardin et al., loc. cit.).
Les milieux humides considérés ici sont ceux représentés sur les cartes municipales « Contraintes hydriques » présentées à
l'annexe B. Par contre, cette cartographie n'exclut pas les milieux humides qui seront identifiés lors de caractérisation
environnementale.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
153
4.2.5 Les pentes fortes
Les secteurs de pente forte sont des milieux sensibles à l'intervention humaine. Que ce soit dans le talus lui-même ou dans une
bande de terrain située en bas ou en haut de celui-ci, les travaux qui ont lieu dans ces milieux peuvent causer une transformation
du paysage, une augmentation du ruissellement de l'eau et, par conséquent, des problèmes d'érosion du sol qui peuvent, à leur
tour, avoir un impact négatif sur la qualité de l'eau et sur les milieux humides et hydriques à proximité. L'effet est encore plus
manifeste lorsque le talus se trouve à l'intérieur de la rive d'un lac ou d'un cours d'eau (voir l'article 4.2.3 du présent SADR).
Au-delà des enjeux environnementaux, la sécurité du public pourrait également être compromise lorsque l'aménagement des voies
de circulation n'est pas adapté à la topographie du milieu récepteur. Les enjeux liés aux pentes fortes à l'intérieur des zones
exposées aux glissements de terrain sont traités plus en détail à l'article 4.5 du présent SADR.
Dans la pratique, il est utile de documenter, dans la mesure du possible, les talus de pente forte potentiels afin d'accompagner les
citoyens dans leurs travaux et de soutenir la planification du territoire en amont des projets de développement.
De plus, au niveau réglementaire, il est approprié de déterminer les types d'intervention pouvant avoir un impact sur les enjeux
mentionnés précédemment, et d'encadrer de façon normative, mais surtout discrétionnaire la réalisation de ces travaux. En effet,
les bonnes pratiques en la matière sont nombreuses et diversifiées, et elles devraient être adaptées à la nature du projet qui est
soumis. Certains ouvrages et certains types d'usage, notamment de nature récréative, peuvent être acceptables dans ces milieux.
Il est donc approprié de donner de la latitude aux municipalités dans l'évaluation des projets, tout en respectant certains objectifs
déterminés au document complémentaire.
Les articles 2.5.2, 3.5.1 et 3.5.1.1 du Document complémentaire présentent notamment le cadre réglementaire minimal à cet effet
devant être intégré à la réglementation d'urbanisme. Certaines dispositions relatives à l'abattage d'arbres et chemins forestiers
dans une pente forte sont également prescrites au chapitre 6 du Document complémentaire.
À titre indicatif, une évaluation préliminaire des talus de pente forte est illustrée à l'Annexe B des municipalités dans les cartes
intitulées « Contraintes de pente forte ».
Règl. 215-2020
4.3
LA GESTION DE L'EAU PAR BASSIN VERSANT
4.3.1 Le cadre régional de gestion des bassins versants
Au cours des dernières décennies, et ce, à l'échelle du Québec, une sensibilisation accrue aux questions relatives à la qualité de
l'eau et à ses diverses formes d'utilisation a été effectuée. Cela a conduit à la mise en place de divers moyens d'intervention pour
corriger certaines situations préjudiciables héritées de mauvaises habitudes acquises avec l'industrialisation et le développement
technologique. Ces moyens d'intervention ont, dans la plupart des cas, été réalisés sans planification intégrée à l'égard de la
situation de l'eau dans l'espace, certaines décisions allant à contresens d'autres décisions.
La gestion de l'eau par bassin versant est aujourd'hui confiée aux organismes de bassin versant pour assurer une logique
rigoureuse dans la prise de décision et dans la pertinence des interventions, et ce, à l'échelle de chaque bassin versant. Le plan
directeur de l'eau produit par chaque organisme de bassin versant constitue, à maints égards, un exercice de planification analogue
à celui de la réalisation d'un schéma d'aménagement et de développement. Comme les deux planifications trouvent leur application
au niveau des municipalités locales, il importe que le SADR ait un contenu permettant la meilleure coordination possible.
4.3.2 Les problématiques générales relatives à la gestion par bassin versant
Les facteurs à l'origine de la dégradation de l'eau sont relativement bien connus, mais leur reconnaissance au sein d'un territoire
en particulier, beaucoup moins. Il faut rappeler que le contrôle des diverses formes de pollution relève du MDDELCC.
Depuis un peu plus de trente ans, des moyens correctifs ont été mis en œuvre pour améliorer la qualité de l'eau. À l'image de la
très grande disparité des intervenants impliqués dans la gestion de l'eau, on a assisté à une dispersion notable d'énergie et même
à une certaine forme de désengagement. Le rapport issu de l'expérience pilote menée par le COBARIC (Comité de bassin de la
rivière Chaudière) est très explicite à ce sujet.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
154
Pour éviter qu'une telle dispersion ne se produise, le MDDELCC a mis de l'avant la gestion intégrée de l'eau par bassin versant,
découlant de la Politique nationale de l'eau adoptée à l'automne 2002.
Pour la MRC, plusieurs acteurs sont présents dans la gestion intégrée de l'eau par bassin versant. En voici une liste non limitative :
−
Organisme de bassins versants des rivières du Loup et des Yamachiche (OBVRLY);
−
Comité de bassin versant de la rivière du Lièvre (COBALI);
−
Corporation d'aménagement de la rivière L'Assomption (CARA);
−
Association de la gestion intégrée de la rivière Maskinongé (AGIR Maskinongé);
−
Bassin versant Rivière Saint-Maurice (BVSM);
−
Organisme des bassins versants de la Zone Bayonne (OBVZB).
Sur le plan de la recherche de données visant à traduire le portrait de la gestion intégrée de l'eau, la grande majorité d'entre elles
est déjà disponible auprès du Service d'aménagement de la MRC et des services d'urbanisme des municipalités locales. À cause
de la nouvelle mission des organismes de bassin versant, la gestion de l'information sera de plus en plus partagée entre le milieu
municipal et ces organismes. Il importe donc de définir des objectifs relatifs au partage de ces informations afin d'assurer la mise
en application de la Politique de l'eau. Voici une liste des informations disponibles à la MRC, plus particulièrement pour les territoires
municipalisés :
−
L'occupation du territoire et de l'utilisation du sol;
−
Les subdivisions physiographiques;
−
Les ressources minérales;
−
Les milieux sensibles;
−
Les zones à risques d'inondations;
−
Les zones exposées aux glissements de terrain.
À toutes ces informations stratégiques, tant pour le SADR que pour le plan directeur de l'eau, s'ajoutent les données du rôle
d'évaluation. Il importe donc que des liens très étroits s'établissent entre la MRC et les organismes gestionnaires de bassins
versants pour assurer un partage maximal de l'information et une bonne coordination des planifications du territoire.
Les mauvaises habitudes héritées du passé ne peuvent véritablement être modifiées uniquement que par une bonne
réglementation, comme celle imposée aux rives à l'intérieur du SADR par le MDDELCC.
Pour que cette réglementation soit bien reçue par la population, il importe d'accroître la sensibilisation auprès de celle-ci. Pour la
MRC de Matawinie, dont une bonne part du développement repose sur la fonction résidentielle associée aux plans d'eau, il importe
de développer une approche rigoureuse et bien articulée sur cette question.
4.3.3 Le contexte propre à la Matawinie
Comme il est expliqué au chapitre 2 - Portrait du territoire, la Matawinie couvre l'amont de plusieurs bassins versants du Sud du
Québec. Les bassins des rivières L'Assomption, Bayonne et Mastigouche-Maskinongé s'écoulent directement vers les basses
terres du Saint-Laurent et le fleuve et drainent la majeure partie des territoires municipalisés. Toujours du côté sud de la Matawinie,
mais sur sa bordure ouest, on observe un très faible recouvrement du bassin de la rivière du Nord entre Chertsey et Saint-Donat.
Cette rivière fait partie du grand bassin de la rivière des Outaouais.
Dans la partie nord de la Matawinie, la ligne de partage des eaux entre les rivières Outaouais et Saint-Maurice s'entrelace avec la
limite administrative de la MRC. Du côté est, il y a les rivières Matawin et Manawan, alors que du côté ouest, il y a les rivières
Rouge et Lièvre (Mitchinamécus et Bazin).
Les montagnes, les vastes plateaux, la très grande diversité des systèmes hydrologiques de même que la forêt omniprésente
constituent les particularités communes à l'ensemble de ces bassins versants. Les territoires situés dans l'axe de la Rivière-
Matawin et plus au sud supportent également d'importantes concentrations de villégiature et de nombreux équipements
touristiques, de même que le vaste Parc national du Mont-Tremblant. L'exploitation des sablières, de l'eau souterraine et de la
forêt, de même que l'agriculture dans le secteur des Piémonts constituent les autres formes d'occupation du territoire s'inscrivant
au bilan de l'utilisation de l'eau.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
155
4.4
LES ZONES À RISQUE D'INONDATION
Au cours des années 60 et 70, soit pendant la phase de croissance maximale du phénomène de villégiature, beaucoup d'habitations
ont été construites en zone inondable. Les municipalités ne disposant pas d'une cartographie des zones inondables, les nouveaux
arrivants ont acquis une propriété sans se douter des risques d'inondations qu'ils devraient affronter éventuellement, car les visites
à la campagne se font par beau temps. Cet attrait de l'eau reste toujours aussi fort dans la population et le système fluvial demeure
pour cette raison un lieu très convoité en Matawinie, particulièrement dans le contexte où il n'existe pratiquement plus de
disponibilité en bordure des lacs.
Lors des inondations, le rehaussement du niveau de l'eau et le débordement qui s'en suit sont dus à l'accroissement des débits à
la suite de fortes précipitations ou à la fonte subite des neiges. La principale caractéristique du climat étant son caractère
imprévisible, les inondations peuvent difficilement être prévues à moins d'une semaine près. Des dommages plus ou moins graves
peuvent survenir lors de ces événements qui peuvent se transformer en catastrophe.
Dans la terminologie hydrologique applicable à la gestion des inondations, plusieurs termes servent à caractériser différents
niveaux d'eau. Trois sont présentés ici, qui font l'objet d'une application courante. On peut voir à l'Illustration DP4-2 que la
morphologie des versants détermine en quelque sorte la largeur de la surface de la zone inondable.
−
L'étiage : bas niveau d'été;
−
Le niveau de crue à récurrence de 20 ans (vicennale) : niveau de crue susceptible d'être atteint une fois tous les 20 ans;
−
Le niveau de crue à récurrence de 100 ans (centennale) : niveau de crue susceptible d'être atteint une fois tous les
100 ans.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
156
Illustration DP4-2 - Détermination d'une zone inondable
4.4.1 Les valeurs du rehaussement observées entre l'étiage et les niveaux de crue
Le rehaussement correspond au changement de niveau d'eau que l'on peut observer entre un bas niveau d'été, qu'on appelle
étiage, et un niveau de crue comme on peut en observer au printemps. Pour obtenir une lecture en ce sens, le MDDELCC a analysé
les données hydrologiques pour des récurrences de 5 ans, 20 ans et 100 ans et a estimé le rehaussement en établissant un niveau
d'étiage de référence, le niveau retenu étant le minima sur cinq ans. La valeur du rehaussement est ensuite obtenue en soustrayant
la cote du minima à la cote des différents niveaux de crue. Il est ainsi possible d'obtenir un rehaussement pour des crues de 5 ans,
de 20 ans et de 100 ans. Mentionnons que le fait d'utiliser la valeur du minima sur cinq ans amène une légère surévaluation du
rehaussement de l'ordre de 5 à 10 centimètres par rapport à un étiage habituel. Le résultat de ces différents calculs est présenté
au Tableau DP4-5.
Lorsque l'on compare les rehaussements vicennal et centennal obtenus sur la Rivière-Matawin (2,50 et 2,78 mètres) à ceux sur la
rivière Ouareau (2,80 et 3,02 mètres), on constate que ceux de la rivière Ouareau donnent une surélévation de l'ordre de
25 centimètres. En pourcentage absolu, la différence entre ces rehaussements est de l'ordre de 10 %. Les résultats plus faibles
sur la Rivière-Matawin peuvent s'expliquer par différents motifs, comme le fait que la station soit implantée immédiatement à l'amont
d'un seuil rocheux, ce qui limite l'influence du refoulement. Aussi, la configuration de la plaine inondable est plus large, celle-ci se
transformant en un lac immense prolongeant le lac Kaiagamac, ce qui a pour effet de limiter le rehaussement.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
157
Tableau DP4-5 - Niveaux d'inondation observés aux stations hydrologiques existantes
Station hydrologique
Niveau d'étiage (moy. des
minima sur 5 ans)
Niveau quinquennal
(récurrence 5 ans)
Niveau vicennal
(récurrence
20 ans)
Niveau centennal
(récurrence
100 ans)
Rivière Matawin à Saint-
Michel-des-Saints
Débit
Niveau
3,82
26,36
173,10
28,52
220,30
28,86
266,60
29,16
#050119
(1931)
Rehaussement
0,00
2,16
2,50
2,80
Rivière Noire à Sainte-
Émélie-de-l'Énergie
Débit
Niveau
0,16
26,93
32,99
28,21
41,60
28,45
491,0
28,64
#052228 (saisonnier)
(1974)
Rehaussement
0,00
1,29
1,52
1,71
Rivière Ouareau à Rawdon
Débit
Niveau
1,64
27,69
218,78
30,24
253,83
30,47
290,31
30,71
#052212
(1965)
Rehaussement
0,00
2,55
2,78
3,02
4.4.2 Les valeurs de rehaussement attribuées arbitrairement aux cours d'eau selon la superficie du bassin
versant
Lorsque l'on positionne chaque station hydrologique par rapport à la superficie de son bassin versant, on constate que les stations
de Rawdon et de Saint-Michel-des-Saints couvrent une superficie pratiquement identique, qui se situe autour de 1 200 km². Par
ailleurs, celui alimentant la station sur la rivière Noire se situe autour de 300 km². Dans l'optique d'une classification des cours
d'eau selon la superficie du bassin versant, les valeurs seuils de 200 et de 1 000 kilomètres permettent d'établir une base
analogique intéressante par rapport à ces stations et sont retenues pour cette raison. Trois classes de bassins versants sont donc
créées en fonction de leur superficie, soit les bassins de 50 à 200 km², ceux de 200 à 1 000 km² et enfin, ceux de plus de 1 000 km².
Par analogie, on présume donc que pour une superficie de bassin versant comparable, les niveaux atteints lors des inondations
devraient être comparables.
À partir des résultats obtenus aux stations hydrologiques, les valeurs de rehaussement arbitraires sont donc arrondies à la hausse
pour en simplifier l'utilisation tout en y ajoutant un facteur de sécurité. Ces valeurs se voient attribuer une majoration de l'ordre de
25 à 50 centimètres par rapport aux résultats observés. À titre d'exemple, la valeur du rehaussement vicennal pour un bassin
versant de plus de 1 000 km² est de 3,0 mètres et elle est de 3,5 mètres pour le rehaussement centennal. Les résultats pour les
différentes superficies de bassin versant sont présentés au Tableau DC5-2 du Document complémentaire.
On remarquera que la cartographie des zones à risques d'inondation ne couvre que les bassins versants ayant une superficie
supérieure à 50 km². Il faut comprendre que dans les zones les plus calmes, la largeur des cours d'eau associée aux petits bassins
versants peut atteindre entre 3 et 5 mètres. Pour ces cours d'eau, la rive, qui a un minimum de 10 mètres de chaque côté, fournit
un espace amplement suffisant pour absorber le débordement.
Cette approche comporte des avantages intéressants. Ainsi, on convient que généralement, il n'est pas très utile de corriger la
carte elle-même à cause de son échelle trop petite. Pour pallier l'imprécision cartographique, il s'avère beaucoup plus pratique de
référer à des rehaussements présumés pouvant être appliqués lors du relevé d'arpentage. L'inconvénient de cette approche tient
au fait que la visite de l'arpenteur ne correspond pas toujours à un moment où le cours d'eau est en étiage. Pour remédier à cet
inconvénient, les municipalités peuvent implanter des règles servant à jauger les hameaux résidentiels les plus importants.
4.4.3 Les secteurs touchés par la formation d'embâcles et par le refoulement
Dans une zone de cascades, le rehaussement d'un cours d'eau comme la rivière Ouareau à Rawdon peut se situer entre 1 et
1,5 mètre pour une crue vicennale, soit environ la moitié du rehaussement observable à l'amont d'une longue zone aux eaux
mortes. Par contre, ce comportement des niveaux d'eau peut changer du tout au tout en situation d'embâcles. En Matawinie, les
sites d'embâcle sont majoritairement localisés dans des zones de cascades et sont causés par les enrochements qui émergent de
l'eau et favorisent la formation d'un pied de glace. Ces roches exposées à l'air conduisent le froid et peuvent même favoriser le gel
du lit de la rivière. Plus un hiver est froid et plus la pénétration du gel peut s'effectuer, et ce, d'autant plus facilement que le
refroidissement prolongé contribue aussi à faire baisser les niveaux d'eau.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
158
Lors de la formation d'un embâcle, la pente dans la zone d'accumulation de glaçons peut atteindre des valeurs de l'ordre de 5 %
selon la résistance de la glace. Plus l'embâcle se construit en s'étendant vers l'amont, plus le niveau d'eau de l'étang de retenue
s'élève. L'étang lui-même se comporte comme un lac et on peut lui attribuer une pente pratiquement nulle. Si un tel embâcle
survient dans une zone de rapides où la pente du cours d'eau est supérieure à 2 ou 3 %, le rehaussement attribuable à l'embâcle
peut devenir négligeable, tout comme la dimension de l'étang du côté amont (voir Illustration DP4-3).
Sur les sites d'embâcles connus, comme à Chertsey, le rehaussement des niveaux d'eau observés se situe à environ 3 mètres,
soit tout près des valeurs centennales présumées. Par mesure de sécurité, il conviendrait donc que des cotes spécifiques soient
établies par les municipalités en tenant compte des rehaussements observés sur les sites d'embâcles connus.
À la suite d'une demande du MDDELCC, relative à l'identification de sites propices à la formation d'embâcles, le Service
d'aménagement de la MRC a transmis une carte des sites d'embâcles (cartes « Contraintes hydriques » - Annexe B) reconnus ou
présumés. Les rehaussements observés en situation d'embâcles se situent tout près des cotes centennales. Seule l'inondation
observée sur la Rivière Matawin à Saint-Michel-des-Saints à l'hiver 1999 dépasse cette valeur d'environ 1 mètre.
Illustration DP4-3 - Formation d'embâcle
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
159
L'approche retenue par la MRC consiste à demander que les municipalités lui soumettent des cotes spécifiques à la suite des
observations réalisées. Comme cela se fait pour la zone inondable, ces cotes peuvent se traduire en valeur de rehaussement par
rapport à un niveau d'étiage. L'installation de règles à des endroits stratégiques peut aider grandement à cerner ces phénomènes.
4.4.4 Détermination des cotes de crues et secteurs déjà construits
a)
La valeur des niveaux de crue
Les niveaux de crue à utiliser sont déterminés à partir du rehaussement anticipé du cours d'eau, selon la superficie du bassin
versant. Comme facteur de sécurité, la méthode utilisée assure une surévaluation de l'ordre de 20 à 30 % par rapport à ce qu'on
observe aux stations hydrologiques.
b)
L'agrandissement du bâtiment principal et les utilisations complémentaires pour les terrains déjà construits
Les différentes versions de la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables (PPRLPI) ne prévoyaient pas
de mesure particulière à propos des terrains déjà construits en zone inondable dans la zone de fort courant.
Des démarches ont été faites par la MRC pour conserver, au SADR, une disposition permettant l'agrandissement d'un bâtiment
principal déjà construit dans la zone de grand courant, sans recourir à la procédure de dérogation prévue à la section 4.2.2 de la
PPRLPI. Ainsi, la MRC demandait de pouvoir conserver la disposition permettant l'agrandissement du bâtiment principal jusqu'à
concurrence de 67 m² au sol, soit le minimum requis par la réglementation d'urbanisme pour une construction de cette typologie.
L'agrandissement devra toutefois inclure l'immunisation de l'ensemble du bâtiment, comme prescrit par les mesures d'immunisation
à l'annexe 1 de la PPRLPI. Cette disposition permet aux propriétaires de régulariser leur situation, bien qu'ils demeurent toujours
dérogatoires face à leur localisation en zone inondable. Néanmoins, l'immunisation du patrimoine bâti et la limitation de la valeur
des biens exposés aux inondations représentent un gain considérable pour les propriétaires riverains et, par le fait même, évitent
une dévaluation.
Pour permettre l'atteinte des objectifs à la base de la PPRLPI et permettre, toutefois, l'agrandissement des bâtiments principaux
dans la zone de grand courant, le MSP et le MDDELCC souhaitent s'assurer de l'absence totale de risque déraisonnable pour les
bâtiments pouvant bénéficier de l'agrandissement. Il a donc été convenu, entre la MRC de Matawinie et les représentants des
différents ministères concernés, que les agrandissements ne seront permis que dans des secteurs identifiés à cet usage au SADR.
De plus, les secteurs ciblés doivent répondre aux critères suivants :
−
Secteur ne présentant pas de risque relié à la circulation des glaces ou à la formation d'embâcles de glace;
−
Secteur ne présentant pas une forte vélocité du courant pouvant causer de l'érosion en période de crue;
−
Secteur ne constituant pas un nœud, au sens hydraulique, sur la localisation duquel un agrandissement pourrait
générer une restriction à l'écoulement (ex. : les pointes et les cordons littoraux);
−
Secteur ne présentant pas de contrainte au niveau de l'évacuation des résidents.
L'approche mise de l'avant par la MRC permet ainsi une occupation normale d'une résidence existante et autorise, à cette fin,
certaines améliorations pour maintenir la valeur de la résidence.
4.5
LES ZONES EXPOSÉES AUX GLISSEMENTS DE TERRAIN
Tout comme le phénomène des inondations, les glissements de terrain ont fait l'objet d'inventaires poussés, ceux-ci se produisant
tant dans les dépôts meubles que les formations rocheuses. Dans les dépôts meubles, trois contextes morphosédimentologiques
ont été observés, soit, du sud vers le nord, les argiles sensibles de la plaine du Saint-Laurent, les sédiments glaciomarins
surconsolidés du Piémont, formant des terrasses jusqu'à 220 mètres d'altitude, et au-dessus de ces altitudes, les sédiments
glaciolacustres surtout présents dans le bassin du lac Taureau. La représentation des zones de dangers naturels est assurée par
les cartes municipales « Zones exposées aux glissements de terrain » de l'annexe B.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
160
Malgré la présence des formations meubles dans plusieurs autres dépressions importantes, comme dans le bassin Ouareau-
Archambault, dans le Grand Corridor et à Grande Vallée, celles-ci ne sont pas à l'origine de mouvements de masse importants.
Quatre municipalités sont davantage touchées, soit Saint-Félix-de-Valois, Saint-Jean-de-Matha, Rawdon et Saint-Michel-des-
Saints. Au niveau des agglomérations, Rawdon est la plus touchée, celle-ci étant implantée entre les rivières Ouareau et Rouge,
dont les tracés sont très encaissés.
4.5.1 Le phénomène des glissements de terrain
Les glissements de terrain se produisent sur des pentes, sous l'effet de la gravité. Le niveau de risque qu'ils représentent dépend
de l'ampleur et du caractère instantané du phénomène. Le contexte géologique est, quant à lui, responsable des divers types de
processus qu'on peut observer, car on peut assister à un éboulis ou un décrochement lorsqu'il s'agit d'une masse plus rigide, à un
glissement ou une coulée lorsqu'il s'agit d'argiles sensibles.
Dans la MRC, on retrouve à la fois des falaises rocheuses et des talus d'érosion dans des dépôts meubles. Que ce soit en terrain
montagneux ou en bordure des grandes terrasses, les zones exposées aux glissements de terrain sont plus ou moins directement
reliées aux grandes vallées fluviales. Le climat et le régime hydrologique du sous-sol lui-même ou des cours d'eau ont pour
conséquence que ces phénomènes se produisent à certaines périodes plus propices, comme au printemps. Certaines interventions
humaines, tels l'agriculture, l'aménagement forestier et l'aménagement de structures sur des sites vulnérables, peuvent aussi
donner lieu à des glissements de terrain lorsqu'elles contribuent à l'instabilité des versants. Pour avoir une idée de la présence de
ces phénomènes au sein d'une municipalité, on peut consulter les cartes municipales « Zones exposées aux glissements de
terrain » de l'annexe B.
4.5.2 Les principaux indices utilisés dans la détermination des zones exposées aux glissements de terrain
Les informations suivantes portent sur la façon de déterminer la géométrie de la zone exposée aux glissements de terrain, la
mesure du talus lui-même étant une étape capitale. On y explique aussi en quoi, à l'échelle du site, des relevés d'arpentage et des
études géotechniques peuvent apporter une plus grande précision.
a)
La mesure de la pente du talus
Dans les zones exposées aux glissements de terrain, les talus sont déterminés en fonction de critères différents selon les types de
sols.
Pour les sols à prédominance argileuse (zones à risque élevé et moyen) un talus correspond à un terrain en pente d'une hauteur
minimale de 5 m, dont l'inclinaison moyenne est de 14° (25 %) ou plus. Le sommet et la base du talus sont déterminés par un
segment de pente dont l'inclinaison est inférieure à 8° (14 %) sur une distance horizontale supérieure à 15 m. Les ruptures
éventuelles sont contrôlées par les sols argileux présents en totalité ou en partie dans le talus (voir Illustration DP4-4).
b)
Talus et détermination de la zone exposée aux glissements de terrain
Une zone exposée aux glissements de terrain est comprise à l'intérieur d'une bande de terrain située de part et d'autre de la ligne
de crête d'un talus. La bande de terrain assimilable à une zone exposée aux glissements de terrain se compose de trois (3) parties
distinctes, soit:
Une bande de protection au sommet du talus;
Le talus;
Une bande de protection à la base du talus.
La profondeur de la zone exposée aux glissements de terrain est déterminée en fonction des types de sols (prédominance argileuse
ou prédominance sableuse) et en fonction des interventions projetées, le tout, comme indiqué dans les tableaux apparaissant au
Document complémentaire.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
161
c)
Le recours éventuel aux indices géotechniques
Les seuls paramètres qui n'aient pas été utilisés dans la confection des cartes de zones exposées aux glissements de terrain sont
les indices géotechniques. Il pourrait donc arriver qu'à l'échelle du site, de telles études permettent d'apporter des modifications
supplémentaires à la géométrie de la zone exposée. On comprendra que ces informations n'ont pas véritablement d'impact sur la
dimension des zones sur la carte, mais qu'elles peuvent devenir pertinentes à l'échelle du site (voir Illustration DP4-5). On trouvera
dans le Document complémentaire les dispositions s'appliquant à la réalisation de telles études et aussi, comme il a déjà été
mentionné, à la confection des relevés topographiques par arpentage.
Illustration DP4-4 - Talus et bandes de protection dans les sols à prédominance argileuse
0
10
20
24
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
Bande de protection au sommet
Pente (25%)
Base du talus
Bande de protection à la base
_
Sommet du talus
Échelle 1:500
Talus
L<15 mètres
0
10
20
24
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
Pente (25%)
Base du talus 2
_>
Sommet du talus 1
Échelle 1:500
100
Talus 1
Talus 2
Sommet du talus 2
Hauteur du
talus 2 > 5 m
Base du talus 1
Bande de protection
à la base du talus 2
Hauteur du
talus > 5 m
Bande de protection
au sommet du talus 1
Bande de protection au sommet du talus 2
L > 15 mètres
Hauteur
Exemple d'un talus et des bandes de protection (lorsque L<15 mètres)
Exemple de deux talus et des bandes de protection (lorsque L>15 mètres)
Note: * Lorsque deux bandes de protection se superposent,
les normes les plus sévères s'appliquent.
3°
18°
34°
7°
32°
40°
7°
3°
18°
34°
7°
32°
40°
7°
14°
14°
9°
100
110
Bande de protection
à la base du talus 1
108
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
162
Illustration DP4-5 - Exemple de détermination des zones exposées aux glissements de terrain
4.5.3 La détermination du niveau de risque
Le Tableau DP4-6 est une reproduction pratiquement intégrale des légendes apparaissant sur les cartes du MSP réalisées au
cours des années 80. Comme mentionné précédemment, seuls les indices géotechniques n'ont pas été pris en compte, ce qui
explique les rares amputations faites au texte original.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 4 -Contraintes naturelles et anthropiques à l'occupation du sol
163
Tableau DP4-6 - Détermination des zones exposées aux glissements de terrain
Zone 1
(zone à risque élevé : ZRE)
Des signes d'instabilité (fissures, décrochements, perte de couvert végétal,
fluage, troncs d'arbres recourbés, etc.) ont été observés dans le talus. Les
processus géodynamiques sont actifs et contribuent à détériorer la stabilité du
talus. La zone comprend :
Le talus instable (pente supérieure à 25 %);
À la base du talus, une bande de terrain d'une demi-fois la hauteur du
talus;
Au sommet du talus, une bande de deux fois la hauteur du talus dans le
cas de terrain argileux et d'une fois la hauteur du talus dans le cas où le
till et/ou le roc apparaît à la base.
Zone 2
(zone à risque moyen : ZRM)
La géométrie du talus laisse présager une instabilité potentielle bien
qu'aucun signe d'instabilité n'ait été observé lors de la cartographie. Des
constructions ou aménagements dans ces talus pourraient provoquer des
mouvements de terrain.
Les talus inclus dans cette zone ont une pente de 25 % et plus.
La dimension de cette zone est la même que la zone à risque élevé.
Zone 3
(zone à risque faible : ZRF)
Aucun signe d'instabilité n'a été observé sur le terrain lors de la
cartographie, mais le contexte géologique et géomorphologique local
indique que le terrain pourrait être impliqué dans un mouvement de type
coulée argileuse.
Cette zone vient se placer derrière la zone 1 (à risque élevé : ZRE).
Dans les argiles sensibles ou de consistance molle à ferme, elle apparaît
uniquement lorsque la hauteur du talus est égale ou supérieure à
10 mètres et sa valeur est de deux fois la hauteur du talus.
Dans les argiles surconsolidées ou de consistance raide à dure, elle
apparaît lorsque la hauteur du talus est égale ou supérieure à 20 mètres
et sa valeur est égale à une fois la hauteur du talus.
Zone 4
(à risque hypothétique : ZRH)
Aucun signe d'instabilité n'a été observé sur le terrain lors de la
cartographie, mais le contexte géologique et géomorphologique local
indique qu'un mouvement de terrain de très grande ampleur pourrait s'y
produire si des conditions naturelles ou artificielles exceptionnellement
défavorables étaient réunies au même endroit.
Dans les argiles sensibles ou molles, cette zone est établie selon la
dimension des anciennes coulées argileuses dans la région.
Dans les argiles de consistance ferme, raide ou dure, on ajoute à la zone
2 à risque moyen (ZRM) une bande d'une largeur équivalente à deux fois
la hauteur du talus et lorsque le till ou le roc forment la base du talus, on
ajoute seulement une bande d'une largeur équivalant à une fois la hauteur
du talus.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 5 - Vision stratégique
164
CHAPITRE 5 - VISION STRATÉGIQUE
En vertu de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, la MRC a l'obligation d'adopter une vision du développement de son territoire.
En effet, afin de favoriser l'exercice cohérent de ses compétences en vertu de toute loi, tout organisme compétent est tenu de
maintenir en vigueur, en tout temps, un énoncé de sa vision stratégique du développement culturel, économique, environnemental
et social de son territoire.
C'est dans cette optique que le Conseil de la MRC a mené en 2011 un exercice de planification stratégique, duquel la vision
suivante découle. La planification stratégique a été adoptée à la séance extraordinaire du 28 septembre 2011.
Le territoire de la MRC Matawinie entend se développer selon les principes du développement durable,
où une diversité d'activités pourra cohabiter, dans le respect de l'environnement et des paysages naturels.
La MRC Matawinie se veut une organisation efficace et efficiente :
−
valorisée par ses municipalités constituantes,
−
respectée par ses partenaires,
−
reconnue par sa population.
De cette vision, quatre grands dossiers seront au cœur de l'intervention de la MRC et des municipalités constituantes sur un horizon
long terme (15-25 ans). Ces quatre grands dossiers pourraient être vus comme autant de « chantiers permanents » de la MRC,
au sens où ils exigeront mobilisation, concertation, investissements et suivis en continu.
Le développement du réseau routier;
La diversification économique du territoire;
L'évolution de la demande en services publics,
Le maintien et le renforcement de la qualité environnementale, et plus spécifiquement aux pourtours des plans d'eau.
Mission de la MRC
Dans le cadre des mandats qui lui sont confiés par la loi et par ses 15 municipalités constituantes, la MRC Matawinie entend offrir
la qualité et le niveau de services qui supportent le développement harmonieux des municipalités et du territoire dans son ensemble.
Conséquemment, la MRC Matawinie est au service des municipalités locales qui la composent et joue un rôle de concertation
essentiel au développement du territoire.
5.1
CHANTIER SUR LE DÉVELOPPEMENT DU RÉSEAU ROUTIER
Sujet éminemment politique, ayant en outre des incidences au plan économique, social et environnemental, ce dossier est un
véritable appel à la concertation entre élus. Question de faciliter le consensus et la prise de décisions, un développement par
phases (évolutif) représente une avenue à retenir a priori. L'enjeu consiste à établir, sur une base consensuelle et pragmatique, un
plan de développement du réseau routier (axes des routes 125, 131 et 343) qui répondra aux besoins de la population et des
contraintes gouvernementales. Un comité d'élus, appuyé par le soutien professionnel de la MRC, pourrait recevoir le mandat de
déposer des recommandations au Conseil de la MRC.
5.2
CHANTIER SUR LA DIVERSIFICATION ÉCONOMIQUE DU TERRITOIRE
Région largement tributaire de l'exploitation de ses ressources naturelles (lacs, montagnes, forêts, faune, etc.), l'enjeu de
diversification de l'économie n'est pas unique à la MRC de Matawinie. Le mandat interpelle directement la MRC et son service de
développement local et régional dont la mission est de poursuivre les initiatives déjà amorcées en cette matière.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 5 - Vision stratégique
165
5.3
CHANTIER SUR L'ÉVOLUTION DE LA DEMANDE EN SERVICES PUBLICS
Dans un contexte de croissance démographique, plus particulièrement au sud de la région administrative (Lanaudière), et de
vieillissement de la population, l'enjeu consiste à prévoir l'évolution de la demande en services publics municipaux et à trouver des
solutions adaptées aux ressources en place. Question d'appuyer les municipalités locales, dont c'est souvent la responsabilité de
livrer les services publics de première ligne (infrastructures, enlèvement des déchets, sécurité publique, loisirs, etc.), ce chantier
aurait pour responsabilités de :
−
Documenter et diffuser les informations pertinentes (analyses, prévisions démographiques);
−
Proposer aux municipalités locales des façons de faire, suggestions et solutions aptes à répondre à une demande
changeante, dans le respect des ressources disponibles.
A priori, une approche centrée autour de la mise en commun et du partage des ressources devrait être privilégiée.
5.4
CHANTIER SUR LE MAINTIEN DE LA QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE AUX POURTOURS DES PLANS D'EAU
Dans un contexte d'urbanisation grandissante et d'usage intensif des ressources naturelles, en particulier autour des plans d'eau,
l'enjeu consiste à maintenir et, si possible, à améliorer la qualité environnementale afin d'assurer à long terme la croissance des
valeurs foncières des municipalités locales.
À court terme, la révision du schéma d'aménagement (et des plans et règlements d'urbanisme locaux) représente une opportunité
de poursuivre les efforts déjà amorcés et, dans la mesure du possible, de renforcer les exigences réglementaires, les mesures de
suivis et les investissements locaux.
5.5
UNE RECONNAISSANCE DES VOCATIONS DE CHAQUE MUNICIPALITÉ
Dans le cadre de l'exercice de planification stratégique, chaque municipalité s'est positionnée quant aux vocations qu'elles
reconnaissent pour le développement actuel et futur de leur territoire respectif.
Tableau DP5-1 - Vocation des municipalités - Planification stratégique de la MRC
Municipalités
Vocations
Chertsey
Villégiature / Résidentielle
Entrelacs
Villégiature / Récréotourisme
Notre-Dame-de-la-Merci
Villégiature / Récréotourisme / Foresterie
Rawdon
Centre urbain (pôles de services et d'emplois) / Résidentielle
Saint-Alphonse-Rodriguez
Villégiature
Saint-Côme
Villégiature / Récréotourisme
Saint-Damien
Villégiature
Saint-Donat
Villégiature / Récréotourisme
Sainte-Béatrix
Villégiature / Agricole
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Villégiature / Récréotourisme / Foresterie
Sainte-Marcelline-de-Kildare
Villégiature / Artisanat / Agricole
Saint-Félix-de-Valois
Agricole / Industrielle / Résidentielle
Saint-Jean-de-Matha
Villégiature / Récréotourisme / Services
Saint-Michel-des-Saints
Villégiature / Récréotourisme / Foresterie
Saint-Zénon
Villégiature / Récréotourisme
Territoire non organisé (TNO)
Foresterie / Récréotourisme
Le SADR se devait donc de traduire adéquatement les vocations déterminées par cet exercice de vision et de planification
stratégique mené par le Conseil de la MRC. En effet, ces deux exercices de planification se doivent d'être intimement reliés, et ce,
principalement par souci de cohérence régionale.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 6 - Grandes orientations de l'aménagement du territoire
166
CHAPITRE 6 - GRANDES ORIENTATIONS DE L'AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
Selon la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, un schéma d'aménagement et de développement doit définir les grandes
orientations de l'aménagement du territoire que la MRC entend poursuivre pour mettre en œuvre le schéma d'aménagement. Les
grandes orientations de l'aménagement du territoire constituent l'expression des buts et des objectifs poursuivis par la MRC dans
l'élaboration de son schéma d'aménagement et de développement. Plus spécifiquement, ces buts traduisent les raisons d'être du
schéma, de même que les préoccupations fondamentales de l'aménagement du territoire que le conseil entend prendre en charge
dans la réalisation de cet exercice.
Les objectifs d'aménagement constituent des précisions aux buts fixés préalablement. Deux aspects des objectifs d'aménagement
leur confèrent une importance particulière. D'abord, par leur nature, ils représentent des cibles à atteindre, donc des points de
repère pour évaluer, dans le futur, le degré de réalisation des volontés comprises dans le schéma d'aménagement. Ensuite, par le
rôle que leur attribue la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, ils servent de barème pour l'établissement de la notion de conformité
à l'égard du plan et des règlements d'urbanisme que les corporations municipales devront modifier après l'entrée en vigueur du
Schéma d'aménagement et de développement.
Ensemble, orientations et objectifs du schéma d'aménagement et de développement traduisent l'expression des choix
d'aménagement retenus par le Conseil de la MRC de Matawinie à la suite de la prise de connaissance, à l'analyse de la
problématique régionale et aux propos recueillis lors de nombreuses réunions d'échanges effectuées auprès des intervenants des
principaux secteurs d'activités.
Le SADR propose six thèmes principaux desquels découlent les grandes orientations de l'aménagement du territoire.
−
Gestion de l'urbanisation;
−
Gestion des ressources;
−
Protection de l'environnement;
−
Développement économique;
−
Qualité de vie des citoyens;
−
Transport.
6.1
THÈME : GESTION DE L'URBANISATION
Grande orientation : Favoriser la concentration et la consolidation des activités urbaines à l'intérieur des périmètres d'urbanisation.
Objectifs
Moyens
Préconiser une faible densité d'occupation du territoire à
l'extérieur des périmètres d'urbanisation.
− Concentrer les usages résidentiels de moyenne et de
haute densité à l'intérieur des périmètres d'urbanisation.
− Inclure des normes de lotissement minimales plus élevées
à l'extérieur des périmètres d'urbanisation.
Favoriser et encourager l'implantation des nouvelles
constructions en bordure de chemins publics et privés
existants et conformes afin de limiter l'ouverture de nouveaux
chemins à l'extérieur des périmètres d'urbanisation.
− Interdire l'ouverture de nouvelles rues à des fins
résidentielles dans les grandes affectations: Rurale,
Villégiature consolidation, Récréation extensive,
Récréoforestière, Récréofaunique, Forestière, Agricole
dynamique, Agricole viable et Conservation.
Favoriser la concentration des équipements publics et
services existants dans les périmètres d'urbanisation (écoles,
services publics, commerces, etc.)
− Concentrer les usages institutionnels et commerciaux
principalement à l'intérieur des périmètres d'urbanisation
au moyen de la grille de compatibilité.
− Autoriser l'implantation de nouveaux réseaux d'aqueduc et
d'égout, sauf exception, uniquement à l'intérieur des
périmètres d'urbanisation.
Reconnaître la capacité des municipalités locales à assumer
la gestion du développement dans leur périmètre
d'urbanisation respectif en conformité avec les orientations,
objectifs et intentions régionaux inscrits au SADR.
− Supporter les municipalités locales dans la revitalisation
des noyaux villageois en proposant des objectifs
concernant les PIIA, mais en laissant les critères
spécifiques à leur discrétion.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 6 - Grandes orientations de l'aménagement du territoire
167
Objectifs
Moyens
Réduire l'accroissement des dépenses publiques pour le
réseau routier local et les équipements nécessaires à la
desserte des développements résidentiels situés en
périphérie des périmètres d'urbanisation.
− Concentrer l'ouverture de nouvelles rues à caractère
résidentiel dans les périmètres d'urbanisation, tout comme
l'implantation et le prolongement des réseaux d'utilité
publique.
− Éviter l'étalement résidentiel hors périmètre d'urbanisation
en établissant des critères de développement pour
l'ouverture de nouvelles rues.
Anticiper les nouveaux besoins en espace en tenant compte
des changements démographiques qui s'opèrent.
− Déterminer les périmètres d'urbanisation en utilisant des
critères quantitatifs et qualitatifs.
− Évaluer les besoins réels de croissance à l'aide des
statistiques démographiques officielles.
− Établir un concept de zone prioritaire de développement à
l'intérieur de certains périmètres d'urbanisation.
− Créer un mécanisme de suivi des nouveaux
développements résidentiels hors périmètre
d'urbanisation.
Assurer un développement de la villégiature respectueux du
cadre naturel et des conditions biophysiques.
− Inclure des dispositions normatives concernant la
conservation de la surface arbustive et arborescente sur
les terrains accueillant de nouvelles constructions.
− Inclure des dispositions relatives à un PIIA pour le
développement en secteur de forte pente tout en laissant
les critères spécifiques à la discrétion des municipalités.
− Prévoir une caractérisation environnementale pour
l'ouverture de nouvelles rues afin que les développements
résidentiels s'intègrent au milieu naturel.
Diminuer la pression du développement des activités
commerciales sur le réseau routier hors périmètre
d'urbanisation et dynamiser les noyaux villageois.
− Limiter les activités commerciales à l'extérieur des
périmètres d'urbanisation au moyen de la grille de
compatibilité, autant selon leur typologie que selon leur
implantation géographique.
− Encadrer les usages commerciaux par l'adoption des
dispositions relatives aux usages conditionnels contenues
au Document complémentaire.
− Adopter un cadre normatif minimal concernant les PIIA
dans les noyaux villageois.
Orienter les activités industrielles à l'intérieur des espaces
prévus à cette fin.
− Déterminer les grandes affectations Industrielle dans la
planification régionale.
− Encadrer les usages « industriel léger » et « para-
industriel » par l'adoption des dispositions relatives aux
usages conditionnels contenues au Document
complémentaire.
− Assurer une cohabitation harmonieuse des usages
industriels avec la villégiature et le récréotourisme dans la
planification territoriale.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 6 - Grandes orientations de l'aménagement du territoire
168
6.2
THÈME : GESTION DES RESSOURCES
Grande orientation : Assurer la protection et la mise en valeur des ressources territoriales dans une optique de développement
durable.
Objectifs
Moyens
Favoriser une approche globale visant l'utilisation polyvalente
et intégrée des ressources du milieu forestier, l'harmonisation
des divers usages et la concertation des différents
partenaires.
− Inclure des dispositions normatives concernant l'abattage
d'arbre en forêt privée.
− Prendre en compte le PRDTP de Lanaudière dans les
différents outils de planification régionale en territoire
public.
− Prendre en compte le PATP dans les différents outils de
planification régionale en territoire public.
− Coordonner, avec la SDPRM, les différentes activités et
usages autorisés dans les parcs régionaux.
Considérer le TPI comme un levier régional de
développement et d'aménagement durables par
l'établissement des besoins locaux et régionaux
− Prendre en compte le PAI du TPI dans les différents outils
de planification régionale.
− Arrimer les usages autorisés au PAI à la grille de
compatibilité des usages du SADR.
Planifier l'aménagement de la zone agricole décrétée en
tenant compte des particularités du milieu et du dynamisme
de l'activité agricole.
− Autoriser, encourager et protéger les usages agricoles
dans les grandes affectations Agricole dynamique et
Agricole viable au moyen de la grille de compatibilité.
− Supporter le développement de la zone agricole et des
activités qui y sont pratiquées.
− Inclure des dispositions relatives aux distances
séparatrices relatives à la gestion des odeurs.
− Mettre en œuvre le plan de développement de la zone
agricole.
Développer l'offre touristique en respectant l'environnement.
− Collaborer à la mise en œuvre des plans d'aménagement
et de gestion des parcs régionaux avec la SDPRM.
− Identifier les grandes affectations Récréation extensive et
Récréation intensive afin de cibler et de planifier sur le
territoire les endroits où les activités et usages peuvent s'y
tenir.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 6 - Grandes orientations de l'aménagement du territoire
169
6.3
THÈME : PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT
Grande orientation : Assurer, de manière préventive, la protection de l'environnement à l'aide d'outils de gestion.
Objectifs
Moyens
Planifier l'occupation du sol à proximité des zones de
contraintes naturelles et des sources de contraintes
anthropiques.
− Inclure des dispositions normatives concernant les rives, le
littoral et les plaines inondables.
− Inclure le cadre normatif des zones exposées aux
glissements de terrain dans les dépôts meubles.
− Inclure des dispositions applicables aux milieux humides.
− Inclure des dispositions relatives aux prises d'eau.
− Inclure un cadre normatif concernant les contraintes
anthropiques énumérées au Document complémentaire.
− Inclure des dispositions relatives aux sablières et
gravières.
− Autoriser l'ouverture de nouvelles rues à des fins
résidentielles à l'extérieur des secteurs de contraintes au
développement.
Protéger et mettre en valeur les territoires d'intérêt
écologique, archéologique, esthétique et patrimonial à des
fins d'éducation, d'interprétation, de récréation, d'écotourisme
et de conservation des paysages.
− Inclure un cadre normatif au Document complémentaire
concernant les dispositions relatives à la mise en valeur
des territoires d'intérêt.
− Identifier les sites d'intérêt.
− Prévoir l'adoption de PIIA dans chaque municipalité afin de
protéger et mettre en valeur les noyaux villageois, les
bâtiments et les sites d'intérêt patrimonial de la MRC.
− Inclure la renaturalisation des rives dans les dispositions
concernant les rives et le littoral dans le Document
complémentaire.
− Inclure des dispositions concernant l'abattage d'arbres en
forêt privée.
− Contribuer, avec les organismes de bassin versant, à la
gestion de l'eau par bassin versant.
Préserver la qualité des paysages à l'intérieur des corridors
touristiques ainsi que dans l'environnement visuel des
territoires d'intérêt.
− Inclure des dispositions concernant l'abattage d'arbres en
forêt privée.
− Inclure un cadre normatif au Document complémentaire
concernant les dispositions relatives à la mise en valeur
des territoires d'intérêt.
− Inclure des dispositions relatives à un PIIA pour le
développement en secteur de forte pente tout en laissant
les critères spécifiques à la discrétion des municipalités.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 6 - Grandes orientations de l'aménagement du territoire
170
6.4
THÈME : DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
Grande orientation : Favoriser la croissance et la diversification des activités économiques sur le territoire de la MRC afin de
soutenir la création et le maintien d'emplois de qualité.
Objectifs
Moyens
Permettre une cohabitation la plus harmonieuse possible
entre les entreprises des différents secteurs d'activités, les
résidents et les villégiateurs du territoire.
− Assurer la cohabitation au moyen de la grille de
compatibilité des usages, des grandes affectations du
territoire et des dispositions concernant les usages
conditionnels.
− Inclure des dispositions normatives concernant les
contraintes anthropiques.
Assurer une disponibilité d'espaces industriels pouvant
soutenir la croissance des entreprises manufacturières en
activité sur le territoire afin d'éviter leur délocalisation à
l'extérieur de la MRC.
− Identifier les espaces industriels au moyen des grandes
affectations du territoire et le concept d'organisation
spatiale.
Favoriser l'implantation de nouvelles entreprises et la
croissance des entreprises existantes dans le secteur du
tourisme et du récréotourisme.
− Permettre ce type d'usage prioritairement dans les
grandes affectations Récréative extensive et Récréative
intensive
Supporter les pratiques agricoles innovantes et favoriser la
culture de végétaux s'adaptant bien aux conditions qu'offre le
territoire.
− Protéger et assurer la primauté des activités agricoles
dans la zone agricole décrétée au moyen des grandes
affectations Agricole dynamique et Agricole viable.
− Interdire les usages autres qu'agricoles dans la grille de
compatibilité.
− Mettre en œuvre le PDZA.
Permettre une exploitation optimale des ressources
forestières assurant le maintien et la croissance de cette
industrie et des créneaux émergents en périphérie de la
foresterie traditionnelle.
− Assurer l'exploitation optimale des ressources forestières
au moyen de l'usage « aménagement forestier » autorisé
dans la grille de compatibilité.
6.5
THÈME : QUALITÉ DE VIE DES CITOYENS
Grande orientation : Contribuer au maintien et à l'amélioration de la qualité de vie des citoyens de la MRC.
Objectifs
Moyens
Assurer la viabilité des périmètres d'urbanisation, c'est-à-dire
le maintien d'un minimum de services de base (bureau de
poste, station-service, épicerie, école, etc.) pour desservir la
population des noyaux villageois des municipalités de petite
taille.
− Autoriser les usages institutionnels uniquement dans les
périmètres d'urbanisation au moyen de la grille de
compatibilité.
Conserver les espaces publics riverains existants et favoriser
le développement de nouveaux espaces.
− Conserver une zone réservée à des fins d'accès public
pour tout nouveau plan d'eau développé sur les terres du
domaine de l'État.
− Intégrer des objectifs dans les plans d'urbanisme locaux à
l'égard de la conservation des espaces publics riverains
existants.
Assurer le bien-être de la population en limitant les nuisances
associées à la circulation motorisée, notamment routière, sur
la qualité de vie.
− Inclure des dispositions concernant les contraintes
anthropiques dans le Document complémentaire,
notamment les impacts de la circulation routière.
− Inclure des dispositions normatives sur la gestion des
corridors routiers.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 6 - Grandes orientations de l'aménagement du territoire
171
Objectifs
Moyens
Prendre en compte les différents usages à proximité des
sites de contraintes anthropiques de manière à limiter les
conflits de cohabitation
− Identifier les sites de contraintes anthropiques et appliquer
aux terrains contigus à ces sites des restrictions ou
prohibitions contenues dans le Document complémentaire.
Assurer un développement harmonieux de la fonction
industrielle à l'intérieur des zones prévues à cette fin par
l'application de conditions permettant de minimiser les
impacts de ce type d'activité.
− Planifier une grande affectation Industrielle permettant
l'usage industriel lourd générant davantage de nuisances
et de problématiques liées à la cohabitation des usages.
− Inclure des dispositions concernant les contraintes
anthropiques dans le Document complémentaire.
Favoriser une cohabitation harmonieuse des usages.
− Planifier des grandes affectations du territoire qui
respectent l'état des lieux tout en assurant
harmonieusement la cohabitation des usages présents et
à venir.
Maintenir et améliorer les services et les équipements
collectifs, en maximisant leurs retombées sur le milieu.
− Concentrer les équipements collectifs et les services à
l'intérieur des périmètres d'urbanisation, là où se trouvent
une densité résidentielle plus importante et une population
souvent moins motorisée.
− Mettre en œuvre du PGMR révisé
− Déployer le service Internet haute vitesse sur la totalité du
territoire de la MRC
6.6
THÈME : TRANSPORT
Grande orientation : Accroître la fonctionnalité du réseau routier existant et projeté de manière à optimiser les déplacements sur
le territoire.
Objectifs
Moyens
Maintenir le système de transport en commun déjà en place
et travailler au soutien et à l'amélioration de celui-ci.
− Poursuivre le financement de ce service par la MRC et
contribuer à son développement.
Maintenir une desserte routière adéquate et sécuritaire du
territoire, particulièrement dans l'axe est-ouest et au nord du
territoire.
− Inclure des dispositions relatives à la gestion des corridors
routiers.
− Développer le lien entre Saint-Donat et Saint-Michel-des-
Saints via la Route 3.
Étudier la faisabilité de se tourner vers d'autres alternatives
de transport telles l'aménagement de voies sécuritaires pour
les piétons et les cyclistes et favoriser l'inter modalité des
différents modes de transport.
− Analyser la possibilité d'implanter un réseau cyclable
touristique régional en lien avec le concept vélo présenté
au SADR.
− Développer une stratégie favorisant les transports actifs et
collectifs sur le territoire de la MRC en diminuant la
dépendance à l'automobile.
− Évaluer les possibilités, en collaboration avec les divers
intervenants des transports collectifs, d'établir des liens de
complémentarité entre les différents modes de transport.
− Jumeler les réseaux de randonnée vélo aux circuits
touristiques existants pour permettre la mise en valeur des
produits et paysages matawiniens.
Améliorer les conditions des routes 131, 125, 337 et 343,
notamment dans les secteurs que la MRC a identifiés
prioritaires, et augmenter le nombre de voies de
dépassement, dans le cadre des objectifs énoncés par le
SADR en regard de la qualité de vie des citoyens.
− Inclure des dispositions relatives à la gestion des corridors
routiers.
− Assurer le suivi et la réalisation des actions planifiées par
le MTMDET.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 6 - Grandes orientations de l'aménagement du territoire
172
Objectifs
Moyens
Limiter les intersections et les accès aux abords des routes
131, 125, 337 et 343 en dehors des périmètres
d'urbanisation.
− Inclure des dispositions relatives à la gestion des corridors
routiers.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 7 - Concept d'organisation spatiale
173
CHAPITRE 7 - CONCEPT D'ORGANISATION SPATIALE
7.1
LE CONCEPT D'ORGANISATION SPATIALE
Comme présentés au chapitre 2 - Portrait du territoire, les territoires municipalisés de la Matawinie occupent une région de
transition entre la vallée du Saint-Laurent, ses grands centres et l'arrière-pays, de telle sorte qu'on y retrouve une grande diversité
de territoires d'intérêt répartis de façon inégale d'une municipalité à l'autre. La même situation s'applique aux fonctions
économiques. Par contre, prises dans leur ensemble, on obtient un tout à la fois complexe et complet sur le plan de la présence et
de l'équilibre souhaitable de ces diverses fonctions. Les vocations principales de chaque municipalité correspondent à celles qui
ont été déterminées par chacune d'elles dans le cadre de l'exercice de planification stratégique mené en 2011 par la MRC de
Matawinie.
Partant de ces constats, le contenu de ce chapitre sur l'organisation spatiale agit à plusieurs niveaux. Tout d'abord, il établit une
planification ordonnée des fonctions régionales afin d'assurer le meilleur positionnement possible de celles-ci à l'intérieur de la
Matawinie, de même que dans le contexte de Lanaudière. Une partie de ce contenu est aussi consacrée à l'organisation du
récréotourisme, une contribution spécifique de tout le sud de la Matawinie dans le contexte de la grande région de Montréal.
Ensuite, il traite de la planification du réseau routier supérieur, met en relief la déficience d'un lien est-ouest au nord de la MRC et
souligne les liens économiques à caractère régional. Enfin, il introduit le cas particulier du bassin du lac Kempt.
Le concept d'organisation spatiale répond à la nécessité d'établir une vision commune et partagée du rôle des municipalités locales
quant au positionnement des fonctions régionales. Cette vision commune s'articule d'abord et avant tout dans le respect des
particularités locales tout en contribuant à établir la cohésion nécessaire au maintien et à l'essor du dynamisme économique et à
renforcer le positionnement de la Matawinie au sein de Lanaudière et de la grande région de Montréal.
Mentionnons qu'en appui à ce chapitre, l'annexe A-2 Concept d'organisation spatiale peut être consultée.
7.1.1 Le positionnement des fonctions régionales au sein des municipalités locales
Dans le contexte de la Matawinie, la planification des fonctions secondaires et tertiaires est établie en situant les municipalités
selon trois niveaux, soit les pôles régionaux, les centres intermunicipaux et les centres locaux.
a)
Les pôles régionaux (4)
Quatre municipalités sont désignées à titre de pôles régionaux, soit Rawdon, Saint-Donat, Saint-Félix-de-Valois et Saint-Michel-
des-Saints. Ceux-ci sont situés aux extrémités sud-ouest, nord-ouest, sud-est et nord-est du territoire municipalisé de la MRC de
Matawinie. En raison de leur évolution, ces municipalités ont développé un rayonnement et une influence significative,
généralement dans certains domaines d'activité, à l'exception de Rawdon et de Saint-Félix-de-Valois qui présentent un profil plus
complet. Rawdon accapare une part importante du développement de type urbain et sa position favorable dans la continuité de
l'axe de la 25/125 lui permet de jouir d'un avantage certain dans une optique de compétitivité et de complémentarité. Pour sa part,
Saint-Félix-de-Valois consolide son développement de type urbain en densifiant les activités qui se retrouvent au sein de son
périmètre d'urbanisation. L'importance de son activité agricole lui donne aussi une caractéristique unique au sein de la MRC de
Matawinie. De son côté Saint-Donat, avec de nombreux lacs et ses deux stations de ski d'importance, se distingue particulièrement
en matière de récréotourisme et de villégiature alors que Saint-Michel-des-Saints, bien qu'ayant une fonction industrielle importante
liée à l'aménagement forestier, se positionne de plus en plus comme une destination récréotouristique de premier plan en synergie
avec le Parc régional du Lac Taureau. Le fait de désigner ces municipalités comme pôles vise justement à leur assurer une structure
économique plus complète, du moins en ce qui a trait aux services à caractère public.
Les fonctions industrielles
En ce qui concerne les fonctions industrielles, les municipalités doivent s'engager, sinon poursuivre dans la planification de zones
industrielles ou de parcs industriels régionaux. Par exemple, pour les municipalités de Saint-Donat et de Saint-Michel-des-Saints,
les zones industrielles ainsi créées doivent assurer un bon positionnement de leur spécialisation de même qu'une certaine
diversification. Quant aux pôles de Rawdon et de Saint-Félix-de-Valois, ils doivent soutenir leur spécialisation respective, mais
aussi garantir l'accueil de l'ensemble des fonctions industrielles au sein des parcs industriels existant sur leur territoire, dont les
industries lourdes (à fort potentiel de nuisances).
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 7 - Concept d'organisation spatiale
174
Dans une perspective de développement durable et dans le contexte industriel lanaudois, ces deux pôles bénéficient d'un meilleur
positionnement que les autres municipalités de la Matawinie situées plus au nord. Le Service de développement local et régional
de la MRC pourra donc orienter sa planification au bénéfice de ces deux parcs industriels régionaux. Ces deux municipalités
contribuent d'ailleurs, par leurs efforts respectifs, à s'assurer un rôle de premier plan à l'égard des fonctions industrielles.
Les fonctions tertiaires
En ce qui concerne les fonctions tertiaires, les pôles régionaux doivent planifier leur périmètre d'urbanisation de manière à créer
une aire commerciale régionale visant à recevoir les établissements commerciaux de grande surface. Une aire institutionnelle doit
être également créée pour accueillir les fonctions institutionnelles régionales. La localisation de ces aires doit assurer la meilleure
accessibilité possible à la clientèle régionale via le réseau routier principal, tout en évitant de déstructurer l'organisation actuelle de
la trame urbaine et des services municipaux.
Évidemment, certains services institutionnels ne peuvent être localisés selon les mêmes critères que les activités commerciales et
doivent être planifiés afin d'optimiser leur accessibilité et la pratique de déplacements actifs. On pense entre autres aux institutions
scolaires et de santé qui sont souvent fréquentées par des citoyens disposant d'une mobilité restreinte ne répondant pas aux
mêmes critères de localisation qu'une clientèle commerciale.
b)
Les centres intermunicipaux (6)
Six municipalités sont ciblées à titre de centres intermunicipaux, soit Chertsey, Saint-Alphonse-Rodriguez, Saint-Jean-de-Matha,
Sainte-Émélie-de-l'Énergie, Saint-Côme et Saint-Zénon. Ces municipalités ont en commun une économie qui se positionne très
bien sur l'échiquier intermunicipal, généralement à cause de la présence d'un axe routier nord-sud ou d'un carrefour routier du
réseau supérieur. Leur positionnement s'observe tantôt à l'égard de certaines fonctions industrielles, tantôt vis-à-vis les fonctions
tertiaires à rayonnement intermunicipal.
Les fonctions industrielles
En ce qui concerne les fonctions industrielles, les centres intermunicipaux peuvent créer des zones industrielles visant à concentrer
cette activité et à assurer une meilleure rétention possible, plus particulièrement à l'égard des microentreprises cherchant à
déménager pour un meilleur positionnement. La planification des fonctions industrielles devrait cependant exclure les industries
lourdes sauf lorsque situées à proximité d'une carrière ou d'une sablière, de même que les catégories d'industries entrant en
compétition directe avec le positionnement des parcs industriels régionaux, et ce, en se basant sur les recommandations du Service
de développement local et régional de la MRC en matière de développement industriel.
Les fonctions tertiaires
Pour ce qui est des fonctions tertiaires, les centres intermunicipaux peuvent planifier une aire commerciale leur permettant
d'accueillir les entreprises recherchant un espace intermunicipal. Certains services publics pouvant desservir quelques
municipalités environnantes pourront donc y être concentrés. La planification de ces aires commerciales ou institutionnelles doit
être faite de manière à assurer la meilleure accessibilité possible à la population. On retrouve par exemple à Saint-Jean-de-Matha
une concentration d'institutions reliées au domaine de la santé en bordure de la Route 131 et donc facilement accessible. Les
municipalités devraient favoriser l'implantation des activités à caractère social au cœur de leur noyau villageois respectif afin de
desservir une portion de la population disposant souvent d'une mobilité plus réduite.
c)
Les centres locaux (5)
Cinq municipalités sont désignées centres locaux, soit Notre-Dame-de-la-Merci, Entrelacs, Sainte-Béatrix, Saint-Damien et Sainte-
Marcelline-de-Kildare. La planification des périmètres d'urbanisation de ces municipalités doit prévoir des aires permettant
d'accueillir et de concentrer les fonctions tertiaires de base. Une zone industrielle peut aussi être créée en bordure du périmètre
d'urbanisation dans l'optique de retenir des entreprises locales ayant besoin de se déplacer pour améliorer leur positionnement.
Les centres locaux peuvent, par ailleurs, être très restrictifs quant à la gamme des fonctions industrielles et se limiter par exemple
aux entreprises rurales, ce qui permet d'éviter de soutenir la création de zones industrielles. Dans l'optique de la création d'une
zone industrielle, les catégories d'usages autorisés ne doivent pas porter une compétition directe aux parcs industriels régionaux.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 7 - Concept d'organisation spatiale
175
Ces zones industrielles locales doivent plutôt être orientées de manière à répondre aux besoins d'emplois locaux et leur
implantation doit être conçue de manière à éviter la déstructuration du contexte touristique et des irritants reliés à la cohabitation
entre les différents usages.
7.1.2 Le réseau routier supérieur et les axes de développement récréotouristiques
Le réseau routier supérieur de la MRC de Matawinie est caractérisé par plusieurs axes de développement récréotouristiques. Celui-
ci assure une pénétration du territoire principalement du sud vers le nord afin d'accéder aux différents secteurs présentant un
potentiel récréotouristique ou de villégiature. Les deux principaux axes routiers sont les routes 125 et 131 qui relient respectivement
Rawdon à Saint-Donat et Saint-Félix-de-Valois à Saint-Michel-des-Saints.
La Route 125 permet d'accéder à des infrastructures récréotouristiques d'importance entre Rawdon et Saint-Donat, dont trois
stations de ski soit Montcalm, La Réserve et Garceau qui sont accessibles via cet axe ainsi que le Parc régional de la Forêt Ouareau
à Notre-Dame-de-la-Merci. On y longe aussi de nombreux lacs et des secteurs de villégiature privée d'importance dans les
municipalités de Chertsey et d'Entrelacs. Cet axe se situe à l'ouest de la MRC de Matawinie et présente un profil de développement
récréotouristique parallèle à celui qui se retrouve à l'ouest dans la région des Laurentides. C'est cet axe qui se situe le plus près
du réseau routier supérieur en continuité avec la région métropolitaine de Montréal et disposant d'un immense bassin de population.
La Route 131 se situe en continuité de l'agglomération de Joliette et pénètre la MRC de Matawinie du sud vers le nord dans la
portion est de celle-ci. C'est aussi un axe de développement récréotouristique d'importance puisqu'on retrouve sur son parcours
plusieurs infrastructures importantes comme les Supers glissades à Saint-Jean-de-Matha, le Parc régional des Sept-Chutes ainsi
que le Parc régional du Lac Taureau et plus particulièrement l'Auberge du lac Taureau, bien connue à l'extérieur de la MRC de
Matawinie.
Au centre se situent les deux autres axes de développement récréotouristiques soit la Route 343 entre Rawdon et Saint-Côme et
la Route 347 entre Notre-Dame-de-la-Merci et Sainte-Émélie-de-L'Énergie. Au niveau de la Route 343, celle-ci est d'une direction
sud-nord qui permet d'accéder au cœur de la MRC de Matawinie en passant par Saint-Alphonse-Rodriguez, secteur de villégiature
majeur à proximité de nombreux plans d'eau et où se trouve un paintball, activité récréative populaire d'importance. Pour sa part,
la Route 347 permet d'accéder au centre de ski Val Saint-Côme, dans la municipalité du même nom, via un axe est-ouest débutant
à Notre-Dame-de-la-Merci et se terminant à Sainte-Émélie-de-L'Énergie. Le Centre national d'entraînement de ski acrobatique se
trouve d'ailleurs à Val St-Côme, ce qui procure une visibilité touristique majeure pour la région.
7.1.3 Déficience d'un lien est-ouest au nord de la MRC de Matawinie
Bien que plusieurs axes de développement récréotouristique se trouvent au cœur du territoire de la MRC de Matawinie, combinés
à un réseau routier numéroté desservant la plupart des municipalités, les deux pôles régionaux que sont Saint-Donat et Saint-
Michel-des-Saints ne sont pas reliés entre eux par une route directe. Entre les deux, un détour passant par Notre-Dame-de-la-
Merci, Saint-Côme, Sainte-Émélie-de-L'Énergie et Saint-Zénon s'impose. Bien qu'une route traversant le Parc national du Mont-
Tremblant existe, illustrée sur la carte du Concept d'organisation spatiale, celle-ci n'offre pas un niveau de fonctionnalité acceptable
qui lui permettrait d'être carrossable en toute saison et pour plusieurs types de véhicules.
Dans le cadre de la mise sur pied du Comité pour la Route 3, cet axe de développement récréotouristique est priorisé dans la MRC
de Matawinie afin d'assurer une mobilité appréciable entre les secteurs nord-ouest et nord-est de la MRC de Matawinie. C'est aussi
le premier jalon d'une connectivité interrégionale avec les Laurentides et la Mauricie dans une optique de développement
récréotouristique du nord de la MRC de Matawinie.
Ainsi, il apparaît primordial que ce lien s'établisse afin de compléter le quadrillage routier de la MRC et d'exploiter les nombreux
potentiels de ce secteur.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 7 - Concept d'organisation spatiale
176
7.1.4 Liens économiques à caractère régional
Les trois principaux liens économiques à caractère régional se trouvent au nord-ouest entre Saint-Donat et les Laurentides, au
sud-ouest entre Rawdon et l'axe de la 25/125 ainsi qu'au sud-est entre Saint-Félix-de-Valois et Joliette. Dans un premier temps,
entre Saint-Donat et les Laurentides le lien de la Route 329, mais aussi du chemin du Nordet, permet une accessibilité réciproque
importante considérant le volume de l'achalandage récréotouristique à proximité de Mont-Tremblant et du parc qui y est adjacent.
Ainsi, l'ouest de la MRC de Matawinie peut bénéficier d'une complémentarité intéressante avec l'économie de sa région voisine en
y développant des relations facilitées par une structure routière bien implantée et efficace.
L'axe de l'Autoroute 25 qui se poursuit au nord via la Route 125 permet une relation à caractère économique avec la région
métropolitaine, mais aussi avec le sud de Lanaudière. Considérant que les réseaux routiers ont des effets structurants majeurs en
matière de développement récréotouristique, ce lien est plus que primordial pour l'économie de la MRC de Matawinie en permettant
aussi d'accéder au cœur de la MRC via la Route 343. Pour sa part, le lien de la Route 131 est en continuité avec le nord de la
région de Joliette, capitale économique de la région, mais aussi en lien avec l'Autoroute 31 qui permet de rejoindre l'est de la région
métropolitaine et le sud de la région de Lanaudière. C'est aussi le lieu de passage entre l'agriculture des Basses-Terres et le
Piémont et ses activités davantage liées à la villégiature et au récréotourisme.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 8 - Grandes affectations du territoire
177
CHAPITRE 8 - GRANDES AFFECTATIONS DU TERRITOIRE
Conformément à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le SADR présente les grandes affectations du territoire pour l'ensemble
de la MRC. Ces grandes affectations désignent l'utilisation du sol qui est privilégiée sur un territoire spécifique. Elles visent à
assurer la mise en valeur du patrimoine naturel et anthropique qu'on y retrouve. En ce sens, elles fournissent une base
organisationnelle permettant de coordonner la multitude des interventions que le gouvernement provincial, les municipalités locales
et les nombreux intervenants sont appelés à réaliser respectivement à titre de partenaires de la gestion du territoire et des
ressources.
Au total, 13 affectations, listées ci-dessous, occupent l'ensemble du territoire de la MRC de Matawinie. La localisation de ces
affectations est illustrée à l'annexe A-3 « Grandes affectations - MRC de Matawinie ».
−
Agricole dynamique (AGD)
−
Agricole viable (AGV)
−
Conservation (CS)
−
Forestière (F)
−
Industrielle (IND)
−
Récréative extensive (RECE)
−
Récréative intensive (RECI)
−
Récréofaunique (RFA)
−
Récréoforestière (RFO)
−
Rurale (RUR)
−
Urbaine (PU)
−
Villégiature consolidation (VC)
−
Villégiature développement (VD)
8.1
DÉTERMINATION DES GRANDES AFFECTATIONS DU TERRITOIRE
L'exercice visant à déterminer les grandes affectations du territoire s'est fait en collaboration avec chacune des municipalités et du
TNO afin de refléter les aspirations du milieu municipal. Différents intervenants locaux, notamment les élus et les professionnels
de l'aménagement du territoire, ont participé à ce processus.
L'identification précise de ces affectations du territoire a, dans un premier temps, cherché à caractériser le milieu actuel en utilisant
le vocabulaire approprié. Ensuite, en lien avec les objectifs poursuivis par l'exercice de vision stratégique auquel s'est livrée
chacune des municipalités, l'exercice d'identification a visé une représentation du potentiel de développement au moyen de ces
grandes affectations. Bref, les affectations du territoire représentent en grande partie ce qu'on retrouve sur le territoire et ce qu'il
est appelé à devenir.
8.2
LIMITE D'UNE GRANDE AFFECTATION
La méthode de transposition des limites des grandes affectations au plan et à la réglementation d'urbanisme des municipalités est
édictée à l'article 1.2.8 du Document complémentaire.
Règl. 226-2021
8.3
PRÉSENTATION DES GRANDES AFFECTATIONS
Le SADR de la MRC de Matawinie détermine 13 grandes affectations du territoire décrites aux articles suivants.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 8 - Grandes affectations du territoire
178
8.3.1 La grande affectation Agricole dynamique (AGD)
Située en zone agricole décrétée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, cette grande affectation
du territoire est principalement consacrée à la pratique de l'agriculture intensive. Elle bénéficie des meilleures conditions climatiques
de la MRC et des meilleurs sols qui sont cultivés de façon intensive. En plus d'inclure la très grande majorité des entreprises
agricoles actives de la Matawinie, il s'agit d'un territoire essentiellement non déstructuré par des activités autres qu'agricoles. Toute
utilisation à des fins autres que l'agriculture doit être autorisée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles par la CPTAQ.
Cette grande affectation se situe principalement dans le sud de la MRC, là où les meilleures terres propices à l'agriculture se
retrouvent. Elle est présente dans les municipalités de Rawdon, Saint-Damien, Sainte-Béatrix, Sainte-Marcelline-de-Kildare, Saint-
Félix-de-Valois et Saint-Jean-de-Matha. Cette grande affectation est aussi adjacente, par sa position géographique, aux terres
agricoles situées plus au sud dans les MRC de Montcalm, Joliette et D'Autray,
8.3.2 La grande affectation Agricole viable (AGV)
Située en zone agricole décrétée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, cette grande affectation
du territoire vise à assurer un maintien des activités agricoles tout en favorisant l'insertion d'activités à caractère agrotouristique.
Caractérisée par un environnement agroforestier, la grande affectation Agricole viable (AGV) contient quelques entreprises
agricoles traditionnelles, mais se distingue davantage par l'insertion de plusieurs activités désignées comme « nouvelle
agriculture » ou agrotourisme (centres équestres, cabanes à sucre commerciales, tables champêtres, etc.) À noter que cette grande
affectation du territoire encadre la presque totalité des îlots déstructurés à vocation résidentielle. Toute utilisation à des fins autres
que l'agriculture doit être autorisée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles par la CPTAQ.
Cette grande affectation se retrouve principalement sur le pourtour de la grande affectation Agricole dynamique et, dans la plupart
des cas, adjacente à la grande affectation Rurale. On la retrouve à Rawdon, Saint-Damien, Sainte-Béatrix, Sainte-Émélie-de-
l'Énergie, Sainte-Marcelline-de-Kildare, Saint-Félix-de-Valois et Saint-Jean-de-Matha. Pour ce qui est de Saint-Zénon et Saint-
Michel-des-Saints, cette grande affectation délimite les inclusions volontaires à la zone agricole décrétée.
8.3.3 La grande affectation Conservation (CS)
Les espaces destinés à cette affectation sont des terres publiques ou des propriétés privées ayant une valeur écologique où le
milieu naturel est particulièrement vulnérable aux activités humaines et où aucune intervention majeure visant à modifier leurs
caractéristiques intrinsèques n'est envisageable. Ces espaces possèdent aussi un potentiel intéressant pour des activités liées à
l'éducation et l'interprétation. Des activités de très faibles impacts, complémentaires à l'observation faunique et floristique, peuvent
aussi être autorisées. Sont identifiées par cette affectation les aires protégées dont le Parc national du Mont-Tremblant, les refuges
biologiques ainsi que certains secteurs en territoire municipalisé.
8.3.4 La grande affectation Forestière (F)
La grande affectation forestière est uniquement située sur les terres du domaine de l'État en Territoire non organisé, plus
particulièrement dans les secteurs libres de structure faunique. Elle représente un milieu où l'aménagement forestier est la
principale activité qui s'y déroule. Cette affectation pourra comprendre d'autres formes d'exploitation ou d'occupation du territoire
de nature extensive dans la mesure où celles-ci sont conditionnellement compatibles, comme les usages résidentiels sur les plans
d'eau identifiés au PRDTP de Lanaudière ou les activités inhérentes à la récréation de plein air. C'est aussi dans cette affectation
que l'on retrouve la plus vaste concentration de baux de villégiature à des fins privées sur les terres du domaine de l'État.
8.3.5 La grande affectation Industrielle (IND)
Cette affectation accueille l'industrie en général et particulièrement celle présentant des contraintes importantes pour le voisinage
comme le bruit, la fumée, les éclats de lumière, la circulation reliée au camionnage ou les risques d'explosion. Cette affectation est
située généralement à proximité des périmètres d'urbanisation et est reliée directement au réseau routier supérieur afin de
supporter les activités de transport liées aux types d'entreprises qu'on y retrouve. Celles-ci occupent généralement une superficie
d'implantation importante et ont des activités à rayonnement régional.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 8 - Grandes affectations du territoire
179
Cette affectation offre aussi aux municipalités la possibilité de déterminer un secteur spécialement aménagé pour devenir une zone
industrielle à vocation régionale. Malgré les nombreuses contraintes associées aux industries lourdes, celles-ci devront se
distinguer en respectant l'environnement de ces espaces et en portant une attention particulière à limiter toute forme de nuisance.
La prolongation de service est exceptionnellement permise dans l'affectation Industrielle dans la mesure où les zones concernées
sont localisées à proximité d'un périmètre d'urbanisation et qu'il est possible de se raccorder à un réseau existant à l'entrée en
vigueur du SADR.
8.3.6 La grande affectation Récréative extensive (RECE)
Cette grande affectation regroupe les activités récréatives qui ont surtout un caractère extensif et qui misent sur la vie en milieu
naturel, quoique certaines activités avec un peu plus d'impact puissent tout de même s'y dérouler, comme la motoneige et les
autres véhicules hors route. Le caractère polyvalent de leur utilisation réside également dans le fait que ces territoires peuvent
aussi faire l'objet d'aménagement forestier.
Cette grande affectation est principalement située sur le territoire des parcs régionaux matawiniens, dont l'objectif principal est la
mise en valeur du potentiel récréatif extensif de ces sites en favorisant des activités écotouristiques ayant peu d'impact sur le milieu
dans lequel elles s'insèrent. Certaines activités complémentaires à la récréation extensive peuvent être autorisées sous certaines
conditions.
8.3.7 La grande affectation Récréative intensive (RECI)
La grande affectation Récréative intensive est principalement destinée au loisir, au plein air, aux activités sportives, à la détente ou
à la villégiature. Bien que des activités de récréation extensive puissent se dérouler dans ces espaces, ceux-ci ont principalement
été délimités pour accueillir des activités qui nécessitent la mise en place d'équipements structurants ayant un niveau de contraintes
plus élevé, à savoir les activités habituellement liées à la récréation intensive.
Cette affection est généralement située à proximité de centres récréotouristiques d'envergure régionale comme une station de ski
alpin, un terrain de golf ou un secteur d'un parc régional offrant plusieurs activités et infrastructures visant à soutenir l'activité qui y
est pratiquée. Étant donné la nature des équipements complémentaires à la récréation intensive, le prolongement de réseaux de
services existants est autorisé dans cette affectation, et ce, aux fins spécifiques de desserte des usages récréatifs qui y sont prévus
et aux usages qui visent à les supporter. Parmi ces usages venant supporter la récréation intensive on retrouve, entre autres, la
restauration, l'hébergement et les commerces de services fortement associés à l'activité récréative pratiquée à proximité.
Si la municipalité désire procéder à l'ouverture de nouvelles rues et au prolongement de rues existantes, elle devra respecter les
critères de développement définis à l'article 9.7 du chapitre 9 de la présente section. Conséquemment, l'implantation de nouveaux
réseaux de services d'aqueduc et d'égout sera elle aussi interdite, sauf pour répondre uniquement à des problématiques liées à la
salubrité publique ou à l'approvisionnement en eau potable.
Les usages résidentiels de moyenne densité sont autorisés dans cette affectation dans le cadre de l'adoption d'un PIIA respectant
les dispositions relatives aux projets intégrés à caractère récréotouristique inscrites au Document complémentaire (chapitre 4,
article 4.2.6). Cette densité plus importante est autorisée afin de soutenir l'activité récréotouristique et les possibilités de
développement résidentiel en copropriété.
8.3.8 La grande affectation Récréofaunique (RFA)
Cette grande affectation du territoire est très importante dans la MRC de Matawinie et couvre une grande partie de celle-ci. Cette
affectation couvre principalement les territoires structurés à des fins fauniques et récréatives comme les ZECs et les pourvoiries
sur les terres du domaine de l'État. Ce sont des territoires qui sont riches sur le plan faunique et essentiels au développement
touristique où on y pratique des activités de chasse, de pêche, de canot-camping et de villégiature. Ces activités sont surtout à
caractère extensif et misent sur la vie en milieu naturel, bien que certaines activités ayant plus d'impacts comme les sentiers des
véhicules hors route et les sites de campings s'y déroulent.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 8 - Grandes affectations du territoire
180
L'autre principale utilisation de ces territoires est l'aménagement forestier par les bénéficiaires de GA octroyés par le MFFP. La
protection du milieu et la régénérescence de celui-ci sont les principaux éléments pris en considération dans le développement des
milieux situés dans cette affectation et c'est pourquoi les usages de récréation intensive, mis à part les campings et les refuges,
sont prohibés tout comme les usages industriels et para-industriels.
8.3.9 La grande affectation Récréoforestière (RFO)
La grande affectation Récréoforestière comprend l'ensemble des terres du domaine de l'État et des territoires publics
intramunicipaux, situés en territoire municipalisé, qui sont libres de structure faunique. Elle représente un milieu où l'aménagement
forestier est la principale activité qui s'y déroule en cohabitation avec des usages de type récréatif.
Considérant qu'elle est située entièrement en territoire municipalisé, une polyvalence des usages autorisés est visée. Cette
affectation pourra donc comprendre d'autres formes de mise en valeur des ressources naturelles ou d'occupation du territoire dans
la mesure où celles-ci sont conditionnellement compatibles, comme les usages agricoles et les usages résidentiels ou certaines
activités récréotouristiques, conformément à la Loi sur les terres du domaine de l'État et les règlements en découlant.
8.3.10 La grande affectation Rurale (RUR)
La grande affectation rurale représente des secteurs où la MRC préconise une vocation mixte. Celle-ci s'étire le long des principales
voies de communication et correspond à des milieux qui se sont développés depuis fort longtemps. De façon générale, ces aires
sont situées le plus souvent en marge du milieu urbain et des grandes affectations à caractère forestier ou récréatif. On y dénombre
plusieurs terres agroforestières ainsi que des fermes qui ne sont pas situées en zone agricole décrétée en vertu de la Loi sur la
protection du territoire et des activités agricoles. On retrouve à certains endroits une certaine concentration résidentielle occupée
de façon permanente et secondaire, mais l'intensité du développement y est beaucoup moins soutenue et dynamique que dans
les affectations Villégiature consolidation et Villégiature développement, vu le peu de secteurs présentant un intérêt paysager
marqué.
Cette affectation permet une certaine mixité des usages qui ne sont toutefois pas en compétition avec ceux que l'on retrouve dans
le périmètre d'urbanisation, mais viennent davantage refléter ceux qui se situent dans les secteurs ruraux comme les entreprises
rurales et les activités industrielles légères et para-industrielles, encadrées par l'adoption de dispositions réglementaires relatives
aux usages conditionnels (articles 4.1.4, 4.2.3 et 4.2.4 du Document complémentaire).
La mise en place de nouvelles rues à caractère résidentiel ne sera pas autorisée à l'intérieur de cette affectation, et ce, afin de
respecter les orientations gouvernementales en matière de gestion de l'urbanisation, mis à part le bouclage de deux rues existantes
à une distance maximale de 500 mètres ou lorsque la rue existante à boucler fait le tour d'un lac sur 75 % et plus de son périmètre
ainsi que l'aménagement des rues dans les limites d'un cadastre de rues publié au Bureau de la publicité et des droits et conforme
aux exigences des règlements d'urbanisme municipaux, le tout dans le but de consolider des secteurs déjà développés.
Conséquemment, l'implantation de nouveaux réseaux de services d'aqueduc et d'égout sera elle aussi interdite, sauf pour répondre
uniquement à des problématiques de salubrité publique. Le développement devra donc se faire prioritairement aux abords des
chemins existants à l'entrée en vigueur du SADR.
8.3.11 La grande affectation Urbaine (PU)
Cette affectation correspond au territoire circonscrit par la détermination des périmètres d'urbanisation, comme le prescrit la Loi
sur l'aménagement et l'urbanisme. Un périmètre d'urbanisation englobe les notions de concentration, de croissance et de diversité
des fonctions. Les périmètres d'urbanisation représentent les concentrations urbaines actuelles et, dans certains cas, les espaces
que les municipalités veulent réserver à de possibles expansions urbaines.
Exception faite des municipalités d'Entrelacs et de Notre-Dame-de-la-Merci qui ne sont pas desservies par un réseau, la plupart
des réseaux d'aqueduc et d'égout se retrouvent à l'intérieur des périmètres d'urbanisation municipaux et c'est aussi à cet endroit
que leur développement futur sera autorisé et priorisé, sauf lorsque des problématiques de salubrité publique l'obligent.
C'est également à l'intérieur des périmètres d'urbanisation que se concentre le développement de l'activité commerciale,
industrielle et résidentielle de moyenne et de forte densité. On y retrouve la plupart des institutions locales et régionales ainsi que
la majorité des bâtiments présentant un intérêt patrimonial. À cet effet, les municipalités devront adopter un règlement sur les PIIA
afin de conserver les éléments architecturaux de qualité à l'intérieur des noyaux villageois qui sont, généralement les lieux
historiques de fondation de la municipalité.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 8 - Grandes affectations du territoire
181
En lien avec la conservation du caractère villageois des périmètres d'urbanisation dans la MRC de Matawinie, ceux-ci ont
véritablement la vocation de supporter l'affectation liée à la majorité du développement de la Matawinie, soit la villégiature et les
activités récréatives qui y sont associées. Ainsi, la plupart des périmètres d'urbanisation sont associés au support de la villégiature
en devenant des centres de services où se situent une diversité d'activités commerciales et les lieux institutionnels supportant les
communautés locales.
8.3.12 La grande affectation Villégiature consolidation (VC)
La grande affectation Villégiature consolidation comprend des secteurs majoritairement localisés aux abords des lacs et des cours
d'eau et accueille des résidents permanents ou saisonniers dans des développements sans service d'aqueduc et d'égout sur des
lotissements plus grands qu'en milieu urbain. Elle comprend donc des secteurs déjà développés où il n'est pas possible d'ouvrir
de nouvelles rues. Le développement résidentiel est autorisé sur les chemins déjà existants, et ce, afin de rentabiliser les
infrastructures publiques.
La mise en place de nouvelles rues à caractère résidentiel ne sera pas autorisée à l'intérieur de cette affectation, et ce, afin de
respecter les orientations gouvernementales en matière de gestion de l'urbanisation, mis à part le bouclage de deux rues existantes
à une distance maximale de 500 mètres ou lorsque la rue existante à boucler fait le tour d'un lac sur 75 % et plus de son périmètre
ainsi que l'aménagement des rues dans les limites d'un cadastre de rues publié au Bureau de la publicité des droits et conforme
aux exigences des règlements d'urbanisme municipaux, le tout dans le but de consolider des secteurs déjà développés.
Conséquemment, l'implantation de nouveaux réseaux de services d'aqueduc et d'égout sera elle aussi interdite, sauf pour répondre
uniquement à des problématiques de salubrité publique. Le développement devra donc se faire prioritairement aux abords des
chemins existants à l'entrée en vigueur du SADR.
De plus, considérant l'attrait que représente les lacs et les cours d'eau et pour reconnaître les usages existants autres que la
villégiature, certains usages provenant des catégories commerce routier, hébergement, restauration et récréatif intensif peuvent
aussi être conditionnellement compatibles.
8.3.13 La grande affectation Villégiature développement (VD)
C'est à l'intérieur de cette affectation que la MRC de Matawinie désire prioriser le développement en permettant l'ouverture de
nouvelles rues à caractère résidentiel de faible densité à l'extérieur des périmètres d'urbanisation. Par cette affectation, la MRC
désire reconnaître l'importance prioritaire de ce segment du marché immobilier et principal vecteur de développement économique
en Matawinie, tout en encadrant les modalités de son développement à l'aide de plusieurs dispositions normatives contenues dans
le Document complémentaire. Par contre, le développement résidentiel est priorisé sur les chemins déjà existants, et ce, afin de
rentabiliser les infrastructures publiques.
Comme la plupart des nouveaux logements résidentiels s'implantent dans cette affectation, le Conseil de la MRC reconnaît
l'importance de la forte demande résidentielle à l'intérieur de celle-ci tout en désirant protéger les principaux éléments la
caractérisant et constituant son attractivité, soit les plans d'eau, les cours d'eau et les paysages exceptionnels. Conséquemment,
si une municipalité locale désire mettre en valeur une partie de son territoire située dans l'affectation Villégiature développement,
elle devra s'assurer de développer à l'extérieur des secteurs limitatifs obligatoires identifiés à l'article 9.7 de la présente section et
respecter les normes prévues au Document complémentaire pour les secteurs limitatifs énumérés audit article.
La mise en place de nouvelles rues à caractère résidentiel sera autorisée à l'intérieur de cette affectation en respectant les critères
de développement définis à l'article 9.7 de la présente section. De plus, l'implantation de nouveaux réseaux de services d'aqueduc
et d'égout sera interdite, sauf pour répondre uniquement à des problématiques de salubrité publique.
En raison de l'attrait que représentent les lacs et les cours d'eau et pour reconnaître les usages existants autres que la villégiature,
certains usages provenant des catégories commerce routier, hébergement, restauration et récréatif intensif peuvent aussi être
conditionnellement compatibles.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 8 - Grandes affectations du territoire
182
8.3.14 La proportion des grandes affectations en Matawinie et leur superficie en territoire municipalisé
Tableau DP8-1 - Proportion des grandes affectations dans le territoire municipalisé de la MRC de Matawinie
Grandes affectations
Proportion
Grandes affectations
Proportion
Agricole dynamique (AGD)
2,9 %
Récréofaunique (RFA)
19,0 %
Agricole viable (AGV)
3,9 %
Récréoforestière (RFO)
22,1 %
Conservation (CS)
2,3 %
Rurale (RUR)
18,1 %
Industrielle (IND)
0,4 %
Urbaine (PU)
1,0 %
Récréative extensive (RECE)
5,5 %
Villégiature consolidation (VC)
11,2 %
Récréative intensive (RECI)
2,7 %
Villégiature développement (VD)
11,0 %
Tableau DP8-2 - Superficie des grandes affectations en territoire municipalisé (ha)1
Municipalité
AGD
AGV
CS
IND
PU
RECE
RECI
RFA
RFO
RUR
VC
VD
Chertsey
0,0
0,0
1 468,4
156,7
85,5
5 120,7
0,0
0,0
3 461,3
5 378,6
7 291,8
6 991,4
Entrelacs
0,0
0,0
65,1
0,0
40,8
1 046,9
0,0
0,0
457,5
1 185,1
693,8
1 722,6
Notre-Dame-de-la-Merci
0,0
0,0
467,1
0,0
61,4
9 278,7
0,0
633,1
9 777,7
1 424,1
1 067,4
2 995,0
Rawdon
1 552,7
2 139,1
374,2
69,3
1 075,9
89,9
322,5
0,0
1 016,7
6 685,4
1 218,1
4 324,0
Saint-Alphonse-Rodriguez
0,0
0,0
0,0
0,0
106,3
0,0
0,0
0,0
316,9
5 468,8
1 776,2
2 763,9
Saint-Côme
0,0
0,0
147,4
0,0
253,8
264,8
976,5
1 460,8
3 606,2
4 068,0
3 838,1
2 234,1
Saint-Damien
1 093,0
1 060,7
22,8
0,0
74,9
0,0
0,0
9 141,9
3 390,5
7 320,0
2 680,0
2 042,6
Saint-Donat
0,0
0,0
2 714,2
109,0
288,8
0,0
1 805,1
0,0
20 938,9
1 425,7
3 169,8
5 577,6
Sainte-Béatrix
385,3
1 567,3
0,0
0,0
75,8
135,8
0,0
0,0
0,0
725,8
4 075,4
1 365,7
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
0,0
454,3
222,0
219,6
76,8
85,4
0,0
4 714,3
1 801,3
6 132,4
1 433,4
769,7
Sainte-Marcelline-de-Kildare
241,1
349,8
0,0
0,0
105,4
0,0
0,0
0,0
12,7
1 333,8
611,3
971,8
Saint-Félix-de-Valois
4 142,9
2 026,2
0,0
154,7
500,3
0,0
181,5
0,0
0,0
1 214,4
0,0
597,5
Saint-Jean-de-Matha
1 777,3
4 299,0
79,1
0,0
208,0
338,3
283,4
0,0
0,0
2 295,0
1 180,2
763,6
Saint-Michel-des-Saints
0,0
193,4
1 094,3
471,8
195,8
719,8
4 143,7
13 301,3
20 206,9
8 405,7
3 184,4
462,2
Saint-Zénon
0,0
388,1
670,6
0,0
84,0
336,6
874,1
31 526,7
5 719,1
4 654,9
3 467,6
1 560,2
Total - MRC
9 192,3
12 477,9
7 325,2
1 181,1
3 233,5
17 416,9
8 586,8
60 778,1
70 705,7
57 717,0
35 687,5
35 141,9
1Les lacs suivants ne sont pas compris dans le calcul des superficies des grandes affectations : Archambault, Ouareau, des Iles, Pauzé, Taureau et la Rivière-Matawin
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 8 - Grandes affectations du territoire
183
8.4
LA GRILLE DE COMPATIBILITÉ
Le SADR présente un outil visant à aider les municipalités, de même que les autres intervenants du milieu, dans l'identification des
usages qui pourront être autorisés ou non à l'intérieur des différentes aires d'affectation. Cette grille vise à illustrer de façon
graphique les intentions d'aménagement des municipalités et du TNO de la MRC et à faciliter l'interprétation de la conformité d'une
intervention ou d'une réglementation proposée.
Toutefois, l'emploi unique de la grille n'est pas suffisant en soi pour établir la conformité. Celle-ci doit donc être évaluée non
seulement en fonction de la grille, mais aussi en fonction des objectifs poursuivis par le SADR, c'est-à-dire en fonction de ses
intentions explicites ainsi que des principes découlant de l'ensemble de ses éléments.
Pour chacun des usages, un degré particulier de compatibilité est établi avec les différentes aires d'affection du SADR. Trois degrés
de compatibilité ont été retenus :
− Un niveau de compatibilité entre un usage et une aire d'affectation signifie que cet usage est considéré comme prédominant
et peut, par conséquent, être autorisé sur l'ensemble de la superficie couverte par cette aire d'affectation.
− Un niveau de compatibilité conditionnelle entre un usage et une aire d'affectation signifie que cet usage n'est pas
prédominant à l'intérieur d'une aire et qu'il ne peut être autorisé dans l'aire d'affectation ou dans certaines parties spécifiques
d'une aire d'affectation qu'en conformité avec les conditions prescrites dans les notes applicables aux grilles, dans le SADR.
− Un niveau dit incompatible entre un usage et une aire d'affectation signifie que cet usage n'est pas autorisé sur l'ensemble
de la superficie couverte par cette aire d'affectation.
Les usages identifiés à la grille de compatibilité sont définis à l'article 8.4.1. Considérant qu'un schéma d'aménagement et de
développement n'a pas le même rôle à jouer qu'un règlement de zonage, il faut donc comprendre que les définitions ne sont pas
exhaustives. C'est pourquoi, lorsqu'il y a une difficulté de savoir à quelle définition un usage particulier peut appartenir, il faut
toujours chercher à l'assimiler au regroupement ou à la catégorie qui contient une activité principale similaire.
Les municipalités qui le désirent peuvent, au moyen de leurs plans et règlements d'urbanisme, limiter le nombre des usages permis
pour une aire d'affectation. Toutefois, les objectifs d'aménagement doivent être respectés et le caractère prédominant d'une
catégorie ou d'un groupe d'usages doit transparaître dans une telle aire d'affectation.
Le Document complémentaire définit d'autres normes particulières s'appliquant à la mise en place de telles aires d'affectation
(chapitre 4).
8.4.1 La définition des usages
Institutionnel et communautaire régional
Les grands équipements gouvernementaux et paragouvernementaux, tels les centres de soins de longue durée, les centres de
services de santé et de services sociaux, les écoles secondaires, les établissements publics d'enseignement et tout autre
équipement considéré comme structurant à l'échelle régionale, notamment les musées, ainsi que les équipements institutionnels
offrant une desserte intermunicipale et les bureaux administratifs gouvernementaux et paragouvernementaux.
Institutionnel et communautaire local
Les équipements institutionnels, administratifs et communautaires qui ne sont pas considérés comme structurants à l'échelle
régionale.
Équipement et réseau d'utilité publique
Équipements, infrastructures et usages qui desservent la population pour des services essentiels liés au domaine de
l'approvisionnement, de la valorisation, de la sécurité publique et du transport. Les sites d'enfouissement sanitaires et les centres
de tri de matières résiduelles sont exclus de cet usage.
Résidentiel faible densité
Aire d'habitation dont la densité autorisée est de 1 à 3 logements à l'hectare.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 8 - Grandes affectations du territoire
184
Résidentiel moyenne densité
Aire d'habitation dont la densité autorisée est de 3 à 6 logements à l'hectare.
Résidentiel forte densité
Aire d'habitation dont la densité autorisée est supérieure à 6 logements à l'hectare.
Commerce et service
Ce groupe d'usages comprend l'ensemble des activités liées au domaine de la vente au détail et de la vente en gros de biens de
consommation et de biens matériels. Inclut les centres commerciaux et la vente de pièces automobiles. Exclut toutefois les
commerces de vente en gros de métaux, de minéraux, de rebuts et de pétrole dans les stations et bases d'entreposage en vrac.
Comprend aussi les activités rattachées au secteur des services (finance, assurance, immobilier, services d'affaires, services
personnels ou professionnels, services de réparation ou de construction). Inclut les immeubles de bureaux.
Commerce routier
Ce groupe d'usages comprend quatre types de commerces destinés au transit routier, soit les stations d'essence, les dépanneurs,
les ateliers mécaniques et les casse-croûte.
Hébergement
Ce groupe comprend les établissements proposant une offre à coucher à des visiteurs moyennant rémunération et nécessitant des
bâtiments ou installations conçus principalement à cet effet. Font partie de ce groupe les établissements commerciaux tels les
hôtels, les auberges, les motels et les gîtes.
Restauration
Ce groupe d'usages comporte les commerces ayant comme principale activité la vente de repas.
Entreprise rurale
Ce groupe d'usages comprend les entreprises et les métiers qui, par leur nature, nécessitent l'occupation de grands espaces ou
occasionnent des nuisances importantes, par exemple le bruit ou le transport de véhicules lourds, ne permettant que difficilement
la cohabitation avec d'autres usages de type résidentiel ou institutionnel habituellement retrouvés à l'intérieur des périmètres
d'urbanisation. Les métiers reliés à la construction (entrepreneur en excavation, entrepreneur général en construction, entrepreneur
spécialisé en construction, entrepreneur spécialisé en paysagement) et les ateliers de réparation (garage d'entretien mécanique)
sont notamment inclus dans ce groupe d'usages, de même que la vente au détail et la réparation de véhicules lourds, machinerie
et instruments aratoires, remorques, bateaux et véhicules récréatifs.
Récréatif intensif
Activités récréatives de plein air ou intérieures qui, par opposition à la récréation extensive, sont généralement soutenues par des
équipements importants ou sont susceptibles de poser des contraintes appréciables sur le voisinage (club de golf, centre de ski
alpin, centre de plein air, centre de villégiature, plage, marina, piscine, piste de course, lieu de rassemblements sportifs, terrain de
jeux et piste d'athlétisme, installation sportive d'entraînement, parc d'attractions, installation liée aux jeux du hasard, etc.)
Récréatif extensif
Un type de récréation de plein air qui permet un contact direct avec le milieu naturel, qui est aussi caractérisé par une faible densité
d'utilisation du territoire et par l'exigence d'équipements peu élaborés (camping sans service, sentiers récréatifs, interprétation de
la nature, ski de fond, raquette, vélo de montagne, pêche, chasse, etc.)
Industrie légère et activité para-industrielle
Il s'agit des entreprises industrielles et para-industrielles dont l'activité occasionne très peu d'incidences sur le milieu environnant,
ne cause ni bruit, ni poussière, ni odeur à la limite du terrain où elles sont implantées. Les entrepôts sont également inclus dans
cet usage.
Industrie lourde
Il s'agit des industries dont l'activité occasionne de moyennes ou de fortes incidences sur le milieu environnant (entreposage
extérieur, circulation de véhicules lourds importante, plate-forme de chargement et de déchargement d'envergure, bruit, poussière,
odeurs, impacts visuels, etc.)
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 8 - Grandes affectations du territoire
185
Agriculture et activités agricoles
La culture du sol et des végétaux, le fait de laisser le sol sous couverture végétale ou de l'utiliser à des fins sylvicoles, l'élevage
des animaux et, à ces fins, la confection, la construction ou l'utilisation de travaux, ouvrages ou bâtiments, à l'exception des
immeubles servant à des fins d'habitation. La pratique de l'agriculture inclut le fait de laisser le sol en jachère, l'entreposage et
l'utilisation sur la ferme de produits chimiques, organiques ou minéraux, de machines et de matériel agricoles à des fins agricoles.
Lorsqu'elles sont effectuées sur sa ferme par un producteur à l'égard des produits agricoles qui proviennent de son entreprise ou
accessoirement de celles d'autres producteurs, les activités d'entreposage, de conditionnement, de transformation et de vente des
produits agricoles sont assimilées à des activités agricoles.
Activités agrotouristiques
Activités touristiques qui sont complémentaires à l'agriculture et qui ont lieu dans une entreprise agricole. Elles mettent en relation
des productrices et des producteurs agricoles avec des touristes ou des excursionnistes et permettent à ces derniers de découvrir
le milieu agricole, l'agriculture et sa production à la faveur de l'accueil et de l'information que leur réserve leur hôte.
De façon non limitative, ces activités agrotouristiques peuvent comprendre un gîte touristique, une table champêtre ou autre activité
de dégustation, une cabane à sucre reliée à une érablière en exploitation, ainsi qu'un centre équestre complémentaire à l'élevage
de chevaux.
Aménagement forestier
Ce groupe d'usages comprend l'ensemble des activités pratiquées en milieu forestier à des fins lucratives, soit plus spécifiquement
l'abattage d'arbres, le scarifiage du sol et les autres activités relatives à la préparation du terrain, la plantation, l'entretien et
l'éducation sur la forêt, l'aménagement d'aires de débardage, d'empilement, de chemins forestiers, de ponts et ponceaux, de même
que l'installation d'habitation temporaire.
Activité de conservation
Activités se déroulant sur un territoire protégé par décret gouvernemental ou statut municipal. Territoire visant à sauvegarder des
espèces fauniques menacées ou vulnérables, ou tout autre territoire de propriété publique ou privée dans lequel le milieu naturel
est particulièrement vulnérable aux activités humaines. L'accès est garanti aux fins d'éducation en milieu naturel, de récréation
extensive, de détente ou de recherche scientifique.
Activité d'interprétation
Activités visant la connaissance et la sensibilisation aux milieux naturels et anthropiques.
Activité d'extraction
Activités qui consistent à extraire des substances minérales à ciel ouvert, y compris du sable ou du gravier, à partir d'un dépôt
naturel, à des fins commerciales ou industrielles ou pour remplir des obligations contractuelles ou pour construire des routes,
digues ou barrages, à l'exception des excavations et autres travaux effectués en vue d'y établir l'emprise ou les fondations de toute
construction ou d'y agrandir un terrain de jeux ou de stationnement. Inclut également les usages apparentés à l'enlèvement du sol
arable ou du mort-terrain à des fins de vente récurrente.
Règl. 193-2018, Règl. 210-2020, Règl. 226-2021, Règl. 236-2023, Règl.245-2024
8.4.2 Grille de compatibilité municipale
Le Tableau DP8-3 représente la grille de compatibilité des usages des municipalités constituantes de la MRC de Matawinie, ainsi
que du TNO.
À noter que les conditions inhérentes aux usages principaux inscrites au tableau ci-dessous (numéros associés aux usages)
peuvent ne pas être cumulatives.L'article 8.4.3 du Document principal doit être consulté afin de savoir lesquelles s'appliquent sur
le territoire d'une municipalité. De plus, il est possible que des superficies non significatives de terres publiques se retrouvent dans
des grandes affectations comprenant seulement des terres privées. Dans ce cas, les lois et règlements relatifs aux terres du
domaine de l'État s'appliquent à ces superficies.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 8 - Grandes affectations du territoire
186
Tableau DP8-3 - Grille de compatibilité des usages de la MRC de Matawinie
USAGES PRINCIPAUX
GRANDES AFFECTATIONS DU TERRITOIRE
AGD
AGV
CS
F
IND
PU
RECE
RECI
RFA
RFO
RUR
VC
VD
Public
Institutionnel et communautaire régional
Institutionnel et communautaire local
6
6
6
6
6
Équipement et réseau d'utilité publique
2
17
18
17
1, 32,33
17
17
17
17
17
Résidentiel
Résidentiel faible densité
10
10
14
14, 16
23, 32,33
14
13, 14
16
16
23
Résidentiel moyenne densité
1, 22, 32,33
Résidentiel forte densité
Commercial
Commerce et service
5, 11
26
Commerce routier
5
5
5
5
Hébergement
5, 11
24
8, 13
32
27
8, 13
5, 8
5, 8
5, 8
Restauration
5, 11
19
32,33
19
19
5, 19
5, 19
Entreprise rurale
5, 21
5, 29
Récréation et conservation
Récréatif intensif
15, 25
25
28
5, 28
5, 28
Récréatif extensif
11
11
24
Activité de conservation
11
11
Activité d'interprétation
11
11
Industriel
Industrie légère et activité para-industrielle
5, 11
31
31
31
5
Industrie lourde
31
30
Agricole
Agriculture et activité agricole
20
9
9
3
9
9
Activité agrotouristique
Forestier
Aménagement forestier
4
4
7
13
4
4
4, 13
4, 13
13
13
4
4
4, 13
Minier
Activité d'extraction
12
12
12
12
12
12
12
12
12
= Compatible
= Compatibilité conditionnelle
= Incompatible
Règl. 201-2019-1, Règl. 205-2019, Règl. 210-2020, Règl. 239-2024
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 8 - Grandes affectations du territoire
187
8.4.3 Conditions inhérentes aux usages principaux de la grille de compatibilité
La compatibilité conditionnelle est régie par les conditions suivantes. Chacune des conditions comporte un numéro associé aux
usages lorsqu'ils sont conditionnels dans la grille de compatibilité.
1.
La municipalité devra adopter le cadre discrétionnaire sur les projets intégrés à caractère récréotouristique, comme prescrit
à l'article 4.2.6 du Document complémentaire, et respecter les critères de développement pour l'ouverture de nouvelles
rues à l'extérieur du périmètre d'urbanisation (article 4.2.2 du Document complémentaire).
2.
L'usage est autorisé seulement au lac Vail (Rawdon), à la rivière Saint-Michel (Saint-Donat) et au Parc national du Mont-
Tremblant (Saint-Donat et Territoire non organisé).
3.
Les seules activités d'élevage autorisées sont les fermettes conformes aux conditions édictées à l'article 4.1.2 du Document
complémentaire, de même que l'élevage d'insectes.
4.
L'activité doit être conforme aux dispositions normatives relatives au déboisement et à l'abattage d'arbres en forêt privée,
conformément aux dispositions prévues à l'article 6.2.2 du Document complémentaire.
5.
La municipalité doit adopter un règlement sur les usages conditionnels, comme prescrit aux articles 4.1.4, 4.2.3, 4.2.4,
4.2.8, 4.2.9 et 4.2.12 du Document complémentaire et, lorsque nécessaire, prescrire des paramètres d'admissibilité à la
demande.
6.
Sont autorisés uniquement les usages communautaires ou associatifs fortement associés aux activités de villégiature telles,
de façon non limitative, les marinas, les descentes municipales ou communautaires pour embarcations et les associations
de lacs.
7.
L'usage est autorisé seulement à la rivière Saint-Michel (Saint-Donat) et doit être conforme aux dispositions applicables
sur les terres du domaine de l'État, notamment à la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier et le Règlement
sur les normes d'intervention dans les forêts du domaine de l'État et tout autre règlement en découlant.
8.
Les auberges de faible capacité (25 chambres), les gîtes touristiques et les résidences de tourisme uniquement sont
autorisés, et ce, conformément aux dispositions de la Loi sur les établissements d'hébergement touristique.
9.
L'usage doit être lié aux activités acéricoles, à l'horticulture, aux produits forestiers non ligneux (PFNL), à la cueillette, ou
à l'élevage d'insectes. De plus, dans la grande affectation Industrielle, l'usage doit également correspondre à l'une ou
l'autre des situations suivantes :
-
L'usage agricole est seulement autorisé en tant qu'usage additionnel à un usage principal;
-
L'usage agricole est autorisé en tant qu'usage principal et est associé à la microculture ou à l'horticulture intensive
exercée strictement à l'intérieur d'un bâtiment.
10.
L'usage doit être situé dans un îlot déstructuré. Dans les autres cas, la délivrance du permis ou du certificat permettant
l'exercice de l'usage doit être conforme aux dispositions prévues à cet effet dans la LPTAA ainsi qu'aux articles 4.1.6 et
4.1.7 du Document complémentaire.
11.
La délivrance du permis ou du certificat permettant l'exercice de l'usage doit être conforme aux dispositions prévues à cet
effet dans la LPTAA. Voir également l'article 4.1.7 du Document complémentaire.
12.
L'usage doit être conforme aux dispositions de la Loi sur les mines ou du Règlement relatif aux carrières et sablières.
13.
L'usage doit être conforme aux lois et règlements provinciaux applicables sur les terres du domaine de l'État, notamment
à la Loi sur les terres du domaine de l'État, la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier et le Règlement sur les
normes d'intervention dans les forêts du domaine de l'État et tout autre règlement en découlant.
14.
L'usage est exclusivement autorisé en bordure des plans d'eau identifiés au PRDTP de Lanaudière.
15.
L'usage est autorisé uniquement dans les sites ponctuels d'aménagement prévus dans les ententes de délégation des
parcs régionaux (Forêt Ouareau) conclues avec le gouvernement du Québec.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 8 - Grandes affectations du territoire
188
16.
L'usage est autorisé uniquement sur les chemins existants à l'entrée en vigueur du SADR.
17.
L'implantation de tout nouveau réseau d'aqueduc et d'égout est interdite sauf pour des motifs de salubrité et de santé
publique. Toutefois, il est possible d'implanter ou de prolonger des réseaux déjà en place dans le cas de développements
résidentiels existants avant l'entrée en vigueur du SADR. La réalisation de ces travaux ne doit pas avoir comme objectif
d'augmenter le nombre de constructions résidentielles, mais de régler des situations problématiques sur le plan
environnemental et sanitaire (saturation des équipements sanitaires, problèmes d'approvisionnement en eau potable, etc.)
18.
Le prolongement de réseaux existants d'aqueduc et d'égout est exceptionnellement permis dans l'affectation industrielle,
dans la mesure où les zones concernées sont localisées à proximité d'un périmètre d'urbanisation à l'entrée en vigueur du
SADR.
19.
L'usage « restauration » est autorisé seulement s'il est additionnel à un usage principal de nature récréotouristique.
Nonobstant ce qui précède, les usages de restauration existants à l'entrée en vigueur du SADR bénéficient de droits
acquis.
20.
Dans les territoires désignés à titre d'îlots déstructurés, les seuls usages agricoles autorisés sont ceux décrits à l'article
4.1.5.5 du Document complémentaire.
21.
L'usage « entreprise rurale » n'est pas autorisé dans l'aire de confinement du cerf de Virginie.
22.
L'usage « résidentiel moyenne densité » est autorisé seulement en terres de tenure privée.
23.
L'usage doit respecter les critères de développement pour l'ouverture de nouvelles rues à l'extérieur du périmètre
d'urbanisation (article 4.2.2 du Document complémentaire).
24.
L'usage est autorisé seulement dans le Parc national du Mont-Tremblant.
25.
Seuls les campings et les refuges sont autorisés.
26.
Seuls sont autorisés les usages reliés à la vocation du pôle récréotouristique.
27.
Seuls les usages d'hébergement reliés aux activités des territoires fauniques structurés (pourvoiries, ZEC et réserves
fauniques) sont autorisés.
28.
Seuls les campings, les camps de vacances, les centres de plein air et les refuges sont autorisés.
29.
L'usage « entreprise rurale » est autorisé uniquement en Territoire non organisé. De plus, la municipalité doit adopter un
règlement sur les usages conditionnels, comme prescrit à l'article 4.1.4 du Document complémentaire et, lorsque
nécessaire, prescrire des paramètres d'admissibilité à la demande.
30.
L'usage « industrie lourde » est autorisé uniquement dans le périmètre d'urbanisation de la municipalité de Saint-Michel-
des-Saints.
31.
Seules les activités industrielles et para-industrielles de transformation d'une matière première récoltée ou extraite dans
l'aire d'affectation sont autorisées.
32.
Dans le secteur du Mont Trinité à Saint-Michel-des-Saints, l'usage doit être conforme aux conditions prescrites à l'article
4.2.11 du document complémentaire.
33.
Dans le secteur de Village Canadiana à Rawdon, l'usage doit être conforme aux conditions prescrites à l'article 4.2.13 du
Document complémentaire.
Règl. 201-2019-1, Règl. 205-2019, Règl. 210-2020, Règl. 236-2023, Règl. 239-2024
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
189
CHAPITRE 9 - GESTION DE L'URBANISATION
La gestion de l'urbanisation est un enjeu majeur dans la planification et l'aménagement du territoire. Le présent chapitre élabore le
portrait actuel de la gestion de l'urbanisation et de l'occupation du territoire à l'échelle des municipalités locales, tant à l'intérieur
qu'à l'extérieur des périmètres d'urbanisation. Par la suite, une présentation des périmètres d'urbanisation du SADR est faite.
Dans un premier temps, il importe de préciser les objectifs en lien avec la gestion de l'urbanisation, tel qu'adapté au contexte
territorial de la MRC de Matawinie :
−
Rentabiliser les infrastructures existantes afin de diminuer le fardeau fiscal des citoyens en privilégiant la consolidation
de ces infrastructures comme les routes, les réseaux d'utilité publique et le mobilier urbain. Une nouvelle construction
sur un chemin existant est une source de revenu direct minimisant les dépenses publiques.
−
Consolider et renforcer les noyaux villageois au profit de l'ensemble des résidents et des villégiateurs par le biais de
la diversité économique servant à maintenir et à dynamiser les commerces et les services s'y retrouvant.
−
Maintenir et préserver le caractère naturel et authentique de la MRC de Matawinie en préservant ses principaux
paysages marquants, soit les montagnes, les forêts, les lacs et les rivières.
−
Assurer le maintien de la qualité des services municipaux en diminuant les coûts associés à l'entretien des
infrastructures tout en respectant la capacité de payer des citoyens et en répartissant de manière équitable le fardeau
fiscal.
−
Protéger et mettre en valeur le territoire et les activités agricoles, notamment en assurant une cohabitation
harmonieuse des différents usagers du territoire et en limitant les impacts de l'urbanisation sur la zone agricole
décrétée.
9.1
LA DÉTERMINATION DES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION
La détermination des périmètres d'urbanisation représente un élément qui est formellement inscrit dans la Loi sur l'aménagement
et l'urbanisme à titre de contenu obligatoire d'un schéma d'aménagement. Un périmètre d'urbanisation est généralement la limite
prévue de l'expansion future de l'habitat de type urbain auquel se rattachent les notions de concentration, de croissance et de
diversité des fonctions urbaines. Pour le SADR, la MRC, avec l'étroite collaboration des municipalités, a procédé à un important
exercice de réflexion sur la délimitation des périmètres d'urbanisation. Au final huit périmètres d'urbanisation ont vu leur superficie
diminuée alors que les sept autres ont été augmentés. Globalement, dans l'ensemble de la MRC, c'est plus de 838,5 hectares qui
ont été retirés du développement de type urbain et des usages qui y sont associés.
Les périmètres d'urbanisation ont été déterminés selon des critères à la fois qualitatifs et quantitatifs. Ces caractéristiques
permettent de bien distinguer le développement qui se situe tant à l'intérieur du périmètre d'urbanisation qu'à l'extérieur de celui-
ci. De plus, étant donné que le schéma d'aménagement de 1988 fait peu de distinctions entre les usages autorisés dans les
périmètres d'urbanisation et à l'extérieur de ceux-ci, il devenait évident qu'une détermination reposant sur des critères précis devait
être produite et que celle-ci devait autant représenter la réalité actuelle que celle projetée selon les données statistiques disponibles.
Tableau DP9-1 - Critères délimitant les périmètres d'urbanisation
Critères quantitatifs
Critères qualitatifs
Espace disponible réel
Présence des services d'aqueduc et/ou d'égout
Rythme de développement
Concentration des activités commerciales et institutionnelles
Évolution du nombre de permis de construction à
l'intérieur des périmètres d'urbanisation
Densité d'occupation au sol de moyenne et de forte densité
(+ 3 logements/hectare)
Projections démographiques
Diversité des fonctions (résidentielle, commerciale, industrielle,
institutionnelle)
Adéquation entre l'espace disponible réel et le
développement projeté
Notion de croissance liée à l'augmentation des constructions et
à des pressions pour la mise en place de nouveaux immeubles
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
190
De plus, l'établissement des périmètres d'urbanisation permet aussi de mettre en œuvre certains des moyens identifiés au Chapitre
6 sur les Grandes Orientations :
−
Concentrer l'ouverture des nouvelles rues ainsi que l'implantation et le prolongement des réseaux d'égout et d'aqueduc
à l'intérieur des périmètres d'urbanisation;
−
Établir des normes minimales de lotissement sur la superficie et l'étendue en front permettant de distinguer le
développement de nature urbain et le développement à caractère rural;
−
Localiser les activités à caractère urbain en priorité à l'intérieur des périmètres d'urbanisation.
9.2
DÉMARCHES DE RÉVISION DES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION
Avant d'entreprendre une démarche de révision des périmètres d'urbanisation, une évaluation des limites actuelles des périmètres
fut menée afin de mesurer leur pertinence alors que leur délimitation datait de 1988. En regard des différents critères du Tableau
DP9-1, il était devenu évident que l'exercice de délimitation devait être mené à nouveau, considérant la réalité fort différente de
l'occupation du territoire de 1988 à aujourd'hui où plus de 29 ans se sont écoulés.
Chacun des périmètres d'urbanisation a fait l'objet d'une cartographie à grande échelle. Ceci permet d'identifier précisément la
limite des périmètres ainsi que la localisation et la superficie des espaces voués à l'urbanisation. Les réseaux d'aqueduc et d'égout
ont été illustrés de façon à visualiser leur localisation. De plus, les fonctions commerciales, institutionnelles et industrielles ont été
identifiées, tout comme les terrains vacants et les efforts de densification par des projets domiciliaires en cours et projetés. Cette
représentation cartographique permet d'associer les critères qualitatifs à la démarche de détermination des périmètres
d'urbanisation et d'en visualiser les effets.
L'exercice de révision des limites des périmètres d'urbanisation a été réalisé en 2012. C'est pour cette raison que les projections
démographiques utilisées sont disponibles jusqu'en 2024 et que le recensement des logements construits à l'intérieur et à
l'extérieur des périmètres d'urbanisation couvre la période de 2002 à 2012. Par souci d'uniformité, les mêmes données ont été
utilisées pour les périmètres d'urbanisation dont les limites ont été modifiées depuis l'exercice mené en 2012 ainsi que pour la
gestion de l'urbanisation à l'extérieur des périmètres d'urbanisation.
Ce nouvel exercice de détermination des périmètres d'urbanisation a permis à la MRC de Matawinie de faire des choix nécessaires
et cohérents en matière d'aménagement du territoire. Les projections démographiques, tout comme les espaces réellement vacants
à l'intérieur des périmètres d'urbanisation, ont été des éléments majeurs du choix des limites. Aussi, le fait que 76 % des nouveaux
logements dans la MRC de Matawinie entre 2002 et 2012 se sont établis à l'extérieur des périmètres d'urbanisation a entraîné
une réflexion plus globale au niveau de la gestion de l'urbanisation. La détermination et le choix des grandes affectations Villégiature
développement et Récréative intensive répondent à cette réalité propre à la région qui se différencie du développement
conventionnel dans la plaine du Saint-Laurent où la zone agricole décrétée vient circonscrire les périmètres d'urbanisation.
Le peu de projets domiciliaires de grande ampleur a aussi entraîné la décision de ne pas définir de zones prioritaires et de réserves
à l'intérieur des périmètres d'urbanisation, à l'exception de ceux des municipalités de Rawdon et de Saint-Félix-de-Valois qui
répondent davantage à une logique de développement urbain. Le développement résidentiel de type urbain ayant une densité
supérieure à trois logements par hectare n'est pas la principale source de nouveaux revenus fonciers pour les municipalités de la
MRC. La demande pour de nouveaux secteurs de développement se fait plutôt là où les attraits spécifiques de la région comme
les plans d'eau, les montagnes et les paysages sont présents, ce qui est rarement situé à l'intérieur des périmètres d'urbanisation,
mais davantage dans les grandes affectations Villégiature développement et Récréative intensive. C'est donc vers ces secteurs
que les municipalités locales ont choisi d'orienter le développement en fonction des caractéristiques physiographiques des milieux,
dans le respect de ceux-ci.
Toutefois, il n'en demeure pas moins que le développement résidentiel à l'intérieur des périmètres d'urbanisation est un enjeu
majeur dans la plupart des municipalités et que des efforts de densification conjugués à une volonté de rentabilisation des
infrastructures publiques se déploient, comme en font foi les cartes municipales « Périmètre d'urbanisation » présentées à l'annexe
B. Au final, l'utilisation des critères quantitatifs et qualitatifs de détermination des périmètres d'urbanisation permet d'assurer une
gestion cohérente, uniforme et représentative des réalités locales en matière de gestion de l'urbanisation.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
191
9.2.1 Besoins en logement et espace disponible
Afin d'estimer au plus juste la superficie disponible réelle dans les périmètres urbains existants, plusieurs facteurs sont à prendre
en compte et à soustraire, dont :
−
Les superficies réservées à des fins de parcs, infrastructures et aménagements;
−
Les contraintes naturelles.
a)
La superficie réservée à des fins de parcs, infrastructures et aménagements.
Afin de tenir compte de la superficie occupée par les rues, les accès, les différents aménagements, etc. dans le périmètre
d'urbanisation existant, 20 % de la superficie brute disponible a été retirée des projets de développements résidentiels. La
proportion de 20 % a été définie selon la pratique usuelle en urbanisme et en aménagement du territoire. Toutefois, celle-ci n'a pas
été retirée des terrains vacants en bordure de chemins publics ou privés existants sur lesquels la construction est autorisée.
b)
Les contraintes naturelles
Dans le but de définir précisément la superficie disponible réelle dans les périmètres d'urbanisation existants pour la construction
résidentielle, les superficies des contraintes naturelles ont été répertoriées. Ces superficies ne sont pas calculées dans la
détermination des espaces réels disponibles. Voici une brève présentation du type de contrainte naturelle retrouvée sur le territoire
des municipalités, lesquelles sont incluses à la colonne des superficies totales des contraintes du Tableau DP9-2 :
−
Les secteurs visés par la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables;
−
Les zones sujettes aux inondations par embâcle;
−
Les zones exposées aux glissements de terrain;
−
Les milieux humides;
−
Les secteurs dont la topographie ne permet pas de construction.
9.2.2 Terminologie applicable aux données statistiques recueillies
Superficie des périmètres actuels (ha) : Superficie en hectare des périmètres d'urbanisation en vigueur au schéma
d'aménagement de 1988.
Superficie vacante brute dans les périmètres révisés : Superficie en hectare des terrains vacants à l'intérieur des périmètres
d'urbanisation en excluant les contraintes naturelles ainsi que les espaces nécessaires pour les infrastructures et les parcs.
Superficie totale des contraintes (naturelles, infrastructures et parcs) (ha) : Superficie en hectare des contraintes situées sur
les terrains vacants. Les contraintes naturelles représentent les bandes riveraines des cours d'eau (15 mètres), les zones exposées
aux glissements de terrain (20 mètres de retrait) les milieux humides et les zones inondables. Les infrastructures et les parcs
représentent un retrait de 20 % des superficies vacantes brutes des développements résidentiels futurs dans chaque périmètre
d'urbanisation.
Superficie réellement disponible dans les périmètres révisés (ha) : Superficie en hectare de l'espace réellement disponible
calculé en retirant la superficie totale des contraintes à la superficie vacante brute.
Perspective des ménages privés pour les 15 prochaines années : Différence entre les ménages privés sur le territoire d'une
municipalité entre 2009 et 2024 qui sert de base de calcul pour les projections entre 2012 et 2027.
Densité brute actuelle (log / ha) : La densité brute a été établie aux fins de la gestion de l'urbanisation selon qu'il n'y ait
majoritairement sur le territoire du périmètre d'urbanisation aucun service (3 logements à l'hectare), un seul service d'égout ou
d'aqueduc (6 logements à l'hectare) ou la présence des deux services (9 logements à l'hectare et plus).
Hectares nécessaires pour répondre aux besoins (ha) : Superficie en hectare nécessaire pour accueillir les nouveaux ménages
à l'intérieur des périmètres d'urbanisation pour les 15 prochaines années. Cette superficie est calculée selon la proportion des
nouveaux logements à l'intérieur et à l'extérieur des périmètres d'urbanisation au cours des 11 dernières années. Par contre, deux
autres méthodes ont été utilisées puisque les résultats, en utilisant uniquement la méthode proportionnelle, étaient parfois inférieurs
à un hectare et ne représentaient pas un horizon réaliste sur 15 ans.
Superficie des périmètres révisés (ha) : Superficie en hectare des périmètres d'urbanisation proposés au SADR.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
192
9.2.3 Synthèse des données statistiques recueillies
Tableau DP9-2 - Détermination quantitative des périmètres d'urbanisation
Superficie des
périmètres
actuels (ha)
Superficie
vacante brute
dans les
périmètres
révisés (ha)
Superficie
totale des
contraintes
naturelles,
infrastructures
et parcs (ha)
Superficie
réellement
disponible
dans les
périmètres
révisés (ha)
Perspective
des ménages
privés pour les
15 prochaines
années
Densité brute
actuelle
(log / ha)
Hectares
nécessaires
pour répondre
aux besoins
(ha)
Superficie des
périmètres
révisés (ha)
Superficie
ajoutée ou
retirée des
périmètres
révisés (ha)
Chertsey
163,7
11,0
2,8
8,2
620
6
2,8
85,5
- 78,2
Entrelacs
42,7
4,2
0,8
3,4
80
3
2,3
40,8
- 1,9
Notre-Dame-de-la-Merci
39,6
9,0
0,8
8,2
240
3
5,0
61,4
+ 21,8
Rawdon
2 053,5
352,9
140,1
212,7
1 220
5
142,0
1 075,9
- 977,6
Saint-Alphonse-Rodriguez
127,7
13,4
2,2
11,2
210
6
2,2
104,3
- 23,4
Saint-Côme
83,5
64,9
12,9
52,0
175
6
1,2
253,8
+ 170,3
Saint-Damien
61,9
6,0
0,9
5,1
120
3
2,7
74,9
+ 13,0
Saint-Donat
251,5
46,2
4,4
41,8
725
6
14,0
288,8
+ 37,3
Sainte-Béatrix
123,7
15,5
10,2
5,3
75
6
1,5
75,8
- 47,9
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
49,0
2,9
0,5
2,4
70
6
3,0
76,8
+ 27,8
Sainte-Marcelline-de-Kildare
114,7
11,4
3,2
8,2
165
3
10,3
105,4
- 9,3
Saint-Félix-de-Valois
522,4
177,4
32,7
144,7
612*
6
76,0*
500,3
- 22,1
Saint-Jean-de-Matha
190,9
50,2
6,0
44,1
490
6
11,8
208,0
+ 17,1
Saint-Michel-des-Saints
212,9
20,7
11,2
9,5
45
6
2,5
195,8
- 17,2
Saint-Zénon
32,2
11,3
3,7
7,6
55
6
2,5
84,0
+ 51,8
MRC (municipalisé)
4 069,8
797,0
232,4
564,4
4 902
-
279,8
3 231,5
- 838,5
* Voir article 9.4.12
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
193
a)
Méthodologie appliquée aux calculs de la colonne « Hectares nécessaires pour répondre aux besoins (ha) »
Trois méthodes différentes ont été nécessaires afin d'obtenir des données plus réalistes, car les résultats de la méthode 1 arrivaient, pour certaines municipalités, à des projections
inférieures à un hectare pour répondre aux besoins des 15 prochaines années. C'est pourquoi deux autres méthodes de calcul ont été utilisées afin de mieux représenter les
particularités locales fortement disparates.
Méthode 1 - Chertsey, Rawdon, Saint-Donat, Sainte-Émélie-de-l'Énergie, Sainte-Marcelline-de-Kildare, Saint-Félix-de-Valois, Saint-Jean-de-Matha
Différence des ménages entre 2009-2024 X % de permis émis à l'intérieur du PU (2002 à 2012) = Nombre de nouveaux ménages prévus à l'intérieur du PU 15 ans
Nombre de nouveaux ménages prévus à l'intérieur du PU 15 ans / Densité brute = Hectares nécessaires pour répondre aux besoins
Exemple (Chertsey) :
620 X 2,7 % = 17 nouveaux ménages dans les 15 prochaines années
17 / 6 = 2,8 hectares nécessaires pour répondre aux besoins
Méthode 2 - Saint-Michel-des-Saints et Saint-Zénon
15 nouveaux logements (1/an pour 15 ans) X Densité d'occupation en m² - 1 666,67
Méthode 3 proportionnelle - Entrelacs, Notre-Dame-de-la-Merci, Saint-Alphonse-Rodriguez, Saint-Côme, Saint-Damien, Sainte-Béatrix
Méthode proportionnelle - Produit croisé :
- 1 logement par an sur 11 ans dans le PU / nombre total de logements sur 11 ans (2002 à 2012) = 15 logements sur 15 ans projetés / (nombre total de logements sur 15 ans
projetés)
- 15 logements sur 15 ans projetés / nombre total de logements sur 15 ans projetés = (nombre de ménages projetés sur 15 ans dans le PU) / nombre total de ménages projetés
sur 15 ans
- Appliquer la deuxième étape de la Méthode 1 avec le résultat de la dernière étape, soit le nombre de ménages projetés sur 15 ans dans le PU.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
194
Tableau DP9-3 - Superficie des périmètres d'urbanisation par municipalité, incluant les développements résidentiels en
cours et projetés
Municipalité
Superficie du périmètre
d'urbanisation révisé (ha)
Superficies vacantes
disponibles, excluant les
contraintes naturelles (ha)
Chertsey
85,5
8,2
*Domaine municipal
3, 2
2,8
Entrelacs
40,8
3,4
Domaine Lefebvre
5,4
5,4
Notre-Dame-de-la-Merci
61,4
8,2
*Bosquet
3,1
2,9
*Muguet
4,2
2,8
*Rivière Dufresne
4,1
1,8
Rawdon
1 075,9
212,7
Saint-Alphonse-Rodriguez
104,3
11,2
*Vacant 1
4,1
3,2
Saint-Côme
253,8
52,0
Saint-Damien
74,9
5,1
Saint-Donat
288,8
41,8
*Domaine Langlois
22,4
20,5
Sainte-Béatrix
75,8
5,3
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
76,8
2,4
Sainte-Marcelline-de-Kildare
105,4
8,2
Domaine Thouin
31,3
20,9
Saint-Félix-de-Valois
500,34
144,7
*Faubourg
53,1
50,8
*Des Vallons
24,9
13,1
Saint-Jean-de-Matha
208,0
44,1
Saint-Michel-des-Saints
195,8
9,5
Saint-Zénon
84,0
7,6
*Domaine Charette
22,4
22,4
Total MRC (municipalisé)
3 283,1
622,6
* Les astérisques présentent des secteurs spécifiques, tels des domaines résidentiels, définis par les municipalités. Ces secteurs sont inclus au périmètre
d'urbanisation, mais sont traités distinctement à la demande des municipalités concernées.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
195
Tableau DP9-4 - Nombre des nouveaux logements depuis 2002 à l'intérieur et à l'extérieur des périmètres d'urbanisation actuels
Municipalité
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
Total
Proportion
Chertsey
PU
0
2
0
1
0
1
1
3
2
2
1
13
2,7 %
Ext Pu
31
36
47
25
67
50
44
44
40
51
39
474
97,3 %
Entrelacs
PU
0
0
0
1
0
1
0
0
0
0
0
2
1,6 %
Ext Pu
8
10
17
15
17
13
11
9
11
9
4
124
98,4 %
Notre-Dame-de-la-Merci
PU
0
0
0
0
0
1
0
0
1
0
0
2
1,1 %
Ext Pu
13
8
19
17
14
21
19
22
23
8
9
173
98,9 %
Rawdon
PU
39
56
51
47
52
59
65
67
50
61
46
593
57,8 %
Ext Pu
27
33
44
31
48
37
45
48
48
40
32
433
42,2 %
Saint-Alphonse-Rodriguez
PU
n/d
n/d
2
2
0
1
1
1
1
0
0
8
4,5 %
Ext Pu
n/d
13
11
15
18
21
21
8
22
19
20
168
95,5 %
Saint-Côme
PU
0
1
1
1
2
0
1
0
2
0
0
8
2,8 %
Ext Pu
0
0
0
0
0
0
59
49
63
60
43
274
97,2 %
Saint-Damien
PU
0
0
0
0
0
0
0
0
1
0
0
1
0,6 %
Ext Pu
14
19
15
18
20
13
19
14
13
15
13
173
99,4 %
Saint-Donat
PU
n/d
2
15
9
3
6
4
4
10
4
n/d
57
11,5 %
Ext Pu
n/d
41
73
72
55
49
42
32
42
32
n/d
438
88,5 %
Sainte-Béatrix
PU
0
0
0
1
0
0
1
0
0
2
1
5
5,2 %
Ext Pu
0
0
0
8
17
5
5
14
13
16
14
92
94,8 %
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
PU
0
0
0
15
3
1
2
1
0
0
0
22
26,2 %
Ext Pu
0
0
0
0
4
7
12
13
7
12
7
62
73,8 %
Sainte-Marcelline-de-Kildare
PU
3
2
2
3
2
5
1
1
0
1
1
21
18,6 %
Ext Pu
n/d
n/d
n/d
13
14
16
8
14
5
8
14
92
81,4 %
Saint-Félix-de-Valois
PU
n/d
22
22
28
25
26
33
34
36
17
46
289
74,5 %
Ext Pu
n/d
12
5
8
13
18
8
8
10
9
8
99
25,5 %
Saint-Jean-de-Matha
PU
0
1
1
8
3
1
6
5
11
4
3
43
14,5 %
Ext Pu
8
15
29
32
27
23
32
32
13
27
16
254
85,5 %
Saint-Michel-des-Saints
PU
1
3
1
1
4
1
1
1
0
1
0
14
3,1 %
Ext Pu
29
29
45
48
55
50
48
43
34
36
20
437
96,9 %
Saint-Zénon
PU
0
0
0
0
0
0
0
0
0
1
0
1
0,8 %
Ext Pu
8
12
16
17
9
7
14
8
16
12
7
126
99,2 %
Total MRC (municipalisé)
PU
43
89
95
117
94
103
116
117
114
93
98
1079
24,0 %
Ext PU
138
228
321
319
378
330
387
358
360
354
246
3419
76,0 %
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
196
Tableau DP9-5 - Évolution du nombre de permis de construction commerciale et industrielle délivrés depuis 2002 sur l'ensemble du territoire
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
Nombre
total de
permis
depuis
2002
Chertsey
1
0
0
0
2
0
0
1
0
0
0
4
Entrelacs
0
0
0
0
1
0
1
0
0
0
0
2
Notre-Dame-de-la-Merci
0
2
2
6
0
0
1
1
1
0
1
14
Rawdon
2
2
1
1
0
0
2
0
2
0
2
12
Saint-Alphonse-Rodriguez
n/d
0
1
0
0
1
0
1
0
0
0
3
Saint-Côme
1
1
6
4
2
2
2
3
2
2
2
27
Saint-Damien
0
0
0
0
0
0
0
0
1
0
0
1
Saint-Donat
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
Sainte-Béatrix
0
0
0
0
1
1
2
1
1
0
1
7
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
n/d
n/d
n/d
n/d
1
0
0
1
3
3
0
8
Sainte-Marcelline-de-Kildare
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
n/d
0
0
0
0
0
Saint-Félix-de-Valois
0
0
1
3
2
2
3
2
0
0
2
15
Saint-Jean-de-Matha
0
0
0
0
0
0
0
0
0
2
2
4
Saint-Michel-des-Saints
1
1
0
1
1
1
1
1
1
2
0
10
Saint-Zénon
0
0
2
0
1
1
9
1
3
1
0
18
MRC (municipalisé)**
5
6
13
15
11
8
21
12
14
10
10
125
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
197
9.2.3.1 Nombre de nouveaux logements de 2002 à 2012 l'intérieur des périmètres d'urbanisation actuels
Le nombre de nouveaux logements a été recensé pour chacune des municipalités et il représente le nombre de nouvelles unités
d'habitation par année, et ce, peu importe la typologie du bâti, entre 2002 et 2012 inclusivement. Afin d'analyser de manière plus
précise le phénomène de la villégiature, le recensement des
logements s'est fait en spécifiant si ceux-ci sont à l'extérieur ou
à l'intérieur des périmètres d'urbanisation en vigueur. En
compilant les données et, bien qu'il y ait de nombreuses
variations entre les municipalités, on constate que 76 % des
nouveaux logements qui se sont construits dans la MRC de
Matawinie entre 2002 et 2012 l'ont été à l'extérieur des
périmètres d'urbanisation (voir Tableau DP9-4).
9.2.3.2 Évolution du nombre de permis de construction commerciale et industrielle délivrés depuis 2002 sur
l'ensemble du territoire
Le Tableau DP9-5 a été réalisé en recueillant l'information auprès de
chacune des municipalités afin de dresser un portrait le plus précis possible
de l'implantation de nouvelles constructions commerciales ou industrielles
dans la MRC de Matawinie. Ces données permettent d'enrichir le portrait
commercial et industriel et d'apporter des éléments pertinents au dossier de
la gestion de l'urbanisation.
9.3
DÉTERMINATION DES ZONES PRIORITAIRES DE DÉVELOPPEMENT ET DES ZONES DE RÉSERVE URBAINE POUR LES
PÉRIMÈTRES D'URBANISATION DE RAWDON, SAINT-CÔME ET SAINT-FÉLIX-DE-VALOIS
La détermination des zones prioritaires de développement est un élément facultatif de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme qui
permet à la MRC de déterminer les secteurs urbains qui devront être développés en priorité sur le territoire de la MRC. Cette
détermination permet de respecter les orientations gouvernementales en matière de gestion de l'urbanisation afin que les espaces
disponibles correspondent aux besoins réels en espace. Cette identification assure ainsi une plus grande rentabilisation des
infrastructures et des équipements publics existants. La détermination des zones prioritaires de développement et des zones de
réserves a été élaborée en étroite collaboration avec les municipalités concernées, qui ont une bonne connaissance de leur
territoire respectif ainsi que des promoteurs les plus actifs.
Le portrait de l'urbanisation de la MRC permet de constater que les périmètres d'urbanisation délimités au SADR renferment un
espace réellement disponible de 564,4 hectares pour l'ensemble du territoire, alors que les besoins estimés pour la MRC sont de
279,8 hectares.
Puisque dans la plupart des municipalités, les superficies disponibles correspondent aux besoins en espaces pour les
15 prochaines années ainsi qu'à l'effort de densification, seules trois municipalités ont déterminé des zones prioritaires de
développement et des zones de réserves urbaines, soit Rawdon, Saint-Côme et Saint-Félix-de-Valois. Voici les superficies des
deux types de zones selon la municipalité concernée. Ces zones sont aussi identifiées aux cartes B-RAW-2, B-SCO-2 et
B-SFV-2.
Tableau DP9-6 - Zones de développement prioritaires et de réserve de Rawdon, de Saint-Côme et de Saint-Félix-de-
Valois
Municipalité
Superficie totale des
zones prioritaires de
développement (ha)
Superficie des zones
prioritaires de
développement sans
les contraintes (ha)
Superficie totale
des zones de
réserve urbaines
(ha)
Superficie des
zones de réserve
urbaine sans les
contraintes (ha)
Rawdon
104,3
60,7
37,4
23,2
Saint-Félix-de-Valois
67,2
56,2
58,8
44,3
Saint-Côme
-
-
44,0
37,8
Pour la période allant de 2013 à 2016, il y
a presque autant de permis délivrés pour
des constructions commerciales et
industrielles, soit 90. Le total s'élève donc
à 215 permis délivrés de 2002 à 2016.
Pour la période allant de 2013 à 2016, ce sont 519
nouveaux logements qui ont été construits à
l'intérieur des périmètres d'urbanisation et 1 111 à
l'extérieur de ces derniers. En cumulant les données
pour la période de 2002 à 2016, ce sont 73,9% des
logements qui sont construits à l'extérieur des
périmètres d'urbanisation.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
198
9.3.1 Définition des zones prioritaires de développement
Ces zones constituent des territoires vers lesquels les deux municipalités concernées (Rawdon et Saint-Félix-de-Valois) doivent
orienter le développement, en fonction des services disponibles ou projetés, de la trame urbaine, de la dynamique des promoteurs,
de la topographie ainsi que d'autres considérations qu'elles jugent pertinentes. À l'intérieur des périmètres d'urbanisation de
Rawdon et de Saint-Félix-de-Valois, l'ouverture de nouvelles rues et le prolongement de rues existantes sont autorisés uniquement
à l'intérieur des zones prioritaires de développement.
Les zones prioritaires de développement ont été établies à l'intérieur des périmètres d'urbanisation afin de répondre aux besoins
de la croissance réaliste des projections démographiques pour les 15 prochaines années, basée sur une estimation des besoins
en espace selon le nombre de logements s'étant implantés sur le territoire dans les 12 dernières années et les prévisions de
l'Institut de la statistique du Québec.
9.3.2 Définition des zones de réserve urbaine
Les zones de réserves urbaines représentent des territoires faiblement ou non urbanisés dans lesquels le développement n'est
pas prévu avant un horizon de 10 ans. Le développement à l'intérieur des zones de réserves, sans être interdit, est limité en bordure
des rues publiques ou privées existantes conformes à la réglementation ou faisant l'objet de droits acquis. Il est interdit d'y
construire ou d'y prolonger une rue ainsi que d'y installer les réseaux d'aqueduc ou d'égout, à moins qu'il ne soit démontré la
présence d'un problème environnemental majeur en termes d'approvisionnement en eau potable ou d'épuration des eaux usées.
9.3.3 Principe de permutation
Afin d'assurer une certaine marge de manœuvre aux municipalités, un mécanisme de permutation de superficies de territoire entre
une zone prioritaire de développement et une zone de réserve urbaine est introduit au SADR. Ce mécanisme permet aux
municipalités, à certaines conditions, de transférer des superficies équivalentes d'un type de zone à l'autre sans modification au
SADR et sans restriction quant au nombre d'emplacements à permuter.
Par cette mécanique, le Conseil de la MRC désire accorder la marge de manœuvre nécessaire aux municipalités à l'égard de
certains choix d'aménagement, dont la gestion du développement urbain, mais à certaines conditions. Ainsi, une permutation des
territoires à développer prioritairement vers des territoires de « réserve » peut être exercée en respectant certains critères inscrits
au Document complémentaire.
Les principes mis de l'avant par la MRC pour justifier la permutation sans modification du SADR et sans restriction quant au nombre
d'emplacements à permuter sont les suivants :
−
L'échelle des milieux concernés par une priorisation du développement ainsi que le nombre restreint de mises en
chantier font en sorte qu'il s'avère souvent difficile de cibler les secteurs à prioriser;
−
Une certaine méconnaissance des intentions des promoteurs et de l'évolution du marché immobilier dans les
municipalités de la MRC touchées par ces zones;
−
Un principe de permutation qui ne confère pas d'espaces additionnels en zone prioritaire de développement aux
municipalités qui désirent utiliser ce mécanisme;
−
Des milieux urbains ayant besoin de souplesse dans l'offre en espace disponible et la gestion de cette offre pour
s'ajuster rapidement à la dynamique du développement local et régional de la MRC;
−
Des zones prioritaires de développement qui ont été étroitement calquées sur les besoins estimés en fonction des
projections démographiques avec peu de marge de manœuvre;
−
Une volonté visant à éviter d'hypothéquer des espaces convoités par un promoteur sérieux en raison d'une interdiction
ou d'une limitation du nombre maximal d'emplacements permutables.
Les conditions préalables au principe de permutation à l'intérieur des périmètres d'urbanisation sont indiquées à l'article 4.2.1.1 du
Document complémentaire.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
199
9.4
DÉTERMINATION DES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION PAR MUNICIPALITÉ
9.4.1 Chertsey
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
4 112
5 006
4 836
17,6 %
5 440
5 795
6 165
13,3 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
1 955
2 395
2 350
20,2 %
2 660
2 875
3 070
15,4 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
Le périmètre d'urbanisation de la municipalité de Cherstey, présenté à la carte B-CHE-2, regroupe en son sein la majorité des
fonctions commerciales et institutionnelles, les premières longeant principalement la Route 125 alors que les secondes se trouvent
au cœur du noyau villageois. C'est aussi à l'intérieur du noyau villageois que se trouvent les services d'aqueduc et d'égout, dont
la Municipalité projette d'en prolonger les réseaux. La densité brute moyenne est de six logements à l'hectare et la Municipalité est
promoteur d'un projet domiciliaire de 2,8 hectares au cœur du périmètre d'urbanisation, lequel est identifié sur la carte. Il s'agit d'un
effort de densification significatif considérant le peu de terrains vacants contigus présents dans le périmètre.
À la suite de l'exercice de détermination du périmètre d'urbanisation de Cherstey, une superficie de 78,2 hectares a été retirée par
rapport au périmètre d'urbanisation de 1988. De nombreuses contraintes topographiques, notamment des secteurs de pentes
abruptes, ont été retirées. Toutefois, la majorité de la superficie retirée s'explique principalement par l'absence de prolongement
des services d'aqueduc et d'égout dans ce secteur, par l'espace nécessaire pour répondre au besoin de développement pour les
15 prochaines années ainsi que par le type de développement domiciliaire dominant dans la municipalité, où 97,3 % des nouveaux
logements entre 2002 et 2012 se sont établis à l'extérieur du périmètre d'urbanisation. Il importe aussi de mentionner que le réseau
d'aqueduc situé à l'extérieur du périmètre d'urbanisation au sud-ouest de celui-ci, dans le secteur du 2e Rang Ouest, n'ajoute pas
de logements potentiels supplémentaires. En effet, considérant la saturation du réseau, l'absence de projet de prolongement de
ce même réseau ainsi que l'absence de terrains vacants dans le secteur, la présence de ce réseau d'aqueduc à l'extérieur du
périmètre d'urbanisation s'explique principalement par son existence avant l'entrée en vigueur du SADR. Ainsi, malgré le retrait
d'un important secteur au nord-est du périmètre d'urbanisation proposé, la superficie réellement disponible pour le développement
est de 8,2 hectares, alors que les besoins pour le développement résidentiel afin d'accueillir la proportion des ménages désirant
s'installer dans le périmètre d'urbanisation sont de 2,8 hectares. Considérant le projet domiciliaire au centre du village, qui est de
2,8 hectares exempts de contraintes, c'est plus de 6,4 hectares supplémentaires qui sont disponibles pour accueillir le
développement des fonctions urbaines éventuelles, tout en considérant que seulement quatre permis commerciaux et industriels
ont été délivrés entre 2002 et 2012 sur l'ensemble du territoire de la municipalité.
9.4.2 Entrelacs
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
798
952
906
13,5 %
970
1 005
1 025
5,7 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
390
480
470
20,5 %
525
555
575
9,5 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
La détermination du périmètre d'urbanisation de la municipalité d'Entrelacs comprend une particularité : il y a absence de services
d'aqueduc ou d'égout. Ce sont donc les critères liés à la présence des fonctions commerciales et institutionnelles et une densité
moyenne de trois logements à l'hectare qui ont servi de base à la délimitation. La plupart de ces activités se retrouvent à proximité
du cœur historique du village avec, en son centre, l'église et l'Hôtel-de-Ville. La présence d'un projet domiciliaire de 5,4 hectares
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
200
identifié sur la carte B-ENT-2 a aussi permis de reconfigurer les limites dans la partie sud-ouest du périmètre d'urbanisation et de
démontrer un effort de densification au cœur du noyau villageois.
La superficie comparée avec le périmètre d'urbanisation déterminé en 1988 présente une diminution de 1,9 hectare, ce qui est tout
de même majeur pour un périmètre dont la superficie proposée est de 40,8 hectares. Cette diminution s'explique par un ajustement
de la limite avec celle des lots adjacents et le retrait d'un secteur au nord-est où il n'y a pas d'intention de développement conjuguée
à la présence de contraintes topographiques. Cette diminution s'explique aussi par la faible proportion des 80 ménages projetés
qui s'installeront à l'intérieur des limites du périmètre d'urbanisation au cours des 15 prochaines années. De plus, la proportion de
nouveaux logements s'étant établie dans le périmètre d'urbanisation par rapport à l'extérieur du périmètre d'urbanisation entre
2002 et 2012 est de 1,6 %. C'est en bonne partie pourquoi les 3,4 hectares réellement disponibles dans le périmètre d'urbanisation
révisé sont amplement suffisants pour répondre aux 2,3 hectares nécessaires aux projections d'arrivée des nouveaux ménages
conjuguée à la délivrance de seulement deux permis commerciaux et industriels sur l'ensemble du territoire entre 2002 et 2012.
En retirant la superficie que représente le développement résidentiel de 5,4 hectares, il est possible que les espaces vacants
disponibles soient complets pour le développement des fonctions urbaines à Entrelacs pour les 15 prochaines années, ce qui
démontre un effort de densification.
9.4.3 Notre-Dame-de-la-Merci
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
811
1 056
978
20,6 %
1 215
1 335
1 460
20,1 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
375
520
490
30,7 %
630
715
785
24,6 %
Sources :
Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
Tout comme Entrelacs, la municipalité de Notre-Dame-de-la-Merci ne dispose pas de services d'aqueduc ou d'égout dans son
périmètre d'urbanisation et la densité moyenne d'occupation du sol est de trois logements par hectare. Ce sont donc les autres
critères qui ont déterminé les limites du nouveau périmètre d'urbanisation et, parmi ceux-ci, on compte notamment le noyau
institutionnel représenté sur la carte B-NDM-2 au centre du village qui côtoie les activités commerciales principalement présentes
le long de la Route 125. Toutefois, ce qui est caractéristique du périmètre d'urbanisation de la municipalité, sont les trois
développements résidentiels identifiés sur la carte qui représentent des efforts importants de densification. Notons que la
Municipalité est impliquée dans une corporation de développement qui vend des terrains à un dollar aux jeunes familles désirant
s'installer à proximité de l'école primaire. Cette initiative, unique sur le territoire de la MRC, se démarque par son originalité et son
succès afin de conserver les institutions propres aux noyaux villageois tout en assurant une rentabilité des infrastructures
municipales. Ces trois projets domiciliaires représentent une superficie réellement disponible combinée de 7,5 hectares.
Ces trois projets, par leur localisation, expliquent en grande partie l'augmentation de 21,8 hectares du périmètre d'urbanisation
proposé par rapport à celui qui est en vigueur. Ainsi, bien que 98,9 % des nouveaux logements se soient établis à l'extérieur des
périmètres d'urbanisation entre 2002 et 2012, le récent succès des « terrains à un dollar » permet de croire qu'une plus grande
proportion des 240 nouveaux ménages prévus pour les 15 prochaines années s'établira dans le périmètre d'urbanisation. Ainsi, en
retirant de la superficie réellement disponible de 8,2 hectares les 7,5 hectares des trois projets résidentiels soutenus par la
Municipalité, c'est 0,7 hectare résiduel qui est disponible pour accueillir les fonctions urbaines à Notre-Dame-de-la-Merci pour les
15 prochaines années. De plus, il ne faut pas négliger les 14 permis autres que résidentiels délivrés entre 2002 et 2012 sur le
territoire, ce qui accentue les besoins en espaces à l'intérieur du périmètre d'urbanisation.
9.4.4 Rawdon
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
8 648
10 058
10 416
20,4 %
11 205
11 820
12 405
10,7 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
201
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
3 715
4 250
4 535
22,1 %
5 015
5 435
5 810
15,9 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
Le périmètre d'urbanisation proposé de la municipalité de Rawdon a la particularité d'être traversé en son centre par la rivière
Ouareau et le lac Pontbriand, ce qui crée deux secteurs distincts au sein du périmètre d'urbanisation. La presque totalité des
activités commerciales, institutionnelles et industrielles se retrouve à l'est de la rivière Ouareau et sont concentrées aux abords de
la rue Queen et de la 1re Avenue, à l'exception du secteur industriel situé à la limite est du périmètre d'urbanisation proposé et, par
conséquent, à bonne distance des usages résidentiels. De plus, c'est aussi de ce côté de la rivière que sont situés la majeure
partie du réseau d'aqueduc et l'ensemble du réseau d'égout existant ayant comme résultat d'avoir une densité d'occupation du
territoire plus élevée. Combinée, la densité des deux secteurs de part et d'autre de la rivière s'établit à environ 5 logements à
l'hectare.
Aussi, bien que des réseaux d'aqueduc sont situés à l'extérieur des limites du périmètre d'urbanisation, ceux-ci ne correspondent
pas à des volontés de développement ou de densification résidentielle ni à l'implantation d'usages urbains à l'extérieur du périmètre
d'urbanisation. Ces réseaux étaient présents avant l'entrée en vigueur du SADR et leur capacité maximale est atteinte. Il n'y a donc
pas de prolongement projeté des réseaux à l'extérieur du périmètre d'urbanisation. Ainsi, il est interdit d'y construire ou d'y prolonger
une rue et d'y installer les réseaux d'aqueduc ou d'égout, à moins qu'il ne soit démontré la présence d'un problème environnemental
majeur en termes d'approvisionnement en eau potable ou d'épuration des eaux usées.
En tenant compte des nouvelles limites du périmètre d'urbanisation de la municipalité de Rawdon, c'est une superficie de
977,6 hectares qui a été retirée des limites précédentes et qui soustrait ainsi une frange importante du territoire à l'implantation de
fonctions urbaines. Les principaux secteurs retirés sont situés à l'est et au nord du périmètre d'urbanisation, puisque la municipalité
désire positionner avantageusement son développement vers l'ouest en prévision d'un prolongement éventuel de l'Autoroute 25.
En conséquence, le développement urbain ne s'étend pas vers la zone agricole décrétée de la municipalité et une augmentation
de la densité d'occupation du périmètre d'urbanisation est à prévoir dans les prochaines années par le développement du secteur
à l'ouest de la rivière Ouareau. À cet effet, comme illustrées à la carte B-RAW-2, les zones prioritaires de développement et les
zones de réserves urbaines (comme présenté à l'article 9.3) ont été déterminées afin d'identifier et de circonscrire les principaux
secteurs de croissance urbaine de la municipalité. C'est dans ces secteurs qu'est prévue la majorité du développement pour les
15 prochaines années.
Considérant que 58,2 % des 1 220 ménages projetés s'établiront dans le périmètre d'urbanisation, selon la proportion des
nouveaux logements qui ont suivi cette tendance entre 2002 et 2012, c'est une superficie de 142 hectares qui sera nécessaire pour
répondre aux besoins résidentiels, qui devraient se traduire par l'ajout de 710 nouveaux logements au cours des 15 prochaines
années. En considérant que la superficie réellement disponible est de 212,7 hectares, que 142 hectares sont estimés nécessaires
pour implanter les nouveaux logements, qu'il faut planifier l'espace pour l'implantation de commerces et d'industries, lesquels
consomment généralement un espace plus important par nouvelle unité que les unités d'habitation, l'espace réellement disponible
est donc suffisant pour répondre à la demande en espace des fonctions urbaines pour les 15 prochaines années.
9.4.5 Saint-Alphonse-Rodriguez
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
2 691
3 152
3 134
16,5 %
3 275
3 355
3 400
3,8 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
1 240
1 480
1 525
23,0 %
1 620
1 690
1 750
8,0 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
Le périmètre d'urbanisation proposé de la municipalité de Saint-Alphonse-Rodriguez s'articule principalement autour de l'axe de la
Route 343 qui est bordée par les principales activités commerciales et institutionnelles de la municipalité. C'est aussi à cet endroit
qu'on signale la présence du réseau d'aqueduc, qu'il y a les principaux projets de prolongement du réseau actuel et d'implantation
d'un réseau d'égout. La densité moyenne brute de six logements à l'hectare et la situation géographique des terrains vacants ont
aussi largement contribué à la délimitation du périmètre d'urbanisation proposé. Bien que la plupart des terrains vacants soient
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
202
dispersés dans le périmètre d'urbanisation proposé, la présence d'un projet domiciliaire d'importance au nord-est des limites
proposées démontre l'intérêt que porte la Municipalité à la croissance du développement résidentiel dans les limites déterminées.
De plus, la Municipalité inclut au périmètre d'urbanisation une portion du secteur sud-ouest afin d'y positionner stratégiquement
des espaces commerciaux futurs en bordure de la Route 343 et à l'entrée du noyau villageois. Cet agrandissement est nécessaire,
puisque la municipalité ne possède aucun terrain vacant susceptible d'accueillir le développement commercial et industriel. Il y a
aussi un important retrait dans la portion nord du périmètre d'urbanisation, compte tenu de la topographie et de l'absence d'intention
de prolongement de réseau ou de développement domiciliaire.
Les nouvelles dimensions du périmètre d'urbanisation de Saint-Alphonse-Rodriguez accusent un retrait de 23,4 hectares par
rapport aux limites de 1988, alors que celui-ci passe d'une superficie de 127,7 hectares à 104,3 hectares. Cette diminution,
conjuguée à la proportion de 4,5 % des ménages qui pourraient s'établir dans le périmètre d'urbanisation en considérant les
données des nouveaux logements dans la municipalité entre 2002 et 2012, permet de considérer comme suffisant l'espace pour
accueillir le développement des fonctions urbaines dans les 15 prochaines années. La superficie réellement disponible à l'intérieur
du périmètre d'urbanisation proposé est de 11,2 hectares alors que la superficie nécessaire pour répondre aux besoins en espaces
résidentiels est de 2,2 hectares. Ainsi, en retirant les 3,2 hectares du projet résidentiel répondant à l'effort de densification, il en
résulte 8 hectares permettant d'accueillir les fonctions urbaines pour les 15 prochaines années. La municipalité compte se
positionner avantageusement pour accueillir les fonctions commerciales et augmenter la proportion de délivrance de permis
commerciaux et industriels, relativement peu élevée entre 2002 et 2012 avec seulement trois nouveaux permis délivrés.
9.4.6 Saint-Côme
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
1 923
2 161
2 198
14,3 %
2 345
2 405
2 475
5,5 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
840
1 005
1 045
24,4 %
1 140
1 205
1 250
9,6 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
Les services d'aqueduc et d'égouts sont présents dans la presque totalité des secteurs du périmètre d'urbanisation proposé pour
la municipalité de Saint-Côme. C'est d'ailleurs un critère qualitatif marquant qui a mené à la détermination des limites et à l'inclusion
de deux secteurs au nord et au sud du périmètre d'urbanisation en vigueur. Évidemment, la forte concentration d'activités
commerciales et institutionnelles longeant la rue principale du village (Route 347) a aussi été un facteur déterminant. De plus, le
nombre important de nouvelles constructions dans la portion sud-est et adjacente au périmètre d'urbanisation met en évidence la
notion de croissance liée à la pression pour la mise en place de nouveaux immeubles. Il s'agit donc ici d'un effort de densification
à l'intérieur du périmètre d'urbanisation.
Avec une densité brute d'occupation au sol de six logements à l'hectare, la municipalité désire accroître celle-ci par l'inclusion,
dans les limites du périmètre proposé, de deux secteurs de développements résidentiels où les services d'aqueduc et d'égout sont
déjà presque entièrement disponibles et où la pression exercée pour la construction domiciliaire est importante. Ainsi, bien que
97,2 % des nouveaux logements entre 2002 et 2012 se sont implantés à l'extérieur des limites du périmètre d'urbanisation en
vigueur, une grande partie de ceux-ci l'ont été dans les deux secteurs adjacents à celui-ci, dont le développement au sud de la
rivière L'Assomption. Une partie du secteur situé au nord-est en processus de consolidation, puisque les chemins et les services
sont déjà présents et les terrains vacants de moins en moins disponibles. L'autre partie du secteur nord a été identifiée en zone de
réserve urbaine conformément à l'article 9.3 du Document principal.
La présence de réseaux d'aqueduc à l'extérieur du périmètre d'urbanisation, implantés bien avant l'entrée en vigueur du SADR,
n'a pas été prise en compte dans la détermination des limites du périmètre. Que ce soit vers l'est sur la Route 347 ou bien au sud
sur le 7e Rang, la présence de plusieurs centaines de mètres de réseaux rendait impossible leur inclusion, et ce, afin de conserver
une certaine cohérence entre les limites du périmètre d'urbanisation et les usages et les activités qui y sont autorisés. Le
prolongement de ces réseaux n'est pas autorisé et ceux-ci ne sont pas utilisés pour densifier les usages résidentiels à l'extérieur
du périmètre d'urbanisation. Ainsi, il est interdit d'y construire ou d'y prolonger une rue ainsi que d'y installer les réseaux d'aqueduc
ou d'égout, à moins qu'il ne soit démontré la présence d'un problème environnemental majeur en termes d'approvisionnement en
eau potable ou d'épuration des eaux usées.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
203
Avec les deux secteurs ajoutés au périmètre d'urbanisation au nord et au sud, la superficie de celui-ci passe de 83,5 hectares à
253,8 hectares, ce qui représente une augmentation de 170,3 hectares. L'ajout de 175 nouveaux ménages prévus dans les
15 prochaines années ne demanderait qu'une superficie de 1,2 hectare en espace nécessaire pour répondre aux besoins
résidentiels, ce qui a justifié l'identification d'une zone de réserve urbaine de 44 hectares et ayant une superficie réellement
disponible de 37,8 hectares. Toutefois, l'ajout de deux secteurs presque entièrement lotis, en partie bâtis et ayant la présence des
services d'aqueduc et d'égout, permet de penser qu'une proportion plus importante des nouveaux ménages s'établira dans le
périmètre d'urbanisation, contrairement à la proportion de 2,8 % des données de 2002 à 2012. Ainsi, la superficie réellement
disponible de 52 hectares est suffisante pour accueillir les nouveaux ménages qui s'établiront dans le périmètre d'urbanisation, de
même que pour la mise en place de nouveaux commerces et industries qui étaient de 27 entre 2002 et 2012. De plus, cette vitalité
commerciale et son développement futur pourraient en partie être liés à la présence de la Station Touristique de Val Saint-Côme
et du Centre national d'entraînement de ski acrobatique. En effet, les usages et les activités qui se trouvent à l'intérieur des limites
du périmètre d'urbanisation de Saint-Côme doivent être en complémentarité de ceux qu'on retrouve à la station touristique afin
d'éviter un phénomène de concurrence qui ne serait pas profitable pour la municipalité dans son ensemble.
9.4.7 Saint-Damien
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
1 983
2 178
2 020
1,9 %
2 265
2 300
2 330
2,9 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
920
1 010
980
6,5 %
1 090
1 130
1 160
6,4 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
C'est au cœur du noyau villageois de Saint-Damien que l'on retrouve les services d'aqueduc et d'égout, mais aussi, comme
représentées sur la carte B-SDA-2, les principales fonctions commerciales et institutionnelles. La densité moyenne d'occupation
au sol de 3 logements par hectare devrait augmenter avec la présence des deux services dans les limites du périmètre
d'urbanisation, conjugué à l'intérêt marqué pour les terrains vacants identifiés en gris sur la carte. Une immense portion de territoire
située au sud du périmètre d'urbanisation proposé est utilisée présentement comme une installation d'élevage, mais son
positionnement empêchait le retrait de ce lot des limites du périmètre d'urbanisation sans y perdre une certaine cohérence.
La superficie du périmètre d'urbanisation proposée passe à 74,9 hectares alors qu'elle était de 61,9 auparavant. Cette
augmentation est principalement due à l'inclusion des terrains et fonctions à prédominance commerciale et institutionnelle présents
dans la partie nord-est des limites. L'inclusion au périmètre d'urbanisation proposé du garage municipal exclu de la zone agricole
décrétée (CPTAQ, décision 369879) explique aussi en partie cette augmentation et contribue à consolider la fonction institutionnelle
du secteur. C'est dans l'optique de changer la tendance d'établissement des nouveaux logements à l'extérieur du périmètre, qui
était de 99,4 % entre 2002 et 2012, que la municipalité compte accueillir une plus grande portion des 120 ménages prévus pour
les 15 prochaines années. L'espace réellement disponible de 5,1 hectares peut donc accueillir cette portion des ménages
s'établissant dans les limites du périmètre dont l'espace nécessaire est de 2,7 hectares. Avec les terrains vacants présents au
cœur du noyau villageois, il y a donc une intention d'aménagement en faveur de la consolidation du périmètre d'urbanisation et
des activités propres à celui-ci.
9.4.8 Saint-Donat
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
3 444
4 297
4 130
19,9 %
4 880
5 205
5 485
12,4 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
1 590
2 020
2 030
27,7 %
2 385
2 630
2 835
18,9 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
204
Le périmètre d'urbanisation proposé pour la municipalité de Saint-Donat longe principalement la Route 125, qui est aussi la rue
principale et où l'on retrouve la plupart des fonctions commerciales et institutionnelles. Comme présentée sur la carte B-SDO-2, la
présence des services d'aqueduc et d'égout, ainsi que des étangs d'aération de la municipalité, sont des éléments qui ont déterminé
les limites du périmètre d'urbanisation proposé. La densité moyenne d'occupation au sol de six logements à l'hectare est appelée
à augmenter avec la consolidation des secteurs à l'intérieur du périmètre ainsi qu'avec le projet de densification résidentielle d'une
superficie de 20,5 hectares situé au sud-est des limites, soit à l'intersection des routes 125 et 329.
La superficie du périmètre d'urbanisation proposé est de 288,84 hectares, ce qui représente une augmentation de 37,34 hectares
par rapport à celui en vigueur depuis 1988. Les perspectives démographiques prévoient que 725 nouveaux ménages viendront
s'établir à Saint-Donat durant les 15 prochaines années. Considérant que 88,5 % des 495 nouveaux logements construits à Saint-
Donat entre 2002 et 2012 se sont établis à l'extérieur du périmètre d'urbanisation alors en vigueur, le secteur de développement
prévu au sud tout comme les efforts de consolidation et de rentabilisation des infrastructures existantes sont des éléments liés à
l'augmentation de la densité prévue dans les limites du périmètre. La municipalité a aussi l'intention de consolider les espaces
vacants longeant l'artère principale par l'implantation de bâtiments commerciaux, et ce, avec un zonage approprié. C'est pourquoi
les 41,76 hectares de superficie réellement disponible dans le périmètre d'urbanisation proposé sont suffisants pour recevoir les
fonctions résidentielles, commerciales, institutionnelles et industrielles qui seront amenées à utiliser l'espace dans les limites
projetées.
9.4.9 Sainte-Béatrix
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
1 608
1 788
1 849
15,0 %
1 800
1 820
1 855
3,1 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
690
785
855
23,9 %
840
865
880
4,8 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
Le périmètre d'urbanisation proposé de la municipalité de Sainte-Béatrix est délimité par la présence des services d'aqueduc et
d'égout ainsi que par l'occupation du noyau villageois par les fonctions commerciales et institutionnelles que l'on retrouve souvent
au cœur de villages de petite taille. Représentés en bleu sur la carte B-SBE-2, les espaces occupés par la fonction institutionnelle
sont très importants, notamment à l'ouest du périmètre d'urbanisation où est localisée la prise d'eau potable pour l'aqueduc
municipal et l'importante superficie de son rayon de protection. La densité moyenne d'occupation au sol de 6 logements à l'hectare
ne devrait pas augmenter, compte tenu de l'absence de projets domiciliaires d'importance dans les limites proposées ou à
proximité, tout comme l'importante superficie occupée par des fermettes au sud du périmètre proposé. Il n'y a donc pas de pression
importante sur l'implantation de nouvelles constructions ou le développement des autres fonctions urbaines.
Considérant les données statistiques mentionnées plus haut, le périmètre d'urbanisation proposé se voit amputé d'une superficie
de 47,9 hectares par rapport au précédent. Aussi, la faible proportion (5,2 %) de nouveaux logements s'étant établis au sein du
périmètre d'urbanisation de 2002 à 2012 est aussi un élément ayant tendance à réduire la superficie totale du périmètre
d'urbanisation, surtout que la superficie nécessaire pour répondre aux besoins en espaces résidentiels est de seulement
1,5 hectare. Il importe aussi de mentionner que de nombreuses contraintes naturelles de secteurs de très fortes pentes à l'est du
périmètre d'urbanisation de 1988 limitent considérablement les agrandissements ou consolidations à venir dans cette portion du
territoire. Ainsi, la superficie réellement disponible de 5,3 hectares dans le périmètre d'urbanisation proposé devrait être suffisante
pour accueillir la croissance, d'autant plus qu'il y a des espaces importants au sud des limites proposées qui, bien qu'ils soient sur
des terrains construits, pourraient éventuellement faire l'objet de développement foncier de type urbain.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
205
9.4.10 Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
1 500
1 681
1 644
9,6 %
1 675
1 675
1 660
-0,9 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
680
770
760
11,8 %
790
820
840
6,3 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
Le cœur du périmètre d'urbanisation de la municipalité de Sainte-Émélie-de-l'Énergie est marqué par la jonction des routes
numérotées 347 et 131 qui sont deux axes majeurs de déplacements et de développement en Matawinie. À proximité de cette
intersection se retrouve la majorité des fonctions commerciales et institutionnelles du périmètre d'urbanisation proposé et celles-
ci, tout comme la plupart des logements, sont desservies par un des deux services (aqueduc, égout). La densité brute de logements
à l'hectare devrait se maintenir à 6 malgré l'effort de densification au sud-est du périmètre d'urbanisation et identifié en vert sur la
carte B-SEE-2. Ce nouveau secteur résidentiel est un choix d'aménagement dont la municipalité est partie prenante afin de
consolider les limites du périmètre tout en cherchant à rentabiliser les infrastructures municipales par l'arrivée de nouveaux
ménages dans le périmètre d'urbanisation proposé.
Ainsi, principalement à la suite de l'inclusion du secteur sud et celui à l'est, où se trouve la plage municipale, dans les limites du
périmètre d'urbanisation proposé, la superficie totale de celui-ci augmentera de 25,2 hectares par rapport à celui en vigueur depuis
1988. Considérant que 8 nouveaux permis pour des constructions à des fins commerciales et industrielles ont été délivrés sur le
territoire entre 2002 et 2012, conjuguée à la proportion importante de 26,2 % des nouveaux logements établis dans la municipalité
dans les limites du périmètre durant les mêmes années, il y a tout lieu de croire que l'espace nécessaire pour accueillir le
développement sera important dans les 15 années à venir. Ainsi, bien que le Tableau DP9-2 fasse état de seulement 2,4 hectares
réellement disponibles dans le périmètre proposé, c'est sans compter l'espace (9 hectares) identifié en vert sur la carte B-SEE-2,
lequel n'est pas vacant, mais présentement associé à des activités forestières. Ainsi, une proportion plus importante des
70 ménages prévus dans les 15 prochaines années pourrait élire domicile dans les nouvelles limites du périmètre d'urbanisation
proposé alors que seulement 3 hectares seraient nécessaires pour accueillir les besoins en espaces résidentiels. Enfin,
mentionnons que la municipalité a procédé à la modification de son plan d'urbanisme par l'adoption d'un programme particulier
d'urbanisme ayant notamment comme objectif la mise en valeur du noyau villageois et son appropriation par les citoyens.
9.4.11 Sainte-Marcelline-de-Kildare
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
1 279
1 423
1 567
22,5 %
1 605
1 690
1 780
10,9 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
550
635
690
25,5 %
735
795
845
15,0 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
La municipalité de Sainte-Marcelline-de-Kildare comprend au cœur de son noyau villageois un réseau d'aqueduc qui serpente les
principales voies routières. Comme identifié par un trait brun intermittent sur la carte B-SMK-2, le réseau d'égout projeté a lui aussi
servi de critère qualitatif afin de déterminer les limites du périmètre d'urbanisation proposé. C'est également à l'intérieur de ces
limites que se situent les principales fonctions commerciales et institutionnelles présentes dans la municipalité, tout comme les
ateliers d'artisans, trait caractéristique important pour la municipalité. La densité d'occupation au sol brute devrait être portée à la
hausse par l'implantation d'un projet domiciliaire d'importance situé au nord-ouest des limites du périmètre proposé et qui est à
proximité de la nouvelle prise d'eau municipale, le tout dans un souci d'efficacité et de rentabilité.
Par rapport au périmètre en vigueur depuis 1988, la superficie totale est diminuée de 9,3 hectares, passant de 114,7 à
105,4 hectares. Cette diminution s'explique en bonne partie par plusieurs retraits à proximité de la zone agricole décrétée ainsi
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
206
qu'un important secteur au sud-ouest où les contraintes naturelles sont importantes et limitent fortement le développement.
L'arrivée prévue de 165 nouveaux ménages au cours des 15 prochaines années représente un ajout majeur à la population de
cette petite municipalité dont la proportion de nouveaux logements dans le périmètre d'urbanisation s'est établie à 18,6 % entre
2002 et 2012. Conséquemment, c'est plus de 10,3 hectares qui sont nécessaires afin de répondre aux besoins en espaces
résidentiels sur 15 ans et le projet résidentiel au nord-est permettra d'accueillir les besoins en espaces résidentiels supplémentaires
aux 8,2 hectares qui sont réellement disponibles dans les limites du périmètre proposé. Il est à noter que ce futur développement
domiciliaire est présentement utilisé à des fins acéricoles.
9.4.12 Saint-Félix-de-Valois
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
5 465
5 755
6 029
10,3 %
5 795
5 865
5 965
2,9 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
2 125
2 315
2 550
20,0 %
2 445
2 505
2 560
4,7 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
Le centre du périmètre d'urbanisation proposé de la municipalité de Saint-Félix-de-Valois est traversé par les réseaux d'aqueduc
et d'égout alors que les secteurs sud et nord le sont par le réseau d'aqueduc seulement. Les principales activités commerciales et
institutionnelles sont situées à proximité de la jonction des routes 131 et 345 alors que les usages industriels sont situés aux limites
du périmètre proposé et, par conséquent, à bonne distance des usages résidentiels. La réalité du périmètre d'urbanisation de Saint-
Félix-de-Valois diffère grandement de ce que l'on retrouve ailleurs dans la MRC de Matawinie, étant donné que celui-ci est
complètement ceinturé par la zone agricole décrétée. C'est une réalité qui correspond davantage à ce que l'on retrouve plus au
sud dans la Vallée du Saint-Laurent. Ainsi, cinq secteurs qui ont été exclus de la zone agricole décrétée sont inclus dans le
périmètre d'urbanisation proposé (CPTAQ, décision 369881) et permettent de consolider les fonctions urbaines et résidentielles
déjà présentes dans ces secteurs. C'est pourquoi, comme présentées à l'article 9.3, des zones prioritaires de développement et
de zones de réserves urbaines ont été déterminées afin d'identifier et de circonscrire les principaux secteurs de croissance urbaine
de la municipalité.
La densité brute d'occupation au sol est de six logements par hectare dans sa superficie actuelle. Considérant les deux projets de
développements résidentiels prévus dans les limites du périmètre, il y a tout lieu de croire que ce chiffre ira en augmentant. Parmi
ces secteurs où le développement se fera dans les prochaines années, plusieurs comprennent des habitations multifamiliales et
ils seront tous reliés aux services d'aqueduc ou d'égout, ce qui démontre un effort marqué pour la densification. Notons que ces
nouveaux secteurs, identifiés en vert foncé et en vert pâle sur la carte B-SFV-2, occupent un espace total de 100,6 hectares en
excluant les contraintes dans les limites du périmètre d'urbanisation proposé et assurent la consolidation de secteurs déjà construits
en permettant de boucler les infrastructures municipales (rues, réseaux d'aqueduc et d'égout).
La superficie totale du périmètre d'urbanisation proposé, plus petite que la précédente de 22,06 hectares, est de 500,34 hectares
alors que le rythme de développement et les efforts de densification sont de plus en plus importants, comme mentionné
précédemment. La présence d'un réseau d'aqueduc à l'extérieur du périmètre d'urbanisation, plus précisément au nord-est de
celui-ci sur le chemin de Saint-Gabriel et en zone agricole décrétée, n'ajoute aucune pression supplémentaire sur les usages et
les activités urbaines à l'extérieur du périmètre d'urbanisation, puisqu'il n'entraînera pas de densification résidentielle dans le
secteur. De plus, il est interdit d'y construire ou d'y prolonger une rue ainsi que d'y installer les réseaux d'aqueduc ou d'égout, à
moins qu'il ne soit démontré la présence d'un problème environnemental majeur en termes d'approvisionnement en eau potable
ou d'épuration des eaux usées.
Les données de l'ISQ indiquent que 150 nouveaux logements étaient prévus entre 2009 et 2024. Or, entre 2009 et 2013 seulement,
pas moins de 229 nouveaux logements ont été aménagés sur le territoire de Saint-Félix-de-Valois, dont 183 d'entre eux sont situés
dans le périmètre d'urbanisation. Considérant qu'un logement est occupé par un ménage, force est de constater que cette donnée
de l'ISQ est totalement irréaliste et sous-estime les prévisions relatives à l'arrivée de nouveaux ménages à Saint-Félix-de-Valois
dans les prochaines années. Contrairement aux autres municipalités de la MRC, cette prévision de l'ISQ ne correspond pas en
proportion aux 15 années précédentes.
En effet, seulement dans le périmètre d'urbanisation, le nombre total de nouvelles constructions sur cinq ans correspond aux
projections de l'ISQ sur une période de 15 ans. Entre 2003 et 2013, ce sont 449 nouveaux logements qui ont été aménagés sur
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
207
l'ensemble du territoire de la municipalité. Considérant que la tendance de construction de nouveaux logements était à la hausse
lors des dernières années, ont peut projeter le nombre de nouveaux logements construits d'ici les 15 prochaines années à 612. Ce
sont donc 612 nouveaux ménages qui sont susceptibles de s'installer à Saint-Félix-de-Valois d'ici 2029. Si 75,5 % de ces nouveaux
ménages s'installent dans le périmètre d'urbanisation, ils représenteront au moins 462 nouveaux ménages qui s'y établiront, pour
une moyenne de 30,8 nouveaux ménages par année. Considérant que 462 nouveaux ménages s'installeront au sein du périmètre
d'urbanisation, sur une densité de six logements par hectare, 77 hectares sont nécessaires pour répondre aux besoins dans le
périmètre d'urbanisation d'ici 2029. Les espaces vacants en zone prioritaire de développement occupent un espace de 56,2
hectares, ce qui permettra d'accueillir plus de 73 % des nouvelles constructions projetées au cours des 15 prochaines années.
9.4.13 Saint-Jean-de-Matha
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
3 602
4 152
4 335
20,3 %
4 640
4 890
5 110
10,1 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
1 525
1 845
1 945
27,5 %
2 155
2 325
2 470
14,6 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
Le périmètre d'urbanisation proposé de la municipalité de Saint-Jean-de-Matha est majoritairement desservi par les services
d'aqueduc et d'égout et les activités commerciales sont principalement regroupés le long de la Route 131 (rue Louis-Cyr) alors que
les usages institutionnels sont autant répartis le long de cette même artère qu'au centre historique du noyau villageois. Les couleurs
bleu et rouge sur la carte B-SJM-2 permettent de visualiser cette répartition géographique sur le territoire et d'en dégager les
principales caractéristiques. On retrouve aussi, au sud du cœur villageois, un secteur à vocation industrielle bordant la Route 131.
La densité brute moyenne d'occupation au sol de six logements par hectare devrait augmenter considérant l'effort de densification
que représente le développement de terrains vacants au nord du noyau historique. Notons que la présence d'un réseau d'aqueduc
à l'extérieur du périmètre d'urbanisation et en zone agricole décrétée qui était en place avant l'entrée en vigueur du SADR n'ajoute
aucune pression supplémentaire sur les usages et les activités urbaines à l'extérieur du périmètre d'urbanisation, puisqu'il
n'entraînera pas de densification résidentielle dans le secteur. De plus, il est interdit d'y construire ou d'y prolonger une rue ainsi
que d'y installer les réseaux d'aqueduc ou d'égout, à moins qu'il ne soit démontré la présence d'un problème environnemental
majeur en termes d'approvisionnement en eau potable ou d'épuration des eaux usées.
Ainsi, la différence entre le périmètre proposé et celui en vigueur représente une augmentation de 17,05 hectares. L'ajout au
périmètre d'urbanisation au nord de la rue Sainte-Louise permettra, comme mentionné précédemment, de densifier le secteur à
développer. L'arrivée prévue de 490 nouveaux ménages dans les 15 prochaines années nécessite un espace de 11,8 hectares
afin de répondre aux besoins en espaces résidentiels, si l'on considère que 14,5 % de ceux-ci se sont établis dans le périmètre
d'urbanisation entre 2002 et 2012. Ainsi, la superficie réellement disponible au développement de 44,13 hectares à l'intérieur du
périmètre d'urbanisation proposé est suffisante pour accueillir les fonctions commerciales et industrielles qui viendraient s'ajouter
à l'espace nécessaire pour les besoins en croissance résidentielle. L'exclusion d'un secteur industriel au nord-est du périmètre
d'urbanisation en vigueur (CPTAQ, décision 369880) vient aussi consolider l'activité industrielle et manufacturière à l'intérieur des
nouvelles limites. Enfin, notons que les nombreux espaces résidentiels disponibles à l'extérieur du périmètre d'urbanisation
proposé, particulièrement sur les chemins existants, ne permettent pas de prévoir une augmentation marquée de la proportion de
nouveaux logements construits dans les limites du périmètre.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
208
9.4.14 Saint-Michel-des-Saints
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
2 414
2 713
2 201
-8,8 %
2 610
2 565
2 515
-3,6 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
1 020
1 175
980
-3,9 %
1 225
1 230
1 240
1,2 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
Les infrastructures de services correspondent généralement aux limites du périmètre d'urbanisation proposé et la majeure partie
du territoire délimité est desservie en services d'aqueduc et d'égout. Les usages et activités commerciales sont concentrés le long
de l'axe majeur que représente la Route 131 (rue Brassard) qui est aussi la rue principale de Saint-Michel-des-Saints. C'est à
proximité de cet axe qu'on retrouve les principales institutions de la municipalité identifiées en bleu sur la carte B-SMS-2. Au nord-
ouest du périmètre d'urbanisation proposé se trouve un secteur dont la vocation industrielle est principalement associée à la
foresterie et qui occupe une superficie importante. La densité moyenne d'occupation brute au sol devrait se maintenir, puisqu'il n'y
a pas de projets résidentiels projetés et les terrains vacants sont dispersés sur le territoire, sans regroupement important. Notons
que la présence d'un réseau d'aqueduc à l'extérieur du périmètre d'urbanisation qui était en place avant l'entrée en vigueur du
SADR n'ajoute aucune pression supplémentaire sur les usages et les activités urbaines à l'extérieur du périmètre d'urbanisation,
puisqu'il n'entraînera pas de densification résidentielle dans le secteur. Cette portion d'aqueduc permet de desservir le chalet du
mont Sainte-Trinité et l'établissement d'hébergement qui y est associé. De plus, il est interdit d'y construire ou d'y prolonger une
rue ainsi que d'y installer les réseaux d'aqueduc ou d'égout, à moins qu'il ne soit démontré la présence d'un problème
environnemental majeur en termes d'approvisionnement en eau potable ou d'épuration des eaux usées.
La superficie du périmètre d'urbanisation proposé est de 195,75 hectares alors que celle qui était en vigueur depuis 1988 était de
212,9 hectares, une diminution de 17,15 hectares due à l'ajustement des limites à des distinctions foncières ou topographiques
importantes. La présence d'une importante zone inondable le long de la Rivière-Matawin n'est pas étrangère à cette diminution,
puisque ces secteurs ne peuvent accueillir de nouveaux usages urbains. Bien qu'il y ait eu 451 nouveaux logements entre 2002 et
2012 sur le territoire de la municipalité, 96,9 % de ceux-ci se sont implantés à l'extérieur du périmètre d'urbanisation en vigueur. Il
n'y a donc pas de pression pour une croissance accrue de la densité dans les limites du périmètre. En considérant ces tendances,
l'espace nécessaire pour répondre aux besoins résidentiels est de 2,5 hectares alors que la superficie totale disponible est de 9,50
hectares. Ces espaces supplémentaires pourront éventuellement accueillir les besoins pour les activités commerciales ou
industrielles.
9.4.15 Saint-Zénon
Rappel des données relatives à la population et aux ménages :
Population - Statistiques
Population - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
1 180
1 379
1 115
-5,5 %
1 340
1 335
1 305
-2,6 %
Ménages - Statistiques
Ménages - Projections
2001
2006
2011
2001-2011
2014
2019
2024
2014-2024
555
655
550
-0,9 %
695
715
725
4,3 %
Sources : Statistique Canada, Recensements 2001, 2006 et 2011
Institut de la statistique du Québec, municipalités du Québec de 500 habitants et plus, découpage géographique du 1er juillet 2010
Le périmètre d'urbanisation proposé de la municipalité de Sainte-Zénon est délimité par la présence des services d'aqueduc et
d'égout ainsi que par l'occupation du noyau villageois par les fonctions commerciales et institutionnelles que l'on retrouve souvent
au cœur de villages de petite taille. La présence d'une partie du réseau d'égout sanitaire à l'extérieur du périmètre d'urbanisation
s'explique par la présence de la station d'épuration des eaux usées fonctionnant par gravité et située à l'est du périmètre
d'urbanisation. Malgré cela, il est interdit d'y construire ou d'y prolonger une rue ainsi que d'y installer les réseaux d'aqueduc ou
d'égout, à moins qu'il ne soit démontré la présence d'un problème environnemental majeur en termes d'approvisionnement en eau
potable ou d'épuration des eaux usées.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
209
La plupart des activités commerciales et institutionnelles se retrouvent le long de la Route 131 qui est aussi la rue principale de
Saint-Zénon. La densité moyenne d'occupation brute au sol est de 6 logements à l'hectare et pourrait augmenter légèrement à la
suite de l'implantation du développement résidentiel situé au sud-est des limites et identifié en jaune sur la carte B-SZÉ-2. De plus,
ce même secteur est adjacent aux résidences desservies par l'aqueduc et riveraines du lac Saint-Louis. L'ajout de ces secteurs
aux limites du périmètre d'urbanisation proposé explique en bonne partie l'augmentation de 51,8 hectares par rapport aux limites
en vigueur depuis 1988. Parmi les 127 nouveaux logements s'étant établis à Saint-Zénon entre 2002 et 2012, un seul s'est implanté
dans le périmètre d'urbanisation, représentant une faible proportion de 0,8 %. La superficie réellement disponible devrait permettre
de combler les besoins en espaces résidentiels pour les 55 nouveaux ménages prévus dans la municipalité qui choisiront de
s'établir dans les limites proposées.
9.5
ANALYSE DE L'URBANISATION EN MILIEU RURAL ET PERSPECTIVE RÉGIONALE
−
La MRC de Matawinie est caractérisée par une forte pression pour le développement de la villégiature à proximité des
lacs, des cours d'eau et des montagnes. La plupart de ces développements se font à l'extérieur des périmètres
d'urbanisation comme en témoigne la proportion de 76 % de nouveaux logements implantés à l'extérieur des
périmètres d'urbanisation entre 2002 et 2012.
−
La détermination des périmètres d'urbanisation dresse un portrait actuel de la situation en tenant compte des critères
quantitatifs et qualitatifs édictés dans le présent chapitre afin d'être cohérent avec les orientations gouvernementales
en matière de gestion de l'urbanisation, mais aussi envers les intentions d'aménagement et de développement des
municipalités locales.
−
Outre Saint-Michel-des-Saints, avec des infrastructures industrielles forestières à l'intérieur du périmètre
d'urbanisation, aucun autre usage industriel lourd n'est permis à l'intérieur des périmètres d'urbanisation proposés, et
ce, afin de conserver une cohabitation harmonieuse des différents usages qu'on y retrouve. En effet, les noyaux
villageois de la MRC de Matawinie sont souvent fragiles, de petites dimensions et se caractérisent par la présence de
nombreux bâtiments patrimoniaux. Ce sont des milieux de vie qui se prêtent difficilement à la pratique d'activités
industrielles avec les usages et les activités déjà en place. Ainsi, la grande affectation Rurale, en permettant les usages
industriels légers et para-industriels, contribue à cette cohabitation des différents usages de manière cohérente avec
le milieu de vie en place. De plus, la grande affectation Industrielle permet l'établissement d'industries lourdes, et ce,
dans des secteurs spécifiquement définis et planifiés dans une optique de cohabitation harmonieuse des usages.
−
La vitalité et le dynamisme des périmètres d'urbanisation de la MRC Matawinie ne peuvent s'analyser selon le même
paradigme que dans une MRC agricole située dans la plaine du Saint-Laurent ou en périphérie métropolitaine.
L'application d'un modèle unique sur un territoire comprenant des réalités foncièrement disparates ne permet pas une
application plus fine et pointue des outils en matière d'aménagement du territoire et d'urbanisme.
−
Ainsi, la délimitation de plusieurs périmètres d'urbanisation correspondant souvent aux noyaux villageois municipaux
doit se faire en synergie et en complémentarité avec l'atout principal du territoire, soit la villégiature. Ces noyaux
villageois doivent donc devenir des lieux de fourniture de services commerciaux, institutionnels et patrimoniaux. Ils
doivent aussi devenir des lieux symboliques de rassemblement des différentes communautés locales sur le territoire
en ayant des espaces publics centraux significatifs. L'unique volonté de densifier ces noyaux villageois fragiles ne
répond pas à la réalité matawinienne et à l'impératif de contribuer à des communautés rurales dynamiques et
prospères.
9.6
RÉÉVALUATION DU PÉRIMÈTRE D'URBANISATION D'UNE MUNICIPALITÉ
Puisque la délimitation des périmètres d'urbanisation a été effectuée à partir d'une situation établie antérieurement à la durée de
vie du SADR, il peut se présenter des circonstances où la délimitation des périmètres d'urbanisation ne répondrait plus à la réalité
du développement de la municipalité. Dans ce cas, la municipalité peut demander une révision en profondeur de la délimitation de
son périmètre d'urbanisation. Il incombe à la municipalité qui désire revoir son périmètre d'urbanisation de présenter à la MRC un
dossier argumentaire qui démontre les raisons de sa demande de révision et un plan de la nouvelle délimitation souhaitée, incluant
l'identification des zones prévues de développement à l'intérieur du nouveau périmètre ainsi que le tracé des nouvelles rues et la
nature des services municipaux qui y sont prévus, lorsque connus. À noter qu'une modification au SADR est nécessaire pour que
la nouvelle délimitation entre en vigueur.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
210
9.7
LA GESTION DE L'URBANISATION À L'EXTÉRIEUR DES PÉRIMÈTRES D'URBANISATION
Comme mentionné précédemment dans le Schéma d'aménagement et de développement révisé, le développement du territoire
de la MRC de Matawinie se fait principalement à l'extérieur des périmètres d'urbanisation. En effet, l'attrait pour les lacs, les
montagnes, les cours d'eau et les paysages justifient généralement les choix d'implantation résidentiels des citoyens et
villégiateurs. Conséquemment, la gestion de l'urbanisation à l'extérieur des périmètres d'urbanisation se devait de traduire le
caractère particulier de la MRC de Matawinie.
En effet, pour la période allant de 2002 à 2012, c'est plus de 76 % des nouveaux logements qui se sont établis à l'extérieur des
périmètres d'urbanisation sur le territoire de la MRC. En conséquence, l'exercice de gestion de l'urbanisation à l'extérieur des
périmètres d'urbanisation se concrétise pour la MRC de Matawinie par un découpage des grandes affectations du territoire afin
d'orienter le développement résidentiel à l'extérieur des périmètres d'urbanisation et plus spécifiquement pour l'ouverture de
nouvelles rues à caractère résidentiel. Cet exercice vise à la fois à répondre aux orientations gouvernementales en matière de
gestion de l'urbanisation ainsi qu'aux orientations du Conseil de la MRC de Matawinie en matière d'aménagement et de
développement du territoire, et ce, pour les15 années à venir.
9.7.1 Démarche de révision des grandes affectations
Tout d'abord, afin de localiser les secteurs disponibles au développement à l'extérieur des périmètres d'urbanisation, un
recensement des divers secteurs limitatifs au développement inclus au Schéma (contraintes) a été réalisé. Les secteurs limitatifs
ont été séparés en deux catégories et figurent au Tableau DP9-7 :
−
Secteurs limitatifs obligatoires : en vertu de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme ou une autre loi, un règlement ou
une politique de responsabilité provinciale;
−
Secteurs limitatifs facultatifs : font l'objet d'aucune restriction légale, mais imposent des limites physiques au
développement.
Tableau DP9-7 - Secteurs limitatifs au développement résidentiel à l'extérieur des périmètres d'urbanisation
Type de secteurs limitatifs
Loi, règlement ou politique
Secteurs
limitatifs
obligatoires
Zone agricole décrétée
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles
Zones inondables (fort courant)
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Politique de protection des rives, du littoral et des
plaines inondables
Zones exposées au glissement de terrain
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Cours d'eau et la rive
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Politique de protection des rives, du littoral et des
plaines inondables
Sites d'intérêt archéologique
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Loi sur le patrimoine culturel
Aires protégées
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Loi sur la conservation du patrimoine naturel
Prises d'eau potable et leur aire de protection1
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Règlement sur le prélèvement des eaux et leur
protection
Tours de télécommunication
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Terres publiques (incluant les terres publiques
intramunicipales)2
Loi sur les terres du domaine de l'État
Habitats fauniques ou floristiques et les espèces
menacées ou vulnérables
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Carrières et sablières
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Règlement sur les carrières et sablières
Zones de contraintes sonores en bordure du réseau
routier supérieur (et les voies de contournement
projetées)3
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Politique sur le bruit routier
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
211
Type de secteurs limitatifs
Loi, règlement ou politique
Secteurs
limitatifs
facultatifs
Zones d'inondation (faible courant)4
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Politique de protection des rives, du littoral et des
plaines inondables
Zones de glissement de terrain5
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Milieux humides
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Secteurs de fortes pentes (16 % et plus)
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Postes de transformation et lignes de transport
d'électricité
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Études sur le bruit - Hydro-Québec
Sentiers de véhicules hors routes
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
Loi sur les véhicules hors route
1 Certaines aires de protection se retrouvent dans les secteurs limitatifs facultatifs (aires de protection intermédiaire)
2 Sauf dans les cas prévus dans les Lignes directrices relatives à l'encadrement de la vente de terres du domaine de l'État à des fins de villégiature privée, de
résidence principale et d'autres fins personnelles.
3 Sauf les secteurs d'exception identifiés à l'article 12.1.5.2.1 du Document principal.
4 Certains secteurs se retrouveront en secteur limitatif obligatoire après la réalisation du relevé d'arpentage prévu à l'article 5.2.3.2 du Document complémentaire,
5 Certains secteurs se retrouveront en secteur limitatif obligatoire après la réalisation du relevé d'arpentage prévu à l'article 5.3.1 du Document complémentaire et
l'expertise géotechnique prévue à l'article 5.3.2 du Document complémentaire.
Cet exercice a permis de faire ressortir, en premier lieu, les secteurs où il existe un potentiel de développement sans la présence
de secteurs limitatifs au développement. Plus précisément, une carte de base pour chaque municipalité locale a été produite pour
orienter le développement à l'extérieur de certains secteurs limitatifs obligatoires, notamment la zone agricole décrétée, les terres
publiques (incluant les terres publiques intramunicipales), les aires protégées et les habitats fauniques. Ces secteurs limitatifs au
développement se sont traduits par les grandes affectations Agricole dynamique, Agricole viable, Récréoforestière, Récréofaunique
et Conservation.
En deuxième lieu, la délimitation des grandes affectations a été réalisée sur cette base d'analyse. À cet effet, il y a donc eu prise
en compte de la présence des autres secteurs limitatifs obligatoires ainsi que des secteurs limitatifs facultatifs présents sur le
territoire de chacune des municipalités afin d'identifier les grandes affectations et les usages principaux y étant associés qui
reflètent la réalité ainsi que le potentiel de développement des milieux qui les caractérisent.
Enfin, il a été défini que l'ouverture de nouvelles rues pour de futurs développements résidentiels à l'extérieur des périmètres
d'urbanisation se concentre à deux grandes affectations du territoire qui englobent les attraits naturels et récréotouristiques du
territoire (plan d'eau, montagne, centre de ski, club de golf, etc.) recherchés pour ces développements, soit Villégiature
développement et Récréative intensive (voir le Tableau DP9-8 qui indique les superficies réellement disponibles au
développement). Conséquemment, une consolidation des constructions aux abords des rues existantes a lieu dans les grandes
affectations Villégiature consolidation et Rurale qui regroupent des secteurs déjà développés ou localisés à des endroits moins
densément développés dans le territoire des municipalités. Par contre, afin de consolider les secteurs résidentiels existants dans
les grandes affectations Rurale et Villégiature consolidation, le bouclage de deux rues existantes à une distance maximale de 500
mètres, ou lorsque la rue existante à boucler fait déjà le tour d'un lac sur 75 % et plus de son périmètre, ainsi que l'aménagement
des rues dans les limites d'un cadastre de rue publié au Bureau de la publicité des droits et conforme aux exigences des règlements
d'urbanisme municipaux sont autorisés.
Aussi, afin d'assurer une localisation optimale des projets de développement résidentiel à l'extérieur des périmètres d'urbanisation,
trois critères de développement doivent être appliqués par les municipalités locales, pour l'ouverture de nouvelles rues, et être
identifiés dans leur plan d'urbanisme et leurs règlements de zonage :
1.
Le développement doit se faire sur une superficie minimale de 5 hectares;
2.
Le développement doit viser une consolidation et un prolongement de développements existants;
3.
Le développement doit assurer une connexion à un chemin municipalisé entretenu (inclut les routes du réseau routier
supérieur) ou à une rue privée conforme.
Les conditions applicables aux secteurs limitatifs au développement et aux critères sont indiquées au Document complémentaire.
Par contre, il est à noter qu'une modulation dans l'application des critères est autorisée afin d'assurer une intégration des projets
de développement aux milieux bâtis déjà existants. À cet effet, tous projets de développement doivent répondre à 2 des 3 critères
de développement. Plus précisément, le critère 1 est obligatoire, mais peut être modulé (moins de 5 hectares) s'il s'agit de la
continuation d'un développement existant, et un choix doit se faire entre les critères 2 et 3 dépendamment de la localisation des
projets de développement. De plus, tous projets de développement résidentiel doivent aussi faire l'objet d'une caractérisation
environnementale du secteur visé par le développement afin d'assurer une meilleure intégration du projet au milieu naturel.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
212
Considérant que la cartographie de certains secteurs limitatifs au développement est sommaire, par exemple les milieux humides,
le but de la caractérisation environnementale est de relever la présence de secteurs limitatifs au développement qui ne seraient
pas cartographiés, afin de permettre l'application optimale des normes prévues au Document complémentaire pour ces secteurs.
En conséquence, l'ouverture de nouvelles rues à des fins résidentielles à l'extérieur des périmètres d'urbanisation peut se faire à
l'extérieur des secteurs limitatifs obligatoires, dans les grandes affectations Villégiature développement et Récréative intensive et
par le respect des normes identifiées au Document complémentaire dans les secteurs limitatifs facultatifs, tout en respectant les
critères de développement.
Méthodologie applicable au tableau DP9-8
Tableau DP9-8 Superficie réellement disponible au développement résidentiel à l'extérieur des périmètres
d'urbanisation
Superficie de la grande affectation
-
Superficie des secteurs limitatifs obligatoires (Tableau DP9-7)
- Superficie des terrains construits
=
Superficie totale réellement disponible au développement
9.8
RÉÉVALUATION DES GRANDES AFFECTATIONS POUR LE DÉVELOPPEMENT HORS PU
Puisque la délimitation des grandes affectations a été effectuée à partir d'une situation établie antérieurement à la durée de vie du
SADR, il peut se présenter des circonstances où la délimitation des grandes affectations ne répondrait plus à la réalité du
développement de la municipalité ou qu'un projet de développement soit localisé dans une grande affectation ne l'autorisant pas.
Dans ce cas, la municipalité peut demander une modification à la limite d'une grande affectation. Il incombera à la municipalité qui
désire revoir la délimitation d'une grande affectation de présenter à la MRC un dossier argumentaire démontrant les besoins et les
motifs de sa demande de révision ainsi qu'un plan de la nouvelle délimitation souhaitée. À noter que la nouvelle délimitation
nécessite une modification au SADR afin d'être en vigueur.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
213
Illustration DP9-1 - Démarche d'identification et de caractérisation des secteurs de développement
Zone inondable
Zone exposée au
glissement de terrain
Milieux humides
Pente forte
Détermination du caractère
inondable de l'emplacement
(localisation des cotes de crues
dans un relevé d'arpentage)
Relevé d'arpentage afin de
confirmer la localisation des zones
exposées au glissement de terrain
et production d'une expertise
géotechnique selon le type de
construction
Caractérisation du milieu humide
par un biologiste afin de déterminer
sa valeur écologique
Production d'un relevé d'arpentage
afin de dresser un plan des niveaux
des pentes
Secteurs limitatifs obligatoires
Caractérisation environnementale
Présence de secteurs limitatifs
facultatifs
Pas de secteurs limitatifs
facultatifs
Ouverture de nouvelles rues hors PU
Respect des critères de
développement
Autorisation du projet de développement par la municipalité
Respect des
critères
d'aménagement
des rues et
terrains
Milieu humide
non hydrique
(avec
autorisation du
MDDELCC)
Confirmation
intervention
respecte les
normes
Zone de
faible courant
Confirmation
intervention ne
respecte pas les
normes
Zone de fort
courant
Milieu humide
hydrique
Non-respect des
critères
d'aménagement
des rues et
terrains
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
214
Tableau DP9-8 - Superficie réellement disponible au développement résidentiel à l'extérieur des périmètres d'urbanisation
Municipalité
Grandes affectations
Superficie des grandes
affectations (ha)
Superficie réellement disponible
(ha)
Total - Superficie réellement
disponible (ha)
Chertsey
Villégiature développement
6 991,4
3 197,7
3 197,7
Entrelacs
Villégiature développement
1 722,6
839,1
839,1
Notre-Dame-de-la-Merci
Villégiature développement
2 995,0
1 452,5
1 452,5
Rawdon
Récréative intensive
322,5
25,7
2 788,6
Villégiature développement
4 324,0
2 762,9
Saint-Alphonse-Rodriguez
Villégiature développement
2 763,9
1 485,3
1 485,3
Saint-Côme
Récréative intensive
976,5
313,9
1 581,8
Villégiature développement
2 234,1
1 267,9
Saint-Damien
Villégiature développement
2 042,6
743,1
743,1
Saint-Donat
Récréative intensive
1 805,1
141,5
3 347,7
Villégiature développement
5 577,6
3 206,1
Sainte-Béatrix
Villégiature développement
1 365,7
833,0
833,0
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Villégiature développement
769,7
395,5
395,5
Sainte-Marcelline-de-Kildare
Villégiature développement
971,8
443,9
443,9
Saint-Félix-de-Valois
Récréative intensive
181,5
79,6
261,8
Villégiature développement
597,5
182,2
Saint-Jean-de-Matha
Récréative intensive
283,4
26,7
326,3
Villégiature développement
763,6
299,6
Saint-Michel-des-Saints
Récréative intensive
4 143,7
387,4
637,4
Villégiature développement
462,2
250,0
Saint-Zénon
Récréative intensive
874,1
0,0
640,6
Villégiature développement
1 560,2
640,6
Total MRC
-
43 728,7
-
18 974,3
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 10 - Territoire non organisé
215
CHAPITRE 10 - TERRITOIRE NON ORGANISÉ
Comme mentionné à l'article 8 de la Loi sur l'organisation territoriale municipale, une MRC dont le territoire comprend un territoire
non organisé agit comme une municipalité locale sur ce territoire et est régie par le Code municipal. La Loi sur l'aménagement et
l'urbanisme s'applique donc pour ce territoire avec les particularités suivantes (mentionnées à l'article 1.1) :
[...]
Une municipalité régionale de comté dont le territoire comprend un territoire non organisé est une municipalité
locale à l'égard de ce dernier, conformément à l'article 8 de la Loi sur l'organisation territoriale municipale (chapitre
O-9). Toutefois, les dispositions de la présente loi, autres que celles qui visent spécifiquement un territoire non
organisé, s'appliquent à une telle municipalité locale avec les adaptations suivantes :
1° la municipalité régionale de comté n'a pas le pouvoir ni l'obligation d'adopter un plan d'urbanisme à l'égard de
ce territoire; (c'est le schéma d'aménagement ainsi que le document complémentaire l'accompagnant qui
s'applique)
2° un document qui doit être transmis par un tiers à la municipalité et à la municipalité régionale de comté peut
valablement n'être transmis qu'une fois, dans le délai et selon la procédure les plus exigeants pour le tiers si les
délais et les procédures sont différents pour la transmission à la municipalité et pour celle à la municipalité
régionale de comté;
3° une disposition prévoyant qu'un règlement d'une municipalité doit être approuvé ou certifié conforme par la
municipalité régionale de comté ne s'applique pas; dans un tel cas, le règlement est réputé approuvé et certifié
conforme dès son adoption;
[...]
Le TNO de la MRC de Matawinie est un territoire d'une grande superficie, soit approximativement 7 500 km². On y retrouve :
−
Une ZEC complète;
−
Trois parties de ZEC;
−
Deux parties de réserves fauniques;
−
Une partie du Parc national du Mont-Tremblant;
−
La réserve atikamekw de Manawan;
−
Vingt pourvoiries.
10.1 LA PLANIFICATION DU TERRITOIRE NON ORGANISÉ
Comme la MRC agit à titre de municipalité locale à l'égard du TNO, l'élaboration des règlements d'urbanisme est aussi de son
ressort. À cet effet, elle doit rédiger un règlement de zonage, un règlement de lotissement et un règlement de construction en
conformité avec les objectifs du schéma d'aménagement ainsi que tout autre règlement imposé par le Document complémentaire
du schéma d'aménagement (L.A.U. Art. 76).
En plus du SADR, plusieurs autres documents et lois édictent les particularités dont la planification du TNO doit tenir en compte :
−
Garanties d'approvisionnement (GA) pour la gestion de l'aménagement forestier;
−
Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier;
−
Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune pour la gestion faunique;
−
Loi sur les terres du domaine de l'État et les règlements qui en découlent pour la mise en disponibilité d'emplacements
de villégiature privée;
−
Règlement sur les zones d'exploitation contrôlée de chasse et de pêche pour la gestion des ZECs;
−
PATP, qui est un outil de planification du gouvernement pour déterminer les orientations quant à l'utilisation et la
protection du territoire public. La version révisée du PATP de Lanaudière a été adoptée en 2013. Voici quelques
grandes orientations en lien avec le TNO :
Préserver les écosystèmes forestiers présentant un intérêt particulier sur le plan de la diversité biologique;
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 10 - Territoire non organisé
216
Utiliser le territoire et les ressources des réservoirs Kempt et Taureau dans un contexte de production énergétique
et de mise en valeur récréotouristique;
Utiliser le territoire et les ressources des territoires fauniques structurés dans une perspective de conservation et
de mise en valeur faunique et récréotouristique;
Utiliser le territoire et les ressources en TNO libre de structure.
−
PRDTP pour le développement de la villégiature privée sur les terres du domaine de l'État et du récréotourisme, qui
précise les secteurs prioritaires à développer au cours des prochaines années (voir le Tableau DP3-27 du chapitre 3).
−
Plan d'aménagement et de gestion du lac Taureau.
Aussi, il est d'autant plus important que cette planification du développement des terres du domaine de l'État se fasse en
concertation avec les acteurs du milieu. La présence de différents intervenants sur le territoire représente un défi important pour le
TNO de la MRC de Matawinie en termes d'harmonisation des usages.
10.2 PORTRAIT DU TERRITOIRE
10.2.1 Localisation géographique
Le TNO est séparé en 12 municipalités de diverses superficies, comme illustré à la Carte DP10-1, qui sont limitrophes aux
municipalités et MRC suivantes :
Municipalités / MRC au nord du TNO sont limitrophes :
−
À l'ouest : MRC d'Antoine-Labelle;
−
À l'est : MRC de Mékinac;
−
Au nord-est : L'Agglomération de La Tuque.
Municipalités / MRC au sud du TNO sont limitrophes :
−
À l'ouest : MRC des Laurentides;
−
À l'est : MRC Maskinongé;
−
Au sud-ouest : Saint-Donat et Notre-Dame-de-la-Merci;
−
Au sud : Saint-Côme;
−
Au centre-est : Saint-Zénon et Saint-Michel-des-Saints.
De plus, le TNO est caractérisé par la présence d'une multitude de plans d'eau, les deux plus importants étant le réservoir Taureau
au sud et le lac Kempt au nord du territoire.
Enfin, les principaux chemins traversant le territoire (qu'ils soient municipalisés ou forestiers) sont les suivants :
Axe nord-sud :
−
Le chemin de Manawan, qui relie Saint-Michel-des-Saints à la communauté atikamekw de Manawan;
−
Le chemin du lac Clair, qui débute au chemin du Barrage et permet d'accéder à la ZEC du Gros Brochet;
−
Le chemin du Parc, qui commence dans la municipalité de Saint-Côme et traverse le Parc national du Mont-Tremblant.
Axe est-ouest :
−
Le chemin des Cyprès, qui relie Saint-Guillaume-Nord à Saint-Michel-des-Saints;
−
Le chemin de Casey, qui permet d'accéder à l'Agglomération de La Tuque;
−
Le chemin du Barrage passant au nord du Réservoir Taureau.
10.2.2 Les services municipaux
Au fil des années, le territoire qui avait été initialement développé pour la mise en valeur des ressources naturelles est devenu un
territoire intéressant pour le développement de la villégiature privée sur les terres du domaine de l'État. L'un des enjeux majeurs
pour le développement du TNO demeure l'entretien des chemins forestiers. À ce jour, la MRC est responsable de l'entretien des
chemins suivants :
−
Chemin du Parc (10,7 km);
−
Chemin des Cyprès (12,8 km);
−
Chemin du Vieux-Moulin (1,7 km).
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 10 - Territoire non organisé
217
Carte DP10-1 - Municipalités en territoire non organisé
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 10 - Territoire non organisé
218
Pour les autres chemins forestiers, qui desservent de nombreux secteurs de villégiature, la problématique d'entretien demeure
complexe. Lorsque des travaux forestiers sont prévus, les entrepreneurs forestiers aménagent et entretiennent les chemins.
Toutefois, lorsque les travaux sylvicoles sont terminés, le chemin ne se retrouve sous la responsabilité d'aucune instance, même
s'il est de tenure publique et qu'il doit rester accessible. Dans bien des cas, les villégiateurs eux-mêmes se chargent de l'entretien
et des réparations, mais ces coûts peuvent devenir très importants. Le contexte des terres du domaine de l'État, qui appartiennent
à l'ensemble de la collectivité, ne simplifie pas cette problématique. Tout le monde peut emprunter le chemin, mais peu défraie les
coûts d'entretien. De plus, qui dit développement dit également demande en services.
En 2016, la MRC a mis de l'avant, à titre de projet pilote, le Programme d'amélioration des chemins en TNO (PACT), un programme
de soutien financier qui subventionne les initiatives d'amélioration des chemins mises de l'avant par des OBNL (ex. : association
de lacs, ZEC, etc.) Le programme a été reconduit en 2017 et il répond à une portion du besoin exprimé par les usagers des chemins
du TNO.
L'administration du TNO s'occupe aussi de la desserte en collecte des matières résiduelles pour le secteur de Saint-Guillaume-
Nord, qui compte environ 115 résidences profitant d'un service annuel de collecte de porte en porte. Dans d'autres secteurs du
TNO, desservis par les municipalités situées à proximité ou dans le cadre de contrats gérés par l'administration du TNO, une
dizaine de résidences bénéficient de la collecte de porte en porte, tandis qu'environ 700 résidences ont accès à des conteneurs
ou parcs à bacs pour recueillir leurs matières recyclables et leurs résidus ultimes par apport volontaire. Le nombre d'unités
résidentielles dans le TNO bénéficiant de services de gestion des matières résiduelles a subi une augmentation importante depuis
l'implantation d'un projet pilote en 2012 couvrant une grande partie du territoire au sud du lac Kempt. Les secteurs bénéficiant de
la desserte, qui fait dorénavant partie intégrante des services réguliers de la MRC, sont illustrés à l'annexe
B-TNO-1.
La desserte en collecte des matières résiduelles et l'entretien des chemins effectué par le TNO sont des services qui font face à
des coûts importants dû aux caractéristiques du territoire, mais aussi dû à sa grande superficie. Ce qui a pour conséquence de
fractionner les services offerts entre plusieurs intervenants, qui n'offrent pas un service uniforme, et de faire varier les coûts d'un
secteur à l'autre.
Le service d'inspection est assuré par l'administration du TNO et la grande superficie du territoire influence aussi ce service,
considérant qu'il y a souvent une grande distance à parcourir pour inspecter un nombre réduit de propriétés et que le territoire au
nord du lac Kempt est difficilement accessible. Ces inspections ont pour but d'assurer le respect de la réglementation municipale
applicable et de recueillir les informations nécessaires au maintien de l'évaluation foncière des bâtiments. Ces informations sont
transmises par la suite au Service d'évaluation de la MRC, qui est responsable de confectionner le rôle triennal d'évaluation du
TNO.
Finalement, comme il n'y a pas de service de sécurité incendie en TNO, des ententes ont été conclues avec deux municipalités
limitrophes à des secteurs du TNO, soit Saint-Côme et Saint-Michel-des-Saints, où il y a présence de résidants permanents, afin
d'assurer sécurité et rapidité d'intervention aux résidants. Le secteur desservi par Saint-Michel-des-Saints est Saint-Guillaume-
Nord et la municipalité de Saint-Côme dessert pour sa part les secteurs du chemin du Parc et du lac Froid.
10.2.3 Saint-Guillaume-Nord26
C'est en 1909 que débuta l'histoire de Saint-Guillaume-Nord, lorsque J. Richard entreprit la construction d'une scierie à la décharge
du lac des Îles. Cependant, la création officielle de Saint-Guillaume-Nord eut lieu en 1916 avec le soutien de l'abbé Gustave
Racette, considérant la grande distance la séparant de la paroisse de Saint-Michel-des-Saints, ce qui en fit la quatrième paroisse
de la vallée de Mantawa.
À la suite de la visite de Monseigneur Forbes (évêque du diocèse de Joliette) qui détermina l'emplacement de la future église, du
presbytère, de l'école et du cimetière, le presbytère fut fondé en 1922. Par contre en 1924, les évêques de l'ensemble du Québec
reçurent une lettre du ministère de la Colonisation, l'Honorable Joseph-Édouard Perrault, les incitants à coloniser l'Abitibi. L'Abbé
Racette tentera de convaincre son supérieur de poursuivre le travail entrepris dans la Matawinie (anciennement nommée la
Mantavinie) et d'aller par la suite en Abitibi, mais il fut transféré à Sainte-Julienne. Saint-Guillaume-Nord redevint donc une desserte
de la paroisse de Saint-Michel-des-Saints.
26 St-Georges, Madeleine, Saint-Michel-des-Saints et la Haute-Matawinie, Montréal, Éditions Histoire Québec, Collection société d'histoire Joliette - De
Lanaudière, 2010, 317 p.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 10 - Territoire non organisé
219
Par la suite, en 1940, le sous-ministre de la colonisation, Léo Brown, transmit une lettre au premier ministre Adélard Godbout, lui
mentionnant la possibilité de faire de Saint-Guillaume-Nord une paroisse viable en s'inspirant de Grande-Valllée, ce qui permettrait
aux jeunes de Saint-Zénon et de Saint-Michel-des-Saints d'avoir accès à des propriétés. Mais comme c'était la Deuxième Guerre
mondiale, ce n'était pas la priorité du gouvernement.
Lorsque Jean-Charles Martel acheta le moulin à scie de la Cypres Lumber en 1952, un nouveau souffle fut donné à Saint-
Guillaume-Nord. Comme la Consolidated Paper exploitait la forêt matawinienne pour le bois mou, le moulin à scie de Saint-
Guillaume-Nord, aussi connu sous les noms de « la cash » ou « dépôt Cyprès », ne sciait que du bois franc et était connu partout
au Québec. Mais en 1971, le moulin ferma ses portes, Jean-Charles Martel (président de la Northwood Lumber) ayant fait face à
des difficultés financières depuis la construction d'une usine de panneaux encollés à Saint-Michel-des-Saints, ce qui eu pour
conséquence que le village de Saint-Guillaume se déserta.
Aujourd'hui, Saint-Guillaume-Nord est un secteur de villégiature et fait partie du TNO de la MRC de Matawinie. On y dénombre
toutefois une proportion importante de terres privées.
10.2.4 Les usages existants
Si la MRC de Matawinie porte une attention particulière à la planification du TNO, c'est non seulement à cause de son important
potentiel pour l'aménagement forestier, mais aussi à cause de l'intérêt qu'il représente pour l'activité récréotouristique régionale et
la villégiature privée.
Avant les années 80, la villégiature s'est pratiquée sans ordonnance précise. C'est vers les années 1983-1985 que le MFFP a
procédé à la régularisation des occupations en TNO et a mis par la suite à la disposition du public des baux de villégiature. Depuis
2010, c'est la MRC de Matawinie qui administre les baux de villégiature (936 baux de villégiature en TNO) et la demande à cet
effet est toujours présente.
Pour ce qui est du récréotourisme, l'offre se décline de plusieurs façons en TNO. Par contre, le pôle principal est sans contredit le
réservoir Taureau où il est possible de pratiquer des activités des plus diversifiées, ce qui rend important l'arrimage de la
planification du TNO à celle du Parc régional du Lac Taureau pour le développement de celui-ci.
L'offre récréotouristique se caractérise par :
−
La mise en valeur de la faune au moyen des ZECs et des pourvoiries;
−
L'offre de camping du Parc régional du Lac Taureau et des ZECs;
−
La pratique d'activités nautiques (principalement au réservoir Taureau);
−
Les divers sentiers de quad et de motoneige;
−
L'accès au territoire libre du TNO pour la mise en valeur de la faune et la pratique du camping.
10.2.5 Protection de l'environnement
Le TNO compte plusieurs secteurs protégés qui sont notamment des refuges biologiques, des écosystèmes forestiers
exceptionnels et une partie du Parc national du Mont-Tremblant.
Ailleurs qu'aux endroits mentionnés précédemment, comme il y a eu développement de la villégiature ces dernières années et qu'il
y avait plusieurs propriétés présentes avant l'arrivée de la réglementation, l'impact de l'activité humaine est visible sur les rives des
plans d'eau. Les occupants sans droit, qui sont des personnes qui occupent le territoire public sans avoir obtenu d'autorisation à
cet effet (bail de villégiature, camp de piégeage, etc.), ont aussi des impacts sur l'environnement, que ce soit sur le déboisement
des rives, les installations septiques non conformes et les déchets abandonnés dans le bois.
Pour pallier les risques environnementaux liés à l'activité humaine dans le TNO, la MRC a entrepris en 2012 un processus de
caractérisation systématique des installations septiques dont la responsabilité de surveillance incombe aux municipalités en vertu
du Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées. Depuis, plus de 250 installations septiques
du territoire ont été inspectées et près du tiers de ces caractérisations ont mené au changement des installations en place.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 10 - Territoire non organisé
220
10.3 LES CONTRAINTES ET LES POTENTIELS DU TNO
Contraintes :
−
Précarité pour l'entretien des chemins forestiers après les activités d'exploitation et d'aménagement forestier, étant
donné qu'ils ne sont pas à la charge de la MRC;
−
L'étendue du territoire à couvrir rend complexe l'offre de services uniformes pour tous;
−
Difficulté d'accès au territoire situé au nord du lac Kempt;
−
Planification des inspections complexe considérant le territoire à couvrir;
−
Cohabitation des usages parfois difficiles à atteindre (villégiature VS aménagement forestier);
−
Impacts visibles de la villégiature sur les rives des lacs;
−
Occupants sans droits.
Potentiels :
−
Offre de service de collecte des matières résiduelles sur une grande partie du territoire, permettant d'éviter l'apparition
de dépotoir clandestin;
−
L'aménagement forestier amène la création et l'entretien (au moment de l'exploitation) des chemins forestiers qui
peuvent par la suite être réutilisés pour d'autres usages;
−
Plusieurs lacs à fort potentiel de villégiature et de récréotourisme;
−
Grands territoires disponibles pour l'aménagement forestier;
−
Territoire fortement structuré au niveau de la faune et de la flore;
−
Exploitation, mise en valeur et conservation de la forêt;
−
Les territoires à proximité des municipalités ont un potentiel récréotouristique, car l'accès est facilité.
10.4 LES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT ET D'AMÉNAGEMENT DU TNO
Voici les différents objectifs d'aménagement et de développement définis pour le TNO dans le cadre du SADR, qui fait office de
plan d'urbanisme pour ce territoire.
−
Adopter des dispositions réglementaires spécifiques pour les éléments suivants, au moyen de dispositions spécifiques
dans le règlement de zonage :
Lacs à vocation récréotouristique;
Lacs avec développements de la villégiature prévus au plan quinquennal de la MRC;
Lacs avec villégiature existante.
−
Assurer une harmonisation des usages en fonction de la grille de compatibilité des usages.
−
Poursuivre les inspections visant le repérage des occupants sans droits, puisqu'en vertu de la délégation de gestion
foncière signée le 31 août 2010, la MRC de Matawinie a la responsabilité de les répertorier.
−
Mettre en valeur les territoires à statut de protection particulier : créer une zone spécifique pour ces territoires et faire
de la sensibilisation auprès des utilisateurs.
−
Pourvoir au maintien de la fonctionnalité du réseau routier sous la responsabilité du TNO.
−
Contribuer à l'entretien des chemins forestiers, par exemple par le maintien et la bonification du PACT, lequel encadre
les demandes de soutien financier pour l'entretien de ces chemins.
−
Arrimer les différents outils de planification (PATP, PRDTP, Plan d'aménagement et de gestion du lac Taureau, SADR,
plan aménagement forestier), ce qui permettra d'harmoniser les usages et d'avoir une vision d'ensemble des différents
acteurs impliqués.
−
Poursuivre la caractérisation des installations septiques des résidences isolées et des chalets de ZECs et pourvoiries.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 11 - Sites d'intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique
221
CHAPITRE 11 - SITES D'INTÉRÊT D'ORDRE HISTORIQUE, CULTUREL, ESTHÉTIQUE OU
ÉCOLOGIQUE
La Loi sur l'aménagement et l'urbanisme précise que le schéma d'aménagement et de développement doit identifier les territoires
présentant pour la MRC un intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique. L'identification de ces territoires permet
de faire le relevé du potentiel patrimonial présent sur le territoire de la MRC, et ce, dans le but de favoriser le maintien, la protection
ou la mise en valeur des caractéristiques propres à ces territoires.
Les différents secteurs d'intérêt historique, culturel, esthétique ou écologique que l'on retrouve sur le territoire de la MRC de
Matawinie constituent parfois des attraits touristiques et, à ce titre, certains d'entre eux ont pu également être mentionnés ailleurs
dans le présent document, notamment dans le chapitre 2 concernant le portrait du territoire ou dans le chapitre 3 portant sur les
activités économiques. Cependant, puisque la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme précise que ces secteurs d'intérêt doivent être
expressément identifiés, une section spécifique du SADR est prévue à cette fin.
11.1 LES SECTEURS D'INTÉRÊT HISTORIQUE
11.1.1 Les sites historiques
Les sites historiques identifiés en Matawinie sont des moulins et des aménagements forestiers d'époque qui sont présents sur le
territoire depuis environ un siècle. Les sites identifiés évoquent certaines activités traditionnelles et les moulins d'époque offrent un
intérêt particulier aux niveaux géographique et paysager. Ils ne sont pas mentionnés dans le Répertoire du patrimoine culturel du
Québec, mais représentent des sites d'intérêts historiques sur le territoire de la MRC de Matawinie. Aussi, plusieurs sites d'intérêts
culturels auraient pu s'y retrouver, mais ils sont systématiquement identifiés à l'article 11.2. Les municipalités devront identifier et
localiser les sites historiques dans leurs plans et règlements d'urbanisme.
Tableau DP11-1 - Sites historiques
Municipalité
Site
Rawdon
Village Canadiana Moore
Saint-Côme
Moulin Lussier-Maillot
Saint-Damien
Moulin Matambin
Sainte-Béatrix
Fondation du vieux moulin, Chute Desjardins
Saint-Félix-de-Valois
Moulin Émery
Moulin Coutu
Moulin Beausoleil
Saint-Jean-de-Matha
Moulin de la rivière Blanche
Saint-Michel-des-Saints
Moulin
Saint-Zénon
Vieille école - Chemin du lac Poisson
11.1.2 Les sites archéologiques
Les sites présentant un intérêt d'un point de vue archéologique permettent de constater que le patrimoine archéologique présente
un potentiel peu exploité et qu'il existe une faible documentation à leur sujet. Selon l'Inventaire des sites archéologiques du Québec
(ISAQ), 64 sites archéologiques sont répertoriés en Matawinie, dont trois seulement font référence à la période dite historique qui
correspond à la période euroquébécoise (débute au cours de la première moitié du 16e siècle), soit l'arrivée des Européens au
Québec. Les 61 autres sites sont répertoriés comme étant préhistoriques et touchant l'archéologie amérindienne. L'ensemble de
ces sites est répertorié au Tableau DP11-2 et codifié en fonction du code Borden27.
De plus, dans le cadre d'un mandat accordé par le CLD de la Matawinie afin de contribuer à l'élaboration d'une route touristique
régionale réalisé par Bergeron, Gagnon inc. en 2013, quatre centres d'intérêt d'archéologie historique ont été identifiés, soit :
−
Le site du village de Saint-Ignace-du-Lac inondé lors de la création du réservoir Taureau;
27 Un code Borden est un code alphanumérique attribué à l'ensemble sites archéologiques du Canada. Le site archéologique est codifié selon sa position
géographique, soit sa longitude et latitude et successivement selon l'ordre des découvertes archéologiques. Le ministère de la Culture et des Communications
(MCC) attribue les codes pour les sites archéologiques découverts sur le territoire du Québec.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 11 - Sites d'intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique
222
−
Les vestiges d'activités industrielles à Saint-Michel-des-Saints, soit les vestiges de la chute à Ménard et du moulin
Beauséjour;
−
Les vestiges des maisons disparus à Sainte-Émélie-de-l'Énergie qui correspondent à des vestiges de maisons de
ferme dans la portion sud du rang de la Feuille-d'Érable;
−
Les sites d'anciens moulins à Rawdon (les moulins à scie Magnan et des chutes Dorwin) et Sainte-Marcelline-de-
Kildare (le site des trois moulins).
La MRC invite les municipalités à adopter une réglementation visant à protéger ces lieux.
Tableau DP11-2 - Liste des sites (64) archéologiques présents dans la MRC de Matawinie selon l'Inventaire des sites
archéologiques du Québec (ISAQ) datant de 2017
Municipalité/Territoire
Nombre de site
Localisation sommaire
Cherstey
1
Pirogue du Lac Gour, à environ 35 pieds de la rive nord-est du lac
Gour.
Notre-Dame-de-la-Merci
1
Extrémité sud-est du lac Ouareau
Saint-Donat
1
Lac Archambault, partie est de la baie de Tire
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
2
Sites amérindiens préhistorique sylvicole moyen ancien et
préhistorique indéterminé
Saint-Michel-des-Saints
1
Cimetière de Saint-Ignace-du-Lac, sur la rive ouest de la partie
extrémité sud de l'Île du Village
TNO
57
Sites amérindiens majoritairement situés en bordure des lacs et des
cours d'eau
Manawan
1
Rive sud du lac Madon, sur le territoire de la réserve amérindienne
de Manouane
11.1.3 Les monuments historiques cités
Les sites et ensembles suivants sont cités et font partie d'éléments patrimoniaux ayant un statut légal en vertu de la Loi sur le
patrimoine culturel. Les municipalités devront identifier et localiser les monuments historiques cités dans leurs plans et règlements
d'urbanisme.
Tableau DP11-3 - Monuments historiques cités
Municipalité
Monument historique
Saint-Côme
Église de Saint-Côme
Presbytère de Saint-Côme
Saint-Jean-de-Matha
Ancien couvent de Saint-Jean-de-Matha
Église de Saint-Jean-de-Matha
Maison de Louis Cyr
Monument funéraire de Louis Cyr
Presbytère de Saint-Jean-de-Matha
11.2 LES SITES ET ENSEMBLES D'INTÉRÊT CULTUREL
Les sites retenus au SADR correspondent à ceux qui sont mentionnés dans le Répertoire du patrimoine culturel du Québec, mais
qui ne possèdent pas de statut légal en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. Ils sont présents sur l'ensemble du territoire, se
retrouvent principalement à l'intérieur ou à proximité des noyaux villageois et font référence principalement au patrimoine immobilier
associé aux différents cultes religieux chrétiens.
Ces sites culturels font parfois partie d'un ensemble patrimonial plus large et en sont les composantes essentielles à son intérêt
d'ordre culturel. Ces ensembles, selon le cas, représentent eux-mêmes un site particulier composé de plusieurs éléments d'intérêt
culturel et patrimonial. Cette liste pourra être bonifiée dans les documents de planification des municipalités locales. Enfin, notons
que plusieurs des sites proviennent de l'Inventaire des lieux de culte du Québec produit en 2003 et 2004. Ils devront être localisés
et identifiés au sein des plans et des règlements d'urbanisme des municipalités.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 11 - Sites d'intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique
223
Tableau DP11-4 - Sites et ensembles culturels
Municipalité/Territoire
Site
Fait partie de l'ensemble
Chertsey
Chapelle des Frères du Sacré-Cœur du Canada
Ensemble conventuel des Frères du Sacré-
Cœur du Canada
Presbytère des Frères du Sacré-Cœur du
Canada
Cimetière de Saint-Théodore
Ensemble institutionnel de Saint-Théodore
Église de Saint-Théodore
Presbytère de Saint-Théodore
Calvaire
Lieu de pèlerinage de Marie-Reine-des-Cœurs
Chapelle Marie-Reine-des-Cœurs
Chapelle Notre-Dame-de-Bethléem
Chapelle Notre-Dame-de-la-Parole
Chapelle Notre-Dame-de-la-Présentation
Chapelle Notre-Dame-du-Cénacle
Monument de l'archange Michel
Monument de la Cène
Monument de la Vierge à l'Enfant Jésus
Monument de Saint-Joseph-à-l'Enfant-Jésus
Résidence
Salle communautaire
Entrelacs
Calvaire
Cimetière de Saint-Émile
Cimetière de Saint-Émile
Ensemble institutionnel de Saint-Émile
Église de Saint-Émile
Presbytère de Saint-Émile
Notre-Dame-de-la-Merci
Ancien couvent de Notre-Dame-de-la-Merci
Ensemble institutionnel de Notre-Dame-de-la-
Merci
Cimetière de Notre-Dame-de-la-Merci
Église de Notre-Dame-de-la-Merci
Monument du Sacré-Cœur
Presbytère de Notre-Dame-de-la-Merci
Rawdon
Ancien couvent de Marie-Reine du Monde et
Saint-Patrice
Chapelle Saint-Seraphim-de-Sarov
Cimetière de Christ Church
Cimetière de Marie-Reine du Monde et Saint-
Patrice
Cimetière de Saint-Seraphim-de-Sarov
Église de Christ Church
Église Marie-Reine-du-Monde et Saint-Patrice
Église dite chapelle de Saint-Seraphim-de-Sarov
Presbytère de Marie-Reine du Monde et St-Patrice
Presbytère de Saint-Seraphim-de-Sarov
Salle communautaire
Croix
Cimetière de Saint-Seraphim-de-Sarov
Monument au soldat russe
Monument commémoratif
Monument de la branche russe de la Légion
royale canadienne
Église Notre-Dame-de-Kazan
Ensemble institutionnel de Notre-Dame-de-
Kazan
Salle communautaire de Notre-Dame-de-Kazan
Cimetière Mid-Laurentian United
Ensemble institutionnel Mid-Laurentian United
Église Mid-Laurentian United
Presbytère Mid-Laurentian United
Bâtiment secondaire
Presbytère Mid-Laurentian United
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 11 - Sites d'intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique
224
Municipalité/Territoire
Site
Fait partie de l'ensemble
Saint-Alphonse-
Rodriguez
Église de Notre-Dame-de-Fatima
Monument de la Sainte-Vierge de Notre-Dame-
de-Fatima
Église de Saint-Alphonse-Rodriguez
Ensemble institutionnel de Saint-Alphonse-
Rodriguez
Presbytère de Saint-Alphonse-Rodriguez
Saint-Côme
Cimetière de Saint-Côme
Monument religieux
Ensemble conventuel des Filles de la Sagesse
Chapelle des Filles de la Sagesse
Ensemble conventuel des Filles de la Sagesse
(7ième rang)
Bâtiment secondaire
Ensemble conventuel des Filles de la Sagesse
(lac des Baies)
Chapelle des Filles de la Sagesse
Saint-Damien
Grotte de la Sainte-Vierge
Charnier
Cimetière de Saint-Damien
Cimetière de Saint-Damien
Ensemble institutionnel de Saint-Damien
Église de Saint-Damien
Presbytère de Saint-Damien
Bâtiment secondaire
Presbytère de Saint-Damien
Saint-Donat
Église de Saint-Donat-de-Montcalm
Église dite chapelle de Notre-Dame-de-la-Garde
Grotte de la Sainte-Vierge (1996)
Grotte de la Sante-Vierge (1999)
Presbytère de Saint-Donat-de-Montcalm
Plaque de la première cloche de la paroisse de
Saint-Donat
Cloche
Cloche
Église de Saint-Donat-de-Montcalm
Bâtiment secondaire du Camp Mère Clarac
Ensemble institutionnel du Camp Mère Clarac
Chapelle du Camp Mère Clarac
Chapelle de la congrégation des religieux du
Très-Saint-Sacrement
Ensemble conventuel de la congrégation des
religieux du Très-Saint-Sacrement
Résidence des prêtres
Salle communautaire
Sainte-Béatrix
École de Sainte-Béatrix
Église de Sainte-Béatrix
Presbytère de Sainte-Béatrix
Sainte-Émélie-de-
l'Énergie
Cimetière de Sainte-Émélie
Ensemble institutionnel de Saint-Émélie
Église Saint-Émélie
Monument de la Sainte-Vierge
Monument du Sacré-Cœur
Presbytère de Sainte-Émélie
Garage
Presbytère de Sainte-Émélie
Saint-Félix-de-Valois
Cimetière All Saints
Cimetière de Saint-Félix-de-Valois
École All Saints
Église All Saints
Église de Saint-Félix-de-Valois
Grotte de la Sainte-Vierge
Monument de la Sainte-Vierge de Saint-Félix-de-
Valois
Monument du Sacré-Cœur
Presbytère All Saints
Presbytère de Saint-Félix-de-Valois
Saint-Félix-de-Valois
Salle communautaire All Saints
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 11 - Sites d'intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique
225
Municipalité/Territoire
Site
Fait partie de l'ensemble
Salle communautaire de Saint-Félix-de-Valois
Calvaire
Cimetière de Saint-Félix-de-Valois
Bâtiment secondaire
Presbytère de Saint-Félix-de-Valois
Saint-Jean-de-Matha
Église dite chapelle de Notre-Dame du Lac Noir
Ensemble institutionnel de Notre-Dame du Lac
Noir
Presbytère de Notre-Dame du Lac Noir
Monument de la Sainte-Vierge
Ensemble institutionnel de Saint-Jean-de-Matha
Monument du Sacré-Cœur
Sainte-Marcelline-de-
Kildare
Église de Sainte-Marcelline
Ensemble institutionnel de Sainte-Marcelline
Presbytère de Sainte-Marcelline
Bâtiment secondaire
Presbytère de Sainte-Marcelline
Saint-Michel-des-Saints
Monument du Sacré-Cœur
Ancien presbytère de Saint-Michel-des-Saints
Ensemble institutionnel de Saint-Michel-des-
Saints
Cimetière de Saint-Michel-des-Saints
Église de Saint-Michel-des-Saints
Monument de Saint-Joseph-à-l'Enfant-Jésus
Presbytère de Saint-Michel-des-Saints
Saint-Zénon
Clocher du couvent Saint-Viateur
Cimetière de Saint-Zénon
Ensemble institutionnel de Saint-Zénon
Église de Saint-Zénon
Presbytère de Saint-Zénon
Bâtiment secondaire
Presbytère de Saint-Zénon
11.3 LES SITES D'INTÉRÊT ESTHÉTIQUE
11.3.1 Les paysages patrimoniaux
Ces secteurs désignent généralement des espaces agricoles reconnus par la collectivité pour ses caractéristiques paysagères
remarquables résultant de l'interrelation entre les facteurs naturels et humains qui méritent d'être conservés. Il y subsiste
généralement des bâtiments d'architecture traditionnelle qui reflètent les coutumes ancestrales. Ces paysages patrimoniaux
devront être identifiés dans les plans et règlements d'urbanisme des municipalités. Ces secteurs sont mis en valeur en raison de
leur intérêt historique, emblématique et identitaire sur le territoire de la MRC de Matawinie. Les caractéristiques qui prévalent pour
la reconnaissance de ces secteurs sont les suivants :
−
La sinuosité de certains rangs dans un paysage agricole vallonné et souvent encadré par des boisés;
−
La prédominance d'activités liées à l'agriculture et l'aviculture;
−
L'implantation des bâtiments :
Le long des rangs (en bordure ou en retrait),
D'un seul côté de la route,
Perpendiculairement à la route,
À flanc de colline,
D'architecture traditionnelle peu modifiée.
Tableau DP11-5 - Paysages patrimoniaux
Municipalité
Site
Rawdon
Chemin Morgan
Chemin Bélair
Route 337
Chemin Kildare
Chemin Forest
Saint-Alphonse-Rodriguez
Rang des Sables
Saint-Damien
Route 347
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 11 - Sites d'intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique
226
Municipalité
Site
Chemin Beauparlant
Chemin des Cascades
Sainte-Béatrix
Rang Sainte-Cécile
Route Saint-Vincent
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Rang de la Feuille d'Érable
Saint-Félix-de-Valois
Rang Saint-Pierre
Secteur Sainte-Cécile
Saint-Jean-de-Matha
Rang Saint-Guillaume
Rang Sainte-Louise
2e Rang Saint-Pierre
Route 337 (1er rang Saint-Pierre)
Rang Sainte-Louise Est
Rang Belle-Montagne
Rang de la rivière Blanche
11.4
LES SITES D'INTÉRÊT ÉCOLOGIQUE
11.4.1 Les habitats fauniques
On retrouve sur le territoire de la MRC de Matawinie quatre principaux types d'habitats fauniques à protéger :
−
Les aires de confinement du cerf de Virginie;
−
Les héronnières;
−
La tortue des bois;
−
Le rat musqué.
Ces habitats doivent être inscrits au SADR, comme exigé en vertu de l'article 128.5 de la Loi sur la conservation et la mise en
valeur de la faune. Les cartes municipales « Sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique » de l'annexe B présentent
l'ensemble de ces habitats ainsi cartographiés. Tous les habitats fauniques identifiés au SADR devront être localisés dans les plans
et règlements d'urbanisme des municipalités.
11.4.1.1 Les aires de confinement du cerf de Virginie
Le cerf de Virginie a su s'adapter au climat québécois en se confinant, durant l'hiver, dans des habitats connus sous le nom de
ravage. Le maintien de conditions adéquates d'habitat, dans ces territoires, est essentiel à sa survie et au maintien de sa population.
Tout comme les autres types d'habitats fauniques, celui du cerf de Virginie répond à des besoins bien spécifiques en termes d'abri,
de nourriture et de reproduction. La rigueur de l'hiver québécois incite les cerfs de Virginie à se regrouper pour mieux subsister et
à trouver un habitat qui offre des peuplements forestiers de plusieurs mètres de hauteur pour agir à titre d'écran protecteur des
vents et des prédateurs. Une nourriture de qualité, offrant du feuillage et des ramilles, est primordiale sans quoi leur survie pourrait
être menacée. Les activités de prélèvements forestiers et de chasse influencent aussi la dynamique des populations.
Les plans et règlements d'urbanisme des municipalités concernées devront identifier les aires de confinement du cerf de Virginie
connues sur leur territoire, conformément au SADR, et prévoir des dispositions compatibles avec celles identifiées au Document
complémentaire.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 11 - Sites d'intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique
227
Tableau DP11-6 - Aires de confinement du cerf de Virginie
Toponymie
No habitat
Superficie totale (ha)
Chertsey
06-14-9049-1993
3 026,4
Rawdon
06-14-9061-1993
1 586,6
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
06-14-9004-2002
2 741,4
Ouareau
06-14-9149-2002
640,6
Mont du Pimbina
06-14-9150-2002
359,5
Saint-Côme Est
06-14-9002-2006
604,9
Selon le Règlement sur les habitats fauniques, une aire de confinement de cerfs de Virginie (ravage) se définit comme :
« Une superficie boisée d'au moins 250 hectares, caractérisée par le fait que les cerfs de Virginie s'y regroupent
pendant la période où l'épaisseur de la couche nivale (neige) dépasse 40 cm dans la partie de territoire située au
sud du fleuve Saint-Laurent et à l'ouest de la rivière Chaudière ou dépasse 50 cm ailleurs. »
Seuls les ravages permanents de grande superficie, c'est-à-dire de plus de 2,5 km², qui présentent des conditions permanentes
d'abri et une bonne disponibilité de nourriture, font l'objet d'une protection légale.
11.4.1.2 Les héronnières
Les hérons sont très sensibles aux bruits et peuvent délaisser leurs nids s'ils sont dérangés durant la période de nidification. Selon
le Règlement sur les habitats fauniques, une héronnière se définit comme étant :
« Un site où se trouvent au moins cinq (5) nids tous utilisés par le Grand héron, le Bihoreau à couronne noire ou
la Grande aigrette, au cours d'au moins une des cinq dernières saisons de reproduction et la bande de 500 m de
largeur qui l'entoure, ou un territoire moindre, là où la configuration des lieux empêche la totale extension de cette
bande. »
Les plans et règlements d'urbanisme des municipalités concernées devront identifier les héronnières connues sur leur territoire,
conformément au SADR, et prévoir des dispositions compatibles avec celles identifiées au Document complémentaire. Le
Document complémentaire identifie des dispositions particulières visant à interdire la coupe des arbres qui servent à la nidification
et à restreindre le prélèvement forestier à l'intérieur de certains périmètres autour des nids pendant la période de nidification.
Tableau DP11-7 - Aires de nidification des hérons
Municipalité / Territoire
No habitat
Superficie de l'aire de
nidification (ha)
Toponymie
Chertsey
03-14-0144-2006
0,6
Lac Albert
Rawdon
03-14-0145-2006
0,4
Lac Christine
11.4.1.3 La tortue des bois
La tortue des bois est l'une des huit espèces de tortues d'eau douce présentes au Québec. Bien que cette tortue soit très associée
aux cours d'eau, elle utilise de façon importante le milieu terrestre pendant sa période active. En fait, l'utilisation de l'habitat par la
tortue des bois est fonction des différents besoins de son cycle vital.
Selon le Règlement sur les espèces fauniques menacées ou vulnérables et leurs habitats, l'habitat de la tortue des bois se définit
comme :
« Un territoire constitué d'un cours d'eau et d'une bande de terrain, de chaque côté de celui-ci, servant à la
reproduction, à l'alimentation ou au repos pour cette tortue, identifié par un plan dressé par le ministre. »
Les plans et règlements d'urbanisme des municipalités concernées devront identifier les habitats de la tortue des bois connus sur
leur territoire, conformément au SADR, et prévoir des dispositions compatibles avec celles identifiées au Document
complémentaire. Le Document complémentaire identifie des dispositions particulières visant à interdire la coupe des arbres et à
restreindre l'implantation de nouvelles constructions. Des habitats de la tortue des bois ont été spécifiquement identifiés dans deux
îlots déstructurés, soit l'îlot déstructuré de la rivière Noire à Saint-Jean-de-Matha (annexe B-SJM-7) et l'îlot déstructuré des Brises-
B à Saint-Damien (annexe B-SDA-7).
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 11 - Sites d'intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique
228
11.4.1.4 Le rat musqué
Au moyen d'un inventaire aérien, la présence de huttes du rat musqué a été identifiée dans un marais du lac Maskinongé. Cet
habitat est susceptible de s'étendre sur le territoire de la municipalité de Saint-Damien, car comme précisé dans le Règlement sur
les habitats fauniques, l'habitat du rat musqué se définit comme suit :
« Un marais ou un étang d'une superficie d'au moins 5 hectares, occupé par le rat musqué. »
Les plans et règlements d'urbanisme des municipalités concernées devront identifier l'habitat du rat musqué connu sur leur
territoire, conformément au SADR, et prévoir des dispositions compatibles avec celles identifiées au Document complémentaire.
Le Document complémentaire identifie des dispositions particulières visant à interdire les différentes activités et tout ouvrage ou
construction.
Tableau DP11-8 - Habitat du rat musqué
Toponymie
No habitat
Superficie totale (ha)
Lac Maskinongé - Anse aux Outardes
11-14-0121-1992
9,1
11.4.2 Les habitats floristiques
On trouve sur le territoire de la MRC de Matawinie deux espèces floristiques considérées vulnérables :
−
L'ail des bois (allium tricoccum);
−
Le conopholis d'Amérique (conopholis americana);
Ces habitats sont inscrits au SADR en vertu de l'article 15 de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. Le Document
complémentaire identifie des dispositions particulières visant à protéger les habitats floristiques ainsi définis.
11.5 LES SITES D'INTÉRÊT DU TERRITOIRE NON ORGANISÉ
Comme précisé au premier paragraphe du chapitre 11, les sites d'intérêt historique, culturel, esthétique et écologique doivent être
identifiés conformément à l'article 5, paragraphe 6 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.
La présente section est complémentaire aux éléments mentionnés précédemment et apporte des précisions sur les territoires
d'intérêts situés en TNO.
11.5.1 Les sites d'intérêt culturel en TNO
En TNO, les sites d'intérêt culturel sont situés sur le territoire de la réserve Atikamekw de Manawan.
Tableau DP11-9 - Sites d'intérêt culturel en TNO
Territoire
Site
Manawan
Église dite chapelle de Saint-Jean-de-Brébeuf
Presbytère de Saint-Jean-de-Brébeuf et ses bâtiments
secondaires
Cimetière de Saint-Jean-de-Brébeuf
Ces bâtiments sont issus des missions effectuées par l'église catholique à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. Il s'agissait
de la mission de Saint-Jean-de-Brébeuf qui avait débutée en 1895 lorsqu'un missionnaire s'installa à Manawan. La première
chapelle fut construite en 1904 et c'est en 1942 que la chapelle Saint-Jean-de-Brébeuf, mentionnée comme territoire d'intérêt
culturel, fut érigée. Le presbytère de Saint-Jean-de-Brébeuf à quant à lui été construit en 1960. Les sites d'intérêt culturels sont
illustrés à la Carte DP11-1.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 11 - Sites d'intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique
229
11.5.2 Les sites d'intérêt écologique en TNO
Trois types de territoires d'intérêt écologique sont présents en TNO.
−
Les héronnières;
−
Les zones d'occurrence de la tortue des bois;
−
Les écosystèmes forestiers exceptionnels.
11.5.2.1 Héronnières et zones d'occurrence de la tortue des bois
Tableau DP11-10 - Aires de nidification des hérons en TNO
Territoire
No habitat
Superficie de l'aire de
nidification (ha)
Toponymie
1. Pourvoirie Vent de la Savane
03-14-0140-2004
0,2
Lac Descoteaux
2. Parc du Mont-Tremblant
03-14-0122-2007
0,6
Lac Impérial
3. Parc du Mont-Tremblant
03-14-0118-2003
6,6
Lac Auger
4. ZEC Lavigne
03-14-0143-2006
0,3
Lac du Bois Franc
5. Parc du Mont-Tremblant
03-14-0139-2007
0,2
Petit lac des îles
Les héronnières et les zones d'occurrence de la tortue des bois (localisées le long du chemin du Parc) sont situées au sud du TNO
dans des territoires de structure faunique, soit des pourvoiries, des ZECs et le Parc national du Mont-Tremblant. Étant donné que
les projets de développement sur ces territoires doivent faire l'objet d'autorisations gouvernementales, la détermination de ces sites
d'intérêt écologique apporte une mesure de contrôle supplémentaire à la préservation de ces habitats. Les sites d'intérêt écologique
sont illustrés à la Carte DP11-2.
11.5.2.2 Les écosystèmes forestiers exceptionnels
Les écosystèmes forestiers exceptionnels (EFE) situés en TNO sont tous désignés à titre de forêts anciennes. Ce qui distingue
une forêt ancienne, c'est que le peuplement forestier n'a pas été modifié par l'homme, qu'il n'y a eu aucune perturbation majeure
récente et qu'il y a présence de très vieux arbres. Les EFE du TNO sont situés au nord du territoire et sont illustrés en vert sur la
Carte DP11-3. Ils sont désignés sous les appellations suivantes :
−
Forêt ancienne du Lac-Villiers;
−
Forêt ancienne du Lac-des-Faucons;
−
Forêt ancienne du Lac-Hastel;
−
Forêt ancienne du Lac-Métabeskéga;
−
Forêt ancienne du Lac-Gagnon.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 11 - Sites d'intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique
230
Carte DP11-1 - Sites d'intérêt culturel en TNO
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 11 - Sites d'intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique
231
Carte DP11-2 - Héronnières et zones d'occurrence de la tortue des bois en TNO
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 11 - Sites d'intérêt d'ordre historique, culturel, esthétique ou écologique
232
Carte DP11-3 - Écosystèmes forestiers exceptionnels en TNO
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
233
CHAPITRE 12 - TRANSPORTS
12.1 L'ORGANISATION FONCTIONNELLE DU SYSTÈME ROUTIER
En Matawinie, l'organisation régionale repose essentiellement sur l'efficacité du réseau routier. Deux axes routiers nord-sud
déterminent l'ossature de base du système routier. Du côté ouest, il y a l'axe de l'Autoroute 25 et de son prolongement, la Route
125, qui relie Montréal à Saint-Donat via Laval, Terrebonne, Mascouche et Rawdon. Du côté est, il y a l'axe de l'Autoroute 31,
prolongée par la Route 131, reliant Montréal à Saint-Michel-des-Saints via Repentigny, L'Assomption, Joliette et Saint-Félix-de-
Valois.
Il n'y a que trois MRC au Québec à n'être pas desservies par un réseau autoroutier, soit la Matawinie, le Granit et Abitibi Ouest.
Et, à la différence des deux autres, la Matawinie est située en plein centre-sud du Québec.
La classification fonctionnelle utilisée par le MTMDET donne une image assez précise du caractère fonctionnel qu'il reconnaît au
réseau routier matawinien, dans le sens de l'interconnexion entre la Matawinie et les villes de Joliette et Montréal.
12.1.1 Les axes nord-sud
L'appréciation de la fonctionnalité
Le niveau de service des routes nord-sud est considéré globalement comme passable à cause des nombreuses améliorations qui
ont été apportées au cours des 50 dernières années. Cela signifie que dans l'ensemble, considérant à la fois la classification
fonctionnelle et le débit de circulation observé, le niveau d'utilisation est situé au-dessus du niveau du design routier actuel. Ainsi,
certaines sections de la Route 125, soit celles comprises entre Chertsey et Entrelacs, se retrouvent au-dessus des standards
exigés, alors que dans d'autres cas, comme entre Saint-Esprit et Rawdon, elle se trouve nettement au-dessous des normes de
design requises.
On observe un très faible taux de dépassement sur tout le système routier, à l'exception de la Route 125 entre Rawdon et Saint-
Donat. Ces taux de dépassement doivent normalement se situer au-dessus de 60 % pour une route régionale et au-dessus de
40 % pour une route collectrice. Les contraintes topographiques, et bien sûr le fait que peu de travaux de réfection majeurs aient
été entrepris hormis pour la Route 125, expliquent cette situation.
Selon les travaux prévus par le MTMDET dans le plan de réfection de la Route 131 entre les municipalités de Saint-Félix-de-Valois
et de Saint-Michel-des-Saints, le taux de dépassement devrait passer de 19 % à 31 %. Les travaux sont prévus sur les segments
qui occasionnent actuellement un ralentissement dû au camionnage et non pas ceux qui favoriseraient prioritairement une
augmentation du taux de dépassement.
On peut donc conclure que des efforts majeurs restent à faire pour ce qui est des axes 125 et 131, d'autant plus que ce sont les
deux axes routiers nord-sud les plus structurants pour le développement régional non seulement de la Matawinie, mais aussi de
toute la région de Lanaudière.
12.1.2 Les axes est-ouest
L'appréciation de la fonctionnalité
On aura constaté que la discontinuité des liens routiers entre les comtés de Montcalm et de Joliette est un héritage du passé, plus
particulièrement apparent dans les axes est-ouest de la région.
Le résultat de la classification du réseau supérieur vient consacrer la dépendance interrégionale nord-sud de la MRC de Matawinie
et le caractère dysfonctionnel des axes est-ouest. Pour bien situer les enjeux de cette planification, une réflexion a été faite quant
aux fonctions régionales spécifiquement touchées par ces lacunes.
L'axe Chertsey/Saint-Alphonse-Rodriguez/Saint-Jean-de-Matha répond principalement au déplacement des résidents et des
villégiateurs et, à un degré moindre, au transit intermunicipal à des fins primaires, commerciales et touristiques.
L'axe Notre-Dame-de-la-Merci/Saint-Côme/Saint-Damien est appelé à répondre aux besoins interrégionaux à des fins de
récréotourisme et de transport forestier, en plus du transit commercial.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
234
Plus au nord, l'axe L'Annonciation/Saint-Michel-des-Saints devient une route interrégionale utilisée prioritairement pour le transport
de bois et aussi par le tourisme.
12.1.3 La priorisation des interventions sur le réseau routier
Le développement et l'aménagement du territoire s'est toujours fait en fonction des axes de transport, autrefois maritimes et
terrestres et maintenant routiers. Dans le présent contexte de croissance et de développement du territoire de la MRC de Matawinie,
un positionnement à l'égard des priorités d'interventions sur le réseau routier supérieur s'avère essentiel, notamment afin d'accéder
au financement provenant du MTMDET.
En plus de tenir compte du portrait actuel du réseau routier de la MRC, ce positionnement doit idéalement se faire en fonction des
priorités d'aménagement et de développement du territoire. Ainsi, quelques éléments sont à prendre en considération dans le cadre
de l'analyse préalable à la priorisation :
−
La MRC de Matawinie est une des seules au Québec à n'être pas desservie par le réseau autoroutier sur son territoire;
−
Aucune route nationale ne traverse son territoire selon la classification du MTMDET;
−
Importante déficience d'un lien est-ouest reliant la Mauricie et les Laurentides;
−
Deux routes régionales nord-sud assurent une pénétration sur le territoire et l'accessibilité aux ressources.
Ce bref portrait ainsi que les intentions de la MRC à cet égard permettent de conclure que les priorités doivent se concentrer sur
les routes 131 et 125. Afin de bien mener la réflexion sur la priorisation, voici quelques constats sous forme de tableau. À noter
que ceux-ci sont représentés sur la carte A-4 « Priorisation des interventions sur le réseau routier supérieur » de l'annexe A.
Route régionale 125
Route régionale 131
Voie d'accès pour un des plus grands parcs nationaux du
Québec (Parc du Mont-Tremblant)
Voie d'accès pour tout le nord du territoire de la MRC, dont
le TNO qui compte plus de 7 000 km2
Investissement pour les améliorations requises principalement
au sud de la route, davantage dans la MRC Montcalm
− Retombées économiques de moindre importance pour la
MRC
La route dessert le territoire au niveau de plusieurs fonctions
− Exploitation des ressources (foresterie)
− Territoires structurés (ZECs et pourvoiries)
− Concentration de parcs régionaux
Circulation fluide entre Chertsey et Saint-Donat
− Niveau de déplacement acceptable
− Fluidité de la circulation par la présence de deux (2) voies sur
une distance importante
− Sécurité et visibilité
Connexion directe avec la « capitale » régionale de
Lanaudière : Joliette
− Pôle de services/institutions/commerces
Poursuite de l'axe « fort » de la 25 avec la numérotation
conséquente 25 > 125. Comme la 117 avec la 15, la 125 devrait
être considérée par le MTMDET comme une route nationale.
Aussi, poursuite de la « logique du réseau supérieur » Centre-
ville de Montréal - Boulevard Notre-Dame - 25 - Pont 25 - 25
(Laval-Terrebonne-Mascouche) - Lanaudière.
Plus grande problématique de circulation
− Au sud : fluidité restreinte
− Au nord : Sécurité routière, visibilité en raison de la
sinuosité, éclairage déficient, peu de possibilités de
dépassement
Absorbe la circulation supplémentaire provenant des
Laurentides et permet de profiter de l'achalandage pour mettre
en valeur la Matawinie.
Investissements pour les améliorations de la route
− Retombées économiques importantes pour la MRC
Mène vers un pôle touristique à rayonnement provincial dans la
MRC, Saint-Donat, en traversant cinq municipalités.
Connexion à une population autochtone
Lien le plus direct entre la MRC et la CMM qui représente la
masse critique de villégiateurs.
Présence d'un pôle de développement à rayonnement
international : Parc régional du Lac Taureau
Rawdon, porte d'entrée du sud-ouest de la MRC et municipalité
la plus populeuse de la MRC, est dans l'axe de la Route 125.
Traverse le secteur est de la MRC, représente l'axe le plus
direct vers le nord à partir de Joliette et s'identifie fortement
comme étant une route lanaudoise. Tout en traversant cinq
municipalités de la MRC, c'est elle qui permet
l'interconnexion est-ouest la plus efficace.
Fluidité difficile entre Saint-Esprit et Rawdon.
Devrait être considérée par le MTMDET comme une route
nationale.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
235
Route régionale 125
Route régionale 131
Régions administratives voisines ont toutes des axes
structurants pénétrant au nord de celles-ci (A-15 dans les
Laurentides et A-55 dans la Mauricie).
Est située au cœur de plusieurs territoires structurés où la
pratique récréotouristique est dynamique (ZECs,
pourvoiries, réserves fauniques) et présente donc un fort
potentiel de développement récréatif.
Régions administratives voisines ont tous des axes
structurants pénétrant au nord de celles-ci (A-15 dans les
Laurentides et A-55 dans la Mauricie).
Indications contradictoires et complexes afin de pénétrer
dans le secteur nord de la Matawinie.
Notons qu'afin de maintenir une desserte adéquate et sécuritaire du territoire, particulièrement dans l'axe est-ouest correspondant
à l'actuelle Route 3 traversant le Parc national du Mont-Tremblant, l'amélioration et le développement de ce lien routier constituent
aussi une priorité de la MRC de Matawinie. C'est pourquoi la MRC assure la coordination au sein du Comité pour la Route 3 afin
de développer ce lien routier entre Saint-Donat et Saint-Michel-des-Saints. Ainsi, cet axe permettrait de boucler les deux principales
voies de pénétration du territoire que représentent les routes 125 et 131. En plus des avantages en termes routiers, la création de
cette boucle permettrait de mettre en valeur certains secteurs du Parc du Mont-Tremblant. De plus, elle permettrait l'identification
d'une route touristique qui mettrait en valeur les potentiels du territoire.
12.1.4 Les composantes du réseau routier
La présente analyse des composantes du réseau routier évalue ses forces, ses faiblesses et sa capacité, permettant ainsi d'établir
des priorités pour agir efficacement sur l'ensemble du territoire de la MRC de Matawinie. Pour chaque catégorie de routes, la
classification fonctionnelle établie par le MTMDET est présentée. Sont également incluses, pour le réseau régional, des
informations sur les mouvements de circulation ainsi que sur le niveau d'utilisation. Finalement, l'appréciation du niveau de service
pour trois des cinq catégories présentées est analysée. L'Annexe A-5 présente la carte de la classification fonctionnelle du réseau
routier régional.
a)
Le réseau national
La classification fonctionnelle
Ce réseau comprend les axes routiers interrégionaux et sert de liaison entre les agglomérations principales (généralement de
25 000 habitants et plus). Règle générale, les standards de ces routes sont élevés afin de satisfaire à un fort volume de circulation
se déplaçant rapidement, et ce, sur de longues distances. On ne dénombre aucune route nationale à l'intérieur du territoire de la
Matawinie.
b)
Le réseau régional
La classification fonctionnelle
Les routes classées dans cette catégorie servent de lien entre les agglomérations secondaires (généralement de 5 000 à 25 000
habitants), de même qu'entre celles-ci et les agglomérations principales. De plus, elles desservent les centres ruraux (moins de
5 000 habitants) à vocation industrielle, ainsi que les stations touristiques majeures et les installations de transport d'importance
régionale. Il s'agit pour la MRC de Matawinie des routes 125, 335, 341, 347, 348, 131, 329 et une partie de la route 337.
Les mouvements de circulation
Considérant la localisation géographique de la MRC et l'orientation des routes, le mouvement de circulation naît généralement
dans les municipalités de la Matawinie pour se diriger vers les agglomérations de Montréal et de Joliette et se distribue, pour ce
faire, sur les différents axes routiers selon la destination des voyageurs. Il existe un flux inverse, principalement vers les
municipalités de Rawdon et de Saint-Félix-de-Valois, mais de moindre importance. Notons aussi les déplacements provenant des
grands centres urbains et largement influencés par l'activité touristique et de villégiature. Globalement, ces mouvements sont
beaucoup plus intenses durant la période estivale, car le flux touristique se conjugue au flux quotidien. Toutefois, la tendance que
l'on observe depuis les dernières années est que le flux est soutenu tout au long de l'année. Mentionnons enfin l'existence d'un
mouvement pendulaire intermunicipal associé aux loisirs et à la consommation de biens et services.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
236
Tableau DP12-1 - Interventions projetées sur le réseau routier
Programmation des travaux routiers 2017-2019 - Projets de 500 000 $ et plus
MRC de Matawinie
Municipalité principale
Intervention principale
Description du projet
investissements
Chertsey
Remplacement du tablier du pont
Réfection du tablier du pont situé sur le chemin du Lac-d'Argent au-dessus de
la rivière Trudel
Moins de 1 M$
Notre-Dame-de-la-Merci
Couche d'usure
Asphaltage de la Route 125, du chemin des Cyprès au chemin Saint-
Guillaume
1 M$ à 5 M$
Rawdon
Reconstruction du revêtement
Asphaltage de la Route 341, de la rue Albert à la rue Overdale
1 M$ à 5 M$
Réfection de systèmes structuraux
Réfection du pont situé sur la Route 337 au-dessus de la rivière Rouge
1 M$ à 5 M$
Saint-Donat
Couche d'usure
Asphaltage Route 329, à partir de la limite sud de Saint-Donat sur 6 km vers le
nord
Moins de 1 M$
Saint-Félix-de-Valois
Couche d'usure
Asphaltage routes 345, 131 et du chemin Barette dans le secteur urbain de
Saint-Félix-de-Valois
1 M$ à 5 M$
Saint-Jean-de-Matha
Réfection de systèmes structuraux
Réfection du pont sur la Route 337 au-dessus de la rivière Noire
1 M$ à 5 M$
Saint-Zénon
Réfection de ponceaux
Réfection de ponceaux sous la Route 131
Moins de 1 M$
Réfection de ponceaux
Réfection de ponceaux sous les routes 131 et 347
Moins de 1 M$
TNO - Lac-Matawin
Reprofilage de matériaux granulaires
Réfection de chaussée en gravier, chemin de Manawan
1 M$ à 5 M$
Source : Ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports, Programmation 2017-2019 pour la région de Lanaudière
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
237
Le niveau d'utilisation
Dans la recherche d'un parachèvement du système autoroutier dans l'axe de l'Autoroute 25, on devrait aussi tenir compte des
aménagements autoroutiers déjà en place au nord du village de Chertsey. Quant à l'Autoroute 31, il serait opportun de prévoir son
extension au-delà du Deuxième Rang Ramsay (Route 348) de manière à dépasser les deux carrefours décalés de la Route 348
sur la Route 131. Bien que la visibilité à l'approche de ces carrefours puisse être acceptable présentement, on doit reconnaître
qu'ils constitueront un changement brutal en termes de design routier et un risque accru d'accidents pour les véhicules circulant
en direction nord.
L'appréciation du niveau de service
La majorité des routes de catégorie régionale offre un niveau de service acceptable. Par contre, certains segments de route
demeurent problématiques en raison d'un faible niveau de confort et de sécurité. Cette situation est provoquée par des
caractéristiques géométriques déficientes, telles une série de courbes non conformes. Prenons l'exemple de la Route 131 à la
hauteur du Parc régional des Sept-Chutes. Les courbes ont pour effet de provoquer une diminution considérable de la vitesse de
roulement. On remarque aussi que sur la plupart des routes régionales, les tracés de dépassement se font rares. Toutefois,
quelques améliorations ont été apportées au réseau routier au cours des dernières années, notamment à la Montée du Pain de
sucre à Saint-Jean-de-Matha. Une deuxième voie a été ajoutée pour permettre le dépassement.
c)
Le réseau collecteur
La classification fonctionnelle
Les routes collectrices permettent de relier les centres ruraux (agglomérations de moins de 5 000 habitants) aux agglomérations
plus importantes. Ces routes drainent le trafic des routes locales vers le réseau régional. Tout en donnant accès au réseau local,
elles reçoivent une circulation de transit qui peut dépasser la simple utilisation locale. En Matawinie, une partie de la Route 337, la
Route 343, le chemin du Nordet et le chemin de Sainte-Béatrix font partie de cette classe.
L'appréciation du niveau de service
On observe, pour les routes collectrices, que l'écart est plus important entre l'état de ces routes et les standards normalement
requis. On retrouve, dans bien des cas, un très faible niveau de confort et de sécurité pour les usagers. Plusieurs anomalies ont
été décelées. Aux caractéristiques géométriques souvent déficientes s'ajoute un aménagement riverain souvent trop lourd. Sur
plusieurs de ces routes, les tracés de dépassement sont quasi inexistants. Dans d'autres cas, ces routes traversent des villages
ou sillonnent des cours d'eau, ce qui provoque une diminution considérable de la vitesse d'usage.
Les largeurs d'emprises souvent sous les normes, des courbes non standards, une multiplication d'entrées privées et
d'intersections ainsi que des terrains accidentés sont les raisons qui causent une perte d'efficacité. Mentionnons également que la
présence de piétons et de cyclistes est une autre source de conflits avec la circulation de transit.
d)
Le réseau local
La classification fonctionnelle
La classification fonctionnelle adoptée par le MTQ contient une section sur le réseau routier local. En voici l'essentiel. La route de
classe locale 1 est généralement un chemin de rang que la municipalité voit comme un lien intermunicipal. Il peut arriver que
certaines municipalités n'identifient aucune route locale appartenant à cette classe parce qu'elles jugent que les routes de classe
supérieure jouent très bien ce rôle. Par sa fonction, la route locale 1 assume donc un certain transit intermunicipal, même si l'accès
à la résidence demeure sa principale fonction.
Les chemins de rang, de même que plusieurs chemins créés durant les années 60 pour donner accès aux hameaux, sont classés
à priori routes locales 2, à l'exception des rares chemins locaux classés locale 1. Ces chemins ont pour principale fonction de
donner accès à la résidence et la circulation de transit intermunicipale, s'il y en a, demeure négligeable.
Les chemins de classe locale 3 comprennent toutes les autres rues et chemins. Cette composante du système routier donne
essentiellement accès à la résidence et ne supporte pas de transit intervillageois.
À noter que la MRC a réalisé un plan d'intervention en infrastructures routières locales (PIIRL) et que ce document a été approuvé
par le MTMDET le 3 octobre 2016. Il s'agit d'un outil de planification qui fait le lien entre la priorisation des travaux et la
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
238
hiérarchisation du réseau routier local en tenant compte de données socioéconomiques, de l'état du réseau et du niveau de service
souhaité. L'objectif principal du PIIRL est d'optimiser les investissements réalisés sur le réseau routier local de niveaux 1 et 2. Plus
précisément, à la suite de l'élaboration d'un profil socioéconomique, ce sont 251,4 kilomètres de routes locales de niveaux 1 et 2
qui ont été priorisés (26,5 % des routes locales de niveaux 1 et 2 de la MRC, comme indiqué au Tableau DP12-2) et qui
bénéficieront d'interventions à réaliser sur la chaussée ou les ponceaux totalisant un investissement de 26 257 864 $ sur cinq ans
(les investissements à réaliser par municipalité sont indiqués à l'Illustration DP12-1). Ces investissements seront réalisés avec la
contribution d'une aide financière découlant du Programme de Réhabilitation du réseau routier local (RRRL), volet Redressement
des infrastructures locales qui peut accorder une subvention maximale de 75 % des coûts admissibles.
Tableau DP12-2 - Routes locales de niveaux 1 et 2 priorisées dans le cadre du PIIRL
Municipalité
Priorisation
Locals 1 (km)
Locales 2 (km)
Total (km)
% priorisé
Chertsey
35,6
27,6
63,2
25,1 %
Entrelacs
-
3,9
3,9
1,6 %
Notre-Dame-de-la-Merci
-
5,3
5,3
2,1 %
Rawdon
-
5,3
5,3
2,1 %
Saint-Alphonse-Rodriguez
7,4
5,1
12,5
5,0 %
Saint-Côme
-
7,9
7,9
3,1 %
Saint-Damien
-
11,9
11,9
4,7 %
Saint-Donat
6,2
13,7
19,8
7,9 %
Sainte-Béatrix
-
17,3
17,3
6,9 %
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
-
5,7
5,7
2,3 %
Sainte-Marcelline-de-Kildare
2,3
-
2,6
1,0 %
Saint-Félix-de-Valois
8,9
-
8,9
3,5 %
Saint-Jean-de-Matha
3,1
19,2
22,4
8,9 %
Saint-Michel-des-Saints
-
37,1
37,1
14,8 %
Saint-Zénon
-
8,6
8,6
3,4 %
Saint-Guillaume-Nord (TNO)
-
19,0
19,0
7,6 %
Total
63,5
187,6
251,4
26,5 %
L'appréciation du niveau de service
Cette appréciation porte sur une partie du réseau local, soit les routes locales 1. Ces routes servent à relier de petites municipalités
entre elles. Souvent, elles ont un très faible niveau de confort et de sécurité et ne constituent pas un lien adéquat. Le Rang 4,
menant de Chertsey à Saint-Alphonse-Rodriguez, en est un bel exemple. Plusieurs tronçons de cette route présentent des
caractéristiques géométriques dangereuses. Cette route est parsemée de côtes, de courbes et de carrefours. La qualité de la
surface de roulement est très mauvaise à bien des endroits, sans parler du dépassement. Cette situation provoque un
ralentissement considérable à toute circulation locale et de transit. Plusieurs routes de même acabit subissent aussi une perte de
fonctionnalité. Devant cette situation, il est impératif d'intervenir pour rétablir, ou du moins améliorer, les conditions d'utilisation des
routes par diverses mesures correctives.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
239
Illustration DP12-1 Investissements à réaliser par les municipalités dans la mise en œuvre du plan quinquennal du PIIRL
e)
Le réseau de chemins d'accès aux ressources
Les chemins compris dans cette classe conduisent à des zones d'aménagement forestier et minier, à des installations
hydroélectriques, à des zones de récréation et de conservation de responsabilité gouvernementale (parcs, réserves fauniques,
etc.) On dénombre plusieurs routes d'accès aux ressources sur le Territoire non organisé, dont celles donnant accès au Parc
national du Mont-Tremblant et aux réserves fauniques Rouge-Matawin et Mastigouche, ainsi que le chemin de Manawan, qui
dessert également une localité isolée.
f)
L'importance de la largeur d'emprise et du taux de dépassement dans la caractérisation du niveau de service
Dans l'analyse que l'on peut faire de l'appréciation du niveau de service du réseau routier, mentionnons que la largeur d'emprise
est un paramètre qui résume bien la fonctionnalité de la route. Par exemple, les routes rurales existantes qui ont une largeur
d'emprise de 10 mètres correspondent généralement aux anciens chemins de colonisation. La route reliant le village de Chertsey
au « pont du Gouvernement » qui traverse la rivière Ouareau en est un bon exemple. En plus d'être très étroite, cette route est très
sinueuse. On constate, en quelque sorte, qu'il s'agit d'une ancienne route qui n'a pas connu d'amélioration significative en termes
de tracé, bien que l'état de la chaussée ait été grandement amélioré.
En comparaison, l'ancienne Route 18 qui était d'aspect identique, soit l'actuelle Route 125, a été complètement transformée pour
lui donner un tracé rectiligne permettant une circulation à plus haute vitesse et des possibilités de dépassement en maints endroits.
Quant à sa largeur d'emprise, elle est passée de 10 à 30 mètres. C'est dans ce sens que la largeur d'emprise et le taux de
dépassement sont les signes les plus simples permettant d'illustrer le niveau de service que peut offrir une route.
Plusieurs tronçons de route ayant une emprise inférieure à 15 mètres sont situés sur les axes est-ouest. Souvent, ces segments
suivent des tracés très sinueux qui traversent des secteurs de villégiature sur le pourtour des lacs. Les routes ayant une emprise
supérieure à 20 mètres, plus particulièrement celles de direction nord-sud, sont donc celles qui ont été le plus améliorées par
rapport aux anciens chemins de colonisation. Ces améliorations ont été faites au bénéfice des agglomérations de Joliette et de
Montréal qui exercent une attraction majeure sur la Matawinie.
Règl. 236-2023
12.1.5 La gestion des corridors routiers
Tout le développement qui se fait le long d'une route impose une pression sur celle-ci. L'urbanisation diffuse ainsi que le
développement peu encadré aux abords des routes régionales et collectrices porte fréquemment atteinte à la sécurité routière et
à la fluidité de la circulation sur ces axes. De nombreuses problématiques peuvent être adressées efficacement par une planification
intégrée de la mobilité avec l'aménagement du territoire, notamment : la faible efficacité d'une desserte par des modes de transport
alternatif, la diminution de la fonctionnalité du réseau par la multiplication du nombre d'accès, la distraction au volant, de même
0
1 000 000
2 000 000
3 000 000
4 000 000
5 000 000
6 000 000
7 000 000
8 000 000
Chertsey
Notre-Dame-de-la-Merci
Saint-Alphonse-Rodriguez
Saint-Côme
Saint-Donat
Saint-Félix-de-Valois
Sainte-Marcelline-de-Kildare
Saint-Zénon
Plan quinquennal - Répartition des investissement par municipalité
Investissement quinquennal
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
240
que la diminution de la qualité paysagère. Ainsi, les thématiques que le SADR aborde en matière de gestion des corridors routiers
sont les suivants :
−
Les intersections et les entrées charretières;
−
Les contraintes de bruit associées à la circulation;
−
La qualité visuelle de la zone d'ambiance aux abords des corridors routiers.
Règl. 207-2019
12.1.5.1 La gestion des intersections et des entrées charretières
Tel que mentionné dans les objectifs découlant des orientations en matière de transport, il est nécessaire que la municipalité réalise
une planification et propose des moyens concrets, au plan d'urbanisme et dans sa réglementation d'urbanisme, afin de limiter les
intersections et les accès aux abords de certaines routes principales du réseau supérieur, particulièrement en dehors des
périmètres d'urbanisation.
Concernant la planification de l'aménagement des accès riverains à ces routes, il importe que la municipalité impose un nombre
limité d'accès en plus de certaines normes de conception géométrique (surtout en ce qui concerne la largeur), de même que toute
autre mesure qu'elle juge appropriée afin d'améliorer la sécurité et la fluidité des corridors routiers, par exemple :
−
Encadrer la localisation des grands générateurs de déplacement (étudier les impacts sur la circulation avant de les
autoriser);
−
Encadrer les accès aux autobus près des établissements scolaires;
−
Réglementer la localisation des accès;
−
Etc.
De plus, le MTQ a mis au point une formule d'entente sommaire, qui lie la municipalité et le ministère, relative à une évaluation
préalable de chaque projet qui comprend des travaux à l'intérieur des limites d'emprise d'une route du réseau supérieur. Les
interventions les plus fréquentes ont justement trait à l'aménagement d'entrées charretières et à l'affichage. Ainsi, il serait utile que
les normes prescrites à la réglementation d'urbanisme au niveau de la géométrie des accès aux corridors routiers correspondent
à ce qui est normalement exigé à travers cette entente, puisque la municipalité devrait déjà assujettir tout projet d'aménagement à
ces endroits à une évaluation par le MTQ avant que ne soit délivré le permis ou le certificat par la municipalité.
Au niveau de la planification des intersections de nouvelles rues locales à ces routes du réseau supérieur, il est recommandé que
la municipalité illustre, de façon schématique au plan d'urbanisme, la localisation projetée des intersections tout en maximisant les
espaces entre elles (en fonction de la classification fonctionnelle de la route et de sa vitesse affichée) et en prévoyant une
complémentarité du réseau municipal avec le réseau supérieur.
De plus, la municipalité peut exiger, préalablement à l'ouverture d'une nouvelle rue qui croise un corridor routier, la réalisation d'une
étude d'impact sur la circulation. Cette dernière doit toutefois obtenir un avis favorable du MTQ.
Les articles 8.1.1, 8.1.2 et 8.1.4 du Document complémentaire présentent le cadre normatif minimal devant être intégré à la
réglementation d'urbanisme.
Règl. 207-2019
12.1.5.2 La gestion de la contrainte bruit associée à la circulation
La gestion de la contrainte du bruit le long des principaux corridors routiers représente une autre préoccupation d'aménagement
importante qui peut se résoudre par une bonne planification du processus d'urbanisation. Pour bien situer cette contrainte, voici un
extrait du guide préparé à l'intention des MRC par le MTQ et un extrait de l'avis de l'Institut national de santé publique du Québec
(INSPQ) sur le bruit environnemental :
Le bruit de la circulation est une source de gêne potentiellement importante ressentie par les riverains des
infrastructures routières. Il se caractérise par une distribution linéaire (le long d'une route) issue de sources
ponctuelles (les véhicules) en mouvement.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
241
Bien que la perception du bruit varie beaucoup d'un individu à l'autre, il est clair que le bruit modifie les
comportements et engendre un stress qui agit sur tout le corps.
[...] Une zone sensible au bruit est définie comme étant une zone où l'utilisation du sol est résidentielle,
institutionnelle ou récréative. C'est une zone où la tranquillité et la quiétude revêtent un caractère important pour
l'accomplissement des activités humaines. Pour ce type de zone, un niveau sonore de 55 dBA Leq, 24 h et moins,
à l'extérieur, est acceptable et peut être considéré comme une norme souhaitable (recommandation de la Société
canadienne d'hypothèques et de logement, entre autres).
MTQ, Guide à l'intention des MRC,
Planification des transports et révision des schémas d'aménagement, mars 1995
Les conséquences du bruit environnemental sur la santé et la qualité de vie peuvent se prolonger même après
cessation de l'exposition et vont au-delà des effets sur l'audition.
− Le bruit environnemental occasionne d'autres effets sur la santé physique : perturbations du sommeil,
maladies cardiovasculaires. [...]
− Le bruit a également des effets de nature psychosociale : nuisance (gêne, dérangement), effets
cognitifs et difficultés d'apprentissage en milieu scolaire. Par ailleurs, le bruit environnemental est
source de plaintes et de poursuites, révélant des problèmes d'acceptation sociale. [...]
− Le bruit entraîne, de plus, des conséquences économiques [...]. Un des effets documentés est la baisse
de la valeur foncière des résidences affectées par le bruit des transports.
INSPQ, Avis sur une politique québécoise de lutte au bruit environnemental :
pour des environnements sonores sains, septembre 2015
Par ailleurs, le MTQ a adopté une « Politique sur le bruit routier » privilégiant essentiellement deux approches en matière
d'atténuation des impacts sonores : une approche corrective qui vise à corriger les principaux problèmes de pollution sonore, et
une approche de planification intégrée, qui consiste à prendre les mesures nécessaires pour prévenir les problèmes de pollution
sonore causés par la circulation routière. Les rôles et responsabilités des différents intervenants, notamment le MTQ, les MRC et
les municipalités, sont définis dans cette politique.
C'est dans ce contexte que des zones de contraintes de bruit routier préliminaires sont délimitées aux endroits où le débit journalier
moyen estival (DJME) observé est supérieur à 5000 et où la vitesse maximale autorisée sur les segments routiers du réseau
supérieur excède 50 km/h. À l'intérieur de ces zones, l'exercice d'un nouvel usage sensible de nature résidentielle, récréative et
institutionnelle est prohibé, sauf si des mesures d'atténuation adéquates (c'est-à-dire un écran antibruit ou l'insonorisation du
bâtiment) sont prévues et validées par une étude acoustique afin de ne pas excéder le niveau sonore extérieur de 55 dBA Leq, 24
h considéré comme un seuil acceptable dans la Politique sur le bruit routier du MTQ. Cette dernière étude pourrait également
démontrer que la distance séparatrice avec le réseau routier est suffisante, considérant les conditions existantes du terrain. Les
zones de contraintes sont illustrées à la carte A-6 « Contraintes de bruit routier » de l'annexe A.
Cependant, la MRC reconnaît que des usages de nature résidentielle, récréative et institutionnelle se sont implantés au cours des
dernières années à l'intérieur de ces zones de contrainte de bruit routier situées aux abords du réseau supérieur. Une
caractérisation de l'implantation des usages sensibles existants a été réalisée afin de déterminer des secteurs d'exception où un
cadre réglementaire plus souple pourrait permettre l'établissement d'un usage sensible dans les espaces vacants résiduels. Cet
exercice a eu plusieurs avantages, notamment d'assurer une consolidation de certains secteurs où se sont regroupés des usages
sensibles, d'assurer une continuité dans l'implantation du cadre bâti et de rentabiliser les investissements déjà consentis en matière
d'infrastructure.
L'article 8.1.3.3 du Document complémentaire présente les modalités relatives aux contraintes de bruit routier applicables aux
abords de certains segments du réseau routier supérieur.
Règl.207-2019
12.1.5.2.1 Les secteurs d'exception aux marges de recul applicables aux abords de certains segments du
réseau routier supérieur
(ABROGÉ)
Règl. 207-2019
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
242
12.1.5.3 L'entente administrative avec le MTMDET relativement à la délivrance de permis d'accès
(ABROGÉ)
Règl. 207-2019
12.1.5.4 La gestion de la zone d'ambiance
La qualité visuelle de la zone d'ambiance le long d'un corridor routier compte pour beaucoup dans la perception que développe le
résident ou le visiteur sur la qualité générale du paysage de la Matawinie. Quelques dispositions de base sont applicables au
maintien du couvert forestier, à l'affichage, à l'entreposage extérieur et aux aires de stationnement dans le cadre de la gestion des
corridors routiers, car ces éléments figurent déjà dans la réglementation d'urbanisme. Un normatif minimal est introduit au
Document complémentaire pour ces quatre éléments.
12.2 LA GESTION DU TRANSPORT DE PERSONNES
L'identification et l'estimation de la capacité de support des infrastructures régionales représentent un exercice fort pertinent dans
l'élaboration d'un dossier technique devant appuyer les orientations qu'un schéma d'aménagement doit contenir. Des contenus
relatifs à l'utilisation de ces infrastructures sont également requis dans l'optique d'en prévoir une utilisation rationnelle. La sécurité
routière, la gestion des corridors routiers et la planification des transports terrestres constituent de nouveaux volets de la
planification régionale.
12.2.1 La sécurité routière
Dans la MRC de Matawinie, les accidents sont reliés à plusieurs facteurs. Ainsi, on note une prolifération du nombre d'entrées
charretières sur les routes du réseau du MTMDET. Les causes d'accidents routiers reliées à la vitesse excessive sur certains
tronçons sont également des facteurs à prendre en considération. De plus, on note plusieurs déficiences géométriques associées
à une configuration dangereuse de la chaussée. Le Tableau DP12-5 présente la liste des collisions survenues dans les
municipalités entre 2008 et 2010, en fonction de leur gravité.
Tableau DP12-5 - Liste des collisions par municipalité - MRC de Matawinie - 2008 à 2010
Municipalité
Type de collision
2008
2009
2010
Total
Chertsey
Avec blessés
13
5
5
23
Matérielles
22
18
22
62
Entrelacs
Avec blessés
0
0
0
0
Matérielles
7
5
3
15
Notre-Dame-de-la-Merci
Mortelles
2
1
0
3
Avec blessés
0
1
2
3
Matérielles
1
1
12
14
Rawdon
Mortelles
1
0
0
1
Avec blessés
14
11
21
46
Matérielles
78
69
63
210
Saint-Alphonse-Rodriguez
Avec blessés
2
4
3
9
Matérielles
10
14
17
41
Saint-Côme
Avec blessés
3
2
2
7
Matérielles
11
4
15
30
Saint-Damien
Avec blessés
2
0
3
5
Matérielles
3
0
5
8
Saint-Donat
Mortelles
0
1
0
1
Avec blessés
3
4
10
17
Matérielles
16
27
30
73
Sainte-Béatrix
Avec blessés
0
0
7
7
Matérielles
1
7
7
15
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Avec blessés
5
3
0
8
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
243
Municipalité
Type de collision
2008
2009
2010
Total
Matérielles
17
4
9
30
Sainte-Marcelline-de-Kildare
Avec blessés
0
0
1
1
Matérielles
7
4
9
20
Saint-Félix-de-Valois
Avec blessés
14
7
9
30
Matérielles
32
26
16
74
Saint-Jean-de-Matha
Avec blessés
5
8
8
21
Matérielles
13
16
23
52
Saint-Michel-des-Saints
Avec blessés
4
3
4
11
Matérielles
14
6
14
34
Saint-Zénon
Mortelles
0
1
0
1
Avec blessés
4
3
2
9
Matérielles
14
8
10
32
TNO (Baie-de-la-Bouteille)
Avec blessés
0
2
2
4
Matérielles
1
1
1
3
Total - MRC de Matawinie
319
266
335
920
Source : Sûreté du Québec, base de données Accidents MRC Matawinie, avril 2013
12.2.2 Le transport collectif
Le MTMDET a produit, en décembre 1999, un rapport portant sur le diagnostic de la région de Lanaudière en matière de transport.
Ce rapport dresse le portrait des transports dans la région et met en évidence les principaux éléments de problématique. Un des
enjeux qui s'en dégage concerne l'importance de favoriser l'intégration et le développement des modes de transport collectif des
personnes et de continuer à offrir des services de qualité au meilleur coût, tout en évitant les dédoublements entre services et en
assurant une coordination entre les intervenants. Ce constat demeure d'actualité, et les efforts consentis pour offrir des services
de qualité à la population demeurent la préoccupation des instances impliquées dans le dossier.
12.2.2.1 Le partage des coûts et des responsabilités
À l'échelle politique régionale, un désir de conserver la gestion du transport collectif dans Lanaudière a mené à l'Arrêté du ministre
des Transports, en date du 19 décembre 2000, concernant la formation d'un comité de travail sur le transport collectif de personnes
dans la région de Lanaudière. Ce comité avait notamment pour mandat de définir les besoins du transport local et régional, d'estimer
les coûts de transport et la tarification des services et de proposer un partage des responsabilités et des contributions financières
entre les municipalités membres dans le cadre d'un projet d'entente constitutive.
Le rapport d'étude réalisé par la Table des préfets de Lanaudière a mené à l'annonce, par le ministre des Transports, de la création
par décret du Conseil régional de transport de Lanaudière (CRTL) en août 2002, un projet pilote d'une durée de trois ans. Depuis,
le mandat du CRTL a été reconduit tous les 5 ans. Le CRTL était constitué des municipalités régionales de comté de D'Autray, Les
Moulins, Joliette, L'Assomption, Montcalm et Matawinie.
En juin 2016, le gouvernement du Québec a adopté le projet de loi 76 qui impose des changements majeurs dans l'organisation et
la gouvernance du transport collectif dans la région métropolitaine de Montréal et Lanaudière. Le projet de loi, en vigueur depuis
le 20 mai 2016, institue l'Autorité régionale de transport métropolitain responsable de la planification des services de transport
collectif sur l'ensemble de son territoire et le Réseau de transport métropolitain responsable de l'exploitation de services de
transport collectif sur tout ou en partie de son territoire. Le projet de loi prévoyait également l'abolition du Conseil régional de
transport Lanaudière (CRTL) le 1er juin 2017.
Pour la période de transition du 1er juin 2017 au 31 décembre 2018, le projet de loi 76 oblige l'Autorité régionale de transport
métropolitain (ARTM) à offrir aux MRC de D'Autray, Joliette, Montcalm et Matawinie les services nécessaires à l'organisation et
l'opération du transport collectif de personnes sur l'ensemble du territoire des MRC.
Les MRC de D'Autray, Joliette, Montcalm et Matawinie ayant chacune déclaré leur compétence en matière de gestion des
opérations du transport en commun et du transport adapté sur leur territoire, chaque MRC sera responsable de l'organisation et de
l'opération du transport collectif de personnes sur l'ensemble de son territoire à compter du 1er janvier 2018 (fin de la période de
transition).
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
244
12.2.2.2 Les axes desservis par le Conseil régional de transport de Lanaudière
L'ensemble du réseau de transport en commun converge vers les deux centres urbains de Joliette et de Montréal. Le territoire de
la MRC de Matawinie est desservi par quatre circuits. En voici un bref aperçu :
Circuit 125 :
Dessert les municipalités de Rawdon, Chertsey, Entrelacs, Notre-Dame-de-la-Merci et Saint-Donat (reliant
Saint-Donat à Montréal)
Circuit 34 :
Dessert la municipalité de Rawdon (reliant Rawdon à Joliette)
Circuit 31 :
Dessert la municipalité de Saint-Félix-de-Valois (reliant Saint-Félix-de-Valois à Saint-Gabriel, Joliette et
Montréal). Ce circuit sera aboli le 31 décembre 2017.
Circuit 32 :
Dessert les municipalités de Saint-Michel-des-Saints, Saint-Zénon, Sainte-Émélie-de-l'Énergie, Saint-Jean-de-
Matha et Saint-Félix-de-Valois (reliant Saint-Michel-des-Saints à Joliette)
12.2.2.3 Le transport collectif non subventionné
Le Groupe Galland, principalement actif dans la région des Laurentides, offre un service de transport collectif interurbain entre
Mont-Laurier et Montréal. Le trajet comprend un arrêt dans la municipalité de Saint-Donat.
12.2.2.4 Le service de transport adapté
En ce qui concerne le transport adapté, la MRC de Matawinie est responsable de ce service sur son territoire. L'objectif de ce
service est de permettre aux citoyens vivant avec un handicap de se déplacer en toute quiétude et de façon efficace et accessible,
et ce, à coût raisonnable. Sur le territoire, en 2012, 768 usagers ont un dossier actif au Service de transport en commun adapté.
12.2.2.5 Le transport collectif en milieu rural
En août 2010, un circuit intégré subventionné en milieu rural a été mis sur pied entre les municipalités de Saint-Donat et Sainte-
Agathe-des-Monts. Ce circuit est opéré par Transport collectif Saint-Donat et dessert les municipalités de Saint-Donat, Lanthier,
Val-des-Lacs, Sainte-Lucie-des-Laurentides et Sainte-Agathe-des-Monts à raison de deux départs par jour (aller-retour). Ce circuit
permet de plus d'établir une correspondance avec les circuits du Transport collectif intermunicipal des Laurentides vers Mont-
Tremblant et vers Saint-Jérôme, à partir de Sainte-Agathe-des-Monts.
12.2.3 Le transport scolaire
Trois commissions scolaires couvrent le territoire de la MRC de Matawinie, soit les commissions scolaires Des Samares, Des
Laurentides et Sir-Wilfrid-Laurier.
Toutes les municipalités de la MRC de la Matawinie ont une école primaire ainsi qu'un réseau de transport local.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
245
Commission scolaire des Samares
Les élèves de niveau secondaire sont dirigés vers différentes écoles, selon la municipalité où ils résident. De façon générale, les
élèves du secondaire demeurant à Entrelacs, Notre-Dame-de-la-Merci, Rawdon, Saint-Alphonse-Rodriguez, Saint-Côme et Sainte-
Marcelline-de-Kildare vont à la Polyvalente des Chutes, à Rawdon. Il en est de même pour une petite partie des élèves de Chertsey.
Cependant, la plupart des élèves du secondaire demeurant à Chertsey vont à l'école secondaire du Havre-Jeunesse, à Sainte-
Julienne.
Toujours au niveau secondaire, les élèves de Saint-Jean-de-Matha, Saint-Félix-de-Valois, Sainte-Béatrix et Sainte-Émélie-de-
l'Énergie et les élèves de 5e secondaire de Saint-Damien vont à l'école secondaire L'Érablière, à Saint-Félix-de-Valois.
Les élèves du secondaire de Saint-Zénon et Saint-Michel-des-Saints fréquentent l'école secondaire Des Montagnes, à Saint-
Michel-des-Saints.
Commission scolaire des Laurentides
Les élèves de la municipalité de Saint-Donat peuvent fréquenter deux institutions, selon les options choisies. Ainsi, l'école
secondaire Sacré-Cœur située à Saint-Donat offre, pour les élèves des niveaux 1 et 2 du secondaire, l'option nature. Ces élèves
poursuivent leur formation à la Polyvalente des Monts, située à Sainte-Agathe-des-Monts, pour les niveaux 3 à 5. Pour les élèves
qui ne sont pas inscrits à l'option nature, ils sont dirigés vers la Polyvalente des Monts.
Commission scolaire Sir-Wilfrid-Laurier
L'école primaire et intermédiaire de Rawdon (Rawdon Elementary & Middle School) accueille les élèves anglophones des
municipalités de Rawdon, Chertsey, Sainte-Marcelline-de-Kildare, Saint-Alphonse-Rodriguez, Entrelacs et Notre-Dame-de-la-
Merci, de la maternelle à la deuxième année du secondaire.
12.2.4 Le transport par taxi
Le taxi est un moyen de locomotion pratique en milieu rural parce qu'il effectue le trajet qui répond précisément aux besoins du
client, mais onéreux parce que le client est seul à supporter les frais et parce qu'il y a généralement de grandes distances à
parcourir. Considérant les tarifs de base ainsi que les frais fixes aux kilomètres, les zones de taxis sont généralement limitées à un
territoire restreint. Toutefois, pour les personnes n'ayant que quelques courts trajets à effectuer sur une période mensuelle, il
demeure que l'utilisation de ce service est beaucoup moins onéreuse que la possession d'une automobile.
12.2.4.1 Les municipalités disposant d'un service de taxi
En Matawinie, seulement neuf municipalités bénéficient d'un service de taxi, pour un total de 12 entreprises et 18 véhicules circulant
sur appel. Les municipalités pourvues de ce service sont : Saint-Félix-de-Valois, Rawdon, Saint-Michel-des-Saints, Saint-Donat,
Saint-Jean-de-Matha, Chertsey, Saint-Alphonse-Rodriguez, Saint-Côme et Sainte-Marcelline-de-Kildare. C'est à Rawdon qu'on
retrouve le plus de taxis, pour un total de cinq.
Une seule entreprise de taxis, localisée à Saint-Michel-des-Saints, fait le transport entre la réserve atikamekw de Manawan et les
divers centres urbains. De plus, cette même entreprise dessert les populations de Saint-Michel-des-Saints et de Saint-Zénon.
La délivrance des permis de taxi relève de la Commission des transports du Québec et la règle veut qu'un seul permis soit délivré
à une entreprise de taxi par 1 000 habitants recensés et que, de façon générale, un minimum de deux soit émis par municipalité,
et ce, peu importe le nombre d'habitants recensés.
12.2.5 Le système ferroviaire
Le réseau ferroviaire en Matawinie est très peu développé et se limite à la municipalité de Saint-Félix-de-Valois. Il s'agit d'un
embranchement qui prend sa source à Lavaltrie et remonte vers Saint-Félix-de-Valois en passant par Joliette (Carte DP12-1). Ce
chemin de fer est propriété de l'industrie Bell Gaz située tout juste à l'est du périmètre d'urbanisation et dessert principalement les
deux entreprises qui y sont installées. La croissance de ces deux entreprises est directement liée à la présence du chemin de fer.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
246
Carte DP12-1 - Localisation du chemin de fer à Saint-Félix-de-Valois
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
247
Ce cas, qui dans le contexte de la Matawinie apparaît comme une particularité, porte tout de même à réflexion. Au cours des 50
dernières années, on a pu assister à un désengagement progressif des instances publiques par rapport à ce mode de transport,
pour céder la place au secteur privé qui s'est développé dans le domaine du camionnage. Or, depuis une dizaine d'années, soit
depuis que les entreprises ferroviaires ont été entièrement privatisées et surtout déréglementées, on assiste à une reprise du
transport par train.
Ce gain en compétitivité est d'autant plus remarquable que le transport par camionnage bénéficie grandement du fait que les coûts
de l'aménagement routier sont, toute proportion gardée, largement supportés par l'automobiliste. Certaines études tendent à
démontrer qu'en termes d'usure de la chaussée, un camion correspond à plus de 30 000 automobiles. Bien que les coûts des
permis pour le transport par camion soient astronomiques pour l'entreprise, ils demeurent bien en deçà des coûts réels. Les
transporteurs ferroviaires ne bénéficient pas de tels avantages.
Dans le contexte de la Matawinie, les municipalités de Rawdon et de Saint-Félix-de-Valois apparaissent davantage concernées
dans de telles perspectives.
La solution existant déjà en ce qui concerne Saint-Félix-de-Valois, on peut se permettre d'imaginer une liaison ferroviaire reliant
Rawdon à Mascouche et passant par les principales agglomérations que sont Saint-Julienne, Saint-Lin-des-Laurentides et
Laplaine. Ce lien pourrait se raccorder à la gare intermodale prévue au carrefour des autoroutes 25 et 640. Il est, cependant, peu
probable qu'un tel lien voit le jour dans le régime actuel où l'industrie du camionnage est nettement avantagée.
Dans la mise en place d'un service de transport régional des personnes, ces deux axes de chemin de fer pourraient aussi être
considérés comme alternative au transport par autobus.
12.3 LE CAMIONNAGE
La problématique du camionnage revêt une importance particulière dans la MRC. Ce mode de transport des marchandises est
intimement relié aux activités économiques, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la MRC. À cet égard, il apparaît opportun de
présenter une carte illustrant le réseau de camionnage établi par le MTMDET (voir Carte DP12-2).
La carte du réseau routier actuel montre qu'il existe une déficience marquée des liens est-ouest. En effet, peu de routes de transit
assurent le transport efficace des marchandises dans un axe est-ouest. Plus particulièrement pour le transport interrégional du
bois, deux axes sont visés. Le premier relie Sainte-Agathe à Saint-Gabriel-de-Brandon, pour acheminer le bois soit à Trois-Rivières
ou à Saint-Michel-des-Saints. Le deuxième, plus au nord, relie l'Annonciation à Saint-Michel-des-Saints.
La proportion de camions sur les routes est une donnée importante à considérer. Que ce soit au niveau de l'entretien des routes
(le passage d'un seul camion équivaut au passage de plusieurs milliers d'automobiles) ou encore au niveau de la sécurité, les
conflits entre ce type de véhicules, les autres usagers de la route et les populations riveraines iront en s'accroissant.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
248
Carte DP12-2 - Réseau de camionnage - MRC de Matawinie
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
249
12.4 LES TRANSPORTS ACTIFS
12.4.1 Le réseau cyclable
Le territoire de la MRC de Matawinie s'étendant sur une vaste superficie et présentant, pour plusieurs secteurs, une topographie
montagneuse, il favorise davantage l'utilisation de l'automobile pour parcourir les grandes distances entre chacune des
municipalités. Cette réalité territoriale est souvent perçue comme un frein au développement du réseau cyclable. Néanmoins, au
courant des dernières années, plusieurs sentiers ont été aménagés à l'échelle municipale et même intermunicipale. Ces
aménagements permettent de favoriser l'utilisation des modes de transport actif par la population locale ainsi que l'utilisation de
ces sentiers pour le cyclotourisme.
Le cyclotourisme est une activité dont la popularité ne cesse de croître au Québec depuis les dernières années. En effet, le
cyclotourisme combine plusieurs tendances actuelles, dont le transport durable, les vacances actives, les séjours expérientiels
ainsi que le contact avec la population locale. Territoire fortement associé au récréotourisme, la MRC de Matawinie ne possède
pas de réseau cyclable régional homologué Route Verte qui est recherché par cette clientèle. À cet effet, pour être homologués,
les aménagements doivent être accessibles à tous (parcours familial), sécuritaires et respectueux de l'environnement. Dans
l'optique d'amorcer le développement du réseau cyclable dans la MRC de Matawinie, l'identification de bandes cyclables sur le
réseau routier supérieur a été préconisée afin d'assurer la sécurité de l'ensemble des usagers par l'entretien adéquat des
accotements de ces routes, comme illustré à la Carte DP12.3. De plus, trois axes sont identifiés comme circuits potentiels à valeur
touristique permettant la création de plusieurs boucles traversant la Matawinie, mais dont le développement nécessite l'asphaltage
des routes 3 et 9, localisées dans le Parc national du Mont-Tremblant.
12.4.1.1 Réseau cyclable existant
Comme mentionné précédemment, de nombreux sentiers municipaux et intermunicipaux sont présents sur le territoire de la MRC
de Matawinie, allant de l'accotement cyclable au sentier multifonctionnel. Le Tableau DP12-6 présente le bilan du réseau cyclable
existant, qui est présent dans 11 municipalités du territoire (les municipalités de Chertsey, Entrelacs, Saint-Côme et Sainte-Béatrix
n'ont actuellement pas de réseau cyclable sur leur territoire).
Tableau DP12-6 - Réseau cyclable existant sur le territoire de la MRC de Matawinie
Municipalité
Type de voie
Localisation
Km
Notre-Dame-de-la-Merci
Sentiers multifonctionnels
Parc régional de la Forêt
Ouareau
35
Rawdon
Bande cyclable
Parc des chutes Dowrwin -
Polyvalent des Chutes
Rue Metcalfe - 13e avenue
5,2
1,3
Saint-Alphonse-Rodriguez
Sentiers multifonctionnels
Centre communautaire
rodriguais
Resto La P'tite Bouffe
Centre Plein air l'Étincelle
Le Cheval Bleu
40
Saint-Damien
Sentiers multifonctionnels -
ZenNature
Chemin Crique à David
45,5
Saint-Donat
Voie partagée
Accotement cyclable
Tour des deux lacs
Col de la Grise
Nordet/Val-des-Lacs
Saint-Côme
Saint-Faustin / Val-des-Lacs
Sainte-Lucie
Sainte-Marguerite/Lanthier
Tour de la Banlieue
Lac Tire
Chemin Charrette
Chemin de la Marguerite
Sentiers des Étangs
76,5
53,5
86,8
96,6
109
61,3
99
25
20
10,5
7,1
7,8
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
250
Municipalité
Type de voie
Localisation
Km
Sainte-Émélie-de-l'Énergie1
Bande cyclable
Secteur Ouest
Secteur Est
101
68
Sainte-Marcelline-de-Kildare
Bande cyclable
Pied-de-la-Montagne
3
Saint-Félix-de-Valois
Piste cyclable (voie
partagée et non partagée)
Avenue Beaubec
Avenue Beaulieu
Avenue Cézanne
Avenue des Pins
Avenue Lautrec
Avenue Poirier
Chemin de ligne Frédéric
Chemin des moulins
Chemin Saint-Norbert
Rang Castel d'Autray
Rang Castel-Hill D'autray
Rang de la Rivière
Rang Frédéric
Rang Saint-Pierre
Rue Annette
Rue Coutu
Rue des Loisirs
Rue Dufresne
Rue Lionel
Rue Michel
Rue Picasso
Rue Vincent
23,9
Saint-Jean-de-Matha
Piste cyclable
Rue du Collège
Rue Lessard
Rue de Carufel
Rue de Boishébert
1,5
Saint-Michel-des-Saints
Sentiers multifonctionnels -
ZenNature
Centre des Loisirs - rue
Chagnon
14,5
Saint-Zénon
Sentiers multifonctionnels -
ZenNature
Rang Saint-Joseph
14,5
Total
1 006,5
1 Les kilomètres indiqués pour la municipalité de Sainte-Émélie-de-l'Énergie comprennent des sections à l'extérieur de son territoire.
12.4.1.2 Circuits cyclables existants
Malgré l'absence d'un réseau cyclable homologué Route Verte, Vélo Québec fait la promotion d'un circuit nommé « Entre vallée et
montagnes » qui permet de sillonner le cœur de la MRC de Matawinie. D'une distance de 64,8 km, avec un degré de difficulté
assez important, ce circuit permet de parcourir les municipalités de Saint-Alphonse-Rodriguez, Sainte-Émélie-de-l'Énergie, Saint-
Jean-de-Matha et Sainte-Béatrix tout en admirant le paysage, tantôt agricole, tantôt montagneux.
12.4.1.3 Des activités en émergence
Dans l'optique de maximiser les sentiers récréatifs sur quatre saisons, la pratique du « fatbike » connaît une popularité grandissante
dans la MRC de Matawinie. L'attrait principal de cette activité est de permettre de rouler sur une surface habituellement non
accessible, ce qui rend l'expérience inédite. Ils permettent également de revivre en hiver les sensations procurées par le vélo de
montagne en sentier l'été (dépaysement, effort physique, sentiment de vitesse et de dépassement).
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
251
Carte DP12-3 - Réseaux de voies cyclables - MRC de Matawinie
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 12 - Transports
252
Tableau DP12-7 - Sentiers récréatifs de fatbike sur le territoire de la MRC de Matawinie
Municipalité
Type d'activités
Localisation
Km
Rawdon
Cross-country
Fatbike
Kinadapt
20
Notre-Dame-de-la-Merci
Cross-country
Forêt Ouareau
35
Saint-Alphonse-Rodriguez
Cross-country
Descente - Fatbike
Centre aux 4 sommets
31
Saint-Michel-des-Saints
Cross-country
Auberge du lac Taureau
23
Total
109
12.4.1.4 Initiatives municipales
Des initiatives à l'échelle municipale, mais dont le rayonnement fait connaître le territoire de la MRC tout en permettant de mettre
en valeur le cyclisme et les attraits touristiques, ont lieu dans certaines municipalités, notamment Saint-Donat. La « Cyclosportive
Saint-Donat le Nordet », activité annuelle, permet lors d'une compétition sportive de traverser le village pour ensuite circuler dans
les montagnes donatiennes et admirer le paysage.
De plus, plusieurs municipalités, lors de l'élaboration de plan de développement, reconnaissent le développement du réseau
cyclable comme un élément prioritaire. C'est notamment le cas dans la municipalité de Saint-Félix-de-Valois. D'autres, comme la
municipalité de Saint-Jean-de-Matha, prévoient dans le cadre de nouveaux développements résidentiels situés dans le périmètre
d'urbanisation ou à proximité, l'intégration de voies cyclables lors de l'aménagement du réseau routier.
12.4.1.5 Développement futur du réseau cyclable dans la MRC de Matawinie
L'élaboration d'un réseau cyclable touristique régional, en collaboration avec les intervenants municipaux et régionaux du milieu,
dont Tourisme Lanaudière, est prévue dans les prochaines années afin de favoriser le développement de cette industrie touristique
en émergence, en complémentarité avec les secteurs agrotouristiques et récréotouristiques, en vue d'offrir un réseau structuré et
sécuritaire aux usagers.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
253
CHAPITRE 13 -INFRASTRUCTURES ET ÉQUIPEMENTS AUTRES QUE LE TRANSPORT
13.1 LES SERVICES À CARACTÈRE PUBLIC
L'implantation et l'exploitation de certains services à caractère public dans un endroit donné à une incidence directe sur
l'aménagement du territoire. La Loi sur l'aménagement et l'urbanisme commande aux MRC d'indiquer, dans leur schéma
d'aménagement et de développement, la nature des infrastructures et des équipements importants qui existent sur leur territoire,
ainsi que ceux dont la mise en place est projetée. Toute infrastructure ou tout équipement qui intéresse les citoyens et contribuables
de plus d'une municipalité ou qui est mis en place par le gouvernement ou l'un de ses ministères ou mandataires, par un organisme
public ou par une commission scolaire est considéré comme important.
Les équipements sont majoritairement associés à des services ponctuels sur le territoire. Les infrastructures se caractérisent plutôt
par un tracé linéaire et impliquent un ensemble d'éléments le plus souvent constitués en réseaux. La présence ou l'absence des
services et équipements publics est fortement reliée à l'importance du bassin de population desservi.
Le Tableau DP13-1 présente une synthèse des équipements et infrastructures présents sur le territoire de la MRC.
Tableau DP13-1 - Équipements et infrastructures à caractère intermunicipal, régional et interrégional
Équipements et infrastructures
Municipalités
CHE
ENT
NDM
RAW
SAR
SBE
SCO
SDA
SDO
SEE
SFV
SJM
SMK
SMS
SZE
Administration régionale et gouvernementale
Association touristique régionale
x
Municipalité régionale de comté de Matawinie
x
Société d'aide au développement de la collectivité
x
MFFP
x
Carrefours Jeunesse Emploi
x
x
Cour municipale
x
Centres locaux d'emploi
x
x
Équipements et services éducationnels
Écoles secondaires
x
x
x
x
Commission scolaire
x
Santé et services sociaux*
CLSC
x
Points de service (CLSC)
x x
x
x
Centres d'hébergement et de soins de longue durée
x
x
x
x
x
Centres de la petite enfance et garderies
x
x
x
x
x x
x
Centres de réadaptation
x
x
Travail adapté Lanaudière
x
Sécurité publique
Services ambulanciers
x
x
x
x
Services d'incendie (planification régionale)
x
Sûreté du Québec
x
x
x
x
Énergie et communication
Circuit 735 kV
x x
x
x x
x x
Circuit 120 kV
x
x
x x x x
x
Circuit 69 kV
x
x
Pylônes de télécommunication d'Hydro-Québec
x
x
Postes de transport d'électricité
X
x x x
x
Tours de télécommunication
X X
x
x X
x
x
Autres
Hydroaérodromes
x
x
x x
Aéroports (surface gravier)
x
x
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
254
Équipements et infrastructures
Municipalités
CHE
ENT
NDM
RAW
SAR
SBE
SCO
SDA
SDO
SEE
SFV
SJM
SMK
SMS
SZE
Service de transport adapté (bureaux régionaux)
x
Hydro-Québec (bâtiments administratifs)
x
x x
Régie intermunicipale de loisirs
x
Société de l'assurance automobile du Québec
x
x
Barrages hydroélectriques
x
x
x
Gestion des matières résiduelles (équipements régionaux)
x x x x x x x x x x x x x x x
* Plus de détails relatifs aux établissements de santé et de services sociaux au Tableau DP13-2
13.1.1 Les services à la personne en Matawinie
13.1.1.1 La santé et les services sociaux
Actuellement, deux CLSC se partagent le territoire de la MRC. Il s'agit des CLSC de D'Autray et de la Matawinie. Le CLSC de
D'Autray dessert une seule municipalité de la MRC, au moyen du point de service de Saint-Gabriel-de-Brandon qui couvre le
territoire de Saint-Damien. De son côté, le CLSC Matawinie comporte quatre points de services, soit à Chertsey, Saint-Michel-des-
Saints, Saint-Donat et Saint-Jean-de-Matha, au bénéfice de l'ensemble de la population de la MRC.
Plusieurs municipalités de la MRC comptent aussi des cliniques qui regroupent plusieurs services (médecins, dentistes,
optométristes, etc.) Par exemple, on retrouve des cliniques de ce type à Saint-Donat, Rawdon, Saint-Alphonse-Rodriguez, Saint-
Félix-de-Valois, Saint-Jean-de-Matha et Saint-Michel-des-Saints. Chaque municipalité de la MRC est desservie par un service
ambulancier. Il faut aussi noter que par la présence du Centre hospitalier régional de Lanaudière, Joliette constitue un pôle
d'attraction majeur de la MRC de Matawinie au niveau des services de santé. Le Tableau DP13-2 présente une liste détaillée des
établissements de santé et de services sociaux en Matawinie.
Tableau DP13-2 - Établissements de santé et de services sociaux en Matawinie
Municipalité
Nom de l'établissement
Adresse
Type d'établissement
Chertsey
Les Associés de Marie Mère
des Pauvres
13200, Route 335
Ressource hébergement
toxico
CLSC de Chertsey
485, rue Dupuis
CLSC
Villa de la Paix II enr.
1601, rue Rochon
Ressource hébergement
toxico
Rawdon
Chaumière Jeunesse
Rawdon (Auberge du Cœur)
3299, 14e Avenue
Ressource hébergement
toxico
CHSLD Heather 1
3931, Lakeshore Drive
CHSLD privé conventionné
CHSLD Heather 2
3462, 3e Avenue
CHSLD privé conventionné
Centre de services
ambulatoires en santé
mentale
3570, rue Church
Centre de services
Résidence aux 4 Vents
4155, rue Queen
Résidence privée personnes
âgées
Centre de réadaptation La
Myriade de Rawdon
3733, rue Charbonneau
Centre de réadaptation
Résidence Sainte-Anne
3766, rue Queen
Résidence privée personnes
âgées
Les Services de crise
Lanaudière
Confidentielle
Ressource hébergement
toxico
Villa des Chutes
4545, rue Queen
Résidence privée personnes
âgées
Rawdon
Résidence L'Orchidée
4392, chemin du lac Morgan
Résidence privée personnes
âgées
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
255
Municipalité
Nom de l'établissement
Adresse
Type d'établissement
Saint-Alphonse-Rodriguez
Maison L'Épervier inc.
820, rue Leduc
Ressource hébergement
toxico
Résidence Saint-Alphonse
951, rue Notre-Dame
Résidence privée personnes
âgées
Saint-Côme
Résidence Line Lacoursière
870, 7e Rang
Résidence privée personnes
âgées
Saint-Donat
Centre d'hébergement de
Saint-Donat
430, rue Bellevue
CHSLD privé conventionné
CLSC de Saint-Donat
377, rue du Foyer
CLSC
Résidence Au Quotidien
371, rue du Collège
Résidence privée personnes
âgées
Résidence Paquin
631, rue Allard
Résidence privée personnes
âgées
Résidence Poudrier
600, rue Desrochers
Résidence privée personnes
âgées
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Résidence Dr Lucien Ferland
411, rue Arbour
Résidence privée personnes
âgées
Saint-Félix-de-Valois
Habitation Résidence
Ramsay
5090, rue Michel
Résidence privée personnes
âgées
Résidence Saint-Félix (2009)
1450, chemin Barrette
Résidence privée personnes
âgées
Saint-Jean-de-Matha
Centre multiservice de santé
et de services sociaux de
Saint-Jean-de-Matha
895, route Louis-Cyr
CLSC
Centre Nouvelle Vie (Pavillon
La Volière
10, chemin du lac de la
Volière
Ressource hébergement
toxico
Pavillon Louis-Cyr
2151, chemin Louis-Cyr
Ressource hébergement
toxico
Résidence de l'Amitié
116, rue Principale
Résidence privée personnes
âgées
Résidence le Grand Manoir
inc.
207, rue Sainte-Louise
Résidence privée personnes
âgées
Saint-Michel-des-Saints
Centre d'hébergement
Brassard
390, rue Brassard
CHSLD privé conventionné
CLSC de Saint-Michel-des-
Saints
171, rue Guy-Gauthier
CLSC
Résidence Saint-Georges de
Saint-Michel-des-Saints inc.
160, rue Archambault
Résidence privée personnes
âgées
Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux, juillet 2013
13.1.1.2 L'éducation et « l'employabilité »
Seules les institutions primaires et secondaires sont existantes sur le territoire de la MRC de Matawinie. Chaque municipalité
possède des institutions scolaires primaires. De leur côté, les institutions secondaires se concentrent à l'intérieur de cinq
municipalités de la MRC, soit trois à Rawdon, une à Saint-Donat, une à Saint-Félix-de-Valois, une à Saint-Michel-des-Saints et une
à la réserve de Manawan (TNO).
13.1.1.3 La vétusté et l'insalubrité du logement
En ce qui concerne la vétusté ou l'insalubrité des logements, il existe des programmes d'aide à l'amélioration de l'habitat mis de
l'avant par la Société d'habitation du Québec (SHQ) dont l'application est confiée à la MRC.
Deux programmes sont actuellement disponibles. Le programme RénoRégion vise à aider financièrement les propriétaires-
occupants à faible revenu vivant en milieu rural à réaliser des travaux pour corriger les défectuosités majeures de leur résidence.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
256
Le Programme d'adaptation de domicile, quant à lui, vise à aider les personnes handicapées à adapter leur domicile afin d'y
accomplir leurs activités quotidiennes.
La MRC procède à l'analyse des demandes dans le respect des critères de la SHQ et attribue les subventions aux projets jugés
conformes.
13.1.1.4 Le domaine culturel
Les seuls équipements municipaux spécifiquement culturels et présents dans la plupart des municipalités en Matawinie sont les
bibliothèques.
En nombre, ce sont les théâtres d'été qui sont les plus importants. Les municipalités de Sainte-Marcelline-de-Kildare, Saint-Jean-
de-Matha et, occasionnellement, celles de Rawdon, Saint-Donat, Chertsey et Saint-Michel-des-Saints, bénéficient de l'ouverture
saisonnière de tels établissements qui sont tous sous administration privée. Ces équipements sont étroitement associés aux
régions de villégiature de la MRC.
Par ailleurs, plusieurs événements majeurs à caractère culturel couvrent une bonne partie de l'année. Mentionnons, entre autres,
le Festival Rythmes et Saveurs à Saint-Donat, le Festival des Artisans à Sainte-Marcelline-de-Kildare, les Doux Jeudis à Saint-
Alphonse-Rodriguez, Pédestr'Arts à Sainte-Béatrix, les festivals Ma Rivière en Chanson et Sculpture sur Glace à Saint-Côme et le
Festival interculturel de Rawdon. Dans les dernières années se sont ajoutés le Festival faunique de Saint-Zénon, le Festival des
Artisans d'Entrelacs et le Festival country de Saint-Michel-des-Saints (voir le Tableau DP3-16 - Portrait de l'offre récréotouristique
en Matawinie pour une liste exhaustive des événements).
Il existe aussi des équipements proprement municipaux, tels la Maison des arts et de la culture à Saint-Donat, le Centre
multiethnique de Rawdon, le Parc des arts à Saint-Alphonse-Rodriguez, le Centre régional d'animation du patrimoine orale
(CRAPO) à Saint-Jean-de-Matha et le Centre du patrimoine vivant de Lanaudière à Saint-Côme.
À noter qu'une Politique culturelle a été adoptée par la MRC de la Matawinie en 2010 et sa mise en œuvre a été confiée à son
service de développement local et régional. La politique fait état de certains constats qui rejoignent les préoccupations du SADR à
l'égard de la culture. Entre autres, que la déficience des liens est-ouest nuit aux relations commerciales et sociales dans cet axe
en plus d'être un obstacle important au développement culturel, que le tourisme est une des principales sources économiques sur
le territoire et que le faible budget moyen annuellement alloué à la culture et au patrimoine par les municipalités reflète bien le
manque à gagner par rapport aux loisirs (en moyenne, 1,73 % du budget annuel total en culture et patrimoine sur une moyenne de
7,85 % du budget annuel total en loisirs, culture et patrimoine). Parmi les faits saillants, il est aussi opportun de reprendre ici les
orientations énoncées dans la Politique culturelle28 :
−
La culture et le patrimoine, qui est racine d'identité, favorisent le sentiment d'appartenance Matawinien;
−
Le dynamisme de la vie culturelle et artistique est un facteur incontournable, contribuant à l'amélioration de la qualité
de vie des citoyens;
−
La culture mérite d'être préservée, développée et consolidée par la MRC de Matawinie, à travers son déploiement;
−
La présence et le travail des organismes culturels et des artistes professionnels créateurs du territoire reflètent et font
rayonner l'unicité et la vitalité culturelle du territoire.
13.1.2 Les services de sécurité publique
Au niveau des services policiers, la Sûreté du Québec couvre tout le territoire de la MRC de Matawinie, incluant le TNO, avec le
poste principal de Rawdon, le poste auxiliaire de Saint-Michel-des-Saints, le poste secondaire de Saint-Donat et, depuis 2007, le
point de services de Saint-Félix-de-Valois. Découlant du ministère de la Justice, la Cour du Québec de Joliette couvre le territoire
de Lanaudière, dont la MRC de Matawinie. Cette Cour offre aussi le service de cour des petites créances. De plus, la cour
municipale régionale est localisée à la préfecture de la MRC de Matawinie, à Rawdon.
28 MRC de la Matawinie, Politique culturelle, 2010
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
257
Mentionnons que toutes les municipalités sont desservies par un Service d'incendie municipal. Dans le cadre de l'élaboration du
schéma de couverture de risques incendie par la MRC de Matawinie, les municipalités locales doivent développer leur planification
de sécurité incendie de concert avec les municipalités voisines afin d'atteindre une plus grande efficacité organisationnelle, une
utilisation plus rationnelle des ressources et des équipements en plus d'améliorer la prévention.
Soulignons également que des techniciens ambulanciers assurent la sécurité des citoyens, tant pour les services reliés à la santé
qu'à la sécurité publique. Afin de couvrir l'ensemble du territoire Matawinien, les flottes d'ambulances sont basées dans les
municipalités de Rawdon, Saint-Michel-des-Saints, Saint-Jean-de-Matha et Saint-Donat.
Finalement, certaines municipalités possèdent un service de premiers répondants, disponibles pour assister les policiers dans les
situations d'urgence. Les municipalités d'Entrelacs et de Saint-Côme disposent d'un tel service. Le service incendie de la
municipalité de Saint-Jean-de-Matha répond aussi à ce type de demandes d'assistance.
13.1.3 La gestion des matières résiduelles
Depuis quelques années, la gestion des matières résiduelles au Québec évolue. Des faits marquants, tels une conscientisation
des populations à la récupération et au compostage, le développement d'innovations technologiques dans les moyens de
disposition des déchets, la reconnaissance d'un coût social dans les analyses des moyens de disposition des ordures et les
changements législatifs en cette matière incitent les intervenants à élaborer de nouveaux concepts. Ces changements visent, dans
certains cas, à amoindrir les coûts et dans d'autres, à atténuer les effets néfastes sur l'environnement et les populations
qu'entraînent la production et la disposition des résidus.
La Loi sur la qualité de l'environnement (LQE) a été modifiée en 1999 pour y introduire le concept de planification territoriale de la
gestion des matières résiduelles qui se traduit par l'élaboration, la révision et la mise en œuvre d'un Plan de gestion des matières
résiduelles (PGMR) par les MRC. Un PGMR se veut donc un outil dynamique assurant une planification régionale intégrée de la
gestion des matières résiduelles sur l'ensemble du territoire d'une municipalité régionale de comté. Cette planification doit être
conforme à la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles ainsi qu'au plan d'action quinquennal adoptés par le
ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).
Bien que dans l'exercice de planification, les MRC doivent prendre en compte l'ensemble des matières résiduelles générées sur
leur territoire, et ce, pour l'ensemble des générateurs, la démarche de planification ne les oblige en aucune façon à offrir directement
des services à une ou plusieurs catégories de citoyens, individus ou entreprises.
Cependant, un PGMR lie les municipalités locales situées sur son territoire d'application, pour la réalisation des mesures prévues
au PGMR, et il doit également viser par des mesures particulières les générateurs de tous les secteurs, soit le secteur résidentiel,
les industries, les commerces et les institutions (ICI) ainsi que les entreprises du secteur de la construction, de la rénovation et de
la démolition (CRD).
13.1.3.1 Le PGMR révisé 2017-2021
Le PGMR de première génération est entré en vigueur en avril 2004. À la suite de la publication des Lignes directrices pour la
planification régionale de la gestion des matières résiduelles par le MDDELCC en juillet 2013, les travaux de révision du PGMR de
la MRC de Matawinie se sont déroulés du mois de février 2014 au 14 septembre 2016, date d'adoption du règlement édictant le
PGMR révisé. Les années suivant son entrée en vigueur, le 26 janvier 2017, permettront de mettre en œuvre la vision et les
mesures prévues au PGMR en conformité avec les objectifs quantitatifs définis pour le territoire de la MRC.
13.1.3.1.1 Les enjeux territoriaux
Bien que les municipalités locales de la MRC de Matawinie aient choisi d'assumer seules leurs attributions de gestion des matières
résiduelles, à l'exception du TNO pour lequel des services sont offerts (la MRC agissant à titre de municipalité locale pour le TNO),
elles reconnaissent d'emblée le rôle important que la MRC de Matawinie est appelée à jouer pour relever les nombreux défis que
constituent le respect des objectifs de la Politique québécoise, surtout dans le contexte particulier matawinien, décrit au point
13.1.3.1.2.
Des principaux défis en GMR et attentes municipales envers la MRC se sont dégagés sept grands enjeux territoriaux de gestion
des matières résiduelles. Ces enjeux ont constitué la pierre d'assise des travaux de révision du PGMR.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
258
Tableau DP13-3 - Les sept enjeux territoriaux de GMR et leur échelle de développement
Enjeux territoriaux de GMR
Échelle (responsabilité)
Collecte et traitement des matières organiques (compostage)
Collecte et transport : locale
Traitement et conditionnement : territoriale ou régionale
Recherche de débouchés pour les matières récupérées
Territoriale ou même régionale si possible
Développement des écocentres (augmentation de la
valorisation et optimisation des services offerts et des coûts)
Locale (mais mise en commun des expériences
territoriales)
Augmentation des performances municipales de GMR
Locale (mais avec une progression territoriale)
Atténuation de l'effet de la villégiature sur les performances
municipales
Communications : territoriale
Représentation politique par les élus (Conseil de la MRC)
Absence de concurrence régionale dans le secteur des
services de GMR
Collecte et transport : locale
Traitement et conditionnement : territoriale ou régionale
Amélioration de la GMR des ICI pour contribuer aux objectifs
municipaux de performance
Locale
13.1.3.1.2 Portrait du territoire
Dans un premier temps, le portrait du territoire de planification a été dressé, ce qui a permis de dégager les caractéristiques
significatives de la MRC et leurs impacts sur la GMR, qui sont présentés au Tableau DP13-4.
Tableau DP13-4 - Caractéristiques significatives de la MRC de Matawinie et leurs impacts sur la GMR
Caractéristiques
Impacts sur la GMR
Physiographiques
Vaste territoire
Faible densité de population engendrant de longues routes de collecte, donc des frais
supplémentaires
Éloignement des grands centres et des installations de traitement et d'élimination des
matières résiduelles augmentant les frais de transport
Relief montagneux
Certains endroits de collecte difficiles d'accès
Réseau routier
Séparation du territoire en deux secteurs (est et ouest) qui ne communiquent pas
toujours aisément ensemble
Absence d'un axe routier est-ouest efficace qui permettrait de désenclaver le territoire
Présence du TNO
Plusieurs endroits de villégiature très éloignés et difficiles d'accès
Éloignement des grands centres ainsi que des installations de traitement et
d'élimination des matières résiduelles augmentant les frais de transport
Gestion complexe des matières résiduelles à distance (dont le manque de surveillance
des équipements)
Difficulté à trouver des fournisseurs de services intéressés à desservir le TNO
Présence de nombreux
territoires fauniques structurés
Plusieurs endroits très éloignés et difficiles d'accès pour les services de GMR
Absence de fourniture de services GMR par les gestionnaires
Usagers peu enclins à collaborer à la récupération et à la valorisation
Utilisation illégale d'autres services GMR (ex. conteneurs TNO) par les usagers des
territoires fauniques (ex. chasseurs, pêcheurs, campeurs, etc.)
Démographiques
Projections démographiques
en hausse
Augmentation des quantités de matières résiduelles à prendre en charge (évaluation
de la possibilité d'atteindre le maximum de capacité d'utilisation des services et
équipements, modifications et changements à prévoir, etc. - thématiques abordées
aux chapitres 4 et 5 du PGMR)
Vieillissement de la population
Diminution de la capacité de payer les services de GMR
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
259
Caractéristiques
Impacts sur la GMR
Phénomène important de
villégiature et sa croissance (à
un rythme relativement lent,
mais constant)
Production accrue des matières résiduelles (surtout l'été) qui n'est pas prise en
compte dans les calculs du facteur de performance du programme de redistribution
des redevances à l'élimination
Allongement des parcours de cueillette, donc augmentation des frais de collecte
Disparités socio-économiques entre les populations permanente et saisonnière
Plus complexe de joindre la population saisonnière par les activités d'ISÉ
Problématique des bacs roulants qui demeurent en bordure de rue toute la semaine
Augmentation de l'assiette fiscale des municipalités qui engendre une meilleure
capacité de payer pour les services GMR
Prédominance des unités
d'habitation unifamiliales
Plus faible densité de population engendrant de longues routes de collecte, donc des
frais supplémentaires
Niveau moyen de scolarité
Besoin d'adapter les outils de sensibilisation
Économiques
Revenu moyen plutôt faible
Faible capacité de payer les services de GMR
Secteur tertiaire prédominant
dans les secteurs d'emplois
Production accrue de matières résiduelles provenant des Commerces au détail, des
Soins de santé et assistance sociale, des Autres services et de l'Hébergement et de la
restauration. La majorité de ces résidus ICI sont gérés à même les collectes
municipales
Secteurs prédominants dans le
secteur secondaire
Production accrue de MR issues du domaine de la construction (résidus CRD). Le
secteur des Aliments favorise la génération de matières organiques. Les secteurs du
Bois, Plastique et caoutchouc et Produits métalliques génèrent des résidus qui sont
souvent réintégrés dans le processus de fabrication
Domaines d'activités
économiques favorisés (forêt,
agriculture, villégiature)
Production accrue de matières résiduelles provenant de ces domaines :
Forêt : résidus de bois, de la transformation du bois, mais valorisation déjà en place
Agriculture : les productions végétales et animales génèrent des résidus de
plastiques agricoles (emballages et cordes pour le foin, sacs et poches de moulée,
contenants de pesticides et tubulures d'acériculture)
Villégiature : voir les impacts associés au Phénomène important de villégiature
(caractéristiques démographiques)
Présence de certaines zones
industrielles bien définies
Génération concentrée et accrue de résidus industriels dans certains secteurs
Desserte possible de ces industries
Implantation possible de synergies de matières résiduelles (à évaluer)
Diversification économique
De plus, l'élaboration de ce portrait a constitué l'occasion de lister les installations, entreprises et organismes œuvrant en GMR et
desservant la MRC. Parmi ces installations, les équipements présents sur le territoire de la MRC sont présentés au Tableau DP13-
5 et localisés à la Carte DP13-1.
Tableau DP13-5 - Liste des équipements de gestion des matières résiduelles situés en Matawinie, en 2013
Type d'équipement
Municipalité
Lieu (adresse)
Usine de compostage
Chertsey
225, rue du Progrès
(usine de compostage de la RITDM -
municipale gérée par Compo Recycle)
Aire de stockage municipale des
résidus domestiques dangereux
Chertsey
225, rue du Progrès
(écocentre de Chertsey)
Entrelacs
2271, chemin d'Entrelacs
(garage municipal)
Notre-Dame-de-la-Merci
2101, Route 125
(garage municipal)
Saint-Alphonse-Rodriguez
921, Route 343
(garage municipal)
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
260
Type d'équipement
Municipalité
Lieu (adresse)
Aire de stockage municipale des
résidus domestiques dangereux
Sainte-Béatrix
1305, rang Ste-Cécile
(garage municipal)
Saint-Côme
1195, 39e Rue
(garage municipal)
Saint-Damien
6691, chemin Montauban
(garage municipal)
Saint-Donat
214, chemin le Long de la rivière
(écocentre)
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
593, rang de la Seigneurie
(station des eaux usées)
Saint-Félix-de-Valois
4400, rue Beaudry
(écocentre)
Saint-Jean-de-Matha
320, rue Ste-Louise
(caserne des pompiers)
Sainte-Marcelline-de-Kildare
391, rang Pied-de-la-Montagne
(garage municipal)
Saint-Michel-des-Saints
280, rue St-Michel
(garage municipal)
Saint-Zénon
120, rang Saint-François
(site de transbordement/écocentre)
Centre de transfert des résidus
domestiques dangereux
Rawdon
2101, rue Adélaïde
(MRC de Matawinie - municipal)
Écocentre municipal
Chertsey
225, rue du Progrès
Notre-Dame-de-la-Merci
2101, Route 125
Rawdon
3269, rue Metcalfe
Saint-Alphonse-Rodriguez
921, Route 343
(garage municipal)
Sainte-Béatrix
1305, rang Ste-Cécile
Saint-Côme
1195, 39e Rue
(garage municipal)
Saint-Donat
214, chemin le Long de la rivière
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
593, rang de la Seigneurie
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
810, rue Saint-Joseph
(PRIVÉ - Écocentre Jobert)
Sainte-Marcelline-de-Kildare
391, rang Pied-de-la-Montagne
Saint-Félix-de-Valois
4400, rue Beaudry
Saint-Jean-de-Matha
341, rang St-François
(PRIVÉ - Service général Stéphane Fiset
(S.G.S.F.)
Saint-Michel-des-Saints
70, chemin de l'Industrie
Saint-Zénon
120, rang Saint- François
Lieu d'élimination des déchets de
construction et de démolition (LEDCD)
Saint-Félix-de-Valois
1001, chemin de la Sablière
(PRIVÉ - G.I.M.S. Lanaudière inc.)
Centre de tri et de conditionnement de
résidus de construction, rénovation et
démolition (CRD) et industries,
commerces et institutions (ICI)
Saint-Félix-de-Valois
1001, chemin de la Sablière
(PRIVÉ - Centre de tri et de conditionnement
de résidus CRD et ICI de Conteneur Recycle
inc.)
Saint-Félix-de-Valois
1060, rue Fréchette
(PRIVÉ - Centre de tri de matériaux secs -
Bri-7 Environnement Inc.)
Site de traitement et de valorisation
des boues de fosses septiques
Chertsey
7100, rue Principale
(PRIVÉ - M. Vide Tout ou Presque enr.)
Saint-Zénon
225, chemin Tessier
(PRIVÉ - Germain Tessier enr.)
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
261
Carte DP13-1 - Équipements de gestion des matières résiduelles desservant le territoire de la MRC de Matawinie
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
262
13.1.3.1.3 Vision, orientations et objectifs du PGMR
À la suite de l'élaboration du portrait, une vision, des orientations ainsi que des objectifs de GMR, propres au territoire matawinien,
ont été déterminés et sont résumés au tableau suivant.
VISION
La MRC de Matawinie entend démontrer sa responsabilisation face à l'environnement en investissant les efforts nécessaires
pour contribuer, à sa juste part et selon son contexte territorial particulier, aux objectifs de la Politique québécoise de gestion
des matières résiduelles et du plan d'action 2011-2015.
De la même manière qu'elle a su le faire par l'implantation des premières collectes des matières organiques de porte en porte
en 1998, la MRC tracera la voie comme MRC rurale qui n'a pas peur d'innover dans ses façons de faire en GMR. Pour cela,
elle établira de véritables liens et partenariats avec les principaux acteurs clés du territoire, soient les institutions et les
entreprises (dont celles du secteur CRD), les citoyens et villégiateurs ainsi qu'avec les organismes et groupes
environnementaux. En association avec les municipalités locales et dans le respect de leur latitude de gestion, la MRC
placera au cœur de sa planification territoriale l'optimisation des services et des équipements déjà en place afin de maintenir
les meilleurs coûts possible qui respectent la capacité de payer des résidants du territoire.
Orientation 1 : Informer, sensibiliser et éduquer
L'information, la sensibilisation et l'éducation (ISÉ) des acteurs régionaux, dont la population, demeurent la clé d'une prise de
conscience et le début de changements de comportements de consommation et de GMR. De ce fait, tous pourront contribuer
aux objectifs de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles et de son plan d'action.
Objectifs
- Maintenir et diversifier les outils et activités d'ISÉ avec l'aide de la MRC (même si l'ISÉ est considérée comme
une responsabilité municipale)
- Réaliser des activités d'ISÉ auprès des ICI dans le but de les responsabiliser face à la performance municipale
de GMR
- Réaliser des activités d'ISÉ auprès des entreprises CRD et des citoyens dans le but de les responsabiliser face
à la performance municipale de GMR
Orientation 2 : Responsabiliser tous les acteurs de la gestion des matières résiduelles du territoire
Les municipalités ont longtemps été les principales responsables de la collecte et de la récupération des matières résiduelles.
Après plusieurs années d'efforts et d'investissements, celles-ci désirent que cette responsabilité incombe dorénavant à
l'ensemble des acteurs concernés, que ce soit aux entreprises qui fabriquent et mettent en marché ces produits ou aux
utilisateurs et consommateurs.
Objectifs
- Développer des liens entre les ICI et le monde municipal pour l'échange d'informations (connaissances et
données)
- Développer un réseau d'ICI et des opportunités pour l'échange entre eux d'informations en GMR
- Sensibiliser les municipalités aux besoins des ICI pour évaluer la possibilité de les desservir à prix raisonnable
- Développer des liens entre les entreprises CRD et le monde municipal pour l'échange d'informations
(connaissances et données)
- Informer et sensibiliser les municipalités et les citoyens concernant la valorisation des résidus CRD
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
263
Orientation 3 : Hausser la performance GMR des municipalités pour maximiser les compensations et les redevances
à recevoir
Les sources de financement des services et équipements de gestion des matières résiduelles sont limitées pour les
municipalités. Celles-ci désirent donc percevoir le plus d'argent possible des programmes de redistribution des redevances à
l'élimination et de compensation pour les services de collecte sélective des matières recyclables. Puisque ces programmes
intègrent un facteur de performance dans leurs calculs de versement, la réduction des quantités de matières résiduelles
enfouies est visée par les municipalités.
Objectifs
- Atteindre les objectifs quantitatifs gouvernementaux de GMR adaptés au contexte matawinien :
Ramener à 700 kg par habitant la quantité de matières résiduelles éliminées
Recycler 70 % du papier, du carton, du plastique, du verre et du métal résiduels
Recycler 50 % de la matière organique putrescible résiduelle
Recycler ou valoriser 80 % des résidus de béton, de brique et d'asphalte
Trier à la source ou acheminer vers un centre de tri 55 % des résidus de construction, de rénovation et de
démolition du segment du bâtiment
- Pour le TNO, implanter de nouveaux services en partenariat avec les municipalités à proximité
- Diminuer l'impact des nombreux villégiateurs sur la performance municipale en GMR
- Augmenter la liste des résidus acceptés aux écocentres, leur tri ainsi que leur valorisation
- Implanter la collecte à 3 voies sur le territoire municipalisé
- Pour la MRC, rechercher et développer des partenariats pour trouver des débouchés économiquement
intéressants et situés à proximité (pour les secteurs résidentiel et ICI - dont les plastiques agricoles)
- Diminuer l'élimination, hausser les taux de récupération et de valorisation des matières pour augmenter la
performance et donc optimiser les sommes à recevoir des programmes gouvernementaux
Orientation 4 : Optimiser les coûts de gestion des matières résiduelles
Avec l'augmentation des services et des équipements nécessaires à l'accomplissement de leurs obligations en gestion des
matières résiduelles, les municipalités désirent respecter la capacité de payer de leurs citoyens et obtenir le meilleur rapport
qualité-prix de leurs investissements.
Objectifs
- Analyser la possibilité de regroupements et de nouveaux modes de gouvernance pour ainsi permettre de
réduire les coûts de transport et de traitement des MR
- Prioriser l'utilisation des équipements du territoire (existants ou à implanter) avant ceux de l'extérieur du
territoire (diminuer les coûts de transport et favoriser l'économie locale)
- Améliorer les documents d'appel offres en GMR pour attirer de nouveaux entrepreneurs et obtenir de meilleurs
prix
- Implanter de meilleurs modes de suivi et de gestion des boues de fosses septiques
Orientation 5 : Respecter la hiérarchie des 3RV-E
Soit de privilégier les activités de traitement des matières résiduelles qui sont les plus bénéfiques aux points de vue
environnemental et économique, en visant prioritairement la réduction à la source. À ce chapitre, les émissions de gaz à effet
de serre seront aussi un critère important dans la sélection d'un mode de traitement.
Objectif
- Faire la promotion et respecter la hiérarchie des 3RV-E, surtout la réduction à la source et le réemploi
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
264
Orientation 6 : Améliorer le suivi quantitatif de la gestion des matières résiduelles du territoire
Plusieurs services de gestion des matières résiduelles existent sur le territoire. Or, sans compilation et suivi quantitatif des
matières concernées, il est difficile d'évaluer les impacts des efforts réalisés sur les performances municipales et territoriales
de gestion des matières résiduelles.
Objectifs
- Transmettre des données GMR à la MRC pour produire des bilans fiables, cerner les améliorations à apporter
et communiquer les résultats
- Acquérir des données sur les boues municipales générées et sur les avenues de valorisation
Orientation 7 : Instaurer un programme de surveillance et de suivi de la mise en œuvre du PGMR
Pour éviter l'essoufflement des efforts nécessaires à la mise en œuvre du PGMR révisé, un programme de surveillance et de
suivi est prévu. Constitué d'un suivi à la fois quantitatif et qualitatif appuyé par les activités du Comité de protection de
l'environnement matawinien et du Comité technique GMR, le programme permettra de suivre l'implantation des mesures et
actions prévues ainsi que d'évaluer leur efficacité pour l'atteinte des objectifs de valorisation fixés. La diffusion des résultats
auprès des municipalités et de la population sera aussi améliorée.
Objectifs
- Poursuivre les activités du CPEM afin d'effectuer le suivi de la mise en œuvre du PGMR et d'apporter les
modifications si nécessaires
- Communiquer auprès du public les résultats et informations concernant le suivi de la mise en œuvre du PGMR
13.1.3.1.4 Les objectifs quantitatifs et les mesures prévues au PGMR révisé 2017-2021
Afin de déterminer les objectifs quantitatifs de GMR à atteindre pour le PGMR 2017-2021, un inventaire des matières résiduelles
générées, récupérées et éliminées a été réalisé (l'outil d'inventaire des matières résiduelles pour les PGMR, de RECYC-QUÉBEC
et du MDDELCC, a été utilisé pour pallier le manque de données quantitatives, le cas échéant). Ainsi, les taux de recyclage et
d'élimination globaux pour le territoire de la MRC ont été estimés (tous secteurs confondus) et sont présentés au Tableau DP13-
6.
Tableau DP13-6 - Taux globaux (tous secteurs confondus) de recyclage et d'élimination du territoire de la MRC de
Matawinie, en 2013
Taux d'élimination (kg/habitant/an) - population permanente
766 kg/habitant/an
Taux d'élimination (%)
45 %
Taux de récupération (%)
55 %
Taux de recyclage (%) du papier, du carton, du plastique, du verre et du métal résiduels
55 %
Taux de recyclage (%) de la matière organique putrescible résiduelle
22 %
Taux de recyclage ou de valorisation (%) des résidus de béton, de brique et d'asphalte
(agrégats)
94 %
Taux de récupération (%) des résidus CRD autres que les agrégats (gypse, bardeaux
d'asphalte, bois de construction, autres)
46 %
Le plan d'action quinquennal 2011-2015 du MDDELCC prévoit des cibles de recyclage, de tri et de valorisation. En lien avec
l'inventaire des matières résiduelles générées, récupérées et éliminées, le PGMR révisé de la MRC vise à contribuer à ces objectifs
quantitatifs, mais en les adaptant au contexte matawinien. Les cibles de recyclage et de tri du PGMR révisé et du plan d'action
gouvernemental sont respectivement présentées au Tableau DP13-7.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
265
Tableau DP13-7 - Comparaison des objectifs quantitatifs GMR de la MRC de Matawinie (pour 2021) avec ceux du plan
d'action 2011-2015
Objectifs quantitatifs - MRC de Matawinie
Objectifs quantitatifs - Plan d'action 2011-2015
Ramener à 700 kg par habitant la quantité de matières
résiduelles éliminée
Ramener à 700 kg par habitant la quantité de matières
résiduelles éliminée
Recycler 70 % du papier, du carton, du plastique, du verre et
du métal résiduels
Recycler 70 % du papier, du carton, du plastique, du verre et
du métal résiduels
Recycler 50 % de la matière organique putrescible résiduelle
Recycler 60 % de la matière organique putrescible résiduelle
Recycler ou valoriser 80 % des résidus de béton, de brique
et d'asphalte
Recycler ou valoriser 80 % des résidus de béton, de brique et
d'asphalte
Trier à la source ou acheminer vers un centre de tri 55 % des
résidus de construction, de rénovation et de démolition du
segment du bâtiment
Trier à la source ou acheminer vers un centre de tri 70 % des
résidus de construction, de rénovation et de démolition du
segment du bâtiment
Note :
Les pourcentages en gras indiquent une adaptation au contexte matawinien des objectifs de la Politique québécoise de
gestion des matières résiduelles et du plan d'action 2011-2015
De plus, la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles prévoit des bannissements à l'élimination dont doit tenir
compte la MRC de Matawinie dans son PGMR. Ces bannissements visent à interdire l'élimination :
−
Du papier et du carton (2013)
−
Du bois (2014)
−
De la matière organique putrescible (d'ici 2020)
À noter que les stratégies du MDDELCC visant à bannir l'élimination des matières citées précédemment ne sont pas encore
connues.
Puisque les PGMR doivent considérer toutes les matières résiduelles générées sur leur territoire d'application, tous secteurs
confondus (résidentiel, ICI, CRD), les 49 mesures prévues au PGMR de la MRC de Matawinie concernent divers acteurs territoriaux
de GMR dont :
−
La MRC;
−
Les municipalités;
−
Les industries, les commerces et les institutions;
−
Les entreprises du secteur de la construction, de la rénovation et de la démolition;
−
Les citoyens;
−
Les villégiateurs des municipalités et du TNO.
Les détails de ces 49 mesures ainsi que le PGMR complet peuvent être consultés sur le site Internet de la MRC au
www.mrcmatawinie.org
13.2 LE TRANSPORT D'ÉLECTRICITÉ
Selon un inventaire des installations appartenant à Hydro-Québec concernant les lignes électriques sur le territoire de la MRC, on
retrouve principalement des circuits de 735 kV et de 120 kV. Ces circuits serpentent et traversent le territoire matawinien autant
dans ses parties municipalisées que dans le TNO. La longueur d'emprise est beaucoup plus significative, puisqu'elle représente la
place occupée sur le territoire de la MRC. Plusieurs circuits peuvent emprunter une seule emprise.
Le projet de ligne à 735 kV reliant le poste de la Chamouchouane au Lac-Saint-Jean au poste du Bout-de-l'Île à Montréal devrait
être en service en 2019. Il traverse le territoire de la MRC de Matawinie sur une distance de 145,7 kilomètres, partant du TNO (Lac-
Devenyns, Baie-de-la-Bouteille, Lac-Matawin et Saint-Guillaume-Nord) et passant sur le territoire de nombreuses municipalités
(Saint-Michel-des-Saints, Saint-Zénon, Sainte-Émélie-de-l'Énergie, Saint-Côme, Sainte-Béatrix, Saint-Alphonse-Rodriguez et
Rawdon).
Le Tableau DP13-8 présente les différentes catégories de lignes électriques présentes sur le territoire sur la base de différents
critères explicatifs. Celles-ci apparaissent aussi à la cartographie du SADR, la plupart des lignes de transport étant cartographiées.
Il présente également les diverses infrastructures ponctuelles d'Hydro-Québec. Les équipements réfèrent aux postes, aux pylônes
de télécommunication et aux bâtiments administratifs présents dans la MRC de Matawinie.
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
266
Tableau DP13-8 - Infrastructures et équipements d'Hydro-Québec
Les lignes d'énergie électrique
N° de circuit
Tension (kV)
Longueur en km dans la MRC
756
758
1199
1356-1357
1404
1404-1405
1404-1405
1404-1405
1404-1405
1404-1405
1405
1405
1406
1475
7016
7017
69
69
120
120
120
120
120
120
120
120
120
120
120
120
735
735
14,74
5,14
4,39
9,63
4,60
10,52
4,64
11,44
15,40
0,85
7,88
4,50
44,75
12,99
152,23
8,99
Total
312,69 km
Les postes de transport d'électricité
Nom
Tensions
Entrée / Sortie
Municipalité
Poste de Provost
Poste de Saint-Donat
Poste de Sainte-Émélie
Poste Ramezay
Poste de Saint-Charles
120-34 kV
120-25 kV
120-25 kV
120-25 kV
69-25 kV
Saint-Zénon
Saint-Donat
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Saint-Félix-de-Valois
Chertsey
Les pylônes de télécommunication
Mnémonique
Emplacement
Type
Hauteur
Latitude
Longitude
STDONAT/SA1
Centre de service de Saint-
Donat
Poteau de
bois
25 m
46,322278
-74,226278
STZENON/SA1
Site de télécommunication
Saint-Zénon
Pylônes
haubanés
91 m
46,571830
-73,794519
Les bâtiments administratifs
Identification
Adresse
Centre de distribution de Rawdon
3264, 1ère Avenue, Rawdon (Québec) J0K 1S0
Centre de distribution de Saint-Donat
253, rue Principale, Saint-Donat (Québec) J0T 2C0
Centre de distribution de Sainte-Émélie-de-l'Énergie
1045, rang Saint-Joseph, Sainte-Émélie-de-l'Énergie (Québec)
J0K 2K0
Section 1 - Le Schéma d'aménagement et de développement
Chapitre 13 - Infrastructures et équipements autres que le transport
267
Les aménagements hydroélectriques localisés dans la MRC de Matawinie
Identification
Municipalité
Barrage de la Manouane-A
Baie-Obaoca, NO
Barrage Matawin
Baie-de-la-Bouteille, NO
Digue de la Baie-Gavin
Baie-Obaoca, NO
Les aménagements hydroélectriques localisés en partie dans la MRC de Matawinie
Identification
Superficie dans la MRC
Lac Kempt associé au barrage de la Manouane-A
185 km²
Réservoir Taureau associé au barrage Matawin
110 km²
Lac Mondonac (partie)
(barrage de la Mondonac localisé en Mauricie)
15 km²
Lac Manouane (partie)
(barrage de la Manouane-B localisé en Mauricie)
2 km²
Source :
Inventaire des équipements d'Hydro-Québec en Matawinie, 2004 et 2009
13.3 LES ANTENNES ET TOURS DE TÉLÉCOMMUNICATION
L'intégration des infrastructures de télécommunication, principalement à l'extérieur des périmètres d'urbanisation, est un enjeu
majeur en Matawinie. Les grandes tours de télécommunication ont bien souvent du mal à s'harmoniser avec le paysage de la MRC
qui présente des caractéristiques naturelles recherchées par ses résidants et visiteurs. C'est dans l'objectif de protéger ces
paysages, ainsi que le patrimoine naturel authentique de la Matawinie, que différentes normes encadrant l'implantation des tours
et antennes de télécommunication sont prévues à l'article 8.2 du Document complémentaire. Celles-ci visent principalement à doter
les municipalités locales d'outils leur permettant d'établir un dialogue avec les requérants désirant installer des infrastructures de
télécommunication sur leur territoire. Ce dialogue a pour objectif de créer un climat de saine négociation afin de faciliter la
cohabitation entre les infrastructures de télécommunication, les citoyens et les paysages naturels. Le but de cette démarche n'est
pas d'interdire ou de contrôler la transmission d'ondes sur le territoire, mais bien de limiter les impacts visuels relatifs à l'installation
des antennes et des tours de télécommunication. Le partage des infrastructures est le principe fondamental préconisé par cette
démarche.
Section 2
Le Document complémentaire
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 2 - Dispositions relatives au lotissement
269
CHAPITRE 1 - DISPOSITIONS DÉCLARATOIRES ET INTERPRÉTATIVES
1.1
DISPOSITIONS DÉCLARATOIRES
1.1.1 Titre de la section
La présente section a pour titre « Document complémentaire ». Cette section fait partie intégrante du SADR.
1.1.2 Territoire assujetti
Ce document complémentaire s'applique à l'ensemble du territoire de la MRC de Matawinie.
1.1.3 Validité
Le Conseil de la MRC adopte, en vertu de toute loi applicable, ce document complémentaire dans son ensemble et chapitre par
chapitre, article par article, paragraphe par paragraphe, alinéa par alinéa, sous-alinéa par sous-alinéa. Ainsi, si un chapitre, un
article, un paragraphe, un alinéa ou un sous-alinéa de ce document complémentaire était ou devait être un jour déclaré nul, toute
autre disposition de ce document complémentaire demeure en vigueur.
1.1.4 Domaine d'application
Un lot ou une partie de lot, un terrain, un bâtiment, une construction ou un ouvrage doivent être construits ou occupés conformément
aux dispositions de ce document complémentaire. Le présent document complémentaire vise toute personne morale de droit public
ou de droit privé et tout particulier.
1.1.5 Application continue
Les dispositions du présent document complémentaire ont un caractère de permanence et doivent être satisfaites non seulement
au moment de la délivrance d'un permis ou d'un certificat, mais en tout temps après la délivrance jusqu'à ce qu'elles soient
remplacées ou abrogées par un autre règlement.
1.1.6 Dimensions et mesures
Toutes les dimensions employées dans ce document complémentaire sont exprimées en unité du Système international (SI)
(système métrique).
1.1.7 Prescription d'autres règlements
Une personne qui occupe ou utilise une partie de lot, un lot, un terrain ou un bâtiment ou qui érige une construction doit respecter
les dispositions législatives et réglementaires fédérales, provinciales et municipales et doit voir à ce que la construction soit
occupée, utilisée ou érigée en conformité avec ces dispositions.
1.1.8 Plans d'accompagnement
(ABROGÉ)
Règl. 207-2019
1.2
DISPOSITIONS INTERPRÉTATIVES
1.2.1 Interprétation du texte
Les règles d'interprétation suivantes s'appliquent à ce document :
−
Quel que soit le temps du verbe employé dans ce document complémentaire, toute disposition est tenue pour être en
vigueur à toute époque et dans toute circonstance;
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 2 - Dispositions relatives au lotissement
270
−
Le nombre singulier s'étend à plusieurs personnes ou à plusieurs choses de même espèce chaque fois que le contexte
se prête à cette extension;
−
Le genre masculin comprend le genre féminin à moins que le contexte n'indique le contraire;
−
Chaque fois qu'il est prescrit qu'une chose doit être faite, l'obligation de l'accomplir est absolue; mais s'il est dit qu'une
chose peut être faite, il est facultatif de l'accomplir ou non;
−
L'autorisation de faire une chose comporte tous les pouvoirs nécessaires à cette fin.
1.2.2 Tableau, plan, graphique, symbole et annexe
À moins d'indications contraires, font partie intégrante de ce document complémentaire tout tableau, tout plan, tout graphique, tout
symbole, toute annexe et toute autre forme d'expression, autre que le texte proprement dit, qui y sont contenus ou auxquels il
réfère.
1.2.3 Règle d'interprétation en cas de contradiction
Dans ce document complémentaire, à moins d'indications contraires, les règles suivantes s'appliquent :
−
En cas de contradiction entre le texte et un titre, le texte prévaut;
−
En cas de contradiction entre le texte et toute autre forme d'expression, le texte prévaut;
−
En cas de contradiction entre les données d'un tableau et un graphique, les données du tableau prévalent.
1.2.4 Règle d'interprétation entre une disposition générale et une disposition spécifique
En cas d'incompatibilité entre deux dispositions à l'intérieur de ce document, ou dans ce document et un autre règlement, la
disposition spécifique prévaut sur la disposition générale.
Lorsqu'une restriction ou une interdiction prescrite par ce document ou que l'une quelconque de ses dispositions se révèle
incompatible avec tout autre règlement ou avec une disposition de ce document, la disposition la plus restrictive ou prohibitive
s'applique, à moins d'indications contraires.
1.2.5 Terminologie
Exception faite des mots définis ci-dessous, tous les mots utilisés dans ce document complémentaire conservent leur signification
habituelle :
−
L'emploi du verbe au présent inclut le futur.
−
Le singulier comprend le pluriel et vice-versa à moins que le sens indique clairement qu'il ne peut logiquement en être
question.
Définitions des mots et expressions :
Agrandissement : Une augmentation de la dimension ou de la superficie de plancher d'une construction ou une augmentation de
la superficie de plancher ou de la superficie du sol occupée par un usage.
Aire d'activité : Espace aménagé en partie dans la rive, permettant au propriétaire de jouir de son terrain, d'une superficie
maximale de 50 mètres carrés, sur un terrain où un bâtiment principal est déjà érigé et que les dimensions du lot ne permettent
pas sa localisation ailleurs sur le terrain.
Aire d'élevage : Superficie de plancher d'un bâtiment où sont gardés et où ont accès des animaux d'élevage.
Antenne de télécommunication : Installation, appareil ou tout autre élément servant ou pouvant servir à l'émission, à la
transmission et à la réception de radiodiffusion et de télédiffusion par micro-ondes, ondes électromagnétiques notamment par fil,
câble ou système radio ou optique ou par tout autre procédé technique semblable de radiocommunication, de télécommunication
ou de câblodistribution ainsi que toute structure ou bâtiment afférent à une antenne.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 2 - Dispositions relatives au lotissement
271
Bâtiment complémentaire (accessoire) : Bâtiment implanté sur le même terrain qu'un bâtiment principal et ne pouvant être utilisé
que de façon complémentaire ou accessoire aux fins de ce bâtiment principal ou de l'usage principal exercé sur le terrain.
Camping : Établissement qui offre au public, moyennant rémunération, des sites permettant d'accueillir des véhicules de camping
ou des tentes, à l'exception du camping à la ferme appartenant au propriétaire ou à l'exploitant des installations d'élevage en cause.
Il s'agit aussi d'une activité de villégiature qui consiste à vivre en plein air, sous la tente ou dans un véhicule de camping et à
voyager avec le matériel nécessaire.
Chemin privé : Chemin n'appartenant ni à une municipalité ni à l'État et desservant des résidences ou des sites d'intérêt d'ordre
historique, culturel, esthétique ou écologique.
Chemin public : Une voie (et toute son emprise) destinée à la circulation des véhicules automobiles et entretenue par une
municipalité ou par le MTMDET.
Commerce agroalimentaire : Les commerces agroalimentaires regroupent toutes activités commerciales reliées à l'agriculture,
mais qui ne constituent pas une activité agricole au sens de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.
Les activités de transformation de produits agricoles ne constituent pas, au sens du présent SADR, un service agroalimentaire, à
moins que l'activité soit effectuée sur la ferme d'un producteur avec les produits agricoles qui proviennent de son exploitation ou,
accessoirement, de celles d'autres producteurs.
Conseil de la MRC : Le Conseil de la Municipalité régionale de comté de Matawinie.
Construction : Bâtiment ou ouvrage de quelque type que ce soit résultant de l'assemblage de matériaux; se dit aussi de tout ce
qui est érigé, édifié ou construit, dont l'utilisation exige un emplacement sur le sol ou joint à quelque chose exigeant un emplacement
sur le sol.
Construction principale : Construction principale sur un ou plusieurs lots à l'exception des bâtiments de ferme sur des terres en
culture et à l'exception des bâtiments accessoires, dépendances, clôtures et piscines.
Coupe d'assainissement : Une coupe d'assainissement consiste en l'abattage ou la récolte d'arbres déficients, tarés,
dépérissants, endommagés ou morts dans un peuplement d'arbres.
Cours d'eau : Tous les lacs et cours d'eau, à débit régulier ou intermittent, d'origine naturelle ou créés par l'homme, sont visés par
l'application du présent SADR, à l'exception des fossés. Toutefois, lorsque l'entité répond à un des critères suivants il n'est pas
considéré comme un cours d'eau :
1.
Un fossé de voie publique ou privée;
2.
Un fossé mitoyen au sens de l'article 1002 du Code civil;
3.
Un fossé de drainage qui satisfait aux exigences suivantes :
a)
Utilisé aux seules fins de drainage et d'irrigation;
b)
Qui n'existe qu'en raison d'une intervention humaine;
c)
Dont la superficie du bassin versant est inférieure à 100 hectares.
Un cours d'eau qui emprunte une voie publique ou privée continue d'être un cours d'eau. La portion d'un cours d'eau qui est utilisée
comme un fossé demeure également un cours d'eau.
Par ailleurs, en milieu forestier public, les catégories de cours d'eau visés par l'application de la Politique relative à la gestion des
cours d'eau sous juridiction de la MRC de Matawinie sont celles définies en vertu de la Loi sur l'aménagement durable du territoire
forestier et des règlements qui en découlent.
Densité maximale enregistrée (kg/m2) : La production maximale établie par la Fédération des producteurs de volailles du Québec,
au cours des deux dernières années d'enregistrement, en excluant les périodes de production ou du « détassement ».
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 2 - Dispositions relatives au lotissement
272
Le détassement consiste à sortir des oiseaux de différents poids d'une partie du poulailler pendant la période de production, ce qui
a pour effet d'augmenter substantiellement la densité (kg/m2).
Densité résidentielle brute : Rapport entre un nombre d'unités de logements que l'on peut implanter par superficie d'un hectare
de terrain, en incluant dans le calcul les superficies affectées à des fins de rues, de parcs ou d'équipements communautaires ou
publics et toute superficie non utilisée pour de l'habitation.
Pour une même surface, une densité brute est généralement exprimée par un nombre moins élevé que celui représentant une
densité nette.
Densité résidentielle nette : Rapport entre un nombre d'unités de logements que l'on peut implanter par superficie d'un hectare
de terrain, en excluant dans le calcul les superficies affectées à des fins de rues, de parcs et autres espaces non utilisés pour de
l'habitation.
Droits acquis : Droit relatif à un usage, une construction ou un lot existant avant l'entrée en vigueur d'une loi ou d'un règlement
qui, dorénavant, prohibe ou régit différemment ce type d'usage, de construction ou de lotissement.
Emprise : Largeur d'un terrain cadastré destiné à recevoir une voie de circulation pour véhicules motorisés, un trottoir, une piste
cyclable ou divers réseaux de services publics.
Engrais de ferme : Les engrais de ferme comprennent les déjections animales solides ou liquides, le compost de ferme et les
boues provenant d'ouvrages municipaux d'assainissement des eaux usées ou de tout autre système de traitement.
Engrais minéraux : Les engrais minéraux sont ceux de production industrielle et créés aux fins de l'agriculture.
Entretien : Action de maintenir en bon état.
Expertise géotechnique : Étude ou avis réalisés par un ingénieur en géotechnique dans le but d'évaluer la stabilité d'un talus
et/ou l'influence d'une intervention projetée sur celle-ci.
Exposé aux vents dominants : Le vent dominant correspond à un vent soufflant plus de 25 % du temps dans une direction durant
les mois de juin, juillet et août réunis, évalué à la station météorologique la plus représentative de l'emplacement d'une installation
d'élevage. Est considéré comme exposé aux vents dominants un lieu situé à l'intérieur d'une aire formée par deux lignes droites
parallèles imaginaires, prenant naissance à 100 mètres des extrémités d'une installation d'élevage et prolongée à l'infini dans la
direction prise par un vent dominant.
Extraction : Activités, aménagements et constructions liés au prélèvement à ciel ouvert de matériaux inertes du sol, tels la roche,
le granit, le gravier et le sable, incluant leur transformation primaire (concassage, taille et tamisage).
Fenêtre verte : Une trouée dans l'écran de végétation visant à permettre la vue sur un plan d'eau.
Fermette : Usage comprenant la garde ou l'élevage non intensif d'animaux.
Fonctionnaire désigné : Fonctionnaire municipal qui, en vertu de l'article 119 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, est
désigné par le Conseil d'une municipalité pour la délivrance des permis et certificats.
Fossé : Un fossé est une petite dépression en long creusée dans le sol, servant à l'écoulement des eaux de surface des terrains
avoisinants, soit les fossés de chemin, les fossés de ligne qui n'égouttent que les terrains adjacents ainsi que les fossés ne servant
à drainer qu'un seul terrain. Les fossés sont exclus de l'application du présent SADR puisqu'ils ne sont pas considérés comme des
cours d'eau.
Gestion solide des déjections animales : Un mode d'évacuation d'un bâtiment d'élevage ou d'un ouvrage d'entreposage des
déjections animales à l'état solide dans lesquelles les liquides ont été absorbés par les matières solides à la suite de l'utilisation
d'une quantité suffisante de litière permettant d'abaisser la teneur en eau contenue dans ces déjections à une valeur inférieure à
85 % à la sortie du bâtiment.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 2 - Dispositions relatives au lotissement
273
Gestion liquide des déjections animales : Un mode de gestion réservé au lisier constitué principalement des excréments
d'animaux, parfois mélangés à de la litière et à une quantité d'eau de lavage; il se présente sous forme liquide et est manutentionné
par pompage.
Gîte touristique : Établissement exploité par une personne dans sa résidence, ou les dépendances de celle-ci, offrant au public
un maximum de 5 chambres en location et le service du petit déjeuner inclus dans le prix de location.
Îlot déstructuré : Secteur situé en zone agricole décrétée, généralement de faible superficie et délimitant une concentration
d'usages autres qu'agricoles existants ou reconnaissant une autorisation de la CPTAQ aux fins résidentielles. Les îlots déstructurés
sont reconnus par la décision 375267 de la CPTAQ rendue le 2 août 2013. Pour le territoire de la MRC de Matawinie, il existe deux
types d'îlots déstructurés, soit des îlots déstructurés avec morcellement (type 1) et sans morcellement et vacant (type 2).
Îlot déstructuré avec morcellement (type 1) : Îlot déstructuré à l'intérieur duquel de nouveaux lots peuvent être créés selon les
normes du règlement de lotissement de la municipalité locale.
Îlot déstructuré sans morcellement et vacant (type 2) : Îlot déstructuré à l'intérieur duquel aucun nouveau lot ne peut être créé.
Immeuble protégé : Signifie :
a)
Le bâtiment principal d'un centre récréatif, de loisir, de sport ou de culture excluant un établissement culturel implanté sur un
site historique identifié au chapitre 11 du présent SADR;
b)
Les limites d'un parc municipal réservé à la pratique de loisirs ou pour la récréation (sont exclus de cette définition les parcs
linéaires et autres pistes et sentiers);
c)
Les limites de la partie de terrain utilisée comme plage publique ou une marina;
d)
Le terrain d'un établissement d'enseignement ou d'un établissement au sens de la Loi sur les services de santé et les services
sociaux;
e)
Les limites d'un terrain de camping;
f)
Les bâtiments d'une base de plein air ou le bâtiment principal d'un centre d'interprétation de la nature;
g)
Le chalet d'un centre de ski ou d'un club de golf;
h)
Le bâtiment d'un temple religieux fréquenté par des membres au moins une fois par mois;
i)
Le bâtiment d'un théâtre d'été actif;
j)
Un établissement d'hébergement au sens de la Loi sur les établissements d'hébergement touristique, à l'exception d'un gîte
touristique, d'une résidence de tourisme ou d'un meublé rudimentaire appartenant au propriétaire ou à l'exploitant des
installations d'élevage en cause ou à un actionnaire ou dirigeant qui est propriétaire ou exploitant de ces installations;
k)
Un bâtiment servant à des fins de dégustation de vins dans un vignoble ou un établissement de restauration de 30 sièges et
plus détenteur d'un permis d'exploitation à l'année ainsi qu'une table champêtre ou toute autre formule similaire lorsqu'elle
n'appartient pas au propriétaire ou à l'exploitant des installations d'élevage en cause.
Immunisation : Application de différentes mesures apportée à un ouvrage, une construction ou un aménagement en vue de
protéger ceux-ci contre les dommages qui pourraient être causés par une inondation.
Industriel à faible incidence ou incidence moyenne : Activités manufacturières liées à l'industrie des aliments et de la boisson,
à l'industrie du tabac, à l'industrie du cuir et des produits connexes, à l'industrie du textile, à l'industrie de l'habillement, à l'industrie
du bois, à l'industrie du meuble et des articles d'ameublement, à l'industrie du papier et des produits en papier, à l'industrie de
l'édition et de l'imprimerie, à l'industrie du matériel de transport, à l'industrie des produits électriques et électroniques, à l'industrie
des produits métalliques et aux autres industries ne faisant pas partie de la définition « Industriel à forte incidence ». Exclut toutefois
les activités inhérentes à l'abattage et au dépeçage des animaux, aux fabriques de pâtes et papier, aux fabriques de papier asphalté
pour couverture et aux usines de produits métalliques disposant d'un incinérateur.
Industriel à forte incidence : Activités manufacturières liées à l'industrie des produits en caoutchouc et en plastique, à l'industrie
de la première transformation des métaux, à l'industrie des produits minéraux non métalliques, à l'industrie chimique et à l'industrie
du pétrole et du charbon, de même que les activités inhérentes à l'abattage et au dépeçage des animaux (usine d'équarrissage),
aux fabriques de pâtes et papier, aux fabriques de papier asphalté pour couverture et aux usines de produits métalliques disposant
d'un incinérateur. Inclut l'ensemble des entreprises manufacturières productrices ou utilisatrices de matières dangereuses ou
déchets dangereux. Inclut également les commerces de vente en gros de métaux, de minéraux, de rebuts et de pétrole dans les
stations et bases d'entreposage en vrac.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 2 - Dispositions relatives au lotissement
274
Installation : Par rapport aux constructions dans leur ensemble, les installations sont constituées de matériaux assemblés de
diverses manières et requérant un ou des appuis, soit sur le sol, soit sur des habitations, et qui se distinguent par leur caractère
amovible. Il en est ainsi des piscines hors-sol, des cabanons, des antennes, des dalles de patios, des enseignes reposant sur le
sol ou les habitations, etc.
Installation d'élevage : Désigne un bâtiment où des animaux sont élevés, ou un enclos ou une partie d'enclos où sont gardés des
animaux à des fins autres que le pâturage, y compris, le cas échéant, tout ouvrage d'entreposage des déjections des animaux qui
s'y trouvent.
Installation septique : Dispositif constitué d'une fosse septique et d'un élément épurateur, ou tout autre système de traitement
primaire, destiné à épurer les eaux usées d'un bâtiment.
Ligne des hautes eaux : La ligne des hautes eaux est la ligne qui, aux fins de l'application du présent SADR, sert à délimiter le
littoral et la rive des lacs et cours d'eau. Cette ligne des hautes eaux se situe à la ligne naturelle des hautes eaux, c'est-à-dire :
a)
À l'endroit où l'on passe d'une prédominance de plantes aquatiques à une prédominance de plantes terrestres ou, s'il n'y a
pas de plantes aquatiques, à l'endroit où les plantes terrestres s'arrêtent en direction du plan d'eau.
Les plantes considérées comme aquatiques sont toutes les plantes hydrophytes, incluant les plantes submergées, les plantes
à feuilles flottantes, les plantes émergentes et les plantes herbacées et ligneuses émergées, caractéristiques des marais et
marécages ouverts sur des plans d'eau.
b)
Dans le cas où il y a un ouvrage de retenue des eaux, à la cote maximale d'exploitation de l'ouvrage hydraulique pour la
partie du plan d'eau située en amont.
c)
Dans le cas où il y a un mur de soutènement légalement érigé, à compter du haut de l'ouvrage.
À défaut de pouvoir déterminer la ligne des hautes eaux à partir des critères précédents, celle-ci peut être localisée comme suit :
d)
Si l'information est disponible, à la limite des inondations de récurrence de deux ans, laquelle est considérée équivalente à
la ligne établie selon les critères botaniques définis précédemment au point a).
Littoral : Le littoral est cette partie des lacs et cours d'eau qui s'étend à partir de la ligne des hautes eaux vers le centre du plan
d'eau.
Lot : Volume ou fond de terre identifié et délimité par un plan cadastral fait et déposé conformément aux dispositions du Code civil.
Maison d'habitation : Une maison d'habitation d'une superficie d'au moins 21 m² qui n'appartient pas au propriétaire ou à
l'exploitant des installations d'élevage en cause ou à un actionnaire ou dirigeant qui est propriétaire ou exploitant de ces
installations.
Marina : Ensemble touristique comprenant le port de plaisance et les aménagements qui le bordent ou les quais.
Municipalité : Tout organisme chargé de l'administration, aux fins municipales, d'un territoire situé à l'intérieur de la municipalité
régionale de comté.
Opération cadastrale : Une subdivision, redivision, annulation, correction, un ajout ou un remplacement de lots fait en vertu de la
Loi sur le cadastre ou du Code civil du Québec.
Ouvrage : Toute construction de bâtiment principal, de bâtiment accessoire, de piscine, de mur de soutènement, d'installation
septique, les travaux de remblais et de déblais et autres aménagements extérieurs.
Parc linéaire ou autre piste ou sentier : Une infrastructure destinée à la randonnée pédestre, au cyclisme, au ski, à la motoneige
et aux autres activités du même genre.
Pente : Rapport entre la projection verticale d'une inclinaison et sa projection horizontale. Une pente est exprimée en pourcentage
(%).
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 2 - Dispositions relatives au lotissement
275
Périmètre d'urbanisation : La limite prévue de l'extension future de l'habitat de type urbain dans une municipalité, déterminée par
le SADR.
Plaine inondable : La plaine inondable est l'espace occupé par un lac ou un cours d'eau en période de crue.
Poids relatif à l'unité animale : Pour les unités d'élevages de volailles, afin de faire abstraction des différentes catégories
d'oiseaux, le poids total de 500 kg est utilisé dans la détermination du nombre d'unités animales à la fin de la période d'élevage.
Produit fermier : Produit cultivé, élevé et transformé dans une exploitation agricole, à partir des matières premières qui en
proviennent, par son ou ses exploitants qui gardent le contrôle de sa mise en marché.
Projet intégré : Un projet de construction d'un ensemble de bâtiments principaux implantés sur un terrain formé d'un ou de
plusieurs lots et contigu à une rue publique ou privée conforme au règlement municipal de lotissement en vigueur, réalisé par phase
et ayant en commun certains espaces extérieurs, services ou équipements, desservi ou non par un réseau d'aqueduc et/ou d'égout
sanitaire dont la planification, la promotion et la gestion sont d'initiative unique.
Propriété : Ensemble de lots ou de terrains contigus appartenant à un propriétaire. Lorsque deux ou plusieurs lots ou terrains sont
séparés par un chemin public ou privé, ceux-ci sont considérés comme contigus.
Rive : La rive est une bande de terre qui borde les lacs et cours d'eau et qui s'étend vers l'intérieur des terres, à partir de la ligne
des hautes eaux. La largeur de la rive se mesure horizontalement.
a)
La rive a un minimum de 10 mètres :
Dans le cas où la pente est inférieure à 30 % ou lorsque la pente est supérieure à 30 % et présente un talus de moins de cinq
(5) mètres de hauteur.
b)
La rive a un minimum de 15 mètres :
Dans le cas où la pente est continue et supérieure à 30 % ou lorsque la pente est supérieure à 30 % et présente un talus de
plus de cinq (5) mètres de hauteur.
D'autre part, dans le cadre de l'application de la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier et des règlements qui en
découlent, des mesures particulières de protection sont prévues pour la rive.
Secteur de pente forte : Talus de pente forte en plus de l'espace situé aux abords (en haut et en bas) de celui-ci et déterminé de
la façon suivante :
a) Haut de talus : une bande de terrain longeant la forte pente dont la profondeur correspond à la moins élevée des mesures
suivantes :
i.
Deux fois la hauteur de la forte pente, mesurée à partir du haut du talus;
ii.
20 m.
b) Bas de talus : une bande de terrain longeant la forte pente dont la profondeur correspond à la moins élevée des mesures
suivantes :
i.
La moitié de la hauteur de la forte pente, mesurée à partir du bas du talus;
ii.
10 m.
Illustration DC1-1 - Secteur de pente forte
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 2 - Dispositions relatives au lotissement
276
Secteur riverain : Bande de terre qui borde les lacs et les cours d'eau et qui s'étend vers l'intérieur des terres à partir de la ligne
des hautes eaux :
−
Un secteur riverain a une profondeur de trois cents (300) mètres lorsqu'il borde un lac;
−
Un secteur riverain a une profondeur de cent (100) mètres lorsqu'il borde un cours d'eau.
Sites d'intérêt : Sites identifiés sur les cartes municipales de l'annexe B intitulées « Sites d'intérêt d'ordre historique, culturel,
esthétique ou écologique ».
Superficie de production enregistrée (m2 FPVQ) : Superficie des bâtiments d'élevage aptes à la production déterminée par le
document d'enregistrement de la Fédération des producteurs de volailles du Québec.
Talus : Étendue de terre en pente d'une hauteur de cinq mètres ou plus et ayant une pente dont l'inclinaison est égale ou supérieure
à 14° (25 %).
Talus de pente forte : Dénivellation comprise entre le haut et le bas d'un talus dont la pente moyenne est de 30 % et plus sur une
hauteur d'au moins 5 mètres. Lorsqu'une telle dénivellation est contiguë à un cours d'eau, la mesure de sa hauteur et de son
pourcentage doit être prise à partir de la ligne des hautes eaux.
Terrain : Un ou plusieurs lots ou parties de lots contigus ou qui seraient par ailleurs contigus s'ils n'étaient pas séparés du premier
lot ou partie de lot par une rue, un chemin de fer ou une emprise d'utilité publique; constituant une même propriété, au sens du rôle
d'évaluation foncière de la municipalité, servant ou pouvant servir à un seul usage principal.
Tour de télécommunication : Structure ou support servant à héberger ou à supporter, entre autres, une antenne ou tout type
d'appareil, de capteur ou d'instrument de mesure servant à la transmission, l'émission ou la réception d'information soit par système
électromagnétique notamment par fil, câble ou système radio ou optique, soit par tout autre procédé technique semblable.
Travaux majeurs : Travaux modifiant la structure du bâtiment servant à l'usage principal. Par structure du bâtiment, on entend la
fondation, les murs porteurs, les murs du périmètre, les planchers, les poteaux, les poutres ainsi que la forme de la toiture.
Unité animale : Équivaut au nombre d'animaux figurant au Tableau DC6-1 intitulé « Les paramètres de calcul des distances
séparatrices relatives aux installations d'élevage - Paramètre A : Nombre d'unités animales (U.A.) ».
Unité d'élevage : L'unité de mesure du nombre d'animaux qui peuvent se trouver dans une installation d'élevage au cours d'un
cycle de production.
Unité foncière : Propriété formée d'un lot, d'une partie de lot ou d'un ensemble de lots ou de parties de lots contigus ou réputés
l'être en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.
Unité accessoire : Usage relié à l'usage principal, accessoire à ce dernier et contribuant à améliorer l'utilité, la commodité et
l'agrément de l'usage principal.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 2 - Dispositions relatives au lotissement
277
Usage additionnel : Fin pour laquelle un terrain ou partie de terrain, un bâtiment ou partie de bâtiment, une construction ou partie
de construction sont ou peuvent être utilisés ou occupés en plus d'un usage principal.
Usage complémentaire : Usage additionnel ou accessoire exercé en complément à un usage principal.
Usage dérogatoire : Usage d'un terrain, d'un bâtiment ou d'une construction dont l'exercice a légalement débuté avant l'entrée en
vigueur d'une loi ou d'un règlement qui, dorénavant, prohibe ou régit différemment ce type d'usage.
Usage principal : Fin première pour laquelle un bâtiment, un établissement, une construction ou un terrain est utilisé ou destiné.
Zone de faible courant : Cette zone correspond à la partie de la zone inondable au-delà de la limite de la zone de grand courant,
qui peut être inondée lors de la crue de 100 ans.
Zone de fort courant : Cette zone correspond à la partie de la plaine inondable qui peut être inondée lors d'une crue de récurrence
de 20 ans.
Règl. 205-2019, Règl. 210-2020, Règl. 215-2020, Règl. 226-2021
1.2.6 Distance par rapport à un cours d'eau
Le long des cours d'eau, toute distance mesurée à partir d'un cours d'eau est calculée horizontalement à partir de la ligne des
hautes eaux vers l'intérieur des terres.
La distance entre une rue existante et un cours d'eau est calculée horizontalement à partir de la limite de l'emprise de la rue
existante et la ligne des hautes eaux du cours d'eau.
1.2.7 Dimensions des lots
La largeur d'un lot est celle mesurée à la ligne avant, sauf dans le cas des lots situés dans une courbe extérieure dont l'angle est
inférieur à 135 degrés; dans ce dernier cas, la largeur peut être diminuée jusqu'à 50 % de la largeur minimale requise. Toutefois,
la superficie du lot doit être conforme à la superficie minimale exigée.
La profondeur d'un lot est la distance entre le point central de la ligne avant et le point central de la ligne arrière ou de la jonction
des lignes latérales.
1.2.8 Conformité des limites
Les limites des grandes affectations du territoire, des aires de contraintes et des aires d'intérêt apparaissant aux plans
d'accompagnement du SADR ne peuvent être interprétées autrement que dans le contexte même de la Loi sur l'aménagement et
l'urbanisme, c'est-à-dire suivant des règles d'interprétation permettant de raffiner les limites au plan et à la réglementation
d'urbanisme des municipalités selon les caractéristiques locales.
Cependant, les affectations du sol du plan d'urbanisme et les zones du plan de zonage doivent respecter l'esprit qui anime les
grandes affectations du territoire et leurs vocations spécifiées au SADR. À cet effet, il importe de spécifier que les limites du
périmètre d'urbanisation (grande affectation Urbaine) doivent être transposées de façon précise au plan et à la réglementation
d'urbanisme des municipalités, sans avoir pour effet d'agrandir ce périmètre au-delà de celui édicté au SADR. De plus, toutes
limites extérieures de la grande affectation Agricole dynamique et Agricole Viable correspondant à une limite extérieure de la zone
agricole décrétée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles doivent être transposées de façon précise
de sorte que tout ajustement au plan et à la réglementation d'urbanisme des municipalités ne peut viser qu'à respecter ledit décret.
Règl. 226-2021
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 2 - Dispositions relatives au lotissement
278
CHAPITRE 2 - DISPOSITIONS RELATIVES AU LOTISSEMENT
2.1
LA NÉCESSITÉ DU PERMIS DE LOTISSEMENT
Toute opération cadastrale ainsi que tout morcellement à un lot par aliénation est interdit sans avoir, au préalable, obtenu un permis
de lotissement délivré par la municipalité.
Aucune opération cadastrale, ni morcellement de terrain par aliénation ne doit avoir pour effet de rendre un terrain ou un lot non
conforme aux normes prescrites dans ce document ou d'augmenter son état de dérogation par rapport à ces normes.
2.2
LES CONDITIONS RELATIVES À LA DÉLIVRANCE D'UN PERMIS DE LOTISSEMENT
La délivrance des permis de lotissement doit exiger le respect des conditions spécifiées dans la présente section.
Les dimensions et superficies minimales des emplacements partiellement ou non desservis par l'aqueduc et l'égout sanitaire sur
l'ensemble du territoire de la MRC doivent respecter les normes stipulées à l'article 2.3.
Mesures d'exception
Un permis autorisant une opération cadastrale ne peut être refusé dans les cas suivants :
1. Une opération cadastrale nécessitée par une déclaration de copropriété faite en vertu de l'article 1040 du Code civil ou par
l'aliénation d'une partie de bâtiment requérant la partition du terrain sur lequel il est situé;
2. Un morcellement de lot ne répondant pas aux prescriptions du présent SADR si ledit morcellement sert à l'agrandissement
d'un lot voisin et contigu et est destiné à former un seul nouveau terrain;
3. Un terrain qui a la superficie minimale exigée en vertu du SADR et dont l'agrandissement est empêché soit par un lac, soit
par un cours d'eau, soit par l'existence d'une route, mais qui, par ailleurs, peut être construit en respectant toutes les normes
d'implantation exigées, tant par le SADR et ses amendements que par les règlements en vigueur dans la municipalité
locale, lors de la demande de permis;
4. Un terrain déjà construit ou pour lequel un permis de construction aurait été délivré le ou avant le 13 avril 1983;
5. Un morcellement de lot ou une opération cadastrale nécessitée par la cession, à une municipalité, d'un terrain à des fins
de parcs ou de terrains de jeux.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 2 - Dispositions relatives au lotissement
279
2.3
DISPOSITIONS MINIMALES DE LOTISSEMENT S'APPLIQUANT À L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE
1CComprend aussi la grande affectation Villégiature consolidation située en TNO.
Règl. 215-2020. Règl.245-2024
Lot non desservi
Lot partiellement desservi
(service d'aqueduc)
Lot partiellement desservi
(service d'égout sanitaire)
Lot desservi par
l'aqueduc et l'égout
Lot accueillant
une entreprise
rurale
Périmètre
urbain
Extérieur du
périmètre
urbain
Périmètre
urbain
Extérieur du
périmètre
urbain
Périmètre
urbain
Extérieur du
périmètre
urbain
Périmètre urbain
Affectation
Rurale1
Superficie
minimale
3 000 m²
4 000 m²
1 500 m²
1 500 m²
1 500 m²
1 500 m²
Les normes des
règlements
d'urbanisme
municipaux
s'appliquent
6 000 m²
Largeur avant
minimale
50 m
50 m
25 m
35 m
25 m
30 m
Les normes des
règlements
d'urbanisme
municipaux
s'appliquent
Profondeur
minimale
40 m
40 m
30 m
30 m
30 m
30 m
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
280
2.4
DISPOSITIONS MINIMALES DE LOTISSEMENT S'APPLIQUANT À L'INTÉRIEUR D'UN SECTEUR RIVERAIN
À l'intérieur d'une bande de 100 m d'un cours d'eau ou 300 m d'un lac, un lotissement doit respecter les normes minimales
apparaissant aux tableaux DC2-1 et DC2-2 :
Tableau DC2-1 - Dimensions et superficies des terrains riverains à l'intérieur d'un secteur riverain
Situation de desserte par les
services d'aqueduc et/ou d'égout
sanitaire
Superficie minimale
Largeur minimale
Profondeur minimale
Aucun service
4 000 m²
50 m
75 m
Service d'aqueduc ou d'égout
sanitaire
2 000 m²
30 m
75 m
Service d'aqueduc et d'égout
sanitaire
Les normes des règlements d'urbanisme
municipaux s'appliquent
45 m
Tableau DC2-2 - Dimensions et superficies des terrains non riverains à l'intérieur d'un secteur riverain
Situation de desserte par les
services d'aqueduc et/ou
d'égout sanitaire
Superficie
minimale
Largeur minimale
Profondeur minimale
Aucun service
4 000 m²
50 m
Les normes des règlements
d'urbanisme municipaux
s'appliquent
Service d'aqueduc ou d'égout
sanitaire
2 000 m²
30 m
Service d'aqueduc et d'égout
sanitaire
Les normes des règlements d'urbanisme municipaux s'appliquent
2.5
TRACÉ DES VOIES DE CIRCULATION ROUTIÈRE
2.5.1 Localisation d'une voie de circulation routière à proximité d'un cours d'eau ou d'un lac
La distance minimale entre une voie de circulation routière (incluant un chemin forestier) et la ligne des hautes eaux d'un cours
d'eau ou d'un lac doit être de 45 m pour les secteurs qui sont desservis et de 60 m pour les secteurs qui sont partiellement desservis
ou qui ne sont pas desservis.
Ces distances peuvent toutefois être réduites dans les cas suivants et selon les modalités qui y sont prescrites :
− Lorsqu'une voie est réalisée sur une propriété publique qui est destinée à des fins de parc ou à un usage apparenté, la
distance minimale peut être réduite jusqu'à 20 m;
− Lorsque les conditions particulières du sol ou les conditions topographiques ne permettent pas à la voie d'être implantée à
l'extérieur des distances mentionnées plus haut, la distance minimale peut être réduite jusqu'à concurrence de 75 %, sans
jamais toutefois être inférieure à 15 m;
− Lorsqu'il s'agit d'un raccordement à une voie existante, la distance minimale peut être réduite de manière à rejoindre cette
voie existante, mais la nouvelle voie à construire doit progressivement s'éloigner de la ligne des hautes eaux afin d'atteindre
la voie existante sur la plus courte distance possible, et ce, de façon à viser le respect des présentes normes.
Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas aux voies de circulation conduisant à des débarcadères ou des aires de
mises à l'eau ou permettant la traversée d'un cours d'eau ou d'un lac. Elles ne s'appliquent pas non plus aux infrastructures de
circulation routière mises en place dans le cadre de la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier et les règlements qui
en découlent.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
281
Enfin, tout projet routier qui est situé à moins de 60 m d'un cours d'eau ou d'un lac, et qui s'effectue sur une distance d'au moins
300 m, devra préalablement avoir obtenu une autorisation du MDDELCC conformément à la Loi sur la qualité de l'environnement.
2.5.2 Pente maximale d'une voie de circulation routière
La pente d'une voie de circulation routière ne doit pas être supérieure à 15 %, sauf sur une longueur maximale de 150 mètres où
elle pourra atteindre un maximum de 20 %.
Règl. 215-2020
2.6
LES NORMES D'AMÉNAGEMENT DES LACS VOUÉS À LA VILLÉGIATURE SUR LES TERRES DU DOMAINE DE L'ÉTAT
Sans égard au type de développement visé sur les rives des lacs et de la superficie de ces derniers, les normes d'aménagement
demeurent les mêmes, à l'exception des lacs de 20 hectares et moins où l'implantation de la villégiature n'est pas autorisée. De
plus, tout développement de lacs, identifiés au Plan régional de développement du Territoire public, pour de la villégiature privée
sur les terres du domaine de l'État, doit respecter le Guide de développement de la villégiature sur les terres du domaine public,
publié en 1994 par le gouvernement du Québec.
Tableau DC2-3 - Normes d'aménagement pour la villégiature sur les terres du domaine de l'État
Type de Zones
Pourcentage
Accès public
15 %
Conservation
25 %
Villégiature (privée, commerciale, communautaire)
60 %
Règl. 215-2020
CHAPITRE 3 - DISPOSITIONS RELATIVES À LA CONSTRUCTION
3.1
LA NÉCESSITÉ DU PERMIS DE CONSTRUCTION
Nul ne peut édifier, ériger, agrandir, modifier, transformer une construction, un bâtiment, une structure ou toute autre construction
ou partie de construction permanente ou temporaire, ni installer un bâtiment préfabriqué ni entreprendre des travaux de
déboisement, d'excavation et de remblayage en vue de l'édification et de l'installation d'une construction sans avoir obtenu un
permis de construction ou une autorisation de la municipalité à cet effet.
3.2
DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONDITIONS DE DÉLIVRANCE DES PERMIS DE CONSTRUCTION
Les municipalités locales doivent intégrer à leur réglementation d'urbanisme, pour l'ensemble de leur territoire, les dispositions
prévues en matière de délivrance d'un permis de construction déterminées par la présente section.
Le fonctionnaire désigné délivre le permis de construction si les conditions suivantes sont respectées :
1.
Le terrain sur lequel doit être érigée chaque construction projetée, y compris ses dépendances, forme un ou plusieurs lots
distincts sur les plans officiels du cadastre qui sont conformes au règlement de lotissement de la municipalité ou qui, s'ils n'y
sont pas conformes, sont protégés par des droits acquis.
Toutefois, dans le cas de projet intégré, tel qu'entendu par le présent SADR, plus d'une construction principale peut être
érigée sur un même terrain.
2.
Le terrain sur lequel doit être érigée la construction projetée doit être desservi par les services d'aqueduc et d'égout ayant
fait l'objet d'une autorisation ou d'un permis, délivré en vertu de la Loi, sur la rue en bordure de laquelle la construction est
projetée ou que le règlement décrétant leur installation soit en vigueur.
3.
Dans le cas où les services d'aqueduc et d'égout ne sont pas implantés sur la rue en bordure de laquelle un bâtiment principal
est projeté ou lorsque le règlement décrétant leur installation n'est pas en vigueur, les projets d'alimentation en eau potable
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
282
et d'épuration des eaux usées du bâtiment à être érigé sur le terrain sont conformes à la Loi sur la qualité de l'environnement
et aux règlements édictés sous son empire ou aux règlements municipaux portant sur le même objet.
4.
Le terrain sur lequel doit être érigée la construction projetée doit être adjacent à une rue publique ou à une rue privée conforme
aux exigences du règlement de lotissement.
Dans le cas où le terrain à construire n'aurait pas un accès réel et direct sur ce chemin, une servitude de passage notariée
doit être déposée au fonctionnaire désigné pour la délivrance du permis.
5.
La demande est conforme aux dispositions du règlement de zonage en vigueur, du règlement de construction en vigueur et
de tout autre règlement d'urbanisme applicable.
6.
La demande est accompagnée de tous les plans, documents ou informations exigés.
7.
Le tarif pour l'obtention du permis a été payé.
8.
Le cas échéant, pour une demande de permis de construction concernant un bâtiment principal situé sur un terrain dont
l'accès se fait à partir d'un chemin qui est à la charge du MTMDET, la demande de permis doit être accompagnée d'un avis
de ce ministère relatif à l'accès.
3.3
DISPOSITIONS RELATIVES À L'IMPLANTATION DE ROULOTTES
L'installation de roulottes est permise uniquement sur les terrains de camping et sur des chantiers de construction ou d'exploitation.
Dans ce dernier cas, l'installation des roulottes n'est autorisée que pour la durée des travaux. À la fin des travaux, elles doivent
être enlevées.
Il est strictement interdit de transformer une roulotte de manière à en faire une résidence principale ou secondaire permanente.
Il est permis d'entreposer de façon temporaire une roulotte sur un terrain, à la condition qu'elle ne serve, en aucun cas, d'habitation
permanente.
3.4
DISPOSITIONS RELATIVES À L'IMPLANTATION DE MAISONS MOBILES ET MODULAIRES
La municipalité doit adopter des dispositions relatives à l'implantation des maisons mobiles ou modulaires. L'emplacement et
l'implantation des maisons mobiles doivent respecter les exigences décrites ci-après :
1.
Les maisons mobiles peuvent être autorisées à titre de résidences unifamiliales dans les zones identifiées à cette fin dans la
réglementation d'urbanisme. À ce titre, les normes de zonage, de lotissement et de construction des habitations unifamiliales
s'appliquent pour ces zones, c'est-à-dire isolation, dimension des lots, marge de recul, etc., s'il y a lieu.
2.
Les municipalités doivent prévoir des normes d'implantation visant l'installation sécuritaire et salubre des maisons mobiles.
3.
En ce qui concerne la construction, le dessous de la maison mobile doit être fermé complètement avec des matériaux
reconnus à cette fin et s'harmonisant avec le revêtement extérieur.
3.5
DISPOSITIONS RELATIVES À L'IMPLANTATION DE NOUVELLES CONSTRUCTIONS
3.5.1 Dispositions relatives aux secteurs de pente forte
Pour tout projet de lotissement, de même que pour tout projet d'ouvrage impliquant le remaniement du sol ou lié à des travaux de
construction dont l'empiètement projeté est de plus de 20 mètres carrés à l'intérieur d'un secteur de pente forte, les municipalités
doivent :
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
283
1.
Assujettir le projet à un règlement sur les PIIA, conformément à l'article 3.5.1.1 du document complémentaire;
2.
Respecter les dispositions de l'article 2.5.2 du document complémentaire, lorsque le projet de lotissement comprend une voie
de circulation;
3.
Exiger, préalablement à la délivrance d'un permis ou d'un certificat d'autorisation, les renseignements et documents suivants
dans leurs règlements d'urbanisme, en fonction du type d'intervention prévue :
a) Un plan à l'échelle indiquant :
i.
La délimitation projetée des aires de construction, de remblais et de déblais;
ii.
La localisation des ouvrages de captage ou de rétention de l'eau de pluie;
iii.
Les courbes topographiques relevées aux 2 mètres ou, à défaut, des points cotés en nombre suffisant pour
montrer la topographie générale du ou des immeubles visés;
iv.
Les talus de pente forte et secteurs de pente forte, illustrés par un arpenteur-géomètre;
v.
Le tracé de toute voie de circulation destinée à permettre le passage des véhicules d'urgence.
b) Une étude réalisée par un professionnel compétent démontrant la sécurité des structures ou supports de soutènement
projetés lorsque ceux-ci ont une hauteur supérieure à 1,8 mètre;
c)
Les méthodes de stabilisation des remblais ou des déblais qui seront utilisées afin de ne pas créer de foyers d'érosion à
long terme;
d) Un document illustrant les mesures proposées pour :
i.
La gestion des eaux de ruissellement pendant et après les travaux;
ii.
Éviter que le drainage et les eaux de ruissellement soient dirigés vers les talus.
Malgré ce qui précède, les seules dispositions relatives aux pentes fortes applicables dans un talus de pente forte et dans un
secteur de pente forte situés sur le TNO de la MRC de Matawinie sont les suivantes :
−
Toute construction et tout ouvrage de remblai ou de déblai sont interdits dans un talus de pente forte;
−
Dans une bande de terrain de 10 m longeant le bas et le haut d'un talus de pente forte, le règlement de zonage doit prescrire
des normes afin d'encadrer les eaux de ruissellement de façon à réduire le potentiel d'érosion du sol.
Règl. 215-2020
3.5.1.1 Dispositions relatives aux plans d'implantation et d'intégration architecturale dans les secteurs à pente
forte
À l'exception du TNO de la MRC de Matawinie, l'évaluation d'un projet visé au 1er alinéa de l'article 3.5.1 du document
complémentaire doit se faire par l'adoption d'un règlement municipal sur les PIIA, conformément aux articles 145.15 à 145.20 de
la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, et dont les objectifs et les critères d'évaluation sont minimalement les suivants :
1.
Le lotissement et les voies de circulation sont adaptés à la topographie du milieu récepteur afin d'assurer la sécurité du
public et de protéger l'environnement :
a) À moins de contraintes physique ou naturelle, la voie de circulation s'éloigne le plus possible des secteurs à pente forte;
b) La voie de circulation est aménagée à un endroit qui permet de suivre parallèlement ou diagonalement les lignes de
niveau;
c) Un nouveau lot destiné à construire un bâtiment principal présente, dans la mesure du possible, un plateau constructible
dont la pente naturelle est inférieure à 30 % et dont la superficie permet l'implantation du bâtiment principal et des
aménagements accessoires (installation septique, ouvrage de prélèvement des eaux souterraines, allée d'accès, etc.).
2.
Le projet gère les eaux de ruissellement de façon à réduire le potentiel d'érosion du sol :
a) Le drainage naturel du terrain est le plus possible maintenu dans le secteur à pente forte;
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
284
b) Les eaux de ruissellement et d'exutoires de drainage font l'objet de mesures de rétention qui permettent d'éviter qu'elles
soient dirigées directement vers les talus et le réseau hydrographique;
c) Les eaux de ruissellement de tout bâtiment et tout agrandissement d'un bâtiment doivent être dirigées vers un ou
plusieurs ouvrages appropriés destinés à les accueillir.
3.
Les risques d'érosion sont également contrôlés par des éléments naturels :
a) L'abattage d'arbres ainsi que les travaux de déblais et de remblais sont réduits au minimum (ceux requis pour la
construction principale ainsi que les constructions et aménagements accessoires) et les travaux de déblais sont
privilégiés aux travaux de remblai;
b) Au pied et en haut du talus, une bande végétalisée est privilégiée;
c) Les ouvrages et travaux de stabilisation des sols (talus, murets de soutènement, etc.) accordent la priorité à la technique
de stabilisation des sols par des matériaux naturels ou la plus susceptible de faciliter l'implantation de la végétation
naturelle;
d) Les sols mis à nu sont protégés le plus rapidement possible après les travaux. Des mesures temporaires (compost,
paillis, matelas anti-érosion) devraient être utilisées si l'implantation de la végétation ne peut être réalisée rapidement.
4.
La qualité du paysage est prise en compte :
a) Le projet assure une intégration soignée des nouvelles constructions au milieu naturel environnant.
Règl. 215-2020
3.5.2 Dispositions relatives à la conservation de la surface arbustive et arborescente sur les terrains
accueillant de nouvelles constructions
Nonobstant toute autre disposition du SADR, l'abattage d'espèces arbustives ou arborescentes est autorisé afin de dégager
l'espace requis pour l'implantation des constructions et de réaliser des ouvrages ou des travaux autorisés à la réglementation
locale. L'aire d'abattage doit être limitée aux réels besoins en espace et la conservation ou la présence d'un couvert arbustif ou
arborescent doit être maximisée.
Pour tout nouveau lot à construire, consécutivement à la réalisation de travaux, une surface arbustive ou arborescente doit être
préservée selon les conditions indiquées au tableau suivant :
Superficie du terrain
Pourcentage minimal de conservation de la surface
arbustive ou arborescente
Usage résidentiel de 1 à 3
logements
Usage résidentiel de 4
logements et plus et
usage non résidentiel
Moins de 1 499 m2
10 %
5 %
1 500 m2 à 2 999 m2
20 %
10 %
3 000 m2 à 4 999 m2
40 %
20 %
5 000 m2 et plus
70 %
35 %
Dans le cas d'un terrain ayant une superficie de 1 499 m² et moins où une emprise d'Hydro-Québec est présente et à l'intérieur de
laquelle un abattage d'espèces arbustives ou arborescentes est nécessaire, le pourcentage de conservation exigé de la surface
arbustive ou arborescente se calcule de la façon suivante :
PCE :
PC - ((S / 100) / 2)
PCE :
Pourcentage de conservation exigé (considérant la présence d'une emprise d'Hydro-Québec)
PC :
Pourcentage de conservation (soit le pourcentage prescrit au premier ou second alinéa du présent article)
S :
Superficie du terrain visé - superficie de la servitude.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
285
Dans tous les cas, la conservation de la surface arbustive ou arborescente pourra être fixée à un pourcentage plus bas afin de
permettre le respect du Règlement sur le traitement et l'évacuation des eaux usées des résidences isolées ainsi que du Règlement
sur le prélèvement des eaux et leur protection.
Les constructions, les ouvrages, les travaux ou les activités aux fins d'implantation et d'entretien du réseau électrique d'Hydro-
Québec ne sont pas visés par le présent article.
Règl. 236-2023
3.6
DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONSTRUCTIONS ET USAGES DÉROGATOIRES
Aux fins d'interprétation, l'expression « dérogatoire » signifie les lots, terrains, usages, ouvrages et bâtiments qui sont non
conformes à la réglementation d'urbanisme municipale en vigueur et qui sont protégés par droits acquis.
3.6.1 Extension de certains usages ou constructions dérogatoires
L'usage dérogatoire d'un lieu d'élimination de déchets, d'une sablière, d'une carrière ou de tout autre site d'extraction qui est
protégé par droits acquis ne peut être agrandi qu'à la seule condition que l'extension se fasse sur le terrain d'un même tenant qui
était la propriété en titre enregistrée du ou des propriétaires des immeubles sur lesquels s'exercent cet usage à la date où il est
devenu dérogatoire, soit en vertu d'une réglementation municipale préexistante à l'entrée en vigueur du présent SADR ou soit en
vertu d'une réglementation municipale adoptée pour s'y conformer, selon le cas.
Une construction dérogatoire inhérente à une installation d'élevage ou d'entreposage des engrais de ferme peut être agrandie,
mais uniquement à la condition de respecter les normes édictées à l'article 6.1.5.4 du Document complémentaire.
L'extension de tout autre usage dérogatoire sur un terrain est autorisée jusqu'à un maximum de 30 % de la superficie de terrain
ainsi utilisée à la date d'entrée en vigueur du règlement municipal. L'extension peut se faire sur plus d'une fois, à la condition que
la superficie totale n'excède pas l'extension permise.
3.6.2 Extension d'un usage dérogatoire situé dans un bâtiment principal
L'extension d'un usage dérogatoire situé dans un bâtiment principal est autorisée, pourvu qu'elle ne dépasse pas 50 % de la
superficie du bâtiment ainsi utilisé à la date d'entrée en vigueur du règlement municipal, ni la superficie maximale autorisée, et
qu'elle soit conforme aux autres dispositions du règlement de la municipalité.
Tout usage dérogatoire en zone agricole décrétée qui est protégé par droit acquis ou qui a fait l'objet d'une décision de la CPTAQ
antérieure à la date d'entrée en vigueur du règlement municipal n'est pas assujetti aux dispositions du précédent paragraphe.
3.6.3 Extension d'un bâtiment principal dérogatoire
L'extension d'un bâtiment principal dérogatoire est autorisée pourvu que le bâtiment agrandi ne dépasse pas le niveau
d'empiétement des marges et qu'il soit conforme aux autres dispositions du règlement municipal en vigueur. Aucun empiétement
supplémentaire n'est permis dans la rive ou le littoral d'un lac ou d'un cours d'eau.
Lorsque la hauteur d'un bâtiment est dérogatoire, le bâtiment peut s'agrandir avec la même hauteur ou une hauteur diminuant son
caractère dérogatoire ou une hauteur conforme à la réglementation en vigueur et si toutes les autres dispositions de la
réglementation d'urbanisme sont respectées.
3.6.4 Déplacement d'un bâtiment principal dérogatoire
Un bâtiment principal dont l'implantation est dérogatoire peut être déplacé même si son implantation est toujours dérogatoire à la
suite de son déplacement, pourvu que les conditions suivantes soient respectées :
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
286
a)
Il s'avère impossible de respecter toutes les marges de recul prescrites dans le règlement municipal en vigueur.
b)
Le déplacement du bâtiment a pour effet de réduire la dérogation par rapport aux marges de recul prescrites dans le règlement
municipal en vigueur.
c)
Aucune des marges de recul conformes aux dispositions du règlement municipal en vigueur avant le déplacement ne doit
devenir dérogatoire à la suite du déplacement du bâtiment.
3.6.5 Abandon, cession ou interruption d'un usage dérogatoire
L'usage dérogatoire d'un lieu d'élimination de déchets, d'une sablière, d'une carrière ou de tout autre type de site d'extraction qui
est protégé par droits acquis devient périmé lorsqu'il a été abandonné, a cessé ou a été interrompu en continu pendant 36 mois.
Pour les autres types d'usages, les délais d'abandon, de cession ou d'interruption applicables sont les suivants :
Commercial
=
18 mois
Résidentiel
=
12 mois
Récréatif
=
18 mois
Industriel
=
24 mois
Institutionnel
=
24 mois
Agricole
=
36 mois
Les municipalités peuvent prescrire des délais d'abandon, de cession ou d'interruption différents de ceux présentés ci-dessus et
adaptés aux particularités de leur territoire respectif. Par contre, pour un usage dérogatoire relatif à un lieu d'élimination de déchets,
une carrière, une sablière ou autre site d'extraction, le délai ne doit jamais être inférieur à 36 mois. Dans le cas d'un autre type
d'usage, le délai ne doit jamais être inférieur à six mois et doit toujours tenir compte de la nature même de cet usage.
3.6.6 Modification ou remplacement de certains usages dérogatoires
L'usage dérogatoire d'une sablière protégée par droits acquis ne peut être remplacé par l'exploitation d'une nouvelle carrière et
l'usage dérogatoire d'une carrière protégée par droits acquis ne peut être remplacé par l'exploitation d'une nouvelle sablière.
L'usage dérogatoire d'une sablière ou d'une carrière ne peut être remplacé par l'exploitation d'un lieu d'élimination de déchets ou
d'un site de disposition de rebuts de quelque nature que ce soit.
Pour les installations d'élevage de 100 unités animales et moins, la modification du type d'élevage est permise sans la considération
de la distance séparatrice de l'article 6.1.5.4 du Document complémentaire, mais uniquement à la condition de maintenir un même
nombre d'unités animales et de reconduire une même gestion des effluents d'élevage ou une gestion plus favorable en regard des
inconvénients associés aux odeurs.
CHAPITRE 4 - DISPOSITIONS RELATIVES À CERTAINS USAGES ET CERTAINES AFFECTATIONS
4.1
DISPOSITIONS RELATIVES À CERTAINS USAGES
4.1.1 Dispositions relatives aux usages reliés à l'acériculture
(ABROGÉ)
Règl. 210-2020
4.1.1 Équipements, infrastructures et usages non assujettis à la grille de comptabilité des usages
Les équipements, infrastructures et usages suivants ne sont pas assujettis à la grille de compatibilité des usages :
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
287
−
Usines de filtration d'eau potable;
−
Réservoirs d'eau et les stations de pompage;
−
Usines de traitement des eaux usées;
−
Postes de mesurage ou de distribution des réseaux, et les réseaux eux-mêmes, de gaz ou de communication;
−
Antennes de radar, de câblodistribution et de communication;
−
Postes de retransmission de radio ou de télévision;
−
Kiosques postaux.
Cependant, leur implantation ou leur exercice est soumis aux exigences suivantes :
−
Ils sont tous prohibés dans la grande affectation Conservation, à l'exception des secteurs dans lesquels sont situés le lac
Vail (Rawdon), la rivière Saint-Michel (Saint-Donat), et le Parc national du Mont-Tremblant (Saint-Donat et TNO);
−
Les usines de traitement des eaux usées sont prohibées dans la grande affectation Agricole dynamique;
−
Ils doivent respecter les autres dispositions du présent Document complémentaire.
Par ailleurs, les équipements de production et de transport de l'énergie électrique sont compatibles sur l'ensemble du territoire.
Règl. 226-2021
4.1.2 Dispositions relatives aux fermettes
Une fermette est un usage comprenant la garde ou l'élevage non intensif d'animaux, qu'elle soit exercée en usage principal,
additionnel ou accessoire à un autre usage principal.
Dans les grandes affectations Urbaine, Villégiature consolidation, Villégiature développement et Rurale, de même qu'Agricole
viable à l'intérieur des îlots déstructurés (comme illustrés à l'annexe B des municipalités concernées), les seules activités d'élevage
ou de garde d'animaux autorisés sont des fermettes, sous réserve des conditions prescrites au présent article. Toutefois, à
l'intérieur des grandes affectations Urbaine, Villégiature consolidation et Villégiature développement, une fermette est seulement
autorisée en tant qu'usage accessoire à un usage principal.
La superficie minimale du terrain prescrite pour qu'une fermette soit autorisée est indiquée au Tableau DC4-1, en fonction de la
catégorie d'animal la plus contraignante se retrouvant sur la fermette.
À la réglementation d'urbanisme de la municipalité, la garde d'un animal sur une fermette doit obligatoirement être associée à une
des catégories d'animal en fonction des définitions établies au tableau DC4-1. La réglementation d'urbanisme de la municipalité
peut également déterminer, dans chaque catégorie, d'autres types d'animaux dans le respect de la définition.
Dans le cas de la garde d'un gros ou d'un moyen animal tel que défini au tableau DC4-1, la municipalité doit intégrer les éléments
suivants dans sa réglementation d'urbanisme :
-
Pour chaque catégorie d'animal, une superficie supplémentaire de terrain par animal. Cette superficie s'ajoute à la
superficie minimale pour se prévaloir d'une fermette indiquée au tableau DC4-1;
-
La construction d'un enclos ne permettant pas aux animaux d'en sortir. Tout enclos, pâturage ou cour d'exercice doit être
construit et clôturé de façon à empêcher que les animaux accèdent aux cours d'eau, aux rues et aux propriétés voisines;
-
Pour une cour d'exercice, lieu de stockage des fumiers, abri pour animaux :
o
Une distance minimum à un cours d'eau,
o
Une distance minimum à une ligne de propriété,
o
Une distance minimum d'une résidence voisine;
-
Le requérant doit préciser le mode de disposition des fumiers (par exemple : le détail d'une entente et/ou le lieu
d'épandage), de même que le lieu et le mode d'entreposage des fumiers (par exemple : à même le sol, fermé ou non
fermé, étanche ou non étanche, etc.).
-
Les dispositions suivantes, telles que prescrites au Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) :
o
L'aménagement ou la construction, à même le sol ou non étanche, d'une aire de stockage de déjections
animales, d'une cour d'exercice ou de tout bâtiment associé à la fermette, sont interdits dans les 100 premiers
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
288
mètres d'un ouvrage de prélèvement d'eau souterraine (de catégorie 3) situé sur une propriété voisine (RPEP,
article 59);
o
L'aménagement ou la construction d'une aire de stockage de déjections animales fermée et étanche ou tout
bâtiment fermé et étanche associé à la fermette sont interdits dans les 30 premiers mètres de toute installation
de prélèvement d'eau souterraine (RPEP, articles 17 et 61).
La garde ou l'élevage d'un animal à forte charge d'odeur, tel que défini au tableau DC4-1, est interdit. La garde de porcs ou autres
suidés de taille similaire peut être autorisée dans la réglementation d'urbanisme, mais le nombre est limité à 2 par terrain.
Le présent article n'encadre pas la présence (garde ou élevage) de ruches ou autres insectes, et de quelques petits animaux tels
que définis au tableau DC4-1, puisqu'elle est généralement associée à une garde domestique. Toutefois, la réglementation
d'urbanisme doit déterminer un nombre de petits animaux à partir duquel une superficie minimale, établie également par la
réglementation d'urbanisme, est prescrite.
Tableau DC4-1 - Définitions des catégories d'animal et de la superficie minimale d'un terrain occupé par une fermette
Catégorie
d'animal
Définition
Superficie
minimale du
terrain pour la
catégorie
d'animal
Superficie
supplémentaire du
terrain par animal
Gros
Animaux ayant généralement un poids à l'âge adulte >
500 kg, tels que, de façon non limitative :
-
Cheval
-
Bœuf
-
Autres animaux déterminés par la réglementation
d'urbanisme de la municipalité.
10 000 m²
Déterminée par la
réglementation
d'urbanisme de la
municipalité
Moyen
Animaux ayant généralement un poids à l'âge adulte <
500 kg, tels que, de façon non limitative :
-
Mouton
-
Chèvre
-
Lama
-
Autres animaux déterminés par la réglementation
d'urbanisme de la municipalité.
4 000 m²
Déterminée par la
réglementation
d'urbanisme de la
municipalité
Petit
Animaux généralement gardés en basses-cours, tels
que, de façon non limitative :
-
Poule
-
Lapin
-
Canard
-
Dinde
-
Faisan
-
Caille
-
Autres animaux déterminés par la réglementation
d'urbanisme de la municipalité.
Aucune
Déterminée par la
réglementation
d'urbanisme de la
municipalité
Forte charge
d'odeur
Animaux à forte charge d'odeur, tels que, de façon non
limitative :
-
Vison
-
Renard
-
Veau de lait
-
Plus de 2 porcs ou autres suidés de taille similaire
-
Autres animaux déterminés par la réglementation
d'urbanisme de la municipalité.
Interdit sur une
fermette
Interdit sur une fermette
Règl. 210-2020
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
289
4.1.3 Dispositions relatives aux usages domestiques
Un usage domestique est considéré comme étant tout usage qui ne peut être exercé sur un terrain, dans un bâtiment ou une
construction qu'en complément d'un usage principal ou de façon accessoire ou secondaire par rapport à un usage principal.
Les municipalités doivent identifier dans leur règlement de zonage les catégories d'usages considérés comme usage domestique
à partir des grands groupes suivants (de façon non limitative) :
−
Services professionnels régis par le Code des professions;
−
Services de conseils scientifiques et techniques (comprends uniquement les places d'affaires tels les bureaux
d'entrepreneurs et les courtiers d'assurances);
−
Fabrication d'aliments sur place (boulangeries et confiseries artisanales);
−
Services de soins personnels (ex. : salon de coiffure ou d'esthétique);
−
Réparation et entretien de matériel électronique et d'articles personnels et ménagers;
−
Services photographiques;
−
Service de garde en milieu familial et famille d'accueil;
−
Service d'hébergement de courte durée de type « gîte touristique » comprenant au plus cinq (5) chambres d'hôtes;
−
Marchands d'œuvres d'art originales incluant l'atelier de l'artisan exerçant un métier d'art (ex. : sculpteur, peintre,
céramiste, tisserand, etc.)
Les municipalités peuvent autoriser les usages domestiques aux conditions suivantes :
−
L'usage domestique doit être opéré par un des occupants de l'unité d'habitation;
−
Il ne peut y avoir plus de deux usages domestiques par unité d'habitation;
−
L'usage domestique peut être pratiqué à l'intérieur de l'unité d'habitation ou dans un seul bâtiment accessoire;
−
La superficie de l'usage domestique ne peut être supérieure à 45 % de la superficie totale de plancher (incluant le
sous-sol), sans excéder une superficie de 75 m²;
−
Lorsque l'usage domestique est pratiqué dans un bâtiment accessoire, la superficie de l'usage domestique ne peut
pas être supérieure à 75 m² lorsqu'il est localisé à l'intérieur d'une aire d'affectation Urbaine. À l'extérieur de cette
grande affectation, la superficie de l'usage domestique ne peut pas être supérieure à 140 m²;
−
Aucune modification de l'architecture de l'unité d'habitation ou du bâtiment accessoire n'est visible de l'extérieur;
−
Aucune identification extérieure n'est permise à l'exception d'une enseigne non lumineuse d'une superficie maximale
déterminée par la municipalité locale;
−
Aucun entreposage extérieur n'est autorisé;
−
Aucun étalage n'est visible de l'extérieur de l'unité d'habitation ou du bâtiment accessoire;
−
Aucune vente au détail ne peut s'effectuer, sauf dans le cas de produits réalisés sur place, tels les produits artisanaux
ou des produits qui sont liés à l'usage qui y est exercé;
−
L'usage domestique ne doit en aucun cas constituer une source de nuisance (bruit, odeur, éclat lumineux, poussière,
fumée, circulation excessive) pour le voisinage.
Règl. 236-2023
4.1.4 Dispositions relatives à l'usage « entreprise rurale » dans la grande affectation Rurale et dans la grande
affectation Villégiature consolidation située en Territoire non organisé
Dans un contexte de villégiature où les municipalités locales consentent beaucoup d'effort pour conserver un caractère patrimonial
aux périmètres d'urbanisation, la cohabitation avec les entreprises rurales exercées en usage principal peut s'avérer difficile. De
plus, les superficies limitées dans les périmètres d'urbanisation ne sont pas toujours suffisantes pour le déploiement de telles
activités. C'est pourquoi le SADR introduit le concept des entreprises rurales, qui permet aux municipalités d'autoriser des usages
avec certaines contraintes à l'extérieur des périmètres d'urbanisation.
Pour ce faire, les objectifs suivants doivent être recherchés par les municipalités locales dans leur exercice de planification du plan
d'urbanisme :
−
Favoriser la cohabitation harmonieuse des usages;
−
Respecter le caractère patrimonial et fragile des noyaux villageois de la MRC;
−
Assurer une plus grande diversification économique;
−
Favoriser une occupation dynamique du territoire.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
290
Tout en reconnaissant l'existence des entreprises rurales présentes sur le territoire de la MRC de Matawinie à l'entrée en vigueur
du SADR, la superficie d'un lot où est exercé un usage « entreprise rurale » doit être conforme aux dispositions de l'article 2.3 du
document complémentaire.
La superficie totale des bâtiments au sol associés à l'usage « entreprise rurale » ne peut excéder 400 m2 de superficie.
Enfin, afin d'autoriser l'usage « entreprise rurale » dans la grande affectation Rurale et dans la grande affectation Villégiature
consolidation située en Territoire non organisé, les municipalités doivent adopter un règlement sur les usages conditionnels
conformément aux articles 145.31 à 145.35 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, afin de planifier leur implantation dans une
ou plusieurs zones prévues à cet effet.
Les critères d'évaluation d'un usage conditionnel « entreprise rurale » sont les suivants :
−
L'usage conditionnel doit avoir pour effet d'améliorer la situation de l'immeuble par une nouvelle utilisation, une
rénovation, une transformation, une mise aux normes, une nouvelle construction et un nouvel aménagement extérieur,
sans affecter la quiétude et la qualité du cadre bâti résidentiel environnant.
−
L'usage s'exerce comme usage principal. Dans le cas d'un usage « entreprise rurale » lié à une unité d'habitation, le
nombre est limité à un et s'exerce comme usage additionnel à l'usage principal. L'usage doit être opéré par un des
occupants de l'unité d'habitation, le cas échéant.
−
L'usage est localisé aux abords des routes du réseau supérieur (régionales et collectrices). Lorsque l'usage est un
garage d'entretien mécanique ou lié à un entrepreneur en construction, il peut également être localisé aux abords du
réseau routier local de niveau 1 ou 2.
−
Le revêtement extérieur des constructions doit s'harmoniser avec l'environnement naturel.
−
L'usage doit satisfaire une demande pour ce type de commerce dans le secteur où il sera implanté.
−
L'implantation de l'usage ne doit pas nuire au développement et à la consolidation du périmètre urbain.
−
L'environnement immédiat ou limitrophe à l'éventuel usage conditionnel doit être considéré de manière à éviter des
incompatibilités à l'égard des milieux sensibles, des fonctions résidentielles ou pour la qualité de vie des citoyens.
−
L'entreposage extérieur, comprenant les véhicules motorisés associés à l'entreprise rurale, ne doit pas être visible de
la voie publique ou d'un lot voisin.
Règl. 193-2018-1, Règl. 236-2023, Règl. 245-2024
4.1.5 Dispositions relatives aux îlots déstructurés
Les îlots déstructurés de la zone agricole décrétée sont le résultat issu de la demande à portée collective déposée en vertu de
l'article 59 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Ils sont identifiés dans la décision 375267 de la CPTAQ
rendue le 2 août 2013.
La délimitation géographique des îlots déstructurés est présentée à l'annexe B du SADR, sur les cartes municipales intitulées
« Îlots déstructurés ». Les municipalités visées sont Rawdon, Saint-Damien, Sainte-Béatrix, Sainte-Marcelline-de-Kildare, Saint-
Félix-de-Valois et Saint-Jean-de-Matha.
4.1.5.1 Îlots déstructurés de type 1 (avec morcellement)
Le lotissement, l'aliénation et l'utilisation à des fins résidentielles des lots situés à l'intérieur des îlots déstructurés de type 1 (avec
morcellement) sont permis aux présentes conditions, sans autorisation individuelle de la CPTAQ.
Lorsqu'il y a morcellement pour la création d'emplacements résidentiels, un accès en front au chemin public, d'une largeur d'au
moins 10 mètres, ne peut être détaché de la propriété si celle-ci a une profondeur de plus de 60 mètres et comporte une superficie
de plus de 40 000 m².
4.1.5.2 Îlots déstructurés de type 2 (sans morcellement)
À l'intérieur des îlots déstructurés de type 2 (sans morcellement), l'utilisation à des fins résidentielles pour la construction d'une
nouvelle résidence unifamiliale isolée par unité foncière vacante existante au 14 mars 2012 est permise sans autorisation
individuelle de la CPTAQ.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
291
Les dispositions du paragraphe précédent s'appliquent également à un terrain bénéficiant de privilège au lotissement en vertu des
articles 256.1 à 256.3 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.
Règl. 210-2020
4.1.5.3 Distance avec un champ
Lorsque l'un des plans illustrant les îlots déstructurés de la MRC de Matawinie indique une distance à respecter entre une habitation
et un champ, celle-ci doit être respectée, en plus des marges applicables de la réglementation municipale s'il y a lieu. En cas
d'incompatibilité, la norme la plus sévère s'applique.
Aux fins d'application du présent article, le champ affecté est celui apparaissant à l'annexe B des municipalités concernées au
14 mars 2012. La distance minimale à respecter est calculée à partir de l'habitation projetée jusqu'à la limite extérieure du champ
existant.
4.1.5.4 Distances séparatrices relatives aux odeurs dans un îlot déstructuré
Malgré l'article 6.1.5 du présent Document complémentaire, une nouvelle résidence construite à l'intérieur d'un îlot déstructuré
après l'entrée en vigueur du SADR n'ajoute pas de nouvelles contraintes de distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs
à l'encontre d'une installation d'élevage.
Règl. 210-2020
4.1.5.5 Les usages agricoles à l'intérieur des îlots déstructurés
À l'intérieur des îlots déstructurés situés dans une grande affectation « Agricole viable », l'utilisation à des fins agricoles n'est pas
autorisée, sauf dans les cas suivants :
a) Les activités de culture végétale;
b) Les ruches ou autres élevages d'insectes;
c)
La garde ou l'élevage d'animaux seulement dans le cadre d'une fermette telle que définie et encadrée à l'article 4.1.2 du
document complémentaire.
Règl. 210-2020
4.1.5.6 Rapport annuel des constructions à l'intérieur des îlots déstructurés
Le fonctionnaire municipal transmet à la MRC de Matawinie une copie de tout permis de construction d'une résidence unifamiliale
isolée à l'intérieur d'un îlot déstructuré sur son territoire. Ces informations sont requises avant le 31 décembre de chaque année,
afin que la MRC produise son bilan annuel des constructions qu'elle doit transmettre à la CPTAQ ainsi qu'à la Fédération de l'UPA
Lanaudière au plus tard trois (3) mois après la fin de l'année civile.
4.1.6 Résidences unifamiliales isolées dans la zone agricole décrétée
L'utilisation à des fins résidentielles et la construction d'une résidence unifamiliale isolée sont interdites à l'intérieur de la zone
agricole décrétée, sauf dans les cas suivants :
1. À l'intérieur d'un îlot déstructuré, comme illustré à l'annexe B des municipalités concernées, aux conditions édictées à l'article
4.1.5 et suivants;
2. Pour donner suite à un avis de conformité valide délivré par la CPTAQ permettant la construction ou la reconstruction d'une
résidence unifamiliale isolée érigée en vertu des articles 31.1, 40 et 105 de la Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles;
3. Pour donner suite à un avis de conformité valide délivré par la CPTAQ permettant la reconstruction d'une résidence unifamiliale
isolée érigée en vertu des articles 31, 101 et 103 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles;
4. Pour donner suite à une autorisation finale de la CPTAQ ou du Tribunal administratif du Québec (TAQ);
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
292
5. À l'intérieur de la zone agricole décrétée identifiée à l'annexe B des municipalités concernées, pour donner suite aux deux (2)
seuls types de demande d'implantation d'une résidence unifamiliale isolée toujours recevables à la CPTAQ, à savoir :
a) Pour déplacer, sur la même unité foncière, une résidence unifamiliale isolée autorisée par la CPTAQ ou bénéficiant des
droits acquis des articles 101, 103, et 105 ou du droit de l'article 31 de la Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles, mais à l'extérieur de la superficie bénéficiant de ces droits;
b) Pour permettre la conversion à des fins résidentielles d'une parcelle de terrain bénéficiant d'autorisation de la CPTAQ ou
de droits acquis commerciaux, institutionnels et industriels en vertu des articles 101 et 103 de la Loi sur la protection du
territoire et des activités agricoles.
4.1.7 Dispositions relatives aux usages non agricoles en zone agricole
Nonobstant les dispositions du présent SADR, les usages ayant obtenu une autorisation de la Commission de protection du
territoire agricole du Québec (CPTAQ) avant le 16 janvier 2018 ou faisant l'objet de droits acquis en vertu de la LPTAA sont
autorisés à l'intérieur des grandes affectations Agricole dynamique et Agricole viable. Ce droit n'existe qu'à l'égard de la superficie
du ou des lots faisant l'objet de droits acquis ou pour lesquels une autorisation a été délivrée par la CPTAQ.
Règl. 210-2020
4.2
DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES À CERTAINES GRANDES AFFECTATIONS
4.2.1 Conditions de permutation, transfert et ajout de superficies en zone prioritaire de développement à
l'intérieur des périmètres d'urbanisation
4.2.1.1 Conditions de permutation à l'intérieur des périmètres d'urbanisation
Les municipalités peuvent utiliser la mécanique de permutation aux conditions suivantes :
1.
La municipalité doit déposer un dossier argumentaire à la MRC expliquant les motivations qui justifient la permutation, par
exemple une nouvelle réalité du développement, un ou plusieurs événements imprévisibles, le retrait d'un promoteur ou la
venue de nouveaux promoteurs, une rareté sur le marché foncier de terrains disponibles au développement pour des raisons
de spéculation foncière ou de succession territoriale. Le dossier argumentaire peut être présenté de façon préalable aux
modifications à la réglementation d'urbanisme ou de façon concomitante.
2.
Une étude de rentabilité financière ainsi que des garanties financières, un plan de lotissement et un plan des infrastructures
sont exigés du promoteur avant de procéder à une permutation. Ces documents doivent accompagner le dossier
argumentaire.
3.
La permutation d'une superficie en zone prioritaire de développement vers une zone de réserve urbaine doit s'accompagner
de la permutation d'une superficie équivalente de la zone de réserve urbaine vers la zone prioritaire de développement, et
ce, en considérant une desserte en service équivalente de façon à représenter le même nombre de logements potentiellement
constructibles. Dans le cas où les services sont différents, la municipalité doit ajuster les superficies permutées d'un type de
zone à l'autre de façon à ce que le nombre de logements prévus demeure le même.
4.
La nouvelle zone prioritaire de développement doit se situer en continuité du milieu bâti et des infrastructures existantes sans
en être séparée par une barrière naturelle ou construite (route, rivière, secteur industriel, lieu d'enfouissement sanitaire, etc.)
Dans le cas contraire, la municipalité devra exposer de façon détaillée les raisons faisant en sorte qu'il est impossible de
respecter la présente condition.
5.
La permutation ne doit pas entraîner de coûts d'implantation et d'opération pour des services publics (par exemple les routes,
les parcs) qui seraient supérieurs aux coûts pour les mêmes services si le développement s'était réalisé dans la zone
prioritaire.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
293
6.
La permutation est conforme aux objectifs et intentions du SADR, notamment en matière de contraintes naturelles et
anthropiques.
7.
La permutation n'occasionne pas la mise en place d'un équipement ou d'une infrastructure majeure supplémentaire (école,
station de traitement ou d'épuration des eaux, échangeur routier, etc.)
4.2.1.2 Transfert de zones prioritaires de développement par modification du SADR
Le transfert de zones prioritaires de développement à l'intérieur des périmètres d'urbanisation pourra être effectué en modifiant le
SADR, aux conditions suivantes :
−
La municipalité doit démontrer que les zones prioritaires de développement sont substantiellement développées (au
moins 75 % du mètre linéaire construit) et qu'elles ne permettent plus de répondre aux besoins en espaces à court et
moyen termes;
−
Les services (aqueduc et égout) peuvent être prolongés vers le nouveau secteur; dans le cas contraire, le
développement sera de faible densité;
−
La municipalité doit présenter à la MRC une évaluation des besoins en espaces en fonction de la construction
résidentielle des cinq années précédentes ainsi qu'une nouvelle proposition de priorisation pour le secteur concerné;
−
La municipalité doit présenter un plan du secteur à inclure en précisant, notamment, les usages autorisés, les tracés
de rues projetés ainsi que le lotissement (lorsque connus).
4.2.1.3 Ajout de superficie en zone prioritaire de développement par modification du SADR
L'ajout de superficie supplémentaire à celle prévue au Tableau DP9-6 en zone prioritaire de développement à l'intérieur des
périmètres d'urbanisation nécessite une modification du SADR. Celle-ci peut être réalisée à la demande d'une municipalité ou dans
le cadre de la révision du SADR en vigueur comme prescrit par la loi. Les conditions relatives à l'ajout de superficie sont les
suivantes :
−
La municipalité doit présenter à la MRC une évaluation des besoins en espaces en fonction de la construction
résidentielle des cinq années précédentes ainsi qu'une nouvelle proposition de priorisation pour le secteur concerné;
−
La municipalité doit présenter un plan du secteur à inclure en précisant, notamment, les usages autorisés, les tracés
de rues projetés ainsi que le lotissement (lorsque connus);
−
La municipalité doit prioriser le développement en continuité des développements résidentiels existants.
4.2.2 Dispositions relatives aux projets de développement résidentiel à l'extérieur des périmètres
d'urbanisation
4.2.2.1 Conditions applicables aux critères de développement et aux secteurs limitatifs
Afin d'autoriser de nouveaux développements résidentiels nécessitant l'ouverture de nouvelles rues à l'extérieur des périmètres
d'urbanisation, les municipalités doivent appliquer les étapes suivantes :
Tout projet de développement résidentiel doit être situé à l'extérieur des secteurs limitatifs obligatoires identifiés au Tableau DP9-
7.
1.
Tout projet de développement doit répondre à deux des critères de développement suivants :
− Le développement doit se faire sur une superficie minimale de 5 hectares;
− Le développement doit viser une consolidation et un prolongement de développements existants;
− Le développement doit assurer une connexion à un chemin municipalisé entretenu (inclut les routes du réseau
routier supérieur) ou à une rue privée conforme.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
294
Nonobstant ce qui est mentionné précédemment, l'application du critère de développement visant à avoir des
développements résidentiels sur une superficie minimale de 5 hectares est obligatoire, mais peut être modulé dans le
cas suivant :
−
La superficie peut être inférieure à 5 hectares s'il s'agit de la continuation d'un développement existant.
2.
Si des secteurs limitatifs facultatifs sont présents sur le terrain à développer, des études caractérisant le milieu, effectuées
par les professionnels compétents en la matière, doivent être réalisées en fonction des types de secteurs limitatifs
facultatifs présents. Selon les résultats des études réalisées, il sera possible ou non d'autoriser le développement
résidentiel dans ces secteurs selon les normes applicables.
Tous les projets de développement résidentiel doivent faire l'objet d'une caractérisation environnementale, comme
mentionné à l'article 4.2.2.2 du Document complémentaire, qu'il y ait ou non présence de secteurs limitatifs facultatifs.
4.2.2.2 Caractérisation environnementale
Lors de l'étape de planification, tout site visé par un projet de développement résidentiel, nécessitant l'ouverture d'une nouvelle rue
ou un projet intégré, doit faire l'objet d'une caractérisation environnementale.
Selon les résultats de la caractérisation environnementale, tout projet de développement résidentiel ou toute nouvelle voie de
circulation routière doit être planifié et réalisé en respectant les normes applicables en fonction des types de secteurs limitatifs
identifiés dans la caractérisation.
4.2.3 Dispositions relatives aux usages « industriel léger » et « para-industriel » dans la grande affectation
Rurale
Afin d'autoriser les usages « industriel léger » et « para-industriel » dans la grande affectation Rurale, les municipalités doivent
adopter un règlement sur les usages conditionnels conformément aux articles 145.31 à 145.35 de la Loi sur l'aménagement et
l'urbanisme, afin de planifier leur implantation dans une ou plusieurs zones prévues à cet effet.
Les critères d'évaluation d'un usage conditionnel industriel léger et para-industriel sont les suivants :
−
Ces usages industriels doivent être associés à des activités de première transformation des ressources.
−
L'aménagement du terrain et l'implantation du bâtiment doivent atténuer les effets sonores et visuels sur la zone
résidentielle située à proximité.
−
L'emplacement des entrées pour les véhicules sur le terrain doit être planifié en fonction des voies publiques adjacentes
et des usages autorisés sur les terrains voisins.
−
L'emplacement et la conception des ouvertures du bâtiment permettant aux véhicules d'y entrer et d'en sortir doivent
être planifiés en minimisant les impacts visuels et sonores sur le milieu environnant.
−
L'aménagement paysager du terrain doit contribuer à la présence d'un écran visuel et d'un écran sonore.
−
L'aire d'entreposage est située à l'extérieur de la cour avant; elle est clôturée et paysagée pour atténuer l'effet visuel.
−
L'aire d'entreposage doit s'harmoniser avec le milieu urbain environnant. Les aménagements et le mobilier doivent être
conçus de manière à en faciliter l'entretien et à respecter le caractère du lieu et des bâtiments voisins.
4.2.4 Dispositions relatives aux usages « commerce routier » et « hébergement » dans les grandes affectations Rurale,
Villégiature consolidation et Villégiature développement
Afin d'autoriser les usages « commerce routier » et « hébergement » dans les grandes affectations Rurale, Villégiature
consolidation et Villégiature développement, les municipalités doivent adopter un règlement sur les usages conditionnels
conformément aux articles 145.31 à 145.35 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, afin de planifier leur implantation dans une
ou plusieurs zones prévues à cet effet.
Les critères d'évaluation des usages conditionnels « commerce routier » et « hébergement » sont les suivants :
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
295
−
L'usage conditionnel doit avoir pour effet d'améliorer la situation de l'immeuble par une nouvelle utilisation, une
rénovation/transformation, une mise aux normes, une nouvelle construction et un nouvel aménagement extérieur, sans
affecter la quiétude et la qualité du cadre bâti résidentiel environnant.
−
L'usage peut être fait comme usage principal sur un terrain ou comme usage associé à l'usage résidentiel.
−
Dans le cas où l'usage est associé à l'usage résidentiel, les usages doivent être exercés à l'intérieur du même bâtiment.
−
Le revêtement extérieur des constructions doit s'harmoniser avec l'environnement naturel.
−
L'usage doit satisfaire une demande pour ce type de commerce dans le secteur où il sera implanté.
−
L'environnement immédiat ou limitrophe à l'éventuel usage conditionnel doit être considéré dans l'évaluation de
manière à éviter des incompatibilités à l'égard des milieux sensibles, des fonctions résidentielles ou pour la qualité de
vie des citoyens.
4.2.5 Dispositions relatives aux projets intégrés à caractère résidentiel dans les grandes affectations Villégiature
consolidation et Villégiature développement
Les projets intégrés à caractère résidentiel sont autorisés à l'extérieur d'un périmètre d'urbanisation dans les affectations
Villégiature consolidation et Villégiature développement. Conséquemment, une municipalité doit prescrire dans son règlement de
lotissement une norme de superficie de terrain par construction inférieure à 4 000 m², sans toutefois être inférieure à 3 000 m², si
les conditions suivantes sont respectées :
−
La densité du projet, en tenant compte du (des) bâtiment(s) actuel(s) ou projeté(s), ne doit pas excéder trois logements
et un tiers (3,3) à l'hectare (densité brute).
−
Lorsque le terrain visé est situé dans un secteur riverain, la densité d'occupation ne doit pas excéder deux logements
et demi (2,5) à l'hectare (densité brute).
−
Des espaces communs ou publics destinés à des fins de parcs ou espaces verts, ou d'aires extérieures de séjour ou
de protection de boisés, de sentiers récréatifs, de terrains de golf, de milieux naturels sensibles, de contraintes
naturelles ou d'espaces tampons, doivent faire partie intégrante de l'ensemble ou du secteur de planification.
−
Chaque bâtiment principal doit être accessible depuis la rue par des allées d'accès carrossables, de sorte que chaque
bâtiment soit accessible aux véhicules d'urgence.
−
Les allées d'accès doivent répondre aux normes minimales suivantes :
Largeur : 7 mètres pour une voie bidirectionnelle et 4 mètres pour une voie unidirectionnelle;
Distance entre l'allée et l'entrée du bâtiment ou de l'unité d'habitation : 2 mètres;
Rayon de virage minimum : 5 mètres;
La surface doit être recouverte de gravier, pavée ou asphaltée;
La pente doit être adaptée à la topographie du terrain et ne doit pas excéder 15 %.
−
Des dispositions architecturales doivent être prévues dans la réglementation d'urbanisme de la municipalité afin de
conserver l'intégrité du milieu et de favoriser sa mise en valeur.
−
La réglementation d'urbanisme de la municipalité doit prévoir des distances minimales à respecter entre les bâtiments
et les marges de recul, ainsi que les critères ou normes relatifs aux espaces communs.
−
Les bâtiments reliés à tout projet intégré doivent être alimentés en eau potable et pourvus d'installation sanitaire, et ce,
en conformité avec la réglementation provinciale applicable en cette matière.
L'évaluation des projets intégrés doit se faire par l'adoption d'un règlement municipal sur les PIIA, conformément aux articles 145.15
à 145.20 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme. Les objectifs et critères contenus dans ce règlement doivent être conformes
aux objectifs poursuivis par le présent SADR.
4.2.6 Dispositions relatives aux projets intégrés à caractère récréotouristique dans la grande affectation Récréative
intensive
Les projets intégrés à caractère récréotouristique sont autorisés à l'extérieur d'un périmètre d'urbanisation dans l'affectation
Récréative intensive. Conséquemment, une municipalité doit prescrire dans son règlement de lotissement une norme de superficie
de terrain par construction inférieure à 4 000 m², sans toutefois être inférieure à 1 500 m², si les conditions suivantes sont
respectées :
−
La densité du projet, en tenant compte du (des) bâtiment(s) actuel(s) ou projeté(s), ne doit pas excéder six logements
et deux tiers (6,6) à l'hectare (densité brute).
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
296
−
Ces projets intégrés doivent être situés sur la même propriété ou sur une propriété située à proximité de l'infrastructure
récréotouristique.
−
Le développement résidentiel projeté doit se rattacher à l'équipement récréatif structurant qui se trouve à proximité et
ne pas concurrencer l'offre résidentielle dans le périmètre d'urbanisation.
−
L'accès aux infrastructures récréotouristiques en provenance des secteurs résidentiels doit comprendre un volet
piétonnier sécuritaire et accessible.
−
Lorsque le terrain visé est situé dans un secteur riverain, la densité d'occupation ne doit pas excéder quatre (4)
logements à l'hectare (densité brute).
−
Des espaces communs ou publics destinés à des fins de parcs ou espaces verts, ou d'aires extérieures de séjour ou
de protection de boisés, de sentiers récréatifs, de terrains de golf, de milieux naturels sensibles, de contraintes
naturelles ou d'espaces tampons, doivent faire partie intégrante de l'ensemble ou du secteur de planification.
−
Chaque bâtiment principal doit être accessible depuis la rue par des allées d'accès carrossables, de sorte que chaque
bâtiment soit accessible aux véhicules d'urgence.
−
Les allées d'accès doivent répondre aux normes minimales suivantes :
Largeur : 7 mètres pour une voie bidirectionnelle et 4 mètres pour une voie unidirectionnelle;
Distance entre l'allée et l'entrée du bâtiment ou de l'unité d'habitation : 2 mètres;
Rayon de virage minimum : 5 mètres;
La surface doit être recouverte de gravier, pavée ou asphaltée;
La pente doit être adaptée à la topographie du terrain et ne doit pas excéder 15 %.
−
Des dispositions architecturales doivent être prévues dans la réglementation d'urbanisme de la municipalité afin de
conserver l'intégrité du milieu et de favoriser sa mise en valeur.
−
La réglementation d'urbanisme de la municipalité doit prévoir des distances minimales à respecter entre les bâtiments
et les marges de recul, ainsi que les critères ou normes relatifs aux espaces communs.
−
Les bâtiments reliés à tout projet intégré doivent être alimentés en eau potable et pourvus d'installation sanitaire, et ce,
en conformité avec la réglementation provinciale applicable en cette matière.
−
L'implantation de réseaux d'aqueduc ou d'égout afin de desservir ces secteurs résidentiels ne doit pas entraîner de
coûts supplémentaires sur les infrastructures existantes et elle doit consolider les réseaux existants à proximité des
infrastructures récréotouristiques.
−
Nonobstant les conditions mentionnées précédemment, les projets intégrés n'étant pas raccordés aux réseaux d'égouts
et d'aqueduc existants devront avoir une superficie minimale de terrain, par construction, de 4 000 m².
L'évaluation des projets intégrés doit se faire par l'adoption d'un règlement municipal sur les PIIA, conformément aux articles 145.15
à 145.20 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme. Les objectifs et critères contenus dans ce règlement doivent être conformes
aux objectifs poursuivis par le présent SADR.
4.2.7 Dispositions relatives à la construction et au prolongement de réseaux d'aqueduc ou d'égout à
l'extérieur d'un périmètre d'urbanisation
L'implantation de tout nouveau réseau d'aqueduc ou d'égout est interdite à l'extérieur des périmètres d'urbanisation, à l'exception
des secteurs visés par l'implantation de projets intégrés, comme prescrit précédemment, et exceptionnellement dans les grandes
affectations Industrielle dans la mesure où les zones concernées sont localisées à proximité d'un périmètre d'urbanisation à l'entrée
en vigueur du SADR.
L'implantation de tout nouveau réseau d'aqueduc et d'égout est interdite sauf pour des motifs de salubrité et de santé publique.
Toutefois, il est possible d'implanter ou de prolonger des réseaux déjà en place dans le cas de développements résidentiels
existants avant l'entrée en vigueur du SADR. La réalisation de ces travaux ne doit pas avoir comme objectif d'augmenter le nombre
de constructions résidentielles, mais de régler des situations problématiques sur le plan environnemental et sanitaire (saturation
des équipements sanitaires, problèmes d'approvisionnement en eau potable, etc.)
Lors de l'élaboration ou de la modification de leur Plan d'urbanisme, les municipalités qui souhaitent identifier des secteurs pourront
le faire dans ce plan afin de régler des situations conflictuelles sur le plan environnemental et sanitaire. Les secteurs de récréation
intensive où les équipements en place sont saturés ou les secteurs de villégiature datant de plus de 40 ans sur des lots de
dimensions inférieurs à 1 500 m² sont particulièrement visés par cette mesure. La réalisation de ces travaux ne doit pas avoir
comme objectif d'augmenter le nombre de constructions résidentielles.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
297
4.2.8 Dispositions relatives à l'usage « Restauration » dans les grandes affectations Villégiature
Consolidation et Villégiature développement
Afin d'autoriser l'usage « restauration » dans les grandes affectations Villégiature consolidation et Villégiature développement, les
municipalités doivent adopter un règlement sur les usages conditionnels conformément aux articles 145.31 à 145.35 de la Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme, afin de planifier leur implantation dans une ou plusieurs zones prévues à cet effet.
Les critères d'évaluation de l'usage conditionnel « restauration » sont les suivants :
−
L'usage conditionnel doit être associé à un usage principal de nature récréotouristique;
−
L'usage restauration associé à l'usage récréotouristique doivent être exercés à l'intérieur du même bâtiment.
−
Le revêtement extérieur des constructions doit s'harmoniser avec l'environnement naturel.
−
L'usage doit satisfaire une demande pour ce type de commerce dans le secteur où il sera implanté.
−
L'environnement immédiat ou limitrophe à l'éventuel usage conditionnel doit être considéré dans l'évaluation de
manière à éviter des incompatibilités à l'égard des milieux sensibles, des fonctions résidentielles ou pour la qualité de
vie des citoyens.
4.2.9 Dispositions relatives aux usages « Campings », « Camps de vacances », « Centres de plein air » et
« Refuges » dans les grandes affectations Villégiature consolidation et Villégiature développement
Afin d'autoriser les usages « campings », « camps de vacances », « centres de plein air » et « refuges » dans les grandes
affectations Villégiature consolidation et Villégiature développement, les municipalités doivent adopter un règlement sur les usages
conditionnels conformément aux articles 145.31 à 145.35 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, afin de planifier leur
implantation dans une ou plusieurs zones prévues à cet effet.
Les critères d'évaluation des usages conditionnels « campings », « camps de vacances », « centres de plein air » et « refuges »
sont les suivants :
−
L'aménagement du terrain et l'implantation du bâtiment doivent atténuer les effets sonores et visuels sur la zone
résidentielle située à proximité.
−
L'emplacement des entrées pour les véhicules sur le terrain doit être planifié en fonction des voies publiques adjacentes
et des usages autorisés sur les terrains voisins.
−
L'aménagement paysager du terrain doit contribuer à la présence d'un écran visuel et d'un écran sonore.
−
Le revêtement extérieur des constructions doit s'harmoniser avec l'environnement naturel.
−
L'usage doit satisfaire une demande pour ce type de commerce dans le secteur où il sera implanté.
4.2.10 Dispositions relatives à l'ouverture de rues dans les grandes affectations Rurale et Villégiature
consolidation
Le bouclage de rues existantes dans les grandes affectations Rurale et Villégiature consolidation est autorisé aux conditions
suivantes :
−
La distance entre les deux rues est d'au maximum 500 mètres ou la rue existante fait déjà le tour d'un lac sur 75 % et
plus de son périmètre;
−
Si une caractérisation environnementale révèle la présence de contraintes naturelles ou topographies dans le tracé
prévu, une longueur de supplémentaire de 499 mètres est autorisée à la distance initiale de 500 mètres pour procéder
au bouclage des rues existantes à l'extérieur desdites aires de contraintes.
La construction d'une nouvelle rue dans les limites d'un cadastre de rue publié au Bureau de la publicité des droits avant l'entrée
en vigueur du présent SADR, si une fois construite celle-ci est conforme à la réglementation municipale applicable et qu'elle se
raccorde à une rue existante.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
298
4.2.11 Dispositions relatives à la grande affectation Récréative Intensive dans le secteur du Mont Trinité à Saint-Michel-
des-Saints
Dans l'ensemble de la grande affectation Récréative Intensive située au sud du chemin Saint-Joseph dans la municipalité de Saint-
Michel-des-Saints, les exigences suivantes s'appliquent et ont préséance sur toutes autres dispositions du présent SADR et du
document complémentaire :
−
L'usage « Résidentiel moyenne densité » est prohibé;
−
L'usage « Hébergement » est autorisé seulement s'il s'agit d'une auberge de faible capacité (25 chambres), d'un gîte
touristique ou d'une résidence de tourisme, et ce, conformément aux dispositions de la Loi sur les établissements
d'hébergement touristique;
−
L'usage « Restaurant » est autorisé seulement s'il est complémentaire à un usage principal de nature récréotouristique;
−
Les projets intégrés à caractère résidentiel sont prohibés. Seuls les projets intégrés à caractère récréotouristique
conformes à l'article 4.2.6 du document complémentaire peuvent être autorisés, sous réserve qu'un logement soit
uniquement autorisé de façon accessoire à un usage principal de nature récréotouristique;
−
La construction d'une nouvelle rue est interdite;
−
Tout nouveau réseau d'aqueduc et d'égout est interdit sauf pour des motifs de salubrité publique.
Règl. 201-2019-1
4.2.12 Dispositions applicables à certains sites historiques situés dans la grande affectation Agricole dynamique
Afin d'autoriser les usages « Restauration », « Hébergement », « Industrie légère » et « Commerce et service » dans la grande
affectation Agricole dynamique, les municipalités doivent adopter un règlement sur les usages conditionnels conformément aux
articles 145.31 à 145.35 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, et doivent respecter les exigences suivantes :
1. Les éléments suivants doivent être intégrés au règlement sur les usages conditionnels en tant qu'objectifs ou critères
d'évaluation d'une demande visant ces usages :
−
L'usage implique nécessairement la mise en valeur du bâtiment et du site historique et, si nécessaire, le projet comprend
la restauration du bâtiment et de ses équipements dans le respect de son intégrité patrimoniale;
−
L'usage met en valeur le terroir, le savoir, le savoir-faire et les valeurs locales et régionales;
−
L'usage est une valeur ajoutée au dynamisme de la zone agricole, notamment par sa complémentarité avec les activités
existantes et sa mise en valeur des paysages naturels et bâtis;
−
L'usage est en tout ou en partie exercé à l'intérieur du bâtiment historique;
−
Dans la mesure du possible, les aménagements comprennent des éléments à caractère agricole.
2. Pour être admissibles à une demande d'autorisation visant ces usages en vertu d'un règlement sur les usages conditionnels,
les paramètres suivants doivent être respectés :
a)
Les usages sont seulement autorisés sur les terrains suivants, sur lesquels se trouvent des sites historiques identifiés
à l'article 11.1.1 du présent SADR :
− Moulin Coutu - 3640, rang de la Rivière, Saint-Félix-de-Valois;
− Moulin Émery - 3561, chemin des Moulins, Saint-Félix-de-Valois;
− Moulin Beausoleil - 4356, 1er Rang de Castle-Hill, Saint-Félix-de-Valois;
− Moulin Matambin - 6021, chemin Montauban, Saint-Damien.
La délimitation géographique des terrains visés est présentée à l'annexe B du SADR, sur les cartes municipales intitulées « Site
historique en zone agricole ». Les municipalités concernées sont Saint-Damien et Saint-Félix-de-Valois.
b) Les usages « Restauration », « Hébergement », « Industrie légère » et « Commerce et service » qui sont assujettis à
un règlement sur les usages conditionnels sont limités aux descriptions suivantes :
− Un usage d'hébergement peut exclusivement comprendre un gîte touristique, une résidence de tourisme ou un
meublé rudimentaire;
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
299
− Un usage d'industrie légère est lié au domaine agroalimentaire et est pratiqué de façon artisanale. Il exclut
également les entrepôts en usage principal;
− Un usage de commerce et service peut exclusivement comprendre la vente au détail et la réparation de petits
articles non motorisés, des ateliers éducatifs ou culturels, des expositions et des galeries d'art, ainsi que la tenue
d'événements à caractère agroalimentaire. Dans tous les cas, un usage de vente au détail est seulement exercé
en tant qu'usage complémentaire à un autre usage principal autorisé à la réglementation d'urbanisme;
− Un usage de restauration est seulement exercé en tant qu'usage complémentaire à un autre usage principal
autorisé à la réglementation d'urbanisme.
Règl. 205-2019
4.2.13 Dispositions relatives à la grande affectation Récréative intensive dans le secteur de Village Canadiana à Rawdon
Dans l'ensemble de la grande affectation Récréative intensive située au sud du chemin du Lac-Morgan (Village Canadiana) dans
la municipalité de Rawdon, les exigences suivantes s'appliquent et ont préséance sur toutes autres dispositions du présent SADR
et du Document complémentaire :
− Les usages « Résidentiel faible densité » et « Résidentiel moyenne densité » sont prohibés.
− L'usage « Restaurant » est autorisé seulement s'il est complémentaire à un usage principal de nature
récréotouristique;
− Les projets intégrés à caractère récréotouristique sont prohibés;
− La construction d'une nouvelle rue est interdite;
− Tout nouveau réseau d'aqueduc et d'égout est interdit sauf pour des motifs de salubrité publique.
Règl. 239-2024
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
300
CHAPITRE 5 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONTRAINTES À L'OCCUPATION DU SOL
5.1
DISPOSITIONS RELATIVES À LA GESTION DES CONTRAINTES ANTHROPIQUES
a)
Le Plan d'urbanisme des municipalités locales doit :
−
Reprendre les orientations et objectifs énoncés au SADR concernant la protection de l'environnement et la qualité de
vie des citoyens relativement à la gestion des contraintes anthropiques;
−
Identifier les sites reconnus comme contrainte anthropique, les installations de prélèvement d'eau de catégories 1 et 2
desservant plus de 20 personnes ainsi que les aires de protection immédiate et intermédiaire (bactériologique et
virologique) définies autour de ces installations conformément à la réglementation provinciale applicable.
b)
La réglementation d'urbanisme des municipalités locales doit, en s'inspirant du Tableau DC5-1, identifier les usages sources
de nuisance et les régir en conséquence. En ce qui concerne les installations de prélèvement des eaux, les distances à
respecter sont celles prévues dans la réglementation provinciale applicable.
Tableau DC5-1 - Contraintes anthropiques
Nuisance
Distance à
respecter
Usages assujettis
Infrastructures publiques
Aéroport, aérodrome et
hydroaérodrome (excluant le plan
d'eau)
75 m
200 m
200 m
Habitation
Périmètre d'urbanisation
Établissement au sens de la Loi sur les services de santé et les
services sociaux
Emprise de l'autoroute
(existante ou projetée)
100 m
200 m
200 m
Habitation
Périmètre d'urbanisation
Établissement au sens de la Loi sur les services de santé et les
services sociaux
Emprise de route ayant un débit > 5 000
djme
Voir article
8.1.3.3 du
document
complé-
mentaire
Voir article 8.1.3.3 du document complémentaire
Emprise de voies ferrées
10 m
Habitation
Périmètre d'une tour de télécommunication*
100 m
200 m
200 m
Habitation
Périmètre d'urbanisation
Établissement au sens de la Loi sur les services de santé et les
services sociaux
Poste de transformation électrique
100 m
200 m
200 m
Habitation
Périmètre d'urbanisation
Établissement au sens de la Loi sur les services de santé et les
services sociaux
Sentier motorisé (VHR)
****
Habitation
Établissement au sens de la Loi sur les services de santé et
les services sociaux
Aire réservée à la pratique d'activités culturelles, éducatives,
récréatives ou sportives
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
301
Nuisance
Distance à
respecter
Usages assujettis
Gestion des ressources
Site d'extraction
(bétonnière, carrière et sablière)
Voir article
6.3.1 du
Document
complé-
mentaire
Ligne d'un terrain appartenant à un autre propriétaire
Habitation
Périmètre d'urbanisation
Établissement au sens de la Loi sur les services de santé et les
services sociaux
Installation de prélèvement des eaux de catégories 1 et 2
Restauration et hébergement
Voie de circulation
Ruisseau, rivière, lac, marécage
Réserve écologique
Gestion des résidus
Centre de compostage
Usine de traitement des boues par lagunage
Dépôt en tranchée
Lieu d'enfouissement sanitaire
150 m**
Habitation
Périmètre d'urbanisation
Établissement au sens de la Loi sur les services de santé et les
services sociaux
Restauration et hébergement
Réserve écologique
Site de transbordement
100 m
200 m
Habitation
Périmètre d'urbanisation
Entreprise à risque
Entreprise à risque***
500 m
Habitation
Périmètre d'urbanisation
Établissement au sens de la Loi sur les services de santé et les
services sociaux
* Les tours de télécommunication d'Hydro-Québec ne sont pas visées par les distances à respecter établies dans le Tableau DC5-1
** Il est autorisé de réduire la distance minimale à la condition que la délivrance du permis de construction soit accompagnée d'une étude sur l'environnement
réalisée par un professionnel compétent en la matière. L'étude doit comprendre des recommandations permettant d'identifier, le cas échéant, les sources
problématiques ainsi que les mesures de mitigation possibles pour les éliminer dans le but de favoriser une saine cohabitation des usages à proximité.
*** Peut aussi comprendre les industries légères et les activités para-industrielles entreposant des matières dangereuses.
**** Les distances à respecter sont celles mentionnées dans la Loi sur les véhicules hors route et un principe de réciprocité pourra être appliqué lors de l'implantation
de nouveaux usages sensibles à proximité des sentiers motorisés existants.
Règl. 189-2018, Règl. 226-2021, Règl. 226-2021
5.2
LES RIVES, LE LITTORAL, LES PLAINES INONDABLES ET LES MILIEUX HUMIDES
5.2.1 Dispositions applicables aux rives
Dans la rive d'un lac ou d'un cours d'eau sont interdits toutes les constructions, tous les ouvrages ou tous les travaux, à l'exception
des constructions, des ouvrages et des travaux suivants, si leur réalisation n'est pas incompatible avec les dispositions applicables
aux plaines inondables :
a)
L'entretien, la réparation et la démolition des constructions et ouvrages existants, utilisés à des fins autres que municipales,
commerciales, industrielles, publiques ou aux fins d'accès public.
b)
Les constructions, les ouvrages et les travaux à des fins municipales, commerciales, industrielles, publiques ou aux fins
d'accès public, y compris leur entretien, leur réparation et leur démolition, s'ils sont assujettis à l'obtention d'une autorisation
en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
302
c)
La construction ou l'agrandissement d'un bâtiment principal à des fins autres que municipales, commerciales, industrielles,
publiques ou aux fins d'accès public aux conditions suivantes :
−
Le lot sur lequel est implanté le bâtiment principal était existant avant l'entrée en vigueur du premier règlement municipal
interdisant la construction dans la rive;
−
Les dimensions du lot ne permettent plus la construction ou l'agrandissement de ce bâtiment principal à la suite de la
création de la bande de protection riveraine de dix (10) ou 15 mètres et il ne peut être réalisé ailleurs sur le terrain;
−
Le lot sur lequel est implanté le bâtiment principal est situé à l'extérieur d'une zone exposée aux glissements de terrain
ou aux inondations identifiée au SADR;
−
L'agrandissement ou la reconstruction du bâtiment n'empiète pas davantage sur la portion de la rive située entre le
littoral et ledit bâtiment ou la projection latérale d'un mur extérieur à celui-ci et à la condition qu'aucune construction à
réaliser ne se retrouve à l'intérieur d'une bande minimale de cinq (5) mètres de la rive, calculée à partir de la ligne des
hautes eaux;
−
Une bande minimale de protection de cinq (5) mètres, calculée à partir de la ligne des hautes eaux, doit donc être
conservée dans son état actuel ou retournée à l'état naturel si elle ne l'est pas déjà.
d)
La construction ou l'érection d'un bâtiment auxiliaire ou accessoire de type garage, remise, cabanon ou piscine, est possible
seulement sur la partie d'une rive qui n'est plus à l'état naturel et aux conditions suivantes :
−
Le lot sur lequel est implanté le bâtiment auxiliaire ou accessoire était existant avant l'entrée en vigueur du premier
règlement municipal interdisant la construction dans la rive;
−
Les dimensions du lot ne permettent plus la construction ou l'agrandissement du bâtiment auxiliaire ou accessoire à la
suite de la création de la bande de protection riveraine de dix (10) ou 15 mètres;
−
Une bande minimale de protection de cinq (5) mètres, calculée à partir de la ligne des hautes eaux, doit être conservée
dans son état naturel, sinon, être retournée à l'état naturel;
−
Le bâtiment auxiliaire ou accessoire doit reposer sur le terrain sans excavation ni remblayage.
e)
Les constructions, installations et travaux suivants liés à l'occupation normale d'un terrain sont permis :
−
L'installation de clôtures;
−
L'implantation ou la réalisation d'exutoires de réseaux de drainage souterrain ou de surface et les stations de pompage;
−
Les installations de prélèvement d'eau souterraine utilisées à des fins autres que municipales, commerciales,
industrielles, publiques ou pour fins d'accès public et conformes au Règlement sur le prélèvement des eaux et leur
protection, édicté en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement;
−
Lorsque la pente, la nature du sol et les conditions de terrain ne permettent pas de rétablir la couverture végétale et le
caractère naturel de la rive, les ouvrages et les travaux de stabilisation à l'aide d'un perré, de gabions ou, finalement,
à l'aide d'un mur de soutènement, en accordant la priorité à la technique la plus susceptible de faciliter l'implantation
éventuelle de végétation naturelle;
−
Les ouvrages et travaux nécessaires à la réalisation des constructions, ouvrages et travaux autorisés sur le littoral,
conformément au présent chapitre;
−
Les installations septiques conformes au Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences
isolées, édicté en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement;
−
L'aménagement de traverses de cours d'eau, relatif aux passages à gué, aux ponceaux et ponts, ainsi que les chemins
y donnant accès;
−
Les équipements nécessaires à l'aquaculture;
−
Les constructions et ouvrages forestiers, dont la réalisation est assujettie à la Loi sur l'aménagement durable du
territoire forestier et aux règlements qui en découlent;
−
Les routes, rues et chemins aux conditions suivantes :
1) Les travaux de reconstruction, de réfection ou d'élargissement d'une route ou rue existante, d'un chemin de ferme ou
forestier peuvent être autorisés sur la rive d'un lac ou d'un cours d'eau lorsqu'il est impossible d'étendre l'assiette de cet
ouvrage du côté de la rue, de la route ou du chemin non adjacent au cours d'eau ou lac;
2) Dans ce cas, tout talus érigé sur la rive doit être recouvert de végétation ou autres méthodes de stabilisation, favorisant
l'implantation de la végétation naturelle, de façon à prévenir ou atténuer l'érosion et le ravinement du sol vers le littoral.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
303
f)
Les ouvrages et travaux suivants relatifs à la végétation :
−
La coupe d'assainissement;
−
Les activités d'aménagement forestier sur les terres du domaine public, dont la réalisation est assujettie à la Loi sur
l'aménagement durable du territoire forestier et aux règlements qui en découlent;
−
La récolte d'arbres dans une proportion maximum de 50 % des tiges de dix (10) centimètres et plus de diamètre, à la
condition de préserver un couvert forestier d'au moins 50 % dans le cas des boisés privés utilisés à des fins
d'exploitation forestière ou agricole;
−
La coupe nécessaire à l'implantation d'une construction ou d'un ouvrage autorisé;
−
La coupe nécessaire à l'aménagement d'une ouverture de deux (2) mètres de largeur maximale lorsqu'il y a un accès
public aménagé au plan d'eau ou de trois (3) mètres de largeur maximale lorsqu'il n'y a pas d'accès public aménagé
au plan d'eau, lorsque la pente de la rive est inférieure à 30 % tout en prévoyant les mesures de mitigation nécessaires
pour éviter l'apport de sédiments au plan d'eau. Lorsque l'aménagement de l'ouverture est réalisé, une remise en état
de la végétation herbacée doit y être effectuée;
−
L'élagage et l'émondage nécessaires à l'aménagement d'une fenêtre verte de cinq (5) mètres de largeur maximale en
émondant ou en élaguant les arbres et arbustes à une hauteur supérieure de 1,5 mètre, lorsque la pente de la rive est
supérieure à 30 %, ainsi qu'un sentier sinueux ou un escalier d'une largeur maximale de deux mètres (2) qui donne
accès au plan d'eau (Illustration DC5-1) tout en prévoyant les mesures de mitigation nécessaires pour éviter l'apport
de sédiments au plan d'eau. Lorsque l'aménagement du sentier sinueux ou d'un escalier est réalisé, une remise en
état de la végétation herbacée doit y être effectuée;
−
Pour les terrains déjà construits, l'ouverture de deux (2) voies d'accès est tolérée lorsque le terrain a plus de 100 mètres
d'étendue en front riverain d'un plan d'eau ou d'un cours d'eau;
−
Les semis et la plantation d'espèces végétales, d'arbres ou d'arbustes et les travaux visant à rétablir un couvert végétal
permanent et durable.
Illustration DC5-1 - Aménagement d'une fenêtre verte
g)
La culture du sol à des fins d'exploitation agricole :
Dans une zone agricole décrétée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, la culture du sol à des
fins d'exploitation agricole est autorisée sur la rive d'un lac ou d'un cours d'eau, à la condition qu'une bande minimale de trois (3)
mètres, à partir de la ligne des hautes eaux, soit maintenue à l'état naturel ou conservée. S'il y a un talus et que la partie haute de
ce dernier se situe à une distance inférieure à trois (3) mètres à partir de la ligne des hautes eaux, la largeur de la bande de
végétation à conserver doit être d'au moins un (1) mètre sur le haut du talus.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
304
h)
Dispositions particulières applicables à la rivière Bayonne :
En bordure de la rivière Bayonne, sur une bande de protection de 15 mètres, calculée à partir du haut du talus, toute construction
et tout agrandissement de bâtiment sont interdits.
i)
Contrôle des interventions sur la végétation en rive :
Toutes interventions de contrôle de la végétation, dont la tonte de gazon, le débroussaillage et l'épandage d'engrais, sont interdites
dans la rive de tout lac ou cours d'eau mesurée à partir de la ligne des hautes eaux, à l'exception des dispositions prévues à l'alinéa
f) du présent article.
Lorsque la rive n'est pas occupée par de la végétation à l'état naturel, des mesures doivent être entreprises sans délai pour la
renaturaliser avec des végétaux herbacés, arbustifs et arborescents, et ce, sur une bande minimale de cinq (5) mètres mesurée à
partir de la ligne des hautes eaux. Pour la densité de plantation, il faut compter de 50 centimètres à 1 mètre entre les végétaux
arbustifs et 5 mètres entre les végétaux arborescents. Les espèces végétales doivent être des plantes pionnières ou des plantes
typiques des rives, des lacs et des cours d'eau.
Par contre, comprenant la tonte du gazon, le débroussaillage et l'abattage d'arbre sont permis dans une bande de deux (2) mètres
contiguë à une construction ou un bâtiment existant le 23 mai 2008, date d'entrée en vigueur du RCI 110-2007 relatif à la protection
des rives, du littoral et des plaines inondables et empiétant dans la rive.
j)
Les dispositions relatives à l'aire d'activité :
L'aire d'activité est autorisée en partie dans la rive à la seule condition que les dimensions du lot ne permettent pas son
aménagement ailleurs sur le terrain.
L'aire d'activité a une superficie maximale de 50 mètres carrés. Aucun déboisement, aucune construction ou ouvrage à caractère
permanent ou déplacement de l'aire d'activité n'est autorisé. Lors de la création d'une aire d'activité, une bande minimale de cinq
(5) mètres, mesurée à partir de la ligne des hautes eaux, doit être conservée et l'aire d'activité doit être située à l'arrière de celle-
ci.
Nonobstant ce qui précède, dans l'aire d'activité, la renaturalisation n'est pas requise.
k)
Dispositions particulières aux accès aux plans d'eau et à la renaturalisation des rives :
Nonobstant les dispositions du présent article, la municipalité locale peut autoriser les largeurs d'accès suivantes
conditionnellement à la renaturalisation de la rive. Ces critères d'accès et de renaturalisation s'appliquent en fonction des conditions
des plans d'eau et doivent s'appliquer uniformément pour un plan d'eau donné :
−
Pour autoriser une ouverture de deux (2) mètres de largeur maximale lorsqu'il y a un accès public aménagé au plan
d'eau et de trois (3) mètres de largeur maximale lorsqu'il n'y a pas d'accès public aménagé au plan d'eau, la municipalité
doit exiger la renaturalisation de la rive sur une bande de cinq (5) mètres mesurée à partir de la ligne des hautes eaux,
le tout en prévoyant les mesures de mitigation nécessaires pour éviter l'apport de sédiments au plan d'eau. Lorsque
l'aménagement de l'ouverture est réalisé, une remise en état de la végétation herbacée doit y être effectuée.
−
Pour autoriser une ouverture de cinq (5) mètres de largeur maximale, la municipalité doit exiger la renaturalisation de
la rive sur une bande de dix (10) mètres mesurée à partir de la ligne des hautes eaux, le tout en prévoyant les mesures
de mitigation nécessaires pour éviter l'apport de sédiments au plan d'eau. Lorsque l'aménagement de l'ouverture est
réalisé, une remise en état de la végétation herbacée doit y être effectuée.
−
La renaturalisation de la rive doit se faire avec des végétaux herbacés, arbustifs et arborescents. Pour la densité de
plantation, il faut compter de 50 centimètres à 1 mètre entre les végétaux arbustifs et 5 mètres entre les végétaux
arborescents. Les espèces végétales doivent être des plantes pionnières ou des plantes typiques des rives, des lacs
et des cours d'eau.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
305
5.2.2 Dispositions applicables au littoral
Dans le littoral, sont aussi interdits, toutes les constructions, tous les ouvrages et tous les travaux, à l'exception des constructions,
ouvrages et travaux suivants, qui peuvent être permis s'ils ne sont pas incompatibles avec toutes autres dispositions applicables
aux plaines inondables :
−
Les quais, abris ou débarcadères sur pilotis, sur pieux ou fabriqués de plates-formes flottantes;
−
L'aménagement de traverses de cours d'eau, relatif aux passages à gué, aux ponceaux et aux ponts;
−
Les équipements nécessaires à l'aquaculture;
−
Les installations de prélèvement d'eau de surface aménagées conformément au Règlement sur le prélèvement des
eaux et leur protection, à l'exception des installations composées de canaux d'amenée ou de canaux de dérivation
destinées à des fins non agricoles;
−
L'empiétement sur le littoral, nécessaire à la réalisation des travaux autorisés dans la rive, comme identifiés à l'article
5.2.1;
−
Les travaux de nettoyage et d'entretien, sans déblaiement, à réaliser par les municipalités et la MRC dans les cours
d'eau, selon les pouvoirs et devoirs qui leur sont conférés par la Loi sur les compétences municipales et la Loi sur les
cités et villes;
−
Les constructions, les ouvrages et les travaux à des fins municipales, commerciales, industrielles, publiques ou aux
fins d'accès public, dûment soumis à une autorisation en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement, la Loi sur la
conservation et la mise en valeur de la faune, la Loi sur le régime des eaux ou de toute autre loi;
−
L'entretien, la réparation et la démolition de constructions et d'ouvrages existants, qui ne sont pas utilisés à des fins
municipales, industrielles, commerciales, publiques ou d'accès public.
5.2.3 Dispositions applicables aux plaines inondables
5.2.3.1 Identification des plaines inondables
a)
Cotes de crues de récurrence vicennale et centennale des bassins versants des rivières Ouareau, L'Assomption, Maskinongé
et Matawin
Pour l'ensemble des bassins versants de plus de 50 km², des cotes de crues de récurrence 0-20 ans et 20-100 ans ont été
déterminées par la MRC. Ces cotes sont présentées au Tableau DC5-2 et font référence aux cartes municipales de l'annexe B
intitulées « Contraintes hydriques ».
Tableau DC5-2 - Cotes de crues de récurrence vicennales et centennales, selon la superficie du bassin versant
50 à 200 km2
200 à 1 000 km2
Plus de 1 000 km2
20 ans
2.0 m
100 ans
2.5 m
20 ans
2.5 m
100 ans
3.0 m
20 ans
3.0 m
100 ans
3.5 m
Bassin versant de la rivière
Ouareau (1)
Saint-Michel-des-Saints
Cartier
Dufresne
Lafontaine
Burton
Rouge
Blanche
Rouge à l'aval de la
confluence de la Blanche
Ouareau à l'aval de la
confluence de la rivière Trudel
Bassin
de la rivière L'Assomption (2)
Boulé
Noire (1) (4)
David
L'Assomption à l'aval de la
confluence avec la rivière
Lavigne
Noire à l'aval de la confluence
du ruisseau Leprohon
L'Assomption à l'aval de la
confluence avec la rivière
Noire
Bassin
de la rivière Maskinongé
Matambin
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
306
50 à 200 km2
200 à 1 000 km2
Plus de 1 000 km2
20 ans
2.0 m
100 ans
2.5 m
20 ans
2.5 m
100 ans
3.0 m
20 ans
3.0 m
100 ans
3.5 m
Bassin de la Rivière-Matawin
(3)
Lac Trèfle
Des Aulnaies
Du Sauvage
Du Pin Rouge
De la Bouteille
Matawin à l'amont du lac
Forbes
Du Sauvage à l'aval de la
confluence de la rivière du Pin
Rouge
Matawin à l'aval de la
confluence de l'effluent du lac
Forbes
(1) Se référer à l'article 5.2.3.1 b), pour des précisions sur certains tronçons de la rivière Noire
(2) Se référer à l'article 5.2.3.1 c), pour des précisions sur certains tronçons de la rivière L'Assomption
(3) Se référer à l'article 5.2.3.1 c), pour des précisions sur certains tronçons de la rivière Mattawin
(4) Se référer à l'article 5.2.3.1 d), pour des précisions concernant le lac Noir
b)
Cotes de crues de récurrence vicennale et centennale pour la rivière Noire, sur le territoire des municipalités de Saint-Damien,
Saint-Jean-de-Matha et Sainte-Émélie-de-l'Énergie
La rivière Noire, aux limites des municipalités de Saint-Damien, Saint-Jean-de-Matha et Sainte-Émélie-de-l'Énergie, incluant la
portion du lac Noir, a fait l'objet d'une étude par le Centre d'expertise hydrique du Québec (CEHQ) concernant les cotes de crues
de récurrence de 20 ans et de 100 ans. Les cartes municipales de Saint-Damien, Saint-Jean-de-Matha et Sainte-Émélie-de-
l'Énergie intitulées « Contraintes hydriques » identifient les zones de récurrence vicennales et centennales. Les sites numérotés,
extraits des rapports du PDCC 14-004, apparaissent également sur ces cartes. Ces sites permettent de déterminer les niveaux
d'eaux atteints par une crue vicennale et par une crue centennale. Ces cotes de crues sont reproduites au Tableau DC5-3.
Pour connaître les cotes de crues de récurrence de 20 ans et de 100 ans pour la zone inondable de la rivière Noire, visant à définir
les mesures réglementaires applicables à un emplacement où sont prévus construction, ouvrage ou travaux, il faut :
Localiser l'emplacement sur la carte de zone inondable de la rivière; si l'emplacement se situe entre deux sites, la cote de crue
qui doit être utilisée pour cet emplacement est celle du site en amont.
OU
Cet emplacement est localisé au droit d'un site figurant sur la carte, les cotes de crues, qui sont applicables à cet emplacement,
sont celles correspondant à ce site au tableau des cotes de crues pour cette rivière; si l'emplacement se situe entre deux sites,
la cote de crue à l'emplacement est calculée en appliquant à la différence entre les cotes des deux sites, un facteur proportionnel
à la distance de la localisation de l'emplacement entre les deux sites, selon l'interpolation linéaire suivante :
Ce = Cv + ((Cm-Cv) x (Dve / Dvm))
Ce =
Cote recherchée à l'emplacement
Cv =
Cote du site aval
Cm =
Cote du site amont
Dve =
Distance du site aval à un point situé au droit de l'emplacement, sur une ligne tracée entre les sites aval et amont et
passant au centre de l'écoulement(1)
Dvm =
Distance entre le site aval et le site amont
(1) Il est possible que le tracé de l'écoulement doive être ajusté en fonction du niveau d'eau atteint. En particulier, quand la dénivellation entre deux sites est faible,
que la rivière emprunte de nombreux méandres prononcés et que le niveau d'eau vient à submerger les talus de part et d'autre du littoral, le tracé de l'écoulement
pourrait devenir plus rectiligne et traverser les pédoncules des méandres.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
307
Tableau DC5-3 - Cotes de récurrence de 2 ans, 20 ans et 100 ans : rivière Noire Saint-Jean-de-Matha, Saint-Damien et
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Site
2 ans
(m)
20 ans
(m)
100 ans
(m)
1
202,55
203,18
203,44
2
202,75
203,49
203,80
3
202,85
203,63
203,96
4
203,02
203,63
203,96
5
203,26
203,63
203,96
6
203,62
204,03
204,18
7
203,90
204,37
204,53
8
203,96
204,48
204,66
9
204,24
204,72
204,88
10
204,36
204,81
204,96
c)
Profils en long des rivières L'Assomption et Matawin, respectivement situées dans les municipalités de Saint-Félix-de-Valois
et de Saint-Michel-des-Saints
Les profils en long sont des documents reproduisant les hauteurs atteintes à un endroit de la rivière pour les cotes de crues
vicennales et centennales, s'appuyant sur un relevé d'arpentage. Deux profils en long sont disponibles pour le territoire de la MRC
de Matawinie, soit pour la Rivière-Matawin à Saint-Michel-des-Saints et pour la rivière L'Assomption à Saint-Félix-de-Valois. Pour
utiliser ces profils, il faut tout d'abord localiser le site visé par une construction sur la carte et, ensuite, projeter sa localisation sur
la ligne de centre de la rivière, et ce, perpendiculairement. Lorsqu'un site se retrouve sur une pointe, il peut alors y avoir plusieurs
projections; on doit alors appliquer la protection la plus en amont. Une fois que le point d'intersection entre la protection et la ligne
de centre de la rivière est défini, on peut référer au profil en long qui indiquera les cotes d'inondations applicables à ce point. Les
profils en long sont reproduits aux cartes municipales de Saint-Félix-de-Valois et de Saint-Michel-des-Saints, intitulées
« Contraintes hydriques ».
d)
Cotes de crues pour l'étiage et les récurrences vicennales et centennales du lac Noir situé sur le territoire de la municipalité
de Saint-Jean-de-Matha
Pour le lac Noir, les cotes de crues à utiliser pour la détermination de la plaine inondable sont les suivantes :
Étiage : 201,17 m
Crue 20 ans : 202,56 m
Crue 100 ans : 202,74 m
5.2.3.2 Détermination du caractère inondable d'un emplacement
La détermination du caractère inondable d'un emplacement repose notamment sur des inventaires et des relevés terrains. Des
méthodes variables d'estimation des débits ont été appliquées, considérant que certains cours d'eau disposaient d'un long
historique de relevés alors que d'autres n'avaient peu ou pas d'historique d'évènements.
En conséquence, il est possible que ce ne soient pas toujours les limites exactes des plaines inondables qui sont tracées sur les
cartes, mais bien des limites approximatives. La limite de la plaine inondable véritable se situe à l'intérieur de cette limite
approximative, habituellement en direction du cours d'eau. L'élévation précise d'un terrain localisé à la limite d'une zone inondable
et d'une zone non inondable est requise pour déterminer si ce terrain est définitivement inondable, puis, le cas échéant, pour
déterminer s'il se situe en zone de grand courant ou de faible courant. Par conséquent :
a)
Un terrain dont l'élévation serait supérieure à la cote de crue centennale ne serait pas, en définitive, dans la zone inondable
et aucune des mesures réglementaires applicables dans cette zone ne serait opposable à un projet de construction, d'ouvrage
ou à des travaux qui y seraient proposés.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
308
b)
Un terrain dont l'élévation serait inférieure à la cote de crue centennale, mais supérieure à la cote de crue vicennale serait
dans la zone inondable de faible courant. Les mesures réglementaires applicables à un projet de construction, d'ouvrage ou
à des travaux qui y seraient proposés dans cette zone seraient celles de la zone de faible courant.
c)
Un terrain dont l'élévation serait inférieure à la cote de crue vicennale serait dans la zone inondable de grand courant. Les
mesures réglementaires applicables à un projet de construction, d'ouvrage ou à des travaux qui y seraient proposés dans
cette zone seraient celles de la zone de grand courant.
Pour connaître les mesures réglementaires à l'égard d'une demande pour une construction, un ouvrage ou des travaux dont
l'emplacement est prévu aux limites d'une zone inondable en eaux libres déterminée dans le présent SADR, il est nécessaire de
connaître l'élévation de cet emplacement.
Un relevé d'arpentage devra donc être soumis avec la demande de permis ou de certificat municipal. Ce relevé devra être effectué
par un membre en règle de l'Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec et devra respecter les spécifications suivantes :
L'identification des limites du terrain;
La localisation et l'élévation des points géodésiques, dont ceux de l'emplacement des constructions, ouvrages ou travaux projetés;
Le tracé des limites de la zone inondable, soit de la zone à fort courant (vicennale) et de la zone à faible courant (centennale),
selon les cotes de crues applicables à partir de la ligne des hautes eaux, sur le ou les terrains visés;
La localisation des bâtiments et ouvrages existants, dont le champ d'épuration et le puits, s'il y a lieu;
La localisation des rues et voies de circulation existantes.
Les relevés doivent être effectués sur le niveau naturel du terrain, sans remblai.
Si le terrain a été remblayé, le niveau du remblai pourra être utilisé s'il est démontré que celui-ci a été effectué avant la date d'entrée
en vigueur du premier règlement municipal interdisant les nouvelles constructions et les remblais à cet emplacement en raison de
son caractère inondable.
5.2.3.3 Dispositions applicables aux plaines inondables
Les dispositions des articles 5.2.3.3 à 5.2.3.8 inclusivement s'appliquent aux plaines inondables délimitées aux cartes municipales
de l'annexe B intitulées « Contraintes hydriques ».
a)
Constructions, ouvrages et travaux soumis à une autorisation préalable
Sont soumis à une autorisation préalable, toutes les constructions, tous les ouvrages et tous les travaux qui sont susceptibles de
modifier le régime hydrique, de nuire à la libre circulation des eaux en période de crue, de perturber les habitats fauniques ou
floristiques ou de mettre en péril la sécurité des personnes et des biens.
b)
Constructions, ouvrages et travaux non assujettis
Les constructions, ouvrages et travaux relatifs aux activités d'aménagement forestier, dont la réalisation est assujettie à la Loi sur
l'aménagement durable du territoire forestier et aux règlements qui en découlent, et les activités agricoles réalisées sans remblai
ni déblai ne sont pas sujets à une autorisation préalable des municipalités.
c)
Dispositions applicables aux constructions et usages dans la zone de grand courant (vicennale)
Dans la zone de grand courant d'une plaine inondable ainsi que dans les plaines inondables identifiées sans que ne soient
distinguées les zones de grand courant de celles de faible courant, sont en principe interdits toutes les constructions, tous les
ouvrages et tous les travaux.
Malgré le principe énoncé précédemment, peuvent être réalisés dans ces zones les constructions, les ouvrages et les travaux
suivants, si leur réalisation n'est pas incompatible avec les mesures de protection applicables pour les rives et le littoral :
Les travaux qui sont destinés à maintenir en bon état les terrains, à entretenir, à réparer, à moderniser ou à démolir les constructions
et ouvrages existants, à la condition que ces travaux n'augmentent pas la superficie de la propriété exposée aux inondations;
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
309
cependant, lors de travaux de modernisation ou de reconstruction d'une infrastructure liée à une voie de circulation publique, la
superficie de l'ouvrage exposée aux inondations pourra être augmentée de 25 % pour des raisons de sécurité publique ou pour
rendre telle infrastructure conforme aux normes applicables; dans tous les cas, les travaux majeurs à une construction ou à un
ouvrage devront entraîner l'immunisation de l'ensemble de celle-ci ou de celui-ci.
Les installations entreprises par les gouvernements, leurs ministères et organismes, qui sont nécessaires aux activités de trafic
maritime, notamment les quais, les brise-lames, les canaux, les écluses et les aides fixes à la navigation; des mesures
d'immunisation appropriées devront s'appliquer aux parties des ouvrages situées sous le niveau d'inondation de la crue à
récurrence de 100 ans.
Les installations souterraines linéaires de services d'utilité publique tels les pipelines, les lignes de transport d'électricité et les
lignes téléphoniques ainsi que les conduites d'aqueduc et d'égout ne comportant aucune entrée de service pour des constructions
ou ouvrages situés dans la zone inondable de grand courant.
La construction de réseaux d'aqueduc ou d'égout souterrains dans les secteurs déjà construits, mais non pourvus de ces services
afin de raccorder uniquement les constructions et ouvrages déjà existants à la date d'entrée en vigueur du premier règlement
municipal interdisant les nouvelles implantations.
Les installations septiques destinées à des constructions ou des ouvrages existants; l'installation prévue doit être conforme à la
réglementation sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées édictée en vertu de la Loi sur la qualité de
l'environnement.
La modification ou le remplacement, pour un même usage, d'une installation de prélèvement d'eau existante, de même que
l'implantation d'une installation de prélèvement d'eau de surface se situant en dessous du sol, conformément au Règlement sur le
prélèvement des eaux et leur protection.
Un ouvrage à aire ouverte, à des fins récréatives autres qu'un terrain de golf, réalisable sans remblai ni déblai.
La reconstruction lorsqu'un ouvrage ou une construction a été détruit par une catastrophe autre qu'une inondation; les
reconstructions devront être immunisées conformément aux prescriptions de l'article 5.2.3.6.
Les aménagements fauniques ne nécessitant pas de remblai et ceux qui en nécessitent, mais dans ce dernier cas, seulement s'ils
sont assujettis à l'obtention d'une autorisation en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement.
Les travaux de drainage des terres.
Les activités d'aménagement forestier, réalisées sans déblai ni remblai, dont la réalisation est assujettie à la Loi sur l'aménagement
durable du territoire forestier et à ses règlements.
Les activités agricoles réalisées sans remblai ni déblai.
5.2.3.4 Autres dispositions applicables aux terrains déjà construits dans la zone de grand courant (récurrence
0-20 ans)
a)
Dispositions particulières régissant les rénovations et les utilisations complémentaires pour les terrains déjà construits, c'est-
à-dire déjà occupés par une habitation
Les dispositions particulières régissant les rénovations et les utilisations complémentaires pour les terrains déjà construits, c'est-à-
dire déjà occupés par une habitation, sont les suivantes :
1. Les dispositions régissant les rénovations sont les mêmes que celles prévues à l'article 5.2.3.3, alinéa c) 1;
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
310
2. Sont aussi permises les utilisations complémentaires suivantes, selon les conditions particulières ci-indiquées :
− Dans la mesure où elles n'ont pas pour effet de rehausser le niveau naturel du terrain, les constructions suivantes sont
permises :
piscine creusée;
patio et/ou terrasse;
− Les bâtiments accessoires suivants sont autorisés, à condition que leur superficie au sol totale (cumulée) n'excède pas
30 m², qu'ils soient détachés du bâtiment principal et que leur implantation ne nécessite ni déblai ni remblai et ne
présente aucune fondation ni ancrage :
les remises;
les cabanons;
3. Alignement des bâtiments et autres restrictions relatives à l'implantation des bâtiments accessoires :
− Les bâtiments accessoires doivent être placés en enfilade, c'est-à-dire dans l'alignement du bâtiment principal et
conformément à l'orientation des forts courants afin de ne pas constituer un obstacle à la libre circulation des eaux;
− Pour les terrains trop étroits, mais suffisamment profonds, les bâtiments accessoires peuvent aussi être placés sur une
deuxième rangée par rapport au bâtiment principal, et ce, selon une ligne perpendiculaire à l'axe du cours d'eau et
alignés sur le bâtiment principal. Il faut cependant qu'après implantation, il subsiste entre la base du remblai protégeant
le bâtiment principal et le bâtiment accessoire un espace libre équivalant à la largeur moyenne de la rivière;
− L'espace libre entre les bâtiments ne doit pas excéder 5 m afin de favoriser un maximum de regroupement;
− Lorsqu'il est impossible de respecter les présentes conditions, seul un petit cabanon, d'une superficie inférieure à 9 m²,
peut être implanté; celui-ci ne peut en aucun cas être implanté à l'intérieur de la bande de protection riveraine.
b)
Agrandissement d'un bâtiment principal
Dans les secteurs bénéficiant de l'agrandissement en zone inondable identifiés aux cartes municipales intitulées « Contraintes
hydriques » et au Tableau DC5-4, un bâtiment principal peut être agrandi jusqu'à la superficie minimale permise dans une zone, et
ce, jusqu'à une superficie maximale de 67 m² au sol, à la condition que les dispositions relatives à l'immunisation énoncées à
l'article 5.2.3.6 et aux dégagements énoncés à l'article 5.2.3.4, alinéa a) 3, puissent être respectées en les adaptant. Ces
agrandissements s'appliquent uniquement à la superficie existante au 18 juin 2007, date de l'entrée en vigueur du Règlement de
contrôle intérimaire numéro 99-2003-1R.
c)
Reconstruction d'un bâtiment principal
Les mesures d'exception suivantes s'appliquent à une reconstruction dans une zone inondable :
−
Lorsqu'il y a destruction d'une construction ou d'un ouvrage existant par une catastrophe autre que l'inondation, la
reconstruction est permise aux conditions d'implantation initiales;
−
Elle peut aussi être autorisée selon une nouvelle implantation, si cette nouvelle implantation a pour effet d'améliorer la
situation en rapport avec la zone inondable (bande de protection riveraine), sans pour autant aggraver le caractère
dérogatoire du bâtiment, par ailleurs;
−
En tout temps, les mesures d'immunisation prescrites à l'article 5.2.3.6 s'appliquent à la reconstruction d'un bâtiment
principal.
d)
Reconstruction d'un bâtiment accessoire
Dans le cas d'un bâtiment accessoire avec fondations permanentes en béton, les dispositions relatives à la reconstruction d'un
bâtiment accessoire sont les mêmes que celles relatives au bâtiment principal, comme indiqué à l'article 5.2.3.4 c) du présent
chapitre. Pour tout autre type de bâtiment accessoire, une nouvelle implantation est nécessaire, à moins que l'implantation initiale
respecte la disposition suivante :
−
La reconstruction du bâtiment accessoire doit avoir pour effet de réduire au minimum le caractère dérogatoire du
bâtiment par rapport aux dispositions applicables à la protection des rives, du littoral et des plaines inondables.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
311
5.2.3.5 Constructions et usages autorisés dans la zone de faible courant (récurrence 20-100 ans)
Dans la zone de faible courant d'une plaine inondable, sont interdits :
a)
Toutes les constructions et tous les ouvrages non immunisés;
b)
Les travaux de remblai autres que ceux requis pour l'immunisation des constructions et ouvrages autorisés.
Dans cette zone peuvent être permis des constructions, ouvrages et travaux bénéficiant de mesures d'immunisation différentes de
celles prévues à l'article 5.2.3.6, mais jugées suffisantes dans le cadre d'une dérogation adoptée conformément aux dispositions
de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, à cet effet, par la MRC.
5.2.3.6 Mesures d'immunisation applicables aux constructions, ouvrages et travaux réalisés dans une plaine
inondable
Les constructions, ouvrages et travaux permis doivent être réalisés en respectant les règles d'immunisation suivantes, en les
adaptant au contexte de l'infrastructure visée :
a)
Aucune ouverture (fenêtre, soupirail, porte d'accès, garage, etc.) ne peut être atteinte par la crue de récurrence de 100 ans;
b)
Aucun plancher de rez-de-chaussée ne peut être atteint par la crue à récurrence de 100 ans;
c)
Les drains d'évacuation sont munis de clapets de retenue;
d)
Pour toute structure ou partie de structure sise sous le niveau de la crue à récurrence de 100 ans, une étude est produite,
démontrant la capacité des structures à résister à cette crue, en y intégrant les calculs relatifs à :
−
L'imperméabilisation;
−
La stabilité des structures;
−
L'armature nécessaire;
−
La capacité de pompage pour évacuer les eaux d'infiltration;
−
La résistance du béton à la compression et à la tension.
e)
Le remblayage du terrain doit se limiter à une protection immédiate autour de la construction ou de l'ouvrage visé et non être
étendu à l'ensemble du terrain sur lequel il est prévu; la pente moyenne, du sommet du remblai adjacent à la construction ou
à l'ouvrage protégé jusqu'à son pied, ne devrait pas être inférieure à 33 % (rapport 1 vertical : 3 horizontal).
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
312
Tableau DC5-4 - Synthèse des secteurs pouvant bénéficier de l'agrandissement du bâtiment principal en plaine inondable
Municipalité
Lieu (rue, secteur)
Rivière
Nombre de maisons
concernées
Chertsey
715/725/735 des Mignerons
Rue Lussier
Avenue Ouareau
Ouareau
≈ 20
Entrelacs
Confluence du lac des Îles et de la rivière
Périmètre urbain
Confluence du lac Patrick et de la rivière
Jean-Venne
≈ 20
Notre-Dame-de-la-Merci
Périmètre urbain (chemin du Canard blanc)
Domaine des 4 As
Dufresne
≈ 15
Rawdon
Chemin Santa Cruz
Rouge
≈ 5
Saint-Côme
106e Avenue
130e Avenue
L'Assomption
3
Saint-Damien
Pointe du lac Noir
7664, chemin de la Presqu'île
Zone à l'Est de la route 347 séparée par le remblai
Noire
≈ 16
Sainte-Béatrix
2e ave Saint-Vincent
4e ave Saint-Vincent
L'Assomption
5
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Périmètre urbain
Domaine Malo
Domaine Lépine
Terrasse des Sables
188, rue Du Pont
Noire
≈ 15
Saint-Félix-de-Valois
Chemin Rivière L'Assomption
L'Assomption
11
Saint-Jean-de-Matha
Rive Est et Ouest du lac Noir
Rue Pointe du lac Noir
Chemin Burns
Domaine Geoffroy
Noire
≈ 30
Saint-Michel-des-Saints
Périmètre urbain
Mattawin
≈ 10
Saint-Zénon
Chemin des Bois Ronds
Chemin de la Rivière
Noire
7
Source : MRC de Matawinie
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
313
5.2.3.7 Constructions, ouvrages et travaux admissibles à une dérogation
Peuvent également être permis certaines constructions, certains ouvrages et certains travaux, si leur réalisation n'est pas
incompatible avec d'autres mesures de protection applicables pour les rives et le littoral et s'ils font l'objet d'une dérogation
conformément aux dispositions de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.
L'article 5.2.3.8 indique les critères que la MRC utilise lorsqu'elle doit juger de l'acceptabilité d'une demande de dérogation. Les
constructions, ouvrages et travaux admissibles à une dérogation sont :
a)
Les projets d'élargissement, de rehaussement, d'entrée et de sortie de contournement et de réalignement dans l'axe actuel
d'une voie de circulation existante, y compris les voies ferrées.
b)
Les voies de circulation traversant des plans d'eau et leurs accès.
c)
Tout projet de mise en place de nouveaux services d'utilité publique situés au-dessus du niveau du sol tels les pipelines, les
lignes de transport d'électricité et les lignes téléphoniques, les infrastructures reliées aux aqueducs et égouts, à l'exception
des nouvelles voies de circulation.
d)
L'implantation d'une installation de prélèvement d'eau souterraine conformément au Règlement sur le prélèvement des eaux
et leur protection.
e)
L'implantation d'une installation de prélèvement d'eau de surface se situant au-dessus du sol conformément au Règlement
sur le prélèvement des eaux et leur protection
f)
Les stations d'épuration des eaux usées.
g)
Les ouvrages de protection contre les inondations entrepris par les gouvernements, leurs ministères ou organismes, ainsi
que par les municipalités, pour protéger les territoires déjà construits et les ouvrages particuliers de protection contre les
inondations pour les constructions et ouvrages existants utilisés à des fins publiques, municipales, industrielles,
commerciales, agricoles ou d'accès public.
h)
Les travaux visant à protéger des inondations des zones enclavées par des terrains dont l'élévation est supérieure à celle de
la cote de crue de récurrence de 100 ans et qui ne sont inondables que par le refoulement de conduites.
i)
Toute intervention visant :
−
L'agrandissement d'un ouvrage destiné à la construction navale et aux activités maritimes ou portuaires;
−
L'agrandissement d'un ouvrage destiné aux activités agricoles, industrielles, commerciales ou publiques.
j)
Les installations de pêche commerciale et d'aquaculture.
k)
L'aménagement d'un fond de terre à des fins récréatives, d'activités agricoles ou forestières, avec des ouvrages tels les
chemins, les sentiers piétonniers et les pistes cyclables, nécessitant des travaux de remblai ou de déblai. Ne sont cependant
pas compris dans ces aménagements admissibles à une dérogation, les ouvrages de protection contre les inondations et les
terrains de golf.
l)
Un aménagement faunique nécessitant des travaux de remblai, qui n'est pas assujetti à l'obtention d'une autorisation en vertu
de la Loi sur la qualité de l'environnement.
m)
Les barrages à des fins municipales, industrielles, commerciales ou publiques, assujettis à l'obtention d'une autorisation en
vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement.
5.2.3.8 Critères minimaux applicables à une demande de dérogation
Pour permettre de juger de l'acceptabilité d'une dérogation, toute demande formulée à cet effet doit être appuyée de documents
suffisants pour l'évaluer. Cette demande doit fournir la description cadastrale précise du site de l'intervention projetée et démontrer
que la réalisation des travaux, des ouvrages ou de la construction proposés satisfait aux cinq (5) critères suivants en vue de
respecter les objectifs de la Politique en matière de sécurité publique et de protection de l'environnement :
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
314
a)
Assurer la sécurité des personnes et la protection des biens, tant privés que publics, en intégrant des mesures appropriées
d'immunisation et de protection des personnes.
b)
Assurer l'écoulement naturel des eaux, les impacts sur les modifications probables au régime hydraulique du cours d'eau
doivent être définis et plus particulièrement faire état des contraintes à la circulation des glaces, de la diminution de la section
d'écoulement, des risques d'érosion générés et des risques de hausse du niveau de l'inondation en amont qui peuvent
résulter de la réalisation des travaux ou de l'implantation de la construction ou de l'ouvrage.
c)
Assurer l'intégrité de ces territoires en évitant le remblayage et en démontrant que les travaux, ouvrages et constructions
proposés ne peuvent raisonnablement être localisés hors de la plaine inondable.
d)
Protéger la qualité de l'eau, la flore et la faune typique des milieux humides, leurs habitats et, considérant d'une façon
particulière les espèces menacées ou vulnérables, en garantissant qu'ils n'encourent pas de dommages. Les impacts
environnementaux que la construction, l'ouvrage ou les travaux sont susceptibles de générer devront faire l'objet d'une
évaluation en tenant compte des caractéristiques des matériaux utilisés pour l'immunisation.
e)
Démontrer l'intérêt public quant à la réalisation des travaux, de l'ouvrage ou de la construction.
5.2.4 Dispositions applicables aux milieux humides
5.2.4.1 Caractérisation des milieux humides
Dans les milieux humides identifiés au SADR, une caractérisation du milieu humide doit être réalisée par un biologiste afin d'en
déterminer le type, notamment s'il est riverain ou isolé. Ces conditions s'appliquent également pour les milieux humides relevés
lors d'une caractérisation environnementale prévue à l'article 4.2.2.2 du Document complémentaire.
5.2.4.2 Protection des milieux humides riverains
En ce qui concerne les milieux humides riverains identifiés au SADR ou relevés lors d'une caractérisation environnementale prévue
à l'article 4.2.2.2 du Document complémentaire, la municipalité doit, dans sa réglementation d'urbanisme, interdire toute activité de
remblai, de déblais ou toute implantation susceptible d'affecter l'effet tampon de ces milieux dans le processus de régularisation
des débits des cours d'eau.
À des fins de protection de ces écosystèmes naturels, elle doit aussi interdire toute activité de répression susceptible d'affecter la
diversité faunique et floristique à l'intérieur de ces milieux.
Outre les dispositions mentionnées précédemment, les dispositions applicables aux milieux humides riverains, soit entièrement ou
en partie situés sous la ligne des hautes eaux d'un cours d'eau ou d'un lac, en rive ou en plaine inondable, se retrouvent aux
articles 5.2.1, 5.2.2 et 5.2.3 du Document complémentaire.
5.2.4.3 Les constructions, ouvrages, travaux de déblais ou de remblais dans un milieu humide isolé
Dans le cas où l'intervention est assujettie à la Loi sur la qualité de l'environnement, les travaux visant une construction, un ouvrage,
des travaux de déblai, de remblai, de dragage ou d'extraction dans un milieu humide isolé doivent être autorisés par le MDDELCC
avant que la municipalité délivre le permis ou le certificat d'autorisation relatif aux travaux visés.
Dans le cas où l'intervention n'est pas assujettie à la Loi sur la qualité de l'environnement, seuls les aménagements suivants sont
autorisés :
− Les activités sportives ou récréatives à l'exception des constructions ou des aménagements supportant ces activités;
− La construction, la reconstruction, l'entretien, la réfection ou la réparation de ponceaux.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
315
5.2.4.4 Le lotissement et la localisation des voies de circulation à proximité d'un milieu humide
Toute opération cadastrale aux fins d'établissement d'une nouvelle route ou d'une rue, lorsque celle-ci est destinée à desservir un
terrain actuel ou projeté aux fins de construction d'un bâtiment principal, doit prévoir la localisation de l'emprise de ladite route ou
rue à une distance suffisante des limites d'un milieu humide de manière à ce que le terrain à desservir puisse être constructible,
dans le respect des normes de construction et d'implantation prescrites à la réglementation d'urbanisme ainsi que de la Loi sur la
qualité de l'environnement.
5.3
DISPOSITIONS RELATIVES AUX ZONES EXPOSÉES AUX GLISSEMENTS DE TERRAIN
5.3.1 Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones exposées aux glissements de
terrain
Chacune des interventions visées par le présent cadre normatif est en principe interdit dans les talus et les bandes de protection,
dont la largeur est précisée, au sommet et/ou à la base de ceux-ci. Malgré ce principe d'interdiction, les interventions peuvent être
permises conditionnellement à la production d'une expertise géotechnique répondant aux exigences établies à l'article 5.3.2
Expertise géotechnique nécessairement présentée à l'appui d'une demande de permis ou de certificat.
Définition des zones
Risque élevé : Zone composée de sols à prédominance argileuse, avec ou sans érosion, susceptible d'être affectée par des
glissements d'origine naturelle ou anthropique. Cette zone inclut des talus à pentes fortes qui subissent ou non de l'érosion. Elle
comprend également des talus à pentes modérées affectés par une érosion importante. En raison de l'inclinaison et/ou du caractère
évolutif de ces talus, il peut y survenir des glissements d'origine naturelle. Cette zone peut aussi être affectée par des glissements
d'origine anthropique.
Risque moyen : Zone composée de sols à prédominance argileuse, sans érosion importante, sensible aux interventions d'origine
anthropique. Cette zone est caractérisée par des talus à pentes modérées qui ne subissent pas d'érosion importante. Sauf lors
d'événements naturels exceptionnels, seules des modifications inappropriées d'origine anthropique peuvent causer un glissement
de terrain.
Risque faible (Sommet) : Zone composée de sols à prédominance argileuse, située au sommet des talus, pouvant être emportée
par un glissement de grande étendue. Cette zone est caractérisée par de grandes superficies, parfois plusieurs centaines de mètres
carrés, présentant peu ou pas de relief (plateau) et située à l'arrière de zones à prédominance argileuse. Cette zone peut être
emportée par une coulée argileuse amorcée par un glissement rotationnel profond survenant dans une zone à risque élevé.
Risque faible (Base) : Zone située à la base des talus pouvant être affectée par l'étalement de débris provenant des zones à
risque faible (Sommet). Cette zone est caractérisée par de grandes superficies, parfois plusieurs centaines de mètres carrés,
présentant peu ou pas de relief et située à la base des talus (fond de vallée ou plateau d'altitude inférieure aux zones à risque
faible (Sommet). Cette zone peut être touchée par les débris d'une coulée argileuse amorcée par un glissement rotationnel profond
survenant dans une zone à risque élevé.
Risque hypothétique : Zone composée de sols à prédominance argileuse pouvant hypothétiquement être affectée par des
glissements de grande étendue. Cette zone correspond à une enveloppe qui délimite le territoire pouvant être touché par une
coulée argileuse ou par ses débris. La coulée argileuse pourrait s'amorcer à partir d'une zone à risque élevé ou moyen à la suite
d'interventions inappropriées ou d'un événement naturel très exceptionnel, tel un changement majeur du lit d'un cours d'eau.
Talus : Terrain en pente d'une hauteur minimale de 5 m, dont l'inclinaison moyenne est de 14° (25 %) ou plus. Le
sommet et la base du talus sont déterminés par un segment de pente dont l'inclinaison est inférieure à 8° (14 %) sur
une distance horizontale supérieure à 15 m. Les ruptures éventuelles sont contrôlées par les sols argileux présents
en totalité ou en partie dans le talus.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
316
* Pour les interventions projetées en sommet de talus, certaines interventions pourraient sembler être localisées dans les zones à risque faible ou hypothétique, il est important de
vérifier la localisation de celles-ci par rapport au sommet du talus en mesurant sur le terrain ou par un relevé d'arpentage afin de s'assurer que ces interventions ne devraient pas
être assujetties aux normes relatives aux zones à risque élevé ou moyen.
Type d'invention projetée
Zone
Risque élevé ou moyen
(Talus d'une hauteur égale ou supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
supérieure à 20° (36 %)
Talus d'une hauteur égale ou supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) avec cours d'eau à la base)
Risque faible ou hypothétique
Toutes les interventions énumérées ci-dessous
Interdites dans le talus
Construction d'un bâtiment principal (sauf d'un
bâtiment agricole)
Interdit :
− Au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
égale à deux fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans une
bande de protection, dont la largeur, est égale à une fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
Interdit
Agrandissement d'un bâtiment principal supérieur à
50 % de la superficie au sol (sauf d'un bâtiment
agricole)
Relocalisation d'un bâtiment principal (sauf d'un
bâtiment agricole)
Construction d'un bâtiment accessoire (sauf d'un
bâtiment accessoire à l'usage résidentiel ou agricole)
Agrandissement d'un bâtiment accessoire (sauf d'un
bâtiment accessoire à l'usage résidentiel ou agricole)
Interdit :
− Au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
égale à deux fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans une
bande de protection, dont la largeur est égale à une fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
Aucune norme*
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
317
Type d'invention projetée
Zone
Risque élevé ou moyen
(Talus d'une hauteur égale ou supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
supérieure à 20° (36 %)
Talus d'une hauteur égale ou supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) avec cours d'eau à la base)
Risque faible ou hypothétique
Reconstruction d'un bâtiment principal (sauf d'un
bâtiment agricole)
Interdit
− À la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans une
bande de protection, dont la largeur est égale à une fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
Aucune norme
Agrandissement d'un bâtiment principal inférieur à
50 % de la superficie au sol qui s'approche du talus
(sauf d'un bâtiment agricole)
(la distance entre le sommet du talus et l'agrandissement
est plus petite que la distance actuelle entre le sommet et
le bâtiment)
Interdit :
− Au sommet du talus, dans une bande de protection, dont la largeur, est
égale à une fois et demie la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 20
mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans une
bande de protection, dont la largeur est égale à une fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
Aucune norme*
Agrandissement d'un bâtiment principal inférieur à
50 % de la superficie au sol qui s'éloigne du talus
(sauf d'un bâtiment agricole)
(la distance entre le sommet du talus et l'agrandissement
est plus grande ou la même que la distance actuelle entre
le sommet et le bâtiment)
Interdit :
− À la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans une
bande de protection, dont la largeur est égale à une fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
Aucune norme
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
318
Type d'invention projetée
Zone
Risque élevé ou moyen
(Talus d'une hauteur égale ou supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
supérieure à 20° (36 %)
Talus d'une hauteur égale ou supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) avec cours d'eau à la base)
Risque faible ou hypothétique
Agrandissement d'un bâtiment principal dont la
largeur, mesurée perpendiculairement à la fondation
du bâtiment, est égale ou inférieure à 2 mètres et qui
s'approche du talus29 (sauf d'un bâtiment agricole)
(la distance entre le sommet du talus et l'agrandissement
est plus petite que la distance actuelle entre le sommet et
le bâtiment)
Interdit :
− Au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
égale à 5 mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans une
bande de protection, dont la largeur est égale à une fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
Aucune norme*
Agrandissement d'un bâtiment principal par l'ajout
d'un 2e étage (sauf d'un bâtiment agricole)
Interdit :
− Au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
égale à 10 mètres.
Aucune norme*
Agrandissement d'un bâtiment principal en porte-à-
faux dont la largeur mesurée perpendiculairement à la
fondation du bâtiment est supérieure à 1 mètre30 (sauf
d'un bâtiment agricole)
Interdit :
− À la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à une fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 40 mètres.
Aucune norme
Construction ou agrandissement d'un bâtiment
accessoire à l'usage résidentiel31 (garage, remise,
cabanon, entrepôt, etc.)
Interdit :
− Au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur est de
10 mètres.
− À la base du talus, dans une bande protection dont la largeur est égale à
une demie fois la hauteur du talus, au minimum 5 mètres jusqu'à
concurrence de 15 mètres.
Aucune norme*
29 Les agrandissements dont la largeur mesurée perpendiculairement à la fondation du bâtiment est égale ou inférieure à 2 mètres et qui s'éloignent du talus sont permis.
30 Les agrandissements en porte-à-faux, dont la largeur mesurée perpendiculairement à la fondation du bâtiment égale ou inférieure à un mètre sont permis .
31 Les garages, les remises et les cabanons d'une superficie de moins de 15 mètres carrés ne nécessitant aucun remblai au sommet du talus ou aucun déblai ou excavation dans le talus sont permis dans l'ensemble des
zones.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
319
Type d'invention projetée
Zone
Risque élevé ou moyen
(Talus d'une hauteur égale ou supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
supérieure à 20° (36 %)
Talus d'une hauteur égale ou supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) avec cours d'eau à la base)
Risque faible ou hypothétique
Construction accessoire à l'usage résidentiel (piscine
hors terre, tonnelle, etc.)
Interdit :
− Au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur est de
10 mètres.
Aucune norme*
Construction d'un bâtiment agricole (bâtiment
principal, bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain
ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage
d'entreposage de déjections animales, etc.)
Agrandissement d'un bâtiment agricole (bâtiment
principal, bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain
ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage
d'entreposage de déjections animales, etc.)
Reconstruction d'un bâtiment agricole (bâtiment
principal, bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain
ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage
d'entreposage de déjections animales, etc.)
Relocalisation d'un bâtiment agricole (bâtiment
principal, bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain
ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage
d'entreposage de déjections animales, etc.)
Interdit :
− Au sommet du talus, dans une bande de protection, dont la largeur est
égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est égale
à une demie fois la hauteur du talus, au minimum 5 mètres jusqu'à
concurrence de 15 mètres.
Aucune norme*
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
320
Type d'invention projetée
Zone
Risque élevé ou moyen
(Talus d'une hauteur égale ou supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
supérieure à 20° (36 %)
Talus d'une hauteur égale ou supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) avec cours d'eau à la base)
Risque faible ou hypothétique
Implantation d'une infrastructure32 (rue, aqueduc,
égout, pont, etc.), d'un ouvrage (mur de soutènement,
ouvrage de captage d'eau, etc.) ou d'un équipement fixe
(réservoir, etc.)
Réfection d'une infrastructure33 (rue, aqueduc, égout,
pont, etc.), d'un ouvrage (mur de soutènement, ouvrage
de captage d'eau, etc.) ou d'un équipement fixe
(réservoir, etc.)
Raccordement d'un bâtiment existant à une
infrastructure
Interdit :
− Au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
égale à deux fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est égale
à une demie fois la hauteur du talus, au minimum 5 mètres jusqu'à
concurrence de 15 mètres.
Aucune norme*
Champ d'épuration, élément épurateur, champ de
polissage, filtre à sable, puits absorbant, puits
d'évacuation, champ d'évacuation
Interdit :
− Au sommet du talus, dans une bande de protection, dont la largeur est
égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 20 mètres;
− À la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est égale
à une demie fois la hauteur du talus, au minimum 5 mètres jusqu'à
concurrence de 15 mètres.
Aucune norme*
Travaux de remblai34 (permanent ou temporaire)
Usage commercial, industriel ou public sans bâtiment
non ouvert au public35 (entreposage, lieu d'élimination
de neige, bassin de rétention, concentration d'eau, lieu
d'enfouissement sanitaire, sortie de réseau de drainage
agricole, etc.)
Interdit :
− Au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
égale à une fois la hauteur du talus, jusqu'à concurrence de 40 mètres.
Aucune norme*
32 L'implantation de tout type de réseau électrique n'est pas visée par le cadre normatif. Cependant, si ces interventions nécessitent des travaux de remblai, de déblai ou d'excavation, les normes pour les travaux de remblai,
de déblai et d'excavation doivent être appliquées. Les infrastructures ne nécessitant aucun travail de remblai, de déblai ou d'excavation sont permis (exemple : les conduites en surface du sol). Dans le cas des travaux
réalisés par Hydro-Québec, ceux-ci ne sont pas assujettis au cadre normatif même si ces interventions nécessitent des travaux de remblai, de déblai et d'excavation (LAU, article 149, 2e alinéa, 2e paragraphe).
33 L'entretien et la réfection de tout type de réseau électrique ne sont pas visés par le cadre normatif. Les travaux d'entretien et de conservation du réseau routier provincial ne sont pas assujettis, comme le prévoit l'article
149, 2e alinéa, 5e paragraphe de la LAU.
34 Les remblais dont l'épaisseur est de moins de 30 centimètres suivant le profil naturel du terrain sont permis dans le talus, la bande de protection ou la marge de précaution au sommet du talus. Les remblais peuvent être
mis en couches successives à condition que l'épaisseur totale n'excède pas 30 centimètres.
35 Si l'intervention nécessite des travaux de remblai, de déblai ou d'excavation, les normes pour les travaux de remblai, de déblai et d'excavation doivent être appliquées.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
321
Type d'invention projetée
Zone
Risque élevé ou moyen
(Talus d'une hauteur égale ou supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
supérieure à 20° (36 %)
Talus d'une hauteur égale ou supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) avec cours d'eau à la base)
Risque faible ou hypothétique
Travaux de déblai ou d'excavation36 (permanents ou
temporaires)
Piscine creusée
Interdit :
− À la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est égale
à une demie fois la hauteur du talus, au minimum 5 mètres jusqu'à
concurrence de 15 mètres.
Aucune norme
Implantation et agrandissement d'usage sans
bâtiment ouvert au public (terrain de camping ou de
caravanage, etc.)
Lotissement destiné à recevoir un bâtiment principal
ou un usage sans bâtiment ouvert au public (terrain de
camping ou de caravanage, etc.) localisé dans une zone
exposée aux glissements de terrain
Interdit :
− Au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
égale à deux fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois la hauteur
du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans une
bande de protection, dont la largeur est égale à une fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
Interdit
Abattage d'arbres37 (sauf coupes d'assainissement et de
contrôle de la végétation sans essouchement)
Interdit :
− Au sommet du talus dans une bande de protection dont la largeur est de 5
mètres.
Aucune norme*
Mesure de protection (contrepoids en enrochement,
reprofilage, tapis drainant, mur de protection, merlon de
protection, merlon de déviation, etc.)
Interdit :
− Au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
égale à deux fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
− À la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans une
bande de protection, dont la largeur est égale à une fois la hauteur du
talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
Aucune norme*
36 Les excavations dont la profondeur est de moins de 50 centimètres ou d'une superficie de moins de 5 mètres carrés sont permises dans le talus et dans la bande de protection ou la marge de précaution à la base du talus
(exemple d'intervention visée par cette exception : les excavations pour prémunir les constructions du gel à l'aide de pieux vissés ou de tubes à béton [sonotubes]).
37 À l'extérieur des périmètres d'urbanisation, l'abattage d'arbres est permis dans le talus et la bande de protection au sommet du talus si aucun bâtiment ou rue n'est situé dans la bande de protection à la base du talus.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
322
5.3.2 Expertise géotechnique38
5.3.2.1 Type de famille d'expertise selon le type d'intervention et sa localisation
Type d'intervention
Localisation de l'intervention
Famille
d'expertise
(tableau 2)
− Construction d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment agricole)
− Agrandissement d'un bâtiment principal supérieur à 50 % de la superficie au sol (sauf d'un
bâtiment agricole)
− Agrandissement d'un bâtiment principal inférieur à 50 % de la superficie au sol qui s'approche
du talus (sauf d'un bâtiment agricole) (la distance entre le sommet du talus et l'agrandissement est
plus petite que la distance actuelle entre le sommet et le bâtiment)
− Agrandissement d'un bâtiment principal inférieur à 50% de la superficie au sol qui s'éloigne du
talus (sauf d'un bâtiment agricole) (la distance entre le sommet du talus et l'agrandissement est plus
grande ou la même que la distance actuelle entre le sommet et le bâtiment)
− Agrandissement d'un bâtiment principal dont la largeur mesurée perpendiculairement à la
fondation du bâtiment est égale ou inférieure à 2 mètres et qui s'approche du talus (sauf d'un
bâtiment agricole) (la distance entre le sommet du talus et l'agrandissement est plus petite que la
distance actuelle entre le sommet et le bâtiment)
− Agrandissement d'un bâtiment principal par l'ajout d'un 2e étage (sauf d'un bâtiment agricole)
− Agrandissement d'un bâtiment principal en porte-à-faux dont la largeur mesurée
perpendiculairement à la fondation est supérieure à 1 mètre (sauf d'un bâtiment agricole)
− Reconstruction d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment agricole)
− Relocalisation d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment agricole)
− Construction d'un bâtiment accessoire (sauf d'un bâtiment accessoire à l'usage résidentiel ou
agricole)
− Agrandissement d'un bâtiment accessoire (sauf d'un bâtiment accessoire à l'usage résidentiel ou
agricole)
− Implantation et agrandissement d'un usage sans bâtiment ouvert au public (terrain de camping,
de caravanage, etc.)
− Implantation d'une infrastructure39 (rue, aqueduc, égout, pont, etc.), d'un ouvrage (mur de
soutènement, ouvrage de captage d'eau, etc.) ou d'un équipement fixe (réservoir, etc.)
Zones associées à des talus d'une
hauteur égale ou supérieure à 5
mètres et ayant une pente dont
l'inclinaison est égale ou
supérieure à 14° (25 %) et
inférieure à 20° (36 %) sans cours
d'eau à la base
Famille 2
Dans les bandes de protection à la
base des talus d'une hauteur égale
ou supérieure à 5 mètres et ayant
une pente dont l'inclinaison est
supérieure à 20° (36 %)
Famille 1A
Autres types de zones
Famille 1
38 Pour être valide, une expertise géotechnique doit avoir été effectuée après l'entrée en vigueur du SADR adopté par une MRC ou d'un règlement d'une municipalité locale visant à intégrer le nouveau cadre normatif
gouvernemental. De plus, cette expertise doit être produite à l'intérieur d'un délai de cinq (5) ans précédant la date de la demande de permis ou de certificat. Ce délai est ramené à un (1) an :
- en présence d'un cours d'eau sur un site localisé à l'intérieur des limites d'une zone exposée aux glissements de terrain, et que dans l'expertise, des recommandations de travaux sont énoncés afin d'assurer la
stabilité du site et la sécurité de la zone d'étude.
Exception : Le délai de un (1) an est ramené à cinq (5) ans si tous les travaux recommandés spécifiquement pour l'intervention visée par la demande de permis ou de certificat ont été réalisés dans les douze (12) mois de la
présentation de cette expertise.
39 Tous les travaux de développement et d'amélioration du réseau routier provincial qui requièrent une expertise géotechnique pour l'obtention d'un permis pourront être réalisés sur la foi des expertises géotechniques (avis,
évaluation, rapport, recommandation, etc.) produites par le Service de la géotechnique et de la géologie du MTMDET ou réalisées par un mandataire du MTMDET, puisqu'elles satisfont les critères énoncés ci-dessus et
respectent le cadre normatif.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
323
Type d'intervention
Localisation de l'intervention
Famille
d'expertise
(tableau 2)
− Construction d'un bâtiment accessoire (garage, remise, cabanon, etc.) ou d'une construction
accessoire à l'usage résidentiel (piscine hors terre, etc.)
− Agrandissement d'un bâtiment accessoire (garage, remise, cabanon, etc.) ou d'une construction
accessoire à l'usage résidentiel (piscine hors terre, etc.)
− Construction d'un bâtiment agricole (bâtiment principal, bâtiment accessoire ou secondaire, silo à
grain ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de déjections animales,
etc.)
− Agrandissement d'un bâtiment agricole (bâtiment principal, bâtiment accessoire ou secondaire, silo à
grain ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de déjections animales,
etc.)
− Reconstruction d'un bâtiment agricole (bâtiment principal, bâtiment accessoire ou secondaire, silo à
grain ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de déjections animales,
etc.)
− Relocalisation d'un bâtiment agricole (bâtiment principal, bâtiment accessoire ou secondaire, silo à
grain ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de déjections animales,
etc.)
− Champ d'épuration, élément épurateur, champ de polissage, filtre à sable, puits absorbant, puits
d'évacuation, champ d'évacuation
− Travaux de remblai (permanent ou temporaire)
− Travaux de déblai ou d'excavation (permanent ou temporaire)
− Piscine creusée
− Usage commercial, industriel ou public sans bâtiment non ouvert au public (entreposage, lieu
d'élimination de neige, bassin de rétention, concentration d'eau, lieu d'enfouissement sanitaire, sortie de
réseau de drainage agricole, etc.)
− Abattage d'arbres (sauf coupes d'assainissement et de contrôle de la végétation)
− Réfection d'une infrastructure40 (rue, aqueduc, égout, pont, etc.), d'un ouvrage (mur de soutènement,
ouvrage de captage d'eau, etc.) ou d'un équipement fixe (réservoir, etc.)
− Raccordement d'un bâtiment existant à une infrastructure
Toutes les zones
Famille 2
− Mesure de protection (contrepoids en enrochement, reprofilage, tapis drainant, mur de protection,
merlon de protection, merlon de déviation, etc.)
Toutes les zones
Famille 3
− Lotissement destiné à recevoir un bâtiment principal ou un usage sans bâtiment ouvert au public
(terrain de camping, de caravanage, etc.) localisé dans une zone exposée aux glissements de terrain
Toutes les zones
Famille 4
40 Tous les travaux de développement et d'amélioration du réseau routier provincial qui requièrent une expertise géotechnique pour l'obtention d'un permis pourront être réalisés sur la foi des expertises géotechniques (avis,
évaluation, rapport, recommandation, etc.) produites par le Service de la géotechnique et de la géologie du MTMDET ou réalisées par un mandataire du MTMDET, puisqu'elles satisfont les critères énoncés ci-dessus et
respectent le cadre normatif.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
324
5.3.2.2 Critères de l'expertise géotechnique selon le type de famille
But
Contenu
Famille d'expertise 1
− Évaluer les conditions actuelles de stabilité du
site;
− Vérifier la présence de signes d'instabilité
imminente (tel que fissure, fissure avec
déplacement vertical et bourrelet) de glissements
de terrain sur le site;
− Évaluer les effets des interventions projetées sur
la stabilité du site;
− Proposer des mesures de protection (famille 3), le
cas échéant.
L'expertise doit confirmer que :
− Dans le cas d'un agrandissement, qu'aucun signe d'instabilité précurseur de
glissement de terrain menaçant le bâtiment principal existant n'a été observé sur
le site;
− L'intervention envisagée n'est pas menacée par un glissement de terrain;
− L'intervention envisagée n'agira pas comme facteur déclencheur en déstabilisant
le site et les terrains adjacents;
− L'intervention envisagée ne constituera pas un facteur aggravant, en diminuant
indûment les coefficients de sécurité qui y sont associés.
L'expertise doit faire état des recommandations suivantes :
− Les précautions à prendre et, le cas échéant, les mesures de protection41
requises pour maintenir en tout temps la stabilité du site et la sécurité de la zone
d'étude.
Famille d'expertise 1A
− Vérifier la présence de signes d'instabilité
imminente (tel que fissure, fissure avec
déplacement vertical et bourrelet) de glissements
de terrain sur le site;
− Évaluer si l'intervention est protégée contre
d'éventuels débris de glissements de terrain;
− Évaluer les effets des interventions projetées sur
la stabilité du site.
− Proposer des mesures de protection (famille 3), le
cas échéant
L'expertise doit confirmer que :
− Dans le cas d'un agrandissement, qu'aucun signe d'instabilité précurseur de
glissement de terrain menaçant le bâtiment principal existant n'a été observé sur
le site;
− L'intervention envisagée est protégée contre d'éventuels débris en raison de la
configuration naturelle des lieux ou que l'agrandissement est protégé par le
bâtiment principal ou que l'intervention envisagée sera protégée contre
d'éventuels débris par des mesures de protection;
− L'intervention envisagée n'agira pas comme facteur déclencheur en déstabilisant
le site et les terrains adjacents;
− L'intervention envisagée et son utilisation subséquente ne constitueront pas des
facteurs aggravants, en diminuant indûment les coefficients de sécurité qui y
sont associés.
L'expertise doit faire état des recommandations suivantes :
− Les précautions à prendre et, le cas échéant, les mesures de protection42
requises afin de maintenir en tout temps la sécurité pour l'intervention envisagée.
41 Si des mesures de protection sont recommandées, il faut qu'une expertise géotechnique répondant aux critères de la famille 3 soit effectuée avant que l'intervention soit permise.
42 Si des mesures de protection sont recommandées, il faut qu'une expertise géotechnique répondant aux critères de la famille 3 soit effectuée avant que l'intervention soit permise.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
325
But
Contenu
Famille d'expertise 2
− Évaluer les effets des interventions projetées sur
la stabilité du site.
L'expertise doit confirmer que :
− L'intervention envisagée n'agira pas comme facteur déclencheur en déstabilisant
le site et les terrains adjacents;
− L'intervention envisagée et son utilisation subséquente ne constitueront pas des
facteurs aggravants, en diminuant indûment les coefficients de sécurité qui y
sont associés.
L'expertise doit faire état des recommandations suivantes :
− Les précautions à prendre et, le cas échéant, les mesures de protection43
requises pour maintenir la stabilité actuelle du site.
Famille d'expertise 3
− Évaluer les effets des mesures de protection sur
la sécurité du site.
Dans le cas de travaux de stabilisation (contrepoids, reprofilage, tapis drainant,
etc.), l'expertise doit confirmer que :
− La méthode de stabilisation choisie est appropriée au site;
− La stabilité de la pente a été améliorée selon les règles de l'art.
Dans le cas de mesures de protection passives (mur de protection, merlon de
protection, merlon de déviation, etc.), l'expertise doit confirmer que :
− Les travaux effectués protègent la future intervention.
Dans les deux cas, l'expertise doit confirmer que :
− L'intervention ne subira pas de dommages à la suite d'un glissement de terrain;
− L'intervention envisagée n'agira pas comme facteur déclencheur en déstabilisant
le site et les terrains adjacents;
− L'intervention envisagée et l'utilisation subséquente ne constitueront pas des
facteurs aggravants, en diminuant indûment les coefficients de sécurité qui y
sont associés.
Dans les deux cas, l'expertise doit faire état des recommandations suivantes :
− Les méthodes de travail et la période d'exécution;
− Les précautions à prendre pour maintenir en tout temps la stabilité du site et la
sécurité de la zone d'étude après la réalisation des mesures de protection.
43 Si des mesures de protection sont recommandées, il faut qu'une expertise géotechnique répondant aux critères de la famille 3 soit effectuée avant que l'intervention soit permise.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 5 - Dispositions relatives aux contraintes à l'occupation du sol
326
But
Contenu
Famille d'expertise 4
− Évaluer les conditions actuelles de stabilité du
site.
L'expertise doit confirmer que :
− La construction de bâtiments ou d'un terrain de camping sur le lot est sécuritaire.
− L'expertise doit faire état des recommandations suivantes :
− Les précautions à prendre et, le cas échéant, les mesures de protection44
requises pour maintenir en tout temps la stabilité du site et la sécurité de la zone
d'étude
44 Si des mesures de protection sont recommandées, il faut qu'une expertise géotechnique répondant aux critères de la famille 3 soit effectuée avant que l'intervention soit permise.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
327
CHAPITRE 6 - DISPOSITIONS RELATIVES À LA GESTION DES RESSOURCES
6.1
LES RESSOURCES AGRICOLES
6.1.1 Dispositions applicables aux usages additionnels ou complémentaires à l'agriculture
(ABROGÉ)
Règl. 210-2020
6.1.2 Dispositions applicables à l'implantation de nouvelles constructions au sein des grandes affectations
situées en zone agricole décrétée
(ABROGÉ)
Règl. 210-2020
6.1.3 Dispositions relatives à d'autres usages ayant obtenu une autorisation de la Commission de protection
du territoire agricole du Québec (CPTAQ)
(ABROGÉ)
Règl. 210-2020
6.1.4 Dispositions relatives à l'agrandissement des limites d'un périmètre d'urbanisation à l'égard d'une unité
d'élevage existante
Lorsqu'une unité d'élevage existante est affectée par l'agrandissement d'un périmètre d'urbanisation, les distances séparatrices
minimales devant être appliquées à cette unité d'élevage aux fins d'agrandissement, de reconstruction ou d'accroissement du
nombre d'unités animales sont celles qui auraient été appliquées avant l'entrée en vigueur du SADR.
6.1.5 Dispositions relatives aux installations d'élevage et aux engrais de ferme
6.1.5.1 Dispositions applicables aux installations d'élevage
Les dispositions suivantes s'appliquent à l'établissement d'une distance séparatrice pour toute nouvelle installation d'élevage, à
l'agrandissement d'une installation d'élevage ou l'augmentation du nombre d'unités animales (U.A.) d'une installation d'élevage
existante. Malgré ce qui précède, les dispositions suivantes ne s'appliquent pas à la seule augmentation du nombre d'unités
animales (UA) d'une installation d'élevage de volaille déjà existante lorsque les conditions prescrites à l'article 6.1.5.1.1 du
document complémentaire sont respectées.
a)
Calcul des distances séparatrices
La distance séparatrice à respecter entre une installation d'élevage et une maison d'habitation est établie par la multiplication entre
eux des paramètres B, C, D, E, F et G, selon la formule suivante :
Distance séparatrice = B x C x D x E x F x G
Le paramètre A sert à évaluer le nombre d'unités animales nécessaires pour déterminer la distance de base, ou paramètre B. La
valeur des paramètres utilisés dans la formule ci-dessus est déterminée de la façon suivante :
Paramètre A :
Il correspond au nombre maximum d'unités animales gardées au cours d'un cycle annuel de production. Il sert
à la détermination du paramètre B. Il est établi à l'aide du Tableau DC6-1.
Paramètre B :
Il s'agit de la distance de base. Il est établi en recherchant dans le Tableau DC6-2 la distance de base
correspondant à la valeur calculée pour le paramètre A.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
328
Paramètre C :
Il s'agit du coefficient (potentiel) d'odeur. Le Tableau DC6-3 présente le coefficient d'odeur selon le groupe ou
la catégorie d'animaux en cause.
Paramètre D :
Il correspond au type de fumier. Le Tableau DC6-4 fournit la valeur de ce paramètre selon le mode de gestion
des engrais de ferme.
Paramètre E :
Il correspond au type de projet. Selon qu'il s'agit d'établir une nouvelle installation d'élevage ou d'agrandir une
installation d'élevage déjà existante, le Tableau DC6-5 présente les valeurs à utiliser. Un accroissement de
226 unités animales ou plus est assimilé à un nouveau projet. Lorsqu'un établissement d'élevage aura réalisé
la totalité du droit de développement que lui confère la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles
ou qu'il voudra accroître son cheptel de plus de 75 unités animales, il pourra bénéficier d'assouplissements au
regard des distances séparatrices applicables sous réserve du contenu du Tableau DC6-5 jusqu'à un maximum
de 225 unités animales.
Paramètre F :
Il s'agit du facteur d'atténuation. Ce paramètre tient compte de l'effet atténuant de la technologie utilisée pour
entreposer les engrais de fermes (fumiers, lisiers, purins, etc.) Le paramètre F est obtenu par la multiplication
des facteurs F1 et F2, comme apparaissant au Tableau DC6-6.
Paramètre G :
Il s'agit du facteur d'usage. Il est établi en fonction du type d'unité de voisinage considérée. Le Tableau DC6-7
établit la valeur de ce paramètre en fonction des usages considérés.
Tableau DC6-1 - Paramètres de calcul des distances séparatrices relatives aux installations d'élevage, Paramètre A(1) :
Nombre d'unités animales (U.A.)
Groupe ou catégories d'animaux
Nombre d'animaux équivalent
à une unité animale
Vache, taureau, cheval
1
Veaux d'un poids de 225 à 500 kg chacun
2
Veaux d'un poids inférieur à 225 kg chacun
5
Porcs d'élevage d'un poids de 20 à 100 kg chacun
5
Truies et les porcelets non sevrés dans l'année
4
Porcelets d'un poids inférieur à 20 kg chacun
25
Poules ou coqs
125
Poulets à griller
250
Poulettes en croissance
250
Dindes à griller d'un poids de 13 kg chacune
50
Dindes à griller d'un poids de 8,5 à 10 kg chacune
75
Dindes à griller d'un poids de 5 à 5,5 kg chacune
100
Cailles
1 500
Faisans
300
Moutons et agneaux de l'année
4
Chèvres et chevreaux de l'année
6
Lapins femelles (excluant les mâles et les petits)
40
Renards femelles (excluant les mâles et les petits)
40
Visons femelles (excluant les mâles et les petits)
100
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
329
Source : Tableau de la directive relative à la détermination des distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs en milieu agricole.
(1) Lorsqu'un poids est indiqué au présent tableau, il s'agit du poids de l'animal à la fin de la période d'élevage. Pour toutes autres espèces d'animaux, un animal
d'un poids égal ou supérieur à 500 kilogrammes ou un groupe d'animaux de cette espèce dont le poids total est de 500 kg équivaut à une unité animale (u.a.).
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
330
Tableau DC6-2 - Distances de base (paramètre B)
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
1
86
51
297 101 368 151 417 201 456 251 489 301 518 351 544 401 567 451 588
2
107
52
299 102 369 152 418 202 457 252 490 302 518 352 544 402 567 452 588
3
122
53
300 103 370 153 419 203 458 253 490 303 519 353 544 403 568 453 589
4
133
54
302 104 371 154 420 204 458 254 491 304 520 354 545 404 568 454 589
5
143
55
304 105 372 155 421 205 459 255 492 305 520 355 545 405 568 455 590
6
152
56
306 106 373 156 421 206 460 256 492 306 521 356 546 406 569 456 590
7
159
57
307 107 374 157 422 207 461 257 493 307 521 357 546 407 569 457 590
8
166
58
309 108 375 158 423 208 461 258 493 308 522 358 547 408 570 458 591
9
172
59
311 109 377 159 424 209 462 259 494 309 522 359 547 409 570 459 591
10
178
60
312 110 378 160 425 210 463 260 495 310 523 360 548 410 571 460 592
11
183
61
314 111 379 161 426 211 463 261 495 311 523 361 548 411 571 461 592
12
188
62
315 112 380 162 426 212 464 262 496 312 524 362 549 412 572 462 592
13
193
63
317 113 381 163 427 213 465 263 496 313 524 363 549 413 572 463 593
14
198
64
319 114 382 164 428 214 465 264 497 314 525 364 550 414 572 464 593
15
202
65
320 115 383 165 429 215 466 265 498 315 525 365 550 415 573 465 594
16
206
66
322 116 384 166 430 216 467 266 498 316 526 366 551 416 573 466 594
17
210
67
323 117 385 167 431 217 467 267 499 317 526 367 551 417 574 467 594
18
214
68
325 118 386 168 431 218 468 268 499 318 527 368 552 418 574 468 595
19
218
69
326 119 387 169 432 219 469 269 500 319 527 369 552 419 575 469 595
20
221
70
328 120 388 170 433 220 469 270 501 320 528 370 553 420 575 470 596
21
225
71
329 121 389 171 434 221 470 271 501 321 528 371 553 421 575 471 596
22
228
72
331 122 390 172 435 222 471 272 502 322 529 372 554 422 576 472 596
23
231
73
332 123 391 173 435 223 471 273 502 323 530 373 554 423 576 473 597
24
234
74
333 124 392 174 436 224 472 274 503 324 530 374 554 424 577 474 597
25
237
75
335 125 393 175 437 225 473 275 503 325 531 375 555 425 577 475 598
26
240
76
336 126 394 176 438 226 473 276 504 326 531 376 555 426 578 476 598
27
243
77
338 127 395 177 438 227 474 277 505 327 532 377 556 427 578 477 598
28
246
78
339 128 396 178 439 228 475 278 505 328 532 378 556 428 578 478 599
29
249
79
340 129 397 179 440 229 475 279 506 329 533 379 557 429 579 479 599
30
251
80
342 130 398 180 441 230 476 280 506 330 533 380 557 430 579 480 600
31
254
81
343 131 399 181 442 231 477 281 507 331 534 381 558 431 580 481 600
32
256
82
344 132 400 182 442 232 477 282 507 332 534 382 558 432 580 482 600
33
259
83
346 133 401 183 443 233 478 283 508 333 535 383 559 433 581 483 601
34
261
84
347 134 402 184 444 234 479 284 509 334 535 384 559 434 581 484 601
35
264
85
348 135 403 185 445 235 479 285 509 335 536 385 560 435 581 485 602
36
266
86
350 136 404 186 445 236 480 286 510 336 536 386 560 436 582 486 602
37
268
87
351 137 405 187 446 237 481 287 510 337 537 387 560 437 582 487 602
38
271
88
352 138 406 188 447 238 481 288 511 338 537 388 561 438 583 488 603
39
273
89
353 139 406 189 448 239 482 289 511 339 538 389 561 439 583 489 603
40
275
90
355 140 407 190 448 240 482 290 512 340 538 390 562 440 583 490 604
41
277
91
356 141 408 191 449 241 483 291 512 341 539 391 562 441 584 491 604
42
279
92
357 142 409 192 450 242 484 292 513 342 539 392 563 442 584 492 604
43
281
93
358 143 410 193 451 243 484 293 514 343 540 393 563 443 585 493 605
44
283
94
359 144 411 194 451 244 485 294 514 344 540 394 564 444 585 494 605
45
285
95
361 145 412 195 452 245 486 295 515 345 541 395 564 445 586 495 605
46
287
96
362 146 413 196 453 246 486 296 515 346 541 396 564 446 586 496 606
47
289
97
363 147 414 197 453 247 487 297 516 347 542 397 565 447 586 497 606
48
291
98
364 148 415 198 454 248 487 298 516 348 542 398 565 448 587 498 607
49
293
99
365 149 415 199 455 249 488 299 517 349 543 399 566 449 587 499 607
50
295 100 367 150 416 200 456 250 489 300 517 350 543 400 566 450 588 500 607
U.A. : Unité animale
m : Distance en mètre
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
331
Tableau DC6-2 - Distances de base (paramètre B)
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
501 608 551 626 601 643 651 660 701 675 751 690 801 704 851 718 901 731 951 743
502 608 552 626 602 644 652 660 702 676 752 690 802 704 852 718 902 731 952 743
503 608 553 627 603 644 653 660 703 676 753 691 803 705 853 718 903 731 953 744
504 609 554 627 604 644 654 661 704 676 754 691 804 705 854 718 904 731 954 744
505 609 555 628 605 645 655 661 705 676 755 691 805 705 855 719 905 732 955 744
506 610 556 628 606 645 656 661 706 677 756 691 806 706 856 719 906 732 956 744
507 610 557 628 607 645 657 662 707 677 757 692 807 706 857 719 907 732 957 745
508 610 558 629 608 646 658 662 708 677 758 692 808 706 858 719 908 732 958 745
509 611 559 629 609 646 659 662 709 678 759 692 809 706 859 720 909 733 959 745
510 611 560 629 610 646 660 663 710 678 760 693 810 707 860 720 910 733 960 745
511 612 561 630 611 647 661 663 711 678 761 693 811 707 861 720 911 733 961 746
512 612 562 630 612 647 662 663 712 679 762 693 812 707 862 721 912 733 962 746
513 612 563 630 613 647 663 664 713 679 763 693 813 707 863 721 913 734 963 746
514 613 564 631 614 648 664 664 714 679 764 694 814 708 864 721 914 734 964 746
515 613 565 631 615 648 665 664 715 679 765 694 815 708 865 721 915 734 965 747
516 613 566 631 616 648 666 665 716 680 766 694 816 708 866 722 916 734 966 747
517 614 567 632 617 649 667 665 717 680 767 695 817 709 867 722 917 735 967 747
518 614 568 632 618 649 668 665 718 680 768 695 818 709 868 722 918 735 968 747
519 614 569 632 619 649 669 665 719 681 769 695 819 709 869 722 919 735 969 747
520 615 570 633 620 650 670 666 720 681 770 695 820 709 870 723 920 735 970 748
521 615 571 633 621 650 671 666 721 681 771 696 821 710 871 723 921 736 971 748
522 616 572 634 622 650 672 666 722 682 772 696 822 710 872 723 922 736 972 748
523 616 573 634 623 651 673 667 723 682 773 696 823 710 873 723 923 736 973 748
524 616 574 634 624 651 674 667 724 682 774 697 824 710 874 724 924 736 974 749
525 617 575 635 625 651 675 667 725 682 775 697 825 711 875 724 925 737 975 749
526 617 576 635 626 652 676 668 726 683 776 697 826 711 876 724 926 737 976 749
527 617 577 635 627 652 677 668 727 683 777 697 827 711 877 724 927 737 977 749
528 618 578 636 628 652 678 668 728 683 778 698 828 711 878 725 928 737 978 750
529 618 579 636 629 653 679 669 729 684 779 698 829 712 879 725 929 738 979 750
530 619 580 636 630 653 680 669 730 684 780 698 830 712 880 725 930 738 980 750
531 619 581 637 631 653 681 669 731 684 781 699 831 712 881 725 931 738 981 750
532 619 582 637 632 654 682 669 732 685 782 699 832 713 882 726 932 738 982 751
533 620 583 637 633 654 683 670 733 685 783 699 833 713 883 726 933 739 983 751
534 620 584 638 634 654 684 670 734 685 784 699 834 713 884 726 934 739 984 751
535 620 585 638 635 655 685 670 735 685 785 700 835 713 885 727 935 739 985 751
536 621 586 638 636 655 686 671 736 686 786 700 836 714 886 727 936 739 986 752
537 621 587 639 637 655 687 671 737 686 787 700 837 714 887 727 937 740 987 752
538 621 588 639 638 656 688 671 738 686 788 701 838 714 888 727 938 740 988 752
539 622 589 639 639 656 689 672 739 687 789 701 839 714 889 728 939 740 989 752
540 622 590 640 640 656 690 672 740 687 790 701 840 715 890 728 940 740 990 753
541 623 591 640 641 657 691 672 741 687 791 701 841 715 891 728 941 741 991 753
542 623 592 640 642 657 692 673 742 687 792 702 842 715 892 728 942 741 992 753
543 623 593 641 643 657 693 673 743 688 793 702 843 716 893 729 943 741 993 753
544 624 594 641 644 658 694 673 744 688 794 702 844 716 894 729 944 741 994 753
545 624 595 641 645 658 695 673 745 688 795 702 845 716 895 729 945 742 995 754
546 624 596 642 646 658 696 674 746 689 796 703 846 716 896 729 946 742 996 754
547 625 597 642 647 658 697 674 747 689 797 703 847 717 897 730 947 742 997 754
548 625 598 642 648 659 698 674 748 689 798 703 848 717 898 730 948 742 998 754
549 625 599 643 649 659 699 675 749 689 799 704 849 717 899 730 949 743 999 755
550 626 600 643 650 659 700 675 750 690 800 704 850 717 900 730 950 743 100
755
U.A. : Unité animale
m : Distance en mètre
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
332
Tableau DC6-2 - Distances de base (paramètre B)
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
1001 755 1051 767 1101 778 1151 789 1201 800 1251 810 1301 820 1351 830 1401 839 1451 848
1002 755 1052 767 1102 778 1152 789 1202 800 1252 810 1302 820 1352 830 1402 839 1452 849
1003 756 1053 767 1103 778 1153 789 1203 800 1253 810 1303 820 1353 830 1403 840 1453 849
1004 756 1054 767 1104 779 1154 790 1204 800 1254 810 1304 820 1354 830 1404 840 1454 849
1005 756 1055 768 1105 779 1155 790 1205 800 1255 811 1305 821 1355 830 1405 840 1455 849
1006 756 1056 768 1106 779 1156 790 1206 801 1256 811 1306 821 1356 831 1406 840 1456 849
1007 757 1057 768 1107 779 1157 790 1207 801 1257 811 1307 821 1357 831 1407 840 1457 850
1008 757 1058 768 1108 780 1158 790 1208 801 1258 811 1308 821 1358 831 1408 840 1458 850
1009 757 1059 769 1109 780 1159 791 1209 801 1259 811 1309 821 1359 831 1409 841 1459 850
1010 757 1060 769 1110 780 1160 791 1210 801 1260 812 1310 822 1360 831 1410 841 1460 850
1011 757 1061 769 1111 780 1161 791 1211 802 1261 812 1311 822 1361 832 1411 841 1461 850
1012 758 1062 769 1112 780 1162 791 1212 802 1262 812 1312 822 1362 832 1412 841 1462 850
1013 758 1063 770 1113 781 1163 792 1213 802 1263 812 1313 822 1363 832 1413 841 1463 851
1014 758 1064 770 1114 781 1164 792 1214 802 1264 812 1314 822 1364 832 1414 842 1464 851
1015 758 1065 770 1115 781 1165 792 1215 802 1265 813 1315 823 1365 832 1415 842 1465 851
1016 759 1066 770 1116 781 1166 792 1216 803 1266 813 1316 823 1366 833 1416 842 1466 851
1017 759 1067 770 1117 782 1167 792 1217 803 1267 813 1317 823 1367 833 1417 842 1467 851
1018 759 1068 771 1118 782 1168 793 1218 803 1268 813 1318 823 1368 833 1418 842 1468 852
1019 759 1069 771 1119 782 1169 793 1219 803 1269 813 1319 823 1369 833 1419 843 1469 852
1020 760 1070 771 1120 782 1170 793 1220 804 1270 814 1320 824 1370 833 1420 843 1470 852
1021 760 1071 771 1121 782 1171 793 1221 804 1271 814 1321 824 1371 833 1421 843 1471 852
1022 760 1072 772 1122 783 1172 793 1222 804 1272 814 1322 824 1372 834 1422 843 1472 852
1023 760 1073 772 1123 783 1173 794 1223 804 1273 814 1323 824 1373 834 1423 843 1473 852
1024 761 1074 772 1124 783 1174 794 1224 804 1274 814 1324 824 1374 834 1424 843 1474 853
1025 761 1075 772 1125 783 1175 794 1225 805 1275 815 1325 825 1375 834 1425 844 1475 853
1026 761 1076 772 1126 784 1176 794 1226 805 1276 815 1326 825 1376 834 1426 844 1476 853
1027 761 1077 773 1127 784 1177 795 1227 805 1277 815 1327 825 1377 835 1427 844 1477 853
1028 761 1078 773 1128 784 1178 795 1228 805 1278 815 1328 825 1378 835 1428 844 1478 853
1029 762 1079 773 1129 784 1179 795 1229 805 1279 815 1329 825 1379 835 1429 844 1479 854
1030 762 1080 773 1130 784 1180 795 1230 806 1280 816 1330 826 1380 835 1430 845 1480 854
1031 762 1081 774 1131 785 1181 795 1231 806 1281 816 1331 826 1381 835 1431 845 1481 854
1032 762 1082 774 1132 785 1182 796 1232 806 1282 816 1332 826 1382 836 1432 845 1482 854
1033 763 1083 774 1133 785 1183 796 1233 806 1283 816 1333 826 1383 836 1433 845 1483 854
1034 763 1084 774 1134 785 1184 796 1234 806 1284 816 1334 826 1384 836 1434 845 1484 854
1035 763 1085 774 1135 785 1185 796 1235 807 1285 817 1335 827 1385 836 1435 845 1485 855
1036 763 1086 775 1136 786 1186 796 1236 807 1286 817 1336 827 1386 836 1436 846 1486 855
1037 764 1087 775 1137 786 1187 797 1237 807 1287 817 1337 827 1387 837 1437 846 1487 855
1038 764 1088 775 1138 786 1188 797 1238 807 1288 817 1338 827 1388 837 1438 846 1488 855
1039 764 1089 775 1139 786 1189 797 1239 807 1289 817 1339 827 1389 837 1439 846 1489 855
1040 764 1090 776 1140 787 1190 797 1240 808 1290 818 1340 828 1390 837 1440 846 1490 856
1041 764 1091 776 1141 787 1191 797 1241 808 1291 818 1341 828 1391 837 1441 847 1491 856
1042 765 1092 776 1142 787 1192 798 1242 808 1292 818 1342 828 1392 837 1442 847 1492 856
1043 765 1093 776 1143 787 1193 798 1243 808 1293 818 1343 828 1393 838 1443 847 1493 856
1044 765 1094 776 1144 787 1194 798 1244 808 1294 818 1344 828 1394 838 1444 847 1494 856
1045 765 1095 777 1145 788 1195 798 1245 809 1295 819 1345 828 1395 838 1445 847 1495 856
1046 766 1096 777 1146 788 1196 799 1246 809 1296 819 1346 829 1396 838 1446 848 1496 857
1047 766 1097 777 1147 788 1197 799 1247 809 1297 819 1347 829 1397 838 1447 848 1497 857
1048 766 1098 777 1148 788 1198 799 1248 809 1298 819 1348 829 1398 839 1448 848 1498 857
1049 766 1099 778 1149 789 1199 799 1249 809 1299 819 1349 829 1399 839 1449 848 1499 857
1050 767 1100 778 1150 789 1200 799 1250 810 1300 820 1350 829 1400 839 1450 848 1500 857
U.A. : Unité animale
m : Distance en mètre
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
333
Tableau DC6-2 - Distances de base (paramètre B)
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
U.A.
m.
150
857 155
866 160
875 165
884 170
892 175
900 180
908 185
916 190
923 195
931
150
858 155
867 160
875 165
884 170
892 175
900 180
908 185
916 190
924 195
931
150
858 155
867 160
875 165
884 170
892 175
900 180
908 185
916 190
924 195
931
150
858 155
867 160
876 165
884 170
892 175
900 180
908 185
916 190
924 195
931
150
858 155
867 160
876 165
884 170
892 175
901 180
909 185
916 190
924 195
932
150
858 155
867 160
876 165
884 170
893 175
901 180
909 185
917 190
924 195
932
150
859 155
867 160
876 165
885 170
893 175
901 180
909 185
917 190
924 195
932
150
859 155
868 160
876 165
885 170
893 175
901 180
909 185
917 190
925 195
932
150
859 155
868 160
876 165
885 170
893 175
901 180
909 185
917 190
925 195
932
151
859 156
868 161
877 166
885 171
893 176
901 181
909 186
917 191
925 196
932
151
859 156
868 161
877 166
885 171
893 176
902 181
910 186
917 191
925 196
933
151
859 156
868 161
877 166
885 171
894 176
902 181
910 186
917 191
925 196
933
151
860 156
868 161
877 166
886 171
894 176
902 181
910 186
918 191
925 196
933
151
860 156
869 161
877 166
886 171
894 176
902 181
910 186
918 191
925 196
933
151
860 156
869 161
877 166
886 171
894 176
902 181
910 186
918 191
926 196
933
151
860 156
869 161
878 166
886 171
894 176
902 181
910 186
918 191
926 196
933
151
860 156
869 161
878 166
886 171
894 176
903 181
910 186
918 191
926 196
933
151
861 156
869 161
878 166
886 171
895 176
903 181
911 186
918 191
926 196
934
151
861 156
870 161
878 166
887 171
895 176
903 181
911 186
919 191
926 196
934
152
861 157
870 162
878 167
887 172
895 177
903 182
911 187
919 192
926 197
934
152
861 157
870 162
878 167
887 172
895 177
903 182
911 187
919 192
927 197
934
152
861 157
870 162
879 167
887 172
895 177
903 182
911 187
919 192
927 197
934
152
861 157
870 162
879 167
887 172
895 177
904 182
911 187
919 192
927 197
934
152
862 157
870 162
879 167
887 172
896 177
904 182
912 187
919 192
927 197
934
152
862 157
871 162
879 167
888 172
896 177
904 182
912 187
919 192
927 197
935
152
862 157
871 162
879 167
888 172
896 177
904 182
912 187
920 192
927 197
935
152
862 157
871 162
879 167
888 172
896 177
904 182
912 187
920 192
927 197
935
152
862 157
871 162
880 167
888 172
896 177
904 182
912 187
920 192
928 197
935
152
862 157
871 162
880 167
888 172
896 177
904 182
912 187
920 192
928 197
935
153
863 158
871 163
880 168
888 173
897 178
905 183
913 188
920 193
928 198
935
153
863 158
872 163
880 168
889 173
897 178
905 183
913 188
920 193
928 198
936
153
863 158
872 163
880 168
889 173
897 178
905 183
913 188
921 193
928 198
936
153
863 158
872 163
880 168
889 173
897 178
905 183
913 188
921 193
928 198
936
153
863 158
872 163
881 168
889 173
897 178
905 183
913 188
921 193
928 198
936
153
864 158
872 163
881 168
889 173
897 178
905 183
913 188
921 193
929 198
936
153
864 158
872 163
881 168
889 173
898 178
906 183
913 188
921 193
929 198
936
153
864 158
873 163
881 168
890 173
898 178
906 183
914 188
921 193
929 198
936
153
864 158
873 163
881 168
890 173
898 178
906 183
914 188
921 193
929 198
937
153
864 158
873 163
881 168
890 173
898 178
906 183
914 188
922 193
929 198
937
154
864 159
873 164
882 169
890 174
898 179
906 184
914 189
922 194
929 199
937
154
865 159
873 164
882 169
890 174
898 179
906 184
914 189
922 194
930 199
937
154
865 159
873 164
882 169
890 174
899 179
907 184
914 189
922 194
930 199
937
154
865 159
874 164
882 169
891 174
899 179
907 184
915 189
922 194
930 199
937
154
865 159
874 164
882 169
891 174
899 179
907 184
915 189
922 194
930 199
937
154
865 159
874 164
883 169
891 174
899 179
907 184
915 189
923 194
930 199
938
154
865 159
874 164
883 169
891 174
899 179
907 184
915 189
923 194
930 199
938
154
866 159
874 164
883 169
891 174
899 179
907 184
915 189
923 194
930 199
938
154
866 159
875 164
883 169
891 174
899 179
907 184
915 189
923 194
931 199
938
154
866 159
875 164
883 169
891 174
900 179
908 184
915 189
923 194
931 199
938
155
866 160
875 165
883 170
892 175
900 180
908 185
916 190
923 195
931 200
938
U.A. : Unité animale
m : Distance en mètre
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
334
Tableau DC6-2 - Distances de base (paramètre B)
U.A. m.
U.A.
m. U.A. m.
U.A. m.
U.A. m.
U.A. m. U.A. m.
U.A. m.
U.A.
m.
U.A.
m.
2001 938 2051 946 2101 953 2151 960 2201 967 2251 974 2301 981 2351 987 2401 994 2451 1000
2002 939 2052 946 2102 953 2152 960 2202 967 2252 974 2302 981 2352 987 2402 994 2452 1000
2003 939 2053 946 2103 953 2153 960 2203 967 2253 974 2303 981 2353 987 2403 994 2453 1000
2004 939 2054 946 2104 953 2154 960 2204 967 2254 974 2304 981 2354 988 2404 994 2454 1001
2005 939 2055 946 2105 953 2155 961 2205 967 2255 974 2305 981 2355 988 2405 994 2455 1001
2006 939 2056 946 2106 954 2156 961 2206 968 2256 974 2306 981 2356 988 2406 994 2456 1001
2007 939 2057 947 2107 954 2157 961 2207 968 2257 975 2307 981 2357 988 2407 994 2457 1001
2008 939 2058 947 2108 954 2158 961 2208 968 2258 975 2308 981 2358 988 2408 995 2458 1001
2009 940 2059 947 2109 954 2159 961 2209 968 2259 975 2309 982 2359 988 2409 995 2459 1001
2010 940 2060 947 2110 954 2160 961 2210 968 2260 975 2310 982 2360 988 2410 995 2460 1001
2011 940 2061 947 2111 954 2161 961 2211 968 2261 975 2311 982 2361 988 2411 995 2461 1001
2012 940 2062 947 2112 954 2162 962 2212 968 2262 975 2312 982 2362 989 2412 995 2462 1002
2013 940 2063 947 2113 955 2163 962 2213 969 2263 975 2313 982 2363 989 2413 995 2463 1002
2014 940 2064 948 2114 955 2164 962 2214 969 2264 976 2314 982 2364 989 2414 995 2464 1002
2015 941 2065 948 2115 955 2165 962 2215 969 2265 976 2315 982 2365 989 2415 995 2465 1002
2016 941 2066 948 2116 955 2166 962 2216 969 2266 976 2316 983 2366 989 2416 996 2466 1002
2017 941 2067 948 2117 955 2167 962 2217 969 2267 976 2317 983 2367 989 2417 996 2467 1002
2018 941 2068 948 2118 955 2168 962 2218 969 2268 976 2318 983 2368 989 2418 996 2468 1002
2019 941 2069 948 2119 955 2169 962 2219 969 2269 976 2319 983 2369 990 2419 996 2469 1002
2020 941 2070 948 2120 956 2170 963 2220 970 2270 976 2320 983 2370 990 2420 996 2470 1003
2021 941 2071 949 2121 956 2171 963 2221 970 2271 976 2321 983 2371 990 2421 996 2471 1003
2022 942 2072 949 2122 956 2172 963 2222 970 2272 977 2322 983 2372 990 2422 996 2472 1003
2023 942 2073 949 2123 956 2173 963 2223 970 2273 977 2323 983 2373 990 2423 997 2473 1003
2024 942 2074 949 2124 956 2174 963 2224 970 2274 977 2324 984 2374 990 2424 997 2474 1003
2025 942 2075 949 2125 956 2175 963 2225 970 2275 977 2325 984 2375 990 2425 997 2475 1003
2026 942 2076 949 2126 956 2176 963 2226 970 2276 977 2326 984 2376 990 2426 997 2476 1003
2027 942 2077 949 2127 957 2177 964 2227 971 2277 977 2327 984 2377 991 2427 997 2477 1003
2028 942 2078 950 2128 957 2178 964 2228 971 2278 977 2328 984 2378 991 2428 997 2478 1004
2029 943 2079 950 2129 957 2179 964 2229 971 2279 978 2329 984 2379 991 2429 997 2479 1004
2030 943 2080 950 2130 957 2180 964 2230 971 2280 978 2330 984 2380 991 2430 997 2480 1004
2031 943 2081 950 2131 957 2181 964 2231 971 2281 978 2331 985 2381 991 2431 998 2481 1004
2032 943 2082 950 2132 957 2182 964 2232 971 2282 978 2332 985 2382 991 2432 998 2482 1004
2033 943 2083 950 2133 957 2183 964 2233 971 2283 978 2333 985 2383 991 2433 998 2483 1004
2034 943 2084 951 2134 958 2184 965 2234 971 2284 978 2334 985 2384 991 2434 998 2484 1004
2035 943 2085 951 2135 958 2185 965 2235 972 2285 978 2335 985 2385 992 2435 998 2485 1004
2036 944 2086 951 2136 958 2186 965 2236 972 2286 978 2336 985 2386 992 2436 998 2486 1005
2037 944 2087 951 2137 958 2187 965 2237 972 2287 979 2337 985 2387 992 2437 998 2487 1005
2038 944 2088 951 2138 958 2188 965 2238 972 2288 979 2338 985 2388 992 2438 998 2488 1005
2039 944 2089 951 2139 958 2189 965 2239 972 2289 979 2339 986 2389 992 2439 999 2489 1005
2040 944 2090 951 2140 958 2190 965 2240 972 2290 979 2340 986 2390 992 2440 999 2490 1005
2041 944 2091 952 2141 959 2191 966 2241 972 2291 979 2341 986 2391 992 2441 999 2491 1005
2042 944 2092 952 2142 959 2192 966 2242 973 2292 979 2342 986 2392 993 2442 999 2492 1005
2043 945 2093 952 2143 959 2193 966 2243 973 2293 979 2343 986 2393 993 2443 999 2493 1005
2044 945 2094 952 2144 959 2194 966 2244 973 2294 980 2344 986 2394 993 2444 999 2494 1006
2045 945 2095 952 2145 959 2195 966 2245 973 2295 980 2345 986 2395 993 2445 999 2495 1006
2046 945 2096 952 2146 959 2196 966 2246 973 2296 980 2346 986 2396 993 2446 999 2496 1006
2047 945 2097 952 2147 959 2197 966 2247 973 2297 980 2347 987 2397 993 2447 1000 2497 1006
2048 945 2098 952 2148 960 2198 967 2248 973 2298 980 2348 987 2398 993 2448 1000 2498 1006
2049 945 2099 953 2149 960 2199 967 2249 973 2299 980 2349 987 2399 993 2449 1000 2499 1006
2050 946 2100 953 2150 960 2200 967 2250 974 2300 980 2350 987 2400 994 2450 1000 2500 1006
U.A. : Unité animale
m : Distance en mètre
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
335
Tableau DC6-3 - Paramètres de calcul des distances séparatrices relatives aux installations d'élevage, Paramètre C :
Coefficient d'odeur par groupe ou catégorie d'animaux
Groupe ou catégorie d'animaux
Paramètre C
Bovins de boucherie :
Bâtiment fermé
Aire d'alimentation extérieure
0,7
0,8
Bovins laitiers
0,7
Canards
0,7
Chevaux
0,7
Chèvres
0,7
Dindons :
Bâtiment fermé
Aire d'alimentation extérieure
0,7
0,8
Lapins
0,8
Moutons
0,7
Porcs
1,0
Poules :
poules pondeuses en cage
poules pour la reproduction
poules à griller ou gros poulets
poulettes
0,8
0,8
0,7
0,7
Renards
1,1
Veaux lourds :
veaux de lait
veaux de grain
1,0
0,8
Visons
1,1
Autres espèces animales
0,8
Source : Tableau de la directive relative à la détermination des distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs en milieu agricole
Tableau DC6-4 - Paramètres de calcul des distances séparatrices relatives aux installations d'élevage, Paramètre D :
Type de fumier
Mode de gestion des engrais de ferme
Paramètre D
Gestion solide des déjections animales
Bovins de boucherie et laitiers, chevaux, moutons et chèvres
Autres groupes ou catégories d'animaux
0,6
0,8
Gestion liquide des déjections animales
Bovins de boucherie et laitiers
Autres groupes et catégories d'animaux
0,8
1,0
Source : Tableau de la directive relative à la détermination des distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs en milieu agricole
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
336
Tableau DC6-5 - Paramètres de calcul des distances séparatrices relatives aux installations d'élevage, Paramètre E :
Type de projet (nouveau projet ou augmentation du nombre d'unités animales)
Augmentation(1)
jusqu'à... (u.a.)*
Paramètre E
Augmentation(1)
jusqu'à... (u.a.)
Paramètre E
10 ou moins
0,50
146-150
0,69
11-20
0.51
151-155
0,70
21-30
052
156-160
0,71
31-40
0,53
161-165
0,72
41-50
0,54
166-170
0,73
51-60
0,55
171-175
0,74
61-70
0,56
176-180
0,75
71-80
0,57
181-185
0,76
81-90
0,58
186-190
0,77
91-100
0,59
191-195
0,78
101-105
0,60
196-200
0,79
106-110
0,61
201-205
0,80
111-115
0,62
206-210
0,81
116-120
0,63
211-215
0,82
121-125
0,64
216-220
0,83
126-130
0,65
221-225
0,84
131-135
0,66
226 et plus ou
1,00
136-140
0,67
nouveau projet
1,00
141-145
0,68
(1)
À considérer selon le nombre total d'animaux auquel on veut porter le troupeau, qu'il y ait ou non agrandissement ou construction de bâtiment. Pour tout projet
conduisant à un total de 226 unités animales et plus ainsi que pour tout projet nouveau, le paramètre E = 1.
*
Unité animale
Source : Tableau de la directive relative à la détermination des distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs en milieu agricole
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
337
Tableau DC6-6 - Paramètres de calcul des distances séparatrices relatives aux installations d'élevage, Paramètre F :
Facteur d'atténuation F = F1 x F2
Technologie
Paramètre F
Toiture sur lieu d'entreposage
absente
rigide permanente
temporaire (couche de tourbe, couche de plastique)
F1
1,0
0,7
0,9
Ventilation
naturelle et forcée avec multiples sorties d'air
forcée avec sorties d'air regroupées et sorties d'air au-dessus du toit
forcée avec sorties d'air regroupées et traitement de l'air avec laveurs d'air ou filtres biologiques
F2
1,0
0,9
0,8
Autres technologies
les nouvelles technologies peuvent être utilisées pour réduire les distances lorsque leur efficacité est
éprouvée
F3
Facteur à déterminer lors
de l'accréditation
Source : Tableau de la directive relative à la détermination des distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs en milieu agricole
Tableau DC6-7 - Paramètres de calcul des distances séparatrices relatives aux installations d'élevage, Paramètre G :
Facteur d'usage
Usage considéré
Paramètre G
Immeuble protégé
1,0
Maison d'habitation
0,5
Périmètre d'urbanisation
1,5
Source : Tableau de la directive relative à la détermination des distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs en milieu agricole
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
338
Tableau DC6-8 - Paramètres de calcul des distances séparatrices relatives aux installations d'élevage (suidés)
Normes de localisation maximales pour une installation d'élevage ou un ensemble d'installations d'élevage ou une structure
d'entreposage des engrais de ferme situés à plus de 150 mètres d'une installation d'élevage, en regard d'une maison d'habitation,
d'un immeuble protégé exposé aux vents d'été.
Nature du projet
Élevage de suidés (engraissement)
Limite maximale
permise
d'unités
animales (1)
Nombre
total (2)
d'unités
animales
Distance de tout
immeuble protégé
exposé ou d'une
aire de protection
(m)
Distance de toute
maison
d'habitation
exposée (3) (m)
Nouvelle installation
d'élevage ou ensemble
d'installations d'élevage
1 à 200
201-400
401-600
≥601
900
1125
1350
2,25/ua
600
750
900
1,5/ua
Remplacement du type
d'élevage
200
1 à 50
51-100
101-200
450
675
900
300
450
600
Accroissement
200
1 à 40
41-100
101-200
225
450
675
150
300
450
Nature du projet
Élevage de suidés (maternité)
Limite
maximale
permise
d'unités
animales (1)
Nombre
total (2)
d'unités
animales
Distance de tout
immeuble protégé
exposé ou d'une
aire de protection
(m)
Distance de toute
maison
d'habitation
exposée (3) (m)
Nouvelle installation
d'élevage ou ensemble
d'installations d'élevage
0,25 à 50
51-75
76-125
126-250
251-375
≥ 376
450
675
900
1125
1350
3,6/ua
300
450
600
750
900
2,4/ua
Remplacement du type
d'élevage
200
0,25 à 30
31-60
61-125
126-200
300
450
900
1125
200
300
600
750
Accroissement
200
0,25 à 30
31-60
61-125
126-200
300
450
900
1125
200
300
600
750
(1) Dans l'application des normes de localisation prévues à ce tableau, un projet qui excède la limite maximale d'unités animales visée à ce tableau
doit être considéré comme un nouvel établissement de production animale.
(2) Nombre total : la quantité d'animaux contenue dans l'installation d'élevage ou l'ensemble d'installations d'élevage d'une unité d'élevage, y
compris les animaux qu'on prévoit ajouter. Lorsqu'on élève ou projette d'élever deux ou plusieurs types d'animaux dans une même unité
d'élevage, on a recours aux normes de localisation qui régissent le type d'élevage qui comporte le plus grand nombre d'unités animales, sous
réserve que ces normes ne puissent être inférieures à celles qui s'appliquent si le nombre d'unités animales était pris séparément pour chaque
espèce. Pour déterminer les normes de localisation qui s'appliquent, on additionne le nombre total d'unités animales et on applique le total
ainsi obtenu au type d'élevage majoritaire en nombre d'unités animales.
(3) Exposé : voir la terminologie à l'article 1.2.5 de la Section 2 - Le Document complémentaire
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
339
Tableau DC6-9 - Paramètres de calcul des distances séparatrices relatives aux installations d'élevage (gallinacés,
anatidés, dindes)
Normes de localisation maximales pour une installation d'élevage ou un ensemble d'installations d'élevage ou une structure
d'entreposage des engrais de ferme situés à plus de 150 mètres d'une installation d'élevage, en regard d'une maison d'habitation,
d'un immeuble protégé exposé aux vents d'été
Nature du projet
Élevage de gallinacés ou d'anatidés
ou de dindes dans un bâtiment
Limite
maximale
permise
d'unités
animales (1)
Nombre
total (2)
d'unités
animales
Distance de tout
immeuble protégé
exposé ou d'une
aire de protection
(m)
Distance de toute
maison
d'habitation
exposée (3) (m)
Nouvelle installation
d'élevage ou ensemble
d'installations d'élevage
0,1 à 80
81-160
161-320
321-480
≥ 480
450
675
900
1125
3/ua
300
450
600
750
2/ua
Remplacement du type
d'élevage
480
0,1 à 80
81-160
161-320
321-480
450
675
900
1125
300
450
600
750
Accroissement
480
0,1 à 40
41-80
81-160
161-320
321-480
300
450
675
900
1125
200
300
450
600
750
(1) Dans l'application des normes de localisation prévues à ce tableau, un projet qui excède la limite maximale d'unités animales visée à ce
tableau doit être considéré comme un nouvel établissement de production animale.
(2) Nombre total : la quantité d'animaux contenue dans l'installation d'élevage ou l'ensemble d'installations d'élevage d'une unité d'élevage, y
compris les animaux qu'on prévoit ajouter. Lorsqu'on élève ou projette d'élever deux ou plusieurs types d'animaux dans une même unité
d'élevage, on a recours aux normes de localisation qui régissent le type d'élevage qui comporte le plus grand nombre d'unités animales,
sous réserve que ces normes ne puissent être inférieures à celles qui s'appliquent si le nombre d'unités animales était pris séparément pour
chaque espèce. Pour déterminer les normes de localisation qui s'appliquent, on additionne le nombre total d'unités animales et on applique
le total ainsi obtenu au type d'élevage majoritaire en nombre d'unités animales.
(3) Exposé : voir la terminologie à 1.2.5 de la Section 2 - Le Document complémentaire
Source : Tableau de la directive relative à la détermination des distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs en milieu agricole.
b)
Calcul du nombre d'unités animales pour les unités d'élevages de volaille
(ABROGÉ)
Règl. 210-2020
c)
Mesures entre les constructions
Les distances séparatrices entre l'installation d'élevage et le lieu d'entreposage des fumiers et un bâtiment non agricole avoisinant
se calculent en établissant une droite imaginaire entre la partie la plus avancée des constructions considérées, à l'exception des
galeries, perrons, avant-toits, patios, terrasses, cheminées et rampes d'accès.
En cas d'impossibilité de respecter les distances séparatrices, les présentes dispositions sont admissibles à une dérogation
mineure.
Dans le cas d'un établissement de production animale, est considéré, selon la situation, le bâtiment proprement dit ou encore la
fosse à purin ou la plate-forme d'entreposage des fumiers ou engrais de ferme.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
340
d)
Vents dominants
Dans le cas d'un immeuble protégé et d'une maison d'habitation exposés aux vents dominants, la distance séparatrice calculée
selon la formule contenue à l'article 6.1.5.1 a) s'applique en y appliquant un facteur de 1,25 pour les productions de porc, de vison,
de renard, de veau de grain lourd et de veau de lait lourd.
e)
Protection des périmètres d'urbanisation
Les installations d'élevage à forte charge d'odeur (porcs, visons, renards, veau de grain lourd et veau de lait lourd) sont prohibées
sur une bande d'une largeur de 550 mètres mesurée à partir du périmètre d'urbanisation.
Pour tout autre type d'élevage que ceux prévus au premier alinéa, les installations d'élevages sont permises sous respect des
conditions prévues aux articles 6.1.5.1 et suivants.
f)
Protection des cours d'eau et des terres humides
Il est interdit d'ériger, d'aménager ou d'agrandir une installation d'élevage ou un ouvrage de stockage dans un cours d'eau, un lac,
un marécage, un marais naturel ou un étang et dans l'espace de 15 mètres de chaque côté ou autour de ceux-ci, mesuré à partir
de la ligne des hautes eaux, s'il y a lieu.
Le premier alinéa s'applique aux sections de cours d'eau dont l'aire totale d'écoulement (largeur moyenne multipliée par la hauteur
moyenne) est supérieure à 2 m².
Ne sont pas visés les étangs réservés uniquement à la lutte contre les incendies ou à l'irrigation des cultures.
g)
Protection des installations de prélèvement des eaux
Afin d'assurer la protection des installations de prélèvement des eaux, les distances à respecter sont celles prévues dans la
réglementation provinciale applicable, entre autres lors de l'érection ou l'aménagement d'une installation d'élevage ou d'une cour
d'exercice.
Règl. 210-2020
6.1.5.1.1 Dispositions particulières applicables à l'augmentation du nombre d'unités animales (UA) d'une installation
d'élevage de volaille déjà existante
Une installation d'élevage de volaille déjà existante peut augmenter le nombre d'animaux (poules ou dindons seulement) qui y sont
gardés, sous réserve des conditions suivantes :
-
Tout nouveau projet d'agrandissement ou construction d'une installation d'élevage de volaille doit être conforme à l'article
6.1.5.1 du document complémentaire;
-
Tout agrandissement ou construction de l'installation d'élevage de volaille qui a eu lieu après la date d'entrée en vigueur du
premier RCI établissant des distances séparatrices relatives aux odeurs dans le territoire visé a déjà été conforme aux
dispositions applicables aux distances séparatrices relatives aux odeurs alors en vigueur;
-
Le demandeur fournit à la municipalité les documents d'enregistrements de la Fédération des producteurs de volailles du
Québec (FPVQ) attestés par cette dernière et démontrant :
o
Les densités de production enregistrées dans chacun des bâtiments concernés, pour chaque période couvrant
les deux dernières années de production comprises entre le 1er janvier et le 31 décembre;
o
La superficie de plancher reconnue comme apte à la production de chacun des bâtiments définissant l'unité
d'élevage concernée;
o
Le cas échéant, le certificat d'autorisation délivré par le MELCC lors d'une précédente demande.
-
Le nombre d'animaux (poules ou dindons seulement) qui sont gardés est égal ou inférieur au nombre d'unités animal (UA)
correspondant à la formule suivante :
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
341
Règl. 210-2020
6.1.5.2
Dispositions applicables aux ouvrages de stockage d'engrais de ferme
a)
Règles relatives à l'établissement de la capacité de stockage
Dans les situations où les engrais d'élevage sont entreposés à l'extérieur d'une installation d'élevage, des distances séparatrices
doivent être respectées. Elles sont établies en considérant qu'une unité animale (U.A.) nécessite une capacité d'entreposage de
20 m³ (voir le Tableau DC6-10).
Tableau DC6-10 - Distances séparatrices relatives aux lieux d'entreposage des lisiers(1) situés à plus de 150 mètres
d'une installation d'élevage
Capacité d'entreposage(2)
( m3 )
Distance séparatrice (m)
Maison
d'habitation
Immeuble
protégé
Périmètre
d'urbanisation
1 000
148
295
443
2 000
184
367
550
3 000
208
416
624
4 000
228
456
684
5 000
245
489
734
6 000
259
517
776
7 000
272
543
815
8 000
283
566
849
9 000
294
588
882
10 000
304
607
911
(1)
Pour les fumiers, multiplier les distances ci-dessus par 0,8
(2)
Pour d'autres capacités d'entreposage, faire les calculs nécessaires en utilisant une règle de proportionnalité ou les données du paramètre A
Source : Tableau de la directive relative à la détermination des distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs en milieu agricole
b)
Distance séparatrice à respecter
En ce qui concerne les ouvrages de stockage d'engrais de ferme, l'ensemble des distances séparatrices devant être respectées
sont celles prévues au Tableau DC6-10.
c)
Restrictions particulières applicables au stockage des engrais de ferme à même le sol
Le stockage d'engrais de ferme à même le sol dans un champ cultivé doit respecter la réglementation provinciale applicable
concernant, entre autres, la protection des installations de prélèvement des eaux.
Le stockage dans un champs cultivé, à même le sol, de boues provenant d'ouvrages municipaux d'assainissement des eaux usées
ou de tout autre système de traitement ou d'accumulation d'eaux usées sanitaires, ou de matières contenant de telles boues, doit
respecter la réglementation provinciale applicable concernant, entre autres, la protection des installations de prélèvement des eaux.
6.1.5.3 Dispositions applicables à l'épandage des engrais de ferme et des engrais minéraux
La nature du produit et la technologie d'épandage sont déterminantes pour les distances séparatrices.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
342
a)
Distances séparatrices applicables
L'épandage des engrais de ferme et des engrais minéraux doit être fait en tenant compte des distances séparatrices apparaissant
au Tableau DC6-11.
Tableau DC6-11 - Distances séparatrices relatives à l'épandage des engrais de ferme
Type
Mode d'épandage
Distance requise de toute maison d'habitation, d'un
périmètre d'urbanisation ou d'un immeuble protégé
(m)
15 juin au 15 août
Autres temps
LISIER
Aéroaspersion
(citerne)
citerne lisier laissé en
surface plus de 24 heures
75
25
citerne lisier incorporé en
moins de 24 heures
25
X
Aspersion
par rampe
25
X
par pendillard (1)
X
X
Incorporation simultanée
X
X
FUMIER
Frais, laissé en surface plus de 24 heures
75
X
Frais, incorporé en moins de 24 heures
X
X
Compost désodorisé
X
X
Notes : a) La présence d'un X dans la case signifie qu'il est permis d'épandre jusqu'à la limite du champ.
b) Le tableau ci-dessus ne s'applique pas dans le cas des parties de périmètres d'urbanisation non occupées. Dans ce cas, l'épandage est permis jusqu'aux
limites du champ.
(1)
Accessoire tubulaire dont est munie une rampe d'épandage et qui permet de déposer le lisier directement sur le sol.
Source : Tableau de la directive relative à la détermination des distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs en milieu agricole
b)
La protection des cours d'eau et des milieux humides
L'épandage des engrais de ferme, des engrais minéraux et de toutes autres matières fertilisantes est prohibé aux endroits et dans
les espaces suivants :
−
Dans un cours d'eau, un plan d'eau ainsi qu'à l'intérieur de la bande riveraine;
−
Dans un fossé agricole et à l'intérieur d'une bande de un mètre de ce fossé;
−
Dans les milieux humides.
L'épandage doit aussi être fait de manière à ce que les déjections et/ou matières fertilisantes ne puissent ruisseler vers les espaces
visés au premier alinéa.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
343
c)
La protection des installations de prélèvement des eaux
L'épandage de déjections animales, de compost de ferme, d'engrais minéraux et de matières résiduelles fertilisantes, de boues
provenant d'ouvrages municipaux d'assainissement des eaux usées ou de tout autre système de traitement ou d'accumulation
d'eaux usées sanitaires, ou de matières contenant de telles boues doit être fait conformément à la réglementation provinciale
applicable.
Règl. 210-2020
6.1.5.4 Dispositions relatives aux droits acquis d'une installation d'élevage dérogatoire
Une installation d'élevage dérogatoire en matière de distances séparatrices prescrites au présent chapitre, mais bénéficiant de
droits acquis est soumise aux dispositions suivantes :
a)
Définition des droits acquis
Lorsqu'elle est dérogatoire, une installation d'élevage existante peut augmenter le nombre d'unités animales, agrandir, construire
des ouvrages, reconstruire en cas de sinistre, effectuer la réfection de bâtiments et remplacer son type d'élevage en respectant les
conditions suivantes :
Augmentation du nombre d'unités animales
Malgré les dispositions de l'article 6.1.5.1 a) déterminant les distances séparatrices devant être respectées, le nombre
d'unités animales de l'installation d'élevage peut être augmenté de 75 unités animales jusqu'à un maximum de 225 unités
animales. De plus, le coefficient d'odeur des catégories ou groupes des nouveaux animaux ne doit pas être supérieur à
celui de la catégorie ou du groupe d'animaux qui compte le plus d'unités animales.
L'accroissement ici visé demeure assujetti aux normes municipales relatives à l'espace qui doit être laissé libre entre les
constructions par rapport aux lignes de voies de circulation et les lignes de terrains.
Réfection ou reconstruction en cas de sinistre
En cas de sinistre, la réfection ou la reconstruction d'une installation d'élevage doit être effectuée, si possible, en direction
opposée à un usage non agricole visé par le présent document ou respecter les normes minimales d'implantation.
Toutefois, lorsqu'il ne sera pas possible de s'éloigner à l'opposé des usages non agricoles, le projet peut faire l'objet d'une
dérogation mineure, comme définie dans le cadre de la réglementation d'urbanisme de la municipalité, afin de régler la
situation.
La réfection ou la reconstruction demeure assujettie aux normes municipales relatives à l'espace qui doit être laissé libre
entre les constructions par rapport aux lignes de voies de circulation et les lignes de terrains.
La réfection ou la reconstruction à la suite d'un sinistre doit commencer dans les 24 mois suivants le sinistre.
Remplacement du type d'élevage
Dans un bâtiment d'élevage existant dérogatoire, un type d'élevage peut être remplacé par un type d'élevage de même
espèce ou ayant un coefficient d'odeur égale ou inférieure (Tableau DC6-3).
b)
Définition du droit acquis pour les unités d'élevage de volailles existantes
La définition du droit acquis, en termes de nombre d'unités animales, est définie à partir de la formule indiquée à l'article 6.1.5.1 b)
et s'appuie sur les données du registre de la Fédération des producteurs de volailles du Québec des deux dernières années de
production.
Toutefois, le droit acquis est celui correspondant au nombre d'unités animales déclaré dans le certificat d'autorisation du
MDDELCC, dans le cas où ce dernier est supérieur au résultat obtenu par le présent calcul.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
344
Par ailleurs, dans le cas d'une entreprise d'élevage de volailles de moins de 224 unités animales, dont la dénonciation a été
effectuée en vertu de l'article 79.2.6 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, le droit à l'accroissement prévu
à l'article 79.2.5 de ladite loi s'applique.
c)
Conditions relatives au maintien du droit acquis
Lorsqu'il est inutilisé et dérogatoire, un bâtiment d'élevage peut de nouveau être utilisé à des fins d'élevage pourvu qu'il ne se soit
pas écoulé plus de deux années suivant la cessation ou l'abandon des activités d'élevage dans ledit bâtiment.
Règl. 210-2020
6.2
LES RESSOURCES FORESTIÈRES
6.2.1 Le contenu du plan d'urbanisme sur l'abattage d'arbres
Le plan d'urbanisme doit reprendre les objectifs du SADR relatifs à la gestion des ressources (article 6.2 du chapitre 6) au sein des
grandes affectations où est autorisé l'aménagement forestier, de même qu'au niveau des sites d'intérêt d'ordre historique, culturel,
esthétique ou écologique.
6.2.2 L'encadrement du déboisement et des interventions en milieu forestier privé
6.2.2.1 Terminologie spécifique à la foresterie
Pour l'interprétation du présent chapitre, à moins que le contexte ne comporte un sens différent, les mots ou expressions qui suivent
ont le sens et la signification qui leur sont attribués ci-après :
Abattage d'arbres : Toute coupe d'arbres d'essences commerciales.
Abri forestier : Bâtiment complémentaire à l'exploitation forestière servant principalement au remisage de l'outillage nécessaire
au travail en forêt et à protéger les travailleurs forestiers des intempéries.
Arbres d'essences commerciales : Sont considérées comme arbres d'essences commerciales, pour l'application du présent
chapitre, les espèces suivantes :
Résineux
Feuillus
− Épinette blanche
− Épinette de norvège
− Épinette noire
− Épinette rouge
− Mélèze hybride
− Mélèze laricin
− Pin blanc
− Pin gris
− Pin rouge
− Pin sylvestre
− Pruche du Canada
− Sapin baumier
− Thuya occidental
− Bouleau blanc
− Bouleau jaune
− Caryer cordiforme
− Caryer ovale
− Cerisier tardif
− Chêne à gros fruits
− Chêne bicolore
− Chêne blanc
− Chêne rouge
− Érable à sucre
− Érable argenté
− Érable noir
− Érable rouge
− Frêne d'Amérique
− Frêne noir
− Frêne de
Pennsylvanie
− Hêtre à grandes
feuilles
− Noyer cendré
− Noyer noir
− Orme d'Amérique
− Orme de Thomas
− Orme rouge Ostryer
de Virginie
− Peuplier deltoïde
− Peuplier à grandes
dents
− Peuplier baumier
− Peuplier faux-tremble
− Peuplier hybride
− Tilleul d'Amérique
Camp forestier : Ensemble d'installations temporaires, ainsi que leur dépendance, servant au logement des personnes travaillant
sur le site d'une exploitation forestière.
Chablis : Arbre ou groupe d'arbres déracinés ou rompus dans le bas du tronc, le plus souvent sous l'effet de l'âge, de la maladie
ou d'événements climatiques provoqués par le vent, la neige ou la glace.
Chemin forestier principal : Chemin aménagé sur une propriété foncière pour l'exploitation forestière et/ou les aménagements
forestiers se raccordant à un chemin public ou privé.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
345
Chemin forestier secondaire : Chemin aménagé sur une propriété foncière pour l'exploitation forestière et/ou les aménagements
forestiers se raccordant à un chemin forestier principal.
Coupe avec protection de la régénération et des sols : Coupe totale réalisée en prenant toutes les précautions requises pour
ne pas endommager la régénération préétablie et pour protéger les sols.
Coupe totale par bandes ou par trouées : Coupe totale sur des bandes d'une largeur inférieure de 60 mètres ou sur des parcelles
de dimension limitée.
Coupe de récupération : Coupe d'un peuplement forestier dégradé ou improductif en vue de son renouvellement par le
reboisement ou par régénération naturelle.
Coupe d'éclaircie commerciale : Abattage partiel des tiges commercialisables d'un peuplement forestier dans le but d'accélérer
la croissance des arbres restants et d'améliorer la qualité du peuplement forestier. Cette coupe est répartie uniformément sur la
superficie faisant l'objet de l'abattage et aucune autre coupe n'est reprise sur cette même surface avant une période moyenne de
10 à 15 ans.
Coupe d'éclaircie pré commerciale : Élimination des tiges qui nuisent à la croissance d'arbres choisis dans un jeune peuplement
forestier en régularisant l'espacement entre chaque tige des arbres choisis. Ce traitement vise à stimuler la croissance d'un nombre
restreint de tiges d'avenir sélectionnées, bien réparties afin de leur permettre d'atteindre une dimension marchande dans une
période plus courte. Il n'y a généralement pas de récupération de volume significatif lors de cette intervention.
Coupe de jardinage : Récolte périodique d'arbres choisis individuellement ou par petits groupes dans un peuplement inéquien.
La coupe de jardinage vise à perpétuer un peuplement en assurant sa régénération et sa croissance sans jamais avoir recours à
une coupe totale.
Coupe de succession : Coupe commerciale consistant à récolter les essences non désirées de l'étage supérieur d'un peuplement
tout en préservant la régénération en sous-étage de façon à favoriser l'amélioration du peuplement quant à sa composition
d'essences.
Coupe d'assainissement et d'entretien : Abattage d'arbres dans le but d'éliminer les arbres déficients, tarés, dépéris,
endommagés ou morts dans le but d'éviter la propagation d'insectes ou de maladies.
D.H.P. : Diamètre d'un tronc d'arbre mesuré à la hauteur de la poitrine.
Érablière : Peuplement forestier propice à la production de sirop d'érable d'une superficie minimale de quatre hectares. Au sens
de la LPTAA, est présumé propice à la production de sirop d'érable un peuplement forestier identifié par les symboles ER, ERFI,
ERFT, ERBB, ERBJ ou ERO sur les cartes d'inventaire forestier du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.
Exploitation forestière : Activité reliée au prélèvement d'arbres.
Inéquien ou inéquienne : Se dit d'un peuplement forestier ou d'une forêt composée d'arbres d'âges différents.
Ingénieur forestier : Professionnel membre en règle de l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec.
Matière ligneuse : Appellation générique qui désigne le bois en tant que substance exploitable extraite de la forêt.
Pente supérieure à 40 % : Pente dont l'inclinaison est supérieure à 40 %, c'est-à-dire dont la variation d'altitude est supérieure à
40 unités de longueur à la verticale par 100 unités de longueur à l'horizontale.
Peuplement forestier : Ensemble d'arbres ayant une uniformité quant à leur composition floristique, leur structure, leur âge, leur
répartition dans l'espace et leur condition sanitaire, se distinguant des peuplements voisins et pouvant ainsi former une unité
homogène d'aménagement forestier.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
346
Plan d'aménagement forestier : Document signé par un ingénieur forestier permettant d'avoir une meilleure connaissance d'une
superficie forestière et de mieux planifier les interventions pour sa mise en valeur et son exploitation. Ce document, qui peut être
complété ou modifié par une ou des prescriptions sylvicoles, comprend notamment :
−
Une identification du propriétaire de la superficie boisée;
−
Une identification du producteur forestier;
−
Une description de la propriété foncière en indiquant :
le ou les numéros de lots de cette propriété;
la superficie visée;
les caractéristiques de la propriété;
les lacs et des cours d'eau à débit régulier ou intermittent;
les limites de propriété;
la superficie forestière visée sur la propriété;
l'inclusion ou non en zone agricole;
−
Une description des objectifs du propriétaire ou du producteur à l'égard de la superficie;
−
Une description des peuplements forestiers et de leurs particularités;
−
Une explication des travaux de mise en valeur à effectuer (période de 10 ans ou moins);
−
Une identification des autres infrastructures sur et à proximité de la propriété;
−
Une signature de l'ingénieur forestier.
Prélèvement : Abattage de plus de 30 % des tiges commercialisables réparties uniformément dans une superficie boisée, peu
importe si cette coupe a un caractère commercial ou artisanal.
Prescription sylvicole : Document signé par un ingénieur forestier, prescrivant des travaux sylvicoles précis pour un peuplement
précis (décrit et localisé) d'une superficie forestière précise (localisée). Ce document comprend :
−
Une identification du propriétaire de la superficie boisée;
−
Une identification de la propriété visée par les travaux (lots);
−
Un plan détaillé de localisation des travaux (carte);
−
Une description du ou des peuplements visés;
−
Un rapport détaillé des travaux à exécuter en fonction de chacun de ces peuplements;
−
Une description de l'intervention forestière projetée (récolte / mise en valeur);
−
Une identification des infrastructures sises sur et à proximité du ou des peuplements;
−
La planification des chemins forestiers le cas échéant;
−
Une identification et une description des contraintes inhérentes à la nature du terrain;
−
Une localisation des secteurs de villégiature ou bâtis situés à proximité;
−
Une signature de l'ingénieur forestier.
Propriété foncière : Ensemble de terrains qui sont contigus et de même propriété, ou qui seraient contigus s'ils n'étaient pas
séparés par un chemin, et constituant une ou plusieurs unités d'évaluation inscrites au rôle d'évaluation foncière de la municipalité.
Sa superficie est estimée à partir de l'information apparaissant à ce rôle.
Superficie boisée : Espace à vocation forestière où l'on retrouve des arbres d'essences commerciales qui font partie de la même
propriété foncière.
Superficie de prélèvement : Corresponds à la superficie totale de prélèvement, c'est-à-dire à la somme des aires où le
prélèvement est effectué sur une propriété foncière.
Tige commercialisable : Tige d'un arbre vivant d'essence commerciale, dont le diamètre est supérieur à 10 centimètres à une
hauteur de 1,30 mètre au-dessus du sol ou dont le diamètre est supérieur à 14 centimètres à hauteur de souche (près du sol). Un
arbre qui est mort par suite d'une intervention directe d'une personne (blessure, arrosage ou autre intervention volontaire) est
considéré comme vivant. Toutefois, un arbre renversé ou cassé naturellement par le vent est considéré mort lorsqu'une section
cassée ou déracinée de la tige est laissée sur place pour démontrer la situation.
Un seul tenant : Toutes superficies boisées sises sur une même propriété foncière et séparées par moins de 60 m sont
considérées comme d'un seul tenant.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
347
6.2.2.2 Objet
Les dispositions de l'article 6.2.2 et ses sous-articles ne s'intéressent qu'à l'abattage d'arbres effectué sur des terres de tenure
privée ou ne faisant pas partie du domaine public québécois ou canadien. Ainsi, les terres du domaine public des paliers supérieurs
de gouvernement ne sont pas visées, sauf en ce qui concerne les terrains, emplacements ou lots loués en vertu de l'article 47 de
la Loi sur les terres du domaine de l'État qui eux, aux fins du présent chapitre, sont assimilés à des terrains de tenure privée.
Le respect des dispositions inscrites à l'article 6.2.2 et ses sous-articles ne dispense pas pour autant une personne physique ou
morale de respecter les autres dispositions applicables sur le territoire qui concernent l'abattage d'arbres et certains travaux relatifs
à l'aménagement forestier, notamment celles traitant de la protection de la ressource en eau et de l'aménagement des terrains en
pente, celles traitant de la protection des rives, du littoral et des milieux humides de même que celles se rapportant à la gestion
des zones à risque d'inondation. Également, les autorisations préalables prévues à l'article 6.2.2 et ses sous-articles ne dispensent
pas pour autant une personne physique ou morale d'obtenir toute autre autorisation requise en vertu d'un règlement municipal ou
provincial.
Enfin, l'article 6.2.2 et ses sous-articles ne constituent qu'un cadre normatif minimal dont doivent tenir compte les municipalités
pour encadrer les interventions en forêt privée. Il leur est possible d'instaurer des mesures différentes sur la base de particularités
locales qu'elles ont identifiées, ou encore d'exiger des autorisations supplémentaires à celles inscrites au présent document.
Toutefois, la réglementation locale devra contenir des dispositions portant sur les points suivants :
−
Modalités des demandes d'autorisation pour du prélèvement;
−
Modalités du prélèvement dans les pentes fortes;
−
Modalités de protection des paysages sensibles;
−
Superficies maximales du prélèvement en l'absence de plan d'aménagement forestier ou de prescription forestière.
6.2.2.3 Autorisations préalables
Quiconque désire procéder au prélèvement, soit l'abattage de 30 % des tiges commerciales de la ressource forestière sur une
superficie boisée, doit obtenir au préalable un certificat d'autorisation du fonctionnaire désigné de la municipalité et l'intervention
doit être conforme aux dispositions du présent cadre normatif.
Quiconque désire abattre des arbres sur un site ayant une pente de plus de 30 % doit, au préalable, obtenir un certificat
d'autorisation du fonctionnaire désigné de la municipalité et l'intervention doit être conforme aux dispositions du présent cadre
normatif.
Quiconque désire abattre des arbres dans une érablière, à l'exception des coupes d'assainissement et de jardinage, doit au
préalable obtenir du fonctionnaire désigné de la municipalité un certificat d'autorisation et l'intervention doit être conforme aux
dispositions du présent cadre normatif.
6.2.2.4 Demande d'autorisation
Toute demande de certificat d'autorisation pour du prélèvement doit être présentée au fonctionnaire désigné sous forme de
demande écrite faite sur un formulaire fourni par la municipalité, dûment rempli et signé, et comprenant les renseignements
suivants :
a)
Nom, prénom et adresse du ou des propriétaires;
b)
Le ou les types de coupes projetées et les superficies de chaque site de coupe;
c)
Le ou les lots visés par la demande, la superficie de ces lots;
d)
Le relevé de tout cours d'eau, lac ou chemin public;
e)
Spécifier les endroits où la pente du terrain est de 30 % ou plus;
f)
Spécifier si le ou les lots sont inclus dans une zone agricole;
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
348
g)
Spécifier si la coupe se fait dans une érablière et fournir la preuve de l'autorisation de la CPTAQ dans le cas où il s'agit d'une
coupe effectuée dans une érablière au sens de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles;
h)
Si une prescription sylvicole a été préparée, le requérant du certificat doit la joindre à sa demande;
i)
Fournir un plan de localisation indiquant les numéros de lots, l'aire de coupe, les voies publiques et privées, les lacs, les
cours d'eau à débit régulier et intermittent, la distance de la coupe par rapport aux rives, la localisation des peuplements et
les voies d'accès au site de coupe;
j)
Spécifier la machinerie qui sera utilisée.
La description des traitements sylvicoles apparaissant à une demande d'autorisation doit se baser sur la terminologie de l'article
6.2.2.1.
6.2.2.5 Validation de l'autorisation
Dans le cas d'un prélèvement qui fait l'objet d'une prescription sylvicole, le certificat d'autorisation est valide pour une période de
deux ans suivant la date de sa délivrance. Toutefois, aux fins de validation du certificat, le requérant de celui-ci doit fournir, après
chaque étape prévue après la prescription sylvicole, un rapport d'exécution signé par un ingénieur forestier. Ce rapport d'exécution
détermine si les travaux effectués ont été réalisés conformément à la prescription sylvicole. Si aucun document stipulant la
conformité des travaux n'est déposé au fonctionnaire désigné, le certificat d'autorisation devient nul et les travaux doivent cesser.
Dans tout autre cas relatif à un abattage d'arbres, le certificat d'autorisation est valide pour la durée fixée par la municipalité.
6.2.2.6 Dispositions relatives à du prélèvement
S'il n'est pas expressément prévu dans un plan d'aménagement forestier et/ou dans une prescription sylvicole transmise lors de la
demande de certificat d'autorisation, le prélèvement sur une superficie boisée doit se faire en respectant les dispositions des articles
suivants.
6.2.2.7 Lisières boisées applicables au prélèvement
Une lisière boisée de 10 m doit être préservée en bordure de toute propriété foncière distincte.
Toutefois, du prélèvement pourra être fait dans cette lisière boisée une fois que la superficie prélevée attenante est régénérée par
une végétation d'au moins 4 m de hauteur. Une lisière boisée de 10 m doit être préservée de part et d'autre des sentiers de
randonnées pédestres, de randonnées équestres, de ski de fond, de raquette, de motoneiges, de véhicules tout-terrain (VTT) et
de vélo de montagne.
De la même manière, une bande boisée de 10 m doit être préservée de part et d'autre de toute voie cyclable à caractère
intermunicipal. Dans les deux cas, seules les coupes assainissement et de jardinage sont autorisées à l'intérieur de cette lisière.
En outre, les sentiers ne doivent pas être empruntés pour le débusquage, le débardage ou le camionnage.
Pour l'application du présent article, sont considérés seulement les sentiers ou les voies cyclables dont la récurrence d'utilisation
est annuelle.
Une lisière boisée d'au moins 20 m doit être préservée entre l'emprise d'un chemin public et l'assiette de coupe. Une percée d'une
largeur maximale de 15 m en moyenne peut être faite pour accéder au site de coupe. Les coupes assainissement ou de jardinage
sont autorisées à l'intérieur de cette lisière.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
349
Une lisière boisée de 20 m doit être préservée en bordure des équipements ou sites suivants :
−
Une base ou un centre de plein air (comprends le site où se déroulent les activités de plein air avec les aires de
services);
−
Un camping aménagé ou semi-aménagé (site alimenté en eau courante et/ou en électricité et comportant au moins
10 emplacements);
−
Un camping rustique (site aménagé avec moins de 10 emplacements et ne comportant aucun service d'eau ou
d'électricité);
−
Un site de restauration et/ou d'hébergement (en plus des établissements commerciaux, comprends ceux offrant le gîte
lié à des activités de chasse et pêche);
−
Un terrain de golf;
−
Un site d'accès public à l'eau (comprends le site où sont localisés le quai, la rampe de mise à l'eau et/ou la plage ainsi
que les aires de services, le cas échéant);
−
Un site patrimonial reconnu.
Les coupes d'assainissement et de jardinage sont toutefois autorisées à l'intérieur de la lisière boisée visant à protéger ces sites
ou équipements.
Une lisière boisée de 60 m doit également être préservée en bordure de toute aire d'affectation qui est vouée à la conservation
selon ce que prévoit le chapitre 8 du SADR. Seule la coupe d'assainissement et d'entretien est autorisée à l'intérieur de cette lisière
boisée.
Finalement, une lisière boisée de 100 m doit être préservée en bordure de l'assiette d'une construction résidentielle qui est habitée
à l'année. Cette distance est portée à 150 m lorsque le prélèvement s'effectue à proximité de la partie habitée ou bâtie d'un
périmètre d'urbanisation.
Seules les coupes d'assainissement et de jardinage sont autorisées à l'intérieur de cette lisière.
6.2.2.8 Autres exigences en regard du prélèvement
De façon générale, sur une propriété foncière, chaque aire d'affectation où un prélèvement de type coupe totale est effectué ne
doit pas excéder 3 ha d'un seul tenant et doit être éloignée d'une autre par plus de 60 m. Seule la coupe d'assainissement et
d'entretien est autorisée à l'intérieur de cette bande de 60 m. Toutefois, du prélèvement pourra être fait à l'intérieur de cette bande,
une fois que l'aire de 3 ha prélevée sera régénérée par une végétation d'au moins 4 m de hauteur.
Également, lorsque du prélèvement s'effectue à l'intérieur d'un périmètre d'urbanisation, les coupes totales par trouées ne peuvent
être réalisées que par bandes ou par trouées. Autant que possible, les trouées doivent épouser la configuration générale du
paysage et être de formes et de dimensions variables.
Toutefois, une trouée ne devrait jamais dépasser 0,25 ha en superficie.
6.2.2.9 Cas particulier des zones de chablis ou des peuplements dégradés
Toute coupe ayant pour objet de faire de la récupération dans une zone de chablis ou dans un peuplement dégradé (ex. : arbres
brisés, morts ou infectés) peut être effectuée en s'assurant toutefois d'éliminer uniquement les arbres brisés, morts, malades ou
brûlés.
6.2.2.10 Dispositions relatives à tout abattage d'arbres
6.2.2.10.1 Abattage dans une pente de plus de 30 %
Sur un site ayant une pente supérieure à 30 %, l'abattage d'au plus 50 % des tiges existantes est autorisé sur une période de
10 ans.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
350
Sur un site ayant une pente supérieure à 40 %, l'abattage d'au plus 30 % des tiges existantes est autorisé sur une période de
10 ans.
De plus, des mesures préventives doivent être prises afin de ne pas exposer le sol de manière accrue à l'érosion. Entre autres, les
travaux d'abattage et de débardage dans des pentes de plus de 40 % doivent être réalisés sur un sol gelé.
6.2.2.10.2 Abattage dans une érablière
Si un prélèvement n'est pas expressément prévu dans un plan d'aménagement forestier ou une prescription sylvicole, seules les
coupes d'assainissement et de jardinage sont autorisées à l'intérieur d'une érablière.
6.2.2.10.3 Exceptions
Les articles 6.2.2.10.1 à 6.2.2.10.2 ne s'appliquent pas aux travaux suivants :
−
La coupe d'arbres pouvant causer ou susceptibles de causer des nuisances ou des dommages à la propriété publique
ou privée;
−
L'abattage d'arbres pour procéder à l'ouverture et l'entretien des voies de chemins forestiers ou des voies d'accès de
ferme, à la condition que la largeur moyenne de ces voies ne dépasse pas 15 m, sauf dans les aires d'affectation
Rurale où cette largeur maximale est fixée à 20 m;
−
L'abattage d'arbres aux fins de dégager l'emprise requise pour le creusage d'un fossé de drainage forestier, à la
condition que la largeur moyenne de cette emprise ne dépasse pas 6 m;
−
Les travaux effectués sur une exploitation agricole visant à permettre l'utilisation des sols à des fins de production et
de mise en valeur agricoles, à la condition qu'une évaluation faite par un agronome les justifie et que l'agriculteur
s'engage, par une déclaration écrite transmise au fonctionnaire désigné, à ce que les superficies déboisées et
dessouchées soient cultivées à l'intérieur d'un délai de 2 ans, à défaut de quoi elles devront être obligatoirement
reboisées;
−
L'abattage d'arbres effectué par une autorité publique dans le cadre de travaux publics, notamment ceux prévus par
les articles 149 et suivants de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme;
−
L'abattage d'arbres pour les réseaux de télécommunication, de câblodistribution et de transport d'énergie;
−
L'abattage d'arbres relié à un développement résidentiel, commercial ou industriel préalablement autorisé par la
municipalité;
−
L'abattage d'arbres effectué dans le cadre d'un aménagement récréotouristique autorisé par la municipalité;
−
L'abattage d'arbres effectué pour l'implantation d'ouvrages conformes à la réglementation d'urbanisme locale, à la
condition qu'il en soit fait mention lors de la demande du permis de construction ou du certificat d'autorisation.
6.2.2.10.4 Chemins forestiers et machinerie
La construction de tout nouveau chemin forestier doit respecter intégralement les dispositions du présent document qui concernent
la protection de la qualité de l'eau, des rives, des milieux humides et des plaines inondables.
En outre, toute personne qui construit ou améliore un chemin forestier doit répondre aux exigences suivantes :
−
Lorsqu'il s'agit d'un terrain où la pente est supérieure à 40 %, les travaux doivent être réalisés sur un sol gelé;
−
Lorsqu'il s'agit d'un chemin situé sur un terrain dont l'inclinaison est supérieure à 8 % et que le pied de la pente de ce
terrain est à moins de 60 m d'un lac ou d'un cours d'eau à débit régulier ou intermittent, les travaux doivent être réalisés
de manière à détourner les eaux de ruissellement des fossés ou des ornières vers des zones de végétation ou en
creusant un bassin rudimentaire de sédimentation;
−
Lorsqu'il s'agit d'un chemin qui traverse un cours d'eau à débit régulier ou intermittent, il faut placer les traverses à
angle droit par rapport au cours d'eau, et ce, afin de minimiser le déboisement de la rive;
−
Lorsqu'il s'agit d'un chemin qui traverse un cours d'eau à débit régulier ou intermittent, en dehors de la chaussée, des
accotements et du talus du remblai du chemin, le tapis végétal et les souches doivent être préservés sur une distance
de 20 m par rapport au cours d'eau.
Par ailleurs, la circulation de la machinerie doit respecter les impératifs suivants :
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
351
−
Lorsqu'il s'agit d'un terrain où la pente est supérieure à 40 %, la circulation est permise uniquement si le sol est gelé;
−
Lorsqu'il s'agit d'une récolte d'arbres qui est effectuée à l'intérieur d'une lisière boisée établie conformément à l'article
6.2.2.7 du présent chapitre ou à l'intérieur d'une bande de terrain de 100 m par rapport à un lac ou un cours d'eau à
débit régulier, la circulation de la machinerie est autorisée seulement si elle emprunte des sentiers d'abattage ou de
débardage qui ont une largeur inférieure à 1,5 fois celle de la machinerie utilisée;
−
Lorsqu'il s'agit d'une récolte d'arbres qui est effectuée à l'intérieur d'une bande de terrain de 30 m par rapport à un lac
ou par rapport à un cours d'eau à débit régulier ou intermittent, le déplacement avec de la machinerie susceptible de
causer des ornières est interdit, sauf aux traverses aménagées à cette fin.
Enfin, il est interdit de nettoyer ou laver la machinerie dans un lac ou cours d'eau à début régulier ou intermittent.
6.2.2.10.5 Camps et abris forestiers
Les camps forestiers ou abris forestiers sont considérés comme complémentaires à l'exploitation forestière s'ils respectent les
conditions suivantes :
a)
L'abri ou le camp est utilisé exclusivement aux fins de l'exploitation;
b)
L'abri ou le camp n'est jamais utilisé comme résidence secondaire (chalet) ou résidence permanente;
c)
L'abri ou le camp ne comporte pas de fondations permanentes, exception faite des piliers excavés;
d)
La hauteur de l'abri ou du camp n'excède pas huit mètres (8 m) à partir du sol;
e)
La superficie de l'abri ou du camp n'excède pas 20 m²;
f)
Les projets d'installations de prélèvement d'eau et d'épuration des eaux usées du camp ou de l'abri sont conformes à la Loi
sur la qualité de l'environnement et aux règlements édictés sous son empire;
g)
Lesdits abris ou camps sont toujours maintenus en bon état.
6.3
LES RESSOURCES MINÉRALES
Font partie du groupe d'usages associés à l'extraction les carrières, gravières, sablières, de même que, en tant qu'usages
complémentaires seulement, le conditionnement primaire (tri, concassage et tamisage), l'entreposage, la fabrication et la mise en
valeur des éléments suivants, provenant ou non du terrain où est exercé l'usage principal d'extraction :
−
Matières premières minérales non métalliques;
−
Béton;
−
Ciment;
−
Asphalte;
−
Brique.
Les municipalités doivent respecter les conditions prévues par la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1) et
la Loi sur les mines (RLRQ, chapitre M-13.1) à l'égard de toutes dispositions relatives aux activités d'extraction.
Dans tous les cas, aucune disposition d'un règlement d'urbanisme d'une municipalité ne peut avoir pour effet d'empêcher les
activités d'extraction, à l'exception des carrières, gravières et sablières situées sur des terres privées où, en vertu de la Loi sur les
mines (RLRQ, chapitre M 13.1), le droit à ces substances appartient au propriétaire du sol.
Règl. 192-2018-2
6.3.1 Dispositions applicables aux activités d'extraction
Toute nouvelle carrière ou sablière ou tout agrandissement d'une carrière ou sablière existante au-delà des limites d'une aire
d'exploitation déjà autorisée antérieurement par un certificat d'autorisation ou bénéficiant de droit acquis en vertu de la Loi sur la
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
352
qualité de l'environnement, n'est autorisé que si les normes minimales prescrites au Tableau DC6-12 ainsi que les conditions
suivantes sont respectées :
a)
Dans le cas d'une nouvelle carrière ou d'une nouvelle sablière située sur des terres privées où le droit à ces substances
minérales appartient au propriétaire du sol en vertu de la Loi sur les mines (RLRQ, chapitre M 13.1), l'aire d'exploitation n'est
pas située dans une zone où un usage résidentiel ou commercial est autorisé, conformément au Règlement sur les carrières
et sablières (Q-2, r. 7).
b)
Les voies d'accès privées de toute nouvelle carrière et sablière doivent être situées à au moins 25 mètres d'une habitation,
d'un édifice public de services culturels, éducatifs ou religieux, d'un établissement au sens de la Loi sur les services de santé
et services sociaux ou d'un établissement d'hébergement touristique ou commercial.
Règl. 192-2018-2
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 6 - Dispositions relatives à la gestion des ressources
353
Tableau DC6-12 - Normes de localisation d'un site d'extraction
Éléments visés par les normes
Distance minimale à respecter entre les éléments et
l'aire d'exploitation (m)
Carrière
Sablière
Puits, source et prise d'eau alimentant un réseau d'aqueduc
1 000
1 000
Périmètre d'urbanisation délimité au SADR ou territoire zoné résidentiel,
commercial ou mixte (résidentiel, commercial) en vertu d'une réglementation
d'urbanisme
600
150
Habitation1
600
150
Édifice public de services culturels, éducatifs, récréatifs ou religieux
600
150
Établissement au sens de la Loi sur les services de santé et services sociaux
600
150
Établissement d'hébergement touristique ou commercial
600
150
Réserve écologique
100
100
Ruisseau, rivière, lac, marécage
75
75
Route, rue, voie publique de circulation
70
35
Ligne de propriété de tout terrain n'appartenant pas au propriétaire de
l'exploitation
10
-
1Un principe de réciprocité devra s'appliquer pour l'implantation des nouvelles habitations à proximité des carrières et sablières.
c)
Un écran végétal respectant les dispositions de l'article 53 du Règlement sur les carrières et sablières doit être préservé et
maintenu depuis la route.
d)
Les carrières et sablières exploitées sur une base temporaire pour des fins de réfection, de construction, de reconstruction
ou d'entretien de chemins agricoles, forestiers ou miniers ne sont pas visées par le présent article.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 7 - Dispositions relatives à la mise en valeur des sites d'intérêt
354
CHAPITRE 7 - DISPOSITIONS RELATIVES À LA MISE EN VALEUR DES SITES D'INTÉRÊT
7.1
DISPOSITIONS RELATIVES AUX SITES HISTORIQUES
Par le biais de sa réglementation d'urbanisme, la municipalité devra :
−
Exercer un contrôle spécifique relativement au gabarit des immeubles à implanter, imposer une faible densité
d'occupation au sol;
−
Exercer un contrôle relativement aux matériaux de revêtement des bâtiments ceinturant le site historique;
−
Maintenir l'équivalent des marges de recul actuelles pour tous les nouveaux bâtiments pouvant s'implanter dans la
trame existante formant le site historique;
−
Favoriser l'établissement d'espaces verts sur le pourtour du site historique.
7.2
DISPOSITIONS RELATIVES AUX SITES ARCHÉOLOGIQUES
Les sites archéologiques doivent être protégés par un rayon de 30 mètres entourant le site. La surface totale à protéger peut donc
varier selon la superficie du site lui-même. Par ailleurs, le rayon de 30 mètres peut être moindre lorsqu'un site est adjacent à une
voie publique, le rayon de protection s'arrête alors à la limite d'emprise de cette voie publique.
Lorsqu'un site archéologique déborde de l'autre côté d'une voie de circulation, celui-ci doit être reconnu et régi comme un site
distinct.
7.3
DISPOSITIONS RELATIVES AUX MONUMENTS HISTORIQUES CITÉS
Les monuments historiques cités bénéficient de mesures de protection en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel reconnaissant
ainsi leur valeur au niveau national.
7.4
DISPOSITIONS RELATIVES AUX SITES ET ENSEMBLES D'INTÉRÊT CULTUREL
Par le biais de sa réglementation d'urbanisme, la municipalité doit :
−
Exercer un contrôle spécifique relativement au gabarit des immeubles à implanter, imposer une faible densité
d'occupation au sol;
−
Exercer un contrôle relativement aux matériaux de revêtement des bâtiments ceinturant le site ou l'ensemble culturel;
−
Maintenir l'équivalent des marges de recul actuelles pour tous les nouveaux bâtiments pouvant s'implanter dans la
trame existante formant le site ou l'ensemble culturel;
−
Favoriser l'établissement d'espaces verts sur le pourtour du site ou de l'ensemble culturel.
7.5
DISPOSITIONS RELATIVES AUX PAYSAGES PATRIMONIAUX
a)
Tout travail de rénovation ou d'agrandissement doit assurer le maintien des volumes architecturaux des bâtiments
traditionnels. On doit également assurer une harmonisation volumétrique minimale des nouvelles constructions et
l'implantation de ces dernières ne peut empiéter dans la marge de recul du ou des bâtiment(s) d'intérêt.
b)
Pour ce qui est des composantes, tels les matériaux de revêtement et les détails ornementaux, une municipalité peut adopter
des dispositions normatives particulières, voire soumettre les secteurs visés à l'application d'un PIIA.
7.6
DISPOSITIONS RELATIVES AUX HABITATS FAUNIQUES
Le Plan d'urbanisme doit présenter les habitats fauniques identifiés au SADR et reprendre les orientations et objectifs s'y appliquant.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 7 - Dispositions relatives à la mise en valeur des sites d'intérêt
355
a)
Dispositions applicables aux aires de concentration d'oiseaux et aux héronnières
Les dispositions contenues au présent article font référence à la cartographie des aires de concentration d'oiseaux et des sites
d'héronnières identifiés sur les cartes du SADR et s'appliquent exclusivement aux terres du domaine privé.
À l'intérieur de ces sites et d'une zone déterminée par un rayon de 60 mètres entourant ceux-ci, aucune construction, aucun
ouvrage, aucun bâtiment, ni aucune activité d'abattage, de récolte d'arbres ou de remise en production n'est autorisé; dans cette
zone, la culture et l'exploitation d'une érablière à des fins acéricole y sont également interdites.
De plus, aucune construction, aucun ouvrage relatif à l'aménagement de chemins ou de rues, ni aucune activité d'abattage et de
récolte d'arbres n'est autorisé à l'intérieur d'une zone déterminée par un rayon de 250 mètres entourant un site d'une héronnière,
pour la période de nidification du 15 avril au 15 juillet.
b)
Dispositions applicables aux ravages de cerfs de Virginie
Les ravages de cerfs de Virginie sont cartographiés sur les plans du SADR. Ils sont soumis aux restrictions suivantes :
−
La construction de nouvelles rues est interdite.
−
Sur les rues existantes, le lotissement est autorisé uniquement s'il y a une identification des différents corridors de
circulation du cerf de Virginie et fixe les normes permettant de maintenir ceux-ci afin de préserver la fonctionnalité des
différentes composantes du ravage, soit :
o
Corridor de déplacement;
o
Peuplements forestiers d'abri;
o
Peuplements forestiers de nourriture;
o
Peuplements forestiers de nourriture-abri.
−
Les nouveaux terrains subdivisés doivent assurer la continuité et l'interconnexion des espaces naturels préservés pour
faciliter les déplacements de la faune, le plus possible sans obstacle physique :
o
Pour permettre la circulation des cerfs de Virginie, assurer le maintien d'une bande boisée d'au moins 30 mètres sur la
ligne arrière du terrain;
o
Les corridors de déplacement sont constitués par la partie arrière des lots maintenus boisés, les nouveaux terrains
devant avoir une profondeur minimale de 80 mètres.
−
Les dispositions relatives à l'abattage d'arbres sont les mêmes que celles prévues à l'article 6.2.2 du présent Document
complémentaire.
c)
Dispositions applicables aux habitats de la tortue des bois
À partir de l'emplacement d'une aire d'utilisation ou de présence de tortues des bois, ou de l'emplacement de plusieurs aires
d'utilisation de cette espèce, le périmètre est établi en milieu terrestre à 200 m de part et d'autre du cours d'eau utilisé par les
tortues et en milieu aquatique sur une distance riveraine de 3 km de part et d'autre de la localisation de tortues.
De plus, dans les secteurs visés par un chevauchement des habitats de la tortue des bois et des limites des îlots déstructurés de
la rivière Noire à Saint-Jean-de-Matha (annexe B-SJM-7) et des Brises-B à Saint-Damien (annexe B-SDA-7), aucune nouvelle
construction ou amélioration ne peut être permise. Toute forme de déboisement est également interdite.
d)
Dispositions applicables aux habitats du rat musqué
L'habitat du rat musqué est cartographié sur les plans du SADR. À l'intérieur de ce site, aucune construction, aucun ouvrage, aucun
bâtiment, aucune amélioration, ni aucune activité de déblais ou de remblais, aucune activité de drainage, aucune activité de
dragage et aucune activité d'extraction n'est autorisée.
Règl. 236-2023
7.7
DISPOSITIONS RELATIVES AUX ESPÈCES FLORISTIQUES
Conformément à la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables, les dispositions suivantes s'appliquent aux habitats des espèces
floristiques menacées ou vulnérables identifiées au SADR, soit l'ail des bois et le conopholis d'Amérique :
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 7 - Dispositions relatives à la mise en valeur des sites d'intérêt
356
Nul ne peut, à l'égard d'une espèce floristique menacée ou vulnérable, posséder hors de son milieu naturel, récolter, exploiter,
mutiler, détruire, acquérir, céder, offrir de céder ou manipuler génétiquement tout spécimen de cette espèce ou l'une de ses parties,
y compris celle provenant de la reproduction.
Toutefois, cette interdiction ne s'applique pas :
−
À une activité exclue par règlement;
−
À une activité exercée conformément aux normes ou conditions d'intervention déterminées par règlement;
−
À une activité requise pour des fins éducatives, scientifiques ou de gestion exercée conformément aux conditions d'une
autorisation du ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements
climatiques;
−
À une activité requise pour réparer un dommage causé par une catastrophe ou pour prévenir un dommage qui pourrait
être causé par une catastrophe appréhendée.
7.8
DISPOSITIONS RELATIVES AUX NOYAUX VILLAGEOIS
Afin d'assurer la revitalisation et la pérennité des noyaux villageois et des secteurs anciens, les municipalités doivent adopter un
règlement sur les PIIA conformément aux articles 145.15 à 145.20.1 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.
L'identification, dans le règlement sur les PIIA, de certains territoires ou de certaines catégories de projets devant faire
l'objet d'une évaluation qualitative au moment d'une demande de permis ou de certificat permet à la municipalité d'assurer
la qualité de l'implantation et de l'intégration architecturale tout en tenant compte des particularités de chaque situation.
Les municipalités doivent établir des critères qualitatifs concordant minimalement avec les objectifs suivants :
−
Assurer une intégration cohérente du bâtiment avec le cadre bâti existant.
−
Assurer l'intégration des agrandissements ou modifications apportés aux bâtiments existants.
−
Veiller à la conservation des caractéristiques patrimoniales du bâtiment.
−
Préserver les espaces verts et les arbres matures sur le site.
−
Aménager les aires de stationnement de manière à minimiser leur impact visuel.
−
Dissimuler les équipements techniques et/ou d'utilités publiques.
−
Prévoir un éclairage qui met en valeur les bâtiments et qui contribue à la signature du projet.
−
Prévoir des aménagements qui mettent en valeur les bâtiments.
−
Assurer une intégration cohérente des enseignes et de l'affichage avec le milieu.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 7 - Dispositions relatives à la mise en valeur des sites d'intérêt
357
CHAPITRE 8 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX INFRASTRUCTURES
8.1
LA GESTION DES CORRIDORS ROUTIERS ASSOCIÉS AU CONCEPT D'ORGANISATION SPATIALE
Le concept d'organisation spatiale comprend les routes suivantes :
Tableau DC8-1 - Routes du concept d'organisation spatiale
Routes principales du réseau supérieur
N-S
Route 125
Route 131
Route 343
E-O
Route 329
Chemin du Nordet (no 32855)
Autres routes du réseau supérieur
N-S
Route 337
Chemin d'Entrelacs
Chemin Sainte-Béatrix
Chemin Saint-Gabriel
Chemin Antonio-Barrette
E-O
Route 335
Route 341
Route 345
Route 347
Route 348
Routes du réseau local
N-S
Chemin de la Ferme
Chemin des Aulnaies
E-O
Chemin de l'Église (Chertsey)
Chemin Chertsey
Chemin du Rang 4 (Saint-Alphonse-Rodriguez)
Chemins d'accès aux ressources
N-S
Chemin de Manawan
Route 3 (Parc du Mont-Tremblant)
E-O
Chemin de la Matawin Ouest
Chemin de la réserve Mastigouche
8.1.1 Dispositions relatives à l'aménagement des entrées charretières sur les routes principales du réseau supérieur
Aux abords des routes principales du réseau supérieur, c'est-à-dire les routes 125, 131, 343, 329, et le chemin du Nordet, la
municipalité doit minimalement intégrer les dispositions suivantes à l'intérieur de la réglementation d'urbanisme :
−
Prescrire une largeur maximale d'entrée charretière;
−
Prescrire un maximum d'une (1) entrée charretière par terrain. Toutefois, un maximum de deux (2) entrées charretières
par terrain occupé par un usage autre que résidentiel peut être autorisé;
−
Lorsqu'une entrée charretière est aménagée aux abords d'une route principale du réseau supérieur à l'extérieur du
périmètre d'urbanisation, exiger que le stationnement et les allées de circulation soient aménagés de telle sorte que le
véhicule puisse y entrer et en sortir en marche avant.
De plus, la municipalité doit prescrire l'obtention d'une autorisation auprès du MTQ préalablement à l'aménagement d'une entrée
charretière ou à un changement d'usage sur un terrain comprenant une telle entrée charretière, conformément à l'article 8.1.4 du
document complémentaire.
Il est également fortement recommandé que la municipalité prescrive toute autre mesure qu'elle juge appropriée afin que la gestion
des entrées charretière contribue à améliorer la sécurité et la fluidité des corridors routiers.
Règl. 207-2019
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 7 - Dispositions relatives à la mise en valeur des sites d'intérêt
358
8.1.2 Dispositions relatives à l'aménagement des intersections aux routes principales du réseau supérieur
Préalablement à l'ouverture d'une nouvelle rue qui croise une route principale du réseau supérieur, c'est-à-dire les routes 125, 131,
343, 329, et le chemin du Nordet, la municipalité peut produire ou exiger la réalisation d'une étude d'impact du projet sur la
circulation. Cette étude peut aborder diverses thématiques que la municipalité juge nécessaires en lien avec la mobilité et la
sécurité, par exemple la conception géométrique, le type de contrôle au carrefour, la gestion de la circulation, ou une étude de
capacité des voies de circulation.
De plus, la municipalité doit exiger l'obtention d'une autorisation auprès du MTQ préalablement à l'émission du premier permis de
lotissement ou de construction permettant l'ouverture de rue décrite au premier alinéa, conformément à l'article 8.1.4 du document
complémentaire.
Règl. 207-2019
8.1.3 Dispositions relatives à l'utilisation des terrains riverains à une route principale
Sur les terrains riverains à une route principale, des dispositions sont prévues concernant l'utilisation d'un terrain afin de régir
adéquatement la qualité visuelle de la zone d'ambiance associée à ces routes et d'atténuer les conséquences du bruit occasionné
par la circulation.
8.1.3.1 Dispositions relatives à la qualité visuelle de la zone d'ambiance
En matière d'affichage, seuls les types d'enseignes suivants, installées sur les terrains riverains aux routes principales du réseau
supérieur et visibles à partir de ces voies de circulation, sont encadrées par le présent schéma d'aménagement et de
développement révisé :
1.
Les enseignes non rattachées à un bâtiment;
2.
Les enseignes composées majoritairement d'un matériau non rigide, incluant celles rattachées à un bâtiment;
3.
Les enseignes temporaires, incluant celles rattachées à un bâtiment.
Les enseignes mentionnées au 1er alinéa du présent article sont soumises aux dispositions normatives suivantes :
1.
Les enseignes non rattachées à un bâtiment doivent être implantées sur une surface délimitée, pourvues d'un
aménagement paysager à sa base et intégrées aux autres aménagements du site;
2.
Une seule enseigne non rattachée à un bâtiment est autorisée par terrain;
3.
La hauteur maximale d'une enseigne non rattachée à un bâtiment est de 7 m, mesurée à partir du sol;
4.
La municipalité doit encadrer les enseignes temporaires au niveau de la durée, du type de matériau (ex. rigide, banderole,
etc.), de ses dimensions et de sa localisation;
5.
Les types d'enseignes suivants sont interdits :
a) Les panneaux-réclames et enseignes publicitaires, sauf celles à des fins communautaires ou municipales;
b) Les enseignes amovibles, disposées sur roue, traîneau ou transportable, sauf pour certains événements
spécifiés par la municipalité;
c)
Les enseignes à message variable non intégrées à une enseigne permanente conforme à la réglementation
d'urbanisme de la municipalité;
d) Les enseignes lumineuses à éclat, avec gyrophare, ou dont l'éclairage est projeté hors du terrain et qui pourrait
gêner la vision des automobilistes.
De plus, l'évaluation d'une transformation ou d'une construction d'une enseigne non rattachée à un bâtiment qui est visée au 1er
paragraphe du 1er alinéa du présent article doit se faire par l'adoption d'un règlement municipal sur les PIIA, conformément aux
articles 145.15 à 145.20 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, et dont les objectifs sont minimalement les suivants :
1.
L'enseigne s'intègre harmonieusement au paysage et s'harmonise avec l'architecture du bâtiment principal en ce qui
concerne la forme, les dimensions, les matériaux et l'éclairage;
2.
Les enseignes éclairées par réflexion (source indirecte et constante) sont favorisées;
3.
L'enseigne est préférablement fabriquée de bois ou autre matériau ayant une apparence de bois, avec lettrage sculpté
en relief;
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 7 - Dispositions relatives à la mise en valeur des sites d'intérêt
359
4.
Les enseignes de facture professionnelle sont fortement encouragées (matériaux neufs, lettrage symétrique, etc.);
5.
Les enseignes à messages variables sont intégrées dans une structure permanente et de bonne qualité.
Enfin, sur les terrains riverains aux routes principales du réseau supérieur, l'entreposage extérieur est prohibé à l'intérieur de la
marge de recul avant minimale prescrite à la réglementation d'urbanisme de la municipalité, et ce, pour les terrains occupés par
un usage principal commercial ou industriel. »
Règl. 194-2018
8.1.3.2 Mesures particulières prévues à la Loi sur la publicité le long des routes
Sur les routes entretenues par le MTMDET en vertu de la Loi sur la voirie, ainsi qu'aux abords des haltes routières et belvédères
qui s'y rattachent, la Loi sur la publicité le long des routes régit l'affichage. La municipalité doit se doter d'une réglementation
conforme à cette Loi.
Nonobstant ce qui précède, l'affichage publicitaire est interdit dans les cas suivants :
−
Remorques publicitaires et toute autre structure servant de support à des panneaux publicitaires, installés sur un terrain
vacant;
−
Publicités commerciales situées sur un terrain autre que le terrain de l'entreprise annoncée.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 7 - Dispositions relatives à la mise en valeur des sites d'intérêt
360
8.1.3.3
Dispositions relatives à la gestion du bruit pour les usages sensibles
Dans les municipalités de Rawdon, Chertsey, Saint-Alphonse-Rodriguez, Saint-Félix-de-Valois, Saint-Jean-de-Matha, Sainte-
Marcelline-de-Kildare et Sainte-Émélie-de-l'Énergie, les espaces situés à l'intérieur d'une zone de contrainte de bruit routier
identifiés sur une ou l'autre des cartes de l'annexe B « Contrainte de bruit routier et secteurs d'exception » sont des secteurs
sensibles au bruit routier assujettis aux dispositions du présent article seulement lorsque les terrains visés sont occupés par un
des usages sensibles suivants :
−
Tous les usages « résidentiels »;
−
Tous les usages « institutionnel et communautaire »;
−
Tous les usages « récréatif intensif »;
−
Les usages « commerce et service », « hébergement », « récréatif extensif » et les « activités d'interprétation » de nature
communautaire tels que, de façon non limitative, une garderie, un camping avec ou sans service, une salle de réception
ou de conférence, ainsi qu'un établissement ou la tenue d'événement à caractère éducatif, culturel ou religieux. Toutefois,
les hôtels, motels, et sentiers de plein air ne sont pas considérés comme des usages sensibles au bruit routier.
La municipalité peut, à l'intérieur de sa réglementation d'urbanisme, préciser une limite de zone de contrainte de bruit routier qui
n'excède pas la distance en mètre, calculée de part et d'autre de la route à partir de la médiane de la chaussée, indiquée sur la
zone de contrainte correspondante entre les limites du segment routier illustrées sur les cartes de l'annexe B « Contrainte de bruit
routier et secteurs d'exception ».
Dans les secteurs sensibles au bruit routier, les travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement d'un bâtiment
principal, les travaux d'aménagement d'un espace extérieur assimilable à une aire de jeu ou de détente, ainsi que l'exercice d'un
nouvel usage sensible mentionné au premier alinéa, sont prohibés sauf dans les cas où :
1. Pour 1) les terrains déjà occupés par un usage sensible tel que décrit au premier aliéna avant l'entrée en vigueur du premier
règlement d'urbanisme ayant intégré les dispositions du présent article, 2) les terrains occupés par une résidence construite
en zone agricole conformément à l'article 40 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, de même que
3) les espaces compris à l'intérieur d'un secteur d'exception délimité dans un ou l'autre des cartes de l'annexe B « Contrainte
de bruit routier et secteurs d'exception », les dispositions suivantes sont respectées :
a)
Un cadre normatif intégré à l'intérieur d'un règlement de zonage, ou un cadre discrétionnaire intégré à l'intérieur
d'un règlement sur les plans d'implantation et d'intégration architecturale ou d'un règlement sur les usages
conditionnels, qui respectent l'ensemble des critères suivants, et ce, dans l'objectif de combattre la pollution
sonore émanant de la circulation routière afin d'atteindre sensiblement les niveaux sonores considérés comme
acceptables au présent SADR et dans la Politique sur le bruit routier :
Assurer une harmonisation avec l'implantation du cadre bâti existant à proximité;
Préserver le couvert forestier existant aux abords du réseau routier supérieur;
Prioriser, lorsque possible, des éléments architecturaux et d'implantation qui atténuent l'impact sonore du
bruit routier. Il peut s'agir, par exemple, d'une orientation du bâtiment en biais de la route du réseau supérieur,
ou d'une localisation à des endroits moins exposés au bruit des fenêtres, des bouches de ventilation, des
balcons et de certaines pièces de vie (chambre, salle de séjour, salle à manger).
2. Pour les autres secteurs sensibles au bruit routier, l'ensemble des dispositions suivantes sont respectées :
a) Des mesures d'atténuation adéquates (c'est-à-dire une distance séparatrice avec le réseau routier, un écran
antibruit, ou l'insonorisation du bâtiment) sont prévues et validées par un rapport d'évaluation acoustique afin
que :
Le niveau sonore observé à l'extérieur, soit égal ou inférieur à 55 dBA Leq, 24 h ;
Le niveau sonore observé à l'intérieur des étages du bâtiment principal situés au-dessus du rez-de-chaussée,
soit inférieur ou égal à un seuil de 40 dBA Leg, 24 h.
b) Un rapport d'évaluation acoustique doit respecter les éléments suivants :
Il doit être signé par un professionnel compétent en acoustique;
Il doit décrire les travaux projetés par le requérant et les illustrer sur un plan;
Il doit contenir la date de fin projetée des travaux;
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 7 - Dispositions relatives à la mise en valeur des sites d'intérêt
361
Il doit contenir une description de la méthodologie utilisée pour mesurer le climat sonore actuel dans les
espaces visés par les travaux. La méthodologie doit notamment indiquer la position du sonomètre (les
sonomètres et les étalonneurs acoustiques doivent être dûment certifiés par un laboratoire agréé), les
conditions météorologiques et l'état de la chaussée lors des relevés sonométriques. De plus, le climat sonore
actuel doit être décrit et les niveaux sonores doivent être enregistrés de manière à pouvoir discriminer les
événements sonores particuliers et à les extraire au besoin en vue d'identifier avec précision le bruit
attribuable à la route principale visée du réseau supérieur;
Il doit utiliser une projection des données du débit journalier moyen estival (DJME) pour les automobiles et
les véhicules lourds sur un horizon de 10 ans après la date de fin projetée des travaux, obtenue ou entérinée
par le ministère des Transports du Québec (MTQ), pour tous les tronçons du réseau routier supérieur compris
dans la zone de contrainte de bruit routier concerné, et il doit contenir une copie du document officiel du MTQ
ou de la municipalité indiquant ces informations;
Il doit évaluer et prévoir à long terme le niveau sonore émanant de la circulation routière à l'aide du modèle
de prévision sonore Traffic Noise Model (TNM) de la Federal Highway Administration (FHWA) (version 2.5
ou plus récente) ou tout autre modèle reconnu par le MTQ. Les paramètres de base du modèle doivent
comprendre minimalement la projection du DJME par classe de véhicules provenant du MTQ, la vitesse
affichée, la localisation de la route principale concernée et des récepteurs, de même que les conditions du
terrain. Il doit également identifier sur un plan la délimitation projetée de l'isophone 55 dBA Leq, 24 h issue de
l'application du modèle qui tient compte des travaux projetés ainsi que des mesures d'atténuation proposées;
Il doit proposer et définir les mesures d'atténuation requises afin que les travaux projetés et les espaces
occupés par le nouvel usage sensible respectent les seuils maximaux de niveau sonore prescrits à la
réglementation d'urbanisme. De plus :
− Lorsqu'une mesure d'atténuation est un écran antibruit (butte et/ou mur antibruit), le professionnel doit
fournir ses caractéristiques acoustiques et physiques détaillées et démontrer que sa conception
respecte les normes et les standards reconnus par le MTQ en matière d'écrans antibruit (par exemple,
ceux édictés dans les publications de la collection « Ouvrages routiers » du MTQ).
− Lorsqu'une mesure d'atténuation est l'insonorisation d'un bâtiment, le rapport doit identifier l'ensemble
des méthodes et des matériaux contribuant à l'atteinte des niveaux sonores prescrits à la
réglementation d'urbanisme.
Règl. 207-2019
8.1.3.3.1 Dispositions relatives aux secteurs d'exception à la marge de recul applicable aux usages sensibles
(résidentiel, institutionnel et récréatif)
(ABROGÉ)
Règl. 207-2019
8.1.4 Obtention d'un permis du MTMDET pour la gestion des accès
Pour tout terrain non construit et riverain à une route de classe supérieure (à la charge du MTMDET), une autorisation d'accès
(entrées charretières et intersections) est requise en vertu de l'article 23 de la Loi sur la voirie, que ce soit pour un nouveau
lotissement, une nouvelle construction ou pour la construction, la modification ou le changement d'usage d'une entrée privée.
Tout projet de lotissement impliquant la création de 10 lots ou plus, situé en partie ou en totalité à une distance de 250 mètres ou
moins d'une route de classe supérieure, est soumis à cette même obligation. Cette obligation ne s'applique pas là où la limite de
vitesse de base affichée est de 50 km/h ou moins.
Cette autorisation d'accès délivrée par le MTMDET doit accompagner toute demande de permis déposée à un officier municipal.
L'aménagement de tout nouvel accès doit également respecter les dispositions prévues à l'article 8.1.2 du présent chapitre.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 7 - Dispositions relatives à la mise en valeur des sites d'intérêt
362
8.2
DISPOSITIONS RELATIVES À L'IMPLANTATION DES ANTENNES ET DES TOURS DE TÉLÉCOMMUNICATION
Les présentes dispositions s'appliquent à l'installation d'une nouvelle antenne de télécommunication sur le territoire de la MRC de
Matawinie et à la construction ou l'agrandissement d'une tour de télécommunication de plus de 30 mètres de hauteur calculés à
partir du niveau du sol.
8.2.1 Antenne de télécommunication
Toute nouvelle antenne de télécommunication doit être installée à même une tour, un bâtiment, une construction ou autre structure
existante à l'entrée en vigueur du présent SADR. Une antenne peut aussi être installée sur une tour de télécommunication
implantée conformément aux dispositions prévues dans le présent document.
8.2.2 Tour de télécommunication
Une nouvelle tour de télécommunication peut être installée sur l'ensemble du territoire dans la mesure où les conditions de l'article
8.2.3 sont respectées.
8.2.3 Conditions relatives à l'implantation d'une nouvelle tour de télécommunication
Aucun permis de construction ou certificat d'autorisation relatif à la construction, à l'agrandissement ou à la modification d'une tour
de télécommunication ne peut être délivré, à moins que ne soient respectées les conditions suivantes :
a)
La construction de la tour projetée se justifie par l'impossibilité d'utiliser une structure ou un bâtiment existant dans le secteur
environnant qui permettrait de supporter l'antenne de télécommunication et ainsi desservir le secteur en question;
b)
La tour de télécommunication est conçue de façon à permettre le partage avec d'autres utilisateurs;
c)
La tour de télécommunication est projetée à plus de 100 mètres d'un bâtiment utilisé à des fins d'habitation;
d)
La tour de télécommunication est projetée à plus de 200 mètres d'un bâtiment utilisé à des fins d'édifice public, de services
culturels, éducatifs, récréatifs ou religieux, d'un établissement au sens de la Loi sur les services de santé et services sociaux;
e)
La tour de télécommunication est projetée à l'extérieur des zones de contraintes naturelles tels milieux humides, habitats
fauniques, espèce floristique d'intérêt particulier, ravages de cerfs, zones inondables et zones exposées aux glissements de
terrain.
8.2.4 La nécessité du permis de construction pour les tours de télécommunication
Toute construction, agrandissement ou modification d'une tour de télécommunication est interdit sans avoir, au préalable, obtenu
un permis de construction ou un certificat d'autorisation de la part de la municipalité.
8.2.4.1 Plans et documents devant accompagner une demande de permis de construction
Une demande de permis de construction visant la construction, l'agrandissement ou la modification d'une tour de
télécommunication doit être datée, signée par le requérant et accompagnée de deux (2) copies des plans et documents suivants :
a)
Nom, prénom, adresse et numéro de téléphone du ou des propriétaires ou, le cas échéant, de son représentant autorisé;
b)
Le numéro du ou des lots formant le terrain, sa superficie et ses dimensions;
c)
La description sommaire de la tour et de ses bâtiments projetés;
d)
Une description des aménagements et ouvrages nécessaires à son implantation;
e)
La date du début des travaux ainsi que la date prévue de fin des travaux;
f)
L'estimation du coût projeté des travaux incluant les matériaux et la main d'œuvre;
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 7 - Dispositions relatives à la mise en valeur des sites d'intérêt
363
g)
La localisation de tout lac, cours d'eau ou limites d'un milieu humide situé dans un rayon de 100 mètres de l'emplacement
projeté du bâtiment principal ainsi que la délimitation de la rive;
h)
L'identification de toutes les parties du site qui seront dérangées pendant les travaux, notamment les aires à déboiser;
i)
La localisation et la description des mesures temporaires et permanentes de contrôle de l'érosion et des sédiments prévues;
j)
La démonstration, par les motifs techniques justificatifs, qu'il n'y a pas dans le secteur environnant de tours, bâtiments ou
structures existantes pouvant accueillir la nouvelle antenne;
k)
une simulation visuelle de la structure d'accueil d'antenne de télécommunication projetée sous différents angles de prises de
vue;
l)
Le profil de l'antenne de télécommunication sur sa structure qui illustre son élévation et les motifs de son choix;
m)
Une fiche technique de l'antenne de télécommunication ou d'un dispositif semblable prévu qui inclut les haubans et qui
mentionne notamment les spécifications électriques et mécaniques;
n)
Un engagement à procéder au démantèlement de la structure et à remettre le terrain en bon état de propreté lorsqu'il n'est
plus utilisé à cette fin;
o)
Une étude de caractérisation du milieu naturel et un inventaire des espèces fauniques effectuée par un professionnel en
environnement.
8.2.4.2 Annulation et caducité du permis de construction
Un permis pour la construction d'une antenne ou d'une tour de télécommunication devient nul et sans effet dans les cas suivants :
a)
Les travaux ne sont pas commencés et une période de 6 mois s'est écoulée depuis la délivrance du permis;
b)
Les travaux sont interrompus pendant plus de 6 mois consécutifs;
c)
Les travaux ne sont pas menés à terme et 12 mois se sont écoulés depuis la délivrance du permis;
d)
Le permis a été délivré sur la base d'une déclaration, d'une information, d'un plan ou d'un document faux ou erroné;
e)
Les travaux ne sont pas réalisés conformément aux prescriptions des règlements d'urbanisme de la municipalité locale ou
aux conditions rattachées au permis;
f)
Une modification a été apportée aux travaux autorisés ou aux documents approuvés sans l'approbation préalable du
fonctionnaire désigné.
Dans les cas prévus aux paragraphes e) et f) du premier alinéa, l'annulation du permis est temporaire jusqu'à ce que les travaux
soient corrigés ou que les modifications apportées soient approuvées par le fonctionnaire désigné. La remise en vigueur du permis
n'a pas pour effet de prolonger les délais prévus aux paragraphes a) et c) du premier alinéa. Le paragraphe b) du premier alinéa
s'applique même si les travaux sont interrompus en raison de l'annulation du permis pour les motifs visés au paragraphe e) ou f)
du premier alinéa.
8.3
LA PLANIFICATION DES INFRASTRUCTURES ET ÉQUIPEMENTS À VOCATION INTERMUNICIPALE AU SEIN DES PLANS
D'URBANISME
Il importe que chaque municipalité indique, à l'intérieur de son plan d'urbanisme, la localisation des équipements et infrastructures
à vocation intermunicipale ou régionale. Ceux-ci sont identifiés au Tableau DP13-1 du chapitre 13 relatif aux infrastructures et
équipements autres que le transport (Section1 - Le Schéma d'aménagement et de développement). Cette obligation est
commandée par l'importance de ces équipements dans la définition de la qualité de vie des citoyens.
Section 2 - Le Document complémentaire
Chapitre 9 - Dispositions relatives au Territoire non organisé
364
CHAPITRE 9 DISPOSITIONS RELATIVES AU TERRITOIRE NON ORGANISÉ
En plus des dispositions édictées dans le présent chapitre, l'ensemble des dispositions du Document complémentaire s'applique
également au TNO.
9.1
BANDE BOISÉE ET RIVE
À l'intérieur de la bande boisée de 10 mètres de largeur s'étendant de la ligne de lot vers le centre du terrain, aucune construction
et aucun ouvrage ne sont autorisés et la végétation naturelle doit être conservée intégralement, sauf pour l'enlèvement des arbres
morts ou endommagés par le feu, les insectes, les champignons ou autres agents destructeurs naturels et l'aménagement d'une
voie d'accès au terrain. Nonobstant ce qui précède, sur les terrains privés situés à Saint-Guillaume-Nord, la bande boisée est de
5 mètres. Dans tous les cas, lorsqu'il y a présence d'un cours d'eau en ligne arrière, avant ou latérale, la rive a préséance sur la
bande boisée.
La rive, en territoire public, est de 20 mètres à partir de ligne des hautes eaux, mis à part les lots et terrains privés situés à Saint-
Guillaume-Nord, où les dispositions de l'article 5.2.1 du Document complémentaire s'appliquent.
9.2
LES VOIES D'ACCÈS AU PLAN D'EAU ET AU TERRAIN
a)
Le tracé de la voie d'accès au plan d'eau doit former une courbe par rapport au plan d'eau de façon à prévenir l'érosion.
b)
L'accès au terrain doit avoir une largeur maximale de 6 mètres.
9.3
LA MARGE D'IMPLANTATION DES BÂTIMENTS PAR RAPPORT À UN PLAN D'EAU
Tout bâtiment doit être érigé à au moins 25 mètres de la rive, mis à part les lots et terrains privés situés à Saint-Guillaume-Nord où
tout bâtiment doit être à au moins 15 mètres. Cette distance est calculée à partir de la ligne des hautes eaux.
Section 3
Le Document sur les coûts des infrastructures et des équipements
Section 3
Le Document sur les coûts des infrastructures et des équipements
Section 3 - Le Document sur les coûts des infrastructures et des équipements
366
Conformément au premier alinéa de l'article 7 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le SADR doit être accompagné d'un
document indiquant les coûts approximatifs des divers équipements et infrastructures intermunicipaux qui sont proposés dans le
schéma.
Dans l'horizon de l'actuel SADR, la MRC de Matawinie ne prévoit pas être maître d'œuvre quant à l'implantation de telles
infrastructures ou équipements sur son territoire.
Section 4
Le Plan d'action
Section 4
Le Plan d'action
Section 4 - Le Plan d'action
368
Comme prévu au paragraphe 1 de l'article 7 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le plan d'action présenté ci-après est un guide permettant aux autorités de la MRC, aux
élus municipaux et aux autres intervenants publics et privés de mettre en œuvre les orientations du présent SADR. Les actions sont présentées en fonction des grands thèmes du
SADR.
Rappelons que l'adoption d'un plan d'action n'entraîne aucune obligation quant à sa réalisation. Il peut être modifié en tout temps par le Conseil de la MRC pour lui permettre
d'évoluer selon la réalité conjoncturelle.
Champs d'intervention
Actions
Intervenants potentiels
Court terme
(- de 2 ans)
Moyen terme
(2 à 5 ans)
Long terme
(5 ans et +)
Agriculture
Mettre en œuvre le plan de développement
de la zone agricole
MRC de Matawinie
Municipalités locales
Comité consultatif agricole de la MRC
UPA Lanaudière
MAPAQ
♦
♦
Réaliser le volet 2 de l'article 59 de la Loi
sur la protection du territoire et des activités
agricoles - demande d'utilisation à des fins
résidentielles sur des lots de superficies
suffisantes
MRC de Matawinie
Municipalités locales
Comité consultatif agricole de la MRC
UPA Lanaudière
MAPAQ
MAMOT
♦
Zones de dangers
naturels
Réviser les zones inondables des territoires
municipalisés identifiées au SADR
MRC de Matawinie
Municipalité locales
Université du Québec à Trois-Rivières
MDDELCC
♦
Cartographier les zones inondables dans le
secteur Saint-Guillaume-Nord du Territoire
non organisé
MRC de Matawinie
Service d'inspection TNO
Université du Québec à Trois-Rivières
MDDELCC
♦
Assurer la concordance du SADR à la
nouvelle orientation gouvernementale en
matière d'aménagement « Pour une
meilleure gestion des risques dansles
zones potentiellement exposées aux
glissements de terrain dans les dépôts
meubles ».
MRC de Matawine
Municipalités locales
MSP
♦
Section 4 - Le Plan d'action
369
Champs d'intervention
Actions
Intervenants potentiels
Court terme
(- de 2 ans)
Moyen terme
(2 à 5 ans)
Long terme
(5 ans et +)
Réseau routier
Caractériser les routes régionales et
proposer des alternatives pour l'affichage.
Proposer un projet d'affichage pour une
image matawinienne - assurer la
concordance avec les actions du PDZA
MRC de Matawinie
Municipalités locales
Service de développement local
Tourisme Lanaudière
♦
♦
Mettre à jour les marges de recul
applicables à certains segments routiers
(en utilisant les données des DJME 2016)
et identifier les secteurs d'exception
MRC de Matawinie
Municipalités locales
MTMDET
♦
Réseau routier
Mettre en œuvre le plan d'intervention en
infrastructures routières locales (PIIRL)
MRC de Matawinie
Municipalités locales
MTMDET
♦
♦
Élaborer un plan d'action pour
l'amélioration des routes 125,131 et 343
MRC de Matawinie
Municipalités locales
MTMDET
Comité transport de la MRC
♦
♦
Réviser la classification fonctionnelle des
routes locales de classe 1 et 2
MRC de Matawinie
Municipalités locales
MTMDET
Comité transport de la MRC
♦
♦
Gestion des matières
résiduelles
Mettre en œuvre le plan de gestion des
matières résiduelles de 2e génération
MRC de Matawinie
Municipalités locales
MDDELCC
Recyc-Québec
Comité de protection de l'environnement matawinien
(CPEM)
♦
♦
Système d'information
géographique
Actualiser le système d'information de la
MRC afin de se doter d'une cartographie
régionale interactive
MRC de Matawinie
Municipalités locales
MAMOT
♦
♦
Gestion du territoire
Poursuivre la mise en œuvre de la
délégation de gestion foncière et gestion de
l'exploitation du sable et du gravier sur les
terres du domaine de l'État
MRC de Matawinie
MERN
MFFP
♦
♦
Section 4 - Le Plan d'action
370
Champs d'intervention
Actions
Intervenants potentiels
Court terme
(- de 2 ans)
Moyen terme
(2 à 5 ans)
Long terme
(5 ans et +)
Poursuivre la mise en œuvre de la
délégation de gestion foncière et forestière
du TPI :
Révision et mise en œuvre du Plan
d'aménagement intégré (PAI)
Élaboration et mise en œuvre des plans
d'aménagement forestiers tacites et
opérationnels du TPI (PAFI)
MRC de Matawinie
MERN
MFFP
Comité multiressource
♦
♦
Gestion du territoire
Participer activement à la mise en œuvre
du plan régional de développement du
territoire public (PRDTP)
MRC de Matawinie
ZECs
MAMOT
MERN
MFFP
♦
♦
Gestion de l'eau
Assurer l'arrimage entre les plans
directeurs de l'eau et le schéma
d'aménagement et de développement
révisé (via le cadre régional de gestion de
l'eau)
MRC de Matawinie
Municipalités locales
OBV
MRC limitrophes
MDDELCC
♦
Procéder à l'identification et la localisation
des installations de prélèvement des eaux
MRC de Matawinie
Municipalités locales
MDDELCC
♦
Parcs régionaux
Assurer l'arrimage entre les plans
d'aménagement et de gestion des parcs
régionaux et le schéma d'aménagement et
de développement révisé
MRC de Matawinie
SDPRM
Comité de suivi interministériel
♦
♦
Conformité
Élaborer un guide de conformité des plans
et règlements d'urbanisme des
municipalités locales à l'égard du schéma
d'aménagement et de développement
révisé
MRC de Matawinie
Municipalités locales
♦
Section 4 - Le Plan d'action
371
Champs d'intervention
Actions
Intervenants potentiels
Court terme
(- de 2 ans)
Moyen terme
(2 à 5 ans)
Long terme
(5 ans et +)
Concept Vélo
Création d'un comité pour l'élaboration du
réseau cyclable régional
MRC de Matawinie
Municipalités locales
MTMDET
Tourisme Lanaudière
Vélo Québec
CDBL
♦
♦
Protection des paysages
Cartographier les unités de paysages pour
les rendre concordantes avec les
orientations du schéma d'aménagement et
de développement révisé
MRC de Matawinie
Municipalités locales
♦
Gestion de l'urbanisation
hors PU
Mettre en place un mécanisme de suivi de
l'ouverture des nouvelles rues, des
nouveaux développements résidentiels et
de l'évolution des permis de construction
MRC de Matawinie
Municipalités locales
♦
♦
♦
Analyser les réseaux d'aqueduc ou d'égout
situés à l'extérieur des périmètres
d'urbanisation, afin de déterminer ceux
ayant un potentiel de prolongation, et
déposer une demande aux ministères
concernés
MRC de Matawinie
Municipalités locales
MAMOT
MDDELCC
♦
Activité minière
Identifier les territoires incompatibles avec
l'activité minière conformément aux
orientations gouvernementales
MRC de Matawinie
Municipalités locales
MAMOT
MERN
♦
Section 5
Les modalités et conclusions des consultations publiques
Section 5
Les modalités et conclusions des consultations publiques
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
373
5.1
INTRODUCTION
Dans le cadre du processus de révision du schéma d'aménagement, la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme prévoit la tenue d'une
période de consultation publique afin d'entendre toute personne physique ou morale qui désire exprimer son point de vue sur le
second projet de schéma d'aménagement révisé. Ces consultations sont tenues par la Commission consultative d'aménagement
constituée par le Conseil de la MRC et présidées par le préfet.
En vertu du deuxième alinéa de l'article 7 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, le SADR doit être accompagné d'un document
précisant les modalités et les conclusions de la consultation publique. Ce chapitre présente les modalités de publication de l'avis
public, le calendrier des assemblées, le déroulement de la consultation publique, la participation à chacune des assemblées et
finalement les motifs d'accord et de désaccords exprimés par les personnes consultées.
Parallèlement à la consultation des citoyens, s'est tenue une consultation des organismes régionaux. Ces derniers se sont vu
remettre une copie du second projet de schéma d'aménagement révisé et ont été invités à produire un mémoire et à venir le
présenter en audience aux membres de la Commission consultative d'aménagement.
5.2
PUBLICATION DE L'AVIS
La MRC de Matawinie a informé la population de la tenue des assemblées de consultation publique par la publication d'un avis
dans trois journaux qui couvrent l'ensemble du territoire matawinien, soit le Journal L'Action et le Journal L'Action de Montcalm
dans les éditions du 26 mars 2006 ainsi que dans le Journal Altitude dans son édition du 14 avril 2006. L'avis public a également
été affiché aux bureaux de la MRC ainsi que dans tous les bureaux municipaux.
Un résumé du second projet de schéma d'aménagement révisé (PSAR II) a aussi été produit et envoyé à chaque adresse postale
des résidants permanents sur le territoire de la MRC. Les villégiateurs pouvaient quant à eux se procurer une copie du résumé
dans des points de chute ciblés dans chaque municipalité.
Une copie du second projet de schéma d'aménagement révisé était disponible en consultation dans chaque municipalité ainsi
qu'aux bureaux de la MRC de Matawinie.
5.3
CALENDRIER DES ACTIVITÉS
Dix assemblées de consultations publiques ont été tenues afin de répondre à l'exigence de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
de consulter plus de 50 % de la population sur le territoire.
Municipalités
Date
Chertsey
4 mai 2006, 19 h
Sainte-Béatrix
11 mai 2006, 19 h
Saint-Donat (Notre-Dame-de-la-Merci)
19 mai 2006, 19 h
Saint-Damien (Sainte-Émélie-de-l'Énergie)
24 mai 2006, 19 h
Saint-Jean-de-Matha
29 mai 2006, 19 h
Saint-Alphonse-Rodriguez (Sainte-Marcelline-de-Kildare et Saint-Côme)
1er juin 2006, 19 h
Rawdon
5 juin 2006, 19 h
Entrelacs
14 juin 2006, 19 h
Saint-Félix-de-Valois
16 juin 2006, 19 h
Saint-Michel-des-Saints (Saint-Zénon)
22 juin 2006, 19 h
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
374
5.4
DÉROULEMENT DE LA CONSULTATION PUBLIQUE
Les assemblées de consultation publique se sont déroulées de la façon suivante :
−
Mot de bienvenue du président de la Commission consultative d'aménagement par le préfet ou la préfète suppléante;
−
Explication du déroulement de l'assemblée;
−
Présentation d'un montage photo sur la qualité et l'intégrité du paysage;
−
Présentation PowerPoint du contenu du PSAR II et exposition des cartes dans la salle;
−
Pause café, avec explication des cartes par les membres de la Commission;
−
Période de questions sur le contenu de la présentation;
−
Explication du suivi de la consultation publique;
−
Remerciement du préfet;
−
Fin de l'assemblée de consultation publique.
5.5
PARTICIPATION À LA CONSULTATION
a)
Consultation des organismes régionaux
Voici les principaux organismes ayant sollicité la MRC en audience publique pour la présentation d'un mémoire en réaction au
contenu du second projet de schéma d'aménagement révisé qui ont été reçu et entendu à la MRC lors de trois journées de
consultation :
Date
Organismes
2 mai 2006
Conseil de la culture de Lanaudière
Agence régionale de mise en valeur des forêts privées de Lanaudière
Louisiana Pacific inc.
AGIR Maskinongé
Zecs de Lanaudière
CARA
15 mai 2006
Tourisme Lanaudière
SÉPAQ
Foresterie Saint-Donat
Groupe territoire culturel
Action forêt lanaudoise
27 juin 2006
Comité de développement social de la Matawinie
Association du Lac Cloutier
Association du Lac Taureau
Inter-Association de Saint-Donat
Club Plein air Saint-Donat
APELA (Association pour la protection du lac Archambault)
Association du lac des Français
b)
Consultation de la population matawinienne
Pour chacune des assemblées publiques de consultation tenue dans les dix municipalités mentionnées à l'article 5.3, l'assistance
se chiffrait à :
Chertsey : 37 participants
Rawdon : 12 participants
Sainte-Béatrix : 11 participants
Entrelacs : 14 participants
Saint-Donat (Notre-Dame-de-la-Merci) : 34 participants
Saint-Félix-de-Valois : 12 participants
Saint-Damien (Sainte-Émélie-de-l'Énergie) : 37 participants
Saint-Michel-des-Saints : 81 participants
Saint-Jean-de-Matha : 31 participants
Saint-Alphonse-Rodriguez (Sainte-Marcelline-de-Kildare et Saint-Côme) : 46 participants
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
375
5.6
LES MOTIFS D'ACCORD ET DE DÉSACCORD EXPRIMÉS
Gestion des ressources
Accord
On félicite la MRC de mettre en valeur les richesses agricoles de la Matawinie.
Désaccords
Foresterie
On juge que le PSAR II laisse pour compte le secteur de la foresterie.
On considère que la microforesterie aurait des impacts majeurs sur les coûts de production des forestiers.
On doute que la microforesterie puisse devenir une forme de foresterie concurrentielle.
Pas de stratégie particulière dans l'axe de la Route 131 pour la consolidation viable de la foresterie.
Le découpage des affectations forestières ne tient pas compte des forêts privées.
Affectations
Différences significatives entre le plan d'urbanisme d'Entrelacs et les nouvelles affectations du territoire.
Proposition d'agrandissement du périmètre d'urbanisation d'Entrelacs est un élément négatif.
On déplore la diminution des affectations forestières au profit du récréotourisme.
Empiétement de l'affectation récréotouristique sur l'affectation villégiature.
Commentaires /
précisions
Foresterie
On demande des précisions quant à la réglementation sur l'abattage d'arbres.
On demande si la MRC s'implique dans la gestion de la forêt publique et s'il y a une stratégie forestière au schéma
d'aménagement.
On demande ce que la MRC peut faire pour limiter les coupes à blanc et comment peuvent être punis les contrevenants.
Préoccupation à l'égard des emplois forestiers, compte tenu du contexte économique touchant le secteur de la foresterie et les
normes relatives au paysage mises de l'avant par le PSAR II.
Préoccupation quant aux coupes forestières prévues en secteur récréatif.
On demande que la MRC agisse de façon concertée avec les forestiers afin d'être plus près de la réalité terrain.
Les représentants de l'entreprise Louisiana Pacific se disent très préoccupés par les conclusions de la Commission Coulombe et
par les normes proposées par le PSAR II.
On souligne que les municipalités de Saint-Michel-des-Saints et Saint-Zénon ont une vocation prioritairement forestière et
qu'elles ont besoin de solutions adaptées à leur réalité.
On demande comment la Commission d'aménagement gérera les commentaires reçus de l'ensemble de l'industrie forestière.
Agriculture
On demande des précisions à l'égard de l'agrotourisme.
On demande si le schéma donne des directives précises à l'égard des zones blanches.
Ressources
On demande si, à l'égard de la foresterie, des mines et des sablières, la MRC peut donner des orientations visant à limiter
l'exploitation des ressources naturelles.
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
376
Concept d'organisation régionale
Accord
On souligne l'importance du parc industriel de Saint-Félix-de-Valois pour son potentiel à accueillir les industries de 2e transformation des produits
agricoles.
Désaccords
Désaccord avec la hiérarchisation des municipalités à l'égard du type d'industries qu'elles peuvent accueillir (obligation de refus pour l'implantation
d'entreprises de plus de 20 employés).
La détermination de centres locaux et la limitation des fonctions industrielles sont des mesures trop contraignantes.
Commentaires /
précisions
On demande ce qui est permis et interdit lorsqu'une municipalité est classifiée « centre local » et si cela limite le développement de la municipalité.
On demande de permettre des exceptions au sujet des contres locaux ne pouvant accepter l'implantation d'entreprises de plus de 20 employés.
On demande si le schéma d'aménagement prévoit l'implantation de pistes cyclables.
On demande s'il y a lieu d'intégrer au schéma d'aménagement un axe de développement du logement social.
On déplore la défaillance du réseau routier.
On demande si une municipalité peut modifier le tracé d'une route (référence à la Route 347 à Saint-Damien qui pourrait être reconnue à titre de lien
routier régional par le MTQ).
Gestion de l'urbanisation
Désaccords
On déplore l'interdiction d'établir des commerces à l'extérieur du périmètre urbain.
Normes de lotissement de 4 000 m².
Commentaires /
précisions
Périmètres
d'urbanisation
On demande quelles sont les différences au niveau du périmètre urbain de Sainte-Marcelline-de-Kildare.
On demande si une municipalité développant un projet commercial à l'extérieur du périmètre urbain recevrait la conformité au
schéma d'aménagement.
On demande si les infrastructures publiques, tel l'aqueduc, doivent être incluses dans le périmètre urbain.
Autres sujets
On demande si la superficie minimale des terrains sera modifiée.
On demande si les municipalités ont des moyens pour centraliser les services afin de rentabiliser les équipements.
On demande s'il est possible de préserver le territoire des acheteurs étrangers et de contrôler le développement d'une
municipalité.
On redoute le démantèlement de la zone agricole à Saint-Jean-de-Matha.
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
377
Qualité du milieu de vie et sécurité publique
Accords
Sensibilité du schéma d'aménagement au patrimoine naturel.
On salue l'initiative de la MRC de faire la gestion des strates altitudinales et d'y interdire les coupes à blanc.
Désaccords
L'emphase sur la préservation des paysages menace l'industrie forestière.
L'orientation de la MRC en matière de paysage pour ce qui est des constructions en hauteur.
La notion de paysage est trop contraignante, le schéma devrait plutôt gérer l'espace au moyen d'objectifs.
La notion de paysage peut entrer en conflit avec le développement industriel et peut éventuellement restreindre l'accès à la propriété.
Commentaires /
précisions
Préservation des
paysages
On demande d'où provient la notion de paysage.
On demande plus de précision à l'égard des affectations de type paysage.
On demande des précisions quant aux modifications apportées par le PSAR II à l'égard des sommets de montagnes.
On demande s'il est possible d'établir, au schéma, un normatif concernant les restrictions à l'égard des constructions à flanc de
montagne.
À l'égard des constructions en hauteur, on demande si le schéma peut accorder des exceptions pour les projets intégrés déjà
implantés (référence à l'Auberge de la Montagne Coupée à Saint-Jean-de-Matha).
Gestion de l'eau
On demande par quel moyen on entend protéger adéquatement les plans d'eau.
On demande des précisions quant aux obligations de la MRC à l'égard des cours d'eau.
On demande des précisions à l'égard des bassins versants, de la gestion des contaminants, ainsi qu'au partage des
compétences en matière de cours d'eau.
On demande si la carte des milieux humides présentée est finalisée.
On demande des précisions à l'égard des milieux humides et sensibles.
Autres sujets
On demande si la production d'énergie par des éoliennes est prévue au schéma d'aménagement.
On demande si les tours de communications sont gérées par le schéma d'aménagement.
On demande si la MRC peut empêcher la multiplication des tours de télécommunication.
On demande la position du schéma à l'égard du patrimoine naturel comme le Pain de sucre à Saint-Jean-de-Matha.
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
378
Récréotourisme
Désaccord
Le schéma semble tabler sur l'apport économique des utilisateurs de motoneige ou de quad au détriment des résidents et des villégiateurs réclamant la
tranquillité.
Commentaires /
précisions
Sentiers
permanents -
récréation
motorisée
On demande si le schéma contient des lignes directrices à l'égard des sentiers motorisés.
On demande si la MRC peut obliger une municipalité à établir des sentiers permanents de motoneige.
Les sentiers de motoneige apparaissant au PSAR II pour les secteurs de Saint-Michel-des-Saints, Saint-Donat et Saint-Zénon ne
correspondent pas aux sentiers établis actuellement.
On souhaite que soient maintenus les sentiers de motoneige déjà établis.
On souhaite que les clubs de motoneige puissent bénéficier de sentiers viables.
On demande s'il y a une volonté politique de soutenir le tourisme en travaillant à implanter des sentiers permanents de
motoneige.
Parcs régionaux
On demande des précisions sur le développement du Parc régional de la forêt Ouareau.
On demande s'il y a des mesures envisageables pour concilier les secteurs récréotouristiques et forestiers et ce qui doit être fait
pour améliorer la forêt Ouareau.
On demande si le schéma prescrit des restrictions ou un aménagement particulier à l'égard du Parc régional du Lac Taureau.
Autres sujets
On demande si on considère les ZECs comme ayant une mission de conservation ou comme des commerces.
On demande à la MRC de supporter la municipalité de Saint-Donat dans ses projets d'être plus axée sur la villégiature et le
récréotourisme et de faire en sorte que les forestiers respectent cette vocation.
On souhaite voir une offre touristique pour les activités non motorisées tels la randonnée et le cyclisme.
Préoccupation à l'égard des changements apportés par le PSAR II pouvant limiter le développement de l'offre touristique.
Gestion des matières résiduelles
Commentaires /
précisions
On demande si le schéma contient un descriptif d'un éventuel site d'enfouissement.
On demande si le schéma d'aménagement prévoit l'implantation d'un site d'enfouissement des déchets.
On demande, à l'égard du projet de la compagnie Enviro-Compost d'implanter une usine de traitement des boues de fosses septiques, s'il est possible
de le localiser ailleurs que près d'un milieu humide sur le territoire de Saint-Damien.
On demande si le plan de gestion des matières résiduelles prévoit l'implantation d'une usine de traitement des boues de fosses septiques.
On demande quel est le rôle de la MRC dans le dossier Enviro-Compost de Saint-Damien.
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
379
Autres sujets
Commentaires /
précisions
On félicite la MRC pour le résumé du PSAR II transmis aux citoyens et pour la tenue des séances de consultation.
On demande pourquoi le préfet de la MRC n'est pas élu au suffrage universel.
On demande où trouver les statistiques relatives à la population de la Matawinie.
On souhaite que l'expression « développement durable » ne soit pas utilisée en vain par la MRC.
On demande comment les municipalités sont impliquées dans l'élaboration du schéma d'aménagement.
On demande si des entreprises ont approché la MRC pour l'implantation de parcs éoliens.
On demande des précisions quant au mécanisme de révision du schéma.
On demande si le schéma d'aménagement contient une forme de réglementation et s'il fournit des orientations précises.
On demande des précisions à propos du partage des compétences entre la MRC et les municipalités.
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
380
5.7
LE SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT RÉVISÉ DE REMPLACEMENT
Le 25 janvier 2010, le MAMOT transmettait à la MRC de Matawinie un avis gouvernemental à l'égard du SADR adopté en
septembre 2009.
Par cet avis, le gouvernement du Québec signifiait à la MRC de Matawinie son opposition à l'entrée en vigueur du SADR,
principalement à l'égard des objets suivants :
−
La gestion de l'urbanisation;
−
La protection des rives, du littoral et des plaines inondables;
−
Les contraintes d'origine naturelle;
−
La planification intégrée des équipements et des infrastructures;
−
La mise en valeur intégrée des ressources;
−
La protection du territoire et des activités agricoles;
−
La conservation de la diversité biologique.
Afin, d'une part, de répondre aux objections de l'avis gouvernemental et, d'autre part, dans un souci de révision en profondeur de
son principal outil de planification du territoire, la MRC de Matawinie a décidé de revoir le SADR.
Ainsi, le SADR de remplacement a subi des changements majeurs depuis la version adoptée en septembre 2009. C'est pour cette
raison, et dans un souci de transparence, que la MRC de Matawinie a réalisé trois consultations publiques sur son territoire et a,
de plus, tenu une journée de consultation municipale où les représentants de toutes les municipalités de la Matawinie ont pu
s'exprimer sur les nouveaux contenus intégrés au SADR.
5.7.1 Publication de l'avis
La MRC de Matawinie a informé la population de la tenue des assemblées de consultation publique par la publication d'un avis
dans deux journaux couvrant l'ensemble du territoire matawinien, soit le Journal L'Action mercredi, édition du 20 février 2013 et le
Journal L'Altitude, édition du 14 février 2013. L'avis public a également été affiché aux bureaux de la MRC.
Un document de présentation des nouveaux contenus intégrés au SADR a été produit et transmis à toutes les municipalités et était
également disponible à la préfecture de la MRC. Au moyen de l'avis public, la population était invitée à consulter ce document.
5.7.2 Calendrier des activités
Dans un premier temps, la MRC a tenu des rencontres de consultation municipale le 18 mars 2013.
Dans un deuxième temps, les assemblées de consultation publique ont été tenues aux endroits suivants :
Municipalités
Date
Entrelacs
25 mars 2013, 19 h
Sainte-Béatrix
26 mars 2013, 19 h
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
3 avril 2013, 19 h
Ces assemblées de consultation publique étaient ouvertes à tous les citoyens et organismes de la Matawinie.
5.7.3 Déroulement de la consultation publique
Les assemblées de consultation publique se sont déroulées de la façon suivante :
−
Mot de bienvenue du président de la Commission consultative d'aménagement par le préfet;
−
Explication du déroulement de l'assemblée;
−
Présentation PowerPoint sur les principales modifications apportées au SADR et exposition des cartes dans la salle;
−
Explication du suivi de la consultation publique;
−
Pause café et explication des cartes par les membres de la Commission;
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
381
−
Période de questions sur le contenu de la présentation;
−
Remerciement du préfet;
−
Fin de l'assemblée de consultation publique.
5.7.4 Participation à la consultation
a)
Consultation des municipalités
Les rencontres de consultation municipales ont eu lieu le 18 mars 2013, en trois blocs :
Heure de rencontre
Municipalités participantes
9 h à 11 h
Rawdon (2 représentants)
Chertsey (2 représentants)
Entrelacs (2 représentants)
Notre-Dame-de-la-Merci (1 représentant)
Saint-Donat (2 représentants)
13 h à 15 h
Sainte-Émélie-de-l'Énergie (3 représentants)
Saint-Félix-de-Valois (2 représentants)
Saint-Jean-de-Matha (1 représentant)
Saint-Michel-des-Saints (1 représentant)
Saint-Zénon (3 représentants)
15 h 30 à 17 h 30
Saint-Alphonse-Rodriguez (2 représentants)
Saint-Côme (5 représentants)
Saint-Damien (1 représentant)
Sainte-Béatrix (2 représentants)
Sainte-Marcelline-de-Kildare (4 représentants)
b)
Consultation de la population matawinienne
Pour chacune des assemblées publiques de consultation tenue dans les trois municipalités mentionnées à l'article 5.7.2,
l'assistance se chiffrait à :
Entrelacs : 6 participants
Sainte-Béatrix : 31 participants
Sainte-Émélie-de-l'Énergie : 56 participants
Un mémoire a été déposé par un groupe de citoyens de la municipalité de Sainte-Émélie-de-l'Énergie, s'opposant à la grande
affectation Industrielle prévue sur ce territoire municipal.
Une lettre a été déposée par M. André Fleury, résident secondaire de la municipalité de Sainte-Émélie-de-l'Énergie, s'opposant à
l'autorisation d'implanter l'usage Industrie légère sur le chemin du Grand Rang, situé dans la grande affectation Rurale.
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
382
5.7.5 Les motifs d'accord et de désaccord exprimés
Préambule
Accord
Le préambule au SADR introduit les orientations données par le Conseil de la MRC quant à la vision du développement du territoire.
Désaccord
Les vocations des municipalités établies en 2011 dans le cadre de l'élaboration de la planification stratégique ne concordent pas avec la réalité
de certains territoires municipaux.
Commentaires / précisions
Modification proposée au paragraphe « Gouvernance et leadership régional » visant une meilleure formulation.
Vision stratégique
Désaccord
Les vocations des municipalités établies en 2011 dans le cadre de l'élaboration de la planification stratégique ne concordent pas avec la réalité
de certains territoires municipaux.
Commentaires / précisions
Préoccupation à l'égard du vieillissement de la population (retombées économiques et sociales).
Demande de précision sur le rôle de la vision stratégique dans le SADR.
Grandes orientations du territoire
Accord
Les grandes orientations de l'aménagement du territoire sont clairement définies.
Désaccord
Formulation des moyens d'action relatifs à l'implantation des réseaux d'aqueduc et d'égout à l'extérieur des périmètres d'urbanisation.
Concentration des usages commerciaux à l'intérieur des périmètres urbains et limitation de ces usages à l'extérieur de ceux-ci.
Normes de gestion des corridors routiers sont confuses et difficile d'application.
Implantation de la téléphonie IP n'est pas une obligation.
Commentaires / précisions
Intégration d'un plan de priorisation des tronçons du réseau routier à la cartographie du SADR.
Bonification du 4e objectif du thème « Transport ».
Proposition d'ajouter un nouvel objectif au thème « Transport » relatif au bien-être de la population.
Développement économique sur le réseau routier supérieur : on mentionne que le réseau routier supérieur n'est pas présent sur le territoire de
toutes les municipalités.
Proposition d'ajouter l'adoption d'un PAE pour l'ouverture de nouveaux chemins dans l'affectation Forestière
L'implantation de nouveaux réseaux d'égout et d'aqueduc relève du MDDELCC
L'adoption d'un PIIA pour les noyaux villageois devrait être laissée à la discrétion des municipalités.
Proposition d'établir des exceptions pour la renaturalisation des rives dans les cas de plages naturelles.
Renaturalisation obligatoire des rives déjà intégrée aux règlements d'urbanisme.
Adoption d'un PAE fortement encouragée dans l'affectation Villégiature : vœu pieux s'il n'est pas obligatoire
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
383
Grandes affectations du territoire et usages associés
Désaccord
Interdiction d'ouverture de nouveaux chemins dans la grande affectation Rurale.
Interdiction d'implanter des réseaux d'aqueduc et d'égout à l'extérieur des périmètres d'urbanisation.
Appellation des grandes affectations Récréative extensive et Récréative intensive : confusion dans l'interprétation des termes.
Superficie maximale d'occupation au sol des bâtiments relève de la municipalité (note 7).
Évidence de la conformité aux lois provinciales (notes 14 et 15)
Usages résidentiels autorisés uniquement sur les chemins existants dans plusieurs grandes affectations.
Limitation de l'usage Résidentiel faible densité à l'extérieur des périmètres d'urbanisation.
Interdiction de l'usage Résidentiel forte densité dans la grande affectation Récréative intensive, même sur les réseaux existants.
Distance normative interprétant les limites des affectations (marge de 200 m).
Absence d'une grande affectation Récréative intensive dans la municipalité de Sainte-Béatrix.
Grande affectation Industrielle à Sainte-Émélie-de-l'Énergie.
Usages Industrie légère et Activité para-industrielle autorisée dans la grande affectation Rurale.
Usage Activité forestière autorisée dans la grande affectation Villégiature.
Commentaires / précisions
Proposition d'ajouter l'adoption d'un PAE pour l'ouverture de nouveaux chemins dans l'affectation Forestière.
L'implantation de nouveaux réseaux d'égout et d'aqueduc relève du MDDELCC.
L'adoption d'un PIIA pour les noyaux villageois devrait être laissée à la discrétion des municipalités.
Demande d'ajouter l'usage « Activité agrotouristique » avec la note 11 dans les affectations F-11, F-12 et RUR-15.
Distinction entre les gîtes touristiques et les résidences de touristes.
Impact à long terme de la diminution de la superficie des périmètres d'urbanisation.
Demande de modifier la carte des grandes affectations et du périmètre d'urbanisation de la municipalité de Rawdon.
Demande de modifier la carte des grandes affectations de la municipalité de Notre-Dame-de-la-Merci
Demande de modifier la carte des grandes affectations de la municipalité de Saint-Félix-de-Valois.
Possibilité de retirer une grande affectation dans une municipalité sans créer d'impact dans la municipalité voisine.
Possibilité de modifier la grande affectation Agricole viable et de réviser l'ensemble de la zone agricole décrétée de la MRC.
Demande de distinguer les industries légères et les industries lourdes, plus spécifiquement le niveau de nuisances associé.
Gestion de l'urbanisation
Commentaires / précisions
Interrogation sur les données relatives à la projection des ménages à Saint-Félix-de-Valois, lesquelles ne correspondent pas au
développement de certaines municipalités.
Est-ce que la diminution des périmètres d'urbanisation entrainera la dévitalisation des villages.
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
384
Nouveaux contenus normatifs - Encadrement du déboisement et des interventions en milieu forestier
Désaccord
Lisière boisée de 100 m préservée en bordure de l'assiette d'une construction résidentielle jugée trop sévère.
Prélèvement de 30 % des tiges jugé trop élevé.
Cadre réglementaire susceptible de porter à confusion entre la coupe aux fins commerciales et la coupe d'entretien.
Commentaires / précisions
Demande d'ajouter un plan d'aménagement forestier et une prescription sylvicole aux renseignements requis à une demande d'autorisation.
Nouveaux contenus normatifs - Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones exposées aux glissements de terrain
Accord
On félicite la MRC pour la clarté du cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones exposées aux glissements de terrain.
Désaccord
Inutilité de la définition des zones à risque faible ou hypothétique.
Commentaires / précisions
Demande de modifier l'énoncé de principe.
Proposition d'adopter le libellé du règlement 254-2012 de la municipalité de Saint-Félix-de-Valois
Nouveaux contenus normatifs - Dispositions relatives aux conditions de délivrance des permis de construction
Désaccord
Notion de servitude de passage
Commentaires / précisions
Demande de clarifier l'intégration des conditions de délivrance des permis de construction
Nouveaux contenus normatifs - Dispositions normatives relatives aux fermettes
Désaccord
Les fermettes sont limitées aux résidences unifamiliales isolées.
Implantation de fermettes à 300 m d'un cours d'eau ou d'un plan d'eau.
Commentaires / précisions
Demande d'inclure des dispositions à l'égard des chenils.
Demande d'autoriser les fermettes dans la grande affectation Récréotouristique.
Préciser si les dispositions relatives aux fermettes s'appliquent en zone agricole décrétée.
Demande d'utiliser le modèle réglementaire du PSAR-II.
Remplacer le terme « ferme d'agrément » par « fermette » pour éviter la confusion.
Permettre les écuries privées dans la grande affectation Récréative extensive.
Clarifier la différence de superficie pour la garde de bovin, comparativement à la garde d'équidés.
Nouveaux contenus normatifs - Dispositions relatives aux usages domestiques
Désaccord
Les normes d'affichage sont de responsabilité municipale.
Localisation des enseignes à la discrétion des municipalités.
Limitation de la superficie accordée à l'usage domestique à 33 %.
Usages domestiques permis dans un bâtiment accessoire.
Commentaires / précisions
Clarifier les dispositions relatives à l'agrotourisme et aux tables champêtres.
Demande de permettre la vente de produits liés à l'usage domestique.
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
385
Nouveaux contenus normatifs - Gestion des droits relatifs aux lots, terrains, usages et bâtiments dérogatoires
Désaccord
Dispositions relevant de la municipalité.
Délais d'abandon, de cession ou d'interruption relèvent de la municipalité.
Autorisation d'agrandir un bâtiment principal dérogatoire lorsque l'agrandissement est situé en ligne d'une marge dérogatoire.
Commentaires / précisions
Clarifier la notion « aucun empiètement supplémentaire dans la rive ou le littoral ».
Clarifier la nécessité d'inclure des dispositions relatives aux droits acquis au SADR.
Commentaires / précisions
Clarifier le délai plus court de reconstruction d'un bâtiment résidentiel.
Demande d'ajouter un libellé concernant les usages dérogatoires en zone agricole décrétée.
Nouveaux contenus normatifs - Implantation sur les terrains à forte pente
Désaccord
Contradiction entre les normes de construction en forte pente et les normes relatives aux zones à risque de mouvement de terrain.
Multiplication des pourcentages de pente (25 %, 30 %, 36 %).
Nouveaux contenus normatifs - Conservation de la surface arbustive et arborescente sur les terrains accueillant de nouvelles constructions
Désaccord
Le recours à des pourcentages de coupe rend difficile l'application du cadre réglementaire.
Absence de critères relatifs aux espèces nuisibles ou envahissantes.
Commentaires / précisions
Les normes de conservation arbustive devraient plutôt être intégrées aux plans d'urbanisme municipaux et appliquées au moyen d'un
règlement sur les plans d'implantation et d'intégration architecturale.
Nouveaux contenus normatifs - Ententes relatives aux travaux municipaux
Désaccord
L'intégration de telles normes au SADR n'est pas nécessaire.
Nouveaux contenus normatifs - Dispositions minimales de lotissement s'appliquant à l'ensemble du territoire
Désaccord
Normes de lotissement minimales de 4 000 m².
Commentaires / précisions
Possibilité de conserver une superficie de 3 000 m² à l'extérieur d'un secteur riverain.
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
386
Nouveaux contenus normatifs - Dispositions relatives aux plans d'aménagement d'ensemble
Désaccord
Distance séparatrice de 60 m d'un chemin forestier est difficile d'application.
L'adoption d'un PAE devrait être obligatoire dans la grande affectation Villégiature.
Commentaires / précisions
Clarifier les dispositions relatives aux plans d'aménagement d'ensemble.
L'implantation de nouveaux réseaux d'égout et d'aqueduc relève du MDDELCC.
Distinction entre l'application d'un PAE et l'application d'un projet intégré dans les secteurs récréotouristique.
Clarifier si les municipalités ont le choix d'appliquer un PAE ou un projet intégré.
Clarifier l'obligation d'adopter un PAE dans la grande affectation Rurale et son adoption facultative dans la grande affectation Villégiature.
Clarifier la responsabilité municipale et régionale d'un PAE.
Clarifier l'obligation d'adopter un PAE pour un promoteur souhaitant développer un seul terrain.
Nouveaux contenus normatifs - Règlement sur les plans d'implantation et d'intégration architecturale
Commentaires / précisions
L'adoption d'un PIIA pour les noyaux villageois devrait être laissée à la discrétion des municipalités.
Nouveaux contenus normatifs - Dispositions relatives aux projets intégrés à caractère récréotouristique
Désaccord
Aucune disposition encadrant les usages commerciaux ou les projets à vocation unique, mais comportant plusieurs bâtiments
Commentaires / précisions
Demande d'ajouter des dispositions relatives aux nouveaux projets à caractère récréotouristique dédiés aux habitations en copropriété.
Clarifier si l'intégration de complexes à caractère récréotouristique utilisant plusieurs bâtiments doit être gérée par un plan d'aménagement
d'ensemble ou par un projet intégré.
Nouveaux contenus normatifs - Dispositions concernant les usages commerce routier, hébergement, restauration et entreprise rurale dans les grandes affectations
Rurale et Villégiature
Commentaires / précisions
Distinction entre l'hébergement et les résidences de touristes.
Autres sujets
Accord
On félicite la MRC pour les travaux réalisés dans le cadre de la révision du SADR.
Désaccord
Demande de retirer la vocation industrielle de la municipalité de Rawdon sur la carte du Concept d'organisation spatiale.
Aucune disposition relative à la garde d'animaux de basse-cour dans un autre type d'habitation que les résidences unifamiliales isolées de type
fermette.
Commentaires / précisions
Demande de définir les vocations des territoires municipaux et d'en déterminer les impacts éventuels.
Précision sur la durée de vie du SADR et les possibilités de modification de celui-ci.
Demande si le SADR inclut des dispositions pour contrer la pollution lumineuse.
Demande si le SADR comprend un plan de transport à moyen ou long terme à l'égard des infrastructures routières autres que celles gérées
par MTQ.
Demande si un inventaire des lacs non développés en Matawinie a été réalisé et si une vision de développement par bassin versant, en
fonction de la capacité portante des cours d'eau et des lacs, a été élaborée.
Demande si le SADR est conforme au Plan d'affectation du territoire public (PATP).
Demande si la valeur des terrains et des immeubles est prise en considération dans le SADR.
Demande de précisions à l'égard de la procédure d'adoption des règlements municipaux à la suite de l'entrée en vigueur du SADR.
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
387
5.8
LE SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT RÉVISÉ DE 2E REMPLACEMENT
Le 31 octobre 2013, le MAMOT transmettait à la MRC de Matawinie un avis gouvernemental à l'égard du SADR de remplacement
adopté en juin 2013.
Par cet avis, le gouvernement du Québec signifiait à la MRC de Matawinie son opposition à l'entrée en vigueur du SADR,
principalement à l'égard des objets suivants :
−
La gestion de l'urbanisation;
−
La planification des infrastructures, des équipements et des services publics;
−
La protection du patrimoine naturel;
−
La contribution à la santé, à la sécurité et au bien-être public;
−
La gestion intégrée des ressources;
−
La protection du territoire et des activités agricoles.
Une période de 120 jours était accordée par le gouvernement pour répondre aux objections soulevées à l'égard du SADR de
remplacement. Une demande de prolongation de délai a été déposée par le Conseil de la MRC, à laquelle le MAMOT a répondu
de façon favorable.
5.8.1 Calendrier des activités
Considérant que les modifications apportées au SADR de remplacement n'entrainaient pas de modification à la nature du
document, la MRC n'a pas consulté la population sur les changements apportés. Par contre, tous les contenus relatifs à la gestion
de l'urbanisation ont été révisés en collaboration avec les municipalités concernées. De plus, les principales modifications
apportées au SADR de remplacement ont été intégrées dans un document synthèse transmis à chaque municipalité, pour
commentaires et validation.
La MRC a tenu des rencontres de consultation municipale le 26 mai 2014.
5.8.2 Déroulement de la consultation municipale
Les assemblées de consultation municipale se sont déroulées de la façon suivante :
−
Mot de bienvenue du président de la Commission consultative d'aménagement par le préfet;
−
Explication du déroulement de l'assemblée;
−
Présentation PowerPoint sur les principales modifications apportées au SADR de remplacement et exposition des
cartes dans la salle;
−
Explication du suivi de la consultation municipale;
−
Pause café et explication des cartes par les membres de la Commission;
−
Période de questions sur le contenu de la présentation;
−
Remerciement du préfet;
−
Fin de l'assemblée de consultation municipale.
5.8.3 Participation à la consultation
Les rencontres de consultation municipales ont eu lieu le 26 mai 2014, en trois blocs :
Heure de rencontre
Municipalités participantes
9 h à 11 h
Chertsey (2 représentants)
Entrelacs (1 représentant)
Notre-Dame-de-la-Merci (4 représentants)
Rawdon (3 représentants)
Saint-Donat (4 représentants)
13 h à 15 h
Sainte-Émélie-de-l'Énergie (4 représentants)
Saint-Félix-de-Valois (3 représentants)
Saint-Jean-de-Matha (1 représentant)
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
388
Heure de rencontre
Municipalités participantes
Saint-Michel-des-Saints (1 représentant)
Saint-Zénon (3 représentants)
15 h 30 à 17 h 30
Saint-Alphonse-Rodriguez (3 représentants)
Saint-Côme (4 représentants)
Saint-Damien (2 représentants)
Sainte-Béatrix (3 représentants)
Sainte-Marcelline-de-Kildare (5 représentants)
5.8.4 Les motifs d'accord et de désaccord exprimés
Section 1 - Chapitre 9 - Gestion de l'urbanisation
Accord
Les mesures de contrôle du développement à l'extérieur des périmètres d'urbanisation.
Commentaires /
précisions
Informations sur le principe de permutation des zones prioritaires de développement vers les
zones de réserve.
Les limites d'un périmètre d'urbanisation sont-elles modifiables au cours de la durée de vie du
SADR?
Le lotissement à 3 000 m² peut-il être permis à l'extérieur des périmètres d'urbanisation sous
certaines conditions?
Section 2 - Chapitre 4 - Dispositions relatives à certains usages et certaines affectations
Désaccord
Les commerces reliés à l'entretien automobile ne sont pas inclus dans la catégorie des entreprises
rurales.
Commentaires /
précisions
La demande aux fournisseurs de service en télécommunication d'installer les antennes sur des
tours partagées est-elle réaliste?
Le déploiement de la fibre optique doit-il passer par des tours de télécommunication?
La MRC jouera-t-elle un rôle dans la négociation avec les fournisseurs de service en
télécommunication?
Obligation d'adopter un règlement sur les PAE dans les zones prioritaires de développement de
l'affectation Rurale.
Autres sujets
Commentaires /
précisions
Il est regrettable que la MRC ne puisse pas s'opposer à la Loi sur les mines.
Il est regrettable que la MRC ne puisse inclure une planification à moyen et long terme des axes
routiers, dont le prolongement de l'Autoroute 25 jusqu'à Saint-Donat.
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
389
5.9
LE SCHÉMA D'AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT RÉVISÉ DE 3E REMPLACEMENT
Le 13 novembre 2014, le MAMOT transmettait à la MRC de Matawinie un avis gouvernemental à l'égard du SADR de
2e remplacement adopté en juillet 2014.
Par cet avis, le gouvernement du Québec signifiait à la MRC de Matawinie son opposition à l'entrée en vigueur du SADR,
principalement à l'égard des objets suivants :
−
la gestion de l'urbanisation;
−
la protection du patrimoine naturel;
−
la planification des infrastructures, des équipements et services publics;
−
la contribution à la santé, à la sécurité et au bien-être publics;
−
la gestion intégrée des ressources;
−
la protection du territoire et des activités agricoles;
−
L'accessibilité aux territoires fauniques et aux espaces récréatifs.
Une période de 120 jours était accordée par le gouvernement pour répondre aux objections soulevées à l'égard du SADR de
2e remplacement. Cinq demandes de prolongation de délai ont été déposées par le Conseil de la MRC, auxquelles le MAMOT a
répondu de façon favorable.
L'entrée en vigueur de différents documents de planification territoriale (PDZA, PGMR, PATP) a incité la MRC à réaliser la
concordance de ces planifications avec le SADR de 3e remplacement. Une mise à jour de la gestion du réseau cyclable a également
été réalisée. Ainsi, le SADR de 2e remplacement a subi des changements autres que ceux commandés par l'avis gouvernemental.
C'est pour cette raison, et dans un souci de transparence, que la MRC de Matawinie a réalisé une consultation publique sur son
territoire.
5.9.1 Publication de l'avis
La MRC de Matawinie a informé la population de la tenue de l'assemblée de consultation publique par la publication d'un avis dans
un journal couvrant le territoire matawinien, soit le Journal L'Action mercredi, édition du 17 mai 2017. L'avis public a également été
affiché à la préfecture de la MRC, sur son site Internet (www.mrcmatawinie.org) ainsi que sur sa page Facebook.
Un document synthèse regroupant les principales modifications apportées au SADR de 2e remplacement était disponible à la
préfecture de la MRC. L'avis public invitait la population à consulter ce document.
5.9.2 Calendrier des activités
Dans un premier temps, les municipalités ont été consultées à distance, du 27 avril au 26 mai 2017, au moyen d'un document
synthèse regroupant les principales modifications apportées au SADR de 2e remplacement.
Dans un deuxième temps, une assemblée de consultation publique a été tenue dans la municipalité de Rawdon, à la préfecture de
la MRC, le jeudi 15 juin 2017 à 18 h 30. Cette assemblée de consultation publique était ouverte à tous les citoyens et organismes
de la Matawinie.
5.9.3 Déroulement de la consultation publique
L'assemblée de consultation publique s'est déroulée de la façon suivante :
−
Mot de bienvenue du président de la Commission consultative d'aménagement par le préfet;
−
Explication du déroulement de l'assemblée;
−
Présentation PowerPoint sur les principales modifications apportées au SADR;
−
Explication du suivi de la consultation publique;
−
Période de questions sur le contenu de la présentation;
−
Consultation des cartes et explications par les aménagistes de la MRC;
−
Remerciement du préfet;
−
Fin de l'assemblée de consultation publique.
Section 5 - Les modalités et conclusions des consultations publiques
390
5.9.4 Participation à la consultation
Lors de l'assemblée publique de consultation mentionnée à l'article 5.9.2, l'assistance se chiffrait à 11 participants.
5.9.5 Les motifs d'accord et de désaccord exprimés
Désaccord
Application de la grande affectation Rurale dans le secteur du lac Jasper, à proximité de la
Route 125, à Chertsey. Frein à l'implantation d'un projet de développement récréotouristique.
Commentaires / précisions
Déception à l'égard du taux de participation à l'assemblée de consultation publique.
Ébahissement à l'égard du peu d'emprise qu'ont les municipalités sur la gestion des terres
publiques.
Est-ce que le comité pour un réseau cyclable touristique régional a été formé?
Est-ce que le décret permettant aux MRC de déterminer des secteurs incompatibles à l'activité
minière a été introduit au SADR?
Qu'est-ce qui s'applique au cours des deux ans accordés aux municipalités pour se conformer
au SADR en vigueur?