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McMasterville, naturellement en mouvement
MOT DU MAIRE
3
SOMMAIRE
4
MOT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
5
PRÉAMBULE
Pourquoi une politique de l'arbre?
6
La lutte aux changements climatiques et le rôle de la canopée urbaine
7
9
Déjà des actions de verdissement prisent
10
Accroître la canopée urbaine : un objectif métropolitain ambitieux
11
L'ARBRE À McMASTERVILLE
Contexte et ambition
11
Objectif stratégique : un indice de canopée urbaine en forte hausse
12
Pourquoi établir une telle norme
12
Stratégies clés pour atteindre la cible
13
Les cinq règles mcmastervilloises pour une meilleure biodiversité
14
Indicateurs de suivi
16
18
Bien-être et santé de la collectivité
19
LE RÔLE DE L'ARBRE EN MILIEU URBAIN
Amélioration de la santé publique
19
Un espace vert à tous les 300 mètres
20
Les avantages économiques
20
Diminution des coûts d'énergie
21
Prolongation de la durée de vie des infrastructures
21
Valeur des services écosystémiques
21
Vie de quartier et paysage
22
Mission
23
Vision
23
Valeurs
24
Informer, sensibiliser et mobiliser la collectivité
25
23
MISSION, VISION ET VALEURS
26
UN PREMIER PLAN D'ACTION
1- Orientation : Connaître en faire connaître notre patrimoine arboricole
26
2- Orientation : Protéger, améliorer et valoriser l'arbre
27
3- Orientation : Informer, sensibiliser et mobiliser la collectivité
28
4- Orientation : Agir avec exemplarité et évaluer les résultats
28
29
CONCLUSION
L'adoption de cette première Politique de l'arbre marque un
moment déterminant pour McMasterville. Ce document n'est
pas qu'un outil technique : il exprime notre vision collective
d'une ville plus verte, plus saine et plus résiliente. En tant que
maire, je suis fier de réaffirmer que la protection et
l'accroissement de notre canopée sont au cœur de nos
décisions municipales, et ce, depuis un certain temps déjà.
MOT DU MAIRE
3
Si cette politique se veut le moment zéro de notre action, nos actions en matière de
verdissement sont commencées déjà depuis plusieurs années. Nos rues sont construites
systématiquement avec de la plantation d'arbres, nous verdissons nos parcs et nous
remettons des arbres gratuitement à notre population.
Aujourd'hui, notre canopée couvre 17,3% du territoire. Notre objectif est clair : atteindre
30% d'ici 2035, soit une augmentation de 43%. Pour y arriver, nous visons la plantation
de 5 000 arbres et l'intégration du verdissement à tous nos projets. Ces gestes ne sont
pas symboliques : chaque arbre planté améliore la santé publique, réduit les îlots de
chaleur, séquestre du carbone et augmente la valeur de nos quartiers.
Cette politique se veut également un appel à l'action. Le conseil municipal a choisi
d'agir dès maintenant afin de laisser un héritage durable aux générations futures. Nos
décisions d'aujourd'hui détermineront la qualité de vie de demain. Préserver des
milieux comme le parc du Ruisseau-Bernard, créer des îlots de fraîcheur dans les
secteurs carencés et encourager les plantations sur les terrains privés sont des gestes
essentiels pour renforcer notre résilience.
J'invite l'ensemble de la population, les institutions, les promoteurs et les entreprises à
se joindre à cet élan. Atteindre la règle du 3-30-300 (voir trois arbres depuis chaque
maison, atteindre 30% de canopée et habiter à moins de 300 mètres d'un espace vert)
exige un effort collectif.
L'arbre est un pilier de notre développement, de notre santé publique et de notre
qualité de vie collective. Ensemble, faisons de McMasterville un exemple en matière de
développement durable. Plantons aujourd'hui les arbres sous lesquels nos enfants
s'abriteront demain.
Martin Dulac
Maire de McMasterville
Notre responsabilité est double: protéger les arbres et boisés existants et accroître
significativement la canopée. Concrètement, nous compléterons et mettrons à jour
l'inventaire géoréférencé des arbres publics, cartographierons régulièrement les îlots
de chaleur et de fraîcheur et orienterons les plantations là où les besoins sont les plus
criants. Nous visons la plantation de 5 000 arbres d'ici 2035 et l'intégration
systématique du verdissement dans chaque projet municipal. Pour assurer la résilience,
nous appliquerons la règle de Santamour (10-20-30), renforcerons la richesse
spécifique et la diversité fonctionnelle et prioriserons le principe du bon arbre au bon
endroit.
Le suivi sera au cœur de notre démarche. Des indicateurs clairs, dont l'indice de
canopée, la diversité des plantations et l'état de santé du patrimoine arboricole,
guideront nos décisions et feront l'objet de redditions publiques. Un premier plan
d'action sur cinq ans sera révisé à mi-parcours et nous poursuivrons l'optimisation de
nos ressources, incluant la formation de nos équipes, l'amélioration des pratiques
d'entretien et l'exemplarité dans nos chantiers.
Le parc du Ruisseau-Bernard, véritable joyau écologique, fera l'objet d'interventions
ciblées: contrôle des espèces envahissantes, stabilisation des berges, reboisement et
protection accrue contre les empiètements et dépôts sauvages. Nous en ferons un
laboratoire à ciel ouvert de restauration et de sensibilisation.
Enfin, nous miserons sur la mobilisation: écoles, commerces, industries, citoyens,
chacun a un rôle à jouer pour atteindre la règle du 3-30-300 et l'objectif métropolitain
d'une canopée à 30%, à partir de notre 17,3% actuel. Ensemble, faisons de l'arbre un
pilier durable de notre qualité de vie.
Notre Politique de l'arbre traduit en actions concrètes
une vision partagée: faire de McMasterville une ville plus
verte, plus saine et plus résiliente. À la suite du mot du
maire, monsieur Dulac, je réaffirme l'engagement de
l'administration
à
conduire,
avec
rigueur
et
transparence, la mise en œuvre de cette politique sur
l'ensemble du territoire, en partenariat avec les
citoyens, les organisations et nos équipes municipales.
4
Sébastien Gagnon
Directeur général
MOT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
La Ville de McMasterville, sensible à la préservation de son patrimoine naturel et à
l'amélioration de la qualité de vie de sa communauté, a entrepris une réflexion
approfondie sur la place de l'arbre sur son territoire. Dans la continuité des actions
déjà menées en matière d'environnement et de développement durable, cette
première politique de l'arbre vise à encadrer et optimiser la gestion de notre
patrimoine arboricole. Ce document s'adresse à toutes les parties prenantes: élus,
fonctionnaires municipaux, entreprises et communauté citoyenne. Il couvrira les arbres
du domaine public (rues, parcs, terrains municipaux) et du domaine privé (résidentiels,
commerciaux, industriels, agricoles). La politique est conçue comme un outil
d'actualisation et de concrétisation des actions à entreprendre pour assurer la
résilience de nos arbres face aux défis actuels et futurs. Cette approche découle
d'une démarche réfléchie, impliquant l'ensemble des intervenants municipaux. Elle
témoigne d'une volonté d'intégrer toutes les sphères municipales afin de les
sensibiliser et de leur faire reconnaître l'arbre comme un bien collectif de grande
valeur.
5
Aubépines ponctuées
Fleur emblème de McMasterville
Crédit photo : Wikipédia
PRÉAMBULE
L'adoption d'une politique de l'arbre n'est pas qu'une formalité ; elle est une
nécessité face aux défis environnementaux contemporains et une reconnaissance
des bienfaits qu'offrent les arbres à notre communauté. En réalité, c'est l'arbre qui
nous protège:
il est un créateur de biodiversité, un capteur de carbone, un fertilisant,
protecteur des sols et ultimement, un diffuseur de fraîcheur;
il représente un actif précieux et un atout considérable pour notre environnement
et notre bien-être collectif;
il est un symbole de force et de résilience, reliant la terre au ciel et marquant
l'évolution de notre milieu de vie. Grand témoin de notre histoire et reflet de
notre rapport à l'environnement, l'arbre constitue un héritage vivant que nous
transmettons aux générations futures.
6
Protéger l'arbre, c'est aussi protéger notre propre existence et celle de toute
forme de vie. Les forêts urbaines et naturelles sont soumises à diverses menaces,
telles que les ravageurs exotiques envahissants (comme l'agrile du frêne qui a
décimé les frênes et a causé la mort ou le dépérissement d'environ 650 frênes
dans le seul parc du Ruisseau-Bernard) et les impacts des changements
climatiques. Paradoxalement, l'arbre est un formidable outil de lutte et
d'adaptation à ces changements climatiques. Une politique de l'arbre est donc
essentielle pour agir localement de manière cohérente, protéger notre canopée
et répondre aux demandes citoyennes qui reconnaissent l'importance des arbres
pour leur milieu de vie.
POURQUOI UNE POLITIQUE DE L'ARBRE ?
Les îlots de chaleur urbains, l'imperméabilisation des sols et la réduction des espaces
verts contribuent de façon sensible aux changements climatiques et sont
directement causés par l'activité humaine. Leurs impacts se font sentir par
l'augmentation d'événements extrêmes tels que les inondations, les sécheresses, et la
fréquence accrue d'événements climatiques inhabituels. Il s'agit là de l'un des
principaux enjeux environnementaux à l'échelle planétaire. McMasterville et ses
habitants ne sont pas épargnés et doivent agir pour atténuer leur impact sur le
climat et accroître leur résilience face à ces conséquences. L'arbre et la canopée
urbaine sont des outils clés et des infrastructures vertes essentielles dans cette lutte:
Captation et séquestration du CO2 : Les arbres atténuent les changements
climatiques en captant et séquestrant le carbone atmosphérique (CO2) par la
photosynthèse. Un jeune boisé abritant des espèces indigènes peut emprisonner
plus de 400 tonnes de carbone par hectare. Un érable mature peut absorber
plus de 155 kg de CO2 annuellement, l'équivalent d'un voyage de 1 000 km en
voiture.
Réduction des îlots de chaleur urbains (ICU) : La présence d'arbres diminue la
température ambiante et crée des îlots de fraîcheur urbains (IFU). Une différence
de 4 à 8°C peut être observée en moyenne entre les sites boisés et les sites à
découvert, allant jusqu'à 15°C dans les zones fortement industrialisées. La
plantation d'arbres doit être priorisée dans les zones identifiées comme des ICU.
Gestion des eaux de pluie et de l'érosion : Les arbres interceptent les eaux de
pluie et favorisent leur infiltration dans le sol, réduisant ainsi les risques
d'inondation et de dommages aux infrastructures pluviales. Un érable mature
peut éviter plus de 2 000 litres d'eau de ruissellement chaque année. Leurs
racines protègent également les sols de l'érosion. À titre d'exemple, les
problématiques d'érosion des berges du ruisseau Bernard qui ont été identifiées
dans un rapport de la firme T2 Environnement nécessiteraient des interventions
spécifiques pour stabiliser le milieu. La plantation de certaines essences d'arbres
pourrait réduire ces risques d'érosion.
7
LA LUTTE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES
ET LE RÔLE DE LA CANOPÉE URBAINE
Purification de l'air : Les arbres jouent un rôle clé dans la purification de l'air et
la séquestration du carbone. Les arbres agissent comme de grands filtres
biologiques en captant les particules en suspension, en diminuant les polluants
atmosphériques et en transformant le CO2 en oxygène, rendant ainsi ces
poumons naturels essentiels à la vie sur terre.
Amélioration de la biodiversité : Ils créent des habitats pour la faune et la
flore, contribuant à la résilience des écosystèmes. Le parc du Ruisseau-Bernard,
d'une superficie de 10 hectares, est un exemple concret de cette richesse,
abritant cinq milieux humides importants, des espèces floristiques à statut
particulier comme le caryer ovale et la zizanie à fleurs blanches et des espèces
fauniques telles que la tortue serpentine, espèce préoccupante au niveau
fédéral.
En terminant, on ne peut passer sous silence les travaux du Groupe d'experts
intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Ces experts internationaux
suivent actuellement l'évolution mondiale du climat et font régulièrement des
recommandations qui doivent être analysées dans le contexte de chacun des
secteurs. Nous avons la responsabilité d'appliquer celles qui nous concernent. Ces
derniers militent entre autres pour le verdissement des zones urbaines en raison de
ses bienfaits écologiques et des effets positifs sur la santé de la population.
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Urban heat islands: cooling things down
with trees, green roads and fewer cars
Source : The Guardian
9
L'ARBRE À McMASTERVILLE
Pour établir un portrait précis de l'arbre à McMasterville et guider nos actions futures,
il était crucial de récolter les données sur notre patrimoine arboricole. Le parc du
Ruisseau-Bernard, le plus grand parc composé de milieux naturels de notre
municipalité, est un excellent exemple des écosystèmes que nous cherchons à
protéger et à valoriser. Une étude approfondie de ce parc réalisée en 2019 par la
firme T² Environnement, incluait un inventaire et une caractérisation écologique.
Cette étude a fourni des données précieuses qui serviront de référence pour
l'ensemble du territoire.
Nous devrons également travailler à bien comprendre la nature de notre patrimoine
arboricole urbain. À titre d'exemple, le parc Denis-Beauregard et le parc
Commémoratif possèdent tous deux des arbres de grandes tailles et d'un âge
vénérable qui méritent de faire l'objet d'un suivi intéressé. De nouveaux arbres ont
été plantés dans les parcs Gilles Plante, Normand-Angers et le parc des Élus ainsi
que sur toutes les nouvelles rues que nous avons refaites au cours des dernières
années. Des suivis de ces plantations doivent être faits afin de s'assurer que les
arbres s'enracineront rapidement et qu'ils contribueront à la création d'ilots de
fraicheur urbains.
Les citoyens de McMasterville sont tout de même avantagés lorsqu'on compare leur
situation aux citoyens de plusieurs autres villes. Déjà, la Ville s'inscrit assez
favorablement dans le principe de la Règle du 3-30-300, qui préconise que chaque
citoyen puisse:
voir un minimum de trois arbres depuis sa résidence;
vivre dans un quartier dont l'indice de canopée atteint 30%;
habiter à moins de 300 mètres d'un parc ou d'un espace vert.
Comme on le verra plus loin, tous les citoyens ont un parc à moins de 300 mètres de
leur lieu de résidence et plusieurs voient trois arbres ou plus à partir de leur maison.
Quant à la canopée, les plus vieux secteurs de la ville tendent vers cette norme du
30%.
En matière de reverdissement, le conseil municipal de McMasterville a pris de bonnes
décisions au cours des dernières années et déjà, ces décisions prennent racines. Ces
gestes urbanistiques sont difficiles à évaluer aujourd'hui, mais avec le temps, ils
viendront avaliser certains pans de cette Politique de l'arbre. Bien que ce soient des
éléments déjà en place, une politique comme celle que nous présentons aujourd'hui,
n'étant pas statique, ne peut faire fi et doit valider dans le temps l'impact des
décisions passées afin d'en assurer leur suivi.
Voici quelques décisions prises par le conseil qui portent ses fruits:
Budget annuel de plantation d'arbres;
Don d'arbres gratuits pour les citoyens;
Expert-conseil afin d'assurer le verdissement lors des réfections de rues;
Plantation et reboisement dans tous les parcs;
Suivi régulier du parc du Ruisseau-Bernard par un biologiste.
Ce ne sont là que quelques-unes des actions dont le suivi devra être assuré par cette
politique.
10
DÉJÀ DES ACTIONS DE VERDISSEMENT PRISENT
La Ville de McMasterville est résolument
engagée à développer une forêt urbaine
saine et résiliente, où l'arbre est reconnu
comme une richesse collective essentielle
à la qualité de vie de sa communauté.
Dans la continuité de cette vision et face
aux défis des changements climatiques, la
Municipalité
travaillera
à
renforcer
significativement son couvert arboricole.
ACCROÎTRE LA CANOPÉE URBAINE: UN OBJECTIF
MÉTROPOLITAIN AMBITIEUX
CONTEXTE ET AMBITION
Actuellement, selon les données de la Communauté métropolitaine de Montréal
(CMM) de 2021, la Ville de McMasterville affiche un indice de canopée de 17,3% sur
son territoire. Le couvert forestier de la municipalité s'élève quant à lui à 8,2 %. Pour
des fins de compréhension, l'indice de canopée représente la proportion d'ombrage
projeté par la cime des arbres d'une hauteur de plus de trois mètres sur un territoire
donné, tandis que le couvert forestier regroupe les espaces boisés d'une superficie
supérieure à un demi-hectare (5 000 m²).
En s'inspirant de la science, la CMM espère hausser sa canopée urbaine à 30%. Pour
atteindre un objectif aussi ambitieux, les villes devront transformer leur paysage
urbain de façon significative.
11
L'augmentation de la canopée urbaine est une stratégie clé pour l'adaptation et la
lutte contre les changements climatiques. Un couvert arboré plus dense offre des
avantages environnementaux, sociaux et économiques indéniables :
Lutte contre les îlots de chaleur urbains (ICU)
Purification de l'air et séquestration du CO2
Amélioration de la santé et du bien-être
Protection de nos infrastructures
La présence d'arbres est associée à une diminution du stress, des maladies
respiratoires et cardiovasculaires, et à une amélioration de la santé mentale. Même
15 à 30 minutes passées dans la nature peuvent réduire le niveau de stress.
12
Pour atteindre un objectif de 30%, la Ville de McMasterville devra fournir des efforts
considérables par rapport à la canopée actuelle qui est de 17,3%. Elle devra donc
hausser sa canopée de 43%. L'atteinte de cet objectif permettra à la population de
McMasterville de bénéficier pleinement des multiples bienfaits des arbres et de
renforcer la résilience de la communauté face aux aléas climatiques.
OBJECTIF STRATÉGIQUE : UN INDICE DE CANOPÉE URBAINE EN FORTE HAUSSE
POURQUOI ÉTABLIR UNE TELLE NORME
13
Pour réaliser cet objectif ambitieux, McMasterville déploiera des efforts coordonnés
et ciblés. Elle s'appuiera sur les stratégies reconnues scientifiquement qui
s'entrecoupent dans le domaine de l'urbanisme durable :
Règle de Santamour - Approche basée sur des objectifs chiffrables et
mesurables qui vise à éviter la concentration d'une même espèce pour prévenir
les risques liés aux maladies et parasites. Elle recommande:
1. de ne pas planter plus de 10% d'arbres d'une même espèce (ex: érable à sucre);
2. ni plus de 20% d'arbres d'un même genre (ex. : tous types confondus d'érable);
3. et pas plus de 30 % d'arbres d'une même famille (ex. : les acéracées).
Richesse spécifique - Approche plus philosophique qui vise à favoriser une
grande diversité d'essences végétales adaptées au territoire;
Diversité fonctionnelle - Approche scientifique qui vise à s'assurer que les
arbres plantés remplissent des rôles écologiques variés (ombrage, capture du
carbone, soutien à la biodiversité, nourritures etc.).
Le bon arbre au bon endroit - Cette approche consiste à choisir des espèces
adaptées à chaque site, afin que chaque arbre puisse croître harmonieusement
sans nuire à son environnement. Par exemple, privilégier des arbres de plus faible
hauteur sous les fils électriques d'Hydro-Québec permet d'éviter les conflits et
favorise une cohabitation durable avec les infrastructures existantes.
Ces approches combinées permettront de structurer et d'orienter les interventions de
la Ville et de maximiser les bénéfices environnementaux, sociaux et économiques liés
à l'arbre en milieu urbain.
STRATÉGIES CLÉS POUR ATTEINDRE LA CIBLE
14
2
Plantation massive et ciblée :
Augmenter significativement le nombre d'arbres plantés sur le domaine
public, en priorisant les secteurs déficitaires en canopée (actuellement 17,3%) et
les zones identifiées comme îlots de chaleur. L'objectif de planter 5 000 arbres
d'ici 2035 sur les emprises et terrains municipaux sera un jalon important pour
atteindre la cible de 30%.
Créer des îlots de fraîcheur urbain (IFU) en plantant des arbres et arbustes
dans les parcs et espaces verts, en particulier ceux situés dans les zones d'îlots
de chaleur. Évaluer l'effet des IFU créés récemment, la promenade des
Porteurs- d'Espoir et la halte cycliste sur le chemin du Richelieu constituent des
gestes exemplaires posés par le conseil municipal.
Augmenter le nombre d'arbres sur les propriétés privées et évaluer les
retombées des plantations déjà faites en bonifiant les offres actuelles ou en
développant de nouveaux programmes d'aide (ex: soutien financier, distribution
gratuite d'arbres).
Afin de déployer la politique de l'arbre, McMasterville devra poser des gestes
spécifiques et ainsi augmenter ses chances de réussite.
LES CINQ RÈGLES MCMASTERVILLOISES POUR UNE MEILLEURE BIODIVERSITÉ
1
Une connaissance approfondie du patrimoine arboricole :
Compléter et mettre à jour l'inventaire géoréférencé des arbres publics et
développer une meilleure connaissance de l'inventaire arboricole sur les terrains
privés. Cela est d'autant plus crucial que le rapport sur le parc du Ruisseau-
Bernard a fourni des données précieuses qui peuvent servir de référence pour
l'ensemble du territoire.
Cartographier régulièrement les îlots de chaleur urbains (ICU) et les îlots
de fraîcheur urbains (IFU) pour guider les efforts de plantation là où ils sont les
plus nécessaires, en s'appuyant sur les méthodes utilisées par d'autres villes
comme La Prairie et Laval.
Évaluer la vulnérabilité de la forêt urbaine face aux changements climatiques
et aux espèces exotiques envahissantes, en utilisant l'analyse de la diversité
spécifique (Règle de Santamour 10-20-30) et de la diversité fonctionnelle.
Comme par exemple, le parc du Ruisseau-Bernard a déjà subi les ravages de
l'agrile du frêne et de la maladie hollandaise de l'orme en plus de la
surreprésentation de certaines espèces (comme les érables). Ces aspects
peuvent constituer un signe de fragilité.
15
LES CINQ RÈGLES MCMASTERVILLOISES POUR UNE MEILLEURE BIODIVERSITÉ
(SUITE)
3
Diversification du patrimoine arboricole :
Élaborer une stratégie d'optimisation de la richesse spécifique et de la
diversité fonctionnelle basée sur la règle de Santamour lors des
plantations pour assurer la résilience de la forêt urbaine face aux menaces
(maladies ravageuses comme l'agrile du frêne, longicorne asiatique, fulgore
tacheté) et aux changements climatiques. Le choix des espèces sera guidé par
l'approche « le bon arbre au bon endroit ».
4
Protection et valorisation des arbres existants :
Conserver et protéger les arbres et boisés existants en exigeant des
mesures de protection lors de travaux de construction ou de rénovation et en
décourageant les abattages injustifiés. De plus, les empiètements et les dépôts
sauvages identifiés dans le parc du Ruisseau-Bernard devront être régularisés.
Améliorer l'entretien des arbres et leurs conditions de vie par l'adoption de
techniques arboricoles de pointe.
Récupérer le bois mort lorsque nécessaire pour favoriser la biodiversité ou le
réutiliser pour du mobilier urbain.
5
Mobilisation et sensibilisation de la collectivité :
Sensibiliser les citoyens, les organisations et les employés municipaux à
l'importance de l'arbre et à ses bienfaits. Des activités spécifiques peuvent être
organisées autour des espèces remarquables ou à statut particulier.
Promouvoir la participation citoyenne et les initiatives communautaires
de verdissement en s'appuyant sur des lieux comme le parc du Ruisseau-
Bernard avec ses espèces remarquables et ses besoins en verdissement afin de
développer une pédagogie entourant le rôle de l'arbre dans une communauté.
Évaluer les résultats des modifications réglementaires en matière de
plantation d'arbres adoptées au cours des dernières années, en revoyant les
coefficients d'arbres aux mètres linéaires et ceux concernant les coefficients
d'occupation au sol (COS). Celles-ci seront étudiées dans le but de voir les
résultats obtenus.
Intégrer systématiquement le verdissement et la plantation d'arbres dans
les projets municipaux de réfection ou de construction d'infrastructures, visant un
indice de canopée minimal sur les sites concernés. Cela s'appliquera également
aux projets d'aménagement et de stabilisation dans le parc du Ruisseau-Bernard.
Augmenter la superficie des zones boisées par des aménagements
paysagers dynamiques lors des réfections de rue ainsi que par le déploiement de
micro-forêts ou l'enrichissement d'espaces boisés existants.
L'atteinte de l'objectif de 30% de canopée urbaine sera mesurée et évaluée
régulièrement grâce aux indicateurs suivants :
Indice de canopée urbaine :
L'indice de canopée représente la proportion d'ombrage de la cime des arbres sur
un territoire donné. Il s'agit d'un indicateur clé de l'importance et de l'évolution de
la forêt urbaine.
Calculé à intervalles réguliers (à partir du 17,3% actuel) pour suivre l'évolution
de la proportion d'ombrage de la cime des arbres sur le territoire.
Il devrait être calculé pour l'ensemble du territoire urbain, incluant les arbres
publics et privés.
McMasterville utilisera des méthodes basées sur des images aériennes (les
orthophotos de la CMM) pour évaluer la canopée.
Nombre d'arbres plantés : Le suivi des plantations annuelles sur les
domaines public et privé et la diversité spécifique et fonctionnelle devront se
faire en concordance avec la règle de Santamour.
Les Villes se dotent d'objectifs ambitieux tel que planter un nombre spécifique
d'arbres sur une période spécifique de temps. Il est nécessaire de garder
l'inventaire, d'en comprendre la santé et d'en assurer un suivi des résultats.
16
INDICATEURS DE SUIVI
Il est important d'évaluer le taux de
remplacement des arbres abattus et de
s'assurer que les nouvelles plantations
contribuent à la diversité et à la résilience.
Depuis plusieurs années, bien qu'il n'y eût
pas de politique spécifique de l'arbre, des
actions de plantation d'espèces indigènes
et de diversification ont déjà été entamées
pour contrer les pertes entre autres
causées par les maladies.
Évolution du couvert forestier en fonction des secteurs :
Comme il en a été question en introduction, certains secteurs de la ville bénéficient
d'une meilleure couverture que d'autres. Comme la situation peut varier
grandement d'un secteur à l'autre de la ville, il est important d'identifier ces zones
déficitaires en arbres, notamment les îlots de chaleur, pour prioriser les
interventions. Le secteur des Élus, celui de la 116 et le stationnement incitatif de la
gare sont les secteurs présentant les plus importantes carences en matière de
canopée urbaine et de couvert forestier.
De plus, une attention particulière devra être portée dans le parc du Ruisseau-
Bernard en raison du dépérissement du couvert forestier causé par la maladie
hollandaise de l'orme et l'agrile du frêne. Cette déforestation a un impact direct
sur la canopée, créant des ouvertures qui favorisent le développement d'espèces
exotiques envahissantes.
État de santé et menaces :
Un inventaire géoréférencé des arbres publics est nécessaire pour un
diagnostic éclairé du patrimoine arboricole.
L'inventaire partiel des arbres du parc du Ruisseau-Bernard a déjà révélé la
présence de nombreux ormes et frênes morts ou moribonds (environ 900 ormes
et 650 frênes).
Il est important d'identifier les maladies et ravageurs (comme l'agrile du frêne,
la verticilliose, le nodule noir, le longicorne asiatique, le fulgore tacheté) qui
affectent ou pourraient affecter nos arbres. De plus, des espèces floristiques
envahissantes comme le persil sauvage, le phalaris roseau, le nerprun, la
roselière et l'impatiente glanduleuse ont été identifiées, menaçant la
biodiversité locale.
Les travaux de construction ou le manque d'entretien peuvent également
impacter la santé des arbres. Le dépôt de déchets sauvages et l'empiètement
des riverains dans le parc du Ruisseau-Bernard sont des exemples de pression
humaine négative qui doivent être pris en compte lors de l'application d'une
politique comme celle que nous proposons.
En se dotant de ces connaissances et en tirant parti des diagnostics écologiques
spécifiques comme celui du parc du Ruisseau-Bernard, McMasterville pourra
dresser un portrait précis de sa forêt urbaine et planifier des actions ciblées.
17
INDICATEURS DE SUIVI (SUITE)
18
Les arbres en milieu urbain, qu'ils soient petits ou grands, jeunes ou vieux, ont un
impact positif indéniable tout au long de leur cycle de vie... Du bout de leurs feuilles
jusqu'à l'extrémité de leurs racines, ils génèrent des bienfaits multisectoriels
essentiels à notre qualité de vie.
LE RÔLE DE L'ARBRE EN
MILIEU URBAIN
Climat et environnement
Réduction des îlots de chaleur urbains (de 4 à 8 °C, parfois jusqu'à 15 °C):
Captation de CO₂ (jusqu'à 135 kg/an exemple : érable);
Purification de l'air, gestion des eaux pluviales (200 L d'eau interceptée par
an);
Stabilisation des sols et création d'humidité favorable à la pluie.
Santé et bien-être
Diminution du stress;
Réduction des maladies respiratoires, cardiovasculaires et des coups de
chaleur;
Effet calmant documenté (shinrin-yoku);
Amélioration du sentiment d'appartenance et de la qualité de vie.
Économie
Augmentation de la valeur foncière des propriétés de 10 à 20%;
Réduction des coûts de climatisation et de chauffage jusqu'à 30%;
Retour sur investissement de 135 $ à 320 $/an par dollar investi.
Réduction des coûts en infrastructures
En augmentant la canopée urbaine, on réduit l'impact direct des rayons du
soleil sur la surface de la rue, on en diminue la chaleur et on vient du même
souffle réduire son usure prématurée.
19
Biodiversité
Création d'habitats pour la faune et la flore;
Soutien aux espèces en péril;
Renforcement de la résilience des écosystèmes.
Cadre de vie
Embellissement des quartiers;
Réduction du bruit;
Valorisation des lieux;
Effet dissuasif sur la vitesse automobile.
Purification de l'air
Ils captent les particules en suspension et les polluants comme le monoxyde de
carbone, le dioxyde d'azote et le dioxyde de soufre, améliorant la qualité de
l'air que nous respirons.
BIEN-ÊTRE ET SANTÉ DE LA COLLECTIVITÉ
AMÉLIORATION DE LA SANTÉ PUBLIQUE
Dans toute la littérature consultée, la présence d'arbres est liée à une diminution des
maladies respiratoires, cardiovasculaires, des coups de chaleur et des risques de
certains cancers de la peau.
Ajoutons à cela, la réduction du stress et l'amélioration de la santé mentale. Les
arbres favorisent un sentiment de paix et de tranquillité. Ces études démontrent que
même 15 à 30 minutes passées dans la nature peuvent réduire le niveau de stress, la
pression artérielle et la glycémie. C'est le concept du « bain de forêt » (shinrin-yoku).
De plus, les arbres assurent l'augmentation du sentiment d'intimité et d'appartenance
tout en créant des espaces plus accueillants et qui favorisent la socialisation. Ainsi,
les arbres seront attractifs, emmèneront la communauté aux mêmes endroits, mais
aussi offriront une protection des regards et créeront des zones d'intimité sécurisées.
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UN ESPACE VERT À TOUS LES 300 MÈTRES
L'une des recommandations souvent citées dans la littérature scientifique est de
pouvoir compter sur un espace vert à proximité. La règle du 300 mètres étant
généralement admise. D'ailleurs, en comparaison avec les villes environnantes,
McMasterville a le plus important ratio de superficie de parcs : 5,73% du territoire est
composée de parcs municipaux. Ainsi, plus de 95% des foyers mcmastervillois
habitent en deçà de cette limite théorique. D'ailleurs, un autre élément important
dans une logique urbaine, les arbres et de façon plus globale les espaces verts
assurent une atténuation de la perception du bruit en créant des écrans végétaux.
On peut ainsi réduire le niveau de bruit de 30 à 40%.
LES AVANTAGES ÉCONOMIQUES
On se doit également de considérer l'augmentation de la valeur foncière des
propriétés. En effet, les propriétés dotées d'arbres ou situées à proximité d'espaces
verts peuvent voir leur valeur augmenter de 10 à 20%. Les exemples de villes qui ont
fait le pari de l'arbre sont aujourd'hui des milieux de vie réputés. Nous n'avons qu'à
penser à des villes telles que Saint-Bruno-de-Montarville, Boucherville, Saint-Lambert
ou Mont-Saint-Hilaire. Ces villes ont toutes comme dénominateur commun d'avoir
imposé très rapidement la plantation d'arbres autant sur le domaine public que sur le
domaine privé. Ce sont aujourd'hui des villes prisées où les valeurs résidentielles sont
parmi les plus élevés du grand Montréal. Elles doivent servir d'exemples et
d'inspiration pour l'élaboration d'une politique de l'arbre dans une municipalité.
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DIMINUTION DES COÛTS D'ÉNERGIE
La présence d'arbres près des maisons peut réduire les besoins en climatisation et les
coûts de chauffage de 30%. En réduisant la lumière dans certaines fenêtres et en
servant d'écrans de vent lors de grandes soirées d'hiver, les arbres sont des
catalyseurs énergétiques importants qui peuvent supporter les résidences en vue
d'offrir des milieux de vie de qualité.
PROLONGATION DE LA DURÉE DE VIS DES INFRASTRUCTURES
Nous le disions plus tôt et dans un contexte d'une politique de l'arbre municipale, on
doit mettre l'emphase sur l'impact direct sur nos infrastructures routières. En effet, il
n'est pas rare de voir les chaussés ramollir sous la force des rayons du soleil qui
plombent sur les surfaces bitumineuses des rues et des entrées de cours. Les arbres
peuvent prolonger la durée de vie des chaussées en créant un écran naturel entre les
rayons du soleil et la rue régulant ainsi la température.
VALEUR DES SERVICES ÉCOSYSTÉMIQUES
Plusieurs études tentent de chiffrer la valeur de l'arbre et surtout d'établir clairement
un retour sur investissement (RSI mieux connu sous l'acronyme de ROI). Il est
effectivement bien documenté que chaque dollar investi dans les arbres que ce soit
la plantation, son entretien et son déploiement génèrent des bénéfices et des
économies. Différentes études tentent d'établir une valeur fiscale aux éléments
environnementaux. Ils tirent des conclusions allant de 1,35 à 3,20 dollars par an.
Toutefois, nous ne pensons pas qu'il s'agit là d'une réflexion qui doit se solder par une
valeur économique de l'arbre. Comme la santé des humains ne doit pas être bradée
pour de l'argent et ne doit pas se calculer en dollars sonnant pour être essentielle, il
en va de même pour la forêt qui ne doit pas nécessairement avoir une valeur
économique pour que nous décidions de la protéger. Nous devons le faire parce qu'il
s'agit de la bonne décision.
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VIE DE QUARTIER ET PAYSAGE
Amélioration du cadre de vie : Les arbres embellissent le paysage urbain,
apportant diversité de textures, couleurs et formes.
Valorisation des lieux et des bâtiments : Ils confèrent un caractère distinctif aux
quartiers et incitent les citoyens à s'approprier les espaces publics.
Diminution de la vitesse automobile : Les rues bordées d'arbres peuvent inciter les
automobilistes à réduire leur vitesse, améliorant ainsi la sécurité.
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La présente politique de l'arbre s'inspire de la volonté commune des citoyens et de la
Municipalité d'accorder aux arbres du territoire mcmastervillois une place centrale
dans la communauté.
MISSION, VISION ET
VALEURS
MISSION
McMasterville s'engage à développer, protéger et mettre en valeur
son patrimoine arboricole en s'appuyant sur les connaissances
scientifiques et en mobilisant l'ensemble de la collectivité. Par des
actions concrètes, nous visons à renforcer le rôle essentiel de l'arbre
dans l'embellissement de nos espaces, la protection des milieux
naturels, en particulier notre joyau, le parc du Ruisseau-Bernard,
et l'amélioration de la qualité de vie et de la santé de nos citoyens, affirmant ainsi
notre identité de ville « Naturellement en mouvement ».
VISION
À long terme, McMasterville sera une ville exemplaire, reconnue pour
sa forêt urbaine en pleine croissance, saine et résiliente, où l'arbre,
qu'il soit public ou privé, est considéré comme une richesse
collective et est pleinement valorisé. Chaque citoyen aura
l'opportunité de reconnecter avec la nature et de profiter des
multiples bienfaits des arbres, contribuant ainsi à une communauté
saine, verdoyante et adaptable face aux défis climatiques. Dans quelques années,
une culture de l'arbre sera profondément développée à McMasterville, avec une
attention particulière pour la gestion et la mise en valeur des espaces naturels
existants.
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VALEURS
Connaissance : McMasterville fonde ses actions arboricoles sur des
connaissances documentées et à la fine pointe de la science en
foresterie urbaine. La Ville maintiendra et diffusera les informations
pertinentes. L'inventaire écologique du parc du Ruisseau-Bernard
servira d'exemple de cette démarche ouverte, fournissant des
données essentielles sur la composition de notre forêt urbaine, les
espèces à statut particulier et les menaces.
Respect : La Ville reconnaît le rôle fondamental de l'arbre dans les milieux naturels
et urbains et son apport inestimable à la qualité de vie de la population. Le respect
de l'arbre est au cœur de toutes les décisions, y compris la protection des espèces
rares et la gestion des écosystèmes fragiles identifiés.
Écoresponsabilité : McMasterville adhère aux principes du développement durable,
agissant dans l'intérêt général de la population et des générations futures en
adoptant une gestion proactive et résiliente de son patrimoine arboricole. Cela
inclut la lutte contre les espèces envahissantes et la stabilisation des milieux
dégradés.
Appropriation : McMasterville croit fermement que l'amélioration de la place de
l'arbre sur son territoire passe par la mobilisation et la participation active de
l'ensemble des citoyens, des organisations et de l'administration municipale. Les
efforts de sensibilisation et la gestion des impacts humains dans des espaces comme
le parc du Ruisseau-Bernard sont essentiels à cette appropriation collective.
Grandes orientations et objectifs : Pour concrétiser cette vision et répondre aux
enjeux identifiés, McMasterville articulera son action autour de quatre grandes
orientations stratégiques, chacune assortie d'objectifs précis:
Sensibiliser et mobiliser les citoyens, les organisations et les employés
municipaux à l'importance de l'arbre et à ses bienfaits. Des activités
spécifiques peuvent être organisées autour des espèces remarquables
ou à statut particulier, mais également faire état de l'avancement de
la plantation d'arbres dans la ville et présenter les stratégies de
biodiversité.
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INFORMER, SENSIBILISER ET MOBILISER LA COLLECTIVITÉ
Objectifs :
Développer un programme de communication et d'activités éducatives
(ateliers, conférences, parcours des arbres remarquables, arboretum).
Un parcours éducatif pourrait être créé pour les arbres remarquables de
la ville.
Promouvoir la participation citoyenne et scolaire pour soutenir et
déployer les initiatives communautaires de verdissement. Cela inclut la
sensibilisation des riverains du parc du Ruisseau-Bernard aux bonnes
pratiques de gestion des déchets et d'utilisation du parc.
Créer des partenariats avec les commerces, industries et institutions
(ICI) pour favoriser la plantation d'arbres sur leurs terrains.
Créer des partenariats avec les écoles de la ville afin de sensibiliser les
jeunes aux multiples rôles que jouent les arbres dans notre société et
ainsi développer un réseau d'ambassadeurs de l'arbre. Des jeunes qui
par la suite supporteront le déploiement de notre politique.
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Le plan d'action développé devra détailler les interventions prioritaires pour les
premières années de mise en œuvre. Tout ne pourra être fait dès le départ, il s'agira
d'un marathon et non d'un sprint. Ainsi, en inscrivant ce plan dans un horizon
d'environ cinq ans, avec l'intention de le réviser et de le bonifier au fil du temps, le
premier plan sera flexible et agile et permettra le déploiement graduel de la nouvelle
stratégie. Il s'agira d'un geste fondateur qui se veut essentiel pour initier un
mouvement.
UN PREMIER PLAN D'ACTION
Action 1.1 : Compléter et mettre à jour l'inventaire des arbres publics (rues, parcs,
terrains municipaux), incluant leur géolocalisation et leur état de santé.
Action 1.2 : Développer une connaissance des arbres de la forêt privée, en explorant
des méthodes participatives pour l'identification des arbres par les citoyens.
Action 1.3 : Cartographier les îlots de chaleur urbains (ICU) et les îlots de fraîcheur
urbains (IFU) à intervalles réguliers pour guider les efforts de plantation, en priorisant
les secteurs comme les parcs et espaces verts où la création d'îlots de fraîcheur est
essentielle face au dépérissement forestier.
Action 1.4 : Évaluer la vulnérabilité de la forêt urbaine face aux changements
climatiques et aux espèces exotiques envahissantes, en utilisant l'analyse de la
richesse spécifique et de la diversité fonctionnelle.
1- ORIENTATION : CONNAÎTRE ET FAIRE CONNAÎTRE
NOTRE PATRIMOINE ARBORICOLE
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Action 2.1 : Évaluer l'impact du rehaussement des exigences en matière de nombre
minimal d'arbres sur les terrains privés lors de construction ou de rénovation et valider
si l'exercice relève du succès.
Action 2.2 : Mettre en place des mesures de protection obligatoires pour les arbres
et les boisés existants lors de travaux de construction ou de rénovation, avec des
inspections régulières, particulièrement dans les milieux sensibles tel que le parc du
Ruisseau-Bernard où des problématiques d'empiètement et de dépôts sauvages ont
été identifiées.
Action 2.3 : Planter 5 000 arbres d'ici 2035 sur les emprises et terrains municipaux,
en priorisant les secteurs déficitaires et les îlots de chaleur. Des efforts ciblés de
plantation seront essentiels dans le parc du Ruisseau-Bernard pour contrer le
dépérissement et renforcer la canopée.
Action 2.4 : Créer des îlots de fraîcheur en plantant des arbres et arbustes dans les
parcs et espaces verts ainsi que dans les emprises de la ville, notamment ceux situés
dans les zones d'îlots de chaleur.
Action 2.5 : Diversifier la forêt urbaine en élaborant une stratégie d'optimisation de
la richesse spécifique et de la diversité fonctionnelle lors des plantations. Cette
stratégie devra tenir compte des observations faites dans les différentes études que
possède la ville sur la surreprésentation de certaines espèces vulnérables.
Action 2.6 : Intégrer systématiquement le travail de spécialistes afin d'assurer le
verdissement et la plantation d'arbres dans les projets municipaux de réfection ou de
construction d'infrastructures, visant un indice de canopée minimal sur les sites.
2- ORIENTATION : PROTÉGER, AMÉLIORER ET VALORISER
L'ARBRE
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Action 3.1 : Diffuser la Politique de l'arbre et sa réglementation auprès des citoyens
et des acteurs locaux via les outils de communication de la Ville.
Action 3.2 : Organiser au moins une fois par an des activités communautaires
(plantation, verdissement, déminéralisation) avec les citoyens et les organismes. Le
parc du Ruisseau-Bernard, avec ses espèces remarquables et ses besoins en
verdissement et protection, serait un lieu idéal pour de telles activités.
Action 3.3 : Offrir annuellement des ateliers ou conférences sur la plantation,
l'entretien et l'importance des arbres.
Action 3.4 : Bonifier nos programmes d'aide pour la plantation d'arbres sur les
terrains privés, en incluant un soutien financier ou en maintenant la distribution
gratuite d'arbres.
3- ORIENTATION : INFORMER, SENSIBILISER ET MOBILISER
LA COLLECTIVITÉ
Action 4.1 : Ajouter des ressources spécialisées en foresterie urbaine (ex: firmes avec
expertise en foresterie urbaine, formations aux cols bleus...) pour soutenir la
planification, la gestion et la plantation, incluant la supervision des interventions
spécifiques dans des milieux comme le parc du Ruisseau-Bernard (contrôle d'espèces
envahissantes, stabilisation des berges, gestion des sentiers).
Action 4.2 : Mettre à jour la Politique de l'arbre et son plan d'action à mi-parcours et
après cinq ans, avec un bilan rigoureux.
Action 4.3 : Évaluer la possibilité de valoriser notre fonds vert pour soutenir la
plantation d'arbres et l'acquisition de milieux naturels. Ce fonds pourrait évoluer et
être utilisé pour financer des projets de restauration et de verdissement dans le parc
du Ruisseau-Bernard.
Action 4.4 : Faire des employés et des membres du conseil municipal de véritables
ambassadeurs de l'arbre en assurant leur formation continue sur l'importance de
l'arbre, sa protection et sa conservation.
4- ORIENTATION : AGIR AVEC EXEMPLARITÉ ET ÉVALUER
LES RÉSULTATS
En se dotant de cette politique de l'arbre, McMasterville franchit un pas décisif vers
la concrétisation de sa vision d'une ville plus verte, saine et résiliente. Cette politique
met en place les grands principes qui orienteront nos décisions futures concernant
notre précieux patrimoine arboricole.
Les arbres ne sont pas de simples éléments paysagers ; ce sont des êtres vivants qui
rendent de nombreux services écologiques ayant une valeur économique réelle sur
notre réalité urbaine, au-delà de l'ombre et de l'oxygène qu'ils produisent.
L'engagement de McMasterville, en collaboration avec ses partenaires et l'ensemble
de la population, est de réaliser les interventions ciblées pour augmenter la canopée,
diversifier la forêt urbaine et renforcer sa résilience face aux changements
climatiques et aux menaces futures. Des travaux sont d'ores et déjà en cours pour
mettre à jour la réglementation municipale nécessaire à ces objectifs.
Le parc du Ruisseau-Bernard, avec ses écosystèmes diversifiés et les défis
spécifiques qu'il rencontre (dépérissement du couvert forestier, érosion, espèces
envahissantes, impacts humains), représente un microcosme des enjeux auxquels
McMasterville doit faire face. La réussite des interventions dans ce "joyau" sera un
indicateur clé de l'efficacité de cette politique, et un témoignage de l'engagement
de la Municipalité envers son patrimoine naturel.
C'est une démarche collective qui nous attend. Ensemble, nous ferons de l'arbre un
pilier de notre développement durable pour le bien-être des générations actuelles et
futures de McMasterville, en commençant par protéger et valoriser nos espaces
naturels les plus significatifs.
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CONCLUSION
P
O
LI
TI
Q
U
E
D
E
L'
A
R
B
R
E