Directive visant à garantir l'usage exemplaire du français
Saint-Maurice, Quebec
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01/09/2025
Loi visant à
garantir l'usage
exemplaire du
français
Stéphane Laroche, Directeur général, greffier et trésorier
MUNICIPALITÉ DE LA PAROISSE DE SAINT-MAURICE
CONTEXTE
La Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français, adoptée le 1er juin 2022 impose à
l'Administration publique du Québec d'utiliser exclusivement le français, avec quelques exceptions. Cette
loi vise à garantir l'usage exemplaire du français, notamment par les organismes municipaux, qui jouent un rôle
clé dans la préservation et la promotion de la langue française au Québec.
La Politique linguistique de l'État, qui donne les grandes orientations en matière d'exemplarité, a été
approuvée par le gouvernement le 22 février 2023. Depuis le 1er juin 2023, celle-ci s'applique aux organismes
municipaux, selon l'annexe I de la Charte, et encadre notamment les diverses situations où une autre langue
que le français peut être utilisée.
Cet engagement réaffirme la volonté de la Municipalité de Saint-Maurice de participer activement à la
pérennité du français au Québec, tout en respectant les dispositions légales prévues pour les cas
exceptionnels.
CHAMP D'APPLICATION
La présente directive s'applique à tous les employés municipaux de la Municipalité de Saint-Maurice qui
entendent utiliser une autre langue que le français dans les situations exceptionnelles prévues dans la Charte
(celle-ci décrit les situations où une autre langue que le français peut être utilisée par les employés
municipaux).
CADRE JURIDIQUE
Cette directive s'appuie sur la mise en œuvre de la Charte de la langue française et dans le respect du cadre
juridique auquel la municipalité est assujettie, dont le Code municipal du Québec (L.R.Q., c.C-27.1) ; ainsi
que les autres lois et règlements visant les municipalités.
PRINCIPES GÉNÉRAUX
La municipalité entend jouer un rôle exemplaire et proactif en ce qui a trait à l'usage et à la qualité du français
dans ses activités. La langue de travail est le français et le personnel doit être informé des droits et des
situations exceptionnelles où la municipalité a la faculté d'utiliser une autre langue prévue à la Charte de la
langue française à ce chapitre.
Même lorsque la municipalité dispose d'une faculté d'employer une autre langue, elle doit toujours utiliser le
français dès qu'elle l'estime possible.
FONCTIONNEMENT
Avant d'employer une autre langue que le français, tout employé(e) municipal s'assure, en le vérifiant au cas
par cas, qu'il est dans une situation exceptionnelle prévue par la Charte ou par son cadre règlementaire. Il
peut en tout temps se référer au document de référence de la municipalité.
Conformément au paragraphe 2 de l'article 13.2 de la Charte, une exception permettant aux employés de
recourir à une autre langue que le français à l'écrit dans une situation lui confère aussi la faculté d'utiliser
cette autre langue à l'oral dans la même situation. Cependant, avant d'utiliser une autre langue que le
français, tout employé(e) municipal doit s'assurer que :
-
- Tous les moyens raisonnables ont été pris pour utiliser exclusivement le français;
-
- L'utilisation exclusive du français aurait pour conséquence de compromettre sa mission ou le
service au citoyen.
CAS D'EXCEPTION
COMMUNICATIONS AVEC LES PERSONNES PHYSIQUES
Dans le cadre de ses interventions, l'employé municipal doit être en mesure d'établir des relations de
confiance avec les citoyens et de saisir les subtilités des enjeux qu'ils vivent afin de pouvoir les accompagner
au mieux dans une démarche de résolution satisfaisante et adaptée à leur situation.
L'employé municipal peut utiliser une autre langue que le français dans une communication verbale ou utiliser
cette autre langue, en plus de la langue officielle, dans une communication écrite avec une personne
physique lorsque :
-
La personne est autochtone ou fait partie de tout regroupement autochtone ;
-
La personne habite ou travaille normalement à l'extérieur du Québec ;
-
La personne a immigré au Québec au cours des six derniers mois ;
-
La personne désire obtenir une information touristique ;
-
La sécurité publique l'exige.
L'employé municipal peut correspondre ou communiquer en anglais seulement avec une personne physique
lorsque :
-
La personne est admissible à recevoir l'enseignement primaire ou secondaire en anglais au
Québec;
-
Le dossier dont il est question a été ouvert avant le 13 mai 2021 et que la personne communiquait
déjà avec l'employé municipal seulement en anglais.
COMMUNICATIONS AVEC LES PERSONNES MORALES OU LES ENTREPRISES
Dans le cadre de ses interventions, l'employé municipal doit être en mesure d'établir des relations de
confiance avec ses interlocuteurs, d'obtenir les renseignements nécessaires à son action et de communiquer
efficacement ses observations, ses analyses et ses recommandations aux ministères, organismes et
établissements visés.
L'employé municipal peut utiliser une autre langue que le français dans une communication verbale ou utiliser
cette autre langue, en plus de la langue officielle, avec une personne morale ou une entreprise lorsque :
AFFICHAGE
La Municipalité peut afficher en français et dans une autre langue dans le cas suivant :
- Lorsque la santé ou la sécurité publique exigent aussi l'utilisation d'une autre langue.
CONTRATS ET ENTENTES
Concernant les contrats et les ententes, ainsi que les services et les produits des technologies de
l'information, plusieurs solutions sont offertes par des compagnies à l'international qui ne sont pas toujours
disponibles en français.
L'employé municipal peut obtenir un service dans une autre langue que le français ou joindre une version
dans une autre langue que le français à un contrat et aux écrits qui lui sont relatifs dans les situations
suivantes :
-
S'ils visent à susciter l'intérêt de personnes morales ou d'entreprises n'ayant pas d'établissement au
Québec, notamment dans un processus visant l'adjudication ou l'attribution d'un contrat public;
-
Si la personne morale avec laquelle l'institution conclut le contrat est située au Québec, mais que les
échanges nécessaires à la conclusion du contrat se déroulent avec un établissement de la
personne morale qui est situé à l'extérieur du Québec ;
-
Si l'institution adhère à un contrat avec une personne morale établie au Québec qui est soumis par
une société mère ou par un siège situé à l'extérieur du Québec ;
-
Si elle ne peut pas se procurer le produit ou le service recherché (ni un autre qui serait équivalent et
conforme) en temps utile et à un coût raisonnable.
RELATIONS AVEC L'EXTÉRIEUR DU QUÉBEC
Dans les contextes intergouvernemental et international, l'employé municipal désire maintenir de bonnes
relations tout en faisant rayonner la langue française.
L'employé municipal peut, dans les situations suivantes en lien avec ses relations avec l'extérieur du Québec,
utiliser une autre langue que le français dans une communication verbale ou utiliser cette autre langue, en
plus de la langue officielle, dans une communication écrite :
-
L'utilisation d'une autre langue a pour but de se conformer à la loi ou aux pratiques d'un autre État
que le Québec ;
-
Dans les documents qu'elle utilise dans ses relations avec l'extérieur du Québec.
MÉDIAS ET RECHERCHE
Lorsque la Municipalité effectue des activités de recherche et lorsqu'elle communique avec les médias, elle
peut utiliser une autre langue que le français dans les situations suivantes :
-
Dans ses communications avec les médias diffusant dans une autre langue;
-
Lorsqu'elle diffuse de la publicité dans de tels médias ;
-
Dans le matériel qu'elle utilise pour mener un sondage ou une enquête, notamment dans des
questionnaires et dans des formulaires d'entrevue.
MÉDIAS ET RECHERCHE
La présente directive est mise à jour au moins tous les cinq (5) ans. Elle peut être révisée avant cette
échéance, notamment lorsque des changements sont apportés à la CLF ou à ses règlements qui doivent être
pris en compte ou que des exigences supplémentaires sont jugées nécessaires.
APPROBATION ET MISE EN VIGUEUR
La présente directive entre à la date de son adoption par le conseil de la municipalité de Saint-Maurice.
Toutes modifications à son contenu doivent également recevoir les approbations nécessaires.
Adoption :
le 8-09-2025
Résolution :
:2025-09-157