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QUEBEC
MUNICIPALITÉ DE SAINT-BRUNO-DE-GUIGUES
MRC DE TÉMISCAMINGUE
______________________________________________________
RÈGLEMENT NUMERO 435-07-18 SUR LA GESTION CONTRACTUELLE
______________________________________________________
ATTENDU QU'une Politique de gestion contractuelle a été adoptée par la Municipalité le 10 janvier 2011,
conformément à l'article 938.1.2 du Code municipal du Québec (ci-après appelé « C.M. »)
ATTENDU QUE l'article 938.1.2 C.M. a été remplacé, le 1er janvier 2018, obligeant les municipalités, à
compter de cette dernière date, à adopter un règlement sur la gestion contractuelle, la politique actuelle de la
Municipalité étant cependant réputée être un tel règlement;
ATTENDU QUE le règlement doit minimalement prévoir des mesures à l'égard de six objets identifiés à la
loi et, à l'égard des contrats qui comportent une dépense de 25 000 $ ou plus mais de moins de 100 000$ et
qui peuvent être passés de gré à gré en vertu des règles adoptées par la Municipalité, prévoir des mesures
pour assurer la rotation des éventuels cocontractants;
ATTENDU QUE la Municipalité souhaite, comme le lui permet le 4e alinéa de l'article 938.1.2 C.M. prévoir
des règles de passation des contrats qui comportent une dépense d'au moins 25 000 $ et de moins de
100 000 $ et, qu'en conséquence, l'article 936 C.M. (appel d'offres sur invitation) ne s'applique plus à ces
contrats à compter de l'entrée en vigueur du présent règlement;
ATTENDU QUE le présent règlement répond à un objectif de transparence et de saine gestion des fonds
publics;
ATTENDU QU'un avis de motion a été donné et qu'un projet de règlement a été présenté à la séance du 4
juin 2018 ;
ATTENDU QUE le directeur général et secrétaire-trésorier mentionne que le présent règlement a pour objet
de prévoir des mesures relatives à la gestion contractuelle pour tout contrat qui sera conclu par la
Municipalité, incluant certaines règles de passation des contrats pour les contrats qui comportent une dépense
d'au moins 25 000 $ et ne pouvant être supérieur au seuil d'appel d'offres public fixé par règlement
ministériel ;
EN CONSEQUENCE, IL EST PROPOSE PAR PATRICK TRUDEL, APPUYÉ PAR TOMY
BOUCHER ET RESOLU UNANIMEMENT QUE LE PRESENT REGLEMENT SOIT ADOPTE
ET QU'IL SOIT ORDONNÉ ET STATUÉ COMME SUIT :
CHAPITRE I
DISPOSITIONS DÉCLARATOIRES ET INTERPRÉTATIVES
SECTION I
DISPOSITIONS DÉCLARATOIRES
1.
Objet du règlement
Le présent règlement a pour objet :
a)
de prévoir des mesures pour l'octroi et la gestion des contrats accordés par la
Municipalité, conformément à l'article 938.1.2 C.M.
b)
de prévoir des règles de passation des contrats qui comportent une dépense d'au
moins 25 000 $ et ne pouvant être supérieur au seuil d'appel d'offres public fixé par
règlement ministériel
.
2.
Champ d'application
Le présent règlement s'applique à tout contrat conclu par la Municipalité, y compris un
contrat qui n'est pas visé à l'un des paragraphes du premier alinéa du paragraphe 1 de
l'article 935 ou à l'article 938.0.2 C.M.
Le présent règlement s'applique peu importe l'autorité qui accorde le contrat, que ce soit
le conseil ou toute personne à qui le conseil a délégué le pouvoir de dépenser et de passer
des contrats au nom de la Municipalité.
SECTION II
DISPOSITIONS INTERPRÉTATIVES
3.
Interprétation du texte
Le présent règlement doit être interprété selon les principes de la Loi d'interprétation
(RLRQ,c. I-16).
Il ne doit pas être interprété comme permettant de déroger aux dispositions impératives des
lois régissant les contrats des municipalités, à moins que ces lois ne permettent
expressément d'y déroger par le présent règlement dont, par exemple, certaines des
mesures prévues au Chapitre II du présent règlement.
4.
Autres instances ou organismes
La Municipalité reconnaît l'importance, le rôle et les pouvoirs accordés aux autres instances qui peuvent
enquêter et agir à l'égard des objets visés par certaines mesures prévues au présent règlement. Cela comprend
notamment les mesures visant à prévenir les gestes d'intimidation, de trafic d'influence, de corruption, de
truquage des offres, ainsi que celles qui visent à assurer le respect de la Loi sur la transparence et l'éthique
en matière de lobbyisme et du Code de déontologie des lobbyistes adopté en vertu de cette loi.
5.
Règles particulières d'interprétation
Le présent règlement ne doit pas être interprété :
a)
de façon restrictive ou littérale;
b)
comme restreignant la possibilité pour la Municipalité de contracter de gré à gré, dans les cas où la loi
lui permet de le faire.
Les mesures prévues au présent règlement doivent s'interpréter :
−
selon les principes énoncés au préambule de la Loi visant principalement à reconnaître que les
municipalités sont des gouvernements de proximité et à augmenter à ce titre leur autonomie et leurs
pouvoirs (2017, c. 13) (Projet de loi 122) reconnaissant notamment les municipalités comme étant des
gouvernements de proximité et aux élus, la légitimité nécessaire pour gouverner selon leurs
attributions;
−
de façon à respecter le principe de la proportionnalité et ainsi assurer que les démarches liées aux
mesures imposées sont proportionnées à la nature et au montant de la dépense du contrat à intervenir,
eu égard aux coûts, au temps exigé et à la taille de la Municipalité.
6.
Terminologie
À moins que le contexte l'indique autrement, les mots et expressions utilisés dans le présent
règlement ont le sens suivant :
« Appel d'offres » :
Appel d'offres public ou sur invitation exigé par les articles
935 et suivants C.M. ou le règlement adopté en vertu de l'article 938.0.1 C.M. Sont exclues
de l'expression « appel d'offres », les demandes de prix qui sont formulées lorsqu'aucun
appel d'offres n'est requis par la loi ou par le présent règlement.
« Soumissionnaire » :
Toute personne qui soumet une offre au cours d'un processus
d'appel d'offres.
CHAPITRE II
RÈGLES DE PASSATION DES CONTRATS ET ROTATION
7.
Généralités
La Municipalité respecte les règles de passation des contrats prévues dans les lois qui la
régissent, dont le C.M. De façon plus particulière :
a)
elle procède par appel d'offres sur invitation lorsque la loi ou le règlement adopté en
vertu de l'article 938.0.1 C.M. impose un tel appel d'offres, à moins d'une disposition
particulière, à l'effet contraire, prévue au présent règlement;
b)
elle procède par appel d'offres public dans tous les cas où un appel d'offres public
est imposé par la loi ou par le règlement adopté en vertu de l'article 938.0.1 C.M.
c)
elle peut procéder de gré à gré dans les cas où la loi ou le présent règlement lui permet
de le faire.
Rien dans le présent règlement ne peut avoir pour effet de limiter la possibilité pour la
Municipalité d'utiliser tout mode de mise en concurrence pour l'attribution d'un contrat,
que ce soit par appel d'offres public, sur invitation ou par une demande de prix, même si
elle peut légalement procéder de gré à gré.
8.
Contrats pouvant être conclus de gré à gré
Sous réserve de l'article 11, tout contrat comportant une dépense d'au moins 25 000 $ et
ne pouvant atteindre le seuil d'appel d'offres public fixé par règlement ministériel peut être
conclu de gré à gré par la Municipalité. Il s'agit des contrats suivants :
- Assurances
- Exécution de travaux ou fourniture de matériel ou de matériaux
- Fourniture de services (incluant les services professionnels)
9.
Rotation - Principes
La Municipalité favorise, si possible, la rotation parmi les fournisseurs potentiels, à l'égard
des contrats qui peuvent être passés de gré à gré en vertu de l'article 8. La Municipalité,
dans la prise de décision à cet égard, considère, notamment, les principes suivants :
a)
le degré d'expertise nécessaire;
b)
la qualité des travaux, services ou matériaux déjà dispensés ou livrés à la
Municipalité;
c)
les délais inhérents à l'exécution des travaux, à la fourniture du matériel ou des
matériaux ou à la dispense de services;
d)
la qualité des biens, services ou travaux recherchés;
e)
les modalités de livraison;
f)
les services d'entretien;
g)
l'expérience et la capacité financière requises;
h)
la compétitivité du prix, en tenant compte de l'ensemble des conditions du marché;
i)
le fait que le fournisseur ait un établissement sur le territoire de la Municipalité;
j)
tout autre critère directement relié au marché.
10.
Rotation - Mesures
Aux fins d'assurer la mise en œuvre de la rotation prévue à l'article 9, la Municipalité applique, dans la
mesure du possible et à moins de circonstances particulières, les mesures suivantes :
a)
les fournisseurs potentiels sont identifiés avant d'octroyer le contrat. Si le territoire
de la Municipalité compte plus d'un fournisseur, cette identification peut se limiter à
ce dernier territoire ou, le cas échéant, le territoire de la MRC ou de toute autre région
géographique qui sera jugée pertinente compte tenu de la nature du contrat à
intervenir;
b)
une fois les fournisseurs identifiés et en considérant les principes énumérés à l'article
9, la rotation entre eux doit être favorisée, à moins de motifs liés à la saine
administration;
c)
la Municipalité peut procéder à un appel d'intérêt afin de connaître les fournisseurs
susceptibles de répondre à ses besoins;
d)
à moins de circonstances particulières, la personne en charge de la gestion du contrat
complète, dans la mesure du possible, le formulaire d'analyse que l'on retrouve à
l'Annexe 4;
e)
pour les catégories de contrats qu'elle détermine, aux fins d'identifier les fournisseurs
potentiels, la Municipalité peut également constituer une liste de fournisseurs. La
rotation entre les fournisseurs apparaissant sur cette liste, le cas échéant, doit être
favorisée, sous réserve de ce qui est prévu au paragraphe b) du présent article.
Modification (en rouge) du règlement sur la gestion contractuelle par le règlement 446-05-
21, effective du 1er juillet 2021 au 25 juin 2024 :
10.1 Sans limiter les principes et les mesures énoncés en matière de rotation des fournisseurs
prévus au présent règlement, dans le cadre de l'octroi de tout contrat qui comporte une
dépense inférieure au seuil décrété de la dépense d'un contrat qui ne peut être adjugé
qu'après une demande de soumissions publique, la municipalité doit favoriser les biens et
les services québécois ainsi que les fournisseurs, les assureurs et les entrepreneurs qui ont
un établissement au Québec.
Est un établissement au Québec, au sens du présent article, tout lieu où un fournisseur, un
assureur ou un entrepreneur exerce ses activités de façon permanente qui est clairement
identifié à son nom et accessible durant les heures normales de bureau.
Sont des biens et services québécois, des biens et services dont la majorité de leur
conception, fabrication, assemblage ou de leur réalisation sont fait en majorité à partir d'un
établissement situé au Québec.
La Municipalité, dans la prise de décision quant à l'octroi d'un contrat visé au présent
article, considère notamment les principes et les mesures énoncés en matière de rotation
des fournisseurs potentiels et plus spécifiquement détaillés à l'article 10 du règlement, sous
réserve des adaptations nécessaires à l'achat local.
CHAPITRE III
MESURES
SECTION I
CONTRATS DE GRÉ À GRÉ
11.
Généralités
Pour certains contrats, la Municipalité n'est assujettie à aucune procédure particulière de
mise en concurrence (appel d'offres public ou sur invitation). Le présent règlement ne peut
avoir pour effet de restreindre la possibilité, pour la Municipalité, de procéder de gré à gré
pour ces contrats. Il s'agit, notamment, de contrats :
−
qui, par leur nature, ne sont assujettis à aucun processus d'appel d'offres (contrats
autres que des contrats d'assurance, fourniture de matériel ou de matériaux, services
et exécution de travaux);
−
expressément exemptés du processus d'appel d'offres (notamment ceux énumérés à
l'article 938 C.M. et les contrats de services professionnels nécessaires dans le cadre
d'un recours devant un tribunal, un organisme ou une personne exerçant des
fonctions judiciaires ou juridictionnelles;
−
d'assurance, pour l'exécution de travaux, pour la fourniture de matériel ou de
matériaux ou de services (incluant les services professionnels) qui comportent une
dépense inférieure à 25 000 $.
12.
Mesures
Lorsque la Municipalité choisit d'accorder, de gré à gré, l'un ou l'autre des contrats
mentionnés à l'article 11, les mesures suivantes s'appliquent, à moins que ces mesures ne
soient incompatibles avec la nature du contrat :
a)
Lobbyisme
− Mesures prévues aux articles 16 (Devoir d'information des élus et employés) et 17 (Formation);
b)
Intimidation, trafic d'influence ou corruption
− Mesure prévue à l'article 19 (Dénonciation);
c)
Conflit d'intérêts
− Mesure prévue à l'article 21 (Dénonciation);
d)
Modification d'un contrat
− Mesure prévue à l'article 27 (Modification d'un contrat).
13.
Document d'information
La Municipalité doit publier, sur son site Internet, le document d'information relatif à la gestion contractuelle
joint à l'Annexe 1, de façon à informer la population et d'éventuels contractants des mesures prises par elle
dans le cadre du présent règlement.
SECTION II
TRUQUAGE DES OFFRES
14.
Sanction si collusion
Doit être insérée dans les documents d'appel d'offres, une disposition prévoyant la
possibilité pour la Municipalité de rejeter une soumission s'il est clairement établi qu'il y
a eu collusion avec toute personne en contravention à toute loi visant à lutter contre le
truquage des offres.
15.
Déclaration
Tout soumissionnaire doit joindre à sa soumission, ou au plus tard avant l'octroi du contrat,
une déclaration affirmant solennellement que sa soumission a été préparée et déposée sans
qu'il y ait eu collusion, communication, entente ou arrangement avec toute personne en
contravention à toute loi visant à lutter contre le truquage des offres. Cette déclaration doit
être faite sur le formulaire joint à l'Annexe 2.
SECTION III
LOBBYISME
16.
Devoir d'information des élus et employés
Tout membre du conseil ou tout fonctionnaire ou employé doit rappeler, à toute personne
qui prend l'initiative de communiquer avec lui afin d'obtenir un contrat, l'existence de la
Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme, lorsqu'il estime qu'il y a
contravention à cette loi.
17.
Formation
La Municipalité privilégie la participation des membres du conseil et des fonctionnaires et
employés à une formation destinée à les renseigner sur les dispositions législatives et
réglementaires applicables en matière de lobbyisme.
18.
Déclaration
Tout soumissionnaire doit joindre à sa soumission ou, au plus tard avant l'octroi du contrat,
une déclaration affirmant solennellement que ni lui ni aucun de ses collaborateurs,
représentants ou employés ne s'est livré à une communication d'influence aux fins de
l'obtention du contrat en contravention à la Loi sur la transparence et l'éthique en matière
de lobbyisme ou, si telle communication d'influence a eu lieu, qu'elle a été faite après que
toute inscription ait été faite au registre des lobbyistes lorsqu'elle est exigée en vertu de la
loi. Cette déclaration doit être faite sur le formulaire joint à l'Annexe 2.
SECTION IV
INTIMIDATION, TRAFIC D'INFLUENCE OU CORRUPTION
19.
Dénonciation
Tout membre du conseil, tout fonctionnaire ou employé, de même que toute autre personne
œuvrant pour la Municipalité doit dénoncer, le plus tôt possible, toute tentative
d'intimidation, de trafic d'influence ou de corruption dont il a été témoin dans le cadre de
ses fonctions. Cette mesure ne doit pas être interprétée comme limitant le droit de la
personne concernée à porter plainte auprès d'un service de police ou d'une autre autorité
publique.
Un membre du conseil fait cette dénonciation au directeur général; le directeur général au
maire; les autres fonctionnaires et employés ainsi que toute personne œuvrant pour la
Municipalité, au directeur général. Lorsque la dénonciation implique directement ou
indirectement le maire ou le directeur général, la dénonciation est faite à celui qui n'est pas
impliqué. Le directeur général ou le maire doit traiter la dénonciation avec diligence et
prendre les mesures appropriées en fonction de la nature de la situation dénoncée, incluant
dénoncer la situation à toute autre autorité compétente.
20.
Déclaration
Tout soumissionnaire doit joindre à sa soumission, ou au plus tard avant l'octroi du contrat,
une déclaration affirmant solennellement que ni lui ni aucun de ses collaborateurs,
représentants ou employés ne s'est livré, dans le cadre de l'appel d'offres, à des gestes
d'intimidation, de trafic d'influence ou de corruption, à l'endroit d'un membre du conseil,
d'un fonctionnaire ou employé ou de toute autre personne œuvrant pour la Municipalité.
Cette déclaration doit être faite sur le formulaire joint à l'Annexe 2.
SECTION V
CONFLITS D'INTÉRÊTS
21.
Dénonciation
Tout membre du conseil, tout fonctionnaire ou employé, de même que toute autre personne
œuvrant pour la Municipalité, impliqué dans la préparation de documents contractuels ou
dans l'attribution de contrats, doit dénoncer, le plus tôt possible, l'existence de tout intérêt
pécuniaire dans une personne morale, société ou entreprise susceptible de conclure un
contrat avec la Municipalité.
Un membre du conseil fait cette dénonciation au directeur général; le directeur général au
maire; les autres fonctionnaires et employés ainsi que toute autre personne œuvrant pour la
Municipalité, au directeur général. Lorsque la dénonciation implique directement ou
indirectement le maire ou le directeur général, la dénonciation est faite à celui qui n'est pas
impliqué. S'ils sont tous les deux impliqués, la dénonciation est faite au maire suppléant
ou à un autre membre du conseil municipal non impliqué. La personne qui reçoit la
dénonciation doit la traiter avec diligence et prendre les mesures appropriées en fonction
de la nature de la situation dénoncée.
22.
Déclaration
Lorsque la Municipalité utilise un système de pondération et d'évaluation des offres, tout
membre du comité de sélection doit déclarer solennellement par écrit, avant de débuter
l'évaluation des soumissions, qu'il n'a aucun intérêt pécuniaire particulier, direct ou
indirect, à l'égard du contrat faisant l'objet de l'évaluation. Il doit également s'engager à
ne pas divulguer le mandat qui lui a été confié par la Municipalité, de même qu'à ne pas
utiliser, communiquer, tenter d'utiliser ou de communiquer, tant pendant son mandat
qu'après celui-ci, les renseignements obtenus dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice
de ses fonctions de membre du comité de sélection. Cette déclaration doit être faite sur le
formulaire joint à l'Annexe 3.
La municipalité délègue au directeur général et secrétaire-trésorier le pouvoir de former un
comité de sélection lorsque celui-ci est obligatoire par la Loi, ou dans tout autre cas où le
directeur général et secrétaire-trésorier le juge préférable.
23.
Intérêt pécuniaire minime
L'intérêt pécuniaire minime n'est pas visé par les mesures décrites aux articles 21 et 22.
SECTION VI
IMPARTIALITÉ ET OBJECTIVITÉ DU PROCESSUS D'APPEL D'OFFRES
24.
Responsable de l'appel d'offres
Tout appel d'offres identifie un responsable et prévoit que tout soumissionnaire potentiel
ou tout soumissionnaire doit s'adresser à ce seul responsable pour obtenir toute information
ou précision relativement à l'appel d'offres.
25.
Questions des soumissionnaires
Le responsable de l'appel d'offres compile les questions posées par chacun des
soumissionnaires au cours du processus d'appel d'offres et émet, s'il le juge nécessaire, un
addenda, de façon à ce que tous les soumissionnaires obtiennent les réponses aux questions
posées par les autres.
Le responsable de l'appel d'offres a l'entière discrétion pour juger de la pertinence des
questions posées et de celles qui nécessitent une réponse et il peut regrouper et reformuler
certaines questions aux fins de la transmission des réponses aux soumissionnaires.
26.
Dénonciation
Tout membre du conseil, tout fonctionnaire ou employé, de même que toute autre personne
œuvrant pour la Municipalité, doit, dès qu'il en est informé, dénoncer l'existence de toute
situation, autre qu'un conflit d'intérêts, susceptible de compromettre l'impartialité et
l'objectivité du processus d'appel d'offres et de la gestion du contrat qui en résulte.
Un membre du conseil fait cette dénonciation au directeur général; le directeur général au
maire; les autres fonctionnaires et employés, ainsi que toute autre personne œuvrant pour
la Municipalité, au directeur général. Lorsque la dénonciation implique directement ou
indirectement le maire ou le directeur général, la dénonciation est faite à celui qui n'est pas
impliqué. S'ils sont tous les deux impliqués, la dénonciation est faite au maire suppléant
ou à un autre membre du conseil municipal non impliqué. La personne qui reçoit la
dénonciation doit la traiter avec diligence et prendre les mesures appropriées en fonction
de la nature de la situation dénoncée.
SECTION VII
MODIFICATION D'UN CONTRAT
27.
Modification d'un contrat
Toute modification apportée à un contrat et qui a pour effet d'en augmenter le prix, doit
être justifiée par la personne responsable de la gestion de ce contrat, en considérant les
règles applicables pour autoriser une telle modification. Le directeur général pourra
autoriser des directives de changements pour un maximum de 10% du coût du contrat.
Tout dépassement du 10% devra être autorisé par une résolution du conseil.
La Municipalité ne peut modifier un contrat accordé à la suite d'un appel d'offres, sauf
dans le cas où la modification constitue un accessoire à celui-ci et n'en change pas la nature.
28.
Réunions de chantier
Lorsque cela est justifié par la nature des travaux, la Municipalité favorise la tenue de
réunions de chantier régulières afin d'assurer le suivi de l'exécution du contrat.
CHAPITRE IV
DISPOSITIONS ADMINISTRATIVES ET FINALES
29.
Application du règlement
L'application du présent règlement est sous la responsabilité du directeur général de la
Municipalité. Ce dernier est responsable de la confection du rapport qui doit être déposé
annuellement au conseil concernant l'application du présent règlement, conformément à
l'article 938.1.2 C.M.
30.
Abrogation de la Politique de gestion contractuelle
Le présent règlement remplace et abroge la Politique de gestion contractuelle adoptée par
le conseil le 10 janvier 2011 et réputée, depuis le 1er janvier 2018, un règlement sur la
gestion contractuelle en vertu de l'article 278 P.L. 122.
31.
Entrée en vigueur et publication
Le présent règlement entre en vigueur conformément à la loi et est publié sur le site Internet
de la Municipalité. De plus, une copie de ce règlement est transmise au MAMOT.
Adopté à Saint-Bruno-de-Guigues, ce 9 juillet 2018
Carmen Côté
Serge Côté
Mairesse
Directeur général et secrétaire-trésorier
Avis de motion :
4 juin 2018
Dépôt du projet de règlement :
4 juin 2018
Adoption du règlement :
9 juillet 2018
Avis de promulgation :
19 juillet 2018
Transmission au MAMOT :
30 juillet 2018
ANNEXE 1
DOCUMENT D'INFORMATION
(Gestion contractuelle)
La Municipalité a adopté un Règlement sur la gestion contractuelle prévoyant des mesures visant à :
−
favoriser le respect des lois applicables qui visent à lutter contre le truquage des offres;
−
assurer le respect de la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme et du Code de
déontologie des lobbyistes adopté en vertu de cette loi;
−
prévenir les gestes d'intimidation, de trafic d'influence ou de corruption;
−
prévenir les situations de conflit d'intérêts;
−
prévenir toute autre situation susceptible de compromettre l'impartialité et l'objectivité du processus
de demande de soumissions et de la gestion du contrat qui en résulte;
−
encadrer la prise de toute décision ayant pour effet d'autoriser la modification d'un contrat;
−
assurer, dans la mesure du possible et selon les critères et principes prévus au règlement, la rotation
des éventuels cocontractants à l'égard des contrats qui comportent une dépense de 25 000 $ ou plus
mais de moins de 100 000 $ et qui peuvent être passés de gré à gré en vertu du règlement.
Ce règlement peut être consulté en cliquant sur le lien ci-après : http://www.temiscamingue.net/guigues/.
Toute personne qui entend contracter avec la Municipalité est invitée à prendre connaissance du Règlement
sur la gestion contractuelle et à s'informer auprès du directeur général et secrétaire-trésorier si elle a des
questions à cet égard.
Par ailleurs, toute personne qui aurait de l'information relativement au non-respect de l'une ou l'autre des
mesures y étant contenues est invitée à en faire part au directeur général et secrétaire-trésorier ou au maire.
Ces derniers verront, si cela s'avère nécessaire, à prendre les mesures utiles ou référer la plainte et la
documentation aux autorités compétentes.
ANNEXE 2
DÉCLARATION DU SOUMISSIONNAIRE
(Gestion contractuelle)
Je,
soussigné(e),
soumissionnaire
ou
représentant
du
soumissionnaire
________________________,
déclare
solennellement
qu'au
meilleur
de
ma
connaissance :
a)
la présente soumission a été préparée et déposée sans qu'il y ait eu collusion,
communication, entente ou arrangement avec toute autre personne en contravention à toute
loi visant à lutter contre le truquage des offres;
b)
ni moi ni aucun des collaborateurs, représentants ou employés du soumissionnaire ne
nous sommes livrés à une communication d'influence aux fins de l'obtention du contrat,
ou, si telle communication d'influence a eu lieu, je déclare que cette communication a été
faite après que toute inscription, exigée en vertu de la loi, au registre des Lobbyistes, ait été
faite;
c)
ni moi ni aucun des collaborateurs, représentants ou employés du soumissionnaire ne
nous sommes livrés à des gestes d'intimidation, de trafic d'influence ou de corruption, à
l'endroit d'un membre du conseil, d'un fonctionnaire ou employé ou de toute autre
personne œuvrant pour la Municipalité dans la cadre de la présente demande de
soumissions.
ET J'AI SIGNÉ :
Affirmé solennellement devant moi à
ce
e jour de 2018
Commissaire à l'assermentation pour le Québec
ANNEXE 3
DÉCLARATION DU MEMBRE D'UN COMITÉ DE SÉLECTION
Je, soussigné(e), membre du comité de sélection relativement à (identifier le contrat),
déclare solennellement n'avoir aucun intérêt pécuniaire particulier, direct ou indirect, à
l'égard de ce contrat.
Je m'engage à ne pas divulguer le mandat qui m'a été confié par la Municipalité, de même
qu'à ne pas utiliser, communiquer, tenter d'utiliser ou de communiquer, tant pendant mon
mandat qu'après celui-ci, les renseignements obtenus dans l'exercice ou à l'occasion de
l'exercice de mes fonctions de membre du comité de sélection.
ET J'AI SIGNÉ :
Affirmé solennellement devant moi à
ce
e jour de 2018
Commissaire à l'assermentation pour le Québec
ANNEXE 4
FORMULAIRE D'ANALYSE POUR LE CHOIX D'UN MODE DE PASSATION
BESOIN DE LA MUNICIPALITÉ
Objet du contrat
Objectifs particuliers (économies souhaitées, qualité, environnement, etc.)
Valeur estimée de la dépense (incluant les options de
renouvellement)
Durée du contrat
MARCHÉ VISÉ
Région visée
Nombre d'entreprises
connues
Est-ce que la participation de toutes les entreprises
connues est souhaitable?
Oui
Non
Sinon justifiez.
Estimation du coût de préparation d'une soumission.
Autres informations pertinentes
MODE DE PASSATION CHOISI
Gré à Gré
Appel d'offres public régionalisé
Appel d'offres sur invitation
Appel d'offres public ouvert à tous
Dans le cas d'un contrat passé de gré à gré, les
mesures du Règlement de gestion contractuelle pour
assurer la rotation sont-elles respectées?
Oui
Non
Si oui, quelles sont les mesures concernées?
Sinon, pour quelle raison la rotation n'est-elle pas envisageable?
SIGNATURE DE LA PERSONNE RESPONSABLE
Prénom, nom
Signature
Date