Politique de prevention et de prise en charge du harcelement, de la violence et de l'incivilite au travail
Sutton, Quebec
· adopted 2026-03-04
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Adopté par le conseil municipal le 4 mars 2026.
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TABLE DES MATIÈRES
1. OBJECTIFS DE LA POLITIQUE ........................................................................................ 3
2. CHAMP D'APPLICATION ................................................................................................ 4
3. DÉFINITIONS................................................................................................................. 4
4. RÔLES ET RESPONSABILITÉS......................................................................................... 6
5. RÈGLES COMMUNES AUX MÉCANISMES DE PRISE EN CHARGE DES PLAINTES .......... 8
6. MÉCANISME INFORMEL DE RÈGLEMENT DES PLAINTES ............................................. 8
7. MÉCANISME FORMEL DE PRISE EN CHARGE D'UNE PLAINTE DE HARCÈLEMENT ...... 9
8. MÉCANISME FORMEL DE PRISE EN CHARGE D'UNE PLAINTE DE VIOLENCE OU
D'INCIVILITÉ ................................................................................................................. 9
9. ENQUÊTE .................................................................................................................... 10
10. CONCLUSIONS DE L'ENQUÊTE .................................................................................... 10
11. SANCTIONS................................................................................................................. 11
12. RÉVISION D'UNE DÉCISION ........................................................................................ 12
13. CONFIDENTIALITÉ ...................................................................................................... 12
14. BONNE FOI ................................................................................................................. 13
15. REPRÉSAILLES ............................................................................................................. 13
16. RÉVISION ET SENSIBILISATION ................................................................................... 13
ANNEXE A - ACCUSÉ DE RÉCEPTION................................................................................. 14
ANNEXE B - FORMULAIRE DE PLAINTE ............................................................................. 16
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1. OBJECTIFS DE LA POLITIQUE
La présente politique vise à :
-
Établir la procédure de prise en charge des situations de harcèlement, de
violence ou d'incivilité au travail;
-
Préciser les rôles et les responsabilités des membres de l'organisation;
-
Assurer le soutien approprié, dans la mesure où cela lui est possible, aux
victimes de harcèlement, d'incivilité ou de violence au travail;
-
Développer une culture organisationnelle empreinte de respect;
-
Contribuer à la responsabilisation, la sensibilisation, l'information et la
formation du milieu;
-
Affirmer l'engagement de la Ville à prévenir et à faire cesser toute situation de
harcèlement psychologique ou sexuel en lien avec le travail, y compris le
harcèlement provenant de sources externes;
-
Maintenir un climat de travail propre à protéger l'intégrité physique et
psychologique des employés1 et des élus2 de la Ville ainsi que la sauvegarde
de leur dignité;
-
Fournir le support nécessaire aux personnes victimes, en établissant des
mécanismes d'aide et de recours.
Ainsi, la Ville de Sutton ne toléra aucune forme de harcèlement, abus de pouvoir, violence
ou incivilité visant ses employés et ses élus dans le cadre de l'exécution de leur travail ou
de leur fonction, que ce harcèlement émane des employés de la Ville, des membres du
conseil municipal, des citoyens, des contractants ou des fournisseurs. Elle s'engage à
prendre tous les moyens raisonnables afin de s'assurer de l'atteinte de cet objectif.
Notamment, la Ville s'efforcera de sensibiliser tous ses employés à la nécessité de prévenir
le harcèlement, l'abus de pouvoir, la violence ou l'incivilité et, le cas échéant, d'y remédier
promptement.
La Ville de Sutton s'engage également à prendre au sérieux toutes les plaintes en lien avec
la présente politique, qu'elles soient présentées d'une manière informelle ou officielle et
que les plaintes soient réglées de façon rapide et confidentielle.
Cette politique ne vise pas à diminuer ou restreindre toutes démarches ou plaintes auprès
des autorités policières ou auprès de la Commission municipale du Québec.
1 Pour alléger le texte, le masculin est utilisé, mais inclut le féminin lorsqu'il y a lieu.
2 Pour alléger le texte, le masculin est utilisé, mais inclut le féminin lorsqu'il y a lieu.
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2. CHAMP D'APPLICATION
Cette politique régit les relations entre collègues de travail, entre supérieurs, entre cadres
et subalternes, entre les employés et les citoyens, entre les employés et les élus, entre les
employés et les fournisseurs ainsi que celles entre les employés et tout autre tiers. Elle ne
régit pas et ne peut régir les relations entre les élus eux-mêmes ni entre les élus et les
citoyens. Aussi, cette politique ne peut régir le harcèlement, la violence ou l'incivilité
provenant d'un élu, auquel cas le Code d'éthique et de déontologie des élus s'applique.
Cette politique s'applique aux conduites pouvant survenir dans le cadre du travail. Ces
conduites peuvent notamment survenir sur les lieux du travail, y compris les lieux de
télétravail, lors de formations, de réunions ou de déplacement, à l'occasion d'événements
sociaux reliés au travail, comme un party de Noël ou un dîner d'équipe, ou via les
communications transmises par un moyen technologique, comme les médias sociaux ou
les vidéoconférences.
3. DÉFINITIONS
Employé | La personne qui effectue un travail sous la direction ou le contrôle de
l'employeur. Pour les fins de la politique, l'employé inclut notamment les personnes
suivantes :
-
les personnes visées par la convention collective, incluant le syndicat;
-
les
personnes
visées
par
la
Politique
sur
les
conditions
de
travail des employés cadres, incluant la direction générale;
-
les pompiers et les premiers répondants;
-
les employés estivaux (camp de jour et piscine);
-
les employés contractuels;
-
les stagiaires;
-
les bénévoles.
Employeur | La Ville de Sutton.
Droit de gérance | Le droit pour l'employeur de diriger ses employés et son organisation
pour assurer sa bonne marche et sa profitabilité, comme le suivi du rendement au travail,
de l'absentéisme, de l'attribution des tâches ou de l'application d'un processus
disciplinaire ou administratif. On ne doit pas confondre le harcèlement avec l'exercice de
l'autorité de l'employeur dans la mesure où l'employeur n'exerce pas celui-ci de manière
discriminatoire ou abusive et que les décisions de l'employeur sont prises dans le respect
de l'employé, des lois, de la convention collective et de la politique des cadres. Ainsi, dans
la mesure où les décisions de l'employeur sont liées au bon fonctionnement de
l'organisation, elles ne constituent pas du harcèlement.
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Harcèlement | Toute forme de harcèlement, incluant notamment le harcèlement
psychologique, le harcèlement sexuel, le harcèlement lié à un motif de discrimination
contenu aux chartes des droits et libertés, le harcèlement administratif, comme l'abus de
pouvoir, et le cyberharcèlement.
Harcèlement psychologique | Le harcèlement psychologique est une conduite vexatoire
qui se manifeste par des paroles, des actes, des comportements ou des gestes répétés qui
sont hostiles ou non désirés, et qui sont de nature à porter atteinte à la dignité ou à
l'intégrité physique ou psychologique d'une personne, ou de nature à entraîner pour elle
des conditions de travail défavorables qui rendent le milieu de travail néfaste. Le
harcèlement peut être vécu par toute personne qui, sans être directement visée, subit les
effets de comportements ou d'un climat de travail intimidant, hostile ou malsain.
Toutefois, un seul acte grave qui engendre un effet nocif continu peut aussi être considéré
comme du harcèlement. Voici quelques exemples de comportements qui peuvent
constituer du harcèlement :
-
Une personne qui intimide un autre employé;
-
Endommager les biens d'un employé;
-
Faire des allusions désobligeantes au sujet d'un employé;
-
Cesser totalement d'adresser la parole à un employé.
Harcèlement sexuel | Le harcèlement sexuel se caractérise par des paroles, des actes, des
comportements ou des gestes de nature ou à connotation sexuelle. Ces comportements
peuvent constituer du harcèlement à caractère sexuel lorsqu'ils sont non désirés ou
lorsqu'ils affectent le climat de travail, indépendamment du consentement entre les
personnes directement concernées. Il peut se manifester notamment par :
-
Des avances, des demandes de faveurs, des invitations ou des requêtes
inopportunes à caractère sexuel;
-
Des commentaires d'ordre sexuel, des remarques sur le corps de la personne
ou sur son apparence, des plaisanteries qui dénigrent l'identité sexuelle ou
l'orientation sexuelle;
-
Des contacts physiques non désirés, tels que des attouchements, des
pincements, des empoignades, des frôlements volontaires;
-
Des menaces, des représailles ou toute autre injustice associée à des faveurs
sexuelles.
Incivilité | Une conduite qui enfreint l'obligation de respect mutuel propre aux relations
en milieu de travail. Elle est caractérisée par un manque de collaboration, de respect, de
savoir-vivre ou de politesse qui vise souvent l'ensemble plutôt qu'une personne en
particulier.
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Mesures provisoires | Mesures mises en place par l'employeur lors de la réception d'une
plainte de harcèlement et lors du traitement de celle-ci pour limiter les contacts entre le
plaignant et le mis en cause, et ainsi préserver un milieu de travail sain.
Mis en cause | La personne qui aurait prétendument un comportement harcelant, violent
ou incivil, et faisant l'objet d'une plainte. Il peut s'agir d'un employé, incluant un cadre et
la direction générale, d'un élu, d'un fournisseur, d'un citoyen ou d'un tiers.
Plaignant | La personne se croyant victime de harcèlement, de violence ou d'incivilité au
travail. Il s'agit d'un employé, incluant un cadre et la direction générale.
Plainte | Acte par lequel le plaignant porte à la connaissance de l'employeur une situation
potentielle de harcèlement, de violence ou d'incivilité au travail. Afin d'alléger le texte de
la politique, l'expression plainte englobe le signalement.
Politique | La présente Politique de prévention et de prise en charge des situations de
harcèlement, de violence et d'incivilité au travail.
Signalement | Acte par lequel une personne autre que le plaignant porte à la
connaissance de l'employeur une situation potentielle de harcèlement, de violence ou
d'incivilité au travail impliquant un employé.
Supérieur immédiat | Cadre représentant le premier niveau d'autorité au-dessus d'un
employé et qui exerce un contrôle direct sur l'exécution du travail de ce dernier. Dans le
cas du directeur général, il s'agit du maire.
Violence au travail | Toute action, tout incident ou tout comportement qui s'écarte d'une
attitude raisonnable par lequel un employé est attaqué, menacé, lésé ou blessé dans le
cadre ou à l'occasion de son travail. Cela inclut toute situation de violence physique ou
psychologique, incluant la violence conjugale, familiale et à caractère sexuel, lorsque
l'employé est exposé à celle-ci au travail, notamment :
-
D'user de la force contre une personne, par exemple la bousculer;
-
D'endommager ou vandaliser des biens;
-
D'agresser verbalement une personne;
-
D'intimider ou menacer une personne.
4. RÔLES ET RESPONSABILITÉS
Toutes les personnes visées par la politique doivent adopter une conduite dépourvue de
harcèlement, d'incivilité ou de violence. Ce qui veut dire entre autres d'adopter une
conduite professionnelle lors des événements sociaux reliés au travail, ce qui implique
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notamment une consommation modérée d'alcool lorsque cela est permis par
l'employeur.
Elles doivent aussi contribuer à la mise en place et au maintien d'un climat de travail sain,
notamment en signalant à l'employeur toute situation de harcèlement, de violence ou
d'incivilité au travail. Pour ce faire, elles doivent entre autres traiter les autres d'une
manière qui respecte les différences individuelles, quel que soit le poste occupé, le respect
et la considération mutuels doivent faciliter l'harmonie au travail, mais également en
participant aux mécanismes mis en place par l'employeur pour prévenir et faire cesser le
harcèlement et signaler dès que possible toute situation problématique.
Enfin, elles ont le droit d'être traitées d'une manière équitable et respectueuse dans leur
milieu de travail et dans le cadre de leurs fonctions.
Le maire et le conseil municipal 1) soutiennent la direction générale dans l'application de
la politique; 2) reçoivent et traitent toute plainte qui vise la direction générale ou qui est
déposée par la direction générale, auquel cas, les articles de la politique s'appliquent en
faisant les adaptations nécessaires; et 3) respectent la confidentialité tout au long du
processus. Un élu ne peut utiliser la présente politique contre un autre élu. De même, la
présente politique ne peut être utilisée par un plaignant contre un élu. Dans ces deux
derniers cas, le Code d'éthique et de déontologie des élus s'applique.
La direction générale 1) est responsable de l'application de la politique; 2) traite toute
plainte selon ce qui est prévu à la politique; 3) informe le conseil de l'existence d'une
plainte ou d'une intervention d'intérêt en prenant les moyens adaptés pour protéger la
confidentialité; et 4) dénonce tout conflit d'intérêts dans une plainte afin que le maire le
remplace dans la procédure.
Le directeur de service 1) reste vigilant et à l'écoute des employés pour déceler des
problèmes, comme des rumeurs, des conflits ou un changement de comportement; 2)
assure la diffusion de la politique et sensibilise les employés; 3) traite toute plainte en
procédant au mécanisme informel de règlement; 4) facilite le règlement de tout conflit et
collabore avec les différents intervenants; 5) informe la direction générale de toute plainte
ou intervention d'intérêt; et 6) dénonce tout conflit d'intérêts dans une plainte.
Le syndicat 1) prend connaissance de la politique; et 2) collabore aux mécanismes de
règlement, lorsque requis.
L'employé 1) prend connaissance de la politique; et 2) collabore aux mécanismes de
règlement, lorsque requis.
Le plaignant 1) signale, lorsque possible, toute situation de harcèlement, de violence ou
d'incivilité au potentiel mis en cause afin de lui demander de cesser de tels
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comportements, et ce, dans les meilleurs délais; 2) signale la situation à un supérieur
immédiat si le harcèlement, la violence ou l'incivilité alléguée se poursuit; et 3) collabore
aux mécanismes de règlement.
Le mis en cause collabore aux mécanismes de règlement.
5. RÈGLES COMMUNES AUX MÉCANISMES DE PRISE EN CHARGE DES PLAINTES
Toute plainte est traitée avec respect, diligence, équité, discrétion et de façon impartiale,
et selon le mécanisme approprié.
Le plaignant informe son directeur de service ou, dans le cas où son directeur de service
est en cause, le directeur général du conflit et il est informé des options qui s'offrent à lui
pour régler le conflit. Dans le cas où le conflit implique la direction générale ou que la
plainte est déposée par celle-ci, elle est signalée au maire.
Une personne externe peut être mandatée par la direction générale pour exécuter, en
tout ou en partie, l'un ou l'autre des mécanismes de règlement des plaintes. Dans un tel
cas, la politique est lue en faisant les adaptations nécessaires.
Les mécanismes prévus à la politique n'empêchent pas une personne de se prévaloir des
droits qui lui sont conférés par la loi dans les délais prévus à celle-ci.
6. MÉCANISME INFORMEL DE RÈGLEMENT DES PLAINTES
Le mécanisme informel de règlement vise à éviter de perturber, outre mesure, le milieu
de travail et à impliquer le plaignant et le mis en cause vers la recherche de solutions
informelles de règlement. Les parties peuvent recourir à ce mécanisme en tout temps lors
du traitement d'une plainte.
La personne qui traite une plainte doit vérifier la volonté des parties d'amorcer un
mécanisme informel de règlement. Si les parties désirent participer au mécanisme
informel de règlement, la personne qui traite la plainte doit :
-
Obtenir la version des faits de chacune des parties;
-
Susciter la discussion et suggérer des pistes de solution pour régler le conflit;
-
Identifier avec les parties les solutions retenues afin de résoudre le conflit;
Si le mécanisme informel échoue ou si l'une des parties ne désire pas y participer, le
plaignant est informé de la possibilité de poursuivre avec le mécanisme formel applicable
de prise en charge de la plainte. La direction générale est également informée de la
situation et elle peut alors décider de faire enquête et déterminer les mesures applicables,
le cas échéant.
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7. MÉCANISME FORMEL DE PRISE EN CHARGE D'UNE PLAINTE DE HARCÈLEMENT
Ce mécanisme ne s'applique pas aux plaintes de violence ou d'incivilité au travail, à moins
qu'elles ne s'assimilent à du harcèlement. Pour les plaintes de violence ou d'incivilité au
travail, voir la section 8 ci-dessous.
Le plaignant peut adresser une plainte à la direction générale au plus tard dans les deux
(2) ans suivant la dernière manifestation d'une conduite de harcèlement. Dans le cas où
la plainte vise la direction générale ou qu'elle est déposée par celle-ci, elle est transmise
directement au maire.
La plainte peut être faite verbalement ou par écrit. Les détails des incidents doivent être
décrits avec autant de précision que possible en indiquant, en autant que faire se peut,
les dates, les endroits et le nom des témoins, le cas échéant. Un formulaire de plainte
identifiant les renseignements au traitement de celle-ci est joint en Annexe B.
En cas de refus ou d'échec du mécanisme informel de règlement et en présence
d'allégations de harcèlement, la direction générale fait enquête selon les règles
généralement applicables et détermine les mesures applicables, le cas échéant.
Dans le cas où un élu est visé par la plainte, la présente politique ne s'applique pas, et il
est de la responsabilité du conseil municipal ou du maire de déterminer le processus
approprié pour traiter le tout si le Code d'éthique et de déontologie des élus ne s'applique
pas non plus.
Ce mécanisme trouve également application lorsqu'un fournisseur, un citoyen, un tiers,
ou un bénévole est visé par une telle plainte. Dans un tel cas, l'employeur détermine les
sanctions ou les aménagements particuliers applicables, le cas échéant.
8. MÉCANISME FORMEL DE PRISE EN CHARGE D'UNE PLAINTE DE VIOLENCE OU
D'INCIVILITÉ
Une plainte peut être déposée à la direction générale au plus tard dans les soixante (60)
jours suivant la dernière manifestation d'une conduite de violence ou d'incivilité au travail.
Dans le cas où la plainte vise la direction générale, ou qu'elle est déposée par celle-ci, elle
est transmise directement au maire.
La plainte peut être faite verbalement ou par écrit. Les détails des incidents doivent être
décrits avec autant de précision que possible en indiquant, en autant que faire se peut,
les dates, les endroits et le nom des témoins, le cas échéant. Un formulaire de plainte
identifiant les renseignements au traitement de celle-ci est joint en Annexe B.
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En cas de refus ou d'échec du mécanisme informel de règlement et en présence
d'allégations de violence ou d'incivilité, la direction générale fait enquête selon les règles
généralement applicables et détermine les mesures applicables, le cas échéant.
Dans le cas où un élu est visé par la plainte, la présente politique ne s'applique pas, et il
est de la responsabilité du conseil municipal ou du maire de déterminer le processus
approprié pour traiter le tout si le Code d'éthique et de déontologie des élus ne s'applique
pas non plus.
Ce mécanisme trouve également application lorsqu'un fournisseur, un citoyen, un tiers,
ou un bénévole est visé par une telle plainte. Dans un tel cas, l'employeur détermine les
sanctions ou les aménagements particuliers applicables, le cas échéant.
9. ENQUÊTE
Lors de la réception d'une plainte, la direction générale doit :
-
Obtenir la version des faits de chacune des parties;
-
Transmettre par écrit un accusé de réception au plaignant;
-
Établir des mesures provisoires, lorsque requis;
-
Vérifier de façon préliminaire ce qui a déjà été tenté pour régler la situation;
-
Effectuer les démarches quant à la recevabilité de la plainte et fait un suivi au
plaignant quant à sa décision.
Dans le cas où la plainte est jugée recevable, la direction générale examine l'ensemble des
faits et circonstances reliés aux allégations fournies par le plaignant. Dans le cas où la
plainte est jugée irrecevable, le plaignant sera dirigé vers les instances appropriées.
La direction générale avise d'abord le mis en cause de la tenue d'une enquête. Un avis de
convocation écrit lui est par la suite transmis, et ce, au moins quarante-huit (48) heures
avant la rencontre pour obtenir sa version des faits. L'avis de convocation indique les
principaux éléments de la plainte.
L'enquête implique la rencontre des parties concernées par la plainte ainsi que les témoins
pertinents. Lors de ces rencontres, le plaignant et le mis en cause peuvent choisir de se
faire accompagner par une personne de leur choix ou un représentant syndical qui n'est
pas concerné par la plainte. Tous doivent signer un engagement de confidentialité. Un
accompagnateur ne peut être un témoin.
10.
CONCLUSIONS DE L'ENQUÊTE
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La direction générale produit un rapport écrit où elle conclut à la présence, ou non, de
harcèlement et expose ses recommandations quant aux solutions possibles et les motifs
de sa décision. Par la suite, elle peut :
-
Rencontrer le conseil municipal ou le maire afin de l'informer si la plainte est
fondée ou non, et lui faire part de ses recommandations, le cas échéant;
-
Rencontrer individuellement le plaignant et le mis en cause afin notamment
de les informer si la plainte est fondée ou non.
De plus, pour donner suite à l'enquête, l'employeur peut notamment :
-
Intervenir dans le milieu de travail pour faire cesser le harcèlement;
-
Imposer des sanctions;
-
Établir un aménagement particulier lorsque la plainte vise un élu, un citoyen,
un bénévole ou un fournisseur;
-
Orienter les personnes impliquées dans la plainte, c'est-à-dire le plaignant, le
mis en cause et/ou les témoins, vers un service d'aide aux employés ou toute
autre ressource professionnelle.
Une plainte peut être retirée en tout temps par écrit. Malgré le retrait d'une plainte,
l'employeur se réserve le droit de poursuivre l'enquête s'il juge que la situation le justifie.
Des mesures peuvent aussi être implantées afin de maintenir ou contribuer à un milieu
de travail sain même si aucune allégation de harcèlement n'est fondée.
11.
SANCTIONS
L'employé, incluant un cadre et la direction générale, qui ne respecte pas la politique
s'expose à des mesures administratives ou disciplinaires, selon notamment la gravité des
gestes posés, pouvant aller jusqu'au congédiement.
Si le Code d'éthique et de déontologie des élus ne s'applique pas, l'élu qui ne respecte pas
le contenu de la politique s'expose à des mesures administratives ou judiciaires
déterminées par le conseil municipal, telle que :
-
Rappeler les obligations de conduite de la présente entente, lors d'une
rencontre entre les élus;
-
Imposer des conditions visant à favoriser un climat de travail sain, notamment,
une restriction de contact ou une participation à une formation sur le sujet.
-
Intégrer un processus de médiation;
-
Toute autre mesure administrative ou judiciaire que le conseil juge nécessaire
pour assurer le fonctionnement de la municipalité; bien que ces mesures ne
constituent pas des sanctions disciplinaires au sens d'un lien d'emploi, mais
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visent à préserver un environnement exempt de harcèlement et de violence
et à assurer la bonne conduite des affaires municipales.
Le citoyen, le bénévole, le fournisseur ou le tiers qui ne respecte pas le contenu de la
politique s'expose à des mesures administratives ou judiciaires.
Si l'enquête révèle des preuves concluantes quant à la présence de harcèlement, de
violence et/ou d'incivilité, l'incident et la mesure disciplinaire seront consignés au dossier
du mis en cause. Si l'enquête ne permet pas d'obtenir d'éléments de preuve à l'appui de
la plainte, aucune mention ne sera ajoutée au dossier du mis en cause.
12.
RÉVISION D'UNE DÉCISION
Sur présentation d'un élément nouveau important qui ne pouvait pas être connu du mis
en cause ou du plaignant lors que de l'enquête, un comité de révision est constitué par
une résolution du conseil municipal.
Ce comité a pour fonction de prendre connaissance du dossier ainsi que de la conclusion
de la direction générale et de déterminer s'il y a eu un manquement à la présente
politique.
Le comité devra être composé de trois (3) membres :
-
1 élu nommé à la majorité par le conseil municipal;
-
1 employé cadre nommé à la majorité par les directeurs de service;
-
1 employé visé par la convention collective et nommé à la majorité par le
conseil exécutif du syndicat.
Le président de ce comité sera élu parmi l'un d'eux par un vote des membres du comité,
lesquels membres ne pourront voter pour soi-même.
13.
CONFIDENTIALITÉ
L'employeur respecte le droit à la confidentialité des renseignements personnels
relativement à l'application de la politique. Toute plainte est traitée avec discrétion et la
confidentialité est exigée de toutes les personnes impliquées dans une plainte, ou dans le
traitement de celle-ci. Sous réserve de ce qui est nécessaire pour l'application de la
politique, l'employeur reconnaît que les renseignements demeureront confidentiels.
Tout mécanisme de règlement ou tout rapport d'enquête est confidentiel.
Si une enquête révèle la présence de harcèlement ou de violence au travail, tous les
documents relatifs à la prise en charge et au traitement de la plainte, incluant notamment
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les preuves matérielles et le rapport d'enquête, sont conservés minimalement deux (2)
ans et détruits par la suite après la fin d'emploi du mis en cause et du plaignant, et selon
les règles en vigueur.
Dans le cas d'une enquête concernant de l'incivilité ou lorsqu'une enquête ne permet pas
d'établir qu'il y a eu du harcèlement ou de la violence au travail, toutes les preuves
matérielles et le rapport d'enquête sont conservés minimalement deux (2) ans suivant la
fin de l'enquête et détruits par la suite selon les règles en vigueur.
14.
BONNE FOI
La bonne foi des parties est essentielle au règlement de toute situation. La recherche de
la meilleure solution possible, avec la collaboration de chacune des parties, est privilégiée
afin d'en arriver à un règlement juste et équitable pour tous.
Toute personne à qui la politique s'applique qui refuse de participer à l'enquête prévue au
mécanisme formel de règlement s'expose à une sanction et son refus sera inscrit à son
dossier.
Une personne qui a déposé une plainte jugée malveillante, mensongère, frivole ou de
mauvaise foi s'expose à une sanction et l'incident sera inscrit dans son dossier.
15.
REPRÉSAILLES
Sous réserve de la section 14 ci-dessus, une personne ne peut se voir imposer toute forme
de préjudice ou de représailles pour avoir utilisé les mécanismes prévus à la politique ni
parce qu'elle a participé à l'un ou l'autre des mécanismes. Toute personne exerçant des
représailles sera considérée avoir contrevenu à la présente politique et s'expose à une
sanction.
16.
RÉVISION ET SENSIBILISATION
La politique sera révisée de façon périodique ou au besoin. Une copie de la politique est
remise à chaque nouvel élu et employé, incluant les cadres et la direction générale. Une
copie signée est déposée à leur dossier.
La Ville s'engage également à effectuer des rappels périodiques auprès des employés et
des élus quant au contenu de la présente politique, notamment afin de maintenir un
climat de travail respectueux et de prévenir toute situation de harcèlement, de violence
ou d'incivilité.
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ANNEXE A - RECONNAÎTRE LE HARCÈLEMENT PSYCHOLOGIQUE OU SEXUEL
La Loi sur les normes du travail donne des critères pour déterminer ce qui peut être
considéré comme du harcèlement psychologique ou sexuel, soit :
- une conduite vexatoire (blessante, humiliante);
- qui se manifeste de façon répétitive ou lors d'un acte unique et grave;
- de manière hostile (agressive, menaçante) ou non désirée;
- portant atteinte à la dignité ou à l'intégrité de la personne;
- entraînant, pour celle-ci ou pour un tiers, un milieu de travail néfaste (nocif,
nuisible).
La discrimination fondée sur l'un ou l'autre des motifs énumérés dans l'article 10 de la
Charte des droits et libertés de la personne (la race, la couleur, le sexe, l'identité ou
l'expression de genre, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge sauf dans la
mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique
ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce
handicap) peut aussi constituer du harcèlement.
Cette définition s'applique à tous les contextes de travail, y compris le télétravail et lors de
la participation aux activités sociales liées au travail.
L'appréciation d'une situation de harcèlement, de violence ou d'incivilité repose sur une
analyse objective de l'ensemble des circonstances. Elle tient compte notamment de la
nature des comportements reprochés, de leur caractère répétitif ou grave, de leurs effets
réels sur la personne visée ou sur le climat de travail, ainsi que de la perception qu'en
aurait une personne raisonnable placée dans les mêmes circonstances.
Ainsi, un comportement peut être considéré inacceptable même s'il n'est pas dirigé
expressément contre une personne en particulier, lorsqu'il contribue à créer un
environnement de travail intimidant, hostile ou néfaste.
À titre d'exemple, les comportements qui suivent pourraient être considérés comme étant
des conduites vexatoires constituant du harcèlement s'ils correspondent à tous les
critères de la définition énoncée dans la loi.
Comportements pouvant être liés à du harcèlement psychologique
- Intimidation et cyberintimidation;
- Menaces, isolement;
- Propos ou gestes offensants ou diffamatoires à l'égard d'une personne ou de son
travail;
- Violence verbale;
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- Dénigrement.
Comportements pouvant être liés à du harcèlement sexuel
- Toute forme d'attention ou d'avance non désirée à connotation sexuelle, par
exemple :
− Sollicitation insistante;
− Regards, contacts physiques;
− Insultes sexistes, propos grossiers;
− Propos, blagues ou images à connotation sexuelle.
La notion de harcèlement doit être distinguée d'autres situations comme un conflit
interpersonnel, un stress lié au travail, des contraintes professionnelles difficiles ou
l'exercice normal des droits de gérance (gestion de la présence au travail, organisation du
travail, mesure disciplinaire, etc.).
L'employeur a l'obligation d'intervenir lorsqu'une situation problématique liée à du
harcèlement, ou à des risques de harcèlement, est portée à son attention. Il est cependant
de bonne pratique, lorsque cela est possible, que la personne qui estime subir des
conduites inadéquates en contexte de travail avise la personne concernée que son
comportement est indésirable avant de déposer une plainte ou un signalement. Elle
devrait également noter la date et les détails des incidents ainsi que les démarches qu'elle
a effectuées pour tenter de régler la situation.
Si aucune démarche n'est possible ou si la conduite se poursuit malgré une première
approche, la situation devrait être portée à l'attention des responsables désignés par
l'employeur pour recevoir et prendre en charge les plaintes et les signalements afin qu'une
intervention appropriée soit effectuée.
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ANNEXE B - FORMULAIRE DE PLAINTE
Conformément aux sections 7 et 8 ci-dessus, la plainte peut être faite verbalement ou par
écrit. Les détails des incidents doivent être décrits avec autant de précision que possible
en indiquant, en autant que faire se peut, les dates, les endroits et le nom des témoins, le
cas échéant.
Nom du plaignant :
Nom du mis en cause :
Description du lien avec le
mis en cause :
Date(s) de l'évènement :
Lieu(x) de l'évènement :
Nom du ou des témoin(s) :
Description de l'évènement :
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Exactitude des informations : J'atteste que les informations fournies sont exactes et
je suis conscient(e) que les fausses allégations sont
passibles de sanctions selon les dispositions prévues à
la Politique de prévention du harcèlement, de
l'incivilité et de la violence au travail.
Date de la plainte :
Signature :
Veuillez transmettre le formulaire rempli par courriel à [email protected] ou
[email protected] si la plainte vise le directeur général.
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ANNEXE C - ACCUSÉ DE RÉCEPTION
J'ai reçu un exemplaire de la Politique de prévention et de prise en charge du harcèlement,
de la violence et de l'incivilité au travail, j'en ai lu le contenu et je le comprends. La
direction a répondu de façon satisfaisante à toutes mes interrogations. Je comprends que
je suis tenu(e) de respecter la présente politique.
Je comprends également que la présente politique est nécessairement appelée à évoluer
et à être modifiée. Il est donc entendu que les changements apportés peuvent entraîner
le remplacement, la modification ou l'élimination de l'une ou l'autre des composantes de
cette politique. Ces changements me seront communiqués par la direction au moyen d'un
avis officiel. J'accepte la responsabilité de me tenir au courant de ces changements.
Signature de l'employé ou de l'élu
Date