Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
Trois-Rivières, Quebec
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i
Compilation administrative à jour
le 18 mars 2026
ii
REGISTRE DES MODIFICATIONS
Règlement
Entrée en vigueur
Règlement initial
2016, c. 170
2017-04-05
2017, c. 120
2017-12-06
2017, c. 121
2017-12-06
2018, c. 53
2018-05-22
2018, c. 91
2018-09-12
2018, c. 107
2018-09-26
2019, c. 5
2019-02-19
2020, c. 15
2020-02-26
2020, c. 83
2020-09-22
2020, c. 119
2020-10-23
2021, c. 109
2021-09-09
2021, c. 110
2021-09-09
2021. c. 111
2021-09-09
2021. c. 137
2021-12-01
2021. c. 136
2021-12-14
2022, c. 109
2022-11-02
2022, c. 132
2022-12-19
2023, c. 64
2023-08-30
2023, c. 134
2024-01-23
2023, c. 141
2024-02-12
2024, c. 88
2024-12-16
2025, c. 48
2025-07-02
2026, c. 22
2026-03-18
iii
AVANT-PROPOS
Mot du maire
Depuis 2002, la nouvelle Ville de Trois-Rivières a refondu ses règlements et
son plan d'urbanisme afin d'accompagner, soutenir et rehausser la qualité
du développement des milieux de vie.
L'adoption du schéma d'aménagement et de développement révisé est
l'occasion rêvée de mettre en œuvre l'énoncé de vision stratégique dont la
Ville s'est dotée en 2014.
En mon nom et au nom du Conseil municipal, c'est avec fierté que nous
présentons ce document de planification qui traite des grands enjeux
auxquels fera face notre ville dans les années à venir. Que ce soit au niveau
du développement urbain, du développement agroforestier, du transport
des biens et des personnes ou de l'environnement, le présent document propose des intentions et des
actions claires qui sauront nous orienter vers l'avenir pour assurer la qualité de vie des Trifluviennes et
Trifluviens.
Le schéma d'aménagement et de développement révisé est le fruit d'un grand travail de concertation à la
Ville, mais également avec les partenaires publics, parapublics et privés. Je tiens à remercier tous ceux qui
ont participé à l'élaboration de cet outil qui nous permettra, à terme, d'optimiser davantage la gestion du
trésor public.
Le maire,
Yves Lévesque
Mot du président du comité consultatif d'urbanisme (CCU)
En décembre 2014, le conseil adoptait l'énoncé de vision stratégique de la
Ville de Trois-Rivières. Cet énoncé représentait un premier pas vers la mise
en œuvre d'une vision d'avenir rassembleuse et durable.
Aujourd'hui,
avec
l'adoption
du
schéma
d'aménagement
et
de
développement révisé, la Ville franchit une étape cruciale pour la gestion de
son territoire et de son développement. Le schéma d'aménagement et de
développement révisé reflète la vision de Trois-Rivières en matière
d'aménagement du territoire et nous croyons qu'il sera un outil
indispensable pour planifier l'avenir de notre ville. Ce nouveau schéma
guidera et orientera l'ensemble de nos interventions en matière
d'aménagement et d'urbanisme. Prenant assise sur les piliers du
développement durable, le schéma contribuera à maintenir et à améliorer la qualité de vie exceptionnelle
qui fait la fierté des Trifluviennes et des Trifluviens.
Le président du comité consultatif d'urbanisme,
Pierre A. Dupont
iv
ÉQUIPE DE RÉALISATION
Rédaction et cartographie
Chargé de projet : Marc-André Godin, urbaniste, Chef de service - Planification et programmes
Rédaction : Myriam Lavoie, urbaniste, Coordonnatrice - Planification
Cartographie et géomatique : Roxane Paradis, géographe - Urbanisme et géomatique
Équipe de travail
Paul Corriveau, urbaniste, Coordonnateur - Schéma et plan d'urbanisme
Marc-André Godin, urbaniste, Chef de service - Planification et programmes
Myriam Lavoie, urbaniste, Coordonnatrice - Planification
Roxane Paradis, géographe - Urbanisme et géomatique
Benoît Plante, ingénieur, Coordonnateur - Génie urbain
Dominic Thibeault, biologiste, Chef de division - Hygiène du milieu / développement durable
Équipe de révision à la direction de l'aménagement et du développement urbain
Carl Blanchet, chef de service - Gestion du territoire
Paul Corriveau, urbaniste, Coordonnateur - Schéma et plan d'urbanisme
Robert Dufresne, architecte, Coordonnateur - Architecture, programmes, patrimoine et
redéveloppement
Robert Dussault, directeur de l'aménagement et du développement urbain
Claude V. Ferrer, urbaniste, Coordonnatrice - Règlementation et plan urbanisme
Marc-André Godin, urbaniste, Chef de service - Planification et programmes
Robert Lajoie, urbaniste, Chef de division - Planification, aménagement et développement immobilier
Myriam Lavoie, urbaniste, Coordonnatrice - Planification
Daniel Massicotte, coordonnateur - Développement immobilier
Denis Ricard, urbaniste, Chef de service - Urbanisme
Collaborateurs du 1er projet de schéma d'aménagement et de développement révisé
Pierre Desjardins (équipe de travail et équipe de révision du 1er projet)
Danielle Jacques (équipe de travail et cartographie du 1er projet)
Michel Matteau (équipe de révision du 1er projet)
Denis Paquin, (citoyen membre du CCU lors de l'élaboration du 1er projet)
Collaborateurs à l'interne
Direction du greffe et des services juridiques
Direction des technologies de l'information (géomatique)
Direction des travaux publics
Direction du génie
Service des communications
Comité consultatif d'urbanisme
Pierre A. Dupont, conseiller, président
Joan Lefebvre, conseillère, vice-présidente
Daniel Cournoyer, conseiller
Sabrina Roy, conseillère
Gilles Brunelle, citoyen
André Gagnon, citoyen
Julien Pellerin, citoyen
Laurent Pontbriand, citoyen
Denis Simard, citoyen
Graphisme et révision linguistique
MédiaVox
v
TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE 1 CONTENU ET STRUCTURE............................................................................................................ 1
I.
Objectif du schéma d'aménagement et de développement révisé ..................................................... 1
II.
Énoncé de vision stratégique ............................................................................................................... 1
III. Orientations gouvernementales .......................................................................................................... 2
IV. Contenu obligatoire du schéma d'aménagement et de développement révisé ................................. 2
V. Contenu facultatif du schéma d'aménagement et de développement révisé .................................... 3
VI. Structure du schéma d'aménagement et de développement révisé .................................................. 3
§ 1.
Structure générale et numérotation ........................................................................................... 3
§ 2.
Orientations et objectifs .............................................................................................................. 3
§ 3.
Encadrés, tableaux, figures et cartes .......................................................................................... 3
VII. Principe de conformité ........................................................................................................................ 4
VIII. Interprétation de certains termes ....................................................................................................... 4
CHAPITRE 2 CONTEXTE DE PLANIFICATION .................................................................................................... 5
I.
Présentation de Trois-Rivières ............................................................................................................. 5
II.
Résumé du portrait du territoire ......................................................................................................... 8
§ 1.
Démographie ............................................................................................................................... 8
§ 2.
Chômage et revenus.................................................................................................................... 8
§ 3.
Scolarité ....................................................................................................................................... 8
§ 4.
Marché du travail ........................................................................................................................ 9
§ 5.
Défavorisation socioéconomique .............................................................................................. 10
§ 6.
Faits saillants en matière d'habitation ...................................................................................... 12
§ 7.
Rayonnement des pôles commerciaux régionaux .................................................................... 14
§ 8.
Territoire agricole ...................................................................................................................... 17
CHAPITRE 3 ÉNONCÉ DE VISION STRATÉGIQUE ............................................................................................ 19
I.
Planification et développement urbain ............................................................................................. 20
§ 1.
Énoncé sectoriel ........................................................................................................................ 20
§ 2.
Orientations .............................................................................................................................. 20
II.
Transport et mobilité ......................................................................................................................... 20
§ 1.
Énoncé sectoriel ........................................................................................................................ 20
§ 2.
Orientations .............................................................................................................................. 20
III. Environnement et biodiversité .......................................................................................................... 20
§ 1.
Énoncé sectoriel ........................................................................................................................ 20
§ 2.
Orientations .............................................................................................................................. 20
IV. Développement économique ............................................................................................................ 21
§ 1.
Énoncé sectoriel ........................................................................................................................ 21
§ 2.
Orientations ............................................................................................................................... 21
V. Vitalité du centre-ville ........................................................................................................................ 21
§ 1.
Énoncé sectoriel ........................................................................................................................ 21
§ 2.
Orientations ............................................................................................................................... 21
VI. Culture et loisirs ................................................................................................................................. 21
§ 1.
Énoncé sectoriel ........................................................................................................................ 21
§ 2.
Orientations ............................................................................................................................... 21
VII. Développement social et communautaire ......................................................................................... 21
§ 1.
Énoncé sectoriel ........................................................................................................................ 21
§ 2.
Orientations ............................................................................................................................... 21
VIII. Agriculture et foresterie ..................................................................................................................... 22
§ 1.
Énoncé sectoriel ........................................................................................................................ 22
§ 2.
Orientations ............................................................................................................................... 22
IX. Mise en œuvre de l'énoncé de vision stratégique ............................................................................. 22
CHAPITRE 4 CONCEPT D'ORGANISATION SPATIALE ...................................................................................... 23
I.
Grands secteurs ................................................................................................................................. 23
II.
Pôles d'importance régionale ............................................................................................................ 24
§ 1.
Centre-ville ................................................................................................................................ 24
§ 2.
Pôle institutionnel ..................................................................................................................... 24
§ 3.
Pôles de services ........................................................................................................................ 24
§ 4.
Pôles commerciaux régionaux ................................................................................................... 24
§ 5.
Pôles industriels ......................................................................................................................... 25
§ 6.
Corridors bleus prioritaires ........................................................................................................ 25
III. Corridor récréotouristique et patrimonial du Chemin du Roy ........................................................... 25
IV. Transport ............................................................................................................................................ 27
V. Orientation et objectifs ...................................................................................................................... 27
§ 1.
Orientation 1 : Concentrer les activités urbaines à rayonnement régional à l'intérieur du
périmètre d'urbanisation central .............................................................................................. 27
CHAPITRE 5 GRANDES AFFECTATIONS DU TERRITOIRE ................................................................................ 28
vi
I.
Introduction et définitions ................................................................................................................ 28
II.
Interprétation des limites des affectations du territoire .................................................................. 29
CHAPITRE 6 GESTION DE L'URBANISATION .................................................................................................. 30
I.
Mise en contexte ............................................................................................................................... 30
II.
Estimation des besoins en espace et nombre de logements ............................................................ 30
III. Orientations et objectifs .................................................................................................................... 32
§ 1.
Orientation 2 : Orienter le développement des activités urbaines en relation avec les grands
pôles d'emploi et de services .................................................................................................... 32
§ 2.
Orientation 3 : Consolider les milieux construits des périmètres d'urbanisation et réaliser le
développement à proximité des pôles d'emploi et de services et des équipements collectifs
existants .................................................................................................................................... 33
IV. Périmètres d'urbanisation ................................................................................................................. 33
V. Zones prioritaires de développement, zones d'expansion urbaine et zones de réserve .................. 33
§ 1.
Zones prioritaires de développement....................................................................................... 35
§ 2.
Zones d'expansion urbaine ....................................................................................................... 35
§ 3.
Zones de réserve ....................................................................................................................... 36
§ 4.
Échange de superficies ............................................................................................................. 36
VI. Développement autorisé hors des périmètres d'urbanisation ......................................................... 37
VII. Densité des secteurs résidentiels ...................................................................................................... 37
VIII. Développement industriel ................................................................................................................. 38
§ 1.
Affectation industrielle ............................................................................................................. 39
§ 2.
Affectation industrielle différée ................................................................................................ 39
§ 3.
Affectation aéroportuaire ......................................................................................................... 39
§ 4.
Affectation revalorisation ......................................................................................................... 39
§ 5.
Affectation industrielle rurale ................................................................................................... 39
§ 6.
Superficies vacantes ................................................................................................................. 39
§ 7.
Développement commercial et institutionnel .......................................................................... 42
§ 8.
Fonction commerciale .............................................................................................................. 42
§ 9.
Estimation des besoins de superficie commerciale et espaces disponibles ............................. 43
§ 10. Institutions et équipements culturels ....................................................................................... 44
IX. Territoires à revitaliser et redévelopper ........................................................................................... 46
§ 1.
Secteur Saint-Lazare / sanctuaire ............................................................................................. 46
§ 2.
Secteur Saint-François-d'Assise-Ouest ..................................................................................... 46
§ 3.
Secteur de la gare ..................................................................................................................... 46
§ 4.
Parc de l'Exposition ................................................................................................................... 47
§ 5.
Pointe-du-Lac - secteur ancien ................................................................................................. 47
§ 6.
Trois-Rivières sur Saint-Laurent ................................................................................................ 47
§ 7.
Secteur des 5 coins.................................................................................................................... 47
§ 8.
Secteur Sainte-Famille / Fusey .................................................................................................. 47
§ 9.
Secteur portuaire / Saint-Philippe............................................................................................. 47
§ 10. Noyau villageois de Saint-Michel-des-Forges ........................................................................... 48
CHAPITRE 7 GESTION DU TERRITOIRE RURAL ET AGRICOLE ......................................................................... 50
I.
Gestion du territoire rural ................................................................................................................. 50
§ 1.
Mise en contexte ....................................................................................................................... 50
§ 2.
Orientation 4 : Conserver le caractère champêtre du territoire rural ...................................... 51
II.
Gestion du territoire agricole ............................................................................................................ 53
§ 1.
Mise en contexte ....................................................................................................................... 53
§ 2.
Orientation 5 : Protéger et mettre en valeur le territoire agricole pour la pratique d'activités
agricoles et forestières .............................................................................................................. 53
§ 3.
Affectation résidentielle agricole .............................................................................................. 55
CHAPITRE 8 TERRITOIRES D'INTÉRÊT ............................................................................................................ 56
I.
Mise en contexte ............................................................................................................................... 56
II.
Lieux et territoires d'intérêt historique et patrimonial ..................................................................... 56
§ 1.
Site patrimonial déclaré ............................................................................................................ 56
§ 2.
Sites archéologiques ................................................................................................................. 56
§ 3.
Bâtiments patrimoniaux............................................................................................................ 57
§ 4.
Secteurs à valeur patrimoniale ................................................................................................. 57
§ 5.
Centre-ville et premiers quartiers ............................................................................................. 57
§ 6.
Corridor patrimonial du Chemin du Roy ................................................................................... 58
§ 7.
Noyau villageois de Pointe-du-Lac ............................................................................................ 58
§ 8.
Parc de l'Exposition ................................................................................................................... 58
§ 9.
Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap ................................................................................................ 58
§ 10. Monastère des Ursulines .......................................................................................................... 59
§ 11. Site patrimonial des Récollets de Trois-Rivières (Église Saint-James) ....................................... 59
§ 12. Forges-du-Saint-Maurice........................................................................................................... 59
§ 13. L'hôtel de ville et ses espaces publics ....................................................................................... 59
§ 14. Cathédrale de l'Assomption et évêché de Trois-Rivières .......................................................... 59
§ 15. Infrastructures et monuments .................................................................................................. 59
§ 16. Pont Laviolette .......................................................................................................................... 59
§ 17. Côte Plouffe .............................................................................................................................. 60
§ 18. Le Flambeau .............................................................................................................................. 60
§ 19. Porte Pacifique-Duplessis .......................................................................................................... 60
§ 20. Le Calvaire de Trois-Rivières-Ouest ........................................................................................... 60
vii
§ 21. Orientation 6: Protéger et mettre en valeur le patrimoine architectural et urbain ................. 60
III. Éléments écologiques d'intérêt ......................................................................................................... 61
§ 1.
Milieux humides ........................................................................................................................ 61
§ 2.
Réseau hydrographique ............................................................................................................ 61
§ 3.
Eaux souterraines ...................................................................................................................... 61
§ 4.
Espèces à statut particulier ....................................................................................................... 64
§ 5.
Habitats fauniques .................................................................................................................... 65
§ 6.
Milieux naturels d'intérêt .......................................................................................................... 65
§ 7.
Territoires d'intérêt écologique ................................................................................................ 69
§ 8.
Orientation 7 : Protéger la biodiversité et mettre en valeur les écosystèmes .......................... 69
IV. Paysages d'intérêt .............................................................................................................................. 70
§ 1.
Paysage urbain .......................................................................................................................... 70
§ 2.
Paysage naturel ......................................................................................................................... 71
§ 3.
Paysage rural ............................................................................................................................. 72
§ 4.
Orientation 8 : Identifier, reconnaitre et valoriser les paysages trifluviens .............................. 72
CHAPITRE 9 CONTRAINTES PARTICULIÈRES À L'OCCUPATION DU SOL ........................................................ 74
I.
Mise en contexte ............................................................................................................................... 74
II.
Orientation......................................................................................................................................... 74
§ 1.
Orientation 9 : Assurer la sécurité des personnes et des biens face aux contraintes naturelles
et anthropiques ......................................................................................................................... 74
III. Contraintes naturelles ....................................................................................................................... 74
§ 1.
Zones à risque d'inondation ...................................................................................................... 75
§ 2.
Zones exposées aux glissements de terrain .............................................................................. 75
IV. Contraintes anthropiques .................................................................................................................. 75
§ 1.
Secteurs de niveau sonore élevé ............................................................................................... 75
§ 2.
Îlots de chaleur urbains ............................................................................................................. 76
§ 3.
Espace de protection aérien ...................................................................................................... 77
§ 1.
Corridors ferroviaires ................................................................................................................ 77
§ 2.
Protection des eaux souterraines.............................................................................................. 77
§ 3.
Lieux de dépôt de sols et de résidus industriels ........................................................................ 77
CHAPITRE 10 ORGANISATION DU TRANSPORT ............................................................................................. 79
I.
Mise en contexte ............................................................................................................................... 79
II.
Habitudes de déplacement ................................................................................................................ 79
III. Transport en commun ....................................................................................................................... 80
IV. Transport actif et réseaux récréatifs .................................................................................................. 83
§ 1.
Transport actif ........................................................................................................................... 83
§ 2.
Réseaux récréatifs ..................................................................................................................... 83
V. Taxi ..................................................................................................................................................... 83
VI. Transport scolaire .............................................................................................................................. 83
VII. Infrastructures routières .................................................................................................................... 87
§ 1.
Réseau routier supérieur ........................................................................................................... 87
§ 2.
Réseau routier local ................................................................................................................... 87
§ 3.
Améliorations du réseau routier supérieur ............................................................................... 87
§ 4.
Prolongement du réseau routier local ....................................................................................... 88
VIII. Équipements et infrastructures ferroviaires ...................................................................................... 91
IX. Équipements et infrastructures aéroportuaires ................................................................................ 91
X.
Équipements et infrastructures portuaires ........................................................................................ 91
XI. Camionnage ....................................................................................................................................... 92
XII. Cohabitation du transport des marchandises et des personnes ....................................................... 92
XIII. Orientation à l'intention de la Ville .................................................................................................... 94
§ 1.
Orientation 10: Élaborer un plan de transport et mobilité ....................................................... 94
XIV. Orientations à l'intention de la STTR ................................................................................................. 94
§ 1.
Orientation 11: Orienter le déploiement du réseau de transport en commun en fonction des
déplacements pour les études et le travail ............................................................................... 95
§ 2.
Orientation 12: Desservir les secteurs périphériques par des taxibus ou des alternatives
équivalentes .............................................................................................................................. 95
§ 3.
Orientation 13: Assurer une desserte optimale du noyau urbain central en transport en
commun ..................................................................................................................................... 95
§ 4.
Orientation 14: Élaborer un plan de modulation de l'offre en transport en commun en
fonction des changements sociodémographiques .................................................................... 95
§ 5.
Mise en œuvre ........................................................................................................................... 95
CHAPITRE 11 ÉQUIPEMENTS ET INFRASTRUCTURES ..................................................................................... 96
I.
Mise en contexte................................................................................................................................ 96
II.
Équipements et infrastructures de sports et loisirs ........................................................................... 96
III. Équipements et infrastructures culturels .......................................................................................... 99
IV. Équipements et infrastructures municipaux .................................................................................... 100
V. Équipements et infrastructures d'administration publique............................................................. 101
VI. Équipements et infrastructures d'éducation ................................................................................... 101
VII. Équipements et infrastructures de santé et services sociaux .......................................................... 103
VIII. Équipements et infrastructures de gestion des matières résiduelles .............................................. 105
IX. Équipements et infrastructures de transport d'énergie et de télécommunication ......................... 106
viii
CHAPITRE 12 DOCUMENT COMPLÉMENTAIRE ........................................................................................... 107
I.
Mise en contexte et principe de conformité ................................................................................... 107
II.
Terminologie ................................................................................................................................... 107
III. Compatibilité des usages ................................................................................................................. 110
§ 1.
Interprétation des catégories d'usages .................................................................................. 110
§ 2.
Définition des catégories d'usages ......................................................................................... 110
§ 3.
Règles d'interprétation de la grille de compatibilité .............................................................. 111
§ 4.
Grille de compatibilité ............................................................................................................ 113
IV. Conditions d'émission des permis de construction......................................................................... 114
V. Dispositions applicables au lotissement .......................................................................................... 114
§ 1.
Superficie et dimensions des lots ........................................................................................... 114
§ 2.
Dispositions applicables aux emprises de rues ....................................................................... 114
§ 3.
Dispositions applicables à l'affectation Rurale ....................................................................... 114
§ 4.
Dispositions applicables aux affectations Agricole et Agroforestière ..................................... 115
VI. Protection des milieux naturels....................................................................................................... 115
VII. Dispositions applicables aux milieux humides d'intérêt ................................................................. 115
VIII. Dispositions applicables aux territoires d'intérêt écologique ......................................................... 115
IX. Protection des arbres ...................................................................................................................... 115
X.
(Abrogée) ......................................................................................................................................... 116
§ 1.
(Abrogée) ................................................................................................................................ 116
§ 2.
(Abrogée) ................................................................................................................................ 116
§ 3.
(Abrogée) ................................................................................................................................ 116
XI. Protection des milieux hydriques .................................................................................................... 116
§ 1.
Zones inondables .................................................................................................................... 116
§ 2.
(Abrogée) ................................................................................................................................ 117
§ 3.
(Abrogée) ................................................................................................................................ 117
§ 4.
Abrogé .................................................................................................................................... 118
§ 5.
Abrogé .................................................................................................................................... 118
§ 6.
(Abrogée) ................................................................................................................................ 118
§ 7.
(Abrogée) ................................................................................................................................ 118
§ 8.
(Abrogée) ................................................................................................................................ 118
§ 9.
(Abrogée) ................................................................................................................................ 118
XII. Zones et talus exposés à des glissements de terrain ...................................................................... 118
§ 1.
Définitions ............................................................................................................................... 119
§ 2.
Zones potentiellement exposées aux glissements de terrain et déterminées par une
cartographie officielle du ministère de la sécurité publique du Québec ................................ 122
§ 3.
Talus exposés aux glissements de terrain et identifiés par une cartographie de la ville de Trois-
Rivières .................................................................................................................................... 128
XIII. Contraintes anthropiques ................................................................................................................ 137
§ 1.
Secteurs de niveau sonore élevé ............................................................................................ 137
§ 2.
Mesure de protection pour la navigation aérienne de l'aéroport .......................................... 137
§ 3.
Dispositions en lien avec la lutte aux îlots de chaleur urbains ................................................ 137
§ 4.
Corridors ferroviaires .............................................................................................................. 137
§ 5.
Dispositions applicables à la protection des eaux souterraines ............................................. 137
XIV. Distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs................................................................. 139
§ 1.
Application et calcul des distances séparatrices ..................................................................... 140
§ 2.
Paramètres pour fins de calcul des distances séparatrices ..................................................... 140
§ 3.
Réciprocité .............................................................................................................................. 144
§ 4.
Droit d'accroissement ............................................................................................................. 144
§ 5.
Reconstruction à la suite d'un sinistre .................................................................................... 144
§ 6.
Distances séparatrices relatives aux lieux d'entreposage des engrais de ferme situés à plus de
150 mètres d'une installation d'élevage ................................................................................. 145
§ 7.
Distances séparatrices relatives à l'épandage des engrais de ferme ...................................... 145
§ 8.
Obligation de produire un plan de localisation ....................................................................... 145
XV. Dispositions relatives aux élevages à forte charge d'odeur ............................................................ 146
XVI. Dispositions applicables aux fermettes ........................................................................................... 148
XVII. Dispositions applicables à l'agriculture urbaine ............................................................................. 148
XVIII. Dispositions applicables aux habitations en territoire rural ......................................................... 148
XIX. Dispositions applicables aux habitations en territoire agricole ....................................................... 148
XX.I Dispositions applicables logements intergénérationnels hors des périmètres
d'urbanisation ............................................................................................................................... 149
XX. Dispositions applicables aux zones d'expansion urbaine et aux zones de réserve ......................... 149
XXI. Dispositions applicables au développement autorisé hors des périmètres d'urbanisation ............ 150
XXII. Dispositions applicables au corridor récréotouristique et patrimonial du Chemin du Roy............. 150
XXIII. Dispositions applicables aux maisons mobiles et roulottes ........................................................... 150
XXIV. Dispositions applicables aux usages de la catégorie commerce et service régional .................... 150
XXV. Dispositions applicables à l'archipel de la rivière Saint-Maurice .................................................... 150
CHAPITRE 13 PLAN D'ACTION ..................................................................................................................... 152
CHAPITRE 14 DISPOSITIONS DIVERSES FINALES ......................................................................................... 155
ix
LISTE DES ENCADRÉS
Encadré 1.
Friches urbaines .................................................................................................................. 33
Encadré 2.
Définitions ........................................................................................................................... 46
Encadré 3.
Zone blanche et zone verte ................................................................................................ 50
Encadré 4.
L'agrotourisme .................................................................................................................... 54
Encadré 5.
Les îlots déstructurés .......................................................................................................... 55
Encadré 6.
L'incendie de 1908 .............................................................................................................. 57
Encadré 7.
La Politique de développement durable de la Ville de Trois-Rivières................................. 69
Encadré 8.
L'aérogare de Trois-Rivières ............................................................................................... 91
LISTE DES FIGURES
Figure 1.
Archipel de la rivière Saint-Maurice ............................................................................................ 7
Figure 2.
Secteurs d'emploi, 2013 .............................................................................................................. 9
Figure 3.
Industrie du domaine de l'aéronautique .................................................................................. 10
Figure 4.
Distribution des achats des trifluviens selon les pôles commerciaux ....................................... 14
Figure 5.
Zone d'influence du pôle commercial du boulevard des Récollets ........................................... 15
Figure 6.
Zones d'influence du pôle commercial du boulevard des Forges ............................................. 15
Figure 7.
Zone d'influence du pôle commercial Vachon-Barkoff ............................................................. 16
Figure 8.
Cultures assurées ...................................................................................................................... 17
Figure 9.
Centre-ville de Trois-Rivières .................................................................................................... 19
Figure 10.
Rivière Saint-Maurice .............................................................................................................. 25
Figure 11.
Développement résidentiel ..................................................................................................... 32
Figure 12.
Secteur industriel portuaire .................................................................................................... 40
Figure 13.
Kiosque de vente de produits agricoles .................................................................................. 54
Figure 14.
Tourbière Red Mill ................................................................................................................... 61
Figure 15.
Aster à feuilles de linaire ......................................................................................................... 65
Figure 16.
Rue des Ursulines .................................................................................................................... 70
Figure 17.
Port de Trois-Rivières .............................................................................................................. 70
Figure 18.
Marais Saint-Eugène ............................................................................................................... 71
Figure 19.
Réserve écologique Marcel-Léger ........................................................................................... 71
Figure 20.
Lac Saint-Pierre ....................................................................................................................... 71
Figure 21.
Boulevard des Forges .............................................................................................................. 72
Figure 22.
Rang de l'Acadie ...................................................................................................................... 72
Figure 23.
Modes de transport, 2011....................................................................................................... 80
Figure 24.
Part du transport en commun selon le motif de déplacement ............................................... 81
Figure 25.
Autobus de la STTR .................................................................................................................. 81
Figure 26.
Aérogare de Trois-Rivières ...................................................................................................... 91
Figure 27.
Croquis d'un déblai ................................................................................................................ 119
Figure 28.
Croquis d'une excavation ...................................................................................................... 120
Figure 29.
Illustrations des diverses façons d'exprimer une inclinaison ................................................ 120
Figure 30.
Croquis d'un talus avec un plateau de moins de 15 mètres (croquis supérieur) et d'un de
plus de 15 mètres (croquis inférieur) .......................................................................................................... 122
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1.
Évolution de la population et perspectives démographiques............................................... 8
Tableau 2.
Scolarité ................................................................................................................................ 9
Tableau 3.
Types de logements privés occupés, 2011 .......................................................................... 12
Tableau 4.
Valeur moyenne selon le rôle d'évaluation foncière uniformisée, 2014 ............................ 12
Tableau 5.
Grandes affectations du territoire ...................................................................................... 28
Tableau 6.
Nombre de logements construits 1996 à 2013 ................................................................... 31
Tableau 7.
Besoins anticipés en matière de logements ....................................................................... 31
Tableau 8.
Grands ensembles de terrains vacants ............................................................................... 34
Tableau 9.
Superficie des zones prioritaires de développement, des zones d'expansion
urbaines et des zones de réserve et logements projetés ........................................................................ 35
Tableau 10.
Grands ensembles de terrains vacants susceptibles de bénéficier d'un échange de
superficie
............................................................................................................................................ 37
Tableau 11.
Développements situés à l'extérieur des périmètres d'urbanisation ................................. 37
Tableau 12.
Densité moyenne des secteurs résidentiels ........................................................................ 37
Tableau 13.
Terrains industriels vendus, 2003-2013 .............................................................................. 38
Tableau 14.
Historique de croissance industrielle et prévisions............................................................. 38
Tableau 15.
Estimation des besoins de superficie de terrain industriel à Trois-Rivières, 2016 à 2031
selon l'analyse économique .......................................................................................................................... 38
Tableau 16.
Superficies disponibles à des fins industrielles ............................................................ 39
Tableau 17.
Estimation des besoins en espaces commerciaux pour 2031 ............................................. 43
Tableau 18.
Espèces fauniques à statut présentes ou potentiellement présentes sur le territoire de
Trois-Rivières. ............................................................................................................................................ 64
Tableau 19.
Espèces floristiques à statut ................................................................................................ 64
Tableau 20.
Secteurs de niveau sonore élevé ........................................................................................ 76
Tableau 21.
Lieux de dépôt de sols et de résidus industriels ................................................................. 77
Tableau 22.
Transport scolaire des élèves de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy sur le
territoire de la Ville de Trois-Rivières ............................................................................................................ 84
Tableau 23.
Équipements et infrastructures de sports et loisirs ............................................................ 96
Tableau 24.
Équipements et infrastructures culturels ........................................................................... 99
Tableau 25.
Équipements et infrastructures municipaux et paramunicipaux ...................................... 100
Tableau 26.
Équipements et infrastructures d'administration publique .............................................. 101
Tableau 27.
Équipements et infrastructures d'éducation .................................................................... 101
x
Tableau 28.
Équipements et infrastructures de santé et services sociaux .......................................... 103
Tableau 29.
Équipements et infrastructures de gestion des matières résiduelles .............................. 105
Tableau 30.
Grille de compatibilité ...................................................................................................... 113
Tableau 31.
Normes minimales de lotissement ................................................................................... 114
Tableau 32.
Cotes d'inondation issues du rapport MH-90-05 ............................................................. 117
Tableau 33.
Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones potentiellement
exposées aux glissements de terrain .......................................................................................................... 123
Tableau 34.
Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones potentiellement
exposées aux glissements de terrain - expertise géotechnique(1) - Famille d'expertise requise selon le type
d'intervention et sa localisation ................................................................................................................. 126
Tableau 35.
Critères de l'expertise géotechnique selon le type de famille d'expertise ...................... 127
Tableau 36.
Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol pour les différentes classes de
talus dans les zones exposées aux glissements de terrain ......................................................................... 129
Tableau 37.
Expertise géotechnique(1) - Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les
zones exposées aux glissements de terrain ................................................................................................... 132
Tableau 38.
Restrictions applicables à certains usages dans les zones de protection élargies des puits
municipaux
.......................................................................................................................................... 138
Tableau 39.
Restrictions applicables à certains usages dans les aires d'alimentation des puits
municipaux
.......................................................................................................................................... 139
Tableau 40.
Nombre d'unités animales (paramètre A) ........................................................................ 140
Tableau 41.
Distance de base (paramètre B) ....................................................................................... 140
Tableau 42.
Coefficient d'odeur par groupe ou catégorie d'animaux (paramètre C) .......................... 143
Tableau 43.
Type de fumier (paramètre D) .......................................................................................... 144
Tableau 44.
Type de projet (paramètre E), nouveau projet ou augmentation du nombre d'unités
animales
.......................................................................................................................................... 144
Tableau 45.
Facteur d'atténuation (paramètre F), le paramètre F est calculé selon la formule F = F1 x
F2 x F3
.......................................................................................................................................... 144
Tableau 46.
Distances séparatrices relatives aux lieux d'entreposage des lisiers(1) situés à plus de 150
mètres d'une installation d'élevage ........................................................................................................... 145
Tableau 47.
Distance requise de toute maison d'habitation, d'un périmètre d'urbanisation ou d'un
immeuble protégé(1) ................................................................................................................................... 145
Tableau 48.
Plan d'action du schéma d'aménagement et de développement révisé .............................. 152
LISTE DES CARTES
Carte 1.
Localisation de Trois-Rivières ..................................................................................................... 6
Carte 2.
Défavorisation socioéconomique ............................................................................................. 11
Carte 3.
Phases d'urbanisation ............................................................................................................... 13
Carte 4.
Secteurs de la zone agricole protégée ...................................................................................... 18
Carte 5.
Concept d'organisation spatiale................................................................................................ 26
Carte 6.
Secteurs industriels .................................................................................................................. 41
Carte 7.
Organisation des commerces à rayonnement régional ............................................................ 45
Carte 8.
Territoires à revitaliser et à redévelopper ............................................................................... 49
Carte 9.
Territoire rural et agricole ........................................................................................................ 52
Carte 10.
Milieux humides d'intérêt ....................................................................................................... 62
Carte 11.
Réseau hydrographique .......................................................................................................... 63
Carte 12.
Habitats fauniques .................................................................................................................. 66
Carte 13.
Milieux naturels d'intérêt ....................................................................................................... 67
Carte 14.
Territoires d'intérêt écologique .............................................................................................. 68
Carte 15.
Îlots de chaleur urbains ........................................................................................................... 78
Carte 16.
Transport en commun ............................................................................................................ 82
Carte 17.
Transports actifs ...................................................................................................................... 85
Carte 18.
Réseaux récréatifs ................................................................................................................... 86
Carte 19.
Réseau routier supérieur ........................................................................................................ 89
Carte 20.
Réseau routier local ................................................................................................................ 90
Carte 21.
Transport des marchandises ................................................................................................... 93
Carte 22.
Secteurs de niveau sonore élevé ......................................................................................... 136
Carte 24.
Zone de protection contre les odeurs ................................................................................... 147
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
1
CHAPITRE 1
CONTENU ET
STRUCTURE
I. Objectif du schéma d'aménagement et de développement révisé
1.
Le schéma d'aménagement et de développement révisé est le principal outil de planification de
la Ville de Trois-Rivières. Il établit les lignes directrices de l'aménagement du territoire. Le
schéma d'aménagement constitue, en quelque sorte, le contrat entre la Ville et le gouvernement
provincial quant aux engagements à prendre en matière d'aménagement du territoire. Il
détermine également le contenu minimal obligatoire à introduire dans le plan et les règlements
d'urbanisme.
2.
Le principe du développement durable a guidé le processus de réflexion et d'élaboration du
schéma d'aménagement à toutes les étapes. La Loi sur le développement durable (RLRQ,
chapitre D-8.1.1) définit ce principe comme :
« Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre aux leurs. Le développement durable s'appuie sur une vision à
long terme qui prend en compte le caractère indissociable des dimensions environnementale,
sociale et économique des activités de développement. »
RLRQ, chapitre D-8.1.1, article 2
Le concept de développement durable illustre la nécessité de penser et planifier à long terme,
afin de ne pas compromettre le développement futur. C'est dans cette optique que la Ville de
Trois-Rivières a décidé de planifier l'aménagement de son territoire en fonction de l'horizon
2015-2030, lors de la rédaction de son schéma d'aménagement. Elle compte ainsi établir les
bases d'une vision d'avenir durable qui concilie les enjeux sociaux, environnementaux et
économiques.
Le présent schéma d'aménagement s'applique à l'ensemble du territoire de la ville de Trois-
Rivières.
II. Énoncé de vision stratégique
3.
Le schéma d'aménagement met en œuvre l'énoncé de vision stratégique tel qu'adopté par le
conseil municipal à la séance régulière du 15 décembre 2014. L'énoncé de vision stratégique
détermine la vision d'avenir de la Ville dans un horizon de 15 ans, c'est-à-dire d'ici 2030.
L'élaboration de l'énoncé de vision stratégique a été effectuée dans une approche participative
impliquant les citoyens, les organismes communautaires et les différents acteurs œuvrant sur le
territoire. Cette vision oriente l'ensemble du schéma d'aménagement.
Photo : Benoit Aubry
2
III. Orientations gouvernementales
4.
Les orientations gouvernementales en matière d'aménagement du territoire orientent
également le contenu du présent schéma d'aménagement. Élaborée par le gouvernement du
Québec, la version actuellement en vigueur des orientations gouvernementales en matière
d'aménagement du territoire a été publiée pour la première fois en 1994. Au fil des ans, les
orientations ont été bonifiées et précisées. Ce sont ces orientations qui guident les municipalités
régionales de comté et les Villes exerçant les compétences de MRC dans l'élaboration des
schémas d'aménagement et de développement. Le lien entre ces orientations et le schéma
d'aménagement s'articule autour du principe de conformité, puisque le schéma d'aménagement
se doit d'être conforme aux orientations gouvernementales. Les orientations gouvernementales
portent sur trois principaux axes, soit la gestion de l'urbanisation, la mise en valeur intégrée des
ressources et le renforcement des structures municipales.
IV. Contenu obligatoire du schéma d'aménagement et de
développement révisé
5.
En vertu de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1), le schéma
d'aménagement et de développement doit :
« 1° déterminer les grandes orientations de l'aménagement du territoire;
2° déterminer les grandes affectations du territoire pour les différentes parties de celui-ci;
2.1° sans restreindre la généralité des paragraphes 1° et 2°, ni limiter l'application des autres
éléments du schéma, à l'égard de l'ensemble du territoire de la municipalité régionale de comté,
déterminer les orientations d'aménagement et les affectations du sol que la municipalité
régionale de comté estime appropriées pour assurer, dans la zone agricole faisant partie de son
territoire, la compatibilité des normes d'aménagement et d'urbanisme avec l'objectif de favoriser
l'utilisation prioritaire du sol à des fins d'activités agricoles et, dans ce cadre, la coexistence
harmonieuse des utilisations agricoles et non agricoles;
3° déterminer tout périmètre d'urbanisation;
4° déterminer toute zone où l'occupation du sol est soumise à des contraintes particulières pour
des raisons de sécurité publique, telle une zone d'inondation, d'érosion, de glissement de terrain
ou d'autre cataclysme, ou pour des raisons de protection environnementale des rives, du littoral
et des plaines inondables;
5° déterminer les voies de circulation dont la présence, actuelle ou projetée, dans un lieu fait en
sorte que l'occupation du sol à proximité de ce lieu est soumise à des contraintes majeures pour
des raisons de sécurité publique, de santé publique ou de bien-être général;
6° déterminer toute partie du territoire présentant pour la municipalité régionale de comté un
intérêt d'ordre historique, culturel notamment patrimonial au sens de la Loi sur le patrimoine
culturel (chapitre P-9.002), esthétique ou écologique;
7° décrire et planifier l'organisation du transport terrestre et, à cette fin:
a) indiquer la nature des infrastructures et des équipements de transport terrestre importants qui
existent, ainsi que l'endroit où ils sont situés;
b) compte tenu du caractère adéquat ou non des infrastructures et des équipements visés au
sous-paragraphe a, de la demande prévisible en matière de transport et de la part anticipée du
transport devant être assurée par les divers modes, indiquer les principales améliorations devant
être apportées aux infrastructures et aux équipements visés au sous-paragraphe a et indiquer la
nature des nouvelles infrastructures ou des nouveaux équipements de transport terrestre
importants dont la mise en place est projetée, ainsi que l'endroit approximatif où ils seront situés;
8° a) indiquer la nature des infrastructures et des équipements importants qui existent, autres que
ceux visés au paragraphe 7°, ainsi que l'endroit où ils sont situés;
b) indiquer la nature des nouvelles infrastructures ou des nouveaux équipements importants,
autres que ceux visés au paragraphe 7°, dont la mise en place est projetée, ainsi que l'endroit
approximatif où ils seront situés;
9° (paragraphe abrogé).
Le schéma doit également comprendre un document complémentaire établissant des règles qui
obligent les municipalités dont le territoire est compris dans celui de la municipalité régionale de
comté à:
1° adopter des dispositions réglementaires en vertu du paragraphe 16° ou 17° du deuxième alinéa
de l'article 113 ou du paragraphe 3° ou 4° du deuxième alinéa de l'article 115;
2° adopter, en raison de la présence actuelle ou projetée de toute voie de circulation déterminée
conformément au paragraphe 5° du premier alinéa du présent article, des dispositions
réglementaires en vertu du paragraphe 16.1° du deuxième alinéa de l'article 113 ou du
paragraphe 4.1° du deuxième alinéa de l'article 115;
3° prévoir dans les dispositions réglementaires des règles au moins aussi contraignantes que
celles établies dans le document complémentaire.
Le document complémentaire d'une municipalité régionale de comté dont le territoire comprend
une zone agricole doit contenir ce qu'elle estime approprié pour donner application à l'article 79.1
de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (chapitre P-41.1), ainsi que des
paramètres pour la détermination, en regard des inconvénients causés par les odeurs inhérentes à
certaines activités agricoles, des distances séparatrices visées au troisième alinéa de l'article 113.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
3
Pour l'application des paragraphes 7° et 8° du premier alinéa, est important toute infrastructure
ou tout équipement qui intéresse les citoyens et contribuables de plus d'une municipalité ou qui
est mis en place par le gouvernement, l'un de ses ministres ou un mandataire de l'État, par un
organisme public ou par une commission scolaire. »
RLRQ, chapitre A-19.1, article 5
V. Contenu facultatif du schéma d'aménagement et de
développement révisé
6.
En plus du contenu obligatoire prévu à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (RLRQ, chapitre
A-19.1), le schéma d'aménagement révisé aborde également les contenus facultatifs suivants :
« 1° déterminer toute zone, principalement à l'intérieur d'un périmètre d'urbanisation, susceptible
de faire l'objet, de façon prioritaire, d'un aménagement ou d'un réaménagement, établir la
priorité entre les zones ainsi déterminées et déterminer pour une telle zone ou pour les différentes
parties de celle-ci les affectations du sol et la densité approximative d'occupation;
4° déterminer les immeubles, autres que les voies de circulation déterminées conformément au
paragraphe 5° du premier alinéa de l'article 5, et les activités dont la présence ou l'exercice, actuel
ou projeté, dans un lieu fait en sorte que l'occupation du sol à proximité de ce lieu est soumise à
des contraintes majeures pour des raisons de sécurité publique, de santé publique ou de bien-être
général;
5° décrire l'organisation du transport maritime et aérien en indiquant les modalités de
l'intégration, dans le système de transport, des infrastructures et des équipements de transport
maritime et aérien visés au paragraphe 8° du premier alinéa de l'article 5 avec les infrastructures
et équipements de transport terrestre visés au paragraphe 7° de cet alinéa;
Le document complémentaire prévu au deuxième alinéa de l'article 5 peut:
1°obliger toute municipalité dont le territoire est compris dans celui de la municipalité régionale
de comté à adopter, pour tout ou partie de son territoire, le règlement prévu à l'article 116 ou
tout règlement prévu à l'une des sections IV, VII à XI et XIII du chapitre IV;
1.1° prévoir, à l'égard d'un immeuble qu'il décrit et qui est situé dans une zone d'inondation, pour
un usage du sol, une construction, un ouvrage ou une opération cadastrale qu'il précise, une
dérogation à une prohibition ou à une règle imposée par application des paragraphes 1° et 3° du
deuxième alinéa de l'article 5;
3° établir des règles et des critères dont doivent tenir compte, dans tout règlement de zonage, de
lotissement ou de construction ou dans tout règlement prévu à l'une des sections IV, VII à XI et XIII
du chapitre IV, les municipalités dont le territoire est compris dans celui de la municipalité
régionale de comté;
4° obliger les municipalités dont le territoire est compris dans celui de la municipalité régionale de
comté à prévoir, dans tout règlement d'urbanisme, des dispositions au moins aussi
contraignantes que celles prévues dans le document complémentaire. »
RLRQ, chapitre A-19.1, article 6
VI. Structure du schéma d'aménagement et de développement
révisé
§ 1.
STRUCTURE GÉNÉRALE ET NUMÉROTATION
7.
Dans le présent schéma d'aménagement, la numérotation des articles est consécutive. Le
schéma d'aménagement se subdivise en chapitres, dont voici la structure détaillée :
1° un chapitre peut se subdiviser en sections, soit à titre d'exemple « I »;
2° une section se subdivise en sous-sections, soit à titre d'exemple « § 1 »;
3° la plus petite subdivision d'un chapitre est un article;
4° un article peut se subdiviser en alinéas;
a.
un alinéa peut se subdiviser en paragraphes, soit à titre d'exemple «1o»;
b.
un paragraphe peut se subdiviser en sous-paragraphes, soit à titre d'exemple
«a.»;
c.
un sous-paragraphe peut se subdiviser en sous-alinéa, soit à titre d'exemple «i.»
§ 2.
ORIENTATIONS ET OBJECTIFS
8.
Le schéma d'aménagement détermine des orientations et des objectifs. Une orientation énonce
les grands principes généraux auxquels se conformer alors que les objectifs viennent la préciser
et l'appuyer, et s'adressent à des enjeux particuliers découlant de cette orientation.
§ 3.
ENCADRÉS, TABLEAUX, FIGURES ET CARTES
9.
Les encadrés du présent schéma contiennent des informations générales visant à définir des
concepts ou identifier des enjeux. Leur contenu est à titre informatif et ne lie pas la Ville dans le
cadre de la conformité du plan d'urbanisme et des règlements au présent schéma
d'aménagement et de développement révisé et aux orientations gouvernementales.
10.
Les tableaux et les cartes peuvent contenir des informations et des contenus nécessaires à la
mise en œuvre du présent schéma d'aménagement. Le principe de conformité s'y applique et le
4
plan et les règlements d'urbanisme doivent en tenir compte. Ils lient la Ville au même titre que le
texte du présent schéma d'aménagement. En cas de contradiction entre une carte ou un tableau
et le texte, le texte prévaut, à moins qu'il n'en soit spécifié autrement ailleurs dans le présent
schéma d'aménagement.
VII. Principe de conformité
11.
Le plan et les règlements d'urbanisme doivent être conformes au schéma d'aménagement.
L'obligation de conformité ne fait pas en sorte d'obliger la Ville à recopier de façon identique ou
quasi identique les dispositions du présent schéma d'aménagement, à moins que cela ne soit
spécifiquement indiqué. Seront considérées comme conformes au schéma d'aménagement les
dispositions du plan ou des règlements d'urbanisme qui respectent l'esprit du présent schéma
d'aménagement et de développement révisé et mettent en œuvre les orientations et objectifs
qui y sont énoncés. Une disposition d'un plan ou règlement d'urbanisme sera considérée comme
non conforme au présent schéma d'aménagement si elle contredit ou rend inopérante une
disposition du schéma d'aménagement. Afin de mettre en œuvre des principes généraux du
schéma d'aménagement, la Ville aura le choix des moyens à prendre lors de la rédaction de ses
outils de planification et de sa règlementation, tant que le but visé par le schéma
d'aménagement est atteint.
Des règles particulières quant à la conformité sont parfois spécifiées dans certaines sections du
schéma d'aménagement, ce sont alors ces règles qui prévalent sur les principes généraux
précédemment explicités.
12.
L'obligation de conformité s'applique aux contenus des chapitres 4 et suivants du présent
schéma, puisque les chapitres précédents sont une mise en contexte ne comportant pas
d'orientations et d'objectifs à l'intention du plan et des règlements.
En effet, suite à l'avis de conformité rendu le 29 septembre 2017 par la Commission
municipale du Québec (CMQ-66336), le contenu de l'énoncé de vision stratégique du
présent chapitre ne trouve pas l'application en matière de conformité puisque celle-ci ne
fait pas partie du schéma d'aménagement et de développement révisé au sens de la Loi
sur l'aménagement et l'urbanisme.
_________________________
2018, c. 91, a. 1.
VIII. Interprétation de certains termes
13.
À moins que le contexte ne leur confère un sens différent, les mots « schéma », «schéma révisé»
« schéma d'aménagement », « schéma d'aménagement révisé», « schéma d'aménagement et de
développement» et «Schéma d'aménagement et de développement révisé» réfèrent tous au
présent document, soit le schéma d'aménagement et de développement révisé de la Ville de
Trois-Rivières.
14.
Lors que le schéma fait référence aux règlements d'urbanisme, il vise l'ensemble des règlements
soumis à la conformité en vertu de la loi sur l'aménagement et l'urbanisme (RLRQ, chapitre A-
19.1), soit :
1° un plan d'urbanisme;
2° un règlement de zonage;
3° un règlement de lotissement;
4° un règlement de construction;
5° un règlement sur les plans d'aménagement d'ensemble;
6° un règlement sur les plans d'implantation et d'intégration architecturale;
7° un règlement établissant certaines contributions à des travaux ou à des services
municipaux;
8° un règlement sur les usages conditionnels;
9° un règlement sur les projets particulier de construction, de modification ou
d'occupation d'un immeuble;
10° un règlement établissant les conditions relatives à l'émission des permis de
construction.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
5
CHAPITRE 2
CONTEXTE DE
PLANIFICATION
I. Présentation de Trois-Rivières
15.
La ville de Trois-Rivières est le grand centre urbain de la région de la Mauricie. La présence d'une
université, de bureaux gouvernementaux, d'établissements de santé, de grandes, moyennes et
petites entreprises en font également le principal lieu d'emploi de la région. Avec une population
de 134 802 habitants en 2015, elle représente environ la moitié de la population totale de la
région mauricienne. À l'échelle du Québec, Trois-Rivières est la neuvième ville en importance
démographique.
Le territoire occupe une superficie de 334,2 kilomètres carrés et est fortement urbanisé. Faisant
partie des basses terres du Saint-Laurent, Trois-Rivières présente un relief relativement plat
ponctué de terrasses, dont la partie sud est propice à l'agriculture, alors que la partie nord est
principalement boisée. La zone agricole désignée occupe environ 30 % du territoire trifluvien.
Les espaces naturels d'envergure présents sur le territoire, tels que la rivière Saint-Maurice, le lac
Saint-Pierre et le fleuve Saint-Laurent, ont modelé le développement de la ville. En effet, les
premiers quartiers sont situés en bordure des deux grands cours d'eau que sont le Saint-Laurent
et la Saint-Maurice. On retrouve des milieux écologiques importants et des paysages de grande
valeur à divers endroits sur le territoire.
Située au confluent de la rivière Saint-Maurice et du fleuve Saint-Laurent, Trois-Rivières se trouve
pratiquement à mi-chemin entre Québec et Montréal. Elle est facilement accessible par les
grands axes routiers que sont les autoroutes 40 et 55 et les routes 138 et 157. Cet emplacement
stratégique et les infrastructures portuaires, ferroviaires et aéroportuaires d'envergure qui s'y
trouvent ont grandement contribué à faire de Trois-Rivières un lieu d'affaires dynamique et
attractif pour les entreprises.
La ville de Trois-Rivières partage ses limites administratives avec quatre MRC, réparties dans deux
régions administratives. Du côté de la Mauricie, il s'agit de la MRC de Maskinongé et de la MRC
des Chenaux. Dans la région du Centre-du-Québec, ce sont les MRC de Bécancour et de Nicolet-
Yamaska, qui sont limitrophes au territoire trifluvien.
16.
Trois-Rivières tire son nom de la rivière Saint-Maurice. En raison de la présence des îles Saint-
Quentin, Saint-Christophe et de la Potherie, qui la divisent en trois branches, elle fut d'abord
connue sous le nom de « Rivière des Trois-Rivières », ce qui explique le nom de la ville.
Photo : Hélènes S Dubois
6
Carte 1. Localisation de Trois-Rivières
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
7
Figure 1.
Archipel de la rivière Saint-Maurice
Photo : Patrick Beauchamp
Issue de la fusion, en 2002, des villes de Cap-de-la-Madeleine, Saint-Louis-de-France, Sainte-
Marthe-du-Cap, Trois-Rivières et Trois-Rivières-Ouest et de la municipalité de Pointe-du-Lac,
Trois-Rivières a une histoire qui remonte à 1634, année de sa fondation. Elle est la deuxième ville
fondée par les Français lors de leur arrivée au Canada. Dès 1663, Trois-Rivières est le chef-lieu
d'un des trois gouvernements de la Nouvelle-France. Toutefois, la colonisation s'y effectue
lentement et la ville compte encore moins de 1000 habitants vers 1760, lors de la conquête
britannique.
Au 19e siècle, la ville connaitra une forte croissance qui l'amènera à franchir le cap des 10 000
habitants. Cette croissance est notamment due à l'exploitation commerciale de la forêt. À
l'époque, c'est principalement le sciage qui fait fonctionner l'économie du bois en Mauricie. Plus
tard, l'industrie des pâtes et papiers prendra une grande place dans l'économie trifluvienne. Aux
débuts de l'implantation de l'industrie papetière dans la région, Trois-Rivières sert de lieu de
transit pour les marchandises en raison de l'emplacement stratégique de son port. Il faut
attendre 1910 pour que la première industrie de pâte à papier s'installe à Trois-Rivières, dans le
secteur de Cap-de-la-Madeleine. En 1913, la Wayagamak commence à produire de la pâte à
papier Kraft. En 1922, elle deviendra la plus importante industrie productrice de papier Kraft au
monde 1. D'autres industries papetières s'implantent sur le territoire de la ville de Trois-Rivières
par la suite, notamment la Canadian International Paper (CIP) qui, en 1925, devient l'usine la plus
importante et la plus moderne au monde dans ce domaine. À l'époque, Trois-Rivières est déjà
confirmée dans son rôle de capitale mondiale du papier. L'industrialisation entrainera une
augmentation substantielle de la population trifluvienne. En 1931, la ville comptait 48 699
habitants, en tenant compte des limites territoriales actuelles.
Dès les années 1950, la Mauricie vit de nombreux bouleversements. Les grandes industries
cessent de prendre de l'expansion et certaines amorcent un déclin. Trois-Rivières n'est pas
épargnée par ces mutations. La ville se tourne alors vers le secteur tertiaire et les services
publics. Cette tertiarisation de l'économie contribuera au maintien de la vitalité de Trois-Rivières,
malgré un déclin de l'industrie papetière. Dans les années 1960, l'arrivée d'institutions, telle que
le cégep de Trois-Rivières (1968), le collège Laflèche (1969) et l'Université du Québec à Trois-
Rivières (1969), vient accroitre le rôle de centre régional de Trois-Rivières. Encore aujourd'hui,
Trois-Rivières est la ville-centre de la Mauricie et on y retrouve une grande concentration de
services gouvernementaux, d'institutions d'enseignement ainsi que de nombreuses entreprises.
Elle demeure également un pôle industriel important, notamment grâce à son port.
17.
En tant que grand centre urbain, la ville de Trois-Rivières comporte des attraits variés. La
présence d'un site patrimonial déclaré dans le Vieux Trois-Rivières, du Lieu historique des Forges-
du-Saint-Maurice, du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap et du centre d'histoire de l'industrie
papetière Boréalis sont quelques-uns des éléments qui témoignent de son histoire riche et
diversifiée. Des événements culturels importants, comme le Festival international de la poésie,
contribuent à son rayonnement. Trois-Rivières fut d'ailleurs une des cinq villes à être nommée
Capitale culturelle du Canada en 2009.
Les nombreuses infrastructures récréotouristiques d'envergure, telles que l'île Saint-Quentin et la
Route verte contribuent au dynamisme de la ville et sont des éléments sur lesquels elle peut
avantageusement appuyer sa promotion. Par ailleurs, les milieux naturels de la ville offrent de
grandes possibilités de mise en valeur.
Avec une économie diversifiée, axée tant sur les services publics que sur le commerce et
l'industrie, la ville de Trois-Rivières se positionne avantageusement dans la région de la Mauricie
et à l'échelle du Québec. Ses nombreux accomplissements, notamment la revitalisation du
centre-ville, la tenue d'événements culturels et sportifs d'envergure et la construction de
l'Amphithéâtre Cogeco, témoignent de son côté innovateur et de sa vitalité économique. La
1 Gauthier, Martin, L'histoire du port de Trois-Rivières, Les éditions du septentrion, 2013, p.54
8
présence d'un milieu agricole et rural dynamique constitue un atout majeur pour le
développement d'activités agrotouristiques et agroalimentaires.
ville d'histoire et de culture, Trois-Rivières se caractérise également par une qualité de vie
exceptionnelle. À la fois une cité du savoir et une ville entrepreneuriale, elle comporte tous les
services propres à un grand pôle régional.
II. Résumé du portrait du territoire
18.
Dans le cadre de la révision du schéma d'aménagement et de développement, un portrait
détaillé du territoire a été réalisé. La présente section constitue un résumé des faits saillants de
ce portrait. On retrouve également quelques-uns des éléments clés du portrait du territoire au
début de chacun des chapitres du présent schéma d'aménagement.
§ 1.
DÉMOGRAPHIE
19.
La démographie trifluvienne est marquée, comme celle du Québec, par le vieillissement de la
population. Par ailleurs, un ralentissement de la croissance démographique est anticipé. D'après
l'analyse de la croissance des dernières années effectuée par l'Institut de la statistique du
Québec (ISQ), la population de Trois-Rivières devrait augmenter légèrement jusqu'à atteindre
143 302 habitants en 2031. Entre 2014 et 2031, environ 4 300 ménages devraient venir s'y
installer.
Tableau 1.
Évolution de la population et perspectives démographiques
Données des recensements
Prévisions (ISQ 2014)
Année
2001
2006
2011
2016
2021
2026
2031
Population
122 395
126 323
131 338
135 547
138 372
141 095
143 302
Ménages
53 640
57 555
61 390
63 795
65 298
66 309
67 212
pers./ménage
2,28
2,19
2,14
2,12
2,12
2,13
2,13
Source : Statistique Canada, Institut de la statistique du Québec
Le poids démographique des personnes âgées devrait augmenter significativement au Québec
d'ici 2031 (ISQ, perspectives démographiques). Cette tendance se manifeste également à Trois-
Rivières. La part relative des aînés (65 ans et plus) n'a cessé d'augmenter depuis 1996. À cette
époque, ils représentaient 13,3 % de la population trifluvienne. En 2011, ils avaient atteint
19,8 %. Ce phénomène de vieillissement devrait s'accélérer puisque les baby-boomers auront
tous intégré ce groupe en 2031. D'après les prévisions de l'Institut de la statistique du Québec,
Trois-Rivières comportera une haute proportion de personnes âgées de 65 ans et plus en 2031
(31,9 %). Cette proportion est nettement supérieure à celle du Québec, que l'ISQ prévoit être de
25,2 %, toujours à cette date 2. Dans ces circonstances, Trois-Rivières devra faire face à de
nombreux défis afin de s'adapter à cette nouvelle réalité démographique. Selon l'ISQ, cette forte
proportion prévue de personnes âgées à Trois-Rivières s'expliquerait à la fois par un
vieillissement de la population résidente et par un solde migratoire positif chez les 65 ans et plus.
Parallèlement à cette augmentation du nombre d'aînés, Trois-Rivières verra également sa
population en âge de travailler diminuer. En 2031, la population en âge de travailler ne
représentera plus que 54,8 % de la population totale de la ville.
§ 2.
CHÔMAGE ET REVENUS
20.
Lors du recensement de 2006, le taux de chômage était plus élevé à Trois-Rivières que pour
l'ensemble du Québec. Plus précisément, il était 0,3 % plus élevé que la valeur provinciale. Cette
tendance s'est d'ailleurs maintenue jusqu'en 2014. Lors de l'enquête sur la population active de
juin 2014, le taux de chômage était de 7,9 % au Québec contre 8,4 % dans la région
métropolitaine de recensement de Trois-Rivières (RMR). Toutefois, les données récentes
montrent un changement dans cette tendance, puisque le taux de chômage de la RMR de Trois-
Rivières est passé sous la moyenne provinciale depuis le mois de juillet 2014. En date d'août
2015, le taux de chômage s'élevait à 6,7 % dans la RMR de Trois-Rivières contre 7,7 % au Québec.
Toutefois, le taux d'activité et le taux d'emplois de Trois-Rivières demeurent inférieurs à la
moyenne québécoise 3.
Par ailleurs, le revenu médian des ménages est inférieur à celui du Québec. La différence est
assez forte, avec un écart de 6 388 $ annuellement. Toutefois, la taille moyenne d'un ménage
trifluvien était de 2,1 personnes alors qu'elle était de 2,3 au Québec. Ceci expliquerait en grande
partie l'écart entre les revenus médians des ménages. Toutefois, le revenu médian des personnes
de 15 ans et plus demeure inférieur d'environ 2 000 $ à celui de la même catégorie dans
l'ensemble du Québec, ce n'est donc pas uniquement la taille des ménages qui cause une
disparité dans les revenus 4.
§ 3.
SCOLARITÉ
21.
En ce qui concerne la scolarité, on dénote quelques différences avec le reste du Québec. Trois-
Rivières compte proportionnellement moins de gens ne détenant aucun diplôme que le Québec
dans son ensemble. De plus, Trois-Rivières compte un plus grand nombre de personnes détenant
un diplôme secondaire, de métiers ou collégial que la moyenne provinciale. Toutefois, le
pourcentage de diplômés universitaires habitant à Trois-Rivières est inférieur à celui du Québec.
2 ISQ, Perspectives démographiques du Québec et des régions, 2011-2061, édition 2014
3 Statistique Canada, Enquêtes sur la population active, janvier 2014 à août 2015
4 Statistique Canada, Recensement de 2006
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
9
Ainsi, il appert que les Trifluviens ont plus tendance à choisir des études techniques que des
études universitaires. Ceci est probablement en lien avec les types d'emplois disponibles sur le
territoire.
Tableau 2.
Scolarité
Plus haut diplôme obtenu
Trois-
Rivières
Mauricie
Québec
(province)
Aucun certificat, diplôme ou grade
20,5 %
24,2 %
22,2 %
Diplôme d'études secondaires ou l'équivalent
22,3 %
21,8 %
21,7 %
Certificat ou diplôme d'apprenti ou d'une
école de métiers
17,8 %
20,3 %
16,2 %
Certificat ou diplôme d'un collège, d'un cégep ou d'un autre établissement
d'enseignement non universitaire
18,8 %
17,4 %
16,6 %
Certificat ou diplôme universitaire inférieur au baccalauréat / Certificat,
diplôme ou grade universitaire au baccalauréat ou supérieur
20,6 %
16,3 %
23,3 %
Source : Statistique Canada, 2012, CRÉ Mauricie, PQD, portrait diagnostic
22.
En comparant les données trifluviennes avec celles de la Mauricie, certaines tendances peuvent
être observées. On constate que Trois-Rivières compte proportionnellement plus de personnes
détenant un diplôme universitaire que la région de la Mauricie. Dans la catégorie des diplômes
collégiaux, Trois-Rivières dépasse non seulement la Mauricie, mais également la moyenne
québécoise. Dans la catégorie des diplômes d'apprentis ou des écoles de métiers, Trois-Rivières
présente une proportion inférieure à celle de la Mauricie, mais supérieure à celle du Québec.
En tant que ville-centre de la Mauricie, Trois-Rivières est un important pôle administratif et de
services. La présence de grandes institutions et de nombreux services gouvernementaux pourrait
expliquer la plus faible proportion de diplômés d'écoles de métiers par rapport à l'ensemble de la
région mauricienne ainsi que la plus forte proportion de diplômés universitaires. En ce qui
concerne les personnes sans certificat, diplôme ou grade, la proportion à Trois-Rivières est en
deçà de celle du Québec et de la Mauricie.
§ 4.
MARCHÉ DU TRAVAIL
23.
En 2012, la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières comptait 67 800 emplois,
dont 79,9 % étaient à temps plein. Le taux de chômage était en diminution par rapport à 2011.
24.
Selon Emploi Québec, les services gouvernementaux étaient le secteur employant le plus de
travailleurs en 2013 à Trois-Rivières, avec près du tiers des emplois. Cette catégorie inclut les
grands employeurs publics et parapublics, notamment les commissions scolaires et le Centre
hospitalier régional. Les autres services et les services à la production occupaient les deuxième et
troisième rangs.
Figure 2.
Secteurs d'emploi, 2013
Source : Emploi Québec
25.
Autrefois considérée comme capitale mondiale du papier en raison de la prédominance de
l'industrie des pâtes et papiers, Trois-Rivières a connu de nombreuses transformations. En 2013,
ce sont les métaux et les produits métalliques qui étaient le secteur manufacturier le plus
représenté, suivis des produits en bois. Les pâtes et papiers arrivaient en troisième position.
Services
gouvernementaux
30%
Autres services
20%
Services à la
production
18%
Commerces de
gros et de détail
17%
Fabrication et
transformation
9%
Services
touristiques,
culturels et de
restauration
6%
10
Certains secteurs sont en émergence et prennent de plus en plus de place dans l'économie de
Trois-Rivières. Il s'agit des suivants :
1° aéronautique;
2° bioprocédés industriels et technologies environnementales;
3° logistique et distribution;
4° technologies de l'information, électronique et télécommunications;
5° industrie touristique. 5
Figure 3.
Industrie du domaine de l'aéronautique
Photo : Étienne Boisvert
5 Innovation et développement économique Trois-Rivières, PALÉE
§ 5.
DÉFAVORISATION SOCIOÉCONOMIQUE
26.
Dans son Atlas des inégalités de santé et de bien-être de la Mauricie et du Centre-du-Québec,
l'Agence de santé et services sociaux (ASSS) a divisé le territoire de la ville en communautés et a
utilisé divers indicateurs pour déterminer si ces communautés font face à des problèmes
particuliers. Les communautés ont été délimitées à partir des aires de diffusion du recensement
de 2006 produit par Statistique Canada et des regroupements ont été faits afin d'obtenir des
communautés comptant en moyenne 2 000 personnes. Le bilan de cet exercice à Trois-Rivières
révèle que les quartiers centraux de la ville font face à une forte défavorisation alors que les
secteurs périphériques présentent à l'inverse une population mieux nantie et faisant face à peu
de problèmes sociaux.
L'indice de défavorisation socioéconomique a été construit par l'agence à l'aide de 6 indicateurs,
soit la proportion de personnes sans diplôme d'études secondaires, le revenu moyen par
personne, le taux d'emploi, la proportion de personnes vivant seules, la proportion de familles
monoparentales et la proportion de gens séparés, divorcés ou veufs. Cet indice sert à mesurer les
inégalités socioéconomiques.
Les premiers quartiers sont également défavorisés selon l'indice de défavorisation sociosanitaire,
qui mesure les inégalités de santé. Ce dernier est obtenu en compilant les données sur la
mortalité, le pourcentage de signalements jeunesse, la proportion de personnes ayant une
incapacité et le pourcentage d'élèves en difficulté.
Cette situation n'est pas unique à Trois-Rivières et on retrouve également des indices de
défavorisation élevés dans les centres-villes et les quartiers centraux des autres grandes villes
québécoises 6.
6 Source : Atlas des inégalités de santé et de bien-être Mauricie et Centre-du-Québec, http://aisbe-mcq.ca
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
11
Carte 2. Défavorisation socioéconomique
12
§ 6.
FAITS SAILLANTS EN MATIÈRE D'HABITATION
27.
L'étude des logements existants effectuée dans le cadre de l'élaboration du portrait du territoire
a permis de retenir certains faits saillants. Les maisons unifamiliales isolées représentent 42,9 %
des logements présents sur le territoire trifluvien. Il s'agit du type d'habitation le plus répandu
sur le territoire. Les maisons unifamiliales (isolées, jumelées, en rangée et autres) représentent
52,1 % des logements existants. Quant aux appartements, ce sont les immeubles de plus de
deux logements, mais de moins de cinq étages qui sont les plus répandus. En effet, ils
représentent 37,2 % des logements occupés sur le territoire en 2011.
En comparant les données trifluviennes avec celles de l'ensemble du Québec, on constate que la
proportion de maisons individuelles non attenantes (isolées) est légèrement plus faible à Trois-
Rivières que pour l'ensemble du Québec et que la proportion de duplex et d'immeubles
d'appartement de moins de cinq étages y est un peu plus élevée. Trois-Rivières compte
également une plus faible proportion d'immeubles de plus de cinq étages que l'ensemble de la
province. Pour les autres catégories de logement, il y a peu de différences entre Trois-Rivières et
le Québec. Somme toute, la répartition des logements est assez similaire à Trois-Rivières et dans
l'ensemble du Québec.
Tableau 3.
Types de logements privés occupés, 2011
Type
Trois-Rivières
Québec (province)
Maison individuelle non attenante
42,9 %
46,0 %
Maison jumelée
6,3 %
5,0 %
Maison en rangée
2,5 %
2,5 %
Autre maison individuelle attenante
0,4 %
0,5 %
Logement mobile
0,3 %
0,7 %
Appartement, duplex
8,2 %
7,8 %
Appartement, immeuble de moins de 5 étages
37,2 %
32,5 %
Appartement, immeuble de 5 étages ou plus
2,2 %
5,0 %
Source : Statistique Canada, recensement 2011
28.
La valeur foncière moyenne des maisons unifamiliales et des copropriétés résidentielles de Trois-
Rivières se situe sous la moyenne provinciale. Elle est également inférieure à celle des autres
villes comparables. À l'échelle des dix plus grandes villes du Québec, Trois-Rivières demeure celle
où les maisons unifamiliales et les condominiums ont la valeur moyenne la plus faible.
Tableau 4.
Valeur moyenne selon le rôle d'évaluation foncière uniformisée, 2014
Ville
Maisons unifamiliales
Copropriétés
Montréal
431 511 $
311 660 $
Québec
282 835 $
237 813 $
Laval
320 228 $
232 997 $
Gatineau
255 061 $
181 922 $
Longueuil
286 858 $
211 253 $
Sherbrooke
219 717 $
181 580 $
Saguenay
202 993 $
172 198 $
Lévis
272 086 $
216 799 $
Trois-Rivières
170 504 $
138 574 $
Terrebonne
271 729 $
188 668 $
Québec (province)
252 906 $
255 923 $
Source : ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire
29.
Les tendances récentes en matière de construction résidentielle sont présentées au chapitre 6 :
Gestion de l'urbanisation. Au sujet des tendances historiques, il est possible de constater que
l'urbanisation des périmètres urbains de Trois-Rivières s'est principalement effectuée en trois
grandes phases. Les premiers quartiers, ou quartiers centraux, représentent les grands
ensembles où le développement urbain est généralement antérieur aux années 1950. Les années
1950 aux années 1980 sont représentées par la première couronne de développement alors que
l'urbanisation des années 1990 à aujourd'hui est identifiée comme étant la deuxième couronne
de développement.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
13
Carte 3. Phases d'urbanisation
14
§ 7.
RAYONNEMENT DES PÔLES COMMERCIAUX RÉGIONAUX
30.
Trois-Rivières compte trois grands pôles commerciaux régionaux établis. Ces trois pôles ont des
zones d'influence variables qui s'étendent toutes au-delà de Trois-Rivières. Elles ont été établies
dans le cadre de l'analyse de la fonction commerciale réalisée en 2016. La zone d'influence d'un
pôle commercial correspond au territoire à l'intérieur duquel il puise la majorité de sa clientèle.
La zone primaire est celle d'où proviennent environ 55% à 70% de la clientèle et la zone
secondaire est celle qui en fournit entre 15% et 30%. Le reste des ventes provient de l'extérieur
de la zone commerciale, là où la clientèle est trop dispersée pour être significative 7.
31.
Le pôle commercial du boulevard des Récollets est celui dont la zone d'influence est la plus
étendue, suivi du pôle commercial du boulevard des Forges. Le pôle commercial Vachon-Barkoff
a une zone d'influence plus restreinte, principalement concentrée sur la rive est de la rivière
Saint-Maurice, mais qui excède tout de même les limites municipales de Trois-Rivières.
32.
L'étude a également permis d'identifier la distribution spatiale des achats des Trifluviens en
fonction des différents pôles. La figure 4 illustre cette distribution. Ce sont les pôles commerciaux
du boulevard des Récollets ainsi que du boulevard des Forges qui recueillent les parts les plus
importantes des achats des résidents de Trois-Rivières. En tenant également compte de leurs
zones d'influence respectives, cela confirme aisément leur rôle régional. Bien que le pôle
Vachon-Barkoff représente une faible part des achats totaux des Trifluviens, il demeure
significatif sur le plan régional, car il s'agit d'un important pôle d'achat pour les résidents de l'est
et que son rayonnement excède largement les limites municipales de la ville de Trois-Rivières.
7 Groupe Altus, Analyse de la fonction commerciale de Trois-Rivières, 2016
Figure 4.
Distribution des achats des trifluviens selon les pôles commerciaux
Source : Groupe Altus, Analyse de la fonction commerciale de Trois-Rivières, 2016
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
15
Figure 5.
Zone d'influence du pôle commercial du boulevard des Récollets
Source : Groupe Altus, Analyse de la fonction commerciale de Trois-Rivières, 2016
Figure 6.
Zones d'influence du pôle commercial du boulevard des Forges
Source : Groupe Altus, Analyse de la fonction commerciale de Trois-Rivières, 2016
16
Figure 7.
Zone d'influence du pôle commercial Vachon-Barkoff
Source : Groupe Altus, Analyse de la fonction commerciale de Trois-Rivières, 2016
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
17
§ 8.
TERRITOIRE AGRICOLE
33.
La zone agricole protégée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles (RLRQ, chapitre P-41.1) occupe environ le tiers du territoire de Trois-Rivières. Située
dans les basses terres du Saint-Laurent, la zone agricole trifluvienne s'étend de part et d'autre de
la ville, sur les terres fertiles héritées de la mer de Champlain. Comme la zone agricole est située
en périphérie des zones urbanisées, les Trifluviens ont un accès privilégié aux produits du terroir.
L'agriculture pratiquée à Trois-Rivières est ainsi de type périurbain ou de proximité, où les
échanges entre agriculteurs et urbains sont facilités par la proximité de la zone agricole. Malgré
sa faible représentation sur le plan régional, la zone agricole protégée de la ville de Trois-Rivières
occupe une place stratégique sur le territoire mauricien. Étant donné que l'on utilise seulement
le tiers de sa superficie à des fins de culture et de pâturage et qu'elle est boisée à plus de 55 %,
elle offre toujours un bon potentiel de développement, ce qui permet d'anticiper un avenir
prometteur pour ce secteur d'activité.
La zone agricole trifluvienne revêt une caractéristique particulière. Elle est composée de cinq
blocs distincts et isolés, qui sont localisés au pourtour des limites de la ville. Il s'agit des secteurs
de Saint-Louis-de-France, de Sainte-Marthe-du-Cap, des Vieilles-Forges, de Pointe-du-Lac nord-
ouest et enfin, de Pointe-du-Lac sud-ouest.
34.
La superficie boisée de la zone agricole trifluvienne est composée à 22 % de feuillus, à 21 % de
forêt mixte et à 12 % de résineux. Le secteur de Saint-Louis-de-France est celui où l'on retrouve
la majorité des forêts de feuillus à l'intérieur de la zone agricole, avec 31 % de couverture. On y
retrouve d'ailleurs de nombreuses érablières à sucre (14 %) et rouges (13 %). C'est dans le
secteur de Pointe-du-Lac sud-ouest qu'on retrouve le moins de feuillus, ceux-ci représentant
seulement 10 % de la forêt de ce secteur.
35.
Parmi les productions végétales, c'est la culture du maïs qui est la plus représentée sur le
territoire de Trois-Rivières. Ce type de culture compte pour 28 % de l'ensemble des cultures
assurées, selon la base de données sur les cultures générales assurées développée par la
financière agricole du Québec. La culture de soya est la deuxième production en importance avec
19 %.
36.
En ce qui concerne les productions animales, on retrouve 40 fermes d'élevage sur le territoire.
De celles-ci, 32,5 % sont des élevages d'équidés, 30 % de bovins laitiers et 12,5 % de volaille.
Les élevages de porcs (10 %) et de bovins de boucherie (7,5 %) sont également présents, mais
en moins grand nombre. Ce sont les élevages caprins (5 %) et ovins (2,5 %) qui sont les moins
représentés sur le territoire.
Figure 8.
Cultures assurées
Source : Financière Agricole du Québec, base de données sur les cultures générales assurées, 2013
37.
La zone agricole trifluvienne présente de nombreuses opportunités de développement. Elle
pourrait accueillir de nouvelles exploitations, tant dans le domaine de la culture du sol que de
l'élevage. Par ailleurs, son caractère périurbain est propice au développement de la vente en
circuits courts et de l'agrotourisme. De plus, le milieu agroforestier présente un potentiel à la fois
pour l'exploitation forestière traditionnelle, mais également pour les nouveaux créneaux comme
les produits forestiers non ligneux et la production de champignons. Le plan de développement
de la zone agricole, adopté par le conseil le 5 octobre 2015, permettra de bien identifier les
potentiels de la zone agricole trifluvienne et d'établir des partenariats visant à mettre en valeur
ce territoire. Le schéma d'aménagement contribuera à la protection de ce territoire grâce à une
orientation et des objectifs établissant la volonté de la Ville de ne pas urbaniser ce territoire et de
le préserver pour la pratique de l'agriculture et de la foresterie.
28%
19%
14%
10%
9%
9%
4%
3% 2% 1%
1%
Maïs
Soya
Pas d'information
Foin
Blé
Maraîcher
Avoine
Cultures mixtes
Orge
Petits fruits
Autres céréales
18
Carte 4. Secteurs de la zone agricole protégée
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
19
CHAPITRE 3
ÉNONCÉ DE VISION
STRATÉGIQUE
38.
L'énoncé de vision stratégique de la Ville de Trois-Rivières est entré en vigueur le 15 décembre
2014. Il représente ce que souhaite devenir la Ville de Trois-Rivières d'ici 2030 et se lit comme
suit :
Carrefour d'histoire et d'innovation, Trois-Rivières rayonne par sa qualité de vie.
39.
L'élaboration de l'énoncé de vision stratégique a permis de se projeter dans l'avenir et de
déterminer ce que Trois-Rivières souhaite devenir, non seulement comme organisation
municipale, mais également comme communauté. Cet énoncé s'articule autour de quatre grands
concepts, soit le carrefour, l'histoire, l'innovation et la qualité de vie. Le carrefour, en raison de la
localisation stratégique, au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Maurice et au
carrefour de grands axes routiers, mais également pour représenter un lieu de rencontre et
d'échanges. L'histoire, en raison de la richesse historique de la deuxième ville fondée au Canada.
L'innovation, pour évoquer le dynamisme, notamment économique et culturel, ainsi que pour
représenter la volonté de se positionner à l'avant-garde et de regarder vers l'avenir. La qualité de
vie, parce qu'elle représente une grande source de fierté pour les Trifluviens et un atout pour la
ville.
Figure 9.
Centre-ville de Trois-Rivières
Photo : Véronique Dumulong
Photo : Véronique Dumulong
20
40.
Cet énoncé de vision est appuyé par huit énoncés sectoriels sur les thèmes suivants :
1° planification et développement urbain;
2° transport et mobilité;
3° environnement et biodiversité;
4° développement économique;
5° vitalité du centre-ville;
6° culture et loisirs;
7° développement social et communautaire;
8° agriculture et foresterie.
Chaque énoncé sectoriel représente la cible à atteindre en 2030. Ils sont rédigés au présent dans
l'optique où ils représentent ce que la Ville espère avoir atteint en 2030 par la mise en œuvre de
sa vision stratégique. Ces énoncés sont appuyés par des orientations qui représentent les
mesures à prendre dès maintenant pour parvenir à la réalisation de cette vision. L'ensemble des
énoncés a contribué à déterminer le contenu du schéma d'aménagement et de développement
révisé, puisque celui-ci constitue un des moyens pour mettre en œuvre la vision d'avenir de la
Ville.
I. Planification et développement urbain
§ 1.
ÉNONCÉ SECTORIEL
41.
À Trois-Rivières, l'occupation du territoire est optimisée. Les espaces urbanisés forment un
ensemble cohérent et diversifié où les quartiers centraux sont valorisés.
§ 2.
ORIENTATIONS
1° Limiter l'étalement urbain et optimiser les infrastructures existantes.
2° Revitaliser et dynamiser les quartiers centraux pour en faire des milieux de vie de choix,
dans le respect des populations existantes.
3° Consolider les secteurs existants et requalifier les espaces déstructurés.
4° Favoriser la vie de quartier par la mixité fonctionnelle et la proximité des services.
5° Protéger les sources d'approvisionnement en eau potable.
6° Privilégier la construction de bâtiments durables et esthétiques proposant une
signature architecturale distinctive.
7° Valoriser les paysages urbains dans le respect de leurs contraintes et les intégrer à la
planification.
8° Reconnaitre le rôle des noyaux villageois comme pôles de services et les consolider.
II. Transport et mobilité
§ 1.
ÉNONCÉ SECTORIEL
42.
Trois-Rivières pratique une gestion intégrée du transport des biens et des personnes. Les
infrastructures routières sont consolidées, le transport collectif est optimisé et les transports
actifs sont favorisés.
§ 2.
ORIENTATIONS
1° Aménager l'espace public pour favoriser l'utilisation sécuritaire des transports
alternatifs à l'automobile.
2° Concentrer et optimiser la desserte en transport en commun dans la zone urbanisée.
3° Adapter l'offre de service en transport en commun en fonction des besoins actuels et
futurs de la clientèle.
4° Assurer une cohabitation entre le transport des marchandises et des personnes à
l'échelle locale et régionale.
5° Assurer un partage harmonieux de la route entre les différents usagers et favoriser
l'intermodalité.
6° Favoriser des aménagements visant à régler et éviter les problématiques de
stationnement et de circulation.
7° Optimiser et consolider les infrastructures de transport existantes.
8° Promouvoir les modes de transport alternatifs à l'auto solo.
III. Environnement et biodiversité
§ 1.
ÉNONCÉ SECTORIEL
43.
À Trois-Rivières, la protection des écosystèmes et de la biodiversité conditionne l'activité socio-
économique. Les décisions et les actions reflètent la volonté de conserver la contribution des
écosystèmes à la qualité de vie des Trifluviens et à leur sécurité.
§ 2.
ORIENTATIONS
1° Assurer la connectivité des milieux naturels et les rendre accessibles au public.
2° Assurer une gestion intégrée de l'eau.
3° Participer à la conservation et à la mise en valeur des milieux naturels.
4° Favoriser la conservation des écosystèmes en milieu privé.
5° Favoriser l'augmentation du couvert forestier en milieu urbanisé.
6° Assurer la conservation de l'aster à feuilles de linaire sur le territoire et promouvoir son
appropriation comme symbole par la population.
7° Améliorer la gestion des matières résiduelles.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
21
IV. Développement économique
§ 1.
ÉNONCÉ SECTORIEL
44.
À Trois-Rivières, l'économie du savoir, l'entrepreneuriat et l'industrie touristique sont les assises
d'une économie diversifiée et innovante.
§ 2.
ORIENTATIONS
1° Favoriser une économie diversifiée et respectueuse des principes du développement
durable.
2° Favoriser l'implantation d'entreprises dans le domaine des technologies vertes.
3° Faciliter l'émergence de petites et moyennes entreprises et favoriser l'entrepreneuriat
et l'innovation.
4° Favoriser les partenariats entre les entreprises et les institutions d'enseignement.
5° Consolider les zones commerciales et industrielles existantes.
6° Reconnaitre la contribution des ainés au développement économique et mettre en
valeur leur potentiel.
7° Faciliter l'émergence d'entreprises touristiques et assurer le rayonnement de Trois-
Rivières.
8° Développer une stratégie industrielle.
V. Vitalité du centre-ville
§ 1.
ÉNONCÉ SECTORIEL
45.
Le centre-ville de Trois-Rivières, fort de son histoire et de son architecture, offre une expérience
urbaine enrichissante aux citoyens et aux visiteurs.
§ 2.
ORIENTATIONS
1° Préserver l'intégrité architecturale des bâtiments d'intérêt patrimonial et assurer une
intégration des nouveaux bâtiments respectueuse de l'architecture du lieu.
2° Favoriser la connectivité du centre-ville avec les quartiers limitrophes.
3° Privilégier les déplacements piétonniers et cyclables sécuritaires.
4° Prioriser le centre-ville comme pôle d'affaires et y assurer une mixité commerciale.
5° Maintenir une fonction résidentielle axée sur un mode de vie urbain.
6° Assurer l'animation du centre-ville par la tenue d'événements respectueux des usages
en place.
7° Favoriser le verdissement et la réduction des surfaces minéralisées au centre-ville.
8° Poursuivre la revitalisation des axes routiers d'influence du centre-ville.
VI. Culture et loisirs
§ 1.
ÉNONCÉ SECTORIEL
46.
À Trois-Rivières, l'offre en services de loisirs et de culture est centrée sur les besoins de
l'ensemble de la communauté en concertation avec les organismes du milieu. Elle contribue à la
qualité de vie et au bien-être des citoyens et met en valeur l'histoire et le patrimoine.
§ 2.
ORIENTATIONS
1° Proposer une offre culturelle et de loisirs de qualité, adaptée à l'évolution des besoins
de toutes les clientèles.
2° Assurer la pérennité des équipements de loisir et de culture.
3° Favoriser la concertation et les partenariats avec les organismes.
4° Assurer une accessibilité aux services de loisirs et de culture à tous les citoyens.
5° Renforcer le rôle de moteur économique de la culture et des loisirs.
6° Contribuer au sentiment d'appartenance des citoyens.
7° Protéger et mettre en valeur le patrimoine bâti et les paysages.
8° Favoriser l'accès au fleuve Saint-Laurent et à la rivière Saint-Maurice pour la pratique
des loisirs nautiques.
VII. Développement social et communautaire
§ 1.
ÉNONCÉ SECTORIEL
47.
Le soutien aux organismes, les partenariats et l'implication citoyenne font de Trois-Rivières une
ville inclusive et accessible, où tous les citoyens bénéficient de milieux de vie de qualité.
§ 2.
ORIENTATIONS
1° Favoriser l'implication citoyenne et l'émergence d'un sentiment d'appartenance.
2° Favoriser les partenariats et la concertation avec les organismes.
3° Améliorer la qualité de vie des milieux défavorisés.
4° Aménager l'environnement urbain pour qu'il soit favorable à l'adoption de saines
habitudes de vie.
5° Aménager des espaces publics de qualité et sécuritaires dans tous les secteurs de la
ville.
6° Réduire les îlots de chaleur en milieu urbain.
7° Assurer la propreté et le sentiment de sécurité sur l'ensemble du territoire.
8° Favoriser la solidarité intergénérationnelle.
22
VIII. Agriculture et foresterie
§ 1.
ÉNONCÉ SECTORIEL
48.
À Trois-Rivières, les milieux agricoles et forestiers sont intégrés au développement et contribuent
à la vitalité et à la diversité économique du territoire.
§ 2.
ORIENTATIONS
1° Favoriser la protection et l'occupation dynamique du territoire agricole par la
valorisation des activités agricoles et forestières.
2° Devenir le pôle régional de mise en marché, de distribution et de transformation des
produits agricoles et forestiers de la Mauricie.
3° Favoriser le développement de l'agrotourisme et de circuits facilitant l'accès de la
clientèle aux entreprises.
4° Favoriser le maintien et le développement des activités agricoles pour la relève.
5° Mettre en valeur les paysages ruraux.
6° Favoriser la pratique de l'agriculture urbaine (végétale).
IX. Mise en œuvre de l'énoncé de vision stratégique
49.
Le schéma d'aménagement et de développement révisé contribue à la mise en œuvre de
l'énoncé de vision stratégique. Les contenus de schéma d'aménagement s'arriment avec les
aspects de l'énoncé de vision stratégique relevant de l'aménagement du territoire et visent à en
permettre la concrétisation dans les outils de planification et de règlementation. Les orientations
et objectifs du schéma d'aménagement s'inscrivent dans la suite logique de la vision stratégique
et viennent détailler un certain nombre d'enjeux généraux ayant été identifiés lors son
élaboration.
50.
Le contenu de l'énoncé de vision stratégique de la Ville est reproduit au schéma pour permettre
au lecteur de comprendre le contexte dans lequel celui-ci a été écrit. Toutefois, les orientations
de la vision ne lient pas la Ville quant à la conformité du plan et des règlements d'urbanisme. Ce
sont les orientations et objectifs énoncés au schéma auxquels s'appliquent l'obligation de
conformité.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
23
CHAPITRE 4
CONCEPT
D'ORGANISATION
SPATIALE
51.
Le concept d'organisation spatiale est illustré à la carte 5. Ce concept présente les grands
principes de l'organisation actuelle et projetée des principales fonctions sur le territoire. Il
identifie les principales composantes territoriales ayant un impact structurant sur
l'aménagement du territoire et l'interrelation entre ces composantes. On y retrouve les grands
pôles et leur hiérarchie, les liens de transport importants ainsi que les grands éléments
structurants du territoire.
I. Grands secteurs
52.
En premier lieu, le territoire de la ville se divise en trois grands types de secteurs, soit :
1° les secteurs prioritaires d'urbanisation;
2° le territoire agricole;
3° le territoire rural.
53.
Les secteurs prioritaires d'urbanisation représentent les grands regroupements de fonctions
urbaines du territoire. C'est à cet endroit que la Ville entend orienter en priorité le
développement, à la fois résidentiel, commercial, institutionnel et industriel. Les trois secteurs
prioritaires d'urbanisation identifiés au concept d'organisation spatiale sont d'envergure
différente. Le secteur central est non seulement le plus grand des secteurs prioritaires
d'urbanisation en termes de superficie, mais il est également celui présentant la plus grande
concentration de pôles à rayonnement régionaux. C'est dans ce secteur que la Ville entend
concentrer l'ensemble des activités urbaines à rayonnement régional. Le secteur prioritaire
d'urbanisation de Pointe-du-Lac est de plus petite envergure et vise à accueillir du
développement moins dense que le secteur central. Il serait souhaitable de conserver son
caractère villageois qui lui confère son côté distinctif. On y retrouve un pôle local de services,
n'étant pas voué à l'établissement de fonctions de nature régionale. Le secteur d'urbanisation de
Saint-Louis-de-France est de petite envergure. Il n'est pas un secteur voué à accueillir du
développement, mais est plutôt identifié à des fins de consolidation. On y retrouve un pôle
villageois de services de petite envergure qui vise à desservir la population résidente.
54.
Le territoire agricole correspond à la zone agricole protégée en vertu de la Loi sur la protection
du territoire et des activités agricoles. (RLRQ, chapitre P-41.1) Cet espace est dédié à la pratique
d'activités agricoles et forestières. Représentant plus du tiers du territoire trifluvien, ce secteur a
un rôle important à jouer dans le développement d'activités agricoles. La Ville souhaite y
interdire l'établissement de fonctions urbaines et y promouvoir le renforcement du dynamisme
de l'agriculture.
Photo : M Charbonneau
24
55.
Le territoire rural équivaut à l'espace qui sépare les secteurs prioritaires d'urbanisation du
territoire agricole. L'espace rural n'est pas jugé propice au développement de fonctions urbaines
et la Ville prévoit conserver son caractère champêtre. Pour ce faire, la conservation des milieux
naturels d'intérêt, l'agriculture à faibles impacts et les activités récréatives seront les usages à
prioriser dans ce secteur.
II. Pôles d'importance régionale
56.
Le concept d'organisation spatiale identifie les grands pôles d'importance régionale. Ceux-ci
présentent une concentration d'activités à rayonnement régional existantes ou projetées.
§ 1.
CENTRE-VILLE
57.
À la fois cœur historique du développement et pôle d'affaires d'envergure régionale, le centre-
ville est un des principaux pôles à consolider et renforcer. Il s'agit d'un secteur multifonctionnel
où l'on retrouve une concentration d'institutions d'envergure, de bureaux et de commerces en
tout genre, en plus d'une fonction résidentielle urbaine. Le maintien d'une diversité commerciale
et d'une mixité fonctionnelle au centre-ville ainsi que la protection du patrimoine urbain et
historique seront au cœur des choix d'aménagement pour ce pôle.
Le centre-ville est le principal pôle d'affaires de Trois-Rivières et la Ville entend y encourager
l'établissement de bureaux structurants. Par ailleurs, le centre-ville est également le lieu où se
tiennent le plus d'événements à Trois-Rivières. Ces événements culturels et de loisirs contribuent
à enrichir l'expérience urbaine du centre-ville. Ils appuient également une importante fonction
de restaurants et bars sur la rue des Forges, qui est une des signatures du centre-ville. Le centre-
ville est également un milieu de vie unique à Trois-Rivières, de par son caractère urbain, qui tient
notamment à sa multifonctionnalité et à son aménagement à l'échelle du piéton. Sa richesse
historique et architecturale contribue également à son caractère distinctif.
§ 2.
PÔLE INSTITUTIONNEL
58.
Le pôle institutionnel, comme son nom l'indique, présente un regroupement d'institutions à
rayonnement régional. On y retrouve notamment l'Université du Québec à Trois-Rivières, le
Centre hospitalier régional, plusieurs centres de recherche, le parc de l'Exposition ainsi que de
nombreuses autres institutions d'éducation. La Ville souhaite favoriser l'implantation d'autres
institutions d'envergure dans le pôle institutionnel et renforcer son rôle de carrefour du savoir.
Le lien de complémentarité entre le pôle institutionnel et le centre-ville est à renforcer, puisque
ces deux pôles présentent un important regroupement d'institutions et de services à caractère
régional. Ils forment, avec une partie des premiers quartiers trifluviens, le noyau urbain central,
dans lequel le schéma d'aménagement souhaite concentrer un certain nombre d'activités à
rayonnement régional. De plus, le noyau urbain central présente la plus forte densité
résidentielle du territoire et est le secteur le plus propice pour une amélioration de la desserte en
transport en commun. Tous ces éléments font en sorte de souligner l'importance du lien de
complémentarité à maintenir et à renforcer entre le pôle institutionnel et le centre-ville.
§ 3.
PÔLES DE SERVICES
59.
Le concept d'organisation spatiale identifie trois pôles de services d'échelles variables. Le pôle
villageois de Saint-Louis-de-France présente un regroupement d'équipements sportifs, culturels
et institutionnels locaux ainsi que des commerces et services de proximité. Il s'agit d'un pôle de
petite envergure desservant la population résidente du secteur. Le pôle local de services de
Pointe-du-Lac est d'envergure moyenne. On y retrouve des équipements, commerces et services
à rayonnement local. Par ailleurs, il appuie le développement de milieux de vie distinctifs, dont le
caractère villageois diffère de l'offre plus urbaine présente dans le secteur central. Un pôle de
services à restructurer est identifié au cœur des premiers quartiers du secteur de Cap-de-la-
Madeleine. La structure des artères commerciales existantes à cet endroit est en déclin et la Ville
souhaite favoriser l'émergence d'un pôle urbain pour assurer une desserte en services et
commerces aux résidents du secteur.
§ 4.
PÔLES COMMERCIAUX RÉGIONAUX
60.
On retrouve à Trois-Rivières trois grands pôles commerciaux régionaux établis et un quatrième
est présentement en développement. Les pôles commerciaux représentent les grandes
concentrations de commerces de vente au détail. On y retrouve les centres commerciaux et les
magasins de grande surface desservant non seulement l'ensemble de la ville, mais également
une clientèle provenant de l'extérieur du territoire. Il serait important qu'une complémentarité
s'installe entre les l'ensemble des pôles commerciaux régionaux afin que chacun dispose d'une
identité qui lui est propre.
Il est souhaitable de tendre à une complémentarité entre le pôle commercial régional Vachon-
Barkoff dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine et le pôle de services à restructurer. Ce lien
devrait s'établir aisément puisque le pôle de services des premiers quartiers de Cap-de-la-
Madeleine vise avant tout à desservir la population locale en commerces et services de proximité
et aura un caractère urbain alors que le pôle Vachon-Barkoff est constitué d'un centre
commercial intérieur et de commerces de grande surface bénéficiant de la proximité de
l'autoroute 40.
Une relation de complémentarité devrait également être établie entre le District 55 et le centre-
ville. Dans cette optique, la planification qui a été faite de ce pôle commercial lui confèrera une
identité propre, afin d'éviter qu'il n'entre en trop forte compétition avec le centre-ville. Cette
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
25
planification facilitera également son intégration avec les autres pôles commerciaux régionaux
déjà présents sur le territoire.
§ 5.
PÔLES INDUSTRIELS
61.
Neuf principaux pôles industriels sont présents sur le territoire trifluvien. La plupart de ces pôles
sont construits pratiquement en totalité et présentent donc peu d'opportunités de
développement. Le pôle de l'aéroport, le pôle des Oblates et le pôle Carrefour 40-55 présentent
toutefois beaucoup d'espaces vacants à développer. C'est spécifiquement à l'intérieur de ces
deux secteurs qu'il est prévu d'orienter le développement de la fonction industrielle.
§ 6.
CORRIDORS BLEUS PRIORITAIRES
62.
Le fleuve Saint-Laurent et la rivière Saint-Maurice ont été identifiés comme corridors bleus
prioritaires. La protection et la mise en valeur de ces cours d'eau font partie des préoccupations
de l'administration municipale.
63.
Le fleuve Saint-Laurent présente une importance, tant du point de vue écologique, que du point
de vue du transport des marchandises et de la navigation de plaisance. Reliant les Grands Lacs à
l'océan Atlantique, il s'agit d'un cours d'eau stratégique pour le transport maritime, mais aussi
d'un milieu naturel riche en biodiversité. Dans la portion ouest du territoire, le fleuve s'élargit et
forme l'un des trois lacs fluviaux qui parsèment son parcours : le lac Saint-Pierre. Désigné
Réserve de la biosphère de l'UNESCO en 2000 et site Ramsar en 1998, le lac Saint-Pierre joue un
rôle important sur le plan de la biodiversité. Relié à la voie maritime du Saint-Laurent et
s'étendant de Berthierville à Trois-Rivières, le lac Saint-Pierre est un habitat exceptionnel pour de
nombreuses espèces, dont certaines à statut précaire. Il s'agit de la plus grande plaine
d'inondation en eau douce du Québec. Le lac Saint-Pierre contient 20 % de tous les marais du
fleuve Saint-Laurent et 50 % de ses milieux humides, ce qui témoigne de son importance sur le
plan écologique.
64.
La rivière Saint-Maurice comporte plusieurs aspects intéressants. Elle est un symbole identitaire
important de Trois-Rivières et de la Mauricie en plus d'être très prisée pour les loisirs nautiques.
De plus, elle a une importance clé en matière d'approvisionnement en eau potable, puisque
l'usine de filtration alimentant une grande partie du territoire s'y approvisionne. Par ailleurs, ce
grand cours d'eau a une importance particulière quant à la biodiversité, puisqu'on y retrouve des
frayères et une grande diversité d'espèces de poissons.
Figure 10.
Rivière Saint-Maurice
Photo : André Dionne
III. Corridor récréotouristique et patrimonial du Chemin du Roy
65.
Le Chemin du Roy est non seulement un axe de transport important, mais aussi un corridor
récréotouristique et patrimonial. Il forme un parcours ponctué de nombreux paysages d'intérêt
et de concentrations de bâtiments historiques. Il s'agit également d'une importante porte
d'entrée de la ville. La Ville entend renforcer le rôle de corridor récréotouristique et patrimonial
en y favorisant l'établissement de commerces touristiques et d'habitations de faible densité, sur
certains tronçons situés à l'extérieur du périmètre d'urbanisation central. De plus, la Ville
souhaite maintenir la qualité des paysages de ce corridor ainsi que les percées visuelles sur le lac
Saint-Pierre et le fleuve Saint-Laurent.
26
Carte 5. Concept d'organisation spatiale
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
27
IV. Transport
66.
Le concept d'organisation spatiale identifie les grands axes de transport régionaux, ceux-ci sont
les autoroutes 40 et 55, la route 157 ainsi que le Chemin du Roy (route 138). Ces grands axes de
transport relient le territoire au reste de la Mauricie et du Québec. Par ailleurs, c'est par ces
grands axes que la circulation de transit traverse le territoire trifluvien.
67.
Les grands axes de transport locaux sont également identifiés au concept d'organisation spatiale.
Il s'agit des principales voies de circulation reliant entre eux les différents secteurs du territoire
municipal.
68.
Le port et l'aéroport sont également identifiés au concept d'organisation spatiale en tant
qu'éléments structurants de transport.
69.
L'emprise de l'éventuel prolongement de l'autoroute 40 est également identifiée au concept
d'organisation spatiale en tant que corridor routier à définir. La Ville s'interroge quant à
l'utilisation et la vocation future de ce corridor routier projeté. Le chapitre 10 portant sur
l'organisation du transport traite plus amplement de cette question.
V. Orientation et objectifs
70.
Afin de mettre en œuvre le concept d'organisation spatiale, le schéma d'aménagement
détermine une grande orientation appuyée par quatre objectifs.
§ 1.
ORIENTATION 1 : CONCENTRER LES ACTIVITÉS URBAINES À RAYONNEMENT
RÉGIONAL À L'INTÉRIEUR DU PÉRIMÈTRE D'URBANISATION CENTRAL
71.
Le périmètre d'urbanisation central constitue la principale zone urbanisée de Trois-Rivières. C'est
également dans celui-ci que réside la majorité des Trifluviens. La Ville entend donc y implanter
les activités à rayonnement régional afin qu'elles soient localisées à proximité du bassin de
population le plus important. Cette approche contribuera à limiter les temps de déplacement et
à consolider les secteurs existants.
L'orientation 1 est appuyée par quatre objectifs.
72.
Objectif 1.1 :
Poursuivre le développement des secteurs industriels périurbains en relation
avec les grands équipements de transport et consolider les milieux industriels
du territoire urbanisé.
Le périmètre d'urbanisation central comporte de nombreux espaces industriels localisés à
proximité des grands axes de transport. La Ville entend poursuivre le développement de ces
secteurs localisés en périphérie tout en continuant de consolider et de redévelopper les secteurs
industriels situés dans les milieux construits. Pour y parvenir, le schéma d'aménagement prévoit
dédier ces pôles aux activités industrielles et commerciales lourdes, ce qui facilitera notamment
la rentabilisation des investissements publics en matière d'infrastructures.
73.
Objectif 1.2 :
Consolider les trois pôles commerciaux régionaux existants.
Les pôles commerciaux régionaux existants sont le pôle des Forges (incluant le Centre Les
Rivières), le pôle des Récollets (incluant le Carrefour Trois-Rivières-Ouest) et le pôle Vachon-
Barkoff (incluant les Galeries du Cap). Ces trois pôles commerciaux sont d'envergure régionale et
sont les plus grandes concentrations de commerces de vente au détail du territoire. Le schéma
d'aménagement prévoit en favoriser la consolidation en y concentrant le développement des
commerces régionaux.
74.
Objectif 1.3 :
Promouvoir le développement du District 55 en tant que nouveau pôle
commercial structurant.
Un projet de développement d'un quatrième pôle commercial régional (le District 55) est en
cours. La Ville souhaite poursuivre le développement de ce nouveau pôle afin de rentabiliser les
investissements municipaux consentis. La Ville considère que ce développement permettra de
bonifier l'offre commerciale présente sur le territoire et de réduire les fuites commerciales.
75.
Objectif 1.4 :
Renforcer le caractère structurant du pôle institutionnel en y maintenant les
grandes institutions du savoir et de la santé et en y favorisant le développement
d'activités complémentaires.
Le pôle institutionnel représente un lieu unique à Trois-Rivières. Véritable carrefour du savoir, on
y retrouve notamment une université, le Centre hospitalier régional et deux institutions
d'enseignement collégial. La Ville souhaite poursuivre la consolidation du pôle institutionnel en y
autorisant l'implantation d'autres grands équipements culturels et institutionnels régionaux. La
fonction institutionnelle demeure l'élément structurant de ce pôle, bien qu'une mixité de
fonctions puisse l'appuyer, notamment la fonction résidentielle. On y retrouve plusieurs grands
espaces verts, entre autres sur les terrains des cimetières et du campus de l'université. Ces
espaces contribuent à l'identité du secteur et leur conservation fait partie des préoccupations à
considérer.
28
CHAPITRE 5
GRANDES
AFFECTATIONS DU
TERRITOIRE
I. Introduction et définitions
76.
Les grandes affectations du territoire établissent la vocation que la Ville entend donner aux
divers secteurs de son territoire. Leur délimitation est présentée à la carte de l'annexe I : Grandes
affectations du territoire. Le schéma d'aménagement détermine quels usages peuvent être
autorisés par les règlements d'urbanisme dans les différentes affectations. La liste des usages
autorisés ainsi que leurs définitions et les règles de conformité sont déterminées à la section III
du document complémentaire (chapitre 12). Le schéma d'aménagement divise le territoire en 16
grandes affectations.
Tableau 5.
Grandes affectations du territoire
Affectation
Définition
AG
Agricole
Territoire situé en zone agricole protégée où l'on retrouve une forte concentration de terres
en culture et d'installations d'élevage. Ce territoire est dédié à la pratique d'activités
agricoles et forestières.
AF
Agroforestière
Territoire situé en zone agricole protégée et dédié à la pratique d'activités agricoles et
forestières.
RA
Résidentielle agricole
Espace situé en zone agricole protégée et qui est occupé par une concentration
d'habitations non rattachées à des exploitations agricoles.
IA
Industrielle agricole
Regroupement d'activités industrielles en zone agricole.
RU
Rurale
Territoire situé en zone blanche et à l'extérieur du périmètre d'urbanisation. Ces secteurs
ont un caractère rural et sont voués principalement à la pratique d'activités agricoles et
forestières, à la conservation et aux activités récréatives.
RR
Résidentielle rurale
Territoire hors des périmètres d'urbanisation où l'on retrouve une concentration
d'habitations.
RV
Revalorisation
Territoire dédié à la pratique d'activités de revalorisation et d'extraction.
IR
Industrielle rurale
Concentration d'activités industrielles en territoire rural.
NV
Noyau villageois
Territoire ayant une vocation de pôle de services local visant à desservir les résidents en
services et commerces de proximité.
NU
Noyau urbain central
Territoire situé dans le périmètre d'urbanisation central et présentant une forte
concentration de commerces et d'institutions à rayonnement régional. On y retrouve une
grande diversité de fonctions urbaines.
AP
Aéroportuaire
Territoire voué au développement de l'aéroport et d'activités industrielles, para-industrielles
ou de recherche.
IN
Industrielle
Secteur voué principalement à la pratique d'activités industrielles, para-industrielles ou de
recherche.
ID
Industrielle différée
Territoire qui sera voué à accueillir des activités industrielles après le développement des
affectations industrielles. Une modification au schéma d'aménagement est nécessaire pour
y permettre le développement.
UR
Urbaine
Territoire situé à l'intérieur d'un périmètre d'urbanisation et dédié à une variété de fonctions
urbaines.
Photo : Christian Perrin
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
29
Tableau 5.
Grandes affectations du territoire
Affectation
Définition
RC
Récréative
Territoire voué à la pratique d'activités récréatives.
CO
Conservation
Espaces naturels dédiés à la conservation.
II. Interprétation des limites des affectations du territoire
77.
Aux fins de l'analyse de conformité du plan et des règlements d'urbanisme, les limites des
affectations du territoire, telles qu'elles apparaissent à l'annexe I, coïncident généralement avec
l'une des lignes suivantes, telle que cette ligne existait à la date d'entrée en vigueur du présent
schéma d'aménagement:
1° une ligne de terrain, une ligne de lot ou le prolongement d'une ligne de lot;
2° la ligne médiane d'un cours d'eau;
3° la ligne médiane ou le prolongement de la ligne médiane d'une rue existante ou
projetée;
4° la ligne médiane ou le prolongement de la ligne médiane de l'emprise d'une
infrastructure d'utilité publique;
5° la limite d'emprise ou le prolongement de la limite d'emprise d'une infrastructure
d'utilité publique;
6° la limite de la zone agricole protégée en vertu de la Loi sur la protection du territoire et
des activités agricoles (RLRQ, chapitre P-41.1);
7° une limite municipale;
8° la limite d'un milieu naturel (ex. : boisé, milieu humide).
Les limites des affectations doivent être interprétées de façon précise. Toutefois, une variation
de 65 mètres de la limite peut être tolérée dans le cadre de la conformité du plan et des
règlements d'urbanisme dans le cas de la limite entre deux aires des affectations suivantes :
1° noyau urbain central;
2° industrielle ;
3° urbaine;
4° aéroportuaire.
30
CHAPITRE 6
GESTION DE
L'URBANISATION
I. Mise en contexte
78.
Depuis la fusion municipale de 2002, la construction résidentielle a connu un essor important à
Trois-Rivières. Alors qu'étaient délivrés en moyenne 335 permis de construction de nouveaux
bâtiments résidentiels par année entre 1996 et 2001, ce nombre est passé à 450 entre 2002 et
2007, puis à 462 entre 2008 et 2013. Toutefois, avec les plus récentes prévisions
démographiques, il est probable qu'un ralentissement se fasse sentir. Des indices laissent croire
que ce phénomène a déjà débuté et seuls 365 permis de construction ont été émis en 2013, soit
le plus petit nombre depuis 2002.
Par ailleurs, des changements dans le type de logement construit ont pu être observés dans les
dernières années. La proportion de logements construits dans des habitations multifamiliales est
demeurée assez constante, ceux-ci représentant en moyenne 47 % des logements construits par
année entre 2005 et 2013. Les changements ont plutôt eu lieu dans la catégorie des résidences
unifamiliales. Les résidences unifamiliales isolées représentaient 40 % des logements construits
en 2005, mais seulement 30,6 % en 2013. À l'inverse, les habitations unifamiliales jumelées
représentaient 13 % des logements construits en 2005, et 21 % en 2013.
Ces données statistiques démontrent l'importance d'arrimer la planification des espaces à
développer et à consolider avec les besoins en matière de logement. Une gestion rigoureuse de
l'urbanisation permettra notamment de maximiser l'utilisation des infrastructures existantes, de
prioriser la revitalisation des quartiers centraux et de réduire les impacts environnementaux du
développement. La gestion de l'urbanisation permet de contrer l'étalement urbain et ainsi
d'éviter les coûts qui y sont associés. La planification urbaine des prochaines années devra donc
être ajustée aux besoins créés par la croissance démographique et se concentrer à l'intérieur et à
proximité des zones déjà urbanisées afin d'éviter une urbanisation diffuse.
La carte de l'Annexe II présente les grandes superficies à développer a l'intérieur des périmètres
d'urbanisation. Les espaces non construits présentant des contraintes naturelles ont été retirés
de l'inventaire des superficies vacantes. À titre d'exemple, les superficies localisées dans des
talus à risque de glissement de terrain ont été retirées des potentiels de développement puisque
les normes prévues au document complémentaire n'y permettent pas la construction de
nouveaux bâtiments principaux.
II. Estimation des besoins en espace et nombre de logements
79.
Afin d'estimer l'espace à inclure dans les périmètres d'urbanisation, la Ville a choisi de baser
l'analyse de la fonction résidentielle sur les besoins en matière de logements. La méthodologie
Photo : Ville de Trois-Rivières
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
31
retenue pour l'estimation des besoins en matière de logements est basée à la fois sur l'historique
des permis de construction et les prévisions de l'Institut de la Statistique du Québec (ISQ).
80.
Selon l'historique des permis de construction, la Ville estime qu'il se construira environ 10 800
logements sur le territoire entre 2015 et 2030, soit une moyenne de 675 logements par année. La
moyenne depuis la fusion municipale de 2002 est encore plus élevée, avec 809 logements par
année. Le maintien de cette moyenne engendrerait un besoin d'environ 12 950 logements entre
2015 et 2030.
Tableau 6.
Nombre de logements construits 1996 à 2013
Année
Nombre de logements
Nombre de permis
1996
541
424
1997
538
424
1998
429
343
1999
311
272
2000
299
269
2001
309
275
2002
350
302
2003
592
478
2004
775
515
2005
796
451
2006
747
418
2007
836
536
2008
685
438
2009
877
443
2010
1449
532
2011
961
532
2012
843
462
2013
808
365
2014
789
333
Moyenne
675
416
81.
Les prévisions de l'Institut de la statistique du Québec diffèrent de celles basées sur l'historique
des permis de construction. Selon ces prévisions, environ 4 000 ménages devraient s'ajouter sur
le territoire entre 2015 et 2030, ce qui implique un rythme de construction d'environ 250
logements par année. En effectuant la moyenne entre le rythme de construction estimé à l'aide
de l'historique des permis de construction de 1996 à 2013 et les prévisions de l'ISQ, 463
logements se construiraient annuellement sur le territoire, soit 7 400 entre 2015 et 2030. La Ville
considère qu'elle est en mesure de poursuivre un rythme de croissance similaire à celui des 15
dernières années. Dans ce contexte, le périmètre d'urbanisation délimité au schéma présente un
potentiel de développement d'environ 12 500 logements dont 11 500 sont situés dans les zones
prioritaires de développement, les zones d'expansion urbaine et les zones de réserve. Environ
1 000 logements supplémentaires devraient également pouvoir être développés au sein de la
trame urbaine existante sur des lots vacants dispersés dans les secteurs construits. Afin
d'orienter le développement, la Ville a toutefois considéré une prévision basée sur la moyenne
des données de l'ISQ et des permis pour cibler les secteurs à développer en priorité.
Tableau 7.
Besoins anticipés en matière de logements
Méthode de prévision
Logements/
année
Logements à
construire 2015-2030
Prévision basée sur l'historique des permis 2005-2014
933
14 928
Prévision basée sur l'historique des permis, 2002 à 2013
809
12 944
Prévision basée sur l'historique des permis, 1996 à 2013
675
10 800
Prévision basée sur le nombre de ménages (ISQ)
250
4 000
Moyenne ISQ et historique 1996-2013
463
7 400
82.
L'approche de gestion de l'urbanisation de la Ville de Trois-Rivières s'articule autour des grands
pôles d'emploi et de services. Ces pôles, identifiés au concept d'organisation spatiale, ont orienté
le positionnement des limites des périmètres d'urbanisation afin de réaliser le développement
résidentiel à proximité des noyaux de services et d'emploi. Ainsi, l'approche retenue a permis de
délimiter les périmètres dans une logique de réduction des coûts en infrastructures,
équipements et services collectifs.
83.
La Ville a également retenu une approche divisant le périmètre d'urbanisation en zones
prioritaires de développement, zones d'expansion urbaine et zones de réserve. La réalisation du
développement résidentiel sera donc effectuée par phases, ce qui permettra d'avoir assez
d'espaces dans les périmètres pour soutenir le rythme de croissance basé sur l'historique des
permis si cela s'avère nécessaire tout en limitant le développement aux zones prioritaires de
développement si la croissance urbaine s'avérait plus faible qu'anticipée.
32
Figure 11.
Développement résidentiel
Photo : Ville de Trois-Rivières
III. Orientations et objectifs
84.
À l'égard de la gestion de l'urbanisation, le schéma d'aménagement détermine deux grandes
orientations, soutenues par neuf objectifs.
§ 1.
ORIENTATION 2 : ORIENTER LE DÉVELOPPEMENT DES ACTIVITÉS URBAINES EN
RELATION AVEC LES GRANDS PÔLES D'EMPLOI ET DE SERVICES
85.
La Ville de Trois-Rivières entend orienter le développement des activités urbaines dans une
logique de proximité des grands pôles d'emploi et de services. À cette fin, le concept
d'organisation spatiale identifie les grands pôles. Ce sont autour de ces pôles que devra être
concentré le développement.
L'orientation 2 est appuyée par quatre objectifs.
86.
Objectif 2.1
Maintenir et renforcer le centre-ville en tant que grand pôle des affaires et
assurer sa complémentarité avec le pôle institutionnel.
Le centre-ville de Trois-Rivières et le pôle institutionnel forment un ensemble complémentaire
dans lequel on retrouve une variété de fonctions urbaines. Alors que le centre-ville est un
important pôle d'affaires où on retrouve de nombreux édifices commerciaux et de bureaux, le
pôle institutionnel est plutôt un regroupement d'institutions, notamment du savoir et du
domaine de la santé. Ces deux pôles présentent un regroupement de services à caractère
régional appuyé par une fonction résidentielle dense. La Ville entend renforcer la
complémentarité entre ces deux lieux d'importance et favoriser l'implantation d'immeubles de
bureaux au centre-ville.
87.
Objectif 2.2
Favoriser le rétablissement d'un pôle urbain de services au cœur des premiers
quartiers de Cap-de-la-Madeleine.
Les artères commerciales des premiers quartiers du secteur de Cap-de-la-Madeleine vivent une
certaine dévitalisation. Ce secteur de la ville bénéficierait de l'implantation d'un pôle de services
urbain visant à desservir la population locale, notamment en commerces et services de
proximité. La Ville entend encourager la formation d'un tel pôle. Toutefois, il ne serait pas
souhaitable d'y développer un concept commercial axé sur les grandes surfaces ou la circulation
de transit, lequel ne correspondrait pas avec la nature urbaine du milieu. Le plan d'urbanisme
devra y prévoir un produit urbain destiné à desservir la population du secteur de Cap-de-la-
Madeleine.
88.
Objectif 2.3
Reconnaitre et renforcer le pôle local de services de Pointe-du-Lac pour
soutenir le développement d'un milieu de vie complémentaire à l'offre urbaine.
Le secteur de Pointe-du-Lac comporte un pôle local de services tant sur le plan commercial
qu'institutionnel. Par ailleurs, un noyau s'est formé à cet endroit dès l'époque de la Nouvelle-
France, lui conférant aussi une importance historique. Ce pôle soutient le développement de
milieux de vie résidentiels et justifie la présence d'un périmètre d'urbanisation. La Ville entend
reconnaitre et renforcer ce pôle. Par ailleurs, le secteur offre l'opportunité de développer des
milieux de vie plus champêtres répondant à une demande résidentielle différente de celle
couverte par l'offre urbaine présente dans le périmètre d'urbanisation central.
89.
Objectif 2.4
Reconnaitre le cœur du secteur de Saint-Louis-de-France en tant que pôle
villageois de services, de loisirs et de vie communautaire.
Le
pôle
villageois
de
Saint-Louis-de-France
regroupe
une
concentration
d'activités
institutionnelles, culturelles et de loisirs ainsi que des commerces de proximité. Bien qu'il n'y ait
pas de potentiel de développement résidentiel à cet endroit, la Ville souhaite reconnaitre
l'importance de ce pôle pour la population du secteur puisqu'il représente le cœur d'un milieu de
vie qui est relativement autonome. L'histoire du lieu remonte d'ailleurs au début du 20e siècle, où
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
33
la population des environs manifesta la volonté de créer un noyau villageois par l'implantation
d'une église.
§ 2.
ORIENTATION 3 : CONSOLIDER LES MILIEUX CONSTRUITS DES PÉRIMÈTRES
D'URBANISATION ET RÉALISER LE DÉVELOPPEMENT À PROXIMITÉ DES PÔLES
D'EMPLOI ET DE SERVICES ET DES ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS EXISTANTS
90.
Afin d'assurer une gestion de l'urbanisation rigoureuse, la Ville entend à la fois favoriser la
consolidation des milieux construits et orienter les nouveaux développements dans une logique
de proximité des grands pôles et de réduction des coûts collectifs du développement.
L'orientation 3 est appuyée par cinq objectifs.
91.
Objectif 3.1
Favoriser la revitalisation et le redéveloppement des secteurs centraux.
Les quartiers centraux comportent un certain nombre de secteurs déstructurés et dévitalisés. La
Ville souhaite, dans un premier temps, encourager la revitalisation des premiers quartiers. La
Ville compte aussi favoriser les projets de redéveloppement des friches urbaines et des terrains
vacants situés en milieu construit. Le plan d'urbanisme pourra cibler les secteurs devant faire
l'objet d'interventions prioritaires afin d'assurer la mise en œuvre de cet objectif.
Encadré 1.
Friches urbaines
Le terme friche urbaine fait référence aux immeubles laissés à l'abandon et pouvant faire l'objet
de redéveloppement, notamment les terrains vagues et les bâtiments vacants ou délabrés.
92.
Objectif 3.2
Favoriser la consolidation des milieux construits de la première couronne de
développement.
Les milieux de vie de la première couronne de développement du périmètre d'urbanisation
central bénéficieraient d'efforts de consolidation visant le maintien de leur vitalité. La Ville
entend favoriser la consolidation de cette partie du territoire. Le plan d'urbanisme sera en
mesure de cibler les grands enjeux liés à la mise en œuvre de cet objectif et d'identifier les bons
moyens pour le réaliser.
93.
Objectif 3.3
Planifier les nouveaux développements en contiguïté avec les espaces déjà
urbanisés dans une optique de proximité des grands pôles d'emploi et de
services, de réduction des coûts en équipements collectifs et de protection des
milieux naturels.
La Ville de Trois-Rivières entend orienter le développement vers les secteurs pouvant l'accueillir
de façon économique et durable. Les limites des périmètres d'urbanisation et les secteurs
prioritaires de développement sont établis dans le respect de ce principe.
94.
Objectif 3.4
Favoriser la densification des nouveaux secteurs de développement résidentiels
et des quartiers existants.
La Ville compte favoriser la densification des secteurs résidentiels existant en tant que mesure de
lutte à l'étalement urbain. Le plan d'urbanisme devra donc prévoir des densités minimales tant
pour les milieux construits que pour les projets de développement résidentiel. Toutefois, cette
densification devra s'effectuer en tenant compte des caractéristiques propres à chaque milieu.
95.
Objectif 3.5
Favoriser la mixité des usages dans les secteurs centraux et de la première
couronne, tout en s'assurant de leur compatibilité.
La Ville entend favoriser un milieu urbain présentant une mixité fonctionnelle plutôt qu'une
ségrégation des usages. À cette fin, les grandes affectations permettront l'établissement de
certaines fonctions commerciales et institutionnelles locales dans les milieux de vie, dans la
mesure où ces usages sont compatibles et peuvent cohabiter harmonieusement avec la fonction
résidentielle.
IV. Périmètres d'urbanisation
96.
Le schéma d'aménagement délimite trois périmètres d'urbanisation, soit un périmètre
d'urbanisation central et deux périmètres de plus petite taille dans les secteurs de Pointe-du-Lac
et de Saint-Louis-de-France. C'est dans ces périmètres que s'effectue prioritairement le
développement urbain. Les périmètres d'urbanisation sont identifiés à la carte de l'annexe III :
Gestion de l'urbanisation.
V. Zones prioritaires de développement, zones d'expansion urbaine
et zones de réserve
97.
À l'intérieur des périmètres d'urbanisation, les espaces développables à des fins résidentielles se
divisent en trois catégories, soit :
1° les zones prioritaires de développement;
2° les zones d'expansion urbaine;
3° les zones de réserve.
34
Ces zones sont identifiées à la carte de l'annexe III. Alors que les zones prioritaires de
développement sont développables immédiatement, les zones d'expansion urbaine et les zones
de réserve pourront successivement être développées une fois les autres espaces comblés.
L'ouverture de ces dernières est assujettie à des conditions particulières.
98.
Chacun des grands ensembles de terrains vacants a été identifié à l'aide d'un numéro, et
présenté à la carte de l'annexe III et au tableau 8. Ces grands ensembles servent à identifier les
zones d'expansion urbaine dont l'ouverture est tributaire de l'avancement du développement
d'une zone prioritaire de développement contiguë.
Tableau 8.
Grands ensembles de terrains vacants
No
Zone prioritaire de
développement
Zone d'expansion
urbaine
Zone de réserve
Superficie totale
(m2)
Superficie (m2)
Superficie (m2)
Superficie (m2)
1
16 337
-
-
16 337
2
-
-
91 870
91 870
3
190 715
35 571
-
226 286
4
57 804
52 726
-
110 530
5
8 176
32 164
66 095
106 435
6
7 512
-
-
7 512
7
41 219
28 992
-
70 211
8
-
-
45 122
45 122
9
-
-
89 442
89 442
10
185 988
131 924
62 535
380 447
11
102 799
56 862
80 619
240 280
12
27 188
-
-
27 188
13
72 878
48 829
-
121 707
14
15 222
41 920
78 867
136 009
15
104 641
82 064
137 563
324 268
16*
92 876
58 815
34 128
185 819
17
122 462
171 930
119 720
414 112
18
40 924
20 424
-
61 348
19
63 934
48 598
321 146
433 678
20
115 194
61 572
16 919
193 685
21
67 918
79 422
19 131
137 025
22
74 151
59 936
29 111
163 198
23
14 511
-
-
14 511
Tableau 8.
Grands ensembles de terrains vacants
No
Zone prioritaire de
développement
Zone d'expansion
urbaine
Zone de réserve
Superficie totale
(m2)
Superficie (m2)
Superficie (m2)
Superficie (m2)
24
53 980
53 662
-
107 642
25
34 705
-
-
34 705
26
73 458
80 348
153 806
27
130 101
-
106 657
236 758
28
12 334
-
-
12 334
29
15 443
16 662
-
32 105
30
37 019
11 202
-
48 221
31
21 719
17 799
-
39 518
32
159 997
165 332
32 902
358 231
33
12 120
-
-
12 120
34
41 650
-
-
41 650
35
469 924
101 519
-
571 443
36
40 938
-
20 131
61 069
37
24 737
-
24 737
38
29 334
-
-
29 334
39
98 995
-
-
98 995
40
106 162
71 404
5 007
182 573
41
52 756
-
-
52 756
42
5 664
-
-
5 664
43
23 489
20 420
-
43 909
44
26 747
48 146
-
74 893
45
42 044
-
-
42 044
46
195 285
-
-
195 285
47
108 891
116 034
72 380
297 305
48
52 626
32 685
-
83 311
49
128 174
158 296
69 225
355 695
50
18 694
-
9 044
27 738
51
-
-
58 343
58 343
52
2 777
-
-
2 777
53
29 141
-
-
29 141
54
117 127
92 446
56 270
265 843
55
93 163
35 715
42 377
171 255
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
35
Tableau 8.
Grands ensembles de terrains vacants
No
Zone prioritaire de
développement
Zone d'expansion
urbaine
Zone de réserve
Superficie totale
(m2)
Superficie (m2)
Superficie (m2)
Superficie (m2)
56
16 270
-
-
16 270
57
144 676
164 236
27 915
336 827
58
86 670
63 329
102 128
252 127
59
22 057
-
-
22 057
* Ce projet est localisé à l'extérieur des périmètres d'urbanisation, se référer à l'article 197 pour plus d'informations.
_________________________
2017, c. 120, a. 1. ; 2018, c. 53, a.1 ; 2019, c. 05, a.1 ; 2020, c. 15, a.1 ; 2021, c. 109, a.1 ; 2021, c.110, a. 1 ; 2022, c. 132, a.2 ;
2025, c. 48, a. 1
99.
Les zones prioritaires de développement, les zones d'expansion urbaine et les zones de réserve
occupent une superficie de 798 hectares et ont un potentiel de développement d'environ 11 251
logements. La superficie correspond à la surface totale de chacun des grands ensembles et non à
sa superficie développable. Une bonne partie de cette superficie sera consacrée à
l'aménagement de rues, de parcs et espaces verts et de zones de conservation. Le potentiel de
logements est également approximatif et pourrait varier en fonction des contraintes présentes
dans chacun des secteurs.
Tableau 9. Superficie des zones prioritaires de développement, des zones
d'expansion urbaines et des zones de réserve et logements
projetés
Type de zone
Superficie
(m2)
Superficie
(ha)
Logements
projetés
Zones prioritaires de développement
3 949 318
394,9
6 045
Zones d'expansion urbaine
2 231 535
223,2
3 099
Zones de réserve
1 794 435
179,5
1 957
Total
7 975 498
797,5
11 101
_________________________
2017, c. 120, a. 2. ; 2018, c. 53, a.2 ; 2019, c. 5, a. 2 ; 2020, c. 15, a.2 ; 2021, c. 110, a.2 ; 2025, c. 48, a.2
99.1 Le tableau 9 présente la superficie totale des zones prioritaires de développement, des
zones d'expansion urbaine et des zones de réserve ainsi que le nombre approximatif de
logements projetés dans chacune de ces zones. Le potentiel de logements est
approximatif, et a permis de fixer les limites des périmètres d'urbanisation et zones
prioritaires de développement, des zones d'expansion urbaine et des zones de réserve. La
densité à l'intérieur de chacune de ces zones devra être déterminée au plan d'urbanisme
selon les critères à l'article 109 et les orientations et objectifs du présent schéma.
_________________________
2021, c. 109, a.2
§ 1.
ZONES PRIORITAIRES DE DÉVELOPPEMENT
100.
Les zones prioritaires de développement sont celles où le développement résidentiel doit
s'effectuer en priorité. Ce sont les secteurs que la Ville identifie comme les plus propices au
développement à court et moyen terme. Dans les zones prioritaires de développement, le
développement résidentiel est autorisé sans restrictions particulières. Le potentiel de logements
constructibles à l'intérieur des zones prioritaires d'urbanisation est de 6 045 logements. En
additionnant ce chiffre aux 1 000 logements estimés développables sur les lots vacants dispersés
dans les milieux construits, le potentiel de développement immédiat correspond à 7 045
logements et est légèrement inférieur aux prévisions basées sur la combinaison des données
provenant de l'ISQ et de l'historique des permis.
Par ailleurs, un petit nombre de lots vacants subsiste hors des périmètres d'urbanisation, à
l'intérieur de l'affectation Résidentielle rurale. Puisque la grille de compatibilité y limite les
usages résidentiels aux habitations unifamiliales isolées, le potentiel de développement y est
plutôt limité. On estime à un peu moins de 130 le nombre de résidences pouvant s'y construire.
_________________________
2019, c. 5, a. 3 ; 2020, c. 15, a.3
§ 2.
ZONES D'EXPANSION URBAINE
101.
Les zones d'expansion urbaine représentent des secteurs ayant un potentiel pour le
développement résidentiel à long terme. Les règlements d'urbanisme devront interdire la
réalisation de développements résidentiels à l'intérieur des zones d'expansion urbaine.
Toutefois, les règlements d'urbanisme pourront être modifiés pour permettre la réalisation de
développements résidentiels si les conditions énoncées à la présente sous-section sont remplies.
102.
Pour qu'une modification d'un règlement d'urbanisme autorisant la construction à l'intérieur
d'une zone d'expansion urbaine soit acceptée, 80 % de la superficie développable comprise dans
la zone prioritaire de développement située dans le même grand ensemble de terrains vacants
(tableau 8) doit être développée.
36
Aux fins de calcul du 80 %, un lot est considéré comme développé lorsqu'il est occupé par un
bâtiment principal dont le coefficient d'emprise au sol (CES) est supérieur ou égal à 0,05. Le
coefficient d'emprise au sol se calcule en divisant la superficie au sol du bâtiment principal par la
superficie du terrain sur lequel il est érigé.
103.
La superficie développable de la zone prioritaire de développement correspond à sa superficie
totale de laquelle sont soustraits les éléments suivants :
1° l'emprise des rues;
2° les aires écologiques récréatives;
3° les zones de conservation naturelle;
4° les parcs et espaces verts;
5° tout autre terrain employé à des fins d'utilité publique
103.1 Pour l'analyse de la conformité du plan et des règlements d'urbanisme à la présente sous-
section, lorsqu'un lot à construire est situé à 70 % ou plus dans une zone prioritaire de
développement, celui-ci peut être considéré comme faisant entièrement partie de la zone
prioritaire. À l'inverse, lorsqu'un lot est situé à 70 % ou plus dans une zone d'expansion
urbaine, celui-ci doit être considéré comme faisant entièrement partie de celle-ci. Pour
l'application du présent article, le lot à construire doit être destiné à être occupé par un
seul bâtiment principal.
La présente disposition ne s'applique pas aux zones de réserve.
_________________________
2018, c. 107, a. 1.
§ 3.
ZONES DE RÉSERVE
104.
Les zones de réserve sont des secteurs où le développement résidentiel est prévu au-delà de
l'horizon du schéma d'aménagement, soit après 2030. Ces zones pourront faire l'objet de
développement uniquement suite à une modification du schéma d'aménagement et de
développement révisé. Par conséquent, les règlements d'urbanisme devront y interdire la
réalisation de développements résidentiels pour être considérés comme conformes au présent
schéma d'aménagement.
105.
Pour que la Ville accepte de déposer une demande de modification au schéma d'aménagement
pour ouvrir au développement une zone de réserve, la démonstration doit être faite que 80 % de
la superficie de la zone d'expansion urbaine qui y est associée est développée. Le calcul de cette
superficie s'effectue selon les mêmes règles que pour le passage d'une zone prioritaire de
développement à une zone d'expansion urbaine (articles 102 et 103).
Dans le cas des zones de réserve qui ne sont pas en lien avec une zone d'expansion urbaine, la
recevabilité sera évaluée selon les critères suivants :
1° la zone de réserve est située à proximité d'un pôle d'emploi et de service;
2° la localisation de la zone de réserve est dans la continuité de la trame urbaine
existante;
3° le développement de la zone de réserve contribuerait à la densification d'un secteur
construit;
4° la zone de réserve est peu ou pas affectée par la présence de contraintes naturelles et
anthropiques;
5° la zone de réserve peut être desservie par l'aqueduc et l'égout municipal.
Dans tous les cas, la Ville privilégie une approche par projet tenant compte des caractéristiques
propres à chacune des zones de réserves.
§ 4.
ÉCHANGE DE SUPERFICIES
106.
Une superficie située en zone d'expansion urbaine peut être placée en zone prioritaire de
développement dans le plan et les règlements d'urbanisme, tant qu'une superficie
équivalente est retirée d'une zone prioritaire de développement afin de la placer en zone
d'expansion urbaine, et ce, sans qu'il ne soit nécessaire d'amender le présent schéma. Un
tel échange de superficie est autorisé uniquement dans l'un des cas suivants :
1° Un plan directeur d'ingénierie démontre la nécessité de l'échange de superficie
pour permettre la réalisation de travaux d'infrastructures essentiels au
développement d'un grand ensemble de terrains vacants ;
2° La délimitation des zones de protection des milieux naturels (zones de
conservation naturelle ou aires écologiques récréatives) oblige la Ville à revoir le
positionnement de la zone prioritaire de développement.
Un échange de superficie en vertu du présent article doit toujours s'effectuer de façon à ce
que toute zone prioritaire de développement soit située dans le prolongement de la trame
urbaine existante et que la superficie totale respective des 2 types de zones demeure
équivalente. De plus, aucune superficie déjà développée ne peut être placée en zone
d'expansion urbaine.
_________________________
2018, c. 107, a. 2.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
37
Tableau 10.
Grands ensembles de terrains vacants susceptibles de bénéficier d'un
échange de superficie
No
Zone prioritaire de
développement (m2)
Zone d'expansion
urbaine (m2)
Zone de réserve
(m2)
Superficie totale
(m2)
3
190 715
35 571
0
226 286
35
469 924
101 519
0
5 71 443
VI. Développement autorisé hors des périmètres d'urbanisation
107.
Parmi les grands ensembles de terrains vacants identifiés au tableau 8, un projet ayant fait l'objet
d'autorisations antérieures à la révision du schéma d'aménagement se retrouve désormais hors
des périmètres d'urbanisation. Il s'agit du projet numéro 16, tel qu'identifié au tableau 11 et à la
carte de l'annexe III. Celui-ci pourra être complété malgré sa localisation à l'extérieur des
périmètres d'urbanisation.
Tableau 11.
Développements situés à l'extérieur des périmètres d'urbanisation
Numéro
Nom du projet
Logements projetés
État d'avancement
16
Écodomaine des Forges
147
Projet déjà entamé
VII. Densité des secteurs résidentiels
108.
La carte de l'annexe III : Gestion de l'urbanisation présente la densité actuelle des secteurs
construits de Trois-Rivières. La densité brute moyenne actuelle des secteurs résidentiels est de
15 logements par hectare. Toutefois, cette moyenne est haussée par les premiers quartiers et le
centre-ville qui sont d'une densité élevée (moyenne de 32 logements par hectare). Les
développements résidentiels réalisés entre 2002 et 2013 ont en moyenne une densité brute de
11 logements par hectare. Bien que cette densité puisse sembler faible, il faut tenir compte de la
stratégie d'intégration des milieux naturels au développement urbain. Cette approche
préconisée par la Ville fait en sorte d'exclure du développement de grandes superficies de
milieux naturels qui font alors l'objet d'une protection. L'objectif de densification doit donc être
modulé pour prendre en compte ces nouvelles façons de faire. Par ailleurs, l'objectif de favoriser
la densification des secteurs résidentiels requiert une approche adaptée aux caractéristiques de
chacun des milieux de vie. La Ville juge que le plan d'urbanisme et les règlements sont les outils
appropriés pour identifier les moyens nécessaires pour atteindre cet objectif.
Tableau 12.
Densité moyenne des secteurs résidentiels
Secteur
Densité brute
moyenne
Densité nette
moyenne
Périmètres d'urbanisation
15
23
Périmètre d'urbanisation central
17
26
Périmètre d'urbanisation de Saint-Louis-de-France
6
8
Périmètre d'urbanisation de Pointe-du-Lac
7
11
Premiers quartiers
32
59
Périmètre d'urbanisation central excluant les premiers quartiers
15
22
Développements récents (2002-2014)(1)
11
18
(1) Approximation basée sur la partie déjà réalisée de six projets situés dans le périmètre d'urbanisation central.
109.
Le schéma d'aménagement fixe l'objectif suivant : « Favoriser la densification des nouveaux
secteurs de développement résidentiels et des quartiers existants. » Afin de mettre en œuvre cet
objectif, le plan d'urbanisme devra prévoir des normes minimales de densité qui seront reprises
au règlement de zonage. Ces normes devront tenir compte des critères suivants :
1° favoriser une augmentation de la densité des secteurs résidentiels;
2° adapter la densité des nouveaux développements aux caractéristiques du milieu;
3° tenir compte de l'intégration harmonieuse des nouvelles constructions dans les
secteurs déjà construits;
4° moduler les densités en fonction de la proximité des grands pôles d'emploi et de
services;
5° favoriser la protection des milieux naturels;
6° tenir compte des contraintes naturelles et anthropiques;
7° tenir compte de la présence, actuelle ou projetée, d'espaces publics de qualité
permettant de compenser la forte densité.
Le choix des normes exactes est laissé à la Ville lors de la rédaction de son plan et de ses
règlements d'urbanisme. Bien que le schéma d'aménagement prévoie comme objectif une
augmentation de la densité, celle-ci peut être modulée selon les caractéristiques du milieu. Ainsi,
si la Ville juge que la densification n'est pas souhaitable à certains endroits, elle peut justifier ses
choix en se basant sur les critères énoncés précédemment.
38
VIII. Développement industriel
110.
Les industries sont généralement regroupées à l'intérieur des parcs industriels, bien qu'on
retrouve également certaines implantations ponctuelles hors de ceux-ci. La majorité des parcs
industriels de Trois-Rivières sont remplis au maximum de leur capacité. Les espaces vacants
disponibles se situent principalement dans les parcs industriels Carrefour 40-55 et des Hautes-
Forges ainsi qu'à proximité de l'aéroport. Selon Innovation et développement économique Trois-
Rivières (IDÉ), environ 225 hectares de terrains industriels seraient nécessaires pour combler les
besoins en espaces sur 15 ans, si la demande correspond à la moyenne observée entre 2003 et
2013.
Tableau 13.
Terrains industriels vendus, 2003-2013
Année
Superficie vendue
(m²)
Nombre de terrains
Superficie par terrain
(m²)
2003
83 710
6
13 952
2004
148 895
7
21 271
2005
393 950
10
39 395
2006
232 975
6
38 829
2007
285 915
8
35 739
2008
157 810
9
17 534
2009
13 900
3
4 633
2010
171 090
10
17 109
2011
49 790
9
5 532
2012
43 870
5
8 774
2013
158 365
9
17 596
Moyenne annuelle
158 206
7,45
21 223
Source : IDÉ Trois-Rivières, février 2015
Par ailleurs, cette analyse ne tient compte que des terrains municipaux vendus par IDÉ Trois-
Rivières. Or, selon les données du rôle d'évaluation, la superficie totale en zone industrielle
occupée par des bâtiments construits entre 2003 et 2013 est de 197,5 hectares, soit environ
12 % de plus que la superficie de terrain vendue par IDÉ.
Tableau 14.
Historique de croissance industrielle et prévisions
Historique
Superficie
Terrains vendus par IDÉ Trois-Rivières de 2003 à 2013
174,3
ha
Année de construction 2003-2013 au rôle d'évaluation
197,5
ha
Prévisions basées sur la moyenne 2003-2013
Superficie
Prévisions IDÉ 2015-2030
225
ha
Prévisions IDÉ + 11,8 %
252
ha
111.
Par ailleurs, la Ville de Trois-Rivières a fait appel à une firme spécialisée dans le développement
industriel pour effectuer une analyse économique qui tient compte des tendances de
développement pour produire une estimation de ses besoins industriels. En vertu de cette
analyse, les tendances d'évolution du marché combinées à la création d'une zone industrialo-
portuaire dans le cadre de la stratégie maritime du Québec devraient induire des besoins
d'environs 302 hectares en terrains industriels.
Tableau 15.
Estimation des besoins de superficie de terrain industriel à Trois-
Rivières, 2016 à 2031 selon l'analyse économique
Secteurs
Sup.
bâtiment
Sup.
terrain COS
20%
%
entreprises
%
entreprises
Variation
nb
entreprises
Besoin
total
terrain (m2)
Nb moy.
entreprises
m2
m2
2016
2031
15 ans
15 ans
/ an
Construction
550
2 750
10%
5%
0
0
0
Manufacturier
1 860
9 300
38%
38%
138
1 278 750
9
Logistique et
distribution
3 200
16 000
20%
22%
86
1 368 000
6
Commerce de
détail
0
0
4%
1%
-7
0
0
Services B2B
et sous-
traitance
500
2 500
25%
34%
149
372 812,5
10
Autres
1 000
5 000
4%
1%
-4
0
0
TOTAL
100%
100%
362
3020593,75
25
Source : Stratégies immobilières LGP, Étude de la fonction industrielle sur le territoire de la Ville de Trois-Rivières
112.
Afin de tenir compte des tendances économiques et d'offrir une variété d'espaces disponibles
adaptés aux différents besoins, la Ville de Trois-Rivières a retenu une prévision de croissance de
302 hectares. De plus, il a été décidé de répartir ces espaces dans les secteurs les plus propices
au développement des différents créneaux industriels en conservant d'importantes superficies
développables dans les secteurs présentant les meilleurs potentiels, soit le secteur Carrefour 40-
55, le secteur des Oblates et le secteur Aéroportuaire. Les secteurs majoritairement construits
ont également été placés en affectation Industrielle afin d'en permettre la consolidation, malgré
le peu d'espaces vacants disponibles à ces endroits.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
39
§ 1.
AFFECTATION INDUSTRIELLE
113.
La fonction industrielle sera concentrée dans l'affectation Industrielle. Cette affectation couvre à
la fois les parcs industriels municipaux et certaines zones industrielles à l'extérieur des parcs. Les
terrains compris dans cette affectation occupent une superficie suffisante pour répondre aux
besoins en espaces industriels pour les 15 prochaines années. La grille de compatibilité prévoira
des normes particulières pour régir les implantations industrielles ponctuelles situées hors des
affectations industrielles depuis bon nombre d'années.
§ 2.
AFFECTATION INDUSTRIELLE DIFFÉRÉE
114.
Le schéma d'aménagement prévoit également des secteurs voués au développement industriel,
mais uniquement à long terme, identifiés par l'affectation Industrielle différée. Ces superficies
sont placées en réserve. La grille de compatibilité limite fortement les usages autorisés dans
cette affectation. Si la Ville souhaite développer ces secteurs à des fins industrielles, elle devra
modifier le schéma d'aménagement et faire la démonstration que la superficie disponible en
affectation Industrielle est insuffisante pour répondre aux besoins anticipés.
§ 3.
AFFECTATION AÉROPORTUAIRE
115.
L'affectation Aéroportuaire correspond au parc industriel de l'aéroport. Bien que ce secteur soit
voué à la fonction industrielle, la Ville entend y créer un pôle d'usages liés au transport par avion
et à l'aéronautique. Par conséquent, cette affectation répond à un besoin différent des autres
affectations industrielles et a donc été considérée séparément.
§ 4.
AFFECTATION REVALORISATION
116.
Le schéma d'aménagement identifie quelques aires d'affectation Revalorisation. Cette
affectation vise principalement à reconnaitre des situations existantes lorsque des
regroupements d'usages liés à la gestion des matières résiduelles et à l'extraction sont présents
aux extrémités des périmètres d'urbanisation ou à l'extérieur de ceux-ci. Les endroits couverts
par cette affectation ne sont pas industriels proprement dits, mais ils permettent d'accueillir des
usages non souhaités en milieu urbain, notamment la revalorisation de matériaux, les cimetières
automobiles et les cours de ferraille.
________________________
2023, c. 64, a. 2.
§ 5.
AFFECTATION INDUSTRIELLE RURALE
117.
L'affectation Industrielle rurale identifie des concentrations existantes en milieu rural où des
activités industrielles sont déjà implantées. Afin de faciliter la gestion de ces situations
existantes, ces espaces ont été placés dans l'affectation Industrielle rurale. Il n'est pas prévu de
permettre l'expansion de ces secteurs.
§ 6.
SUPERFICIES VACANTES
118.
Le tableau 16 trace le portrait des espaces disponibles à l'intérieur des affectations Industrielle,
Industrielle différée et Aéroportuaire. Les terrains vacants localisés dans l'affectation Urbaine et
voués à des activités industrielles, para-industrielles ou de recherche ont également été
comptabilisés.
Tableau 16. Superficies disponibles à des fins industrielles
Secteur
Affectation du territoire
Superficie (ha)
Secteur Carrefour 40-55
Industrielle
153,4
Secteur Carrefour 40-55 (réserve)
Industrielle différée
206,5
Secteur Aéroportuaire*
Industrielle
52,9
Secteur Aéroportuaire* (réserve)
Industrielle différée
118,9
Secteur des Oblates*
Industrielle
52
Secteur des Oblates* (réserve)
Industrielle différée
47,8
Secteur Microsciences
Urbaine
3,3
Secteur des Hautes-Forges
Industrielle
27,5
Secteur Henri-Audet* (réserve)
Industrielle différée
55,8
Secteur des Petites-Terres
Industrielle
22,9
Secteur Charbonneau
Urbaine
3,7
Secteur Thomas-Bellemare
Urbaine
0
Secteur Gilles-Beaudoin
Industrielle
0
Secteur Bellefeuille-Père-Daniel
Industrielle
0
Secteur Portuaire
Industrielle
0
Secteur Dessureault
Industrielle
0,6
Secteur île de la Potherie
Urbaine
0
Secteur J-Réal-Desrosiers
Industrielle
1,2
Superficie totale disponible
Industrielle et Urbaine
317,5
Superficie totale en réserve
Industrielle différée
429
*pour ces secteurs, puisque les zones de conservation et les tracés de rue n'étaient pas encore entièrement
connus, 25% de la superficie vacante a été retirée de pour représenter les espaces qui seront employés aux
fins de construction de rues, ainsi que les superficies non développables.
_________________________
2017, c. 121, a. 1.
40
119.
À la lecture du tableau 16, il est possible de constater que les superficies vacantes
correspondent sensiblement aux besoins estimés à l'aide de l'analyse économique.
Figure 12.
Secteur industriel portuaire
Photo : Jean Chamberland
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
41
Carte 6. Secteurs industriels
________________________
2019, c. 5, a. 4.
42
§ 7.
DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL ET INSTITUTIONNEL
120.
Le territoire de Trois-Rivières comporte une grande variété d'usages commerciaux et
institutionnels. En ce qui concerne la fonction commerciale, plusieurs types de zones
commerciales sont présents. Le centre-ville comporte une trame mixte, typique des quartiers
centraux, qui inclut de nombreux commerces. On retrouve des zones commerciales locales
développées linéairement le long d'artères ou de collectrices. Trois centres commerciaux
intérieurs constituent également des zones commerciales d'un autre genre, présentes dans les
secteurs de Trois-Rivières, Cap-de-la-Madeleine et Trois-Rivières-Ouest. On retrouve également
une zone de commerces de grande surface de type « power center », sur le boulevard des
Récollets, typique du développement commercial des années 2000, axé sur la proximité du
réseau routier supérieur. Le projet District 55, qui représente un autre modèle dérivé des
« power center », mais constituant également un milieu de vie, viendra ajouter un autre type de
développement commercial sur le territoire trifluvien. Les grands regroupements commerciaux
forment des pôles autour desquels le développement de la fonction résidentielle peut s'articuler.
Cela s'est d'ailleurs produit dans le passé, par exemple lors de la construction du centre
commercial Les Rivières qui fut accompagnée d'un essor de la construction résidentielle à
proximité.
§ 8.
FONCTION COMMERCIALE
121.
À l'échelle de planification du schéma d'aménagement et de développement, la Ville a procédé à
l'analyse des besoins en commerces à rayonnement régional. Pour y parvenir, une analyse
approfondie des habitudes de consommation des Trifluviens et une analyse de la structure
commerciale ont été effectuées. Toutefois, puisque les enjeux relatifs aux zones commerciales
locales relèvent davantage du plan d'urbanisme, seuls les commerces régionaux ont été abordés
dans le cadre de l'analyse pour le schéma.
122.
La Ville de Trois-Rivières comporte quatre grands pôles commerciaux régionaux établis, soit le
pôle du boulevard des Récollets, le pôle du boulevard des Forges, le pôle Vachon-Barkoff et le
centre-ville. Chacun de ces pôles joue un rôle particulier dans la structure commerciale de la ville.
123.
Le pôle commercial du boulevard des Récollets est le plus grand pôle régional de la ville. Environ
28% des achats des Trifluviens y sont effectués et on y retrouve 26% du stock commercial total
de la Ville. Son pouvoir d'attraction excède largement les limites municipales et peut en grande
partie être attribué à la présence de commerces de grandes surfaces de bannières connues. La
taille moyenne des établissements commerciaux s'élève à 985 mètres carrés, soit le triple de la
taille moyenne des établissements recensés dans le pôle du boulevard des Forges (environ 325
mètres carrés) et presque le double de ceux du pôle Vachon-Barkoff (environ 520 mètres carrés).
Ce pôle est particulièrement significatif pour les achats de biens durables et semi-durables
(meubles, électronique, magasins de marchandises diverses) 8.
124.
Le Pôle commercial du boulevard des Forges joue également un rôle régional. Environ 21% des
achats des Trifluviens y sont effectués et on y retrouve 18% du stock commercial présent sur le
territoire. Ce secteur possède également un pouvoir d'attraction régional, mais principalement
dans le domaine des biens mode (vêtements, bijoux, etc.). Cela s'explique principalement par la
présence du centre commercial Les Rivières. Ce pôle recueille également 27% des dépenses en
restauration, ce qui le place au premier rang des pôles commerciaux trifluviens dans ce domaine.
Même s'il couvre un territoire un peu moins grand que le pôle des Récollets, le pôle des Forges
étend néanmoins son influence à l'échelle régionale : il recrute 82% de sa clientèle dans une zone
limitée à l'ouest par Louiseville, au nord par Shawinigan et à l'est par Sainte-Anne-de-la-Pérade.
Sur la rive sud, il dessert le territoire sis entre Baie-du-Febvre et Sainte-Marie-de-Blandford.
Toutefois, contrairement au pôle du boulevard des Récollets qui est attractif tant pour la
clientèle située à l'est qu'à l'ouest de la rivière Saint-Maurice, le pôle du boulevard des Forges
recrute principalement sa clientèle sur la rive ouest 9.
125.
Le pôle Vachon-Barkoff s'attribue environ 9% des achats des Trifluviens et on y retrouve 10% de
la superficie commerciale de la ville. Toutefois, son impact demeure régional en raison de son
rayonnement hors du territoire sur la rive est de la rivière Saint-Maurice. La zone d'influence de
ce pôle s'étend essentiellement vers l'est, de la rivière Saint-Maurice jusqu'à Sainte-Anne-de-la-
Pérade. De plus, il est très significatif pour les Trifluviens résidant dans les secteurs de Saint-
Louis-de-France, Cap-de-la-Madeleine et Sainte-Marthe-du-Cap. Il recueille 19% des achats
totaux des résidents de ces secteurs 10.
126.
Le centre-ville est également un des pôles commerciaux régionaux de Trois-Rivières. Toutefois,
contrairement aux trois autres pôles, on y retrouve peu d'activités de vente au détail. La
restauration y est présente et le centre-ville recueille 18% des dépenses des Trifluviens pour ce
secteur d'activités. Le commerce au détail y est peu représenté, alors que les bureaux, les
institutions et les équipements culturels y sont très présents 11.
127.
Le territoire comporte également un grand pôle commercial régional en cours de
développement, soit le District 55. Ce pôle vient combler un besoin important sur le plan
économique. En effet, les pôles commerciaux existants sont complets et ne comportent pas
8Groupe Altus, Analyse de la fonction commerciale de Trois-Rivières, 2016
9Ibid
10Ibid
11Ibid
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
43
d'espaces disponibles pour accueillir des projets commerciaux d'envergure. Le site du District 55
est le seul emplacement susceptible d'offrir des terrains pour des commerces régionaux ou supra
régionaux. Il dispose d'une visibilité unique et d'un accès important au réseau routier supérieur.
Par ailleurs, la Ville y entreprendra bientôt la construction d'un colisée de 5000 places pour un
investissement total de 54 millions de dollars financé à parts égales par la Ville et le
Gouvernement du Québec. Ce grand équipement sportif régional viendra appuyer le
développement de la fonction commerciale à cet endroit. Par ailleurs, d'importants
investissements publics ont été réalisés à cet emplacement dans les dernières années pour la
construction d'infrastructures, à la hauteur d'environ 30 millions de dollars. La complétion du
projet est donc essentielle à la rentabilisation des investissements publics consentis dans ce
secteur.
128.
Les résultats de l'analyse de la fonction commerciale démontrent qu'une complémentarité est
déjà présente entre les pôles et que chacun est doté de sa propre vocation. De plus, avec
l'implantation du colisée dans le District 55, celui-ci devrait également être en mesure de
développer une identité distincte qui lui permettra de s'intégrer à la structure commerciale
trifluvienne. De plus, le développement résidentiel projeté dans ce secteur est évalué à 1500
logements. Dans ce contexte, le volet commercial du District 55 sera également appuyé par le
développement résidentiel adjacent.
129.
Les grandes affectations du territoire et la grille de compatibilité font en sorte que le
développement des fonctions commerciales devra s'effectuer à l'intérieur des périmètres
d'urbanisation.
La carte 7 définit l'organisation des commerces à rayonnement régional sur le territoire. Par
conséquent, la catégorie d'usage « commerce et service régional », telle que définie au
document complémentaire, sera autorisée uniquement à l'intérieur des pôles commerciaux
régionaux identifiés à la carte 7. Par ailleurs, en plus de respecter cette condition, ces commerces
doivent également être situés à l'intérieur d'une affectation Urbaine afin de respecter les normes
prévues à la grille des compatibilités. Les commerces et services régionaux seront également
autorisés dans l'ensemble de l'affectation Noyau urbain central.
Les commerces d'envergure locale seront autorisés dans l'ensemble des périmètres
d'urbanisation. Puisque la Ville souhaite favoriser la mixité fonctionnelle dans les milieux de vie
et la proximité des services et des résidences, il a été convenu de ne pas limiter l'ensemble des
usages commerciaux à des secteurs prédéterminés du territoire. Il n'y a donc pas d'affectation
dédiée aux commerces et services d'envergure locale au schéma d'aménagement, le plan
d'urbanisme sera l'outil privilégié pour cibler ces secteurs.
§ 9.
ESTIMATION DES BESOINS DE SUPERFICIE COMMERCIALE ET ESPACES
DISPONIBLES
130.
L'étude de la fonction commerciale a permis d'estimer l'espace nécessaire pour combler les
besoins des 15 prochaines années en superficies développables à des fins de commerce régional.
Tableau 17.
Estimation des besoins en espaces commerciaux pour 2031
Type de commerces
Montant
Superficie
bâtiment (m2)
Superficie terrain
(m2) Cos 22,5%
Magasins de biens durables et semi-durables
56 695 000 $
15 868
70 524
Magasins de biens courants
52 834 000 $
8 445
37 533
Services personnels
4 154 400 $
1 468
6 524
Restaurants
14 401 100 $
3 307
14 699
Apport des clientèles externes (35%)
68 968 600 $
16 221
72 093
Services financiers (3%)
2 127
9 455
Autres services (2%)
1 412
6 276
Bars et traiteurs (1%)
706
3 138
Usages automobiles (15%)
10 619
47 195
Récréation et divertissement (10%)
7 079
31 463
Autres usages commerciaux (5%)
3 540
15 732
Total
197 035 100$
70 792
314 631
Source : Groupe Altus, Analyse de la fonction commerciale de Trois-Rivières, 2016
131.
L'analyse des terrains vacants dans les pôles commerciaux régionaux démontre qu'environ 39,4
hectares de terrains vacants sont disponibles dans les pôles commerciaux régionaux, tel
qu'illustré à l'annexe II. Ces espaces sont concentrés dans le pôle du District 55. Cette analyse
tient compte des espaces voués à des fins de rue, de bassins de rétention ainsi que des espaces
occupés par des servitudes interdisant la construction. L'ensemble de ces superficies ont été
retirées de la superficie vacante totale, puisqu'ils ne seront pas développables.
132.
Les besoins en terrain commercial régional, sont estimés à 31,5 hectares auxquels il faut ajouter
une superficie approximative de 4,6 hectares qui sera réservée à l'aménagement du colisée et
des espaces de stationnement qui l'accompagnent. Les besoins totaux sont donc d'environ 36,1
hectares, ce qui correspond environ à la superficie totale des espaces disponibles dans les pôles
commerciaux régionaux.
44
§ 10.
INSTITUTIONS ET ÉQUIPEMENTS CULTURELS
133.
En ce qui concerne la fonction institutionnelle et culturelle, les équipements culturels et
institutionnels régionaux devront être localisés à l'intérieur de l'affectation Noyau urbain central
ou à l'intérieur d'un pôle commercial régional identifié à la carte 7. Les institutions et
équipements culturels de plus petite envergure seront autorisés dans l'ensemble de l'affectation
Urbaine et les secteurs voués à ces activités seront localisés plus précisément au plan
d'urbanisme.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
45
Carte 7.
Organisation des commerces à rayonnement régional
_________________________
2019, c. 5, a. 5.
46
IX. Territoires à revitaliser et redévelopper
134.
Les quartiers centraux de Trois-Rivières sont aux prises avec des problématiques de
défavorisation. On y retrouve une forte concentration de clientèles vulnérables tant sur les plans
social qu'économique. Ces milieux de vie sont également aux prises avec des problématiques
d'aménagement telles que la concentration d'îlots de chaleur en milieu urbain et la détérioration
du cadre bâti résidentiel. Les démarches de revitalisation des premiers quartiers devront se
poursuivre pour améliorer la qualité de ces milieux de vie et, par le fait même, le bien-être des
résidents. Depuis de nombreuses années, la Ville investit dans la revitalisation et le
redéveloppement de ses quartiers centraux. Ces démarches ont permis d'obtenir des résultats
importants, mais beaucoup de travail demeure nécessaire pour faire de ces quartiers des milieux
de vie attractifs.
135.
La carte 8 identifie certains territoires à revitaliser et redévelopper. Ces endroits présentent
d'importantes opportunités de redéveloppement et la Ville souhaite y encourager la réalisation
de projets structurants. Ainsi, le plan d'urbanisme devra leur porter une attention particulière. À
l'échelle du schéma, ces secteurs ont été identifiés de façon générale. Le plan pourra raffiner la
délimitation ou concentrer ses efforts dans des espaces plus ciblés compris dans ces secteurs. Le
plan d'urbanisme pourra également identifier d'autres secteurs à revitaliser ou à redévelopper et
détailler davantage les enjeux auxquels fait face chacun des secteurs identifiés à la présente
section du schéma d'aménagement et de développement.
Encadré 2.
Définitions
Revitalisation
Approche intégrée visant à ramener la vitalité d'un secteur en déclin, notamment par des
opérations de rénovation du cadre bâti, le réaménagement d'espaces publics ou la mise en place
de programmes d'amélioration de l'habitat.
Redéveloppement
Projets de construction, de rénovation ou de modification d'immeubles visant à appuyer la
revitalisation d'un quartier ou d'un secteur.
Secteurs à redéfinir
Secteurs dont la vocation est à revoir ou qui nécessitent une réflexion afin de définir un
programme d'intervention.
§ 1.
SECTEUR SAINT-LAZARE / SANCTUAIRE
136.
Le développement du secteur Saint-Lazare s'est d'abord effectué en bordure du Chemin du Roy
(rue Notre-Dame Est). Ce secteur fait face à une certaine dévitalisation de sa fonction
commerciale. Le boulevard Sainte-Madeleine était à l'origine occupé par une importante
fonction commerciale. Cette voie était, avant la construction de l'autoroute 40, le chemin le plus
direct reliant les villes de Montréal et Québec, puisqu'elle fait partie du tracé de la route 138.
Une importante circulation de transit contribuait à y maintenir une fonction commerciale.
Toutefois, la construction de l'autoroute 40 a eu pour effet de dévier la circulation de transit et
ainsi d'entrainer un déclin de la fonction commerciale sur le boulevard Sainte-Madeleine. Bien
qu'on y retrouve encore un certain nombre de commerces en activité, de nombreux bâtiments
commerciaux vacants sont présents le long de cette artère dont la vocation est aujourd'hui à
redéfinir. La rénovation du cadre bâti résidentiel contribuerait également à la revitalisation du
secteur Saint-Lazare/Sanctuaire.
§ 2.
SECTEUR SAINT-FRANÇOIS-D'ASSISE-OUEST
137.
Le secteur ouest de Saint-François-d'Assise est un quartier ouvrier développé dans la première
moitié du 20e siècle. Il s'agit, en quelque sorte, du prolongement du quartier Sainte-Cécile. On y
retrouve d'ailleurs une densité et un bâti similaires. L'exode rural entrainant l'arrivée massive de
travailleurs en milieu urbain a amené le développement rapide de quartiers ouvriers aux abords
des zones industrielles. L'usine de la Wabasso Cotton Company, située dans Saint-François-
d'Assise, a d'ailleurs joué un rôle important dans son développement. Le secteur demeure un des
plus défavorisés de Trois-Rivières et devrait être revitalisé. L'îlot délimité par les rues Saint-Paul,
Saint-François-Xavier et Whitehead et le boulevard du Saint-Maurice présente un fort potentiel
de redéveloppement et il serait souhaitable qu'il retrouve une vocation compatible avec la
fonction résidentielle urbaine avoisinante.
§ 3.
SECTEUR DE LA GARE
138.
Le secteur de la gare s'est à l'origine développé autour de l'ancienne gare de Trois-Rivières. On y
retrouvait une fonction commerciale en lien avec cet équipement, caractérisée notamment par
la présence d'hôtels sur la rue Champflour. On y retrouvait également le siège social de la
compagnie de flottage du Saint-Maurice. La présence de l'hôpital a d'abord contribué au
développement du secteur, puis à son déclin suite à l'aménagement de nombreux
stationnements ayant laissé des vides dans le tissu urbain. Le déclin du transport des personnes
par train n'est pas étranger au déclin de la fonction commerciale du secteur. Par ailleurs, le
transport de marchandises sur la voie ferrée ainsi que l'utilisation de la rue Champflour comme
route de camionnage sont source d'un certain nombre de nuisances affectant la cohabitation
avec la fonction résidentielle du secteur. Le redéveloppement de certaines propriétés du secteur
dans les années 2000 constitue un premier pas vers la revitalisation du secteur de la gare.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
47
Toutefois, beaucoup de chemin reste à parcourir pour parvenir à un résultat durable dans
l'ensemble du secteur. Par ailleurs, la planification d'une intervention de rénovation urbaine,
visant à remembrer et redévelopper les propriétés laissés vacantes de même que les propriétés
donnant sur l'autoroute 40 qui sont trop souvent employées à des fins de stationnement, serait
essentielle à la revitalisation du secteur de la gare.
§ 4.
PARC DE L'EXPOSITION
139.
Le parc de l'Exposition est un grand ensemble culturel et récréatif situé au cœur du pôle
institutionnel. Le site, à l'origine utilisé pour la tenue d'expositions agricoles, fut l'objet d'un
réaménagement majeur dans les années 1930. On y retrouve de nombreux équipements
régionaux, dont le Stade Fernand-Bédard, le Colisée de Trois-Rivières et la bâtisse industrielle,
laquelle est aujourd'hui utilisée comme centre de foire. L'emplacement est également utilisé
pour la tenue d'événements d'envergure, tels que le Grand Prix de Trois-Rivières. Toutefois, l'âge
avancé des bâtiments nécessite que des travaux de restauration soient réalisés afin d'en
maintenir la valeur patrimoniale. De plus, le site présente de grands espaces non construits,
aménagés en aires de stationnement qui pourraient faire l'objet de certains réaménagements.
Une réorganisation des fonctions et de l'utilisation de l'espace pourrait également être envisagée
au parc de l'Exposition. Son emplacement stratégique en fait un lieu clé pour le développement
des fonctions culturelles et sportives d'envergure régionale. De plus, la densification des
fonctions urbaines situées à proximité démontre que le secteur présente un fort intérêt et il
serait possible d'utiliser le site de façon encore plus optimale.
§ 5.
POINTE-DU-LAC - SECTEUR ANCIEN
140.
Le secteur ancien de Pointe-du-Lac correspond au noyau paroissial d'origine du village. Il s'agit du
cœur historique du développement de l'ancienne municipalité de Pointe-du-Lac. Toutefois, suite
à un déplacement de la fonction commerciale vers le pôle local de services plus à l'est, ce secteur
est en redéfinition. On y retrouve un bon nombre de bâtiments patrimoniaux à mettre en valeur
dont plusieurs ont été modifiés au fil du temps et ont perdu leur authenticité. De plus, on
retrouve un cœur constitué de l'église, du presbytère, du moulin seigneurial et d'autres
bâtiments institutionnels dont la préservation devrait être favorisée par une règlementation
particulière.
§ 6.
TROIS-RIVIÈRES SUR SAINT-LAURENT
141.
Situé au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Maurice, le site de Trois-Rivières
sur Saint-Laurent était anciennement occupé à des fins industrielles. Suite à la démolition de
l'usine de la Canadian International Paper et à la décontamination du terrain, cet emplacement
est désormais en cours de redéveloppement. Un projet multifonctionnel visant à en faire un
secteur urbain mixte est en cours de réalisation. Ses principales composantes sont un parc
industriel technologique, un équipement culturel à rayonnement régional (l'amphithéâtre) et un
projet résidentiel de type condominium. L'aménagement de grands espaces publics visant à
permettre la réappropriation des berges par les citoyens est également une composante
essentielle du projet. Trois-Rivières sur Saint-Laurent est situé à un endroit exceptionnel, qui
permet un accès aux berges des deux grands cours d'eau structurants du territoire en plus
d'offrir des perspectives paysagères d'intérêt, notamment sur l'île Saint-Quentin. L'interface
entre Trois-Rivières-sur-Saint-Laurent et le tissu urbain existant est également en redéfinition. Le
site est séparé du tissu urbain du quartier Sainte-Cécile par une voie ferrée, ce qui crée un certain
effet de barrière. De plus, une relation avec le parc portuaire serait à établir par la rive du fleuve
Saint-Laurent.
§ 7.
SECTEUR DES 5 COINS
142.
Le secteur des 5 coins est situé à l'entrée principale du centre-ville. Au début du 20e siècle, cet
emplacement représentait la limite de l'urbanisation municipale, c'est pourquoi une fonction
industrielle y a été développée, en lien avec le chemin de fer. Un quartier ouvrier s'est greffé à
cette fonction industrielle. Le désinvestissement industriel du secteur combiné aux nuisances
générées par la voie ferrée et l'arrivée de l'autoroute 40 ont contribué à la dévitalisation du
secteur des 5 coins. Le recyclage d'industries en immeubles de bureaux témoigne du potentiel du
site, sur lequel pourrait être développé un pôle urbain constituant une porte d'entrée vers le
centre-ville. Les fonctions commerciale et de bureaux font partie de celles à privilégier pour ce
secteur, afin d'offrir un produit s'inscrivant dans la logique de pôle des affaires du centre-ville.
§ 8.
SECTEUR SAINTE-FAMILLE / FUSEY
143.
Les premiers quartiers du secteur de Cap-de-la-Madeleine sont principalement résidentiels. La
fonction commerciale de ce secteur est dispersée le long des rues Fusey et Saint-Laurent et
présente d'importants signes de dévitalisation. On n'y retrouve pas actuellement de véritable
pôle commercial. Le concept d'organisation spatiale prévoit recréer un pôle urbain de services
dans ce secteur afin de doter les premiers quartiers du secteur de Cap-de-la-Madeleine d'un lieu
visant à desservir la population en commerces et services de proximité. Historiquement, ce
secteur a été un des premiers pôles de développement à l'est de la rivière Saint-Maurice, en lien
avec le Chemin du Roy. Le cadre bâti résidentiel du secteur présente également une certaine
dévitalisation. C'est également dans ce secteur que se situe un ensemble important à
redévelopper, soit l'ancienne usine Aleris. Une vocation devrait être définie pour ce site
industriel actuellement inoccupé.
§ 9.
SECTEUR PORTUAIRE / SAINT-PHILIPPE
144.
Les abords du port de Trois-Rivières, soit le sud du quartier Saint-Philippe, ont été identifiés
comme secteur à redéfinir. On y retrouve une importante fonction industrielle ayant mené à
l'implantation d'un quartier ouvrier au début du 20e siècle. Le secteur résidentiel de Saint-
Philippe côtoie directement les activités portuaires et industrielles qui sont en pleine expansion
48
et en redéfinition en fonction des nouveaux besoins. L'accroissement des activités portuaires fait
en sorte que le port est en planification de son agrandissement futur, notamment vers l'ouest. La
présence des infrastructures ferroviaires et portuaires est génératrice d'un certain nombre de
nuisances et le cadre bâti résidentiel du secteur fait face à un désinvestissement. Le plan
d'urbanisme prévoira une redéfinition du secteur afin d'améliorer la cohabitation des différentes
fonctions qui le composent et de revoir sa vocation.
§ 10.
NOYAU VILLAGEOIS DE SAINT-MICHEL-DES-FORGES
145.
L'ancienne municipalité de Saint-Michel-de-Forges présente un noyau villageois en déclin
constitué de fonctions institutionnelles, soit l'église, le cimetière et deux écoles. L'une des écoles
est fermée depuis quelques années et la fermeture des autres institutions du secteur est
anticipée à moyen terme. Dans cette optique, il serait opportun de redéfinir une vocation pour
ce secteur afin de faciliter un changement de vocation harmonieux pour les bâtiments
institutionnels laissés orphelins. Le plan d'urbanisme devrait prévoir une affectation du sol
tenant compte de cet enjeu et autorisant des fonctions compatibles avec le caractère rural du
secteur.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
49
Carte 8. Territoires à revitaliser et à redévelopper
50
CHAPITRE 7
GESTION DU
TERRITOIRE RURAL
ET AGRICOLE
I. Gestion du territoire rural
§ 1.
MISE EN CONTEXTE
146.
Trois-Rivières a la particularité de disposer d'une zone blanche de très grande superficie. Ceci fait
en sorte qu'un territoire rural sépare la zone agricole protégée du territoire urbanisé. Ce
territoire, bien que présentant certaines concentrations de bâtiments, est généralement peu
urbanisé. On y retrouve de nombreux milieux naturels d'importance, notamment de grands
milieux humides et des écosystèmes forestiers exceptionnels. Il joue donc un rôle majeur sur le
plan écologique, notamment puisque ses milieux naturels ont subi peu de perturbations. Par
ailleurs, la présence d'un territoire qui n'est ni urbain ni agricole présente certains potentiels de
développement, notamment au niveau récréatif. Ses paysages et ses milieux naturels peuvent
être mis en valeur par l'établissement d'activités de récréation extensive et le développement de
ces activités peut être concilié avec son caractère champêtre et naturel. Ce territoire est
également un atout pour la cohabitation harmonieuse des fonctions urbaines et agricoles. Il
assure une transition entre les périmètres d'urbanisation et la zone agricole, permettant ainsi de
diminuer les pressions sur les activités agricoles. Par ailleurs, la présence de ce milieu peut
contribuer à réduire les impacts des activités agricoles intensives sur les milieux résidentiels,
puisque peu d'entre eux sont directement adjacents à la zone verte. De plus, les périmètres
d'urbanisation comprennent amplement d'espace pour répondre à la demande anticipée pour
les 15 prochaines années, ce qui devrait protéger le territoire rural d'éventuelles pressions visant
à l'urbaniser. Les caractéristiques du territoire rural lui confèrent de nombreux potentiels qui le
distinguent à la fois du territoire urbanisé et du territoire agricole et, dans ce contexte, le schéma
d'aménagement lui attribue une vocation particulière, expliquée par l'orientation 4 et les
objectifs qui en découlent, et appuyée par les affectations du territoire qui ont été définies pour
le milieu rural.
Encadré 3.
Zone blanche et zone verte
Afin de désigner le territoire situé hors de la zone agricole protégée en vertu de la Loi sur la
protection du territoire et des activités agricoles (RLRQ, chapitre P-41.1), on emploie
couramment le terme « zone blanche » par opposition au terme « zone verte », qui désigne
quant à lui la zone agricole protégée par la loi.
Photo : Ville de Trois-Rivières
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
51
147.
Le territoire rural est identifié à la carte 9. Le territoire rural n'est pas considéré comme propice
au développement urbain. La majorité du territoire rural est identifiée à la carte des grandes
affectations (annexe I) par l'affectation Rurale, qui autorise les activités récréatives et certaines
activités agricoles et forestières, mais limite l'établissement de fonctions urbaines. Malgré que le
développement d'activités résidentielles soit fortement limité en territoire rural, la consolidation
des secteurs résidentiels existants y est autorisée et ceux-ci ont été circonscrits par l'attribution
de l'affectation Résidentielle rurale. On y retrouve également des concentrations d'activités
industrielles, identifiées par les affectations Industrielle rurale et Revalorisation. La consolidation
de ces secteurs par l'ajout de fonctions similaires à celles s'y trouvant déjà est autorisée à la grille
de compatibilité.
§ 2.
ORIENTATION 4 : CONSERVER LE CARACTÈRE CHAMPÊTRE DU TERRITOIRE
RURAL
148.
Le territoire rural trifluvien comporte de nombreux secteurs encore à l'état naturel. Cette
spécificité lui confère un caractère champêtre méritant d'être préservé. De plus, il joue un rôle
important en tant que transition entre le milieu urbain et le territoire agricole. Sa présence fait
en sorte de faciliter la cohabitation des usages agricoles et non agricoles puisqu'il sert en quelque
sorte d'espace de transition. Ce milieu comporte un certain nombre d'activités agricoles de faible
incidence ainsi que de nombreux secteurs boisés. Ce vaste espace, représentant plus de 25 % du
territoire trifluvien, présente donc un potentiel agricole et forestier à valoriser. Par ailleurs, la
présence de nombreux milieux naturels d'importance et de paysages ruraux d'intérêt contribue à
en faire un lieu unique à préserver. La conciliation fine de l'ensemble de ces potentiels devra être
encadrée au plan d'urbanisme.
L'orientation 4 est appuyée par trois objectifs.
149.
Objectif 4.1
Favoriser la conservation des milieux naturels d'intérêt.
Le milieu rural comporte de nombreux milieux naturels d'intérêt. La Ville entend protéger ces
milieux naturels afin de conserver leur contribution à la qualité de vie et à la sécurité des
Trifluviens. La Ville considère comme souhaitable le maintien de la couronne naturelle formée
par le milieu rural autour des périmètres d'urbanisation. En plus de contenir l'étalement urbain,
le territoire rural permet le maintien de milieux naturels à proximité du territoire urbain et la
protection de paysages champêtres. Par ailleurs, ce territoire ceinturant le milieu urbain est
important à la fois pour la protection de la biodiversité qui s'y trouve, mais également pour la
biodiversité en milieu urbain qui bénéficie des liens avec les grands habitats présents en territoire
rural. La connectivité entre les milieux naturels du territoire rural et ceux situés en milieu urbain
et agricole est d'ailleurs souhaitable pour le maintien de la biodiversité dans l'ensemble de la
ville.
150.
Objectif 4.2
Axer le développement du territoire rural sur les activités récréatives et
l'agriculture à faible incidence.
Le territoire rural présente un potentiel intéressant pour les activités récréatives, notamment
pour les activités extensives nécessitant de grands espaces peu aménagés. Le développement
d'activités mettant en valeur les milieux naturels et les paysages ruraux sera donc favorisé. Le
territoire rural est également un milieu propice à l'établissement d'activités agricoles à faibles
impacts (fermettes et culture du sol). Le schéma d'aménagement reconnait l'importance de ces
activités en milieu rural et compte les favoriser, tout en assurant leur cohabitation avec les autres
usages. Le territoire rural assure également une transition entre les espaces urbanisés et la zone
agricole. Les usages autorisés devront refléter ce rôle et favoriser une cohabitation harmonieuse
tant avec le territoire agricole qu'avec le milieu urbanisé. Cette vision du développement du
territoire rural devrait être établie en tenant compte du souci de protection des milieux naturels
et des paysages.
151.
Objectif 4.3
Consolider les secteurs résidentiels existants.
Plusieurs concentrations d'activités résidentielles sont présentes en territoire rural. Ces secteurs,
identifiés par l'affectation Résidentielle rurale, peuvent être consolidés sans nuire aux objectifs
de gestion de l'urbanisation et pour permettre la rentabilisation des infrastructures municipales
déjà en place. Toutefois, la création de nouveaux secteurs résidentiels en territoire rural n'est pas
souhaitable et des mesures seront prises pour l'interdire. La Ville souhaite envoyer un message
fort quant à la vocation du territoire rural, qui n'est pas une extension du périmètre
d'urbanisation, mais bien un milieu distinctif où le développement d'activités urbaines n'est pas
souhaité.
52
Carte 9. Territoire rural et agricole
_________________________
2019, c. 5, a. 6.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
53
II. Gestion du territoire agricole
§ 1.
MISE EN CONTEXTE
152.
Le territoire agricole de Trois-Rivières occupe une superficie de 11 221,2 hectares, ce qui
équivaut à environ un tiers du territoire trifluvien. Bien que cette superficie puisse, de prime
abord, sembler faible dans un contexte d'agriculture à grande échelle, le territoire agricole
trifluvien s'inscrit dans un contexte plus large, soit celui de l'agriculture en Mauricie. Situé au
centre d'un vaste ensemble agricole, il occupe une position stratégique en raison de la proximité
d'un bassin de population important. En comparaison avec les autres zones agricoles de la
Mauricie, celle de Trois-Rivières a subi peu de pressions et seuls 59 hectares ont été retirés de la
zone agricole depuis 1978. Par ailleurs, la grande superficie de la zone non agricole trifluvienne
comporte amplement d'espace pour accueillir le développement urbain, ce qui confère une
protection accrue au territoire agricole. Puisque seul un tiers du territoire agricole est
actuellement occupé à des fins de culture et de pâturage et que plus de la moitié de sa superficie
est boisée, le territoire agricole trifluvien présente un important potentiel de développement.
Selon les plus récentes données, 56 entreprises agricoles enregistrées exerceraient leurs activités
sur le territoire de Trois-Rivières. De plus, une tradition de vente directe, dont témoigne le
nombre important de kiosques de vente à la ferme, est présente sur le territoire. Cela constitue
un atout pour la mise en marché des produits agricoles trifluviens. La zone agricole présente un
fort potentiel de mise en valeur et pourrait accueillir d'autres exploitations agricoles. Ce segment
pourrait donc jouer un rôle plus important dans l'économie trifluvienne de demain. Une grande
partie de la zone agricole est boisée et 52 % de cette superficie est sous un plan d'aménagement
forestier, ce qui témoigne d'un certain dynamisme, bien que peu d'exploitation forestière à
grande échelle s'y effectue. De plus, le territoire agroforestier présente également un bon
potentiel de développement d'activités connexes à la production forestière, notamment dans le
domaine des produits forestiers non ligneux.
153.
Le territoire agricole correspond à la zone agricole protégée en vertu de la Loi sur la protection
du territoire et des activités agricoles (RLRQ, chapitre P-41.1). Il est identifié à la carte des
grandes affectations du territoire (annexe I) par les affectations Agricole, Agroforestière,
Résidentielle agricole et Industrielle agricole. L'affectation Agricole identifie les secteurs les plus
dynamiques du territoire agricole trifluvien. C'est à cet endroit qu'on retrouve la majorité des
terres en culture et des installations d'élevages. C'est également dans cette partie du territoire
qu'on retrouve les sols présentant la meilleure qualité pour la culture du sol, particulièrement
pour les grandes cultures. L'affectation Agroforestière, présente dans la partie nord du territoire,
identifie les secteurs agricoles où les activités forestières et les milieux boisés dominent, bien que
certaines activités de culture du sol et d'élevage y soient également présentes. Ces secteurs
présentent un bon potentiel pour le développement d'activités forestières et connexes,
notamment en ce qui a trait aux produits forestiers non ligneux et à la filière mycologique. Les
affectations Résidentielle agricole et Industrielle agricole représentent quant à elles des
concentrations d'activités autres qu'agricoles présentes dans la zone agricole. Résultant de
l'établissement de constructions réalisé avant l'entrée en vigueur de la Loi sur la protection du
territoire et des activités agricoles (RLRQ, chapitre P-41.1) et d'autorisations particulières
délivrées au fil du temps, ces secteurs ne devraient pas être agrandis et le schéma
d'aménagement entend limiter leur expansion tout en y permettant une certaine consolidation.
154.
La zone agricole n'est pas considérée comme propice au développement de fonctions non
agricoles. Ainsi, il n'est pas permis d'y effectuer du développement urbain et d'y exercer des
activités à caractère autre qu'agricole. Par ailleurs, il s'agit d'un lieu qui est voué au
développement des activités agricoles et forestières, par conséquent, ce sont ces activités qui
priment sur tout autre usage en territoire agricole.
§ 2.
ORIENTATION 5 : PROTÉGER ET METTRE EN VALEUR LE TERRITOIRE AGRICOLE
POUR LA PRATIQUE D'ACTIVITÉS AGRICOLES ET FORESTIÈRES
155.
La zone agricole est la base territoriale pour la pratique de l'agriculture. Le schéma
d'aménagement reconnait l'importance de ce territoire pour le développement de l'agriculture
et de la foresterie et entend favoriser l'utilisation prioritaire du sol à des fins agricoles et
forestières. À cette fin, le schéma d'aménagement y autorise les activités agricoles ainsi que les
usages contribuant à leur développement, tels l'agrotourisme et la vente de produits agricoles à
la ferme. De plus, afin d'éviter la multiplication d'usages non agricoles, le schéma
d'aménagement restreint l'exercice de ces activités en territoire agricole. Le plan et les
règlements d'urbanisme devront assurer la protection du territoire agricole et sa mise en valeur
en y autorisant les activités agricoles et en y restreignant les activités susceptibles de nuire au
développement de l'agriculture.
L'orientation 5 est appuyée par quatre objectifs.
156.
Objectif 5.1
Dédier le territoire agricole aux activités agricoles et forestières.
Les activités agricoles et forestières sont un secteur économique ayant un bon potentiel de
développement. Le territoire agricole est l'espace dédié à la pratique de ces activités. La Ville
reconnait ces activités comme primordiales au développement du territoire agricole et prendra
les mesures nécessaires pour assurer que ces fonctions y soient priorisées.
157.
Objectif 5.2
Assurer une cohabitation harmonieuse entre les usages agricoles et non
agricoles.
54
La présence d'usages autres qu'agricoles en zone agricole exige certaines mesures de
cohabitation. Bien que la zone agricole soit prioritairement consacrée à des fins agricoles, des
mesures visant la cohabitation harmonieuse entre ces activités et les autres usages demeurent
nécessaires. Ces dispositions, intégrées au document complémentaire, sont les suivantes :
1° distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs provenant des activités
agricoles;
2° dispositions relatives aux élevages à forte charge d'odeur.
158.
Objectif 5.3
Favoriser l'agrotourisme et l'accessibilité de la clientèle aux entreprises
agricoles.
La proximité entre le milieu urbain et la zone agricole offre un potentiel intéressant pour la
distribution des produits en circuits courts. La Ville compte encourager la relation entre la
clientèle et les entreprises agricoles en favorisant les activités agrotouristiques et la vente de
produits agricoles à la ferme.
Encadré 4.
L'agrotourisme
Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation définit l'agrotourisme comme :
« une activité touristique complémentaire de l'agriculture ayant lieu sur une exploitation
agricole. Il met en relation des producteurs agricoles avec des touristes ou des excursionnistes,
permettant à ces derniers de découvrir le milieu agricole, l'agriculture et sa production par
l'accueil et l'information que leur réserve leur hôte. »
L'agrotourisme et la vente de produits agricoles à la ferme sont des moyens intéressants d'établir
un lien entre consommateurs et agriculteurs. Ces activités procurent également une source de
revenu supplémentaire aux producteurs agricoles et contribuent au dynamisme de la zone
agricole en plus d'encourager l'achat local.
Source : ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, www.mapaq.gouv.qc.ca
Figure 13.
Kiosque de vente de produits agricoles
Photo : Ville de Trois-Rivières
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
55
159.
Objectif 5.4
Consolider les secteurs résidentiels afin de limiter les pressions exercées sur les
activités agricoles.
Le schéma d'aménagement identifie des aires d'affectation Résidentielle agricole. Cette
affectation est caractérisée par la présence de plusieurs usages résidentiels non rattachés à des
exploitations agricoles. Ces secteurs pourront être consolidés par l'ajout de résidences, mais ne
pourront être agrandis, l'idée étant d'en compléter le développement sans en favoriser
l'expansion.
§ 3.
AFFECTATION RÉSIDENTIELLE AGRICOLE
160.
Tel qu'expliqué précédemment, l'affectation Résidentielle agricole identifie des concentrations
de résidences en zone agricole. Elle représente des « îlots déstructurés » qui ont fait l'objet
en vertu de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (RLRQ, chapitre
P-41.1) d'une autorisation d'aliénation et d'utilisation à des fins autres que l'agriculture
(413049), soit à des fins résidentielles, des lots situés à l'intérieur de ceux-ci. Cette
affectation a été délimitée à l'aide des 5 critères suivants :
1° les regroupements doivent être constitués d'au moins cinq résidences non rattachées à
des exploitations agricoles;
2° les secteurs retenus sont tous situés le long de rues publiques;
3° aucune parcelle en culture n'est incluse dans une affectation résidentielle agricole;
4° afin de bénéficier d'une reconnaissance, un secteur doit être minimalement desservi
par l'aqueduc ou l'égout sanitaire;
5° les secteurs retenus présentent tous un potentiel d'ajout d'au moins une résidence
supplémentaire.
Les critères ont été déterminés afin de reconnaitre uniquement les concentrations présentant les
caractéristiques favorables à une consolidation harmonieuse permettant à la fois de rentabiliser
les investissements municipaux déjà réalisés et d'éviter de générer des impacts supplémentaires
sur les activités agricoles.
_________________________
2018, c. 91, a. 2.
Encadré 5.
Les îlots déstructurés
Le terme « îlot déstructuré » réfère à l'article 59 de la Loi sur la protection du territoire et des
activités agricoles (RLRQ, chapitre P-41.1) ainsi qu'aux orientations gouvernementales en matière
d'aménagement du territoire. Il s'agit d'une entité ponctuelle de faible superficie, bien délimitée
dans l'espace et occupée par des usages non agricoles.
56
CHAPITRE 8
TERRITOIRES
D'INTÉRÊT
I. Mise en contexte
161.
Les territoires présentant un intérêt sur le plan écologique, esthétique, historique ou paysager
sont identifiés aux annexes IV à VI du schéma d'aménagement ainsi que dans le texte de la
présente section. Ils se divisent en trois grandes catégories, soit les lieux et territoires d'intérêt
historique et patrimonial, les éléments écologiques d'intérêt et les paysages d'intérêt.
II. Lieux et territoires d'intérêt historique et patrimonial
162.
Le territoire de Trois-Rivières compte de nombreux éléments présentant un intérêt historique ou
patrimonial. Ceux-ci sont identifiés à la carte de l'annexe IV : Territoires d'intérêt historique et
patrimonial.
§ 1.
SITE PATRIMONIAL DÉCLARÉ
163.
Le site patrimonial déclaré correspond au premier noyau de peuplement de Trois-Rivières. Ce
site est reconnu et protégé par le Ministère de la Culture et des Communications depuis 1964.
Situé au cœur historique de Trois-Rivières, il couvre une superficie d'environ 6,7 hectares et
compte une trentaine de bâtiments. La valeur du site patrimonial déclaré est à la fois historique,
architecturale, urbanistique et archéologique. On y retrouve des traces de présence humaine
remontant à la préhistoire. Le site patrimonial compte 11 sites inscrits à l'inventaire des sites
archéologiques du Québec. Tous travaux d'excavation requièrent donc l'autorisation du
ministère, en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel (RLRQ, chapitre P-9.002). L'architecture du
site comporte de nombreux styles permettant de retracer l'évolution de l'occupation du lieu. Le
tracé des rues évoque les origines du bourg fortifié qui y est établi en 1650. Le site patrimonial
déclaré est donc un témoin important de l'histoire de Trois-Rivières, c'est pourquoi une attention
particulière est portée à cet ensemble historique.
§ 2.
SITES ARCHÉOLOGIQUES
164.
On retrouve 41 lieux archéologiques sur le territoire de Trois-Rivières, identifiés à la carte de
l'annexe V : Sites archéologiques. La majorité des sites archéologiques présents sur le territoire
sont situés dans le centre-ville. En vertu de la Loi sur le patrimoine culturel (RLRQ, chapitre P-
9.002), nul ne peut procéder à des fouilles archéologiques sans avoir obtenu un permis du
gouvernement du Québec. Par conséquent, la connaissance de l'emplacement des sites
archéologiques répertoriés est requise pour s'assurer que la réalisation de travaux nécessitant de
l'excavation s'effectue dans le respect de la Loi sur le patrimoine culturel (RLRQ, chapitre P-
9.002).
Photo : Christopher McMahon
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
57
§ 3.
BÂTIMENTS PATRIMONIAUX
165.
Selon l'inventaire du patrimoine bâti de la ville de Trois-Rivières, réalisé en novembre 2010, le
territoire compte près de 4 000 bâtiments d'intérêt patrimonial dont près de 300 ont été
répertoriés comme possédant une valeur supérieure ou exceptionnelle. Ces bâtiments sont
identifiés et leur liste est présentée à l'annexe IV.
En plus de ces bâtiments, on retrouve 12 biens patrimoniaux classés en vertu de la Loi sur le
patrimoine culturel (RLRQ, chapitre P-9.002). Il s'agit des biens suivants :
1° ancienne prison de Trois-Rivières;
2° calvaire de Trois-Rivières-Ouest;
3° cimetière Saint-James;
4° maison Georges-De Ganne;
5° maison Hertel-De La Fresnière;
6° maison Philippe-Verrette;
7° manoir Boucher-De Niverville;
8° manoir de Tonnancour;
9° mausolée des Évêques-de-Trois-Rivières;
10° moulin seigneurial de Tonnancour;
11° moulin à vent de Trois-Rivières;
12° place d'Armes.
166.
En plus des biens classés, on retrouve deux biens de désignation fédérale, soit :
1° l'ancienne gare de Trois-Rivières;
2° le lieu historique national des Forges-du-Saint-Maurice.
167.
Plusieurs biens ont également fait l'objet d'une citation, soit :
1° maison Dufresne;
2° maison Rocheleau dite Manoir des Jésuites;
3° édifice Ameau;
4° chapelle funéraire Montour-Malhiot;
5° édifice Lampron;
6° mausolée des Évêques-de-Trois-Rivières;
7° site du patrimoine de l'usine de filtration de la Canadian International Paper.
§ 4.
SECTEURS À VALEUR PATRIMONIALE
168.
En plus du site patrimonial déclaré et des sites archéologiques, le territoire trifluvien compte
plusieurs secteurs présentant une forte concentration de bâtiments d'intérêt patrimonial ou
formant des ensembles d'intérêt. Ces secteurs sont identifiés aux sous-sections 5 à 14.
§ 5.
CENTRE-VILLE ET PREMIERS QUARTIERS
169.
Le centre-ville et les premiers quartiers de Trois-Rivières regroupent un grand nombre de
bâtiments d'intérêt patrimonial. Chacun des secteurs est doté de caractéristiques distinctes.
Le centre-ville présente une grande homogénéité architecturale en raison de sa reconstruction
rapide suite au grand incendie de 1908 qui y détruisit de nombreux bâtiments. On y retrouve une
forte concentration de bâtiments typiques du style des années 1910. Les rues des Forges et
Notre-Dame Centre regroupent des bâtiments typiques des artères commerciales du début du
20e siècle. Certaines rues présentent des concentrations de maisons bourgeoises, comme les rues
Bonaventure et des Ursulines.
Encadré 6.
L'incendie de 1908
L'incendie du 22 juin 1908 détruisit près de 200 résidences et commerces situés dans le centre-
ville, en plus de nombreux bâtiments accessoires. Une grande partie des plus anciens bâtiments
de Trois-Rivières, datant du régime français, furent détruits par cet incendie. La reconstruction
très rapide du secteur, sur une durée de trois ans, est la source de l'homogénéité architecturale
que l'on y retrouve aujourd'hui, particulièrement sur les rues des Forges et Notre-Dame Centre.
(Inventaire du patrimoine bâti de la Ville de Trois-Rivières, 2010)
170.
Les premiers quartiers de l'ancienne ville de Trois-Rivières témoignent de l'architecture typique
des quartiers ouvriers de la révolution industrielle. Ces quartiers bordent le centre-ville et ont
principalement une vocation résidentielle. Les bâtiments qui s'y trouvent ont majoritairement
été construits pour accueillir la population ouvrière qui quittait la campagne pour s'installer en
ville à proximité des usines, au début du 20e siècle. C'est pourquoi les bâtiments multifamiliaux
sous forme de plex, généralement contigus, y sont très nombreux, formant une trame urbaine
serrée présentant peu d'espaces non construits. Les bâtiments y sont généralement implantés
sur de petits terrains sans marge de recul avant. En plus d'une trame de rue serrée avec des
emprises de faible largeur, un réseau de ruelles est présent dans plusieurs de ces quartiers, ce
qui est typique de leur période de construction. Le cadre bâti des premiers quartiers de Trois-
Rivières présente la plus forte densité du territoire.
171.
Les premiers quartiers du secteur de Cap-de-la-Madeleine se sont d'abord développés le long de
la rue Notre-Dame (Chemin du Roy). Bien qu'ils soient également des quartiers ouvriers, on y
retrouve une forme urbaine différente de celle des quartiers ouvriers bordant le centre-ville. La
densité y est moins élevée et on y retrouve plus de bâtiments de type « isolé »,dont le rapport
plancher/terrain est inférieur à celui présent dans les premiers quartiers de l'ancienne ville de
Trois-Rivières. Les premiers quartiers de Cap-de-la-Madeleine sont également caractérisés par
une trame de rue orthogonale, avec des emprises larges et des terrains de superficie plus grande,
ce qui fait également en sorte qu'on y retrouve une densité réduite par rapport aux premiers
58
quartiers du secteur de Trois-Rivières. Les premiers quartiers du secteur de Cap-de-la-Madeleine
présentent un bon potentiel de revitalisation et de redéveloppement.
§ 6.
CORRIDOR PATRIMONIAL DU CHEMIN DU ROY
172.
Le Chemin du Roy est la première voie carrossable au Canada. Les premières résidences à
s'implanter à l'extérieur du site patrimonial déclaré de Trois-Rivières ont été construites en
bordure de ce chemin, lequel est un témoin du développement de la trame urbaine issue du
régime seigneurial français. Afin de respecter son rôle historique, le plan et les règlements
d'urbanisme devront identifier les usages autorisés en bordure de celui-ci pour respecter son
caractère patrimonial. Le parcours du Chemin du Roy est ponctué de différentes thématiques. Il
possède un caractère champêtre dans les secteurs de Pointe-du-Lac et de Sainte-Marthe-du-Cap.
Les usages permis à ces endroits devront refléter cette caractéristique. Ainsi, seules les
résidences de faible densité (habitations unifamiliales et bifamiliales isolées) pourront être
autorisées en bordure de la route 138 à l'intérieur du périmètre d'urbanisation de Pointe-du-Lac.
Dans un souci de préserver les percées visuelles sur le lac Saint-Pierre et le fleuve Saint-Laurent,
la densité résidentielle devrait également être limitée entre cette route et le Lac Saint-Pierre. Par
ailleurs, la fonction commerciale devrait se limiter aux services d'hébergement et de restauration
et aux commerces touristiques mettant en valeur son caractère patrimonial. Dans le périmètre
d'urbanisation central, le tracé du Chemin du Roy passe par différentes vocations. Alors qu'il est
marqué par la présence de nombreux bâtiments historiques dans le centre-ville et les premiers
quartiers, il s'agit également d'une artère commerciale d'envergure sur le tronçon du boulevard
Gene-H.-Kruger. La rue Notre-Dame Est, dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine, forme un
ensemble d'intérêt historique et patrimonial. Ce corridor présente une succession de bâtiments
anciens dont plusieurs possèdent une valeur patrimoniale significative. On y retrouve également
de nombreux bâtiments institutionnels, dont plusieurs à caractère religieux. En plus d'y retrouver
une variété de styles architecturaux, la présence de percées visuelles sur le fleuve Saint-Laurent,
le tracé sinueux et la topographie variée contribuent à l'intérêt du parcours dans ce secteur.
Les règlements d'urbanisme devront être adaptés aux caractéristiques des différents segments
du Chemin du Roy afin de préserver son rôle de corridor récréotouristique et patrimonial. À cette
fin, les usages autorisés devront refléter la vocation des différents tronçons du corridor
patrimonial. Des dispositions à cet effet sont prévues au document complémentaire ainsi qu'aux
grandes affectations du territoire.
§ 7.
NOYAU VILLAGEOIS DE POINTE-DU-LAC
173.
Le noyau villageois de Pointe-du-Lac présente un fort intérêt historique. Ce secteur regroupe de
nombreux bâtiments patrimoniaux d'intérêt supérieur et est traversé par le Chemin du Roy, la
première route de la Nouvelle-France. Le noyau villageois se divise en trois aires de paysage
dotées de caractéristiques particulières. Le secteur des grands bâtiments est caractérisé par la
présence de bâtiments institutionnels de grande envergure, tels le cénacle Saint-Pierre et la
maison Béthanie, rappelant l'importance des communautés religieuses dans l'histoire de Pointe-
du-Lac. Ils font partie des bâtiments modernistes de grande envergure de Trois-Rivières. La
grande terre sur laquelle ils se trouvent contribue également à leur rayonnement en offrant un
mode d'implantation mettant la monumentalité des bâtiments en valeur. La deuxième aire de
paysage, le village de Pointe-du-Lac, se divise en plusieurs sous-unités. On y retrouve notamment
le moulin seigneurial de Tonnancour, établi pour la première fois sur la seigneurie du même nom
en 1721 et reconstruit entre 1765 et 1788, ainsi que l'église datant de 1882 et le presbytère. La
troisième aire de paysage, les berges du lac Saint-Pierre, ont comme élément structurant le lac
du même nom. On y retrouve de nombreux bâtiments de villégiature ainsi que plusieurs percées
visuelles sur le lac Saint-Pierre. Son intérêt se situe principalement au niveau du paysage. De
plus, ce tronçon du Chemin du Roy, comme mentionné à la sous-section précédente, se
démarque par son caractère champêtre et de villégiature encore présent, malgré un certain
nombre d'insertions douteuses plus ou moins récentes.
§ 8.
PARC DE L'EXPOSITION
174.
Le parc de l'Exposition était à l'origine destiné à accueillir des expositions agricoles à la fin du 19e
siècle. Établi au sommet d'un coteau, il était alors situé en périphérie du milieu urbanisé, ce qui
en faisait un lieu idéal pour la tenue de ce genre d'événements. Toutefois, il était peu utilisé le
reste de l'année puisque les autres événements avaient lieu en territoire urbanisé. Plusieurs
bâtiments étaient alors présents sur le site afin de faciliter la tenue des expositions agricoles.
Dans les années 1930, le site fut entièrement transformé. Presque tous les bâtiments de bois
furent rasés et remplacés par des constructions en béton. Cette grande opération de
réaménagement s'est réalisée dans le cadre de programmes gouvernementaux de la crise des
années 1930, mis en place pour doter les municipalités d'infrastructures nécessitant l'embauche
d'une large main-d'œuvre alors inoccupée. De nombreux bâtiments, dont la bâtisse industrielle,
le colisée, le pavillon des bovins (vacherie), le stade de baseball, la piscine et la porte Pacifique-
Duplessis datent d'ailleurs de cette époque et sont encore présents sur le site de nos jours.
L'ensemble du site a une valeur importante tant sur le plan historique que patrimonial. Les
bâtiments ont conservé la majorité de leurs caractéristiques d'origine et sont donc représentatifs
de leur époque et du modernisme. De plus, ce grand ensemble demeure un des lieux publics
d'importance de Trois-Rivières.
§ 9.
SANCTUAIRE NOTRE-DAME-DU-CAP
175.
Une des grandes propriétés institutionnelles de Trois-Rivières, située dans le secteur de Cap-de-
la-Madeleine, est le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Ce grand ensemble institutionnel comporte
à la fois une des églises les plus anciennes du Québec, le sanctuaire Notre-Dame-du-Très-Saint-
Rosaire (1717-1720), et une basilique de grande envergure érigée entre 1954 et 1965 dont la
valeur patrimoniale découle à la fois de son architecture et de son histoire. Le site est un
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
59
important lieu de pèlerinage qui accueille chaque année quelques centaines de milliers de
pèlerins et visiteurs.
En plus d'avoir en lui-même une valeur patrimoniale, le Sanctuaire est localisé dans le berceau du
développement madelinois. C'est dans ce secteur que le développement de la seigneurie de Cap-
de-la-Madeleine a débuté au 17e siècle. Dans ce contexte, l'intérêt du secteur repose non
seulement sur le Sanctuaire, mais aussi sur d'autres bâtiments et espaces témoins de l'histoire de
Cap-de-la-Madeleine, tels que la maison Rocheleau et le parc du Moulin.
§ 10.
MONASTÈRE DES URSULINES
176.
Le monastère des Ursulines tire sa valeur patrimoniale à la fois de son histoire et de son
architecture. Construit au 18e siècle, il abrite une communauté religieuse implantée à Trois-
Rivières dès 1697. Cette communauté religieuse ayant grandement contribué au développement
de Trois-Rivières, notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation, il a une grande
importance historique. De plus, certaines parties du bâtiment datent du Régime français, ce qui
en fait un des rares édifices de cette période à avoir survécu au grand incendie de 1908. Suite à la
diminution de la pratique religieuse au Québec, de nombreuses communautés ont vu diminuer
leurs effectifs de façon assez drastique et se retrouvent propriétaires de grands bâtiments peu
occupés. Il serait important d'assurer la préservation de cet ensemble de grand intérêt historique
et patrimonial advenant un éventuel changement de vocation.
§ 11.
SITE PATRIMONIAL DES RÉCOLLETS DE TROIS-RIVIÈRES (ÉGLISE SAINT-JAMES)
177.
Située dans le site patrimonial déclaré, à l'intersection des rues Saint-François-Xavier et des
Ursulines, l'église Saint-James a été construite en 1754. D'abord connu sous le nom de
monastère des Récollets, le bâtiment est converti en église anglicane en 1823. Bien qu'ayant subi
certaines altérations au fil du temps, le bâtiment conserve un intérêt important sur le plan
architectural et patrimonial. Le bâtiment a été restauré et est actuellement en changement de
vocation. Le futur centre d'art des Récollets-St-James sera un lieu de diffusion multifonctionnel
comportant notamment une salle de spectacle, des salles d'exposition, des bureaux et des
résidences d'artistes.
§ 12.
FORGES-DU-SAINT-MAURICE
178.
Les Forges-du-Saint-Maurice sont un autre site important de l'histoire trifluvienne. Fondés en
1733, leurs ateliers seront en fonction pendant près de 150 ans et représenteront longtemps une
industrie importante pour la région. Il s'agit par ailleurs de la première industrie à être implantée
au Canada. Aujourd'hui, le site constitue un lieu historique national permettant aux visiteurs de
voir les vestiges de la première entreprise sidérurgique du Canada.
§ 13.
L'HÔTEL DE VILLE ET SES ESPACES PUBLICS
179.
L'ensemble formé par l'Hôtel de Ville, la Maison de la culture et les espaces publics qui les
entourent présente un intérêt certain, notamment en raison de son architecture représentative
du modernisme. L'intégration du bâtiment et des espaces publics est exceptionnelle, créant un
parcours où l'intérieur et l'extérieur semblent se confondre aux yeux du visiteur. Bien qu'assez
récents, les bâtiments présentent également une valeur historique, étant représentatifs d'une
période ayant marqué l'architecture institutionnelle au Québec. Ils furent construits dans le
cadre d'un important projet de réaménagement urbain ayant marqué l'histoire du centre-ville
trifluvien. On considère l'ensemble comme une icône du modernisme dans la région. Par ailleurs,
le parc Champlain offre des percées visuelles intéressantes sur la cathédrale de l'Assomption et
l'évêché de Trois-Rivières, des bâtiments d'une haute valeur historique et patrimoniale.
§ 14.
CATHÉDRALE DE L'ASSOMPTION ET ÉVÊCHÉ DE TROIS-RIVIÈRES
180.
La construction de la cathédrale de l'Assomption débuta en 1854, mais fut achevée plusieurs
années plus tard, vers 1905. Sa valeur est due notamment à son âge et son architecture. Son
architecture est représentative du style néo-gothique et sa conception est l'œuvre d'architectes
renommés. Sa localisation, au cœur de Trois-Rivières et à proximité d'autres grandes institutions,
contribue également à son intérêt.
L'évêché de Trois-Rivières présente une architecture de style second empire. Sa monumentalité
est typique des résidences épiscopales construites à cette époque et le bâtiment a conservé son
authenticité de façon remarquable. De plus, sa valeur est également historique puisqu'elle
témoigne de la création du diocèse de Trois-Rivières, fondé le 8 juin 1852 par le pape Pie IX.
§ 15.
INFRASTRUCTURES ET MONUMENTS
181.
Certaines infrastructures présentent un intérêt patrimonial ou esthétique. De plus, quelques
monuments significatifs ont également été identifiés. Les sous-sections 16 à 20 portent sur ces
infrastructures et ces monuments.
§ 16.
PONT LAVIOLETTE
182.
Achevé en 1967, le pont Laviolette est un élément fort du paysage trifluvien. De plus, le style de
la structure utilisée présente une valeur importante, notamment en raison de sa rareté et de son
aspect esthétique. La structure du pont est un arc métallique à tablier intermédiaire et à poutre
Warren à tablier inférieur. Ce type de structure est peu répandu et on retrouve peu de ponts
similaires à celui-ci. À titre d'exemple, le pont le plus semblable recensé par le ministère des
Transports, de la Mobilité durable et de l'électrification des Transports est le pont des Amériques
au Panama. Le pont Laviolette joue un rôle important sur le plan identitaire puisqu'il est, en
quelque sorte, le grand « landmark » de Trois-Rivières.
60
§ 17.
CÔTE PLOUFFE
183.
Le relief particulier du territoire trifluvien a modelé le développement de la Ville.
Historiquement, le haut du coteau était peu urbanisé et son principal attrait a été pendant
longtemps le terrain de l'Exposition. C'est ce qui confère à la Côte Plouffe un intérêt historique,
puisque cette infrastructure constituait l'un des principaux points d'accès au parc de l'Exposition.
L'imposant mur de soutènement de la Côte Plouffe a été mis en valeur par la réalisation d'une
importante fresque. Ce projet d'art urbain d'envergure est constitué de 12 tableaux historiques
totalisant une superficie de 760 mètres carrés et met en valeur l'histoire et l'identité trifluvienne.
Cette œuvre d'art confère à l'infrastructure, autrefois purement utilitaire, un intérêt historique
et artistique en plus d'en constituer un paysage urbain unique à Trois-Rivières.
§ 18.
LE FLAMBEAU
184.
Le monument Le Flambeau a été érigé à l'occasion du 300e anniversaire de la ville en 1934. Érigé
par la jeunesse trifluvienne, il est dédié aux « héros de la petite patrie » et sa conception a fait
l'objet d'un concours à l'École des beaux-arts de Montréal. La place Pierre-Boucher sur laquelle
est érigé Le Flambeau a fait l'objet d'un important projet de réaménagement urbain de 2011 à
2013. Le monument est désormais mis en valeur par une fontaine et une place publique alors
qu'il était auparavant entouré d'espaces de stationnement.
§ 19.
PORTE PACIFIQUE-DUPLESSIS
185.
Édifiée en 1938 dans le cadre du projet de réaménagement du parc de l'Exposition, la porte
Pacifique-Duplessis est un des monuments significatifs de Trois-Rivières. Elle est dédiée à la
mémoire du frère Pacifique Duplessis, considéré comme le premier maître d'école de la
Nouvelle-France. La porte présente également des bas-reliefs, commémorant l'histoire de Trois-
Rivières et de la Mauricie, qui illustrent les thèmes suivants : l'arrivée de Laviolette, fondateur de
la ville, la présence amérindienne, l'industrie des pâtes et papiers, la sidérurgie et l'énergie
hydroélectrique.
§ 20.
LE CALVAIRE DE TROIS-RIVIÈRES-OUEST
186.
Érigé en 1820, le calvaire de Trois-Rivières-Ouest se compose d'un Christ en croix protégé par un
édicule ouvert en bois et entouré d'une clôture ajourée. Il est classé monument historique depuis
1983 et est l'un des plus anciens calvaires encore présents de nos jours au Québec. Le calvaire a
été entièrement restauré en 2009.
§ 21.
ORIENTATION 6: PROTÉGER ET METTRE EN VALEUR LE PATRIMOINE
ARCHITECTURAL ET URBAIN
187.
Deuxième ville fondée au Canada (1634), Trois-Rivières présente une richesse importante en
matière d'histoire et de patrimoine. La Ville souhaite contribuer à la protection et la mise en
valeur du patrimoine trifluvien par ses outils de planification et sa règlementation.
L'orientation 6 est appuyée par quatre objectifs.
188.
Objectif 6.1
Protéger les bâtiments ayant une valeur patrimoniale supérieure ou
exceptionnelle.
On retrouve sur le territoire trifluvien environ 300 bâtiments ayant une valeur patrimoniale
supérieure ou exceptionnelle. La Ville souhaite en favoriser la protection et la mise en valeur. Les
règlements d'urbanisme devront refléter cette volonté. Les règlements sur les plans
d'implantation et d'intégration architecturale et les programmes de redéveloppement des
premiers quartiers sont des exemples de mesures possibles pouvant contribuer à la protection
du patrimoine bâti de Trois-Rivières.
189.
Objectif 6.2
Favoriser la conservation de la trame urbaine d'intérêt au sein des premiers
quartiers.
Le réseau viaire, l'implantation des bâtiments et les autres éléments de la trame urbaine font
partie du patrimoine d'un lieu donné. Les premiers quartiers trifluviens comprennent plusieurs
trames d'intérêt patrimonial. Le tissu urbain serré, la contiguïté des bâtiments, le faible recul sur
rue et l'étroitesse des rues sont des exemples des caractéristiques types des premiers quartiers
trifluviens à préserver. Le plan d'urbanisme devra les identifier et prévoir des mesures pour en
favoriser la conservation.
190.
Objectif 6.3
Préserver l'intégrité architecturale distinctive du centre-ville.
Le centre-ville de Trois-Rivières présente une architecture distinctive et de grand intérêt. La
reconstruction rapide à la suite de l'incendie de 1908 fait en sorte qu'on y retrouve une grande
homogénéité architecturale. Les règlements d'urbanisme devront prévoir des mesures visant à
préserver l'intégrité du patrimoine architectural du centre-ville afin d'en maintenir le caractère
distinctif et d'en conserver la valeur historique. À cette fin, le plan d'urbanisme devra identifier
quelles sont les caractéristiques d'intérêt à préserver au centre-ville, dans le respect du présent
objectif.
191.
Objectif 6.4
Assurer la conservation du site patrimonial déclaré.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
61
Le site patrimonial déclaré de Trois-Rivières, anciennement connu sous le nom d'arrondissement
historique, correspond au premier noyau de peuplement de Trois-Rivières. Sa valeur historique
et patrimoniale en fait un lieu unique qu'il est essentiel de préserver. La Ville continuera de
collaborer avec le ministère de la Culture et des Communications pour en assurer la
conservation, et ce, en lien avec le plan de conservation récemment adopté par le ministère.
III. Éléments écologiques d'intérêt
§ 1.
MILIEUX HUMIDES
192.
La ville de Trois-Rivières compte de nombreux milieux humides d'envergure variable. Des
mesures particulières sont prévues au document complémentaire pour les milieux humides
d'intérêt, qui correspondent aux tourbières d'intérêt pour la conservation identifiées par le
gouvernement du Québec. Les milieux humides d'intérêt sont spécifiquement identifiés à la
carte 10.
§ 2.
RÉSEAU HYDROGRAPHIQUE
193.
La carte 11 présente les principaux cours d'eau du territoire. De nombreux autres cours d'eau de
plus petite envergure sont présents à Trois-Rivières, mais n'ont pas fait l'objet d'une cartographie
exhaustive. Le territoire de Trois-Rivières est divisé en trois zones de gestion intégrée de l'eau par
bassin versant. D'ouest en est, il s'agit de la zone Loup-Yamachiche (incluant notamment les
bassins versants des cours d'eau Saint-Charles, aux Sables, Sainte-Marguerite, Lacerte, Bettez et
Millette), de la zone Saint-Maurice et de la zone Batiscan (incluant notamment les cours d'eau
Faverel, Cormier et Champlain). L'étendue de ces zones de gestion intégrée de l'eau par bassin
versant dépasse les limites de la ville de Trois-Rivières et relève d'un organisme de bassin
versant. En plus des trois organismes de bassin versant, le territoire de Trois-Rivières fait partie
également de deux zones d'intervention prioritaires (comités ZIP) et de deux tables de
concertation régionale pour une gestion intégrée du Saint-Laurent. Ceci fait en sorte que
plusieurs plans, notamment des plans directeurs de l'eau, concernent le territoire trifluvien. La
Ville a pris connaissance des plans directeurs de l'eau dans le cadre de la révision de son schéma
d'aménagement. Bien que de nombreuses actions ou orientations touchent directement les
activités municipales, peu sont de l'échelle ou de la compétence du schéma d'aménagement. La
Ville considère toutefois avoir intégré les actions qui relevaient du schéma d'aménagement par
l'intégration de normes concernant les rives, les zones inondables, les milieux humides et les
eaux souterraines au document complémentaire.
194.
Les rives et le littoral des lacs et des cours d'eau représentent des milieux écologiquement
sensibles. Par ailleurs, ceux-ci jouent un rôle important dans le maintien de la qualité des eaux de
surface. Les rives présentent une biodiversité riche et assurent la transition entre les milieux
aquatiques et terrestres. La Ville entend donc porter une attention particulière à la protection
des rives et du littoral des lacs et cours d'eau de son territoire.
Figure 14.
Tourbière Red Mill
Photo : Ville de Trois-Rivières
§ 3.
EAUX SOUTERRAINES
195.
Le programme d'acquisition de connaissances en eau souterraine (PACES) a permis d'approfondir
la connaissance des eaux souterraines situées à Trois-Rivières. Ces nouvelles données s'ajoutent
aux études existantes et renforcent le constat de vulnérabilité des aquifères présents sur le
territoire. Dans ce contexte, la protection de l'approvisionnement en eau potable de qualité
demeure un enjeu important à Trois-Rivières. Le document complémentaire du schéma
d'aménagement prévoit donc des normes particulières en lien avec la protection des eaux
souterraines.
62
Carte 10. Milieux humides d'intérêt
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
63
Carte 11. Réseau hydrographique
64
§ 4.
ESPÈCES À STATUT PARTICULIER
196.
Trois-Rivières compte de nombreuses espèces fauniques et floristiques à statut particulier sur
son territoire. Les tableaux 18 et 19 présentent la liste de ces espèces.
Tableau 18.
Espèces fauniques à statut présentes ou potentiellement présentes sur
le territoire de Trois-Rivières.
Nom français
Nom latin
Classe
Statut provincial
Statut fédéral
Faucon pèlerin anatum
Falco peregrinus
anatum
Oiseaux
Vulnérable
Préoccupante
Pygargue à tête
blanche
Haliaeetus
leucocephalus
Oiseaux
Vulnérable
Engoulevent bois-
pourri
Antrostomus vociferus
Oiseaux
Susceptible
Menacée
Engoulevent
d'Amérique
Chordeiles minor
Oiseaux
Susceptible
Menacée
Martinet ramoneur
Chaetura pelagica
Oiseaux
Susceptible
Menacée
Paruline du Canada
Cardellina canadensis
Oiseaux
Susceptible
Menacée
Goglu des prés
Dolichonyx oryzivorus
Oiseaux
Menacée
Grive des bois
Hylocichla mustelina
Oiseaux
Menacée
Hirondelle de rivage
Riparia riparia
Oiseaux
Menacée
Hirondelle rustique
Hirundo rustica
Oiseaux
Menacée
Pioui de l'Est
Contopus virens
Oiseaux
Préoccupante
Chauve-souris rousse
Lasiurus borealis
Mammifères
Susceptible
Chauve-souris cendrée
Lasiurus cinereus
Mammifères
Susceptible
Chauve-souris
argentée
Lasionycteris
noctivagans
Mammifères
Susceptible
Pipistrelle de l'Est
Perimyotis subflavus
Mammifères
Susceptible
En voie de disparition
Genre Myostis
Myostis sp.
Mammifères
Potentiellement
susceptible
Potentiellement en
voie de disparition
Tortue des bois
Glyptemys insculpta
Reptiles
Vulnérable
Menacée
Couleuvre verte
Liochlorophis vernalis
Reptiles
Susceptible
Tortue serpentine
Chelydra serpentina
Reptiles
Préoccupante
Salamandre sombre du
Nord
Desmognatus fuscus
Amphibiens
Susceptible
Salamandre à quatre
orteils
Hemidactylium
scutatum
Amphibiens
Susceptible
Dard de sable
Ammocrypta pellucida
Poissons
Menacée
Menacée
Lamproie du nord
Ichthyonyzon fossor
Poissons
Menacée
Préoccupante
Alose savoureuse
Alosa sapidissima
Poissons
Vulnérable
Chevalier de rivière
Moxostoma carinatum
Poissons
Vulnérable
Préoccupante
Chevalier cuivré
Moxostoma hubsii
Poissons
Menacée
En voie de disparition
Fouille-roche gris
Percina copelandi
Poissons
Vulnérable
Menacée
Méné d'herbe
Notropis bifrenatus
Poissons
Vulnérable
Préoccupante
Anguille d'Amérique
Anguilla rostrata
Poissons
Susceptible
Menacée
Chat-fou des rapides
Notorus flavus
Poissons
Susceptible
Éperlan arc-en-ciel
Osmerus mordax
Poissons
Susceptible
Esturgeon jaune
Acipenser fulvescens
Poissons
Susceptible
Menacée
Méné laiton
Hybognathus
hankinsoni
Poissons
Susceptible
Tableau 19.
Espèces floristiques à statut
Nom commun
Nom latin
Statut
Listère australe
Listera australis
Menacée
Podophylle pelté
Podophyllum peltatum
Ail des bois
Allium tricoccum
Vulnérable
Aster à feuilles de linaire
Ionactis linariifolia
Goodyérie pubescente
Goodyera pubescens
Aréthuse bulbeuse
Arethusa bulbosa
Carex folliculé
Carex folliculata
Caryer ovale
Carya ovata var. ovata
Jonc de Greene
Juncus greenei
Lysimaque hybride
Lysimachia hybrida
Susceptible d'être désignée
menacée ou vulnérable
Noyer cendré
Juglans cinerea
Persicaire de Carey
Persicaria careyi
Platanthère petite-herbe
Platanthera flava var. herbiola
Renoncule à éventails
Ranunculus flabellaris
Ronce à flagelles
Rubus flagellaris
Rubanier branchu
Sparganium androcladum
Souchet grêle
Cyperus lupulinus ssp. macilentus
Sporobole à fleurs cachées
Sporobolus cryptandrus
Strophostyle ochracé
Strophostyles helvola
Woodwardie de Virginie
Woodwardia virginica
Carex normal
Carex normalis
Millepertuis de Virginie
Triadenum virginicum
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
65
197.
L'aster à feuilles de linaire est une espèce végétale reconnue comme vulnérable par le ministère
du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements
climatiques (MDDELCC). Au Québec, cette espèce est présente principalement dans les environs
de Trois-Rivières. Il s'agit également de la fleur emblème de l'ancienne Ville de Trois-Rivières. La
Ville de Trois-Rivières souhaite donc contribuer à la conservation de l'aster à feuilles de linaire
sur son territoire. Bien que le schéma d'aménagement identifie l'ensemble des espèces à statut
sur son territoire comme étant d'intérêt, une attention particulière pourrait être portée à l'aster
à feuilles de linaire puisque celle-ci se retrouve presque exclusivement à Trois-Rivières. La Ville a
donc le potentiel de devenir un acteur clé de sa protection.
Figure 15.
Aster à feuilles de linaire
Photo : Daniel Jalbert
§ 5.
HABITATS FAUNIQUES
198.
Le territoire comporte quelques habitats fauniques reconnus par le ministère des Forêts, de la
Faune et des Parcs. Il s'agit d'aires de concentration d'oiseaux aquatiques et d'habitats du rat
musqué.
On retrouve également sur le territoire le refuge faunique de Pointe-du-Lac, lequel représente un
habitat important pour les oiseaux aquatiques et a été établi par arrêté ministériel le 10 mai
2005. Ce refuge est assujetti à une règlementation particulière, notamment en ce qui concerne la
circulation et la chasse. Cette règlementation a été édictée dans la gazette officielle du Québec le
10 janvier 2006 (décret 6-2006).
Les habitats fauniques reconnus sont identifiés à la carte 12.
§ 6.
MILIEUX NATURELS D'INTÉRÊT
199.
La Ville comporte de nombreux milieux naturels présentant un intérêt sur le plan écologique.
Certains sont de grande envergure ou présentent un intérêt en raison de leurs caractéristiques
particulières (présence d'espèces vulnérables, refuge de biodiversité, grands espaces récréatifs,
etc.) alors que d'autres tiennent leur intérêt du réseau qu'ils forment avec d'autres milieux. Ces
milieux ont contribué à délimiter les territoires d'intérêt écologique. Ils sont identifiés à la carte
13.
66
Carte 12. Habitats fauniques
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
67
Carte 13. Milieux naturels d'intérêt
68
Carte 14. Territoires d'intérêt écologique
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
69
§ 7.
TERRITOIRES D'INTÉRÊT ÉCOLOGIQUE
200.
Dans le but d'intégrer aux pratiques d'aménagement de la Ville la prise en compte des milieux
naturels d'intérêt écologique de grande valeur, des territoires d'intérêt écologique ont été
identifiés. Ces territoires correspondent à une concentration de milieux naturels et d'éléments
sensibles d'intérêt écologique, social ou paysager. Ils regroupent différents milieux, notamment
des espaces boisés, des milieux humides, des habitats fauniques et des cours d'eau. On peut
également y retrouver certaines activités anthropiques ou certains milieux perturbés présentant
des caractéristiques compatibles avec la conservation des éléments sensibles, lorsque ceux-ci
contribuent à la connectivité ou présentent un potentiel de restauration.
201.
Les territoires d'intérêt écologique ont été identifiés suite à une analyse de l'ensemble des
éléments d'intérêt présentés dans les sous-sections précédentes. Les grands parcs et espaces de
loisirs ont également été intégrés à l'analyse. Plusieurs critères ont mené à l'identification des
territoires d'intérêt écologique, notamment la connectivité, la préservation des milieux sensibles
et la représentativité des différents éléments du milieu.
202.
Les territoires d'intérêt écologique sont identifiés à la carte 14.
Encadré 7.
La Politique de développement durable de la Ville de Trois-Rivières
Adoptée le 5 mai 2009 par le conseil municipal, la Politique de développement durable de la Ville
de Trois-Rivières détermine quatre grands principes directeurs, soit :
- Assurer une qualité de vie aux citoyens.
- Protéger le patrimoine naturel, l'environnement et la biodiversité.
- Appuyer le développement économique et urbain.
- Encourager l'implication sociale en matière d'environnement.
§ 8.
ORIENTATION 7 : PROTÉGER LA BIODIVERSITÉ ET METTRE EN VALEUR LES
ÉCOSYSTÈMES
203.
La Ville de Trois-Rivières souhaite intégrer la protection de la biodiversité et des écosystèmes à
ses outils de planification et à sa règlementation d'urbanisme. À cette fin, le plan et les
règlements d'urbanisme découlant du présent schéma d'aménagement devront minimalement
intégrer les dispositions prévues au document complémentaire et identifier les moyens
nécessaires pour atteindre les objectifs spécifiques de la présente section.
L'orientation 7 est appuyée par quatre objectifs.
204.
Objectif 7.1
Reconnaître la biodiversité en milieu urbain et en favoriser la protection.
La biodiversité est présente non seulement en milieu naturel, mais aussi en milieu urbain. De
nombreuses espèces ont comme habitat le territoire urbanisé. À titre d'exemple, les terrains de
golf, les parcs et les espaces verts de la ville sont utilisés par une grande variété d'espèces.
L'aménagement urbain a un rôle à jouer dans la protection de la biodiversité et les interventions
municipales doivent en tenir compte. À cette fin, lorsque la Ville possède une connaissance
suffisante sur l'importance d'un lieu pour la biodiversité en milieu urbain, elle pourrait en assurer
la protection dans ses règlements d'urbanisme. Le plan d'urbanisme pourra approfondir cette
question en identifiant les points chauds de la biodiversité en milieu urbain et en déterminant
des mesures pour les protéger.
205.
Objectif 7.2
Protéger les milieux naturels d'intérêt.
Les écosystèmes rendent de nombreux services à la population. Dans ce contexte, leur protection
revêt une importance particulière. En ce sens, la Ville entend se doter d'outils règlementaires
appropriés pour protéger les écosystèmes, et ce, dans le respect de sa Politique de
développement durable. Le plan d'urbanisme et les règlements d'urbanisme devront
minimalement intégrer les normes fixées au document complémentaire du présent schéma
d'aménagement pour être considérés comme conformes au présent objectif. De plus, ils
pourront déterminer d'autres moyens appropriés pour atteindre le présent objectif.
206.
Objectif 7.3
Intégrer les considérations de protection des milieux naturels et de la
biodiversité à la planification du développement urbain.
En plus de protéger les milieux naturels d'intérêt par des aspects règlementaires, la Ville entend
prendre en compte les grands enjeux de protection et de mise en valeur des milieux naturels
dans sa façon de réaliser le développement urbain. Ainsi, le développement urbain et la
protection des milieux sensibles ne sont pas nécessairement incompatibles et doivent être
conciliés. C'est d'ailleurs dans cette optique que la Ville de Trois-Rivières a mis en place une
stratégie d'intégration des milieux naturels au développement urbain. La Ville compte poursuivre
les actions en ce sens, notamment à l'aide des plans directeurs sectoriels qui lui permettent de
négocier avec les promoteurs la mise en conservation de nombreux milieux naturels lors de la
réalisation de développement résidentiel.
207.
Objectif 7.4
Favoriser la restauration des écosystèmes perturbés.
70
On retrouve sur le territoire un certain nombre de milieux naturels perturbés. La Ville souhaite en
favoriser le rétablissement dans une optique de mixité des activités humaines et de la
biodiversité. Ainsi, elle entend favoriser en priorité la réhabilitation des milieux ayant un
potentiel de connectivité faunique et de reddition de services écologiques à la population. Pour
la réalisation de cet objectif, le plan d'urbanisme doit identifier les milieux naturels perturbés
dont la restauration est prioritaire. L'adoption de règlements facilitant la restauration de ces
milieux est facultative.
IV. Paysages d'intérêt
208.
La ville de Trois-Rivières offre une grande variété de paysages d'intérêt tant urbains que naturels
et ruraux. En effet, la diversité géographique et géomorphologique du territoire trifluvien avec
ses cours d'eau structurants, ses coteaux, ses vastes plaines agricoles et ses boisés permet de
structurer une multitude d'unités paysagères qui définissent en quelque sorte l'identité
trifluvienne.
§ 1.
PAYSAGE URBAIN
209.
Le paysage urbain est le résultat de la composition d'éléments issus d'activités humaines. Il peut
s'agir d'un tracé de rue et ses abords, d'un alignement de bâtiments, d'un espace public intégré,
d'un alignement d'arbres cadrant un monument ancien, etc. Les qualités paysagères urbaines
trifluviennes se définissent notamment par l'assemblage visuel d'éléments d'intérêt, par
exemple, le dôme du monastère des Ursulines vu de la rue des Ursulines avec son tracé
curvilinéaire bordée par des bâtiments du Régime français, ou le pont Laviolette vu de la Terrasse
Turcotte avec le fleuve Saint-Laurent, les bateaux et les silos à grains du port de Trois-Rivières.
Les paysages urbains trifluviens se distinguent notamment par la richesse de l'histoire et de
l'architecture, mais également par la relation qu'ils entretiennent avec les grands cours d'eau
locaux, soit la rivière Saint-Maurice, le fleuve Saint-Laurent et le lac Saint-Pierre.
Figure 16.
Rue des Ursulines
Photo : Françoise Veillet
Figure 17.
Port de Trois-Rivières
Photo : Christopher Mc Mahon
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
71
§ 2.
PAYSAGE NATUREL
210.
Le paysage naturel est généralement composé d'un ensemble d'éléments naturels tels qu'un
talus, un cours d'eau, des arbres, des végétaux et diverses espèces fauniques n'ayant que très
peu ou pas été perturbés par l'activité humaine. Ces sites sont souvent très peu accessibles
physiquement, mais contribuent à rehausser la qualité de vie d'un milieu. Le marais Saint-
Eugène, la réserve écologique Marcel-Léger et le lac Saint-Pierre sont des exemples de paysages
naturels distinctifs à Trois-Rivières. Les paysages naturels trifluviens sont caractérisés par leur
proximité et leur accessibilité à l'espace urbain, ce qui en fait des sites fortement appropriés par
la population locale.
Figure 18.
Marais Saint-Eugène
Photo : Ville de Trois-Rivières
Figure 19.
Réserve écologique Marcel-Léger
Photo : Ville de Trois-Rivières
Figure 20.
Lac Saint-Pierre
Photo : Ville de Trois-Rivières
72
§ 3.
PAYSAGE RURAL
211.
Trois-Rivières dispose d'un territoire rural et agricole occupant plus de 50 % de sa superficie. La
production agricole végétale et animale étant fort présente dans la région depuis ses origines, ce
territoire offre de nombreuses unités paysagères parsemées parfois d'un couvert forestier,
parfois de vastes terres productives ou non, mais également d'un patrimoine architectural
distinctif. Le paysage rural de Trois-Rivières demeure méconnu. Le caractère champêtre, boisé et
dynamique sur le plan agricole mériterait d'être mis en valeur pour en susciter l'appropriation
par la population locale et régionale.
Figure 21.
Boulevard des Forges
Photo : Ville de Trois-Rivières
Figure 22.
Rang de l'Acadie
Photo : Ville de Trois-Rivières
§ 4.
ORIENTATION 8 : IDENTIFIER, RECONNAITRE ET VALORISER LES PAYSAGES
TRIFLUVIENS
212.
La carte de l'annexe VI identifie 65 paysages d'intérêt. Le schéma d'aménagement prévoit dans
un premier temps parfaire la connaissance à ce sujet, pour ensuite étudier les possibilités de
mise en valeur de ces paysages. Pour l'application de cette orientation et des objectifs qui en
découlent, le plan d'urbanisme doit identifier les unités paysagères d'intérêt et pourra
déterminer les moyens appropriés pour les protéger et les valoriser. L'intérêt paysager étant
constitué à la fois des paysages eux-mêmes et des perspectives les mettant en valeur, la
protection des paysages passe souvent par une diversité de dispositions règlementaires dont
l'addition permet de protéger les paysages et de les mettre en valeur. Par conséquent, le schéma
d'aménagement détermine une orientation et des objectifs plutôt généraux à l'égard des
paysages, afin de laisser à la Ville une grande latitude dans le choix des outils pour les mettre en
œuvre.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
73
L'orientation 8 est appuyée par trois objectifs.
213.
Objectif 8.1
Intégrer les perspectives paysagères d'intérêt à la planification du
développement et redéveloppement urbain.
Le territoire compte plusieurs paysages d'intérêt. La Ville entend les prendre en compte et les
mettre en valeur lors de la réalisation de projets de développement ou de redéveloppement. La
mise en valeur de points de vue sur ces paysages devrait faire partie des préoccupations lors de
la conception du réseau de rues et de la rédaction des règlements d'urbanisme. De plus,
l'urbanisation crée également des paysages urbains. La Ville pourrait également intégrer la
préoccupation de créer des paysages d'intérêt lors du développement urbain afin d'augmenter la
richesse paysagère trifluvienne.
214.
Objectif 8.2
Protéger les paysages naturels d'intérêt.
La protection des paysages naturels se réalise à l'aide des normes règlementaires applicables à la
protection des milieux naturels et par la protection des perspectives sur ces milieux. Les normes
régissant l'abattage d'arbres, la protection des milieux humides d'intérêt et les territoires
d'intérêt écologique sont des exemples de normes qui contribuent à protéger les paysages
naturels. Les règlements d'urbanisme peuvent également identifier les points de vue permettant
de mettre en valeur ces paysages et prévoir des mesures visant à les préserver.
215.
Objectif 8.3
Reconnaitre l'intérêt des paysages ruraux et les valoriser.
Le territoire rural et le territoire agricole comprennent un grand nombre de paysages d'intérêt.
Les paysages représentatifs du mode de vie agricole d'hier et d'aujourd'hui présentent non
seulement un intérêt sur le plan esthétique, mais aussi sur le plan historique et identitaire. La
mise en valeur de ces paysages passe d'abord par leur reconnaissance et leur caractérisation. Ces
deux volets devront être abordés lors de l'élaboration du plan d'urbanisme. La Ville pourra
également adopter des normes particulières visant à assurer la protection des éléments
significatifs de ces paysages lors de la rédaction de ses règlements d'urbanisme.
74
CHAPITRE 9
CONTRAINTES
PARTICULIÈRES
À L'OCCUPATION
DU SOL
I. Mise en contexte
216.
Le schéma d'aménagement et de développement révisé identifie les contraintes présentes sur le
territoire trifluvien. Les zones de contraintes sont des territoires où la présence d'activités
humaines ou de différentes caractéristiques naturelles peut générer des risques pour la santé, la
sécurité ou le bien-être publics. Ces contraintes sont divisées en deux grandes catégories, les
contraintes naturelles et les contraintes anthropiques. La carte de l'annexe VII : Contraintes
anthropiques et naturelles identifie les contraintes présentes sur le territoire. Certaines de ces
contraintes sont présentées à titre informatif alors que d'autres font l'objet de normes
spécifiques au document complémentaire.
Une contrainte est identifiée comme naturelle lorsqu'elle découle de phénomènes liés à
l'environnement naturel. À Trois-Rivières, il s'agit des zones inondables et des zones exposées
aux glissements de terrain. À l'inverse, une contrainte est dite anthropique lorsqu'elle est le
résultat direct d'activités humaines.
II. Orientation
217.
À l'égard des contraintes, le schéma d'aménagement et de développement révisé détermine une
grande orientation.
§ 1.
ORIENTATION 9 : ASSURER LA SÉCURITÉ DES PERSONNES ET DES BIENS FACE
AUX CONTRAINTES NATURELLES ET ANTHROPIQUES
218.
Les zones de contraintes présentent des risques, tant pour la santé et la sécurité des personnes
que pour la sécurité des biens. Elles peuvent également être la source d'impacts
environnementaux. La Ville entend gérer les risques associés aux contraintes naturelles et
anthropiques en adoptant des normes visant à atténuer leurs impacts. La conformité du plan
d'urbanisme et des règlements sera assurée par l'intégration de la cartographie des contraintes
et des normes prévues au document complémentaire. Toutefois, les règlements d'urbanisme
pourront prévoir des mesures plus sévères ou règlementer les contraintes identifiées à titre
informatif si la Ville juge que cela est nécessaire pour se conformer à l'orientation 9.
III. Contraintes naturelles
219.
Les contraintes naturelles présentes sur le territoire de Trois-Rivières sont de deux types, soit :
1° les zones à risque d'inondation;
Photo : Ville de Trois-Rivières
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
75
2° les zones exposées aux glissements de terrain.
§ 1.
ZONES À RISQUE D'INONDATION
220.
On retrouve en bordure du fleuve Saint-Laurent une plaine inondable couvrant une bonne partie
du territoire trifluvien. Au Québec, les inondations sont le type de catastrophes naturelles le plus
fréquent et touchent plus de 80 % des municipalités riveraines 12. Selon le plan d'adaptation aux
changements climatiques de la Ville de Trois-Rivières, deux phénomènes contradictoires, soit la
baisse anticipée du débit du fleuve Saint-Laurent et la hausse prévue des précipitations pouvant
augmenter le débit de ses tributaires, notamment de la rivière Saint-Maurice, peuvent avoir une
influence sur la fréquence des inondations. Ainsi, on estime que les risques d'inondation sur les
rives du fleuve Saint-Laurent devraient demeurer stables malgré les changements climatiques.
221.
Une cartographie et des cotes de crues sont fixées à la section XI du document complémentaire
(chapitre 12). La règlementation d'urbanisme devra intégrer ces éléments aux fins d'application
du cadre normatif applicable en milieu hydrique défini par le cadre règlementaire
gouvernemental en vigueur.
________________________
2026, c. 22, a.1.
§ 2.
ZONES EXPOSÉES AUX GLISSEMENTS DE TERRAIN
222.
Les glissements de terrain sont des événements avec lesquels la Ville devra continuer à composer
dans les années à venir. Résultant généralement de la combinaison de facteurs naturels et
anthropiques, ce phénomène doit être considéré sérieusement, surtout dans un contexte de
changements climatiques. Les caractéristiques géomorphologiques et géologiques d'un site,
telles que la présence de fortes pentes et de dépôts meubles de type argileux ou sablonneux,
comme c'est le cas dans certains secteurs de Trois-Rivières (voir annexe VII), font du sol en place
un lieu susceptible de subir un glissement de terrain. Toutefois, le MTMDET a démontré que plus
de 40 % des glissements de terrain résultent de l'action humaine 13. Les actions qui peuvent
fragiliser un sol déjà propice aux glissements de terrain sont, par exemple, un retrait de la
couverture végétale, une surcharge au sommet d'un talus, un déblai ou une excavation à la base
d'un talus, un accroissement du ruissellement vers une pente, etc. Par ailleurs, le plan
d'adaptation aux changements climatiques de la Ville souligne l'impact anticipé de
l'augmentation des pluies intenses sur les risques de glissement de terrain. Les sols ont une
12 Institut national de santé publique du Québec, http://www.monclimatmasante.qc.ca/inondations.aspx
13 Ministère de la Sécurité publique du Québec,
http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/securite_civile/publications/guide_cartes_zones/glissements_terrai
n_2.pdf
capacité limitée d'absorption d'eau et lorsque celle-ci est dépassée, des affaissements peuvent
se produire, ce qui entraine des risques pour la sécurité des personnes et des biens. Les pluies
intenses ayant été identifiées comme l'un des impacts les plus probables des changements
climatiques, on peut s'attendre à ce que ce phénomène exerce une certaine influence sur les
zones exposées aux glissements de terrain.
223.
Le document complémentaire du schéma d'aménagement et de développement révisé identifie
des zones exposées aux glissements de terrain ainsi qu'un cadre normatif particulier s'y
appliquant. Le plan et la règlementation d'urbanisme devront intégrer cette cartographie et ce
cadre normatif. Le cadre normatif applicable à l'intérieur des zones et talus exposés aux
glissements de terrain a la particularité de se diviser en deux ensembles de normes distincts,
puisque deux cartographies distinctes s'appliquent sur le territoire. Les particularités de chacun
de ces cadres normatifs sont plus amplement détaillées au document complémentaire.
La première cartographie, réalisée en 2011 par la Ville de Trois-Rivières, couvrait à l'origine
l'ensemble du territoire. Cette cartographie et le cadre normatif qui l'accompagne s'appliquent
désormais uniquement sur la partie du territoire qui n'est pas couverte par la cartographie
réalisée pour le compte du ministère de la Sécurité publique du Québec, dont il est question au
prochain alinéa. La cartographie réalisée par la Ville est accompagnée d'un cadre normatif et
d'un régime d'autorisations particulières.
Une cartographie, réalisée en 2015 pour le compte du ministère de la Sécurité publique du
Québec, couvre la partie centrale du territoire trifluvien, principalement aux abords de la rivière
Saint-Maurice. Cette cartographie plus précise et basée sur une analyse scientifique est venue
remplacer la cartographie réalisée par la Ville. La cartographie ministérielle est accompagnée
d'un cadre normatif et d'un régime d'autorisations particulières qui lui sont propres. Cette
cartographie sera complétée à moyen terme par le gouvernement et elle remplacera alors la
cartographie de 2011 pour l'ensemble du territoire.
IV. Contraintes anthropiques
§ 1.
SECTEURS DE NIVEAU SONORE ÉLEVÉ
224.
Le territoire trifluvien est traversé par les autoroutes 40 et 55. Chacune de ces autoroutes
comporte un tronçon en milieu urbain. Or, leur présence est génératrice de nuisances sonores
causées par le bruit. Les secteurs de niveau sonore élevé ont été identifiés à l'aide des débits
journaliers moyens estivaux et des vitesses de circulation sur chacune des autoroutes et sur la
route 157. Le document complémentaire prévoit des mesures particulières pour limiter les
impacts du bruit et atteindre les objectifs de la politique sur le bruit autoroutier du ministère des
76
Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports (MTMDET). Ce cadre
normatif prévoit l'interdiction de certains usages sensibles à l'intérieur des secteurs de niveau
sonore élevé. Toutefois, afin de respecter les orientations et objectifs de gestion de
l'urbanisation de la ville, des exceptions ont été prévues à ces normes afin de permettre la
consolidation des milieux construits existants. La présence de nombreux usages sensibles déjà
implantés dans les secteurs de niveau sonore élevé fait en sorte que les impacts sont déjà
présents dans ces secteurs et que l'ajout de nouvelles fonctions de ce type n'aura pas pour effet
d'aggraver les nuisances en milieu déjà urbanisé. De plus, comme la Ville souhaite consolider les
milieux construits existants et que les autoroutes traversent ces milieux, des particularités ont
été définies pour cette partie du territoire. Il sera interdit de créer de nouveaux secteurs exposés
au bruit dans les endroits actuellement vacants. Le plan et la règlementation d'urbanisme
devront intégrer le cadre normatif présenté au document complémentaire.
En plus des nuisances sonores, la présence d'autoroutes urbaines est peu esthétique et pose
certains inconvénients au niveau visuel et des paysages. La Ville souhaite maintenir et bonifier le
dialogue avec le MTMDET sur la question de l'embellissement des abords autoroutiers. Toutefois,
aucune norme n'est prévue à ce sujet au document complémentaire, et, dans ce cas précis, le
schéma d'aménagement ne fait que soulever une préoccupation qui n'est liée à aucune
obligation de conformité pour le plan et les règlements d'urbanisme municipaux.
225.
Les secteurs de niveau sonore élevé, équivalant à un niveau supérieur à 55dBA leq 24h, sont
identifiés à la carte de l'annexe VII et correspondent aux secteurs présentant un débit journalier
moyen estival de plus de 5 000 véhicules sur des tronçons ayant une limite de vitesse supérieure
à 50 km/h. L'identification prend également en compte un pourcentage moyen de camions de
10 %. La profondeur du secteur de niveau sonore élevé a été déterminée à l'aide de l'annexe D
du guide «Planification des transports et révision des schémas d'aménagement». Les tronçons
visés sont présentés au tableau suivant :
Tableau 20.
Secteurs de niveau sonore élevé
Voie de
circulation
Tronçon
DJME(1)
Vitesse
Profondeur(2) du secteur
de niveau sonore élevé
Autoroute 40
Limite municipale ouest -sortie 187
34 000
100
287
Autoroute 40
Sortie 187 - chemin des Petites-Terres
34 000
100
287
Autoroute 40
Chemin des Petites-Terres - autoroute
55
38 000
100
307
Autoroute 40
Autoroute55 - boul. des Récollets
56 000
100
388
Autoroute 40
Boul. des Récollets - boul. des Forges
63 000
100
417
Autoroute 40
Boul. des Forges - Accès sud boul. des
Chenaux
65 000
100
425
Autoroute 40
Accès sud boul. des Chenaux - boul.
57 000
100
392
Tableau 20.
Secteurs de niveau sonore élevé
Voie de
circulation
Tronçon
DJME(1)
Vitesse
Profondeur(2) du secteur
de niveau sonore élevé
des Chenaux
Autoroute 40
Pont Radisson
79 000
100
478
Autoroute 40
Boul. des Estacades - boul. Thibeau
57 000
100
392
Autoroute 40
Boul. Thibeau - boul. Mauricien
40 000
100
316
Autoroute 40
Boul. Mauricien - sortie 210
24 600
100
236
Autoroute 40
Sortie 210 - Limite municipale est
22 300
100
222
Autoroute 55
Pont Laviolette
41 000
80
279
Autoroute 55
Bretelle 3AD0, Entrée sur l'autoroute
55 - Bretelle 3AC0, Sortie de
l'autoroute 55
32 000
100
276
Autoroute 55
Bretelle 3AC0, Sortie de l'autoroute
55 - pont de l'autoroute 40 est
43 000
100
331
Autoroute 55
Pont de l'autoroute 40 est -
autoroute 40
50 000
100
362
Autoroute 55
Autoroute 40 - boul. Saint-Michel
28 000
100
255
Autoroute 55
Boul. Saint-Michel - limite municipale
27 000
100
249
Route 157 (boul.
Thibeau)
Limite nord Cap-de-la-Madeleine -
rue du Ruisseau-Martin
18 800
70
159
Route 157 (boul.
Thibeau)
Rue du Ruisseau-Martin - rue Louis-
de-France
17 800
70
154
Route 157 (boul.
Thibeau)
Rue Louis-de-France - limite
municipale
12 800
70
125
(1) Données fournies par le MTMDET, 2015
(2) La profondeur est mesurée à partir du centre de l'emprise de la voie de circulation visée
§ 2.
ÎLOTS DE CHALEUR URBAINS
226.
Les îlots de chaleur urbains sont des endroits où les caractéristiques de l'environnement urbain
(absence de végétation, surfaces minéralisées, etc.) font en sorte d'entrainer une augmentation
de la température. Les îlots de chaleur urbains ont une multitude d'impacts, tant sur
l'environnement que sur la santé humaine. Ils contribuent à la formation de smog, ce qui
entraine une détérioration de la qualité de l'air. La chaleur intense peut également avoir un
impact sur la formation de moisissures et la détérioration de la qualité de l'air à l'intérieur des
bâtiments. De plus, ils présentent des risques pour la santé des personnes, particulièrement chez
les clientèles vulnérables comme les personnes âgées ou les jeunes enfants. À Trois-Rivières, les
îlots de chaleur sont présents dans les secteurs de la ville où l'on retrouve de grandes surfaces
minéralisées. Ainsi, le centre-ville, les centres commerciaux et les parcs industriels sont les îlots
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
77
de chaleur les plus grands du territoire. On retrouve également de nombreux îlots de chaleur de
plus petite taille, par exemple à l'emplacement du Centre hospitalier régional, dont une grande
superficie du terrain est dédiée au stationnement. Les premiers quartiers sont généralement plus
touchés par les îlots de chaleur que les quartiers plus récents en raison de leur densité plus forte
et d'un couvert végétal moins abondant. La carte 15 localise les îlots de chaleur.
227.
La diminution des îlots de chaleur urbains fait partie des orientations de l'énoncé de vision
stratégique de la Ville. Le document complémentaire du schéma d'aménagement prévoit donc
des mesures visant à intégrer cette préoccupation dans les règlements d'urbanisme.
§ 3.
ESPACE DE PROTECTION AÉRIEN
228.
Situé au nord-ouest du périmètre d'urbanisation central, l'aéroport de Trois-Rivières
accueille annuellement plusieurs centaines d'appareils. Les règlements d'urbanisme
devront prévoir certaines normes dans le secteur de l'aéroport afin d'assurer une
protection de l'espace aérien et d'assurer le maintien des activités aéroportuaires.
_________________________
2021, c. 109, a. 3.
§ 1.
CORRIDORS FERROVIAIRES
229.
Le territoire comporte plusieurs lignes de chemin de fer utilisées à des fins de transport de
marchandises, dont des lignes principales reliant la ville au reste du territoire québécois. On
retrouve également de nombreuses lignes secondaires donnant accès à des industries et au port
de Trois-Rivières. De plus, une gare de triage est située au cœur du tissu urbain, dans le centre-
ville. La présence de lignes de chemin de fer en milieu urbain soulève certaines préoccupations,
notamment quant à la cohabitation des usages, au bruit généré et au transport de matières
dangereuses. La Ville pourra se pencher sur cette question et étudier l'opportunité d'adopter des
normes visant à limiter les problématiques liées aux corridors ferroviaires, lors de l'élaboration
de sa règlementation d'urbanisme.
§ 2.
PROTECTION DES EAUX SOUTERRAINES
230.
La Ville de Trois-Rivières puise une partie de son eau potable dans la nappe phréatique. Or, la
nature des sols fait en sorte que celle-ci est particulièrement vulnérable à certains endroits
présents sur le territoire. Par conséquent, le document complémentaire prévoit un certain
nombre de règles visant à réduire les risques de contamination dans les zones de protection
élargies des puits municipaux. Le plan et la règlementation d'urbanisme devront intégrer ce
cadre normatif.
§ 3.
LIEUX DE DÉPÔT DE SOLS ET DE RÉSIDUS INDUSTRIELS
231.
Trois lieux inscrits au répertoire des dépôts de sols et de résidus industriels du ministère du
Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte conte les Changements climatiques
sont présents sur le territoire de la Ville de Trois-Rivières. Il s'agit des lieux suivants :
Tableau 21.
Lieux de dépôt de sols et de résidus industriels
Nom
Adresse
Nature des résidus
Reynolds Aluminium (Alcoa -Ancien
lieu d'enfouissement)
4270, rang Saint-Malo
Barils, Colle, Déchets dangereux,
Matériaux secs, Métal, Mixte industriel
Sablière Trois-Rivières inc.
Rue Jules-Vachon
Boues, Dépôt de pâtes et papiers
Ville de Trois-Rivières - Site de la rue de
l'Émissaire
Rue de l'Émissaire
Dépôt de pâtes et papiers
Source : MDDELCC
Ces terrains ne peuvent être utilisés à des fins de construction sans autorisation du MDDELCC, tel
que spécifié à l'article 65 de la Loi sur la qualité de l'environnement (RLRQ, chapitre Q-2).
78
Carte 15. Îlots de chaleur urbains
Source : INSPQ
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
79
CHAPITRE 10
ORGANISATION
DU TRANSPORT
I. Mise en contexte
232.
En vertu de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1), le schéma
d'aménagement doit décrire et planifier l'organisation du transport terrestre. Plus précisément, il
doit :
« indiquer la nature des infrastructures et des équipements de transport terrestre importants qui
existent, ainsi que l'endroit où ils sont situés;
compte tenu du caractère adéquat ou non des infrastructures et des équipements visés au sous-
paragraphe a, de la demande prévisible en matière de transport et de la part anticipée du
transport devant être assurée par les divers modes, indiquer les principales améliorations devant
être apportées aux infrastructures et aux équipements visés au sous-paragraphe a et indiquer la
nature des nouvelles infrastructures ou des nouveaux équipements de transport terrestre
importants dont la mise en place est projetée, ainsi que l'endroit approximatif où ils seront
situés ».
RLRQ, chapitre A-19.1, article 5
II. Habitudes de déplacement
233.
Les enquêtes origine-destination effectuées par le MTMDET en 2000 et 2011 révèlent que le
moyen de transport le plus utilisé par les Trifluviens est l'automobile. En effet, ce mode de
transport comptait pour 84,4 % des déplacements effectués par les résidents de la ville de Trois-
Rivières en 2011. Il s'agit d'une augmentation par rapport à l'an 2000, où les déplacements en
automobile représentaient 78,8 % des déplacements générés sur le territoire. Cette
augmentation s'est faite aux dépens des autres modes de transport, qui ont tous connu une
diminution durant la même période.
234.
Ces données démontrent que l'automobile demeure, de loin, le mode de transport le plus utilisé
par les Trifluviens. Les parts modales des transports actifs et collectifs restent très faibles. Malgré
un milieu bâti très dense dans le centre-ville et les premiers quartiers, et donc favorable aux
modes de transport actifs et collectifs, une grande partie du milieu urbanisé trifluvien a été conçu
et aménagé en fonction de l'automobile. À partir de l'après-guerre, l'essor de l'automobile en
tant que moyen de transport entraine le développement d'une forme urbaine peu favorable aux
autres modes de déplacement, laquelle est très représentée sur le territoire de Trois-Rivières. La
faible densité et la monofonctionnalité de certains secteurs résidentiels, l'abondance d'espaces
de stationnement et la faible desserte en transport collectif sont des exemples de
caractéristiques du milieu urbain trifluvien qui expliquent, du moins en partie, la forte utilisation
de l'automobile. L'émergence de certaines problématiques de congestion dans les dernières
Photo : Marc Hill
80
années laisse entrevoir des difficultés au niveau des transports si rien n'est fait pour encourager
la mobilité durable. Les faibles temps de déplacement ont été identifiés comme une composante
importante de la qualité de vie de la population trifluvienne, ce qui souligne l'importance de
lutter contre la congestion routière. L'utilisation accrue de l'automobile exerce une pression sur
le réseau. Le maintien de la fluidité et l'état des infrastructures seront des enjeux importants
dans les années à venir. Vu la façon dont la ville a été construite, de grands défis d'aménagement
sont à relever pour faciliter la mobilité durable.
Figure 23.
Modes de transport, 2011
Source : MTMDET, enquête origine-destination 2011
235.
Par ailleurs, les données de l'Enquête nationale sur les ménages réalisée par Statistique Canada
en 2011 démontrent que Trois-Rivières attire de nombreux déplacements en provenance de
l'extérieur du territoire. Ainsi, pour les déplacements effectués pour le travail, environ 29%
provenaient de l'extérieur du territoire 14. Ces déplacements provenaient principalement de la
14 Statistique Canada, Enquête nationale sur les ménages, 2011
MRC des Chenaux, de la MRC de Bécancour, de la MRC de Maskinongé et de la Ville de
Shawinigan. Ces données témoignent du rôle de pôle régional de Trois-Rivières.
236.
Le portrait démographique présenté au chapitre 3 indique que la principale tendance à Trois-
Rivières est le vieillissement de la population. Cette tendance est susceptible d'influencer la
demande future en transport des Trifluviens. Le vieillissement démographique devrait contribuer
à une modification des besoins en transport collectif et adapté. Par ailleurs, les besoins liés au
transport actif seront différents pour les personnes aînées qui peuvent avoir besoin de plus de
mobilier urbain le long de certains parcours, de feux piétons plus longs et d'autres
aménagements pour faciliter la marche. L'utilisation des aides à la mobilité (ex. : triporteurs)
deviendra également un enjeu avec le vieillissement de la population trifluvienne.
III. Transport en commun
237.
Le transport en commun à Trois-Rivières est assuré par la Société de transport de Trois-Rivières
(STTR) qui offre 15 circuits d'autobus (24 en incluant les trajets de nuit et de fin de semaine).
238.
Les résultats de la plus récente enquête origine-destination réalisée par le ministère des
Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports en 2011 révèlent que la
part modale du transport en commun à Trois-Rivières demeure assez faible puisque seuls 2,1 %
des déplacements effectués emploient ce mode. De plus, l'utilisation du transport en commun
avait diminué entre cette enquête et la précédente, qui établissait la part modale du transport en
commun à 2,8 % en 2000. L'enquête révèle également que les étudiants sont les plus grands
utilisateurs du transport en commun, car ils représentent environ un tiers des usagers de ce
mode en 2011. De plus, environ 5,8 % des déplacements effectués pour le motif « études »
étaient effectués en transport en commun, toujours selon l'enquête origine-destination de 2011,
ce qui en faisait, de loin, le motif de déplacement utilisant le plus le transport en commun.
84,4%
2,1%
8,4%
5,1%
Automobile
Transport en commun
Non-motorisé (actif)
Autre
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
81
Figure 24.
Part du transport en commun selon le motif de déplacement
Source : MMDET, enquête origine-destination 2011
239.
La STTR offre également un service de transport adapté s'adressant aux personnes handicapées.
Ce service permet aux utilisateurs de bénéficier, sur réservation, d'un transport de leur domicile
à leur lieu de destination (porte à porte).
240.
Au niveau régional, un circuit d'autobus opéré par l'organisme Transport collectif du Haut-Saint-
Maurice relie les villes de Trois-Rivières, Shawinigan et La Tuque. Trois-Rivières se situe
également sur le trajet reliant Québec et Montréal du réseau Orléans Express et bénéficie donc
d'un service de transport en commun interurbain la reliant aux deux plus grandes villes
québécoises. Un circuit privé est également présent entre Trois-Rivières et la ville de Bécancour,
située dans la région du Centre-du-Québec.
241.
L'analyse du réseau de transport en commun (STTR) permet de constater certains éléments de
diagnostic. La plupart des secteurs de la Ville sont couverts par le transport en commun.
L'analyse des données d'achalandage de la STTR permet de constater que les lignes desservant
les grands pôles générateurs, localisés dans le périmètre d'urbanisation central, sont davantage
utilisées que celles localisées en périphérie. Au niveau de l'accessibilité, les arrêts sont
nombreux et les distances de marche sont relativement courtes pour les usagers. Toutefois, la
structure du réseau en boucle fait en sorte que les lignes sont très longues et ne sont pas
toujours situées sur les axes routiers principaux. Cette question pourrait être étudiée plus
amplement dans le cadre d'un plan de transport ou d'un plan de repositionnement et
d'optimisation du transport en commun.
La part modale faible du transport en commun à Trois-Rivières permet de constater que ce mode
n'est pas très attractif pour la population. Au-delà de la facilité des déplacements automobiles et
de la forme urbaine, ce constat soulève également certains questionnements quant à l'offre et la
demande de transport en commun. La configuration des circuits, les horaires ainsi que l'image
du transport en commun aux yeux de la population sont des éléments qu'il serait intéressant
d'étudier davantage afin de favoriser un arrimage avec les besoins actuels et futurs de la
collectivité.
Figure 25.
Autobus de la STTR
Photo : Ville de Trois-Rivières
5,8%
2,2%
1,8%
1,2%
Études
Travail
Loisirs
Magasinage
82
Carte 16. Transport en commun
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
83
IV. Transport actif et réseaux récréatifs
§ 1.
TRANSPORT ACTIF
242.
Les réseaux de transport actif à Trois-Rivières sont principalement constitués des pistes cyclables
et des trottoirs. Les parcs et sentiers piétonniers jouent également un rôle important dans les
transports actifs. Ces infrastructures sont identifiées à la carte 17. Selon l'enquête origine-
destination de 2011, la part modale des transports actifs atteignait 8,4 %.
243.
Les transports actifs contribuent à la fois à la santé des personnes et à la réduction des émissions
de gaz à effet de serre occasionnées par les transports. La Ville souhaiterait favoriser le transport
actif par un aménagement favorable des espaces publics. L'intégration de trottoirs et de pistes
cyclables aux rues est un exemple de moyen favorisant l'utilisation des transports actifs. Bien
qu'actuellement une bonne partie des réseaux de transport actif, particulièrement cyclables,
soient orientés vers les loisirs, il serait intéressant de concentrer les efforts vers un réseau
permettant des déplacements utilitaires, ce qui pourrait amener un certain transfert modal vers
les modes actifs de déplacements. Cette considération est d'ailleurs prise en compte dans le plan
directeur du vélo de la Ville de Trois-Rivières.
244.
Outre les défis posés par le climat du Québec et les changements d'habitudes des citoyens,
plusieurs barrières physiques à l'utilisation des transports actifs sont présentes sur le territoire
trifluvien. La ville est divisée en deux par la rivière-Saint-Maurice, ce qui représente un défi de
taille pour les déplacements cyclables. Le seul lien piétonnier et cyclable reliant les rives est et
ouest s'effectue par le pont Duplessis. Par ailleurs, la présence de deux autoroutes en milieu
urbain contribue à diviser le territoire et complique les déplacements actifs. La présence
d'aménagements sécuritaires (trottoirs, pistes cyclables, etc.) est également très importante
pour les déplacements actifs. Des défis demeurent présents pour améliorer la connectivité et la
sécurité des déplacements actifs à Trois-Rivières. C'est d'ailleurs dans cette optique que la Ville
s'est dotée d'un plan directeur du Vélo. L'amélioration de la connectivité des réseaux piétonniers
et cyclables, la sécurité des déplacements et la cohabitation de l'ensemble des modes de
transport sont des enjeux qui demeurent d'actualité à Trois-Rivières.
245.
La carte 17 identifie les réseaux existants de transport actif ainsi que les principaux
prolongements envisagés du réseau cyclable. Toutefois, il n'est pas exclu que d'autres tracés
s'ajoutent ou que des changements soient apportés aux prolongements prévus suite à l'entrée
en vigueur du présent schéma d'aménagement. Par conséquent, les liens cyclables projetés sont
à titre indicatif uniquement.
§ 2.
RÉSEAUX RÉCRÉATIFS
246.
Les réseaux de transport actif ne sont pas qu'utilitaires, ils jouent également un rôle important
au niveau récréatif. De plus, certains modes de transport sont utilisés presque exclusivement à
des fins de loisirs, par exemple les véhicules hors-route. Les réseaux récréatifs sont identifiés à la
carte 18.
Au niveau du réseau de motoneige présent sur le territoire de Trois-Rivières, celui-ci est relié au
réseau national. Deux clubs de motoneige sont actifs sur le territoire, soit le club de motoneige
du comté de Champlain et le club de motoneige Harmonie. Présentement, le réseau de
motoneige est relié à deux établissements d'hébergement via un tracé traversant le projet de
développement District 55. Toutefois, ce tracé est appelé à disparaitre avec le développement du
secteur en un projet commercial et résidentiel. Dans ce contexte, toutes les avenues devront
être regardées pour établir le meilleur tracé. Si l'emprise de l'autoroute est l'avenue choisie, une
entente devra être officialisée entre le MTMDET et le club de motoneige.
En ce qui concerne les sentiers de quad, un seul club est actif sur le territoire, soit le club Quad
Mauricie. Les sentiers sont reliés au réseau de sentiers de la Mauricie seulement du côté ouest
de la rivière Saint-Maurice. Pour ce qui est de la partie est, malgré l'absence d'un sentier régional
ou national, Trois-Rivières se trouve à être connectée au réseau régional en passant par la MRC
des Chenaux.
V. Taxi
247.
Le territoire de Trois-Rivières est divisé en trois agglomérations de taxi distinctes, soit Saint-Louis-
de-France, Pointe-du-Lac et A40 Trois-Rivières. L'ensemble de ces trois agglomérations regroupe
79 détenteurs de permis de taxi. Lors de l'enquête origine-destination de 2011, le taxi était utilisé
pour 0,2 % des déplacements.
VI. Transport scolaire
248.
Le transport des élèves du primaire et du secondaire est assuré par la Commission scolaire du
Chemin-du-Roy. Le réseau de transport scolaire compte 184 autobus, dont 8 autobus adaptés,
qui effectuent quotidiennement environ 1 000 déplacements. Environ 12 500 élèves sont
transportés chaque jour. La Commission scolaire de Chemin-du-Roy assure la desserte de ses
écoles, mais également de celles de la commission scolaire anglophone, la Central Québec School
Board. Sur le territoire de la Ville de Trois-Rivières, la commission scolaire assure le transport de
9 078 étudiants.
84
Tableau 22.
Transport scolaire des élèves de la Commission scolaire du Chemin-du-
Roy sur le territoire de la Ville de Trois-Rivières
Préscolaire
Primaire
Secondaire
Total
Élèves transportés
1086
3873
4119
9078
Source : Commission scolaire du Chemin-du-Roy, 31 mars 2016
249.
En plus des élèves transportés par la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, certains
établissements font également appel à la Société de Transport de Trois-Rivières pour le transport
scolaire. Il s'agit de l'Académie les Estacades (134 élèves), l'école secondaire des Pionniers (490
élèves), l'école Chavigny (199 élèves) et l'école Avenues-Nouvelles (106 élèves).
Les écoles desservies par le transport scolaire sont les suivantes :
1° École alternative Saint-Sacrement;
2° École aux Deux-Étangs;
3° École Cardinal-Roy;
4° École Curé-Chamberland;
5° École de l'Envolée;
6° École de musique Jacques-Hétu;
7° École de Pointe-du-Lac;
8° École des Bâtisseurs;
9° École Dollard;
10° École du Bois-Joli;
11° École intégrée des Forges;
12° École Jacques-Buteux;
13° École Les Terrasses;
14° École Louis-de-France;
15° École Marguerite-Bourgeois;
16° École Marie-Leneuf;
17° École Mond'Ami - Saint-Philippe;
18° École Notre-Dame-du-Rosaire;
19° École primaire de l'Académie-Sportive;
20° École primaire d'éducation internationale;
21° École primaire d'éducation internationale - Secteur Est ;
22° École Richelieu;
23° École Saint-Dominique-et-Sainte-Catherine-de-Sienne;
24° École Sainte-Thérèse;
25° École Saint-François-d'Assise;
26° École Saint-Paul;
27° École Saint-Pie-X;
28° Académie les Estacades;
29° Collège de l'Horizon ;
30° École Avenues-Nouvelles ;
31° École Chavigny ;
32° École secondaire des Pionniers.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
85
Carte 17. Transports actifs
86
Carte 18. Réseaux récréatifs
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
87
VII. Infrastructures routières
250.
La classification fonctionnelle du réseau routier québécois comprend trois catégories: le réseau
supérieur, le réseau local et le réseau d'accès aux ressources. Le réseau d'accès aux ressources
n'est toutefois pas présent sur le territoire trifluvien. Alors que le réseau supérieur est sous
juridiction du MTMDET, le réseau local est sous juridiction municipale.
§ 1.
RÉSEAU ROUTIER SUPÉRIEUR
251.
Le réseau routier supérieur est divisé en quatre catégories, selon la classification fonctionnelle
établie par le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des
transports. Il s'agit des autoroutes, des routes nationales, des routes régionales et des routes
collectrices.
La carte 19 identifie le réseau routier supérieur.
§ 2.
RÉSEAU ROUTIER LOCAL
252.
Le réseau routier local est divisé en trois grandes catégories. Ces catégories sont illustrées sur la
carte 20.
1° artères : les artères assurent une fonction de déplacement entre les grands secteurs de
la ville. Elles sont caractérisées par un fort volume de circulation automobile. Ces rues
sont partagées entre les différents modes de transport;
2° collectrices : les collectrices forment des liens entre différents secteurs de la ville ou
entre le territoire de la Ville et des municipalités voisines. Les collectrices sont des axes
de circulation partagés entre les différents modes de transport. Elles servent également
à relier un quartier au reste du réseau municipal;
3° locales : les rues locales forment le reste du réseau routier municipal. Elles accueillent
un faible volume automobile et desservent principalement les usages résidentiels.
La classification du réseau local représente le portrait de la situation à la date d'adoption du
schéma d'aménagement. Toutefois, la réalisation du développement urbain projeté et la
planification continue des transports pourraient induire des changements de vocation de certains
axes routiers dans les années à venir. La classification est donc un élément de portrait, mais n'est
pas appelée à demeurer statique et les autres documents de planification pourront refléter
l'évolution de la réalité à cet égard.
253.
En règle générale, les grands pôles du territoire sont bien desservis par le réseau routier.
Toutefois, la présence de barrières physiques importantes fait en sorte que certains axes sont
particulièrement sollicités. C'est le cas notamment des deux ponts permettant de relier les rives
est et ouest de la rivière Saint-Maurice et des grandes artères permettant le franchissement des
autoroutes 40 et 55. Certaines problématiques de congestion sont observées sur le territoire
trifluvien. Elles sont présentes principalement aux entrées et sorties des autoroutes 40 et 55 et
sur les grands axes routiers (artères et collectrices). Par exemple, une certaine congestion aux
heures de pointe est observée sur plusieurs grandes artères telles que les boulevards des Forges,
des Récollets et Thibeau. Avec l'augmentation prévue de la population, il est probable qu'on
assiste à une augmentation de ces problématiques. De plus, en raison du rôle de pôle régional
joué par Trois-Rivières, la croissance éventuelle d'autres territoires pourrait également avoir un
impact sur les réseaux de transport trifluviens.
254.
La délimitation des périmètres urbains constitue un pas important pour éviter d'allonger les
distances de déplacement et ainsi, les pressions à venir sur les réseaux de transport. La
réalisation d'études de circulation lors de la planification des nouveaux développements
résidentiels, commerciaux et industriels fait partie des solutions à envisager pour atténuer
d'éventuelles problématiques de circulation. Par ailleurs, en limitant les prolongements de rues
hors des périmètres d'urbanisation, la grille de compatibilité présente au document
complémentaire permettra de concentrer les investissements futurs sur le réseau routier des
périmètres d'urbanisation.
Les différentes données disponibles, par exemple les enquêtes origine-destination, l'enquête
nationale auprès des ménages et les études réalisées par la Ville (plan de transport, plan
directeur du Vélo, etc.) sont également de bonnes sources d'information pouvant contribuer à
orienter la planification des transports.
§ 3.
AMÉLIORATIONS DU RÉSEAU ROUTIER SUPÉRIEUR
255.
En ce qui concerne le réseau routier provincial, le seul tronçon projeté sur le territoire de Trois-
Rivières est le prolongement éventuel de l'autoroute 40. Lors de la construction de l'autoroute
40, celle-ci a été implantée en plein cœur de la ville ce qui a eu pour effet de générer une rupture
dans la trame urbaine ainsi que la démolition de nombreux bâtiments. Certaines nuisances,
notamment au niveau du bruit, sont toujours présentes aujourd'hui en bordure de cette
autoroute. Par le passé, le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification
des transports du Québec a fait l'acquisition de terrains dans le but de prolonger l'autoroute 40
en périphérie du milieu urbain.
256.
Bien que le ministère des Transports possède encore aujourd'hui une emprise au nord de la ville
visant à modifier le tracé de l'autoroute 40, la Ville croit qu'une réflexion serait nécessaire avant
de mettre en œuvre ce projet, afin de valider s'il s'agit toujours de la solution à privilégier. Il
serait pertinent d'envisager différents scénarios, notamment la possibilité d'aménager un
88
boulevard urbain reliant l'intersection des autoroutes 40 et 55 au boulevard des Forges plutôt
qu'une autoroute. Cette option aurait avantage à être étudiée puisqu'elle permettrait d'ajouter
un type de voie de circulation générant moins de bruit à cet endroit qui est désormais situé dans
un secteur urbanisé et non plus en périphérie de la ville.
Par ailleurs, il serait également important d'étudier l'impact d'un éventuel prolongement de
l'autoroute 40 dans le secteur est, particulièrement sur la structure et la dynamique commerciale
du boulevard Thibeau, qui bénéficie de l'achalandage généré par la circulation de transit. Un
prolongement de l'autoroute 40 dans l'emprise prévue aurait pour effet de créer une sortie vers
le boulevard Thibeau hors du périmètre d'urbanisation et donc potentiellement de créer des
pressions pour un déplacement de la fonction commerciale vers le milieu rural, ce qui irait à
l'encontre de l'approche de la Ville en matière de gestion de l'urbanisation. Il serait donc
pertinent de valider les impacts d'un prolongement de ce tronçon sur la structure commerciale
dans les secteurs de Cap-de-la-Madeleine et de Saint-Louis-de-France.
Advenant la concrétisation d'un projet dans l'emprise projetée de l'autoroute 40, la Ville entend
établir un dialogue avec le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification
des transports et travailler de concert pour identifier la meilleure vocation pour ce corridor.
§ 4.
PROLONGEMENT DU RÉSEAU ROUTIER LOCAL
257.
Les projets majeurs de prolongement du réseau routier local sont identifiés à la carte 20. Ces
tronçons représentent le prolongement des artères, collectrices de transit et collectrices locales
prévues à court ou moyen terme. Les rues locales relevant davantage de l'échelle du plan
d'urbanisme, les prolongements projetés pour celles-ci pourront y être identifiés plutôt qu'au
schéma d'aménagement et de développement révisé. Par ailleurs, il n'est pas exclu que le tracé
des rues projetées indiqué à la carte 20 change ou que de nouveaux tronçons s'ajoutent suite à
l'entrée en vigueur du présent schéma d'aménagement. Par conséquent, les rues projetées sont
à titre indicatif uniquement.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
89
Carte 19. Réseau routier supérieur
90
Carte 20. Réseau routier local
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
91
VIII. Équipements et infrastructures ferroviaires
258.
Trois-Rivières est traversée par plusieurs voies ferrées, qui appartiennent aux chemins de fer
Québec-Gatineau et au Canadian Pacific. Elles relient Trois-Rivières à Québec et Montréal dans
l'axe est-ouest et à Shawinigan dans l'axe nord-sud. Les secteurs industriels ainsi que le port sont
desservis par le réseau ferroviaire.
259.
La gare de triage du territoire de Trois-Rivières est située à proximité du centre-ville, près de
l'autoroute 40. Le bâtiment de cette gare, construit en 1924, présente un intérêt patrimonial et
est reconnu comme gare ferroviaire du patrimoine par le gouvernement du Canada.
260.
Le réseau ferroviaire entre dans le tissu urbain pour desservir notamment le port de Trois-
Rivières ainsi que certaines entreprises manufacturières utilisant encore ce mode de transport.
IX. Équipements et infrastructures aéroportuaires
261.
Les installations de l'aéroport de Trois-Rivières lui permettent d'accueillir tous les types d'avions.
La piste asphaltée est d'une longueur de 2,75 kilomètres 15.
L'aéroport de Trois-Rivières accueille des vols d'affaires et des vols touristiques, toutefois très
peu de cargos y transitent. Environ deux fois par mois, l'armée canadienne utilise l'aéroport de
Trois-Rivières pour des exercices militaires. La réparation d'appareils est également un motif
important d'atterrissage à l'aéroport de Trois-Rivières. L'administration de l'aéroport estime que
de 300 à 400 appareils y séjournent annuellement pour des réparations.
Encadré 8.
L'aérogare de Trois-Rivières
Le bâtiment de l'aérogare présente un intérêt patrimonial. Érigé en 1963, ce bâtiment du courant
moderniste se démarque des autres constructions de l'époque par une architecture aux formes
modernes et innovatrices caractérisées par la simplicité du volume et l'absence d'ornements.
Une valeur patrimoniale supérieure lui a été attribuée lors de l'inventaire du patrimoine bâti
réalisé en 2010.
15 http://www.idetr.com/fr/nos-infrastructures/aeroport-de-trois-rivieres/index.aspx
Figure 26.
Aérogare de Trois-Rivières
Photo : Étienne Boisvert
X. Équipements et infrastructures portuaires
262.
Le port de Trois-Rivières est la principale infrastructure pour le transport maritime. Il accueille
environ 250 navires par année et 3,3 millions de tonnes métriques de marchandises y
transitent 16. Ceci en fait un des ports les plus importants au Québec. Les principales
caractéristiques du port de Trois-Rivières sont :
«
1° 2,7 km de quais, 8 postes commerciaux d'une profondeur de 10,7 m;
2° 5 hangars de marchandises générales d'une superficie totale de 38 500 m2;
3° 5 hangars pour le vrac solide d'une superficie totale de 15 600 m2;
4° 80 000 m2 de surfaces d'entreposage extérieur;
5° des élévateurs et des réservoirs pouvant contenir plus de 215 000 tonnes de vrac solide
et des réservoirs pouvant recevoir 250 000 m3 de vrac liquide. 17 »
Le trafic international représente 70 % du tonnage manutentionné annuellement au port de
Trois-Rivières. Le port génère plus de 900 emplois directs et pratiquement autant d'emplois
indirects 18.
16 http://www.porttr.com/
17 ibid
92
Chaque année, 10 000 wagons de train et 40 000 camions transitent par le port de Trois-Rivières.
Le port de Trois-Rivières est en pleine expansion et des investissements importants ont déjà été
amorcés par l'administration portuaire pour planifier son agrandissement dans l'axe nord-ouest.
En plus du transport de marchandises, le port de Trois-Rivières est utilisé pour des croisières,
lesquelles y font escale durant l'été depuis 2012. Par ailleurs, la Ville s'est dotée d'une nouvelle
gare maritime afin d'accueillir les croisiéristes.
XI. Camionnage
263.
Trois-Rivières est un important pôle de transport de marchandises à l'échelle du Québec,
notamment en termes de transport par camion. Selon une étude réalisée par le MTMDET en
2006, la RMR de Trois-Rivières se situait au troisième rang, après les RMR de Montréal et
Québec, en ce qui a trait aux déplacements par camions générés, avec environ 13 400
déplacements dans une semaine type 19. Une grande partie de ces déplacements s'effectue via le
réseau routier provincial. La carte 21 présente les restrictions applicables au camionnage sur le
réseau routier supérieur.
264.
L'augmentation anticipée des activités portuaires et le développement industriel sont
susceptibles d'avoir un impact sur le camionnage. Toutefois, compte tenu de la localisation des
pôles industriels en développement identifiée au concept d'organisation spatiale, la Ville
n'anticipe pas d'enjeux majeurs de transport des marchandises. En effet, les pôles Carrefour 40-
55, Aéroportuaire et des Oblates sont tous localisés à proximité du réseau autoroutier et sont
desservis par le réseau local artériel et collecteur. Cette question pourra être raffinée et
approfondie dans les autres documents de planification municipaux, tels que le plan de transport
et de mobilité et le plan d'urbanisme.
XII. Cohabitation du transport des marchandises et des personnes
265.
La cohabitation sécuritaire et harmonieuse du transport des marchandises et des personnes est
une des préoccupations de la Ville. La présence d'infrastructures portuaires et ferroviaires
d'envergure ainsi que d'axes importants de transport routier fait de Trois-Rivières un pôle au
niveau du transport des marchandises. Ces activités jouent un rôle économique important.
Toutefois, certaines frictions peuvent exister entre le transport des marchandises et des
18 http://www.porttr.com/
19 Ministère des Transports du Québec, Les déplacements interurbains de camions au Québec, Enquête nationale en bordure de
route sur le camionnage de 2006-2007, p.102.
personnes. Ces frictions se produisent aux croisements des réseaux de transport de
marchandises et des personnes et aux endroits où ils utilisent le même réseau de transport. Ces
frictions se manifestent notamment par un sentiment d'insécurité des piétons dans les secteurs
ayant un fort achalandage de camionnage, des problématiques de congestion à certains points
de croisement du réseau routier et du réseau ferroviaire et une diminution de la qualité de vie
des résidents dans les secteurs résidentiels à proximité des grands équipements de transport de
marchandises. Le plan d'urbanisme pourra approfondir cette question en identifiant les lieux où
la cohabitation est à revoir.
266.
Par ailleurs, les problématiques de cohabitation sont plus présentes dans les secteurs anciens de
la ville, où la trame de rue et le cadre bâti sont très denses et où l'on retrouve une grande
diversité d'usages. Cette situation est un héritage historique plus difficile à corriger. Ainsi, lors
d'opérations de rénovation urbaine ou de réfection majeure des réseaux de transport, cet enjeu
fera partie des éléments à considérer.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
93
Carte 21. Transport des marchandises
94
XIII. Orientation à l'intention de la Ville
267.
La Ville de Trois-Rivières reconnait l'importance du partage des infrastructures de transport entre
les différents usagers. Tant le transport des marchandises et des personnes que les différents
modes de transport doivent être pris en compte dans la planification. Afin d'y parvenir, une
vision globale des enjeux de transport est essentielle. En matière de transport, le schéma
d'aménagement retient une grande orientation à l'intention de la Ville.
§ 1.
ORIENTATION 10: ÉLABORER UN PLAN DE TRANSPORT ET MOBILITÉ
268.
Pour mettre en œuvre cette orientation, le plan d'action du schéma d'aménagement identifie la
réalisation d'un plan de transport et mobilité comme un projet à réaliser. La Ville entend se doter
d'un tel document afin de réaliser une analyse globale tenant compte de l'ensemble des enjeux
du transport des biens et des personnes. Le plan de transport et mobilité permettrait de traiter
de grands enjeux tels que la pérennité des infrastructures, la mobilité durable, les
problématiques de congestion et de stationnement, la planification intégrée du développement
urbain et du transport, etc. L'approche de la Ville en matière de gestion de l'urbanisation, telle
que présentée au chapitre 6 du présent schéma d'aménagement, appuiera le plan de transport
et mobilité. Les enjeux de consolidation des grands pôles d'emploi et de services, de
densification des secteurs existants et de limitation de l'étalement urbain soulevés au schéma
d'aménagement seront intégrés au plan de transport et permettront d'alimenter la réflexion. Le
plan d'urbanisme permettra également de raffiner la question de l'arrimage entre les enjeux
d'aménagement urbain et de transport.
Le concept d'organisation spatiale du présent schéma d'aménagement identifie les principaux
axes de transport à l'échelle régionale. Ces axes présentent certains enjeux dont devra traiter le
plan de transport, notamment au niveau de la congestion et de la cohabitation du transport des
personnes et des marchandises. Toutefois, le concept d'organisation spatiale ne traite pas de
tous les modes de transport puisque l'état actuel des connaissances en matière de transport ne
permet pas de dégager une vision globale de l'ensemble des enjeux. La réalisation du plan de
transport et mobilité viendra apporter une vision d'ensemble qui permettra de bonifier la
compréhension des enjeux en matière de transport sur le territoire trifluvien.
L'orientation 10 est appuyée par trois objectifs.
269.
Objectif 10.1
Assurer la pérennité des infrastructures.
Le plan de transport aura notamment pour objectif d'assurer la pérennité des infrastructures
routières existantes. Ce document permettra d'identifier les différentes problématiques sur le
réseau municipal et identifiera les actions requises pour les résoudre. Le plan de transport
abordera notamment les problématiques de congestion et de circulation et permettra de dresser
un portrait de la situation en termes de stationnement dans les deux secteurs névralgiques que
sont le pôle institutionnel et le centre-ville. L'approfondissement des connaissances relatives à
ces enjeux permettra d'orienter les décisions municipales.
270.
Objectif 10.2
Favoriser les modes de transport alternatifs à l'auto solo.
La Ville entend également se pencher sur les modes de transport actifs et collectifs dans le cadre
du plan de transport. Il serait souhaitable d'identifier, selon les différents endroits du territoire,
quels modes de transport offriraient les meilleures alternatives à l'auto solo, ainsi que les
aménagements susceptibles de favoriser leur utilisation.
271.
Objectif 10.3
Intégrer les enjeux de transport à la planification du développement urbain.
Afin d'assurer une planification du transport optimale, cette question ne peut être traitée
distinctement de celle du développement urbain. La délimitation d'un périmètre d'urbanisation
au présent schéma d'aménagement et l'approche de gestion de l'urbanisation par zones
prioritaires de développement constituent un premier pas permettant de limiter l'étalement
urbain et, par conséquent, de limiter les distances parcourues lors des déplacements. Le plan de
transport verra à trouver d'autres méthodes pour arrimer la planification de l'urbanisation et
celle du transport. L'impact des nouveaux développements résidentiels sur le réseau existant en
termes de fluidité et de géométrie pourra notamment y être étudié.
272.
Afin de bonifier les propositions d'aménagement et de transport identifiées au schéma, les
secteurs les plus propices au transfert modal et les impacts attendus des améliorations à la
desserte en transport alternatif à l'auto-solo seront identifiés au plan de transport. Il pourrait, à
tire d'exemple, s'agir de sites prioritaires à desservir selon les types de transport alternatifs.
Conséquemment, le plan de transport et de mobilité permettra à la Ville de se doter d'un plan
d'action traitant de l'ensemble des modes de transport des personnes et des marchandises.
273.
Le plan de transport abordera également les enjeux liés aux pôles stratégiques que sont le
centre-ville et le pôle institutionnel. Ces deux territoires présentent un important potentiel pour
les transports actifs et collectifs en raison de leur localisation au cœur du périmètre
d'urbanisation central et de la présence d'importants générateurs de déplacements.
XIV. Orientations à l'intention de la STTR
274.
En ce qui concerne le transport en commun, la Ville entend travailler en partenariat avec la
société de transport de Trois-Rivières dans le but d'améliorer l'offre et d'augmenter la part
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
95
modale de ce mode de transport. À cette fin, le schéma d'aménagement prévoit quatre
orientations à l'intention de la société de transport de Trois-Rivières (STTR).
§ 1.
ORIENTATION 11: ORIENTER LE DÉPLOIEMENT DU RÉSEAU DE TRANSPORT EN
COMMUN EN FONCTION DES DÉPLACEMENTS POUR LES ÉTUDES ET LE TRAVAIL
275.
La faible utilisation du transport en commun à Trois-Rivières amène un questionnement quant à
l'offre de services actuelle. La localisation des terminus et le déploiement des circuits étaient à
l'origine organisés autour des déplacements pour le motif « magasinage ». Il s'agit d'un héritage
qui influence encore aujourd'hui la desserte en transport en commun du territoire trifluvien. Or,
les étudiants et les travailleurs représentent une clientèle plus actuelle pour le transport en
commun. Dans cette optique, la Ville souhaite que le réseau soit revu afin d'être orienté sur les
déplacements pour les motifs « études » et « travail ».
§ 2.
ORIENTATION 12: DESSERVIR LES SECTEURS PÉRIPHÉRIQUES PAR DES TAXIBUS
OU DES ALTERNATIVES ÉQUIVALENTES
276.
Les secteurs de Pointe-du-Lac, Sainte-Marthe-du-Cap et Saint-Louis-de-France représentent un
important défi en matière de transport collectif. La faible densité de ces secteurs ainsi que leur
grande superficie font en sorte qu'il est difficile d'en assurer une desserte adéquate en utilisant
la même méthode qu'en zone urbaine. Dans ce contexte, la Ville considère que ces secteurs
devraient être desservis par une offre adaptée aux besoins et aux caractéristiques qui leur sont
propres. L'utilisation de taxibus ou d'une autre alternative similaire serait à privilégier.
§ 3.
ORIENTATION 13: ASSURER UNE DESSERTE OPTIMALE DU NOYAU URBAIN
CENTRAL EN TRANSPORT EN COMMUN
277.
Le transport en commun représente un bon moyen de réduire la dépendance à l'automobile.
Toutefois, dans une ville présentant peu de problèmes de congestion comme Trois-Rivières, il
demeure sous-utilisé. Dans ce contexte, la Ville souhaite orienter les efforts en matière
d'amélioration du transport en commun principalement dans la partie urbanisée de son
territoire, puisque c'est celle qui présente le meilleur potentiel à ce niveau. Une attention
particulière devrait être portée au noyau urbain central. La concentration d'institutions
d'envergure et la présence du centre-ville à cet endroit en font un lieu à privilégier pour la
desserte en transport en commun.
§ 4.
ORIENTATION 14: ÉLABORER UN PLAN DE MODULATION DE L'OFFRE EN
TRANSPORT EN COMMUN EN FONCTION DES CHANGEMENTS
SOCIODÉMOGRAPHIQUES
278.
Le vieillissement de la population est un enjeu démographique majeur pour Trois-Rivières. Les
changements démographiques et sociaux induisent des changements dans les besoins des
résidents, notamment en matière de transport. Dans ce contexte, la Ville souhaiterait que la
STTR se dote d'un plan visant à moduler et adapter l'offre de transport en commun en fonction
des changements sociodémographiques.
§ 5.
MISE EN ŒUVRE
279.
La mise en œuvre des orientations à l'intention de la société de transport de Trois-Rivières ne
relève pas du plan d'urbanisme ni des règlements municipaux. Elles constituent des intentions
que la Ville souhaite transmettre à la STTR afin d'exprimer la volonté du conseil municipal en
matière de transport en commun
96
CHAPITRE 11
ÉQUIPEMENTS ET
INFRASTRUCTURES
I. Mise en contexte
280.
En vertu de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1), le schéma
d'aménagement doit :
« a) indiquer la nature des infrastructures et des équipements importants qui existent, autres que
ceux visés au paragraphe 7°, ainsi que l'endroit où ils sont situés;
b) indiquer la nature des nouvelles infrastructures ou des nouveaux équipements importants,
autres que ceux visés au paragraphe 7°, dont la mise en place est projetée, ainsi que l'endroit
approximatif où ils seront situés; (...) ».
RLRQ, chapitre A-19.1, article 5
281.
Le présent schéma d'aménagement identifie les grands équipements et infrastructures et les
divise en huit grandes catégories, soit :
1° équipements et infrastructures de sports et loisirs;
2° équipements et infrastructures culturels;
3° équipements et infrastructures municipaux;
4° équipements et infrastructures d'administration publique;
5° équipements et infrastructures d'éducation;
6° équipements et infrastructures de santé et services sociaux;
7° équipements et infrastructures de gestion des matières résiduelles;
8° équipements et infrastructures de transport d'énergie et de télécommunications.
Une cartographie de la localisation de ces équipements et infrastructures a été intégrée au
présent schéma d'aménagement et peut être retrouvée à l'annexe VIII : Équipements et
infrastructures.
II. Équipements et infrastructures de sports et loisirs
282.
La carte de l'annexe VIII identifie les principaux équipements et infrastructures de sports et loisirs
sur le territoire. La liste de ces équipements est présentée au tableau 23.
Tableau 23.
Équipements et infrastructures de sports et loisirs
No Nom
Type
Adresse
1
Aréna Claude-Mongrain
Aréna
975, rue Claude-Mongrain
2
Aréna du Complexe sportif Alphonse-Desjardins
Aréna
260, rue Dessureault
3
Aréna Fernand-Asselin
Aréna
255, rue Maurice-L.-Duplessis
Photo : Noelle Aubry
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
97
Tableau 23.
Équipements et infrastructures de sports et loisirs
No Nom
Type
Adresse
4
Aréna Jean-Guy Talbot
Aréna
245, rue De Grandmont
5
Aréna Jérôme-Cotnoir
Aréna
5225, rue de Courcelette
6
Atelier de forge - Île-Saint-Christophe
Pavillon
300, chemin de l' Île-Saint-
Christophe
7
Bâtiment - Parc Portuaire
Parc portuaire
800 è 1400, rue du Fleuve
8
Centre Alexandre-Soucy
Pavillon
1800, rue Saint-Paul
9
Centre Communautaire de Loisirs Jean-Noël
Trudel
Complexe sportif
55, rue Mercier
10
Centre de dek hockey La Relance
Pavillon
180, rue De Grandmont
11
Centre des loisirs de Pointe-du-Lac
Complexe sportif
10605, chemin Sainte-
Marguerite
12
Club de curling Laviolette
Salle de curling
2203, boul. des Forges
13
Club de curling Trois-Rivières
Salle de curling
630, rue Sainte-Ursule
14
Club de golf de Pointe-du-Lac
Golf
201, chemin du Lac-Des-Pins
15
Club de golf du Moulin
Golf
841, chemin des Pins
16
Club de golf KI-8-Eb
Golf
8200, boul. des Forges
17
Club de golf le Marthelinois
Golf
1000, montée Sainte-Marthe
18
Club de golf le Métabéroutin
Golf
5, chemin de l'Île-Saint-
Joseph
19
Club de golf Les Vieilles Forges
Golf
1975, rue Girard
20
Colisée de Trois-Rivières
Point de service
1740, avenue Gilles-
Villeneuve
21
Complexe sportif Alphonse-Desjardins
Complexe sportif
260, rue Dessureault
22
Complexe sportif de Saint-Louis-de-France
Complexe sportif
155, rue de la Mairie
23
Corporation des évènements
Pavillon
100, avenue des Draveurs
24
École de voile - Parc de l'Île-Saint-Quentin
Pavillon
100, promenade de la Plage
25
Entrepôt de baseball parc Sainte-Bernadette
Pavillon
674, rue Guilbert
26
Jeux d'eau - Parc de la Terre-des-Loisirs
Jeu d'eau
671, rue des Loisirs
27
Jeux d'eau - Parc des Seigneurs
Jeu d'eau
10555, chemin Sainte-
Marguerite
28
Jeux d'eau - Parc Lambert
Jeu d'eau
2000, 6e Rue
29
Jeux d'eau - Parc Laviolette
Jeu d'eau
6455, rue Notre-Dame Ouest
30
Jeux d'eau - Parc Pie-XII
Jeu d'eau
2850, boul. Gene-H.-Kruger
31
Jeux d'eau - Parc Roger-Guilbault
Jeu d'eau
1201, rue Boisclair
32
Mini-Golf
Mini-Golf
5225, rue de Courcelette
33
Passerelle d'observation - Parc de l'Île-Saint-
Quentin
Pavillon
Tableau 23.
Équipements et infrastructures de sports et loisirs
No Nom
Type
Adresse
34
Pataugeuse du parc des Chenaux
Pataugeuses
170, rue Saint-Irénée
35
Pataugeuse du parc Jean-Béliveau
Pataugeuse
1705, rue Saint-François-
Xavier
36
Pavillon Adélard-Dugré
Pavillon
6400, boul. des Chenaux
37
Pavillon Cardinal-Roy
Pavillon
4095, rue Jacques-De Labadie
38
Pavillon Centre Nautique - Île-Saint-Christophe
Pavillon
1005, chemin de l'Île-Saint-
Christophe
39
Pavillon d'accueil - Île-Saint-Quentin
Pavillon
310, chemin de l'ïle-Saint-
Quentin
40
Pavillon de baseball parc des Seigneurs
Pavillon
10555, chemin Sainte-
Marguerite
41
Pavillon de baseball parc Rosemont
Pavillon
5185, rue de Courcelette
42
Pavillon de dek hockey parc Martin-Bergeron
Pavillon
245, rue De Grandmont
43
Pavillon de football parc Martin-Bergeron Pavillon
rue Patry
44
Pavillon de services mini-golf
Pavillon
5175, rue de Courcelette
45
Pavillon de services parc Laviolette
Pavillon
7055, rue Notre-Dame Ouest
46
Pavillon de soccer parc des Seigneurs
Pavillon
10555, chemin Sainte-
Marguerite
47
Pavillon de tennis parc Martin-Bergeron Pavillon
210, rue Patry
48
Pavillon de tennis parc Quirion
Pavillon
6330, rue Quirion
49
Pavillon de tir à l'arc Richelieu
Pavillon
1605, Côte Richelieu
50
Pavillon des baigneurs parc d'Anjou
Pavillon
5394, rue de Champagne
51
Pavillon des baigneurs Parc de l'Île-Saint-Quentin
Pavillon
10, promenade de la Plage
52
Pavillon des baigneurs parc des Ormeaux
Pavillon
270, rue Chapleau
53
Pavillon des baigneurs parc Martin-Bergeron
Pavillon
240, rue Patry
54
Pavillon des baigneurs parc Pie-XII
Pavillon
745, boul. de la Commune
55
Pavillon des baigneurs parc Sainte-Bernadette
Pavillon
670, rue Guilbert
56
Pavillon des baigneurs Vestiaire Nord - parc de
l'Exposition
Pavillon
1505, avenue Gilles-
Villeneuve
57
Pavillon Gagnon
Pavillon
1375, rue De La Terrière
58
Pavillon Goneau
Pavillon
2000, avenue des Coopérants
59
Pavillon Jacques-Cartier
Pavillon
100, chemin de l'Île-Saint-
Quentin
60
Pavillon Jean-Béliveau
Pavillon
1705, rue Saint-François-
Xavier
61
Pavillon Lambert
Pavillon
2000, 6e Rue
62
Pavillon Laurent-Lavergne
Pavillon
170, rue Saint-Irénée
63
Pavillon Laurier
Pavillon
50, rue Wilfrid-Laurier
98
Tableau 23.
Équipements et infrastructures de sports et loisirs
No Nom
Type
Adresse
64
Pavillon Lemire
Pavillon
840, rue Saint-Paul
65
Pavillon Masse
Pavillon
220, chemin Masse
66
Pavillon Maurice-Pitre
Pavillon
6455, rue Notre-Dame Ouest
67
Pavillon Notre-Dame-de-la-Rive
Pavillon
3560, rue Notre-Dame Est
68
Pavillon parc des Prairies
Pavillon
1600, rue Jérôme-Hamel
69
Pavillon parc des Sarcelles
Pavillon
8100, rue des Sarcelles
70
Pavillon parc du Père-Breton
Pavillon
301, rue du Père-Breton
71
Pavillon parc Jean-Marie-Beaudoin
Pavillon
4060, rang Saint-Malo
72
Pavillon parc Lionel-Rheault
Pavillon
234, rue Lionel-Rheault
73
Pavillon parc Norbert
Pavillon
20, rue Normandin
74
Pavillon parc Pie-XII
Pavillon
2830, rue de l' Abbé-Paquin
75
Pavillon Père-Daniel
Pavillon
3000, rue Monseigneur-Saint-
Arnaud
76
Pavillon Richelieu - Île-Saint-Quentin
Pavillon
10, place de la Rosalie
77
Pavillon Rochefort
Pavillon
135, rue Bellerive
78
Pavillon Roger-Guilbault
Pavillon
1191, rue Boisclair
79
Pavillon Rosalie - parc de l'Île-Saint-Quentin
Pavillon
20, place de la Rosalie
80
Pavillon Saint-Antoine
Pavillon
10629, chemin Sainte-
Marguerite
81
Pavillon Saint-Arnaud
Pavillon
82
Pavillon Sainte-Marguerite
Pavillon
2330, avenue des Coopérants
83
Pavillon Saint-Michel-des-Forges
Pavillon
10215, boul. des Forges
84
Pavillon Saint-Sacrement
Pavillon
1875, boul. Saint-Louis
85
Pavillon Terre-des-Loisirs
Pavillon
671, rue des Loisirs
86
Pavillon Vestiaire Sud - parc de l'Exposition
Pavillon
1450, rue du Stade
87
Pavillon Yvan-Leclerc
Pavillon
820, rue Hertel
88
Piscine du parc Anjou
Piscines
5390, rue de Champagne
89
Piscine du parc des Ormeaux
Piscines
300, rue Chapleau
90
Piscine du parc Lemire
Piscines
840, rue Saint-Paul
91
Piscine du parc Lionel-Rheault
Piscines
234, rue Lionel-Rheault
92
Piscine du parc Pie-XII
Piscines
2850, rue Monseigneur-Saint-
Arnaud
93
Piscine et pataugeuse de l'Exposition
Piscines et pataugeuses
1350, rue de l'Hippodrome
94
Piscine et pataugeuse du parc Jean-Perron
Piscines et pataugeuses
670, rue Guilbert
95
Piscine et pataugeuse du parc Martin-Bergeron
Piscines et pataugeuses
245, rue De Grandmont
96
Restaurant Martin-Bergeron
Pavillon
230, rue Patry
Tableau 23.
Équipements et infrastructures de sports et loisirs
No Nom
Type
Adresse
97
Restaurant Sainte-Bernadette
Pavillon
672, rue Guilbert
98
Site de l'Exposition de Trois-Rivières
Complexe sportif
1350, rue de l'Hippodrome
99
Stade de baseball Fernand-Bédard
Stade
1550, avenue Gilles-
Villeneuve
100
Surface de dek hockey du parc Martin-Bergeron
Dek hockey
245, rue De Grandmont
101
Terrain de l'Académie les Estacades
Terrain de tennis
102
Terrain de l'école Chavigny
Terrain de soccer
365, rue Chavigny
103
Terrain de l'école secondaire des Pionniers
(Synthétique)
Terrain de football
1725, boul. du Carmel
104
Terrain de l'UQTR (Synthétique)
Terrain de soccer
105
Terrain des Plaines
Terrain de tennis
106
Terrain du CÉGEP (Synthétique)
Terrain de football
107
Terrain du parc Albert-Gaucher
Terrain de baseball
108
Terrain du parc Cardinal-Roy
Terrain de soccer
109
Terrain du parc de la Terre-des-Loisirs
Parc de planche à roulette
110
Terrain du parc de la Terre-des-Loisirs
Terrain de tennis
111
Terrain du parc des Ormeaux
Parc de planche à roulette
112
Terrain du parc des Seigneurs
Parc de planche à roulette
113
Terrain du parc des Seigneurs
Terrain de tennis
114
Terrain du parc du Moulin
Terrain de tennis
115
Terrain du parc Jacques-Buteux
Terrain de soccer
116
Terrain du parc Jacques-Buteux
Terrain de baseball
117
Terrain du parc Jean-Béliveau
Parc de planche à roulette
118
Terrain du parc Jean-Marie-Beaudoin
Parc de planche à roulette
119
Terrain du parc Jean-Perron
Terrain de baseball
670 à 672, rue Guilbert
120
Terrain du parc Lambert
Terrain de tennis
121
Terrain du parc Laviolette
Terrain de tennis
122
Terrain du parc Lionel-Rheault
Terrain de tennis
123
Terrain du parc Marion
Terrain de soccer
124
Terrain du parc Martin-Bergeron
Terrain de tennis
125
Terrain du parc Martin-Bergeron (Synthétique)
Terrain de soccer
126
Terrain du parc Masse
Terrain de baseball
127
Terrain du parc Masse
Terrain de soccer
128
Terrain du parc Père-Breton
Terrain de soccer
129
Terrain du parc Pie-XII
Terrain de baseball
130
Terrain du parc Pie-XII
Parc de planche à roulette
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
99
Tableau 23.
Équipements et infrastructures de sports et loisirs
No Nom
Type
Adresse
131
Terrain du parc Pie-XII
Terrain de tennis
132
Terrain du parc Quirion
Terrain de tennis
133
Terrain du parc Rochefort
Terrain de baseball
135, rue Bellerive
134
Terrain du parc Roger-Guilbeault
Parc de planche à roulette
135
Terrain du parc Rosemont
Parc de planche à roulette
136
Terrain du parc Sainte-Marguerite
Terrain de baseball
137
Terrain du parc Saint-Jean-de-Brébeuf
Terrain de baseball
138
Terrain du parc Saint-Sacrement
Terrain de baseball
139
Terrain du Séminaire Saint-Joseph (Synthétique)
Terrain de football
140
Terrains de l'école primaire anglophone de la
Mauricie
Terrain de soccer
141
Terrains du parc de la Terre-des-Loisirs
Terrain de baseball
142
Terrains du parc de la Terre-des-Loisirs
Terrain de soccer
143
Terrains du parc des Prairies
Terrain de soccer
144
Terrains du parc des Seigneurs
Terrain de baseball
10555 à 10629, chemin
Sainte-Marguerite
145
Terrains du parc des Seigneurs
Terrain de soccer
146
Terrains du parc Isabeau
Terrain de soccer
147
Terrains du parc Lambert
Terrain de soccer
148
Terrains du parc Laviolette
Terrain de baseball
149
Terrains du parc Laviolette
Terrain de soccer
150
Terrains du parc Lionel-Rheault
Terrain de soccer
151
Terrains du parc Martin-Bergeron
Terrain de baseball
180 à 244, rue Patry
152
Terrains du parc Martin-Bergeron
Terrain de soccer
153
Terrains du parc Roger-Guilbault
Terrain de baseball
154
Terrains du parc Roger-Guilbault
Terrain de soccer
155
Terrains du parc Rosemont
Terrain de baseball
156
Terrains du parc Rosemont
Terrain de soccer
III. Équipements et infrastructures culturels
283.
La carte de l'annexe VIII identifie les principaux équipements et infrastructures culturels. La liste
de ces équipements est présentée au tableau 24.
Tableau 24.
Équipements et infrastructures culturels
No Nom
Type
Adresse
1
Amphithéâtre Cogéco
Salle de spectacles
100, avenue des Draveurs
2
Bibliothèque Aline-Piché
Bibliothèques
5575, boul. Jean-XXIII
3
Bibliothèque de la Franciade
Bibliothèques
100, rue de la Mairie
4
Bibliothèque Gatien-Lapointe et Maison de la
culture
Maison de la culture et
bibliothèques
1425, place de l'Hotel-de-Ville
5
Bibliothèque Maurice-Loranger et cour municipale
Bibliothèques
70, rue Paré
6
Bibliothèque Simone-L.-Roy
Bibliothèques
500, Grande Allée
7
Boréalis-Centre d'histoire de l'industrie papetière
Institutions muséales
200, avenue des Draveurs
8
Calvaire de Trois-Rivières-Ouest
Biens patrimoniaux classés
7882, rue Notre-Dame Ouest
9
Centre culturel Pauline-Julien
Salle de spectacles
150, rue Fusey
10
Centre d'art des Récollets - St. James
Salle de spectacles
787, rue des Ursulines
11
Centre d'exposition Raymond-Lasnier
Institutions muséales
1425, place de l'Hôtel-de-Ville
12
Centre Régional de Services aux Bibliothèques
Publiques
Bibliothèques
3125, rue Girard
13
Ciné-campus Trois-Rivières
Cinémas
858, rue Laviolette
14
Cinéma du Cap
Cinémas
300, rue Barkoff
15
Cinéma Fleur de Lys
Cinémas
4520, boul. des Récollets
16
Cinéma Le Tapis Rouge
Cinémas
1850, rue Bellefeuille
17
Galerie d'art du Parc
Institutions muséales
864, rue des Ursulines
18
Les Forges du Saint-Maurice
Institutions muséales
10000, boul. des Forges
19
Maison Hertel-de-la-Fresnière
Biens patrimoniaux classés
802, rue des Ursulines
20
Maison Rocheleau dite « Manoir des Jésuites »
Institutions muséales
555, rue Notre-Dame Est
21
Manoir Boucher-de-Niverville
Institutions muséales
168, rue Bonaventure
22
Manoir de Tonnancour
Biens patrimoniaux classés
864, rue des Ursulines
23
Moulin Seigneurial de Tonnancour
Biens patrimoniaux classés
11930, rue Notre-Dame Ouest
24
Musée des Filles de Jésus
Institutions muséales
1193, boul. Saint-Louis
25
Musée des Militaires
Institutions muséales
574, rue Saint-François-Xavier
26
Musée des Ursulines
Institutions muséales
734, rue des Ursulines
27
Musée Pierre-Boucher
Institutions muséales
858, rue Laviolette
28
Musée québécois de culture populaire
Institutions muséales
200, rue Laviolette
29
Place d'Armes
Biens patrimoniaux classés
rue des Ursulines
30
Salle Anaïs-Allard-Rousseau (Maison de la culture)
Salle de spectacles
1425, place de l'Hôtel-de-Ville
31
Salle J.-A.-Thompson
Salle de spectacles
374, rue des Forges
32
Salle Louis-Philippe-Poisson (Maison de la culture)
Salle de spectacles
1425, place de l'Hôtel-de-Ville
33
Théâtre du Cégep
Salle de spectacles
806, rue Marguerite-
Bourgeoys
100
Tableau 24.
Équipements et infrastructures culturels
No Nom
Type
Adresse
34
Vieille prison de Trois-Rivières
Institutions muséales-biens
patrimoniaux classés
200, rue Laviolette
IV. Équipements et infrastructures municipaux
284.
La carte de l'annexe VIII identifie les principaux équipements et infrastructures municipaux et
paramunicipaux. La liste de ces équipements est présentée au tableau 25.
Tableau 25.
Équipements et infrastructures municipaux et paramunicipaux
No Nom
Adresse
1
Abri poste émetteur parc de l'Exposition
1390, rue des Baigneurs
2
Aérogare
3500, rue de l'Aéroport
3
Bâtiment parc portuaire
800, rue du Fleuve
4
Bâtisse industrielle
1760, avenue Gilles-Villeneuve
5
Caserne de pompiers numéro 1
6490, boul.des Chenaux
6
Caserne de pompiers numéro 2
7225, boul. Jean-XXIII
7
Caserne de pompiers numéro 3
350, rue Rochefort
8
Caserne de pompiers numéro 4
10597, chemin Sainte-Marguerite
9
Caserne de pompiers numéro 5 et Garage municipal
1310, rue Oscar-Masson
10
Caserne de pompiers numéro 6
1193, rue Laviolette
11
Centre Alexandre-Soucy
1800, rue Saint-Paul
12
Centre Brunelle
45, rue Dorval
13
Centre de service aux citoyens Est
200, rue De Grandmont
14
Centre de Service aux citoyens Ouest - BLOC A - Aménagement et
développement urbain
4655, Saint-Joseph
15
Centre de Service aux citoyens Ouest - BLOC B - Travaux publics
et Services techniques
2435, Louis-Allyson
16
Centre de Service aux citoyens Ouest - BLOC C - Atelier
mécanique et Entrepôt à véhicules
2385, Louis-Allyson
17
Centre de Service aux citoyens Ouest - Service de
l'approvisionnement
2425, Louis-Allyson
18
Corporation de développement culturel de Trois-Rivières
1425, place de l'Hôtel-de-Ville
19
Corporation de développement du parc de l'Île-Saint-Quentin
10, place de la Rosalie
20
Cour municipale
1325, place de l'Hôtel-de-Ville
21
Édifice François-Nobert
418, rue des Forges
Tableau 25.
Équipements et infrastructures municipaux et paramunicipaux
No Nom
Adresse
22
Entrepôt des travaux publics - Pointe-du-Lac
10601, chemin Sainte-Marguerite
23
Festivoix de Trois-Rivières
800, rue du Fleuve
24
Fourrière municipale (voiture)
5000, rue Saint-Joseph
25
Gare intermodale
1070, rue Champflour
26
Service des communications
1325, place de l'Hôtel-de-Ville
26
Service juridique et du Greffe
1325, place de l'Hôtel-de-Ville
26
Hôtel de ville
1325, place de l'Hôtel-de-Ville
28
Innovation et développement économique de Trois-Rivières (IDÉ) 370, rue des Forges
29
Loisirs et services communautaires - Administration
500, côte Richelieu
30
Loisirs et services communautaires - Secteur Centre
500, côte Richelieu
31
Loisirs et services communautaires - Secteur Est (1)
200, rue De Grandmont
32
Loisirs et services communautaires - Secteur Est (2)
100, rue de la Mairie
33
Loisirs et services communautaires - Secteur Ouest
10555, chemin Sainte-Marguerite
34
Office municipal d'habitation de Trois-Rivières
660, rue Hertel
35
Pavillon de services du parc portuaire
1300, rue du Fleuve
36
Pavillon des bovins du parc de l'Exposition
1700, avenue Gilles-Villeneuve
37
Quartier général de police
2250, boul. des Forges
38
Service des ressources humaines et Centre Félix-Leclerc
1001, rang Saint-Malo
39
Société de développement commercial du Centre-Ville (SDC)
370, rue des Forges
40
Société de transport de Trois-Rivières
2000, rue Bellefeuille
41
Société protectrice des animaux de la Mauricie
5000, boul. Saint-Jean
42
Stationnement Badeaux
1500, rue Badeaux
43
Stationnement de l'église Sainte-Thérèse-de-Cortone
1325, rue Brébeuf
44
Stationnement du parc Portuaire
rue du Fleuve
45
Stationnement Niverville
rue Niverville
46
Stationnement Sainte-Julie
rue Sainte-Julie
47
Stationnement Sainte-Ursule
1725, boul. du Carmel
48
Stationnement Saint-Olivier/des Forges
rue des Forges
49
Stationnement souterrain de l'Hôtel de Ville (Autogare)
1300, rue Hart
50
Terminus d'autobus Fusey
11, rue Fusey
51
Tourisme Trois-Rivières
370, rue des Forges
52
Travaux publics - Secteur Est
200, rue De Grandmont
53
Usine de filtration
1100, rue de l'Usine de filtration
54
Vérificateur général
1350, rue Royale
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
101
V. Équipements et infrastructures d'administration publique
285.
La carte de l'annexe VIII identifie les principaux équipements et infrastructures d'administration
publique. La liste de ces équipements est présentée au tableau 26.
Tableau 26.
Équipements et infrastructures d'administration publique
No Nom
Adresse
1
Administration portuaire de Trois-Rivières
1545, rue du Fleuve
2
Agence du revenu du Canada (ARC)
25, rue des Forges
2
Service correctionnel du Canada
25, rue des Forges
3
Agence Parcs Canada
10000, boul. des Forges
4
Revenus Québec
225, rue des Forges, bureau 400
4
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
225, rue des Forges, bureau 400
4
Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale
225, rue des Forges, bureau 400
5
Bureau de Postes Canada Trois-Rivières
1285, rue Notre-Dame centre
6
Centre de développement d'entreprises
3500, rue De Courval
7
Centre de recrutement des forces canadiennes
245, rue Saint-Georges
8
Centre de Service Canada Trois-Rivières
1660, rue Royale, bureau 100
9
Centre de services partagés du Québec
100, rue Laviolette
9
Direction régionale de la Mauricie et du Centre du Québec Bureau de
la Mauricie
100, rue Laviolette
9
Ministère du développement durable, Environnement et Lutte
contre les changements climatiques
100, rue Laviolette
9
Ministère de la Culture des Communications et de la Condition
féminine
100, rue Laviolette
9
Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles
100, rue Laviolette
9
Ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification
des transports
100, rue Laviolette
9
Office québécois de la langue française
100, rue Laviolette
9
Régie du bâtiment du Québec
100, rue Laviolette
10
Commission des lésions professionnelles
505, rue des Forges
10
Hydro-Québec
505, rue des Forges
11
CENSST - Direction régionale de la Mauricie et du Centre-du-Québec
1055 boul. des Forges
12
Député de Trois-Rivières
1500, rue Royale
13
Investissement Québec
318-100, rue Laviolette
14
Ministère de la Justice
250, rue Laviolette
14
Ministère de la Sécurité publique
250, rue Laviolette
15
Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale
165, boul. Sainte-Madeleine
16
Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles
5575, rue Saint-Joseph
Tableau 26.
Équipements et infrastructures d'administration publique
No Nom
Adresse
17
NCSM RADISSON - Marine Royale Canadienne
1000, Chemin de l'Île Saint-Christophe
18
Québec en Forme
1075, rue Champflour
19
Revenu Canada - Bureau des services fiscaux du Centre-et-Sud-du-
Québec
2250, rue Saint-Olivier
20
Sécurité pulique du Québec
878, rue De Tonnancour
21
Service Canada
55, rue des Forges
22
Société de l'assurance automobile du Québec
3225 à 3235, boul. Saint-Jean
23
Sûreté du Québec
950, rue Tousignant
VI. Équipements et infrastructures d'éducation
286.
La carte de l'annexe VIII identifie les principaux équipements et infrastructures d'éducation. La
liste de ces équipements est présentée au tableau 27.
Tableau 27.
Équipements et infrastructures d'éducation
No Nom
Niveau
Commission
scolaire ou
catégorie
d'établissement
Adresse
1
Académie de Trois-Rivières
Collégial
CS Central Québec
1875, rue Nicolas-Perrot
2
Académie les Estacades
Secondaire
CS du Chemin-du-Roy
501, rue des Érables
3
Cégep de Trois-Rivières - Pavillon des
Humanités
Collégial
3175, boul. Laviolette
4
Cégep de Trois-Rivières - Pavillon des
Sciences
Collégial
3500, rue De Courval C. P. 97
5
Centre collégial de transfert
technologique en télécommunications
Collégial
3343, rue Foucher
6
Centre de formation professionnelle Bel-
Avenir
Professionnel
CS du Chemin-du-Roy
3750, rue Jean-Bourdon
7
Centre de formation professionnelle
Qualitech
Professionnel
CS du Chemin-du-Roy
500, rue des Érables
8
Centre de la petite enfance Jean-Noël
Lapin
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
700, rue du Marthelinois
9
Centre de Métallurgie du Québec
Collégial
3095, rue Westinghouse Parc
industriel des Hautes-Forges
10
Centre de recherche sur les matériaux
lignocellulosiques
Collégial et universitaire
3351, avenue Gilles-Boulet
102
Tableau 27.
Équipements et infrastructures d'éducation
No Nom
Niveau
Commission
scolaire ou
catégorie
d'établissement
Adresse
11
Centre d'éducation des adultes du
Chemin-du-Roy
Professionnel
CS du Chemin-du-Roy
3750, rue Jean-Bourdon
12
Collège de l'Horizon
Secondaire
CS du Chemin-du-Roy
275, rue Montplaisir
13
Collège Ellis campus de Trois-Rivières
Collégial
90, rue Dorval
14
Collège Laflèche
Collégial
1687, boul. du Carmel
15
Collège Marie-de-l'Incarnation
Préscolaire primaire et secondaire
725, rue Hart
16
Conservatoire de musique de Trois-
Rivières
Collégial
587, rue Radisson
17
École alternative Saint-Sacrement -
Édifice Saint-Sacrement
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
1745, boul. Saint-Louis
18
École aux Deux-Étangs
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
245, rue Loranger
19
École Avenues-Nouvelles
Secondaire
CS du Chemin-du-Roy
60, rue Jean-Noël-Trudel
20
École Cardinal-Roy
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
4100, boul. des Forges
21
École Chavigny
Secondaire
CS du Chemin-du-Roy
365, rue Chavigny
22
École Curé-Chamberland
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
3005, rue Arthur-Guimont
23
École de l'Envolée
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
420, rue du Menuisier
24
École de musique Jacques-Hétu
Primaire
CS du Chemin-du-Roy
775, rue Berlinguet
25
École de Pointe-du-Lac - École Beau-Soleil Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
101, rue Élisabeth-Guay
26
École des Bâtisseurs
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
730, rue Guilbert
27
École Dollard
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
100, rue Saint-Irénée
28
École du Bois-Joli
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
3685, rue de La Rochelle
29
École du Routier G.C. inc.
Professionnel
2220, rue Louis-Allyson
30
École intégrée des Forges - École le P'tit-
Bonheur
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
7625, rue Lamy
31
École Jacques-Buteux
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
555, boul. Maurice-L.-
Duplessis
32
École les Terrasses
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
4675, côte Rosemont
Tableau 27.
Équipements et infrastructures d'éducation
No Nom
Niveau
Commission
scolaire ou
catégorie
d'établissement
Adresse
33
École Louis-de-France
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
881, rue Louis-de-France
34
École Marguerite-Bourgeois
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
6021, chemin Walter-Dupont
35
École Marie-Leneuf
Préscolaire
primaire et
secondaire
CS du Chemin-du-Roy
650, boul. des Récollets
36
École Mond'Ami
Primaire
CS du Chemin-du-Roy
481, rue Bureau
37
École Montessori de la Mauricie
Préscolaire
6400, boul. Marion
38
École Notre-Dame-du-Rosaire
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
7660, rue Notre-Dame Ouest
39
École primaire anglophone de la Mauricie Préscolaire et
primaire
CS Central Québec
1241, rue Nicolas-Perrot
40
École primaire de l'Académie-Sportive -
Édifice de la Voltige
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
15, rue Thuney
41
École primaire de l'Académie-Sportive -
Édifice des Sports
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
280, rue Montplaisir
42
École primaire d'éducation internationale
- Édifice de la Terrière
Primaire
CS du Chemin-du-Roy
1305, rue De La Terrière
43
École primaire d'éducation internationale
- Secteur est
Primaire
CS du Chemin-du-Roy
175, rue Saint-Alphonse
44
École Richelieu
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
5405, rue de Courcelette
45
École Saint-Dominique-et-Sainte-
Catherine-de-Sienne - Édifice Saint-
Dominique
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
484, côte Richelieu
46
École Sainte-Thérèse
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
1405, 11e Rue
47
École Saint-François-d'Assise
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
636, rue Sainte-Catherine
48
École Saint-Paul
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
946, rue Saint-Paul
49
École Saint-Philippe
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
481, rue Bureau
50
École Saint-Pie-X
Préscolaire et
primaire
CS du Chemin-du-Roy
720, boul. des Récollets
51
École secondaire des Pionniers
Secondaire
CS du Chemin-du-Roy
1725, boul. du Carmel
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
103
Tableau 27.
Équipements et infrastructures d'éducation
No Nom
Niveau
Commission
scolaire ou
catégorie
d'établissement
Adresse
52
Entre Deux Nuages
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
928, rue Guilbert
53
Institut secondaire Keranna (1992) inc.
Secondaire
6205, boul. des Chenaux
54
La Culbute
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
1450, rue du Père-Marquette
55
La Maisonnée - Installation Laviolette
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
779, rue Laviolette
56
La Maisonnée - Centre Alexandre-Soucy
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
1800, rue Saint-Paul
57
L'Arbre Enchanté
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
455, rue des Vétérans
58
Le Cerf-Volant - Installation Sainte-
Madeleine
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
140, boul. Sainte-Madeleine
59
Le Cerf-Volant - Installation Toupin
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
65, rue Toupin
60
Le Cerf-Volant - Installation Tousignant
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
925, rue Tousignant
61
Le Cheval Sautoir
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
678, rue Hart
62
Le Coffre à Jouets
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
260, rue Vachon
63
Le Moulin des Bambins - Installation de la
Sablière
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
51, rue de la Sablière
64
Le Moulin des Bambins - Installation
Grande-Allée
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
460, Grande Allée
65
Le Petit Forgeron
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
990, place Boland
66
Le Séminaire Saint-Joseph de Trois-
Rivières
Secondaire
858, rue Laviolette
67
L'Île des Moussaillons
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
700, rue Lorraine
68
L'Univers de Mamuse et Meduque -
Installation du Relais
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
6605, rue du Relais
69
L'Univers de Mamuse et Meduque -
Installation Jacques-de-Labadie
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
3730, rue Jacques-De Labadie
70
Marie-Lune
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
3140, rue Louis-Pasteur
Tableau 27.
Équipements et infrastructures d'éducation
No Nom
Niveau
Commission
scolaire ou
catégorie
d'établissement
Adresse
71
Sautemouton
Préscolaire
Centre de la petite
enfance
3525, rue Laviolette
72
Université du Québec à Trois-Rivières
Universitaire
3351, boul. des Forges C. P.
500
73
Val Marie
Préscolaire et primaire
88, chemin du Passage
74
Vision Trois-Rivières inc.
Préscolaire et primaire
3550, Marguerite-Seigneuret
VII. Équipements et infrastructures de santé et services sociaux
287.
La carte de l'annexe VIII identifie les principaux équipements et infrastructures de santé et
services sociaux. La liste de ces équipements est présentée au tableau 28.
Tableau 28.
Équipements et infrastructures de santé et services sociaux
No Nom
Type d'établissement
Adresse
1
9215-4962 Québec inc.
Maison pour personnes en difficulté
9831, chemin Sainte-
Marguerite
2
Accalmie
Maison pour personnes en difficulté
1905 à 1915, rue Royale
3
Alternative jeunesse de Trois-Rivières
Fondations et organismes de charité
973 à 975, rue Royale
4
ARCHE Mauricie inc.
Maison pour personnes en difficulté
740, rue Sainte-Catherine
5
ARCHE Mauricie inc.
Maison pour personnes en difficulté
568 à 572, rue Saint-Paul
6
Association coopérative d'économie familiale de
la Maurice
Fondations et organismes de charité
274 à 278, rue Bureau
7
Atelier des vieilles forges inc.
Fondations et organismes de charité
870 à 880, place Boland
8
Aux trois pivots
Fondations et organismes de charité
543, rue Laviolette
9
C.O.M.S.E.P.
Fondations et organismes de charité
1046 à 1060, rue Saint-
François-Xavier
10
C.O.M.S.E.P.
Fondations et organismes de charité
749 à 753, boul. du Saint-
Maurice
11
CALACS
Fondations et organismes de charité
1493 à 1495, rue Laviolette
12
Centraide Mauricie
Fondations et organismes de charité
90, rue des Casernes
13
Centre administratif Cap-de-la-Madeleine et ses
plateaux de travail
Centre de services sociaux (C.S.S. et
C.R.S.S.S.)
80, chemin du Passage
14
Centre administratif du Centre jeunesse de la
Mauricie et du Centre-du-Québec
Maison pour personnes retraitées
autonomes
1455, boul. du Carmel
104
Tableau 28.
Équipements et infrastructures de santé et services sociaux
No Nom
Type d'établissement
Adresse
15
Centre administratif Marguerite-Bourgeoys
Immeuble à bureaux
3275, rue Foucher
16
Centre administratif Trois-Rivières et ses
plateaux de travail et Atelier Boland
Autres services professionnels
920, place Boland
17
Centre administratif et services externes en
déficiences motrices adultes
Centre d'accueil ou établissement
curatif
1775, rue Nicolas-Perrot
18
Centre Arc-en-ciel
Centre de services sociaux (C.S.S. et
C.R.S.S.S.)
1573, boul. des Forges
19
Centre d'action bénévole Laviolette
Fondations et organismes de charité
5786, rue Notre-Dame Ouest
20
Centre d'animation de Foye
Association civique, sociale et
fraternelle
800, rue Saint-Paul
21
Centre de jour et d'entraide en santé mentale Le
Traversier
Centre d'accueil ou établissement
curatif
141 à 141B, rue Massicotte
22
Centre de réadaptation Bourgeois
Autres établissements de détention
et institutions correctionnelles
2735, rue Papineau
23
Centre de réadaptation en déficience
intellectuelle et en troubles envahissants du
développement - Atelier Bellefeuille
Logement
4948 à 4982, rue Bellefeuille
24
Centre de réadaptation en dépendance
Domremy-de-La-Mauricie
Service d'hôpital
731 à 735, rue Sainte-Julie
25
Centre de réadaptation en dépendance
Domremy-de-La-Mauricie
Immeuble commercial
420 à 440, rue des Forges
26
Centre de réadaptation en dépendance
Domremy-de-la-Mauricie - Point de services de
Pointe-du-Lac
Autres services médicaux et de santé 11931, rue Notre-Dame
Ouest
27
Centre de Réadaptation InterVal - Point de
service Labadie
Clinique médicale (cabinet de
médecins généralistes)
4100, rue Jacques-De Labadie
28
Centre de Réadaptation InterVal - Point de
services Sainte-Marguerite - Centre
d'hébergement et de soins longue durée
Centre d'accueil ou établissement
curatif
3450, rue Sainte-Marguerite
29
Centre de Réadaptation InterVal - Services
externes Marc-Quessy
Autres services de soins
thérapeutiques
800, rue Niverville
30
Centre de Réadaptation InterVal - Vachon
Autres services médicaux et de santé 375, rue Vachon
31
Centre de services ambulatoires de gériatrie
Immeuble commercial
3320 à 3380, boul. Gene-H.-
Kruger
32
Centre de Services en déficience intellectuelle
Mauricie-Centre-Du-Québec
Centre d'accueil ou établissement
curatif
325, rue de Sienne
33
Centre de services externes de Trois-Rivières -
Secteur des Forges
Centre de services sociaux (C.S.S. et
C.R.S.S.S.)
2700, boul. des Forges
34
Centre d'hébergement et de soins longue durée
Cloutier-du-Rivage
Service d'hôpital
145 à 155, rue Toupin
Tableau 28.
Équipements et infrastructures de santé et services sociaux
No Nom
Type d'établissement
Adresse
35
Centre d'hébergement et de soins longue durée
Roland-Leclerc
Centre d'accueil ou établissement
curatif
3500, côte de L'Hôpital-Cooke
36
Centre d'hébergement Louis-Denoncourt
Maison pour personnes retraitées
non autonomes (inclut les CHSLD)
435, rue Saint-Roch
37
Centre hospitalier régional de Trois-Rivières
(CHRTR)
Service d'hôpital
1991, boul. du Carmel
38
Centre intégré universitaire de santé et de
services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-
Québec - Siège social
Centre de services sociaux (C.S.S. et
C.R.S.S.S.)
550, rue Bonaventure
39
Centre Laviolette
Centre de services sociaux (C.S.S. et
C.R.S.S.S.)
1274, rue Laviolette
40
Centre Le Havre de Trois-Rivières
Maison pour personnes en difficulté
575, rue Laviolette
41
Centre Le Havre de Trois-Rivières
Maison pour personnes en difficulté
1486, rue Brébeuf
42
Centre prévention suicide de Trois-Rivières
Fondations et organismes de charité
486 à 492, rue Niverville
43
Comité liaison Adolescents-Parents
Aréna et activités connexes
(patinage sur glace)
5175 à 5225, rue de
Courcelette
44
Conseil québécois des entreprises adaptées -
Centre d'animation Boland
Autres industries de produits
manufacturés
990 à 1000, place Boland
45
CRDITED Mauricie et Centre du Québec Institut
Universitaire
Autres centres de services sociaux
ou bureaux de travailleurs sociaux
3255, rue Foucher
46
Déficience intéllectuelle (privé)
Centre d'accueil ou établissement
curatif
10 à 14, rue Guay
47
Développement défi services inc.
Fondations et organismes de charité
1900, rue Royale
48
Ebyon
Fondations et organismes de charité
89, rue Saint-Irénée
49
Espoir de vie - A.P.O.R. Inc.
Fondations et organismes de charité
405, boul. Sainte-Madeleine
50
Fabrique de la paroisse Sainte-Catherine-de-
Sienne
Fondations et organismes de charité
365, côte Richelieu
51
Fondation des handicapés adultes de la
Mauricie
Fondations et organismes de charité
1322, rue Sainte-Julie
52
Fonds communautaire d'emprunt de la Mauricie Fondations et organismes de charité
743 à 745, boul. du Saint-
Maurice
53
Gestion TAD S.E.N.C.
Fondations et organismes de charité
1491, boul. des Forges
54
Groupe d'approvisionnement en commun de
l'est du Québec
Autres centres de services sociaux
ou bureaux de travailleurs sociaux
858, terrasse Turcotte
55
La Corporation de la maison des jeunes
« Action-Jeunesse » inc.
Logement
5480 à 5642, rue Jean-Paul-
Lavergne
56
La société Charles N. De Blois
Centre d'accueil ou établissement
curatif
484, rue Notre-Dame Est
57
L'accord Mauricie inc.
Fondations et organismes de charité
991, rue Champflour
58
L'arbre muse inc.
Fondations et organismes de charité
946, rue Saint-Paul
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
105
Tableau 28.
Équipements et infrastructures de santé et services sociaux
No Nom
Type d'établissement
Adresse
59
Le bon citoyen
Fondations et organismes de charité
43 à 45, rue Fusey
60
Le centre jeunesse de la Mauricie
Centre d'accueil ou établissement
curatif
325, rue Arcand
61
Les artisans bénévoles de la paix en Mauricie
Fondations et organismes de charité
700 à 710, rue Sainte-Cécile
62
Les artisans bénévoles de la paix en Mauricie
Fondations et organismes de charité
676, rue Champflour
63
Maison Carignan inc.
Maison pour personnes en difficulté
7515, boul. Parent
64
Maison communautaire Brunelle
Fondations et organismes de charité
109, rue Brunelle
65
Maison de jeunes Le Transit
Maison des jeunes
75, rue Thuney
66
Maison des jeunes « Le chakado »
Centre récréatif en général
1191 à 1201, rue Boisclair
67
Maison du Boisé
Centre d'accueil ou établissement
curatif
6890, boul. Parent
68
Maison Jean Lepage inc.
Maison pour personnes en difficulté
166, rue Loranger
69
Medi-vac inc.
Fondations et organismes de charité
3110 à 3112, boul. des Forges
70
Moisson Mauricie/Centre-du-Québec
Fondations et organismes de charité
1579, rue Laviolette
71
Point de rue
Fondations et organismes de charité
333 à 337, rue Laurier
72
Point de services Champflour
Autres services médicaux et de santé 855, rue Champflour
73
Point de services de l'Horloge
Immeuble à bureaux
48 à 50, rue Toupin
74
Point de services Les Forges
Centre local de services
communautaires (C.L.S.C.)
500, rue Saint-Georges
75
Point de services Sainte-Geneviève
Centre de services sociaux (C.S.S. et
C.R.S.S.S.)
620, rue Sainte-Geneviève
76
Québec en forme
Fondations et organismes de charité
1075, rue Champflour
77
Regroupement des aidants naturels de la
Mauricie inc.
Fondations et organismes de charité
79, rue Rocheleau
78
Résidence Manon Trépanier inc.
Centre d'accueil ou établissement
curatif
1368, boul. des Chenaux
79
Sidaction Mauricie
Fondations et organismes de charité
513 à 515, rue Sainte-Cécile
VIII. Équipements et infrastructures de gestion des matières
résiduelles
288.
La Ville de Trois-Rivières est membre de la régie de gestion des matières résiduelles de la
Mauricie (RGMRM). Les déchets sont acheminés aux lieux d'enfouissement technique de Saint-
Étienne-des-Grès et de Champlain. Par conséquent, la Ville entend prohiber l'implantation de
lieux d'enfouissement technique sur son territoire, puisque la desserte est déjà assurée par la
RGMRM, qui possède toutes les installations appropriées. Cette prohibition a également pour
objectif de rentabiliser les investissements collectifs consentis pour se doter d'équipements
régionaux de gestion des matières résiduelles.
289.
La carte de l'annexe VIII identifie les principaux équipements et infrastructures de gestion des
matières résiduelles sur le territoire. La liste de ces équipements est présentée au tableau 29.
Tableau 29.
Équipements et infrastructures de gestion des matières résiduelles
No Nom
Type
Adresse
1
177450 Canada Inc.
Autres installations inhérentes aux
ordures
rue Jules-Vachon
2
9052-6757 Québec Inc.
Autres installations inhérentes aux
ordures
1141, chemin des Petites-
Terres
3
AIM Trois-Rivières (Récupération et triage de
métaux)
Récupération et triage de métaux
475, rue Godin
4
André Morissette entreprises et fils
Ferraille et recyclage de métaux
51, rue Jacques-Létourneau
5
Bélanger L. Métal inc.
Ferraille et recyclage de métaux
2850 à 2950, rue de la Sidbec
Nord
6
Bélanger L. Métal inc.
Ferraille et recyclage de métaux
2875, rue de la Sidbec Nord
7
Bois recyclés Trois-Rivières (autres activités de
récupération et de triage)
Autres activités de récupération et
de triage
8505, boul. Parent
8
Cartonnerie Pierre Germain (récupération et
triage du papier)
Autres installations inhérentes aux
ordures
431, rue des Cabriolets
9
Écocentre de Trois-Rivières (secteur est)
Autres activités de récupération et
de triage
1921, rue des Toitures
10
Écocentre de Trois-Rivières (secteur ouest)
Récupération et triage de matières
polluantes et toxiques
2455, rue Charbonneau
11
Enviro-Tri (récupération et triage de métaux)
Récupération et triage de métaux
4615, rang Saint-Charles
12
Gaston Thériault et fils
Ferraille et recyclage de métaux
10750, rue Notre-Dame
Ouest
13
LEDCD Bellemare recyclage
Autres installations inhérentes aux
ordures
11450, boul. Industriel
14
Matériaux recyclés Trois-Rivières
Autres activités de récupération et
de triage
1147, chemin des Petites-
Terres
15
Récupération Morissette Pièces d'autos Inc.
Récupération et triage de métaux
8680, chemin Sainte-
Marguerite
16
Récupération Tersol inc.
Service de cueillette des ordures
600, rue Godin
17
Régie de gestion des matières résiduelles de la
Mauricie (à l'extérieur du territoire)
Lieu d'enfouissement technique
440, boul. de la Gabelle
(entrée no 4) Sainte-Étienne-
des-Grès
106
IX. Équipements et infrastructures de transport d'énergie et de
télécommunication
290.
La carte de l'annexe VIII identifie les équipements et infrastructures de transport d'énergie et de
télécommunication.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
107
CHAPITRE 12
DOCUMENT
COMPLÉMENTAIRE
I. Mise en contexte et principe de conformité
291.
Le document complémentaire fait partie intégrante du schéma d'aménagement et de
développement révisé. Son rôle est d'établir les normes minimales à intégrer aux différents
règlements d'urbanisme de la Ville. Les règles et dispositions prévues au présent document
complémentaire sont des balises minimales à intégrer aux différents règlements. Par
conséquent, ceux-ci peuvent prévoir des normes plus sévères ou plus restrictives que celles
énoncées au présent document, tant que ces normes ne mettent pas en péril ou ne contredisent
pas les principes, orientations ou objectifs du schéma d'aménagement et de développement
révisé.
II. Terminologie
292.
Dans le présent document, à moins que le contexte n'indique un sens différent, les termes
employés réfèrent aux définitions suivantes :
1° agriculture urbaine : activités de culture du sol et des végétaux et apiculture effectuées
en milieu urbain. L'élevage d'animaux n'est pas considéré comme de l'agriculture
urbaine au sens du présent schéma d'aménagement. La culture en serre ou sur des
toits verts est un exemple d'agriculture urbaine;
2° activités industrielles, para-industrielles ou de recherche : les activités de
transformation d'une entreprise manufacturière, celles d'une entreprise de transport
ou de construction, d'un centre de recherches, d'un laboratoire et celles reliées à
l'entreposage;
3° activités récréatives extensives à faible impact : activités éducatives, récréatives ou de
loisirs requérant de grands espaces non construits et peu aménagés, incluant les
bâtiments et constructions qui se rattachent à ces activités. Cette catégorie d'usage
comprend notamment les parcs naturels, les sentiers de randonnée pédestre et les
espaces verts non aménagés. Toute activité récréative qui ne porte pas atteinte à la
qualité des sols, ne modifie pas l'hydraulicité de surface d'un milieu naturel, ne cause
pas de risque de contamination des sols et a peu d'impacts sur les espèces fauniques et
floristiques fait également partie de cette catégorie.
4° camping : un établissement qui offre au public, moyennant rémunération, des sites
permettant d'accueillir des véhicules de camping ou des tentes. Les campings peuvent
également offrir en location des meublés rudimentaires;
5° coefficient d'emprise au sol (CES) : rapport entre la superficie occupée par un bâtiment
et celle du terrain. Le coefficient d'emprise au sol se calcule en divisant la superficie au
sol du bâtiment par celle du terrain sur lequel il est implanté;
6° centres de technologie et de recherche : laboratoires, centres de recherche et activités
industrielles liées aux technologies émergentes ou d'avant-garde. Ces activités se
Photo : Enrick Bertolle
108
distinguent également des autres industries par la qualité supérieure des bâtiments et
des aménagements paysagers ainsi que par l'absence d'entreposage extérieur et de
nuisances pour le voisinage. Ces usages sont une sous-catégorie de la catégorie d'usage
« industrie légère » définie à la section III du présent document complémentaire. Les
industries du domaine des technologies vertes, de la recherche scientifique et des
technologies de l'information sont des exemples de centres de technologie et de
recherche;
7° centre d'interprétation de la nature : lieu où sont regroupées diverses activités visant à
sensibiliser les visiteurs à des éléments du patrimoine naturel;
8° corridor riverain : bande de terre d'une largeur de 300 mètres d'un lac et de 100
mètres d'un cours d'eau, calculée perpendiculairement à la limite du littoral;
9° cours d'eau : toute masse d'eau qui s'écoule dans un lit avec débit régulier ou
intermittent, y compris un lit créé ou modifié par une intervention humaine, incluant le
fleuve, l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, de même que toutes les mers qui
entourent le Québec, à l'exception d'un fossé;
10° écocentre : site de réemploi et de récupération de matières résiduelles accessible à
l'ensemble des citoyens et opéré par un organisme public ou parapublic, tel qu'une
municipalité ou une régie intermunicipale;
11° élevage à forte charge d'odeur : élevage de porcs, de veaux de lait, de visons ou de
renards;
12° étang : étendue d'eau libre et stagnante, avec ou sans lien avec le réseau
hydrographique. Il repose dans une cuvette dont la profondeur moyenne n'excède
généralement pas 2 mètres au milieu de l'été. L'eau y est présente pratiquement toute
l'année. Le couvert végétal, s'il existe, se compose surtout de plantes aquatiques
submergées et flottantes. L'étang peut être d'origine naturelle ou artificielle;
13° étude de caractérisation écologique : étude des milieux naturels et des espèces qui s'y
trouvent, signée par un titulaire de diplôme universitaire en biologie. Une étude de
caractérisation comprend les renseignements et documents suivants :
a. une description détaillée des communautés végétales, soit flore arborescente,
arbustive et herbacée incluant les espèces menacées, vulnérables ou susceptibles
d'être désignées et comprenant une appréciation de la dominance de chaque
espèce;
b. une description détaillée des communautés animales et des habitats, incluant les
espèces menacées, vulnérables ou susceptibles d'être désignées;
c.
une description de la nature des sols en surface;
d. une délimitation et une description détaillée à l'aide d'une méthode reconnue par
les autorités compétentes des milieux aquatiques, des lacs, étangs et cours d'eau et
des milieux humides, en l'occurrence des tourbières, marais et marécages;
e. une appréciation de la valeur écologique des milieux humides identifiés, à l'échelle
locale et régionale;
f.
l'identification et la description des habitats d'aster à feuilles de linaire (Ionactis
linariifloia);
g.
une évaluation détaillée des impacts engendrés par le projet d'aménagement sur
l'environnement du site visé. L'étude comprend également des propositions de
mesures
d'évitement,
d'atténuation
ou
de
compensation
des
impacts
environnementaux créés par les futurs aménagements;
h. l'étude de caractérisation écologique comprend une copie électronique utilisable
dans un système d'information géographique des milieux délimités ainsi qu'une
annexe comportant une copie de l'ensemble des fiches de terrain;
14° exploitation agricole : les terrains utilisés pour la pratique de l'agriculture, les
constructions utilisées et les usages exercés à des fins agricoles;
15° fermette : garde ou élevage d'animaux communément associés à une exploitation
agricole (animaux de ferme), effectué en usage complémentaire à l'habitation. Cet
usage peut comporter des activités de zoothérapie, de pension ou des activités
éducatives;
16° fossé : un fossé mitoyen, un fossé de voies publiques ou privées ou un fossé de
drainage visé par le paragraphe 4 de l'article 103 de la Loi sur les compétences
municipales (RLRQ, chapitre C-47.1);
17° gestion liquide : tout mode d'évacuation des déjections animales autre que la gestion
sur fumier solide;
18° gestion solide : le mode d'évacuation d'un bâtiment d'élevage ou d'un ouvrage
d'entreposage des déjections animales dont la teneur en eau est inférieure à 85 % à la
sortie du bâtiment;
19° gîte touristique : établissement où est offert de l'hébergement en chambres dans une
résidence privée où l'exploitant réside et rend disponibles au plus 5 chambres qui
reçoivent un maximum de 15 personnes, incluant un service de petit-déjeuner servi sur
place, moyennant un prix forfaitaire;
19.1° habitation saisonnière pour travailleurs agricoles : habitation servant
à loger sur le terrain d'une exploitation agricole, des travailleurs agricoles, et
ce, de manière temporaire. Une habitation saisonnière peut loger
exclusivement des travailleurs agricoles durant la période où leur présence est
nécessaire à l'exercice des activités agricoles. Cette habitation ne peut en
aucun temps servir de logement de façon permanente.
20° immeuble protégé : sont considérés comme immeubles protégés les usages suivants :
a. un centre récréatif de loisir, de sport ou de culture;
b. un parc municipal;
c.
une plage publique ou une marina;
d. le terrain d'un établissement d'enseignement ou d'un établissement au sens de la
Loi sur les services de santé et les services sociaux (RLRQ, chapitre S-4.2);
e. un établissement de camping;
f.
les bâtiments d'une base de plein air ou d'un centre d'interprétation de la nature;
g.
le chalet d'un centre de ski ou d'un club de golf;
h. un temple religieux;
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
109
i.
un théâtre d'été;
j.
un établissement d'hébergement au sens du Règlement sur les établissements
touristiques (RLRQ, chapitre E-14.2, r.1), à l'exception d'un gîte touristique, d'une
résidence de tourisme ou d'un meublé rudimentaire;
k.
un bâtiment servant à des fins de dégustation de vins dans un vignoble ou un
établissement de restauration de 20 sièges et plus, détenteur d'un permis
d'exploitation à l'année ainsi qu'une table champêtre ou toute autre formule
similaire lorsqu'elle n'appartient pas au propriétaire ou à l'exploitant des
installations d'élevage en cause;
21° (supprimé);
22° installation d'élevage : un bâtiment où des animaux sont élevés ou un enclos ou une
partie d'enclos où sont gardés, à des fins autres que le pâturage, des animaux y
compris, le cas échéant, tout ouvrage d'entreposage des déjections des animaux qui s'y
trouvent;
23° lac : étendue d'eau naturelle ou artificielle alimentée par un cours d'eau ou une source
souterraine, à l'exception des lacs artificiels n'ayant aucun lien hydrologique avec un
cours d'eau. Les étangs sont toutefois considérés comme des milieux humides plutôt
que des lacs;
24° limite du littoral : la ligne servant à délimiter le littoral et la rive telle que définie au
Règlement sur l'encadrement d'activités sous la responsabilité des municipalités
réalisées dans des milieux hydriques et sur des ouvrages de protection contre les
inondations;
25° littoral : la partie d'un lac ou d'un cours d'eau qui s'étend à partir de la ligne qui la
sépare de la rive vers le centre du plan d'eau;
26° lot : un fonds de terre identifié et délimité sur un plan de cadastre officiel;
27° lot desservi : un lot desservi par un réseau d'aqueduc et un réseau d'égout, public ou
privé approuvé par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de
la Lutte contre les Changements climatiques;
28° lot non desservi : un lot ne disposant ni d'un réseau d'aqueduc ni d'un réseau d'égout;
29° lot partiellement desservi : un lot desservi soit par un réseau d'aqueduc, soit par un
réseau d'égout, public ou privé, approuvé par le ministère du Développement durable,
de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques;
30° lot riverain : un lot qui est situé en tout ou en partie à l'intérieur de la rive d'un cours
d'eau ou d'un lac;
31° maison d'habitation : pour l'application de la section XIV portant sur les distances
séparatrices relatives à la gestion des odeurs, une maison d'habitation d'une superficie
d'au moins 21 mètres carrés qui n'appartient pas au propriétaire ou à l'exploitant des
installations d'élevage en cause ou à un actionnaire ou dirigeant qui est propriétaire ou
exploitant de ces installations;
32° maison mobile : bâtiment principal résidentiel de 1 logement, fabriqué en usine
conformément aux normes élaborées par l'Association canadienne de normalisation
(ACNOR), conçu pour être occupé à l'année et déplacé sur son propre châssis, lequel est
déposé sur un train de roulement vers le terrain qui lui est destiné. Une maison mobile
peut être installée sur des roues, des vérins, des poteaux, des piliers ou sur une
fondation permanente;
33° marina : un ensemble touristique comprenant le port de plaisance et les
aménagements qui le bordent;
34° meublé rudimentaire : établissement où est offert de l'hébergement en camps, carrés
de tente, wigwams ou structures éphémères meublées;
34.1° milieu hydrique : un milieu répondant aux critères prévus à l'article 46.0.2 de la Loi sur
la qualité de l'environnement (RLRQ, chapitre Q-2), caractérisé notamment par la
présence d'eau de façon permanente ou temporaire, laquelle peut occuper un lit et
dont l'état peut être stagnant ou en mouvement, tels un lac ou un cours d'eau et
incluant leur littoral, leurs rives, leurs zones de mobilité et leurs zones inondables;
35° opération cadastrale : une opération cadastrale visée au premier alinéa de l'article
3043 du Code civil du Québec;
36° (supprimé);
37° périmètre d'urbanisation : la limite prévue de l'extension future des fonctions
urbaines, telle qu'identifiée à l'annexe III;
38° recyclage d'un bâtiment : projet visant à rénover, restaurer ou transformer un
bâtiment existant pour lui permettre d'accueillir un nouvel usage;
39° redéveloppement : les projets de construction, de rénovation ou de modification
d'immeubles visant à appuyer la revitalisation d'un quartier ou d'un secteur ainsi que
les projets visant à construire ou densifier des espaces vacants ou des friches urbaines
localisés dans un milieu majoritairement construit;
40° résidence de tourisme : établissement où est offert de l'hébergement en
appartements, maisons ou chalets meublés, incluant un service d'auto cuisine;
41° rive : la partie d'un territoire qui borde un lac ou un cours d'eau et dont la largeur se
mesure horizontalement, à partir de la limite du littoral vers l'intérieur des terres. Elle
est d'une largeur de :
a. 10 mètres lorsque la pente moyenne est inférieure à 30 % ou, lorsqu'elle est de
30 % ou plus, elle présente un talus de 5 mètres de hauteur ou moins;
b. 15 mètres lorsque la pente moyenne est de 30 % ou plus et qu'elle est continue ou
lorsqu'elle présente un talus de plus de 5 mètres de hauteur;
42° roulotte : véhicule ou remorque de camping fabriqué conformément aux normes
élaborées par l'Association canadienne de normalisation (ACNOR) et conçu pour être
utilisé de façon temporaire à des fins récréatives ou de voyage. Une roulotte comprend
des espaces pour dormir ainsi que des équipements sanitaires et de préparation des
repas. En aucun temps, une roulotte ne peut servir d'habitation de façon permanente;
43° secteurs centraux : premiers quartiers, tels qu'identifiés à la carte 3 : Phases
d'urbanisation. Ces secteurs sont également désignés sous le nom de quartiers
centraux ou premiers quartiers;
110
44° service de construction : établissement commercial dont l'activité principale est la
construction, la réparation ou la rénovation d'immeubles ou d'ouvrages de génie civil
ou l'aménagement de terrains. Cet usage est une sous-catégorie de la catégorie d'usage
« commerce et service lourd » définie à la section III du présent document
complémentaire. Toutefois, un tel établissement qui ne comporterait que des bureaux
doit être assimilé à un usage de la catégorie commerces et services légers;
45° unité d'élevage : une installation ou, lorsqu'il y en a plus d'une, l'ensemble des
installations d'élevage dont un point du périmètre de l'une est à moins de 150 mètres
de la prochaine et, le cas échéant, de tout ouvrage d'entreposage des déjections des
animaux qui s'y trouvent;
45.1° Logement intergénérationnel : logement additionnel aménagé de manière
intégrée à une résidence principale et qui communique avec celle-ci par
l'intérieur.
46° usage récréatif sensible : activités récréatives nécessitant un climat sonore réduit
propice à la détente. Les terrains de camping, les camps de vacances et les bases de
plein air avec dortoir sont des exemples d'usages récréatifs sensibles;
47° véhicule : engin à moyen de propulsion ou traction qui est destiné au transport de
personnes ou à la manutention et au transport d'objets ou de marchandises. Les
automobiles, les bateaux, les véhicules hors route, les roulottes et les camions sont des
exemples de véhicules;
48° véhicule hors route : véhicule motorisé conçu pour circuler en dehors des chemins
publics, tel qu'identifié à la loi sur les véhicules hors route (RLRQ, chapitre V-1.2). Les
motoneiges, les motoquads et les autoquads sont des exemples de véhicules hors
route;
49° véhicule récréatif : véhicule ou remorque de camping dont l'intérieur est aménagé
pour servir d'habitation ou de chalet mobile à des fins de loisirs;
50° zone inondable : un espace qui a une probabilité d'être occupé par l'eau d'un lac ou
d'un cours d'eau en période de crue et dont les limites sont établies aux articles 319 et
319.1.;
51° (supprimé).
_____________________
2021, c. 137, a. 2 ; 2024, c. 88, a. 1; 2026, c. 22, a. 2.
III. Compatibilité des usages
§ 1.
INTERPRÉTATION DES CATÉGORIES D'USAGES
293.
Le schéma divise les usages en 21 grandes catégories. Ces catégories sont définies à l'article 295.
294.
Pour l'analyse de la conformité du plan et des règlements d'urbanisme, lorsqu'un usage ne
correspond à la définition d'aucune des catégories d'usages, celui-ci doit être associé à la
catégorie présentant le plus de similitudes avec cet usage. Pour ce faire, il faut tenir compte des
caractéristiques de cet usage, notamment la nature de l'activité et les impacts de celle-ci sur le
voisinage.
§ 2.
DÉFINITION DES CATÉGORIES D'USAGES
295.
Les catégories d'usages se définissent comme suit :
1° Agriculture : La culture du sol et des végétaux, le fait de laisser le sol sous couverture
végétale, l'élevage des animaux et, à ces fins, la confection, la construction ou
l'utilisation de travaux, ouvrages ou bâtiments, à l'exception des immeubles servant à
des fins d'habitation.
2° Agrotourisme : Activités touristiques complémentaires à l'agriculture et effectuées sur
le terrain d'une exploitation agricole. Cette catégorie inclut notamment les tables
champêtres, la dégustation de produits du terroir, la zoothérapie, les visites à la ferme,
l'hébergement touristique à la ferme et la pêche en pisciculture.
3° Commerce agricole : Les activités d'entreposage, de conditionnement, de
transformation et de vente des produits agricoles, lorsqu'elles sont effectuées sur sa
ferme par un producteur à l'égard des produits agricoles qui proviennent de son
exploitation à plus de 50 %.
4° Commerce et service associé aux véhicules : Commerce ou service lié à la vente, la
réparation ou l'entretien de véhicules ou de pièces et d'accessoires pour véhicules. Les
stations-service et les stationnements font également partie de cette catégorie.
Toutefois, les commerces et services associés à la vente ou la réparation de véhicules
lourds ou de machinerie lourde ainsi que les activités de vente en gros doivent être
considérés comme faisant partie de la catégorie commerce et service lourd.
5° Commerce et service léger : Activités commerciales et de services et bureaux dans un
bâtiment, un local, un regroupement de locaux dans un même bâtiment ou un
regroupement de bâtiments sur un même terrain dont la superficie de plancher est
inférieure à 5 000 mètres carrés, à l'exception des commerces et services lourds.
Malgré ce qui précède, les épiceries sont considérées comme commerce léger, peu
importe leur superficie.
6° Commerce et service lourd : Commerce ou service comportant des nuisances, telles
que la présence de bruits ou d'odeurs ou nécessitant de grandes superficies
d'entreposage intérieur ou extérieur. Les services de construction, les entrepôts, les
commerces de vente en gros et la vente de machinerie lourde sont des exemples de
commerces et services lourds. Les fonctions administratives et de bureau associées à
un commerce et service lourd sont compris dans cette catégorie.
7° Commerce et service régional : Activités commerciales et de services et bureaux dans
un bâtiment, un local, un regroupement de locaux dans un même bâtiment ou un
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
111
regroupement de bâtiments sur un même terrain dont la superficie de plancher est de
5 000 mètres carrés et plus, à l'exception des commerces et services lourds.
8° Conservation : Protection de milieux naturels, aménagements fauniques et activités de
restauration visant la préservation de la biodiversité, le rétablissement d'espèces ou le
maintien des services écologiques.
9° Équipements
culturels
et
institutionnels
régionaux
: Grands équipements
institutionnels publics ou privés à rayonnement régional, tels que les grandes
institutions d'enseignement postsecondaires, les hôpitaux, les salles de spectacles et
tout autre équipement considéré comme structurant à l'échelle régionale.
10° Équipements culturels et institutionnels locaux : Institutions publiques ou privées qui
ne sont pas considérées comme d'envergure régionale. Les écoles primaires et
secondaires, les bibliothèques, les centres communautaires et les points de services
municipaux sont des exemples d'usages appartenant à cette catégorie.
11° Équipements récréatifs et de loisirs : Équipements récréatifs, sportifs ou de loisirs de
nature urbaine. Cette catégorie comprend notamment les piscines publiques, les
arénas et les complexes sportifs.
12° Enfouissement et traitement des déchets : Sites d'enfouissement ou de traitement des
déchets, notamment les lieux d'enfouissement technique.
13° Extraction : Activité d'extraction du sol, notamment les gravières, carrières et sablières,
incluant les constructions nécessaires à ces activités et les industries de transformation
et valorisation qui leur sont associées.
14° Foresterie : Activités reliées à la conservation, l'aménagement et la gestion des forêts
incluant l'abattage et la récolte de la ressource forestière, les activités de reboisement
et l'exécution de traitements sylvicoles. Cet usage inclut également la construction,
l'entretien et l'amélioration d'infrastructures nécessaires à la réalisation de ces
activités.
15° Gestion des matières résiduelles : Les centres de tri, les écocentres, les cimetières
automobiles, les cours de ferraille et autres sites accueillant les matières résiduelles.
Les lieux d'enfouissement techniques et lieux de traitement des déchets ne sont pas
compris dans cette catégorie d'usage.
16° Habitation : Constructions et usages à des fins résidentielles de toutes les tenures et
densités.
17° Industrie artisanale : Industrie de petite envergure sans impacts sur le milieu
environnant. L'industrie artisanale est une production fondée sur le travail
manuel ou nécessitant un outillage et une machinerie réduits dans une
entreprise de petite taille visant la production de biens différenciés ou en petites
séries. Les microbrasseries, les chocolateries et les ateliers d'ébénisterie sont des
exemples d'industries artisanales.
18° Industrie légère : Industrie dont les activités n'engendrent que de faibles impacts sur le
milieu environnant en termes de bruit, de fumée, de poussière, d'odeur, de gaz, de
chaleur, de lumière, de vibrations, etc. Cette catégorie comprend également les
activités para-industrielles et de recherche.
19° Industrie lourde : Industrie dont les activités occasionnent des inconvénients ou des
impacts sur le milieu environnant, tels que la circulation de véhicules lourds,
l'entreposage extérieur en vrac, l'émanation d'odeurs, de fumées, de chaleur, de
lumière, de vibrations, etc.
20° Récréation extensive : Activités sportives, éducatives ou de loisirs requérant de grands
espaces non construits, incluant les bâtiments et constructions qui se rattachent à ces
activités. Cette catégorie d'usage comprend notamment les parcs, les sentiers de
randonnée pédestre, les terrains de camping et les terrains de golf. De par leur nature,
ces usages se retrouvent généralement en milieu rural et en périphérie des milieux
urbanisés.
21° Utilité publique : Infrastructures, réseaux et équipements d'utilité publique,
notamment les réseaux de transport d'énergie, les voies de circulation, les réseaux de
télécommunication et les réseaux d'aqueduc et d'égout.
_____________________
2021, c. 136, a. 2.
§ 3.
RÈGLES D'INTERPRÉTATION DE LA GRILLE DE COMPATIBILITÉ
296.
La grille de compatibilité (tableau 30) établit quels usages sont compatibles, partiellement
compatibles ou incompatibles dans les différentes affectations du territoire.
297.
Lorsqu'une catégorie d'usage est considérée comme compatible, l'ensemble des usages de cette
catégorie peut être autorisé sans condition particulière dans le plan d'urbanisme et les
règlements de la Ville.
298.
Lorsqu'une catégorie d'usage est identifiée comme partiellement compatible au schéma
d'aménagement, elle peut être autorisée sous réserve de certaines conditions. Ces conditions
peuvent établir que seulement certains usages de la catégorie sont autorisés ou prévoir des
mesures particulières permettant à la Ville d'autoriser les usages de la catégorie concernée. Ces
conditions sont spécifiées aux notes de la grille de compatibilité.
299.
Lorsque la grille de compatibilité identifie une catégorie d'usage comme incompatible dans une
affectation donnée, le plan et les règlements d'urbanisme de la Ville doivent y interdire les
usages appartenant à cette catégorie.
Malgré l'alinéa précédent, l'extraction est autorisée sur les terres (publiques ou privées)
où le droit aux substances minérales a été révoqué en faveur de l'État depuis le 1er janvier
1966.
_____________________
2017, c. 120, a. 3.
112
300.
En cas de contradiction entre la grille de compatibilité et une autre disposition du schéma ou du
document complémentaire, la norme la plus restrictive doit s'appliquer.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
113
§ 4.
GRILLE DE COMPATIBILITÉ
Tableau 30.
Grille de compatibilité
Légende
Catégories d'usages
- Compatible
Agriculture
Agrotourisme
Commerce agricole
Commerce et service associé aux véhicules
Commerce et service léger
Commerce et service lourd
Commerce et service régional
Conservation
Enfouissement et traitement des déchets
Équipements culturels et institutionnels locaux
Équipements culturels et institutionnels régionaux
Équipements récréatifs et de loisirs
Extraction
Foresterie
Gestion des matières résiduelles
Habitation
Industrie artisanale
Industrie légère
Industrie lourde
Récréation extensive
Utilité publique
1
Partiellement compatible
Incompatible
Affectations du territoire
AG
Agricole
-
-
-
-
-
1
2
3
AF
Agroforestière
-
-
-
-
-
-
1
2
3
RA
Résidentielle agricole
5
-
4
3
IA
Industrielle agricole
5
-
-
-
-
-
-
-
-
-
2
3
RU
Rurale
5
-
-
6
6
-
-
-
7
6
-
3
RR
Résidentielle rurale
10
-
4
8
3
IR
Industrielle rurale
-
9
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
RV
Revalorisation
-
-
-
-
-
-
NV
Noyau villageois
10
-
-
-
-
-
-
-
-
NU
Noyau urbain central
10
-
-
-
-
-
-
-
-
-
17
-
-
IN
Industrielle
10
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
ID
Industrielle différée
10
12
12
-
-
12
12 12 12
-
12
AP
Aéroportuaire
10
-
-
-
-
-
-
-
-
-
UR
Urbaine
10
-
-
-
11
-
-
13
-
14
-
-
-
15
-
-
RC
Récréative
-
-
-
-
CO
Conservation
-
-
16
-
1.
Uniquement les habitations unifamiliales isolées bénéficiant d'un droit ou privilège prévu aux articles
31, 31.1, 40, 101 à 103 et 105 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (RLRQ,
chapitre P-41.1), et les habitations unifamiliales isolées construites en vertu d'une autorisation
délivrée par la CPTAQ avant l'entrée en vigueur du premier règlement de concordance rendant
applicable la présente disposition. De plus, les habitations saisonnières pour travailleurs
agricoles, autorisés en vertu de l'article 40 de la Loi sur la protection du territoire et des
activités agricoles, sont autorisées dans l'affectation Agricole seulement. Les logements
intergénérationnels peuvent être autorisés lorsqu'ils respectent les dispositions de l'article
371.1 du présent règlement.
2.
Uniquement les sentiers de randonnée, les sentiers de véhicules hors route et les espaces verts non
aménagés.
3.
Le prolongement des réseaux d'aqueduc ou d'égout est autorisé uniquement :
a. lorsque des problématiques liées à la santé et à la salubrité publique l'obligent;
b. lorsque le prolongement est nécessaire pour permettre la réalisation de développements
prévus à l'intérieur d'un périmètre d'urbanisation. Toutefois, les règlements doivent
interdire l'ajout de bâtiments principaux en bordure de tels prolongements à l'exception de
ceux qui étaient autorisés avant le prolongement des réseaux d'aqueduc ou d'égout.
Le prolongement de rues est autorisé uniquement pour résoudre des problèmes d'accès aux
bâtiments existants à la date d'entrée en vigueur du premier règlement de concordance rendant
applicable la présente disposition.
Les autres usages de la catégorie sont autorisés sans condition.
4.
Uniquement les habitations unifamiliales isolées. De plus, les logements intergénérationnels
peuvent être autorisés lorsqu'ils respectent les dispositions de l'article 371.1 du présent
règlement.
5.
Uniquement la culture du sol et des végétaux et les fermettes.
6.
En règle générale, les commerces et services et les industries artisanales sont interdits dans
l'affectation Rurale. Toutefois, les commerces liés à la vente ou à la réparation de véhicules,
les services de construction, les industries artisanales et les commerces et services associés
aux véhicules de transport collectif incluant leurs équipements de recharge électrique sont
autorisés en bordure du boulevard Thibeau et des rues Louis-Alma-Pépin et Raymond-
Pépin.
7.
Uniquement les habitations unifamiliales isolées construites en bordure d'une rue publique existante
en date de l'entrée en vigueur du premier règlement de concordance rendant applicable le présent
schéma d'aménagement. De plus, les logements intergénérationnels peuvent être autorisés
lorsqu'ils respectent les dispositions de l'article 371.1 du présent règlement.
8.
Uniquement les parcs et espaces verts.
9.
Uniquement les bars avec spectacles érotiques.
10. Uniquement l'agriculture urbaine.
11. Les usages de cette catégorie sont autorisés dans les pôles commerciaux régionaux identifiés à la
carte 7 : Organisation des commerces à rayonnement régional.
12. Les usages de ce groupe peuvent être autorisés uniquement aux conditions prévues à l'article 114.
13. En règle générale, les équipements culturels et institutionnels régionaux sont incompatibles dans
l'affectation Urbaine. Toutefois, la Ville pourra circonscrire des zones les autorisant à condition que
114
celles-ci se limitent à des lots déjà occupés par de telles activités. Les règlements pourront
également autoriser ces usages dans les pôles commerciaux régionaux identifiés à la carte 7 :
Organisation des commerces à rayonnement régional
14. Uniquement les écocentres.
15. En règle générale, les industries lourdes sont incompatibles dans l'affectation Urbaine. Toutefois, la
Ville pourra prévoir des zones industrielles sur des lots déjà occupés par de telles activités afin d'en
confirmer la vocation.
16. Uniquement les sentiers de randonnée, les sentiers de véhicules hors route, les espaces verts non
aménagés et les centres d'interprétation de la nature.
17. Uniquement les centres de technologie et de recherche, ainsi que les industries légères
réalisées dans le cadre de projets de recyclage de grands bâtiments industriels existants.
Dans ce dernier cas, les règlements devront prévoir des normes appropriées pour s'assurer
de la compatibilité des usages projetés avec le milieu d'insertion et la réduction des impacts
négatifs sur le voisinage par rapport à la situation d'origine.
_________________________
2020, c. 119, a.1 ; 2021, c. 109, a. 4. ; 2021, c. 137, a.1 ; 2021, c. 136, a. 1 ; 2023, c. 134, a. 1 ; 2024, c. 88, a. 2
IV. Conditions d'émission des permis de construction
301.
La Ville devra adopter et maintenir en vigueur un règlement sur les conditions d'émission des
permis de construction conformément à l'article 116 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme
(RLRQ, chapitre A-19.1).
V. Dispositions applicables au lotissement
§ 1.
SUPERFICIE ET DIMENSIONS DES LOTS
302.
Le règlement de lotissement devra intégrer minimalement les normes prévues au tableau 31.
Tableau 31.
Normes minimales de lotissement
Lot situé à l'extérieur d'un corridor
riverain
Lot non riverain situé à l'intérieur
d'un corridor riverain
Lot riverain situé à l'intérieur d'un
corridor riverain
Superficie
Largeur
Profondeur
Superficie
Largeur
Profondeur Superficie
Largeur
Profondeur
(1)
Lot desservi
(2)
(2)
(2)
(2)
(2)
(2)
(2)
(2)
45 m
Lot partiellement
desservi
1500 m2
25 m
(2)
2000 m2
25 m
(2)
2000 m2
30 m
75 m
Lot non desservi
3000 m2
50 m
(2)
4000 m2
50 m
(2)
4000 m2
50 m
75 m
(1) Dans le cas d'un lot riverain parallèle à la rive, la norme de profondeur minimale doit être appliquée au frontage sur rue du lot
projeté.
(2) À déterminer par la Ville au règlement de lotissement.
§ 2.
DISPOSITIONS APPLICABLES AUX EMPRISES DE RUES
303.
À l'intérieur d'un corridor riverain, les normes minimales suivantes doivent être respectées :
1° dans un secteur desservi par l'aqueduc et l'égout, la distance minimale entre une rue et
un cours d'eau ou un lac est de 45 mètres;
2° dans les secteurs partiellement desservis ou non desservis, la distance minimale entre
une rue et un cours d'eau ou un lac est de 75 mètres.
Les règlements peuvent prévoir des exceptions au premier alinéa dans les cas suivants, tant que
les exceptions respectent les dispositions applicables aux rives :
1° pour le prolongement de rues existantes déjà situées plus près du cours d'eau que la
distance autorisée;
2° pour la partie d'une rue permettant de traverser un cours d'eau;
3° pour la partie d'une rue qui est séparée d'un cours d'eau par un parc public, tant que la
distance minimale autorisée n'est pas inférieure à 20 mètres;
4° pour relier deux rues existantes;
5° pour la construction d'une rue projetée pour un aménagement à des fins d'utilité
publique, de parcs ou de zone de conservation, un quai ou un débarcadère, un accès à
l'eau;
6° dans le cas de rues perpendiculaires à un cours d'eau, mais qui ne le traversent pas, la
distance peut être réduite jusqu'à 15 mètres.
304.
En présence d'un milieu hydrique, la règlementation d'urbanisme doit prévoir que toute emprise
de rue respecte les dispositions du Règlement sur l'encadrement d'activités sous la
responsabilité des municipalités réalisées dans des milieux hydriques et sur des ouvrages de
protection contre les inondations.
_________________________
2026, c. 22, a. 3.
305.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 4.
§ 3.
DISPOSITIONS APPLICABLES À L'AFFECTATION RURALE
306.
À l'intérieur de l'affectation Rurale, le règlement de lotissement de la Ville devra interdire toute
opération cadastrale ayant pour effet de créer un ou plusieurs nouveaux lots constructibles à des
fins résidentielles.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
115
Malgré le premier alinéa, le règlement de lotissement de la Ville peut autoriser les opérations
cadastrales visant la création de nouveaux lots constructibles à des fins résidentielles pour les
lots desservis ou partiellement desservis.
§ 4.
DISPOSITIONS APPLICABLES AUX AFFECTATIONS AGRICOLE ET
AGROFORESTIÈRE
307.
À l'intérieur des affectations Agricole et Agroforestière, le règlement de lotissement de la Ville
devra interdire toute opération cadastrale ayant pour effet de créer un ou plusieurs nouveaux
lots constructibles à des fins résidentielles, à l'exception des habitations autorisées à la grille de
compatibilité (tableau 30).
À l'intérieur des affectations Agricole et Agroforestière identifiées au présent schéma, les
opérations cadastrales visant à délimiter un droit acquis résidentiel en vertu des articles 101 à
103 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (RLRQ, chapitre P-41.1)
doivent respecter une superficie minimale de 4500 mètres carrés et maximale de 5000 mètres
carrés. Le règlement de lotissement devra également préciser qu'une personne ne peut procéder
successivement à plusieurs opérations cadastrales qui auraient pour effet de porter la superficie
totale du droit acquis résidentiel à plus de 5000 mètres carrés.
VI. Protection des milieux naturels
308.
Lorsqu'un milieu naturel fait l'objet d'une initiative de protection privée ou publique, la Ville peut
en tout temps prévoir des mesures visant à en assurer la protection dans le plan et les
règlements d'urbanisme sans qu'il soit nécessaire de modifier le schéma d'aménagement, et ce,
malgré toute autre disposition incompatible. Ces mesures de protection peuvent prendre deux
formes, soit la conservation naturelle ou l'aire écologique récréative,
1° La conservation naturelle équivaut à la protection d'un milieu naturel par l'interdiction
de tout usage et activité à l'exception des usages de la catégorie d'usage
« conservation ».
2° L'aire écologique récréative équivaut à la protection d'un milieu naturel par
l'interdiction de tout usage et activité à l'exception des usages des catégories d'usage
« conservation » et « utilité publique » et des activités récréatives extensives à faible
impact.
309.
Le plan d'urbanisme et les règlements peuvent en tout temps ajuster la délimitation d'un milieu
naturel visé en fonction des conclusions d'une étude de caractérisation écologique.
VII. Dispositions applicables aux milieux humides d'intérêt
310.
À l'intérieur d'un milieu humide d'intérêt tel qu'identifié à la carte 10, seuls les usages
appartenant aux catégories d'usages Conservation, Foresterie et Utilité publique ainsi que les
activités récréatives extensives à faible impact sont autorisés. Toutefois, les usages de la
catégorie d'usages Foresterie pourront être autorisés sous prescription sylvicole uniquement.
Afin d'assurer la conformité du plan d'urbanisme et du règlement de zonage à la présente
section, ceux-ci devront identifier les milieux humides d'intérêt et y rendre applicables les
normes de la présente section. Lors de l'évaluation de la conformité du plan et des règlements,
ceux-ci peuvent prévoir une délimitation d'un milieu humide d'intérêt différente de celle prévue
à la carte 10 sous présentation d'une étude de caractérisation écologique démontrant que les
limites réelles du milieu humide sont différentes de celles identifiées sur la carte 10.
_________________________
2021, c. 109, a. 5.
VIII. Dispositions applicables aux territoires d'intérêt écologique
311.
À l'intérieur des territoires d'intérêt écologique identifiés à la carte 14, le plan et les règlements
d'urbanisme devront exiger la production d'une étude de caractérisation écologique et le respect
des conclusions de celle-ci pour tout projet entrainant l'ajout d'un nouvel usage, un changement
d'usage ou la construction d'un nouveau bâtiment principal.
Sont soustraits de cette exigence les usages de la catégorie « conservation », les projets réalisés
sur des terrains desservis par l'aqueduc ou l'égout sanitaire ou les deux services et les projets
pour des fins agricoles d'une superficie inférieure à quatre hectares.
L'étude de caractérisation doit comprendre une démonstration du niveau des impacts sur les
différentes caractéristiques du milieu naturel du site visé, de manière à fixer les mesures à retenir
pour permettre la réalisation du projet d'aménagement selon la séquence « éviter, minimiser et
compenser ».
IX. Protection des arbres
312.
À l'intérieur d'un périmètre d'urbanisation, les règlements d'urbanisme doivent exiger que
l'abattage de tout arbre nécessite l'obtention d'un certificat d'autorisation. Les règlements
peuvent toutefois prévoir des exceptions à cette règle, notamment dans le cadre de la réalisation
de travaux étant autorisés par la délivrance d'un permis de construction. Ces exceptions doivent
116
se limiter à des cas particuliers déterminés par règlement et doivent s'inscrire dans la logique de
l'objectif de favoriser la protection du couvert forestier en milieu urbain.
313.
Les règlements d'urbanisme doivent prévoir des règles de conservation du couvert forestier
visant à limiter les activités d'abattage d'arbres et de déboisement et à augmenter le couvert
forestier en milieu urbain. Ces dispositions peuvent porter sur le nombre d'arbres à conserver
par terrain, le pourcentage de couvert forestier à conserver lors de l'implantation d'une nouvelle
construction ou d'un nouveau développement, la protection des arbres patrimoniaux, la
protection des alignements d'arbres et des ensembles forestiers urbains d'intérêt, etc.
X. (Abrogée)
_________________________
2026, c. 22, a. 5.
§ 1.
(ABROGÉE)
_________________________
2026, c. 22, a. 5.
314.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 5.
§ 2.
(ABROGÉE)
_________________________
2026, c. 22, a. 5.
315.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 5.
316.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 5.
§ 3.
(ABROGÉE)
_________________________
2026, c. 22, a. 5.
317.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 5.
318.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 5.
XI. Protection des milieux hydriques
_________________________
2026, c. 22, a. 6.
§ 1.
ZONES INONDABLES
_________________________
2026, c. 22, a. 8.
318.1. En matière de protection de milieux hydriques, la Ville doit appliquer le cadre règlementaire
gouvernemental en vigueur. De plus, la Ville peut intégrer à même sa règlementation
d'urbanisme des normes complémentaires, compatibles avec le cadre normatif gouvernemental
afin de protéger les milieux hydriques.
_________________________
2026, c. 22, a. 7.
319.
Pour l'application des zones inondables, les cotes issues du rapport MH-90-05 prévalent sur
toute autre information. La délimitation des zones inondables présentée sur la carte de l'annexe
VII est fournie à titre indicatif. Cette cartographie a été réalisée par le ministère du
Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques.
Elle représente le positionnement des cotes du rapport MH-90-05 et a été produite grâce à un
relevé LIDAR effectué en 2001.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
117
Tableau 32.
Cotes d'inondation issues du rapport MH-90-05
Localisation
Distance
cumulée
Cote 2 ans
Cote 20 ans
Cote 100 ans
90
6,16
7,27
7,63
91
6,14
7,26
7,62
92
6,13
7,25
7,61
93
6,11
7,23
7,59
94
6,10
7,22
7,58
95
6,08
7,20
7,56
96
6,06
7,19
7,55
97
6,05
7,18
7,54
Port Saint-François
97,5
6,04
7,17
7,53
98
6,04
7,16
7,52
99
6,03
7,14
7,50
100
6,03
7,12
7,48
101
6,02
7,10
7,46
102
6,02
7,07
7,43
103
6,01
7,05
7,41
104
6,01
7,03
7,39
105
6,00
7,01
7,37
Trois-Rivières
106
6,00
6,99
7,35
107
5,98
6,96
7,32
108
5,95
6,93
7,29
109
5,93
6,90
7,26
110
5,91
6,87
7,23
111
5,88
6,84
7,21
112
5,86
6,81
7,18
113
5,84
6,78
7,15
114
5,81
6,75
7,12
Rivière Bécancour
115
5,79
6,72
7,09
116
5,77
6,70
7,06
117
5,75
6,67
7,03
319.1. En plus des zones inondables déterminées à l'article 319, la règlementation d'urbanisme doit
prévoir également l'application du cadre règlementaire gouvernemental en vigueur à l'intérieur
de tout périmètre délimité sur une carte désignée à l'annexe 2 du décret numéro 817-2019 du 12
juillet 2019, tel que modifié par le décret numéro 1260-2019 du 18 décembre 2019 ainsi que par
les arrêtés de la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation du 2 août 2019, du 23 août
2019, du 25 septembre 2019, du 23 décembre 2019 et du 12 janvier 2021, en y excluant les
territoires visés à l'annexe 4 du décret numéro 817-2019 du 12 juillet 2019.
_________________________
2026, c. 22, a. 9.
§ 2.
(ABROGÉE)
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
320.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
§ 3.
(ABROGÉE)
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
321.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
322.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
323.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
324.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
118
§ 4.
ABROGÉ
325.
Abrogé
_________________________
2022, c. 109, a. 1.
§ 5.
ABROGÉ
326.
Abrogé
_________________________
2022, c. 109, a. 1.
§ 6.
(ABROGÉE)
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
327.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
327.1 (Abrogé).
_________________________
2018, c. 91, a. 3; 2026, c. 22, a. 10.
327.2. (Abrogé).
_________________________
2020, c. 83, a. 1; 2026, c. 22, a. 10.
§ 7.
(ABROGÉE)
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
328.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
329.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
330.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
331.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
§ 8.
(ABROGÉE)
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
332.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
333.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
§ 9.
(ABROGÉE)
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
334.
(Abrogé).
_________________________
2026, c. 22, a. 10.
XII. Zones et talus exposés à des glissements de terrain
335.
Deux cartographies et deux cadres normatifs sont applicables dans les zones exposées aux
glissements de terrain. La cartographie effectuée en 2015 pour le compte du ministère de la
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
119
Sécurité publique s'accompagne d'un cadre normatif particulier, alors que les talus à risque de
glissement de terrain identifiés par la Ville sont assujettis à un ensemble de normes différentes.
336.
Chacun des deux cadres normatifs comporte à la fois une liste de normes à respecter dans le
talus, au sommet du talus et à la base du talus ainsi qu'un régime d'autorisations particulières
permettant de lever certaines interdictions sous dépôt d'expertises réalisées par un
professionnel compétent.
§ 1.
DÉFINITIONS
337.
Pour l'application de la présente section, à moins que le contexte n'indique un sens différent, les
termes employés réfèrent aux définitions suivantes :
1° abattage d'arbres : tout prélèvement d'arbres ou d'arbustes fait selon différents types
de coupes et ayant pour effet de déboiser en partie ou en totalité une superficie
donnée;
2° aléa : phénomène, manifestation physique ou activité humaine susceptible
d'occasionner des pertes en vies humaines ou des blessures, des dommages aux biens,
des perturbations sociales et économiques ou une dégradation de l'environnement
(chaque aléa est entre autres caractérisé en un point donné, par une probabilité
d'occurrence et une intensité données);
3° arpenteur-géomètre : personne habilitée à exercer la profession d'arpenteur-géomètre
et inscrite au tableau de l'ordre des arpenteurs-géomètres du Québec;
4° bande de protection : parcelle de terrain au sommet ou à la base d'un talus indiquée
sur la carte des zones exposées aux glissements de terrain, à l'intérieur de laquelle des
normes doivent être appliquées;
5° bas de talus : limite inférieure du segment de pente définissant un talus, à compter de
laquelle une bande de protection est calculée pour y prévoir des interdictions;
6° coupe d'assainissement : prélèvement inférieur à 50 % du couvert forestier des arbres
endommagés, dégradés (morts ou affaiblis par la maladie ou les insectes), mal formés
ou vulnérables en vue d'assainir le boisé, et ce, en prenant les précautions nécessaires
pour éviter l'érosion par l'eau (ex. : dégagement manuel);
7° coefficient de sécurité : coefficient calculé selon les règles de l'art en géotechnique
dans le but d'évaluer la stabilité d'un talus. Plus la valeur est élevée, plus la stabilité
relative est élevée;
8° coupe de contrôle de la végétation : dégagement manuel de moins de 50 % de la
végétation arbustive et herbacée permettant, entre autres, de limiter la concurrence
exercée sur des essences recherchées ou encore de créer une percée visuelle;
9° cours d'eau à la base d'un talus : présence effective d'un cours d'eau lorsque la base
d'un talus se situe à l'intérieur de la rive d'un lac ou d'un cours d'eau;
10° danger : propriété intrinsèque de l'aléa qui a pour conséquence de causer des
dommages. Pour l'aléa glissement, le danger consiste à être emporté ou frappé par des
débris;
11° déblai : action d'enlever des terres ou les terres enlevées par cette opération. Pour les
besoins du présent schéma d'aménagement, sont considérés comme déblais les
travaux d'enlèvement des terres :
a. dont le but est d'adoucir en tout ou en partie un talus;
b. dont le but est de niveler le terrain à la base d'un talus.
Le déblai se différencie de l'excavation par l'obtention d'une forme qui se termine en
biseau par rapport aux surfaces adjacentes;
Figure 27.
Croquis d'un déblai
12° dépôts meubles : matériaux minéraux non consolidés et d'épaisseur variable, qui
reposent sur le substratum rocheux. Il peut s'agir d'argile, de silt, de sable, de gravier,
de caillou, etc.;
13° érosion : action d'usure et entrainement graduel des particules de sols par l'eau ou un
agent atmosphérique. L'érosion est généralement un phénomène lent et progressif;
14° excavation : action de creuser une cavité dans un terrain ou résultat de cette action.
L'excavation se différencie du déblai par l'obtention d'une forme en creux;
Déblai
120
Figure 28.
Croquis d'une excavation
15° expertise géotechnique : étude ou avis réalisé par un ingénieur en géotechnique dans
le but d'évaluer la stabilité d'un talus et/ou l'influence de l'intervention projetée sur
celui-ci. L'expertise vise à statuer sur les conséquences potentielles que provoquerait
une rupture de talus. Au besoin, elle doit déterminer les travaux à effectuer pour
assurer la sécurité des personnes et des éléments exposés aux dangers;
16° fondations : ouvrages en contact avec le sol destinés à répartir les charges et à assurer,
à la base, la stabilité d'une construction (exemples : fondations sur semelle, sur pieux,
sur pilotis, sur radier ou sur dalle de béton);
17° glissement de terrain : mouvement d'une masse de sol ou de roc le long d'une surface
de rupture, sous l'effet de la gravité, qui s'amorce essentiellement où il y a un talus.
Dans la plupart des cas au Québec, le mouvement de la masse est soudain et rapide;
18° hypsométrie : détermination de l'altitude d'un lieu et, par extension, représentation
cartographique du relief, généralement sous forme de lignes de même niveau;
19° inclinaison : obliquité d'une surface par rapport à l'horizontale. La mesure de
l'inclinaison peut s'exprimer de différentes façons (figure 25);
La valeur en degré est donnée par rapport à la mesure de l'angle (dans l'exemple de la
figure 25A, cette valeur est de 27 degrés) et varie de 0 pour une surface parfaitement
horizontale, à 90 pour une surface parfaitement verticale.
La valeur en pourcentage est obtenue en faisant le rapport entre la distance verticale
(aussi appelée hauteur) et la distance horizontale (dans l'exemple de la figure 25A,
50 % signifie que la distance verticale représente 50 % de la distance horizontale).
Le rapport géométrique (ratio) représente les proportions entre la hauteur et la
distance horizontale. On utilise généralement les lettres majuscules H et V pour
préciser les valeurs représentant respectivement l'horizontale et la verticale (dans
l'exemple de la figure 25A, « 2H : 1V » signifie que la distance horizontale est deux fois
supérieure à la hauteur qui représente la distance verticale).
La figure 25B illustre la correspondance entre ces trois systèmes de mesure.
La distance horizontale, entre la base et le sommet du talus, doit toujours être mesurée
selon l'horizontale et non pas en mesurant la longueur du talus en suivant la pente.
Figure 29.
Illustrations des diverses façons d'exprimer une inclinaison
Excavation
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
121
20° ingénieur en géotechnique : ingénieur membre de l'Ordre des Ingénieurs du Québec
(OIQ), possédant une formation en génie civil, en génie géologique ou en génie minier
et ayant un profil de compétences en géotechnique, tel que défini par l'Ordre des
Ingénieurs du Québec (OIQ);
21° marge de précaution : parcelle de terrain comprise dans une bande de protection
délimitée sur les cartes, mais dont la largeur est inférieure à la largeur de la bande de
protection. Sa limite borde le sommet ou la base du talus;
22° mesure préventive : lors d'une expertise géotechnique, les mesures préventives
regroupent les actions et travaux à faire, ou pouvant être entrepris, pour le maintien ou
l'amélioration des conditions de stabilité d'un site, afin d'éviter un glissement de
terrain;
23° NAD : système de référence constitué des conventions qui permettent d'exprimer, de
façon univoque, la position de tout point de la surface terrestre;
24° orthophotographie : document photographique aérien sur lequel ont été corrigées les
déformations dues au relief du terrain, à l'inclinaison de l'axe de prise de vue et à la
distorsion de l'objectif. Ce document a l'aspect d'une photographie aérienne et les
qualités métriques d'une carte topographique;
25° point coté : entité géométrique sans dimension exprimée par un triplet de
coordonnées (dont la troisième est l'élévation);
26° précautions : lors d'une expertise géotechnique, elles regroupent soit les actions et
interventions à éviter pour ne pas provoquer un éventuel glissement de terrain, soit les
méthodes de travail à appliquer lors de la réalisation de différentes interventions afin
d'éviter de provoquer un glissement de terrain;
27° reconstruction: action de rétablir dans sa forme, dans son état d'origine, un bâtiment
détruit, devenu dangereux ou ayant perdu au moins 50 % de sa valeur lors d'un
incendie ou de la manifestation d'un autre aléa;
28° réfection : action de refaire, réparer, remettre à neuf afin de rendre plus conforme aux
normes (ex. : Code national du bâtiment, économie d'énergie, salubrité, etc.) ou le
rendre plus opérationnel (adaptation pour personne âgée, etc.). Une réfection ne peut
correspondre à une démolition sauf pour une installation septique;
29° remblai : opération de terrassement consistant à rapporter des terres pour faire une
levée, pour combler une cavité ou pour niveler un terrain ou les terres résultant de
cette action;
30° rénovation : rétablissement ou régénération d'une ou des parties d'une construction, à
l'exception des travaux de peinture ou de menus travaux d'entretien, nécessaires au
maintien d'un bâtiment;
31° rétrogression : processus d'agrandissement d'un glissement de terrain se développant
vers l'arrière du talus. Se caractérise généralement par sa distance horizontale de recul,
mesurée dans le sens du mouvement, entre le sommet de l'escarpement arrière du
glissement de terrain et le sommet du talus où le mouvement s'est amorcé;
32° risque : combinaison de la probabilité d'occurrence d'un aléa et des conséquences
pouvant en résulter sur les éléments vulnérables d'un milieu donné. Un risque de
sinistre est un risque dont la matérialisation est susceptible d'entrainer un sinistre;
33° rupture : séparation brusque d'une masse de sols après déformation, le long d'une
surface de rupture, sous l'effet des forces gravitaires;
34° sinistre : événement qui cause de graves préjudices aux personnes ou d'importants
dommages aux biens et qui exige de la collectivité affectée des mesures inhabituelles;
35° site : terrain où se situe l'intervention projetée;
36° sommet de talus : limite supérieure du segment de pente définissant un talus, à
compter de laquelle une bande de protection est calculée pour y prévoir des
interdictions;
37° stabilité : état d'équilibre que possède un talus par rapport aux forces gravitaires;
38° surface de rupture : surface le long de laquelle glisse la masse de sols située au-dessus;
39° susceptibilité : évaluation qualitative de la prédisposition d'un talus à un glissement de
terrain;
40° talus à prédominance argileuse : terrain en pente composé de sols à prédominance
argileuse, d'une hauteur de cinq mètres ou plus, contenant des segments de pente d'au
moins cinq mètres de hauteur dont l'inclinaison moyenne est de 14° (25 %) ou plus
(figure 26). Le sommet et la base du talus sont déterminés par un segment de pente
dont l'inclinaison est inférieure à 8° (14 %) sur une distance horizontale supérieure à
15 mètres. Les ruptures éventuelles sont contrôlées par les sols argileux présents en
totalité ou en partie dans les talus;
122
Figure 30.
Croquis d'un talus avec un plateau de moins de 15 mètres (croquis
supérieur) et d'un de plus de 15 mètres (croquis inférieur)
41° talus à prédominance sablonneuse : terrain en pente composé de sols à prédominance
de sable, d'une hauteur de cinq mètres ou plus, contenant des segments de pente d'au
moins cinq mètres de hauteur dont l'inclinaison moyenne est de 27° (50 %) ou plus. Le
sommet et la base du talus sont déterminés par un segment de pente dont l'inclinaison
est inférieure à 14o (25 %) sur une distance horizontale supérieure à 15 mètres. Les
ruptures éventuelles sont contrôlées par les sols hétérogènes ou sablonneux présents
en totalité ou en partie dans le talus;
42° till : dépôt hétérométrique et souvent hétérogène non stratifié laissé à la suite du
passage d'un glacier et constitué d'argile, de sable, de gravier et de blocs rocheux
mélangés dans des proportions variables;
43° zone d'étude : zone dont la stabilité peut être modifiée à la suite de l'intervention
projetée et/ou qui peut être touchée par un glissement de terrain amorcé au site
étudié. La zone d'étude peut dans certains cas être plus grande que le site de
l'intervention projetée.
§ 2.
ZONES POTENTIELLEMENT EXPOSÉES AUX GLISSEMENTS DE TERRAIN ET
DÉTERMINÉES PAR UNE CARTOGRAPHIE OFFICIELLE DU MINISTÈRE DE LA
SÉCURITÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC
338.
À l'intérieur des zones potentiellement exposées aux glissements de terrain ayant été
déterminées par une cartographie du ministère de la Sécurité publique du Québec et identifiées
sur la carte de l'annexe VII, les normes prévues à la présente sous-section doivent être intégrées
à la règlementation d'urbanisme de la Ville.
Le tableau 33 présente les normes applicables selon le type d'interventions projetées dans les
zones potentiellement exposées aux glissements de terrain. Ces zones composées de sols à
prédominance argileuse (NA1 et NA2) et de sols à prédominance sableuse (NS1 et NS2)
apparaissent à la carte de l'annexe VII.
0
10
20
24
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
Bande de protection au sommet
Pente (25%)
Base du talus
Bande de protection à la base
_
Sommet du talus
Échelle 1:500
Talus
L<15 mètres
0
10
20
24
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
Pente (25%)
Base du talus 2
_>
Sommet du talus 1
Échelle 1:500
100
Talus 1
Talus 2
Sommet du talus 2
Hauteur du
talus 2 > 5 m
Base du talus 1
Bande de protection
à la base du talus 2
Hauteur du
talus > 5 m
Bande de protection
au sommet du talus 1
Bande de protection au sommet du talus 2
L > 15 mètres
Hauteur
Exemple d'un talus et des bandes de protection (lorsque L<15 mètres)
Exemple de deux talus et des bandes de protection (lorsque L>15 mètres)
Note: * Lorsque deux bandes de protection se superposent,
les normes les plus sévères s'appliquent.
3°
18°
34°
7°
32°
40°
7°
3°
18°
34°
7°
32°
40°
7°
14°
14°
9°
100
110
Bande de protection
à la base du talus 1
108
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
123
Tableau 33.
Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones potentiellement exposées aux glissements de terrain
Type d'intervention projetée
Zone
NA1
NA2
NS1
NS2
Toutes les interventions énumérées ci-dessous
Toutes les interventions sont interdites dans le talus
1. Construction d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment agricole)
2. Reconstruction d'un bâtiment principal résidentiel (sauf d'un bâtiment agricole)
à la suite d'un glissement de terrain
Interdit
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 10 mètres;
- dans la bande de protection à la base du talus.
Interdit
Interdit
3. Agrandissement d'un bâtiment principal résidentiel supérieur à 50 % de la
superficie au sol (sauf d'un bâtiment agricole)
4. Déplacement d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment agricole)
5. Construction d'un bâtiment accessoire (sauf d'un bâtiment accessoire à l'usage
résidentiel ou agricole)
6. Agrandissement d'un bâtiment accessoire (sauf d'un bâtiment accessoire à
l'usage résidentiel ou agricole)
Interdit
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 10 mètres;
- dans la bande de protection à la base du talus.
Interdit
Interdit
7. Reconstruction d'un bâtiment principal résidentiel (sauf d'un bâtiment agricole)
à la suite d'un sinistre (sauf d'un glissement de terrain) ou de quelque autre
cause
Interdit :
- dans la bande de protection à la base du talus.
Aucune norme(1)
Interdit :
- dans la bande de protection à la base du talus.
Interdit :
- dans la bande de protection à la
base du talus.
8. Réfection des fondations d'un bâtiment principal résidentiel, d'un bâtiment
accessoire ou d'un bâtiment accessoire à l'usage résidentiel ou d'un bâtiment
agricole
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de
protection dont la largeur est égale à une fois la
hauteur du talus, jusqu'à concurrence de 40
mètres;
- à la base du talus, dans une bande de protection
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 15 mètres.
Interdit :
- dans la bande de protection au sommet du talus;
- à la base du talus, dans une bande de protection
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum 5 mètres jusqu'à
concurrence de 10 mètres.
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est de 5 mètres.
Interdit :
- dans la bande de protection au
sommet du talus;
- dans une marge de précaution à la
base du talus dont la largeur est de 5
mètres.
9. Agrandissement d'un bâtiment principal résidentiel inférieur à 50 % de la
superficie au sol qui s'approche du talus (sauf d'un bâtiment agricole)
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est égale à une fois et demi la
hauteur du talus, jusqu'à concurrence de 20
mètres.
- dans la bande de protection à la base du talus
Aucune norme(2)
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 10 mètres.
- dans la bande de protection à la base du talus
Interdit
10. Agrandissement d'un bâtiment principal résidentiel inférieur à 50 % de la
superficie au sol qui s'éloigne du talus (sauf d'un bâtiment agricole)
Interdit :
- dans la bande de protection à la base du talus
Aucune norme(2)
Interdit :
- dans la bande de protection à la base du talus.
Interdit :
- dans la bande de protection à la
base du talus.
11. Agrandissement d'un bâtiment principal résidentiel dont la largeur mesurée
perpendiculairement à la fondation du bâtiment est égale ou inférieure à 3
mètres et qui s'approche du talus(3)(sauf d'un bâtiment agricole)
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres;
- dans la bande de protection à la base du talus.
Aucune norme(2)
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres;
- dans la bande de protection à la base du talus.
Interdit :
- dans la bande de protection à la
base du talus.
12. Agrandissement d'un bâtiment principal résidentiel par l'ajout d'un 2e étage
(sauf d'un bâtiment agricole)
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres.
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 3 mètres.
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres.
Interdit :
- dans la bande de protection au
sommet du talus.
13. Agrandissement d'un bâtiment principal résidentiel en porte-à-faux dont la
largeur mesurée perpendiculairement à la fondation du bâtiment est supérieure
à 1 mètre(4) (sauf d'un bâtiment agricole)
Interdit :
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est égale à une fois la hauteur du
talus, jusqu'à concurrence de 40 mètres.
Aucune norme(2)
Interdit :
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 20 mètres.
Interdit :
- dans une marge de précaution à la
base du talus dont la largeur est
égale à une demi-fois la hauteur du
talus, au minimum 5 mètres jusqu'à
concurrence de 20 mètres.
14. Construction ou agrandissement d'un bâtiment accessoire à l'usage
Interdit :
Interdit :
Interdit :
Interdit :
124
Tableau 33.
Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones potentiellement exposées aux glissements de terrain
Type d'intervention projetée
Zone
NA1
NA2
NS1
NS2
Toutes les interventions énumérées ci-dessous
Toutes les interventions sont interdites dans le talus
résidentiel(5) (garage, remise, cabanon, etc.)
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 10 mètres;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 15 mètres.
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 10 mètres.
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est égale à 5 mètres.
- dans la bande de protection au
sommet du talus;
- dans une marge de précaution à la
base du talus dont la largeur est
égale à 5 mètres.
15. Construction accessoire à l'usage résidentiel (piscine hors terre, bain à remous
de 2000 litres et plus, etc.)
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres.
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 3 mètres.
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres.
Interdit :
- dans la bande de protection au
sommet du talus
16. Construction d'un bâtiment agricole (bâtiment principal, bâtiment accessoire ou
secondaire, silo à grain ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage
d'entreposage de déjections animales, etc.)
17. Agrandissement d'un bâtiment agricole (bâtiment principal, bâtiment accessoire
ou secondaire, silo à grain ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage
d'entreposage de déjections animales, etc.)
18. Reconstruction d'un bâtiment agricole (bâtiment principal, bâtiment accessoire
ou secondaire, silo à grain ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage
d'entreposage de déjections animales, etc.)
19. Déplacement d'un bâtiment agricole (bâtiment principal, bâtiment accessoire
ou secondaire, silo à grain ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage
d'entreposage de déjections animales, etc.)
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est égale à une fois la hauteur
du talus, jusqu'à concurrence de 40 mètres;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 15 mètres.
Interdit :
- dans la bande de protection au sommet du talus;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 10 mètres.
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est de 5 mètres.
Interdit :
- dans la bande de protection au
sommet du talus;
- dans une marge de précaution à la
base du talus dont la largeur est de 5
mètres.
20. Implantation d'une infrastructure(6) (rue, aqueduc, égout, pont, etc.), d'un
ouvrage (mur de soutènement de plus de 1 mètre de hauteur, ouvrage de
captage d'eau collectif, etc.) ou d'un équipement fixe (réservoir, etc.)
21. Réfection d'une infrastructure(7) (rue, aqueduc, égout, pont, etc.), d'un ouvrage
(mur de soutènement de plus de 1 mètre de hauteur, ouvrage de captage d'eau
collectif, etc.) ou d'un équipement fixe (réservoir, etc.)
Interdit :
- dans la bande de protection au sommet du talus;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 15 mètres.
Interdit :
- dans la bande de protection au sommet du talus;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 10 mètres.
Interdit :
- dans la bande de protection au sommet du talus;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est de 5 mètres.
Interdit :
- dans la bande de protection au
sommet du talus;
- dans une marge de précaution à la
base du talus dont la largeur est de 5
mètres.
22. Raccordement d'un bâtiment existant à une infrastructure
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de
protection dont la largeur est égale à une fois la
hauteur du talus, jusqu'à concurrence de 40
mètres;
- à la base du talus, dans une bande de protection
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 15 mètres.
Interdit :
- dans la bande de protection au sommet du talus;
- à la base du talus, dans une bande de protection
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 10 mètres.
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est de 5 mètres.
Interdit :
- dans la bande de protection au
sommet du talus;
- dans une marge de précaution à la
base du talus dont la largeur est de 5
mètres.
23. Champ d'épuration, élément épurateur, champ de polissage, filtre à sable, puits
absorbant, puits d'évacuation, champ d'évacuation
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est égale à une fois la hauteur
du talus jusqu'à concurrence de 20 mètres;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 15 mètres.
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est égale à une fois la hauteur
du talus jusqu'à concurrence de 10 mètres;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 10 mètres.
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres;
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est de 5 mètres.
Interdit
- dans la bande de protection au
sommet du talus;
- dans une marge de précaution à la
base du talus dont la largeur est de 5
mètres.
24. Travaux de remblai(8) (permanent ou temporaire)
25. Usage commercial, industriel ou public sans bâtiment non ouvert au public(2)
(entreposage, lieu d'élimination de neige, bassin de rétention, concentration
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est égale à une fois la hauteur
Interdit :
- dans la bande de protection au sommet du talus.
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres.
Interdit :
- dans la bande de protection au
sommet du talus.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
125
Tableau 33.
Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones potentiellement exposées aux glissements de terrain
Type d'intervention projetée
Zone
NA1
NA2
NS1
NS2
Toutes les interventions énumérées ci-dessous
Toutes les interventions sont interdites dans le talus
d'eau, lieu d'enfouissement sanitaire, sortie de réseau de drainage agricole, etc.)
du talus, jusqu'à concurrence de 40 mètres.
26. Travaux de déblai ou d'excavation(9) (permanent ou temporaire)
27. Piscine creusée
Interdit :
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 15 mètres.
Interdit :
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est égale à une demi-fois la
hauteur du talus, au minimum de 5 mètres
jusqu'à concurrence de 10 mètres.
Interdit :
- dans une marge de précaution à la base du talus
dont la largeur est de 5 mètres.
Interdit :
- dans une marge de précaution à la
base du talus dont la largeur est de 5
mètres.
28. Implantation et agrandissement d'usage sans bâtiment ouvert au public (terrain
de camping ou de caravanage, etc.)
29. Lotissement destiné à recevoir un usage sans bâtiment ouvert au public (terrain
de camping ou de caravanage, etc.) localisé dans une zone de contraintes
relatives aux glissements de terrain
Interdit
Aucune norme
Interdit
Interdit
30. Lotissement destiné à recevoir un bâtiment principal localisé dans une zone de
contraintes relatives aux glissements de terrain
Interdit
Aucune norme
Interdit
Interdit
31. Abattage d'arbres(10) (sauf coupes d'assainissement et de contrôle de la
végétation sans essouchement)
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres.
Aucune norme
Interdit :
- dans une marge de précaution au sommet du
talus dont la largeur est de 5 mètres.
Interdit
32. Travaux de protection (contrepoids en enrochement, reprofilage, tapis drainant,
mur de protection, merlon de protection, merlon de déviation, etc.)
Interdit
Interdit
Interdit
Interdit
Notes :
(1) Si l'intervention nécessite la réfection des fondations, les normes pour la réfection des fondations d'un bâtiment principal résidentiel doivent être appliquées.
(2) Si l'intervention nécessite des travaux de remblai, de déblai ou d'excavation, les normes pour les travaux de remblai, de déblai et d'excavation doivent être appliquées.
(3) Les agrandissements dont la largeur mesurée perpendiculairement à la fondation du bâtiment est égale ou inférieure à 3 mètres et qui s'éloignent du talus sont permis.
(4) Les agrandissements en porte-à-faux dont la largeur mesurée perpendiculairement à la fondation du bâtiment est égale ou inférieure à un mètre sont permis.
(5) Les garages, les remises, les cabanons d'une superficie de moins de 15 mètres carrés ne nécessitant aucun remblai au sommet du talus ou aucun déblai ou excavation dans le talus sont permis dans l'ensemble des zones.
(6) L'implantation de tout type de réseau électrique n'est pas visé par le cadre normatif. Cependant, si ces interventions nécessitent des travaux de remblai, de déblai ou d'excavation, les normes pour les travaux de remblai, de déblai et d'excavation doivent être appliquées.
Les infrastructures ne nécessitant aucun travaux de remblai, de déblai ou d'excavation sont permis (exemple : les conduites en surface du sol). Dans le cas des travaux réalisés par Hydro-Québec, ceux-ci ne sont pas assujettis au cadre normatif même si ces interventions
nécessitent des travaux de remblai, de déblai et d'excavation (Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1), article 149, 2e alinéa, 2e paragraphe).
(7) L'entretien et la réfection de tout type de réseau électrique n'est pas visé par le cadre normatif. Les travaux d'entretien et de conservation du réseau routier provincial ne sont pas assujettis, comme le prévoit l'article 149, 2e al., 5e para. de la Loi sur l'aménagement et
l'urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1).
(8) Les remblais dont l'épaisseur est de moins de 30 centimètres suivant le profil naturel du terrain sont permis dans le talus, la bande de protection ou la marge de précaution au sommet du talus. Les remblais peuvent être mis en couches successives à condition que
l'épaisseur totale n'excède pas 30 centimètres. La construction d'un stationnement nécessitant un remblai de plus de 30 centimètres d'épaisseur est interdite.
(9) Les excavations dont la profondeur est de moins de 50 centimètres ou d'une superficie de moins de 5 mètres carrés sont permises dans le talus et dans la bande de protection ou la marge de précaution à la base du talus (exemple d'intervention visée par cette exception :
les excavations pour prémunir les constructions du gel à l'aide de pieux vissés ou de tubes à béton (sonotubes).. La construction d'un stationnement nécessitant des travaux de déblai ou d'excavation est interdite.
(10) À l'extérieur des périmètres d'urbanisation, l'abattage d'arbres est permis dans le talus et la bande de protection au sommet du talus si aucun bâtiment ou rue n'est situé dans la bande de protection à la base du talus.
_________________________
2022, c. 109, a. 2.
339.
D'autre part, malgré ce contrôle général de l'utilisation du sol, une évaluation ponctuelle des
risques associés aux glissements de terrain par un ingénieur en géotechnique pourra conduire à
modifier les restrictions applicables sur un site compris dans ces zones. Les tableaux 34 et 35
présentent les conditions à remplir qui doivent être satisfaites par une expertise géotechnique,
126
selon le type d'intervention projeté sur un site donné et visé par cette catégorie de contrainte
naturelle.
Tableau 34.
Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones potentiellement exposées aux glissements de terrain - expertise géotechnique(1) - Famille d'expertise requise selon
le type d'intervention et sa localisation
Type d'intervention
Localisation de
l'intervention
Famille d'expertise
1. Construction d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment agricole)
2. Implantation et agrandissement d'un usage sans bâtiment ouvert au public (terrain de camping, de caravanage, etc.)
3. Lotissement destiné à recevoir un bâtiment principal ou un usage sans bâtiment ouvert au public (terrain de camping, de caravanage, etc.) localisé dans une zone potentiellement exposée aux glissements de terrain
Zone NA2
Famille 2
Dans les bandes de protection à
la base des talus de zones NA1,
NS1 et NS2,
Famille 1A
Autres types de zones
Famille 1
4. Agrandissement d'un bâtiment principal résidentiel supérieur à 50 % de la superficie au sol (sauf d'un bâtiment agricole)
5. Agrandissement d'un bâtiment principal résidentiel inférieur à 50 % de la superficie au sol qui s'approche du talus (sauf d'un bâtiment agricole) (la distance entre le sommet du talus et l'agrandissement est plus
petite que la distance actuelle entre le sommet et le bâtiment)
6. Agrandissement d'un bâtiment principal résidentiel inférieur à 50 % de la superficie au sol qui s'éloigne du talus (sauf d'un bâtiment agricole) (la distance entre le sommet du talus et l'agrandissement est plus
grande ou la même que la distance actuelle entre le sommet et le bâtiment)
7. Agrandissement d'un bâtiment principal résidentiel dont la largeur mesurée perpendiculairement à la fondation du bâtiment est égale ou inférieure à 3 mètres et qui s'approche du talus (sauf d'un bâtiment
agricole) (la distance entre le sommet du talus et l'agrandissement est plus petite que la distance actuelle entre le sommet et le bâtiment)
8. Agrandissement d'un bâtiment principal résidentiel par l'ajout d'un 2e étage (sauf d'un bâtiment agricole)
9. Agrandissement d'un bâtiment principal résidentiel en porte-à-faux dont la largeur mesurée perpendiculairement à la fondation est supérieure à 1 mètre (sauf d'un bâtiment agricole)
10. Reconstruction d'un bâtiment principal résidentiel (sauf d'un bâtiment agricole) à la suite d'un glissement de terrain
11. Reconstruction d'un bâtiment principal résidentiel (sauf d'un bâtiment agricole) à la suite d'un sinistre (sauf un glissement de terrain) ou de quelque autre cause
12. Déplacement d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment agricole)
13. Construction d'un bâtiment accessoire (sauf d'un bâtiment accessoire à l'usage résidentiel ou agricole)
14. Agrandissement d'un bâtiment accessoire (sauf d'un bâtiment accessoire à l'usage résidentiel ou agricole)
15. Implantation d'une infrastructure(2) (rue, aqueduc, égout, pont, etc.), d'un ouvrage (mur de soutènement de plus de 1 mètre de hauteur, ouvrage de captage d'eau collectif, etc.) ou d'un équipement fixe (réservoir,
etc.)
Zone NA2
Famille 2
Dans les bandes de protection à
la base des talus de zones NA1,
NS1 et NS2
Famille 1A
Autres types de zones
Famille 1
16. Réfection des fondations d'un bâtiment principal résidentiel, d'un bâtiment accessoire ou d'un bâtiment accessoire à l'usage résidentiel ou d'un bâtiment agricole
17. Construction d'un bâtiment accessoire à l'usage résidentiel (garage, remise, cabanon, etc.)
18. Agrandissement d'un bâtiment accessoire à l'usage résidentiel (garage, remise, cabanon, etc.)
19. Construction accessoire à l'usage résidentiel (piscine hors terre, bain à remous de 2000 litres et plus, etc.)
20. Construction d'un bâtiment agricole (bâtiment principal, bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de déjections animales, etc.)
21. Agrandissement d'un bâtiment agricole (bâtiment principal, bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de déjections animales, etc.)
22. Reconstruction d'un bâtiment agricole (bâtiment principal, bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de déjections animales, etc.)
23. Déplacement d'un bâtiment agricole (bâtiment principal, bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain ou à fourrage, etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de déjections animales, etc.)
24. Champ d'épuration, élément épurateur, champ de polissage, filtre à sable, puits absorbant, puits d'évacuation, champ d'évacuation
25. Travaux de remblai (permanent ou temporaire)
26. Travaux de déblai ou d'excavation (permanent ou temporaire)
27. Piscine creusée
28. Usage commercial, industriel ou public sans bâtiment non ouvert au public (entreposage, lieu d'élimination de neige, bassin de rétention, concentration d'eau, lieu d'enfouissement sanitaire, sortie de réseau de
drainage agricole, etc.)
29. Abattage d'arbres (sauf coupes d'assainissement et de contrôle de la végétation)
30. Réfection d'une infrastructure(2) (rue, aqueduc, égout, pont, etc.), d'un ouvrage (mur de soutènement de plus de 1 mètre de hauteur, ouvrage de captage d'eau collectif, etc.) ou d'un équipement fixe (réservoir,
etc.)
31. Raccordement d'un bâtiment existant à une infrastructure
Toutes les zones
Famille 2
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
127
Tableau 34.
Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones potentiellement exposées aux glissements de terrain - expertise géotechnique(1) - Famille d'expertise requise selon
le type d'intervention et sa localisation
Type d'intervention
Localisation de
l'intervention
Famille d'expertise
32. Travaux de protection (contrepoids en enrochement, reprofilage, tapis drainant, mur de protection, merlon de protection, merlon de déviation, etc.)
Toutes les zones
Famille 3
33. Lotissement destiné à recevoir un bâtiment principal ou un usage sans bâtiment ouvert au public (terrain de camping, de caravanage, etc.) localisé dans une zone de contraintes relatives aux glissements de terrain
Toutes les zones
Famille 4
Notes :
(1) Pour être valide, une expertise géotechnique doit avoir été effectuée après l'entrée en vigueur d'un règlement de contrôle intérimaire adopté par une MRC ou d'un règlement d'une municipalité locale visant à intégrer le nouveau cadre normatif gouvernemental.
De plus, cette expertise doit être produite à l'intérieur d'un délai de cinq ans précédant la date de la demande de permis ou de certificat.
Ce délai est ramené à un an en présence d'un cours d'eau sur un site localisé à l'intérieur des limites d'une zone potentiellement exposée aux glissements de terrain, et que dans l'expertise, des recommandations de travaux sont énoncés afin d'assurer la stabilité du site et la
sécurité de la zone d'étude.
Exception : Le délai de un an est ramené à cinq ans si tous les travaux recommandés spécifiquement pour l'intervention visée par la demande de permis ou de certificat ont été réalisés dans les 12 mois de la présentation de cette expertise.
(2) Tous les travaux de développement et d'amélioration du réseau routier provincial qui requièrent une expertise géotechnique pour l'obtention d'un permis pourront être réalisés sur la foi des expertises géotechniques (avis, évaluation, rapport, recommandation, etc.)
produites par le Service de la géotechnique et de la géologie du ministère des Transports (MTQ) ou réalisées par un mandataire du MTQ, puisqu'elles satisfont les critères énoncés ci-dessus et respectent le cadre normatif.
Tableau 35.
Critères de l'expertise géotechnique selon le type de famille d'expertise
Famille d'expertise
1
Famille d'expertise
1A
Famille d'expertise
2
Famille d'expertise
3
Famille d'expertise
4
BUT :
- Évaluer les conditions actuelles de stabilité du site;
- Vérifier la présence de signes d'instabilité imminente
(tel que fissure, fissure avec déplacement vertical et
bourrelet) de glissements de terrain sur le site;
- Évaluer les effets des interventions projetées sur la
stabilité du site;
- Proposer des mesures de protection (famille 3), le
cas échéant.
CONTENU :
L'expertise doit confirmer que :
- dans le cas d'un agrandissement, qu'aucun signe
d'instabilité précurseur de glissement de terrain
menaçant le bâtiment principal existant n'a été
observé sur le site;
- l'intervention envisagée n'est pas menacée par un
glissement de terrain;
- l'intervention envisagée n'agira pas comme facteur
déclencheur en déstabilisant le site et les terrains
adjacents;
- l'intervention envisagée ne constituera pas un
facteur aggravant, en diminuant indûment les
coefficients de sécurité qui y sont associés.
L'expertise doit faire état des recommandations
suivantes:
- les précautions à prendre et, le cas échéant, les
BUT :
- Vérifier la présence de signes d'instabilité imminente
(tel que fissure, fissure avec déplacement vertical et
bourrelet) de glissements de terrain sur le site;
- Évaluer si l'intervention est protégée contre
d'éventuels débris de glissements de terrain;
- Évaluer les effets des interventions projetées sur la
stabilité du site;
- Proposer des mesures de protection (famille 3), le
cas échéant.
CONTENU :
L'expertise doit confirmer que :
- dans le cas d'un agrandissement, qu'aucun signe
d'instabilité précurseur de glissement de terrain
menaçant le bâtiment principal existant n'a été
observé sur le site;
- l'intervention envisagée est protégée contre
d'éventuels débris en raison de la configuration
naturelle des lieux ou que l'agrandissement est
protégé par le bâtiment principal ou que
l'intervention envisagée sera protégée contre
d'éventuels débris par des mesures de protection;
- l'intervention envisagée n'agira pas comme facteur
déclencheur en déstabilisant le site et les terrains
adjacents;
- l'intervention envisagée et son utilisation
subséquente ne constitueront pas des facteurs
BUT :
- Évaluer les effets des interventions projetées sur la
stabilité du site.
CONTENU :
L'expertise doit confirmer que :
- l'intervention envisagée n'agira pas comme facteur
déclencheur en déstabilisant le site et les terrains
adjacents;
- l'intervention envisagée et son utilisation
subséquente ne constitueront pas des facteurs
aggravants, en diminuant indûment les coefficients
de sécurité qui y sont associés.
L'expertise doit faire état des recommandations
suivantes:
- les précautions à prendre et, le cas échéant, les
mesures de protection(1) requises pour maintenir la
stabilité actuelle du site.
BUT :
- Évaluer les effets des mesures de protection sur la
sécurité du site.
CONTENU :
Dans le cas de travaux de stabilisation
(contrepoids, reprofilage, tapis drainant, etc.),
l'expertise doit confirmer que :
- la méthode de stabilisation choisie est appropriée au
site;
- la stabilité de la pente a été améliorée selon les
règles de l'art.
Dans le cas de mesures de protection passives
(mur de protection, merlon de protection, merlon
de déviation, etc.), l'expertise doit confirmer que :
- les travaux effectués protègent la future
intervention.
Dans les deux cas, l'expertise doit confirmer que :
- l'intervention ne subira pas de dommages à la suite
d'un glissement de terrain;
- l'intervention envisagée n'agira pas comme facteur
déclencheur en déstabilisant le site et les terrains
adjacents;
- l'intervention envisagée et l'utilisation subséquente
ne constitueront pas des facteurs aggravants, en
diminuant indûment les coefficients de sécurité qui y
BUT :
- Évaluer les conditions actuelles de stabilité du site.
CONTENU:
L'expertise doit confirmer que :
- la construction de bâtiments ou d'un terrain de
camping sur le lot est sécuritaire.
L'expertise doit faire état des recommandations
suivantes :
- les précautions à prendre et, le cas échéant, les
mesures de protection(1) requises pour maintenir en
tout temps la stabilité du site et la sécurité de la
zone d'étude.
128
Tableau 35.
Critères de l'expertise géotechnique selon le type de famille d'expertise
Famille d'expertise
1
Famille d'expertise
1A
Famille d'expertise
2
Famille d'expertise
3
Famille d'expertise
4
mesures de protection(1) requises pour maintenir en
tout temps la stabilité du site et la sécurité de la
zone d'étude.
aggravants, en diminuant indûment les coefficients
de sécurité qui y sont associés.
L'expertise doit faire état des recommandations
suivantes:
- les précautions à prendre et, le cas échéant, les
mesures de protection(1) requises afin de maintenir
en tout temps la sécurité pour l'intervention
envisagée.
sont associés.
Dans les deux cas, l'expertise doit faire état des
recommandations suivantes :
- les méthodes de travail et la période d'exécution;
- les précautions à prendre pour maintenir en tout
temps la stabilité du site et la sécurité de la zone
d'étude après la réalisation des mesures de
protection.
Note :
(1) Si des travaux de protection sont recommandés, il faut qu'une expertise géotechnique répondant aux critères de la famille 3 soit effectuée avant que l'intervention soit permise.
§ 3.
TALUS EXPOSÉS AUX GLISSEMENTS DE TERRAIN ET IDENTIFIÉS PAR UNE
CARTOGRAPHIE DE LA VILLE DE TROIS-RIVIÈRES
340.
Puisque la cartographie ministérielle ne couvre pas l'ensemble du territoire, la Ville a procédé à
l'identification des talus d'une hauteur égale ou supérieure à cinq mètres composés soit de sols à
prédominance argileuse ou de sols à prédominance sablonneuse. Ces talus sont identifiés à la
carte de l'annexe VII. De plus, le présent schéma d'aménagement prescrit les normes applicables
au sommet du talus, dans le talus et à la base du talus selon les types d'intervention projetée
pour différentes classes de talus exposés aux glissements de terrain.
341.
Malgré ce qui précède pour un talus composé de sols à prédominance argileuse, le contenu
normatif de la classe I doit être appliqué en priorité pour tous les types d'intervention projetée,
en l'absence d'un plan topographique produit par un arpenteur-géomètre démontrant que ce
talus répond plutôt aux paramètres de géométrie d'un talus de classe II retenu par le présent
schéma. D'autre part, pour un site concerné par un talus de sols à prédominance argileuse, une
étude portant sur la nature des sols peut être produite par un ingénieur en géotechnique afin de
démontrer que les sols de ce talus sont plutôt à prédominance sablonneuse. Ainsi, sur la base de
cette expertise géotechnique et malgré la délimitation des talus exposés aux glissements de
terrain apparaissant à la carte de l'annexe VII, le contenu normatif de la classe III des zones
exposées aux glissements de terrain sera rendu applicable pour ce talus. Également, pour un site
concerné par un talus auquel s'applique l'une des classes du cadre normatif des zones exposées
aux glissements de terrain, la soustraction de toutes classes pourra être acquise à partir d'un
plan topographique, produit par un arpenteur-géomètre montrant ce talus selon les paramètres
de géométrie retenus par le présent schéma d'aménagement.
342.
Enfin, advenant qu'un site soit concerné par un talus qui compte plus d'une classe, les normes les
plus contraignantes d'une de ces classes devront être appliquées.
343.
Le tableau 36 présente les normes applicables au sommet du talus, dans le talus et à la base du
talus selon les types d'intervention projetée, pour les différentes classes de talus exposés aux
glissements de terrain apparaissant au présent schéma d'aménagement à la carte de l'annexe
VII.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
129
Tableau 36.
Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol pour les différentes classes de talus dans les zones exposées aux glissements de terrain
Type d'intervention projetée
Zones exposées aux glissements de terrain
Classe I
Classe II
Classe III
Talus à prédominance argileuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
supérieure à 20° (36 %)
Talus à prédominance argileuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) avec
cours d'eau à la base
Talus à prédominance argileuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) sans
cours d'eau à la base
Talus à prédominance sablonneuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 27° (50 %)
Tous types d'interventions énumérées ci-dessous
Interdites dans le talus.
Interdites dans le talus.
Interdites dans le talus.
1. Construction d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment agricole)
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à deux fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40
mètres;
- à la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres,
dans une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois
la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
- à la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à une fois la
hauteur du talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est de 10 mètres;
- à la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
de 10 mètres.
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de
20 mètres;
- à la base d'un talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de
40 mètres.
2. Agrandissement d'un bâtiment principal supérieur à 50 % de la
superficie au sol(1) (sauf d'un bâtiment agricole)
3. Reconstruction d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment
agricole)
4. Relocalisation d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment
agricole)
5. Construction d'un bâtiment accessoire (sauf d'un bâtiment
accessoire à l'usage résidentiel ou agricole)
6. Agrandissement d'un bâtiment accessoire (sauf d'un bâtiment
accessoire à l'usage résidentiel ou agricole)
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à deux fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40
mètres;
- à la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres,
dans une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois
la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
- à la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à une fois la
hauteur du talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est de 10 mètres;
- à la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
de 10 mètres.
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 20
mètres;
- à la base d'un talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40
mètres.
7. Agrandissement d'un bâtiment principal inférieur à 50 % de la
superficie au sol qui s'approche du talus(1) (sauf d'un bâtiment
agricole) (la distance entre le sommet du talus et l'agrandissement
est plus petite que la distance actuelle entre le sommet et le
bâtiment)
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois et demie la hauteur du talus jusqu'à
concurrence de 20 mètres;
- à la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres,
dans une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois
la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
- à la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à une fois la
hauteur du talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est de 5 mètres;
- à la base d'un talus, dans une bande de protection dont la largeur
10 mètres.
Interdit :
- dans une bande de protection au sommet du talus dont la largeur
est d'une demi-fois la hauteur du talus, au minimum 5 mètres
jusqu'à concurrence de 10 mètres.
- à la base d'un talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40
mètres.
8. Agrandissement d'un bâtiment principal inférieur à 50 % de la
superficie au sol qui s'éloigne du talus(1) (sauf d'un bâtiment
agricole) (la distance entre le sommet du talus et l'agrandissement
est plus grande ou la même que la distance actuelle entre le
sommet et le bâtiment)
Interdit :
- à la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres,
dans une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois
la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
- à la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à une fois la
hauteur du talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
S.O.
Interdit :
- à la base d'un talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de
40 mètres.
9. Agrandissement d'un bâtiment principal dont la largeur mesurée
perpendiculairement à la fondation du bâtiment est égale ou
inférieure à 2 mètres et qui s'approche du talus(1) (sauf d'un
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à 5 mètres;
Interdit :
- à la base d'un talus, dans une bande de protection dont la largeur 5
mètres.
Interdit :
- dans une bande de protection au sommet du talus dont la largeur
est de 5 mètres;
130
Tableau 36.
Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol pour les différentes classes de talus dans les zones exposées aux glissements de terrain
Type d'intervention projetée
Zones exposées aux glissements de terrain
Classe I
Classe II
Classe III
Talus à prédominance argileuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
supérieure à 20° (36 %)
Talus à prédominance argileuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) avec
cours d'eau à la base
Talus à prédominance argileuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) sans
cours d'eau à la base
Talus à prédominance sablonneuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 27° (50 %)
Tous types d'interventions énumérées ci-dessous
Interdites dans le talus.
Interdites dans le talus.
Interdites dans le talus.
bâtiment agricole) (la distance entre le sommet du talus et
l'agrandissement est plus petite que la distance actuelle entre le
sommet et le bâtiment)
- à la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres,
dans une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois
la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
- à la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à une fois la
hauteur du talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
- à la base d'un talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de
40 mètres.
10. Agrandissement d'un bâtiment principal par l'ajout d'un 2e étage
(sauf d'un bâtiment agricole)
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à 10 mètres;
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à 5 mètres;
Interdit :
- dans une bande de protection au sommet du talus dont la largeur
est de 5 mètres.
11. Agrandissement d'un bâtiment principal en porte-à-faux dont la
largeur mesurée perpendiculairement à la fondation du
bâtiment est supérieure à 1 mètre(2) (sauf d'un bâtiment agricole)
Interdit :
- à la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres,
dans une bande de protection dont la largeur est égale à une fois la
hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
S.O.
Interdit :
- dans une bande de protection à la base du talus dont la largeur est
égale à une demi-fois la hauteur du talus au minimum 5 mètres
jusqu'à concurrence de 10 mètres.
12. Construction d'un bâtiment accessoire(3) (garage, remise, cabanon,
etc.) ou d'une construction accessoire à l'usage résidentiel (piscine
hors terre, etc.)
13. Agrandissement d'un bâtiment accessoire (garage, remise,
cabanon, etc.) ou d'une construction accessoire à l'usage
résidentiel (piscine hors terre, etc.)
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est de 10 mètres.
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est de 5 mètres.
S.O.
14. Construction d'un bâtiment agricole (bâtiment principal, bâtiment
accessoire ou secondaire, silo à grain ou à fourrage, etc.) ou d'un
ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de déjections animales,
etc.)
15. Agrandissement d'un bâtiment agricole (bâtiment principal,
bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain ou à fourrage, etc.)
ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de déjections
animales, etc.)
16. Reconstruction d'un bâtiment agricole (bâtiment principal,
bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain ou à fourrage, etc.)
ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de déjections
animales, etc.)
17. Relocalisation d'un bâtiment agricole (bâtiment principal,
bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain ou à fourrage, etc.)
ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de déjections
animales, etc.)
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40
mètres;
- à la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
de 15 mètres.
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de
20 mètres;
- à la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
de 10 mètres.
Interdit :
- dans une bande de protection au sommet et à la base du talus dont
la largeur est de 5 mètres.
18. Implantation d'une infrastructure(4) (rue, aqueduc, égout, pont,
etc.), d'un ouvrage (mur de soutènement, ouvrage de captage
d'eau, etc.) ou d'un équipement fixe (réservoir, etc.)
19. Réfection d'une infrastructure(5)(rue, aqueduc, égout, pont, etc.),
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à deux fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40
mètres;
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de
20 mètres;
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une demi-fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence
de 20 mètres;
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
131
Tableau 36.
Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol pour les différentes classes de talus dans les zones exposées aux glissements de terrain
Type d'intervention projetée
Zones exposées aux glissements de terrain
Classe I
Classe II
Classe III
Talus à prédominance argileuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
supérieure à 20° (36 %)
Talus à prédominance argileuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) avec
cours d'eau à la base
Talus à prédominance argileuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) sans
cours d'eau à la base
Talus à prédominance sablonneuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 27° (50 %)
Tous types d'interventions énumérées ci-dessous
Interdites dans le talus.
Interdites dans le talus.
Interdites dans le talus.
d'un ouvrage (mur de soutènement, ouvrage de captage d'eau,
etc.) ou d'un équipement fixe (réservoir, etc.)
20. Raccordement d'un bâtiment existant à une infrastructure
- à la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
de 15 mètres.
- à la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
de 10 mètres.
- dans une bande de protection à la base du talus dont la largeur est
égale à 5 mètres.
21. Champ d'épuration, élément épurateur, champ de polissage, filtre
à sable, puits absorbant, puits d'évacuation, champ d'évacuation
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 20
mètres;
- à la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
de 15 mètres.
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de
10 mètres;
- à la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
de 10 mètres.
Interdit :
- au sommet du talus,; dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une demi-fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence
de 20 mètres;
- dans une bande de protection à la base du talus dont la largeur est
de 5 mètres.
22. Travaux de remblai(6) (permanent ou temporaire)
23. Usage commercial, industriel ou public sans bâtiment non ouvert
au public(7) (entreposage, lieu d'élimination de neige, bassin de
rétention, concentration d'eau, lieu d'enfouissement sanitaire,
sortie de réseau de drainage agricole, etc.)
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus, jusqu'à concurrence de 40
mètres.
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de
20 mètres.
Interdit :
- dans une bande de protection au sommet du talus dont la largeur
est de 5 mètres.
24. Travaux de déblai ou d'excavation(8) (permanent ou temporaire)
25. Piscine creusée
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est de 3 mètres;
- à la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
de 15 mètres.
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est de 3 mètres;
- à la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
de 10 mètres.
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est de 3 mètres;
- dans une bande de protection à la base du talus dont la largeur est
de 5 mètres.
26. Usage sans bâtiment ouvert au public (terrain de camping ou de
caravanage, etc.)
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à deux fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40
mètres;
- à la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres,
dans une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois
la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
- à la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans
une bande de protection dont la largeur est égale à une fois la
hauteur du talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
S.O.
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une demi-fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence
de 20 mètres;
- à la base d'un talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de
40 mètres.
27. Abattage d'arbres(9) (sauf coupes d'assainissement et de contrôle
de la végétation sans essouchement)
Interdit :
- au sommet du talus dans une bande de protection dont la largeur
est de 5 mètres.
S.O.
Interdit :
- dans une bande de protection au sommet du talus dont la largeur
est de 5 mètres.
28. Mesure de protection (contrepoids en enrochement, reprofilage,
tapis drainant, mur de protection, merlon de protection, merlon
de déviation, etc.)
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à deux fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40
mètres;
- à la base d'un talus d'une hauteur égale ou inférieure à 40 mètres,
dans une bande de protection dont la largeur est égale à deux fois
la hauteur du talus jusqu'à concurrence de 40 mètres;
- à la base d'un talus d'une hauteur supérieure à 40 mètres, dans
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de
20 mètres;
- à la base du talus, dans une bande de protection dont la largeur est
de 10 mètres.
Interdit :
- au sommet du talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une demi-fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence
de 20 mètres;
- à la base d'un talus, dans une bande de protection dont la largeur
est égale à une fois la hauteur du talus jusqu'à concurrence de
40 mètres.
132
Tableau 36.
Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol pour les différentes classes de talus dans les zones exposées aux glissements de terrain
Type d'intervention projetée
Zones exposées aux glissements de terrain
Classe I
Classe II
Classe III
Talus à prédominance argileuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
supérieure à 20° (36 %)
Talus à prédominance argileuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) avec
cours d'eau à la base
Talus à prédominance argileuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 14° (25 %) et inférieure à 20° (36 %) sans
cours d'eau à la base
Talus à prédominance sablonneuse d'une hauteur égale ou
supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est
égale ou supérieure à 27° (50 %)
Tous types d'interventions énumérées ci-dessous
Interdites dans le talus.
Interdites dans le talus.
Interdites dans le talus.
une bande de protection dont la largeur est égale à une fois la
hauteur du talus jusqu'à concurrence de 60 mètres.
Notes :
(1) Tous types d'agrandissements supérieurs ou inférieurs à 50 % de la superficie au sol d'un bâtiment principal existant au 13 août 2011 ne peuvent être faits qu'une seule fois. Les agrandissements dont la largeur mesurée perpendiculairement à la fondation du bâtiment est
égale ou inférieure à 2 mètres et qui s'éloignent du talus sont permis.
(2) Les agrandissements en porte-à-faux dont la largeur mesurée perpendiculairement à la fondation du bâtiment est égale ou inférieure à 2 mètres et qui s'éloignent du talus sont permis.
(3) Les garages, les remises et les cabanons d'une superficie de moins de 15 mètres carrés ne nécessitant aucun remblai au sommet du talus ou aucun déblai ou excavation dans le talus sont permis dans l'ensemble des zones.
(4) L'implantation de tout type de réseau électrique n'est pas visée par le cadre normatif. Cependant, si ces interventions nécessitent des travaux de remblai, de déblai ou d'excavation, les normes pour les travaux de remblai, de déblai et d'excavation doivent être appliquées.
Les infrastructures ne nécessitant aucuns travaux de remblai, de déblai ou d'excavation sont permis (exemple : les conduites en surface du sol). Dans le cas des travaux réalisés par Hydro-Québec (incluant les travaux de remblai, de déblai et d'excavation), ceux-ci ne sont pas
assujettis au cadre normatif (LAU, article 149, 2e alinéa, 2e paragraphe).
(5) L'entretien et la réfection de tout type de réseau électrique ne sont pas visés par le cadre normatif. Les travaux d'entretien et de conservation du réseau routier provincial ne sont pas assujettis au cadre normatif (LAU, article 149, 2e alinéa, 5e paragraphe).
(6) Les remblais dont l'épaisseur est de moins de 30 centimètres suivant le profil naturel du terrain sont permis dans le talus et la bande de protection au sommet du talus. Les remblais peuvent être mis en couches successives à condition que l'épaisseur totale n'excède pas
30 centimètres. La construction d'un stationnement nécessitant un remblai de plus de 30 centimètres d'épaisseur est interdite.
(7) Si l'intervention nécessite des travaux de remblai, de déblai ou d'excavation, les normes pour les travaux de remblai, de déblai et d'excavation doivent être appliquées.
(8) Les excavations dont la profondeur est de moins de 50 centimètres ou d'une superficie de moins de 5 mètres carrés sont permises dans le talus et dans la bande de protection à la base du talus (exemple d'intervention visée par cette exception : les excavations pour
prémunir les constructions du gel à l'aide de pieux vissés ou de tubes à béton (sonotubes)). La construction d'un stationnement nécessitant des travaux de déblai ou d'excavation est interdite.
(9) Dans la zone agricole provinciale, l'abattage d'arbres est permis dans le talus et la bande de protection au sommet du talus si aucun bâtiment ou rue n'est situé dans la bande de protection à la base du talus.
344.
D'autre part, malgré ce contrôle général de l'utilisation du sol, une évaluation ponctuelle des
risques associés aux glissements de terrain par un expert géotechnique pourra conduire à
modifier les restrictions applicables sur un site compris dans ces zones. Le tableau 37 présente
les exigences qui doivent être satisfaites par une expertise géotechnique selon le type
d'intervention projeté sur un site donné.
Tableau 37.
Expertise géotechnique(1) - Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones exposées aux glissements de terrain
Famille
Intervention
But
Conclusion
Recommandation
1
Localisée dans toutes les zones, sauf dans les bandes de
protection à la base des talus à prédominance argileuse d'une
hauteur égale ou supérieure à 5 mètres et ayant une pente dont
l'inclinaison est supérieure à 20° (36 %) et talus à prédominance
sablonneuse ayant une pente dont l'inclinaison est supérieure à
27° (50 %) (voir famille 1A)
1. Construction d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment
agricole)
2. Agrandissement d'un bâtiment principal supérieur à 50 % de la
- Évaluer les conditions actuelles de stabilité du site;
- Vérifier la présence de signes d'instabilité imminente (tel que
fissure, fissure avec rejet et bourrelet) de glissements de terrain
sur le site;
- Évaluer les effets des interventions projetées sur la stabilité du
site;
- Proposer des mesures de protection (famille 3), le cas échéant.
L'expertise doit confirmer que :
- dans le cas d'un agrandissement, qu'aucun signe d'instabilité
précurseur de glissement de terrain menaçant le bâtiment
principal existant n'a été observé sur le site;
- l'intervention envisagée n'est pas menacée par un glissement de
terrain;
- l'intervention envisagée n'agira pas comme facteur déclencheur
en déstabilisant le site et les terrains adjacents; l'intervention
envisagée ne constituera pas un facteur aggravant, en
diminuant indûment les coefficients de sécurité qui y sont
L'expertise doit faire état des recommandations suivantes :
- les précautions à prendre et, le cas échéant, les mesures de
protection(3) requises pour maintenir en tout temps la stabilité
du site et la sécurité de la zone d'étude.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
133
Tableau 37.
Expertise géotechnique(1) - Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones exposées aux glissements de terrain
Famille
Intervention
But
Conclusion
Recommandation
superficie au sol (sauf d'un bâtiment agricole)
3. Agrandissement d'un bâtiment principal inférieur à 50 % de la
superficie au sol qui s'approche du talus (sauf d'un bâtiment
agricole) (la distance entre le sommet du talus et
l'agrandissement est plus petite que la distance actuelle entre
le sommet et le bâtiment)
4. Agrandissement d'un bâtiment principal inférieur à 50 % de la
superficie au sol qui s'éloigne du talus (sauf d'un bâtiment
agricole) (la distance entre le sommet du talus et
l'agrandissement est plus grande ou la même que la distance
actuelle entre le sommet et le bâtiment)
5. Agrandissement d'un bâtiment principal dont la largeur
mesurée perpendiculairement à la fondation du bâtiment est
égale ou inférieure à 2 mètres et qui s'approche du talus (sauf
d'un bâtiment agricole) (la distance entre le sommet du talus et
l'agrandissement est plus petite que la distance actuelle entre
le sommet et le bâtiment)
6. Agrandissement d'un bâtiment principal par l'ajout d'un 2e
étage (sauf d'un bâtiment agricole)
7. Agrandissement d'un bâtiment principal en porte-à-faux dont
la largeur mesurée perpendiculairement à la fondation est
supérieure à 1 mètre (sauf d'un bâtiment agricole)
8. Reconstruction d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment
agricole)
9. Relocalisation d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment
agricole)
10. Construction d'un bâtiment accessoire (sauf d'un bâtiment
accessoire à l'usage résidentiel ou agricole)
11. Agrandissement d'un bâtiment accessoire (sauf d'un bâtiment
accessoire à l'usage résidentiel ou agricole)
12. Usage sans bâtiment ouvert au public (terrain de camping, de
caravanage, etc.)
13. Implantation d'une infrastructure(2) (rue, aqueduc, égout, pont,
etc.), d'un ouvrage (mur de soutènement, ouvrage de captage
d'eau, etc.) ou d'un équipement fixe (réservoir, etc.)
14. Réfection d'une infrastructure(2) (rue, aqueduc, égout, pont,
etc.), d'un ouvrage (mur de soutènement, ouvrage de captage
d'eau, etc.) ou d'un équipement fixe (réservoir, etc.)
15. Raccordement d'un bâtiment existant à une infrastructure
associés.
1A
Localisée dans les bandes de protection à la base des talus à
prédominance argileuse d'une hauteur égale ou supérieure à 5
mètres et ayant une pente dont l'inclinaison est supérieure à 20°
(36 %) et talus à prédominance sablonneuse ayant une pente
dont l'inclinaison est supérieure à 27° (50 %)
16. Construction d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment
agricole)
17. Agrandissement d'un bâtiment principal supérieur à 50 % de la
superficie au sol (sauf d'un bâtiment agricole)
18. Agrandissement d'un bâtiment principal inférieur à 50 % de la
superficie au sol qui s'approche du talus (sauf d'un bâtiment
- Vérifier la présence de signes d'instabilité imminente (tel que
fissure, fissure avec rejet et bourrelet) de glissements de terrain
sur le site;
- Évaluer si l'intervention est protégée contre d'éventuels débris
de glissements de terrain;
- Évaluer les effets des interventions projetées sur la stabilité du
site;
- Proposer des mesures de protection (famille 3), le cas échéant.
L'expertise doit confirmer que :
- dans le cadre d'un agrandissement, qu'aucun signe d'instabilité
précurseur de glissement de terrain menaçant le bâtiment
principal existant n'a été observé sur le site;
- l'intervention envisagée est protégée contre d'éventuels débris
en raison de la configuration naturelle des lieux ou parce que
l'agrandissement est protégé par le bâtiment principal ou que
l'intervention envisagée sera protégée contre d'éventuels débris
par des mesures de protection;
- l'intervention envisagée n'agira pas comme facteur déclencheur
en déstabilisant le site et les terrains adjacents;
L'expertise doit faire état des recommandations suivantes :
- les précautions à prendre et, le cas échéant, les mesures de
protection(3) requises afin de maintenir en tout temps la sécurité
pour l'intervention envisagée.
134
Tableau 37.
Expertise géotechnique(1) - Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones exposées aux glissements de terrain
Famille
Intervention
But
Conclusion
Recommandation
agricole) (la distance entre le sommet du talus et
l'agrandissement est plus grande ou la même que la distance
actuelle entre le sommet et le bâtiment)
19. Agrandissement d'un bâtiment principal inférieur à 50 % de la
superficie au sol qui s'éloigne du talus (sauf d'un bâtiment
agricole) (la distance entre le sommet du talus et
l'agrandissement est plus grande ou la même que la distance
actuelle entre le sommet et le bâtiment)
20. Agrandissement d'un bâtiment principal dont la largeur
mesurée perpendiculairement à la fondation du bâtiment est
égale ou inférieure à 2 mètres et qui s'approche du talus (sauf
d'un bâtiment agricole) (la distance entre le sommet du talus et
l'agrandissement est plus petite que la distance actuelle entre
le sommet et le bâtiment)
21. Agrandissement d'un bâtiment principal en porte-à-faux dont
la largeur mesurée perpendiculairement à la fondation est
supérieure à 1 mètre (sauf d'un bâtiment agricole)
22. Reconstruction d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment
agricole)
23. Relocalisation d'un bâtiment principal (sauf d'un bâtiment
agricole)
24. Construction d'un bâtiment accessoire (sauf d'un bâtiment
accessoire à l'usage résidentiel ou agricole)
25. Agrandissement d'un bâtiment accessoire (sauf d'un bâtiment
accessoire à l'usage résidentiel ou agricole)
26. Usage sans bâtiment ouvert au public (terrain de camping, de
caravanage, etc.)
27. Implantation d'une infrastructure(2) (rue, aqueduc, égout, pont,
etc.), d'un ouvrage (mur de soutènement, ouvrage de captage
d'eau, etc.) ou d'un équipement fixe (réservoir, etc.)
28. Réfection d'une infrastructure(2) (rue, aqueduc, égout, pont,
etc.), d'un ouvrage (mur de soutènement, ouvrage de captage
d'eau, etc.) Ou d'un équipement fixe (réservoir, etc.);
29. Raccordement d'un bâtiment existant à une infrastructure
- l'intervention envisagée et son utilisation subséquente ne
constitueront pas des facteurs aggravants, en diminuant
indûment les coefficients de sécurité qui y sont associés.
2
30. Construction d'un bâtiment accessoire (garage, remise,
cabanon, etc.) ou d'une construction accessoire à l'usage
résidentiel (piscine hors terre, etc.)
31. Agrandissement d'un bâtiment accessoire (garage, remise,
cabanon, etc.) ou d'une construction accessoire à l'usage
résidentiel (piscine hors terre, etc.)
32. Construction d'un bâtiment agricole (bâtiment principal,
bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain ou à fourrage,
etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de
déjections animales, etc.)
33. Agrandissement d'un bâtiment agricole (bâtiment principal,
bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain ou à fourrage,
etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de
déjections animales, etc.)
34. Reconstruction d'un bâtiment agricole (bâtiment principal,
bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain ou à fourrage,
- Évaluer les effets des interventions projetées sur la stabilité du
site.
L'expertise doit confirmer que :
- l'intervention envisagée n'agira pas comme facteur déclencheur
en déstabilisant le site et les terrains adjacents;
- l'intervention envisagée et son utilisation subséquente ne
constitueront pas des facteurs aggravants, en diminuant
indûment les coefficients de sécurité qui y sont associés.
L'expertise doit faire état des recommandations suivantes :
- les précautions à prendre et, le cas échéant, les mesures de
protection(3) requises pour maintenir la stabilité actuelle du site.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
135
Tableau 37.
Expertise géotechnique(1) - Cadre normatif relatif au contrôle de l'utilisation du sol dans les zones exposées aux glissements de terrain
Famille
Intervention
But
Conclusion
Recommandation
etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de
déjections animales, etc.)
35. Relocalisation d'un bâtiment agricole (bâtiment principal,
bâtiment accessoire ou secondaire, silo à grain ou à fourrage,
etc.) ou d'un ouvrage agricole (ouvrage d'entreposage de
déjections animales, etc.)
36. Champ d'épuration, élément épurateur, champ de polissage,
filtre à sable, puits absorbant, puits d'évacuation, champ
d'évacuation
37. Travaux de remblai (permanent ou temporaire)
38. Travaux de déblai ou d'excavation (permanent ou temporaire)
39. Piscine creusée
40. Usage commercial, industriel ou public sans bâtiment non
ouvert au public (entreposage, lieu d'élimination de neige,
bassin de rétention, concentration d'eau, lieu d'enfouissement
sanitaire, sortie de réseau de drainage agricole, etc.)
41. Abattage d'arbres (sauf coupes d'assainissement et de contrôle
de la végétation)
3
42. Mesure de protection (contrepoids en enrochement,
reprofilage, tapis drainant, mur de protection, merlon de
protection, merlon de déviation, etc.)
- Évaluer les effets des mesures de protection sur la sécurité du
site.
Dans le cas de travaux de stabilisation (contrepoids,
reprofilage, tapis drainant, etc.) l'expertise doit confirmer que :
- la méthode de stabilisation choisie est appropriée au site;
- la stabilité de la pente a été améliorée selon les règles de l'art.
Dans le cas de mesures de protection passives (mur de protection,
merlon de protection, merlon de déviation, etc.), l'expertise doit
confirmer que :
- les travaux effectués protègent la future intervention.
Dans les deux cas, l'expertise doit confirmer que :
- l'intervention ne subira pas de dommages à la suite d'un
glissement de terrain;
- l'intervention envisagée n'agira pas comme facteur déclencheur
en déstabilisant le site et les terrains adjacents;
- l'intervention envisagée et l'utilisation subséquente ne
constitueront pas des facteurs aggravants, en diminuant
indûment les coefficients de sécurité qui y sont associés.
L'expertise doit faire état des recommandations suivantes :
- les méthodes de travail et la période d'exécution;
- les précautions à prendre pour maintenir en tout temps la
stabilité du site et la sécurité de la zone d'étude après la
réalisation des mesures de protection.
4
43. Lotissement destiné à recevoir un bâtiment principal ou un
usage sans bâtiment ouvert au public (terrain de camping, de
caravanage, etc.) localisé dans une zone exposée aux
glissements de terrain
- Évaluer les conditions actuelles de stabilité du site.
L'expertise doit confirmer que :
- la construction de bâtiments ou d'un terrain de camping sur le
lot est sécuritaire.
L'expertise doit faire état des recommandations suivantes :
- les précautions à prendre et, le cas échéant, les mesures de
protection(3) requises pour maintenir en tout temps la stabilité
du site et la sécurité de la zone d'étude.
Notes :
(1) Pour être valide, une expertise géotechnique doit avoir été effectuée après l'entrée en vigueur du contenu de la règlementation d'urbanisme de la Ville de Trois-Rivières visant à intégrer le nouveau cadre normatif gouvernemental inséré au présent schéma.
De plus, cette expertise doit être produite à l'intérieur d'un délai de cinq ans précédant la date de la demande de permis ou de certificat.
Ce délai est ramené à un an, en présence d'un cours d'eau à la base d'un talus d'un site localisé à l'intérieur des limites d'une zone exposée aux glissements de terrain, et lorsque dans l'expertise, des recommandations de travaux sont énoncées afin d'assurer la stabilité du site
et la sécurité de la zone d'étude.
Toutefois, le délai de un an est ramené à cinq ans si tous les travaux recommandés spécifiquement pour l'intervention visée par la demande de permis ou de certificat ont été réalisés dans les 12 mois de la présentation de cette expertise.
Enfin, aucune des recommandations d'une expertise géotechnique ne peut comprendre des précautions à prendre et requérir des mesures de protection à l'extérieur du site visé par cette expertise.
(2) Tous les travaux de développement et d'amélioration du réseau routier provincial qui requièrent une expertise géotechnique pour l'obtention d'un permis pourront être réalisés sur la foi des expertises géotechniques (avis, évaluation, rapport, recommandation, etc.)
produites par le Service de la géotechnique et de la géologie du ministère des Transports (MTQ) ou réalisées par un mandataire du MTQ, puisqu'elles satisfont les critères énoncés ci-dessus et respectent le cadre normatif.
(3) Si des mesures de protection sont recommandées, il faut qu'une expertise géotechnique répondant aux critères de la famille 3 soit effectuée avant que l'intervention soit permise.
136
Carte 22. Secteurs de niveau sonore élevé
________________________
2019, c. 5, a. 7.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
137
XIII. Contraintes anthropiques
§ 1.
SECTEURS DE NIVEAU SONORE ÉLEVÉ
345.
À l'intérieur des secteurs de niveau sonore élevé identifiés à la carte de l'annexe VII,
l'implantation de nouveaux usages des catégories suivantes est interdite :
1° habitations;
2° équipements culturels et institutionnels locaux;
3° équipements culturels et institutionnels régionaux;
4° usages récréatifs sensibles.
Toutefois, cette interdiction ne vise pas les projets suivants :
1° en zone agricole protégée, la construction d'habitations autorisées par la CPTAQ en
vertu des articles 40 et 105 de la Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles;¸
2° à l'intérieur d'une affectation « Résidentielle agricole », la construction d'habitations
unifamiliales isolées faisant l'objet d'une autorisation de la CPTAQ;
3° dans les milieux construits existants identifiés à la carte 22, la rénovation, la
reconstruction et le recyclage de bâtiments existants ainsi que les projets de
redéveloppement et l'aménagement de parcs et d'espaces verts;
4° sur l'ensemble du territoire, les projets faisant l'objet de mesures d'atténuation,
validées par une étude acoustique signée par un professionnel compétent qui
démontre l'efficacité des mesures d'atténuation proposées et dont les
recommandations permettent d'assurer un niveau sonore extérieur n'excédant
pas les 55 dBA Leq (24h) à 1,5 m du sol, à l'endroit où les espaces de vie extérieurs
et la construction sont projetés. Lorsque des mesures d'atténuation extérieures
sont, selon les conclusions d'une étude acoustique, inapplicable d'un point de
vue technique, en raison notamment de la configuration du terrain, les mesures
d'atténuation peuvent être mises en place au niveau du bâtiment. Ces mesures
d'atténuation validées par une étude acoustique signée par un professionnel
compétent, doivent permettre d'assurer un niveau sonore intérieur n'excédant
pas les 40 dBA Ld de 7 h à 19 h et 35 dBA Ln de 19 h à 7 h le lendemain à tous les
étages et tendre vers un niveau sonore extérieur de 55 dBA Leq, (24 h) au niveau
du rez-de-chaussée et des balcons projetés.
_________________________
2022, c. 109, a. 3. ; 2023, c. 141, a. 1
§ 2.
MESURE DE PROTECTION POUR LA NAVIGATION AÉRIENNE DE L'AÉROPORT
346.
Afin de favoriser la sécurité en lien avec les activités de l'aéroport, le règlement de zonage
devra déterminer des hauteurs maximales appropriées à proximité de l'aéroport. Le choix
exact de ces normes est laissé à la discrétion de la municipalité dans le cadre de la
rédaction de ses règlements d'urbanisme.
_________________________
2021, c. 109, a. 6.
347.
Abrogé
_________________________
2021, c. 109, a. 6.
§ 3.
DISPOSITIONS EN LIEN AVEC LA LUTTE AUX ÎLOTS DE CHALEUR URBAINS
348.
Afin de lutter contre les îlots de chaleur urbains, les règlements d'urbanisme de la Ville devront
révoir des normes exigeant un couvert végétal minimal sur les terrains. À titre d'exemple, ces
dispositions peuvent porter sur la conservation des arbres, le verdissement de surfaces
bétonnées, la conservation d'un pourcentage minimal de végétation par terrain, le coefficient
d'emprise au sol ou tout autre moyen que la Ville juge approprié.
349.
En complémentarité avec la lutte aux îlots de chaleur, les normes sur le couvert végétal des
terrains pourraient prévoir des dispositions visant à établir ou préserver des îlots de fraicheur en
milieu urbanisé. À tire d'exemple, les règlements pourraient exiger la plantation d'arbres dans les
secteurs d'îlots de chaleur.
§ 4.
CORRIDORS FERROVIAIRES
350.
La présence de lignes de chemin de fer en milieu urbain soulève certaines préoccupations,
notamment quant à la cohabitation des usages, au bruit généré et au transport de matières
dangereuses. Le plan d'urbanisme de la Ville devra se pencher sur cette question et étudier la
possibilité d'adopter des normes visant à limiter les problématiques liées aux corridors
ferroviaires.
§ 5.
DISPOSITIONS APPLICABLES À LA PROTECTION DES EAUX SOUTERRAINES
351.
À l'intérieur des zones de protection élargies des puits municipaux identifiées à la carte de
l'annexe VII, les usages identifiés au tableau 38 devront faire l'objet de mesures particulières. Les
règlements d'urbanisme municipaux devront soit interdire ces usages, soit contenir
minimalement les normes présentées au tableau 38.
138
Tableau 38.
Restrictions applicables à certains usages dans les zones de protection
élargies des puits municipaux
Usage
Aménagements requis / restrictions applicables
1. Lieu d'élimination des déchets solides (matériaux
secs, résidus domestiques, incinérateur)
a.
Ces usages doivent être interdits par le règlement de zonage
2. Centre de récupération et de triage (papier, verre,
plastique, métaux, matières polluantes,
compostage)
a.
Imperméabilisation des fossés
b. Mise en place d'un système de drainage et de récupération
des eaux de procédé et de ruissellement
c.
Mise en place d'un séparateur eau/produits pétroliers
3. Lieu d'élimination des neiges usées
a.
Imperméabilisation des fossés
b. Imperméabilisation des aires d'entreposage
c.
Mise en place d'un système de drainage et de récupération
des eaux de procédé et de ruissellement
d. Mise en place d'un séparateur eau/produits pétroliers
4. Centre d'entreposage de traitement et
d'enfouissement de sols contaminés
a.
Ces usages doivent être interdits par le règlement de zonage
5. Lieux d'entreposage en vrac d'hydrocarbures
a.
Ces usages doivent être interdits par le règlement de zonage
6. Lieux d'entreposage en vrac de matières premières
solides ou liquides autres qu'hydrocarbures
a.
Installation de structures de rétention étanches
b. Imperméabilisation des aires d'entreposage / aménagement
d'aires d'entreposage protégées des intempéries
7. Industries chimiques (raffineries, fabrication de
peintures, encres, résines, explosifs, solvants,
pesticides) et commerce de gros de produits
chimiques
a.
Ces usages doivent être interdits par le règlement de zonage
8. Industries de fabrication de produits métalliques ou
mixtes (par exemple : usines de fabrication de
tuyaux et contenants de fer, ateliers d'usinage)
a.
Installation de structures de rétention étanches
b. Mise en place d'un réseau de drainage des eaux de
ruissellement non contaminées
9. Industrie de construction de véhicules
(automobiles, avions, véhicules lourds, etc.)
a.
Installation de structures de rétention étanches
b. Mise en place d'un piège hydraulique
c.
Mise en place d'un séparateur eau/produits pétroliers
10. Industries de transformation des métaux (par
exemple : fonderies et autres industries
sidérurgiques)
a.
Ces usages doivent être interdits par le règlement de zonage
11. Industries des produits du pétrole et du charbon
a.
Ces usages doivent être interdits par le règlement de zonage
12. Commerce de gros de produits pétroliers
a.
Installation de structures de rétention étanches
b. Mise en place d'un piège hydraulique
13. Industries des produits en caoutchouc et de
produits en plastique
a.
Installation de réservoirs étanches et de bassins de rétention
b. Mise en place d'un système de drainage et de récupération
des eaux de procédé et de ruissellement
c.
Aménagement d'aires d'entreposage protégées des
Tableau 38.
Restrictions applicables à certains usages dans les zones de protection
élargies des puits municipaux
Usage
Aménagements requis / restrictions applicables
intempéries
14. Industries des pâtes et papiers
a.
Installation de structures de rétention étanches
b.
Imperméabilisation des aires d'entreposage
c.
Mise en place d'un système de drainage des eaux de
ruissellement non contaminées
15. Industries du bois
a.
Installation de structures de rétention étanches
b.
Aménagement d'aires d'entreposage protégées des
intempéries pour l'entreposage d'hydrocarbures et de
produits chimiques
c.
Mise en place d'un système de drainage des eaux de
ruissellement non contaminées
d. Imperméabilisation des aires d'entreposage pour
l'entreposage de bois traité ou peint
16. Industries des produits textiles, incluant les usines
de fils, de tissus et de vêtement comprenant du
lavage
a.
Installation de réservoirs étanches et de bassins de rétention
b.
Mise en place d'un système de drainage et de récupération
des eaux de procédé et de ruissellement
c.
Aménagement d'aires d'entreposage protégées des
intempéries
17. Industrie du cuir et connexes (par exemple :
tanneries)
a.
Installation de réservoirs étanches et de bassins de rétention
b.
Mise en place d'un système de drainage et de récupération
des eaux de procédé et de ruissellement
c.
Aménagement d'aires d'entreposage protégées des
intempéries
18. Industries de fabrication de produits électriques et
électroniques
a.
Installation de structures de rétention étanches
b.
Aménagement d'aires d'entreposage protégées des
intempéries
19. Commerce de gros de produits divers (récupération
et recyclage, ferraille et vieux métaux, engrais
agricoles)
a.
Installation de structures de rétention étanches
b.
Imperméabilisation des aires d'entreposage
c.
Mise en place d'un système de drainage des eaux de
ruissellement non contaminées.
Les mesures ci-dessus ne sont pas exigées si l'ensemble des
activités s'effectue à l'intérieur d'un bâtiment
20. Industrie alimentaire (incluant abattoirs et laiteries)
a.
Installation de structures de rétention étanches
21. Extraction de pétrole, de gaz et de ressources
naturelles
a.
Interdit dans toute zone de protection élargie des puits
municipaux
22. Transport de pétrole et de gaz par oléoduc
a.
Implantation d'un système automatique de détection des
fuites
b.
Installation de clôtures anti-intrusion autour des postes de
pompage
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
139
Tableau 38.
Restrictions applicables à certains usages dans les zones de protection
élargies des puits municipaux
Usage
Aménagements requis / restrictions applicables
23. Carrières, sablières et activités connexes
a.
Maintien d'une distance suffisante entre le plancher de la
sablière et la surface de la nappe d'eau souterraine pour éviter
d'exposer la nappe à son point le plus élevé
b.
Installation d'une plateforme étanche pour plein d'essence à
l'extérieur de l'aire d'exploitation
c.
Installation des réservoirs de carburant et entreposage de la
machinerie lourde à l'extérieur de l'aire d'excavation
24. Production d'énergie (centrale électrique,
nucléaire, cogénération, gaz)
a.
Ces usages doivent être interdits par le règlement de zonage
25. Industrie du transport (exploitation d'aéroport,
service d'entretien d'aéronef, gare, terminus, ports)
a.
Installation de réservoirs étanches et de bassins de rétention
b.
Mise en place d'un système de drainage et de récupération
des eaux de procédé et de ruissellement
c.
Aménagement d'aires d'entreposage protégées des
intempéries
d.
Dans le cas des aéroports, installation d'un système de
récupération des eaux de lavage et du déglaçant
26. Transport d'énergie par lignes à haute tension
a.
Installation de réservoirs étanches et de structure de rétention
de l'huile à transformateur
27. Commerce de détail de véhicules sans mécanique,
incluant la vente de bateaux, d'automobiles, de
véhicules lourds, de machinerie agricole
a.
Imperméabilisation des aires de stationnement
b.
Mise en place d'un système de récupération des eaux de
ruissellement non contaminées
c.
Mise en place d'un séparateur eau/produits pétroliers dans les
regards
28. Garage de mécanique (par exemple : débosseleurs,
ateliers de carrosserie, réparation de véhicules en
tout genre)
a.
Installation de réservoirs étanches et de structures de
rétention
b.
Imperméabilisation des aires de stationnement
c.
Mise en place d'un système de drainage et de récupération
des eaux de procédé et de ruissellement
29. Stations-service, postes d'essence et autres
activités de vente au détail de produits pétroliers
a.
Installation de réservoirs étanches et de structures de
rétention
b.
Imperméabilisation des aires de stationnement
c.
Mise en place d'un système de drainage et de récupération
des eaux de procédé et de ruissellement
d.
Mise en place d'un piège hydraulique ou implantation d'un
système automatique de détection des fuites
30. Activités agricoles
a.
Installation d'une plateforme étanche pour plein d'essence
31. Autoroutes et artères
a.
Imperméabilisation des fossés
32. Cimetière
a.
Imperméabilisation de la maçonnerie souterraine
33. Éléments épurateurs individuels/fosses septiques
a.
Interdiction de réaliser des développements résidentiels non
Tableau 38.
Restrictions applicables à certains usages dans les zones de protection
élargies des puits municipaux
Usage
Aménagements requis / restrictions applicables
desservis par l'égout sanitaire
_________________________
2021, c. 109, a. 7.
352.
Le tableau 39 présente les restrictions particulières s'appliquant à l'intérieur de aires
d'alimentation des puits municipaux, tels qu'identifiés à la carte de l'annexe VII.
Tableau 39.
Restrictions applicables à certains usages dans les aires d'alimentation
des puits municipaux
Usage
Aménagements requis / restrictions
applicables
1. Stationnement (inclut à la fois les terrains dont l'usage
est le stationnement et toute aire de stationnement
érigée sur un terrain dont l'usage est commercial,
industriel ou institutionnel ainsi que pour tout bâtiment
d'habitation de 4 logements ou plus).
a.
Imperméabilisation des aires de stationnement
(membrane synthétique ou argileuse sous un remblai
drainé sous l'asphalte)
b.
Mise en place d'un système de drainage des eaux de
ruissellement non contaminées
c.
Mise en place d'un séparateur eau/produits pétroliers
dans les regards
2. Réseau d'égout sanitaire
a.
Étanchéité des conduites
353.
Afin d'être en mesure d'appliquer les normes de la présente section, la Ville devra se doter, dans
ses règlements d'urbanisme, d'un mécanisme d'autorisation lui permettant d'assurer un suivi des
changements d'usages effectués sur les immeubles compris dans les zones de protection élargies
des puits municipaux.
XIV. Distances séparatrices relatives à la gestion des odeurs
354.
Les règlements d'urbanisme devront intégrer les normes portant sur les distances séparatrices
relatives à la gestion des odeurs sur tout le territoire situé en zone agricole protégée en vertu de
la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (RLRQ, chapitre P-41.1). Les normes
relatives à l'épandage des engrais de ferme (sous-section 7) s'appliquent également sur toute
partie du territoire où les usages de la catégorie « agriculture » sont autorisés.
140
§ 1.
APPLICATION ET CALCUL DES DISTANCES SÉPARATRICES
355.
Toute installation d'élevage doit respecter les distances séparatrices applicables avec une maison
d'habitation, un immeuble protégé ou un périmètre d'urbanisation.
356.
Les distances séparatrices sont obtenues en multipliant entre eux les paramètres B, C, D, E, F et G
présentés ci-après (Distance séparatrice = B x C x D x E x F x G).
357.
Ces paramètres sont les suivants:
1° le paramètre A correspond au nombre maximum d'unités animales (UA) gardées au
cours d'un cycle annuel de production. Il sert à la détermination du paramètre B. On
l'établit à l'aide du tableau 40 de la sous-section 2;
2° le paramètre B est celui des distances de base. Il est établi, en recherchant dans le
tableau 41 figurant à la sous-section 2, la distance de base correspondant à la valeur
calculée pour le paramètre A;
3° le paramètre C est celui du coefficient d'odeur. Le tableau 42 de la sous-section 2
présente le coefficient d'odeur selon le groupe ou la catégorie d'animaux en cause;
4° le paramètre D correspond au type de fumier. Le tableau 43 de la sous-section 2 fournit
la valeur de ce paramètre au regard du mode de gestion des engrais de ferme;
5° le paramètre E renvoie au type de projet. Lorsqu'une unité d'élevage aura bénéficié de
la totalité du droit de développement que lui confère la Loi sur la protection du
territoire et des activités agricoles (chapitre P-41.1), ou pour accroitre son cheptel de
plus de 75 UA, elle pourra bénéficier d'assouplissements au regard des distances
séparatrices applicables, sous réserve du contenu du tableau 44 de la sous-section 2,
jusqu'à un maximum de 225 UA;
6° le paramètre F est le facteur d'atténuation. Ce paramètre figure au tableau 45 de la
sous-section 2. Il permet d'intégrer l'effet d'atténuation des odeurs résultant de la
technologie utilisée;
7° le paramètre G est le facteur d'usage. Il est en fonction du type d'unité de voisinage
considéré :
a. pour un immeuble protégé, G = 1;
c.
pour une maison d'habitation, G = 0,5;
d. pour un périmètre d'urbanisation, G = 1,5.
§ 2.
PARAMÈTRES POUR FINS DE CALCUL DES DISTANCES SÉPARATRICES
358.
Aux fins de calcul des distances séparatrices, les paramètres sont présentés aux tableaux 40 à 45.
Tableau 40.
Nombre d'unités animales (paramètre A)
Catégorie ou groupe d'animaux
Nombre d'animaux équivalent à
une unité animale
Vache, taureau, cheval
1
Veaux d'un poids de 225 à 500 kg chacun
2
Veaux d'un poids inférieur à 225 kg chacun
5
Porcs d'élevage d'un poids de 20 à 100 kg chacun
5
Porcelets d'un poids inférieur à 20 kg chacun
25
Truies et les porcelets non sevrés dans l'année
4
Poules ou coqs
125
Poulets à griller
250
Poulettes en croissance
250
Cailles
1 500
Faisans
300
Dindes à griller d'un poids de 5 à 5,5 kg chacune
100
Dindes à griller d'un poids de 8,5 à 10 kg chacune
75
Dindes à griller d'un poids de 13 kg chacune
50
Visons femelles excluant les mâles et les petits
100
Renards femelles excluant les mâles et les petits
40
Moutons et agneaux de l'année
4
Chèvres et chevreaux de l'année
6
Lapins femelles excluant les mâles et les petits
40
Pour toute autre espèce animale, un animal d'un poids égal ou supérieur à 500 kg ou un groupe d'animaux de cette
espèce dont le poids total est de 500 kg équivaut à une unité animale.
Lorsqu'un poids est indiqué dans le présent tableau, il s'agit du poids de l'animal prévu à la fin de la période d'élevage.
Tableau 41.
Distance de base (paramètre B)
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
1
86
2
107
3
122
4
134
5
143
6
152
7
159
8
166
9
172
10
178
11
183
12
188
13
193
14
198
15
202
16
206
17
210
18
214
19
218
20
221
21
225
22
228
23
231
24
234
25
237
26
240
27
243
28
246
29
249
30
251
31
254
32
256
33
259
34
261
35
264
36
266
37
268
38
271
39
273
40
275
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
141
Tableau 41.
Distance de base (paramètre B)
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
41
277
42
279
43
281
44
283
45
285
46
287
47
289
48
291
49
293
50
295
51
297
52
299
53
300
54
302
55
304
56
306
57
307
58
309
59
311
60
312
61
314
62
315
63
317
64
319
65
320
66
322
67
323
68
325
69
326
70
328
71
329
72
331
73
332
74
333
75
335
76
336
77
338
78
339
79
340
80
342
81
343
82
344
83
346
84
347
85
348
86
350
87
351
88
352
89
353
90
355
91
356
92
357
93
358
94
359
95
361
96
362
97
363
98
364
99
365
100
367
101
368
102
369
103
370
104
371
105
372
106
373
107
374
108
375
109
377
110
378
111
379
112
380
113
381
114
382
115
383
116
384
117
385
118
386
119
387
120
388
121
389
122
390
123
391
124
392
125
393
126
394
127
395
128
396
129
397
130
398
131
399
132
400
133
401
134
402
135
403
136
404
137
405
138
406
139
406
140
407
141
408
142
409
143
410
144
411
145
412
146
413
147
414
148
415
149
415
150
416
151
417
152
418
153
419
154
420
155
421
156
421
157
422
158
423
159
424
160
425
161
426
162
426
163
427
164
428
165
429
166
430
167
431
168
431
169
432
170
433
171
434
172
435
173
435
174
436
175
437
176
438
177
438
178
439
179
440
180
441
181
442
182
442
183
443
184
444
185
445
186
445
187
446
188
447
189
448
190
448
191
449
192
450
193
451
194
451
195
452
196
453
197
453
198
454
199
455
200
456
201
456
202
457
203
458
204
458
205
459
206
460
207
461
208
461
209
462
210
463
211
463
212
464
213
465
214
465
215
466
216
467
217
467
218
468
219
469
220
469
221
470
222
471
223
471
224
472
225
473
226
473
227
474
228
475
229
475
230
476
Tableau 41.
Distance de base (paramètre B)
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
231
477
232
477
233
478
234
479
235
479
236
480
237
480
238
481
239
482
240
482
241
483
242
484
243
484
244
485
245
486
246
486
247
487
248
487
249
488
250
489
251
489
252
490
253
490
254
491
255
492
256
492
257
493
258
493
259
494
260
495
261
495
262
496
263
496
264
497
265
498
266
498
267
499
268
499
269
500
270
501
271
501
272
502
273
502
274
503
275
503
276
504
277
505
278
505
279
506
280
506
281
507
282
507
283
508
284
509
285
509
286
510
287
510
288
511
289
511
290
512
291
512
292
513
293
514
294
514
295
515
296
515
297
516
298
516
299
517
300
517
301
518
302
518
303
519
304
520
305
520
306
521
307
521
308
522
309
522
310
523
311
523
312
524
313
524
314
525
315
525
316
526
317
526
318
527
319
527
320
528
321
528
322
529
323
530
324
530
325
531
326
531
327
532
328
532
329
533
330
533
331
534
332
534
333
535
334
535
335
536
336
536
337
537
338
537
339
538
340
538
341
539
342
539
343
540
344
540
345
541
346
541
347
542
348
542
349
543
350
543
351
543
352
544
353
544
354
545
355
545
356
546
357
546
358
547
359
547
360
548
361
548
362
549
363
549
364
550
365
550
366
551
367
551
368
552
369
552
370
553
371
553
372
553
373
554
374
554
375
555
376
555
377
556
378
556
379
557
380
557
381
558
382
558
383
559
384
559
385
559
386
560
387
560
388
561
389
561
390
562
391
562
392
563
393
563
394
564
395
564
396
564
397
565
398
565
399
566
400
566
401
567
402
567
403
568
404
568
405
568
406
569
407
569
408
570
409
570
410
571
411
571
412
572
413
572
414
572
415
573
416
573
417
574
418
574
419
575
420
575
142
Tableau 41.
Distance de base (paramètre B)
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
421
575
422
576
423
576
424
577
425
577
426
578
427
578
428
578
429
579
430
579
431
580
432
580
433
581
434
581
435
581
436
582
437
582
438
583
439
583
440
583
441
584
442
584
443
585
444
585
445
586
446
586
447
586
448
587
449
587
450
588
451
588
452
588
453
589
454
589
455
590
456
590
457
590
458
591
459
591
460
592
461
592
462
592
463
593
464
593
465
594
466
594
467
594
468
595
469
595
470
596
471
596
472
596
473
597
474
597
475
598
476
598
477
598
478
599
479
599
480
600
481
600
482
600
483
601
484
601
485
602
486
602
487
602
488
603
489
603
490
603
491
604
492
604
493
605
494
605
495
605
496
606
497
606
498
607
499
607
500
607
501
608
502
608
503
608
504
609
505
609
506
610
507
610
508
610
509
611
510
611
511
611
512
612
513
612
514
613
515
613
516
613
517
614
518
614
519
614
520
615
521
615
522
616
523
616
524
616
525
617
526
617
527
617
528
618
529
618
530
619
531
619
532
619
533
620
534
620
535
620
536
621
537
621
538
621
539
622
540
622
541
623
542
623
543
623
544
624
545
624
546
624
547
625
548
625
549
625
550
626
551
626
552
626
553
627
554
627
555
628
556
628
557
628
558
629
559
629
560
629
561
630
562
630
563
630
564
631
565
631
566
631
567
632
568
632
569
632
570
633
571
633
572
633
573
634
574
634
575
635
576
635
577
635
578
636
579
636
580
636
581
637
582
637
583
637
584
638
585
638
586
638
587
639
588
639
589
639
590
640
591
640
592
640
593
641
594
641
595
641
596
642
597
642
598
642
599
643
600
643
601
643
602
644
603
644
604
644
605
645
606
645
607
645
608
646
609
646
610
646
Tableau 41.
Distance de base (paramètre B)
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
611
647
612
647
613
647
614
648
615
648
616
648
617
649
618
649
619
649
620
650
621
650
622
650
623
651
624
651
625
651
626
652
627
652
628
652
629
653
630
653
631
653
632
654
633
654
634
654
635
655
636
655
637
655
638
656
639
656
640
656
641
657
642
657
643
657
644
657
645
658
646
658
647
658
648
659
649
659
650
659
651
660
652
660
653
660
654
661
655
661
656
661
657
662
658
662
659
662
660
663
661
663
662
663
663
664
664
664
665
664
666
664
667
665
668
665
669
665
670
666
671
666
672
666
673
667
674
667
675
667
676
668
677
668
678
668
679
668
680
669
681
669
682
669
683
670
684
670
685
670
686
671
687
671
688
671
689
672
690
672
691
672
692
672
693
673
694
673
695
673
696
674
697
674
698
674
699
675
700
675
701
675
702
676
703
676
704
676
705
676
706
677
707
677
708
677
709
678
710
678
711
678
712
679
713
679
714
679
715
679
716
680
717
680
718
680
719
681
720
681
721
681
722
682
723
682
724
682
725
682
726
683
727
683
728
683
729
684
730
684
731
684
732
684
733
685
734
685
735
685
736
686
737
686
738
686
739
686
740
687
741
687
742
687
743
688
744
688
745
688
746
689
747
689
748
689
749
689
750
690
751
690
752
690
753
691
754
691
755
691
756
691
757
692
758
692
759
692
760
693
761
693
762
693
763
693
764
694
765
694
766
694
767
695
768
695
769
695
770
695
771
696
772
696
773
696
774
697
775
697
776
697
777
697
778
698
779
698
780
698
781
699
782
699
783
699
784
699
785
700
786
700
787
700
788
700
789
701
790
701
791
701
792
702
793
702
794
702
795
702
796
703
797
703
798
703
799
704
800
704
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
143
Tableau 41.
Distance de base (paramètre B)
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
801
704
802
704
803
705
804
705
805
705
806
705
807
706
808
706
809
706
810
707
811
707
812
707
813
707
814
708
815
708
816
708
817
708
818
709
819
709
820
709
821
710
822
710
823
710
824
710
825
711
826
711
827
711
828
711
829
712
830
712
831
712
832
713
833
713
834
713
835
713
836
714
837
714
838
714
839
714
840
715
841
715
842
715
843
715
844
716
845
716
846
716
847
717
848
717
849
717
850
717
851
718
852
718
853
718
854
718
855
719
856
719
857
719
858
719
859
720
860
720
861
720
862
720
863
721
864
721
865
721
866
722
867
722
868
722
869
722
870
723
871
723
872
723
873
723
874
724
875
724
876
724
877
724
878
725
879
725
880
725
881
725
882
726
883
726
884
726
885
726
886
727
887
727
888
727
889
727
890
728
891
728
892
728
893
728
894
729
895
729
896
729
897
730
898
730
899
730
900
730
901
731
902
731
903
731
904
731
905
732
906
732
907
732
908
732
909
733
910
733
911
733
912
733
913
734
914
734
915
734
916
734
917
735
918
735
919
735
920
735
921
736
922
736
923
736
924
736
925
737
926
737
927
737
928
737
929
738
930
738
931
738
932
738
933
739
934
739
935
739
936
739
937
740
938
740
939
740
940
740
941
741
942
741
943
741
944
741
945
742
946
742
947
742
948
742
949
743
950
743
951
743
952
743
953
744
954
744
955
744
956
744
957
744
958
745
959
745
960
745
961
745
962
746
963
746
964
746
965
746
966
747
967
747
968
747
969
747
970
748
971
748
972
748
973
748
974
749
975
749
976
749
977
749
978
750
979
750
980
750
981
750
982
751
983
751
984
751
985
751
986
751
987
752
988
752
989
752
990
752
Tableau 41.
Distance de base (paramètre B)
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
U.A.
m
991
753
992
753
993
753
994
753
995
754
996
754
997
754
998
754
999
755
1000
755
Tableau 42.
Coefficient d'odeur par groupe ou catégorie d'animaux (paramètre C)
Groupe ou catégorie d'animaux
Paramètre C
Bovins de boucherie :
- Dans un bâtiment fermé
0,7
- Sur une aire d'alimentation extérieure
0,8
Bovins laitiers
0,7
Canards
0,7
Chevaux
0,7
Chèvres
0,7
Dindons :
- Dans un bâtiment fermé
0,7
- Sur une aire d'alimentation extérieure
0,8
Lapins
0,8
Moutons
0,7
Porcs
1
Poules :
- Poules pondeuses en cage
0,8
- Poules pour la reproduction
0,8
- Poules à griller/gros poulets
0,7
- Poulettes
0,7
Renards
1,1
Veaux lourds :
- Veaux de lait
1
- Veaux de grain
0,8
Visons
1,1
Pour toute autre espèce animale, le paramètre C = 0,8. Ce facteur ne s'applique pas aux chiens, le problème avec ce
type d'élevage étant davantage le bruit que les odeurs.
144
Tableau 43.
Type de fumier (paramètre D)
Mode de gestion des engrais de ferme
Paramètre D
Gestion solide :
Bovins laitiers et de boucherie, chevaux, moutons et chèvres
0,6
Autres groupes ou catégories d'animaux
0,8
Gestion liquide :
Bovins laitiers et de boucherie
0,8
Autres groupes et catégories d'animaux
1
Tableau 44.
Type de projet (paramètre E), nouveau projet ou augmentation du
nombre d'unités animales
Augmentation(1)
jusqu'à... U.A.
Paramètre E
Augmentation(1)
jusqu'à... U.A.
Paramètre E
10 ou moins
0,5
141-145
0,68
11-20
0,51
146-150
0,69
21-30
0,52
151-155
0,7
31-40
0,53
156-160
0,71
41-50
0,54
161-165
0,72
51-60
0,55
166-170
0,73
61-70
0,56
171-175
0,74
71-80
0,57
176-180
0,75
81-90
0,58
181-185
0,76
91-100
0,59
186-190
0,77
101-105
0,6
191-195
0,78
106-110
0,61
196-200
0,79
111-115
0,62
201-205
0,8
116-120
0,63
206-210
0,81
121-125
0,64
211-215
0,82
126-130
0,65
216-220
0,83
131-135
0,66
221-225
0,84
136-140
0,67
226 et plus ou nouveau projet
1
(1) À considérer selon le nombre total d'animaux auquel on veut porter le troupeau, qu'il y ait ou non agrandissement
ou construction de bâtiment. Pour tout projet conduisant à un total de 226 unités animales et plus ainsi que pour tout
projet nouveau, le paramètre E= 1.
Tableau 45.
Facteur d'atténuation (paramètre F), le paramètre F est calculé selon la
formule F = F1 x F2 x F3
Technologie
Paramètre F
Toiture sur lieu d'entreposage :
F1
- Absente
1
- Rigide permanente
0,7
- Temporaire (couche de tourbe, couche de plastique)
0,9
Ventilation :
F2
- Naturelle et forcée avec multiples sorties d'air
1
- Forcée avec sorties d'air regroupées et sorties d'air au-dessus du toit
0,9
- Forcée avec sorties d'air regroupées et traitement de l'air avec laveurs d'air ou filtres
biologiques
0,8
Nouvelle technologie
F3 (1)
Une nouvelle technologie peut être utilisée pour réduire les distances lorsque son efficacité est
éprouvée
Facteur à déterminer lors de
l'accréditation
(1) En l'absence d'autres technologies, la valeur F3 est fixée à 1.
§ 3.
RÉCIPROCITÉ
359.
Lors de la construction d'une maison d'habitation ou d'un immeuble protégé en zone agricole,
les distances séparatrices par rapport aux installations d'élevage existantes devront être
respectées.
§ 4.
DROIT D'ACCROISSEMENT
360.
Les dispositions relatives aux distances séparatrices ne s'appliquent pas si un projet
d'accroissement des activités agricoles est réalisé conformément aux dispositions des articles
79.2.4 à 79.2.7 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (RLRQ, chapitre P-
41.1).
§ 5.
RECONSTRUCTION À LA SUITE D'UN SINISTRE
361.
Dans l'éventualité où un bâtiment d'élevage dérogatoire protégé par des droits acquis serait
détruit à la suite d'un sinistre, il peut être reconstruit aux conditions suivantes :
1° la reconstruction n'a pas pour effet de rendre le bâtiment plus dérogatoire qu'il ne
l'était en ce qui a trait aux distances séparatrices;
2° la reconstruction respecte les normes minimales prévues au règlement de zonage ou a
fait l'objet d'une dérogation mineure conformément à la Loi sur l'aménagement et
l'urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1);
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
145
3° la reconstruction est effectuée à l'intérieur d'une période de 12 mois suivant la date du
sinistre.
Si la reconstruction implique un agrandissement du bâtiment d'élevage ou du lieu d'entreposage
des déjections animales, une augmentation du nombre d'unités animales ou une modification du
type d'élevage ou du type de gestion des fumiers, ces modifications devront respecter les
normes de distances séparatrices en vigueur.
§ 6.
DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES AUX LIEUX D'ENTREPOSAGE DES
ENGRAIS DE FERME SITUÉS À PLUS DE 150 MÈTRES D'UNE INSTALLATION
D'ÉLEVAGE
362.
Lorsque des engrais de ferme sont entreposés à plus de 150 mètres d'une installation d'élevage,
des distances séparatrices doivent être respectées.
Ces distances séparatrices sont établies en considérant qu'une unité animale nécessite une
capacité d'entreposage de 20 mètres3 selon les formules suivantes :
1° nombre d'unités animales x 20 mètres3 = capacité d'entreposage (mètre3);
2° capacité d'entreposage (mètre3) ÷ 20 mètres3 = nombre d'unités animales.
Une fois cette équivalence établie, il est possible de déterminer la distance de base
correspondante à l'aide du tableau 41. La formule multipliant entre eux les paramètres B, C, D, E,
F et G permettra d'obtenir la distance séparatrice.
363.
Le tableau suivant illustre des cas où C, D et E valent 1, le paramètre G variant selon l'unité de
voisinage considérée :
Tableau 46.
Distances séparatrices relatives aux lieux d'entreposage des lisiers(1)
situés à plus de 150 mètres d'une installation d'élevage
Capacité d'entreposage (2)
Distances séparatrices (m)
(m3)
Maison
d'habitation
Immeuble
protégé
Périmètre
d'urbanisation
1 000
148
295
443
2 000
184
367
550
3 000
208
416
624
4 000
228
456
684
5 000
245
489
734
6 000
259
517
776
7 000
272
543
815
8 000
283
566
849
9 000
294
588
882
10 000
304
607
911
(1) Pour les fumiers, multiplier les distances ci-dessus par 0,8.
(2) Pour d'autres capacités d'entreposage, faire les calculs nécessaires en utilisant une règle de proportionnalité ou les
données du paramètre A.
§ 7.
DISTANCES SÉPARATRICES RELATIVES À L'ÉPANDAGE DES ENGRAIS DE FERME
364.
L'épandage des engrais de ferme (déjections animales) sur des terres en culture doit respecter
les distances séparatrices apparaissant au tableau qui suit :
Tableau 47.
Distance requise de toute maison d'habitation, d'un périmètre
d'urbanisation ou d'un immeuble protégé(1)
Type
Mode d'épandage
Du 15 juin
au 15 août
Autre
temps
Lisier
Aéroaspersion (citerne)
Lisier laissé en surface plus de 24 heures
75 m
25 m
Lisier incorporé en moins de 24 heures
25 m
(2)
Aspersion
Par rampe
25 m
(2)
Par pendillard
(2)
(2)
Incorporation simultanée
(2)
(2)
Fumier
Frais, laissé en surface plus de 24 heures
75 m
(2)
Frais, incorporé en moins de 24 heures
(2)
(2)
Compost
(2)
(2)
(1) Aucune distance séparatrice n'est requise pour les zones inhabitées d'un périmètre d'urbanisation.
(2) Épandage permis jusqu'aux limites du champ.
§ 8.
OBLIGATION DE PRODUIRE UN PLAN DE LOCALISATION
365.
Pour l'application des dispositions de la présente section concernant les distances minimales à
respecter, un plan de localisation réalisé par un arpenteur-géomètre, membre en règle de son
ordre professionnel, devra être déposé lors de la demande de permis ou certificat.
Dans le cas où la distance calculée sur le terrain, à l'aide de plans ou autrement, excède de 15 %
la norme prescrite, le plan de localisation prévu au présent article n'est pas requis à la condition
que les propriétaires concernés reconnaissent lesdites distances par un document signé et
déposé lors de la demande de permis ou certificat.
146
XV. Dispositions relatives aux élevages à forte charge d'odeur
366.
Les nouvelles installations d'élevage à forte charge d'odeur sont interdites à l'intérieur des zones
de protection contre les odeurs, telles qu'elles apparaissent à la carte 23.
Considérant la faible superficie résiduelle où des élevages à forte charge d'odeurs sont
susceptibles de s'implanter ainsi que la distance entre ces secteurs et les milieux urbanisés, la
Ville n'a pas l'intention de se doter d'un mécanisme de contingentement des usages pour ces
activités.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
147
Carte 24. Zone de protection contre les odeurs
148
XVI. Dispositions applicables aux fermettes
367.
Là où les règlements d'urbanisme autorisent les fermettes, ces règlements devront
contenir des dispositions visant à favoriser une cohabitation harmonieuse des usages. Ces
dispositions devront minimalement inclure les éléments ci-dessous.
Dans un premier temps les élevages à forte charge d'odeurs ne pourront pas être autorisés
dans les fermettes.
Pour l'application des normes de distances séparatrices dans une fermette, le nombre
d'unités animales (paramètre A) est remplacé par le nombre d'unités animales
d'agrément présenté au tableau 47.1.
Le nombre maximal d'unités animales d'agrément par terrain est fixé en fonction du
tableau 47.2
Les règlements devront également inclure des marges de recul minimales pour les
bâtiments d'élevage des fermettes
Tableau 47.1 Nombre d'animaux équivalents à 1 unité animale d'agrément
(UAA)
Type d'animaux
Nombre d'animaux équivalents à 1
UAA
Équidés et camélidés (Chevaux, ânes, lama, alpagas, etc.)
1
Volaille (poules, dindes, canards, etc.)
5
Bovins (Bœufs, vaches)
1
Ovins et caprins (Mouton, chèvre, brebis, etc.)
4
Lapis ou autres petits rongeurs
5
Autres animaux, poids inférieur à 10 kg (1)
5
Autres animaux, poids entre 10 et 20 kg (1)
3
Autres animaux, poids entre 20 et 100 kg (1)
2
Autres animaux, poids supérieur à 100 kg (1)
1
(1) Poids de l'animal prévu à sa vie adulte
Tableau 47.2 Nombre d'unités animales autorisées en fonction de la
superficie du terrain
Superficie du terrain (m2)
Nombre d'animaux équivalents à 1
UAA
1 500 - 2500 (1)
1
2 500,1 - 5000 (1)
2
5 000,1 - 7 500
3
7 500,1 - 9 999,9
4
10 000 et plus
5
(1) Pour un terrain partiellement desservi situé dans un corridor riverain, la superficie minimale est de 2 000
m2 et pour un terrain non desservi localisé dans un corridor riverain, la superficie minimale est de 4 000 m2.
_________________________
2021, c. 109, a. 8.
XVII. Dispositions applicables à l'agriculture urbaine
368.
Dans les endroits où les règlements d'urbanisme autorisent l'agriculture urbaine, ces règlements
devront inclure des dispositions visant à assurer la cohabitation harmonieuse de ces activités
avec les autres fonctions urbaines.
XVIII. Dispositions applicables aux habitations en territoire rural
369.
À l'intérieur de l'affectation Rurale, les usages du groupe habitation sont autorisés uniquement
dans les cas suivants :
1° le lot sur lequel est érigée la construction est situé en bordure d'une rue publique
existante en date de l'entrée en vigueur du premier règlement de concordance rendant
applicable le présent schéma d'aménagement;
2° une seule résidence unifamiliale isolée peut être construite par lot.
XIX. Dispositions applicables aux habitations en territoire agricole
370.
À l'intérieur des affectations Agricole et Agroforestière, aucun permis visant la
construction d'une nouvelle résidence ne peut être délivré, ni aucune demande à cet effet
ne peut être soumise à la Commission de protection du territoire agricole du Québec
(CPTAQ), sauf dans les cas et aux conditions qui suivent :
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
149
1° pour donner suite à un avis de conformité valide émis par la CPTAQ permettant
la construction ou la reconstruction d'une résidence érigée en vertu des articles
31.1, 40 et 105 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles
(RLRQ, chapitre P- 41.1);
2° pour donner suite à un avis de conformité valide émis par la CPTAQ permettant
la reconstruction d'une résidence érigée en vertu des articles 31, 101 et 103 de
ladite Loi, ainsi que la reconstruction d'une résidence reconnue conforme par la
CPTAQ en vertu de l'article 100.1 de ladite Loi ;
3° pour donner suite à une autorisation de la CPTAQ ou du Tribunal administratif
du Québec (TAQ) à la suite d'une demande produite à la CPTAQ avant le 13 mars
2018;
4° pour donner suite aux trois seuls types de demandes d'implantation d'une
résidence toujours recevable à la CPTAQ, à savoir :
a. en vue de déplacer, sur la même propriété, une résidence bénéficiant d'une
autorisation ou des droits prévus aux articles 101, 103 et 105 de ladite Loi, ou
par l'article 31 de cette même Loi;
b. en vue de déplacer une résidence, à l'extérieur d'une superficie bénéficiant
d'un droit acquis ou d'un privilège, sur une propriété différente à condition
que la superficie nécessaire pour le déplacement soit acquise avant le
déplacement et qu'elle soit contiguë à l'emplacement où se trouve la résidence
à déplacer;
c.
pour permettre la conversion à des fins résidentielles, soit pour la
construction d'une seule résidence, d'une parcelle de terrain bénéficiant d'une
autorisation ou de droits acquis commerciaux, industriels et institutionnels
en vertu des articles 101 et 103 de ladite Loi.
Malgré le premier alinéa, les habitations saisonnières pour travailleurs agricoles,
autorisés en vertu de l'article 40 de la Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles, sont autorisées dans l'affectation Agricole seulement.
_________________________
2018, c. 91, a. 3. ; 2021, c. 137, a. 3
371.
À l'intérieur d'une affectation Résidentielle agricole, seules les résidences unifamiliales isolées
sont autorisées. Celles-ci doivent faire l'objet d'une autorisation de la Commission de protection
du territoire agricole du Québec, conformément à la Loi sur la protection du territoire et des
activités agricoles (RLRQ, chapitre P-41.1). Également pour ce type d'affectation, lorsqu'il y a
morcellement pour la création d'emplacements résidentiels, un accès en front du chemin
public, d'une largeur d'au moins 12 mètres, ne peut être détaché de la propriété si celle-ci
a une profondeur de plus de 60 mètres et couvre une superficie de plus de 4 hectares.
_________________________
2018, c. 91, a. 3.
XX.I Dispositions applicables logements
intergénérationnels hors des périmètres
d'urbanisation
371.1
Les règlements d'urbanisme peuvent autoriser les logements intergénérationnels dans
les affectations Rurale, Résidentielle rurale, Résidentielle agricole, Agricole et
Agroforestière dans la mesure où les dispositions minimales suivantes sont
respectées :
1° Un logement intergénérationnel peut être autorisé seulement :
a. sur un immeuble déjà occupé par une habitation unifamiliale isolée ne
comportant aucun autre logement additionnel.
b. avec un mode d'implantation intégré au bâtiment principal et assurant que le
logement additionnel communique avec le logement principal par l'intérieur.
2° Le logement intergénérationnel doit partager la même adresse civique que le
logement principal.
3° Le logement intergénérationnel doit partager le même accès au système
d'approvisionnement électrique, d'eau potable et d'évacuation d'eaux usées.
Les règlements d'urbanisme doivent ajouter des normes de façon à s'assurer que tout
logement intergénérationnel à l'extérieur du périmètre d'urbanisation demeure
accessoire à la résidence principale, notamment en limitant la superficie.
_________________________
2024, c. 88, a. 3.
XX. Dispositions applicables aux zones d'expansion urbaine et aux
zones de réserve
372.
À l'intérieur des zones d'expansion urbaine et des zones de réserve identifiées à la carte de
l'annexe III : Gestion de l'urbanisation, les règlements d'urbanisme devront interdire le
prolongement des rues et des réseaux d'aqueduc et d'égout. Le prolongement des réseaux
d'aqueduc ou d'égout pourra toutefois être autorisé lorsque des problématiques liées à la santé
et à la salubrité publique l'obligent ou lorsque le prolongement est nécessaire pour permettre la
réalisation de développements prévus à l'intérieur d'une zone prioritaire de développement.
Toutefois, les règlements doivent interdire l'ajout de bâtiments principaux en bordure de tels
prolongements à l'exception de ceux qui étaient autorisés avant le prolongement des réseaux
d'aqueduc ou d'égout.
150
Malgré le premier alinéa, le prolongement de rues et des réseaux d'aqueduc et d'égout pourra
être autorisé à l'intérieur d'une zone d'expansion urbaine si la Ville fait la démonstration que
80 % de la superficie développable comprise dans la zone prioritaire de développement
directement contiguë est développée, conformément aux dispositions prévues aux articles 101 à
103 du présent schéma d'aménagement.
XXI. Dispositions applicables au développement autorisé hors des
périmètres d'urbanisation
373.
Malgré toute autre disposition inconciliable, le plan et les règlements d'urbanisme peuvent
permettre la réalisation du projet de développement autorisé hors des périmètres
d'urbanisation, tel qu'identifié à la section VI du chapitre 6 du présent schéma d'aménagement.
XXII. Dispositions applicables au corridor récréotouristique et
patrimonial du Chemin du Roy
374.
Pour les lots ayant leur frontage sur la route 138 à l'intérieur du périmètre d'urbanisation de
Pointe-du-Lac, les seules habitations autorisées sont les habitations unifamiliales et bifamiliales
isolées. Dans le cas de lots de grande superficie ou ayant leur frontage sur plus d'une rue, les
règlements pourront prévoir que seule la partie du lot donnant sur la route 138 est assujettie à la
présente exigence et, à cette fin, déterminer une profondeur maximale pour son application. Le
règlement de zonage devra également limiter les usages résidentiels aux habitations
unifamiliales et bifamiliales isolées sur les terrains compris entre la route 138 et le lac Saint-
Pierre ou le fleuve Saint-Laurent dans l'affectation urbaine localisée dans le périmètre
d'urbanisation de Pointe-du-Lac. Les commerces et services autorisés par le règlement de
zonage devront être des commerces reliés au tourisme, à l'hôtellerie, à la restauration ou à la
récréation et devront refléter le caractère champêtre et récréotouristique du Chemin du Roy. Les
critères permettant d'assurer le maintien du caractère champêtre du corridor récréotouristique
et patrimonial devront être définis au plan d'urbanisme.
XXIII. Dispositions applicables aux maisons mobiles et roulottes
375.
Les roulottes et véhicules récréatifs sont interdits hors des terrains de camping. Toutefois, le
règlement de zonage peut permettre le remisage des roulottes et véhicules motorisés sur les
terrains résidentiels et leur entreposage sur les terrains commerciaux.
376.
Les règlements d'urbanisme de la Ville devront prévoir des zones spécifiques pour l'implantation
des maisons mobiles sur le territoire. Les règlements devront également prévoir des normes
particulières applicables à ces zones en ce qui concerne les dimensions et la superficie des
terrains ainsi que l'implantation et les caractéristiques des maisons mobiles.
XXIV. Dispositions applicables aux usages de la catégorie commerce et
service régional
377.
Les bâtiments de la catégorie d'usage commerce et service régional existants en date de l'entrée
en vigueur du présent schéma d'aménagement sont réputés conformes mêmes s'ils ne sont pas
situés à l'intérieur d'un des pôles commerciaux régionaux identifiés à la carte 7.
378.
Aux fins d'application de l'article 129, le plan d'urbanisme devra délimiter les affectations du sol
à l'intérieur desquelles les usages de la catégorie commerce et service régional seront autorisés.
Ces affectations devront par la suite être reconduites au règlement de zonage. Le plan
d'urbanisme sera considéré comme conforme au présent schéma d'aménagement tant que les
limites de ces affectations respectent la localisation des pôles commerciaux régionaux identifiés
à la carte 7. Toutefois, puisque cette carte est conceptuelle, la délimitation ne doit pas
obligatoirement suivre les limites exactes des pôles tel qu'identifiées à la carte 7 et peuvent être
adaptées pour concorder avec les limites cadastrales et le positionnement des commerces et
services régionaux déjà implantés dans les pôles. La variation ne devra pas avoir pour effet de
créer de nouveaux pôles commerciaux régionaux ou d'en augmenter la superficie de façon
majeure.
XXV. Dispositions applicables à l'archipel de la rivière Saint-Maurice
379.
L'archipel de la rivière Saint-Maurice est constitué principalement des îles Saint-Christophe,
Saint-Quentin et de la Potherie ainsi que du réseau hydrographique qui les entoure. Il s'agit d'un
milieu écologique sensible comportant notamment des frayères, des milieux humides et des
habitats fauniques et floristiques. De plus, les trois îles principales divisent la rivière Saint-
Maurice en trois branches, cette particularité géographique étant à l'origine du nom de la ville de
Trois-Rivières. Compte tenu de sa grande valeur écologique et identitaire, le plan d'urbanisme
devra tenir compte de certains critères et normes dans le choix des usages autorisés pour
chacune des îles principales, en plus des dispositions prévues à la grille de compatibilité.
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
151
380.
L'île de la Potherie est présentement occupée par une activité industrielle. La Ville souhaite être
en mesure d'autoriser le maintien et la consolidation de cette activité. Toutefois, advenant une
conversion vers un autre usage, le plan d'urbanisme devrait préconiser des activités davantage
en lien avec les valeurs écologique et urbanistique de l'archipel.
381.
L'île Saint-Christophe est occupée à des fins récréatives. Cette vocation peut être confirmée par
le plan d'urbanisme. De plus, malgré l'affectation urbaine, le plan d'urbanisme devra limiter le
développement de nouvelles activités de nature urbaine à des usages résidentiels. La densité
résidentielle à l'échelle de l'île devra être limitée pour tenir compte de la valeur écologique du
site. De plus, un souci d'intégration et de respect des milieux naturels et de la valeur écologique
devrait être démontré dans le choix des aménagements et les normes de zonages applicables aux
activités résidentielles de l'île Saint-Christophe.
382.
L'île Saint-Quentin constitue un parc à rayonnement régional, de propriété municipale, où l'on
retrouve une variété d'activités récréatives. Toutefois, on y retrouve une importante
concentration de milieux naturels à haute valeur écologique ainsi qu'une zone inondable très
étendue. Dans ce contexte, la vocation qui lui sera attribuée au plan d'urbanisme devrait prendre
en compte l'ensemble des contraintes et des potentiels de l'île pour orienter les activités
récréatives autorisées vers des activités ayant de faibles impacts sur l'environnement. Les usages
nécessitant de grandes superficies fortement aménagées ou construites sont à éviter.
152
CHAPITRE 13 PLAN
D'ACTION
383.
Afin de mettre en œuvre le schéma d'aménagement et de développement révisé, celui-ci
comprend un plan d'action qui s'échelonne sur un horizon de 5 ans. Les actions se divisent en
quatre grandes catégories, soit :
1° contrôle et règlementation;
2° documentation et planification;
3° organisation;
4° réalisation matérielle.
Tableau 48.
Plan d'action du schéma d'aménagement et de développement révisé
Thématique
Action
Catégorie
d'action
Échéancier
Coût Responsable
Développement
économique
1. Élaborer une stratégie industrielle en
partenariat avec IDÉ Trois-Rivières.
Documentation et
planification
Court terme
0
ADU et IDÉ
Gestion de
l'urbanisation
2. Élaborer des programmes particuliers
d'urbanisme (PPU) pour planifier le
redéveloppement des grands ensembles
urbains structurants (ex. : îlot du terminus
Orléans) et en estimer les coûts de mise
en œuvre.
Documentation et
planification
Moyen terme
0
ADU
Gestion de
l'urbanisation
3. Élaborer une grille d'analyse des projets
de développement et moduler les projets
pour répondre aux critères de la grille.
Contrôle et
règlementation
Court terme
0
ADU
Gestion de
l'urbanisation
4. Élaborer un guide d'aménagement et de
développement urbain pour favoriser
l'intégration harmonieuse des nouveaux
développements et des projets de
redéveloppement.
Documentation et
planification
Court terme
$
ADU
Gestion de
l'urbanisation
5. Élaborer un programme de
réaménagement et redéveloppement des
5 coins (entrée de ville) et assurer sa
réalisation par phases.
Documentation et
planification
Moyen terme
$$$$
ADU
Gestion de
l'urbanisation
6. Élaborer une règlementation d'urbanisme
concentrant les activités contraignantes
dans des secteurs précis des parcs
industriels.
Contrôle et
règlementation
Court terme
0
ADU
Gestion de
l'urbanisation
7. Élaborer une règlementation limitant les
usages autres qu'industriels dans les parcs
industriels du territoire.
Contrôle et
règlementation
Court terme
0
ADU
Gestion de
l'urbanisation
8. Réaliser une étude sur la maturité du
cadre bâti de la première couronne de
développement et identifier les enjeux liés
au renouvellement de la population.
Documentation et
planification
Moyen terme
$$
ADU
Gestion de
l'urbanisation
9. Inventorier et caractériser les espaces
vacants ou à redévelopper dans les
milieux construits et identifier les facteurs
qui en limitent le développement.
Documentation et
planification
Court terme
0
ADU
Photo : David Bourgault-Simard
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
153
Tableau 48.
Plan d'action du schéma d'aménagement et de développement révisé
Thématique
Action
Catégorie
d'action
Échéancier
Coût Responsable
Gestion de
l'urbanisation
10. Développer des incitatifs financiers pour
l'implantation de bureaux structurants au
centre-ville.
Documentation et
planification
Court terme
$$$$
ADU
Gestion de
l'urbanisation
11. Revoir l'aménagement des rues Saint-
Roch, Notre-Dame Centre et Royale et les
embellir afin d'en constituer des portes
d'entrée déterminantes pour le centre-
ville.
Réalisation
matérielle
Moyen terme
$$$$
ADU
Gestion de
l'urbanisation
12. Élaborer des plans d'implantation et
d'intégration architecturale (PIIA) ayant
comme objectifs la durabilité, l'esthétisme
et la qualité architecturale dans les
nouveaux développements.
Contrôle et
règlementation
Court terme
0
ADU
Gestion de
l'urbanisation
13. Développer une planification particulière
pour encadrer le développement du pôle
de service de Pointe-du-Lac.
Contrôle et
règlementation
Court terme
0
ADU
Gestion de
l'urbanisation
14. Élaborer une planification particulière
pour planifier le rétablissement d'un pôle
urbain de services au cœur des premiers
quartiers de Cap-de-la-Madeleine.
Contrôle et
règlementation
Moyen terme
$$$$
ADU
Gestion de
l'urbanisation
15. Bonifier le financement du programme
« habiter au centre-ville » (financement de
la construction de logements abordables
neufs dans les premiers quartiers).
Contrôle et
règlementation
Moyen terme
$$$
ADU
Gestion de
l'urbanisation
16. Procéder à l'identification des espaces à
redévelopper dans les zones
commerciales et industrielles et en
promouvoir le redéveloppement.
Documentation et
planification
Moyen terme
0
ADU et IDÉ
Gestion de
l'urbanisation
17. Intégrer des critères d'analyse au sujet de
la qualité architecturale des bâtiments à la
grille d'analyse des projets de
développement résidentiel.
Contrôle et
règlementation
Court terme
0
ADU
Gestion de
l'urbanisation
18. Établir des cibles de densité résidentielle
au plan d'urbanisme et les traduire par
des mesures règlementaires concrètes.
Contrôle et
règlementation
Court terme
0
ADU
Gestion de
l'urbanisation
19. Développer un PIIA pour encadrer la
construction le long du corridor
patrimonial et récréotouristique du
Chemin du Roy à Pointe-du-Lac.
Contrôle et
règlementation
Moyen terme
0
ADU
Gestion de
l'urbanisation
20. Élaborer un PIIA pour assurer la mise en
valeur et le redéveloppement des
premiers quartiers et du centre-ville.
Contrôle et
règlementation
Moyen terme
$$$
ADU
Gestion de
l'urbanisation
21. Élaborer un guide sur les bonnes pratiques
de construction, d'architecture et
d'aménagement durable des bâtiments et
des terrains.
Documentation et
planification
Court terme
0
ADU
Tableau 48.
Plan d'action du schéma d'aménagement et de développement révisé
Thématique
Action
Catégorie
d'action
Échéancier
Coût Responsable
Territoire rural et
agricole
22. Inventorier, ajuster et analyser la
règlementation municipale en vigueur afin
de soutenir le développement agricole et
forestier.
Contrôle et
règlementation
Court terme
0
ADU
Territoire rural et
agricole
23. Créer un outil d'aide à la décision pour
identifier le potentiel des sols, les cultures
pouvant être implantées et les
opportunités locales de mise en marché.
Documentation et
planification
Moyen terme
$$
ADU
Territoire rural et
agricole
24. Déposer une demande à portée collective
à la Commission de protection du
territoire agricole (CPTAQ) pour le volet 1
de la démarche (îlots déstructurés).
Documentation et
planification
Court terme
0
ADU
Territoire rural et
agricole
25. Élaborer un cadre règlementaire pour
régir les fermettes en territoire rural.
Contrôle et
règlementation
Court terme
0
ADU
Environnement
26. Faire une cartographie des bassins
versants en fonction de la topographie et
qui prend en compte le drainage artificiel
(égout pluvial, etc.).
Documentation et
planification
Moyen terme
$
TP
Environnement
27. Élaborer et mettre en œuvre une stratégie
d'intendance en milieu privé et mettre en
place un programme d'incitatifs fiscaux à
la conservation (loi spéciale).
Documentation et
planification
Court terme
$
TP
Environnement
28. Élaborer et mettre en œuvre un
programme de foresterie urbaine
(comprenant inventaire, protection,
plantation).
Documentation et
planification
Court terme
$$
TP
Environnement
29. Établir un programme de plantation
d'arbres, ayant un impact significatif, sur
les terrains municipaux.
Réalisation
matérielle
En continu
$$
TP
Environnement
30. Mettre en œuvre le plan de gestion des
surverses.
Réalisation
matérielle
Court terme
$$$$
G
Environnement
31. Inventorier les potentiels de corridors
écologiques et les valoriser.
Documentation et
planification
Moyen terme
$
TP
Environnement
32. Maintenir le soutien à la fondation Trois-
Rivières pour un développement durable.
Organisation
En continu
$$
TP
Environnement
33. Réviser le règlement sur l'abattage
d'arbres afin de diminuer les pertes
d'arbres dans les projets de
développement.
Contrôle et
règlementation
Court terme
0
ADU et TP
Environnement
34. Élaborer un plan de restauration des
milieux naturels perturbés.
Contrôle et
règlementation
Moyen terme
$$$
TP
Territoires
d'intérêt
35. Élaborer une politique du patrimoine.
Documentation et
planification
Moyen terme
0
ADU, CLVC et
CDCTR
Territoires
d'intérêt
36. Réaliser un plan de paysages.
Documentation et
planification
Long terme
$$
ADU
154
Tableau 48.
Plan d'action du schéma d'aménagement et de développement révisé
Thématique
Action
Catégorie
d'action
Échéancier
Coût Responsable
Territoires
d'intérêt
37. Caractériser les différents secteurs du
centre-ville afin d'adapter le cadre
règlementaire sur la protection et
valorisation du cadre bâti.
Documentation et
planification
Court terme
0
ADU
Territoires
d'intérêt
38. Développer un PIIA pour encadrer la
restauration et la rénovation des
bâtiments ayant une valeur patrimoniale
supérieure ou exceptionnelle.
Contrôle et
règlementation
Court terme
0
ADU
Territoires
d'intérêt
39. Réinvestir dans les programmes de
subvention à la restauration des
bâtiments patrimoniaux.
Contrôle et
règlementation
En continu
$$$$
ADU
Contraintes
40. Bonifier la règlementation d'urbanisme
pour augmenter le couvert végétal
minimal des aires de stationnement.
Contrôle et
règlementation
Court terme
0
ADU
Contraintes
41. Développer un programme de
verdissement des premiers quartiers afin
de lutter contre les îlots de chaleur.
Contrôle et
règlementation
En continu
$$
TP
Contraintes
42. Identifier des alternatives à l'utilisation de
sel de déglaçage dans les zones de
recharge des puits municipaux.
Documentation et
planification
Court terme
$$
TP
Contraintes
43. Élaborer une étude des activités
anthropiques, des affectations du
territoire et des événements potentiels
susceptibles d'affecter de façon
significative la quantité et la qualité des
eaux exploitées par la prise d'eau de la
rivière Saint-Maurice.
Documentation et
planification
Court terme
$$
TP
Organisation du
transport
44. Réaliser un plan de transport et mobilité.
Documentation et
planification
Court terme
$$$
ADU et G
Organisation du
transport
45. Élaborer un guide d'aménagement et de
développement des réseaux de transport
(rue, voie cyclable, voie piétonne, etc.)
concerté (ADU, TP, G, MTMDET, SP).
Documentation et
planification
Court terme
0
ADU et G
Organisation du
transport
46. Améliorer les parcours cyclables du
centre-ville.
Réalisation
matérielle
Moyen terme
$$$
G
Organisation du
transport
47. Élaborer un programme d'intégration de
mobilier urbain le long des parcours
piétonniers à proximité de résidences
pour personnes âgées.
Documentation et
planification
Court terme
0
G
Équipements et
infrastructures
48. Identifier une vocation pour l'île Saint-
Quentin et élaborer un plan de
développement.
Documentation et
planification
Moyen terme
0
CLVC
Équipements et
infrastructures
49. Mettre en place une plateforme de
diffusion des lieux de disposition des
matières résiduelles.
Organisation
Court terme
$
TP
Tableau 48.
Plan d'action du schéma d'aménagement et de développement révisé
Thématique
Action
Catégorie
d'action
Échéancier
Coût Responsable
Équipements et
infrastructures
50. Élaborer une stratégie concertée
d'.aménagement et de réaménagement
des pârcs et espaces verts
Documentation et
planification
Moyen terme
0
CLVC et ADU
Légende
Coût approximatif des actions
0 : Le coût de l'action est intégré à la gestion courante et celle-ci n'occasionne donc pas de coût supplémentaire
$ : moins de 25 000 $
$$ : entre 25 000 $ et 100 000 $
$$$ : entre 100 000 $ et 500 000 $
$$$$ : Plus de 500 000 $
Acronymes
ADU : Direction de l'aménagement et du développement urbain de la Ville de Trois-Rivières
CDCTR : Corporation de développement culturel de Trois-Rivières
CLVC : Direction de la culture, des loisirs et de la vie communautaire de la Ville de Trois-Rivières
DG : Direction générale de la Ville de Trois-Rivières
G : Direction du génie de la Ville de Trois-Rivières
IDÉ : Innovation et développement économique Trois-Rivières
MTMDET : Ministère des transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports du Québec
SP : Sécurité publique de Trois-Rivières
TP: Direction des travaux publics de la Ville de Trois-Rivières
Règlement sur le schéma d'aménagement et de développement révisé (2016, chapitre 170)
155
CHAPITRE 14
DISPOSITIONS
DIVERSES FINALES
384.
Les annexes I à IX font partie intégrante du présent règlement comme si elles étaient ici
reproduites au long.
385.
Le présent règlement remplace le Schéma d'aménagement 87-11-52.
Le présent règlement entrera vigueur conformément à l'article 56.17 de la Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1).
Édicté à la séance du Conseil du 5 décembre 2016.
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M. Yves Lévesque, maire
Me Gilles Poulin, greffier
Photo : Ville de Trois-Rivières